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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 22 octobre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-10-22, Collections de BAnQ.

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la météo Ensoleillé et plus doux.Venteux par moments.Maximum 50 à 55.Demain: ciel variable et doux.Détails en page 6.LE DEVOIR Fais ce que dois Office férial VOL.LXV - No 242 Montréal, mardi 22 octobre 1974 Les tribulations des Chinois en Afrique -pages 20 CENTS Le “local 791” a versé $75,000 à cinq de ses membres emprisonnés par Gilles Francoeur Le gérant d’affaires du local 791, de l’Union internationale des opérateurs de machinerie lourde (FTQ), M.Robert Me-loche, a admis hier devant la commission Cliche qu’une somme de $75,000 avait été versée à cinq fiers-à-bras condamnés, le 27 mars dernier, à trois ans de prison pour les coups donnés à des membres de la CSN a’un chantier de Sainte-Scholastique au cours d’une période de maraudage improvisée.Un premier versement de $65,000 a été autorisé le 3 avril dernier, comme en font foi les minutes authentifiées du local à raison de $15,000 pour les deux agents d’affaires André Renaud et Gaétan Gauthier et pour un simple travailleur du nom de Julien Massé.Un autre montant de $10,000 a ensuite été versé à Robert Mainville et à Robert Beauchamp, les deux autres fiers-à-bras dont la commission Cliche n’a pas auto- risé la divulgation du passé judiciaire avant leur comparution.Ces deux personnages ont par la suite touché une somme additionnelle de $1,000 chacun alors que les deux agents d’affaires touchaient une somme additionnelle de $4,000 chacun.M.Meloche a expliqué que les derniers $10,000 distribués aux cinq personnes actuellement détenues, avaient été autorisés le 7 avril dernier, soit deux jours après la mise en tutelle du local 791.Le responsable de la tutelle, M.André Desjardins, qui est aussi le directeur de la FTQ-Construction, a-t-il dit, était par conséquent au courant de ce boni.Selon M.Meloche, le premier versement autorisé par l’assemblée des membres du 791 se justifie par des motifs “humanitaires”.Les individus en question, qui devaient alors se présenter pour purger leur peine le 9 avril, ont toutefois considéré que cette somme ne leur suffisait pas et les autorités du local ont décidé de leur partager un autre $10,000 pour “s’en séparer”.Ce dernier don n’a toutefois jamais été approuvé par les membres du local 791.Avant d’être condamnés à trois ans de prison par la Cour d’appel du Québec, les cinq fiers-à-bras avaient d’abord été condamnés à trois mois de prison, le 14 septembre 1973, pour leur participation à des batailles contre des membres de la CSN.Il a été établi hier devant la commission Cliche qu’ils ont continué de toucher leur plein salaire pendant leur détention et qu’ils ont été reembauchés par le local a leur sortie de prison en dépit de ce nouveau fleuron a leur feuille de route.Le commissaire Brian Mulroney s’est dit surpris de ces largesses du local 791 Voir page 6: Le local 791 Les retrouvailles Paris-Ottawa: un premier objectif l’énergie de notre envoyé spécial, Claude Lemelin PARIS — Le premier ministre français, M.Jacques Chirac, a annoncé hier après-midi, à l’issue de ses premiers entretiens avec M.Pierre Elliott Trudeau, qu’un groupe mixte de travail serait constitué d’ici un mois “pour définir les conditions dans lesquelles le Canada et la France peuvent s’associer dans les secteurs énergétiques, soit les secteurs nucléaire, charbonnier et pétrolier”.Le chef du gouvernement canadien devait préciser peu après, ad sortir de l’Elysée, que ces conversations exploratoires ne porteraient pas seulement sur la vente d’uranium canadien et le projet français (patronné aussi par la SDBJ québécoise) de construire une usine d’enrichissement d’uranium au Québec, mais aussi sur la disponibilité de la filière électronucléaire CANDU.“Il n’en a pas été question avec le président Giscard d’Es-taing mais si, j’en ai parlé avec le premier ministre Chirac”, a en effet déclaré M.Trudeau, en sortant du palais présidentiel.Il est rapidement devenu très clair, en cette première journée de la visite du premier ministre fédéral à Paris, que les Français attachent beaucoup d’importance au développement de la coopération franco-canadienne dans le domaine énergétique (et pour cause, puisque le renchérissement du pétrole imposera à la France cette année un déficit de $9 milliards de ses paiements extérieurs).C’était d’ailleurs là le premier sujet à l’ordre du jour de l’entretien d’une heure que M.Trudeau a eu hier avec le président Giscard d’Estaing.Les deux hommes d’Etat ont ensuite passé rapidement en revue la situation au Moyen-Orient (le ministre français des Affaires étrangères y effectue présentement une tournée qui l’a amené, il y a deux jours, à rencontrer M.Arafat, le chef du Front de libération de la Palestine), puis le renforcement — vivement souhaité par Ottawa — des relations du Canada avec la Communauté Le premier ministre du Canada.Pierre Elliott Trudeau, reçu au palais de l'Elysée par le président Valery Giscard d'Estaing (à droite) ¦ri v -, Voir page 6: Les retrouvailles "Des liens qui appartiennent à l'ordre des choses” (Téléphoto AP) Yvon Dupuis Yvon Dupuis quitte l’arène politique par Pierre O’Neill i pri Dupuis, a annoncé nier soir sa démission et fait savoir qu’il quittait définitivement la vie politique.Dans une lettre adressée au président de l’exécutif du parti, puis au cours d’une rencontre en soirée avec des militants de la région de Montréal, M.Dupuis a expliqué qu’il entendait consacrer tout son temps à ses affaires personnelles et rap- pelant qu’en 1973, ses concitoyens sont demeures insensibles à ce “programme humain pour un Québec fort’’ qu’il leur avait présenté.C’est en janvier 1973 que M.Yvon Dupuis était élu chef du Ralliement crédi-tiste au terme d’une série d’affrontements et de scissions internes.Balayé de la carte électorale aux élections d’octobre 1973, M.Dupuis fondait le Parti présiden- Mitchell était le bouc émissaire désigné pour sauver le président WASHINGTON (d’après AP et AFP) -John Dean a révélé hier au procès des Cinq que les proches collaborateurs du président Nixon avaient décidé en mars 1973 que John Mitchell devait plaider coupable pour le cambriolage du Watergate, afin d’éviter que les enquêteurs ne remontent jusqu’à la Maison-Blanche.Dean a ajouté que cette idée avait échoué parce que ni Haldeman ni Ehr-lichman n’avait transmis la proposition à Mitchell.Pourtant, selon Dean, c’est Tun ou l’autre des deux proches collaborateurs de Nixon qui avait suggéré lors d’une réunion le 22 mars 1973 que Mitchell reconnaisse sa culpabilité dans le cambriolage de l’immeuble du Watergate, le 17 juin 1972.En réponse à une question du procureur James Neal, Dean a déclaré que lui et les autres collaborateurs de la Maison-Blanche espéraient que cela “éliminerait toute enquete sur des événements postérieurs au 17 juin”.Un peu plus tôt, Dean tiel après avoir expulsé ses collègues Fabien Roy et Camil Samson.En démissionnant, M.Dupuis suggère à son exécutif de désigner un chef intérimaire et de convoquer un congrès pour le choix d’un nouveau leader.“Ce faisant, je permettrai à un homme plus jeune et plus ualifié que moi de prendre la relève.” qu’il soit possi' ' rallier les meilleurs éléments de la nation q> Ci avait déjà témoigné que le 21 mars, il avait proposé que Mitchell admette sa culpabilité dans le cambriolage du quartier général du parti démocrate.Le tribunal du juge Sirica a écouté hier plusieurs enregistrements de conversations du président Nixon avec ses proches conseillers.Ainsi, le 22 mars 1973, M.Nixon déclaré sur un ton tout à fait naturel: “Il faut protéger nos gens, si nous le pouvons.Je veux que vous colmatiez tou-Voir page 6: John Mitchell dans une force politique forte et cohérente, M.Dupuis formule le voeu que surgisse prochainement un chef pour unifier les éléments sains des diverses factions politiques du Québec.“H le faut à tout prix si nous voulons sauver nos libertés démocratiques.” ., Dans ce dernier message qu’il livre onseryant l’espoir qu’il soit possible de comme homme public, Yvon Dupuis “i ” 11 '' tente d'expliquer pourquoi en octobre 1973, le Ralliement crédîtiste qu’il présidait a perdu tous les députés sauf, Fabien Roy et Camil Samson élus dans les comtés de Beauce-sud et Rouyn-Noranda.“Le peuple a été littéralement submergé par les tactiques des pouvoirs de l’argent; des sondages truques d’opinion publique, du lessivage de cerveau soigneusement dosé, de la propagande savamment orchestrée ont réussi à fausser complètement le sens de la campagne électorale en cours; au lieu de juger 1 Administration de Bourassa, on a transformé la campagne électorale en un véritable référendum sur l’indépendance du Québec; le peuple a marché par la peur; devant la crainte du PQ, le peuple a oublié le grave chaos économique et social qui menace la nation.” Ceci dit, Yvon Dupuis demeure persuadé que le programme qu’il proposait à l’électorat contenait tout ce qu’il fallait pour orienter le Québec vers des “som-Voir page 6: Yvon Dupuis Bataille de Cannes Tandis que le prix du carburant automobile subit hausse après hausse, les richissimes émirs qui vendent $9 le baril de pétrole qui leur revient à 19 cents, s’abattent sur les casinos d’Europe où ils tentent de faire sauter la banque.A leur tour, les nouveaux rois des tapis verts, bardés de plaques de 10,000 dollars, dispersent allègrement au jeu des sommes au’ils tirent de nos poches mais que surtout s volent à leurs sujets faméliques.L'or noir qui a fait tourner bien des tètes fournit son énergie aux vaines roulettes.Les alts.Rien i jeux sont faits.Rien ne va | Louis-Martin TARD Le Village olympique: c’est fait de notre envoyé spécial, Jean-Luc Duguay VIENNE — L’impasse est dénouée: après un an d’incertitude, une entente a finalement été conclue en vue de la construction, au coût de $30 millions du Village olympique.Autre déblocage enregistré dans la journée: le sous-comité de presse du CIO 'a accepté à l’unanimité, à la suite d’une troisième rencontre avec les représentants du service de presse du COJO, le rapport sur l’hébergement et les services offerts aux journalistes.Le président du Comité organisateur des jeux Olympiques, M.Roger Rousseau, a annoncé hier à Vienne, où a lieu la session générale du Comité international olympique, que son organisme et les Terrasses Zarolega, consortium d’entrepreneurs immobiliers, en étaient venus a un accord sur le village Olympique.Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, qui était arrivé le midi dans la capitale autrichienne, invitera le conseil municipal, lors de sa réunion du 31 octobre, à adopter en deuxième lecture le règlement permettant la construction des controversées quatre demi-pyramides dans le parc Viau.Comme LE DEVOIR l’annonçait hier, la première hypothèque de $20 millions sera garantie par la Société centrale d’hypothèques et de logement, en vertu de la foi nationale sur l’habitation et suivant les critères habituels.Le montant de $20 millions, lit-on dans un communiqué, sera prêté par “une importante institution bancaire de Montréal” dont on tarde à donner le nom parce que le contrat n’a pas encore été officiellement signé.D’autre part, l’entente prévoit que les promoteurs, les Terrasses Zarolega, investiront $4 millions tandis que le COJO lui-même garantira une deuxième hypothèque de Tordre de $6 millions.Le communiqué du COJO affirme que les plans des travaux d’excavation ayant été complétés, la construction elle-même commencera après la réunion du conseil municipal, le dernier jour d’octobre.Le vice-président du COJO, M.Simon Saint-Pierre, a expliqué que le rôle de la direction générale du Village sera, à la suite de cette entente, “considérablement élargi”.En réalité, l’accord a pour effet de faire passer de la ville de Montréal au COJO la responsabilité de la construction du Village.Le COJO sera dorénavant chargé de la supervision, des soumissions, des sous-contrats, des dépenses générales et des paiements.Comme il était prévu depuis le début, le COJO occupera sans frais les installations du parc viau entre le 5 mai et le 1er septembre 1976 et sera responsable de la remise en état des lieux une fois les Jeux terminés.Inutile de dire que l’entente a été accueillie ici, dans les milieux du COJO, par un long soupir de satisfaction puisque la question du Village olympique — de son financement en particulier — a été le principal cauchemar du COJO et de la ville ue Montréal.L’entreprise privée hésitait en effet à s’engager dans ce projet de village perma-Voir page 6: Village olympique Les vins ANTONIN RODE’ pnoouce ANTONIN RODET COTES DU RHONE APPfLIATION COTI» DU RHOfif CONTHOlll S) U eWPMMC 1 i.WNLII Iftf MUMit Mmo* AN TON I N RODET sont aussi bons $225 qu’on le dit La CSN: supprimer le commerce de la santé par Gillet Lesage QUEBEC — La Confédération des syndicats nationaux (CSN) demande à nouveau la disparition des “commerçants de la santé et du bien-être” comme prérequis à une véritable réforme des affaires sociales.La centrale syndicale estime qu’un véritable code de la santé et du bien-être québécois doit prévoir en priorité: • l’existence exclusive d’un réseau de distribution public et l’abolition de tout le secteur prive actuel; • l’élimination de tout sous-contrat dans ce réseau unique; • le salariat des médecins et de tous les professionnels des affaires sociales.Ces points ressortent du mémoire que la CSN a fait parvenir, par le truchement de la Fédération des affaires sociales (l’ancienne FAS), à la commission parlementaire oui étudie présentement les projets de loi 40 et 41.Le premier crée une commission unifiée des appels en matières sociales, le second apporte notamment des changements aux élections dans les établissements publics.Le mémoire a été rendu public hier par M Renaud Flynn, président de la FAS.à la faveur d’un conseil fédéral qui réunit à Québec quelque 300 membres représentant 65,000 employés d’hôpitaux syndiqués à la FAS.A moins qu'on ne Ty invite de façon expresse, la FAS n’a pas l’intention de défendre son mémoire devant les députés, estimant que ces derniers s’intéressent beaucoup plus au lobby des administrateurs et des médecins qu’aux vrais problèmes.“La loi 65 et le projet de loi 41, dit le mémoire syndical, continuent de permettre à toutes sortes d’exploiteurs'de faire des affaires dans les affaires sociales.Ces lois maintiennent un réseau d’établissements privés à but lucratif, subventionnés grassement pas les deniers publics.Comment peut-on avoir une poutique rationnelle dans le secteur de la santé et du bien-être lorsqu’on laisse le soin d’exécuter ses programmes à des entrepreneurs privés qui ont comme but de faire des profite?1, La CSN s’en prend également à la pratique des sous-contrats qui prend de l’ampleur, et souvent à cause de directives Voir page 6: La CSN Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET Macon-Villages uiiii (••imii «ntUN'l »a U MWIMt J N NS*M im MauNu cikm ANTONIN RODET sont aussi bons toon qu’on le dit / < 2 • Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 t Ceux qui rêvent de se transformer en oiseaux n’ont qu'à considérer le sort de ces pigeons et de ces moineaux qui devront trouver leur maigre pitance cet hiver dans la neige grise de Montréal.(Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud) mymm ¦f''K*,- 'mm.¦ ¦ A Outremont L’école Gérin-Lajoie devrait bénéficier des privilèges des institutions privées par Gilles Provost “Il est inconcevable que la population d’Outremont (francophone à 65% et défavorisée à 25%) soit privée d’école secondaire française publique sous prétexte que la concurrence d’une dizaine d’institutions privées (grassement subventionnées par l’Etat et dotées d’une autonomie interdite au secteur public) empêche de trouver les 1,000 élèves requis pour l’établissement d’une polyvalente! L’école publique Gérin-Lajoie d’Outremont devrait être aussi déclarée “d’intérêt public” pour bénéficier des mêmes privilèges que les institutions privées”! C’est en ces termes que le premier groupe de citoyens jamais admis à présenter ses vues à une assemblée régulière du Conseil scolaire de Montréal a posé brutalement aux responsables de l’enseignement public à Montréal le problème d’une école particulière et aussi celui l’enseignement privé, de l’absence d’autonomie administrative et pédagogique des commissions scolaires, de la promotion de l’école française, de la taille inhumaine des polyvalentes et de la trop grande importance accordée au “béton”.Plusieurs commissaires ont d’ailleurs longuement souligné l’ampleur des problèmes posés par cette étude extreme-, ment bien documentée que leur a remise l’Association des parents d’Outremont.Avant de parler du cas particulier de l’école Paul Gérin-Lajoie que la commission scolaire Sainte-Croix songe à fermer pour regrouper tous les étudiants actuels a la polyvalente Pierre Laporte de Ville Mont-Royal (où il y a une très faible population francophone), les parents ont en effet dressé un véritable réquisitoire con- tre les institutions d’enseignement privées.Ils ont souligné par exemple que le montant des subventions gouvernementales aux institutions privées du Québec a triplé de 1968 à 1973, passant de $17 millions à $51.6 millions.Pendant cette même période, la cientèle du secteur privé a augmenté de 25% (6.3% par an) alors que la clientèle du secteur public a diminué de 6% par année.Ils ont aussi critiqué la situation absurde suivant laquelle les institutions privées du Québec font aujourd’hui l’envie du secteur public parce le gouvernement refuse, au nom de la rentabilité économique, d’accorder au secteur public les mêmes avantages qu’il concède au secteur privé: Les institutions privées ont, comme les commissions scolaires, la norme d’un professeur par 17 étudiants.Pourtant, ils cuvent sélectionner les élèves les plus rillants, éviter l’enseignement professionnel aussi bien que l’enseignement aux handicapés, ce qui réduit grandement la tâche au personnel.Bien plus, leur grande liberté administrative leur permet des transferts de fonds pour contourner la norme.De même, les écoles privées peuvent procéder à des constructions, à des aménagements, à des achats d’équipement audio-visuel ou pédagogique, toutes choses qui sont interdites à récole publique.En même temps, le gouvernement exige une population minimale de 1,000 étudiants pour une polyvalente francophone alors que les normes sont plus larges pour les anglophones et inexistantes pour les écoles privées.En somme, disent les Parents d’Outremont, si la polyvalente est la meilleure solution pour tous, qu’on l’impose aussi aux institutions privées et si ce n’est pas nécessairement la meilleure solution, qu’on permettre aussi une diversité de formules pédagogiques dans le secteur public.Le problème qu’ils ont dénoncé se pose avec acuité à Outremont où la moitié de la clientèle étudiante de niveau secondaire fréquente des institutions privées et où c’est la qualité et même la survie de la seule institution publique francophone qui est en péril.Si le gouvernement s’est appuyé sur le respect des droits des parents a choisir l'éducation de leurs enfants pour financer le secteur privé, il doit à fortiori garantir la possibilité de choisir l’école publi-ue, ont dit les parents.“Au contraire, ans la situation actuelle, ce sont les exigences du bien commun qui sont scandaleusement bafouées”, soutiennent-ils.Le problème d’Outremont est encore accentué par le fait qu’il existe une polyvalente “vide” à Ville Mont-Royal où il existe une population francophone trois fois moins importante.A 1 engine, cette polyvalente de Ville Mont-Royal devait accueillir les filles des deux municipalités et une autre polyvalente devait être construite à Outremont.Malheureusement, la baisse de la natalité a bloqué la réalisation de ce projet et on pense maintenant à déménager la population d’Outremont à Ville Mont-Royal.Les parents, eux, maintiennent qu’il faut maintenir un pôle francophone à Outremont.LaCSD Le Québec doit tirer davantage profit de sa richesse en amiante par Gilles Provost Deuxièmement, la CSD demande au gouvernement de forcer la famille extrêmement complexe de compagnies multinationales qui contrôlent l’exploitation de l’amiante à révéler de façon claire les liens qui existent entre elles et la façon dont l’argent circule dans ce labyrinthe épouvantable.Le Canada tend ses bras.mécaniques à la NASA La NASA acceptera-t-elle que le Canada mette au point gratuitement les bras mécaniques nécessaires pour extraire de petits satellites ou des instruments scientifiques des soutes de la future navette spatiale réutilisable que les Etats-Unis comptent mettre à contribution pour toutes leurs missions spatiales après 1980?Même si le Canada a hésité pendant de longues années avant de se dire intéressé à participer à la réalisation de ce projet grandiose, une équipe de huit experts de la NASA vient d’effectuer une tournée des grandes installations de compagnies canadiennes qui pourraient être capables de mener à bien la conception de ces bras mécaniques.Le directeur-adjoint du programme de la navette spatiale, M.LeRoy Day, a refusé de commenter les résultats de ces visites en soulignant que l’équipe d’experts n’a' pas encore arreté ses conclusions et que son rapport sera remis confidentiellement à M.James Fletcher, administrateur de la NASA.M.LeRoy Day a insisté sur le fait que beaucoup des renseignements fournis par les institutions intéressées à ce projet sont couverts par le secret industriel.M.Day a même refusé de commenter les chances du Canada d’obtenir une réponse favorable mais il a dit que le Congrès et la Maison Blanche accordaient un grand intérêt à l’offre du Canada qui se dit disposé à investir $35 millions dans la mise au point de ces bras télécommandés.L’objectif canadien est de susciter l’apparition d’une expertise canadienne dans le domaine de la technologie spatiale.La CSD recommande aussi au gouvernement de modifier son système de redevances minières actuel qui est basé sur les profits des compagnies pour adopter plutôt un système plus équitable basé sur la production de la compagnie ou sur la quantité de minerai exploitée.M.Perreault souligne en effet dans son étude que les compagnies de l’amiante ont l’habitude de vendre leur production à prix réduit à leurs (filiales ou à leur maison-mère, de telle sorte que les profits sont réduits artificiellement et que le Québec ne reçoit pas les revenus qu’il devrait percevoir.On souligne aussi que le gouvernement peut difficilement imposer une taxe à l’exportation de l’amiante dans le contexte économique mondial actuel mais qu’il pourrait favoriser tout autant la transformation au Québec des produits de l’amiante en accordant des réductions de redevances aux compagnies qui transforment davantage leur production au Québec.M.Perreault constate aussi avec regret que les pays européens ou sous-développés utilisent davantage l’amiante que les pays nord-américains qui ont davantage recours à d’autres matières premières.A ses yeux, il est important de modifier un tel comportement et le gouvernement pourrait jouer un rôle de leadership important à cet égard.Comme le Québec est le principal producteur d’amiante du monde occidental, et comme cette industrie est située dans une région défavorisée (les Cantons de l’Est), il est particulièrement urgent que le gouvernement prenne tous les moyens nécessaires pour forcer les grandes compagnies multinationales à fabriquer davantage au Québec les produits à base d’amiante et pour augmenter la consommation domestique de l’amiante, a affirmé hier le président de la Centrale des syndicats démocratiques, M.Paul-Emile Dalpé.M.Dalpé a fait cette déclaration à l’occasion d une importante conférence de presse qu’il donnait hier à l’hôtel de ville d’Asbestos à l’occasion de la publication d’un volumineux document technique rédigé par la CSD sur l’industrie de l’amiante au Québec et à travers le monde.L’initiative de ce projet est venue du syndicat national des travailleurs de l’amiante d’Asbestos qui voulait obtenir des données techniques et solides sur cette industrie.L’auteur de cette étude, M.Michel Perrault, a déclaré hier que le seul fait de rassembler les renseignements nécessaires a fourni une base de données qui permettent maintenant à la CSD de faire un pas de plus et de proposer au Québec des moyens concrets d’améliorer la situation.La première étape serait que le gouvernement québécois reprenne enfin possession des droits sur le sous-sol minier des Cantons de l’Est pour que cette région soit enfin placée sur le même pied que toutes les autres régions du Québec où l’Etat est automatiquement propriétaire des droits sous-terrains depuis 1880.On invite enfin les autorités à multiplier les recherches sur l’utilisation de l’amiante pour améliorer les caractéristiques des produits existants (dans l’asphalte par exemple) et à multiplier le nombre des fonctionnaires vraiment compétents dans ce domaine important de notre activité économique Le dialogue avec les industries concernées en serait énormément facilité, soutient-on.Les affamés de pétrole.OTTAWA — (Le Devoir) — Les réserves canadiennes de pétrole pourraient avoir une plus grande valeur à titre de source alimentaire pour les hommes et les animaux ou’à titre de ressource énergétique pour les machines, a déclaré hier un ingénieur de génie biochimique de renommée internationale, M.Moo-Young, de l’université de Waterloo.M.Moo-Young a en effet déclaré à la conférence canadienne de génie chimique que Ton pourrait déjà produire toutes les protéines nécessaires au monde entier simplement à partir d’une quantité de pétrole éouivalente à 17% de la production mondiale annuelle.Cette quantité relativement limitée de pétrole devrait être consacrée à la production des protéines et les pays comme le Canada devraient s’intéresser davantage à la technologie qui permet de produire des protéines à partir du pétrole, a-t-il dit.En fait, cette technologie consiste à faire l’élevage de levures qui se nourrissent de pétrole mais qui sont elles-mêmes comestibles.Il suffit alors de les purifier et de les séparer du milieu pétrolier où elles prolifèrent pour obtenir une source de protéines extrêmement efficace.Ces micro-organismes ont en effet un rendement 10,000 fois plus élevé que le bétail et 2,000 fois supérieur à celui de la volaille.Déjà, la compagnie BP-France a mis au point la technologie nécessaire pour la production de protéines à partir de résidus pétroliers et des usines fonctionnent à échelle industrielle en Grande-Bretagne, en France et en Italie.La production, pour des raisons de commercialisation évidente, est destinée à la consommation animale même si elle pourrait aussi bien convenir aux humains.Le pétrole n’est d’ailleurs pas la seule source d’alimentation possible pour l’élevage des micro-organismes riches en protéines.Une usine européenne fonctionne déjà à partir de déchets d’une usine de papier et des expériences de laboratoires ont montré qu’on pouvait entreprendre un élevage similaire à partir des résidus d égouts, de l’amidon des pommes de terre, de la cellulose, des vieux papiers, etc.Divers travaux sont en cours à travers le monde pour utiliser le gaz carbonique de Tair pour alimenter des microbes riches en protéines, ce qui permettrait d’obtenir une source d’alimentation illimitée.Réflexion faite, action au Tourisme QUEBEC (PC) - Au niveau d’une politique québécoise en matière d’aménagement de parcs, la période de réflexion est terminée et c’est le temps d’agir, selon le ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, M.Claude Simard.C’est du moins le message que les représentants du ministre tenteront de livrer au ministre fédéral M.Judd Buchanan, lors de la 13e conférence fédérale-provinciale sur les parcs, qui s’est ouverte à Québec, hier matin.Un porte-parole du cabinet du ministre Simard a en effet indiqué, hier que le gouvernement du Québec allait profiter de cette conférence pour faire connaître à Ottawa son intention de présenter prochainement, dès cet automne semble-t-il, une loi-cadre des parcs.Même si la rencontre fédérale-provinciale se tient à huis clos, le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de prendre d’autres décisions relatives à l’aménagement de parcs fédéraux au Québec, tant que l’étude de rentabilité commandée par le ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche au sujet des parcs de la Mauricie et Forillon n’aura pas été reçue.Plus tard, au cours de l’automne, le ministre Simard se rendra à Ottawa afin de rencontrer à nouveau son collègue fédéral responsable des parcs, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, M.Judd Buchanan.Entre-temps, la 13e conférence fédérale-provinciale sur les parcs se poursuivra jusqu’à mercredi, à Québec, et traitera des questions techniques, a-t-on Indiqué.Un séduisant coupé à découvrir, La Gordini convertible1975.*-******ccs*y?y?Il existe maintenant un coupé sport 2+2 qui vous permet d’apprécier les joies de la conduite sportive en toutes saisons.Le coupé/convertible Gordini 1975.Signé Renault.Viennent les beaux jours et vous enlevez le toit rigide amovible, vous ouvrez le toit souple (électriquement) et tout le plaisir de rouler en coupé convertible s’offre à vous.Vienne Thiver, il vous suffit de replacer le toit rigide en polyester et vous voilà au volant d’un confortable coupé 2+2.Mais la Gordini 75 c’est aussi plus que ça.Ses performances, ses qualités techniques, son confort et son économie d’entretien en font l’un des coupés sport les plus remarquables au monde.Et en toutes saisons.Son accélération de 0 à 60 en 10.4 secondes!'sa traction avant, sa direction à crémaillère, ses pneus radiaux Michelin à carcassé métallique et ses freins à disques peuvent vous aider à atteindre un pilotage plus raffiné, sur route ou sur piste.Et le moteur, à culasse hémisphérique avec soupapes en tête inclinées, alimenté par injection électronique et la boite de vitesses à cinq rapports synchronisés de la Gordini vous assurent des performances sportives tout en vous donnant jusqu’à 40 milles au gallon** Quant à son confort, c’est tout ce que vous pouvez souhaiter de mieux: sièges baquets enveloppants à l’avant, sièges pour deux personnes à l’arrière, tapis-moquette, vitres teintées, dégivreur de vitre arrière et un système de chauffage à grande capacité.Et bien sûr, la Gordini vous offre tout ce que vous espérez trouver sur un modèle sport: tachymètre électronique, volant et tableau de bord recouverts de garniture de sécurité, roues type mag, et bien d’autres encore.Tout en équipement standard.La Gordini 1975.Une belle affaire à découvrir.Venez en faire l’essai chez l’un des concessionnaires Renault.Et voyez aussi la robuste Renault 12, sedan ou station wagon, le coupé 4 places Renault 15 et le coupé sport Renault 17.' Driving, mai 73 ** Motor Trend, mars 74 RENAULT 17 Gordini Faites Fessai du tout nouveau coupé/convertible Renault 17 Gordini Maintenant.