Le devoir, 24 octobre 1946, jeudi 24 octobre 1946
"Ls CPinada ««t un« natt^o touTftraln* *t a* Aeat avec docilité accepter de la Graude-Breta* lue ou de« Etats-Uni* ou de oui que ce soit «‘autre, l’attitude qui! lui faut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers !e Commonwealth britannique des nations, mais envers !e Canada et •on roi, et ceux qui contestent ceci rendent, a •ion avis un mauvais service au Commonwealth.'’ She la a sovereign naMon and cannot take •er attitude to the world docilely from Britain •r from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.’' (l-X-371 Lord Tweedsmur LE DEVOIR Montreal, jeudi 24 octobre 1946 VOLUME XXXVII — No 245 REDACTION ET ADMINISTRATION «30 EST.NOTSE-DAME.MONTREAL TELEPHONE *BEIoir 3361 SOIRS.DIMANCHES ET FETES Dirætaui : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur es chef: Orner HEROUX Administration Rédaction : Gérant : BE.3361 BE.BE.= 0’-5>=S M.Attlee dénonce la censure qui sévit en Russie ] Le français devrait être langue parlée et d’usage courant dans tout le Canada -'est ce que préconise un collaborateur de l'hebdomadaire torontois "Saturday .Night", M.Stewart C.Easton - La Suisse doit être pour le Canada le modèle à suivre - Les exigences des Canadiens français n'ont jamais été si loin, elles se limitent à la reconnaissance de leurs droits en matière d'ordre confessionnel et d'ordre linguistique-Mais le cercle de la culture française, au Canada, peut s'élargir et faire place à tous les Canadiens Optimisme officiel et précaire à l’Assemblée générale Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire torontois Saturday Night, M.B.K.Sandwcll, quand il prononçait devant des étudiants de l’Université de Toronto, membres du Political Science Club, le discours dont il était fait mention, ici même, hier, venait de publier dans son journal un article signé par M.Stewart C.Easton et se rapportant à la même question des relations entre Canadiens français et Canadiens anglais.M.Easton est-il de foi protestante?Son papier paraît l'indiquer.Ilvest en tout cas — une note de présentation l'apprend au lecteur de Saturday Night — diplômé de l'Université d'Ottawa et c’est ainsi qu’il lui a été donné de venir en contact avec des Canadiens de langue française dans une institution qui se voue à l’enseignement parfaitement bilingue.De même que M.Sandwell, M.Easton croit à la nécessité d’une véritable entente entre les groupes de langue française cl de langue anglaise du Canada, entente par laquelle Canadiens français et Canadiens anglais se trouveront sur un pied de parfaite égalité, dans toute l'ctcnduc du pays, en matière de confcssionnalité et en maficre de langue.M.Easton veut que les Anglo-Canadiens en viennent à la connaissance du français et de telle sorte que le français soit pour eux une langue d’utilisation courante, que le français soit une langue parlée d’un bout à l'autre du Canada.Comme modèle à suivre pour le Canada, M.Easton propose la Suisse, qu'il dit bien connnaître pour y avoir vécu.Comme vont les choses, écrit M.Easton, que nous estimons substantiellement, les Canadiens français auront tientôt fait d'être en majorité au pays.Des experts en fémograpbie pronostiquent que cela se produira vers 1970.En fait, la progression naturelle de la population canadienne de langue française est du double de celle de la population de langue anglaise, bien que cette dernière bénéficie d’un appréciable apport des éléments de diverres origines européennes et qui passent à l'anglais après leur venue au Canada.Dans le passe, la majorité de langue anglaise s'est largement maintenue, grâce à l’immigration ¦ enue des lies Britanniques.Cela ne jouera plus ou jouera de moins en moins, car la Grande-Bretagne n'a plus de surplus de population à envoyer hors de chez elle.Compter sur un déclin de la famille nombreuse au Canada français par suite de la migration des campagnes vers les villes serait illusoire, car l’Eglise catholique, à laquelle les Canadiens français sont fidèles, leur prêchera toujours la même morale conjugale.Comme l'échéance prévue et annoncée.1970, n'est tout de même pas très lointaine.M.Easton indique, en arrêtant son choix sur la dernière, cinq avenues qui lut paraissent s'ouvrir à ses compatriotes anglo-canadiens: al ne rien faire, en laissant aux circonstances le soin • l'arranger les choses.Mais les choses ne se sont pas si bien arrangées jusqu'à présent et le moment viendra où l'élément français sera en majorité et assuré du pouvoir législatif pour tout I: Canada.bl étouffer l'élément canadhn-français au moyen de la législation, pendant que nous en avons encore le pouvoir: Nous pouvons refuser de leur reconnaître l égalité d'cnseigneivciil dans la province d’Ontario.Nous pouvons essayer de tuer l'amour qu'ils ont pour leur langue et pour leur Eglise, les deux plus puissants agents d’unité qu'ils possèdent: cl encourager l'immigration de langue anglaise, dans l'espoir de compenser pour la déficience dans l'augmentation naturelle de la population anglo-canadienne: ou encore ouvrir les portes à l’immigration venue d’autres p, s.dans l'espoir que les éléments nouveaux passent à la lac ,uc anglaise.Cette dernière chose seulement serait possible.car aucun autre pays de langue anglaise ne saurait repondre maintenant à nos besoins: le problème de la dépopulation est aussi grave en Angleterre que dans le Canaria anglais: d) encourager par tous les moyens possibles la natalité au Canada.Mais ecs mêmes moyens serviront aussi bien le Canada français que le Canada anglais et.par ailleurs, la persuasion economique et sociale est un moyen fort aléatoire pour arcroitre la natalité: e) on venir à une entente véritable avec les Canadiens français avant que ceux-ci ne soient en maioritc et ne détonnent le pouvoir législatif oour tout le Canada.Ce cinouième parti, sur lequel il arrête son choix.M.Easton indique de façon bien nette ce qu'il doit comporter: Nous devrions admettre, une fois pour toutes, que pour sommes vraiment et que nous voulons être un pays bilingue.une confédération de peuples avec deux langues et deux cultures.Nous devrions admettre les gens de langue française dans une véritable association, avec leur Eglise et leur langue.Cela voudrait dire que nous nous débarrasserions à jamais de toute forme de discrimination antifrançaise et anticatholique.Plus encore, cela signifie que nous devons tous devenir bilingues et participer à deux cultures, de façon que les deux races se sentent parfaitement chez elles dans n’importe quelle partie du pays où elles pourront se trouver.Le bilhguisme, pour nous, à l’heure présente, signifie que les gens de langue française doivent apprendre notre langue.L’on dira qu'il s’agit là d’un rêve impossible.Il y a pourtant un précédent.J’ai vécu en Suisse, où tous les habitants parlent au moins deux langues, le français et l'allemand.Dans certains cantons, le français prédomine, dans d’autres, c’est l’allemand.Mais il y a toujours, dans chaque ville et presque dans chaque village, des gens des 'deux groupes qui vivent côte à côte.Il ne semble exister aucun sentiment perceptible de séparation ou de désunion, .La majorité suisse-allemande en Suisse a fait appel à la minorité française pour tirer de la langue de cette dernière tout le parti possible et c’est ainsi que nous devrions faire.Ne serait-il pas possible que nous atteignions à un idéal très différent de celui de nos voisins du sud et le prototype de cet idéal, c’est en Suisse qu'on le trouve.En conclusion de son article, M.Easton démontre de quelle façon absurde le français est enseigné dans les high schools et les universités du Canada anglais, par des professeurs qui ne savent pas eux-mêmes suffisamment le français pour le parler.Il est d’avis que cela doit changer, parce que le français doit être dans tour le pays langue d’usage courant: Au Canada, le français n'est pas et ne sera jamais simplement une autre langue, comme, par exemple, l'espagnol: c'est la langue d’une minorité puissante et croissante de nos gens en même temps que l’une des langues officielles du pays.Il est inimaginable que l’on ait jamais voulu la faire disparaitre par le moyen de la persécution.En 1759.un tel moyen aurait pu avoir quelque chance de succès et le temps pour agir ainsi eût été alors et non pas maintenant.Maintenant, nous devons être fiers de l'extraordinaire réussite des Canadiens français pour le maintien de leur Eglise et de leur langue, sans appui de l’extérieur, depuis deux siècles, au cours desquels ils ont du reste Vu se centupler leur nombre.Saga unique dans l’Histoire, saga qui est l'oeuvre de nos propres compatriotes canadiens.Au vrai, M.Easton en offre plus que les Canadiens français s’en sont vu offrir jamais, plus qu’ils n’ont jamais demandé, qu’ils n’ont jamais espéré.11 ne leur serait pas venu à l’idée d’imposer ou de voir imposer la connaissance du français, quand ça ne serait que connaissance théorique, à leurs compatriotes de langue anglaise, même pas dans la province de Québec où leur groupe représente pourtant l’immense majorité.La petite minorité anglaise et protestante du Québec est parfaitement libre, avec son comité particulier au département de l’Instruction publique.d’organiser ou de ne pas organiser, tout à sa guise, l'enseignement du françat».Les Canadiens français seraient satisfaits si, dans toute leur patrie, leur seule patrie, le Canada, dans chacune des provinces et dans chacun des territoires du Canada, l'on voulait enfin rcronnaître leur droit, dans les écoles publiques qu’ils entretiennent de leurs deniers, à l’enseignement d’abord confessionnel, conforme J leur foi catholique, ensuite français, conforme à leur génie propre.Ils ne demandent pas plus, là où ils sont en minorité, que ce qu'ils accordent eux-mêmes, d'eux-mêmes, de bon gré et sans marchander, à la minorité anglo-protestante du Québec.Si les maîtres des provinces i majorité présentement anglo-protestante, si les populations anglo-protestantes de ces provinccs-là considèrent qu’il leur serait utile et avantageux de participer à la culture française et, à cette fin.ainsi que le propose M.Easton, de réformer leur enseignement pour en arriver à une convenable connaissance du français, qu'ils et qu’elles soient les très bienvenus.Le cercle de la culture française peut, au Canada, s’étendre à tous les Canadiens et les Canadiens français, comme il est dit dans la chanson, sont polis, galants, hospitaliers.Mais en fait d'exigences, les Canadiens français sont modestes: ils demandent simplement, ils n’ont jamais demandé que le respect de leurs droits, pas plus, mais pas moins.24-X-4S Emile BENOIST qu’il se produit des votes contraires.Par surcroît, les six ministres du .gouvernement municipal .— l’Exécutif — sont fréquemment divisés entre eux.On les voit même, quelquefois, désapprouver ouvertement des mesures qui viennent de leur propre cabinet.Chez eux, la solidarité “ministérielle" est totalement absente.C’est le comble de la division.Par là aussi, le sentiment d’opposition prend sa revanche.Il serait fatal que dans une assemblée délibérante lout le monde fût toujours dn même avis.L.R.24-X-46 Blocs-notes Les appels au Conseil privé Le comité judiciaire du Conseil privé se trouve actuellement dans la singulière posture d’avoir à se prononcer dans une cause où ce sont ses propres pouvoirs qui sont en jeu.La cause porte précisément sur le droit du gouvernement canadien d'abolir les appels judiciaires au Conseil privé.En 1939, un avocat éminent, feu C.H.Caban, présentait à la Chambre des Communes un bill à l’effet d'abolir les appels au Conseil privé.Dès après sa première lecture, le projet de loi fut référé à la Cour suprême du Canada qui décida que le parlement fédéral avait le droit d’abolir les appels au Conseil privé.L’affaire fut ensuite référée au Conseil privé, mais la guerre est venue interrompre les procédures et ce n’est qu’hier que les lords du j Conseil privé ont commencé l’audi- ' tion de ta cause.Le ministre fédéral de la Justice ainsi que les procureurs généraux du Manitoba et de la Saskatchewan soutiennent que la décision de la Cour suprême du Canada est bien iondée tandis que les procureurs généraux de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Colombie ten-lent de le faire renverser.C’est l’avocat représentant l’Ontario, Me C.It.Magone, qui a ouvert hier les plaidoiries en invoquant les diverses clauses de l’Acte de l'Amérique britannique du Nord pour faire invalider le bill de feu M.Caban, La province de Québec n’avait pas pris position en 1940, mais elle a décidé de se joindre cette année (suite à la page deux) •- Le président Truman nie les rumeurs de guerre — Le débat sur le droit de vett c^e cainet du g.iincheux L'actualité Pas d'Opposition mais.Lecteur, je vous soupçonne loid le suite de ne pas fréquenter assi-lûmcnt les séances des conseils I municipaux, celui de Concordia en | particulier.Vous vous privez pour j le moins d'un divertissement qui ^ en vaut bien d'autres.Pour mon compte, par métier cl beaucoup par curiosité, je prends un vil plaisir aux assemblées dcli-hcnuitcs.grandes cl pctiles.Si l'on h l'habilude de ecs conciles, on s'amuse au jeu tics comparaisons.Hier, comme les Cent de Concur-dia se trouvaient assembles, le me suis (irrité an manège de lu discussion cl nu passe-temps des parallèles.l'a fait frappe les moins inilics.c'est l’absence de frontières part' •aines.Si elles existent au Parlement municipal du Champ de Mars, an les discerne difficilement.Au- cun indice matériel ne les marque.Que l'on est loin île nos grands Parlements où les tribus politiques sont nellemenl et irréductiblement IKiriliiées en des réserves que l’on appelle le côlé ministériel et le côte opposilionnislc, Ions deux déterminés à se prendre politiquement à la gorge.Dans l'enceinte délibérante où Ironc Messire Camillten, rien d'une telle disposition à la guerre ouverte.Ton! le monde semble siéger comme en famille.Les camps retranchés n'exislent pas.La conformation matérielle du lien dispose d'ailleurs à l’aménité cl prévient les idées de vendetta.On est assis en hémicycle.Ions tournés vers le maire-président qui fait l'office île pion, comme dans les classes de collégiens.On ne voit pas eel aménagement de sièges en farine de vis-à-vi::, à la manière des Parlements et des tramways de guerre.Ici — dans les Parlements, nous voulons dire — celle confi-inirnlion des lieux csl conçus loiil exprès pour exciter la contradiction: elle entretient constamment l'idée de la controverse systématique.Chez les Cent, aucun chef de.l'opposition ne vient continuellement, el d'office, soutenir noir, lorsque l'autorité administrative affirme que c'csl rose on blanc.Si une opposition existe, elle est occulte el sans armature reconnue.On soupçonne bien qu'il se trouve des adversaires du pouvoir municipal.Cela se manifeste par des interpellations el des discours qui viennent des mêmes antagonistes, pourtant, ces antagonismes manquent de coordination.En loal cas, ils n'obéissent pas à la direction d'un leader officiel.Les serviteurs ne Concordia semblent délibérer sous le signe de la concorde.Mais celle concorde générale n’est qu'apparente.,t défunt d'opposition patentée.Ions 1rs conseillers en font partie à an moment on à l’autre.Les approbations ne sont pas toujours unanimes, puis- II y a à Montréal un curieux imbroglio des recorders.Ils sont quatre, mais ils ne sont en réalité que trois; t’un des quatre conserve son titre mais n’exerec pas la recorde-rerie.De sorte qu’on en nommera un cinquième pour arriver au total j de quatre.i * ?La bizarrerie n’est pas complète, il fut un temps — il n’y a pas si longtemps — où ils étaient quatre recorders, mais, tqut en étant quatre, ils n’étaient que trois aux yeux de la loi; l’un de ces quatre avait élé nommé sans passer par les prescriptions rigoureuses de la charte; il était recorder tout en ne l’étant pas.