Le devoir, 2 octobre 1997, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR V (i i.I.X X X VIII J ?MONTI! K AL.LE JEUDI 2 IICTOHRE MM) S 8 v g / T o it (i x I $ PERSPECTIVES Autopsie d’un malentendu POLITIQUE Robert Lepage orchestrera la Saison du Québec en France, page A 4 MONTRÉAL Spectaculaire hausse du vol à l'étalage à Montréal, page A 3 CULTURE Le sculpteur Pierre Grandie n'est plus, page B 8 La social-démocratie semble avoir la cote depuis quelque temps.Du moins dans les discours.En témoignent le récent colloque du PQ et la conférence annuelle du Parti travailliste britannique.Ce nouveau vent social-démocrate se veut en rupture avec le néolibéralisme.mais aussi avec la tradition dont il a hérité.Le temps de la néo-social-démocratie serait venu?Lucien Bouchard l’a affirmé sans ambages avant de s’envoler pour Paris: «La social-démocratie est un choix qu’il faut refaire sans cesse».Discours pour la galerie?Les opinions sont partagées.Mais une chose est certaine: le «conservatisme de gauche» — le traditionnel hydre social-démocrate — dénoncé par l’ancien président (socialiste) de la Communauté européenne, Jacques Delors, trouve un écho tant au sein du gouvernement que d’une frange des intellectuels présents au colloque.Dans le contexte d’une mondialisation imposant ses diktats — d’abord financiers —, la social-démocratie devrait s’adapter, comme le libéralisme l’aurait fait en s’adjoignant un préfixe désormais célèbre.Mais qu’en est-il de cette fameuse particule que les sociaux-démocrates devraient s’approprier?Le premier ministre britannique, Tony Blair, que d’aucuns ici voient comme un modèle d’adaptation réussie de la part d’une gauche revenue d’une nostalgie toujours mauvaise conseillère, suggérait mardi des éléments de réponse.Le Premier entend faire de la Grande-Bretagne un «phare pour le monde».Comment?«Une société forte ne peut être bâtie sur des choix faibles.Notre nouvelle société, une so-Jean «été décente, n’est pas basée sur des P i ch et te droits, elle est basée sur des devoirs.» Face à la dissolution de l’idéal de * * * justice des sociaux-démocrates dans une bouillabaisse de droits sociaux multipliables à l’infini, on pourrait se réjouir de voir s’affirmer une volonté du politique de reprendre les rênes d’une société dont le développement est abandonné à toutes les puissances (financières, patronales, syndicales et tutti quanti) qui s’épi-vardent sur la placç publique.Mais la volonté de Blair de «faire évoluer l'Etat providence d’une institution qui, de plus en plus, ne fait que compenser la pauvreté des gens en une institution qui puisse leur servir de plateforme pour l’emploi» se trouve à mille lieues de dessiner un tel avenir.En fait, la voie Blair, qui reprend celle des gauches au pouvoir dans la majorité des pays de l’Union européenne, est loin de prendre le virage capable de redonner un sens à l’idéal de justice de la tradition social-démocrate.Elle consacre plutôt la démission du politique face aux pouvoirs économique et financier.Certes, la social-démocratie a fait de la société une somme de problèmes à gérer localement.Mais suffit-il, pour redonner une cohésion à ce monde, de .demander aux citoyens, devenus des «clientèles» de l’État, de régler eux-mêmes Jeurs problèmes, avec une intervention à la marge de l’État?Autrement dit: peut-on dissoudre l’idpal social-démocrate dans le plus plat pragmatisme?A l’intersection du néolibéralisme, la bête à laquelle personne ne veut être identifié, et de la néo-social-démocratie, version «de gauche» de la «nécessaire» adaptation à l’environnement économique mondialisé, on ne trouve donc pas un ensemble vide: y loge au contraire un préfixe, le néo-, dans lequel se condense l’essentiel de l’une et de l’autre de ces orientations politiques.Alors, blanc bonnet et bonnet blanc?Plutôt les deux faces de Janus, d’un même Janus, qui fait l’impasse totale sur le fond de la dynamique politico-économique : l’assujettissement du monde à des puissances financières transnationales, consacrées nationalement, au Québec comme en France ou en Angleterre, au titre d’«ultime» réalité.Celle-ci ne sort pourtant pas de la cuisse de Jupiter.On peut s’amuser à dénoncer le foisonnement des droits sociaux, qui entraînent des arbitrages de plus en plus improbables entre des revendications toutes plus légitimes les unes que les autres.Mais pourquoi alors cette chape de plomb sur l’Accord multilatéral sur les investissements qu’est à concocter l’OCDE, et qui représente rien de moins qu’une charte des droits et libertés des corporations?Ixi nébuleuse social-démocratie — à géométrie variable — et le néolibéralisme ont l’art consommé de s’attaquer à la situation actuelle par le plus petit bout de la lorgnette.Pour faire face à un problème, il faut pourtant s’élever à sa hauteur le relus, qui n’a rien à voir avec la fatalité, mais plutôt avec la volonté de baliser un espace économique transnational abandonné à lui-même, et qui peut ainpi faire tache d’encre à l’intérieur même des nations.A cet égard, l’économie sociale et ses petits boulots, à la mode chez les «nouveaux» sociaux-démocrates, constitue moins qu’un ersatz de solution viable.Non qu’elle soit condamnable en soi.Mais que peut-elle promettre, hormis des cataplasmes appelés par la multiplication des plaies sociales résultant d’une amnésie planétaire, par laquelle un certain libéralisme tente de se refaire une jeunesse?Propos surannés?Comme l’a déjà dit un personnage célèbre: il y a des moments dans l’histoire où être conservateur, c’est être progressiste, et d’autres où pour être progressiste, il faut être conservateur.M E Montréal Ensoleillé.Max: 13 Min: -1 T E 0 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 10 Min: 2 Détails, page B 4 INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Economie.B 2 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Politique.A4 Editorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Conflits d’intérêts et trafic d’influence Odeur de scandale à Ottawa Le PLC-Québec fait l’objet d’une enquête de la GRC MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Pour la première fois depuis leur retour au pouvoir en 1993, les libéraux ont dû répondre hier à des allégations de trafic d’influence touchant leur parti et faisant l’objet d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada.Ironie du sort, la révélation de l’existence de cette enquête, confirmée plus tard par le PLC québécois, est venue des conservateurs, le même parti qui a tant souffert d’attaques libérales de ce genre entre 1988 et 1993.La divulgation de cette information, dans le cadre de la période des questions, a eu l’effet d’une bombe.«Est-ce que le Solliciteur général du Canada peut confirmer en cette chambre qu’il y a présentement une enquête de la GRC de la région de Montréal en cours, portant sur des allégations de conflits d’intérêts et de trafic d’influence concernant des pratiques de levée de fonds du Parti libéral du Canada au Québec?» a demandé le député conservateur de Richmond-Ar-thabaska, André Baehand.Les visages des ministres et députés libéraux allongeaient à chaque mot.Le ministre des Finances Paul Martin s’est immédiatement tourné vers l’organisateur et ministre Alfonso Gagliano pour s’informer de la situation, provoquant un long conciliabule.Le Solliciteur général Andy Scott, de son côté, a dit tout ignorer de cette affaire.M.Baehand est quand même revenu à la charge, soutenant avoir la confirmation de l’existence de l’enquête et de la possibilité que certains ministres puissent y être «directement ou indirectement» associés.«Si tel est le cas, le premier ministre peut-il assurer cette chambre qu ’il n ’y aura aucun délai, ni aucune ingérence dans cette investigation, et que si des membres de son cabinet y sont associés d’une manière ou d'une autre, il prendra les mesures nécessaires pour les relever de leurs fonctions jusqu'à ce que celle-ci soit complétée?» a-t-il poursuivi.Le premier ministre Chrétien, livide, a d'abord rappelé que les enquêtes de la «police montée» ne relevaient pas des autorités politiques.Il a promis d’agir si la GRC devait lui transmettre des recommandations mais s’est insurgé VOIR PAGE A 8: OTTAWA En plein désarroi JACQUES NADEAU LE DEVOIR PIERRE DUCLOS, le directeur de la polyvalente Jacques-Rousseau, sur la Rive-Sud, ne peut cacher son désarroi à la suite du suicide dimanche d’un jeune, le quatrième en sept mois.Il répondait hier aux questions de la presse, aux côtés de l’inspecteur Yves Morency du Service de police de Longueuil.Les policiers de Longueuil estiment qu’il est prématuré d’établir un lien entre les suicides et le phénomène du taxage, mais ils se montrent déterminés à s’attaquer au phénomène des gangs de rue.Nos informations, page A 8 Bouchard dit n’avoir rien demandé à la France CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Lucien Bouchard n’est rien venu quémander en France.C’est ce qu’il a déclaré au terme du volet politique et parisien de sa visite officielle en France, tout en dénonçant «l’exégèse mesquine» faite à Ottawa des déclarations des dirigeants français au cours de ce voyage.