> LE DEVOIR Page Montréal, mardi 22 octobre 1974 es tribunaux _par Guy Deshaies Le procès de Crépeault * s’engage et pour longtemps Le procès de l’ex-maire d’Anjou, Ernest Crépeault, a enfin débuté, hier, après maints ajournements, mais les procédures préliminaires paraissent devoir être si longues et semées de telles difficultés techniques qu’on ne voit pas le jour où le tribunal atteindra le coeur de la preuve.Crépeault est accusé de diverses corruptions municipales qui remonteraient au temps où il exerçait la fonction de maire d’Anjou.Les transactions qu’on lui reproche sont les mêmes en partie que celles qui ont fait l’objet des accusations portées contre l’ex-urbaniste d’Anjou, Charles-Edouard Campeau.Ce dernier a été déclaré coupable récemment par le juge Maurice Rousseau qui l’a condamné à quatre années de prison.Campeau a porté sa cause en appel et entre-temps le procès de Crépeault a commencé.Mais le procureur de la Couronne, Me Gilbert Morrier, avait pensé, étant donné l’abondance de documents et la complexité de la preuve, que la défense, représentée par Me Raymond Daoust, pourrait d’ores et déjà faire quelques admissions aux fins d’abréger les procédures.Lorsqu’une partie admet telle preuve, cette preuve n’a pas à être faite, elle est tenue pour acquise par le tribunal et l’on épargne du temps.Donc, Me Daoust a reçu la proposition de faire des admissions.Pour cela Me Morrier devait lui proposer les admissions à l’aide du dossier qui est présentement entre les mains de la Cour d’appel.Hier, Me Daoust a fait quelques admissions entières et partielles après avoir consulté les parties du dossier que Me Morrier avait obte1 nues du greffier de la Cour d’appel.Ce dernier doit encore présenter à la défense une série de propositions d’admissions après quoi le juge Paul Papineau, qui instruit ce procès, devra s’accorder un délai pour etudier toutes ces parties de preuves admises.Ce n’est qufà ce moment que la preuve proprement dite sera entamée par la Couronne et elle devra porter sur tous les points qui n’auront pas été admis par Crépeault.Mais qui nous dit, entre-temps, que la Cour d’appel n’aura pas ou bien infirmé le jugement du juge Rousseau dans l’affaire Campeau ou bien maintenu ce jugement.En pareil cas, si Campeau en appelle à la Cour suprême le dossier ne sera plus disponible à la Couronne contre Crépeault.Et puis, le même scénario est à prévoir dans le cas du troisième accusé, Jean-Paul Pilon, ex-gérant municipal d’Anjou.Pour tout dire, un long défilé d’étages en étages du palais avec beaucoup de paperasse, une très longue histoire en perspective.Une entreprise réclame $1,480,372 d’un syndicat Pour environ 60 jours de ralentissements de travail et 16 jours de grève, une compagnie d’emballage qui emploie 145 personnes estime qu’elle a perdu $1,480,372 et elle réclame ce montant du syndicat.L’action en dommages a été inscrite, hier, par Les Emballages Reed, du 6200, rue Notre-Dame ouest, contre le Syndicat international des travailleurs unis du papier (local 667-FTQ).Une dizaine de représentants syndicaux sont recherchés conjointement en justice à titre individuel.La compagnie demanderesse fait valoir que, le 15 décembre 1972, elle a signé avec le syndicat un contrat de travail qui doit demeurer en vigueur jusqu’au 31 décembre 1975.Elle allègue que le 1er août dernier, les employés ont entrepris des ralentissements de travail qui se sont prolongés jusqu’au 2 octobre et qu’à cette date le syndicat a déclenché la grève illégalement.Il n’est pas fait mention de négociations entre les parties.Quant au quantum de l’action, la compagnie évalue ses pertes comme suit: $1 million pour perte éventuelle de clientèle; $224,355 pour perte de profit entre le 1er août et le 18 octobre 1974; $76,512 pour “coût excédentaire de main-d’oeuvre”; $43,000 pour achat de matériel à l’extérieur; $68,000 pour entreposage et “sécurité”; $3,241 pour frais de surestarie pour camions non utilisés (indemnités pour temps supplémentaire de retenue des véhicules); $65,000 pour honoraires d’avocats et frais légaux du 1er août au 18 octobre.Le tout formant un total d’environ un million et demi de dollars.La demanderesse précise que sa réclamation ne vaut que pour la période susmentionnée et elle se réserve le droit d’ajouter de nouvelles réclamations pour les jours de grève qui suivent le 18 octobre.Il ne semble pas qu’il y ait eu requête en injonction de la compagnie contre le syndicat.LaCommission municipale peut entendre l’appel de Corbeil La Commission municipale du Québec a le pouvoir d’entendre l’appel logé par un fonctionnaire municipal à l’encontre de sa destitution par le conseil municipal.Ainsi, la Commission municipale entendra l’appel de M.Jean-Jacques Corbeil, gérant municipal de la ville de Beloeil, destitué de ses fonctions.C’est ce qu’a décidé, hier, le juge Alphonse Barbeau, de la Cour supérieure du district de Montréal, en rejetant la requête en évocation présentée par la municipalité de Beloeu pour retirer des mains de la Commission le dossier de M.Corbeil.La municipalité alléguait que la décision d’un conseil municipal était sans appel sauf dans les cas de fraude ou d’injustice et ce, malgré l’addition de l’article 69 (a) de la loi des cités et villes qui prévoit un tel appel puisqu’il s’agit encore des cas de fraude ou de déni de justice flagrants.La Ville de Beloeil prétendait que le législateur n’avait jamais permis que la municipalité doive être obligée de donner les motifs d’une destitution devant quelque instance que ce soit et elle ajoutait que l’enquête sur appel débouchait injustement sur une enquête relative a l’administration municipale.Le juge Barbeau estime que les amendements apportés à la loi des cités et villes ne limitent plus les cas d’appel aux seules fraudes de la part des conseils municipaux et qu’un fonctionnaire destitué, même conformément aux règles requises, a toujours la possibilité de faire reviser son cas'par la Commission municipale du Québec.Si, selon le juge Barbeau, telle revision devait amener un déni de justice flagrant, dès lors la municipalité aurait peut-être droit à un bref d’évocation émanant du tribunal supérieur.Pour le moment, si l’on décide que la Commission n’outrepasse pas sa compétence et ne commet pas d’injustice en procédant à la revision d’un cas de destitution, il n’y a pas lieu de la désaisir du dossier par voie d’évocation.La requête est rejetée et la Commission municipale procédera à l’examen des faits qui ont abouti au congédiement du gérant municipal de Beloeil.C’est le juge Richard Beaulieu qui entend cet appel.Le juge Anctil et LE DEVOIR: un règlement hors de cour Le juge Jacques Anctil, qui siégea à la Cour des sessions de la paix jusqu’à sa mise à la retraite récente, vient de laisser tomber une action en dommages de $35,000 qu’il avait instituée contre LE DEVOIR à la suite de deux articles parus dans notre journal les 1er et 2 février 1972.Ces articles où était relatée l’expulsion par le magistrat d’une personne dont la présence dans la salle d’audience avait été trouvée gênante lors d’une cause qu’il instruisait au sujet d’un nommé Edwin Pearson, avaient entraîné pour le juge Anc- til des dommages que celui-ci évaluait à $35,000.Or, des contacts entre les deux parties ont permis par la suite au DEVOIR de se rendre compte de l’intégrité du magistrat et des motifs sérieux qui inspirèrent sa décision dans l’affaire précitée.Le juge Anctil a pu, de son côté, vérifier la bonne foi.de notre journal.En conséquence de quoi les deux parties sont convenues de régler à l’amiable hors de cour, chacune payant ses frais, l’action instituée le 21 mars 1972 par M.Anctil.Les enseignants anglophones de Verdun gagnent contre l’Alliance OTTAWA (PC) — La Cour suprême du Canada a décidé de ne pas intervenir dans les décisions d’une autre cour de justice qui a permis à des instituteurs de langue anglaise de Verdun de se dissocier d’un syndicat de langue française.“Il ne s’agit pas d'un cas où on doit accorder une permission spéciale pour interjeter appel,” a déclaré le juge Louis-Philippe Pigeon.Les 125 instituteurs de Verdun ap- partenaient a l’Alliance des professeurs de Montréal.Ils ont voté en faveur d’une affiliation à l’Association provinciale des instituteurs catholiques de langue anglaise, affirmant ue leurs intérêts et leurs conditions e travail différaient de ceux de leurs collègues francophones.La Cour d’appel du Québec a refusé un appel à l’Alliance des professeurs qui prétendait que le Code du travail du Québec interdisait cette scission.Le 29, un avertissement Laberge accuse la police d’avoir laissé filer Obront par Pierre O’Neill Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, M.Louis Laberge, accuse le ministre de la Justice de “manipuler la justice” et reproche à la police d’avoir “laissé filer” William Obront.Au cours d’une conférence de presse, le chef syndical dévoilait hier les thèmes d|une manifestation que la FTQ a organisée pour le 29 octobre à Montréal.“Un avertissement aux boss et à Jérôme Choquette qui semble décidé à briser le mouvement syndical.” Après la manifestation du Mouvement Québec français qui a attiré 15,000 participants, samedi à Québec, contre le bill 22, les dirigeants de la FTQ évaluent à 50,000 le nombre de travailleurs qui descendront dans la rue le 29 octobre.Seuls M.Choquette et le président de la Fédération de la construction (CSN), Michel Bourdon, ne sont pas invités et leur présence ne serait pas tolérée.Si par ailleurs Michel Chartrand décidait d’y participer, on lui ferait une place de choix.Par-delà les'batailles syndicales que la centrale conduit contre des patrons coriaces, par-delà les tensions qui déchirent actuellement le mouvement syndical, les dirigeants de la FTQ sont davantage préoccupés par la persécution dont ils se disent victimes.Dans l’esprit du président de la FTQ, il n’y a plus aucun doute que le gouvernement Bourassa et notamment le ministre de la Justice ont entrepris, avec la collaboration d’autres agents complices, une vaste opération visant à saboter le mouvement syndicaliste.“Nous ne sommes pas surpris, mais désabusés.” Ces prétentions, M.Louis Laberge les Au soir du 10 Résultats en moins fonde sur l’agressivité et l’instance des enquêtes policières que le ministre de la Justice a déclenchées contre les syndicats de la FTQ.Il trouve d’éloquentes indications dans les poursuites judiciaires dont il fut l’objet à l'instar de son collègue, André Desjardins, de la FTQ-Construction.Enfin, M.Laberge note une fois de plus le battage publicitaire qui a entouré les travaux de la Commission Cliche depuis le tout début.Plus encore, M.Laberge prétend que le gouvernement et son ministère de la Justice, tout en persécutant les syndicats accordent un traitement de faveur aux vrais criminels.A titre d’exemple, M.Laberge cite le cas du millionnaire de la viande, celui que la Commission d’enquête sur le crime organisé a identifié comme un chef de la mafia montréalaise, William Obront.Selon le président de la FTQ, il eût été facile pour le ministère de la Justice et la police de surveiller William Obront, de l’empêcher de quitter le pays et de le retenir pour interrogatoire policier et témoignage devant les tribunaux.Le gouvernement Bourassa a favorisé la fuite de William Obront, explique M.Laberge, pour le recompenser des contributions qu’il a fournies à la caisse du Parti libéral.“Si Obront avait eu un procès aussi rapide que le nôtre, il aurait été présent pour repondre aux questions.Mais ce n’était pas dans l’intérêt de Choquette.” Le président de la FTQ dit s’étonner que des dizaines d’enquêteurs policiers consacrent tout leur temps à scruter les activités et les livres de simples militants syndicaux.Ce qui fait conclure à Louis Laberge que si les policiers consacraient" le dixième d’énergies à combattre le crime organisé, le Québec en serait complètement débarassé.Quant à la manifestation elle-même, le président de la FTQ n’ose pas prédire qu’elle sera violente.Que voulait-il laisser entendre samedi en déclarant que ce serait là l’occasion pour les grévistes de la United Aircraft de s’emparer de l’usine?M.Laberge refuse de préciser en rappel-lant qu’il répond déjà devant les tribunaux à une accusation d’incitation à la ^violence.“Ce ne serait pas de notre intérêt d’essayer de prédire ce qui va se passer.” $450 millions de monnaie olympique à $644 millions OTTAWA (CP) — La valeur marchande des pièces de monnaie olympique vendues pour aider au financement des jeux Olympiques de 1976 ne dépassera pas $450 millions, même si les ventes totales de cette monnaie se chiffreront par $644 millions.C’est ce qu’a soutenu hier le ministre des Postes, M.Bryce Macka-sey, en expliquant que la différence entre ces deux montants pouvait ê-tre attribuable à la demande inattendue pour les collections de pièces à double frappe, qui sont vendues dans des étuis spéciaux à un prix plus élevé que la valeur des pièces.La loi permettant la frappe de ces pièces, a poursuivi M.Macka-sey, établit leur valeur marchande totale à $450 millions.* Personne, a affirmé M.Macka-sey, ne peut obtenir ces pièces à moins que leur valeur marchande, ni les banques, ni les spécialistes de la numismatique, ni les commerçants.Les distributeurs, néanmoins, peuvent bénéficier d’une escompte sur la valeur de revente d’une piece de cinq dollars, par exemple.« La mise en candidature accélère la campagne électorale à Montréal de 3 h A peine trois heures après la fermeture des bureaux de scrutin le 10 novembre prochain, les Montréalais pourront connaître les résultats complets de l’élection municipale.Techniquement, c’est demain à midi que débutera la campagne électorale, à Montréal, en vue du scrutin du 10 novembre, alors que le président des élections procédera a la mise en candidature officielle des candidats à la mairie et aux 55 postes de conseillers municipaux.C’est dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville, rue Notre-Dame est, que se tiendra cet événement.Le président des élections, M.Marc Boyer, déclarera élus par acclamation les candidats qui auront été les seuls à poser leur candidature à un poste, et acceptera officiellement les autres candidats.Les personnes désireuses d’être candidates ont jusqu’à aujourd’hui pour obtenir un bulletin de présentation, et jusqu’à demain, 12 heures, pour le remettre.Les candidats n’ont cependant pas attendu le 23 octobre pour commencer leur campagne électorale, particulièrement les candidats du Rassemblement des citoyens de Montréal.Ceux-ci auront une semaine très chargée.Ainsi, leur candidat à la mairie, M.~ Jacques Couture, s’a- dresse aujourd’hui, à midi, aux étudiants de l’Université du Québec à Montréal.A 18 heures, il prendra la parole devant les membres du Syndicat des ingénieurs de l’Hydro-Québec.Vendredi, il donnera une conférence de presse pour discuter du programme d’habitation.M.Couture participera dimanche à un débat public avec des représentants des deux autres partis politiques municipaux, au Sadye Bronfman Center.Par ailleurs le RCM tiendra une assemblée publique dans le district d’Ahuntsic demain soir, et une grande assemblée, dimanche soir, à l’église Saint-Edouard.Le Parti civique pour sa part attendra vendredi pour lancer officiellement sa campagne électorale.Au cours d’une conférence de presse, le maire Jean Drapeau rendra public son programme électoral ainsi qu’un calendrier des principales manifestations publiques.On sait cependant qu’il participera le 30 octobre à un souper organisé dans le district de Saint-Henri.Il s’agira d’un souper au poulet, et le prix du couvert sera de $2.50 par personne.Dans les autres villes du Québec où il y a des élections municipales, le scrutin se tiendra le 3 novembre, et les mises en candidatures se feront dimanche le 27 octobre.Pour les villes de banlieue de la CUM, la Conférence des maires a mis sur pied une organisation qui permettra de centraliser l’information provenant des 15 villes où se tiendront des élections.Le maire de Dorval Le maire sortant de Dorval, M.Sarto Desnoyers, devra faire face à l’opposition de l’un de ses conseillers municipaux, M.W.G.Bill Milsom, à l’élection du 3 novembre.M.Milson a rendu publique sa candidature par un communiqué, hier, disant qu’il avait décidé d’être candidat à la mairie à la suite de l’incertitude créée par M.Desnoyers, qui pendant un certain temps a songé à abandonner le poste de premier magistrat.M.Wilsom est âgé de 46 ans.Conseiller municipal depuis 10 ans.Les résultats officiels ne seront cependant connus que le lendemain pour permettre au président des élections de procéder à une vérification des rapports des officiers d’élections de chacun des bureaux de votation.La rapidité avec laquelle seront connus les résultats, le soir même du scrutin, sera due au centre d’informatique de la Ville de Montréal dont le rôle sera de les transmettre au public par la voie des media d’information.Aussitôt compilés dans chacun des 3,255 bureaux de scrutin, les résultats seront transmis par téléphone au centre d’informatique.Là, un ordinateur Univac 1106 les assimilera et les transmettra au fur et à mesure sur des écrans cathodiques installés dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville.C’est ce que le président des élections, M.Marc Boyer, et des membres du Centre d’informatique ont expliqué à la presse, hier matin.Selon le vice-président des élections, M.Léo Lemay, les Montréalais pourront connaître très tôt dans la soirée le nom des candidats élus à la mairie et aux 55 sièges de conseiller municipal.Les bureaux de votation fermeront à 19 heures, et dès 19 heures 30, le public sera admis à l’hôtel de ville pour assister à “la soirée des élections”.aujourd’hui A midi, M.Jacques Couture, candidat du RCM à la mairie, parle de la détérioration actuelle et du développement futur de Montréal, à TUniversité du Québec à Montréal, Pavillon Emile-Girard, 1200 Saint-Alexandre.A 14h30, au centre communautaire de l’Université de Montréal, 2332 boul.Edouard-Montpetit, M.Jacques Besner entretient les membres de la Société d’études et de conférences des divers aspects de l’art moderne.• A 14H30, conférence de M.Erich von Dani-ken, au campus Sir George Williams de l’Université Concordia, salle H-110 de l’édifice Hall.Thème: “Les extraterrestres.” • A 18h, M.Denis Hardy, ministre des Affaires culturelles, assiste au lancement du volume “Mon Québec”, de Gilles-Emmanuel Gingras, au Cercle universitaire de Montréal.• $ $ & $ $ ê $ » % si $ ft Quand on a I ï >¦ les moyens **«*«**' t/es Cours/ Vh> H ran tfi/ ï Napoléon COGNAC | ï?COURVOISIER 40%AiCOH« L-.i0* ‘ô-JARNAC-FRANCE COURVOISJKfi 122-E *14.50 ft ft ft ft ft ft ft ft .ft ft ft ft A 18h, rencontre-information organisée par la Jeune chambre de Montréal Inc., au restaurant La Vieille France, 50 rue Saint-Jacques ouest.Levée de fonds au profit de l’Association de paralysie cérébrale du Québec.ft CQUfiVOISIER V^COONAC .y Le seul cognac vieilli à l'ombre de Napoléon A 20h, en la salle M-415 de l’immeuble principal de l’Université de Montréal, conférence de M.Helmut V.Muhsam.Sujet: "Après Bucarest.Quoi?”.$ Si Si $ Si Représenté par J.M.Douglas International % » * » 1 • Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 éditorial Quand le Village craque Quand le ver est dans la pomme, il importe peu que la pomme tombe dans le panier du maire Jean Drapeau ou du commissaire général Roger Rousseau.En ce sens, le contrôle que Te COJO aurait pris du Village olympique laisse entier le problème posé par la “solution” des Terrasses Zarolega.• Bien avant que le maire Drapeau rende son choix public, le comité exécutif de la Ville de Montreal avait été saisi d’un rapport indiquant que le Village permanent ne trouverait aucun preneur parmi les grands entrepreneurs sérieux de la métropole.La mise en marche simultanée d’autant de logements n’était pas rentable (même si le prix du terrain était réduit en érigeant le Village sur le domaine public, et donc à meilleur compte que sur un terrain soumis aux lois du marché).Elle ne l’est pas encore, et ne le sera jamais.Malgré les prétentions du maire et des quatre promoteurs, le financement du Village était loin d’être résolu quand l’hôtel de ville a dit non au projet de village temporaire.On a alors menti effrontément aux bénévoles de l’Ecole d’architecture et de la firme Blache et Koch et aux citoyens appelés à faire les frais de cette spéculation foncière éhontée.N’ayant pas réussi à rendre leur projet rentable au point d’intéresser les bailleurs de fonds du secteur privé, les promoteurs pouvaient cependant mettre à l’épreuve une nouvelle formule, car ils tiennent le COJO à la gorge, le maire Drapeau et son entêtement laissant le Comité organisateur des jeux sans solution de rechange! Coincé, le COJO devrait maintenant garantir une partie du > financement du Village, soit $6 millions des $30 millions déjà annoncés.(On avouera un peu plus tard que le Village va coûter $50 millions!) Cette subvention aux promoteurs du Village serait un moindre mal, si le COJO ne s’était pas déjà engagé à rembourser Montréal pour les dépenses qu’elle fait dans la construction, excessivement coûteuse, des installations olympiques, principalement le stade du parc Maisonneuve.Le Village ne devait pas ê-tre financé par le COJO, le Comité devait simplement jouir d’une location privilégiée le temps des Jeux.Montréàl ne devrait pas non plus le financer, le maire comptant sur des fonds privés, après l’échec d’un financement public de logements sociaux au parc Viau.Le financement totalement privé échouant à son tour, on se rabattrait maintenant sur une contribution de $6 millions du COJO.C’est donc dire que le COJO va réduire de $6 millions, si l’entente dont on parle est ratifiée, la garantie de remboursement qu’il a donnée à la Ville pour ses autres dépenses olympiques.Le Village qui n’entrait pas dans le budget du COJO va y faire une ponction substantielle — sans que personne ne puisse encore affirmer, loin de là, que les revenus du COJO vont dépasser ses dépenses prévues au point de lui permettre d'assumer d’autres obligations “imprévues”.La Ville de Montréal s’engagerait donc, indirectement, par le biais d’une réduction de la garantie du COJO, à contribuer au financement du Village de luxe que le maire et quatre promoteurs ont convenu d’ériger dans le parc Viau.Voilà, à n’en pas douter, une première et substantielle exception au fameux “autofinancement” dont l’hotel de ville avait fait une règle d’or et d’acier devant le Parlement fédéral et toute la population.Mais il y a plus grave.Le maire Drapeau s’est rendu terriblement vulnérable aux mains des promoteurs à qui il s’en est remis pour le Village.Ou bien il se plie à leurs volontés, quel qu’en soit le prix, ou bien il perd le Village et la face et ses élections et pire encore.On voit facilement où le maire va devoir céder et en faveur de qui.Les promoteurs auraient déjà fait plier le COJO; ils peuvent maintenant arracher un morceau à la Ville.En dévoilant la maquette des pyramides, l’hôtel de ville n’avait pas manqué de souligner à quel point les architectes d’Astous et Durand avaient réussi une prouesse qui allait permettre de sauver le plus d’espace vert possible dans l’anciënne annexe du golf municipal.On cachait déjà à la peculation qu’une partie du parc était réservée à la jouissance exclusive des résidents privilégiés des Terrasses.On taisait évidemment le fait qu’un grand espacevert était mis à la disposition de promoteurs privés en vue de rentabiliser leur coûteux et difficile projet.Mais on n’était pas allé jusqu’à sacrifier la propriété même du parc Viau ou d’une partie de ce domaine appartenant à la Ville.C’est le choix devant lequel le maire et la Ville seraient désormais placés.Les promoteurs ne peuvent trouver facilement du financement ou des garanties de la part de la SCHL, s’ils ne sont pas propriétaires du terrain.Ils ne peuvent davantage mettre en vente des condominiums si les éventuels acheteurs savent qu’ils vont perdre leur placement à l’expiration du bail emphythéotique.Il faut donc que la Ville cède et à un prix dérisoire le terrain dont les Terrasses Zarolega ont besoin pour rentabiliser l’affaire et obtenir le financement.La Ville et les promoteurs pourront trouver toutes les astuces juridiques du monde pour tenter d’échapper au dilemne, mais il va leur être impossible d’empêcher que les Montréalais en tassent les frais.On peut bien remplacer le bail emphythéotique par une vente qui sera automatiquement résolue au “profit” de la Ville dans 64 ans.Mais cela ne saurait tenir lieu de protection ou de consolation pour les consommateurs qui auraient été imprudents au point “d’acheter” un logement dans le Village.Cela ne saurait surtout pas empêcher la Ville d’hériter, au terme du contrat, d’un ensemble domiciliaire qui va poser plus de problèmes qu’on veut bien en voir maintenant.Dans 64 ans, en effet, les pèlerins de l’olympisme pourront bien venir visiter le tombeau du maire Drapeau dans l’une ou l’autre des pyramides de la 21e Olympiade.Mais ce sont les contribuables d’abord qui, par le truchement de la Société centrale d’hypothèques et de logement et la Ville de Montréal, devront subventionner les logements de luxe laissés en “cadeau” par les promoteurs actuels.Cette folie serait un moindre mal si au moins le COJO et ses revenus “miraculeux” Eouvaient vraiment en faire les frais.Mais, ien au contraire, l’explosion des coûts qui frappe le Village n’épargne pas les autres installations.Ce n’est pas sans raison que le COJO et l’hôtel de ville refusent de divulguer les prévisions budgétaires précises du Vélodrome, du stade, de la “tour”, et des autres constructions.Le Village excepté, tous ces ouvrages, y compris les installations de Kingston et de l’ile Notre-Dame, ne devaient pas dépasser $250 millions.Or à lui seul le stade peut facilement dépasser $250 millions.Les contribuables montréalais ne pouvant pas déjà subventionner Terre des Hommes, on frémit en songeant aux factures qui vont tomber dru apres 1976 simplement pour entretenir les éléphants blancs laissés par les Jeux.• Au lieu de s’en remettre à une clique de spéculateurs, le maire Drapeau aurait dû faire confiance au service d’urbanisme et d’habitation de la Ville de Montréal.Son entêtement vient de le jeter dans les griffes de promoteurs qui le tiennent littéralement à la gorge.Pour livrer les logements à temps les actionnaires des Terrasses Zarolega peuvent refiler au Comité organisateur et a l’hotel de ville plusieurs de leurs problèmes de rentabilité.Il est étonnant que la SCHL se prête à une aussi grossière aventure et que les autorités gouvernementales, qui ne peuvent déjà suffire à subventionner les déficits montréalais, laissent d’autres gouffres.L’état des finances municipales, la capacité limitée de la Ville à subventionner des installations sportives, le coût grandissant de la construction, la nécessité de faire face à l’indexation des salaires, le manque déjà scandaleux de fonds publics pour les priorités urbaines, tout milite en faveur d’installations modestes, temporaires, moins dispendieuses pour accueillir la 21e Olympiade.Il est encore temps de le faire savoir au CIO, au COJO et au maire Drapeau.Jean-Claude LECLERC “Des liens qui appartiennent à l’ordre des choses” (Trudeau) ¦ Voici le texte de l’allocution prononcée hier soir à Paris par le premier ministre du Canada en réponse au président de la République française lors du diner de l’Elysée.Monsieur le président, ma joie est profonde et je sais que, de l’Atlantique au Pacifique, mes concitoyens vont se réjouir avec moi de cette chaleureuse célébration des liens si anciens et si so- lides qui unissent nos deux pays.Votre accueil si généreux, vos paroles si aimables, ma vive émotion, m'incitent à souligner le caractère tout à fat particulier de ces liens.Ils présentent certes la multiple nécessité extérieure qui, sur la scène internationale, commande largement les relations entre pays, mais en transcendent cette nécessité-là.Ils s’alimentent à une amitié exemplaire et fort enviable au sein de la communauté mondiale, mais reconnaître cela n’est pas rendre compte de l’intimité historique en laquelle ils sont ancrés.Ce qui distingue nos liens, c’est leur nature organique.C’est, de votre part, le long geste de fondation que vous avez jadis posé dans le nouveau monde.C’est à notre égard une filiation de race, de langue et de culture.Bref, c’est une parenté qui, dès qu’elle reprend pleinement Il reste ce qui n’a pas été dit a Après un long et froid silence de sept années dans les rapports Ottawa-Paris, il était normal que le premier ministre du Canada, dans le discours qu’il prononçait hier soir à l’Elysée, célébrât avec émotion et fierté les liens “si anciens et si solides” qui unissent notre pays à la France.Déjà, tout au long de cette première journée de la visite officielle de M.Trudeau à Paris, rien ne fut épargné du côté français pour conférer à ces ‘‘retrouvailles’ un éclat qu’Ottawa n’osait même pas espérer.L’accueil qu’il a reçu à l’aéroport.digne d’un chef d’Etat, et les discours particulièrement chaleureux du président de la République et de son premier ministre témoignent d’une volonté certaine, non seulement de normaliser les relations politiques, économiques, commerciales et culturelles, mais aussi d’en élargir la portée désor- Pour M.Valéry Giscard d’Es-taing, le moment est venu pour le Canada et la France d’être des ‘‘partenaires de choix”.On l’a vu au cours des semaines dernières, à l’occasion des consultations et visites préliminaires qui ont précédé le voyage de M.Trudeau en Europe, la France et le Canada vont reprendre les dossiers oublies et en ouvrir plusieurs autres.On songe ici aux questions énergetioues, aux possibilités nouvelles qu’offre le développement futur des échangés commerciaux, encore modestes a ce jour, aux perspectives qu ouvre la prodigieuse évolution de la technique française et aux avantages aue les ressources et la nouvelle technologie canadienne peuvent re-nrésenter pour la France.P Dès un premier entretien avec le «résident de la République, 1 hypo-Kèse d’un accord énergétique franco-canadien était evoquee et M.Trudeau devait préciser, à la suite d’une conversation avec M.Jacques Chirac, qu’il avait été uestion de l’éventuelle utilisation u réacteur à eau lourde canadien “Candu”.Ainsi, entre le discours du balcon de l’hôtel de ville en juillet 1967 et les discours de l’Elysee hier soir, la “nature” sinon le fond des choses ont profondément changé, ce qui autorisait M.Trudeau, dans l’allocution qu’on lira ci-contre à parler, lui, de “l’ordre des choses”: si les liens fondamentaux ne changent pas, en revanche le contenu et la forme des relations se modifient suivant l’évolution des deux pays.Donc, au-delà des relations politiques, économiques et commerciales, ces retrouvailles revêtent un caractère psychologique.Dans ce discours de M.Trudeau qui en est la confirmation, on ne s’étonne pas de trouver, exprimée avec vigueur, la certitude du premier ministre pour qui l’avenir de la francophonie canadienne s’inscrit “de plus en plus profondément dans le cadre fédératif”, qu’il est par conséquent “lié à la coexistence avec l’é-lement anglophone”.Mais on ne peut que déplorer l’absence de toute référence précise à l’existence d’un fait concret qu’aucune expérience fédérale ne peut effacer; nulle part M.Trudeau n’a fait état dans son discours à l’Elysée d’un foyer de culture française qui s’appelle le Québec et sans lequel la dimension francophone du Canada, exaltée avec tant de chaleur dans ses propos, n’aurait plus aucun sens.Le gouvernement fédéral, a dit le chef du gouvernement à ses hôtes, assume pleinement la responsabilité de cet ensemble complexe de populations dont se compose le Canada français, notamment par sa politique des langues.Après sept ans d’incompréhension, le moment n’était-il pas venu, à Paris, de reconnaître aussi que le Québec et son gouvernement exercent sur une communauté francophone une responsabilité prioritaire.Il appartenait donc au président Giscaro d’Estaing de le rappeler délicatement lorsque, évoquant l’héritage commun de la langue française, il déclara qu’elle est “à l’origine de l’étroite collaboration que nous avons nouée avec le Québec”.Pour le reste, on doit aussi noter que les représentants de la République française, sceptiques à l’égard de “l’expérience canadienne” et du parti politique de Pierre Trudeau depuis le discours du général de-Gaulle, ont consenti à la faveur de ces retrouvailles, sinon à l’approuver, du moins à reconnaître qu’elle n’est plus dépourvue de réalisme, même à leurs yeux.C’est ainsi qu’il faut interpréter ce passage du discours prononcé hier par M.Chirac: “Au-delà du développement économique, dans le respect de la nature et de l’histoire, une société complexe s’attache à découvrir, grâce aux techniques nouvelles et aux possibilités qu’elles offrent, l’art d’être multiple sans se disloquer, complexe sans se mutiler, bilingue sans se déchirer.A cette experience, comment n’être pas attentif, puisque l’expérience est canadienne et que nous sommes Français?” Ce que la France veut par là reconnaître — et c’est le quotidien “Le Monde” qui le rappelait hier — c’est que le problème interne du Canada n’a pas disparu, mais c’est par la coopération, non par l’é-reuve de force, qu’Ottawa et Qué-ec — et avec eux la majorité des citoyens des deux sociétés — entendent le résoudre.Michel ROY conscience d’elle-même, comme en cette occasion privilégiée, nous porte invariablement les uns vers les autres d’une même élan.Evoquant son amitié pour Etienne de la Boétie, Montaigne rejoint une ultime simplicité, et il s’exclame: “Par ce que c’éstoit luy.Par ce que c’étoit moy.” La réalité m’apparait dans une même transparence lorsque je veux rendre compte des liens que l’histoire a noués entre la France et le Canada.Aussi, je n’éprouve aucun embarras, monsieur le président, à redire des choses qui ont été dites tant de fois, parce que ces choses en vérité, c’est vous, c'est nous.Dans une pareille intimité, les relations de la France et du Canada tendent à déborder le cadre formel de la réalité et de l’activité politiques et, pour une part importante en effet, elfes se développent spontanément selon les affinités de nos peuples.Il y a.là un principe de continuité et de fécondité dont nos relations officielles ont tiré d’inestimables avantages.Jeune homme, monsieur le président, vous avez enseigné à Montreal, au collège Stanislas, et plus tard vous deviez revenir à trois reprises au Canada comme délégué et président du comité des finances de l’Assemblée nationale.Vous avez donc des Canadiens une connaissance directe, une expérience personnelle.Vous savez donc à fond les modalités de nos présences réciproques.Je n’en saurais douter le moindrement, nous partageons tous deux la même confiance, la même assurance en ce qui concerne l’état actuel et l’avenir de nos relations.Si rien ne peut foncièrement modifier les liens qui appartiennent pour ainsi dire à l’ordre des choses, le contenu et la forme de nos relations officielles se modifient nécessairement au fur et à mesure qu’évoluent nos deux pays, conformément à leurs dynamismes internes et en raison de la pression des changements extérieurs.Au cours des entretiens que j’ai eus avec vous, monsieur le président, et avec le premier ministre, monsieur Jacques Chirac, le fait que le Canada se présente en adulte au sein d’une civilisation adulte s’est imposé à notre attention avec une insistance toute nouvelle.L’accession du Canada à la majorité ne date pas d’hier, mais elle est cependant assez récente pour amener à des redressements de perspectives et obliger à des reprises de conscience qui peuvent encore étonner.Car la nouveauté qui s’affirme et se manifeste en toute occurrence semblable n’est entièrement prévisible par personne.Les formes de la maturité sont toujours surprenantes, et pour soi-même et pour les autres Si donc certaines manifestations de la jeune maturité canadienne sont Voir page 6: Trudeau Vive la Bretagne libre! Michel Brunet sur la Loi 22 “Pour la première fois, nous commençons à agir en majorité” ¦ L’historien Michel Brunet, professeur à l’Université de Montréal et auteur de nombreux ouvrages, s’est prononcé sur la Loi 22 au cours d’un entretien à la télévision (“L’univers de Yoland Guérard”) au réseau TVA, le 14 octobre, à 21h30.Les propos de M.Brunet ont été retranscrits et sont ici publiés avec son autorisation et celle du réalisateur de l’émission.On parle d’une législation sur la langue depuis plusieurs années.En réalité, nous avons très peu de législation sur la langue.La première loi au Québec est de 1910; sous la pression de l’opinion publique et des milieux nationalistes, à ce moment-là, il y avait la Jeunesse canadienne-française, l’ACJC, qui était assez militante durant la période d’Henri Bou-rassà.Finalement, Gouin a fait adopter une loi où il obligeait les compagnies de téléphone, les compagnies de transport, les compagnies d’électricite à rédiger en français leurs comptes ou leurs billets.Avant cela, vous receviez votre compte de téléphone et d’électricilé uniquement dans la langue anglaise.La langue française a Montréal, vers 1910, existait au confessionnal, (dans le sous-sol d’une église, dans la cuisine, et devant les tribunaux.Et quelle langue! Ensuite, on en a reparlé à partir des années ‘50, surtout avec les moyens nouveaux de communication et quand les gens ont quitté la campagne pour venir travailler dans les villes.Finalement, on arrive à ce projet de loi 22 qui proclame la langue française langue officielle.Le problème des Québécois est le suivant: nos compatriotes