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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1993-09-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L X X XIV - No 2 2 3 L’ENTREVUE Alain Dancyger: le reconverti aux arts PAGE B 1 M O X T I?É A L .I.K 1.I! N I) I 2 7 S E I* T K M II II E I il il il LE MONDE Boris se pavane sur la Place Rouge PAGE A 5 ?nr:.,?CULTURE Le Conseil québécois de la musique est né PAGE B 10 ?I’ S + T Y Q / T o r o il I o M 5 c TOURISME * A la recherche d'un lieu de bien-être et de travail PAGE B 4 PERSPECTIVES La valse des milliards Souffrez-vous d’«achiffnsme» ?Jean Dion Jean Chrétien a promis de créer 500 000 emplois.Mais le programme libéral, avertit Kim Campbell, fera ajouter 100 milliardsS à la dette publique en trois ans.Ce n’est pas aussi dramatique que la proposition du NPD, qui veut réduire le déficit de 8 milliardsS en cinq ans, ou de Lucien Bouchard, qui parle de 10 milliardsS dès la première année, mais on est encore loin de Preston Manning, qui éliminera le déficit en trois ans, deux de moins que Kim Campbell.Ouf! Y a-t-il un mathématicien dans la salle?On est tenté d’espérer que oui, parce que les savants calculateurs qui occupent ces jours-ci les tribunes publiques ont de quoi donner le vertige.Chaque campagne électorale, c’est dans l’ordre des choses, ramène son cortège de chiffres ronflants et sa valse des milliards.Des chiffres lancés de droite et de gauche, sur à peu près tous les sujets, et dont la caractéristique principale est l’apparence de scientificité.Mais cette fois-ci, on est en droit de se demander si on n’en offre pas plus que le client en demande.C’est qu’en politique, les chiffres ont une portée ambivalente.On les craint et on les respecte, parce qu’à travers eux se profile la précision.Parce qu’ils sont l’argument massue, inattaquable à moins de se livrer à une laborieuse démonstration contraire.Mais on les méprise aussi, parce qu’on sait parfaitement que c’est sous les millions et les milliards venus de nulle part qu’on peut le plus facilement se faire enterrer sans espoir d’en sortir avant d’aller voter.Dans un excellent essai intitulé Innumeracy: Mathematical Illiteracy and its Consequences, John Allen Pau-los, prof de maths à l’université Temple de Philadelphie, s’attaque à l’«achiffrisme», cette attitude relativement répandue qui consiste à être réfractaire à toute démonstration mathématique, même la plus simple.Un véritable handicap, dit Paulos, qui fera dire à quelqu’un — dans une seule et même phrase et sans se douter de l’énormité — qu’un traitement médical «échoue une fois sur un million et réussit dans 99% des cas».Or si l’achiffrisme a comme conséquences, par exemple, de rendre l’astrologie crédible et de justifier la peur de prendre l’avion, il a aussi des répercussions importantes sur la vie sociale et politique.Des données parfaitement absurdes peuvent circuler pendant des années sans que quiconque ne cherche à les vérifier.Ce n’est pas différent en campagne électorale.Car même si les médias font de plus en plus l’effort de décortiquer les affirmations qui leur sont soumises, il se trouve encore des chiffres particulièrement coriaces pour passer à travers les mailles du filet.Ainsi cette assertion incontournable de Kim Campbell, qui veut éliminer le déficit fédéral en cinq ans sans augmenter les taxes, sans «pelleter» la dette dans la cour des provinces et sans couper de façon majeure, du moins à ce qu’on en sait jusqu’à maintenant, dans les programmes sociaux.Quand on y regarde bien, on constate que cela n’a aucun sens.Mais la rumeur continue de filer.Ainsi cette affirmation de Jean Chrétien, qui soutenait que son programme, compte tenu d’un taux de croissance de 3 ou 4% au cours des prochaines années, allait permettre de créer quelque 500 000 emplois.On demande à voir! Ainsi cette savante déclaration d’un professeur d’université, rapportée dans les journaux, selon lequel la démission de Robert Bourassa allait faire perdre au Bloc québécois «deux ou trois points» de pourcentage dans les intentions de vote.Ah bon?Et ainsi de suite.Avec le résultat que les citoyens, baignant dans la confusion, en viennent eux-mêmes à développer des stratégies impossibles de réduction de la dette publique.Une douzaine de gens «ordinaires» invités récemment par le magazine Maclean’s pour débattre de la question s’en sont bien rendu compte, eux qui n’ont — après un week-end de discussions soutenues — été capables de ne retrancher que 9 milliardsS au déficit.Et on n’était que dans les hypothèses, pas dans la dure réalité! C’est pourquoi, la prochaine fois que vous aurez envie d’abolir le Sénat, songez qu’il vous faudrait mettre la clé (huis la porte de 582 Sénats pour enrayer le déficit! De toute manière, en jouant avec les chiffres, on en arrive vite à la conclusion que tout cet exercice est complètement inutile.Constatez plutôt: le prochain premier ministre passera le tiers de son temps, soit l’équivalent de 122 jours, à dormir.Ajoutez quatre heures par jour, ou (Il jours, pour les repas.Comptez aussi trois mois de vacances, soit 90 jours, ainsi que les fins de semaine, soit 104 jours.Total: 377 jours! Où prendra-t-on donc le temps de s’attaquer aux fi-nances publiques?Des données absurdes