«Nous n’avons rien demandé à la France», a-t-il déclaré alors qu’il était reçu à la mairie de Lille par l’ancien premier ministre socialiste et maire de la ville, Pierre Mauroy.«Nous sommes venus ici essentiellement pour enrichir le contenu économique des rapports de la France avec le Québec.[.] Ce n’est pas quêter que d’affirmer que le Québec aura un rendez-vous d’ici quelques années pour prendre la grande décision de son destin.» Lucien Bouchard était dans la capitale du Nord-Pas-de-Calais, où les entreprises québécoises sont les mieux représentées après Paris et sa région.Trois mille personnes VOIR PAGE A 8: BOUCHARD Partielles du 6 octobre Aucun des quatre comtés n’est acquis au PQ PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les élections partielles du 6 octobre menacent l’assurance tranquille des péquistes.Alors qu’il comptait faire des gains aux dépens des libéraux, le parti gouvernemental s’emploie maintenant à préserver la forteresse souverainiste de Duplessis.Entre le surplace et la dégelée, deux grandes inconnues défient toutes les stratégies et sont susceptibles de brouiller les pronostics: le taux de participation et la performance de l’ADQ.Des quatre comtés qui constituent l’enjeu du scrutin de VOIR PAGE A 8: PARTIELLES • t'f JACQUES NADEAU LE DEVOIR Cause café Oxfam-Québec propose de nouvelles habitudes de consommation du café afin de mettre fin à l’exploitation des petits paysans Il arrive au fond de notre tasse au terme d’un long périple.Depuis sa production, au Brésil, au Rwanda ou ailleurs, le café, cet or noir, est passé par plus de dix mains, chacun des intermédiaires participant à son voyage y tirant aussi un peu de profit.Ainsi, un monde existe entre le salaire du petit paysan, qui peine sur sa terre pour tirer quelques sous de sa récolte de grains amers, et le prix payé par le consommateur d’ici pour un kilo de café.Deux organismes tentent de réduire cet écart qui divise le Nord et le Sud, en prenant le plus court chemin possible.• CAROLINE MONTPETIT > LE DEVOIR Cultivé pour, la première fois dans la province de Kaffa, en Éthiopie, au XII' siècle, le café n'est pas une denrée essentielle.Produit de luxe, il fait pourtant vivre des millions de gens.Dans certains pays d’Afrique, comme l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, le café représente jusqu’à 80 % des exportations.25 millions d’employés, dans 70 pays du monde, amassent annuellement quatre millions de tonnes de café, qui représentent une somme de 12 milliards de dollars.En volume, le café est le deuxième produit le plus vendu au monde, juste après le pétrole.Pourtant, les travailleurs agricoles ne goûtent guère aux retombées de la manne.Selon différentes sources, lorsque le café emprunte la route traditionnelle, le petit paysan reçoit de cinq à 80 sous des quelque 15 $ payés ici pour un kilo de café, par le consommateur.Avec l’organisme A SEED (Action pour la solidarité, l’équité, l’environnement et le développement), Oxfam-Québec tente d’implanter ici des habitudes de consommation d’un café «équitable».C’est un café d’aussi bonne VOIR PAGE A 8: CAFÉ » » l 778313000672 L K I) E V OIK.L E .1 E UDI 2 O (' T O K K E I !» il 7 A 8 1=1-* LE DEVOIR ?— ACTUALITES Pas de lien entre les suicides et le taxage PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les policiers de Longueuil ne sont pas en mesure de relier les suicides de quatre jeunes de la Rive-Sud, dont deux ayant fréquenté la polyvalente Jacques-Rousseau, au phénomène du taxage ou à la violence perpétrée par des gangs de rue envers ces adolescents de 16 et 17 ans.«Aucun élément ne nous permet de relier le suicide [le dernier suicide s’est produit dimanche] de façon formelle au taxage ou à une autre forme dp violence», a déclaré d’entrée de jeu, hier après-midi, l’inspecteur-administra-teur Yves Morency au cours d’une conférence à laquelle participait également le directeur de la polyvalente Jacques-Rousseau, Pierre Duclos, visiblement ébranlé par la tragédie et répétant que «l'école ne peut tout faire».M.Duclos a déclaré avoir peu connu l’étudiant qui s’est enlevé la vie dimanche.«Personne ne comprend ce qui pousse un jeune de 16 ans à ne pas poursuivre sa vie», a-t-il déclaré.Le suicide de dimanche est le quatrième en sept mois.En mars, un autre étudiant s’était enlevé la vie, puis, peu après, un ex-étudiant et ami du premier avait fait de même.En août, un troisième jeune se suicidait, ayant quitté la polyvalente en juin.Même si les policiers de Longueuil ont bien insisté pour ne faire aucun lien entre le taxage et les gestes des jeunes — n’ayant pas voulu confirmer non plus que des propos en ce sens auraient été contenus dans la lettre d’adieu du jeune qui s’est enlevé la vie dimanche —, le suicide a tout de même conduit 11 étudiants de l’école Jacques-Rousseau à porter plainte contre un individu que la police a arrêté hier.Les jeunes ont dénoncé le taxage que leur faisait subir l’individu en question, ainsi que sa violence et ses techniques d'intimidation.Cette arrestation n’est pas la dernière, selon l’inspecteur Morency, qui a par ailleurs précisé que le jeune ne fait partie d'aucune des cinq gangs de rue de la Rive-Sud dont les chefs ont été récemment identifiés.Le taxage est cette activité par laquelle un individu exige d'un autre, sous la menace, qu’il lui donne son veston, ses souliers, son chandail ou de l’argent.Le directeur de la maison des jeunes Kekpart de Longueuil, Richard Desjardins, ne s’est pas gêné, lui, pour dénoncer la terreur dont sont victimes les jeunes et pour lier cette violence aux suicides.C’est d’ailleurs M.Desjardins, un travailleur de rue, qui a encouragé les 11 jeunes à porter plainte.Selon lui, les gangs de rue forcent les jeunes à trouver de l’argent rapidement, à se droguer ou à se prostituer.Le phénomène des gangs de rue sur la Rive-Sud n’est pas nouveau, et la police de Longueuil travaille à l’enrayer depuis un an et demi.«Il ne faut pas que ça devienne un monstre qu’on ne peut contrôler.Mais il est clair que c’est une lutte à long terme», a résumé l’inspecteur Morency en conférence de presse hier.Le directeur de l’école, qui a mis en place rapidement un plan d’intervention pour aider les étudiants les plus affectés, est dévasté à la pensée «qu'on risque de dire que [son] école est violeide».Or, lorsqu'il est arrivé en poste en février dernier, il avait justement été favorablement impressionné par le climat harmonieux qui régnait dans l’école.Il reste que M.Duclos a l’impression que l’école a le dos large.«L’école, a-t-il plaidé, ne peut pas tout faire.Dans une année, il y a 180 jours d'école et 185 jours de congé.Notre rayon d’action est limité.Il faut que les parents, la Ville, les services de police, tous mettent la roue à l’épaule pour enrayer le triste record de taux de suicides que nous détenons.» M.Duclos a communiqué avec le directeur de l’école La Frontalière, à Coaticook, où cinq jeunes se sont enlevé la vie l’hiver dernier, question d’aller chercher un peu de réconfort et quelques conseil, notamment concernant la couverture médiatique.L’organisme Action-Suicide estime que la seule mention du mot suicide en titre d’un article de journal suffît à provoquer «des passages à l’acte», à donner des idées à des lecteurs.La directrice de l’organisme, Brigitte Lavoie, qui est intervenue pour réconforter les adolescents s’étant spontanément donné rendez-vous à la Maison des jeunes Kekpart dimanche soir, a répété hier que le suicide ne trouve pas sa source dans un seul facteur mais plutôt dans «une accumulation de causes».«Il est important, a-t-elle dit, de parler du taxage, mais aussi de la douleur que vivent les jeunes.» S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ir Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I.aSalIe, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.I>aval.Envoi de publication — Enregistrement n'085B.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.OTTAWA L enquête porte sur un permanent du PLC, dit Bachand SUITE DE LA PAGE 1 contre pareilles allégations.