* * * Joli rébus pour les amateurs de casse-tête qui serait aussi un amusant thème d’opérette.* ?* “L’Organisation des Nations Unies doil maintenir la paix et non pas liquider la guerre”, a déclare hier le président Truman.Là-dessus, voilà que les journaux font tic grands titres.En réalité cela ne veut rien dire, el M.Truman a dû être ahuri le premier du succès imprévu de sa phrase.En effet, si on ne liquide pas la guerre, comment peut-on maintenir la paix?* * v Si un commis-épicier avait dit la même chose.* * * C’est comme cette phrase de l’écrivain Valéry que des conférenciers nous débitent avec révérence: “Nous, civilisations, avons appris que nous sommes mortelles”.M.de la Palice aurait lui-même hésité avant de proférer ces mots.Comme disait Sarcey en conseil aux conférenciers: “Ne dites jamais que ce que tout le monde sait depuis le déluge”.* h h La gloire est chose éphémère.Qui nous dira où est rendu le chien Kala?Lors de la conférence des Nations Alliées à Québec, il arriva seul dans une limousine au lieu des conférences, immédiatc-mer.t après MM.Churchill el Boo-sevell, avec les cinq on six libertés que l’on défendait en er temps-là.I* Grincheux -» Choses d’hier et d’duiourd'hui C’est la résistance, c’est l'effort, qui donne à l'individu la volonté.sans quoi il n'est rien.Le travail est l'école du caractère.LABOULAYE La cérémonie d'ouverture de l'Assemblée générale hier reflétait l'optimisme officiel obligatoire.Après la réunion M.Molotov a donné au président Truman une chaleureuse poignée de main et l'a félicité pour son discours.Comme il faisait beau, une partie des manifestations préliminaires se sont déroulées en plein air.Dans l'avant-midi les délégués se sont groupés à l'hôtel Waldorf-Astoria, pour un défilé en auto jusqu'à l'hôtel de ville.Le long du parcours il y avait de petPs groupes mais la foule new-yorkaise n'a pas témoigné beaucoup d'intérêt.Devant l'hôtel de ville l'auditoire était considérable, mois n'a pas été bien démonstratif.Au cours de cette cérémonie de bienvenue, M.Spaak, président de l'O.N.U., a demandé à la population d'avoir confiance en l'organisation et d'y voir son unique espoir de paix.Puis le défilé est retourné au Waldorf pour le déjeuner, qui s'est déroulé dans une atmosphère joyeuse.Les délégués se sont rendus ensuite aux quartiers généraux des Nations Unies, et peu après M.Truman qui venait d'atterrir à l'aéroport voisin, arrivait à son tour à Flushing-Meadow.Aucun des discours de cette réunion initiale n'a été traduit.M.Spaak a parlé en français, et les autres orateurs, en anglais.M.Spaak a demandé aux délégués d'éviter les discussions trop longues, les discours conçus pour la propagande plutôt que pour une meilleure compréhension des débats, et de s'abstenir aussi des interminables conflits de procédure.Discutons les problèmes franchement, rapidement et courageusement, a-t-il dit, et surtout abordons-les dans un bon esprit.Il o ‘émondé à la presse de ne pas dramatiser indûment les débats, et de ne pas trop appuyer sur les aspects sensationnels des nouvelles.Ce dernier conseil ne sera guère suivi.Le journalisme moderne est précisément fondé sur la présentation des nouvelles de la façon la plus sensationnelle possible.Mais M.Spaak a bien raison de s'en plaindre car ce fut un facteur d'énervement pendant la guerre et depuis; de même que durant les hostilités on montait en épingle les moindres engagements, et qu'à tout propos les manchettes parlaient de victoires ou «'échecs désastreux; de même les correspondants ont pris l'habitude de grossir tous les incidents.Tout acquiescement à un compromis conditionnel devient un grand succès diplomatique qui annonce lo réconciliation et la paix; lorsque quelques jours plus tord l'entente est remise en question, les lecteurs sont brusquement jetés d'un extrême à l'autre.C'est une servitude du grand journal à multiples éditions, où la nouvelle de dernière heure doit nécessairement être importante et justifier des titres retentissants.Mais ce système de douche écossaise fait le jeu des politiques et diplomates qui se livrent à la guerre des nerfs.LA PEUR DE LA GUERRE Dans son discours d'hier, le président Truman a déclaré que les rumeurs d'une troisième guerre mondiale sont injustifiées; mais que ces rumeurs trouvent encore des oreilles sympathiques en certains endroits, et que si elles ne sont pas enroyées elles nuiront sûrement à la restauration dons le monde.Il e dit que cette peur de la guerre, il est possible d'y mettre fin tout de suite.Mais d'outres passages du discours faisaient inévitablement écho aux problèmes qui alimentent ces rumeurs et présentaient un tableau moins rassurant.Ainsi, le président o dit que les Etats-Unis soutiennent le droit de veto des Cinq au Conseil de Sécurité, ce qui oppose ce grand pays à -lo majorité des petites puissances qui voudraient supprimer le veto.Mais M.Truman a ajouté que cet appui du veto est subordonné à la condition que le principe d'unanimité entre les cinq puissances leur impose l'obligation spéciale de s'entendre pour remplir leurs responsabilités.Dans la mesure où cetle restriction signifie quelque chose, elle oppose les Etats-Unis à la Russie.En effet les Soviets tiennent au droit de veto dont ils font un usage dictatorial.Bien plus, on a appris hier à New-York que l'Union soviétique se propose de demander au comité directeur de l'O.N.U.de s'opposer à ce que l'Assemblée générale tienne un grand débot sur le droit de veto.Cette démarche va poser un problème sérieux, celui de la liberté de parole et de discussion à l'Assemblée elle-même.Si les Nations Unies ne sont pas maîtresses de leurs propres délibérations, la société internationale devient une organisation pour le gouvernement du monde par les grands empires.M.Truman a averti les délégués qu'ils ont une tâche urgente à accomplir s'ils veulent supprimer la peur de la guette, et c'est de résoudre le problème de l'énergie atomique, comme d'assurer le contrôle des autres armes susceptibles de détruire des populations entières.C'est évidemment la meilleure preuve de la menace de guerre que la course aux armements déjà commencée.Les chefs des trois grandes puissances, qui multiplient les assurances qu'il n'existe pas de danger de guerre, ont probablement raison quant à une menace "prochaine".Mais les litiges actuels mèneront inéluctablement à la guerre s'ils ne sont pas résolus avant que les armes soient prêtes.Un caricaturiste anglais montrait récemment, suspendue au-dessus de l'Assemblée générale, "la Bombe de Damoclès".LES TRAITES DE PAIX La conférence de Paris o montré que le monde est bien loin de la poix.M.Truman a cru devoir rappeler hie que les Nations Unies n'ont pas pour fonctions de régler les problèmes issus de la Grande Guerre II, mais bien de fournir les moyens de maintenir la paix dans l'avenir, après que les traités de paix auront été conclus.Les Trois se sont réservé le règlement de la guerre à titre de vainqueurs; ils se sont adjoint la France, et inviteront la Chine, au moins pour le traité du Japon.Ils se sont associé, mais avec un rôle consultatif seulement, les autres pays alliés invités ’à Paris.Les Nations Unies comme telles n'ont rien à voir aux traités de paix imposés aux vaincus.Cett» division du travail est la répétition d'une erreur de Versailles.En 1919, les Trois du temps ont arrangé les traités de paix à leur guise; puis ils ont confié à la Société des Nations le soin de protéger la paix reconquise.C'étaient de mauvais traités que leurs auteurs ont été les premiers à ne pas observer, et la S.D.N.chargée d'un tel fardeau, entravée par les conflits qui divisaient ses propres membres, n'a pu empêcher l'invasion de la Mandchourie, ni les queries contre l'Ethiopie et contre la Chine, ni surtout la Grande Guerre II.Les traités en voie de négociation sont indéfendables; ce sont des compromis qui multiplient les dangers de conflit; les grands vainqueurs se heurteni sur des clauses importantes.Or ils n'ont pas encore abordé les traités avec l'Allemagne et le Japon.Comment M.Truman et les autres porte-parole des grandes puissances peuvent-ils penser que l'O.N.U.sera en état d'empécher la guerre quand les vainqueurs la sèment par leurs traités?Comment les Nations Unies pourraient-elles protéger et maintenir une paix qui n'existe pas?L'ANGLETERRE ET LA RUSSif Pendant qu'à New-York règne un optimisme de commande, qui sera peut-être remplacé dès aujourd'hui par des dénonciations réciproques, les discours des chefs d'Etat en Angleterre ont un tout autre ton.Hier aux Communes, M.Churchill o posé des questions embarrassantes, qui semblent aujourd'hui inquiéter non seulement le gouvernement mais les conservateurs.L'ancien premier ministre a demandé s'il est vrai que la Russie tient 200 divisions sur le pied de guerre en Europe orientale?Le débat sur la politique étrangère aux Communes anglaises avait pour objet de lancer une offensive de M.Attlee en vue de faire atténuer le droit de veto.La question posée par M.Churchill aux dernières heures du débat a dérangé ces plans.Le chef de l'opposition a insisté en signalant que l'armée britannique continue de démobiliser.Quand le ministre McNeil a donné une réponse vogue, M.Churchill est revenu à la charge en disant que le gouvernement ne s'en tirerait pas ainsi, que "nous avons combattu pour savoir lo vérité".La presse anglaise appuie aujourd'hui sur le problème du veto, et aucun journal n'approuve l'intervention de M.Churchill.Le "Times" de Londres blâme l'ancien premier ministre.Il écrit en éditorial: "Un débat public sur le degré de mobilisation d'un allié no peut que stimuler davantage les propos alarmistes sur la guerre à travers le monde.Le fait que les Russes ont commencé ce déplorable jeu de mathématiques n'est pas une excuse".Cette allusion vise la question posée pot Moscou sur l'ampleur des forces britanniques en Grèce et en Egypte.Toutefois si les milieux officiels jugent intempestivr l'intervention de M.Churchill, le gouvernement travailliste n'est pas loin de penser comme le chef conservateur sur le fond du débat.Le premier ministri Attlee, parlant aujourd'hui devant la conférence annuelle du Trade Union Congress, a vigoureusement attaqué l'attitude soviétique: que tout ce qui s'oppost au communisme est fascisme."Si quelque part le communistes échouent, a-t-il dit, alors, quelqui loyales qu'aient été les circonstances, on crie ou fas-! cisme.Ainsi, une élection en Grèce, avec surveillanct | internationale, qui donne une majorité anticommuniste act aussitôt dénoncée.D'outre part, un plébiscite fem là où le parti communiste est ou pouvoir est considéré comme la voix sacrée du peuple".L'ISOLEMENT M.Attlee o aussi attaqué lo politique de censure et d'isolement de la Russie.C'est une des tragédies de la situation mondiale, a-t-il dit, que de voir le gouvernement soviétique empêcher délibérément les échangei de vues entre le peuple russe et le reste du monde.Le* Russes ne peuvent pas savoir ce que disent et pensent les gens des autres parties de la terre.Les journaux russes donnent une image fausse du monde.Un mur d'ignorance et de suspicion est érigé entre les nations, o conclu le premier ministre anglais.Dans le même ordre d'idées le président Trumon disait hier que la paix durable doit reposer sur les quatre libertés essentielles: liberté de parole, liberté de religion, liberté contre le besoin et liberté contre la peur.Ailleurs dans son discours il admettait les divergences de vues entre les grands Alliés, ajoutant: "Il n'est pas nécessaire d'exagérer ces divergences".Mais peut-on vraiment les exagérer lorsqu'elles portent sur l'essentiel?Le conflit est si profond que Londres manoeuvre déjà de façon à pouvoir tirer son épingle du jeu.Pendant le débat sur la politique étrangère, M.Bevin a dit mardi que la Grande Guerre II aurait pu être évitée si les Etats-Unis étaient entrés dans la S.D.N.La radio de Moscou a riposté tout de suite que c'était une pré-porotïon pour éluder toute responsabilité dans l'éventualité d'un désaccord entre les grandes puissances.Un porte-parole du Foreign Office, interrogé aujourd'hui sur ces commentaires de Moscou, o répondu: "M.Bevin avait besoin de cette déclaration afin de justifier la politique étrangère actuelle du gouvernement britannique, et afin de déclarer que si une entente n'est pas conclue entre les grandes puissances, le gouvernement britannique ne serait pas tenu responsable".Voilà où l'on en est treize mois après l'éclatante et complète victoire remportée par les Alliés au nom de la civilisation, de la justice et de la démocratie.Lorsque le Sénat de Washington eut désavoué le président Wilson, l'Angleterre déclara que la garantie collective ne jouait plus et dès ce jour-là le traité de Versailles était condamné.Cette fois-ci l'Angleterre manoeuvre en prévision de l'éventualité où il lui faudrait se désolidariser de la Russie.Et les traités de poix ne sont pas encore signés.Les deux groupes de vainqueurs finiront peut-être por conclure des traités séparés avec les vaincus de leurs zones respectives.Paul SAURIOL 2 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 24 OCTOBRE 194€ VOLUME XXXVIi - No 245 La Commission scolaire Comment doit-on traiter les enfants d’âge scolaire dans nos crèches?Faut-il les envoyer à l'école paroissiale ou leur faire la classe à fa crèche ?