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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 14 mars 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-03-14, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE-No.62 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3,00 UNION POSTALE.$6!oü Edition Hebdomadaire : CANADA .81 00 ETATS-UNIS .g1#50 UNION POSTALE .$£.00 MONTREAL, JEUDI 14 MARS, 1912 DEVO UN SOU LE NUMERO Rédadion et Administration : 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHON v, ADMIN1STR.' % N: Main 7461 REDACTION."V'' 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! DES SOMMETS AUX BAS-FONDS L’iniquité est consommée; et comme tout le taisait prévoir, elle est Consommée par l’alliance impure des chefs et de la masse des deux ‘grands partis.” Ce serait, peut-être le moment de parler d’un holy aUktncef 31.Laurier donnant la main à 31.31onk, 31.Pelletier tombant .dans les bras de Rodolphe Lemieux.31.Nantel embrassant 31.Oliver, pi.Blondin fraternisant avec 31.Guthrie—oui, 31.Blondin s’associant là ceux qui l'accusaient hier de trahison et marchant bras dessus bras (dessous avec les amis et les défenseurs dé Lanctôt, de Richelieu! Cette ^promiscuité révoltante, cette association dans le crime, cette ‘'entente «cordiale” pour répudier la signature de 3Iacdonald et de 3Iackenzie, de Blake et de Campbell, pour violer un droit et spolier une minorité! ouf cela offre un spectacle à la fois douloureux et répugnant, mais feilein d’enseignements salutaires.Les faibles y trouveront des motifs de découragement et de scepticisme: ils concluront peut être à l’abandon de la lutte, à l’inaction.Les forts doivent en tirer une leçon plus juste et plus féconde, et prendre au contraire la détermination de lutter davantage et sur un terrain «plus vaste.Eclairés sur le courage et la sincérité des politiciens, sur ”l’attachement aux traditions”, la ” fidélité aux principes” et la véritable men talité des ‘‘deux grands partis,” les hommes de coeur, de conscience, de devoir et d’action—et même les seuls hommes d’esprit, ayant quel-¦que respect de leur intelligence et quelque sentiment des convenances— comprennent chaque jour davantage qu’il faut reconstituer une opinion publique en dehors et au-dessus des partis.Il faut qu’une nouvelle an entaillé nationale se forme, se coordonne et s’impose aux deux partis.C’est à cette oeuvre de réfection morale que le Devoir invite tous fees lecteurs, tous ses amis, tous les honnêtes gens, à se dévouer par la parole et par l’action, par la propagande individuelle et par l’association.Nous y convions même tous les hommes sincères avec qui nous avons pu différer d’opinion en maintes circonstances, qui parfois peut-être nous ont trouvés injustes à leur égard ou envers leurs chefs et leurs partis respectifs.A tous, nous pouvons donner l’assurance que nous poursuivrons cet objet salutaire et éminemment “pratique”, sinon sans erreur au moins sans défaillance.Ce fut, du reste, le but essentiel de la fondation du Devoir; et en dépit des erreurs de tactique ou de jugement que nous avons pu commettre, nous n’avons cessé d’y tendre.De plus en plus dégagés des liens de parti, nous nous dirigerons de plus en plus sûrement dans la voie où nous sommes entrés.Les occasions ne nous manqueront pas de développer notre thèse.A eux seuls, les politiciens nous en fourniront plus d’une.3Iais ce qu’il importe de signaler immédiatement, c’est la portée du Vote de mardi, sa relation avec le passé, ses conséquences pour l’avenir.31.Héroux écrivait ici même, lundi dernier: “Jamais encore le parlement du Canada n’a refusé de sanctionner le principe de la conservation des droits des minorités.” Voilà ce qui constitue la gravité de l’acte de mardi.Et pour 3nieu.x la marquer, comme pour indiquer plus nettement l’évolution des partis politiques, qu’on me permette de décrire en quelques lignes Vs étapes