«Lancer des accusations comme celles-là, sans aucune preuve, c’est tout à fait inacceptable dans notre système judiciaire tant que l’enquête n 'est pas complétée par la police», a-t-il ajouté, sous le regard approbateur de Sheila Copps, une des plus ardentes tourmenteuses des conservateurs.Le ministre du Développement des ressources humaines Pierre Pettigrew confirmait pourtant, quelques minutes plus tard, avoir informé la GRC d’allégations dont on lui avait fait part avant le déclenchement des dernières élections.Prenant les choses de front, la section québécoise du PLC a ensuite émis un communiqué endossant la version du ministre.Selon le directeur général Michel Béliveau, M.Pettigrew a été informé, le 6 mars 1997, «d'allégations indiquant que des personnes agissant, ou prétendant agir, au nom du Parti libéral du Canada (Québec) tentaient de soutirer des contributions financières d'organisations ayant des relations avec son ministère, en échange d’éventuelles faveurs du gouvernement».Il a «immédiatement» informé la GRC qui a cru nécessaire de faire enquête.Quant au PLC-Q, il aurait offert son «entière collaboration».M.Bachand, de son côté, a dit savoir que l’enquête portait sur un permanent du parti et des activités de cueillette de fonds menées dans les régions de Drummondville et de Trois-Rivières.Des ministres pourraient être touchées de façon directe ou indirecte, a-t-il ajouté, sans pouvoir en dire beaucoup plus.L’odeur de scandale que ces quelques bribes dégageaient a suffi à mettre les libéraux sur la défensive.lis ministres Paul Martin et Marcel Massé ont évité les médias, tout comme leur collègue Alfonso Gagliano, qui a quitté les Communes par la porte de derrière.Le seul qui s’est offert pour commenter l'affaire était l’anden directeur général adjoint du PLC-Q jusqu’en octobre 1996, le député de Bourassa Denis Coderre.D a soutenu avoir appris l’existence SUITE DE LA PAGE 1 personnes y travaillent pour des employeurs québécois (Québécor, Cascades, Bombardier, etc.).Après avoir visité une usine, il a annoncé la naissance d’un club d’affaires Nord-Pas-de-Calais/Québec et la signature d’un plan d’action avec l’agence régionale de développement.Le premier ministre s’en est particulièrement pris aux interprétations faites à Ottawa des propos du président et du premier ministre français, qui déclaraient tous deux vouloir «accompagner le Québec» dans le choix de son destin.«Qu’en cours de route nos amis français éprouvent sinon un besoin, du moins manifestent l’intention de rappeler quelle est leur attitude vis-à-vis du mouvement souverainiste québécois, leur disponibilité à être présents au rendez-vous qui aura lieu si les Québécois décident de faire l’indépendance et la souveraineté, qui va s’en plaindre?» Pour Lucien Bouchard, «il n’y a rien de gênant là-dedans.[.] Ça ne peut embarrasser que les gens — d’Ottawa surtout — qui ont cherché à faire l'exégèse mesquine de phrases qui sont on ne peut plus claires».Avant de quitter Paris, Lucien Bouchard avait rencontré dans la matinée les chefs des trois principales formations politiques françaises.Le président de l’Union pour la démocratie française (droite), François Léotard, a semblé au fait de la situation canadienne.11 voit un recul dans la déclaration des neuf premiers ministres canadiens signée à Calgary.«J’ai regardé ce qui s’est passé avec beaucoup d'attention [.].On observe hélas de la part des autorités fédérales, dans l’utilisation des mots, une sorte de recul au fil du temps que je trouve pour ma part préoccupant.» François IAotard approuve totalement la déclaration de PRESSE CANADIENNE ET LE DEVOIR Un règlement semble imminent dans l’épineux dossier du transfert de 500 millions aux municipalités.Le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, entend faire aujourd’hui une déclaration qui fait suite à une rencontre hier avec l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et qui précédera son discours prévu en soirée pour l’ouverture du congrès de l’Union des municipalités régionales de comtés (UMRCQ).L’UMQ a été avertie hier après-midi qu’elle avait jusqu’à 20 heures hier pour peaufiner sa contre-proposition présentée le matin même, après quoi le ministre Trudel rencontrerait les médias.de l’enquête hier, aux Communes.Pour les libéraux, cette affaire marque un tournant.Ils avaient réussi, jusqu’à présent, à se présenter comme un parti et un gouvernement honnêtes, une qualité dont le premier ministre ne cessait de se vanter.L’intégrité représentait d’ailleurs un de ses thèmes électoraux favoris.Son parti y voyait un moyen de se démarquer des conservateurs, dont les neuf années au pouvoir ont été entachées de scandales, exploitées avec délectation, il faut le dire, par nul autre que les libéraux.Plusieurs ministres de Brian Mulroney avaient dû démissionner dans la controverse.L’un d’eux, Sinclair Stevens, a même été reconnu coupable de 14 conflits d’intérêts.Plusieurs députés ont été accusés — et au moins quatre ont été reconnus coupables — dç fraude, d’abus de confiance ou d’abus des fonds publics.A cela sont venues s’ajouter des enquêtes infructueuses sur au moins un sénateur, un ancien ministre et quelques députés.Les libéraux, eux, n’ont pas copnu pareils tourments au cours de leur premier mandat.A part le ministre de la Justice, Allan Rock, qui s’est embourbé dans l’affaire Airbus sans pour autant y perdre son titre, deux ministres se sont retrouvés de vilains draps pour avoir intercédé en faveur de leurs électeurs auprès d’un organisme gouvernemental.Le premier, Michel Dupuy, a conservé son poste de ministre du Patrimoine, alors que David Colle-nette a dû abandonner celui de ministre de la Défense, une démission qui avait l’avantage de le sortir du bourbier somalien.Le conservateur André Bachand s’est défendu de vouloir remettre aux libéraux la monnaie de leur pièce.«Le Parti conservateur ne veut pas utiliser ces tactiques.Mais il y a des gens d’affaires qui se sont sentis mal à l'aise dans cette histoire.La preuve, il y a une enquête de la GRC.Notre rôle est de soulever cette question en Chambre pour que le gouvernement prenne ses responsabilités et pour que ça ne se répète plus», a-t-il dit à sa sortie des Communes.Jacques Chirac.«Au delà des autorités de l’État, je crois que le peuple français doit dire et dit d'ailleurs de façon très claire qu'il éprouve pour la volonté des Québécois d’être eux-mêmes une très grande sympathie.Le peuple du Québec a le droit, et probablement le devoir, de faire valoir son identité.[.] Cette démarche est légitime.Et nous la considérotis avec la volonté d’aider les Québécois à [.] gérer eux-mêmes leurs propres affaires.» A propos du mouvement vers la souveraineté, François Léotard n’hésite pas à dire «que c’est une bonne chose».Pour une fois, Philippe Séguin, président du Rassemblement pour la République (RPR) et inspirateur des mots de Jacques Chirac, a.été laconique.«Les mots ont un sens.Quel que soit le chemin que choisisse le Québec, la France sera à ses côtés.» Pour le reste, il dit faire confiance aux «capacités d’exégèse des journalistes québécois».François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), était aussi du groupe.Sur la reconnaissance d’un éventuel Québec indépendant, il dit qu’«o« verra le moment L’ambassadeur canadien, Jacques Roy, a rendu une visite «de courtoisie» à Lucien Bouchard.Leur entretien sur les déclarations des autorités françaises n’a pas duré dix secondes, selon l’ambassadeur.Jacques Roy, qui a connu Lucien Bouchard lorsque ce dernier était ambassadeur en France, avait d’ailleurs annoncé en entrant qu’il venait pour «échanger des souvenirs» et des «anecdotes sur la vie quotidienne».Le premier ministre québécois est intervenu peu après au Conseil permanent de la Francophonie.«Si les Québécois décident de se donner un pays, a-t-il dit, [.] il ne sera pas question pour eux de soustraire une voix à la conversation des nations ou d’enlever une chaise à la table de la Francophonie.