— Important débat sur ce sujet à la Commission scolaire — La deuxième solution a gain de cause — La paroisse Sainte-Gertrude veut une école — Sympathies aux familles Geoffrion et Monette Pour faire une bonne annonce publicitaire Un célèbre publiciste américain, Esope Glim, en donne les conditions Un important débat s’est* élevé hier à la Commission des écoles catholiques de Montréal sur le traitement scolaire que l’on doit accorder aux enfants de nos crèches.La crèche St-Paul, de la Maison St-Janvier, sur le boulevard Gouin, avait écrit une lettre aux commissaires, les priant de faciliter l’instruction des 60 enfants abandonnés, d’âge scolaire, demeurant dans cette institution.Deux solutions étaient proposées: envoyer les enfants à l’école paroissiale .avec les autres petits Montréalais, ou payer aux religieuses une somme de $30 par enfant par année, pour leur permettre d’engager le personnel nécessaire à l’instruction des enfants, à l’intérieur même de la crèche.Les soeurs ont même offert de mettre deux salles à la disposition des institutrices de la crèche.M.J.-J.Perrault, commissaire, s’cst élevé avec violence contre l’enseignement donné à la crèche.Il n’y a aucune raison, dit-il, pour que ces petits enfants soient traités différemment des autres.En le faisant, on leur fait une grave injustice, car on les habitue à penser qu’ils forment une classe à part dans la société et qu’ils n’ont pas le droit de vivre tout simplement comme leurs petits càmarades.D’autres commissaires ont exprimé leur opinion, les uns dans le sens de M.Perrault, les autres en sens contraire.Les enfants abandonnés seront plus malheureux s’ils fréouentent l’école de la Gommis-ion scolaire, a-t-on dit.Ils seront ite exposés aux moqueries et aux i justices de leurs camarades, fuels comme les enfants de leur .ge.Quelqu’un a aussi mentionné la uéstion financière, déclarant qu’il st, moins onéreux de payer les re- ligieuses que d’envoyer les enfants à l’école paroissiale.Enfin, après débat, on a décidé de payer les religieuses pour que les enfants restent à la crèche.Ste-Gertrude Une délégation de la paroisse Ste-Gertrude est venue rencontrer les commissaires.On a expliqué que cette paroisse de Montréal-Nord a grand besoin d’une école de garçons.Les garçons de la paroisse, il y en a plus de 230, marchent quotidiennement plus de deux milles pour se rendre à l’école St-Vital ou à l’école Viel.Le président de la Gommission scolaire, M.Larose, a répondu que les commissaires sont très sympathiques à la cause de Ste-Gertrude, mais qu’il ne saurait être question de construire avec la rareté actuelle de matériaux.On a alors suggéré de mettre un autobus à la disposition des enfants pour les transporter à l’école et cette demande sera mise à l’étude.Les commissaires ont adopté ensuite des résolutions de sympathies aux familles de MM.Aimé Geoffrion et Amédée Monette, décédés récemment.Ils étaient tous deux anciens commissaires d’écoles à Montréal.On a voté $6,400 pour la cantine scolaire, qui donne du lait chaque jour aux enfants pauvres de nos écoles.L’an dernier la contribution de la Gommission avait été de $4,000, mais à cause dé l’augmentation du prix du lait, la somme a dû être augmentée de 60 pour cent.Enfin les commissaires ont pris connaissance de quelques réclama-lious à la suite d’accidents survenus dans des écoles.“Ce n'est pas l'inspiration seule qui peut produire une annonce publicitaire.Une bonne annonce publicitaire est composée de 40 p.c.de bon sens, de 40 p.c.de sens des affaires et de 20 p.c.de technique.Ce qu’il faut pour vendre son idée, c’est de donner des faits".Voilà ce que déclarait hier midi, devant les membres de (’Advertising and Sales Executives Club of Montreal, M.Esope Glim, de son propre nom, George Miller, célèbre publiciste américain, par les mains duquel est passé pour plus de $35,-000,000 de publicité depuis qu’il s'occupe activement de cette entreprise.M.Glim a déclaré qu'il pouvait y avoir deux réactions devant une annonce publicitaire: il les a illustrées par un exemple.Un homme venait de faire un discours retentissant, sur une place publique de Grèce, et les auditeurs, après l'avoir entendu, se disaient en se frappant l’épaule: “Quel discours! Incomparable!” Et peu de temps après un certain Démosthè-ne, qui avait un défaut de langue, s’adressait aux Grecs et ceux-ci, après l’avoir entendu, disaient: “Courons sus à Philippe!” M.Glim illustrait par là que l annonce pu-Idicitaire doit pousser à l’action et ne pas être un déploiement ayant sa fin en soi.Une annonce publicitaire sera bien faite si elle est basée sur les faits; M.Glim donne un exemple.Au début de l’annonce, écrire par exemple pour annoncer une compagnie de freins hydrauliques, le “fait" suivant: “90 p.'c.des accidents de la route arrivent quand les autos vont à moins de 15 milles à l’heure.Et 9 fois sur 10, ce sont les piétons qui sont responsables de ces accidents d'autos.” (Faits véridiques prouvés par le bureau des statistiques des Etats-Unis.) M.Glim suggère de continuer sur cette note, d'expliquer ce fait et d’en venir à la conclusion que ce n’est pas tant la vitesse qui est la cause des accidents que les freins défectueux.Enfin l’annonce de la marque de freins hydrauliques en vente à tel endroit précis.A propos des sujets immodestes ou immoraux dans les revues, M.Glim note que ce ne sont pas de bons médiums de publicité, parce qu’ils distraient plus qu'ils n’attirent l'attention sur le produit annoncé.M.Glim déclare aussi que l'on doit tenir compte dans la publicité de quatre instincts fondamentaux de l'homme: la crainte, la faim, le sexe et la rage.Le publiciste doit aussi toujours s'adresser aux cinq sens, par le moyen desquels nous apprenons tout ce que nous savons.M.Glim termine en disant que la nouveauté en publicité n'est pas une fin en soi.Il sera toujours désastreux de trouver une autre utilité au sel de table que de saler.Hommage de l'Aluminum à Me A.Geoffrion, c.r.Le conseil d’admtnlstrntion de l'Aluminium Limited, au cours d’une réunion tenue hier au siège social de la société, a rendu hom: mage à la mémoire de M.Aime Geoffrion, c.r., décédé la semaine dernière.M.Geoffrion était membre du conseil ilepuis 17 ans.Une délibération consignee au procès-verbal fie la réunion _ rappelle que M.Gqpffrion avait été membre fin conseil d adminislra-ion depuis le 6 février, 1929, quel-pies mois apres la formation de la Avis de décès ANGRIGNON.— A St-Laurcnt, le 22 octobre 1946, à l'âge de 82 ans, est décédée, Mme Pierre Angrignon née Chartand (Eugénie).Les funérailles auront lieu vendredi, le -a courant.Le convoi funèbre partira des salons J.-B.Deslauriers, no 232 rue Principale, à 8 h.45, pour se rendre à l’église de Sl-Laurcnl, où le service sera célébré à 9 heures, lit de la au cimetière de St-Joseph l'Orléans, Ontario, où un libera sera chanté.LOLSEI.I.G.- A Montréal, le 23 octobre 1946, est décédée, Mlle Ali-rtte Loisclle, fille de feu Louis-Philippe l.oisellc el de Reine Longlin.Les funérailles auront lieu samedi, le 26 courant.Le convoi funèbre partira des salons funéraires M.Poirier, no 6520 rue St-Deuis, pour se rendre à l'église SI.Etienne, où le service sera célébré.Et de là au cimetière de la Eûte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.BOUDRIAS-Dl BUC.A Montréal, le 22 octobre 1946, à l'âge de 8t ans.9 mois, est décédée Abigail Kempton, épouse en premières noces de Moïse Dubue el en secondes noces d'Ovila Boudrias.I.es funérailles auront lieu vendredi, le 25 courant.Le convoi partira-des salons mortuaires William Wray, 2075 Université, à 8 h.45, pour se rendre à l’église St-Palricc, où le service sera célébré à 9 heures.El de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.société, jusqu’à son décès, et lui rend un double témoignage de reconnaissance et de sympathie en ces termes: “.il a prodigué ses services à l'entreprise, faisant toujours preuve d'une grande compé-tenee et d’un jugement très sûr, el s’est attaché pendant cette longue association, la profonde amitié de tous ses collègues.L’Aluminium Limited a perdu en lui un conseiller juridique éminent et un collaborateur nvcrli dont les capacités intellectuelles exceptionnelles étaient reconnues tant dans celle entreprise que dans tout son entourage.” M.Geoffrion ne siégeait pas seulement au Conseil de l’Aluminum Limited, il était aussi viee-prési-¦denl et administrateur de sa principale filiale, l'Aluminum Company of Canada, Limited.Le conseil d'administration de celte dernière société a aussi rendu hommage à sa mémoire au cours d’une réunion tenue hier après-midi.Réunion des anciens élèves des F.E.C.au Mont-de-la-Salle CALENDRIER 1(V mois OCTOBRE SI Inurs Demain: VENDREDI 2» OCTOBRE IMS SS CREPIN et CREUIN1EN, martyr.I.ever du soleil.6 h.29.Coucher du soleil, 1 h.59.I.ever de la lune, s h.56.Coucher de la lune, 5 h.40.Dernier Quartier, le 17, à 8 h.28m.du mat.Nouvelle Lune, le 24.8 8 h.32m.du soir.OCTOBRE 1946 uim Lun Mar Met len Ven Sam.» PCM PL.10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12! 13 14 15 16 17 18 i9 : 20 21 22 23 24 25 261 27 28 29 30 31 G DQ17 i ML 24 0« tourna) est Imnnme au no 430 me Xotra-Dame eat k Montréal aar l'tmorl-nert* oooulalre là resDonsahllIté limitée' tdttrlee-nronrlétalra — oeorcea Pelletier 1treeteur-Kér\nt La Canadian Praia eat seule autorisés é taire emulol nom rélmuroaslon de toutes •« dénéchee attrtbuéea é la Canadian y Associated Press ou 8 l’aaencf ¦< ou* de toute» les Informa ¦ ou» le “Devoir" nubile Tour •oroductlon des déuéeh-s oartl-.imertr du “Devoir" sont éealement réservé* Les anciens élèves des Frères des Ecoles Chrétiennes se réuniront ic dimanche, 27 octobre, au Mont de La Salle, Laval-des-Rapides, Le programme de la réunion est le suivant : Kl h.30, messe pontificale à laquelle assistera Mgr Conrad Chaumont.l.e sermon sera prononcé par M.l’abbé .l.-C.Beaudin, Ph.D., aumônier du Mont-St-Louis.I h., banquet suivi d'une conférence par Me Guy Vanier, C.R., doc-leur Sc., S.E.P.3 il., assemblée générale sous la présidence de Me Hector Lalonde, C.R.^ En foveur d'un code national du travail Autorisé comm» envoi ,t»ger-la dans toutes les pbarme-cies.J .Alfred OUIMET.Ag.gén pour le Canada 81.est.rue Saint-Paul.Montréal SïeVekSiV, fiance ' w Il ne faudrait cependant pas que ces études à parfaire servent de prétexte pour éloigner le eolonel Ménard du pays pendant que Ton est à créer les cadres de notre nouvelle armée régulière.Pierre VIGEANT 24-X-46 La température Voici les prévisions atmosphériques transmises à 11 heures cei avant-midi par le bureau météoro.logique de Dorval: Regions de Montréal, Ottawa el des Laurentides: Beau cet après-midi, brouillard ce soir, nuageux demain.Ras beaucoup de changement dans la température.Venls légers.Minimum ec soir et maximum demain à Montréal: 49 et 67; à Ol-tawa: 47 et 69; dans les Laurentides: 45 et 65.Régions de Québec, des Cantons de l’Est, de Raie Comeau et de l’est du Lac St-Jean: Beau aujourd’hui et demain matin.Brouillard ce soir.Nuageux demain.Pas beaucoup de changement dans la température.Venls légers.Minimum re soir el maximum demain à Québec: 46 et 65; à Sherbrooke: 45 et 66; à .11-vièrc-du-Loup: 41 et 62; à Chicoutimi : 38 et 60.Ÿ H- ¦¥ Régions-du St-Maurice cl de Tou.est du Lac St-Jcan: Beau aujourd’hui, couvert ce soir avec pluie in-termittenle demain.Peu de changement dans la température.Venls légers.Minimum ce soir el maximum demain dans St-Maurice: 45 et 59.•Y* -é -é Raie des Chaleurs, Gaspé: Beau aujourd’hui et demain.Un peu plus chaud.Côle Nord: Beau aujourd'hui, nuageux demain.Bégion du Lac Kirkland.Couver! avec pluie intermittente.Photos officielles des criminels nazis aux représentants américains, russes et français, des photographies officielles des cadavres des 11 criminels de guerre nazis qui sont morts à Nuremberg, pour être publiées jeudi.Aucune photographie n’a été remise aux représentanis anglais.Le gouvernement britannique s’oppose à une telle publication.Cependant, le conseil de contrôle allié interdit à la presse allemande de les publier ou de les acheter de quelque agence de photographie alliée.Ces photographies paraîtront (tans des imprimés américains qui circulent en Allemagne.Berlin, 24 (A.P.).— Le secrétariat du contrôle allié a remis, hier, Réunions-Conférences ACFAS ¦ Conférence publique par M.Raoul Blanchard, à 8h.3n dans l'amphithéâtre du Jardin bu tanique.Suiet: “La géographie ur haine de Montréal”.Culture polonaise: Première d’u ne série de causeries par Mme Wan da Stachiewicz, à 8li„ à la sedkm des Arts de l'université McGill.Les maîtres 'français: Causerie d:-M.G.-A.Boutry sur Fresnel, à 8T.30, à TEcole Polytechnique.Engineering Inslilnle: Conférence de M.Frank L.Sweelser, à 8h.15, à 2050, rue Mansfield.Sujet: “Industrial Engineering and Profit Control”.Canadian Industrial Trainers’ Association: Assemblée à 7h„ au restaurant de la gare Windsor.Discussion: “Applications typiques de l’Entrainement des Surveillants".CHerrlet 9360 GARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur Public Accrédité de Québec Accredited Public Auditor of Quebec Impôt sur !e reve-SPEC1 ALITES : 1511 ,et Installation système comptabilité.1700 Sherbrooke E., appt 25 appt Gauthier Montréal # Cs f*i ugmtfii, turns éü L+rtsust, "fut s Je U ftettetrattmi J’etftrti” .excellente définition de la firet optnee raisonné* des ‘'bait Canadiens utr dix" qui ftroiettent d'engager leur* capitaux dam le* Obligations d'épargne du Canada b S une formule demandant une ou plus (Tub» obligation, payable par versements par- ^ tiels échelonnés sur douze mois (ou tout autre laps de temps qui vous platraV ! Vous avez appris à économiser pendant ia guerre .continuez, en achetant de» Obligations d'épargne du Canada.La plus riche aumône par ROBERT RUMILLY.dt l’Académie Can.-lrançalse.Histoire do la Société dt Saint* Vincent-de-Paul au Canada.Frasque inoubliable brossée par l'auteur de la célébré "Histoire de la Province do Québec", à l'occasion du centenaire» au Canada, de cette société de bienfaisance.Volume de 235 paqoe.Au comptoir : 51.23 Par la poste s SI.33 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Bon nombre d» nos textes publicitaires, jusqu’ici, laissaient entendre que le secret de l’épargne est de se dresser un plan et de c’en pas dévier.Or, voici que l’Etat vous offre un système d’épargne, littéralement façonné à la mesure de vos ressources.Il vous permet d’ajouter aux Obligations de la Victoire que vous détenez actuellement, d’après 1a méthode judicieuse et éprouvée que vous avez employée pendant la guerre: l’achat comptant, ou, mieux encore.