Le devoir, 16 novembre 1965, mardi 16 novembre 1965
MÉTÉOROLOGIE Nuageux et deux.Âvertei ce loir.Maximum : 40 VOL.LVI — NO 268 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, MARDI, 16 NOVEMBRE 1965 Gracieuseté de SHEARER LUMBER CO.LID.MONTREAL FETE DU JOUR STE GERTRUDE Lei librairie* F.PILON INC.Papet^rlrt - Dartvlograph?• Acceksoires d* bureau Wk Lévesque expose un nouveau programme de sécurité et d’assistance sociales La “charité .” est remplacée par le droit à la satisfaction dès besoins essentiels de la famille par Jean-V.DUFRESNE Dangereusement bien portant, lucide et direct comme aux grandes heures de la nationalisation de l'électricité, le nouveau ministre de la famille et du bien-être, M.René Lévesque, a choisi un modeste auditoire de 300 personnes, é Ville St-Michel, hier soir, pour tracer les premières grandes lignes de la nouvelle politique de sécurité et d'assistance sociales du Québec, model e1965.Le ministre, qui n'assume ses nouvelles fonctions que depuis un mois et demi, est arrivé les bras chargés de nouvelles expériences, dans la main gauche un exemplaire du rapport Boucher produit par le comité d'étude sur l'assistance publique, en 1963 ; dans la droite, cinq pages de notes écrites et un paquet de cigarettes qu'il a quasiment épuisé.Les grandes lignes du programme : Il faut qu'il soit québécois, car le Québec seul peut définir et orienter convenablement une telle politique sociale bien enraciner dans le milieu.Le ministre écarte les "grands schèmes homogénéisés" du fédéral et exige une fois d* plus la récupération des $180 millions annuels des allocations familiales fédérales.La politique de sécurité et d'assistance sociales ne doit pas être passive — empêcher les gens de crever de faim ne suffit pas — et la notion du droit à la satisfaction des besoins essentiels du citoyen et de sa famille, lorsqu'ils sont économiquement faibles, quelle que soit la cause immédiate ou éloignée de cette situation, doit remplacer le concept inadmissible de la "charité publique.1' Le maire Jean Drapeau annonce au monde sportif de Montréal son projet d'obtenir les (eux Olympiques d'été, de 1972, pour la métropole.A ses côtés, on remarque: M.Lucien aaulnier, président du comité exécutif, le premier ministre jean Lesage, M.ferry Snyder, vice-président du comité exécutif et collaborateur spécial du maire dans ce projet, et M.Gérard Niding.(Pholo u Deïolr) Montréal sollicite le droit d’accueillir les Jeux Olympiques (1972) par Gérard GOSSELIN La Ville de Montréal sera candidate aux feux Olympiques d'été, en 1972.et si le Comité international accepte la demande de la métropole, il s'agira alors de pré-farer le village olympique, la construction d’un stade et d'une piscine olympique.Voilà la grande nouvelle que M.le maire fean Drapeau a annoncée en présence du premier ministre, M.fean Lesage, des membres du comité exécutif, de représentants autorisés du monde olympique canadien, comme M.Sydney Dawes, membre du comité international.Ken Farmer, ancien président, Frank Shaughnessey et le R.P.Marcel de la Sablonnière.Le maire Drapeau après avoir été le champion de l'Expo, connaît bien les roua-Bes d'un loi projet.Il faudra d'abord, jeudi, l'assentiment du Conseil municipal et ensuite la recommandation du gouvernement provincial,- que les collèaues de M Lesage ne devraient pas tarder à entériner.Pourquoi cette hâte ^ C’est que le comité olympique canadien se réunit samedi à Toronto et que le maire et M.Saulnicr ou M.Snyder, feront le voyage pour soumettre le projet.Après approbation par cette association, il faudra ensuite soumettre la demande au comité international, avant le 31 décembre.Inutile de dire que le projet des autorités de Montréal n'a pas poussé comme un champignon.Déjà, le 7 février dernier, au Centre Notre-Dame, M.Drapeau s'était fait rigueur pour ne pas dévoiler tout ce qu'il aurait aimé dire, à ce sujet.C'est que les autorités municipales ne songent plus, depuis longtemps, à la construction isolée d'un stade, pour l'usage du sport professionnel.Elle voit ce stade faisant partie d’un complexe, d'un complexe olympique, en faveur de l'athlétisme et du sport amateur.Selon M.le maire, les chances de Montréal sont excellentes.D'abord, il n'y a encore aucune inscription de candidature.la* fail que Calgary sollicite les Jeux d'hiver ne huit en rien, et comme répondra M.Drapeau à une question, cela donnera deux chances au Canada de gagner.Le gros problème en est un de finance.Or, ces frais sont de deux natures: ceux d'investissement et ceux d'organisation proprement dit des Jeux.Les premiers sont facilités par tout ce qui aura déjà été fait en vue de l'Expo: routes d'accès, ponts, logement.Ainsi pour les deux villages olympi- ques: féminin el masculin.— in.oon personnes.