[.] Nous ne voulons remplacer personne, ni forcer qui que ce soit à choisir entre de bons amis.» Des développements de dernières minutes, comme on l’indiquait en début de soirée au cabinet de M.Trudel, ont toutefois bousculé l’horaire: la déclaration est maintenant prévue pour aujourd’hui.Hier en soirée, l’UMQ exprimait, par voie de communiqué, son mécontentement face à l’ultimatum fixé par le gouvernement.L’UMQ met en garde le gouvernement contre la tentation d’un coup de force.Ce midi, devant le Parlement, des centaines d’élus municipaux de l’UMRCQ ont prévu aller crier leur opposition à la facture de 500 millions que veut leur donner le gouvernement.Cette situation illustre de belle façon les divisions de plus en plus évidentes qui régnent dans le milieu municipal.PARTIELLES SUITE DE LA PAGE 1 lundi, il y a seulement celui de Bourassa dont le sort est déjà connu et inébranlable.Mais dans Bertrand, Kamou-raska-Témiscouata et Duplessis, tout est possible.Par-delà cet énoncé, il y a des données, des statistiques et des indices qu’il serait périlleux d’ignorer.En les reconsidérant à la lumière de la nouvelle conjoncture politique, on peut identifier les clés qui permettent de présumer du comportement des électeurs de ces circonscriptions.Dans un premier temps, il est utile de se rappeler les résultats des élections du 12 septembre 1994: PQ, 77 députés et 44,75 % du vote; PLQ, 47 députés et 44,4 %; ADQ, un député et 6,46 % des suffrages.C’est donc dans un contexte général éminemment favorable aux péquistes que le Parti libéral a remporté la victoire dans trois des quatre comtés: majorités de 2540 voix dans Bourassa, 146 dans Bertrand et 386 dans Kamouraska-Témiscoua-ta.Or, à quelques jours de ces partielles, l’on sait maintenant qu’il n’y a plus que 3,5 % d’écart entre les intentions de vote péquistes et libérales.Le sondage Léger & Léger de samedi dernier faisait ressortir en outre une tendance beaucoup plus inquiétante et lourde de sens pour le Parti québécois: le taux d’insatisfaction à l’égard du gouvernement Bouchard a atteint 56,9 %.Cela faisait déjà dix jours que les conseillers du premier ministre avaient déposé sur sa table les résultats de sondages très élaborés, démontrant que les Québécois souhaitent la fin des compressions dans la santé.Lucien Bouchard et Jean Rochon en avaient pris connaissance samedi dernier quand ils ont donné leur conférence de presse pour annoncer une diminution des compressions.Il n’est pas interdit de penser que ce sentiment d’insatisfaction puisse favoriser la cause des candidats libéraux.En 1994, les Québécois avaient subi deux mandats d’exercice du pouvoir libéral et ils se sont rendus nombreux aux urnes pour s’en débarrasser.Le taux de participation a atteint 81,58 % des électeurs inscrits.Dans le cas d’élections partielles, cette participation dégringole sous la barre des 50 %, un phénomène qui désavantage le PQ en ce qu’il mise sur l’appui des jeunes générations d’électeurs, plus portées à l’abstentionnisme.Partielles ou générales, beau temps mauvais temps, les plus vieilles générations se font un devoir d’aller voter et on sait qu’elles appuient massivement le PLQ.Puis, il y a l’Action démocratique du Québec, qui complique la vie des deux vieux partis.En 1994, l’ADQ n’avait recueilli que 6,46 % des suffrages exprimés au Québec, dont 7,79 % dans Bertrand et 13,26 % dans Kamouraska-Témiscouata.Mario Dumont, que le dernier sondage disait plus populaire que Lucien Bouchard, a mené une campagne intense et efficace dans les quatre comtés.Il fait tandem avec ses candidats sur les affiches du parti.11 a été particulièrement actif dans Kamouraska-Témis-couata, limitrophe du comté de Rivière-du-Loup qu’il représente à l’Assemblée nationale.Le candidat qu’il y a désigné était encore tout récemment un élément important de l’organisation péquiste du comté.Surprise, libéraux et péquistes viennent de constater que l’ADQ profite d’une importante remontée dans les intentions de vote.Même dans le comté de Duplessis, le candidat péquiste admet que son adversaire adéquiste lui «cause des maux de tête».Si l’ADQ dépasse la barre des 15 % du vote, c’est le PQ ou le PLQ qui va payer le prix.Lequel?Personne ne peut le prédire avec certitude.Mis à part l’imprenable château fort libéral de Bourassa, il n’y a rien d’acquis, rien de figé.Les leaders des trois partis l’ont bien compris et on les a vus sur les tribunes des quatre comtés aux côtés de leurs candidats.Jamais les électeurs de Kamouraska-Témiscouata n’auront vu défiler tant de ministres péquistes et de députés libéraux.Malgré tous ces efforts, le PLQ et le PQ reconnaissent que la campagne électorale n’a pas suscité un grand intérêt.¦ Bertrand.En 1994, le libéral Robert Thérien a été élu par 146 voix de majorité sur Monique Simard.En 1995, le OUI a recueilli 53,7 % des voix.Les partisans péquistes ont du ressentiment envers Mme Simard, qui les a fait suer à ramasser des fonds pour couvrir le coût des poursuites judiciaires puis les a laissé tomber pour aller se présenter dans La Prairie.Cette fois-ci, le PQ est représenté par Bernard-Gilles Grenier, le PLQ par Denis Cha-lifoux et l’ADQ par Daniel Desjardins.¦ Bourassa.Le libéral Yvon Charbonneau s’y est fait élire en 1994 par 2500 voix de majorité.Lundiv les électeurs auront le choix entre Michèle L^nquin-Ethier du PLQ, Claudel Toussaint du PQ et Eric Morassa de l’ADQ.¦ Duplessis.Décédé le 23 avril, le député péquiste Denis Perron s’y était fait élire en 1994 par 5200 voix de majorité.Cette fois-ci, Normand Duguay représente le PQ, Daniel Montambault le PLQ et Jean-Eudes Lapierre l’ADQ.¦ Kamouraska-Témiscouata.La libérale France Dionne représentait ce comté depuis 1985 quand elle a tenté sa chance sur la scène fédérale.En 1994, elle est parvenue à conserver le comté malgré le retour au pouvoir du PQ.Lundi, les électeurs auront le choix entre Claude Bé-chard du PLQ, Denis Simard du PQ et Cari Raymond de l’ADQ.BOUCHARD UMQ: entente imminente CAFE Le café est vendu dix fois avant d'être versé dans nos tasses SUITE DE LA PAGE 1 qualité et coûtant sensiblement le même prix, mais qui garantit le bien-être de ses pro ducteurs.Ce café, qui suit une route particulière, n’est en effet jamais payé moins de 3,75 $ le kilo aux paysans, regroupés en coopératives, qui le récoltent.De quoi bouleverser le mode de vie de communautés entières de paysans du Tiers-Monde.C’est qu’on a éliminé une foule d'intermédiaires qui jonchaient sa route.Traditionnellement, la route du café est typique des chaînes commerciales qui unissent le Nord et le Sud, soit une version améliorée de l’exploitation coloniale.Au moment de la récolte, les paysans doivent cueillir 8000 petites baies rouges de café, amassées une à une à la main, pour produire une seule livre de café.La plupart des producteurs sont pauvres: au Mexique, seulement 8 % des producteurs récoltent 90 % des bénéfices de la vente du café mexicain.Les autres paysans ont donc peu de terres et peu d’argent.Et comme ils sont encouragés à la monoculture mais qu’ils ne produisent pas assez pour exporter directement, ils sont vite obligés de vendre leur récolte à un intermédiaire, appelé aussi coyote.Le coyote prête aussi l’argent nécessaire à l’achat d’autres denrées alimentaires, les liquidités manquant dans la communauté.Le cercle de la dépendance est ainsi entamé.«Une fois engagés dans cette spirale d’endettement, peu de paysans parviennent à s’en sortir», écrit Inure Waridel, du groupe A SEED, dans un livre intitulé Une cause café: pour le commerce équitable.Et là ne s’arrête pas la surenchère.On calcule que le café est vendu dix fois avant d’être versé dans nos tasses.Mais la situation peut s’améliorer, particulièrement lorsque les travailleurs agricoles se regroupent en coopératives, des ensembles démocratiques au sein desquels ils ont droit de parole et un pouvoir décisionnel.Réunissant parfois jusqu’à 2(XX) familles, ces coopératives procèdent elles-mêmes à la première transformation du café, le nettoyage de la pulpe.Au Mexique, les paysans producteurs de café vivent très haut en altitude.Seuls, ils doivent marcher des heures durant pour avoir accès au transport public, aux systèmes d’éducation et de santé, et aux réservoirs d’eau potable, par exemple.Les coopératives leur permettent aussi d’obtenir ces services en groupe.Les familles de la coopérative Prodecoop, au Nicaragua, se sont acheté des terres et ont bâti une école, par exemple.Ces coopératives font également la promotion de la production de café biologique, cultivé sans pesticide ou engrais chimiques.Au Nicaragua, les paysans utilisent la papaye, qui a des vertus naturelles d’insecticide, et le fumier de poule pour préserver leurs récoltes.Des chèvres broutent les mauvaises herbes et laissent intacts les plants de café.On encourage aussi la culture du café loin des zones escarpées, plus sensibles à l’érosion.C’est à ces coopératives que l’organisation américaine de commerce équitable, Equal Exchange, achète le café, procède à son empaquetage et à sa torréfaction avant de le vendre à Bridgehead-Oxfam-Canada.«En Europe, le commerce équitable est déjà très répandu, ajoute la directrice générale adjointe d’Oxfam-Québec, Esperanza Moreno.En Suisse, par exemple, 15 % des bananes vendues sur le marché sont distribuées selon ce principe.» En Amérique du Nord, le volume des ventes du café équitable atteint présentement six millions de dollars.Et on pourrait faire beaucoup plus.«On a un pouvoir beaucoup plus grand qu'on pense, dit Laure Waridel, d’A SEED, dans un vidéo produit par Oxfam.On va voter tous les quatre ans alors que l’on consomme chaque jour.Chaque achat qu’on fait a un impact sur les gens, sur l'environnement.» A Montréal, on peut désormais le déguster au café Santropol, rue Saint-Urbain, au café la Fiesta, rue Jeanne-Mance, ou chez Carlos and Pepe’s, rue Peel.Une série de détaillants en vendent également en vrac aux consommateurs intéressés.Plutôt que de boycotter les grandes compagnies distributrices de café, comme A.L.Van Houtte, Nestlé, Cara, Procter Gamble, Sara Lee et Philip Morris, A SEED et Oxfam-Québec proposent de lancer un buycott, c’est-à-dire encourager les consommateurs à demander du café équitable, histoire de changer le monde. L K I) E V OIK, I.K .1 K T I) I 2 O ( T O B K K I !)