circulent pendant des années sans que personne ne songe à les vérifier 1 N 1) E X Les Actualités.A2 Idées .A9 Agenda culturel ,.BH Le Monde .A5 Anne lires dosées .Itti Mots croisés.AO Avis publics.AO Politique .A4 Culture Bit) U'S Sports .A7 Météo Économie .1)3 Religions .B2 Nuageux Éditorial .A8 Tourisme .1)4 Max.: 16 Détails en B2 Entrevue .III mm Jean Charest dans le ring contre le Bloc ISABELLE PARÉ LE DEVOIR En baisse dans les sondages, les conservateurs ont décidé de lancer Jean Charest dans le ring pour mener une lutte personnalisée et de tous les instants contre Ijj-cien Bouchard du Bloc Québécois.Même si les libéraux et conservateurs sont presque au coude à coude au Québec, la machine conservatrice continue à faire du Bloc québécois l’ennemi à abattre.Hier, l’homme de confiance de Kim Campbell au Québec, Jean Charest, a décidé de partir le bal en défiant le chef du Bloc québécois de le confronter lors d’un débat portant uniquement sur la place et les intérêts du Québec.«On veut faire un vrai débat sur les enjeux comme l’économie et l’emploi.Le Bloc veut faire un autre débat.Alors on dit: qu’on le fasse entre Québécois», a défié M.Charest qui prenait la parole hier devant une centaine de militants réunis à Anjou pour la présentation de l’équipe de candidats conservateurs de la région de Montréal.Visiblement pressé de gagner du terrain au Québec là où Mme Campbell n'émeut pas les foules, M.Charest a dit que la question touchant le Québec ne pouvait être débattue ailleurs qu’au Québec.«Mme Campbell débattra en français et en anglais, VOIR PAGE A 10: CHAREST Hanane Achraoui au DEVOIR Avant cinq ans, un Etat palestinien PHOTO JACQUES NADEAU Les militants conservateurs réunis hier autour de Jean Charest ont symboliquement «dégonflé la balloune» du Bloc québécois, un immense ballon bleu marqué du logo du parti de Lucien Bouchard.Un ballon qui pourrait toutefois éclater au visage des conservateurs à l’heure où les derniers sondages font littéralement gonfler les espoirs des bloquistes au Québec.Une petite réforme constitutionnelle?Les Français l’envisagent sans angoisse CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS DJ abord, on n’y croit pas.Ensuite, on se dit qu’il y a peut-être des pays capables de réformer leur Constitution sans piétiner de drapeaux ou provoquer de guerre civile.C’est le cas de la France qui devrait avoir amendé la sienne d’ici la fin de l’automne.Le Conseil d’Etat, sorte de comité juridique consultatif, a en effet recommandé jeudi soir au gouvernement d’aller de l’avant concernant le droit d'asile.Ia> Conseil donne ainsi le feu vert à la réforme de l'immigration du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, bloquée le 13 août par le Conseil constitutionnel.Plusieurs articles de la loi avaient alors été jugés inconstitutionnels.En particulier, celui permettant de rejeter automatiquement la demande d’asile d’un étranger à qui un autre pays de la Communauté européenne (signataire des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes ) aurait déjà refusé le statut de réfugié.Au-delà du débat d’experts — faut-il réformer la Constitution ou une simple loi suffirait-elle ?—, la réforme cristallise le débat sur l’immigration clandestine.Celui que ses ennemis surnomment Charlie-la-terreur ne vise rien de moins que «l’immigration clandestine zéro».VOIR PAGE A 10: RÉFORME C’était samedi la grande fête juive du Pardon, mieux connue sous le nom de Yom Kippour.Vingt ans après la célèbre «Guerre du Kippour» de 1973 qui avait vu Israël mettre victorieusement la Syrie et l’Egypte en échec, l’air est désormais à la paix dans cette région du monde.Ce même week-end, LE DEVOIR rencontrait la figure palestinienne sans doute la plus connue après Yasser Arafat: Mme Hanane Achraoui.Au cours de cette entrevue, Mme Achraoui a prédit que les événements vont bientôt se précipiter au Proche-Orient, et que les échéances prévues dans les textes vont être bousculées.Ramallah — Au carrefour central de Ramallah, des soldats israéliens surveillent la circulation à l’ombre d’un grand drapeau palestinien qui claque au vent, en ce samedi de la fête juive de Yom Kippour.Encore illégal il y a seulement deux semaines.le déploiement de ce drapeau est à la mesure des changements qui bouleversent le Proche-Orient.«A Washington, nous avons brisé le cercle infernal de la confrontation qui ne nous a menés nulle part, dit Hanane Achraoui.Maintenant, je ne vois rien qui puisse vraiment arrêter le processus qui Hanane Achraoui VOIR PAGE A 10: ACHRAOUI U avance libérale se confirme Le Bloc obtient 45% au Québec, selon Crop PAUL CAUCHON LE DEVOIR Au Canada le Parti libéral mène avec cinq points d’avance sur les conservateurs (36% contre 31%), le Reform Party fait des percées et serait gagnant en Colombie-Britannique, et le NPD s’écroule partout.Alors qu’au Québec le Bloc québécois domine totalement la situation avec 45% des intentions de vote.Ce sont les principales données d’un grand sondage diffusé hier soir sur les ondes de Radio-Canada, réalisé par Crop au Québec et par Environics au Canada.En nombre de sièges, ce sondage, selon les projections des sondeurs, donnerait entre 130 et 140 sièges aux libéraux, de 75 à 85 aux conservateurs, de 20 à 30 au Reform Party, de 