à tempérament, au fur et à mesure de vos recettes.A chaque nouvel achat d une Obliga-cion de la Victoire, vous avez pu constater que ce système d’épargne atteint vraiment son but—preuve concluante que vous pouiei économiser pour vous-même une fraction de votre gain.Rendez-vous, tout simplement, à notre succursale, dans votre localité, et signez-y OBLIGATIONS DTPA80NL DU CtNADà » Garattits par la poavtraamtat fédéral, eat OBLIGATIONS D'ÉPARGNE ont exactement ta ntAme valeur que du comptant.• On les achète comptant, ou par trrse-menti partiels i proportion du revenu,—à n'importe quelle succursale de cette banque,—ou encore par noie de déductions prélevées par le patton sur le salaire.• En tout temps, n'importe quelle ban que à charte tes rachètera au prix que tous aurez payé, PUIS l'intérêt couru • 4 coupures.SSO.tlOO.tSOO cl Si.000 • Chaque litre est nominatif—il porte te nom de Ioblipatuire.visent a Ottawa, ''* sur 10 «a oth.tcrMt am.r«“ LA BANQUE ROYALE DU CANADA succursales pour vous servjr à Montréal et dans le district 845238 S SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAB LA POSTt EDITION QUOTIDIENNE CANADA *600 (Saul Montréal «t la banllouc) Etats-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMAD AUI CANADA *0° Etats-Unis et UNION POSTALE * 00 LE DEVOIR L« DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de T'A B.C." et de la "C.D.N.A." JEUDI, 24 OCTOERE 1944 Demain : NUAGEUX MAXIMUM et MINIMUMS Aujourd’hui maximum, 60.Même date l’an dernier, 46.Minimum aujourd’hui, 50.Même date l’an dernier, 30.BAROMETRE : 10 h.a.m., 30.00; Il h.a.« 29.95; midi, 29.90.Rose en appel Me P.Brais demande aux juges de confirmer le verdict et la sentence Les plaidoiries ont pris fin ce matin en Cour d'oppel dans cette célèbre cause — Le juge de première instance n'a pas erré en droit, dit Me Brais — Volumineux dossier à étudier pour les juges Apres plus d’une semaine de plaidoiries, le procès en appel de Fred Rose, trouvé coupable de conspiration pour transmettre des secrets officiels à la Russie et condamné à 6 années de pénitencier, s’est terminé ce matin.Me F.-Phiüppe Brais, c.r., procureur spécial de la Couronne dans cette cause, a terminé ce matin son exposé de trois jours en demandant aux cimi juges de la Cour d’appel le confirmer le jugement rendu en première instance et de confirmer également la sentence de six années de pénitencier imposée à Rose.La preuve offerte aux jurés, dit Me Brais, et ipie nous avons étudiée avec le plus grand soin possible devant cette Cour, ne laisse aucun doute sur la culpabilité de l’accusé.Même si l’on devait mettre de cote te témoignage de Gouzenko, meme si tous les documents versés au dossier par cet important témoin allaient être ignorés, il resterait encore amplement de preuve pour -onfirmer le verdict des jures et envoyer Rose au pénitencier.Me Brais, avant de poser cette conclusion, a analysé longuement l’adresse faite aux jurés par le president du procès en premiere instance, M.le juge Wilfrid Lazure.Le savant juge de la Cour d’assises, dit Me Brais, n’a fait aucune erreur de droit.Il s’en est tenu a son rôle de guide, se contentant d’expliquer aux membres du jury la nature de la preuve et sa portée.Les avocats de Rose trouvent aujourd’hui que l’adresse aux jures était accablante pour Rose?cst alors que la preuve était accablante et que le juge n’a fait qu’en retracer les grandes lignes.Les juges ont ensuite pris l’affaire en délibéré.Un attendra probablement quelques semaines avant que jugement ne soit rendu, car les dossiers à étudier sont volumineux, sans compter le nombre imposant de pages de notes que les cinq juges ont accumulées au cours de l’audition de la cause.Faits divers Première invasion des Sans.logis à Montréal Cinq familles d'anciens combattants envahissent une ancienne maison de jeu — Quatre morts violentes hier à Montréal — Une collision fait cinq blessés à Rivière-des-Prairies — Incendie criminel ?Le sujet d’étude du congrès dn Christ-Roi La moralité du cinéma et du théâtre Le congrès des associations catholiques du diocèse aura lieu au Collège de Montréal, le 27 octobre prochain, à l’occasion de la Fêle du Christ-Roi.Il sera sous la présidence d’honneur de Sou Kxcellcn.ce Mgr Charbonncau, archevêque de Montréal, et sous la direction du Comité diocésain d’Aciion catholique.Le sujet d’élude mis au programme est un problème dont la solution est depuis longtemps réclamée par les éducateurs sérieux: la moralité du cinéma et du théâtre.Le Comité lutte depuis que temps déjà, avec la collaboration des individus, des associations et (tes pouvoirs publics, contre l’immoralité dans les parcs, les illustrés, la littérature et la radio.Mais nul ne méconnaît l’énorme influence que le cinéma exerce de nos jours.C’est pourquoi la campagne de moralité serait loin d’êlrc complète si ce puissant fac-,tcur du bien ou du mal était dédaigné.Au problème du cinéma s’annexe celui du théâtre qui, malgré l’iminense popularité du cinéma, continue à attirer les foules d’autrefois.Il y a de plus, les représenta-lions diverses, tels les Revues et les Longue séance du cabinet provincial L'élection de Bagot Québec, 21 (U.N.C.) — Le cabinet provincial a tenu hier une séance de près de cinq heures.Les ministres sont entrés dans la xalle du conseil à trois heures cl demie et n'en sont sortis qu’à huit heures et quart.Les seules questions d’administration prennent un temps considérable.A chaque réunion, le nombre des arrêtés ministériels soumis pour approbation par les divers ministres dépasse toujours la centaine.Il arrive même qu’on en compte jusqu’à deux cents.Si plusieurs ne sont |>as contentieux, d’autres offrent matière à discussion, à recherches et à longues délibérations.Le budget de la province a pris de l’ampleur, depuis lH(i7 et les problèmes administratifs, surtout dans la période d’après-guerre, sont de belle envergure.Diverses questions qui ne sont pas (Fordrc purement administratif.exigent aussi de longs pourparlers.Telles sont les questions de politique générale, l’attitude à prendre dans tel ou tel cas controversé, les projets pour accélérer la marche de la province dans la voie du progrès.Ainsi, il n’est pas impossible qu’il ait été question hier de la prochaine élection complémentaire dans le comté de Bagot.Le premier ministre n'a rien annoncé aux journalistes, après la séance, mais les rumeurs qui circulent au Parlement veulent que les brefs suient bientôt émis.La votation aurait lieu dans le mois de décembre et probablement le 18.Toujours d'après la rumeur le candidat de l’Union nationale sérail Me Daniel Johnson, membre de la Commission provinciale de censure du cinéma.M.Alexandre Taché, président de l’Assemblée législative, était à Québec, hier, mais il a déclaré à un journalislc que sa visite n’avait aucune relation avec la future élection de Bagot.Je suis venu, dit-il, pour régler des problèmes qui intéressent mon propre comlé.Vendredi dernier, au cours d’une conférence de presse, M.Duplessis a souligné que la politique de l’Union nationale était de remplir les vacances dans le plus bref délai possible et qu'on en avait eu de nombreux exemples.Il a donc tout lieu de croire que les rumeurs sont bien fondées et que la population de Bagot sera de nouveau représentée à l’Assemblée législative quand s'ou-?rira la prochaine session.“floor-shows”.Dans l'avant-midi, les congressistes discuteront sur la moralité du cinéma, du théâtre et des autres genres de représentations qu’on ol-fre habituellement au public.Ce problème sera .jugé à la clarté des principes chrétiens.Dans l’après-midi, tous clierche-ront les moyens de faire l’éducation du peuple relativement au jugement à porter sur la valeur morale des films, pièces de théâtre, etc.et s'attacheront à trouver les procédés techniques pour obtenir l’assainissement des spectacles.Finalement, les associations représentées au Congrès seront invitées à continuer leur collaboration à la campagne de moralité et à l’appuyer encore plus fortement en entreprenant chacune un objeclif précis et approprié au but de l’oeuvre.Dans un prochain communiqué, nous donnerons d’autres détails au sujet de cette journée d’études et d’hommages au Christ-Roi.Pour renseignements au sujet du congrès, on est prié de communiquer avec, le Secrétariat diocésain d’Action ca.tbolique, 1071 rue Cathédrale, MA.4072.Le Jardin zoologique Projet fortement recommandé par le service d'urbanisme Le Comité exécutif a reçu ce malin le rapport du service d’urbanisme au sujet de la création d’un jardin zoologique et d’un aquarium à Montréal.Le service d’urbanisme recommande fortement de créer ce jardin zoologique et cet aquarium à File Ste-Hélène, bien qu’il mentionne le parc Angrignon comme site intéressant pour l’établissement d’un sanctuaire d’animaux sauvages., L’aquarium et le jardin zoologique coûteraient environ $1,250,000 et il faudrait trois ans avant que l’organisation soit quelque peu au point.Le rapport a été préparé par un comité spécial formé par le service d’urbanisme pour étudier la question.Il suggère que le parc Angri-gnon devienne un endroit où les animaux sauvages pourront errer en liberté.A File Stc-Hélène et au parc Angrignon on trouverait toute la variété des spécimens de la faune canadienne et une bonne partie des représentants de la faune exotique.Sous le pont Jacques-Cartier il y a un grand édifice de trois étages sur File Ste-Hélène et l’on pourrait y abriter les animaux qui ne peuvent supporter les rigueurs de notre hiver canadien.Le rapport suggère aussi que Ton crée des sections du jardin zoologique au parc LaFontaine et au parc Maisonneuve.Ainsi le parc LaFontaine pourrait devenir un sanctuaire d’oiseaux aquatiques et le parc Maisonneuve pourrait être doté d’une collection d’insectes sous verre.Les funérailles de M.P.-J.-A.Cardin Sorel, 24 (spécial au Devoir) — I.es funérailles de M.P.J.A.Cardin, député de Riclielicu-Verchè* res, à la Chambre des Communes et ancien ministre de le cabinet fédéral, ont eu lieu ce matin, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.On y remarquait des représentants de l’autorité religieuse, de tous les partis politiques, tant fédéraux que provinciaux, du monde du commerce et de la finance.M.Cardin est décédé dimanche dernier d’une crise cardiaque.Il était âgé de 67 ans.N.de la R.— A cause du manque d’espace, nous sommes forcés de remettre à plus tard la publication du compte rendu détaillé de ces funérailles.La Ligue des sans-logis de Montréal a débuté dans ses activités hier après-midi en réussissant très bien une première invasion d’une ancienne maison de jeu sise à 2054 rue McGill College, entre les rues Burnside et Sherbrooke.Sans tambour ni trompette,, cinq familles de vétérans, dirigées par la Ligue, ont envahi cette luxueuse maison.Selon le président de la Joigne, M.R.Lubell, ce ne sera pas là la dernière invasion du genre.Le vice-président de la Ligue, M.Henri Gagnon, a déclaré hier: “Il était temps que nous lancions une “invasion” à Montréal.Depuis un an et deux ans des anciens combattants cherchent des logements; certains cas sont véritablement désespérés: nous avons agi parce que nous souffrons d’une inaction inavouable de la pari des autorités, de toutes Jes autorités.Nous nous sommes vus forcés do recourir à cette action afin d’attirer l'attention du public sur le cuisant problème du logement.Et nous continuerons à agir ainsi tant que nous n’obtiendrons pas des autorités qu’elles mettenl immédiatement à la disposition des anciens combattants tous les locaux capables de les abriter; ensuite de procéder à l’application immédiate d’un plan de construction de logements à des prix modiques pour les vétérans.Je suis moi-même un des cinq squatters aujourd’hui; j’ai deux enfants et j’en attends un autre.Je restais en chambre, il fallait bien que je me trouve quelque chose moi aussi”.Jeune cycliste tué par une automobile Un jeune cycliste, Denis Préfontaine, 17 ans, fils de M.Georges.Préfontaine, du rang Gentilly, a été* tué presque instantanément vers 7 h.hier soir, dans un accident qui s’est produit sur la grand-route, à une couple de milles de Longueuil.La bicyclette que pilotait le jeune Préfontaine est enlrée en collision avec une automobile conduite par M.Arthur Boisjoly, de St-Amable, comté de Verchères.Le Dr Armand Lamothe, de Longueuil, a couslalé la mort.Mgr Romain Boulé, P.D., s’est rendu sur les lieux, pour administrer sous condition les derniers sacrements à la victime.Le cadavre a été trans-jiorté à la morgue de Montréal pour enquête du coroner.Le détective Albert Oggier de la sûreté provinciale, a été chargé de l’enquête.par un convoi du Pacifique Canadien, près du collège Macdonald.Mme Alexander Pensky, 25 ans, a succombé lundi, tandis que la peli-!e Ruby Pensky, 10 ans, avait été tuée instantanément.Il succombe à ses blessures M.Joseph-Arthur Gauthier, 60 ans, 12 rue Principale, à Verchères, a succombé hier soir, à l’hôpital St-Joseph de Lachine, aux blessures qu’il avait reçues le 11 septembre dernier, lorsqu’il a été heurté par une automobile à St-Lazare.M.Gauthier était à réparer une crevaison, sur le bord de la route, quand il a été renversé par une automobile, propriété de M.Wilfrid Montpetit, conduite par M.Viclor Montpetit, de St-Polycarpe.Cinq blessés dans une collision Cinq personnes ont été blessées, vers six heures hier soir, dans une violente collision d’automobiles survenue sur la route No 87 (boni.Gouin), dans la municipalité de Ri-vj ère-des-Prairi es.Les victimes sont M.Albert Bourbonnais, 024, rue Sainte-Elisabeth, Mme Henri Rosano et sa fille, Denise, de Rivière-des-Prairies, M.André Bérard, 10,760 est, boulevard Gouin, et Mme Bruno Bélisle, de Ri-vière-des-Prairies.La voiture dans laquelle se trouvaient quatre des victimes était conduite par M.Emile Bérard, lorsqu’elle est entrée en collision avec la voiture de M.Bourbonnais.Mme Henri Rosano et sa fille et M.Albert Bourbonnais ont été transportés à Fhôpital Notre-Dame souffrant de blessures relativement graves.Responsable de la mort de son ami M.Léon Thibeault, 31 ans, de Saint-Jovite, a élé tenu hier responsable de la mort de M.René Prévost, 23 ans, aussi de Saint-Jovite, tué d'un coup de feu, en fin de semaine, au cours d’une