!• 7 B 5 -* LE DEVOIR ?-— LES SPORTS Prévisions de l’Association de l’Est de la LNH Canadien 2, Sénateurs 2 Post-Mario, tant de changements L’internationalisation du hockey de la LNH va prendre un sens nouveau cette année.Pour la première fois de son histoire, la LNH déléguera ses meilleurs éléments aux Jeux olympiques d’hiver de Nagano, au Japon.FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Les Japonais auront du reste un avant-goût du hockey tel qu’il est pratiqué en Amérique du Nord lorsque les Mighty Ducks d’Anaheim et les Canucks de Vancouver entreprendront leur saison en disputant deux matchs au pays du Soleil Levant Le match annuel des étoiles aura également un parfum international puisqu’il opposera une formation nord-américaine à une équipe composée d’Européens.Au cours de la période estivale, différents transferts ont défrayé la chronique en même temps qu’une nouvelle flambée des salaires.La hiérarchie des équipes risque d’en être modifiée.Dix équipes seront dirigées par de nouveaux entraîneurs: Pierre Pagé (Anaheim), Pat Burns (Boston), Lin-dy Ruff (Buffalo), Brian Sutter (Calgary), Alain Vigneault (Montréal), Wayne Cashman (Philadelphie), Jim Schoenfeld (Phoenix), Kevin Constantine (Pittsburgh), Darryl Sutter (San José) et Ron Wilson (Washington).¦ Philadelphie — Déjà la plus lourde équipe de la LNH, les Flyers ont ajouté du poids à leur formation en faisant l’acquisition du joueur de centre Chris Gratton (Tampa Bay) et des défenseurs Luke Richardson (Ed-monton) et Chris Joseph (Vancouver).Ix>s finalistes de la coupe Stanley ont décidé de faire à nouveau confiance aux gardiens Ron Hextall et Garth Snow.Le jeune Dainius Zubrus remplacera Mikael Renberg dans le trio «Legion of Doom» à la droite d’Eric Lindros et John LeClair.¦ New Jersey — Les Devils ont apporté peu de changements malgré leur élimination-surprise face aux Rangers de New York.Le défenseur Vlastimil Kroupa (San José) devrait atténuer la perte des joueurs auto-mones Dave Ellett (Boston) et Shawn Chambers (Dallas).Scott Daniels (Philadelphie) apportera un élément de robustesse.Encore une fois, les Devils miseront sur la meilleure défensive du circuit tout en espérant une contribution accrue de Doug Gil-mour en attaque.¦ Rangers — Les Rangers ont perdu leur capitaine Mark Messier, qui a accepté un contrat des Canucks de Vancouver pouvant lui rapporter quelque 30 millions $ US au cours des cinq prochaines années.Les vétérans Kevin Stevens (Los Angeles), Brian Skrudland (Floride) et Mike Keane (Colorado) apporteront une bonne dose d’expérience.Ryan Vanden-bussche est le nouvel homme-fort.¦ Montréal — Après une saison marquée de tempêtes et de crises, le directeur général Réjean Houle a corrigé les deux plus importantes lacunes de l’équipe sans pour autant modifier la composition du club.Alain Vigneault se retrouve derrière le banc, bien appuyé par Dave King, Clément Jodoin et Roland Melanson.Puis devant le filet, Andy Moog (Dallas) apportera de la stabilité à une défensive souvent malmenée.Jocelyn Thibault tirera profit de l’expérience de son aîné.¦ Washington —Le talent des Caps devrait pouvoir s’exprimer sous la gouverne de Ron Wilson, un entraîneur qui n’a pas la réputation d’étouffer ses vedettes.Ln transaction qui a amené Adam Oates à Washington devrait enfin apporter des dividendes chez les Caps, une équipe qui a raté les séries pour la première fois en 15 ans.En 1996-1997, ils ont présenté la pire attaque du circuit (214 buts) à l’exception des Sharks de San José.Comme le Canadien, les Capitals devront éviter les blessures, 368 joueurs-matchs, un sommet dans la LNH.¦ Floride — Les Panthers misent sur leurs deux jeunes vedettes Ed Jo-vanovski et Rob Niederniayer pour retrouver le niveau qui leur avait per- mis d’atteindre la finale de la coupe Stanley il y a deux ans.Les Panthers ont perdu leur capitaine Brian Skrudland, qu’ils ont remplacé par deux vétérans, Dave Gagner (Calgary) et Esa Tikkanen (New York).¦ Ottawa — Les jeunes loups de Sénateurs commencent à montrer des dents.Alexeji Yashin, Alexandre Daigle, Radek Bonk et Wade Redden approchent de leur apogée.Chris Phillips (19 ans) et Marian Hossa (18 ans) ont déjà leur place dans la LNH.La défensive s’est renforcée avec le retour des blessés Sean Hill et Stan Neckar alors qu’Igor Kravchuk a été acquis du StLouis en retour de Steve Duchesne.Deux préoccupations: le rendement du gardien Damian Rhodes et l’absence du Suédois Daniel Alfredsson, toujours sans contrat.¦ Islanders — Les Islanders visent une place en séries après en avoir été écartés pendant trois saisons.Leurs jeunes défenseurs — Scott LaChance, Bryan Berard, Bryan McCabe, Kenny Jonsson — seront bien encadrés par des vétérans tels les attaquants Sergeï Nemchinov (Vancouver), Mike Hough (Floride) et Torn Chors-ke (Ottawa).Robert Reichel et Zig-mund Palffÿ forment un duo qui devrait faire des malheurs.Mariusz Czerkawski (Edmonton) ajoutera du mordant à l’attaque.¦ Pittsburgh — L’ère post-Mario Lemieux s’annonce difficile.On ne remplace pas le plus grand joueur des 10 dernières années sans en subir les contre-coups.Jaromir Jagr et Ron Francis devront mettre les bouchées doubles, d’autant plus que Petr Ned-ved a refusé la dernière offre de 15 millions $ US des Penguins.Un manque de profondeur, une défensive friable — 280 buts — et un duo de gardiens suspect — Torn Barrasso et Ken Wregget — vont rendre plus évidente encore l’absence du «66».¦ Caroline — Le déménagement des ex-Whalers de Hartford ne risque pas de se refléter au classement.Les Hurricanes ont apporté quelques changements avec l’arrivée de Gary Roberts (Calgary), un joueur qui fait un retour après deux opérations à la nuque, Steve Leach (StLouis), Enrico Ciccone (Chicago) et Trevor Kidd (Calgary).Le défenseur Jeff Brown est en santé après avoir raté presque toute la dernière campagne.Jeff O’Neill sera le deuxième centre derrière Keith Primeau à la place d’Andrew Cassels.Jusqu’ici, les amateurs de hockey des Carolines ne se bousculent pas aux portillons.¦ Buffalo — Le départ de l’entraîneur Ted Nolan auquel le gardien Do-minik Hasek n’est pas étranger pourrait être lourd de conséquences.Lin-dy Ruff devra s’employer à ramener l’harmonie dans une équipe qui a dépassé toutes les attentes.L’«affaire Pat LaFontaine» se veut une autre tache au dossier de la nouvelle administration dirigée par Darcy Regier.Autre perte importante, le défenseur Garry Galley qui a été remplacé par Jason Woolley (Pittsburgh).¦ Boston — Pat Burns devra faire preuve de patience même si ce n’est pas là un de ses principaux traits de caractère.Mais il n’aura pas le choix.Burns se retrouve à la tête d’une équipe en reconstruction qui a raté les séries pour la première fois en 30 ans.Plusieurs nouveaux visages dont Byron Defoe (Los Angeles), Dave Ellett (New Jersey), Dimitri Khristich (Los Angeles), Ken Baumgartner (Anaheim), Tim Taylor (Detroit), Robert Lang (Pittsburgh) ainsi que les jeunes Joe 'ITiornton et Sergeï Samsonov.Une fracture à la main obligera Thornton à entreprendre la saison avec un peu de retard.¦ Tampa Bay — Le Lightning va-t-il se remettre du départ de Chris Gratton à qui les Iflyers ont offert un contrat de 16,5 millions $ US ?Difficilement en tout cas même si l’équipe a obtenu l’excellent Mikael Renberg en échange.Le Lightning a également été frappé par la perte de John Cullen, victime d’un cancer.L’équipe s’est donnée du muscle avec Louis DeBrusk (Edmonton) et Mick Vukota (Long Island).Yves Racine (Calgary), Karl Dykhuis (Philadelphie) et Vladimir Vujtek (Edmonton) ont été obtenus au cours de l’été.Richer a fait taire les huées Le dos en charpie, le 44 marque les deux buts du Tricolore PRESSE CANADIENNE Le dos en charpie, Stéphane Richer ne peut quand même pas tout faire seul.Lui qui n’était pas encore certain de jouer hier matin, il a marqué les deux seuls buts du Canadien, à la première période, dans un match inaugural de 2-2 contre les Sénateurs d’Ottawa, un adversaire que les Montréalais n’ont pas battu à leurs six derniers matchs réguliers.Ije match d’ouverture a été une répétition de celui de l’an dernier, qui s’était conclu 3-3 entre les deux mêmes équipes.Alexei Zholtok et Igor Kravchuk ont réussi les buts des Sénateurs, Dominé au total des tirs au filet 30-25, le Canadien n’a pas offert une performance inspirée, chez lui, à son premier match avec une nouvelle équipe d’entraîneurs.Mais sacré Stéphane! C’est souvent quand on l’attend le moins qu’il nous surprend le plus.Le pauvre a pourtant été hué par une [xiignée de spectateurs lors de la présentation d’avant-match.