45 à 55 au Bloc québécois et de 4 à 6 sièges seulement au NPD.Ce sondage confirme des tendances qui étaient observées ce week-end, alors que deux autres sondages natio- naux, un Gallup et un Léger et Léger, donnaient des interprétations assez similaires.En terme d’échantillon le sondage de Radio-Canada est le plus important: il a été réalisé du 17 au 22 septembre dernier auprès de 3010 Canadiens, dont un millier de Québécois.Et les personnes interrogées n’avaient pas encore nécessairement tiré toutes les conclusions des hésitations de la semaine dernière de la campagne de Kim Campbell.Ce sondage pan-canadien accorde donc 36% des intentions de vote au Parti libéral, 31% au Parti conservateur, 13% au Reform Party, 11% au Bloc Québécois et 7% au NPD.Samedi un sondage Gallup publié dans différents médias accordait 37% des intentions de voles aux libéraux, contre 30% aux conservateurs.Constatation similaire avec un sondage Léger et Léger VOIR PAGE A 10: AVANCE CANADA / FIN SEPTEMBRE Radio-Canada Gallup Léger & Léger plc m 36% 37% 34,3% PC 4^ 31% 30% 28,4% RP RtroKMty •11 *t*rr or camaoa 13% 13% 15,1% BQ 11% 10% 12,3% NPD 7% 8% 6,6% Autres 2% 2% 3,3% I.K I) E V (III!.I.K I.I' X |) | 2 7 SE I' T E M B R E 1 !) !» B  C T U A L [TES* A 3 Chrétien n’annonce ni gel ni hausse des impôts «Mais faire une promesse éternelle, c’est un peu exagéré» cri MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Scarborough, Ontario — Pas question pour le chef libéral Jean Chrétien d’imiter sa rivale Kim Campbell en promettant un gel des impôts.Un tel engagement est irréaliste et risquerait de décevoir la population, a-t-il indiqué hier à Scarborough, en banlieue de Toronto.«Mulroney a dit ça en 1984 et il a augmenté les impôts 38 fois», a déclaré M.Chrétien.«Lorsque Kim Campbell l’a dit, a-t-il enchaîné, les gens ont levé les épaules.» Jean Chrétien refuse de faire une telle promesse.«Je n’ai pas l’intention d'augmenter les impôts, s’est-t-il contenté de dire, mais personne ne peut dire ce qui va arriver au cours des cinq prochaines années.» Il a toutefois souligné que son programme ne prévoit pas une hausse du fardeau fiscal des Canadiens.«Mais faire une promesse éternelle, c’est un peu exagéré», a nuancé le leader libéral.Il a expliqué qu’un tel engagement risque de dégoûter la population.L’ex-président des Etats-Unis, George Bush, a payé le prix fort pour ne pas avoir respecté sa parole à cet égard, a-t-il rappelé.Jean Chrétien a par ailleurs sommé Mme Campbell d’expliquer comment elle réduira le déficit à zéro tout en préservant les programmes sociaux sans augmenter les impôts.«Je lui demande très solennellement de nous dire la semaine prochaine ce qu’elle fera des programmes sociaux», a déclaré Jean Chrétien.La première ministre dévoilera d’ici peu ses politiques relatives au déficit et aux programmes sociaux.PHOTO PRESSE CANADIENNE 11 H j m Jean Chrétien et son épouse Aline dégustant hier des mets arméniens à Scarborough, en banlieue de Toronto.Grandiose avenir C’est dans les circonscriptions multi-eth-niques de la banlieue de Toronto que le chef libéral a bouclé hier une tournée de deux jours en Ontario.Partout, il a vanté son programme électoral grâce auquel, a-t-il soutenu, le Canada entrera fièrement dans le 21ième siècle.«Nous avons un avenir grandiose», a-t-il dit aux quelque 500 personnes réunies en matinée au Centre communautaire arménien, à North York.M.Chrétien et son épouse, Aline, y ont été chaleureusement accueillis.Une chorale d’écoliers a chanté l’O Canada en anglais et en français.De jeunes filles leur ont dédié une danse traditionnelle.Lui a reçu une pein- ture, elle, une gerbe de roses.Plus tard, dans un petit magasin de tapis de West Hill, il a jasé avec des gens d'affaires qui l’ont prié d’éliminer la TPS, de forcer les banques à assouplir leurs règles de financement et de favoriser les minorités dans les achats gouvernementaux.Un jeune homme a failli éclater en sanglots en parlant de ses problèmes financiers.Outre le remplacement de la TPS, Jean Chrétien n’a rien promis.11 a rappelé un slogan qu’il a utilisé il y a trente ans dans Saint-Mqurice: «Je ferai mon possible».A Scarborough, plus de deux cents parti- sans libéraux l’ont écouté et applaudi.Ils ont cerné son autobus, heureux de le voir.«Une élection permet aux gens de s’exprimer», leur a-t-il dit en les invitant à entrer avec lui dans le prochain siècle et de mettre fin à «neuf années de désespoir».Les libéraux espèrent des gains importants en Ontario.En 1988, les conservateurs ont raflé 27 circonscriptions avec une majorité de moins de dix pour cent.Don Valley North, par exemple, a échappé aux libéraux par 1,4 pour cent des voix en 1988.Jean Chrétien y était hier.Aujourd’hui il sera à Montréal.McLaughlin divulgue un «plan secret» des conservateurs mettant la hache dans les programmes sociaux Winnipeg (PC) — Audrey McLaughlin a divulgué hier ce qu’elle affirme être la preuve d’un plan secret du Parti conservateur visant à couper les budgets dans des programmes sociaux comme les pensions de vieillesse et l’assurance-chômage.La leader néo-démocrate a rendu public un document marqué «secret» et obtenu grâce à une fuite, qui explique les actions déjà entreprises.Il est aussi dit que certaines d’entre elles ne doivent pas faire l’objet de discussions d’ici les élections du 25 octobre.Parmi les changements envisagés, se trouve: ¦ une autre réforme de l’assurance-chômage; ¦ une réforme du programme fédéral par lequel Ottawa aide les provinces à défrayer les coûts de l’assistance sociale et les subventions destinées aux garderies; ¦ ides programmes gouvernementaux d’aide aux immigrants; ¦ dès programmes pour les personnes âgées.