— il n'y a aucun problème.Un inventaire sérieux de toutes les possibilités actuelles apporte le résultat suivant: la seule grosse dépense d'équipement concernerait le stade et la piscine olympique.Quant aux frais d'organisation.les cino ou 10 millions de dépenses seront couverts par autant, de revenus.Mais le maire insiste davantage sur le prestige.Les autres problèmes: régie des sports, organisation.seront des corollaires dont la solution deviendra facile, dès que Montréal aura obtenu les Jeux de 1972.Ce qui importe, c'est de susciter la collaboration totale, enthousiaste.optimiste de toute la population de façon à ce que la compréhension de la philosophie de l'athlétisme justifie ensuite les autorités à créer les organismes indispensables à son bon fonctionnement Voir pag* 14 : Montréal Toute la politique doit être axée sur la famille et il faut reconnaître une fois pour toutes que l'accroissement des charges familiales est une "risque social" au même titre que la vieillesse, le chômage ou l'invalidité.Cette politique doit être intégrée.Il faut la reformuler au plus tôt dans les textes et les règlements, moderniser, simplifier, humaniser .et cesser aussi de considérer les prestations en argent comme l'élément le plus important de cette nouvelle politique : les services, santé, logement, crédit populaire, etc., ont au moins autant d'importance.Elle doit en outre elle-même faire partie d’un tout plus vaste et s’inscrire dans la politique économique et sociale de l'Etat.Un exemple : les travaux d'hiver aux Iles-de-la-Madeleine ont incité des pêcheurs à quitter leurs chalutiers.A défaut de pèche, les poisonneries ont mis des hommes à pied.Pour les dépanner, on les a mis sur les travaux d'hiver ! M.Lévesque considère la nouvelle politique du gouvernement comme un "chantier de réfection et de reconstruction des parties les plus menacée* nu les plus faibles EDe doit donc être orientée vers la prévention et la réhabilitation, s'attaquer aux causes de la dépendance sociale autant qu'à ses effets".Cette politique doit être communautaire.L’Etat oriente, suggère, invente, contrôle les deniers, mais aller six fois à Québec chercher ses prestations, ou ses services, c’est aussi bête que s'il fallait, rie Montréal ou Mont-Laurier, aller y acheter ses épiceries.Le programme doit être décentralisé et tirer profit au maximum des ressources humaines régionales, communautaires.locales.Ce programme, pour l'essentiel, doit comporter les éléments suivants : Une simplification et une modernisation des lois, règlements el (aux d'assistance, au-tour de deux pôles principaux: les prestations et les services.Il remplace le concept vieux de 21 ans des allocations familiales par un mode de "corn- Washington reconnait qu’il a refusé négocier avec Hanoi, à Rangoon, fin WASHINGTON — Le département d'Etat a reconnu hier que l'automne dernier, le secrétaire général de l'ONU, U Thant, avait proposé que ries émissaires américain et m .J-vk namien se rencontrent à Rangoon, pour étudier la possibilité d'un cessez-le-feu au Vietnam mais que Washington n'avait pas cru devoir retenir cette suggestion en estimant qu'Hanoï ne souhaitait pas entamer des négociations de paix sérieuses et significatives.Le porte-parole du département d'Elat, M.Robert McCloskey, a fail cette déclaration à la suite de la publication par le grand hebdomadaire américain LOOK qui sous la signature d'un commentateur de la chaîne de radiotélévision C.B.S., Salisbury annonce que quelques incidents se sont produits en Rhodésie depuis Tindépendance SALISBURY — Pour ta première fois depuis la déclaration unilatérale d'indépendance, le gouvernement rhodésien a officiellement annoncé hier que des incidents s'étaient produits dans le pays.Un communiqué officiel décla.re que des Africains ont lapidé des autobus dans trois faubourgs africains da Salisbury et que les élèves de doux écoles de Highfield ont boycotté les cours.D'autre part, sans donner de détails, le communiqué déclare que 24 personnes ont été arrêtées pour s'être rendues coupables d"‘intimidation" é Bulawayo, où, selon un témoin, l'ordre de grève générale a été partiellement suivi.A Londres le gouvernement Wilson a obtenu, têt ce matin, les pleins pouvoirs pour parer é la rébellion rhodésienne.les pleins pouvoirs pour parer à la rébellion rhodésienne.Le gouvernement a officiellement confirmé hier le déploiement de l'armée rhodésienne le long des "principaux points stratégiques" de la frontière avec la Zambie."Mais ce n'est là qu'une mesure de protection centre les éventuels actes de sabotage, et l'armée n'a aucun dessein agressif" a ajouté un porte-parole.Des correspondants de pressa qui s* sont rendus à Victoria Falls, sur le Zambèze, qui constitue la frontière entre les deux pays, ont affirmé avoir vu près d* 50 soldats prendre position aux deux extrémités du pont que traverse la seule voie ferrée reliant la Rhodésie et la Zambie.RENCONTRES SMITH.GÏBBS A Salisbury, M.Ian Smith a rencontré hier à deux reprises la gouverneur Sir Humphrey Voir page 2 : Rhodésie pensation des charges familiales" ou si l'on veut une politique d'allocations fortement graduées et indexées suivant l'accroissement du coût de la vie.