parcourues depuis moins d’un demi-siècle.De 18(14 à 18(17, les chefs des deux partis s’unissent pour faire du Hroit permanent des minorités à l’enseignement confessionnel et aux écoles séparées, l’une des pierres angulaires de la Confédération.Oeorge Brown, lui-même, le farouche ennemi de tout enseignement religieux à l’école, y accède avec répugnance, mais loyalement.En présentant le projet de constitution à la Chambre des Pairs, lord Carnarvon, ministre des colonies, désigne le dispositif destiné à protéger ce droit scolaire dos minorités comme l’un des quatre éléments essentiels de la loi.En 1870, le parlement du Canada, sous un ministère de coalition, étend l’application intégrale de ce principe à la nouvelle province du Manitoba.En 1875, un ministère libéral, avec le concours des chefs de l'opposition conservatrice, fait du même principe l’un des éléments essentiels de la constitution temporaire des Territoires, et en promet la conservation permanente dans chacune des provinces qui surgiront dans ces vastes régions.A ce moment le principe est donc reconnu, sous une forme ou sous une autre, dans toute l’étendue de 1st.Confédération canadienne, dans chacune de ses provinces, dans chacun de ses territoires.En 1890, la.province du 3Ianitoba.en 1892, la législature des Territoires portent les premières atteintes directes au principe.Le gouvernement conservateur commence par hésiter et tergiverser, il refuse de désavouer les lois du Manitoba et les ordonnances du Nord-Ouest.En 1896.il se décide à tenter un effort pour réparer partiellement les brèches faites dans la muraille.Au lieu de l'aider, l'opposition libérale profite des faiblesses du (ministère, le défait, tente de nouvelles démarches, obtient quelques réparations.et finit par manquer à une bonne partie de ses engagements les plus solennels.En 1905, appelé à constituer deux provinces nouvelles, le ministère libéral se place tout d’abord “sur le roc de la constitution” et maintient le principe dans son intégrité.L’opposition conservatrice prend )sa revanche de 1896 et attaque le principe.Le ministère cède en partie, et invoque, pour excuser sa retraite, les erreurs et les attaques de fees adversaires.Jusqu’ici, dans cette marche descendante, dans cette dégradation tsonstante, ejnelque chose du principe a- toujours subsisté.Cette semaine, ou a fait table rase.Et pour compléter cette lamentable “revue": un ministère conservateur supprime toute garantie, arrache le droit du sol.et invoque pour sa justification le “précédent” libéral qu'il a dénoncé comme un crime.Et l’opposition libérale applaudit avec joie, elle ne songe qu’à une chose: elle se eroit vengée des attaques qu’ell ea subies depuis quinze ans de la part de ceux qui partagent aujourd’hui sa turpitude.N'avais-je pas raison de m’écrier, samedi: “En 1875, c'est l’union dans le repentir.En 1912.c’est la complicité dans la spoliation.” Quelle descente des sommets aux bas-fonds! L’ignominie s'est manifestée jusue dans le cynisme de certains mots, de certaines attitudes.chez des hommes de qui l'on ne pouvait attendre, rien de semblable.Et pourtant c'est logique: quand le coeur se corrompt, le verbe S’avilit.* * •> liais je ne veux pas laisser mes lecteurs sur cette perspective, propre à décourager les faibles.Dans ces ténèbres, on aperçoit une lumière plus vive, dans cette odeur de caveau on stnt un air plus pur qu’en 1905.Nous ne restâmes que sept, en 1905: deux libéraux et, cinq conservateurs, dont l’un était 31.Monk.Hier, vingt-quatre votes ont protesté contre la spoliation.Sept députés ministériels ont résisté à l’esprit de parti, aux prières des “amis”, aux “larmes” des chefs, et même à l’appât, des places et aux bénéfices du patronage.Dix-sept libéraux, dont deux anciens aninistres, ont secoué, pour l'instant, le joug du Grand Chef et rompu avec la discipline abrutissante.11 n’y a pas lieu de scruter à la loupe les motifs de chacun de ces votes, de les peser dans une balance de précision, de les étiqueter comme autant de produits chimiques.Il suffit pour l’instant de signaler le fait et d'en dégager la signification.Félicitons sans arrière-pensée loua ceux qui ont voté pour le thon droit et la justice.