«D’après moi, il est clair que les conservateurs ont peur de faire preuve d’honnêteté vis-à-vis des Canadiens avant les élections parce qu’ils ont l’intention de couper.les programmes sociaux au Canada», a déclaré Mme McLaughlin a des journalistes à la suite d’une allocution prononcée de- vant la Fédération des travailleurs du Manitoba.Le document en question ne propose pas de changements précis.L’assurance-chômage et les programmes sociaux y sont toutefois décrits comme un «fardeau de l’économie» et ajoute que l’aide aux aînés et à ceux qui ne sont pas en mesure de travailler nécessite des changements.D’après le chef des néo-démocrates, le Parti conservateur s’apprête à prendre une attitude sans merci dans ce dossier.Ce sera ainsi le retour à l’époque, par exemple, où la plupart des gens âgés devaient faire face à ia pauvreté.Un porte-parole du ministre de l’Emploi et de l’immigration Bernard Valcourt a indiqué que ce dernier n’était pas au courant de la nature exacte du texte dévoilé par le parti de Mme McLaughlin.Il se peut toutefois que le document ait été préparé par des fonctionnaires du ministère que dirige M.Valcourt.«Sous le NPD et les libéraux, la fonction publique décide des politiques générales.Avec un gouvernement de Kim Campbell, nous demeurerons responsables vis-à-vis de l’électorat pour tout ce qui concerne les questions de programmes sociaux», a souligné Justin de Beaucamp.Mme McLaughlin n’a pas dit comment le document avait été obtenu, ni par qui il avait été rédigé, ni à qui il était destiné.Elle ne s’en est pas directe- ment servi non plus au cours d’une allocution parfois enlevante insistant sur la nécessité de sauvegarder les soins de santé publics.Une salle de quelque 600 syndiqués constituait un auditoire déjà convaincu.Daté du 21 juillet et portant la mention du ministère de M.Valcourt, le dossier invoqué ne fournit aucune autre précision quant à son origine.Le simple fait qu’il existe pourrait toutefois représenter une source d’ennui pour la première ministre Kim Campbell.La semaine dernière, elle a déclaré qu’une campagne électorale n’était pas le moment de discuter de réformes concernant des questions complexes comme la protection assurée par les programmes sociaux.Ije lendemain, Mme Campbell a promis de dévoiler au cours de cette semaine les principes sous-jacents d’une réforme dans ce domaine.Le gouvernement conservateur a déjà été la cible de groupes de pression qui lui reprochent de ne pas divulguer avant même les élections une étude qui a été rédigée l’hiver dernier à l’intention du gouvernement par Bernard Valcourt et Benoît Bouchard.Le document auquel a fait allusion la leader néo-démocrate précise très bien ce qui devrait être divulgué avant et après les élections.Succession de Bourassa Huit députés donnent leur appui à Johnson PRESSE CANADIENNE Huit députés du Parti libéral du Québec se sont déclarés hier ouvertement favorables à la candidature du président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, à la succession de Robert Bourassa.André Beaudin, de ia circonscription de Gaspé, Louise Bégin, de Bellechasse, Jacques Chagnon, député de Saint-Louis, Réal Gauvin, de Montmagny-L’Islet, Serge Marcil, de SalaberTy-Soulnges, Russell Williams, de Nelligan, Robert Lesage, de Hull et Robert Thérien, de Rousseau-Bertrand, ont tenu a manifester leur appui à M.Johnson.«Daniel Johnson possède toutes les qualités requises pour bien gérer les affaires sociales et fiscales du Québec», a déclaré Russell Williams.«Il a toujours démontré beaucoup de respect pour toutes les clâsses de la société», a renchéri Serge Mardi.De son côté, la Fédération des tra- vailleurs du Québec (FTQ) a dénoncé le président du Conseil du trésor pour son refus de permettre que la loi de la santé et de la sécurité du travail s’applique au secteur public et parapublic et a ses centaines de milliers d’employés.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION OES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55 ST JACQUES MONTRÉAL OUÉBEC H2Y3X2 Fax (514)845-7874 Tél : (514) 98 fMW*K Za maîtrise des intancjlûfi $ O toto-québec Tirage du 93-09-25 ÎO 26 27 35 41 4« Numéro complémentaire:___L!