sont bien gentils, mais ils sont très enfants.Ils demandent tout; résultat: ils n’ont rien.Pendant des années, on n’a jamais posé le problème de la langue officielle.Or, pour une fois, un gouvernement décide de poser la question et d’affirmer une chose qui aurait dû être réglée depuis longtemps, mais qui ne l’était pas.Au Mexique, il y a une loi qui dit: “Tout ordre donné dans une autre langue que l’espagnol n’a pas été donné/’ Cela finit là.Les entrepreneurs qui vont s’établir en Allemagne ou en Italie adoptent la langue du pays.Ici, cela ne se passait pas ainsi arce qu’il faut dire qu’au Qué-ec il y a une minorité qui n’est pas une minorité comme les autres.J’ai toujours dit que ce ne sont pas les Québécois qui ne • sont pas comme les autres, ce sont les Anglo-Québécois qui ne sont pas comme les autres.La preuve, vous l’avez eue aux elections de 1972: ils n’ont pas voté comme le reste du pays.Or, cette minorité privilégiée s’est toujours prise pour une majorité.J’ai été le premier à le dire en 1961.On m’avait demandé: “Quelle peut être la contribution des Anglo-Québécois à l’évolution du nouveau Québec?” J’ai dit: “Apprendre à devenir une minorité”.Le Star, la Gazette, tout le monde s’est mis à hurler: “Au Québec, il n’y a pas de minorité, il n’y a pas de majorité.Le professeur Brunet, c’est du Mietzsche! Ici, on est tous des citoyens canadiens, et patati et patata”.Aujourd’hui ils admettent qu’ils sont une minorité.C’est déjà une étape.J’avais ajouté alors ceci: “On ne peut pas leur demander de se comporter en minorité aussi longtemps que nous n’aurons pas le courage d’agir en majorité”.Pour la première fois nous commençons à agir en majorité.La langue française est proclamée officielle.Les gens qui critiquent ont dit à M.Bourassa: "Oui, mais dites que c’est la seule langue officielle”.Connaissez-vous un pays qui va dire: “la seule langue officielle”.C’est “la” langue.Elle est officielle, donc c’est la seule.Ensuite, ôn a dit: “Oui, mais vous leur donnez des droits”.Il est évident que l’on ne peut pas passer la minorité anglophone à la chambre à gaz, que je sache.On ne peut pas la déporter.Ils sont là; on ne peut les ignorer.A ce moment, c’est vrai que l’on définit des droits qui n’étaient pas définis avant, mais qu’ils avaient tous.Définir, c’est quoi?C’est limiter, il ne faut pas l’oublier.Les évêques Pont appris à leurs dépens dans le bill 60.Ils ont fait définir la confessionnalité.Vous avez vu le résultat.Je l’avais dit à l’époque: “Si vous faites définir, .tous faites limiter”.Définir, c’est limiter.C’est pourquoi, justement, les anglophones sont en panique.Il paraît qu’ils ne parlent que de cela.Je ne le sais pas.Je ne les fréquente pas, mais il paraît qu’ils ne parlent que de cela.Un exemple bien concret: le mois dernier, la compagnie Bell Téléphone dans la region de Hull dit que les échanges sont en anglais.Tout de suite, on a protesté, on a invoqué la Loi 22.vingt-quatre heures après, ie vice-président avait démenti son employé et on a accusé un fonctionnaire de zèle, etc.La même semaine, M.Bourassa est à New York.Tout de suite, les journalistes anglophones demandent (les journalistes anglophones influencés par les journalistes anglophones d’ici, pas les journalistes américains) : “La langue, que pensez-vous de la langue?Et le bill 22?” M.Bourassa a répondu aux financiers américains: “Quand vous allez en Allemagne, vous utilisez l’allemand.Quand vous allez én Italie, vous utilisez l’italien.Il faudra un jour apprendre qu’au Québec on utilise le français”.Jamais un premier ministre du Québec n’a dit cela auparavant.Ce sont deux événements récents.Pourquoi certains sont-ils inquiets?Ceux qui veulent tout avoir, du côté francophone, disent: “La loi laisse trop de discrétion au ministre et à la régie”.Les anglophones eux-mêmes disent la même chose.Il est évident que nous sommes dans une conjoncture nouvelle.Comme historien, je suis obligé de dire que les conjonctures de changement sont au moins à moyen terme, c’est-à-dire que ce n’est pas un temps moyen.Pour l’historien, dix ans, quinze ans, c’est une journée.Mais, dans la vie d’un individu, c’est ce que je répète souvent à mes étudiants, pour un jeune de vingt ans, dix ans et quinze ans., c’est naturellement énorme.Pour l’historien, dix ans, quinze ans, c’est une semaine ou quelques jours.Avec l’évolution des sociétés, et surtout dans une société comme la nôtre, qui est une société démocratique sans contrainte étatique trop grande — Staline avait le privilège de fusiller ou de déporter., mais nous n’avons pas ce privilège — il faut tenir compte de l’évolution des mentalités.Le ministre Cloutier l’a très bien défini quand il a présenté son projet de loi.Je me rappelle l’un de ses textes: “Il ne faut pas vouloir aller trop vite, compte tenu de l’état des mentalités”.Un gouvernement peut avoir toutes les intentions du monde.Il peut dire: “Vous voulez la lune?Je vais vous la donner”.Or, dans les mentalités, c’est la même chose.Elles changent très lentement, peut-être un petit peu plus vite depuis quelques années puisque nous sommes dans une période d’accélération de l’histoire.Disons que les mentalités changent beaucoup plus vite quand même.Rappelons-nous que nous avons été bousculés par les événements.Malgré tout, les gens changent lentement.Or, un gouvernement et même des dirigeants qui essaient de voir plus loin que la journée immédiate ou le quotidien, ne peuvent pas aller plus vite que la majorité des gens qui veulent bien les suivre.Je me souviens avoir connu un ministre, je ne le nommerai pas, qui était un homme dynamique et progressiste, avec la tête pleine de réformes.Il me disait: “Tu peux donner des ordres, mais si tu n’as pas de courroies de transmission, si les gens derrière toi ne répondent pas.!” Je lisais un texte, en préparant cette émission, qui disait: “Ce n’est pas drôle quand tu es en avant, que tu est général que tu te retournes et qu’il n’y a personne qui te suit en arriéré”.C’est bien beau de vouloir faire avancer l’histoire, mais si les gens en arrière sont trop quétaines, que faire?On ne peut pas demander aux Sens de penser.Je vais vous ire une remarque que quel-u’un me faisait: “Si trois Cana-iens français se rencontrent avec un anglophone, vous le savez, ils vont parler anglais.Or, comme disait ce ministre: “Si je fais fusiller les trois Canadiens français, il reste encore un Anglais.A ce moment-là, vous ne pouvez pas.!” Je dis que le projet de loi 22, la Loi 22 — car ce n’est plus un projet, c’est un fait — est une etape importante au point de vue psychologique, comme déblocage, comme définition d’une situation.C’est ce qui m’a frappé le soir de l’adoption de la loi, le 31 juillet.J’écoutais un poste américain, le canal 5 de Plattsburgh; c’était les nouvelles, à sept heures, et l’annonceur donnait les manchettes.La première manchette était: "Dorénavant.Nowadays, the French langage is the official language in Québec.” Quand il a donné son bulletin au complet, il a simplement répété: “Aujourd’hui a été signée la loi, etc.” Cela veut dire qu’il y a quelque huit millions d’Américains qui ont appris cela.C’est tout, mais je crois que c’est une étape importante et il serait temps que nous nous en rendions compte.É Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 * j des idées des événements des hommes Le droit à l'assistance: voeu pieux de ministre?Les graves insuffisances de la loi d’aide sociale Sous le régime français, l’Etat ne se reconnaissait ni l’obligation, ni la compétence d'assumer lui-même la responsabilité de l’enseignement et de l’assistance publique.Ces grandes tâches étaient abandonnées à l’initiative privée, ce qui voulait dire en pratique à la famille et à l’Eglise Catholique.Peut-être l’Etat a-t-il joué un rôle un peu plus actif dans le domaine du bien-être en instituant les bureaux des pauvres, mais on doit tout de suite ajouter que l’activité de ces bureaux était assurée en réalité par le clergé, assisté de quelques laïcs de bonne volonté.Dans le domaine du bien-être, c’est par les corporations municipales créées à partir de 1832, que l’Etat commencera à se reconnaître une certaine responsabilité à l’endroit des indigents.Pour suppléer en quelque sorte à ce que ne peut faire l’oeuvre privée, la corporation municipale est invitée a s’occuper des pauvres de son territoire ou a aider les institutions de charité.Tout comme pour l’enseignement, c’est ici encore, par la base, c’est-à-dire par la paroisse ou une municipalité, que l’Etat commence à intervenir pour assurer un peu de bien-être à ceux qui ne peuvent subvenir à leurs propres besoins.Les institutions municipales ne se voient cependant pas formellement obligées d'agir dans le domaine du bien-être; aucune obligation précise et stricte ne leur est faite d’aider les indigents ou les institutions de charité.Ce n’est qu’avec la loi de l’Assistance publique de 1921, soit il y a un peu plus de 50 ans, que les corporations municipales doivent obligatoirement assumer les responsabilités financières à l’endroit des indigents hospitalisés.Il est donc vrai de dire que c’est très tardivement que rEtat est intervenu dans le domaine du bien-être et encore ce n’est que pour remplir une fonction supplétive, c’est-à-dire compléter l’action d’un secteur prive déjà actif et efficace.Cette loi de l’Assistance publique subit quelques modifications mineures entre sa promulgation et 1960.En 59-60, le gouvernement du Québec, signait une entente avec le gouvernement du Canada, par laquelle le gouvernement fédéral s’enga- geait à verser 50% des montants octroyés aux personnes en chômage et dans le besoin (assistance chômage).A la même époque la part des municipalités à ces versements fut abolie.On retrouvait alors une dizaine de formes d’allocations sociales catégorisées (aveugles, invalides, etc.) Dans le but d’en venir à une politique d’ensemble, le gouvernement Québécois formait en 1961, un comité d’étude sur l’assistance publique.Le rapport (Boucher) fut déposé en 1963.Les recommandations 9, 10 et 11, préconisaient une loi générale d’assistance sociale.La loi 26 La loi de l’aide sociale fut sanctionnée en décembre 1969.Cette loi était censée être plus humaine et capable de répondre aux besoins des personnes nécessiteuses.Les praticiens des affaires sociales et la clientèle l’attendaient avec impatience, comme le début d’un monde meilleur pour les plus démunis.Déjà cependant l’article 12 laissait transpirer un caractère de statut contrat citoyen travail- Q lettres au DEVOIR Sers monde et conquête de la vie 400 millions de personnes, soit plus' de 10 pour cent de la population terrestre, souffrent de la faim, 400 millions d’autres dépérissent de malnutrition, et les parents de certains pays du tiers monde perdent un enfant sur deux à cause du manque de nourriture et de soins médicaux.Que faire?On suggère que chaque Américain mange un hamburger de moins par semaine.Beaucoup de gens des pays développés mangent trop, c’est un fait.Mais est-ce là l’unique solution?On parle également d’augmentation de la production agricole des pays en voie de développement, d’amélioration des services d'éducation et de santé de ces pays.Ces deux derniers points, on ne peut le nier, sont très importants.Toutefois, à regarder d’un peu plus près les habitudes alimentaires actuelles des pays en voie de développement, à l’heure où l’étendue et les répercussions de la malnutrition dans ces pays semblent plus évidentes que jamais, certaines habitudes alimentaires novices doivent être soulignées.Voyons-les d’un peu plus près: 1) Certains perfectionnements apportés à la technologie alimentaire propagent à l’heure actuelle la consommation d’aliments raffinés.Le riz blanc (le riz raffiné est brun) est de plus en plus populaire et les gens l’achètent aussitôt qu’ils en ont les moyens, puisqu’il constitue un signe de “supériorité sociale ".De nombreux bébés meurent du béribéri entre un et quatre mois en Asie iar exemple, depuis que l’on raffine le riz ce qui amene de sérieuses carences en vitamines du complexe B, particulièrement en thiamine.On affirme communément dans ces pays que le riz est la seule nourriture qui compte et qui donne de la force tandis que les autres plats sont considérés comme un assaisonnement.Pe 2) De l’avis même de l’Organisation mondiale de la santé la carence protéo-calorique est la carence la plus sérieuse de ces pays en voie de développement.Dans plusieurs pays ou maintenant on adopte les habitudes alimentaires américaines, on délaisse plus tôt l’allaitement au sein.Bon nombre d’enfants souffrent du “marasme’’, sorte d’inanition moins spécifiquement liée à une carence protéique mais s’accompagnant toujours d’une carence protéo-calorique.Cette maladie atteint fréquemn.ent les enfants âgés de moins de 13>.nois et est causée par la cessation ou la diminution de l’allaitement maternel, qu’on remplace par une nourriture mal adaptée aux besoins de l'enfant.L’allaitement au sein dans les pays en voie de développement est une condition sine quanon de la survie des jeunes enfants.“La morteUté est de quatre à six fois moins élevée chez les enfants allaités naturellement” (L’Organisation mondiale de la santé)” (.) une perte en ressources naturelles de plusieurs centaines de millions de dollars est en train de se produire sans même que l'on s'en rende compte dans un grand nombre de pays pauvres.Cette ressource naturelle c'est le lait maternel humain.Et cette crise est due au déclin rapide de l'allaitement au sein, au cours des dernières années.” (Alan Berg, spécialiste international des problèmes de nutrition.directeur du département de planification alimentaire à la Banque Mondiale, à New York).3) L'anémie nutritionnelle est une affection très répandue dans ces pays.On avait jusqu’ici cru que le grand nombre de cas d’anémie parmi les femmes enceintes et allaitantes ainsi que la forte mortalité de ces mères, la fréquence élevée de l’accouchement prématuré, de la mortalité et de l'anémie chez l’enfant étaient dus assez souvent à une Enfin, un “maire des Montréalais” Je tiens à dire toute mon admiration pour la vision et le courage de Jacques Couture, qui ose se presenter comme candidat du Rassemblement des Citoyens de Montréal à la mairie de notre ville.Il est temps qu’une métropole de l’Amérique du Nord, comme la nôtre, cesse de vouloir simplement singer New-York ou Chicago — si tristes pour BERLITZ C'EST MIEUX! que jamais auparavant.Vous pouvez dès maintenant profiter des perfectionnements et des améliorations apportés à tous les aspects de nos cours.Rendez vous service, inscrivez vous tout de suite.Si vous ne pouvez pas commencer tout de suite demandez le programme de nos cours d'été, appelez! ÉCOLES BERLITZ - LANGUES VIVANTES 2055 peel montrée I tél 288 3111 50 place crémazie montréal tél 387 2566 PERMIS No 749585 MINISTERE DE L'EDUCATION DU QUEBEC leurs habitants malgré leurs édifices spectaculaires! La tâche du Rassemblement, comme de Jacques Couture, est immense, mais essentielle si nous voulons vraiment que les gens y deviennent plus importants que le béton et les constructions.J’ose espérer que LE DEVOIR aura l’audace de soutenir le Rassemblement des Ci- toyens plutôt que ce faux Parti ‘civique’ d’automates ne suivant que la baguette de leur chef.Jusqu’au 10 novembre chaque première page du DEVOIR devrait présenter tant le Rassemblement que Jacques Couture.Et tout cet effort local, de base, devra continuer de plus belle dès le 10 novembre.Claude de MESTRAL Montréal, le 16 octobre 1974, Mise au point A la suite de votre éditorial de mercredi 9 octobre “Les clarifications nécessaires", je désire faire une mise au point pour dégager la responsabilité de M.Vincent Prince, éditorialiste à "La Presse" m’étant rendu compte de mon erreur grâce à ma documentation.Ma deuxième lettre vous a été adressée pour rectifier les faits.M.Prince n’a nullement "invité certains journalistes à quitter l’institution, s’ils ne partageaient pas les options de l’institution.” Cette rectification de ma part a du vous atteindre trop tard.Autrement vous n’auriez pas publié cette note “in extenso”.En toute justice pour nous trois, je vous prie de publier cette note qui s'impose.Merci Paul-René ARCHAMBAULT, M.D.Montréal P1 h’ P1 le carence en fer.Les conclusions de Wadsworth (Nutritional Factors in Anemia) et un rapport technique de l’O.M.S démontrent pourtant que ces cas d’anémie sont plutôt dus â une carence en acide folique.L’acide folique est une vitamine du complexe B que le corps humain a de la difficulté à emmagasiner et qui est détruite facilement par la chaleur durant la cuisson.Des améliorations importantes de l’état de santé des mères et par conséquent des enfants pourraient être obtenues, si l’on conseillait aux femmes de consommer des légumes verts feuillus crus ou semi-cuits durant leur grpssesse.En somme, la continuité de l’allaitement au sein, la consommation de céréales non raffinées, l'éducation nutritionnelle (apprendre aux mères de familles comment équilibrer un repas, utiliser et bien conserver les aliments qu elles achètent.enseigner aux écoliers, aux étudiants, aux hommes et aux femmes comment cultiver la terre) ainsi que les règles hygiéniques de base aideront certainement à améliorer l'état de santé actuel des pays en voie de développement.L’accroissement des besoins alimentaires demande certes un accroissement de la production.Mais à quoi sert de faire parvenir à ces pays des aliments, s’ils ne savent comment les conserver, les préparer et les consommer et si, par surcroit, ils adoptent de plus en plus (à mesure qu’ils se développent) des habitudes alimentaires américaines qui, à l’heure actuelle (ce sont les conclusions du rapport Canada-nutrition) déterminent dans notre population des carences protéo-caloriques chez les bébés et les jeunes enfants ainsi qu’une carence en acide folique chez les femmes enceintes?Johanne VERDON, naturopathe Montréal, le 5 octobre 1974 leur.En effet on y lit que l’aide sociale peut être refusée, dis-continuee, suspendue ou réduite dans une dizaine de situation.Il ne s’agit donc plus de droit à l’assistance, mais de conditions à remplir et à respecter pour y être admissible.La valeur "travail” y apparaît nettement et laisse place a l’arbitraire dans l’appucation par les fonctionnaires vis-à-vis certaines normes de la loi.Il n’était pas rare que l’un accepte de verser une prestation, alors que l’autre la refuse, et cela sans autre motif que l’interprétation personnelle de telle ou telle norme par chaque fonctionnaire.Depuis sa sanction, la loi de l’aide sociale fut l’objet de divers amendements.Un premier amendement fut apporté en novembre 1972: il enlevait le sup-lément possible pour diètes yper-protéiniques.En effet dans la loi initiale, ce poste était prévu avec un supplément possible de $10.00 par mois par personne.Or devant des taux d’assistance dérisoirement bas, les raticiens du service social et es avocats populaires encourageaient les assistés à se procurer des certificats médicaux, justifiant ce supplément alimentaire.Le ministère des Affaires sociales se posa en juge médical et ne conserva que quatre cas de types de maladie, où les prestataires de l’aide sociale pourraient bénéficier d’un supplément pour diète spéciale.A cette occasion, un mémoire de la Corporation des Travailleurs sociaux dénonça la loi d’aide sociale “comme étant une loi inhumaine qui ne sert qu’à maintenir les gens dans un état d’indigence inacceptable pour une province civilisée”.Le conseil des affaires sociales, saisi de la question, a reconnu que ces modifications pouvaient comporter de graves et urgents problèmes pour les personnes concernées (rapport annuel 1972-73).En avril 1973 un nouvel arrêté en conseil vient supprimer les besoins spéciaux dans la loi.Désormais il n’est plus possible à une personne bénéficiant de l’aide sociale de toucher des montants pour la réparation, l’entretien, le remplacement de mobilier, literie, etc.sauf dans quelques cas bien spéciaux (incendie.).L’idée de prévoyance comme philosophie sous-jacente peut sans doute s’avérer valable; encore faut-il que les montants octroyés soient décents et convenables.Or, ils ne l’étaient pas et les suppléments consentis pour combler leur insuffisance furent de l’ordre de $4.00 par mois pour personnes seules et $8.00 par mois pour les familles! En examinant la montée en flèche du coût de la vie, il est bien évident que ces minces suppléments ne peuvent être économisés en vue des fins visées.Ils servent à des besoins primaires comme la nourriture, le vêtement, etc.Que font alors les bénéficiaires de la loi de l’aide sociale lorsque vient le moment de réparer ou remplacer un article de mobilier?Us n’ont pour tout recours que l’endettement, l’achat d’articles usagés ou le recours aux oeuvres de charité.Vers la même période (printemps 1973), le ministère des Affaires sociales établissait une liste de médicaments autorisés pour les assistés sociaux.La ’’liste” énumère quelque 3000 médicaments que les bénéficiaires de l’aide sociale peuvent se procurer gratuitement sur prescription médicale.Si le méaecin s’éloigne de la liste, l’assisté social doit se priver du maigre essentiel prévu par son budiget et payer lui-même le médicament.Si cette loi d’aide sociale est ICHE2 DÉJEUNERS D’AFFAIRES $eoo DU LUNDI AU VENDREDI DE 12:00 H A 15:00 H.591 E.HENRI-BOURASSA ardei FACEAUMÊmO 381-1777 CburS fondamental define cuisine a compter du 21 octobre, une fois par semaine le jour ou le soir.Vous apprendrez les recettes et la technique de base pour finement cuisiner, avec méthode et agrément tous les genres de repas.Pour renseignements et prospectus, composez 843-6481 gMM înri cj lard 2015 rue de la montagne, suite 610, montréal 107 permis d’enseignement en vertu de la loi de renseignement privé -par ANDRÉ BOYER collaboration spéciale ¦ Depuis 1970, le Québec dispose d'une loi de l'Aide sociale qui devait consacrer une fois pour toutes le droit de chaque citoyen dans le besoin à l'assistance de la collectivité.Or, les praticiens du service social ne sont pas sûrs .que la loi, dans ses dispositions actuelles, réalise vraiment cet objectif.Ils doutent surtout de la valeur de certains changements récents qui, sous prétexte de rationalisation, ont rendu plus difficile la situation de nombreux assistés.Voici à cet égard le témoignage éloquent du président de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Montréal, M.André Boyer.fondée en principe sur le droit à l’assistance pour satisfaire des besoins essentiels pourquoi une liste limitée de médicaments?L’explication voulant qu’on ait cherché à protéger un groupe de personnes (assistés sociaux) contre l’emploi de médicaments peu valables est fausse.En effet, pourquoi laisser ces mêmes médicaments à la portée de la population en général, s’ils ne sont pas convenables pour une partie de celle-ci?Si des médicaments sont de trop, si les prix sont frauduleux et trop élevés, c’est une protection de tous les citoyens que l’Etat doit imposer.Evidemment ici comme dans plusieurs autres secteurs de la politique sociale, le Québec peut difficilement intervenir puisque plusieurs produits pharmaceutiques ont des brevets du gouvernement fédéral et que la loi du contrôle des aliments et drogues, dans laquelle entre le contrôle des médicaments, est fédérale.L’impact psychologique que crée le traumatisme de se voir enlever les médicaments habituels, (pilules roses remplacées par des jaunes, etc.) a amene des réactions même physiques et le retour à l’ancien medicament ou alors son abandon pur et simple.Il vaudrait mieux ici une legislation protégeant le consommateur en général plutôt qu’une mesure discriminatoire a l’endroit des bénéficiaires de l’aide sociale.Les nouvelles allocations familiales (1974) Enfin dernière modification, en janvier 1974, en rapport avec les nouveaux barèmes d’allocations familiales.La loi originale permettait un taux de loyer variant de $45.00 à $95.09 auquel pouvait s’ajouter, en certaines circonstances, une majoration jusqu’à concurrence de 50% à" titre de besoin spécial.Or par une manigance habile Ton a établi cette echelle à un maximum de $105.00 par mois, précisant bien que ce montant qui doit inclure tous frais inhérents à l’habitation, s’il n’est pas le loyer réel, est déduit du barème mensuel, (ex.: famille de 2 adultes, 2 enfants, aide sociale maximum $320.00 — loyer permis $105.00 — frais réels de loyer $95.00, le $320.00 est diminué de $10.00).Et Ton coiffe ça d’une publicité “aider plus, aider mieux.” Comment une mère seule avec 3 enfants peut-elle vivre en 1974 avec $267.00 par mois,-même en ajoutant $70.00 d’allocations familiales?Cela donne au total $337.00 par mois, pour couvrir tous les besoins de 4 personnes.Comment un malade chronique hospitalisé peut-il, avec $15.00 par mois qui lui sont consentis par la loi de l’aide sociale, se payer quelques douceurs, lorsque seulement pour les services de barbier (cheveux et barbe) il lui en coûtera au minimum $10.00?Il n’a pas le droit de fumer ou de lire.Où est son droit à l’assistance?Doit-il attendre les dons, la charité?Que fait un chef de famille (homme ou femme) qui, après une brisure de la cellule familiale, veut réunir les siens?S’il lui faüt se remeubler, où prendre l’argent?S’endetter sera souvent la seule alternative.Que fait l’individu qui pèse 375 livres lorsqu’il doit s’habiller, s’acheter des articles vestimentaires, alors que son droit à l’assistance se limite à $177.00 par mois pour tous les besoins, incluant ses frais d’habitation?Nous pourrions ainsi multiplier les cas concrets qui, à notre avis, malgré des efforts réèls de l’Etat pour soulager le sort des assistés sociaux, sont loin de réaliser dans les faits, le droit à l’assistance rappelé le 5 février 1974, lors d’une conférence de presse de l’actuel ministre des Affaires sociales qui se disait préoccupé de mettre l’accent “sur la qualité et l’humanisation des services” et qui voulait considérer les bénéficiaires de l’aide sociale, comme “des citoyens à part entière et faire en sorte que cesse toute discrimination à leur endroit”.Quant au tribunal d’appel prévu dans la loi, il ne s’agit que d’un tribunal chargé d’analyser s’il y a eu erreur dans l’application de la loi.Aucune des situations précitées ne peut être modifiée ou améliorée par ce tribunal d’appel.Perspectives La notion de valeurs rattachées au travail demeure très forte dans la loi d’aide sociale.Le droit à l’assistance peut être retiré à l’individu qui refuse un emploi.Où est alors le droit à l’assistance?Est-ce que vendre /y Le % ^ Fadeau ^ / //I r/' C’est le temps de faire Installer les GOUTTIÈRES (HO-DO) Dalvaniate», cuivre aluminium Estimation gratuite Montréal 322-4160 Québac 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC, Vermouth rouse Offrez-le avec hors-d’oeuvre, noix, olives, biscottes puncta * * iaffip Il jg’ lll— - ri Asti Spumante vin mouiieux Au dessert et lors des grandes occasions.Americano A l’apéro, avec tranche d’orange et soda.£ son énergie à un employeur doit être une source de fierté?Un assisté social qui cultive son jardin, bricole, ou promène ses enfants, ne fait-il pas un travail aussi enrichissant?Enfin si la poütique soutenue veut que Tas-sistance sociale soit un droit et non un privilège, il n’y a pas de honte a exercer ses droits! Pourtant pour bien conserver la dichotomie qui existe entre l’assisté social et le travailleur, Ton maintient un décalage entre le salaire minimum et le taux d’aide sociale.L’on estime présentement au Québec que l’assisté social touche en moyenne $1.79 l’heure et le travailleur au salaire minimum de $2.10 (qui sera porté à $2.30 le 1er novembre 1974).Le revenu minimum garanti serait à notre avis une solution beaucoup plus valable que des programmes d’aide, toujours bases fondamentalement sur le principe de moindre éligibilité.Dans un rapport “Principes et hypothèses du bien-être social” (C.C.B.E.S.- Juin 1967) Tun de ces principes est ainsi formulé “Nos régimes et nos programmes sociaux doivent assurer à chaque canadien, à titre de droit, assez de revenus pour que lui-mème et ceux qui sont à sa charge bénéficient au moins d’un niveau de bien-être physique et mental.” “Un revenu garanti à tous devrait être un élément d’une telle politique”, y ajoute-t-bn! Ainsi constatons-nous une évolution des mesures d’assistance sociale et des mentalités vers une garantie d’un revenu minimum à chaque citoyen.Dans cette optique, disparaît la notion d’assisté au profit de celle de citoyen dans toute son acceptation.Nonobstant les principes qu’elle affirme, malgré une amélioration notoire, par rapport aux lois sociales (assistance publique, pensions catégorisées) antérieures, malgré les tentatives gouvernementales visant à rendre la loi plus humaine, la loi d’aide sociale donne surtout lieu à des “dons” accordés à ceux qui ne peuvent plus s’en tirer d’aucune autre façon.C'est la ressource ultime! Dans ce contexte et dans ce système, les assistés sont dépendants à la fois du gouvernement, de l’agent de bien-être, des situations et des conditions de vie qui leur sont imposées.L’humiliation demeure persistante: attitudes de la population en général, de l’entourage, parfois même de l’agent de bien-être.Il subsiste une obligation de quémander, les ressources extérieures à l’aide sociale (mobilier, literie, etc.) et les ressources accordées par l’aide sociale (à titre de besoins spéciaux: prothèses, etc.).Voilà pourquoi nous ne croyons pas que dans les faits, la loi d’aide sociale réalise les objectifs qu’elle s’est fixés.Perron vous montre comment déneiger rapidement et facilement TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR AU SUJET DU DÉNEIGEMENT HGRAVELY Souffleuse à neige de 44' À COMMANDE PAR ENGRENAGE Tracteur 816 avec transmission à 8 vitesses — 16.5 HP Progressez à un demi-mille à l’heure dans les travaux de déneigement les plus durs, à plein régime, tout équipé! 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condominiums ou louées à un prix élevé.Des négociations presque continues se sont déroulées depuis quelques jours entre les parties impliquées et ont abouti à l’entente de dernière heure.Aujourd’hui, le maire de Montréal et le COJO se présentent devant le CIO pour faire approuver leur “rapport de progression”.L’entente d’hier leur aura ôté une grosse épine du pied.Quant à l’adoption unanime du rapport du service de presse du COJO, on sait que les 17 et 18 octobre, la délégation montréalaise avait été priée de présenter un autre rapport sur les conditions d’hébergement et des services offerts à la presse lors de la rencontre qui se tiendra à Lau-zanne en février 1975.Hier, le COJO, conjointement avec Hébergement Québec-Olympiques 76, a fourni, lors d’une rencontre spéciale, de plus amples renseignements au sous-comité, tout en maintenant sa position concernant l’hébergement: 84 pour cent des journalistes seront logés à un prix inférieur à 25 dollars par jour.Le sous-comité du CIO a accepté à l’unanimité les explications du COJO et il a accepté à l’unanimité le rapport en son entier.La délégation montréalaise était composée de MM.Simon St-Pierre, vice-président exécutif du COJO, Raymond Beauchemin, directeur général des communications, Michel Labrosse, directeur des services à la presse, Gilles Bergeron, directeur général d’Hébergement Québec-Olympiques 76, et Jean-Marie Beaudet, directeur adjoint d’Hébergement Québec-Olympiques 76.Le sous-comité de presse du CIO est présidé par M.Juan Samaranch.YVON DUPUIS mets illimités”.Cette politique créditiste qui dénonce les pouvoirs arbitraires de l’argent et prêche le respect de l’être humain, écrit-il, est encore aujourd’hui, plus que jamais, la meilleure.Aux prochaines élections générales, conclut M.Dupuis, espérons que ce soit l’homme du Québec et non Je troupeau qu’on appelle le peuple qui choisisse la politique à suivre po - mener à bien nos destinées 'Si En 1952, Yvon Dupuis était âgé de 25 ans lorsqu’il fut élu pour la première fois à l'Assemblée législative député libéral du comté de Sainte-Maire.Il préféra plus tard la scène politique fédérale et devint député de Saint-Jean-Iberville-Napierville à la Chambre des communes.Il fut ministre d’Etat dans le gouvernement du premier ministre Lester Pearson.LES RETROUVAILLES économique européenne, et enfin le développement des relations bilatérales en général, et en particulier de la coopération industrielle, entre la France et le Canada.M.Trudeau est retourné à l’Elysée hier soir pour assister à un dîner offert en son honneur par le président Giscard d’Es-taing.Dans la brève allocution qu’il a prononcée avant de lever son verre à la santé du Canada, le président de la république a évoqué le "cousinage” entre les pays, fondé, a-t-il dit, sur le passé et aussi sur “ce qu’il y a de plus précieux dans notre héritage commun: la langue française et la liberté".Ce faisant, M.Giscard d’Es-taing a voulu faire d’une pierre deux coups.D’abord, rassurer les Québécois en rappelant que les affinités linguistiques •sont “à l’origine de l’étroite coopération que nous avons nouées avec le Québec” — non sans un coup de chapeau à M.Trudeau, puisque la France sait, a-t-il dit, “tout l’intérêt que vous portez vous-même à cette dimension française de la personnalité canadienne”.Ensuite, M.Giscard d’Estaing a tenu à évoquer la parenté idéologique entre l’administration giscardienne et le gouvernement libéral de M.Trudeau, leur passion commune de la liberté expliquant “le parallélisme de beaucoup de nos attitudes”, faisant souhaiter à Paris comme à Ottawa “de fonder Tordre du monde sur le respect du droit", inspirant à tous deux "la même volonté d’assurer notre souveraineté, tout en prenant une part active à la coopération internationale”.Cette dernière phrase aura peut-être permis à M.Trudeau d’espérer obtenir f’appui de la France à ses efforts de rapprochement avec l’Europe, par le truchement, entre autres, de rapports contractuels avec la communauté de Bruxelles.Car plus loin, le président français a été plus explicite: “Après une trop longue période où le Canada et la France, je dirais aussi le Canada et l’Europe, ne se sont prêté qu’une attention un peu distraite, le moment est venu de savoir et de dire que nous pouvons être l’un pour l’autre aes -artenaires de choix”, a déclaré en effet .Giscard d’Estaing.Avant de rencontrer le président, M.Trudeau s’était entretenu en tête à tête pendant une heure et demi avec le premier ministre français, avant de rejoindre leurs fonctionnaires (et plusieurs minis-¦ très français, dont le garde des sceaux, M.Jean Lecanuet, le ministre de l’Energie et le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, M.Norbert Seeard), qui avaient déjà amorcé les pourparlers touchant aux relations bilatérales., , La suite de M.Trudeau a été frappee par le caractère très concret des propos de leurs hôtes français (parmi lesquels, notamment, l’administrateur général du Commissariat français à l’énergie atomique et la Société aes pétroles d’Aquitaine).Les Français ont reitéré la thèse déjà exposée au DEVOIR par M.Norbert Se-gard lors de son passage à Ottawa, à savoir que la France, consciente de ses déficiences en matière d’énergie et de Tam-pleur du potentiel des ressources cana- Rî diennes en ce domaine, souhaite à la fois s approvisionner au Canada et faire profiter à ce pays des techniques avancées qu elle a mises au point, M.Chirac devait d’ailleurs préciser qu’il pourrait s’agir d’un “échange” de techniques, puisque le Canada a lui aussi des techniques de pointe “dans des domaines differents”.Pour ce qui est du domaine nucléaire, signalons que MM.Trudeau et Giscard d’Estaing ont évoqué déjà les dangers de la proliferation des armes nucléaires et la nécessité conséquente d’assortir de garantie à cet égard de tout transfert de techniques et de matières fissibles.Mais le bref tour d’horizon bilatéral des fonctionnaires les a vite amenés à concentrer leurs discussions sur les échanges commerciaux et la coopération industrielle, jugée fort insuffisante par tous.Outre l'énergie, un secteur aura surtout retenu leur attention: celui des transports, soit à la fois les chemins de fer et l’aérospatiale.Parmi les sujets que MM.Trudeau et Chirac ont commencé d’aborder hier, signalons aussi les politiques multilatérales (pour constater entre eux “un large accord”, d’affirmer un porte-parole), l’inflation internationale et le problème des investissements étrangers.