excursion de chasse.Le verdict a été rendu par un jury du coroner sous la présidence du Dr Léon Dugal, de Saint-Jérôme, à l’issue d’une enquête.Thibault doit comparaître à Saint-Jérôme sous l’accusation d'homicide involontaire.Ce verdict a élé basé sur le fait que l’inculpé aurait vu grouiller quelque chose dans le bois et qu'il aurait fait feu sans avoir pris la peine de s’assurer sur quoi il tirait.Le verdict a été rendu après la déposition de Thibault iui-même.Au Conseil privé Deux jugements dans des causes canadiennes — ' .La Dominion Sugar Co.et la Cité de Montréal perdent leurs appels Londres, 24 (C.P.cable) — Deux ; jugements viennent d’être rendus j au Conseil privé dans des causes canadiennes.La première rejette un appel de la Dominion Sugar Co.Ltd.contre la Canadian National j (West Indies) Steamships Ltd., et j le deuxième rejette un appel de la j Cité de Montréal contre la Montreal I Locomotive Works Ltd.I Dans les deux cas, les appelants, I qui n’ont pas eu gain de cause, de-i vront payer les frais des appels.! Le premier jugement, lu par lord I Wright, met fin à une vieille querel-I le entre les' deux compagnies ci-j tées plus liant, au sujet d’une livrai-] son de sucre.Le sucre est arrivé à i destination en mauvais état et l’on i s’est promené de tribunal en tribu-! nal, depuis la Cour supérieure jus-j qu’au Conseil privé, pour savoir si | la Dominion Sugar Co.avait droit i à des dommages.La Cour suprême ! n était venue à la conclusion qu’au-j cun dommage ne pouvait être exigé ; et c’est ce jugement qui a été con-j firme au Conseil privé, j Les appelants basaient leur récla-i mation sur les termes du connais-• sement envoyé avec le cargaison de sucre.Ce connaissement disait que le “sucre avait été reçu en apparente bonne condition” pour livraison.Ils en venaient à la conclusion que le sucre avait été avarié en cours de rouie et que la compagnie de transport devait en subir les dommages.Le juge de première instance a accueilli favorablement l’opinion de la compagnie de sucre, mais la Cour suprême a cassé le jugement.Le Conseil privé a rendu un jugement semblable à celui de la Cour suprême, en interprétant le texte du connaissement.Dans le second jugement, le Con-seil^ privé a confirmé là aussi un arrêt de la Cour suprême du Canada.Tl a déclaré que la ville de Montréal n’a pas droit de percevoir de taxes foncières el d’affaires de la Montreal Locomotive Works on vertu de leur contrat pour fabriquer des chars d'assauts et des affûts de canons pour le gouvernement canadien.La ville réclamait des taxes municipales sur celle portion de terrain qui a été vendue par le gouvernement fédéral à la Montreal Locomotive pour construire une usine.Le Conseil privé a décidé que: 1 — cette portion de terrain n'est pas imposable parce qu'elle apparlient au gouvernement; 2 — la compagnie n’est pas sujette aux taxes d’affaires parce qu’elle agissait comme agent du gouvernement.L’idée de gouvernement mondir risquerait présentement de diviser le monde, dit M.Welle "La présence de l'O.N.U., en ces temps critiques, a prévenu une sorte d'anarchie internationale" Troisième victime de cette tragédie Important vol éclairci Mme Rubin Pensky, 35 ans, 5582 rue Hutchison, a succombé, fard hier après-midi, à l’hôpital St-.Io-seph de Lachine, aux blessures qu’elle avait subies dans un acci-(lent survenu à un passage à niveau à Ste-Anne de Bellevue, dimanche soir dernier.Mme Pensky est la 3e victime de cette tragédie qui s’est produite lorsque l’automobile dans laquelle elle voyageait a été heurtée Un important vol qui a été commis dans une luxueuse résidence de l’ouest de la ville il y a quelque temps a été éclairci hier par les membres de l’escouade spéciale commandée par les capitaine Cornelius O’Neil et Ernest Francoeur, lorsque Paul Holland, du Halifax, et Alfred Kohler, de Lancaster, Etat (suite à la page deux) Spéculations sur l’élection de Bagot Nouvelle division chez les libéraux — Les candidats unionistes Le “Manchester Shipper” est parti à midi Ce paquebot transporte des passagers et du cargo — Billes de bois, pois à soupe, clavigraphes, etc., exportés Le “Manchester Shipper” est parti à midi à destination de l’Europe avec un cargo mixte et une cin-quantaine de passagers, dont quelques personnalités de marque employées par les organismes internationaux qui siègent à Montréal.Dans le port, en général, régnait peu d’activité ce matin et plusieurs quais sont déserts en prévision de l’arrivée des navires à grain qui sont actuellement dans les Grands Lacs, en roule pour la métropole, où ils chargeront à destination du continent européen.Cependant, plusieurs hangars, notamment celui portant le numéro onze, sont bondés de marchandises diverses.On a ainsi pu y voir des clavigraphes de marque “Royal”, modèle KMM14, qu’il est à peu près impossible de se procurer au pays, ainsi que des matériaux de construction, notamment des gros madriers dont le Canada a un urgent besoin pour répondre à la grande pénurie qui sévit actuellement dans le domaine de l’habitation.Plusieurs gros rouleaux de papier à journal aussi entreposés en attendant leur consignation à Sydney, Auslralie, où le journal Herald en prendra livraison.De nombreuses balles de tissus divers sont destinées à Melbourne, Australie et quelques caisses contenant des automobiles de marque “Ford”, fabriquées au Canada, par.(iront sous peu pour Sydney.Plusieurs centaines de sacs de farine sont consignés par Dcmcrara tandis qiCautant de pois à soupe, aussi une denrée très rare au pays, suivront le chemin de l’océan pour sc rendre dans un pays étranger.Le "Beaverlake" quitte Liverpool demain Liverpool, Angleterre.24 (C.P.-Câble) — Le Heaverlake, le troisième des navires Reaver, construits par le Pacifique Canadien, pour remplacer les navires perdus nu cours de la guerre, partira demain pour entreprendre son premier voyage vers Montreal.Quatorze nouvelles plaintes Quatorze autres plaintes ont été portées, ce matin, eontre Eugène Saint-Louis et Yvette Beauchamj).des Immeubles Cheerier, accusés d’avoir enfreint la loi des mesures de guerre en vendant des ameublements à des prix trop élevés et non autorisés par la Commission des prix.Tout comme dans les nombreuses autres causes déjà intentées à ces deux inculjié.s les accusés ont choisi un procès devant jury, par voie d’enquête, qui a été fixée au 31 du courant.23 mois de prison Le juge C.-E.Guérir, a condamné cc matin à 23 mois de prison, Jules Bolduc, 2(1 ans, sans adresse connue, trouvé coupable ces jours derniers.d’avoir obtenu diverses sommes d’argent sous de fausses représentations.L’inculpé a' à faire face à deux autres accusations semblables devant les tribunaux.Me Marc-André Blain occupait pour la Couronne dans celte première cause.M.King rendrait visite au président Truman New-York, 24 (C.P.) — Le premier ministre Mackenzie King rendra visite au président Truman, à Washington, lundi prochain, a-t-on appris aujourd’hui, de bonne source.I/e premier ministre, qui assiste en observateur aux premières séances de l’assemblée générale des Nations Nnies, n’a fait encore aucune déclaration sur ses projets.11 a dit seulement qu'il demeurerait quelques jours à New-York, et qu'il était désireux de retourner à Ottawa.On a appris ici aujourd'hui, cependant, que le président Truman, à sa réception d'hier soir, avait invité le premier ministre à lui rendre visite à la Maison Blanche, lundi prochain.M.King sera à Washington dimanche soir, d’où il partira pour revenir au Canada.M, King a passé une grande par-lie de l’avant-midi à faire une marche dans le Central Park, accompagné de son secrétaire particulier, M.E.J.Handy.Il assistera, cri après-midi, à rassemblée de l’O.N.U.Les suppositions se font nom-breuses et vont bon train dans le domaine politique sur Téleclion partielle qui doit avoir lieu afin de donner un député provincial au comte de Bagot, vacant par suite de la mort de M.Cyrille Dumaine, porte-couleurs du parti libéral.Dans les milieux de l’Union nationale, trois noms sont mis de Fa-vanj.Il s’agi! du Dr Philippe Adam, ancien député du comté el résident d’Upton, du Dr I.éo Gauthier, d’Ac-ton Vale, et d’un avocat montréalais, Me Daniel Johnson.La candidature de ce dernier est cependant peu probable, étant donné qu’il devrait démissionner de son poste de l’Office provincial de la censure du film pour pouvoir se présenter.La candidature des docteurs Adam et Gauthier est cependant plus plausible, étant donné qu’ils sont tous deux résidents du comté de Bagot, où doit se tenir l’élection, cl les observateurs sont plutôt portés à pencher du côté du premier, étant donné qu’il a déjà représenté son parti à la Législature.Quant à ce qui est des libéraux, il règne une controverse assez vive dans leurs rangs, et ils sont divisés en deux camps.Le premier désire à tout prix présenter un candidat, disant que si le parti n’envoie pas de représentant on aura l’impression qu’il a peur d’une défaite.Le deuxième sc refuse à opposer un adversaire au candidat ministériel, préférant garder pour les prochaines élections générales les fonds dont le parti peut disposer.Mais, malgré toutes ces suppositions, l’on ignore encore la date à laquelle aura lieu celle élection, car depuis quelques années, aucune loi n’oblige le gouvernement à remplacer un député mort ou démissionnaire dans une certaine limite de temps.Une meüleure récolte de pommes de terre Québec, 24 (D.N.U.) —Le bureau ; fédéral de la statistique vient de j publier la seconde estimation de la : récolte de pommes de terre pour iliMfi.Dans la province de Québec, j celte récolte est évaluée à 19,760,-j 000 boisseaux, comparalivement à ’ 15,090,000 boisseaux Fan dernier.La moyenne quinquennale.1940-;lt est de 20,574,000 boisseaux ; L’augmentation de la lécoltc csl gé-; nérnle dans toutes les provinces et j la production canadienne de rc tubercule est évaluée cette année à 178,331,000 boisseaux, soit 18 mil-j lions de plus que l’année passée.I En 1954, la vente des pommes de terre avait rapporté $21,307,000 aux producteurs québécois.La valeur moyenne .'m boisseau fut de $1.42 et le rendement à Faere, le plus faible depuis plusieurs années, était (ie 97 boisseaux.“Il faut renforcer et améliorer! I Organisme des Nations Unies, a dit hier soir, M.Summer Welles, dans une causerie à l’hôtel Windsor, mais il faut le faire sur des bases pratiques, et non pas en pré-chant la formation immédiate d’un système de gouvernement mondial.“Si la conférence de San-Francis-co recommençait aujourd’hui, dit-il, nous ne pourrions pas même en attendre, vu l’état actuel de la politique mondiale, un organisme qui puisse donner autant d’espoir que FO.N.U.Nous pouvons donc nous féliciter de ce qu’il soit sur pied.Son remplacement par quelque chose de mieux paraît impossible présentement”.L’orateur, qui s'adressait à des centaines de personnes, prononçait la dernière d’une série de trois conférences présentées à Winnipeg, Toronto et Montréal, sous les auspices de la John W.Dafoe Foundation, un fonds constitué “pour favoriser la compréhension et la lionne entente entre les hommes et les peuples”.“L’existence même de FO.N.U., dans cette période critique d’après-guerre, a dit l’ancien sous-secrétaire d’Etal américain, a eu pour effet d'épargner à l’humanité une sorte d’anarchie internationale.Grâce à cet instrument essentiel de l'ONU, le conseil de vsécurité, dont le premier devoir est le maintien de la paix et de la sécurité internationale, on a pu, au cours des derniers douze mois, aux moments de crise, éviter des différends qui auraient fort bien pu Autrement devenir des menaces directes à la paix.Ce fait de l’existence du conseil de sécurité, ce fait que son aulorité est reconnue en pratique, a permis de résoudre partiellement des cas aussi graves que ceux de l’Iran, de l’Espagne et de la Grèce, ou du moins de placer ces cas sur une voie où il sera encore possible de leur trouver une solution juste et pacifique.“Au moment où l’Assemblée générale de l'O.N.U.se rassemble pour sa seconde session, continuait M.Welles, je ne vois aucune raison de ne pas se sentir 1res encouragé par le travail qu’a accompli cet organisme au cours des quelque neuf mois de son existence”.L'opposition du gouvernement mondial L’orateur, à la voix ferme, de haute stature, d'allure athlétique, apparemment dans la force de l'âge, a rappelé que la Russie s'est déjà montrée hostile à l’idée d'un gouvernement mondial.“Et les Etats-Unis eux-mêmes, ed leur côté, ne semblent pas très empressés de favoriser cette idée’’, a-t-il ajouté.“Pouvons-nous créer un gouvernement mondial si les deux plus grandes puissances du monde refusent d’y participer?” a demandé M.Welles.“Et même si, pour les besoins de la discussion, nous admettons que les Etats-Unis accepte-raient ce gouvernement suprême, alors que l’Ü.R.S.S.continuerait de se tenir à l’écart, n’aboutissons-iious pas, en dernière analyse, à une coalition des puissances occi-.dentales, sous la direction des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, contre l’Union soviétique et eontre tout cc qu'elle entreprendrait pour sa prétendue “légitime sécurité?” “Les inquiétudes qui résulteraient d’un tel état de choses ne constitueraient-elles pas un danger de guerre?N’aurions-nous pas, finalement, cette division du monde en deux clans, que nos efforts tendent si désespérément à éviter?L'impartialité des petites nations “L’établissement d’une “paix jus-1e”, dit M.Welles, semblerait plus facile encore si Ton accordait aux petites nations, au sein de TO.N.U., beaucoup plus de poids qu’elles n’en ont eu jusqu’à maintenant dans l’élaboration des décisions.“H est clair que les appétits et les ambitions de Tune des grandes puissances ont considérablement augmenté depuis la fin du conflit.Les craintes et les soupçons des autres sc sont accrus proportionnellement.Et il est inévitable, dans de telles circonstances, que l’élaboration de la paix ne soit qu'un amas de compromis issus de la rencontre de politiques rigides et obstinément ennemies.“Des compromis de cette sorte ne découlent pas de principes éclairés, et ne sont aucunement l’expression du véritable esprit de justice.Voilà pourquoi l'avis plus impartial, plus objectif, des puissances de seconde force, dont plusieurs comptent parmi les nations les plus avancées du monde, aurait été si hautement profitable.