_ RÉ S U L T A T S loto-québec Il 1 o t o - q u é b e GAGNANTS LOTS 6/6 3 885 650,00 $ 5/6+ 2 398 542,50 $ 5/6 219 2 911,70 $ k v Din, i.i: i.r x d i >7 s k i- t k m b it LE DEVOIR ACTUALITÉS La vie après Biosphère AMAIGRIS mais satisfaits de leur expérience d’autarcie, les huit participants au projet «Biosphère-2» ont quitté hier matin l'immense dôme de verre sous lequel ils séjournaient depuis deux ans en plein désert de VArizona, à une cinquantaine de kilomètres de Tucson.Quelque 2500 personnes, curieux et journalistes, les ont accueillis à leur sortie de cette serre de verre et d’acier d'une superficie de 1,3 hectare.L’équipe responsable du projet -d’un coût total de 150 millions de dollars- comprenait un seul médecin.Tous ses membres, âgés de 29 à 69 ans, avaient accepté de respecter l’unique contrainte sociale imposée pour cette expérience de survie en milieu artificiel: l'absence de grossesse.Depuis, tous ont gardé le silence sur les possibles disputes ou aventures intervenues depuis le 26 septembre 1991.En l’espace de deux années, les huit «cobayes» de Biosphère-2 ont perdu en moyenne 13,65 pour cent de leur poids après s'être soumis à un régime composé de pommes de terre douces, de riz, de banane et de blé, et, occasionnellement, d’oeufs, de poulets et de café.Malgré ce régime draconien et la fatigue mentale liée à cette forme d’enfermement, les membres de l'équipe se sont montrés satisfaits des conditions de l’expérience.AVANCE Les libéraux à 46% en Ontario SUITE DE LA PAGE 1 publié hier dans Le Journal de Montréal, qui accordait 34,3% des intentions de vote aux libéraux, contre 28,4% aux conservateurs, 15,1% au Reform Party et 12,3% au Bloc Québécois.Les trois sondages du week-end accordent entre 6 et 8% des votes au NPD, un véritable désastre pour cet exgrand parti national.Mais les regards étaient particulièrement tournés hier soir vers le Québec, alors que le sondage CROP de Radio-Canada accordait pas moins de 45% des votes au Bloc québécois pour le Québec (Léger et Léger en accordait 42,8% et Gallup 38%).Au niveau national, les seuls résultats plus élevés que le Bloc au Québec appartiennent aux libéraux, qui rafleraient 50% des suffrages maritimes, et surtout 46% des suffrages ontariens.Radio-Canada place les conservateurs en deuxième place au Québec, avec 27% des voix, contre 24% pour le PLC, alors que Léger et Léger place plutôt les libéraux en deuxième place, avec 28,2% des voix, contre 22,1% pour le PC.Gallup les place nez à nez.La lutte sera féroce.Le sondage de Radio-Canada indique par ailleurs que 49% des répondants francophones au pays avouent appuyer le Bloc, 28% les conservateurs et 19% les libéraux.Le DEVOIR ne disposait pas des données permettant d’identifier précisément les intentions de vote des québécois anglophones.Crop et Environnics ont également interrogé les Canadiens sur les grands sujets de l'heure, et comme l’indiquaient les résultats dévoilés hier sur les ondes de Radio-Canada, tous les Canadiens quels qu’ils soient sont très préoccupés par le chômage, qui demeure la priorité numéro un.Une grande majorité de Canadiens croient également que Kim Campbell ne tiendra pas sa promesse d’élimier le déficit d’ici cinq ans, et ils sont convaincus quelle continuera les politiques de Brian Mulroney.Par ailleurs, les Canadiens aimeraient voir élu un gouvernement majoritaire dans une proportion de 49%, et les Québécois eux-mêmes souhaitent, dans une proportion de 52%, un gouvernement majoritaire.Mais autant les Canadiens que les Québécois prédisent, à 67%, l’élection d’un gouvernement minoritaire! Les maisons de sondage ont également étudié les résultats par provinces.On l’a dit, le Bloc Québécois est très en avance au Québec.Les libéraux mènent dans les Maritimes, ce qui n’est QUEBEC / FIN SEPTEMBRE Radio-Canada Gallup Léger & Léger àY bq y 45% 38% 42,8% PLC Ê+L i JJ nim! 24% 29% 28,2% PC ifl» 27% 29% 22,1% npd j*: 3% — 3,5% Autres 1% — 3,4% pas une surprise.Mais il mènent également en Ontario, avec 46% des voix selon Radio-Canada, contre 34% pour les conservateurs, 12% pour le Reform Party et 6% pour le NPD.Gallup accorde 44% des voix aux libéraux en Ontario, contre 31% pour le parti au pouvoir.Le Léger et Léger donne 50% des suffrages aux libéraux en Ontario, contre 27% aux conservateurs.Le NPD y serait littéralement aplati, avec 3,8% des voix.Radio-Canada donne le Reform Party carrément gagnant en Colombie-Britannique, patrie de Kim Campbell, avec 29% des voix, contre 26% pour les conservateurs et 25% pour les libéraux.Léger et ITger place aussi le Reform Party gagnant en Colombie-Britannique, avec 31,8%, contre 29,6% pour le PC et 17,2% pour le PLC.Dans les Prairies la lutte est très vive: Radio-Canada accorde 35% aux conservateurs en Alberta, 30% au Reform Party et 25% au libéraux, alors qu’au Manitoba et en Saskatchewan on acccorde la priorité aux libéraux, avec 37% des voix, les deux autres formations étant pratiquement nez à nez.Le sondage Gallup a été réalisé la semaine dernière auprès de 1015 Canadiens et moins de 300 Québécois.Le sondage Léger et Léger a été réalisé du 20 au 23 septembre auprès de 1745 Canadiens et 745 Québécois.Les différentes maisons évaluent le nombre d’indécis autour de 20%, et les chiffres publiés tiennent compte de la répartition des indécis.Le Parti National de Mel Hur-tig est indu dans la catégorie «autres partis».REFORME Contrôles plus fréquents SUITE DE LA PAGE 1 Comment?En reserrant les conditions d’accès aux cartes de séjour et aux permis de travail, en permettant de surseoir à un mariage soupçonné d’être de complaisance et en renforçant les mesures de reconduction à la frontière des étrangers en situation irrégulière.«Peut-on verrouiller les frontières d’une démocratie?» demandent les opposants à la loi.