«Je m’y attendais» a dit Richer.«J’ai connu une mauvaise saison l’a dernier et les gens ont le droit de faire connaître leurs sentiments au prix qu’ils payent.Mais c’est dur quand même.La saison n’est même pas commencée et tu es déjà hué».Patrice Brisebois a subi le même traitement La situation était d’autant plus pénible pour Richer qu’il accepte de jouer en dépit de la douleur «Ije problème», a-t-il dit, «c’est que je sens pas ma jambe droite comme je devrais».Il a joué en compagnie de Darcy Tucker et Scott Thornton, puis avec Vincent Damphousse et Martin Ru-cinsky en fin de rencontre.A son premier match derrière le banc, Alain Vigneault a déjà commencé à faire jaser en surutilisant Darcy Tucker tout en laissant sur le banc Sé- ‘ bastien Bordeleau.K»' A REUTERS Il y a certes une manière de vaincre les Braves d’Atlanta, mais certainement pas en commettant des erreurs ou encore en leur allouant huit buts sur balles.Hier, Craig Biggio (à gauche) et Ricky Gutierrez n’ont pas su capter le roulant frappé par Torn Glavine.Houston tire de l’arrière 0-2 dans la série.Atlanta 13, Houston 3 Trop forts, les Braves! Atlanta (AP) — Les Braves d’Atlanta ont profité de huit buts sur balles de Mike Hampton et ils ont réduit au silence les gros frappeurs des Astros de Houston pour l’emporter facilement 13-3, hier après-midi.Ils n’ont besoin que d’une victoire pour accéder à la Série de championnat de la Ligue nationale pour la sixième fois de suite.La victoire facile des Braves a surpris.On s’attendait plutôt à un match serré.Les Braves et les Astros s’étaient affrontés à 11 reprises en saison régulière et aucun match ne s’était terminé par un écart de plus de deux points.De plus, la première rencontre de la série s’était soldée par une victoire de 2-1 des Braves avec Greg Maddux au monticule.Jeff Blauser a lancé l’attaque avec un circuit de trois points.Les Braves mènent 2-0 dans la série trois-de-cinq et ils pourraient éliminer les Astros dès demain lors du prochain match qui sera présenté à l’As-trodome.Hampton, qui n’avait donné que deux buts sur balles en 17 manches lors de ses deux derniers départs de la saison régulière, a accordé quatre buts sur balles dans les quatre premières manches et ce fut encore pire après deux retraits, à la cinquième.Alors que le score était égal 3-3, il a eu une séquence de 16 balles sur 18 tirs.Des buts sur balles consécutifs à Chipper Jones, Fred McGriff, Javy Lopez et Andruw Jones ont donné le quatrième point.Hampton, qui n’a obtenu que 38 prises sur 87 lancers, a ensuite été remplacé par Mike Magante, qui a alloué un simple de deux points au frappeur suppléant Greg Colbrunn.Les Braves ont marqué cinq points à la sixième, dont quatre non-mérités.Ils ont également été réussis après deux retraits.Fred McGriff a réussi un simple d’un point et deux points ont été inscrits à la suite d’une erreur du joueur de premier but Jeff Bagwell.Danny Bautista a complété avec un simple de deux points.C’est une série difficile pour Bag-well, qui a claqué 43 circuits, produit 135 points et réussi 31 vols de but en saison régulière.Il n’a réussi aucun coup sûr en huit présences et il a été retiré au bâton à cinq reprises en deux matchs.Craig Biggio, Derek Bell et Bag-well, les trois premiers frappeurs du rôle des Astros, n’ont réussi qu’un seul coup sûr en 25 présences et ils n’ont encore produit aucun point dans la série.Marlins 7, Giants 6 Alou joue les héros ASSOCIATED PRESS Miami — Nouveau héros, même résultat.Moises Alou a produit le point gagnant avec un simple en neuvième manche et les Marlins de la Floride, aidés par un bond chanceux, ont battu les Giants de San Francisco 7-6 à leur dernier élan au bâton pour un deuxième match de suite.Les Marlins ont ainsi pris une avance de 2-0 dans la première série éliminatoire de leur histoire.Ils pourraient accéder à la série de championnat de la Ligue nationale dès vendredi en gagnant le troisième match à San Francisco.La Floride a ainsi gagné un 26e match cette année à sa dernière présence à la plaque, un sommet dans les ligues majeures.La veille, c’est un simple d’Edgar Renteria quand les coussins étaient tous occupés après deux retraits en neuvième qui avait procuré une victoire de 2-1 aux Mar-lins.Roberto Hernandez a été la victime dans les deux cas.Gary Sheffield a entrepris la poussée avec un simple et a volé le deuxième.Bobby Bonilla a soutiré un but sur balles.Et Alou, qui avait été blanchi en huit présences dans la série, a frappé un coup en flèche au centre.Le voltigeur Dante Powell a récupéré et son relais vers le marbre semblait devoir devancer Sheffield.Mais la balle a touché au monticule et a bondi haut dans les airs.Sheffield a marqué facilement et a sauté dans les bras de ses coéquipiers venus l’accueillir au marbre.BASEBALL LIGUE NATIONALE Demi-finales Mardi Atlanta 2, Houston 1 San Francisco 1, Floride 2 - Hier Houston 3 Atlanta 13 (Les Braves mènent 2-0) San Francisco 6, Floride 7 (Les Marlins mènent 2-0) Demain Atlanta (Smoltz 15-12) à Houston (Reynolds 9-10) Floride (Fernandez 17-12) à San Francisco (Alvarez 4-3) LIGUE NATIONALE Demi-finales Mardi Cleveland 6 New York 8 (Les Yankees mènent 1-0) Hier Baltimore 9, Seattle Aujourd'hui Baltimore (Erickson 16-7) à Seattle (Moyer 17-5), 16h07.Cleveland (Wright 8-3) à New York (Pettitte 18-7), 20h13.HOCKEY IJGUE NATIONALE Hier Los Angeles 3, Pittsburgh 3 Ottawa 2, Montréal 2 Floride 3, Philadelphie 1 Caroline 2, Tampa Bay, 4.Washington 4, Toronto 1 Buffalo 3, St.Louis 1 Dallas à Colorado, 21 h Detroit à Calgary 21 h Chicago à Phoenix.22h Edmonton à San José, 22h30 Ce soir Los Angeles à Boston.19h30 Demain Pittsburgh à Caroline, 19h30 Islanders à Rangers, 19h30 Ottawa à Philadelphie, 19h30 Buffalo à Washington, 19h30 New Jersey à Tampa Bay, 19h30 Phoenix à St.Louis, 20h30 Colorado à Calgary.21 h Detroit à Edmonton.21h Anaheim à Vancouver, 23h Etudiants! Abonnez-vous pour la rentrée scolaire Soyez parmi les 2000 premiers étudiants à prendre un abonnement au Devoir et courez la chance de gagner un OrdinateurVIRTUA Pentium I66-MMX 16mo EDO, disque dur de 2.1 Gig„ carte vidéo ATI 3D expression 2mo, CD-Rom 12X, Fax-modem 33.6 avec voix, carte de son 16 bits stéréo, hauts-parleurs 100 watts, moniteur 15" SVGA, logiciel Windows 95 français.Garantie de 3 ans pièces et main d'œuvre.d’une valeur de 1900s ?En collaboration avec DATA CAMPUS I N F O II M A Voyez tous les détails aux kiosques du Devoir ou de Rabais campus qui seront de passage dans votre établissement scolaire.Les dates de passage du Devoir ou de Rabais-campus dans votre établissement et les règlements du concours sont disponibles aux locaux du Devoir, 2050 de Bleury, 9' étage, Montréal.Québec, H3A 3M9.Tél.: 982-0180 ou I -800-265-0180 Date limite: 15 octobre 1997 Le gagnant devra répondre à une question d’habileté mathématique pour mériter son prix.N^mancjuez pas notre cahier spécial publié le 6 septembre prochain! I.E I) E V II I II , I.E .1 E II I) I 2 0 C T 0 II II E I !» !l 7 B « -?LE DEVOIR ?- CULTURE ! Hola Espana Olà Portugal ! festival ^ /rtfrrv»tipr\k( Jt Akwrllf c)ar\$e 30 septembre au 11 octobre 1997 Info-danse 521.1212 ARTS VISUELS ¦ Les muséologues en congrès La Société des musées québécois (SMQ) est en congrès dans la capitale.Les participants ont déjà élu une nouvelle présidente, réorganisé la SMQ, relancé le comité de définition d’une éventuelle politique muséale, réclamé l’adoption d’un plan d’urgence pour sauver les collections scientifiques du Québec, remis des prix à des collègues et des établissements remarquables.Et il reste encore deux jours de travaux.Stéphane Bailla rg e o n Le Devoir £ ‘xWraM i - .• 1 « 1 ||p SOURCE MUSÉE MCCORD Le sculpteur Pierre Granche posant, en 1992, devant son Totem urbain/liistoire en dentelles exposé depuis au Musée McCord.Depuis lundi, environ 250 congressistes participent aux activités organisées par la Société des musées québécois (SMQ) au Musée de la civilisation (MCQ) et dans un hôtel du centre-ville de Québec.Plusieurs résultats concrets peuvent déjà être soulignés: ¦ Hier après-midi, l’assemblée générale des membres a élu Hélène Pagé, responsable de l’action culturelle et de l’animation au MCQ a la présidence de la Société.Elle sera notamment appuyée par Claude Benoit, directrice du Musée McCord, élue à la vice-présidence.Mme Pagé prend le relais de François Lachapelle, directeur du Musée d’art de Rimouski, qui terminait hier son mandat.