“La plupart des 17 puissances secondaires représentées à Paris n'avaient pas de gros intéj-èts particuliers à défendre.Leur plus grand désir était l’établissement d’une paix capable de durer.Echec de la conférence de Paris “Malheureusement, la Conférence de Paris a eu exactement les ré-sultals qu’on pouvait craindre.I.es j conditions des traités de jiaix «'apporteront de satisfaction à person-j ne.On n'y a respecté ni les princi-1 pes de la Charte de TAtlantiquc, ni les principes des accords de Téhéran et de Yalta.I.es compromis au sujet de Trieste, des colonies italiennes, de la libre navigation sur le Danube, de la frontière italo-ycu-goslavc, etc., ne peuvent assurer une paix durable.“Et ces traités, rappelle M.Welles, ne sont que la partie la moins importante de l'élaboration de la paix.Si Ton passe, avec TAlle gne et le Japon, des traités de p du genre de ceux qu’on vient ( dopter, on peut s’attendre à ( résultats encore plus dangerei Le conférencier a rappelé la tuation critique qu’avait créée D: zig après l’autre guerre.Patience et confiance en la pa' Mais malgré toutes les difficul présentes, M.Welles voit des i sons d’espérer en l’avenir.Il se i convaincu que la population TU il.S.S.ne veut pas la guerre, j > plus que les autres populations monde.Et si tous les peuples v.lent la paix, conclut l’orateur, I doit sûrement y avoir un moj i d’assurer la concorde mondiale.M.Welles voit quatre raisons à division acltieüc de l’URSS et i puissances de l’Ouest: d’abord fait qu’on ne s’est pas mis d’acco avec l’Union soviétique sur principales questions, avant la ' 1 de la guerre; en second lieu, le • tant de respecter la “déclarati des Nations unies”, qui en geait tous les Allies durant guerre; puis une certaine r s entente parmi les pu sances occidentales, désacco qui a encouragé les tendances e pansionnistes de l’URSS; enfin, M disparition du président Roosev( qui connaissait les Russes et con tait plusieurs amis parmi les ho mes d'Etat de l’URSS.M, Welles a rappelé, en passa Famitié de M.Roosevelt pour le ( nada, ainsi que la confiance qu’ii pirait l’ex-président aux Canadie “Il nous faut, avec patience, ( : I orateur, trouver des moyens d’( lente avec l'Union soviétique; faut obtenir le contrôle internat nal efficace de l’énergie subatoi que, des bases aériennes et nava' qui pourraient constituer une n nace à la sécurité de tel ou tel Et; il faut concéder à la Russie i moyens d’éviter des agressic comme elle en a subi depuis qu ques générations, mais bien disti gucr son légitime souci de proh lion de ses illégitimes tentati' d’expansion politique et de doi nation économique.“D’ici la disparition de la si sion actuelle, conclut le confén cicr.les nations de l'Ouest n’c pas d’autre recours que le mainti intégral de leurs forces et de U entente, qui est appelée, je crois, être durable.J’ai confiance, et j’.père que les générations futures cueilleront les fruits de nos ( forts.” M.R.M.Fowler, président i l’Institut canadien des Affàires ternalionales,- a présenté M.Well et c’est Me H.J.Symington, C.M.t C.R., qui l’a remercié, félicitant Dafoe Foundation de son cho pour son premier conférencier i vité.________ M.Churchill poursuit M.Adamic pour libel Londres, 24 (C.P.).— M.Win ton Churchill a intenté aujourd’h une poursuite en libelle contre i maison d’édition Harper, de Le dres et New-York, et contre Faute Louis Adamic, réclamant des do mages pour certains passages du vre de M.Adamic, Diner à la Mais Blanche.La poursuite demande aussi u injonction défendant toute con nuation de la publication ou de vente de cet ouvrage fondé sur m conversation tenue au cours d’i diner à la Maison Blanche entre I président Roosevelt, M.Churchi M.Adamic et d’autres invités.La poursuite ne fixe aucune son me pour les dommages.En Grand Bretagne, c’est un jury qui fixe ceti somme, s’il se prononce en faveu du plaignant.Le procès passera ei Cour supérieure.Dans son livre, M.Adamic raconte Theure et demie que lui et s; femme ont passée à ce dîner de 1: Maison Blanche, le 13 janvier 1943 comme invités de M.et Mme Roose vclt.Il s'est inspiré de Tétude qu’i put faire alors de MM.Roosevelt e Churchill pour traiter du socialism! soviétique et de l’impérialisme bri iannique devant la politique améri Pas plus de 500 victimes au Bengale Calcutta, 24 (A.P.).— A son re lour d’une tournée aérienne de dem jours dans la partie orientale di Bengale, M.J.N.Mandai, ministn de la Justice de cette province di TInde, a révélé aujourd’hui que le; récents désordres ont fait, dans cet le région de 400 à 500 victimes.M.Mandai dit que sa tourne! d’inspection Ta convaincu que Tpi avait beaucoup exagéré les chose en fixant le nombre des victimes à des milliers.Principes de philosophie „ | Les vingt-quatre thèses thomistes par E.HUGON, 0.P-Approbation pontificale Volume de 300 pages.Au comptoir: $1.50 Par la poste: $1.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Lt UtvmK, MUN1R&AL, JfcUD! Z4 OCTOBRE IV4b VOCUME XXX Vi I — No 245 Cm* pœ te téMiv* moroJ» •t (eUgieus» du humain c|u« (o Fcnnille sera toute or* régénérée •I ravilailié# •e Idéal iVérlnsi Ces' oeil l'Influence, Irait de eo De:scnmi?‘é lu ci ale e> intellectuelle, beaucoup plue encore aue oai l'exeicice de pou /aire définie, aue fa femme mènera le monde.'Vérin#* Rédactrice: Germaine BERNIER Fausse attitude Parmi les auditoires de cinéma, et même en public un peu partout, avez-vous remarqué comme sont fréquents tes mots désobligeants, voire méprisants, dès qu’apparait en scène quelque vieillard représentant l'autorité ou simplement la modération cl le bon sens'.’ Celle attitude d’esprit en face de la vieillesse révèle une mentalité détestable et ne s'explique guère que pur la mauvaise éducation.Comment se comportent ces gens, jeunes ou pas si jeunes, dans la réalilé, en face des vieillards de leur entourage?C’est peut-être aussi bien de ne pas le savoir.Le respect du aux vieilles gens s'apprend par l'éducation; la considération à laquelle ils ont également droit vient tout naturellement.semble-t-il, pur l’intelligence de la vie et le sens des réalités.V a-t-il quelqu'un au monde, si fort, si brillant, si beau, si habile qu'il soit, qui puisse dire et croire que la vieillesse ne le touchera jamais, à moins d'etre assuré de mourir dans la force de l’àge?Non, sans doute.Alors.' Parmi les vieillards i/ue nous rencontrons, les modèles sold divers assurément, mais nous pouvons être certains que nous serons un jour — très lointain, un peut toujours le souhaiter — une autre copie, un autre exemplaire de la vieillesse inévitable.Chacun d’entre nous peut attendre plus sûrement que la fortune ou la gloire vu le bonheur l’étape du vieillissement auquel personne n’échappe.Que ce vieillissement vienne en douce, par irïcnues dégradations successives ou brutalement par paliers (le choix est difficile à faire), chacun csl bien obligé d’accepter ce déclin et ses inconvénients, puisque, comme l’a dit quelqu’un, c’est le seul moyeu de vivre longtemps.Le vieillard porte le poids de la vie.de sa vie, peut-être de celle des autres, de ses labeurs, de ses soucis, de la peine qu’il s’est donnée pour faire le bien, des regrets de ses faux pas.de ses joies mortes, de ses rêves de jeunesse qui n’ont peut-être jamais vu le jour,'de ses deuils qui résistent à l’oubli, de la souffrance apportée par la diminution des forces, de la sanlé, de (habileté et de quoi encore?Pèlerins des mêmes roules de la terre, qu’est-ce qui n’alourdira pas notre hotte à la fin du voyage?Si certaines gens réfléchissaient un tout petit peu cl avaient meilleure éducation, la vue de la vieillesse ne leur causerait pas cette réaction stupide et ces mots désobligeants el dfestables à entendre.Qu ils se rappellent que les moqueurs d’aujourd’hui peuvent facilement être les méprisés de demain.I4-X-46 Germaine BERNIER Vison, petit gris, rat mus-que argenté s'accommoderont à merveille d'une coupe de ce genre ou les manches ont toute importance.Il est à remarquer qu'absence de col laisse aux revers une meilleure place.(Modèle de la maison C u m m i n g s Furs Ltd).Les huitres s’ouvrent.beurre, sel et poivre.On peut ajouter les bouts émincés de U oignons verts et un >eu de persil haché menu.Pour I à ti personnes.Crème d bailees.Prendre lasse de lait; juste avant de servir, ajouter 1 tasse de crème.(Hecette de Fannie Merrill Farmer).CA ET-LA lionne humeur: Ce musicien ambulant n'a jamais assez d’argent pour paver sa patente.I.’agent, (lui vient de la lui demander, lui dit: "Allez, aecom-pagnez-moi !” En sourianl, le musicien lui répond: “Fort bien, (|gcl est votre répertoire?” Précaution: — Anna, est-ce l’àlrc; le grillon modulait son ci;i-cri; la vioillr horioge faisait entendre.«p lisant, s (ti tic tac.Gratirn LarcaiHla.ce ii’csl pas mal choisi, dil Sancho.Gastcnia csl une lionne maison.Gallalin ne pourrail Iruuvcr meilleur parti, intervint vivement G.'osli.Les Larcanda sont très ri rtics.I ne honne maison, ré| I Sancho comme pour lui-mèiue.Mentalement, il calculail; les I |l",nil;i.: Pour le moins qu i culs lire.lis, tété, a ia nioiilaj ! Deux ou trois juments, des mu aussi, un Iroupcmi de quel I ' ingt-eiiKi vaches, la douzaine coehons, Lt quelle belle volaille! (|iioi faire des muis, tout cela lundi, au marché.In lionnes eu rcs auss, : du hic.du maïs, des p nu s d ¦ Irrrc des harirnls.de i nourrir une école.,!t une vigne.uni1 \ igne .Alxindunl cumule ne torrent, quel lion petit vi Gasleni i e' dont on pouvait lie sans prendre uuil.jusqu’à i soil.l u instanl, ses jutnhes offerti la llaiiinic, un Miiirire détenc ms liuu.le mai Ire d’Iturri-Chi eu:1 s'ci orgueilieusi'iueiit un rèv: 'oyait sa fille Gallalin mnitn ' riiez les Larr.muu; chez lui.n ! perpfliicr la l'ace, Miguel el la | lile Idiarl.( .cries, le vieil Éh i gin : y pourrail mourir en paix.| voisins qui porli'i aien| son erre a 1 egü ' H au cimetii'l'e.M.le •e, eivimu' huis ceux qui sera IJ! ¦ Sl "is, ne iminquei'aimi pas dirr; il i fait du bon Iravail d sa vie, celui-là." u tmont 16 Cay uni 95 105 • Santis 9 Oestorado 6 9 lorbasku 6 Jonrand 5 7 Duparquet 3 Dunford 10 Himlco 7 Cureka 265 5ast view 30 3reat Bend 3 Joldpac 30 3reenlee 1 Glencona Governor .7 Harpers .4 Hoyle .19 Hugh Pam .7 Insco .Kamlac .19 Kenbay .Lake Expanse .7 LaSalle .9 Lpaldon .Lake Rowan .7 Lassie R.L.11 “ 1 .t Laval le 6 21 9 30 21 12 9 11 32 9 13 9 Lorrie .Mid Pershing .Major .Martin Bird .McCualg .Nat.Malartlc .Newport .New Augerita .8 New Malartlc .Norbeau .Norcourt .Obalskl .Obalskl 1945 .Obaska Lake .Opem.Copper .Ont.Nickel .Orplt .Pam Canadian .Pascalls .Payore .Pershing Man.Pinnacle .Presdor .Privateer .Rainville .Rand Mai.Renfort .Rugged R.L.Scott Chib.Sovereign .Starlight .Vauze Duf .Wendell .Wlngalt .Young Dave .pour le Royaume-Uni Pendant le premier semestre de y)4G, le Canada et les Etats-Unis ont expédié 095,098 ptx de conserves de saumon au Royaume-Uni.52 pour cent de ce total était attribué au Canada.25 20 5 7 9 10 13 15 25 28 6 9 8 10 5 7 65 72 8 10 11 • 13 28 32 21 23 21 23 5 7 5 7 4 22 25 8 10 25 4 5 3% 4% 54 58 12 18 10 13 3 5 16 19 11 12 18 20 7 9 16 17 9 11 21 24 La liste mobilière américaine affichait de nouveau un ton irrégulier cet avant-midi à New-York et le calme régnait sur le marché.Certains titres de choix ont progressé mais les valeurs dirigeantes ont accusé de nouvelles pertes, toutefois les rculs n’ont été que fractionnaires dans la plupart des cas.Le groupe des boissons, sous la prise de bénéfices, paraissait moins soutenu ce matin.La levée de tous les contrôles sur les denrées n’a pas eu pour effet de stimuler le sentimnt spéculatif et les menaces de nouvelles grèves dans l’industrie du charbon et autres en ont été les principales causes, car la revue “Iron Age” a donné l’avertissement que la production de l’acier serait grandement entravé advenant une grève.Comme la situation internationale est loin de s’améliorer depuis quelque temps et que la date des élections approche rapidement aux Etats-Unis, on ne saurait s’attendre à une reprise intéressante du marché durant les prochains jours.* Ÿ Ÿ Le dollar canadien était inchangé à un escompte de 4% par rapport au dollar américain.La livre sterling est demeurée à $4.03%.* Ÿ M.U.\V.Ambridge, président et gérant général de Abitibi Power A-Paper Company, Uirnilcd, annonce la réouverture du moulin de Sturgeon Falls.La compagnie a des fonds suffisants pour mener à bonne fin ce projet et l’on prévoit que la production commencera au début de 1948 et emploiera plusieurs centaines d’hommes.On ne fabriquera pas de papier-journal mais du papier gaufré et du bois contreplaqué très en demande dans l’industrie.Ÿ ¥ Ÿ Chcskirk Mines, dont les propriétés sont situées près de la mil.PI»"; Osisko, annonce un programme de sondages au diamant pour l’hiver prochain, les travails; commenceront dès que les conditions le permettront.Ÿ Ÿ * La Bourse de Montréal a été avisée par les registraires de Canadian Canners qu’à la date du 20 octobre 1940, les actions suivantes étaient en cours: Actions de premier privilège, 190,559; actions privilégiées convertibles, 310,000; actions ordinaires, 170,180.Au 20 octobre inclusivement, il a été échangé pour des actions ordinaires 38,194 actions privilégiées convertibles et 230 actions de premier privilège.* * * Abitibi Power & Paper Co.Limited, a informé la Bourse de Montréal que les certificats d’actions définitifs sont maintenant disponibles pour les actions de premie,-privilège, les actions privilégiées et les actions ordinaires provenant de la refonte du capital de la compagnie.Les détenteurs de certificats provisoires devront les présenter à Montreal Trust Company à Montréal et Toronto ainsi qu’a City Bank Farmers Trust Co„ à New-York.Ÿ * * Les registraires de Brazilian Traction Light & Power Co.Ltd.ont informé la Bourse de Montréal qu’à la date du 21 octobre 1946, il v avait en cours 7,027,682 actions.* * * Lake St.John Power & Paper Co.Limited a informé le Curb de Montréal qu'un montant principal de $1,000,000 d’obligations 5j-i% première hypothèque, série “A”, a été appelé au remboursement par tirage le 1er janvier 1947 au prix de $102 et les intérêts courus.Le paiement se fera au bureau principal de l’impérial Bank of Canada, à Montréal ou à Toronto.* * * Macassa Mines a réalisé un profit net de $248,434 durant les neuf premiers mois de l’année, soit l’équivalent de 9.28 cents par action; l’usine a traité 04,027 tonnes de minerai d'une valeur de récupération de $998.173.* ¥ Ÿ Addressograph-Multigraph Çorpo-poration et ses filiales canadiennes ont eu des profits nets de $1,505,-518 durant l'exercice financier terminé le 31 juillet, soit l’équivalent de $2.07 par action ordinaire en regard de $1,209,065 ou $1.60 par action Tan dernier.