— à mesure que la famille se peuple et qu'augmente lui-méme le prix des denrecs.En d'aulres termes, “calibrer” l'assistance de l'Etat aux familles économiquement faibles en fonction de leurs besoins à mesure que ceux ci se font plus criants.Actuellement les allocations fédérales 'Tombent" à l’heure ou les besoins familiaux sont les plus grands.La nouvelle politique s* trouverait a "assurer” le risque social croissant que constituent les familles nombreuses et rétablir l’équilibre des chances de ceux "qui sont nés en bas de la côte .La loi d’assistance qui vient compléter l'apport des allô cations doit être "intégrée”, tenir compte des exigences budgétaires de la famille économiquement faible, abolir la plupart des catégories dàssis-tance.en somme répondre davantage aux besoins qu'à la nature des handicaps Voir page 14: René Lévosquq Favreau et Marchand rentrent précipitamment de vacances par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA — MM.Guy Favreau et jean Marchand sont rentrés précipitamment des mers du Sud en fin de semaine.Ils avaient l'un et l'autre projeté des vacances plus longues, mais les tiraillements déclenchés à l'intérieur du cabinet et du parti par la démission soudaine de M.Walter Gordon les ont persuades de revenir.Tous deux étaient dans la capitale hier se dérobant à la curiosité de la presse.De toute part, on réclame la démission de M.Favreau.président du Conseil privé et chef québécois du parti, ainsi que celle de M.Maurice Lamontagne et — un tantinet plus discrètement — celle de M.René Tremblay.Les quotidiens de Toronto et de Montréal, le Financial Times en ont fait l'objet de leurs éditoriaux de la fin de semaine. plu* grande* aux plus petites, ou l'extrême lenteur d'une foule de decisions dans de* question» pourtant mineure», bien uni '¦ent Formule archaïque et » tous egard* néfaste dans une nucietè moderne, et même là ou l’Etat interviendrait relati veinent peu.Dé* l'instant ou I intervention étatique *e de veloppe.avec raison, soit dan* de* domaines traditionnels qui d allleiir» s'étendent singu lièrement.soit dans de* domai ne» nouveaux, cette xolutior.de continuité, administrative et politique entre la comntvine et l'Etat devient lourd» de dan géra si peut, A la tongue, com- promettre même certaine* de* initiatives les plu» impnrtan tes.sinon torpiller l'application de telle ou tell* grand» tne*u re.Quelque* ministères, il est vrai, ont créé, voici plusieurs années des délégation.» régio nales mai» outre que cet in» trument est nettement inmitfi sant.I’»b»ence de coordination entre les ministère* interev-ê* aboutt»»ait à dea double» ein plot» à un gaspillage de re» nourccs humaine» »l financie re» Efficacité At démocratie Or.nous entron» dan» une ère ou le* relations de* ctto yens et des collectivité* locale» avec l'Etat, avec le* ministère» tes régie» et office* le» plu* divers, vont être infiniment plu* considérable» et plu* foc quentes qu'autrefoi*.qu'il *'* gtsse de tous le» secteur» et de tou» le* niveaux de l’enseigne ment de la securité social# dont l essor v* être trè* rapide, du plan et de l’aménagement du territoire, de l'emploi, de ranimation culturelle de la aante etc Le souci d efficacité aussi bien que le »en» de la demoersti* ei le respect du ci- BLOCS NOTES toyen appellent la décentrai! sation administrative Et cette decentralisation doit avoir se* instruments qui sont, d’atiord, ce» délégations régionales dont a parié dimanche M.Gérin Lajoie Cette innovation peut entraîner de» conséquences important»* ot.en principe heureuse* pour le bénéfice de» citoyen* et de» municipalité* ou de» commissions scolaire», comme pour celui de» hôpitaux •t de» corps intermédiaire» L'institution, dans chacun de» chefa-lieux dea grandes régions ou dans chaque ’’capitale régionale” d’une delegation unique des minUtércs et ser vice* de l'Etat ne peul être d'ailleurs, qu’un point de de part Elle supposera, nécessai rement, l’apparition d’un non veau corps de ' grands commis ’ de l'Etat, qui devront coiffer en quelque sorte ce* déléga tion» régionales, assurer la en ordination entre le* diver* *ervices ministériels représen le*, qui pourront être aussi les représentant* de l'administra tion centrale aupre* des collée Üvttés et des citoyens d# la région II n'est pas exclu qu'au bout de quelques année», on se rende compte qu» ce» délégations elle* mênfes.dan» quel que* régions au moins, doivent être décentralisées ou demul tipliée» au moyen d'annexes installées à l'échelle du comte ou