“Nous en sommes là”, de dire le premier ministre canadien, en rappelant que ces discussions se poursuivront aujourd’hui.A travers tout cela enfin, une thématique générale — la “tierce option” stratégique d’une diversification vers l’Europe et l’Orient des relations internationales du Canada — que M.Trudeau a tenté d’expliquer à la presse française (laquelle fait largement état, et en manchette, de son passage à Paris) en puisant dans le vocabulaire qu’il employait naguère pour justifier les mouvements du pendule constitutionnel au sein du Canada: “Faire contrepoids”.à l’influence excessive des Etats-Unis.Et pourquoi, en Europe, s’appuyer largement sur la France?A cause des affinités culturelles entre les deux pays, a-t-il rappelé, mais aussi parce que la France, par son dynamisme, par son modernisme, est devenue aujourd’hui la vraie “Nouvelle-France”.JOHN MITCHELL tes les fuites, faites-leur plaider le cinquième amendement, étouffez l’affaire, ou n’importe quoi d’autre, si cela peut sauver le plan”.En outre, au cours d’une conversation de la Maison-Blanche enregistrée le 21 mars 1973, le tribunal a pu entendre le président Nixon et son conseiller John Dean discuter des moyens d’éviter les “retombées” du scandale sur la Maison-Blanche.C’est au cours de cette conversation, à laquelle participaient également deux des cinq co-inculpés d’aujourd’hui, Tex-secrétaire général de la Maison-Blanche Bob Haldeman et John Ehrlich-man, conseiller pour les Affaires intérieures, que fut mis au point Tun des éléments de l’étouffement du Watergate.M.Ehrlichman suggéra alors la rédaction par John Dean, d’un rapport écrit sur le Watergate, à soumettre au président qui le présenterait ensuite à la commission d’enquête sénatoriale du Watergate, tergate.M.Nixon accepta la suggestion et ordonna à John Dean, selon l’enregistrement, de faire un rapport “en termes très généraux”.Ehrlichman ajoutait que pour donner plus “de poids” à ce rapport, il serait bon de préciser qu’il avait été établi à partir de renseignements du FBI (Dean en fait ne rédigea pas le document dont se chargea finalement Ehrlichman).L’audition de cet enregistrement avait été précédée par une deposition du témoin John Dean — qui purge actuellement une peine de prison pour son rôle dans le Watergate.Le témoin a rapporté une conversation qu’il eut avec MM.Haldeman et Ehrlichman et au cours de laquelle fut délimité le nombre exact des personnalités de la Maison-Blanche qui devaient profiter du “coverup”; le procureur général de l’époque John Mitchell (un des cinq co-inculpés) et Jeb Magru-der, directeur adjoint du comité de réélection du président Nixon, ne figuraient pas au nombre de ces personnes, a révélé le témoin au tribunal.Par ailleurs, le juge fédéral Charles Richey a décidé hier que Richard Nixon ne • pourrait provisoirement disposer de ses documents et enregistrements de la Maison-Blanche, mais qu’il pourrait les consulter pour préparer son témoignage au procès de Cinq.Le juge a ainsi ordonné à la Maison-Blanche de bloquer toute publication, sans ordre de la cour, de ces documents et de les retenir tant que les implications légales n’auront pas été fixées exactement.LACSN gouvernementales.Ainsi, le règlement touchant les parcs de stationnement a permis à de grosses entreprises comme Canada Wide d'obtenir des contrats très lucratifs, aux dépens des usagers et des employés d’hôpitaux.De plus en plus de secteurs passeraient de la sorte à l’entreprise privée dans les établissements de santé.Le mémoire donne un autre exemple, celui de la firme Personnel de nursing professionnel qui, un peu comme Office Ovarload dans le secteur des affaires, “vend” des infirmières à des dizaines d'établissements.Le mémoire syndical estime qu’une troisième catégorie de “commerçants” profite grandement du système actuel; ce sont les médecins.La CSN estime qu’une véritable réforme passe par le salariat de la profession médicale.“Le système actuel favorise la disparité des ressources médicales régionales et consolide le monopole radical des médecins.” Concernant le projet de loi 41 de façon précise, le mémoire proteste contre le fait que le gouvernement enlève leur droit de vote a des milliers de salariés des affaires sociales dans les établissements publics.Selon la CSN, il s'agit là d'une mesure de répression envers les groupes les plus militants et elle vise à éliminer l’opposition aux groupes habituels qui administrent les hôpitaux.Car ce sont les travailleurs du milieu qui se sont le plus occupés de l’élection des usagers et qui ont provoqué la participation populaire, dit le mémoire.Que dirait-on si on enlevait le droit de vote aux professeurs et aux employés des commissions scolaires à l’occasion des élections scolaires?Et si on enlève la parole aux travailleurs usagers, pourquoi ne pas exclure les médecins des problèmes médicaux?Le mémoire demande en outre la disparition des anciennes corporations, "des boulets historiques de plus en plus difficiles à traîner”, et le remplacement de leurs représentants par des personnes qui font fonctionner quotidiennement les établissements.De plus, toutes les séances des conseils d’administration devraient ê-tre publiques."Les années 70 sont la décennie des affaires sociales au Québec.Il semble qu’on répète les mêmes erreurs des années 60 (dans le domaine de l’éducation) en ne faisant pas les vrais changements”, conclut le mémoire syndical.On décentralise des choses mineures et on centralise de plus en plus à Québec les affaires importantes, au mépris de la véritable participation.Au cours de la semaine, les délégués de la FAS étudieront la désaffiliation de l’Alliance des infirmières de Montréal, l’indexation, les prochaines négociations et le reste.LE LOCAL 791 et il a rappelé qu’Yvon Duhamel n’en avait pas touché autant après avoir été condamné au début de septembre 1974.M.Meloche a toutefois révélé que Duhamel avait touché son salaire pendant deux mois après les événements de la baie James.H a même avoué qu’il avait été question de lui verser $30,000.Cette question a été abordée au cours d’une réunion à laquelle participait le frère d’Yvon Duhamel, Michel, ainsi que M.Meloche et le directeur de la FTQ-Construction, M.André Desjardins.Aucune décision n’a toutefois été prise sur cette question et M.Meloche a affirmé que Duhamel n’avait touché aucun argent du 791, hormis les $14,000 requis pour assurer sa défense.M.Meloche devait par ailleurs préciser qu’au cours de la seule année de 1973, son local avait dû absorber quelque $30,000 de frais d’avocat pour assurer la défense des membres un peu partout à travers la province.Cet “argent des travailleurs”, dont le procureur Dutil s’étonnait qu’on le dépense aussi facilement, “doit être dépensé et non capitalisé”, a commenté M.Meloche.Le directeur du local 791 devait en outre préciser que le total des actifs de son syndicat se chiffraient “en tout et pour tout” actuellement à environ $240,000.C’est donc de toute évidence une part très importante des recettes qui est consacrée à la défense des personnes incriminées au cours des derniers mois.Lorsqu’il vit les questions du procureur Jean Dutil s’orienter dans ce domaine, M.Meloche s’est d’ailleurs empressé de demander la “protection de la cour”.Ce droit qui lui a été accordé le met à Tabri de poursuite sur la seule base des déclarations qu’il a pu faire devant la commission à condition de n’avoir pas fait d’accrocs à la vérité.La même protection a par ailleurs été accordée à William Saint-Onge, un délégué de chantier du local 791 chez Bédard.Girard et Chéko, à la baie James.C’est ce délégué de chantier, 2e dam en karaté, qui a frappé William Marquis, un membre de la CSN.Cet incident est Tun des facteurs qui a contribué à mettre le feu aux poudres à la baie James, le 21 mars dernier, car il est devenu évident devant la commission que le départ forcé de Saint-Onge à la suite de cet incident avait contrarié les représentants de la FTQ-Construction.Ceux-ci ont d’ailleurs demandé alors sa réintégration comme condition de retour au travail, les 19 et 20 mars dernier.Saint-Onge a facilement admis hier avoir frappé le travailleur Marquis en disant qu’il avait été provoqué par celui-ci qui ne voulait pas le laisser parler.C’est alors qu’il Ta empoigné par le collet, toujours en vue d'obtenir un “droit de parole”.“J’ai pas été chien, devait-il répéter à l’adresse des commissaires, car j'aurais pu lui faire partir la tête si j’avais voulu”.Le procureur Dutil a par ailleurs déposé des rapports de police auprès du greffe de la commission dans lesquels il serait question d’autres menaces proférées par Saint-Onge à d’autres travailleurs de la baie James.Saint-Onge, qui a appris au pénitencier son métier d’opérateur de machinerie lourde pour se perfectionner ensuite sur un chantier du Manitoba, a facilement obtenu par la suite le poste de délégué de chantier à la baie James.Le 14 janvier dernier, a-t-il dit, il a évoqué cette possibilité avec Yvon Duhamel et le lendemain, le local 791 lui accordait le poste comme en fait foi une lettre produite devant la commission.Son dossier judiciaire débute par une accusation de vol en 1957, ensuite retirée.Trois autres accusations de même matière sont portées la même année contre lui et jusqu’en 1973, seize accusations de ce type, incluant à l’occasion recel, ont été portées contre lui.Il a été accusé de tentative d’évasion à trois reprises.Il a passé plus de 10 ans en prison au cours de sa brève carrière puisqu'il a tout juste 34 ans.TRUDEAU Suite de la page 4 causes de surprise, la fécondité d’une maturité aussi accomplie que celle de la France étonne toujours en suscitant une admiration, dont la source appartient à cet ordre de réalité humainement suprême ou se produisent les splendeurs définitives des classicismes.En m’exprimant ainsi, monsieur le président, je ne signale pas des problèmes, mais de beaux et grands faits de vie dont nos deux pays sauront tirer des avantages mutuels de plus en plus considerables et précieux.Notre participation commune à la réalité française est sans doute le gage le plus concret et le plus sûr des progrès de notre coopération en de nombreux domaines.Elle sera toujours un fondement pour les autres aspects de cette coopération.Le Canada est vitalement lie au monde francophone par le tiers de sa population, le Quebec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba abritant la majorité de nos concitoyens d'origine française, dont la dispersion touche neanmoins chacune des provinces.De cet ensemble complexe de populations dont se compose le Canada français, le gouvernement central assume pleinement la responsabilité.Il l’assume notamment en déclarant langues officielles le français et l’anglais.Agissant vigoureusement dans tous les secteurs de sa compétence, il s’efforce de faire du Le local 791 a fait appel à Sintec pour préparer un projet d’immeuble par Gilles Francoeur M.Robert Meloche, directeur du local 791 des opérateurs de machinerie lourde (FTQ), et le coordonnateur de cette union, M.René Mantha, ont été autorisés, le 11 mars dernier, à faire appel aux services de Sintec, une société de gestion dont le député libéral André Déom était le président jusqu’à ce qu’il pose sa candidature aux elections du 29 octobre 1973, pour préparer un projet de construction d’un edifice appartenant au syndicat.La résolution adoptée â l’unanimité des membres de l’exécutif du local 791 ne fait aucunement mention d’appel d’offre et spécifie que Sintec aura autorité sur “le projet de la nouvelle bâtisse, le terrain et l’emplacement”.Une copie de la résolution en question a été déposée hier devant la commission Cliche.Cette résolution démontre que le local 791 avait déjà des liens avec la compagnie Sintec qui a embauché comme conseiller technique M.René Mantha, actuellement en Afrique depuis le début de l’été pour le compte de cet employeur.Le contrat de la compagnie Sintec, accordé par TACDI dans le cadre des échanges avec le Zaire, porte sur la mise en place d’un réseau .électrique dans la brousse.Il a été précisé hier devant la commission Cliche que M.Mantha, qui a été embauché comme conseiller en opération de machinerie lourde, a pour tâche notamment de “négocier” avec les autochtones des différentes tribus le passage des lignes électriques et la main d’oeuvre nécessaire à l’accomplissement de l’ouvrage.Surpris de ce témoignage, le juge Robert Cliche a déploré, que le Canada soit représenté par un individu de ce genre au Zaire.Mantha a démissionné du poste de coordonnateur du local 791 le 5 avril der- nier, soit quelques jours après les événements de la baie James.Il était le supérieur hiérarchique d’Yvon Duhamel, l’agent d’affaires qui a été condamné à 10 ans de prison pour son rôle dans le sac du chantier LG-2.Après son départ du 791, dont il a continué à toucher son salaire pendant un mois sur la recommandation d’André Desjardins, le directeur de la FTQ-Construction, Mantha a été embauché par Sintec à qui il avait reçu mandat deux mois plus tôt de confier le projet de construction de l’immeuble envisagé par le local 791.Il gagne actuellement $30,000 par année.Pourtant, comme il a été démontré hier devant la commission Cliche, Mantha ne possède aucune expérience directe dans l’opération de la machinerie lourde.LE DEVOIR avait cité dans une récente édition un rapport de la Commission de l’industrie de la construction quf établissait que Mantha n’avait enregistré qu’une ex-érience comme magasinier a la baie âmes auprès de la CIC.Depuis son départ pour l’Afrique, Mantha n’a pu être rejoint.La commission Cliche qui a tenté de l’assigner par voie du sub poena, voudrait l’interroger en rapport avec les événements de la baie James.Appelé à témoigner sur les relations de son ex-adjoint et Sintec, M.Robert Meloche a dit que Mantha ne lui avait parlé de M.Gilles D.Bergeron, un administrateur de cette compagnie qui en est aussi le trésorier.M.Meloche n’a pas parlé du député libéral de Longueüil, M.André Déom, dont le président de la FTQ, M.Louis La-berge avait dit qu’il avait “placé” Mantha en Afrique.M.Déom s’était empres- sé de nier les accusations de,M.Laberge en disant qu’il s’était débarrassé de ses actions dans Sintec, dont il a été le président fondateur, au moment de sa mise en candidature lors de la dernière élection provinciale.Le nom de M.Déom ne figure pas toutefois dans la longue liste de personnes que Mantha a citées comme références Tan dernier lorsqu’il a présenté une demande de pardon auprès du gouvernement fédéral en vue de faire effacer son dossier judiciaire.Y figurent toutefois les noms du député fédéral de Longueuil.M.Jacques Obvier, et du député provincial de Taillon, M.Guy Leduc.Pour sa part, M.Meloche, qui a dit n’avoir pas été au courant du dossier judiciaire de Mantha au moment de son embauche, a nié hier avoir recommandé l’octroi d’un pardon à son adjoint même si Mantha avait pris la liberté de le citer comme référence.Toutefois le procureur Jean Dutil a déposé hier le rapport d’un policier de la Gendarmerie royale qui affirme avoir recueilli une recommandation expresse de M.Meloche pour le pardon de son ancien adjoint.Ont aussi appuyé la demande de pardon, comme en fait foi le rapport de cet enquêteur; Me Michel Décary, procureur de la FTQ-Construction et le juge Paul Papineau, de Montréal.Deux amis de Mantha ont aussi appuyé sa demande de pardon.Le directeur du local 791, qui témoignait hier devant la commission Cliche, avait obtenu au début de son témoignage de ne pas être incriminé pour les éléments de sa déclaration.La protection de la loi des commission et du code çriminel ne vaut toutefois que s’il n’a fait aucun accroc à la vérité.Le Québec est effectivement libre, dit Trudeau à l’ORTF PARIS (AFP) — Le Canada sous ses aspects humain, économique et politique a été décrit par le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, à l’occasion d’une émission enregistrée à Ottawa peu avant son départ pour la France et diffusée hier soir pendant une heure à la télévision française.M.Trudeau a indiqué, en ce qui concerne ses entretiens avec les dirigeants français, que l’essentiel des conversations portera sur les problèmes économiques ét les échanges entre les deux pays, de même que sur les liens culturels entre la France et le Canada.Interrogé sur l’affaire du “Québec libre” prononcé en 1967 par le général de Gaulle, le premier ministre canadien a déclaré: “Le cri du général a peut-être dans un certain sens incité les Québécois à se connaître”.Il a ajouté qu’il était plus que jamais favorable au pluralisme et pensait que le Québec devait s’épanouir, dans la francophonie.Mais, a-t-il précisé, “le Québec est effectivement libre, et cette liberté n’impbque pas qu’il doive se séparer du Canada ' — ce qui selon M.Trudeau “ne serait pas serieux”.Le premier ministre canadien a encore ajouté qu’il avait trouvé dans ce “cri du général” un aspect “nocif”.Mais il a indiqué aussitôt qu’à son avis le gouvernement français avait à cet égard changé d’attitude et que la situation de 1974 n’est absolument pas comparable à celle de 1967.En ce qui concerne les relations franco-canadiennes, M.Trudeau a souligné que son pays pourrait profiter des techniques de pointe développées en France ainsi que des investissements que celle-ci pourrait éventuellement faire et augmenter au Canada.Parlant par ailleurs de la collaboration nucléaire entre le Canada et l’Inde, le premier ministre canadien a déclaré qu’il était “très déçu” par l’explosion atomique réalisée par l’Inde, et il a précisé que les accords entre les deux pays montrent “clairement” que leur collaboration ne doit pas servir à des explosions atomiques.Canada un pays vraiment bilingue.En cela il s'appuie particulièrement sur des agences et services extrêmement efficaces et influents, comme la Commission de la fonction publique, le Bureau du commissaire aux langues officielles, le Conseil de la radio-télévision canadienne, la Société Radio-Canada, dont le double réseau est pour notre Fédération un très puissant facteur d’unité, et le Conseil des arts du Canada, organisme à la fois officiel et autonome, sans équivalent ailleurs.Dans ce même dessein, le gouvernement que je dirige attache une grande importance aux échanges culturels franco-canadiens et, je n’ai pas besoin d’insister là-desâus, il les favorise hautement.Plus qu’à n’importe quelle autre considération, mes engagements politiques, comme ceux de mes collègues et collaborateurs de langue française, tiennent à la certitude que l’avenir de la francophonie canadienne s’inscrit de plus en plus profondément dans le cadre fédératif et qu’il est par conséquent lié à la coexistence avec Télément anglophone.Pour être positive, cette double présence suppose la société ouverte que nous édifions.Les difficultés, je le sais, sont à la mesure du défi, mais rien moins que cela, rien moins que l’obligation à l’invention, à l’originalité, à la noblesse, ne me parait digne du fait français implanté en notre immense pays.La dualité canadienne n’a pas peur d’elle-mème et elle s’avance résolument vers un destin que son évolution lui propose de plus en plus impérieusement.Elle se félicite de trouver appui et confirmation auprès d’une France qui, grâce à vous, monsieur le président, joue un rôle clef dans la construction pluraliste de l’Europe.La parente ethnique, la communauté linguistique et les affinités culturelles qui en découlent, l’identité de nos soucis relativement à la situation de la langue et de la culture françaises, la convergence de nos orientations à l’endroit de la francophonie mondiale, le fait que la France et les pays d’Europe constituent la seule région, à part l’Amérique du Nord, où l’ensemble des thèmes majeurs de notre politique trouve son application, le parallélisme entre notre politique extérieure et celle de la france, désireuse comme nous de redresser l’équilibre de ses relations en les diversifiant au profit d’une légitime indépendance, une certaine complémentarité des besoins et des ressources entre la France et le Canada, l’opportunité manifeste d’un resserrement systématique de nos liens sur tous les plans de l’activité, vu la triple crise de la monnaie, du commerce et de l’énergie qui nous éprouve, et le monde avec nous, si dangereusement, tout cela, monsieur le président, montre à quel point les relations franco-canadiennes sont privilégiées.Et, par l’histoire et par les circonstances immédiates, nous sommes conviés à une coopération grandement élargie et diversifiée.Comme nous le reconnaissons tous deux, monsieur le président, il importe de part et d’autre que nous mettions l’accent sur les aspects scientifiques et techniques de notre coopération.En ces domaines, la France et le Canada ont beaucoup à échanger.En effet, il y a là plusieurs secteurs particuliers où la France impose depuis longtemps la marque d’un style universellement reconnu, et il y en a certains autres ou la signature canadienne s’affirme avec toute l’autorité de notre maturité créatrice.Nous comptons oeuvrer à l’accroissement des échanges commerciaux entre la France et le Canada au plus grand avantage des deux pays, dont la prospérité dépend pour une large part de la santé et de la vigueur de leur commerce international.D’ailleurs, je sais que la France comprend bien qu’un Canada prospère et dynamique en Amérique du Nord peut contribuer d’une façon importante à l’équilibre du monde occidental et de la communauté internationale toute entière.Confiant que pour nos deux pays s'ouvre aujourd’hui une ère d’intense coopération, développement normal d’une providentielle association, je lève mon verre en votre honneur, monsieur le président, et au bonheur de la France, à qui j’apporte le salut du peuple canadien.la météo Une crête de haute pression donnera du temps généralement ensoleillé sur le St-Laurent.Un flux d’air du sud remenera les températures aux normales saisonnières.Une dépression profonde donnera à Textrème nord de la province des vents forts et de la neige.Les nuages s'étendront au sud jusqu'à près de la rive nord et demain le bas du fleuve sera nuageux.Régions de TAbitibi, de Pontiac-Tcmiscamingue/Chibougamau : dégagement partiel dans la journée.Maximum 45.Aperçu pour mercredi: généralement ensoleillé.Régions de la Haute-Mauricie, des Laurenti-des, du Lac St-Jean: généralement nuageux et plus doux.Venteux par moments.Maximum 45 à 50.Aperçu pour mercredi: ciel variable.Régions de Montréal, de TOutaouais.de Qucbec/Trois-Rivières, des Cantons de Test: généralement ensoleillé et plus doux, venteux par moments.Maximum 50 à 55.Aperçu pour mercredi : ciel variable et doux.• Région: de Baie-Comeau, de Rimouski, de Sept-Iles, de Gaspé: généralement ensoleillé et plus doux.Maximum 45.Aperçu pour mercredi: généralement nuageux.DÉCÈS Notex t.v.p.que la» avis de diet» doivent noos parvenir avant 4s 30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche i 2 d 4:30 p.m.DESILETS Anne.Accitentellement à Be-loeil, le 20 octobre 1974 à l’âge de 14 ans.est décédée, Anne Désilets, fille de Claude Dési-lets et de Pauline Grenier, demeurant à 280 rue Pigeon à Beloeil.Les funérailles auront lieu mercredi le 23 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon Funéraire Maurice Demers No 231 Boul.Laurier, Beloeil à 1 heures 45 pour se rendre à l’église St-Mathieu de Beloeil.et de là au cimetiere de Beloeil, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GAGNE Willie.A Montréal, le 20 octobre 1974 à Tâge de 79 ans, est décédé, M.Willie Gagné, époux de Yvonne Betourny Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants: Gaby, Bernard (époux d’Armande Casavant (Gaston (époux de Claire Tétreault), Robert (époux de Pauline Lamothe), Guy, Mme Réal Gagnon (Pauline) et Jacques (époux de Nicole Desjardins) ainsi que plusieurs petits-enfants.Les funérailles auront lieu jeudi le 24 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 1415 rue Fleury est pour se rendre à l’église St-Paul de la Croix où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de St-Joachim, Cté.Shefford où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de St-Joqchim, Cté Shefford, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAURENDEAU Gérard.A Montréal, le 18 octobre 1974 à l'âge de 51 ans, est décédé, Gérard Laurendeau, publicitaire au journal "Le Devoir ”, époux de Fernande Pepin.Outre son épouse, il laisse dans le deuil sa fille Nicole (è-pouse de Gaétan Lapointe) son père et sa mère M.et Mme François Laurendeau, ses freres et soeur.Les funérailles auront lieu mardi le 22 octobre.Le convoi funebre partira du Salon Giroux et Fils Inc.No 11130 blvd.Pie IX, pour se rendre à l'église St-Noël Chabanel à St-François où le service sera célébré â 14:00 heures.Et de là au cimetière de Ville de Laval.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.AVIS DE DÉCÈS M.GERARD LAURENDEAU PUBLICISTE AU DEVOIR '•SÊvV " ¦ A Montréal, le 18 octobre 1974 à Tâge de 51 ans est décédé Gérard Laurendeau, publicitaire au journal “Le Devoir”, epoux de Fernande Pepin.Outre son épouse, il laisse dans le deuil sa fille Nicole (épouse de Gaétan Lapointe) son pere et sa mère M.et Mme François Laurendeau, ses frères et soeur.Les funérailles auront lieu mardi le 22 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon Giroux et Fils Inc.No 11130 blvd Pix IX, pour se rendre à l’église St-Noël Chabanel à St-François où le service sera célébré à 14:00 heures.Et de la au cimetière de Ville de Laval.Parente et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Ses camarades du DEVOIR offient leurs p, is sincères condoléances à sa famille. Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 • 7 Un effort collectif pour l’alimentation saine de l’étudiant par Renée Rowan Convaincu que l’alimentation est la responsabilité des étudiants aussi bien que des parents et du milieu scolaire, le département de santé communautaire de l’hôpital du Sacré-Cœur, section médecine préventive en milieu scolaire, lançait hier une vaste campagne d’information auprès de Quelque 3,000 élèves de secondaire I et II de six écoles de la régionale Chomedey de Laval, campagne qui durera deux semaines.“Ce sont des élèves de 12, 13 et 14 ans, nous dit une des infirmières responsables de , cette initiative, Mlle Céline Desrosiers.Nous avons choisi ce groupe d’âge parce que nous le jugeons particulièrement réceptif et facile à sensibiliser.^ Pour s’assurer du succès de cette offensive, parents et maîtres ont été mis dans le coup.Plutôt que d’être donnée de façon accessoire ou artificielle, l’information sera diffusée à partir du programme scolaire.C’est ainsi que pendant l’heure de biologie, les jeunes élèves seront appelés à observer ce qui se passe quand une souris reçoit une alimentation saine comparativement à une autre qui est mal nourrie.comme aux chips et aux eaux gazeuses.Non seulement les jeunes étudiants devront-ils nourrir chaque jour, les souris, mais ils devront, comme tout bon biologiste, rédiger un rapport quotidien de leurs observations.Ils auront à noter, sans aucun doute, qu’une souris qui prend pour son déjeuner, quelques chips et une ou deux gorgée de Coke, perd son poil, que celui-ci devient mat, que la souris est surexcitée, qu’elle maigrit, etc.Durant la classe de français, les élèves auront à rédiger un essai d’après une phrase de Molière: “Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.” Pendant le cours de géographie et d’histoire, les étudiants feront une recherche sur l’alimentation dans trois pays différents.Même le cours de math n’échappera pas à cette campagne de sensibilisation à une saine alimentation puisque tous les problèmes préparés par une nutritionniste se rattacheront a un menu'bien équilibré et aux quantité qu’il faut manger pour demeurer en bonne santé.Le cours d’anglais servira de prétexte à traduire en bon français les normes du Guide alimentaire canadien.Pendant la première semaine de la campagne, on demandera aux étudiants, pendant le cours d’art, de dessiner ou de reproduire à l’aide d’un mode ({’expression plastique, ce qu’ils mangent pour le petit déjeuner.Dans la deuxième semaine, l’expérience sera reprise dans l’espoir que l’élève qui n’avait dessiné qu’une tasse de café et un beigne reprenne son dessin ou son collage le modifiant selon ce qu’il aura appris les jours précédents.Comme dans ces écoles, il n’y a pas de cafétérias scolaires, les enfants apportent leur repas du midi de la maison.Les deux infirmières responsables du projet circuleront parmi les enfants, à l’heure du repas, pour étudier avec eux le contenu de la boîte à lunch de façon à faire les suggestions qui s’imposent et distribuer de l’information.Tout au cours de la campagne, il y aura dans chaque école des ventes de fruits et légumes frais comme bâtonnets de carottes, céleri, pommes, oranges., etc.On a même composé une chanson-thème sur l’air de “Ah les fraises et les framboises”, adaptant à cet^effet les recommandations du" Guide alimentaire canadien.Bien des parents ne prennent pas le temps, chaque matin, de s’assurer, avant le départ pour l’école,, que l’enfant a bien déjeuné et que sa boîte à lunch contient les valeurs nutritives essentielles à cet âge.Il est donc important, souligne Mlle Desrosiers, que les jeunes prennent eux-mêmes leurs responsabilités et sachent ce qu’ils doivent manger chaque jour.Ils sont finalement les mieux placés pour sensibiliser leurs parents à la nécessité de bien manger pour donner un meilleur rendement et se maintenir en bonne santé.D’autre part, des rencontres sont prévues avec les parents au cours de cette campagne d’information de façon a les renseigner sur le rôle vital que joue l'alimentation dans la santé et sur l’importance que de bonnes habitudes alimentaires soient acquises dès le jeune âge et l’adolescence.Des suggestions MIS EN BOUTEILLE EN FRANCE Chantovent Des vins qu’on a envie de boire — II-'*' RATEAU URCAZM1 MINKRVW domain1 LE TERRA,1 A* M FMI 01 I “tl OUVIllU* CORBIÊRES 626-B DOMAINE CHATEAU DE LE TERRAL GOURQAZAUD pratiques et des dépliants informatifs sur la boite à lunch seront distribués gratuitement.L’Opération chauffage L’Aide aux sinistrés d’incendie du local populaire du sud-ouest de Montréal a reçu ces jours derniers quelques dons en espèces, notamment 2,500 livres de pommes de terre d’un cultivateur de Sainte-Anne-des-Plaines, et quelque 1,000 pintes de peinture d’un quincailler du boulevard Monk.Le coordonnateur du local populaire, M.Jean Pilon, se réjouit de cette aide venant de Vexterieur, mais souligne que la caisse du mouvement qu’il a fondé est à sec et quil faudrait la renflouer pour permettre de payer les frais de réparation et d’installation de plusieurs cuisinières à gaz qui seront données à des personnes dé- ’ munies.Ces dons font partie de l’Opération chauffage qu’a lancé le Local, et qui est déjà déficitaire de plus de $5,000.Les dons sont reçus au 5734 de la rue Hadley, à Côte-Saint-Paul.626-D 626-F $2.00 $1.85 $2.00 Représenté au Canada par les Distilleries Melchers.Limitée Deux meilleures façons de transmettre vos données Les nouveaux Datacom500 et Datacom600viennent ajouter deux maillons d’importance à la grande chaîne des services du Groupe des communications informatiques.Datacom 500 Le Datacom 500 est un terminal de dimensions pratiques, autonome et silencieux.Il permet au personnel de bureau d’expédier et de recevoir des messages d’un ordinateur éloigné.L’appareil convient parfaitement à l’activité commerciale et aux transactions de l’industrie du crédit au consommateur: inscription de données, recherche de paiement, mise à jour de dossiers.Une conception fonctionnelle a augmenté la fiabilité et réduit la nécessité d’entretien des nouveaux Datacom 500 et Datacom 600.En effet, des circuits électroniques intégrés ont remplacé la plupart des pièces mécaniques.Les Datacom 500 et Datacom 600 ne sont que deux des nombreux services du Groupe des communications informatiques.Vous pouvez considérer le Groupe comme un fournisseur unique et complet pour vos besoins de communications informatiques, ou vous pouvez choisir les services particuliers qui conviennent le mieux à l’amélioration du rendement de votre activité.Que votre entreprise échange des données d’un océan à l’autre ou tout juste de l’autre côté de la rue, nous vous offrons tout pour mieux les transmettre.Vous obtiendrez plus de renseignements