* * * La fermeture de la Josephine iron Mines, à la suite de l’effondre Les ventes de véhicules-motet rs Marchés de l'Est fermes — Arrivages modérés — Prix en baisse sur les marchés de l'Ouest Financement des ventes moindre en septembre en regard du mois précédent Les véhicules moteur neufs et usagés financés en septembre atteignent 3,890 unités d une valeur financée de $3,329,589, annonce le bureau fédéral de la statistique.Le volume décline légèrement par rap-port au mois précédent, alors que 4,025 véhicules sont financés pour une valeur de $3,481,397; il dépassé toutefois de beaucoup les 2,496 véhicules financés pour $1,281,730 en septembre 1945.Les augmentations en septembre celte année à comparer au même mois l’an dernier touchent 50 pour cent en nombre et 160 pour cent en valeur financée.Tandis que le nombre de véhicules neufs financés en septembre est considérablement supérieur à celui de 1945, il s'établit quand même au-dessous du chiffre du mois précédent.Le nombre de véhicules neufs financés, de 1642 unités, est moins élevé qu'en tout autre mois depuis mars* cette année.Le total en septembre de véhicules neufs financés comprend 704 autos de tourisme et 878 véhiculés commerciaux.Les chiffres cumulatifs durant les neuf premiers mois de l'année courante indiquent que 15,468 véhicules neufs «ont financés pour une valeur de $18,450,210, alors que 2,713 véhicules neufs seulement sont financés durant les neuf premiers de 1945, pour une valeur de $3,-717,133.Contrairement à la tendance du financement de véhicules neufs, le commerce de véhicules usagés gagne du terrain en septembre par rapport au mois d’août.Il y a 2,248 véhicules usagés de financés pour 81.094.825, tandis que 1937 unités sont financées pour $1,016,721 le mois précédent.Le volume en septembre cette année est légèrement plus élevé qu’en septembre il y a un an, alors que 2,172 véhicules usagés sont financés pour $874,347.Cours des huiles roumi pai Cimini c Croat and Co.quétioc, Uailttd Offre Dem.Admiral •j 12 Anaconda 4 5 98 British Dom .15 .21 17 Calgary & Edmonton .165 14 16 12 17 30 .30 30 35 Dav^s 10 5% 6 Foothills Grease Creek Highwood Sarcee Home Oil 180 .3% .6 % 250 % 8 260 l1 1% .5% McLeod Oil 4 41 5 Mercury Oil Mill City .4% 17% 11 13 37 Phillips 2% 3 Richfield 1% 66 70 2% 15 15 7% 18 United 6 Vi 16 ' Wellington .Bourse de Toronto 5 Toronto, 24.(C.P.) — Les gains prédominaient sur la liste mobilière cet avant-midi à Toronto et les échanges se poursuivaient à une bonne lalurc.Osisko Lake a avan-c éde 8 cents à 1.48, Negus a haussé de 13 cents à 1.98 et des gains moindres sont apparus pour Hol-lingcr, Athona, Rush Lake, Wasa Lake et Donalda parmi les mines d’or.Quemont a gagné % de point à 17% dans un fort virement de titres.Mining Corporation a grimué de 15 cents tandis que Smelters avançait d’une fraction dans les métaux usuels.Les pétroles de l’ouest sont demeurés inchangés.Le gryttpe des industriels montrait un ton plus soutenu pour Mont, real Power, Belle Telephone, Abitibi privilégié, International Petroleum, Hiram Walker et Industrial Alcohol “A”.Bourse de Montréal ment récent, réduira probablement i la production de l’Algoma Steel ' Corporation, apprend-on, car cette aciérie comptait sur les expéditions de cette mine l’hiver prochain pour reconstituer ses stocks.Bourse de New-York Montréal, 24.(C.P.) — Les cours locaux affichaient de nouveau une New-York, 24.(A.P.) — La liste mobilière américaine a accusé peu de changements au cours de l’avant-midi à New-York, toutefois certains titres de choix se sont améliorés.Après un début modérément actif, des gains furent enregistrés par American Telephone, Boeing Aircraft, North American, Montgomery Ward, American Water Works et Southern Pacifie tandis que Bethlehem.Ceneral Electric, Loew’s, U.S.Steel, Woolworth et LL Lasc accusaient de modestes pertes.tendance irrégulière durant la première partie de la séance aujourd’hui et le marché était modérément actif.Iles gains fractionnaires furent enregistrés au cours de la matinée par Alco “A”, à la suite de l’annonce du dividende spécial de $1 déclaré aujourd’hui par cette compagnie sur les actions “A” et “B” et Bell Telephone, Hiram Walker, Gatineau I’ower, Smelters et Famous Players.Donnacona Paper et B.C.Power “A” ont accusé de légers reculs.I.cs mines d’or paraissaient légèrement plus actives et à la hausse était Jollict.Quebec mais Pitt et Santiago ont perdu duterrain.Les marchés aux bovins de l’Est, sous l’influence d’arrivages modérés, ont maintenu un ton ferme mais, dans l’Ouest, ils accusent une diminution saisonnière, et les prix ont baissé de 25 à 75 c., bien que certains stocks se soient bien écoulés, Il ne s’est produit aucun changement dans la situation des prix chez les veaux, les porcs, les agneaux et les moutons.Marchés aux bovins de l’Est Les arrivages de bovins, à la suite du congé d’action de grâces, à Toronto, ont été faibles et comprenaient quelque 2,200 sujets de court engraissement de la semaine précédente.Les prix sont demeurés fermes, avec les boeufs de meilleure qualité à $13.75, d’autres à $13.60 et moins; les boeufs de boucherie à $10-$l2.50.L’activité était évi-dedte dans la division des sujets de court engraissement, où des lots choisis de sujets de long engraissement se sont vendus jusqu’à $12.25.Les ventes ont été complètes à Montréal à prix soutenus et plus fermes, avec les bons boeufs à $12-12.50 en général: une couple de chargements à $13 et $13.25, et les bonnes vaches de boucherie à 9.50- 10.50.La qualité était généralement ordinaire, dans les Maritimes,- mais les prix étaient soutenus chez les meilleurs sujets.Les boeufs moyens et les génisses moyennes étaient cotés à $11.25 à $11.75, livré*.Marchés aux bovins de l'Ouest Les gros arrivages d’automne semblaient être très actifs dans l’Ouest, et les prix ont enregistré les déclins habituels de saison.Winnipeg était généralement à 50 à 75 c.de moins chez les bovins de bou-clterie et plus de 50 c.de moins chez les sujets légers, de court et de long engraissements.Les catégories supérieures de boeufs ont rapporté $11.25-12, d’autres $11 et moins; les vaches strictement bonnes, $9.25-9.50.Calgary faisait exception, étant assez actif à prix soutnus, avec les bons boeufs, bons et de choix, $11.75-12, tandis qu’Ed-monton, bien qu’assez actif, était en baisse de 25 à 50 c., et la section des meilleurs boeufs à $11.25-11.75, quelques-uns à $12.Les autres marchés étaient généralement moins actif; Prince Albert payant environ $11.10 pour les bons boeufs, Moose Jaw environ $11 en clôture, Saskatoon $11.50-12, Regina jusqu’à $12, et Vancouver 11.75- 12.50._ _ Contrôle maintenu sur l'acier New-York, 24 (A.P.) — D’après la revue sidérurgique Iron Age, il semble peu probable que Ton abolisse sous peu toutes les restrictions concernant les prix de l’acier aux Etats-Unis.Bien que Ton puisse s’attendre à l’abolition du contrôle exercé sur certains produits qui.ne sont pas considérés comme essentiels, on est à peu près convaincu dans le moment que l’industrie sidérurgique devra patienter encore pendant quelque temps avant d’assister au retour du marché libre de l’acier.Depuis que l’Office de l’administration des prix a demandé aux compagnies de fournir de plus amples renseignements au sujet du prix de revient, tous les espoirs que l’on entretenait au sujet d’une revision, au début de décembre, de l’échelle des prix de l’acier en vue d’ajuster le niveau de certains prix considérés comme étant trop, bas semblent s’être dissipés pour quelque temps du moins.Iron Age estime la production'de lingots d’acier à 91% de la capacité totale cette semaine, soit % de 1% de plus que la semaine dernière et le plus haut niveau dans l’histoire de cette industrie.Les obligafions Dom.du Canada 3% 1951 .Dom.du SCanada 3'2> 1952 .Dom.du Canada 3% 1954 .Dom du Canada 3% 1963 Dom.du Canada 3% 1956 .Dom.du Canada 3% 1957 .Dom.du Canada 3% 1959 .Dom du Canada 3% 1960 Dom du Canada 3% 1962 Prov.de Québec 3% 1959 Prov de Québec S'i'/o 1949 Prov.de Québec 3%% 1953 .Prdv.de Québec 3%% 1955 .Prov.de Québec 3% 1955 .Prov.de Québec 3% 1956 .Cité de Montréal 4 % % 1949 .Cité de Montréal 4%% 1967 .Cité de Montréal 3%% 1953 Cité de Montréal 4%% 1950 .Cité de» T Rivières 47© 1955 Inter.Hydro 6% 1944 .Montreal Power 3%7© I960 Mont.Tramways 5% 1951 .Mont.Tramways 5% 1955 Shawlnlgan Water 3r/0 1961 .Abitibi Paper .Brown Co.5% 1959 .Price Bros 3 %7© 1966 .Regent Knitting 4r/r 1952 - Rolland Paper 47© 1965 .Etat des affaires Quebec Power Company satisfaisant ici Selon le Bulletin commercial du mois d'octobre de la Banque de Montréal Le commerce de gros et de détail reste actif dans la province de Qubec.Le volume s’en est généralement bien maintenu en septembre et se compare bien avec il y a un an.Dans certaines branches, la pénurie de marchandises est critique.Les rentrées sont bonnes.L’abattage d’automne est commencé pour le bois à construire et le bois à pâte.La situation de la main-d’oeuvre n’est guère meilleure que l’an dernier.Les coûts ont monté un peu.La demande des.bois à construire reste forte et les représentants de l’Angleterre cherchent à obtenir une plus grande partie des appro, visionnements.La production de papier-journal se poursuit à plein rendement.En général, l’industrie textile produit à plein.Les ateliers de confection sont occupés, niais la pénurie de certains produits v entrave la production.Tanneries et fabriques de chaussures sont très actives.Les facteurs de meubles travaillent à plein rendement; la demande des meubles demeure forte.Les industries utilisant l’acier restent handicapées par le manque de matière première.La production d or en août a été de 54,075 onces, au heu de 49,519 onces en août 194o.Nouvel emprunt de Rivière-du-Loup Cette cité a vendu $100,000 d'obligations à 3%, séries 20 ans, au pair La Cite de Rivière-du-Loup vient a effectuer un nouvel emprunt à un loyer d intérêt net de 3%.L’émission, au total de $100,000, à 3%, senes vingt ans, a été adjugée au pair à La Caisse Populaire Saint-Ludger de Rivière-du-Loup, mardi soir.La finance précédente de la corporation avait été faite au mois de mai 1945.A cette date, Rivière-du-Loup avait vendu une émission de renouvellement de $850,60’0 et un nouvel emprunt de $100,000 à 3-314-3%%, séries vingt ans et vingt-deux ans et demi, au prix de 98.35 pour un loyer net de 3.60%.Quatre soumissions avaient été envoyées pour la nouvelle émission dont trois pour des titres à 3% et une pour des titres à 2%-3%.En voici la liste officielle.A 3%: La Caisse Populaire St-Ludger de Rivière-du-Loup, J00.; Banque Canadienne Nationale, 99.-27; The Dominion Securities Corporation, Limited, 99.03.A 2%-3%: Oscar Dubé & Cie, Inc., J.-E.Laflamme, Ltée, et La Corporation de Puéts de Québec, 99.08.Les obligations portent la date du 1er novembre 1940 et elles peuvent être rachetées par anticipation.Le nouvel emprunt a été contracté pour des travaux de voirie, pour le réseau électrique et pour l’achat d’outillage.Il avait été approuvé les 2 et 3 août 1946 par une forte majorité en nombre et en va leur des contribuables lors d’un referendum.La valeur imposable s’élevait au rôle de 1945 à Rivière-du-Loup, à $3,083.840 et la dette consolidée était de $1,440,700 au 31 décembre 1945.ns Offre Dem.105% 103% 105% 104 106 106 Va 104% 105 105% 108% 104% 105% 104% 105 Va 104% 105 104% 105 103% 104% 102% 104% 105 107 105% 107 102% 104 102 Va 104 101% — 109% 99% 101% 101% — 102% 105 95 97 101% 103% 102% — 100 102 99% 101% 110% 99% 101% 102% 104% 101% — 102% — Sullivan Consodidated Mines Limited M.Pierre Beauchemin, directeur gérant de Sullivan Consolidated Mines Ltd, nous fait rapport qu’à la suite de forages importants pratiqués entre les niveaux 1700 et 2,200 pieds, la compagnie vient de décider de creuser davantage son puits principal.A cet effet, des instructions ont été données pour que les préparatifs nécessaires soient faits afin que ces travaux soient commencés aussitôt que la main-d’oeuvre s’améliorera.On nous rapporte en même temps qu’à cette même profondeur, un forage pratiqué de manière à étudier les conditions géologiques du mur supérieur de la veine numéro 4, a rencontré celte fois une nouvelle structure environ 100 pieds à l’est des travaux déjà faits dans cette section laquelle a rapporté à l’analyse $11.80 sur 15 pieds de largeur.La production pour le 3e trimestre terminé le 30 septembre dernier se totalise à $200,108.87 provenant de l’usinage de 26,700 tonnes de minerai.AVIS DE RACHAT PARTIEL Les changes Ottawa, 24.(C.P.) — La Commission de contrôle du change étranger conserve les taux suivants pour1 le dollar américain: achat au pair et % pour cent de prime à la vente.La livre sterling cote-en monnaie canadienne $4.02 à l’achat et $4.04 a la vente.Production de beurre en baisse La production de beurre de beur-rene en septembre a été de 10.44 1,-V livres et celle du fromage Chcd-d,ar- 44,- „ .Quant à la jeunesse, elle ne doit pas passer, mais, au contraire, demeurer.Jeunesse d'âme à tout le moins.Personne n’a vécu sa vie comme Thérèse de 1 Enfant-Jesus.Le Carmel a été pour elle un efficace champ d'action, l.a terre entière admire Thérèse et elle a raison.Pour une fois — ce n'est pas coutume — son admiration est bien placée.“Laissez-vous apaiser.Seigneur, el, nous vous en supplions, donnez à vos fidèles le pardon et la paix.” La paix.Quelle paix?La paix delà conscience.La paix de la conscience, c’est le moteur en ordre.Tout le reste va bien, si le moteur fonc; lionne lui-même bien.Je pense ici à tant de eonsciences dolentes, souffreteuses.malades, peut-être mortes.Vous mourez de soif a.lors que vous avez une eau fraîche à la portée de la main.Quelle est cette potion salvatrice?C'est la confession.Pour remettre la paix dans mie âme, il y a la confession.Mais une lionne confession, sincère, complète.Un sondage à fond.Les pires chenapans ont reconnu le bienfait de la confession: “C’est le seul moyen de soulager les âmes chargées” (Luther), — “Quel préservatif pour les moeurs de l'adolescence” ( Mar mon tel D — “il n'y a peut-être point d'établissement plus ulile” (Voltaire).— “La confession régulière semble avoir élé inventée par un médecin de génie” t'XTe-net).“Si nous confessons nos péchés, dit l’apôtre saint Jean, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner.et pour nous purifier de toute iniquité” (1,1,9).Et: “Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus” (Jn.20,23).La confession temef les péchés, mais la confession sincère.La confession est un besoin.Tout le monde se confesse.C'est un besoin, mais toute confession n’est pas sacramentelle et ne comporte pas nécessairement la rémission.