du groupe de comte* Dan* l'immédiat, ce qui importe r est la mise en place des pr# mières délégations regional»* dont le rôle et le» moyen* (le vront être clairement définis La qualité, la rapidité et l'efficacité de l'administration, par ticulièrement dans de» domai ne» qui touchent d'aussi prés la vie des citoyens que l’ensei gnement.la sécurité et l'assistance sociale», y gagneront sensiblement Pourquoi pat une assemblée régionale ?Mai» pourquoi, dan* lé même temp*, le gouvernement ne ten teralt-U pa* d'animer et de dé velopper la vie politique régio nale.Is participation accrue de la population, en les consa crant dans des Institutions non velles.A l'échelle d» la région" Cet légions ne font pas des créations artificielle* elle» ont été définie» t partir d'un eer tain nombre de données écono mlques et sociales S’il est nor mal , soit au aem de “conseils de comté* ' revalorisés, revivifies Ainsi, a chaque échelon de radnttni» (ration, municipale ou prtrvin-ciale.correspondrait une for me de représentation ou de participation populaire.L’as semblée régionale n'aurait évl demment: aucune autorité sur les délégations régionales re levant exclusivement du gou vernement du Québec mais pourrait jouer un rôle utile dans l’ordre de l'information et de la consultation Quoi qu’il en soit, si Cela doit venir, ce ne pourra être que dan» une étape ultérieure Dans l'immédiat, il convient de se réjouir de la naissance prochaine de directions admi nistrativea régionale» Outre les avantage» évoqué* plu* haut, elles présenteront aussi celui d’être un obstacle aupplê mentaire à la renaissance du ’’patronage” et faciliteront à de» élu*, libérés au moins partiellement des requête* et des "cas" locaux, leur tâche de lé gislateurs soucieux de l’évolution de tout le Québec • Rhodetie : le* jeux ne sont pas fait* fl faudra plusieurs jours en core, et même quelques semaines.avant de savoir si la nouvelle Rhodésie indépendante a quelque chance de durer.Pour l'instant, la réponse dépend de deux facteur* d'abord, l'atti tude de la population blanche de Rhodesie.notamment de se* élite*, ensuite, la nature des sanctions que le Royaume-Uni et rorganisation des Nations unies adopteront et la mesure dans laquelle elles seront effectivement appliquées l 'impression prévaut, pour l'instant, d'un certain flotte ment dans une partie de la pu pulation blanche : celle-ci ne s attendait apparemment pa* a la vigueur de la réaction de Londres.Et elle parait moins frappoe par l’annonce de sam-lions économiques rigoureuse* que par la mise au ban du gouvernement de lan Smith et l’accusation de trahison lancée contre celui-ci, ses ministres et autres collaborateurs.Le gouvernement britannique tient que le régime de Salisbury est désormais illégal et que seul le gouverneur représente, pour l'heure, l'autorité constitutionnelle.Cette affirmation parait discutable.Londres n'a jamais contesté la légalité du gouvernement de M Smith jusqu’à vendredi dernier; d’autre part, depuis d* nombreuses années.1» gouverneur n‘y joue pas d'autre rôle que celui du gouverneur dan* tous les pays du Commonwealth et n'agit, en fait, que conformément aux decisions du gouvernement.Le fait pour un gouvernement légal de proclamer, même unilatéralement.l’indépendance du nays le frappe-t-il automati-queinent d'illégitimité?Quoi qu'il en soit, le débat ne se situe évidemment pas sur le plan juridique mais sur le plan politique.Londres es père encore faire reculer le» irréductible* de Salisbury on les amener à se demeltre rie vant le "lâchage ' de la ntajo nté de la population blanche Si le gouvernement britannique échoué, il encourra la colère du tiers monde (c’est déjà commencé) : si le gouverne ment Smith abdique.Londres devra assurer, dans de courts délais, le passage de la direction des affaires des Blancs aux Noirs et prévoir l’exode massif des premiers J.-M.L.lettres au DEVOIR Le vote de Laval Le signataire a suivi avec interet la récente campagne électorale dans Laval.Je crois sincèrement que notre ministre des affaires municipales se dupe lui-mème s'il refuse de voir dans la défaite de M.La voie un mode de protestation contre la politique unilatérale du gouvernement en annexant les quatorze municipalités de Hle Jésus.D'ailleurs, le vote sans pré cèdent enregistré démontre, à mon sens, que les “non-instruits" cherchent à se rensei gner.L'accession de M.Té-treault au pouvoir est une bonne chose car il m'apparait comme un homme honnête quoique sans expérience pour gouverner une barque de 170.