en appelant la téléphoniste et en demandant le Zenith 33000; il n’y a pas de frais d’interurbain.Datacom 600 Le Datacom 600 est un téléscripteur à clavier, à mémoire tampon.Il sert une vaste gamme de fins commerciales: comptabilité, traitement d’information, facturation et inventaire.Des caractéristiques spéciales peuvent être pré-programmées et accroître ainsi la souplesse d’utilisation de l’appareil.Le Groupe des communications informatiques Bell Canada en collaboration avac Alberta Government Telephones B.C.Tel Manitoba Telephone System Maritime Tel &Tel NB Tel Newfoundland Telephone Co.Ltd.Saskatchewan Telecommunications 8 * Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 Informations Internatlonalos Les tribulations des Chinois en Afrique 1) Le chemin de fer Zambi-Tanzanie: pour un coup d’essai, un coup de maître Après une dure journée de travail sous le soleil africain, les 15,000 ouvriers et techniciens chinois qui collaborent à la construction du chemin de fer reliant la “ceinture de cuivre” zambienne au port tanzanien de Dar es Salaam, sur l’Océan indien, consacrent leurs loisirs bien mérités à des travaux agricoles.Dans leurs camps le long de la ligne, selon les possibilités offertes par le terrain, ils élevent des poulets et des cochons ou cultivent des légumes.C’est pour diminuer les coûts locaux du projet supportés par les gouvernements zambien et tanzanien, explique un confrère de l’agence Chine nouvelle.Lui-même cultive fièrement une parcelle de mais devant sa maison située dans un quartier résidentiel luxueux de Lusaka.Un comportement qui fait grand effet dans des pays où les dirigeants s’efforcent d’inculouer le respect de la terre à la classe montante des cols blancs et la self reliance — l’auto-dépendance — à des masses paysannes trop portées à attendre que le développement tombe de la capitale ou de l'étranger.Un conducteur de camion chinois gagne 450 shillings par mois, un ingénieur 600 shillings (environ $80).Ils travaillent côte à côte avec les 45,000 ouvriers africains dont ils partagent la condition: même logement, mêmes horaires, même frugalité.Ils n’ont pas de “boy” pour laver leur linge.La seule tâche qu’ils ne fassent pas eux-mêmes est la cuisine, dont s’occupe un cuistot chinois chargé aussi de l'organisation du travail de la ferme.Leurs hôpitaux soignent tous les malades qui se présentent dans des régions de brousse où la plupart des habitants n’avaient jamais vu un hôpital.Lorsque les techniciens blancs qui Chinois louent les qualiés de leurs ouvriers: “travailleurs.capables.apprennent vite." Et comme J'ai l’air sceptique mon interlocuteur rajoute: "Vous savez, la Chine est un pays à peine plus développé que l’Afrique.Entre sous-développés, on collabore mieux.” C’est en soignant des détails de ce genre que les Chinois sont en train de se faire une réputation de champions du monde de l’assistance technique.La pensée de Mao Tsétoung y est sans doute pour quelque chose: les Chinois m’ont dit que leurs hommes étaient recrutés Çarmi le personnel du ministère des ransports en fonction de leur conscience politique; c’est dire que le plus humble terrassier travaille avec le sentiment de participer aux objectifs glorieux de la politique étrangère chinoise.Pourtant, , si on a vu les Formosans à l’oeuvre, eux aussi d’excellents experts, parlant la langue du pays et partageant le mode de vie des paysans africains, on attribuera au peuple chinois plutôt qu’à l’idéologie, des qualités et un niveau de développement particulièrement favorables à Vas-1 sistance technique dans le tiers monde.A Lusaka on m’avait repris: “les Chinois ne construisent pas un chemin de fer chinois, ils construisent un chemin de fer.” Evidemment! A part les traverses en béton blanc qui s’inscrivent dans le paysage de brousse comme une cicatrice bien cautérisée, à part les wagons de voyageurs d’aspect dur et pur mais bien conçus pour les conditions africaines (chaque voiture a 96 places, 6 ventilateurs, de l’eau potable et des bassins pour la toilette), à part aussi l’absence de classes — il y a cependant deux catégories de couchettes: semi-capitonnées et capitonnées — ce chemin de fer est pareil a tous les autres.A tel point que lorsqu'on le voit passer à petite vitesse il faut faire un effort pour ima-;iner qu’il s’agit là d’une des plus gran-les entreprises du continent africain, de la catégorie du barrage d’Assouan en Egypte ou de l'aménagement de la Volta au Ghana.De Dar es Salaam à Kapiri Mposhi où elle rejoindra le réseau ferroviaire zambien, la voie a une longueur de 1860 km.Comme elle passe dans des régions complètement isolées, il a fallu construire aes routes d’accès dont la longueur totale dépasse celle de la voie ferrée.Il fallut aussi déplacer 89 millions de m3 de terre, construire des ponts et des tunnels.Sur le tronçon tanzanien, en particulier, toutes les difficultés possibles étaient réunies: marais, montagnes entrecoupées de vallées profondes, sols volcaniques et cotoneux, forte érosion, régions accessibles 4 mois seulement par année, climat insalubre, etc.En pleine brousse, là où des lions vivaient parmi un gibier abondant, plus d’une centaine de gares et d'entreprises annexes ont dû être construites de toutes pièces.A Mangula, la fabrique qui produit les 3 millions de traverses en ciment emploie 12,000 ouvriers — auparavant il n’y avait âme qui vive.Quand les travaux de construction seront terminés, elle deviendra une entreprise de béton précontraint.A travers les scieries, les ateliers de réparation, les gares de triage, ces régions démunies découvrent pour la première fois l’aventure industrielle.Malgré l’énormité de la tâche et les innombrables imprévus, les Chinois ont terminé avec deux ans d’avance sur le programme.Les travaux qui ont commencé en 1970 devaient normalement être achevés en 1976.En fait, la ligne sera inaugurée officiellement le 24 octobre, à l’occasion du lOème anniversaire de l’indépendance zambienne.L'exploit des Chinois est d’autant plus remarquable qu’ils l’ont réussi surtout à la force de 60.000 paires de bras.Sur toute la longueur du chantier, en effet, il n’y a pas plus de 300 grosses machines.Un bel exemple de ce que peuvent faire des pays qui ont peu de capitaux mais des ressources de main-d’œuvre pratiquement illimitées.Les Américains qui, pour leur malheur, construisent la route parallèle à la ligne de chemin de fer — les voies de l’Est et de l’Ouest à un certain endroit ne sont séparées que par 6 mètres — ont involontairement rehaussé le succès chinois.Utilisant un équipement abondant et moderne, ils se sont empêtrés dans les retards, dépassements de crédits et conflits de travail si fréquents dans les pro- Les huit principes régissant l’aide économique et technique de la Chine Tels qu'ils avaient été présentés par le premier ministre Chou En lal pendant sa visite en Afrique, (décembre 1963 — février 1964), voici les huit princi- pes en vertu desquels Pékin accorde son aide economique et technique: 1) Lè gouvernement chinois, en fournissant de l'aide aux au- tres pays, s'appuie toujours sur le principe d'égalité et de bénéfice mutuel, Il ne considère jamais une telle aide comme une forme de charité à sens unique, r Partout.pour noua Radio-Canada aat làl Pomma d’aujourd'hui C« magtzlna d'information commença aq dixième lalson.Ses grendes priorltéa demeurent le document humain centré sur la via de la femme et l’Information précise, dans des secteurs où la femme joue un râle prépondérant.Femme d'aujourd'hui présente des documents de / portée sociale et spirituelle, des témoignages de couples, et rend hommage è des femmes exceptionnelles.L'Année internationale de la femme sera célébrée de façon marquante en 1975.Famma d'aujourd'hui Animatrice: Aline Desjardins avec le concours de Micheline Archambault, Andrée Thibault, Minou Pétrowski, France Labbé, Elisabeth Bellemare, Renée Geoffroy, Nadia Ghalem, Françoise Faucher, Judith Paré, France Nadeau, Madeleine Gobeil et Francine Vigneau.Famma d'aujourd'hui Réalisation: Nicole Aubry, Louis-Philippe Beaudoin, Yves Dumoulin, Jean Letarte, Lucile Paradis, Yvette Pard, Monique Renaud, Jac Segard, Jeannette Tardif, René Verne, Michel Mercier (Québec), Franck Duval (Ottawa).Femme d’aujourd'hui du lundi au vendredi de13h36i14h30.A la télévision do Radio-Canada ____par BERNARD FELLER ¦ Le Tanzam, le chemin de 1er construit par les Chinois, sera Inauguré le 24 octobre, à l'occasion du 10e anniversaire de l'Indépendance zambienne.Nous présentons à partir d'aujourd'hui, en exclusivité, le reportage en trois volets qu'a ramené de Tanzanie et de Zambie, le journaliste Bernard Feller sur ce qu'il appelle "Les tribulations des Chinois enAfrlque".lets étrangers en Afrique.De Lusaka à ar es Salaam, c'est l'éclat de rire général: Goliath a de nouveau perdu.L’ambassadeur des Etats-Unis a failli avoir une apoplexie quand il lut dans une revue destinee aux jeunes intellectuels zambiens, sous la plume du chef des services d’information du gouvernement — d’ailleurs formé aux Etats-Unis.— la comparaison suivante: “Les Chinois sont des travailleurs sérieux et disciplinés.Quand ils ont commencé leur travail il n’y a pas d’interruption pour la coutume paresseuse du thé ou du café.Des Occidentaux, eux, auraient drainé des millions de litres de thé et de café avant la fin des travaux.On ne les voit pas fumer la pipe ou être assis sur un tronc Eendant que des Africains creusent une :anchée.Si des Occidentaux s’étalent lancés dans cette entreprise, la génération de nos dirigeants actuels n’en aurait |e D !k pas vu lç bout; ils auraient sans doute hypothéqué la valeur de toutes nos mines de cuivre — plus tous nos parcs nationaux pour les intérêts — et après toutes nos peines il nous resterait un grand nombre d'enfants illégitimes sur les oras.Les Chinois, eux, sont restés décents”.Attitude significative et totalement injuste.Car sans la route américaine, le train chinois n’aurait pas roulé si rapidement; en outre, la Zambie doit sa communication avec le Botswana à l’intervention rapide et intelligente des Etats-Unis, qui, au moment où l’Afrique du Sud prétendait que la frontière entre les deux pas était un point théorique sans dimension géographique, ont tranché le noeud gordien en construisant eux-mêmes le ferry et la route.L'auteur de ces lignes vitrloliques en convenait avec le sourire.“Mais voyez-vous, après le Tanzam, il faut que l’assis- tance technique en Afrique ne soit plus ce qu’elle était.Vous pouvez faire confiance aux Américains: la prochaine fois qu’ils entreprendront quelque chose dans notre pays, ils feront en sorte que ce soit une réussite”.Une opinion partagée par les officiels américains.Ce genre de polémique, pour les Chinois, c’est le couronnement de leurs efforts.Leurs ennemis disaient qu’ils resteraient en Afrique comme les Indiens étaient restés en Afrique australe: ils s'apprêtent à les confondre en se retirant discrètement après avoir fait leur travail mieux que tout le monde.Leur coup d’essai en Afrique aura été un coup de maître.(è suivre) mais comme un geste mutuel.2) En fournissant de l’aide aux autres pays, le gouvernement chinois respecte strictement la souveraineté des pays receveurs, n’impose aucune condition et ne demande pas de privilèges spéciaux.3) Le gouvernement chinois fournit une aide économique sous forme de prêts sans intérêt ou à un taux d'intérêt peu élevé et prolonge la période de remboursement, si nécessaire, de manière à alléger autant que possible le fardeau des pays receveurs, 4) En fournissant de l’aide aux autres pays, le but du gouvernement chinois n’est pas de rendre les pays receveurs dépendants de la Chine, mais de les aider à s'engager sur la vole de Tauto-dépendance et du développement économique indépendant.5) Le gouvernement chinois fait de son mieux pour aider les pays receveurs à établir des projets nécessitant peu d’investissement et produisant des résultats rapides, de manière à ce que les pays receveurs puissent augmenter leurs revenus et accumuler du capital.6) Le gouvernement chinois fournit du matériel de sa fabrication de la meilleure qualité, aux prix du marché international.Si le matériel fourni par le gouvernement chinois ne correspond pas aux critères et à la qualité convenus, le gouvernement chinois s’engage à le remplacer.7) Pour n’importe quelle assistance technique, le gouvernement chinois fera en sorte que le personnel du pays receveur assimile complètement la technique en question.8) Les experts envoyés par le gouvernement chinois pour collaborer dans les pays receveurs auront le même standard de vie que les experts de ces pays.Les experts chinois ne sont pas autorisés à faire des demandes spéciales ni à jouir d’un traitement de faveur.( traduction) Datsun-Renault Datsun a délogé Renault de la première place des importateurs de voitures en Grande-Bretagne, en septembre.Datsun a vendu 6,361 voitures en septembre, contre 5,861 l’année dernière, et Renault 5,048 contre 4,234 en septembre 73.Au cours de cette période, il a été vendu, en tout, 1,020,900 véhicules, contre 1,359,460 l’année précédente.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 COMPTABLES AQRtES MIMBRIf Ol L'Ordre des comptables agréés du Québec •— ttuWI en 18IO — C.-D.Msller, C.A., Directeur Administratif Édifies des comptable» Agréé», 630 sweat, rue Lsgswahetlère - Montréal, P.Q.H3« 2M7 Tél.» 361.1391 ARCHAMBAULT, MARCHAND BOiVIN, ARBOUR, LAFLEUR é CIE Comptables Agréés Déne» MotïheRd.CA-J.Htnfi lelvln, C A 3oul lefltwt, C A-Rogtf Arthembsult, 11C , C A Jaoinit,C A 10 Boul.Crémcilt, Suit* 700 Montréal 311 » 662-3080 BASTIEN, NORMANDIN, BARRIERE & ASSOCIES Comptables Agréés F J.Boitien, C A.Yvon Normandin, CA.JI Barrière, C A.G.R Normandin, C.A.G Borduat, C A J.G.Btauloc.C.A J.Marcel Dooust.C A P.Dumont, C.A.G.Bouchard, C.A.R.Lanctôt, C.A L.lemay, C.A.J.L Richard, C A.F.St-Aubin, C A M.Gagné, C A.BASTIEN.MENARD.NORMANDIN.SEGUIN.ROY S ASSOCIES Comptable» Agréés Montréal, Ottawa.Québec, Hull, Howkesbury, Grand’Mère.Trait-Rivière», Cap-de-lo-Madeleine.Granby, lévii, St-Gearge» de Beouce.Chicoutimi.Baie Comeou 275 ouest, Notre-Dame Montréal, Que.— H2 Y 1T4 (514)844-4445 CLARKSON.GORDON S CIE Comptables Agréés X.V, fi.A, J.C.SennyMitia, O.A.M.Ownirand, O.A, U.O*rri«ra,C.A, j P Qsiula, C A j.e.aioa.o.A.9.911(1,1.O.A, 9.Mmoeti, O.A.M A Maaitanila.O.A.J.J.rtHoak.C.A, W.f Smlth.O.Ai Aiieiiél-réiieanti Mantrénl- Owéku Sl-Jtii (T .N,), Helifoi, Soiii.Jtai (N -S I, •Ou*b,e, Montréal.Otlowa, Toronto, Homilton, Kltïhonr, Ion,on, Wind,or, Thundr Soy, Wmnip^.R«(ma, Colgory Idmpndon, Vonïoyvor, Vittorio AM Adorn ion, O.A.OW I INSeor C A T.A, Surpoo.O A, H M, Coron, Ci A.9 Chombo'ünd.Q.A H.R.9ormoln>O.A.A,W,9llmour,0,A.X.SLivoio.O.A.0,9,A.Undooy.e A.J.9, Morrtnn, C.A A Ooorl, O A.CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE, ALLARD.CROTEAU & ASSOCIES Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1920, Bowl.Graham Villa Mont-Royal 341-3660 COOPERS &LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal H36 1W6 514-875-5140 si è trovert le monde BENOIT.DIRY.BERTRAND, RAQUETTE & ASSOCIÉS 3500, rua du Parc Lafontaine, Bureau 506, Montréal, Québec H2L 3M2 527-9221 Lionel H.Benoit, CA.Réal Bertrand, C.A.P.Y Bros seau.C.A.Robert Gravier, C.A.Jean-Paul Dlry.C.A.André Loubler.CA.André Paquette, C.A.Pierre D.Poisson, C.A.Rtynald Vermette.CA., Jean Qrignon, C.A François Laplanta, C.A.Jean Labrotae.C.A.Richard Téoll.CA.Farnand Lamothe, CA.BERGERON.SOUCHEREAU HOTTE.TÉTREAULT «ASSOCIÉS Comptables Agréés Maurict Bergsron, C.A.C.Raymond Souchsrsou, C A.Gsorgst H.Hotte, C.A.André Tétreoult, C.A.René Lemire, C.A.614 St-Jacques, Suite 400 Montréal H3C 112 842-9433 BERNIER & BISSON Comptables Agréés George! Bernter.C.A.Marcel Binon, C.A 60 St-Jacques Suite 601 Montréal-845-0209 "CAZELAIS.LAVOIE «ASSOCIES" MONTRÉAL-NORD 3737 rua Monselet 321-3832 ST-DONAT Posta Lusslor, C.F.30 424-5443 COURTOIS.FREDETTE.CHARETTE « CIE Comptables Agréés Florion Fredette, C.A.Guy Charette, C A Roger Pouport, C A.Martin loieunesse, C.A Hubert Mercier, C.A Jean-Paul Berti, C.A Raymond A.Poirier, C.A 1 Place Ville-Marie Suita 2220 514-866-9911 Montréal H3B-3M4 DENIS.DESMARAIS.HOULE.MOONEY ET ASSOCIES Comptables Agréés J P Denis, B A.BSA .l.SC .C.A.Roger Houle, B.A , L.S.C., C A Germain Desmarait, C A Duncan J.Mooney, C A Olivier Soneville, B A .I S C , C A Jean-Guy Lavoie.B A , M Sc.C, C.A Pierre Goulet, C A 60, rue Saint-Jacques Montréal 845-5208 DeCARUFEL.DeCARUFEL S L'ESPÉRANCE Comptables Agréés 423 est, boul Henrl-Bourassa Montréal 357 — 384-1890 FORTIER.THIBAULT.MARCHAND & CIE Comptables Agréés 50, Place Crémazie Suite 610, Montréal 351 -384-0430 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIES Comptables Agréés Roget Gouvm, C A Bernard Dumoii, C A Roger Forget.C A Clouds Boyer.C.A Gillet Villeneuve.C.A.Jeon-Réol Charette, C.A.561 est, boul.Crémazie Montréal 354-384-1430 GLENDINNIN6.JARRET! & CIE Associés de la firme internationale AUXANMM QUANT TANUIY WITT Montréal, Cobourg, Toronto, Orillia.Windsor.Thunder Boy, Winnipeg, Calgary, Edmonton, Lethbridge, Kamloops ÉL Vancouver 719, Carré Victoria, Montréal M3 Y 2H7 844-3307 W.PIERCE OOULD Comptable Agréé Chambre 914, Édifice Sun Life, Montréal, F.Q.•66-4375 KENDALL, TRUDEL « CÏE Comptables Agréés 1OTS Céte Beaver Hall •66-8563 MécGILLIVRAY&CIE LLOYD.COUREY.WHALEN &BRUNEAU Comptables Agréés Montréal, Toronto, Hamilton, Brompton, St-Cathoring», Port Colborng, Llttowtl, Winnnipgg, Colyory, Edmonton, Voncouvgr gt au*rgt grondes villes à travers le monde 1155 0.boul.Dorchester Montréal, P.Q.• H3B 3T9 (514) 871-8630 MAHEU.NOEL.ANDERSON.VALIQUEnE& ASSOCIES Comptables Agréés Société nationale affiliée COLLINS, LOVE.EDOIS.VALIQUETTE.BARROW ovec bureaux o Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Montréal, et dans d'outres villes ou Canada Correspondants en Grande-Bretagne et aux États-Unis d’Amérique 507 Place d'Armet (fuite 1100) Montréal 1, Qué.Code 514 — 342-6631 MALLETTE «CIE comptablas agréés Paul-E.Mallette, C.A.André Roussel, C.A.Bertrand Dumais, C.A.Gilles Choquette, C.A.Jacques G.Hébert, C.A.J.-J.lecavalier, C.A.J.E.de Repentianv.C.A.André Masse, C.A.' D.R.Gariepy.C.A Jean La Couture, C.A.René Chénier, C.A.G.de Grandpré, C.A.Louise Doucet, C.A.Michel D'André, C.A.Claude Sprraiin, C.A.André Lachapelle, C.A.André longpré, C.A.Paul Sofio,C.A.1440 ouaet, rve Ste-Catherlne, Montréaal H30 1R8, Québec Tél.: 361-3241 SUCCURSALE ST-JÉRÔME MESSIER.BOURGEOIS «CIE NADEAU.PAQUET «CIE Comptables Agréés Guy Messier, L.S.C., C A Jacques Bourgeois.I S C C A Robert Houde.B A , C.A.Guy Ouimet, C.A Jacques Desmorois, l S C .C A André Montgrom, l S C .C A Yvon Morsolois, C A Gilles Blondm, C A Réal Mamville.C A 50 Place Crémaxia Montréal 391 - Suite 921 384-1020 NOISEUX.LYONNAIS.GASCON.BEDARD.LUSSIER.SENEGAL «ASSOCIES Incorporant ANDRÉ ROCHETTE & CIE GEORGES AUDET & CIE Comptablas Agréés Membres de THE MANN JUDD INTERNATIONAL GROUP avec bwreoui 6 Toronto.Winnipeg.Calgary, Vancouver, « Etats Unis, Fronce.Gronde Bretagne Belgique et outres pays Édifice B.C.N., Sureau 2000 500 Place d’Armes, Montréal 126 - 849-7791 PRICE WATERHOUSE «CIE Comptables Asrééi Montréal, Québec, MaMes, Ottawa.Tarante, Hamilton, London, Windsor, Kitchonar Winnipeg, Saskotoan, Celgory, Idmenten, Vancouver, Victoria ' • Plaea Vllle-Marlf 666-4701 PETRIE, RAYMOND «CIE, Proulx, D’Orsonnens A Cli Xemptables Agréés ' Suite 1225 360 ouest, rue St-Jacques, Montréal 126, Qué., Tél.i 288-0291 RAYMOND, CHABOT, MARTIN.PARE S ASSOCIES Comptables Agréés •20, Tour do la lourse Plaça Victoria Montréal H4Z 109, Québec 514-878-2691 Société nationale affiliée Raymond Campbell à Cia Montréal - Rouyn, Toronto, Ottawa THORNE, RIDDELL «CIE Comptable! agréés BUREAUX: Terreneuve - Nouvelle-Écosse - Nouveau-Brunswick - Québec - Ontario -Manitoba - Saskatchewan - Albarta -Colombia-Britannique, Région des Caraïbes.Repréeentatton dan» la mobda entier 800.PUCE VICTON*.171.3011 3300-030.NUL 000CHE8TE* 0.- IM-7331 ROBERT SAINT-DENIS «CIE Comptables Agréés 7000 Avenue du Parc, Suite 301 Montréal 15 — 274-2797 SAMSON.BELAIR, COTE.LACROIX ET ASSOCIES Comptables Agréés Montréal Québec Rimouskt Sherbrooke Trois-Rivières Ottawa Suite 3100, Tour de la Bourie Montréal 115-6« 1-5741 TOUCHE ROSS «CIE FORTIER.HAWEYA CIE Comptables Agréés Sydney, Halilax.^omt John’, Québec, Montréal.Ottawa, Toronto, Hamilton, Kitchener, London, Windsor, Winnipeg.Régmo, Saskatoon, North Bottlelord.Calgory.Edmonton, New Westm,niter.Burnaby.Vancouver, Victoria.Bermuda, Nassau et Freeport, Bahamas, Grand Coymon Etats-Unis, Gronde Bretagne et outres pays du monde 1 Place Ville-Marie 861-8531 LUCIEN VIAU& ASSOCIÉS Comptables Agréés Charles A Gowvreau, C A Fernand Rheoult, C A Robert Roy, C A Pierre Doroy C A YvesChorbonneou C A 210 ouest, boul.Crémazie 388-9251 VIAU.ROBIN «ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D Viau.C A Armand H Viau C A H Lionel Robtn, C A Jean Jacques Ouellette C A J Serge Gervois C A Woguih Boulos.C A JosquesR C Jacques »B1è, otre.Vai 7701, rw.U„ 7ét Informations internationales Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 • 9 r Émigration juive: Kissinger n’a fixé aucun chiffre WASHINGTON (AFP) - La Maison-Blanche a publié hier une mise au point relative au récent accord sur l’assouplissement du régime d’émigration en Union soviétique en échange de l’octroi d’avantages commerciaux à Moscou.Alors que la majorité de la presse américaine s’était empressée d’annoncer que cet accord intervenu entre des dirigeants du Congrès et la Maison-Blanche permettrait l’émigration de 60,000 Juifs et autres représentants de minorités d’Union soviétique chaque année, le président Gerald Ford souligne que la lettre du secrétaire d’Etat Henry Kissinger, qui comporte les engagements du gouvernement, “ne contient pas de chiffre spécifique”.Cette lettre, dans laquelle M.Kissinger informait le sénateur démocrate Henry Jackson des assurances qu’il avait reçues en privé des dirigeants soviétiques sur la levée d’un certain nombre de mesures discriminatoires freinant l’émigration, contient “les principes à appliquer vis-à-vis des demandes de visas de ceux qui veullent émigrer ”, souligne la déclaration présidentielle, publiée par le secrétaire de presse de la Maison-Blanche.C’est le sénateur Jackson lui-même qui, dans sa lettre de réponse au secrétaire d’Etat, avait mentionné le chiffre de 60,000 comme nombre minimum de visas chaque année.Le président rappelle que M.Jackson se réserve le droit au bout d’un an et demi de vérifier si l’accord avec le gouvernement est correctement appliqué par Moscou pour que le Congres continue d’autoriser des avantages commerciaux à l’Union soviétique.Mais, dans sa mise au point, M.Ford souligne que les “lignes de conduite et arrangements” contenus dans la lettre de M.Jackson figureront “parmi les considérations dont tiendra compte le président”.M.Ford note que l’échange de lettres Kissinger-Jackson a donné lieu à des interprétations erronées.La crise italienne plus que jamais dans l’impasse Décevantes consultations pour M.Fanfani Rome.(AFP) — La reconstitution d’une coalition gouvernementale de centre-gauche (démocrates-chrétiens, socialistes, sociaux-démocrates et républicains) est plus que jamais problématique.Les résultats des consultations du président pressenti, M.Amintore Fanfani, sont décevants.Sans concessions de la part des socialistes et des sociaux-démocrates profondément divisés sur le rôle des communistes, la mission que le chef de l’Etat a confiée lundi dernier au secrétaire de la démocratie chrétienne est destinée à aboutir à un échec.C’est pourquoi M.Fanfani, samedi, a accordé aux uns et aux autres un délai de réflexion.Il ne reprendra ses sondages que cet après-midi nourrissant le faible espoir de voir socialistes et sociaux-démocrates revenir à de meilleurs sentiments.Le pessimisme a gagné les hommes politiques qui se rendent compte qu’un rapprochement entre socialistes et sociaux-démocrates sur des positions inconciliables en ce qui concerne ce problème politique de fond, est impossible.Dans ces conditions on ne peut passer à l’examen des difficultés economiques, monétaires et sociales d’une extrême gravité.Les quatre partis du centre-gauche estiment en effet qu’avant d’aborder le volet économique, il convient au préala- Après les émeutes de l’École polytechnique Papadopoulos et loannides sont inculpés ATHENES, (AFP) — Vingt-quatre personnes, pour la plupart des militaires occupant des postes-clés dans l’armée, la gendarmerie et la police, ont été inculpées hier par le procureur général d’Athènes, M.Constantin Fafoutis, pour avoir “ordonné ou participé” à la répression sanglante des émeutes de l’Ecole polytechnique d’Athènes les 16 et 17 novembre derniers, émeutes ayant fait plusieurs victimes.Dans son rapport, le procureur déclare avoir des témoignages “dignes de foi” d’après lesquels le nombre des morts dépasserait d'une vingtaine au moins celui des quinze officiellement annoncé.Quant aux blessés, ils dépasseraient également le chiffre officiel de 1103 civils et 61 policiers.Parmi les personnes inculpées figurent iïotamment l’ancien chef de l’Etat, le président déchu Georges Papadopoulos, l’ancien chef de la police militaire, le général de brigades Dimitrios loannidis, et l’ancien chef des services spéciaux, le général Michel Roufogalis, accusés d’“instigation morale à des homicides volontaires, coups et blessures, t incitation à des crimes et délits”.L’ancien chef d’état-major des forces armées, le général en retraite Dimitrios Zagorianako, est accusé d’avoir ordonné l’intervention d’unités de l’armée dans la répression du mouvement estudiantin.L’ancien chef du commandement supérieur militaire d’Attique, le général Nicolas Dertilis, est accusé d’homicide volontaire contre un jeune étudiant et d’instigation morale a d’autres homicides ou tentatives d’homicides.Le commandant d’une unité de blindés Spiridion Statha-kis, est d’autre part accusé d’avoir ordonné l’entrée de force d’un char dans l’enceinte de l’Ecole polytechnique, qui avait renversé les étudiants perches sur la porte de fer et blessé grièvement une étu- ble, de définir clairement la base politique de La coalition.Les socialistes se heurtent à une hostilité farouche des sociaux-démocrates en proclamant que le prochain gouvernement gagnera en crédibilité s’il accepte, d’une part, de prendre en considération les propositions des communistes, et d’autre part, de rétablir de meilleurs rapports avec les syndicats.On retrouve, en 1974, le même différend à l’origine —en 1969— de la scission socialiste: a l’époque, l’aile modérée du parti socialiste unifié (depuis 1964) condamnant l’abouchement avec les communistes que préconisait l’aile gauche, sortie du parti socialiste pour former le parti socialiste Sur démocratique, cette insoluble question, les démocrates-chrétiens ont une position intermédiaire.M.Fanfani est fidèle au principe selon lequel la majorité doit être rigoureusement délimitée, à l’abri de toute influence de l’opposition.Toutefois, M.Fanfani estime que l’on peut, à la ri-gieur, accorder une certaine attention aux suggestions “valables” de l’opposition.Nul h’est en mesure aujourd’hui de dire si ce point de vue constituera un compromis acceptable par les socialistes et par les sociaux-démocrates.Au contraire, les solutions à donner aux problèmes économiques n’ont pas, jusqu’ici, soulevé d’obstacles insurmontables.Les sociaux-démocrates admettent volontiers que les exigences sociales défendues par les socialistes ne sont pas éloi- gnées de leurs vues, bien que les solutions préconisées ne soient pas toujours concordantes.Les uns et les autres sont d’accord, notamment pour tout mettre en oeuvre afin d’assurer la garantie de l’emploi et.dans le même temps, stopper l’inflation galopante sans compromettre le développement.Les socialistes vont plus loin: ils pensent que le futur gouvernement devra s'engager pendant au moins un an, à garantir Te salaire et le pouvoir d’achat des travailleurs susceptibles d’être touchés par le chômage ou par des réductions d'horaire.Le gros écueil reste donc le problème politique à l’origine des dissenssions qui, depuis 1969, ont inexorablement porté atteinte à l’essence même de la politique de centre-gauche.Ford-Echeverria des problèmes communs et une odeur de pétrole diante.Dans son rapport, le procureur exprime sa conviction que “plusieurs agents des services spéciaux ou autres” ainsi que des éléments n’appartenant pas au milieu estudiantin s’étaient infiltrés dans l’Ecole polytechnique, incitant à l’émeute et provoquant des dégâts matériels attribués par la suite aux étudiants.Le procureur cite les témoignages de plusieurs professeurs faisant l’éloge des étudiants ayant occupé l’Ecole polytechnique qui, affirme-t-il, avaient organisé leur propre service d’ordre contre les agents provocateurs sans finalement pouvoir les empêcher de se livrer à des “actes de vandalisme”.Le juge d’instruction M.Christos Papa-dakis, a été chargé par le procureur général d’Athènes d’instruire cette affaire.Selon les milieux juridiques, cette instruction prendra plusieurs semaines.NOGALES (Frontière Americano-Mexicaine) (AFP) — Le président Gerald Ford a invité hier le president mexicain Luis Echeverria à donner une “nouvelle signification aux relations spéciales” existant entre ces “deux bons amis” que sont les Etats-Unis et le Mexique.Saluant M.Echeverria à Nogales, sur la frontière entre les deux pays, le chef de l’exécutif américain a souligné que les Etats-Unis et le Mexique “doivent continuer à s’inspirer du respect mutuel et de la bonne volonté” qui ont rendu leur coo-nération possible dans le passé et qui doivent, à son avis, permettre de résoudre “les problèmes qui pourraient surgir dans l’avenir”.M.Ford, qui a réservé au Mexique ses premiers pas sur un sol étranger depuis qu’il est entré à la Maison-Blanche le 9 août, a dit à son interlocuteur que les consultations franches et amicales’ qu’il s’apprêtait à avoir avec lui, doivent permettre de juger comment les deux pays, dont les liens sont “inextricables”, peuvent “coopérer pour résoudre leurs problèmes communs” afin d’améliorer la vie de leurs populations respectives.Parmi ceux-ci figurent en particulier l’immigration clandestine de travailleurs .agricoles mexicains qui viennent s’employer aux Etats-Unis sans être protégés par les lois du travail américaines — selon des sources américains, il y a en a eu 600.000 au moins en 1973 — ainsi que le contrebande de drogues du sud vers le nord du Rio Grande.La presse américaine a donné un large écho il y a une semaine à des informations selon lesquelles les champs pétrolifères mexicains pourraient receler jusqu’à 20 milliards de barils, soit le double des réserves connues de l’Alaska, et elle s’est empressée d’y voir une source bénie pour la consommation des Etats-Unis, ainsi qu’un facteur possible de baisse des prix mondiaux du pétrole.Cependant, le New York Times a révélé dimanche que ces estimations avaient été “soufflées” à la presse et à plusieurs organismes gouvernementaux américains par une importante compagnie pétrolière américaine, que le journal ne nomme pas, mais qui chercherait, selon lui, à briser l’unité de 12 membres de l’organisation des pays exportateurs de pétroles, en leur rappelant que leur monopole n’est pas absolu.Tout en reconnaissant pour sa part l’importance des gisements, le président Echeverria a déclaré samedi qu’elles a été “exagérée” par une “manoeuvre internationale”.Le gouvernement mexicain a fait savoir que les premiers servis seraient les pays en voie de développement, en Amérique latine d’abord et.point sensible pour les Américains, il a mentionné Cuba parmi ces pays.M.Ford, quant à lui, indique-t-on dans les milieux informés américains, ne tient pas à mettre en péril cette délicate phase de diplomatie pétrolière en heurtant les sentiments nationalistes mexicains, et c'est dans le cadre de l’économie mondiale qu’il avait l'intention d’aborder ce problème avec son interlocuteur.Entretien Arafat-Sauvagnargues BEYROUTH (d’après l’AFP) - Le ministre français des Affaires étrangères, M.Jean Sauvagnargues, a rencontré hier matin à Beyrouth le leader de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), M.Yasser Arafat pour un échange de vues sur leurs positions respectives après le vote positif des Nations unies attribuant le rôle d’observateur à l’organisation pa- lestinienne.“La rencontre que j’ai eue avec M.Yasser Arafat m’a paru extrêmement utile et m’a donné, je dirai, l’impression la plus favorable quant à l’orientation des dirigeants palestiniens, maintenant que leur responsabilité est affirmé sur le plan international”, a déclaré M.Sauvagnargues.Les Neuf d’accord sur le lancement des emprunts LUXEMBOURG'(AFP) - Les ministres des Finances des Neuf se sont mis d’accord hier sur les modalités de lancement d’emprunts communautaires destinés à aider les pays membres de la CEE connaissant des déficits de balance des paiements et à recycler en même temps une partie des pétro-dollars.Les Allemands de l’Ouest ont finalement levé leurs réserves et leurs partenaires ont accepté certaines de leurs conditions comme le plafonnement de l’emprunt à 3 milliards de dollars en 1975, destiné à combler les déficits des balances des paiements et non les déficits budgétaires.France: la constitution est amendée VERSAILLES (AP) - Le Congrès de Versailles a dopté par 488 voix contre 273 la revision de l’article 61 de la constitution française permettant à 60 députés ou 60 sénateurs de saisir le Conseil constitutionnel pour un arbitrage.Cet organisme, chargé de veiller au respect des institutions ne pouvait être saisi, jusqu’à présent, que par le premier ministre (chef du gouvernement), le président de la république (chef de l’Etat) ou par les présidents des deux assemblées parlementaires.L’opposition, (font les membres se trouvent pour l’essentiel, à gauche, compte environ 175 députés et 90 sénateurs.Elle pourra donc faire appel désormais au conseil constitutionnel .contre le gouvernement quand elle le voudra.Peu de parlementaires manquaient à l'appel au palais de Versailles.Voici le scotch qui prend les devants au Québec! St-Léger.Léger/ clair et sec, c'est le scotch de qualité au goût des Québécois.SCOTCH WHISKY HtlLTHÛMSÛM&COLttL .EDWeuAGH soon AND 1 g «mu ert»«soutt«.u8 etUcosM Représtnlé par Les Importations Durand Ltée, une division de LA DISTILLERIE MEAGHER LIMITÉE scooprix::: FÉDÉRATION DES MAGASINS CO-OP La Fédération des Magasins Co-op continuera de respecter rengagement pris devant le public Québécois d’assurer la promotion des intérêts du consommateur à titre de responsabilité sociale de la coopérative dans son milieu.A sa réunion du 17 octobre 1974, le conseil d’administration de la Fédération a autorisé le comité exécutif à prendre les dispositions et les mesures adéquates en vue de poursuivre l’objectif visé, soit la promotion des intérêts du consommateur.