“Afin qu’à la fois ils soient purifiés de toute offense et vous servent d'un coeur tranquille.” Beta-pes, mis à neuf par la confession, nous pouvons nous remettre d'un coeur tranquille au service de Dieu.On a le coeur tranquille quand on esl dans l'ordre.Caïn n’avait pas je coeur tranquille après avoir commis son fialricidc: “Ma peine est trop grande pour que je la puisse supporter.le serai errant el fugitif sur la terre” (Oen.4,13-14).Errer et fuir sur la terre, quelle issue?Ce n'est pas une issue.Il faut fuir et errer du côté de Dieu.De grâce, ne prenons pas la tangente.Ne fuyons pas, niais entendons la voix qui nous dit: “Venez à moi, vous tous qui êtps fatigués cl ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai.Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez le repos de vos âmes.Car mon joug esl doux, et mon fardeau léger” (Mt.Il,28-30).Oui, bien différent du joug de Satan qui est un joug de fer.Le péché, mais c'est un carcan, une ! eaiigue.Bien des pécheurs finis-| seul dans la folie el, le surprenant, I c'est qu'il n'y en ail pas davantage, i Pécher, c'est devenir malheureux, j Mais l'homme est fait pour je bonheur.Pécher, c'est donc tourner le dos à sa destinée, paire le bien, c'est devenir heureux Nécessairement.L'action bonne rend heureux celui qui la fail.Nous jugeons de la qualité des aliments au goût que nous en avons; jugeons de la qualité de nos aeles à la joie qui en émane.Tout le monde sait de quelle joie je veux parler.C'est de la vraie."Goûtez et voyez eorqhicn Jéhovah est bon! (Ps.33,91.N'otre-Seigiieur disait à Mère Sainte Cécile de Borne: “Une âme pb peut I pas s'approcher de moi sans être, heureuse, parce que je suis le foyer de la joie et du bonheur.” Le ciel, c'est la joie.Partout où il y a du ciel, il y a de la joie.Dans trop de vies, il n'y a pas assez de ciel.Aussi.la joie fait défaut, t.ia sc sent.Un cherche des succédanés, mais aucun succédané ne satisfail.L’âme humaine esl trop profonde pour qu'une goutte d'eau la comble.Il lui faut la mer, l'océan, il lui faut Dieu, lit nous pouvons lui donner Dieu, l'.l nous devons lui donner Dieu.Et nous n'avons rien d'autre à faire qu'à lui donner Dieu.Dom Raoul HAMEL, O.S.B.Le projet Dionne pour les usines de Saint-Malo ! Québec, 24 (D.N.C.) — I.e comité j de l'industrie de la cité a entendu l’exposé d'un représentant de la ! Canadian Viscose Limited con-rernant le projet d'une soierie aux usines de Saint-Malo, ('.elle organisation est dirigée par M.I.url-ger Dionne, auteur de ce projet d'envergure.La séance du comité a duré près de trois heures.L’étude du projet doit ,se eonli-nucr à une autre séance du Comité de l'Industrie, qui doit avoir lieu demain après-midi.Des états dé-faillés concernant les installations et notamment le nombre et les catégories d'employés que celte industrie est susceptible d’occuper, doivent parvenir au comité d'ici là et l'on s'attend à ce qu'une décision soit prise.De part cl d'autre on semble vouloir régler aussitôt que possible la question du projet Dionne, en marche depuis plus de six mois.Ottawa, 24.— Au ministère de la Défense nationale, on annonce aujourd'hui que le recrutement du personnel actif et de réserve dans l'Armée canadienne d'après-guerre se poursuit toujours.L'approbation récente donnée à l'organisation du temps de paix, qui comporte de nouveaux taux de solde, conditions de service et termes de pension, fut le signal qu'attendait l'Armée, de sorte que les armées active et de réserve prennent maintenant les mesures voulues pour recruter aussitôt que possible les hommes nécessaires à remplir leurs cadres.Dans l'armée active, les volontaires forment déjà un total de près de 15,000 hommes, de sorte qu’il existe environ 10,000 vacances à combler.Aux jeunes Canadiens qui ne cherchent pas une carrière dans l'Armée, les forces de réserve, dont les cadres projetés contiennent 180,-000 hommes, offrent des possibilités variées d’instruction et d'avancement dans n’importe quelle arme du service.Les districts militaires dans tout le Canada ont maintenant reçu les instructions voulues pour atteindre les quotités qui leur sont assignées, en enrôlant les volontaires parmi les vétérans et les jeunes gens qui n'ont aucune instruction militaire antérieure.Comme le nombre de recrues nécessaire pour combler les cadres de l'Armée active est restreint, on n'a pas l'intention d’ouvrir des bureaux de recrutement, mais les renseignements voulus pour s'nrôler seront disponibles sur demande à toute unité de l'Armée active ou de réserve, à travers tout le pays, L’Armée offre aujourd'hui à la jeunesse canadienne une carrière des plus intéressantes et des plus utiles, où les possibilités d’avancement sont plus qu'ordinaires et où les taux de solde sc comparent favorablement avec les salaires des emplois civils.I.a formation qu’offrent les sections techniques de l'Armée constitue une base d’instruction solide pour ceux qui désirent exereer une profession dans la vie civile; plus importante encore est l'acquisition des qualités de chef, de pensée limpide et de bon jugement.Ces qualités de civisme acquises au cours d'une carrière militaire seront un attrait pour un grand nombre de jeunes Canadiens, sans oublier les avantages qu'offrent les conditions revisées de pension après dix ans de service ou plus.» • M.J.-P.Pépin expose chez Morency Frères L'artiste accuse de nouveaux progrès sur son exposition de l'an dernier M.Jean-Paul Pépin, arliste-pcin-Ire du Québec, expose de nouveau cette année, chez Morency Frères.On peut admirer quelques-unes de ses oeuvres dans la vitrine de cette galerie artistique située rue Sainle-Catherine, près Berri.A première vue, les toiles de M.Pépin .surprennent.D’une facture plutôt moderne, elles Irailent des sujets académiques, des paysages la plupart du temps.Mais ta véritable raison de la surprise première, e est que toutes sont faites [jour être vues de loin.Si vous passez1 devant la vitrine de Chez Morency, alors que Pépin expose ses toiles, ne vous approchez pas trop.Eloignez-vous au contraire jusqu'à ia chaîne du trottoir, et de là seulement vous découvrirez le talent de l’artiste.Faites de même pour les toiles exposées à l'intérieur; éloignez-vous pour mieux comprendre.Pépin est d’abord surprenant.II est aussi tout entier dans ses toiles.M.Pépin est un homtne plein de vigueur, d'un feu et d'un enthousiasme sans pareils et tout rempli de son art.Il vous parle de ses peintures avec la fierté d'un père de famille qui vous dit les exploits de ses enfants.Soit dit en passant, M.Pépin est père de onze enfants et n’en dédaigne pas pour cela l’art de peindre.L’exposition de ses oeuvres actuellement en cours Chez Morency et PTères, est le résume de ses oeuvres depuis l’an dernier.On se souvient que l’année dernière, M.Pépin exposait au même endroit une quinzaine de peintures.Il y faisait preuve d’adresse, de sûreté, de force.Celte année, l’artiste accuse de nouveaux progrès.Il garde ses qualités maîtrises: la force, le coup de pinceau décisif.M.Pépin peint fortement, énergiquement.Ne cherchez pas dans ses oeuvres de la mièvrerie ou de la douce sentimentalité, ni de couleurs chatoyantes.Les lignes sont dures, énergiques.Ses toiles deviendront moins belles quand il appuiera trop, quand il exagérera sa force.Beaucoup moins de toiles banales aussi celte année.Quelques-unes nous ont paru plus parfaites que les autres; nous nous permettons de les signaler ici brièvement.Le Crique à Papineau, de Sainte-Dorothée, accuse de la perspective; Le temps des lilas, à Vile Jésus, renferme de la grande poésie: Eglise de Sainte-Dorothée, très pitttoresque; et Le venl.Ile Jésus, remarquable pour son premier plan.Nous ne nous faisons aucun scrupule de répéter ce que nous affirmions l’an dernier de M.Pépin, qu’il est de la tradition des peintres canadiens, mais avec une louche bien personnelle.Aujourd’hui, des toiles de Clarence Gagnon et de Suzor Côté se vendent des prix exorbitants, qui se vendaient de leur vivant à prix raisonnables.Sans vouloir jouer au prophète, je me fais fort de dire que dans, disons, vingt-cinq ans, les toiles de Pépin se vendront leur bon prix et que les collectionneurs se fcronl gloire d’avoir des Pépins dans leur galerie personnelle.^ ^ A la Chambre de commerce de Val d’Or Me C.-Christophe Taschereau, c.r., élu président Le 18 octobre, à la salle de l’hôtel de ville, eurent lieu les élections des officiers du conseil d’administration de la Chambre de Commerce Junior de Val d’Or.pour l’exercice fiscal 1946-17.Voici le résultat : MM.C.-Christoplie Taschereau, c.r„ président; Üobcrt Cotnoir, vice-président; Robert Guimont, 2ème vice-président.Administrateurs : Henri Legaré, Gérard Bienvenue, Thomas Bergeron, Arthur Denon-eourf, Joseph Cyr, G.-E.Trempe: secrétaire, Camille Deschênes.Trésorier, René Lefebvre.Paimi les hôtes qu.ont assisté à cette assemblée on remarquait M.Gaston Parent, de Rouyn, président régional du nord-ouest québécois, le maire J.-E.Bérard, M.Lucien Tourigny, c.r., président de la Chambre de Commerce Sénior de Val rî'Or._ *_______ Chronique méditative des chemins de fer hollandais Contrat signé avec la ville de Volleyfield L'union canadienne des ctnplo-vès municipaux de Valleyfield Inc., a été reconnue comme 1 agence de négociations pour tous les employés manuels de la eilé de Salaberry de Valleyfield, par la commission de rclalions ouvrières de la province de Québec, le 19 juin 1946.Après l’inactivité totale des com-munications ferroviaires en Hollande pendant les derniers mois de l'occupation, après l'inactivité partielle résultant du pillage et des destructions de l’ennemi au cours de la seconde moitié de 1945, les trains sillonnent à nouveau en bon nombre les Pays-Bas.La reconstruction du pont de Moerdijk, long d'un kilomètre et demi, rapproche sensiblement Amsterdam de Bruxelles et Paris.Le Hollandais avait-il perdu l'habitude de voyager?Sans doute, car, en un an, 185 contraventions ont été dressées pour usage injustifié de la sonnette d'alarme.Interrogés, les délinquants ont presque unanimement déclaré: “On voulait voir ce qui se passerait.” Près de 4,000 autres voyageurs se sont vu dresser contravention dans les trains, soit pour avoir sauté en marche, soit pour être passés par ia fenêtre, ou pour tout motif allant à l'encontre du parfait comportement d’un voyageur modèle.Mais les trains marchent.Un indice témoigne d'une amélioration notable: les contraventions dont ont été victimes les fumeurs impénitents.En juillet 1945, malgré le zèle légendaire des con-trôleurs de chemin de fer néerlandais, un seul fumeur fut surpris dans un compartiment “non-fumeur".La pénurie de tabac incom-modait toute la Hollande, bien plus en tout cas que les volutes de ia fumée d'une modeste et unique cigarette ne pouvaient incommoder l'appendice nasal d'un contrôleur stylé.Il y a manifestement progrès depuis un an.En mai dernier, 3b0 contraventions furent dressées contre des fumeurs “mal-assis”.Bientôt l'avis, corrigé par une main sacrilège, dans un train de la ligne d Utrecht: “Défense de fumer.,, même un mégot'’ pourra erre recons-tilue dans sa version originale.1 « Scellé à vide-Toujours frais! Les élections de l'Association chorale Saint-Louis-de-France A son assemblée générale annuelle, tenue à Montréal, le vendredi, 11 octobre 1946, les membres de l’Association chorale Saint-Louis-de-France ont réélu en bloc leurs membres honoraires et actifs pour l'année 1946-47 et ont élu un nouveau conseiller.Les membres honoraires sont donc: M.l'abbé Armand Paiement, curé, président; M.l’abbé Fernand Gauthier, vice-président; i’hon.juge Chs-Auguste Bertrand, les mar-guilliers J.-E.Marquis, G.-E.Léonard et C.-E.Raeicot, vice-présidents.Le Comité de Régie se compose de M.Frédéric-C.Larivière, président; Maurice Bernardin, 1er vice-président; J.R.Arthur Cofsky, 2èmc vice-président; Louis-Philippe De Sève, secrétaire; Ernest Lafortune, trésorier.Le Directeur esl M.Charles Goulet, D.M.Le Directeur adjoint, M.Paul Trottier.L’organiste, M.Antonio Létourneau, L.M.Bibliothécaires: MM.Alexandre Clavel et Marcel Grand’Maison.Conseillers: MM.Joseph Allard, David Bureau, Dr Saint-Jean Des-Rosiers, J.-Emile Lussier, Florent Mardi.Maurice Metcalfe, et le nouveau conseiller élu le Dr J.-René Dionnc.Sénateurs: MM.L S.Bernardin, Raoul Ducharme, J.-W.Duchesnay, G.-B.Grand’Maison, E.Lambert, Emile Lefebvre, Alfred Mignot, O.Morency, A.Morin.J.-A.Rice, J.-A.Rodion et le nouveau sénateur Maurice Bernardin qui compte, celte année, 25 ans comme membre actif de notre association chorale.(Communiqué) 38 morts dans l'explosion de ces navires Londres, 24.(C.P.) — M.John Dugdale, secrétaire financier à l’amirauté, a aonnoncé mercredi que 38 hommes ont perdu la vie e( 45 autres ont été blessés dans les explosions qui ont endommagé les deuà destroyeurs britanniques, au large de la côte d’Albanie, mardi.M.Dugdale a dit à la Chambre des communes que le premier navire, le “Saumarez”, ,“a probablement frappé une mine”.L'autre, le “Wolagc”, a été endommagé quelques deux heures plus lard, alors qu’il remorquait le “Saumarez”.Il a dil qu’il “y avait eu une explosion” qui a avarié sa proue.Les deux navires sont arrivés à Corfou.Une commission de l’ami- rauté enquête présentement sur les causes de ces explosions.Les accidents à Montréal Du 1er janvier au 30 juin 1946 1a police de Montréal a transporté 2,-193 accidentés, tandis que les ambulances en ont transporté 726, selon un rapport rendu public ce malin par le Conülé exécutif à l’hôtel de ville.Pendant toute Tannée 1945 il y a eu 4,892 accidentés secourus par la police et 1.356 par les ambulances.En 1 944 les chiffres étaient respectivement de 5.416 et 1193.Sous-aJ.imenlation.— Bien des maladies ordinaires sont dues à la sons-alimentation, déclare un spécialiste du ministère de la santé nationale el du bien-être social, à Ottawa.Et il ajoute: Les malades accusent souvent quelque chose qu'iis ont mangé, alors que leur malaise est dû à ce qu’ils n’ont pas mangé, à ce qu’ils n ont pas inclus dans leur régime.C'est souvent le cas des maux de tête, des maux d’estomac et de la faligue.Les hygiénistes alimentaires considèrent le lait, les fruits, les légumes, la viande ou ses succédanés, comme indispensables dans le régime quotidien.\cot «s*®.® ,0'fc Tl , sont cttoca; VouA
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.