«Non, répond au DEVOIR le conseiller de Charles Pasqua, Jean-Claude Barreau.Mais on peut décourager les futurs demandeurs d’asile et ceux qui utilisent les subtilités administratives pour rester en France.Ixi France est un des rares pays où l’on |X'ut se voir refuser le statut de réfugié sans courir trop de risques d’être expulsé.» Métro Barbès-Rochechouart, à Paris, les contrôles de police sont plus fréquents depuis que Pasqua est aux commandes, Dans les préfectures, les étrangers doivent montrer patte blanche.La France accueille chaque année environ 130 ()()() nouveaux arrivants.La majorité vient rejoindre des membres de leur famille ou étudier puisque l'immigration de travailleurs est pratiquement interrompue depuis 1974.De ce nombre, près du tiers sont des «irréguliers».La plupart n’ont pourtant pas franchi la frontière clandestinement Il s’agit d’étudiants restés sur le territoire après l’expiration de leur visa, de visiteurs qui ont trouvé un travail au noir ou simplement d’immigrants «égarés» dans les dédales de la bureaucratie française.Chaque année, sur les 60 000 demandeurs d’asile refusés, à peine 6000 sont expulsés.Les autres trouvent à s'employer dans les ateliers clandestins du Sentier ou comme domestique dans le 17e arrondissement de Paris.«Il fallait faire quelque chose, dit Jean-Claude Barreau.Depuis dix ans, on dit aux Français que l’immigration n’augmente pas.Ils voient bien que c’est faux.C’est la seule façon de barrer la route au Front national !» Les opposants au projet de loi prétendent de leur côté que les contrôles accrus ne changeront rien et que les tracasseries policières risquent, au contraire, d’encourager les immigrants à entrer dans la clandestinité.Ils citent le cas de l'Angolais André N’Kola qui se serait noyé dans la Seine, le 16 août, en voulant échapper à un contrôle de police.Mais il n’y a guère que les organisations religieuses et de défense des étrangers pour tenir ce discours.Il règne dans la classe politique un étonnant consensus.L'artisan de la loi, Jean-Claude Barreau, est d’ailleurs un ancien conseiller de François Mitterrand.Il a inspiré les réformes de l’immigration des gouvernements Cresson et Rocard (c’est la neuvième fois que les lois sur l’immigration sont modifiées depuis 1981).Ce dernier avait déjà déclaré: «La France ne peut accueillir toute la misère du monde».Charles Pasqua se plaît à le rappeler.De son côté, François Mitterrand, soucieux de préserver la cohabitation, n’a pas jugé bon de s’opposer à une réforme constitutionnelle qui ne touchera pas au préambule de la Constitution qui garantit le droit d’asile à «tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté».Un amendement devrait simplement rendre possible la coopération avec les pays européens.Si le gouvernement et l’opposition ont choisi de ne pas croiser le fer, c’est aussi parce qu’ils savent que la population soutient Pasqua.Un sondage de l’Institut français de l’opinion publique révélait récemment que 80% des immigrés y sont favorables.62% d’entre eux vont même jusqu’à approuver un renforcement des contrôles d'identité dans la nie! Les quatre millions d’étrangers qui vivent sur le territoire français ont le sentiment que l’immigration irrégulière ne peut que leur nuire à long tenue.Le Conseil des ministres a adopté mercredi une nouvelle version du projet de loi sur l’immigration qui tient compte des objections du Conseil constitutionnel.Quant à la réforme de la Constitution, elle devrait être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat dans quelques semaines, avant d’être adoptée à la majorité des trois cinquièmes du Copgrès (qui réunit les députés et les sénateurs).A la fin de l’automne, les Français devraient donc clore le débat constitutionnel et passer à autre chose.Un scénario qui, ailleurs, pourrait sembler surréaliste.Scoop II et Shehawehy champions des Gémeaux 93 PRESSE CANADIENNE La dramatique Scoop II a récolté quatre prix, hier soir, lors de la huitième soirée des Gémeaux.La série d’aventures de journalistes a mérité les prix du meilleur texte d’une dramatique, de deux rôles de soutien et de la meilleure série dramatique.Shehaweh, l’histoire du rapt et de la conversion forcée d’une jeune Mohawk, en 1668, a obtenu deux trophées (réalisation et musique), lors du gala diffusé à Radio-Canada, depuis la Place des Arts.Mais son total de six, atteint grâce aux quatre trophées obtenus mardi dernier, est le plus élevé de toutes les productions en lice.Le duo d’Angèle Coutu et Jean Besré, dans le feuilleton Jamais deux sans toi, a réuni les deux prix de premiers rôles dans un téléroman.Jacqueline Barrette a remporté le prix d’un premier rôle dans une dramatique, celui de Madame la Bolduc, un portrait de la turluteuse Maiy Travers diffusé à l’origine à Super Ecran (SE).Jacques Godin a gagné le prix homologue côté masculin, pour son rôle dans La charge de l'orignal éponnyable.Dans le partage par diffuseurs, Radio-Canada a été beaucoup plus hégémonique, amassant cette fois 50 des 62 prix compétitifs, soit au total du gala (21) et d’une première remise (41), mardi dernier.Radio-Québec suit avec huit prix en tout, les chaînes câblées Canal Famille (Télé-Pirate) et Musique Plus (Roc-kambolesque le Quiz) un chacune, tout comme TVA Le réseau privé a décroché son unique trophée avec le duo Richard Gameau et Paul Houde, au litre de l’animation en sports pour les Jeux olympiques de Barcelone.