* •) “Oie chaumière et un coeur.f 9 m “Une chaumière et un coeur,” disaient les romans roses.Le “nid” champêtre, avec les flairs et les oiseaux, où tous les soucis quotidiens disparaissaient comme par enchantement.La littérature et le cinéma contribuent à faire de l’achat d’une maison l’aboutissement simple et facile d’une idylle plus ou moins compliquée.Et pourtant, il s’agit d’un des choix les plus difficiles, de la transaction financière la plus complexe peut-être que vous aurez jamais lT faire.Pour passer du rêve il la réalité, fiez-vous donc aux socialistes ai la matière.Quand votre roman arrivera au chapitre de l’achat du domicile, consultez-nous.Nous saurons vous aider lT tourner la page ai mettant toutes les chances de votre côté.A.E.LePAGE Hlllllllllli lin IMMEUBLES WKSTMOl NT REALTIES Des voisins à votre goût.Siege SfK’lul: 207S rue Unlwrxlti.1 Montré;»] Quélvc 1 U).\ 21.» Télé phi me (511) S42-5011 Télex OR-24HSO * à 4 9194 j 10 • Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 Une hérésie harmonieuse à Trois-Rivières Le Centre de développement en environnement scolaire par Lise Bissonnette TROIS-RIVIERES — Il n’y a rien d étonnant, dans des activités de recherche, à associer étroitement la pensée théorique et l’expérimentation.Mais lorsque des chercheurs vont jusqu’à accorder part égale à des praticiens profanes, dans une démarche hautement dépendante du rythme de ces derniers, ils donnent littéralement l’impression de descendre dans la rue et de mettre sérieusement en danger leurs foulées scientifiques complexes.Et c’est ce que tente, avec une audace totalement sobre, le Centre de développement en environnement scolaire (CDES) inauguré le 15 octobre sous les auspices conjoints de l’Université du Québec à Trois-Rivières et de la commission scolaire locale.Expérience unique au Québec, et peut-être meme ailleurs, ce Centre associe à part entière des professeurs-chercheurs de l’UQTR et le personnel de la commission scolaire, en utilisant le milieu scolaire non pas comme une simple base experimentale où vérifier des théories éducatives, mais comme le lieu même d’une recherche opérationnelle qui pose quotidiennement ses hypothèses, crée les ressources pour y répondre, les analyse systématiquement, et vient finalement eclairer une théorie qui ne cesse de se faire.Et il ne s'agit pas là d’une séduction de papier puisque déjà, au cours d’une expérimentation préalable, le milieu scolaire tri-fluvien concerné a été littéralement secoué sur sa base, ranimé, après avoir réussi “la guérison miraculeuse” d’enfants et de parents atteints de désaffection envers l’école.Aussi bien le recteur de l’UQTR, M.Gilles Boulet, a-t-il pu évoquer la “foi qui transporte les montagnes” en prédisant un puissant rayonnement à ce centre dont le principal initiateur, M.Pierre Angers, a la modestie des sages.Important acteur de la réforme scolaire québécoise, M.Angers a participé et animé en 1969-70 les travaux du Conseil supérieur de l’Education qui avaient donné lieu au rapport annuel dont le thème était “l'activité éducative”.M.Angers y exposait succintement une conception dite “organique” de l’éducation contrastant avec les plus traditionnelles conceptions “mécanistes”.Il allait ensuite travailler lui-même à illustrer cette pensée par un projet dit “Education permanente à l’élémentaire” (EPEL), institué à l’école élémentaire Saint-Paul de Trois-Rivières, située en milieu défavorisé.Trois années de recherche théorique doublée d’une recherche expérimentale dirigée par Mme Colette Bouchard, ont préfiguré la naissance du CDES qui en a retenu les objectifs et certaines opérations mais qui modifie l’organisation, en l’élargissant.L’Université du Québec a Trois-Rivières reconnaît l’équipe du CDES à titre de groupe de recherche, et la Commission scolaire, qui veut étendre le projet à d’autres écoles, adjoint à ceux-ci ses conseillers pédagogiques.Administrativement, le CDES fonctionne donc comme une “hérésie harmonieuse”, par gestion inter-institutionnelle.Ainsi M.Angers, qui en est le directeur, reçoit son traitement de l’UQTR mais utilise les fonds selon les normes administratives de la commission scolaire, soigneusement établies, on le sait, par le ministère de l’Education.Ce dernier, finalement grand argentier du projet, dirige ses subventions en deux parts qui vont à l’université et a la commission scolaire mais finissent par se rejoindre au CDES, qui loge comme il se doit au troisième étage d’une école, tranquille enfilade d’ateliers-ressources qui ont la poésie d’une école active pour adultes ayant retrouvé la fraîcheur de l'enfance.Car c’est de l’enfant qu’on s’occupe ici, et auprès de lui qu’on cherche et qu’on apprend.A l’observateur extérieur, les ateliers semblent s’apparenter sans plus aux classes actives, ou à l’expérience britannique des classes “ouvertes”, et même à la méthode des “centres d’intérêt”, sommet de l’innovation quand la pédagogie s’enseignait encore à l’ecole normale.Sans doute, nul de ces courants n’est étranger aux chercheurs du CDES qui préfèrent, peu importe que ce soit prudence ou présomption, définir un cheminement original sans AVIS IMPORTANT RÉGIE DES SERVICES PUBLICS CONVOCATION ET AVIS D’AUDITION QUÉBEC DISTRICT DE QUEBEC NO : 9049 R.S.P.OFFICE DE LA RADIO-TÉLÉDIFFUSION DU QUÉBEC, corporation constituée en vertu des lois du Québec dont le siège social est situé au 1000, rue Fullum, dans les ville et district de Montréal, P.Q.requérante, — et — VILLE DE QUÉBEC mise en cause PRENEZ AVIS que la requérante, en vertu de l’article 29a de la Loi de la Régie des services publics, a produit à la Régie une requête pour faire décider de remplacement et des conditions de raccordement d’installations nécessaires à l’exploitation de son entreprise publique de communication et plus particulièrement d’une tour avec antenne de télédiffusion à être érigée sur la toiture de l’immeuble communément appelé “Tour du Complexe”, dans le quartier Montcalm de la ville de Québec, à un endroit susceptible- de déroger à un règlement de zonage.TOUTE personne intéressée peut prendre connaissance de cette requête en s'adressant soit au siège social de la requérante (ci-dessus indiqué), soit à la RÉGIE DES SERVICES PUBLICS, à son siège social à Québec ou à son bureau de Montréal, au 360 rue McGill, suite 504.TOUTE personne qui désire exprimer des représentations relativement à cette demande doit les faire parvenir par écrit au siège social de la RÉGIE DES SERVICES PUBLICS, au 2875 boulevard Laurier, ÉDIFICE DELTA, suite 1200, Ste-Foy, Québec 10, dans les 10 jours de là publication du présent avis.L'enquête et l’audition publiques auxquelles sont convoquées la ville de Québec et toute autre personne intéressée à faire des représentations seront tenues en la salle d'audience 1203 au siège social de la RÉGIE DES SERVICES PUBLICS, 2875 boulevard Laurier, à Ste-Foy, Québec, jeudi le 14 novembre 1974 é lOhres a.m.QUÉBEC, le 16 octobre 1974 Lt secrétaire RÉGIE DES SERVICES PUBLICS dépendre étroitement de “sources”, aussi célèbres ou séduisantes qu’elles soient.Le CDES poursuit conjointement trois projets: une recherche théorique, une recherche opérationnelle, une recherche évaluative, toutes constamment reliées.A grands traits, le modèle théorique mis ici de l’avant se situe à égale distance de celui qui préside à l’école traditionnelle, comme de celui de l’école “libre”, ainsi que l’expliquait mardi un professeur-chercheur, M.François Bilodeau.^’activité éducative, à l’école traditionnelle, subordonne l’ap-préntissage de l’élève à l’enseignement conçu comme partant du maître pour aller à l’élève.L’école libre, dans un mouvement de pendule exactement contraire, subordonne l’apprentissage à l’entière spontanéité de l’elève.Le modèle développé au CDES, pour sa part, s’il mise principalement sur l’initiative de Télève, ne perd jamais de vue ce que l’on nomme ici “la logique de la discipline”.C’est cette logique, ce mode particulier d’apprentissage de chacune des sciences, de même que la définition de ses conditions d’exercice propres au milieu scolaire qui fait l’essentiel de la recherche théorique.Transposée au niveau de la recherche opérationnelle, cette démarche conserve les plus intéressantes réussites de l’école active ou de l’école libre tout en assurant le respect intégral des “contenus d’apprentissage”, c’est-à-dire, à Vélémentaire, lire, écrire, compter correctement.Si bien que, selon M.Angers, les professeurs impliqués réussissent le tour de force de couvrir le programme ‘imposé par le ministère, même s’ils en chambardent parfois les séquences.Les enseignants, habituellement peu familiers avec l’analyse épistémologique qui passionne les chercheurs au niveau théorique, ne se contentent pas d'être de simples utilisateurs d'un matériel didactique qui se constitue au fur et a mesure au’on solutionne des problèmes apprentissage.Ils apprennent, par une analyse constante, à expliciter leur propre conception théorique de l’action d’éducation, de même que les chercheurs vivent avec eux, dans la classe, la création de cet “environnement scolaire” qui est finalement la raison d’être du CDES.Enfin une recherche évaluative, qui n’a rien à voir avec les mesures sèches de la docimolo-gie, fait en parallèle et constamment, le point sur cette interaction.C’est ainsi que les participants à l’expérience, qui touche actuellement, outre le personnel du CDES, une quinzaine d’enseignants de Trois-Rivières, croient pouvoir échapper à la fois à Técueil de la gadgétisa-tion et à celui de la dispersion, qui pourrait naître d’une popularité acquise trop rapidement.Quand on regarde de plus près le matériel assemblé dans les ateliers-ressources, on ne peut que constater sa forte simplicité.“Qu’est-ce qu’une pomme?” demande lui-même le fruit placé au centre d’un immense carton qui émigre ensuite vers tous les domaines de la connaissance, dans une suite rigoureuse de questions-réponses.“Qui suis-je?” s’interroge une autre affiche, catéché-tique ou métaphysique, qui se metamorphose en découvertes biologiques et ethnologiques.La seule “recette” qui a cours ici est la plus difficile: il faut recréer constamment l’environnement.“Jamais, de dire M.Angers, nous ne deviendrons des concepteurs de matériel pédagogique, ces vendeurs du temple qu’il faudrait chasser de notre système d’éducation.” A Trois-Rivières on semble en voie de démontrer, discrètement mais sûrement, que l’ampleur des investissements n’a rien à voir avec la qualité de l’éducation.Il faut rappeler que le projet EPEL, qui se déroulait dans une école de milieu dit “défavorisé” n’a jamais été conçu comme une injection fortifiante à une population de zone grise.“C’est l’acte d’enseignement lui-même que nous avons voulu transformer”, de commenter M.Angers en constatant que les conséquences sociales positives sont venues de surcroît.Cette approche, observe-t-on, diffère fondamentalement de celle de l’Opération-Renouveau, à Montréal, qui multiplie les services parallèles à l’enseignement pour opérer un “rattrapage en milieu défavorisé”, attitude que l’expérience de Trois-Rivières, beaucoup plus démunie, met radica- Toutes les institutions d’enseignement élémentaire et secondaire des commissions scolaires catholiques du Québec ont obtenu récemment du comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation d’ètre reconnues officiellement comme catholiques.Le comité a décidé également que les institutions privées qui désirent une telle reconnaissance devront lui faire parvenir une demande officielle.C’est l’article 22 de la loi du Conseil supérieur de l’éducation qui demande au comité catholique de procéder ainsi.Le comité catholique et le comité protestant sont responsables de reconnaître comme catholiques ou protestantes, selon le cas, les institutions confessionnelles d’enseignement, de révoquer au besoin cette reconnaissance et de faire les règlements concernant ces institutions.Cette disposition vise à porter à la connaissance du public les distinctions confessionnelles entre les écoles du Québec puisque la loi scolaire reconnaît l'existence d’écoles catholiques ou protestantes, et la légitimité d’écoles “autres”.CbufS foqdamental defïqe cuisine Vous apprendrez à linement cuisiner vos repas familiaux avec méthode et agrément selon l'hygiène alimentaire.Les éléments théoriques, la technique et les recettes fondamentales sont enseignés par Henri Bernard à raison d'une leçon par semaine, , au choix, le jour ou le soir Pour renseignements et /*% prospectus, session (À d'automne, composez - 843-6481 XW 3 and 2015 rue de la montagne, suite 610, montréal 107 permis d'enseignement en vent, de le loi de renseignement privé lement en cause.Mais les chercheurs du CDES ne se perçoivent pas comme des croisés voués au développement de ces milieux.M.Angers, en tout cas, diffère d’opimon avec ceux qui récusent tous les contenus actuels des programmes parce qu’ils véhiculent “la culture d’une élite”.“Au moins à l’élémentaire”, dit-il”, les apprentissages de base sont les mêmes pour tous et tous les enfants ont un droit strict de les faire correctement”.Les chercheurs du Centre n’excluent toutefois pas la possibilité de déboucher un jour sur ce type d’interrogation.A M.Boulet, recteur de TUQTR, qui voit dans cette expérience le prélude d’une “vague de fond qui pourrait bouleverser la pedagogic au Québec”, l’intérêt immense que suscite ce projet vient apporter confirmation et qui sait, menace de “récupération par les structures”.Parmi ceux qui suivent l’évolution du CDES et qui assistaient mardi à son inauguration officielle, on note en effet des représentants du siège social de l’UdQ, de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), du ministère de l’Education via le Conseil supérieur de l’Education, la Direction générale de l’enseignement supérieur, la Direction générale de l’enseignement élémentaire et secondaire.Mais les responsables appréciaient autant, sinon plus, la présence massive d’enseignants et de parents avec qui ils travaillent quotidiennement.On dit même, avec une pointe d’inquiétude pour la belle sérénité des chercheurs, que des groupes d’enseignants venant de tout le Québec, du Manitoba ou de la France, demandent à ê-tre accueillis en observateurs.Les rendez-vous se prennent trois mois à l’avance.Le Comité catholique reconnaît en bloc les écoles des commissions scolaires Le comité catholique indique qu’il a longuement consulté avant de décider de reconnaître en bloc “pour catholiques” toutes les écoles relevant des commissions scolaires catholiques.Il y rappelle que cette reconnaissance peut de toute façon ê-tre révoquée si l’autorité scolaire (corporation de commissaires ou de syndics d’écoles ou toute personne physique ou morale propriétaire d’institution d’enseignement) le demande.Pour conserver une telle reconnaissance officielle, les institutions concernées doivent observer le règlement du comité catholique, suivre les programmes d'enseignement et utiliser les instruments pédagogiques scolaires approuvés ou autorisés par le Comité catholique, sous peine de révocation.Le règlement du comité catholique a été ratifié par le lieutenant-gouverneur en conseil le 4 juin 1974.L’ensemble des réflexions qui ont conduit à la promulgation de ce règlement est contenu dans un ouvrage intitulé “Voies et impasses , dont le premier fascicule porte sur la dimension religieuse dans le projet scolaire.EPATANT Confirmation instantanée 877-4032 Télex: 05-25505 St-Jean,T.-N.Hôtel Newfoundland Ottawa Château Laurier Halifax Hôtel Nova Scotian Winnipeg Hôtel Fort Garry Moncton Hôtel Beauséjour Edmonton Hôtel Macdonald Montréal Le Reine Elizabeth* Jasper Le Jasper Park Lodge Vancouver Hôtel Vancouver* ‘¦dmlnistré par Hilton Canada hôtels C/\J PUNK RWHION * Consultez un EXPERT COMPÉTENT McGue Roger en o\o%o^'’*S O /Votre fameuse salle de montre éclairera votre imagination Voici 24 exemples de cuisine, salle de jeu, salle de bains, etc.J&L- ri if T-' ¦t1 i ¦G .r;.t'r y 'V- Vous n’avez jamais vu mieux rX A NETTOYAGE ET PEINTURE DE MAISON Nous offrons un;service com plet de nettoyage et de peintu re de maison Nous nettoierons murs et plafonds tapis, mo guettes, meubles rembourres.\parquets 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T is J t.E DEVOIR Cahier Montréal, mardi 22 ootobra 1974 Aux Montréalais ‘pognés’ dans le béton.par BERNARD DESCÔTEAUX “Nous sommes dans une ville menacée définitivement de devenir une ville anonyme où le béton est la principale priorité, une ville étouffante, une ville où le premier désir des citoyens sera de s’en evader.“Ceux qui parlent le plus pour défendre ce style de ville là, ce sont ceux qui vivent en banlieue bien souvent.Les plus ardents défenseurs du maire Drapeau vivent en banlieue parce qu’ils profitent de Montréal (.) Bien souvent ils ne vivraient pas à Montréal.“Nous autres, nous sommes pognés à Montréal.On sent qu’il y a des valeurs humaines qui nous échappent.C’est complexe une ville.Tout ce qu’on sait, c’est qu’on demeure sur une rue, tu as des voisins, un environnement, de la chaleur humaine, une collectivité.(.) On détruit l'âme de Montréal actuellement.Ce n’est pas unique à Montréal, ça”.Cette analyse du Montréal de 1974, on entendra souvent le candidat à la mairie du Rassemblement des citoyens de Montréal la faire d’ici le 10 novembre.Déjà dans chacune de ses interventions, Jacques Couture parle abondamment des Montréalais “pognés dans le béton, les autoroutes, les buildings”.II ne faut pas s’en surprendre les puisque le RCM propose en définitive “une nouvelle vision de la vie urbaine”.Dans son programme intitulé “Une ville pour nous”, ce parti met l’accent sur la revalorisation du rôle du citoyen et la décentralisation du pouvoir vers les quartiers.Aussi, c’est en toute logique que M.Couture a choisi comme thèmes électoraux de parler du Montréal des “petites patries” et du maire des Montréalais.“Nous, ce qu’on propose c’est un autre style de ville.C’est une profonde réorientation de la ville.Au lieu de partir du profit, de l’investissement, de la rentabilité économique, on va partir du citoyen, de sa rue, du quartier, de son environne ment, des conditions qui font qu’il peut ê-tre heureux".Et à mon avis, 80 pour cent de la population est touchée par ce programme.Quand on lui demande de parler de façon concrète du Montréal de aemain, il fait à la fois preuve de détermination et de réalisme.Ainsi il affirme faire campagne non pas pour faire de l’opposition mais pour prendre le pouvoir.Egalement il parle de la ville “qui pourrait se réaliser après de nombreuses années”.Cette ville, il la voit à partir d’une revalorisation importante des quartiers.Rappelant que Montréal s’est construite autour de municipalités et de quartiers, il voudrait voir à nouveau un “ensemble de collectivités qui s’identifient territorialement”, avec des gens qui ont le goût de se retrouver dans un environnement bien précis.Une telle conception n’élimine pas a ses yeux certains grands projets internationaux, et ne signifie pour autant un retour au passé.Il soumet que l’anonymat amène les gens à se refermer sur eux-mêmes, à avoir peur les uns des autres, comme à New York.“Redonner de la vie à chacune des collectivités, dit-il, c’est la meilleure garantie que ce monde-là va ê-tre ouvert aux autres”.Dans cette perspective, la mise sur pied de conseils de quartier devient l’instrument principal pour atteindre une revalorisation des quartiers.Il s’agit là d’une formule nouvelle qui a été utilisée à Winnipeg, Bologne et Grenoble, par exemple.C’est un peu révolutionnaire comme perspective, note Jacques Couture, tout en croyant que cette notion devra encore faire l’objet d’études.L’objectif des conseils de quartier est double, favoriser à la fois la decentralisation du pouvoir municipal et la participation des citoyens au pouvoir; “plus le pouvoir est loin, plus il est bureaucratique”, et dans la même mesure, les citoyens sont démobilisés, souligne le candidat à la mairie.OV Le programme du RCM est assez peu élaboré sur la question des conseils de quartier, et donne plutôt des orientations générales tout en posant clairement le principe.Pour Jacques Couture, il est clair que les conseillers de quartier seront élus au suffrage universel afin de donner à cette instance une valeur légale.Chaque quartier sera divisé en secteurs qui auront leur délégué au conseil.Ce sera a la fois le lien entre la population et le conseiller municipal, et le lieu où toutes les questions municipales seront discutées.Au départ, l’immense avantage sera de permettre à la population d’exprimer ses désirs, ses griefs et ses recommandations, souligne-t-il.Le conseil de quartier aura toutefois des pouvoirs bien précis.Le considérant comme un prolongement au niveau local du pouvoir municipal, M.Couture croit u’il devra y avoir une défition des juri- ictions entre le conseil de quartier et le conseil municipal pour éviter surtout que ces deux instances ne travaillent isolément.Dans cet esprit, il faut retenir que le conseil de quartier pourra être saisi de toutes les questions qui touchent le quartier.M.Couture donne en exemple la création de parcs.Le principe de l’établissement de parcs reviendrait au conseil municipal, alors la localisation d’un parc dans un quartier serait une décision du conseil de quartier.Il pourrait en être de même pour la localisation des bouches de métro.La question des pouvoirs des conseils de quartier amène Jacques Couture à parler des priorités et des grandes pôlitiques qu’il propose pour Montréal, “des priorités qui seraient des priorités sociales, où le bien-être des citoyens montréalais déterminera nos politiques”.L’une ces priorités sera l’habitation.L’administration Drapeau n’a construit que 6,000 logements en 17 ans, dit-il, et en 10 ans, il y a eu une perte de 28,000 logements.Il propose de construire et de rénover 10,000 logements par année.La rénovation représentera 70 pour cent du budget consacré à l’habitation.Cette politique de rénovation permettra en même temps de conserver aux quartiers leur “â-me , leur visage connu.A cet égard, il condamne le programme de rénovation de la Petite Bourgogne qui a permis de “démolir” un quartier.Au niveau du transport, le métro deviendra un instrument privilégié par le RCM."On veut délibérément séduire, orienter et éduquer les Montréalais à utiliser le transport public.Pour ça, il doit ê-tre attrayant et économique,,, de dire Jacques Couture.Aussi sa politique sera de diminuer le prix du transport, ae l’abolir complètement pour les personnes â-gées, ajoutant toutefois qu'il faut être réaliste et prudent avant de faire des promesses inconsidérées.Pour rendre plus attrayant le transport en commun, il propose également de multiplier les lignes de métro.Sur l’automobile privée, le principe qu’il retient est de décourager le transport par auto.Dans certains quartiers, comme le Vieux-Montréal, la circulation des autos pourrait être complètement éliminée.La construction d’autoroutes dans le centre des villes est loin de recevoir son accord, et le programme du RCM prévoit l’abandon du projet de prolongement de l’autoroute est-ouest.Au passage, M.Couture fait cependant remarquer qu’.T ne connait pas tous les dossiers, et a ce sujet, il dit que “c’est évidemment en les étudiant qu’on pourra prendre des décisions qui ne sont pas au détriment du contribuable”.Pour les loisirs et les sports, M.Couture voudrait avant tout procéder à une réorientation des politiques.Par exemple il veut promouvoir l’utilisation des centres de loisirs qu’il croit actuellement sous-utilisés, en grande partie à cause d’un manque de personnel.Sur le plan sportif, il reproche l’encouragement qu’on accorde à la passivité sportive, et veut développer la participation aux sports par des organisations locales.En ce sens, on exploitera les jeux Olympiques de ’76.Quant aux équipements culturels et sociaux, il constate que les quartiers en sont presque tous dépourvus.Souvent tout repose sur des efforts bénévoles, et rien n’est prévu pour que dans chaque quartier les citoyens puissent avoir accès au théâtre et au bon cinéma.Il n’y a pas de mécanismes pour faciliter l’accès aux arts, dit-il.Evoquant quelques-uns des points du programme du RCM, Jacques Couture parlera notamment de la question de l’administration de Montréal.Accusant le maire Drapeau d’être un mauvais administrateur, M.Couture met l’emphase sur la nécessité du travail d’équipe.“Ce n’est pas une manufacture de chaussures qu’on a là, c’est une ville avec des citoyens”, dit-il.Aussi faut-il que le maire, l’administrateur de la ville soit un homme qui porte les problèmes des citoyens et qui soit capable d’avoir une direction politique, de travailler en équipe et de trouver les personnes-ressources nécessaires.Ce travail en équipe et cette direction politique, il l’applique à tous les secteurs de l’administration de Montréal, depuis la fiscalité Jusqu'à la planification urbaine.La premiere qualité d'un administrateur, c'est d'être capable dans les faits d'animer une équipe et de dirige!, dit-il avec insistance.Jacques Couture, candidat â la mairie du Rassemblement des citoyens de Montréal.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) .,.± fP $||:| ni, I ü «1» Hl i #» t- «i*l m ***« -Jacques Couture propose___________ une nouvelle vision de la vie urbaine “Je suis carrément motivé à devenir le maire des Montréalais, et il n’est pas question que je change de lieu de vie.C’est une population qui me porte vers ce service là, et c’est avec elle que je veux continuer à travailler, à bâtir quelque chose de nouveau.” Jacques Couture, candidat du Ras-* semblement des citoyens de Montréal à la mairie, il y a encore quelques jours, était un simple citoyen engagé à fond dans l’action sociale mais dédaigneux d’une certaine façon du pouvoir et des appareils politiques.Ayant accepté de faire le saut, il a su d’entrée donner au RCM le leadership qui lui manquait pour mener une campagne électorale efficace.Dès sa premiere intervention publique, ses dons de tribun se sont manifestés (dons qui ont souvent caractérisé les maires de Montréal).Mais on a surtout retenu sa détermination à devenir, le 10 novembre, maire, non pas de Montréal mais des Montréalais comme il dit souvent.Sa conviction porte: lés militants du RCM ont trouvé une combativité assez impressionnante alors que les autres' groupes politiques ont dù constater qu’ils avaient un adversaire de taille.Son choix d’être candidat à la mairie, bien que récent, n’en constitue pas moins une continuité avec les actions u’il a menées depuis une vingtaine ’années.Il l’exprime clairement lorsqu’il se raconte.Né à Québec au début des années 30, il est fils d’un fonctionnaire provincial d’opposition.Au cours de sa jeunesse, il a fait un peu d’action politique.En ‘44, il milite dans le Bloc populaire, distribuant des tracts pour Alfred Rouleau, candidat dans Québec, au moment même où Jean Drapeau était, lui, candidat dans un comté de -Montréal.A l’Université Laval, il mettra sur pied une association CCF.Mais il prendra surtout contact avec les milieux populaires, précisant qu’il a toujours été choqué par l’attitude de la bourgeoisie face à la pauvreté, de la “bonne conscience par les paniers de Noël”.Après deux années de droit, il fait le saut chez les Jésuites, communauté dont il est toujours membre.“C’était un désir évident de changer le monde”, dit-il.Il arrive à Montreal en 1954 pour faire le noviciat chez les Jésuites.Au début de la révolution tranquille, après un stage de 18 mois à Formose, il commencera progressivement à s’insérer dans le milieu ouvrier de Saint-Henri.Rapidement son action l’amène à s’installer dans ce quartier.Blâmant un peu les “sauveurs sociaux” qui venaient donner des conseils aux ouvriers, il dira avoir compris “la nécessité absolue de l’enracinement dans un milieu”.Habitant maintenant rue Laçasse, il est dans ce quartier depuis uhe douzaine d’années.Et lorsqu’il affirme ne pas vouloir changer de lieu de vie, c’est qu’il s’est identifié à Saint-Henri; aux ouvriers avec qui il a travaillé à créer une conscience sociale et à chercher collectivement des solutions à leurs problèmes.Ses moyens d’action ont été la mise sur pied de divers comités de citoyens, le Groupement familial ouvrier, le Centre de rencontre et d’information, et le Groupe de réflexion et d’information politique.Face à la politique, il affirme avoir toujours été très conscient que les changements sociaux se font à travers le pouvoir politique.Il gardait cependant une certaine réticence à l’endroit des appareils politiques, l’histoire lui ayant enseigne que “les sauveurs politiques sont vite récupérés”.C’est après avoir senti l’impasse de rester à l’extérieur du pouvoir politique que Jacques Couture a finalement fait le saut.Il lui est apparu comme un devoir important de citoyen de plonger dans l’action politique, explique-t-il, pour servir “le monde que t’aime, du monde qui t’attend”.C’est d’ailleurs avec une grande volonté de demeurer près des gens avec qui il a toujours travaillé qu’il s’est engagé dans la lutte électorale.Cela lui apparaît nécessaire pour éviter le danger énorme d’être “récupéré” par “toute sorte de monde” et de devenir un “sauveur” comme d’autres politiciens qui “finissent dans une carrière personnelle”.Aussi désire-t-il être encadré par le peuple plutôt que par un appareil politique.A cet égard les conseils de quartier et la structure du RCM lui apparaissent des garanties valables.“Ma priorité ce n’est pas d’être le leader d’un parti, c’est de servir ceux qui m’envoient servir, ceux qui m’ont façonné, puis ceux pour qui je plonge dans la lutte”.Il résume ainsi les motivations qui ont déterminé son choix.Qui a découvert Saint-Emilion?ON A VOTRE \\ VOYAGE AIR^H FRANCE Consultez Air France ou cotre agent de voyages.“Nous n'avions jamais goûté au Saint-Emilion qu’en bouteille, nous écrit M.Galarneau.Mais découvrir cette région plantée dans la Gironde a été pour nous tout simplement merveilleux.Six jours que nous ne sommes pas près d’oublier! Pour vous montrer à quel point Saint-Emilion est attachant, nous avons rencontré, là-bas, une dame Taylor de Calgary avec son époux, sa fille et la fille de l’ambassadeur de la Nouvelle-Zélande.Ces gens-là étaient venus à Saint-Emilion parce' que les jeunes filles avaient vu ce nom sur une carte de France et qu'elles avaient fait la relation avec le vin .Imaginez-vous qu’elles sont restées là-bas tout l’été et qu’elles y ont travaillé en passant d’émerveillement en émerveillement.“Saint-Emilion est un village médiéval absolument charmant.Une équipe d’environ 200personnes des Beaux-Arts et du gouvernement français travaille actuellement a v restaurer tous les monuments et maisons historiques.Il y a le clocher de la Place, dont les travaux de construction ont débuté au Xle siècle pour se terminer au XlIIesiècle.Il y a aussi, sous l’Hostellerie de Plaisance où nous logions, une église médiévale construite à même le roc solide.Saint-Emilion regorge de ces richesses historiques qui enchantent le visiteur.“Parmi nos autres découvertes les plus belles, il y a le Périgord, la Dordogne, juste en bordure du Massif central.C’est absolument époustouflant.Pourtant, peu de Canadiens connaissent cet extraordinaire coin de France.“Comme tout le monde, nous séjournons toujours un certain temps à Paris, mais il faut absolument voir la France, sans se précipiter, pas à pas.“Bien sûr que j’adore voyager par Air France.Le service est digne de tous les éloges; la nourriture, gastronomique, et je ne parle pas des vins .i .4 J : 12 • Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 arts et spectacles Cayrol: la langue québécoise “se place bien dans la bouche” par Jacques Thériault “La langue de la rue, la langue verte comme on dit en France, ne nourrit plus notre littérature.Chez vous, au Québec, j’ai l’impression que c’est différent ”, a déclaré Jean Cayrol de l’Académie Concourt à l’occasion d’une causerie qu’il prononçait hier matin, en présence de quelque cinquante personnes réunies au département d'études françaises de l’Université McGill.Et d’expliquer: “Au Québec, je vous envie parce que vous parlez avec vos terres, avec vos paysages.Nous n’avons plus à vous Faire la leçon; c’est vous qui êtes maintenant les missionnaires.La langue, notre langue française a besoin d’un vivifiant; nous devons abandonner nos clients pour gagner des amoureux.En fait, toute langue vient d’un commun trésor, tout se mêle dans le temps.Au Québec, votre langue sort enfin du tombeau.C’est une langue belle et luisante comme une po- terie, qui se place bien dans la bouche”.Et d’insister encore, en- provoquant une certaine surprise: “Notre langue a perdu son sang et sa chair en France, comme cela s’est passé chez les Anglo-saxons.On n’a plus à rougir devant le Paris-French.La fangue québécoise est une parole à l’air libre qui vient rejoindre la nôtre.Une nouvelle culture prend le pas sur l’ancien culte.Continuez à planter vos arbres : nous ferons une forêt ensemble si vous le voulez”.M.Cayrol, poète et romancier originaire de Bordeaux, membre de l’Académie Concourt depuis juin 1973 et directeur de collection aux éditions du Seuil, a tenu ces propos dans le cadre d’un expose où il a présenté sa vision de la création littéraire depuis 1945 à l’époque actuelle.Rappelant qu’il avait été arrêté, puis déporté au camp de concentration de Mauthausen par la gestapo en 1943, Jean Cayrol évoque le fait que la France était vraiment démunie au moment de sa libération en 1945.“C’est l’époque durant laquelle Bernanos, Camus et Sartre sont apparus au grand jour, a-t-il dit.Pour ma part, j’ai essayé de récupérer ce qui était moi-même.Puis, le Nouveau Roman est apparu dans cette atmosphère de récupération et de possession.Remarquez que j’aime beaucoup Robbe-GriUet, mais je préfère une littérature à sang-chaud qu’à sang-froid”.Insistant sur le roman d’après-guerre qui lui paraissait figé, dépossédé et désensibilisé, M.Cayrol note que l’image allait peu a peu remplacer le verbe.