¦ Une assemblée générale spéciale, tenue hier matin, a permis de redéfinir les principes des règlements généraux de la Société et de sa structure organisationnelle.Ainsi, le conseil d’administration est réduit de 16 à neuf membres et sa représentation sera dorénavant territoriale, institutionnelle et professionnelle.Le CA se concentrera à l’avenir sur des actions politiques, «afin que les musées prennent leur place dans la société pour les intérêts supérieurs du réseau muséal québécois», explique François Lachapelle, qui nous accordait hier une entrevue téléphonique, de Québec.Cette mutation s’inscrit dans la foulée des travaux entrepris depuis l’année dernière pour muscler l’action de la SMQ et consolider le réseau de ses membres.Aujourd’hui et demain, le colloque Le musée comme acteur politique va d’ailleurs permettre de réfléchir un peu plus sur le rôle de l’établissement muséal dans la société en examinant par exemple les problèmes posés par la «correctitude politique», la censure, le lobbying ou le marketing.Une quarantaine de conférenciers venant d’ici, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de France alimenteront alors les débats.¦ Le président sortant a aussi annoncé que la SMQ et le ministère de la Culture et des Communications du Québec ont décidé de relancer les travaux de leur comité conjoint sur la définition d’une politique muséale, réclamée depuis au moins une dizaine d’années par le milieu muséal.Les experts désignés de part et d’autre devraient se réunir la semaine prochaine.Ils vont tenter de s’entendre d’ici décembre sur une «table des matières», c’est-à-dire sur les contenus d’une éventuelle politique dont disposera l’année prochaine la ministre Louise Beaudoin.¦ Au début de la semaine, les Rencontres nationales en muséologie scientifique ont permis de dresser, pour une première fois, un bilan de l’état du patrimoine scientifique et technique au Québec.«Il ressort de ce bilan un constat du désolant manque d'équipements dans le réseau québécois en général et du côté des musées scientifiques en particulier, même quand on se compare à nos voisins immédiats, résume François Lachapelle.En plus, les collections scientifiques ne sont même pas connues, analysées, classifiées.Ce patrimoine est en péril parce qu’on ne le connaît pas, qu’on ne le protège, qu’on ne le diffuse pas.» Il donne l’exemple du Musée ferroviaire de Saint-Constant, qui possède une collection unique au Canada, mais malheureusement presque à l’abandon.Il cite aussi le cas de l’exceptionnelle collection du Musée du Séminaire de Sherbrooke, documentée mais toujours conservée selon des normes inacceptables depuis un demi-siècle.La SMQ a donc recommandé de définir avec urgence un plan d’action visant au moins à documenter la nature et l’état des collections sur tout le territoire.¦ La Société des musées québécois a également profité de son congrès annuel pour remettre hier ses prix de mérite décernés à des professionnels qui se sont distingués par leurs réalisations: le professeur Laurier Lacroix, de l’UQAM, qui a récemment dirigé la rétrospective Ozias Le-duc au Musée des beaux-arts de Montréal et au Musée du Québec reçoit le prix Carrière; l’Écomusée du Fier Monde, dans le quartier centre-sud de Montréal mérite le prix Excellence; Pierre Dufour, directeur de la Cité de l’Or, en Abitibi-Témiscamingue est le nouveau lauréat du prix de la Relève.Vernissages, etc ¦ Demain, 20h: Trois fois 3 paysages, Tannée photographique à Québec, au Centre de diffusion et de production de la photographie VU, situé dans Méduse, au 550 côte d’Abraham à Québec.Il s’agit du premier volets d’un vaste projet qui se déroulera en 1997-1998 et qui consiste à inviter pas moins de 33 artistes du Québec, du Canada et de l’étranger qui réaliseront et présenteront une série d’actions, d’installations et d’expositions photographiques après avoir exploré la capitale.On peut lire l’article du confrère Rémy Charest à ce sujet en page intérieure.¦ Ce soir: Lancement du 8" Événement interuniversitaire de création vidéo, à la Cinémathèque québécoise, 335, boulevard de Maisonneuve Est, à Montréal.In sélection officielle de la programmation propose une trentaine de bandes et cinq installations vidéo des différentes universités québécoises.Un programme sjîécial propose aussi une rétrospective des premiers Evénements.Renseignements: (514) 842-9763.Figure d’atelier Le sculpteur Pierre Granche, un artiste engagé dans l’art urbain, est décédé en début de semaine STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le sculpteur québécois Pierre Granche est décédé lundi matin, à Montréal.Il avait 49 ans et souffrait d’un cancer des poumons.Pierre Granche a réalisé plusieurs œuvres d’art public dans le cadre du programme du 1 %, par exemple celles que l’on peut voir au Musée McCord et à la Place des arts, à Montréal, mais aussi à l’Université Laval et à l’hôpital Saint-Eustache.11 a aussi participé comme spécialiste-conseil au programme gouvernemental d’intégration des arts à l’architecture.Parallèlement à ses activités artistiques et bureaucratiques, il enseignait les arts plastiques au département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal depuis 1974.«C’était un professeur très compétent qui faisait preuve d’une ouverture d’esprit assez rare et qui était plein d’humour», dit sa collègue Lise Lamarche, qui a commencé sa carrière de pro-fesseure à l’UdeM, au même département, à peu près en même temps.«Surtout, c’était un gars d'équipe, ce qui en fait un sculpteur un peu étonnant par rapport à la faune à laquelle on est plus habitué, celle de tireurs solitaires comme Robert Rotissil ou Armand Vaillancourt.Pierre Granche est une figure d’atelier, au sens ancien du terme, plutôt qu’un artiste solitaire.Il a fonné des jeunes et il a travaillé avec des architectes, des ingénieurs, des fonctionnaires, d'autres artistes.» Comme bien des sculpteurs de ces années, il avait la carrure des ouvriers de la construction.Le travail manuel et artisanal était d’ailleurs à l’origine de sa vocation puisque son père, ébéniste et patronnier pour une compagnie d’aviation, l’avait initié très jeune à la construction de maquettes et au jeu avec les matières nobles ou nouvelles.Pierre Granche était né à Montréal, en 1948.Son style s’est passablement modifié au cours des décennies.Dans les années soixante, il produisait des œuvres dans la mouvance conceptuelle et minimaliste.Il a ensuite entrepris un virage plus «postmoderne».Des figures mythologiques archétypales, souvent inspirées de la civilisation égyptienne, ont alors commencé à dominer ses installations.En 1979, il exposait une pyramide tronquée au Musée d’art contemporain de Montréal.Plus tard, il réalisait Comme si le temps.de la rue (1989-1992), avec ses découpes de profils de femmes égyptiennes, de chiens, d’arbres et d’édifices.Cette sculpture est maintenant installée sur le site de la Place des arts et n’a pas fait l’unanimité.Totem urbain — Histoire en dentelle, une autre sculpture du programme du 1 % réalisée à la même période, présente une sorte d'image-synthèse de la ville de Montréal.Elle a suscité beaucoup plus de commentaires positifs.«Le fil conducteur de son travail de sculpteur, c’est un intérêt marqué pour l’espace et le lieu, au delà de certains éléments comme la présence de la figure humaine ou de colonnes qui demeurent plus anecdotiques, explique la pro-fesseure Lamarche.Ses installations suivaient des principes topologiques et étaient très organisées dans l’espace.Cette préoccupation était centrale chez lui depuis ses études à l’École des beaux-arts.» Pierre Granche appréciait aussi les débats théoriques et les publications savantes sur l’art d’hier et d’aujourd’hui.Il avait élaboré une réflexion sur la valeur et la nécessité d’un art dans la cité, pour les citoyens.