-000 personnes.Jusqu'à preuve du contrai re, M.Lavoie ne m’apparad pas moins un homme honnête quoique peut-être un peu trop sur de lui-mème.Je regrette d'une certaine façon que la population ne lui ait pas fait confiance pour mener à bien l'oeuvre de "reconstruction” entreprise II aurait mieux va lu pour l’homme qu’il se re- tire en douce apres le passage du Bill dont on dit qu'il était l’âme dirigeante.Il n'y aurait pat eu pour lut meilleure façon de prouver son désintéressement puisque comme il l’a affirmé lui-même il n'avait pas besoin de la poli tique pour vivre.Entre les deux partis en cause, le parti de M.Laioie l’emporte d'emblée, à mon avis, par ses échevins d’expc rience qui.nous pouvons l'es pérer.ne brilleront pas seule ment par leur opposition systématique mais sauront au besoin donner le coup de barre qu'il faut pour côntinuer l'oeuvre déjà amorcée de créer une nouvelle ville suivant les besoins du vingtième siècle.Le député de Laval pour sa part a une occasion toute trouvée de prouver sa sincérité en continuant d'agir a Québec dans le sens du progrès qu’il a voulu pour la nouvelle ville de Laval.Sincèrement, J.-M.GAUTHIER.Laval.Même chez nous ne dressons-nous pas des barrières entre “progressistes" et “intégristes’’ ?Ne mettons-nous pas l’appartenance à telle religion au-dessus de l'appartenance au même Père des cieux ?C’est oublier gravement que l'Evangile est l’Evangile de Dieu, du Dieu Créateur et Père.Aussi le Décret s’achève-t-il sur ce paragraphe remarqua hle : "puisque la fraternité universelle exclut toute discrimination, nous ne pouvons prier Dieu le Père d» tous les humains si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés i l’image de Dieu.La relation de l'homme è Dieu Père et la relation de l'homme à ses frères hommes sont à ce point liés que l'Ecriture peut dira : celui qui n'aime pas ne CONNAIT pas Dieu.Par la est détruit le fondement de toute doctrine et de toute pratique qui introduisent entre homme et homme, peuple et peuple, une discrimination en ce qui regarde la dignité de l'homme et scs droits.L'Eglise REPROUVE EN TANT QUE CONTRAIRE A L'ESPRIT DU CHRIST toute discrimination ou vexation exercée envers des hommes è cause de leur race, de leur couleur, de leur classe sociale OU DE LEUR RELIGION".C'est sur cette vaste toile de fond que la question des juifs prend sa valeur de signe par excellence de l’ouverture de l’Eglise.Celle-ci reconnaît que.dans les diverses main testations d'antisémitisme, les chrétiens ont joué un role en désaccord total avec cette foi profonde en la fraternité.Elle le déplore, et dorénavant in terdit aux catholiques de présenter les juifs ‘ comme réprouvés par Dieu et maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture”.Bien plus, fidèle à ses principes, elle recherche avant tout les points communs au lieu de se tourner d'abord sur ce qui sépare.Et là.elle redécouvre qu'elle vient du peuple juif, que Jésus et les Apôtres sont de vrais juifs, qu'elle a donc péché contre ses origines mêmes en souriant trop largement à toutes les formes de l'antisémitisme C’est pourquoi le texte dit : “du fait d’un si grand patrimoine spirituel commun, le Concile veut promouvoir et recommander le connaissance et l'estime mutuelles entre juifs et chrétiens, qui nai-tront avant toul d’études bibliques et théologiques et d'un fraternel dialogue".On a dit de ce texte qu’il était “le baiser de Judas de l’Eglise catho lique" .une telle remarque suffit a révéler la psychologie de ceux qui la profèrent, fus sent ils parmi les plus honorés.Valeur positive des religions Deuxième principe mis en avant par le Décret: c’est sur cette vaste communauté fraternelle qu apparaissent les diver, ses religions desquelles “les hommes attendent la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine qui.hier comme aujourd’hui, ne cessent de troubler profondément le coeur de l'homme".Et de fait “ees religions s’efforcent d'aller de diverses façons a la rencontre de cette inquiétude du coeur humain en lui proposant des chemins, qui sont soit des doctrines, soit des règles de vie.soit des rites religieux".Elles représentent donc un effort po sitif de réponse è l'homme.Et per là, toutes entrent è leur façon dans le plan du Père.On ne peut plus les considérer d’abord comme des "rivales", mais comme des "soeurs" qui.chacune avec plus ou moins de ¦succès et une conformité plus ou moins totale à la volonté objective de Dieu, essaient de conduire l'homme à la fin pour laquelle Dieu l a créé.Certes dans cette recherche plusieurs commettent des mmmmmmeÈmmmmmmo erreurs qui même risquent parfois de détourner l'homme d* son vrai chemin.Mais toujours elles portent au moins "une certaine sensibilité à une force cachée présente au cours des choses et aux événements d» la destinée humaine".Puisqu'elle regarde d’abord la relation de l'homme a Dieu (avant de se regarder elle-même), "l'Eglise catholique ne rejette rien de ce que ces religions ont d» vrai et de saint.EU» considère même avec un sincère respect leurs manières d'agir et de vivre, leurs règles, leurs doctrines qui souvent apportent un rayon de le Vérité illuminant