“Comment faire devant ces excès de l’image?dit-il.Je n’en sais rien.Mais, c’est un fait indéniable, la culture et la connaissance nous arrivent par l’audio-visuel, beaucoup moins par le livre.Qu’est-ce que l’écriture?Je n’en sais rien non plus.On est présentement à une croisée des chemins tout à fait nouvelle et la technique nous trouble autant qu’elle nous éblouit.” Plus encore, l’auteur de “Midi-minuit” prône la désacralisation du métier d’écrivain et rejette l’influence des muses (ou des dieux!) dans l’acte d’écrire.accessible au plus grand nombre de gens possible.Et pour lui, c’est en 1968 seulement, avec les événements de Mai en France, que la forme romanesque a pris un nouveau souffle.“On a redoré le vieux blason romanesque.On ne pouvait plus se contenter de créer comme avant et d’accepter des bouche-trous.Dans ce pays qu’est la France, la barricade aura toujours raison contre les promoteurs!.) En 1974, on assiste à la création d’un mondé multidimensionnel.J’ajouterais aussi que la bande dessinée a été à l’origine d’un nouveau souffle, LesGoncourL.àtable! télévision La fourmi africaine pourrait bientôt faire danser les cigales d’Occident par Jean Basile Il y a deux façons de faire du journalisme: la bonne et la mauvaise.La première consiste à traiter d’un sujet au moment précis où le maximum de lecteurs ou de téléspectateurs possible l’a en tête.Le second exige que l’on sache prendre un peu de recul, ou d’avance, sur les évènements.Pour moi, la véritable information est cette dernière.Tout le monde connaît donc les problème issus de la fameuse "crise du pétrole”, quoiqu’il y ait toujours autant de “gros chars” dans les rues.En parler maintenant est presque une tarte à la crème.Ce que le monde connaît moins, c’est que cette "crise du pétrole” n’est pas forcément limitée à l’or noir, elle touche tous les secteurs des matières premières et, d'ici quelque temps, le cartel arabe de l’OPEP, aura essaimé en d'autres petits cartels: celui du cuivre, du phosphate, de la bauxite, de mercure, etc.En fait, la victoire de l’OPEP face à ses clients de l’Occident est la plateforme sur laquelle, d’ores et déjà, prend fermement pied une nouvelle politique, non pas du pétrole seulement, mais de toutes les matières premières."Nous en avons assez, déclare à ce propos M.Sakombi Inongo, Commissaire d’Etat à l’Orientation nationale du Zaïre, d’être le cheval éternel qui porte le cavalier éternel de l’Occident”.Le Zaire est le pays du cuivre et l’un des plus grands réservoirs du monde en richesses minières, bien que l’on n’y trouve pas de pétrole.Un discours identique est tenu par Mohamed Karim Lam-tani, directeur général de l’Office chérifien des phosphates marocains.Le Maroc produit quelque 60 pour 100 du phosphate du monde.Dans 10 ans, ce pays produira plus de phosphate que l’URSS et sera le deuxième pays producteur du monde, après les US.Le phosphate valait 15 dollars la tonne en 1952; il voudra bientôt $63.Le prix du cuivre suit la même courbe.Que se passe-t-il?Sakombu Inongo l’explique fort sobrement et fort clairement: après la seconde guerre mondiale, il fallait une tonne de cuivre pour pouvoir acheter une automobile; il en faut maintenant 15.De son côté, Mohamed Karim Lamrani précise que, si le prix des matières premières avaient suivi la courbe d’évolution du dollar, de 1952 à nos jours, c’est beaucoup plus que $65 la tonne que se vendrait le phosphate.Tout cela se traduit naturellement par des va-et-vient politiques dont Kissinger est l’Etoile filante.Pour le consommateur moyen, cette prise de conscience des anciennes colonies africaines, en attendant que ne se décident certains pays américains, a pour résultat l’inflation.Mais, à en croire les leaders africains, l’inflation n’est pas causé par l’augmentation du prix des matières premières, mais bien par les bénéfices indus que font et les gouvernements et les grosses compagnies des pays capitalistes.Tout cela, très résumé, est ce que nous proposera, ce soir, “Le 60”, qui a choisi d’être un peu en avance sur son temps, en présentant aux téléspectateurs un reportage économique et politique sur le Zaïre, ex-Congo belge, et le Maroc.Une fois encore, Pierre Cas-tonguay et son équipe font de la télévision un outil de connaissance au service de la Communauté.Sans doute, le présent sujet est un peu aride puisqu’il n’est pas dans les preoccupations immédiates des gens beaucoup plus enclins à penser à leur antigel et à leur ration de gaz hebdomadaire.Il serait dommage que Ton passe à côté.Le cuivre et le phosphate, soyez bien sür que vous allez en entendre parler! Puisque j’en suis à parler du “60”, il y a quelques sujets que j’aimerais y voir traités.1) une analyse de la politique interna- tionale de Pierre Trudeau, en particulier la tentative, actuellement en cours, d’ouverture vers l’Europe; 2) une enquête sur les compagnies multinationales, leurs intérêts et leurs dangers; 3) un bon reportage sur le nouveau “Musee de l’Homme” d’Ottawa.Jean Cayrol pour ne rien dire de la jeune littérature du grafitti — et non pas de la bulle — qu’on commence à lire.Si les murs avaient déjà des oreilles, ils ont maintenant la parole.Ainsi, la jeune littérature se trouve maintenant en possession d’un outil dont le manche n’est plus brûlant.” Ayant lui-meme eu l’occasion de participer à la réalisation de neuf films avec Alain Resnais, Jean Cayrol ne nie pas les grandeurs de l’acte d’écrire, dans la solitude, mais il reconnaît néanmoins les grandes vertus du travail en équipe et des échanges d’idées qui en naissent.“Les Concourt, dit-il, sont extrêmement sensibles à cette nouvelle forme d’expression.Nous avons senti qu’il se passait quelque chose.Malgré tout ce qu’on en dit, nous sommes moins une académie qu’une réunion d’amis qui aiment les livres.” Rappelant, enfin, que plusieurs membres de l’Académie avaient senti le besoin de quitter leur tour d’ivoire pour dialoguer avec des groupes d’ouvriers de différents milieux en France, M.Cayrol prétend que “l’Académie Concourt ne devrait pas être un conservatoire, mais bien plutôt un vivier de culture et de langue.” “Mais, ajoute-t-il, il faut lui laisser le temps de changer, de vider l’air de ses anciennes structures.Nous n’existons pas du tout pour proclamer la suprématie d’une langue sur une autre.Toutes les langues peuvent arriver à former un trésor (par J.T.) — Les Concourt ne sont pas des “aristocrates” et ne viennent pas en terre québécoise en nourrissant une quel-conaue idée de “paternalisme” ou de “colonialisme ”; bien au contraire, cette sortie des académiciens témoigne d’une ouverture beaucoup plus grande face aux pays de la francophonie.C’est ce qui ressort principalement d’un déjeuner officiel auquel étaient conviés hier Quelques journalistes littéraires du Québec, au salon Concourt de l’hôtel Ritz-Carlton.Ce repas, pour le moins gastronomi-aue, s’est déroulé en l’absence du président actuel de l’Académie, M.Hervé Bazin; ce dernier, qui est à l’origine de ce voyage chez nous, a été retenu à Paris pour cause de maladie survenue un peu avant le départ.C’est, donc, M.Armand Lanoux, secrétaire de l’Académie, qui fait office de président durant le séjour des Concourt chez nous.“Nous sommes à l’époque des communications mais pas toujours à celle de la compréhension”, a déclaré M.Lanoux.Et de préciser avec conviction: “Nous souhaitons changer l’image des Concourt.En ce sens, la moyenne d’âge de ses membres était de soixante-douze ans, il y a quelques années; maintenant, elle est de cinquante ans.Nous ne pouvons oas trahir le testament d’Edmond de Concourt qui légua sa fortune et ses collections a cette académie libre, mais nous voulons ouvrir nos horizons dans la mesure de nos possibilités”.En ce sens, M.Roger Leme-lin, depuis peu de temps membre canadien des Concourt, n’a pas droit de vote concernant le lauréat désigné chaque année, et il en est de même du Belge Georges Sion.Les règles du jeu sont formelles: dix voix seulement sont appelées à ratifier le choix de tel ou tel candidat.Mais, d’expliquer M.Lanoux, ces derniers peuvent faire des recommandations et des suggestions aux membres votants, et c’est ici qu’ils s’avèrent précieux.en bref THE MAGNETIC MONSTER: Un film de Curt Sidmak, réalisé dans les années cinquante, “The Magnetic Monster”, sera présenté a l’université Sir George Williams, le 28 octobre prochain, à 20h30.• DOUG ET JEFF: du 22 au 27 octobre, Jeff au piano et Doug à la basse électrique se produisent à l'Evêché de l’Hôtel Nelson.Doug et Jeff offrent “un tour d’horizon musical” qui va du “soft” au “hard rock'’, en passant par le “country”.• PRIX INTERNATIONAL DU LIVRE: le Prix international du livre a été décerné cette année à un important éditeur japonais, M.Schoichi Noma, fondateur du Centre de Tokyo pour la diffusion du livre en Asie.Le lauréat a été choisi par le Comité international du livre, oui rassemblait à Mayence (RFA) les représentants des principales organisations professionnelles dans ce domaine.ONF: M.Guy Maguire vient d’être nommé directeur de la distribution pour le Québec à l’Office national du film.M.Maguire est entré à TONF en 1967 et assuma, entre autres fonctions, le poste de représentant de l’ONF à Sherbrooke.M.Maguire est âgé de 29 ans.• MICHEL SIMON: les spectacles que Michel Simon devait donner au Québec ont été annulés par suite de la maladie de ce dernier.Atteint d’une grave pneumonie, Michel Simon doit garder le lit pour un temps indéterminé.Lapointe Loiselle Guy Provost Claude Gauthier Louise Forestier montasne saeRée \ sous-titres français 1 de ci.Jodorowsby 1 ‘‘Un« oeuvre à voir, à admirer." — MANCE SOU) “Vigueur lumineuse des images, richesse des symboles, fermeté de la construction.” - TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN salie eisensteini (MONTREAL MAIN V O s-t ftÉMCtfiX UN FILM DE FRANK VITALE AVtC ET STEVE LACK ALLAN BOZO MOYLE 35 MILTON 842-6053 PIGALLE rivoli é| 318 SR .CATHERINE 0 861 2807 s, DfNI5 * BtiANctn rtrjd.js V Le CHARLOTT LAVAL [ VERSAILLES iMI.Tiiil ITÉéllS I CtH'tJtihinÙVIlUlirOO I l.'eYSh.'bm vt tt} 7880 1,248,850 «culs suTbord du Cap Diamant .onajasé un p’tit bout d’temps awe le grand.Jean-Benoît Gerkens (Belgique) Gervais Bumako (Burundi) Evele Hamadou (Cameroun) Karidia Coulibaly (Côte d’Ivoire) Barnabé Bio (Dahomey) Adèle Mengue (Gabon) Brierre Mars (Haiti) Dramane Traore (Haute-Volta) Geneviève Clarenc (He Maurice) Mabil Saleh (Liban) Josy Polfer (Luxembourg) Oumou Soulake (Mali) Roger Favarel (Monaco) Idé Barmou (Niger) Timothé Gbandbandimba (République Centrafricaine) Célinstin Karorero (Rwanda) Mberfoloum-Mekonodsi (Tchad) Dieudonné Katanga (Togo) Jean Razafimahifa (Madagascar) Ali Memmi (Tunisie) Vuong Tuan Phong (Vietnam) Denise Titley (Canada) Claude Ferra gne (Québec) Danielle Notot (France) * Fatou Sissokho (Sénégal) et y JosMontFerrand».Félicitations à toute l’équipe rassemblée autour de M.Richard Drouin, président et M.Pierre Lefrançois, directeur général de la Société d’Accueil du Festival International de la Jeunesse Francophone.Merci à tous les Québécois qui ont répondu chaleureusement à notre appel.L’agence de publicité de la Super Franco Fête EE COSSETTE ASSOCIÉS COMMUNtCATON-MAfiXETMC 2, CHARIOT Le Chef-d’œuvre de la littérature érotique devient enfin un film.BERRI VILLERÛV fm I Un (lim tin JUST JAECKIN uelle 7JI—Ml — UR Couleur M.Robert Sabatier, pour sa part, avoue que son entrée chez les Concourt ne s’est pas faite sans hésitation."Chez moi, a-t-il dit en souriant, cela a provoqué un drame.Ma femme m’a dit, entre autres, que j’étais pareil comme les autres.J’ai failli refuser, puis, j’ai senti cette volonté de changement chez les Concourt.N’est-il pas significatif que le Concourt 1973 ait été remis au Suisse Jacques Ches-sex et que nous nous soyons rendus en Suisse pour décerner ce prix?Le fait que nous venions démontre-t-il pas que nous souhaitons une fois ae plus nous ouvrir au monde?Ceci dit, nous ne venons pas chez vous en colonialistes ou en impérialistes.” Et vient le homard à la Drouant arrosé d’un excellent Chablis! Et succède un excellent gigot d’agneau Guy de Maupassant (venu, des Cantons de l’Est mais aussi bon que celui de l’Ile d’Ouessant!) accompagné d’un Gruaud-Larose 1968 on-ne-peut-plus-invitant! Et les fromages.Et le dessert.une bombe glacée Octave Mirbeau! Et le champagne Blanc de Blancs! UNE SOIREE D'EXTRAITS D'OPERAS ET CHANSONS UKRAINIENNES Yevhenia Miroshnichenko Soprano coloratura Dmytro Hnatiuk Baryton DE L’OPÉRA DE KIEV 18 NOVEMBRE-20H30 Billets: $7.50, $6.50, $5.50, $4.50, $3.50.EN VENTE: CCA 1822 ouest Sherbrooke, Place des Arts, Montréal Trust P.V.M.Nombre limité de billets $6.50 à demi-tarif: étudiants et Âge d’Or en vente à CCA seulement.CCA CHARGEA 932-2234 cft, SALLE WILFRID-PELLETIER Cinémas ODEON LES FILMS MUTUELS : LÉS FILMS CLAUDE MICHAUD de Claude Lelouch Je considère ce film comme mon premier vrai filn Marthe Kellèr André Dussolier Gilbert Bécaud Toute Lelouch tait une fois encore la preuve qu’il POUR IOUS est un extraordinaire fabricant d’images, 11 lift d’idées, de personnages.•AaeV' René Homier Roy Cest l’anatomie Bon Dimanche d’un coup de foudre 7.00 — 9.30 le DAUPHIN BEAUBIEN PRES D'IBERVILEE 72t 6060 .flahcM 7.30 — 9.30 CREIT1AZIE ST DENIS, CREMAZIE 388 4210 JACQUELINE BISSET JEAN-PAUL BELMONDO PHILIPPE DE BROCA LeMaKHilfique le DAUPHIN 7.20 — 9.20 9EAU8IEN EUES D IBE8VIELE 721 6060 ils avaient l'amour au fond du coeur.Michel Costom présente Jean Duceppe Denise Filiatrault dans un film de Richard Martin •vec Yvon Dufour Luce Guilbeault Andrée Lachapelle Yves Létourneau Gérard Poirier Louise Portai Robert Maltais et Catherine Bégin musique de Claude Léveillée une production: Richard Heilman , i Marcel Hubé equr, anclws FLEUR DE LYS s«t Sts Catherin* ?B8 3303 JEAN-TALON Jean'Talon 7?5 )000 CINEMA DI PARIS 89fi|0 St* Cathanns 861 2996 Flsur dé Ly» st Ds Paris : 1:30 — 3:30 — 5:30 — 7:30 — 9:30 Jean- Talon, Maltonnsuvt st Cinéma V : Mm.st dim.f I Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 • 13 Les 50 ans du surréalisme En 1944, Breton écrivait “Arcane 17’ en terre québécoise par Pierre Vallières Le surréalisme a officiellement cinquante ans cette année.C’est, en effet, en 1924 qu’André Breton publie le premier “Manifeste du surrealisme”; que Breton et Aragon éditent un inédit anticlérical de Rimbaud “Un coeur sous une soutane”, soulignant du même coup que le mouvement surréaliste doit son existence autant au génie de Rimbaud qu'à celui de Breton et compagnie ; que Pierre Naville et Benjamin Péret fondent la revue “Révolution surréaliste”; que se crée un “bureau de recherches surréalistes”; que se multiplient les "papillons surréaUstes”, multiples outils de provocation, de dénonciation et d’humour noir.Cet anniversaire a été totalement pas- sé sous silence au Québec, malgré l’influence importante que le surréalisme a exercé sur la poésie et les arts plastiques du Québec, dans les années 40 et 50.Pour ne donner que deux exemples, l’oeuvre plastique des Automatistes et le théâtre de Claude Gauvreau n’existeraient peut-être pas sans le surréalisme.Arrivée sur le marché québécois avec quelques semaines de retard, comme il se doit, la dernière parution du Magazine littéraire (no double 91-92) souligne ces cinquante années de surréalisme, en prenant soin toutefois de rappeler les principaux événements qui ont précédé et rendu possible la publiction du Manifeste et l’organisation officielle du plus im- portant mouvement littéraire de l’entre-deux guerres.Le surréalisme, en fait, a commencé de prendre forme dès 1916 lors de la rencontre d’André Breton et de Jacques Vaché, la rencontre de Breton et d’Apollinaire, ainsi que la fondation à Zurich du groupe Dada, animé par Tristan Tza-ra.En 1918, Breton et Aragon découvrent “Les chants de Maldoror” de Lautréamont, au moment où Apollinaire meurt au front, à la veille de l’armistice.Eluard rencontre à son tour Breton.Pierre Reverdy commence à s’imposer.Après la guerre, Jacques Vaché se suicide.Breton publie Lautréamont.Tzara arrive à Paris.Les nouvelles a CBFB90 Qui dit mieux?Le service des nouvelles de CBF-690 voit loin et en profondeur.Toutes les facettes de l'actualité, par la voix de correspondants sur place, des documents sonores authentiques, des analyses et des synthèses.Qui dit mieux, sur les ondes montréalaises?CBF-690 connaît toutes les nouvelles et prend le temps de vouslesfaireconnaîtreàlongueurdejour,maisprincipalementà.8h00.Le monde ce matin 12h00.Le monde maintenant 18h00.De tous les points du monde 22h00.Le monde ce soir CBFE90 télévision cinéma C B F T O 9.10 Ouverture et horaire c 9.15 Les Oraliens c 9.30 Les 100 tours de Centour — c 9.45 En mouvement c 10.00 Minute moumoute c 10.15 Saturnin c 10.30 Personnalité féminine c 11.00 Les recettes de Juliette c 11.30 Au pays de l’arc-en-ciel c 12.00 Le Prince Saphir c 12.30 Les Cuqueluches c 1.30 Téléjournal 1.35 Femme d’aujourd’hui c 2.30 "Zazie dans le métro” (comédie — Français) c 4.00 Bobino.c 4.30 Nie et Pic c 5.00 Daniel Boone c 6.00 Prince noir c 6.30 Actualités 24 c 7.30 La p'tite semaine c 8.00 Sprint c 8.30 Vedettes en direct.Claude Dubois c 9.00 Rue des pignons c 9.30 Le 60 10.30 Téléjournal c 10.45 Nouvelles du sport et météo c 11.00 Appelez-moi Lise c 12.00 .“Le trèfle rouge" (policier - Fran- ' co-Italien 1965) 1.30 Téléjournal c CFTM Œ> 7.40 Horaire Bienvenue c 7.45 Bonjour Montréal c 8.45 Les bouts d chou c 9.15 36-24-36 c 9.30 Pour vous mesdames c 11.00 Personnalités c 11.38 La famille Stone c 12.00 Les p tits bonshommes c 12.30 Les tannants c 1.30 Au Jour le jour .c 2.30 "L'ennemie" (mélodrame — Italien 4.00 Patofville c 4.30 Jinny c 5.00 O'Hara c 6.00 Parle, parle, jase, jase c 7.00 Le 10 vous Informe c 7.30 Hawaii 54) c 8.30 Symphorien c 9.00 L’aventurier c 9.30 Manms c 10.30 Les nouvelles TVA c 11.00 La couleur du temps c 11.15 "La caraque blonde’ (aventures 12.45 Le 10 vous Informe c C B M T O 8.30 Mon ami c 8.4G Friendly giant .c 9.00 UK Magazine c 9.30 Quebec school telecast c 10.00 Camera twelve .c 19.30 Mr Dressup .c 11.00 Sesame street .,c 12.00 Elwood Glover's luncheon date .c 1.00 Ben Casey .c too Coronation Street c 2.30 Edge of night c 3.00 Juliette and friends c 3.30 Take 30 .c 4.00 Family Court c 4.30 Mr.Wizard .c 5.00 Youth Confrontation c 5.30 Partridge Family .c 6.00 City at Six c 7.00 Reach for the top c 7.30 Adventure of Black Beauty .c 8.00 Happy days .c 8.30 Police story c 9.30 Front page Challenge .c 10.00 Up Canada .c 11.00 The National , c 11.22 Viewpoint c 11.30 Montreal Tonight c 11.55 "Journey for Margaret” (drame — 1943) CFCF /4 9’/4 Celanese 2000 465 465 465 Becker B c i zlO 365 365 365 Celan 175 p z50 $16 Va 16ft 16ft Bell Canad 9294 $42Va 41 Va AWa — Va CFCN .200 $5ft 5ft 5ft Bell A pr 1228 $41% 41% 41% - 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% C Zelrba'A 200 $14 14 14 .- 3/4 Camflo 3560 $11 10ft 10ft + Va Crush Inti 3000 $5 5 5 Cam Chib 800 430 410 430 - 5 Cuvier 20600 139 130 139 +13 Camp RL 2100 $31 Va 31% 31%+lVe Cygnùs B z60 $73/4 73/4 7% Campau A 500 450 440 440 Ualmy A 800 $5 5 5 Campau 7p z50 $7 7 7 Decca R 100 295 ?95 295 +10 Can Cem L 5601 $10 91/a 9 ft + Va D Eldona 1200 33 33 33 DINERS D’AFFAIRES Restaurant (des gourmets g Boucherville sur les rires du SiMt-liureit R.s-,Vivons 655 0434 655-5664 m TRUST GÉNÉRAL IM DU CANADA Nomination Madame Andréa Charron-Parent gW V.' Monsieur Jean Laçasse, gérant du Montréal Trust à la succursale Place Versailles est heureux d'annoncer la nomination de Madame Andrée Charron Parent comme agent vendeur pour la compagnie.Madame Parent possède une vaste expérience dans le domaine de l'Immeuble.Danlson 2878 839 38V4 38V< + V4 Dlcknm 6650 16V.i’/t 6 + Vi OSaag 10695 S3m 31% 31Vj + V.Dome 4620 S43'/< 42Vî 42Vi + Vj Dome Pete 4685 821% 20V] 21%+ % D Bridge Z46 835 35 35 Dofasco 1810 824V.24'/.24V.- % Dom Store 625 SMft UH 14H D Taxtla 2160 SB'/i BY.avi + vt Domtar 3475 *20’/» 20W 20V.- Vk Donlee M 100 310 310 310 + 5 Douglas L 100 750 250 250 Dunrale 5667 18 18 18 Du Pont z5 $24 24 24 Dylax A 400 470 470 470 + 5 Dynasty 1100 .¦ $7% 7 7V% - 14 Estn Can S 100 $10ft 10ft 10'4 East Mal 2982 355 340 340 - 5 East Suli 1210 205 : 202 : 202 - 8 Ego Mines 8800 68 65 68 + 4 E-L Fin 200 390 ; J90 : Ï90 +10 Electro'A 975 $53/4 5ft 5% - % Emco 390 $53/4 5% 5% + % Extndcar z50 $5% 5% 5% Falcon C 750 $8ft 8% 8% - % Falcon 690 $31 ft 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Noranda'A 8850 $30 Va 30 30% - ft Nordair L 800 260 260 260 Norlex 4000 19 19 19 + 1 NC Oils 1200 375 365 365 -20 N Canada 1000 53 53 53 - 6 Nor Ctl G 3020 $93/4 9ft 9 Va Nor Ctl w 300 180 180 180 - 5 Nor Elect 131 $22 22 22 + % Northgat 1400 400 395 395 - 5 Nowsco W 200 $6 6 6 + Va NRD Min 500 30 30 30+3 NSI Mark zlOO 60 60 60 Nudlama 1000 75 75 75 +3 Nufort Res 1333 15 15 15 Numac 14325 $12ft lift 12 Va + Va Nu-Wst A 100 475 475 475 +15 NW Fin 500 80 80 80 -10 Oakwood P 2500 78 78 78 + 1 Ocdentl Pt 3300 $10% 10 Vs 10% + ft Ocelot Ind 800 390 385 390 -10 Oil Patch 200 175 175 175 Orchan 800 365 360 360 - 5 OSF Ind 810 400 390 400 Oshawa A 8730 455 445 450 - 5 Oshawa w 1000 20 20 20 - 2 Overland z5 $12% 12% 12% Pac Pete 3065 $19ft 18 Va 18ft - ft Paloma P 153 100 100 100 Pamour 3230 $9 8% 9 + Vs Pancana 1 z375 99 99 99 PanCdn P 251 $8 Va 8 Va 8 Va + Vs Pan Ocean 4810 $9ft 8 ft 9ft Patino N V z46 $17 Va 17 Va 17 Va Paulfn z3Q 300 300 300 Peerless 400 400 360 360 Pembin A 200 210 210 210 Penningtn 100 $63/4 63/4 6% + % P Depf S 360 480 475 475 Petrofina 200 $18% 18% 18% + % PeytoOils 1585 295 290 295 -10 Pick Crow z200 33 33 33 Pine Point 1300 $28% 28ft 28 Va Place G ' 500 24 24 24 - 1 Placer zl25 $16 Vs 15% 16ft Pominex 1600 65 65 65 Pow Corp 470 $8% 8% 83/4 - ft Precamb 5500 38 38 38 + 2 Pre Cable 1100 $6% 6% 6% + ft Pre Trst z50 $40 40 40 Preston 300 $103/4 10% 103/4 - ft Price Co 1700 $13% 13 Va 13 Va - % Purè Silv 200 155 155 155 - 5 QCI Ind 1000 90 90 90 -10 QCMndA 4900 110 90 109 +4 Qasar Pet 200 250 250 250 Que Sturg 5450 SSVa 480 5ft +37 Que Tel 300 $14% UVa 14% - Va Quenswer 100 165 165 165 +10 Ranger 3606 S13ft 13% 13% - Va Rnk Org A 1500 240 240 240 Rayrock 550 90 90 90 Readers D 150 $9Va 9Va 9>6 Reed Pap A 700 $18% 183/4 183/5.+ Va ReedOsIrA 250 $5ft 5ft 5ft - Va Reichhold zlO $223/4 22% 22% ReitmanA 100 $6% 6% 63/4 Rembrant 700 $6 Va 6 Va 6 Va + % Revnu Prp 3585 90 87 87 +2 Rio Algom 294 $22Va 22Va 22'6 R Little 1000 220 215 220 + 5 Roman 2250 $11 10% 11 Rothman 100 $9Va 9Va 9Va + ft Rothm A p 325 $60V» 60Va 60V» -10 Rothm 2p 1700 $12'/4 11% 11%-Va Royal Bnk 3430 $29ft 29'/8 29Va - % Royal Tr A 640 $20Ve 20 20 Ryl T M 564 $10V4 10 10 Russel A 1375 $14% 14% 14% + Va Scot York 200 161 161 161 - 9 Scotts 100 475 475 475 +20 Scurry Rn 400 $18Va 18Va 18Va Seaway pr 100 450 450 450 +15 DIVIDENDE NUMÉR016 AVIS est par les présentes donné qu’un dividende trimestriel de $0.32 par action ordinaire a été déclaré par le conseil d’administration.Ce dividende sera payable le 15 octobre 1974 aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 30 septembre 1974.Tonecraft Ltd.; deux cents, le 15 nov.aux actionnaires inscrits le 1er nov.Tru-Wall Concrete Forming; quatre cents, le 30 nov.aux actionnaires inscrits le 14 nov.bénéfices Maurice Myrand, c.a.Directeur Général Adjoint-Finance Montréal, le 15 août 1&74 LES MEILLEURS FRUITS DE MER iivvT»ë\v HOBBY DICK’S BAR-LOUNGE C’EST MAINTENANT LA SAISON DES HUITRES MALPÈQUE cLecPavilloii de l'atlantique 1454 A ru« PEEL, MONTRÉAL RHorvntton* 849-1368 Toua Im jour*, t compta» de midi DlmtnchM, * comptor do S heure*.Brooke Bond Foods: exercice financier complété le 26 juin 1974.Bénéfices de $1,245,937, comparativement à $1,394,441, pour la même période l’an dernier.Canadian Utilities: au 30 septembre 1974, $11,541,000, soit 94 cents par action, comparativement à $11,257,000 ou 91 cents pour la même période en 1973.Celanese Canada: au 30 septembre 1974, $10,630,000, soit 75 cents par action, comparativement à $5,186,000 ou 35 cents par action en 1973.Comtech Group International: au 30 septembre 1974, bénéfices trimestriels de $35,000, soit 4 cents par acüon, comparativement A $18,000 ou deux cents par action pour la même période en 197S.^ Votre meilleur placement.e8t assuré par un personnel compétent qui consacre tout son temps à la gestion de portefeuilles personnels et institutionnels.Tous n’ont qu'une préoccupation: augmenter la valeur de vos placements par des conseils judicieux et la gestion du Fonds Bolton, Tremblay.Pour obtenir plus de renseignements ou un prospectus sur le Fonds Bolton, Trembley Liée, écrire ou téléphoner t: BOLTON,TREMBLAY&COMPANY 1245 ouéit, ru* Sherbrooke, bureau 1225, Montréil 108, Québec 649-4591 44 oueet, rue King, bureeu 2619, Toronto 1, Onterlo 554-1460 / Chrletlan Paieeé î&j=msAjvis coqpviE.ntl mm mm M.Jacques Bélanger, gérant de la division du Grand-Montréal, annonce la nomination de M.Christian Baissé, au poste de gérant de la région Montréal-Maisonneuve.M.Gilles Boyer, A.V.A., directeur de la Vente, a confié à M.Baissé le soin d'accentuer le recrutement des représentants et le service aux sociétaires.L'équipe de M.Palssé offre aux chefs de familles, aux professionnels et aux dirigeants d’entreprise un service gratuit de planification successorale.Le bureau de M.Palssé est situé au 8674 est, rue Sherbrooke, Montréal H1L-1B9, Tél; 351-0240.Selkirk A 400 110 Va 10 Va 10 Va Shew LE A 600 $5 Va 5% 5% - % Shaw Pipe 300 425 410 410 +10 Shell Cen 3545 $13% 13 13% + Va Sherrltt 6445 $7 6ft 7 Siebens 2445 $7% 7 7 - ft Sllvmq 1000 20 20 20 Sllverwd A z20 $9% 8ft 8ft Simpsons 6113 $63/4 6 Va 63/4 + % SlrfipsonS 1938 $9 ft 93/4 9ft + ft Skfar M ’ 300 360 350 350 +10 Skier W 500 200 200 200 Skyline H 920 265 260 260 -15 Slater Stl 150 $8 ft 8ft 8ft - ft Slater B pr 100 $13 13 13 Sobey Stor z28 475 475 475 Sogepet 4200 95 90 90-9 Somville p z20 $28 28 28 Sony Cbrp 550 490 475 475 -50 Southm A 200 $21 Va 21 Va 21 Va + % Spar Aero 300 200 200 200 St Brodcst 7300 $7 7 7 + % Stelco A 2875 $26 2 5 Va 26 + % Steep R 400 107 107 107 - 3 Steinbg A zlO $14ft 14ft 14 Va Sud Cent 3200 61 61 61 - 1 Sullivan 400 215 210 210 - 5 Sunbrst E 4500 13 12 12 Sundale 0 900 435 435 435 Superior E 500 70 70 70 Surpass C ZlO 84 84 84 Systems D 200 350 345 345 Teck Cor A 600 285 265 285 +15 Teck Cor B 1146 250 241 250 Texaco 630 $32% 31ft 31 Va - ft Texasglf 6330 $253/4 253/4 253/4 - Va Texmont 2000 19 19 19 Tex-Sol 500 15 IS'* 15 + 1 Thom N A 225 $10ft 10 10 Va - ft Tombill 500 75 75 75 + 3 Tor Dm Bk 3505 $37 363/4 37 Tor Star B 1050 $8% 8% m + vi» Total Pet 5000 $6% 6 Va 6ft Total P A p 600 $13% 13% 13% - Va Traders A 1080 $10 9ft 10 + Va Trader A p z25 $19% 19% 19% TrC Glass 400 410 400 410 + 10 TrCan PL 6637 $9ft 9 9 ft TrCanC pr 1100 $34 Va 34% 34 Va - % TrCan PL w 5307 95 88 92 + 2 TrCan Res 4500 58 56 58 - 1 Trans Mt 1200 $11 Va 11% lift + Va Tribag 9600 40 31 40 + 9 Trizec Crp 105 $163/4 16% 16% + ft Trizec w 700 41 41 41 + 1 UAP A 200 $20 20 20 —2 Va Ulster Pet 1700 70 70 70 + 4 Ultramar 100 270 270 270 UnlcorpF 1000 120 120 120 Un Carbid 235 $18 18 18 - % U Gas 49500 $8 7ft 8 UGas A pr Z40 $27Va 27ft 27 Va Union oil 100 $73/4 73/4 7% - ft U Asbesto 1000 270 265 265 + 10 U Canso 4525 $8ft 7ft 8 Va U Corp a 4755 $10 9% 10 + ft U Keno 300 $8 ft 8ft 8 ft + % U Slscoe 400 305 305 305 -10 Unir Gas 535 185 185 185 + 9 Upp Can 1300 130 130 130 Van Der 400 380 375 375 + 15 Venpower 1300 70 70 70 -15 Versatl A 500 465 460 465 +30 Vestgron 200 $10Va 10ft 10Vi + Ya Vic G Tr 150 $19 19 19 + 'A Voyagr P 1000 395 385 390 + 5 Walnoco O 100 250 250 250 +25 Wala'x A 200 $9% 9% 9V.- V» Walk GW A 3695 $38 37% 38 + 9* WCI Can 400 $7 7 7 - Vt Waldwod 450 $8 8 B + 9» W»tburne 620 $7% 7% 7 Y.Wcoast Pt 600 290 290 290 W Pet A p 400 $13% 13% 139» Westcost 3195 $17ft 17 17Vi + Y.Wcost B'/i p • Z50 $48 ft 48ft 48 ft Wcoast w B700 190 185 190 + 5 Westaal 300 $18ft 18% 18% + % W Bcas B 100 $6 6 6 + V» W Decal fa 1750 420 410 415 -10 WestMlne 1300 228 225 228 + 3 Westfalr' ZlO $21 21 21 Westfield 3000 61 60 61 + 4 West Ind A 200 240 240 240 +40 Westmlll 3325 $5Va 5% 59» - V» Weston 307 $21% 21% 21 Y» + Vt Wstn 6pr z30 $59 59 59 Whlthorse 500 235 235 235 -10 White P 12937 $6 ft 6 6 - Y.Whohok A 400 400 400 400 + 10 Wlllroy 2700 145 145 145 Windfall 1000 13 13 13 Win-Eld 2100 6 6 6 - Ya Wlx Corp 100 250 250 250 +30 Woddreef z200 13 13 13 Woodwd A 6069 $18% 18 Va 18 Va + Va Wr Harg 800 145 145 145 - 5 Yuko C 10000 70 70 70 - 2 Zellers 400 $7% 7% 7% + % Trust Units BBC R wt 150 140 140 140 BM-Rt un 2350 $103/4 10% 103/4 + % BM-RT wt 200 132 132 132 + 2 C Perm un 475 $8 8 8 + Va Heltmanu 1450 $7% 6 î 7 Va - % TD Rit un 123 822'/.22'/.22'/2 - V* indices de toronto Industr.Aurifères Métaux Pétroles Changement +0.43 +7.91 -0.47 +0.83 Clôture 166.27 363.20 65.16 148.39 Sem.dern.165.30 388.33 67.22 143.45 Mois dernier 162.25 333.07 66.69 141.92 1974 haut 228.78 622.04 109.23 274.81 1974 bas 150.11 284.96 62.06 121.61 obligations Baisse des prix Les prix ont fléchi et l’activité a été, faible hier sur le marché canadien des obligations.Le court terme est resté dans la plupart des cas inchangé, le moyen et le long terme ont perdu environ un huitième de point, les obligations provinciales, environ un quart de point et les obligations des sociétés sont restées pour la plupart inctiangées.Les prêts au jour le jour ont été disponibles a 8 1-2 p.c.GOUVERNEMENT OU CANADA , «et.1/1975 -T'A, déc.15/1975 , juin 1/1976 -9Va, 1er fév.1977 juillet 1/1977 -91/4 avrll/1978 OCt.1/1979 -Tft déc.1/1980 sept.1/1983 juin 15/1994 ) échangeable pour 8 OFF.DEM, 97Va 97% 98 ft 98% 9216 93 103 Va 104 96% 97 V4 193 Va 104 78Va 95’ 4 1 75'/4 99 79 Va 95% 753/4 99 Va ___________________ _ 15 duc.1985.échangeable pour 9'A% 1er fcv.1982.échangeable pour 9’.aSo 1er avril 1984.•échangeable pour 8% 1er déc.1987.PROVINCIALES A.G.7La, 15 déc.1991-87 803,4 82U Pr.N.B.7% ms 1996-1994 77Va 79ft Man T.8% 1er mars 1999 86 87ft T.N.8ft 15 sept.1994 83 .85 (A) échangeable pour 11% : 1er oct.1979.(B) échangeable pour W» % 4 sept.1979.SERVICES PUBLICS Alfa Gas 914 Déc.15/1990 9/ 93 Bell 10 Juin 3/1996 9614 96% Cdn U.11 Va Ocf.1/1994 102 1Q2ft A-Nfld Tel.11 O.1/1979 1 02Va 103 N.& Ct 95e Jan.15/1990 102ft 103 Trans C PI 9 déc.20/1993 83 84 (A) échangeable pour 11% 1er oct.1996.Alberta •%, nov.T6/1990 89'6 90-,2 Manitoba 10 |n 10/1994 96ft 97ft A—N.Bru.E.11 OCt.1/1999 105 105ft Nfid L.P.v/ê mars 15/1999 85V4 87'/4 Ont.Hyd.9% A.15/1981 100ft 101ft Ont.H 10% Août 16/1999 100ft 101 ft B—Québec 10% Sep.4/1999 103 104 Clébec 10% Sept.4/1999 102ft 103'?hors cote >t Las et Ml Metwls water Comp Com North Ex jm î F Pr Aanganes* Allenbe* 500 287H 275 4000 37Va 32Vi 5000 4 4 3000 11 11 5000 70 55 133 30 30 250 *209» 209» 1500 22 22 9000 39 36 24500 25 24 10000 20 Î9V» 7000 65 50 500 50 50 8500 56 45 500 28 28 105 250 250 150 7 7 1000 17 17 INDUSTRIELLES Algoma 10% 1994 96 98 BMO IQ’:* 1980 1003/4 101V4 Bell 10 1996 96Va 97Va CIBC 7Va 1993 89 91 CU lift 1994 102 102 Va DFS 10 1994 97 98 Eaton 101 v 1994-80 99 101 HBC 8% 1991 79 81 IMO 10% 1994 101 101 Va Labatt 9 1994 86 Va 88 Va Newfie Tel 11 1996 103 103 Va Niagara U'.ï 1994-70 100V4 1003/4 Roynat 10% 1982-77 102 — SSR 11 1994 100 101 Stelco 10% 1994 102 Va 103 TRP 9 1993 83 85 UNG 11 1994 100 101 WTC 8 1991 79 81 Woodward 11V.1994 102 )02ft NOUVELLES EMISSIONS Olympia 10Va 1979 IDO'/a 101 Olympia 1H< 1998 101 Va 102 CONVERTIBLES AtT 7',a 1990 MO ACK 7% 1988 84 89 AOD 7 1989 69 72 AXH 5 1993 62 65 HBC 1993 73 76 MCL 6 1994 88 92 PPE 5 1993 66 69 SCR 7'.1988 70 74 SSR 4' , 1988 89 — WTC 7! ; 1991 83 86 7r\ ^ 0NA kVJf VOTRE 1 f VOYAGE.NOMINATIONS CHEZ DIRECT FILM INC.'#*• xi ^ ' R.L.VACHON A.R.CASTAQNIER Direct Film Inc.a le plaisir d’annoncer les deux nominations suivantes: R.L.Vachon, président du conseil d'administration et A.R.Castagnler, président et directeur-général.faits et projets General Motors La General Motors a mis sur le marché le plus gros camion du monde: un véhicule diesel-électrique de 256 tonnes qui sera utilisé dans l’exploitation de mines à ciel ôuverl.Le mastodonte, qui n’existe pour l’instant qu’a un seul exemplaire, mesure 65 pieds de long et plus de 25 pieds de large.Sa charge utile est de 350 tonnes et le toit de la cabine du conducteur se situe à 55 pieds du sol.Il peut, selon le constructeur, transporter facilement deux millions de balles de golf et son générateur serait en mesure de fournir du courant à 3,500 foyers américains moyens.Accord nippo-canadien Quatre firmes japonaises et une coopérative agricole canadienne ont conclu un accord pour le traitement,des graines de colza dans la province canadienne d’Alberta.Aux termes de l’accord, une société — l’Alberta Food, dans laquelle la coopérative canadienne possédera une participation majoritaire — sera créée en vue de la construction d’une raffinerie qui, à partir d’août 1976, traitera quotidiennement 600 tonnes de graines et produira chaque année 80,000 tonnes d’huile de colza et 120,000 tonnes de tourteaux.Le capital d’Alberta Food 3 millions de dollars canadiens sera détenu pour 60 p.c.par la coopérative canadienne — l’Alberta, Wheal Pool AWP — pour 15 p.c.par les deux entreprises japonaises C Itoh and Co.et Ajinomoto, pour 8 p.c.par la firme Sangyo, les 2 p.c.restants revenant à la société Fuji Oil.Le président de l’Alberta Food sera M.G.L.Harrod, actuel président de l'AWP.Kowait Investment La Kowait Investment Corn- Ea acheté pour $17.5 mil-une île américaine au large de l’Etat de Caroline du Sud.M.Hamad Al-Bahar, directeur général de la société, a déclaré que l’achat de la petite île de Kiwa était un investissement sans implication politique.Sa société, dont la majorité des capitaux sont privés, s'efforcera de développer le tourisme dans l’île, conjointement avec une société américaine.La “tête de pont” du Koweït sur le continent .américain est de petite taille.M.Al-Bahar a précisé qu’il n’y avait pour le moment que vingt et une habitations sur nie.Banque de Montréal La Banque de Montréal a déclaré, pour le quatrième trimestre de son exercice, un dividende de 24 cents, soit le même que pour le trimestre précédent et pour le quatrième trimestre de 1973.Ce dividende sera versé le 2 décembre à tous les détenteurs inscrits au 31 octobre, d'actions entièrement libérées.Pour l’exercice en cours, le total des dividendes versés atteint ainsi 96 cents par action, contre 90 cents pour l’exercice précédent.