«Il est presque aussi difficile pour TVA de gagner un prix qu’une Canadienne l’or en nage synchronisée», a observé Houde en allant au lutrin.«Les juges doivent être Brésiliens», dit-il dans une allusion à Sylvie Fréchette.Des 21 trophées de dimanche au gala, 16 sont allés à RC, deux à Radio-Québec, un à TVA un à SE et un à Canal Famille.CHAREST Un mot contre Chrétien SUITE DE LA PAGE 1 mais le débat que M.Bouchard propose ne concerne pas les gens de la Saskatchewan.C’est insensé.Sur l’option qu’il propose, il doit en débattre avec les Québécois», a insisté M.Charest.On l’admet d’ailleurs d’emblée au Parti conservateur, il faut quelqu’un sur le terrain quotidiennement pour faire échec à Lucien Bouchard, dont toutes les énergies sont déployées au Québec.«Le Canada est un grand pays.Mme Campbell fait tout le pays.C’est sûr que M.Charest a un grand attrait pour les Québécois, alors on va l’utiliser.Sur une base quotidienne, c’est bien évident que M.Charest est en meilleure position de communiquer avec les Québécois que Mme Campbell», a concédé hier le ministre des Transports, Jean Corbeil, qui recevait tout ce beau monde dans son comté d’Anjou-Rivière-des- Prairies.Devant ses militants, Jean Charest a d’ailleurs réservé toutes ses flèches au leader du Bloc.L’assemblée s’est ouverte par le dégonflage symbolique d’un immense ballon bleue arborant l’insigne du parti de Lucien Bouchard.«Le moment est venu de dégonfler le ballon du bloc.Le Québec a à choisir entre l’illusion ou la réalité», a lancé le vice-premier ministre.M.Charest ne trouve pas son offre de débat farfelue, même s’il n’est pas chef de sa formation politique, contrairement à M.Bouchard.Tentant par tous les moyens de miner la crédibilité de M.Bouchard, Jean Charest répond à cela que le chef du Bloc n'est que la marionnette de Jacques Parizeau,«le gérant de la succursale du Parti québécois à Ottawa».«Il faut arrêter de se faire des illusions et des mascarades sur ce que représente M.Bouchard.Il est le “second” de M.Parizeau», a-t-il lancé.Dans sa charge contre «les chevaliers de l’indépendance», le vice-premier ministre a soutenu que M.Bouchard avait été absent lors de 82% des votes déterminants aux Communes.Ceux qui se targuent de défendre les intérêts du Qué- bec se sont opposé à l’accord de libre-échange, ont voté contre les 35 millions$ versés à l’Agence spatiale de Saint-Hubert et contre les déductions fiscales pour enfants, a exposé M.Charest.«Est-ce comme ça qu’ils défendront les intérêts du Québec, alors qu’ils ont toujours trouvé une raison ou une excuse pour voter contre les mesures favorables au Québec?», a-t-il tonné.En n'occupant qu'un coin de la patinoire, celui du Québec, les bloquistes font finir par compter dans leurs propres buts, estime le député de Sherbrooke.Jean Charest s’est plu à répéter qu’outre M.Bouchard, le Bloc québécois n’est qu’un vaste désert, peuplé de candidats inconnus.Le lieutenant québécois de Kim Campbell n’a réservé qu’un mot à Jean Chrétien, dont les sondages démontrent toutefois une remontée menaçante.Si le même rattrapage se confirme au Québec, c’est pourtant une lutte pour la deuxième place contre les libéraux que pourrait réserver la fin de la campagne aux conservateurs.«Jean Chrétien nous propose la formule des années 70, il veut gouverner les yeux fermés et la pédale au fond», s’est borné à dire le vice-premier ministre.Ce dernier exclut d’ailleurs toute forme d’alliance avec les libéraux dans certains comtés pour bloquer le passage des bloquistes.Avec sept ministres et 55 députés conservateurs venus du Québec à Ottawa, les conservateurs affirment qu’ils sont mieux placés que quiconque pour défendre les intérêts des Québécois aux Communes.«Pensez-y, sept ministres sur 24, c’est 30% du cabinet qui est influencé par des Québécois», a lancé le ministre Jean Corbeil.Pour l'instant, les conservateurs détiennent neuf comtés sur Pile de Montréal, quatre à Laval.Environ une vingtaine dans la grande région de Montréal.Dans plusieurs comtés, le Bloc est la principale menace, croit M.Corbeil, mais dans l’Ouest de l’île et dans Anjou-Ri-vières-des-Prairies, ce sont les Libéraux qui représentent le plus grand obstacle à la réélection de députés conservateurs.ACHRAOUI Sereine mais épuisée SUITE I)E LA PAGE 1 aboutira à la création d’un État palestinien.» Sereine, mais épuisée de son propre aveu, la porte-parole la plus célèbre de la cause palestinienne après Yasser Arafat n'hésite pas à prédire que les négociations israélo-palestiniennes sur le statut définitif de Gaza et de la Cisjordanie pourraient bien s’accélérer, écourtant ainsi la période intérimaire de cinq ans que se sont données les deux parties pour en arriver à un réglement de leurs différends.Lors d'une entrevue au DEVOIR dans sa résidence de Ramallah, Mme Achraoui a esquissé les prochaines étapes qui vont marquer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.Toujours souriante et posée, l’universitaire palestinienne a aussi évoqué son propre avenir.