tout homme, bien que sur plusieurs points tiles diffèrent de ce qu'elle-même tient et propose aux hommes".Et, dans ce Décret, elle “exhorte ses fils à .reconnaître, préserver et faire progresser les valeur» spirituelles, morales et socio-culturelle* qui se trouvent" dans les fidèle* de ces religions.Pensant rte façon particulière aux musulmans, elle demande même aux chrétiens et aux musulmans “d’oublier le passé, de s’efforcer à la comprehension mutuelle, d e chercher à promouvoir ensem-' ble pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales.la paix et la liberté”.L'attitude n'est donc plus d'hostilité, d'agressivité, voire de simple défensive.Elle est d'ouverture.d'accueil, de fraternité authentique Fraternelle, perce que sûre d'elle Evidemment.l’Eglise conii-nue de proclamer qu’allé est tenue d'annoncer sens cesse le Christ qui est la voit, la vérité, la vie, dans lequel les hommes doivent trouver ta plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est reconcilié toutes choses”.C’est même au nom de l’Evangile qu’elle se tourne ver» la fraternité des hommes.Ella vit d* sa foi an la Révélation et do sa cartltuda d'être la vraie et total» Eglise de Dieu.Mais — nous espérons être parvenu à le faire saisir dans cette chronique rédigée à la hâte au soir d’une journée lourde da labeur — dorénavant tlla inscrit catta cartltuda au coaur mima du mystèra da» religions humain**.Elle ne se met plus en dehors, drapée dam sa transcendance, lorgnant avec un sourire quelque peu narquois les “pauvres efforts” des autres, ne daignant pas tendre la main pour une certaine mise en commun, se disant en.elle-même "comment consentir à laisser même sous-entendre que je pourrais avoir besoin des autres ?Bien qu* sûre de l'Evangile et è cause de cet Evangile, elle communie maintenant à tout ce que por-le de vérité et de grandeur l’effort des autres religieux.Pas pour les utiliser à son profit, mais simplement pour le plan rtc Dieu, car elle essaie de le* regarder non avec son regard a elle mais avec celui de Dieu lui même qui se réjouit de tout ce qu’il y trouve de bon.Tout ce bon.elle cherche à le promouvoir.Elle se sent en effet au coeur de la fraternité humaine universelle.Voi'à donc un beau texie conciliaire fl porte en lui le grand souffle que Jean XX1I1 soûlait infuser à tout le Concile et à toute l'ère nouvelle que celui-ci doit inaugurer.Le schéma sur les Missions, celui sur la Liberté religieuse, 1# Décret sur l'oecuménisme promulgué l’an dernier sont trop marqués par cet esprit pour que nous puissions douter de l'influence qu'il aura.Mais cela prendra peut-être beaucoup de temps et de patience.Les forces de résistance sont en core grandes et habile».Et.malheureusement, toutes ne se dévoilent pas au grand jour avec la cynique insolence de* pamphlétaires.Parfois non* nous demandons ce qu'il adviendra lorsque “l'heure de la siesie" sera finie MONTRÉAL, MARDI, 16 NOVEMBRE 1965 —LE DEVOIR—s rONHt r\R BF.VR1 BOLRA9SA LC 10 J 4 VT HCR t»1t Clftode RVA» André I.ALRtVDfcAG Rédacteur eu cbtf Rédacteur en chef adjoint : Paul SAI RIOL Directeur de Tin formation: Michel ROY Trésorier: Arthur LEFEBVRE “Le Devoir” e*t imprimé an no 434 est, rue Notre-Dame, Ï^Mont-réai, per l’Imprimerie Populaire, compagnie A responseblllté limitée qui en est l’éditrice.Seule le Presse Canadienne est autorisée à emplorer et à diffuser le» Informations publiées dans **l.e Devoir” ABo.wkMFVT*; édition quotidienne, livraison par portent.Montréal.Qnébrc.Léri* et banlieue*: 1?mois $23.00, 4 moi» $13.00 3 mois $:.0o Ailleurs au Canada.12 mois $20.00.4 mois $11.0« 3 moi*.W.ofl A l’étranger: 12 mois $35 00.$ mois $18 00.Edition du samedi 1?mois S8 00 Le ministère des postes a autorisé l’affranchissement en numéraire et Penvirt comme objet de 2e classe de la présente publication.ITLFPRONll 844-3301 l LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI, 16 NOVEMBRE I96S CINQ DES IDEES; DES EVENEM ENTS T ET DES HOMMES LA PRESSE AU QUÉBEC: CRISE OU TRANSFORMATION ?La réforme du statut des entreprises de presse : deux voies sont possibles par Claude RYAN (t) directeur du "Deveir" Depuis quelques innees.les journalistes ont pris l'habitude, dans notre milieu, de tout remettre en question.Voici que.par un curieux retour des choses, ils sont à leur tour mis en question.On s'interroge, dans un nombre croissant de milieux, sur leur compétence.sur leur objectivité, sur leur intégrité.On dit volontiers que notre journalisme québécois traverse présentement une crise.A titre de directeur d'un quotidien qui occupe une position assez unique dans notre communauté, j'ai l'occasion de causer souvent avec d’autres directeurs de journaux et avec des douzaines de journalistes travaillant dans divers journaux.Je crois sincèrement qu'il existe un peu partout, tant à l’intérieur de la