«Dans ce sens, c’était un intellectuel impliqué dans les débats autour de la ville et de l’urbanisme», commente Lise Lamarche.L’artiste a été longtemps marié à la galeriste Chrystiane Chassey, qui a souvent présenté ses expositions.Le couple a une enfant, Catherine Granche, qui œuvre dans le milieu théâtral.Le corps de l’artiste a été incinéré hier matin.Une cérémonie commémorative à l’intention de ses proches et de ses amis sera organisée demain soir, à compter de 17h, à la salle du Lion d’or, rue Ontario, dans l’est de Montréal.La chute de Vempire humain LA CHUTE D’UN EGO Chorégraphie : Vera Mantero.Interprétation : Frans Poelstra, Christian Rizzo, Margarida Mestre, Sofia Gonçalves, Nuno Bizarro, Vera Mantero A l’Agora de la danse, les 1 et 2 octobre ANDRÉE MARTIN a Chute d’un ego, la nouvelle création de la chorégraphe portugaise Vera Mantero, dont la première mondiale a eu lieu le 18 septembre à Lisbonne, semble vouloir refuser tout qualificatif, et en même temps, les épouser tous.Folle, grinçante, drôle, nài've, ébouriffée, délirante, lente, absurde, les dénominations se bousculent en face de cette œuvre.Les êtres humains présents dans cette folie grandeur nature, plutôt complexe, dansent, bougent de temps à autre, chantent un peu, vont de la comédie à la pitrerie, avec aisance et détachement.Devant Im Chute d’un ego, il demeure difficile de ne pas rire, ou du moins sourire.Dans cette pièce à propos de tout et de rien, proche du happening, la prolifération des actions et des situations, absurdes et loufoques, reflètent quelque chose de la dérive humaine.Ici, les attitudes gestuelles et expressives des six interprètes, toujours ridicules, semblent n’être là que pour rire; rire de la danse, du monde et de ses cli- ^ lrsttrr\)Xier\il Je f\Jo\J\/e((t ôcl r\je chés, des valeurs de l’homme, de son penchant pour le fétichisme.Avec un pointe de surréalisme et beaucoup d’extravagance, Mantero exprime l’incongruité humaine dans toute sa splendeur.Dans ce petit théâtre de l’absurdité, le délire s'installe lentement mais sûrement, pour culminer dans une démence totale.Plus le spectacle avance, plus il se dégrade, et plus la scène devient le terrain d’un joyeux bordel humain.Tout semble prétexte à tout, sans distinction de grandeur, de grosseur, de forme, d’origine.Ixs profils les plus bas succèdent à l’action la plus débile.Tout est permis et rien n’est proscrit Seule est absente la décadence pure et gratuite.Heureusement Toutefois, il ne faut pas trop s’y laisser prendre.L’ensemble des mimiques, comme les jeux et les mouvements, désarçonnent plus souvent qu’autrement toute tentative véritable de discernement.L’absence de suite logique élimine définitivement une quelconque possibilité narrative.On en vient même à penser qu’à travers sa manière si particulière de mettre en scène le «no man’s land» intérieur, les exils et les délires psychiques et physiques, la chorégraphe Vera Mantero cherche à tester notre attention et notre patience de spectateur, tout comme notre capacité à ne pas tenter de circonscrire les actions présentées.Im Chute d’un ego est donc autant une expérience qu’un véritable spectacle, dans le sens traditionnel du terme.La réaction des spectateurs devant un tel va-et-vient de folie et de sage exubérance, entre le rire et l’interrogation la plus légitime, demeure sûrement significative.Certains sont sortis exaspérés, pendant que d’autres se sont amusés.A vous de tenter le coup.Au FIND ce soir Après Vera Mantero, dont le spectacle est présenté encore ce soir, au tour de Joâo Fia-deiro, second représentant portugais au FIND, d’offrir un spectacle sans concessions.Self(ish)—Portrait et Is the Self a Portrait, deux solos, relèvent de l’antjcon-formisme comme de «l’antidanse».A travers un mélange anarchique entre la voix, le mouvement et les actions diverses, le chorégraphe et interprète brosse un tableau peu reluisant de la vie.Au chapitre du volet «Off FIND», Sarah Bild présente en reprise Prag 2 à la Maison de la culture Frontenac, tandis que Ginette Prévost et son collaborateur de premier plan Axel Morgentaler ixxirsuivent jusqu’à dimanche les représentations du spectacle Le Fou, au théâtre de la Ville de Longueuil.Contre les mines (Reuter) — In chanteuse country Emmylou Harris était de passage au Cambodge, pour rencontrer des gens estropiés par les mines qui infestent le sol de ce pays, depuis la guerre (1964-75) au Vietnam voisin.Mme Harris compte faire ce qu’elle peut pour contribuer à bannir ces engins de mutilation même si, admet-elle, sa notoriété n’est pas celle de la prin- E N B cesse Diana qui a beaucoup fait pour dénoncer les mines devant l’opinion publique.Silence, on tourne! (PC) — Une production franco-canadienne est en tournage à Montréal.La comédie Cinq minutes de détente est réalisée par Tomas Romero.Le tournage durera jusqu’au 25 octobre à Mont- R E F réal, pour continuer ensuite à Paris.C’est l'histoire d’un innocent accusé à tort, qui se résout à commettre le pire pour démontrer son honnêteté.Les rôles principaux sont tenus par José Garcia, Richard Bohringer et Susan Anbeh.Le seul vrai (AP) — Un tribunal fédéral vient de statuer que seul Herb Reed, fondateur des Platters en 1953, peut exploiter le nom du groupe qui a créé les immortelles Only You et Smoke Gets in Your Eyes.Le juge IJoyd George a ainsi débouté Martha Robi, veuve de Paul Robi, qui s’était joint au groupe en 1954 et est mort en 1989.La popularité des Platters a diminué, il y a quelque 35 ans, le groupe s’est dispersé et divers ensembles ont repris le nom, suscitant depuis une flopée de litiges.Tournée des arts MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Jouer dans Tile frappe encore: le programme de tournée permettra à dix compagnies artistiques montréalaises d’offrir en spectacle danse, musique et théâtre à travers la majorité des municipalités de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), d’ici au printemps.Depuis 1983 déjà, le programme de tournée, financé par le Conseil des arts de la CUM, permettra à des compagnies artistiques d’élargir leur auditoire en parcourant 22 villes hôtes de 140 représentations en arts de la scène.Voici la liste des événements de cette 14* saison: ¦ En théâtre, Tiny Toes, présenté par le Théâtre de quartier, pour les petits de quatre à huit ans.Il s’agit de huit représentations,jouées en anglais, du 5 au 26 octobre.Egalement, Im Ballade du plombier, de l’Illusion, théâtre de marionnettes pour jeune public âgé de cinq à dix ans, offre 27 représentations, du 10 octobre au 30 novembre.Le spectacle Cœur à cœur, du Théâtre de l’Œil, aussi pour les mousses de cinq à dix ans, est présenté en 24 occasions celui-là, du 12 décembre au 5 avril prochain.Teatr, du Théâtre de l’Opsis, entame une tournée de 10 représentations dès le 18 janvier et jusqu’au 25 février.¦ En danse, ce sont les Grands Ballets canadiens qui présentent Classique, Contemporain et Création, en tournée pour sept représentations, du 1?au 22 novembre.La compagnie Sylvain Ernard Djinse suggère Agathe, Le Bruit qui court et À jamais, présentés en cinq occasions, du 21 au 29 novembre.Duos, présenté par O Vertigo Danse, offre neuf représentations, du 21 janvier au 14 février.¦ Le volet musique est composé cette année des Boréales de Montréal, lesquelles se promèneront avec le spectacle La Muse de l’Europe.Les musiques italiennes sont présentées en huit occasions, du 29 mars au 22 avril.Les Jeunesses musicales du Canada présentent seize concerts du 5 octobre au 26 février d’Isabelle Lapierre, au saxophone, et Stéphan Sylvestre, au piano.L’Ensemble Armati présentera L’Aventure italienne, des œuvres de Verdi, Rossini et Puccini, du 5 octobre au 26 février.Pour tout renseignement: 790-ARTS.MUSIQUE ACTUELLE Place à la guitare LOUISE LEDUC LE DEVOIR Qu’ont en commun Victoria, Vancouver, Toronto, Winnipeg, Jonquière, New York et Montréal?Au moins un événement: un seul et même festival de guitare électrique, organisé par l’un de ses ardents défenseurs, Tim Brady.Depuis le 25 septembre et jusqu’au 5 octobre, des musiciens canadiens, américains et français donnent dans l’une des sept villes du festival un total de 23 concerts, dont six à Montréal d’ici dimanche.Le but de l’aventure: révéler la guitare électrique, capable d’exister par elle-même, non plus simplement improvisée mais avec son réiiertoire écrit, à son intention.«J’ai longtemps mené une double vie, confie Tim Brady, à jouer du jazz en rêvant de vivre de mon intérêt premier: la composition d’œuvres de factures classique et contemporaine.» La chose ne coule pas encore de source.»// faut que les gens prennent la peine d’écouter la guitare électrique comme n’importe quel autre instrument de musique, qu’ils apprécient sa souplesse, la richesse de son timbre.» Plutôt que d’avoir profité de son véhicu-e «pop», la guitare électrique s’est trouvée écrasée sous son poids, reléguée au rôle de faire-valoir, selon Tim Brady.«Dans les années 60, elle est devenue à la fois le symbole de ce genre musical, symbole d’une révolution.Mais la musique pop, au lieu de repousser les limites de cet instrument, Ta contrainte à s'effacer derrière une voix, à évoluer dans des pièces n ’excédant jamais les quatre minutes.» Tim Brady dit avoir été chanceux.«Au cours de mes études, personne ne m’a jamais dit: "Si tu veux faire de la musique sérieusement, abandonne la guitare électrique”.» Respecté dans ses choix, Tim Brady s’est ensuite inscrit dans ce mouvement d’origine new-yorkaise qui, au début des années 80, fit naître un premier noyau de compositions pour guitare électrique.Ce sont les disciples de ce mouvement qui participent au festival.Trois concerts se tiendront au Club Soda: ceux de Tim Brady et de David Torn ce soir, de Terje typdal et de Hemispheres samedi et du Fred Frith Guitar Quartet dimanche; les trois autres auront lieu à la Chapelle historique du Bon-Pasteur: ceux de Claude ’avy et de Jean-Maurice Payeur demain, ceux de Ron Samworth et de Greg Lowe samedi et ceux d’André Duchesne, de .ean-Claude Patry et de Rainer Wiens dimanche.
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