«Si tout va bien d’ici aux élections d’un Conseil autonome palestinien en mai ou juin prochain, les deux pallies ont tout le loisir d'enclencher rapidement les discussions sur l’avenir de l’entité palestinienne, dit-elle.L’accord de Washington le permet et la période intérimaire n’est pas coulée dans le béton.Bien au contraire.» Ne pas brûler les étapes Mme Achraoui indique toutefois que les Palestiniens n’ont pas l’intention de brûler les étapes et risquer ainsi un dérapage.Pour le moment, les leaders palestiniens veulent établir, dans la bande de Gaza et à Jéricho, des institutions et un «gouvernement» qui pourront dans quelques semaines prendre la relève des autorités israéliennes.A la mi-octobre, l’accord israélo-palestinien entre en vigueur et un partage des pouvoirs en matière d’éducation, de culture de santé, d’affaires sociales, de tourisme et de taxation directe, devrait s’effectuer.Ce transfert sera suivi du retrait, d’ici six mois, des forces militaires israéliennes à Gaza et à Jéricho.In porte-parole de l'OLP n’aime pas le mot «gouvernement» qui effraie tant les politiciens israéliens.Elle parle plutôt d'un «Conseil intérimaire» qui fusionnera les leaderships palestiniens de l’extérieur et de l’intérieur.Elle estime vitale la constitution d'un tel conseil, qui mettra fin au double pouvoir qui existe présentement au sein de l’OLP entre les dirigeants à Tunis et ceux des territoires occupés.In prochaine étape, dit-elle, sera de montrer aux Israéliens et au monde que les autorités palestiniennes peuvent contrôler la situation sur le terrain.Elle est très consciente que la tâche sera rude.La semaine dernière, un dirigeant de l’OLP a été assassiné à Gaza et les colons israéliens de Cisjordanie ont permis de tout faire pour empêcher la création d'un Etat palestinien.«Il y a des opposants dans les deux camps, dit-elle.Je pense toutefois qu’lsraël aura plus de problèmes avec les colons que nous avec les Palestiniens qui rejettent l’accord.Partout oii je vais, les opposants palestiniens m'ont juré que la violence était une chose du passé.Je veux bien le croire.» Aucune alternative concrète Mme Achraoui souligne que ces opposants, tant israéliens que palestiniens, n’ont rien à offrir de concret pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.«Ils sont enfermés dans une logique de peur palestinienne, dit-elle.Celle qui empêche toute initiative.Nous aussi, nous avons peur, mais c’est une peur positive, celle qui permet de voir les enjeux, d'éviter les pièges et de maximiser les opportunités.Nous savons bien, qu’au-jourd’hui, il n’y a pas de solution totale à la tragédie palestinienne.Mais, au moins avec cet accord, nous avançons.» Sur les questions des réfugiés et du statut de Jérusalem, Mme Achraoui se montre prudente et ferme.Elle estime qu'Israël doit reconnaître que les réfugiés de 1948 ont des droits et que leur sort devra faire l’objet d'une négociation.«Il y a différentes manières de résoudre ce problème», dit-elle sans plus de précision.Mais elle est plus directe sur Jérusalem-Est « Jérusalem-Est est une composante essentielle de notre identité, dit-elle.Nous ne pouvons pas abandonner cette ville.Les Israéliens peuvent bien tenter d’en faire un ghetto, de l'encercler, de confisquer des terres, de const mire des habitations, ils ne parviendront pas à nous expulser.» Cela dit, elle ne pense pas que le problème de Jérusalem soit insurmontable.«La ville est déjà séparée, dit-elle.Trouvons un arange-ment qui permette aux deux communautés de vivre côte à côte tout en préservant l’autonomie de chacune.» La porte-parole palestinienne indique que les Israéliens ont fait un pas en accordant le droit de vote aux Palestiniens de la ville e,t en acceptant de parier du statut de la partie est Evoquant le sort des colons juifs installés dans les territoires occupés, Mme Achraoui estime qu’ils devront choisir entre accepter l’autorité d’un pouvoir palestinien indépendant ou partir s’installer en Israël.«1a» sort des colons ne doit pas empêcher la conclusion d’un règlement global entre Israéliens et Palestiniens, dit-elle.Après tout, il s’agit là d’une minorité, parfois violente, mais d’une minorité.Je pense que la plupart des colons choisiront de partir.» la bande de Gaza compte 5000 colons sur une population totale de 800 (XX) habitants.En Cisjordanie, ils sont 120 000 sur un million d’habitants et 153 000 à Jérusalem-Est.Après deux ans de laborieuses négociations avec les Israéliens, Hanane Achraoui a-t-elle le goût de demeurer sous les feux de la rampe?«Il est trop tôt pour répondre, dit-elle.Je n’aime pas la vie publique et je ne veux pas devenir politicienne.Mais, il reste beaucoup à faire et j’ai le sens du devoir.» Professeur de littérature anglaise à l’université de Bir-Zeit, en face de Ramallah, elle aimerait bien retourner à ses livres.U: Devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS (514) 985 3333 ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985 3344 (514) 985-3399 1 800 363 0305 » Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suiiants sont valables pour le service de livraison par camelot el pour les abonnements postaurr.Montréal (514) 985-3355 .v ï:;“ “l , ¦«»•¦»¦« «r- r-.- 4 informations pnhli«>«*s d.’ins 11 DKVOIR.I I Knvoi rit* publication — l-nreRiatrentcnl no 0858.Dépét Ir'Kal Bibliothèque nationale du Québec l't'léphnne iféneral (514) 9853333; service à la clientele: (514) 985-3355; publicité: (514) 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