pro-' fession journalistique qu'à l'extérieur, une crise profonde dont les manifestations isolées qui vous rejoignent de temps à autre ne sont que des échos assez partiels et dont certains jugements portés à l’emporte-pièce par des moralistes plus zélés qu'éclairés ne vous fournissent qu’une explication très fragmentaire.La crise est variée, profonde et difficile à cerner dans tous ses aspects.Je me bornerai a signaler aujourd’hui quelques aspects qu’il m’a été donné de percevoir au cours des trois dernières années.1.Un problème de structuras Un premier problème vient, a mon point de vue, de la nature présente de nos entreprises de presse.Le journal quotidien est en effet une entreprise d'affaires c'est-à-dire une institution com-, merciale qui doit, sauf cas très exceptionnels, obéir aux règles ordinaires du commerce.Quand un directeur de journal veut se procurer du papier ou de l’encre, quand il négocie des LE VIN APÉRITIF CHIC, IMPORTÉ DE FRANCE ipapfi l^.r-7 un amour FRAIS SUR GLACEE |§|S|3 iT#* ItORTf mumU YR RH SERVIR FRAIS hhmh I CODE KO S40 I SJ M questions de salaires avec un syndicat, on ne lui demande pas s’il veut faire le bien ou sauver les âmes.On lui demande de l'argent et on exige de lui qu’il ait un compte de banque rentable.Mais le journal est en même temps une entreprise intellectuelle, c’est-à-dire une institution soumise à des exigences de vérité et de liberté qui ne coin, cidcnt pas toujours avec les lois du profil même honnête.Lorsque t ous devez décider de la publication d'une inturma tion.vous devez vous interdire de considérer si cette information affecte ou non les personnes que vous connaissez; vous ne devez avoir en vue que l’intérêt public.De même, lorsque vous émettez une opinion, vous ne devez pas penser à ia rentabilité de celle-ci.mais plutôt viser a parler suivant les dictées de v otre conscience Le problème naît, dans nos journaux, de ce que la fonction la plus noble, c’est-à-dire, la fonction intellectuelle, est le plus souvent subordonnée assez bêtement à la fonction commerciale.Dans toutes les décisions importantes, le pouvoir appartient à peu près exclusivement à la fonction économique, représentée par les détenteurs de capitaux et les administrateurs.La fonction intellectuelle, vit, à tontes fins pratiques, dans un état de servitude qui est contraire à sa nature.Exigences nouvelles H fut un temps où les journalistes acceptaient assez passivement leur condition.Mais depuis la révolution tranquit-i» ,iis sont devenus, comme les autres groupes de notre société, plus exigeants.Cela vous explique qu'un grand nombre d entre eux sont plutôt malheureux dans les entreprises où ils travaillent actuellement et qu'en retour, les propriétaires entretiennent à leur endroit des inquiétudes assez compréhensibles.Si un conflit de cette nature existait dans un domaine comme l'éducation, la solution serait facile : on demanderait en masse à l'Etat d'intervenir et de prendre ce secteur sous son aile.Mais nul esprit sérieux ne songerait à régler ?ar une simple mainmise de Etat le problème de Ia liber té de la presse ; ce sérail là une solution tellement grossie re que seuls certains jeunes esprits plus serviles que vraiment instruits songeraient sérieusement à U proposer Il ne «aurait être question, non plus, de transformer nos journaux en entreprises purement intellectuelles : des embardées de ce genre se soldent vite — vous le savez comme moi — par des banqueroutes retentissantes.A cette situation qui est quand même foncièrement malsaine, je vois deux solu tions possibles que je me permets d’esquisser brièvement ; A La première voie est celle d'une évolution progressive du milieu iui-niénie vers un climat politique et social assez exigeant pour que les entre prises de presse se sentent obligées de démarquer elles-mèines plus nettement les fonctions de rédaction et les fonctions commerciales, de façon à accroître la liberté des responsables de la rédaction sans pour cela altérer le caractère privé des entreprises.Une semblable évolution s'est produite depuis longtemps dans des pays comme l'Angleterre et les Etats-Unis; les ré sultats ne sont peut-être pas parfaits, mais ils sont parmi les moins imparfaits qu'aient enregistrés jusqu'à ce jour l'expérience humaine.Une tel le évolution serait possible chez nous moyennant certaines conditions dont voici quelques exemples : 1.11 faudrait viser à obtenir une composition plus large, plus communautaire des conseils d'administration.2.Il faudrait viser à définir un statut juridique plus précis pour le directeur de la rédaction dans un journal.Celui-ci devrait être engagé moyennant un contrat précis qui donne au propriétaire et aux administrateurs des garanties minimales quant a l’orientation qui sera suivie mais qui fournisse également au directeur de la rédaction