“C’EST L'AFFAIRE D’UNE MINUTE” - LOCATION - Automobiles et Camions 688-9200 Gaby Colpron 332-9756 LOCATION À LONG TERME LA BANQUE ROYALE DU CANADA Dividende no 349 Avis est dbnné, par les présentes, qu’un dividende au taux de vingt-neuf cents par action sur le capital-actions entièrement versé de cette banque a été déclaré pour le trimestre courant, payable à la banque et ses succursales le ou après le lundi, 2 décembre 1974, aux actionnaires enregistrés à la fermeture des affaires le 31 octobre 1974.Par ordre du Conseil d'administration Rowland C.Frazee, vice-président exécutif et directeur général en chef Montréal, le 15 octobre 1974.Fondé en 1880 Société de prêt sur premières hypothèques Actif $517 millions Capital et réserves $61 millions Obligations 5 ans Intérêts semi-annuels Montant minimum $500 (514)845-7112 (Mlle C.Bellema 1135, Chemin St-Louis, Québec (410) 601-0277 (M.J.Arsenault’ Frais virés acceptés Institution inscnle à la Régie de l'assurance-dépôls du Québec # \ * y l’actualité économique Le Devoir, mardi 22 octobre 1974 • 19 montréal Faible activité Les prix ont été mixtes et l’activité a été faible hier à la Bourse de Montréal.Le virement se situe à 323,000 actions, contre 502,600 actions vendredi.L’indice industriel monte de 1.02 et atteint 174.64.Les gains l’ont emporté sur les pertes par 88 contre 68 alors que 53 valeurs demeuraient inchangées.Alberta Eastern Gas Ltd., dont 16,700 actions ont été négociées, a été le titre minier le plus actif et sa cote a monté de 55 cents et atteint $4.55.Shell Canada, dont 15,550 actions ont été transigées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a monté de 5-8 et atteint $13 3-8.Ailleurs, parmi les perdants, on trouve la Banque Royale à $291-4, un recul de 3-4, Eastern Canada Savings and Loan Co.a $10 3-8, un recul de 3-8, Bell Canada à $411-2, un recul de 1-4, Noranda Mines A à $30 1-4, un recul de 1-4, la Banque de Montréal à $13 3-4, un recul de 1-8, IAC Ltd.à $17 1-2, un recul de 1-8, Domtar à $20 3-4, un recul de 1-8 et Dominion Stores à $14 3-4, un recul de 1-8.Parmi les gagnants, on voit la Banque Mercantile à $15 3-4, un gain de 5-8, Alcan à $23 3-8, un gain de 5-8, Stelco A à $25 3-4, un gain de 3-8, Distillers Corp.-Seagrams à $31 5-8, un gain de 1-4, Simpson’s Ltd.à $6 5-8, un gain de 1-4, Massey-Ferguson à $15, un gain de 1-4, Abitibi Papers à $10 1-4, un gain de 1-8, Canadian Pacific Investments à $13 3-4, un gain de 1-8.Dans le secteur de la spéculation, White Star Copper Mines monte de un cent et atteint 30 cents dans un virement de 9,000 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Venu» Haut Bat Farm.Ch.VtntM Haut Bat Farm.Ch.Abitibi 1950 S10V4 10 Va 10V4 + '/a Cal P rts 5550 30 t 28 28 -3 Alt Est ' 16700 465 455 455 +55 Can Cem L 620 $9% 9 Va 9% Alcan 5185 $23% 223/4 23% + % CSL pr 2300 465 465 465 Alcan pr 125 $23 23 23 Cdn Cable 100 $9Va 9 Va 9 Va + % Algoma St 400 $24% 243/4 24% + Va CCel 300 435 430 430 -20 Almin 2p 520 $31% 31 Va 31 Va C Im 1400 $24% 24 Ve 24% Aquitaine 1200 $17 Va 17 17 + Va CJV 4721 $9 8% 9 Bank Mfl 1665 $13% 133/4 133/4 - Va CP inv 2600 $133/4 13 Va 13% + % Bank NS 670 $36% 36% 36% CPI pr 160 $27% 27 Va 27% - % Bang CN 367 $14% 14% 14% - Va CP Inve w 8955 7 5 5 -5 Bq Pv Can 307 $12% 123/4 123/4 Cdn Res 200 250 250 250 +40 Bell Canad 7050 $42 41 Va 41% - % CPLtd 3762 $13% 13% 13% Bombrder 1800 245 235 245 +10 Cari Ok 925 270 265 270 +5 BP Can 675 $10 Va 10 Va 10 Va + V4 Chrysler 765 $10% 10% 10% - % Brcan a 702 $11% 113/4 113/4- V4 Con Gas 1700 $13 Va 13 13 BC Phone 146 $46 Va 46 Va 46 Va + Va Crush Int 300 $5 5 5 - % les devises Atrique du Sud Hand 1.4147 Allemagne Deutsche Mark .3803 Angleterre Livre 2.2934 Argentine Peso .1975 Australie Dollar 1.2912 Atriche Schilling .0534 Belgique Franc .02556 Brésil Cruzeiro Novo .1410 Danemark Couronne .1633 Espagne Peseta .0173 France Franc étranger .2076 Hollande Florin .3708 Italie Lire .001470 Japon Yen .003283 Mexique Peso .0788 Etats-Unis Dollar .9830 Norvège Couronne .1781 Nouvelle Zélande Dollar 1.2902 Suède Couronne .2240 Suisse Franc .3412 Le dollar canadien MONTREAL - Le dollar US a monté de 7-50 hier à Montréal et y a atteint $0.98 21-25 et la livre sterling y a baissé de 1-10 et y est tombée a $2.29 11-50.A New York, le dollar canadien a baissé de 3-20 et est tombé à $1.013-5 et la livre sterling a baissé de 7-20 et est tombée à $2.39 9-10.fonds mutuels Acrofund J4 AGF Japan 4,/u AGF Special 1.85 All-Cdn Comp 4.80 All-Cdn Div 4.96 All-Cdn N En 2.79 All-Cdn RevG 3.74 All-Cdn Ven 2.20 All-Cdn 4000 3.24 Amer Growth 3.63 Canada Cum 3.57 Canada Grth 4.14 Cdn Gas Enr 9.77 Cl F 3.90 Cdn Sec Grth 4.16 Cdn Trusteed 4.34 Canagex Act.8.07 Canagex Obli.8.84 Canagex Hyp.10.00 Canagex Int.6.28 Corp Invest 4.97 Corp Inv Stk 3.74 Eaton Cmwl 11.20 Eaton Grth 6.67 Eaton Incm 4.31 Eaton Intl 4.43 Eaton Lever 2.56 Eaton Ventur 2.25 Eatn Vikng 4.37 GIS Comp 7.17 nGff*'fficome 2.46 Growth Equty 4.96 Gdn Entprse .75 Gdn Nrth Am 2.68 GdrcRB Engy 1.82 Gdn Sec Inc 9.63 yGdn Wld Eq 3.85 ylnvestors Gr 9.34 ylnwQr inn 4,i2 ylnvest Japn 5.74 ylnvestors Mt 5.85 ylnvest Mut 4.59 ylnvestors Ret 4.51 Mutual Acum 4.96 Mutual Inc 4.07 y N at Res Gth 3.49 Pld Resrces 2.95 Prêt Rev Am 5.59 Prêt Rev Cdn 5.44 Prêt Rev Ret 4.97 Prevest Mut 6.36 yProvIdent Mt 5.85 yProvid Stk 4.15 Prudentl Gth 4.96 Royfnd Inc 4.97 Royfnd Ltd 5.31 Sav Inv Am 5.59 Sav Inv Cdn 5.44 Sav Inv Ret 4.97 Taurus 2.43 y United Acc 3.51 yUnited Accrt 3.91 yUnited Amer .98 yUnitd Hori 1.38 yUnited Pen 2.39 yUnited Sec 4.49 yUnited Ven 1.96 yUnited VnRt 3.33 Unlvrsl Sav 6.58 NON MEMBRES Adanac .96 Andréas 4.25 Assoc Inv 4.79 yBeaubran 3.80 yCamb Gth 6.32 Cardinal 2.51 nCdn Scudder 4.00 Cdn S Afr Gd 6.66 Capital Gth 8.66 xChase Fund 4.90 yCollective 4.16 xComp Cap 3.66 yDesjard Cdn 5.99 yDesiard Hyp 4.18 yDes ard Intl 5.21 yDes ard Obi 4.47 yDesiard Que 3.10 nyDesird Spc 2.99 Dixon, Krog 4.46 yDomin Comp 5.27 nHarvard Gth 3.88 Heritage 1.59 Industrial Eq 4.11 Industri Gth 13.09 Intl En 1.98 Intl Gth 4.54 Intl Income 3.55 Key Canada 4.52 xKey Cus K-2 3.82 xKey Cus S-l 14.33 xKey Cus S-4 2.25 xKey Pol 2.20 xLex Rsrch 10.21 xManhatn 2.26 Marlborough .5 Natrusco 12.17 NW Equity 3.76 NW Canadian 4.19 NW Growth 3.49 xOne Wm St 11.40 xOppenhmr 4.74 nPacific Cmp 5.63 nPacitic Div 3.96 nPacific Res 1.96 nPacific Ret 3.82 nPacific US 2.61 nPension Mut 5.50 yPEP 2.02 PH N Fund 9.01 yPHN Cdn 5.97 yPHN Bond 10.46 nyPHN RRSP 9.14 yPHN Pooled 23.10 yPrindpal Gt 3.16 yPrlncpl Ven 1.76 xPutmn Gth 7.57 nScudder NA 3.11 xTech 4.91 Temple Gth 6.19 nTimed Invest 5.68 Trans CanA 4.78 Trans CanC 8.98 Trans CanSp 3.77 Trust Gn.(A) 8.306 Trust Gn.(El 8.532 Trust Gn.(H/ 9.576 yUnivest 5.28 West Grwth 4.51 x'Fonds américains bénéfices International Nickel Co.of Canada: au 3 septembre, $231,000,000, soit 43.11 par action, comparativement à $151.200,000 ou 32.03 pour la même période en 1973.Northern Electric Co.: au 30 septembre.$42,000.000, comparativement à $32,000,000 pour la même période en 1973.Oshawa Group: au 10 août 1974.bénéfices semestriels de $2,801,000.soit 40.1 cents par action comparativement a $3,221,000 ou 45.7 cents pour la même période en 1973.Premier Cablevision: Exercice complété le 31 août 1974, $2,848.991, soit 92 cents par action, comparativement à $2,445,955 ou 75 cents en 1974.Texaco Canada: au 30 septembre.$43.303,000, soit $4.43 par action, comparativement à $29.153,000 ou $4.02 pour la même période en 1973.United Financial Management: 30 septembre, déficit de $256,000, soit 20.5 cents par action, comparativement à des bénéfices de $252,000 ou 20.9 par action pour la même période en 1973.RELATIONS HUMAINES et LEADERSHIP STAGE INTENSIF À L’INTENTION DU PERSONNEL-CADRE Les 13,14,15 novembre 1974 De 9 à 17 heures THÈME LA TÂCHE DU DIRIGEANT ET SON STYLE DE LEADERSHIP • Motivation du personnel et communications, • Travail d’équipe et interaction des comportements, • Changements organisationnels et répercussions.Renseignements: (514) 343-4497 CENTRE DE FORMATION ET DE PERFECTIONNEMENT EN ADMINISTRATION École des Hautes Études Commerciales 5255.avenue Decelles.Montréal H3T 1V6 Dalmy a 200 $5 5 5 Distl Seag 1075 Ml*i 31% 31% + Va Dôme Pe*e 351 $21 v.21 Va 21 Va +1 D Corset 100 250 : 250 : 250 -1 Dofasco 350 $24 24 24 - Va Dom Store 1110 S14«> 14% 14% - % D Textle 100 $84t> 8% 8% + Ve Domtar 1653 S20V.203/4 203/a - % Ea Svgs 2000 $10% 10% 10% - % Falrvlew 200 $11 11 11 Fin Coll 1200 155 150 155 +5 GBC pr 266 $21 20 21 +1 Gulf Can 250 $24% 24% 24% - Va Hawker S 900 $5V.5 5 Hubs Bay a 1100 $17% 17 17 - Va H Bay Co 300 $13Va 13 Va 13% + Ve HB Oil Gas 100 $25 25 25 Husky Oil 175 $14% 14 Va 14% + % IAC 5960 $17% 17% 17 Va — % Imp O a 9961 $27% 27 27% + Va lot Nick a 2931 $24 23% 24 IU Int 566 $10 9% 10 + Va Intpr Pipe 400 $13% 13% 13% Kaiser Re 200 400 400 400 -10 Labatt a 100 $18 18 18 + Va Labatt pr a 400 $18 18 18 + Va Martlm E 200 $7% 7% 7 Ve - % Maritime 191 $15% 153/4 153/a - Va Mass Per 6905 $15 14% 15 + Va Mercantl 1500 $15% 15 Va 15% + % Mice Inv .100 $8 81 8 Mofson A 420 $16 16 16 Mnt Trst 300 $10% 10 Va 10% + % Moore 410 $39% 39 39 Va + Ve Multi Ac 100 305 305 305 +5 Noran a 2725 $30% 30 Va 30 Va - Va Nor Ctl G 100 $9 Va 9 Va 9% - Ve N Elec 275 $21% 213/a 21% - Va Oshawa A 410 450 445 445 -20 Pac Pete 1000 $19 18% 19 Pan Ocean 2000 $9% 8% 9% - Ve Phillips Cb 100 $10 Va 10 Ve 10 Ve + Ve Pow Corp 250 * $83/4 8% 83/4- Ve Price Com 634 $13% 13 Va 13% Provigo 250 $7 7 7 Reed S a 800 $6 6 6 + Va Royal Bank 2500 $29 Va 29 Ve 29 Va - 3/4 Ry Trt a 175 $20% 20 Ve 20% - Va Scot Lasal 300 165 165 165 -15 Shell Can 15550 $13% 12% 13% + % Simpsons 3300 $6% 6 Va 6% + Va Simpsons S 200 $9% 93/4 93/4 Stelco a 2500 $253/4 25% 25% + % Sys Dem 400 350 350 350 Texaco 100 $32 32 32 - % Thom A 350 $10 10 10 Tor Dm Bk 211 $363/4 363/4 363/4 Tot Pet A 800 $6% 6% 6% Trd a 300 $10 10 10 + Va Tr Can PL 3000 $9 9 9 Trizec Crp 100 $163/4 163/4 163/4 + Va Ultrmar 100 270 270 270 -5 Unt Bank 6800 315 305 305 -20 Velcro 150 $6 Va 6 Va 6 Va + Ve Walk a 530 $37Va 37 Va 37% Webb Knp 650 33 33 33 +3 Westcst 300 $17% 17 17% + % Westmil 1000 $5 Va 5 Va 5% - % Zellers 650 $7% 7 Ve 7% + % Belg Stand .Junior Industrials 1200 75 73 75 -25 Berncam 2500 38 36 36 -2 Cine 2400 40 40 40 Domco 100 305 305 305 Isec Canada 800 190 185 190 -10 Proflex 2000 20 20 20 +2 SXL Div 4000 7 7 7 -3 Abcourt Mines et pétrole 500 71 71 71 -4 Abitib Asb 1800 136 131 135 -1 Acroll Ltd 4238 32 30 31 Basic Res 800 425 395 395 -30 Bison Pet 16100 420 410 415 +5 Cabot 500 40 40 40 +9 Cartier 1340 5 Va 5 Va 5 Va —3Vs Chibex 1500 120 119 120 +5 Com N 3000 55 54 54 -1 C Daer 4000 11 10 10 -3 Con Dev 1000 21 21 21 -9 Cons lmp 2000 9 9 9 -1 C AAogadr 4500 12 10 10 C Louana 1000 64 64 64 -2 Dumont 3000 16 16 16 East Mal 400 345 345 345 -5 Falinger 1550 16 16 16 + 1 Fannex 1000 30 30 30 -5 Flint Rk 6400 16 15 15 -1 Fort N 1600 $83/4 8% 8% - % NOMINATION LA MUTUELLE D’ASSURANCE-VIE DU QUEBEC Robert Trépanler, C.L.U.La Compagnie Mutuelle d’Assurance-vie du Québec annonce la nomination de M.Robert Trépanler au poste de directeur général des agences.M.Trépanler a obtenu son diplôme de C.L.U.en 1960 et possède plus de vingt ans d’expérience dans le domaine de l’assurance-vie.Il s’est joint à la compagnie en 1967 à titre de surintendant des agences.Gaspe Q 3000 128 125 125 -4 Gold Briar 1500 60 60 60 Goldex 750 290 290 290 Gold Hk 6000 25 24 25 Gr Coast 500 40 40 40 + 1 Int Rock 500 25 25 25 + 2 Keltic ,1500 23 22 22 Kiena 700 245 240 245 + 10 .Ligneris 1000 20 20 20 -3 Lynx CEx 2ÜÜ0 41 41 41 -4 Massval 600 36 36 36 + 1 Maybrun 1500 15 14 Va 14 Va -2 Menorah 5500 19 19 19 -1 Mistango 5000 5 5 5 + 1 AAt Laur U 1000 44 44 44 Muscoch 3000 35 34 35 +2 N Insco 1000 56 56 56 +6 NA Asb 500 33 33 33 Nrth QE 500 12 12 12 -1 Phoenix 100 205 205 205 -5 Pitt Gold 1000 3 3 3 Que Uran 6500 34 32 34 +3 Va Queenstn 1000 35 35 35 -2 Roy Agas 2800 70 68 68 -4 StLCol 4200 80 75 77 -8 Sil Stack 1500 62 61 61 -1 Stafrd 1400 90 90 90 Sturgeon 1000 27 27 27 +2 Timrod 500 15 15 15 Trôilus min 2000 15 15 15 + 2 Viking Res 4200 280 264 280 + 10 W Q Mn 3500 23 20 23 +5 Wh Star 9000 30 28 30 + 1 indices de montréal Industr.Serv.publ.Changement +1.02 -0.43 Clôture 174.64 120.98 Sem.dernière Mois dernier 164.24 113.50 1974 haut 255.23 151.81 1974 bas 155.81 111.05 Banques Comb.Papiers -2.13 +0.43 +0.31 233.12 170.11 101.99 Fermé 220.55 158.17 97.08 293.88 238.67 144.80 197.19 151.71 95.04 new york Réveil tardif Après une journée lente et indécise, Wall Street s’est soudain réveillé hier en fin d’après-midi, ce qui a permis à l’indice des industrielles d’avancer de quinze points.Les cours avaient d’abord hésité et baissé au cours de la matinée, puis repris lentement du terrain plus tard.Aucune nouvelle particulière n est à l’origine de ce mouvement de hausse, qui semble traduire la conséquence d’un nouvel intérêt spéculatif pour les “glamours” jusqu’à présent plutôt délaissées, ainsi que pour un certain nombre de blue chips.Kodak a ainsi gagné 4 1-2 points, Polaroid, près de deux, Xerox, 2 3-4, tandis que IBM avançait de 7 1-4 parmi les ordinateurs, Dupont, de 6 3-4 aux chimiques et Motorola, de 1 3-4.Une grande majorité de compartiments ont également été bien disposés, comme les pharmaceutiques, où Merck s'adjuge 4 dollars, les tabacs, avec une avance de 1 1-4 pour Philip Morris, les pétroles, où Exxon a gagné plus d’un point, les chemins de fer, avec un gain de 1 5-8 pour Union Pacific, les aluminiums, où Alcoa a gagné 1 M.L’indice Dow Jones perdait près de q~uatre points au début de la séance, mais à la clôture il enregistrait un gain net de 14.94, qui le place au niveau de 669.82.Le virement se situe à 14.50 millions d’actions.Les gains l’ont emporté sur les pertes par 528 contre 848 alors que 395 valeurs demeuraient inchangées.L’indice de la Bourse de New York monte de .64 et atteint 38.72 et l'indice des valeurs à là Bourse Américaine, de .32 et atteint 69.37.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Venus Haut Bas Ftrrri.Ch.ACF In 8 29 36 34% 36 +1% Addrsso 109 115 4 Va 4% 4%— % Alcan Al 6 133 23% 23% 233/4+ 3/4 AllegCp 2 31 7 Va 7 7 Ve— Ve AllisCh 5 79 9% 83/4 9 Alcoa 7 448 36% 34 36 +1% Ambac 4 18 sV» 7% 7 Va— % Am Hes 3 568 18% 17% 18% Am Airl 17 295 8% 8 83/4+ % A Brnd 6 57 33% 32% 33 + % Am Can 5 129 26% 253/4 26Va+ Va ACyan 7 477 22% wlVa 22 + % A Home 25 609 34 Ve 33% 34%+ % Am Mot 4 400 4% 4% 43/4 ASmltR 3 90 17% 17 Ve 17%+ % Am Stand 4 107 9% 8% 9,/e+ Ve Am TT 9 770 46 45% 46 + Va Ampx Cp 3 42 3 Va 3% 3Va+ Ve Anacon 4 111 17 16 Ve 17 + % Armco St 0 69 21% 20% 21 Armst Ck 7 26 16% 16 Ve 16%+ Ve ASA Ltd .100 75% 74% 75%+2 Atl Rich 13 348 89% 88 Va 89%+1 % Avco Cp 10 28 3 Va 3% 3Va+ % Avnet Inc 3 33 6% 6 6 - Ve Avon Pd 11 892 24% 22% 24%- Ve Babck W 6 176 16% 14% 16%+1% Bath Ind 3 28 6% 6 Va 6 Va— % Beckmn 11 8 23 22V?23 + Va Beech A 5 17 8% 8% 8V2+ Ve Bel How 3 86 12 11 Va 11 Va Benfl Cp 4 224 15 Ve 14 Va 143/4- % Beth Stl 5 306 27% 26% 27%+ Va Boeing 6 240 17% 17 Ve 17%+ % Boise Cas 3 177 12 Ve 113/4 12 Borden 7 64 18% 18 Va 18%— % Borg War 4 43 15% 15% 153/4- % Bos Ed 6 96 16% 153/4 153/4- 3/4 Brist My 13 372 44 43 Ve 43%+ % Brunswk 4 121 8% 8% 8%+ % Bucy Er 16 259 34 Va 323/4 34% +1 % Burl Ind 5 102 l/% 16% 17Va- % Burrghs 24 415 80% 74% 80 +4% Callah M 8 56 8 Ve 7% 8%.Cmp RL 22 117 32% 31% 31%+ 3/4 Camp Sp 10 6 26 253/4 26 - Ve Cdn Pac 7 40 13% 13% 13%+ % CrlngOk 3 2% 2% 2% Cater Tr 14 258 51 Va 49% 51Va+ % CBS 9 132 32 Va 31 31 %-1 Va Celanese 4 96 29 Ve 28 Va 29%+ % Cenco Inc 23 140 4 Ve 4 4Ve+ % Chessi 5 113 53 513/4 53 +1% ChrsCrft 8 2 Ve 2 2 Ve Chryslr 7 1173 11 Ve 10 Va 103/4- % CITFin 7 55 29% 28% 29%+ Va Cities Sv 6 176 44 43 Ve 43 %— % Clark Eq 5 105 26 Va 253/4 26Va+ % Clark Oil 2 79 9% 9% 9Va+ % Clorox C6 9 312 73/4 7% 7 Va Coca Col 16 365 593/4 563/4 59Va + l% Coml Sol 10 14 35 34% 343/4- % Comsat 7 178 27% 26% 27%+1 % ContCp 7 180 30% 283/4 30 +lVa V«nte* Haut Bas Farm.Ch.Cont Dat 7 348 13 Va 123/4 13%+ % Copp Rng 2 80 21 Va 20% 21 Va+1 Copw Cp 4 30 21% 21 Va 21%+ % CPC Int 8 33 29% 283/4 29% Crane Co 4 137 •31 % 30 31%+ % CrwZell 5 216 23% 23% 23%+ Ve Curt’s Wr 7 86 7% 6% 7%+ Ve Dart Ind 5 45 14% 14% 143/4+ % Deere Co 8 750 423/4 41 42 +1% Denn Mf 4 22 14 13% 13%+ Ve Dexter C 7 8 12 113/4 12 Digital Eq 16 192 61% 57 60 Va+3 Disney W 16 284 25% 24% 25%- % Dr Peppr 15 405 8 73/4 8 + Ve DomeM 13 220 44 43 43%+1 % Dow Ch 12 1095 66% 64% 65%+ % duPont 9 743 107% 98 Ve 105%+5% Eas Kod 20 659 75 68% 74%+4% Eaton 5 52 24% 233/4 233/4- % E!P NG 5 84 11 103/4 11 Eltra Cp 5 5 203/4 20% 20%— Ve Esmark 5 70 27% 26 27%+ 3/4 Ethyl Cp 4 120 23% 23 23%+ % ExCellO 1 5 28 12% 12 12'/8 Exxon 5 373 68 Va 66% 68%+1 % Fairch 4 207 25 Va 24 25%+1 Fireston 6 193 143/4 14 Va 14Va- % FMC Cp 5 51 133/4 13 13%+ % Ford M 7 660 35 Ve 33% 33%-PA Fruehf 5 131 18% 18% 18%+ % Gard Den 15 38 22% 21 Va 22 Gen Dyn 4 18 16% 15% 153/4- Va Gen Elec 11 817 38 36% 38 +1% Gn Food 8 126 20 19 Va 193/4+ % Gen Inst 4 22 7% 7% 7%+ % Gen Mills 12 56 39% 39 39%+ % Gen Mot 8 1536 35% 34% 35 - % Gen Port 12 25 53/4 5% 5% GTel El 7 389 21 Va 20% 21%+ Ve Gen Tire 4 58 13% 12% 13%+ % Ga Pac 9 165 30 28% 30 +1% Goodyr 6 913 15 14 Va 14%+ % Gould Inc 5 5 19 183/4 18% Gt APe 8 31 83/4 8 Va 83/4+ Ve Gren Giant 6 9 16% 16 16Ve- Ve Gulf Oil 4 433 18 Va 18 18%— Ve Hecla M 11 89 14% 14 14%+ % Heinz HJ 9 6 36% 353/4 353/4- % Hew Pck 25 193 70% 67% 70 +3% High Voltg 8 7 4% 43/4 43/4- % Homestk 14 217 40 39 Ve 393/4+2 Honywl 6 922 263/4 25% 263/4+1% Houdail a 4 9 8 Ve 8 Ve 8Ve- % Househ F 13 158 133/4 13 133/4+ % Hunt Ch 14 91 16 Va 15 16 Va + 1 Va Inger Rd 13 252 70 68 693/4+13/4 Inferlk 4 16 25% 243/4 243/4- 3/4 IBM 15 705 192 Va 182% 192%+8 % IntFlaF 36 379 30 Va 28 Va 30% +13/4 Int Harv 5 237 20% 193/4 20%+ % Int Mng 4 33 9% 8% 83/4- Va Int Nickl 6 84 24 Va 24 Ve 24%+ Ve Int Pao 8 256 413/4 403/4 413/4+ 3/4 Int TT 4 815 16% 16 16%+ % itek Cp 29 6* 6'/a 6% John Man 5 60 16% 16'/a 16%- % Kayser R 5 2 9% 9% 9 %— % Kellogg 15 105 14 Va 14% 14%+ % Kraftcô 10 33 33% 33 333A— Vi Krsge SS 20 965 25'A 23% UVe- H Lib Mc N 4 11 4 4 4 Litton 99 4% 4$6- Ml Lockhd Air 3 63 4 M 4 - % Loew Cp 3 191 14% 13 Mad SG 2 6 6 6 - VA Magnvx 35 45 6?t! 6% 646 Mallory 5 14 13'/a 12% 13VA+ VA Marathn 34 6% S Ve 6%+ % Marath O 6 154 31% 29% 31%+2% Marcor 1 4 115 16 15% 16 Merlan 15 70 39 38'A 39 + 'A Marq Cam 5 9 9% 87/a 9%+ % Mars Fd 7 1 17% 17 Va 17Ma Martn M 5 106 15% 15 15 Masco Cp 14x29 28$ti 28 2846 .Mass Fer 4 18 15% 15 1546+ 'A McDonld 23 1417 35 31% 34%+23/4 McDn D 3 88 m 9% 9%— % McGr H 5 45 6% 6% 646- 'M McIntyre 5 21130 28% 26% 28VA+146 McKeè 5 7 13% 123/4 13 - VA Merck 24 436 63% 59 63%+4 Merrl Lyn 9 x511 9% 83/4 94A+1VA MGM 1.75e 5 8 159a 15% 1546- 'A Midi Ros 3 21 11% 103/4 10%- % Mirin MM 22 702 59% 57% 59%+1 % Mobil O 3 423 38 37% 38+46 Mohas 5 14 12Vb HH 12 - % Mnsant 5 492 52% 503/4 52'/a+lVA Motorola 16 217 49% 46% 49%+1 % Nat Distil 5 74 14 13% 14 Nat Gyp 6 72 10% 10 Ve 10%+ % NCR Cp 5 308 19% 18% 1946 + 46 NL Ind 5 526 14% 14% 14%+ % NorflkW 5 204 59 58 59 +1% Northrop 7 64 25 24% 25 + 44 Nor Sim 6 410 9$k 9% 9Va+ % Occ Pet 3 743 10% 9% 10%+ % Out Mar 9 23 143/4 14% 14%— % Pac Pétri 10 32 19% 18% 19 - W Pan Air .673 3 2% 3 Penn Cen .55 1% 1 Va 1 Va Pepsi Co 11 154 41 39 403/4 + 1 Perk Elm 21 55 20% 19 Va 20%+ % Pfizer 14 513 28% 27% 28Va- % Phelp D 5 49 293/4 283/4 29Va+ Va Phil Mor 14 730 41% 38 Va 41%+1% Pitney B 139 11% 103/4 11%+ % Polaroid 18 1478 21 Va 19% 21 Va+13/4 Prct Gm 22 257 86% 82% 853/4+3% Pullman 8 306 48 43% 48 +4% Ralston P 15 39 373/4 37% 373/4+ Va Raym Int 5 16 7% 7 7%— Ve RCA 5 467 11% 103/4 11%+ % Relian El 5 33 13% 13 Va 13Va— % Relia Grp 6 21 8% 8% 8% RepStl 3 127 26% 25% 26%+ 3/4 Rich MH 10 258 19 18 Ve 19 + % Rosario 12 215 26% 253/4 26%+1 % Royl D 2 95 24% 24% 24% - % Sanders 8 3 3 3 SFe In 13 146 25% 23% 25%+1 % Scher PI 25 235 523/4 51% 523/4+ % Scott Pap 6 45 12% 12 12% Sears R 12 558 503/4 48 503/4+ Va Sedco Inc 13 212 31% 27% 303/4+2% Shell Oil 7 55 42 41% 41%-*% Singer 8 592 14 14 14 Smith AO 6 5 9% 9% 9%+ % Sou Pac 7 56 283/4 28 Ve 28%— Ve Sparton 4 2 5% 5% 5%+ Ve Sperry R 9 430 28% 27% 283/4+ Va St Brand 13 39 48 Va 47% 48%+ % StOil Cal 4 428 25% 24% 25%+ % StOil Ind 8 351 90% 89 Ve 90%- Va Steven J 4 202 13% 123/4 13 + Ve Stud Wor 3 11 24 23% 24 + % Sun Oil 5 54 433/4 42 Va 433/4 + 1 SunshM 10 44 93/4 9% 9%— % Taft Brd 5 23 14 Ve 13% 13%— % Techniclr 4 7 5 Va 5% 5%+ % Teldyn 4 35 10% 10 Ve 10Ve- % Tenneco 5 195 21 20 Ve 20%+ % Texaco 4 838 24 23 24 + 3/4 Tex Gif 6 98 26 Va 26 26Ve- % Tex Inst 16 348 65% 61 Ve 65%+3% Textron .10 5 172 15% 13% 14% + 1% Thiokol 5 49 13% 13% 13%— Ve Time In 6 4 30 29% 29%- Ve Tirhkn 6 19 29% 28% 28% - % Tràn Un 9 14 30 29 Ve 30 + 3/4 Tranwy 1 5 34 14 13% 14 + Va Twen ce 8 36 6 53/4 53/4- Ve Un Carb 6 366 43% 42% 43%- % NOMINATION SUN LIFE JACQUES PALARDY, A.V.A.Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie, annonce la nomination de M.Jacques Palardy, A.V.A., au poste de surintendant des agences de sa division de Montréal.Monsieur Palardy est entré au service de la Sun Life en 1962 à St-Jérôme.Avant d'occuper son nouveau poste, il était surintendant des agences de la division Laurentienne.La division de Montréal regroupe les 15 succursales de la Compagnie dans la région métropolitaine.Unit Air 5 112 29 28% 29 + % UnitCp 20 6 53/4 5%+ Ve US Gyps 6 30 17% !6% 17% + % US Steel 5 341 42% 41% 42% + % Varian A 6 26 7% 7% 7%.Walk' HA 10 55 38% 37% 38% Warn Lb 13 338 25% 24% 25% + % Weathrd 3 18 5 43/4 43/4- % Wolwth 4 222 11% 10% 10%- Ve Xerox Cp 17 625 71 Va 68 Ve 71 %+ 2% Zenith R 7 70 16 15 15%~ % Zurn Ind 8 12 5% 5 Ma 5 Va .Bourse américaine V«nte< Haut B» Ferm.Ch.Al Art 3 4 1% 1% 1%- % Amco Ind 2 3 2% 2 Ve 2Ve.Asamera 7 17 8% 8 Ve 8 Ve Brascan 2 14 12% 11% 12 - Ve Camp Ch ¦ 3 23 4 Va 4% 4%+H6 Creole P 3 21 93/4 9% 9%— % Dome P 8 10 21 Va 21 21%+ 3/4 Dynalec 7 6 2% 2% 2%.Fresnillo 3 21 22 21 21%+ % Giant Y 13 182 11% 10 Va 11 + % Hartz Mt 9 3 8 Ve 8 8 Ve.lmp OilA 12 1988 28 27% 28 Lk Shore 7 59 33/4 3% 3%+ % Moly wt 25 8% 8 8% NY Time 5 15 93/4 9% 9%— '3/4 NCdn Oils 9 14 3% 3% 33/4- Ve Prat Lmb 6 15 11% 10 Va 103/4 — Ve Preston 3 2 11% 11% ?1%+ % Scur Rain 27 5 19 Ve 19 Ve 19%+ % Syntex 17 598 393/4 36 Va 393/4+2% Wr Harg 31 1% 1 9-16 1%+1 -16 indices de new york Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.Industrielles 654.41 674.12 645.65 669.82 + 14.94 Transport 149.88 153.09 147.98 152.43 + 3.40 Serv.publ.69.91 70.42 68.35 68.95 - 1.25 Ensemble 209.76 214.86 206.71 213.15 + 3.49 Enfin, la comptabilité mécanisée à votre portée m La Téiécomptabilité vous permet d'obtenir des états financiers complets un jour seulement après la fermeture de vos livres en fin de mois.Essayer d'obtenir des états financiers complets, rapidement après la fermeture de fin de mois, est l'un des problèmes que pose la méthode ordinaire de tenue de livres.En fait, avec cette dernière, vous • risquez même de n'obtenir en temps voulu aucun des renseignements finan-ciers dont vous pourriez avoir besoin.Le pire, à moins que vous n'ayez votre propre ordinateur, c'est que vous n'obtenez probablement pas toutes les données financières nécessaires à la bonne gestion de votre entreprise.Les sources d'erreur étant aussi nombreuses, les renseignements que vous avez en votre possession ne sont sans doute pas aussi fidèles qu'ils pourraient l'être.Il est probable que votre compagnie ait avantage à ne pas s'occuper du tout de la tenue des livres.Elle devrait faire confiance à la Télécomptabilité.C'est-à-dire, transmettre par l'intermédiaire d'un téléphone à clavier les chiffres importants figurant sur les factures, chèques, comptes payables et autres documents-source financiers.Un simple téléphone à clavier vous permet d'accéder à l'une des plus importantes et des plus modernes installations d'ordinateurs au Canada: celle de Datacrown.La Télécomptabilité a été conçue pour répondre aux __^ bèsoins de chaque client.Du fait des besoins variés des différentes entreprises, les spécialistes de Télécompte sont en mesure de mettre sur pied un système de Télécomptabilité spécial qui saura répondre à vos besoins propres.Vous pourrez alors disposer des renseignements dont vous avez besoin et quand vous en avez besoin.Vous obtenez des Ustes revisées quotidiennes le jour même qui suit celui de leur transmission par téléphone.C'est ainsi que vos rapports de fin de mois peuvent être prêts moins de 24 heures après que vous ayez effectué votre dernière correction.Il ne vous reste plus qu'à aller les chercher à votre succursale de la BNE la plus proche.La Télécomptabilité est aussi la simpheité même.Il est possible d'apprendre à pratiquement n'importe quel employé à se servir du système en quelques heures seulement.Avec la Télécomptabilité, les documents-source et dossiers ne quittent jamais votre bureau.C'est là un avantage très appréciable, car, non seulement vous ne risquez pas de les perdre mais ils demeurent confidentiels et toujours à la portée de la main.La Télécomptabihté répond exactement aux besoins de votre entreprise - à un coût qui ne représente qu'une fraction de celui de bien d'autres méthodes de tenue de livres.Et si votre entreprise s'agrandit, votre service de Télécomptabihté en fera de même sans qu'il y ait besoin d'ajouter de l'équipement coûteux supplémentaire.Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Télécomptabihté, écrivez ou appelez: M.Raymond Cardinal Télécompte Limitée C.P.1254 Place Bonaventure Niveau 1 Montréal, Qué.H5A1G1 (514) 879-1034 TÉLÉCOMPTABILITÉ La Télécomptabilité est une entreprise commune de la BNE et Datacrown.Elle possède des succursales à Montréal, Vancouver, Toronto et dans le sud-ouest de l'Ontario.t 20 • Le Devoir, mardi 22 octobra 1974 i Virtualité économique Les banques canadiennes n’abaisseront pas leurs taux d’intérêt avant le mois prochain par Monica Townson Les taux préférentiels des prêts des banques américaines ont poursuivi leur baisse lundi, mais on ne croit pas que les banques canadiennes envisagent un mouvement de baisse de leurs taux de prêt avant le mois prochain.Les taux préférentiels — il s’agit du taux d’intérêt des banques à leurs plus gros clients jouissant de la plus grande solvabilité possible — sont établis à 1L5 pour cent depuis la fin de juin.Les taux américains ont baissé continuellement depuis quelque temps et b semaine dernière, ils s’établissaient généralement à 11.75 pour cent.Hier, quelques banques ont amorcé une baisse à 11.5 pour cent, mais au moins deux des banques les plus importantes ont abaissé leur taux préférentiel d’un demi-point à 11.25 pour cent, à la suite de la fixation de ce taux vendredi par la First National City Bank de New-York.Le Citibank, comme la plupart des autres banques, établit son taux préférentiel d’après une formule oui tient compte des taux du marché de 1 argent pendant les trois semaines qui précèdent.La formule exige maintenant un taux préférentiel de 11 pour cent et ce taux baissera à 10.75 la semaine prochaine si les taux du marché de l’argent ne gagnent pas plus qu’un demi-point.Les taux d’intérêt sont susceptibles de baisser au Canada également, mais le mouvement de baisse ne surviendra pas avant la fin de l’année fiscale des banques, qui se termine le 31 octobre.La campagne de vente d’obligations d’épargne du Canada peut également empêcher toute baisse immédiate.Les rendements offerts avec cette nouvelle émission sont si attrayants que l’on s’attend à ce que les banques et les compagnies de fiducie auront à faire face à une grosse sortie de fonds qui vont s’investir dans ces nouvelles obligations.Par conséquent, elles ne réduiront certainement pas leur taux d’intérêt à ce moment pour ne pas encourager davantage la sortie de leurs fonds.Les banques ont besoin de rendre les dépôts attrayants si elles veulent faire face aux demandes de prêts.Et elles ne peuvent réduire leurs taux préférentiels que si elles sont capables de baisser les taux qu’elles doivent payer à leurs déposants.Les taux couramment payés sur les dépôts commerciaux de $100,000 et plus, pour une période moindre d’une année sont déterminés par “l’entente de Winnipeg”.Les taux de Winnipeg pour des périodes de 90 jours à une année se trouvent présentement légèrement supérieurs aux taux courants du marché de Pargent pour des périodes de même durée.Traditionnellement, les taux du marché de l’argent sont légèrement supérieurs aux taux payés aux banques.Les banques peuvent réduire leurs taux si la demande de prêts diminue.Les dernières statistiques en provenance de la Banqut du Canada indiquent que les prêts des banques ont diminué de $155 million au cours de la semaine écoulée le 9 octobre.Mais la demande de prêts peut augmenter pendant la saison de Noel.Wood Gundy Ltée prévoit un taux préférentiel de 11 pour cent à la fin de 1974.(Financial Times News service) Le système bancaire mondial ne risque plus l’effondrement ______Soquip-Panarctic.Ottawa veut éviter les luttes entre provinces OTTAWA (PC) — Le ministre fédéral de l’Energie, M.Donald Macdonald, a explique, hier que c’est avant tout afin d'éviter la concurrence entre les provinces que le gouvernement fédéral a décidé, vendredi dernier, de s’opposer à l’achat de 2.24 pour cent des intérêts du consortium Panartic Oils par la Société québécoise d’initiatives pétrolières.(Soquip) Le gouvernement fédéral détient 45 pour cènt des intérêts de Panartic, société mixte dévouée à l’exploration du gaz naturel dans les îles de l’Arctique.Selon le ministre Macdonald, qui répondait aux questions de la presse à sa sortie des Communes, le gouvernement fédéral n’a pas jugé bon de donner le feu vert à la transaction entre Soquip et Bow Valley, qui désirait se départir de ses actions pour quelque $8.25 millions, à la lumière des intentions exprimées par d’autres provinces de suivre l’exemple du Québec, ce qui n’aurait pas manqué de provoquer certains problèmes, tels que par exemple la mise en question de 1 itinéraire du gazoduc devant acheminer les réserves de gaz vers le sud.M.Macdonald a d’autre part affirmé qu’il s’agit là d’un cas particulier et que la participation générale des provinces aux sociétés fédérales peut toujours faire l’objet de discussions, mais il a tenu à affirmer que toute participation extérieure, tant privée que provinciale, est exclue de Pétro-Canaaa, future société fédérale de production, distribution, raffinage et commercialisation d’énergie.Par ailleurs, le ministre Macdonald a tenu à nier les intentions du gouvernement canadien telles que rapportées dans la revue américaine Newsweek, selon laquelle le Canada s’apprêterait à limiter ses exportations de pétrole vers les Etats-Unis parce que les deux pays ne pourraient en arriver à une entente au éujet de la mise en valeur des réserves pétrolières de l’Arctique canadien.par Michel Camus NEW YORK (AFP) — Les milieux bancaires américains estiment que les risques d’effondrement du système bancaire et de dépression économique mondiale sont maintenant moins élevés qu’il y a quelques mois.La réunion, à Hawaii, de l’Association américaine des banquiers permet de déceler un changement de ton.L'inquiétude, proche de la panique dans les conversations privées, qui s’était manifestée l’été dernier après la faillite de la Franklin Bank aux Etats-Unis, suivie par les fermetures et les pertes de plusieurs banques européennes, fait place maintenant à un optimisme prudent.Les banquiers américains restent conscients des nombreuses difficultés qui les PARIS (AFP) — La société des automobiles Citroen a annoncé hier une perte de 395 millions de FR ($80 millions) après amortissement au cours du premier semestre de 1974.Elle précise que cette perte est due à un recul de 4.95% de ses ventes au cours de cette période et à la diminution de ses marges bénéficiaires par suite de l’accroissement des coûts de fa- attendent, en raison notamment de la récession de l’économie américaine.Certains pensent même que la récession actuelle s’inscrira comme une des plus longues et des plus diffusées depuis la Seconde Guerre mondiale.Mais ils écartent maintenant la perspective d’une dépression mondiale et s’accordent pour estimer que le système bancaire international a fait ses peuves dans le recyclage des revenus pétroliers.Sur ce plan, la passe la plus dangereuse est du moins franchie et, selon le mot d’un participant, “l’incendie, s’il y en a jamais eu, est éteint”.Dans un discours prononcé lundi à Honolulu devant les banquiers américains, M.Arthur Burns, président de la réserve fédérale, a d’ailleurs déclaré qu’il n’y avait aucune raison de douter de la capacité des banques américaines à faire face brication.Les difficultés du troisième constructeur automobile français (après Renault et Peugeot) interviennent alors que se poursuit entre Citroen, Michelin (principal actionnaire de Citroen) et Peugeot Té-tude d’une éventuelle prise de contrôle par Peugeot de la société des automobiles Citroen.à leurs engagements, même en ces temps difficiles.M.Burns a précisé que son organisme était toujours prêt à effectuer des prêts importants aux banques ayant des difficultés.Plusieurs facteurs semblent avoir contribué à ce regain d’optimisme, qui n’est peut-être que passager et qui se veut sans doute rassurant.Au premier rang s’inscrit le desserrement du crédit, auquel s’est résolue la Réserve fédérale américaine et qui s’est traduit ces dernières semaines par un début de baisse des taux d’intérêt à court terme qui va apporter un peu d’oxygène à de nombreuses banques.Face à l’alerte l’eté dernier, les banques américaines ont d’autre part été contraintes à une plus grande rigueur de gestion, soit pour prévenir des spéculations dangereuses sur les devises, soit pour freiner la croissance de leurs engagements qui a été beaucoup trop forte cette année.La Chase Manhattan Corp., holding de la banque du même nom, vient à son tour d’annoncer une perte de plus de 40 millions de dollars sur ses opérations de prêts pour les neuf premiers mois de l’année.Enfin, les milieux bancaires constatent avec satisfaction que la faillite de la Franklin, qui, selon eux résulte plutôt d’une mauvaise gestion que d’opérations excessives sur les changes, reste un cas isolé qui n’a pas entamé la confiance du public.Citroen en difficulté liitËi 15 étages spacieux, sans colonnes! 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