une protection réelle contre les interférences des propriétaires et des administraleurs dans les décisions quotidiennes d ordre rédactionnel 3.Il faudrait tendre à e* que administrateurs et rédacteurs s'engagent publiquement et conjointement à respecter certaines normes d'éthique professionnelle qui se situeraient au-delà des intérêts immédiats des uns et des autres.4.II faudrait tendre progressivement vers un élargissement des cadres des conventions collectives entre les administrations et les syndicats de rédacteur, de manière à faire une place plus large à certaines clauses dite* professionnelles La dimension communautaire B Une deuxième voie de solution est également possible dans certains cas qui resteront toutefois plus limités.Cette voie consiste a chercher des formules juridiques intermédiaires entre l'entreprise capitaliste au sens étroit du terme et l’entreprise d'Etat au sens rigide de cette expression.Tout en étant une entreprise, ie journal quotidien ne saurait etre une entreprise comme les autres.Ne serait-ce qu'à cause de la rareté des journaux quotidiens, des raisons sérieuses militent pour que ceux-ci soient PORTEURS DEMANDÉS pour la livraison à domicile du journal LE DEVOIR dans les districts suivants : VERDUN • LACHINE • LASALLE Ovlremont, Côte-des-Neiges, Ville Mt-Royèl, Villerar, Rosemont, Ville St-Mlchel.Carré St-Louis, St-Bnino, Beloeil, longueuil, St limbort, Boucherville, Ville Lemeyne, Ville St-laurenf, Certier-ville, Lavil-des-Rapides, Ponf-Viau, Duvernay, St-Vincenl-de-Paul, Ahuntslc, Montreal-Nord, Repentigny, Tétreaultville, Charlemagne.Appeler à : 844-3364 SERVICE DU TIRAGE IMPORTÉ OANGLETEKRE IMPORTED 7- * >1*] dans l'antique bouteille verte.Sec sans compromis.Douceur captivante.Gin anglais distillé, qui plaît à toute l’Amérique.Nsiiuf El EHiournii( 1 iftinoF'.LETTRE DE NEW YORK Est-ce le début d'une course entre Bob Kennedy et Lindsay pour la succession de Johnson ?de notre correspondant louis WIZNITZER considérés non pas uniquement comme des affaires strictement privées mais plutôt comme des entreprises de caractère communautaire.1 ne formule sui-1 vie dans un certain nombre de I journaux consiste à remettre -entre les mains de fiduciaires n'ayant personnellement aucun interet matériel dans l’entreprise et reconnus pour leur intégrité intellectuelle et leur compétence administrative, un bloc important d’actions qui leur assure a toutes fins pratiques, un droit de regard sur certaines décisions-clés comme ia nomi-¦lation du directeur de la publication et les transferts de : blocs substantiels d'actions.Cette formule existe pour le Times de Londres, pour le célèbre hebdomadaire The Eco.i nomist et aussi, avec certaines variantes, pour le Devoir! Je puis vous dire d'expérience que c'est une formule que je eonsi dère comme ideuie Mais il n'est, peut-être pas nécessaire que tous les journaux soient organisés comme cela Que quelques-uns le soient, et cela suffit a hausser au moins de quelques degrés le niveau d'exi gences professionnelles des autres ou au moins à fournir à l’opinion publique un point de repère indispensable dans les périodes surtout où la liber, té (l’expression est en butte a des fléchissement» sérieux (î) Cauwrt# prononcé® devant îa , Chambre de commerce de | Montréal, le 2 novembre NEW YORK - Vingt an« après le depart de La Guardia les républicains reprennent la mairie de New York La victoire de John Lindsay, baptise un peu à tort “Kennedy républicain".dans une ville ou la majorité des électeurs est démocrate, est pleine d’enseï gnements Confirmée qu’elle est par la victoire de républi cains libéraux — et jeune» — à Philadelphie, dans l’Ohio «t au Connecticut, elle règle son compte au mythe goldwaté rien selon lequel le parti ré publicain ne peut trouver son sens et ta vigueur qu’à l’ex trème droite.Dans une gran de mesure, la victoire de Lindsay a New York s'explique par la chance qu’il eut de pouvoir affronter un candidat goldwatérien, M.Buckley, ce qui lui rapporta plus de voix au centre et à gauche que M.Buckley ne lui en déroba à droite.On sait que 28 p.c seulement des électeurs américains se considèrent comme des républicains.Une victoire de ce parti suppose donc un candidat c a p a I) 1 e de provoquer un exode important de démocrates: Eisenhower, Lindsay tous deux transcendent, par leur personnalité et leur» attitudes, ie sectarisme parti san.Si le parti républicain entend se remettre de l’ou trageante défaite subie l’année passée, il devra tenter de regagner une position •centriste", modérée et moderne En fait.Lindsay défendait, à New York, la “Grande société” de Johnson mieux que son opposant démocrate et profi tait du mythe de John Kennedy, mieux que le propre frere du président défunt, Roliert Kennedy.C'est en définit”
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