* L'avenir saura bien donner à toutes les convictions sincères l’occasion de s’affermir et de prouver leur constance.Ce n'est pas le moment non plus de jeter la malédiction et l'opprobre à.tous ceux qui ont voté la spoliation.Plusieurs, parmi les députés anglais surtout, peuvent, plaider sincérité et maintes eireonstan-cps atténuantes.L'opinion publique, éclairée par les déceptions successives quelle !» subies, de plus en plus dégagée des partis, saura faire le partage des .responsabilités et mesurer, nu.moment opportun, la juste proportion ves châtiments nécessaire».Henri BOURASSA BILLET DU SOIR LE PIRE CHÂTIMENT.Les sociétés de tous les temps et etc tous les pays ont inventé mille et un moyens de punition plus ou moins barbares.La civilisai ion en vieillissant a cherché un adoucissement aux supplices et les châtiments, tout en restant aussi inhumains, ont varié suivant les époques.A la pendaison on u substitué la guillotine pour trancher la vie, puis la chaise électrique pour expédier le patient plus rapidement.Aucun de ceux epd ont fait l’expérience de l’une de ces méthodes n’est revenu nous conter ses impressions; cela permet de conclure qu’aucun n’a trouvé le procédé excellent.Autrement il l’aurait dit! D’autres plus heureux, si on peut dire, qui ont goûté — passez-moi Vexpression — du pal, ont manifesté d’une façon probante que c’était là un mode de correction à ne pas introduire.dans les moeurs.On s’est, il y a de cota quelques siècles, mis en pièce pour combattre l’écartèlement et on s’est donné maints coups de bâton pour faire effacer des lois la bastonnade.Bref, depuis le pilori et la claie jusqu'au knout et à ta “cure-d’eau” qui n’était pas de l’abbé Kncipp, aucune de ces douceurs n’a été estimée.C’était cependant de la petite bière.Notre siècle et — cela soit dit à.notre honte —notre pays, devaient être témoins du plus grand des châtiments dont fasse et fera mention l’histoire.Et; ce qui est encore plus remarquable, c’est que les victimes ont été leurs propres bourreaux.Une poignée d’hommes qui la veille même dénonçaient un Judas politique se sont tournés vers lui, lui ont donné l’accolade et ont, ensemble, sacrifié ce qu’ils avaient promis de protéger et de défendre.Etre flanqué à Rodolphe! Eut-il jamais de plus terrible châtiment f Four tant ce n’est pas ta fin.Ceux qui ont renié les droits inaliénables ont encore une injure à subir-.Ils recevront peut-être les félicitations de la “Presse.” Nap.TELLIER.Ce n’est qu’un pétard L'Allemagne n’a pas encore renoncé à faire parler d’elle dans la politique mondiale, parce qu’elle n’a pas renoncé et qu’elle ne- renoncera pas au rôle, prépondérant sons certains rapports qu’elle entend y jouer.Ce n ’est pas une raison, cependant, pour lui attribuer des ambitions et des projets qui sqrient de sa sphère d’action ordinaire.Ainsi, l'Allemagne n'a aucune raison comme aucun intérêt à chercher querelle aux Etats-Unis.Et la nouvelle qu'elle voudrait avoir un port, de mer à l’entrée du canal de Panama peut être classée au nombre des canards de large envergure.L’Angleterre maîtresse de l’Atlantique et les Etats-Unis, qui gar dent avec un soin jaloux la mer des Caraïbes et, le golfe du 3te-xique, au nom de la doctrine 31 on-roe, ne sauraient permettre un semblable empiètement de la part du gouvernement teuton.Il est vrai qu’on ne prête qu’aux riches, pour employer une expression devenue banale, mais l’idée d’un port allemand en Colombie passe les limites de la vraisemblance dans l’état actuel des relations internationales.La presse “jingoe” a trouvé cet épouvantail pour faire ressurgir le spectre défunt du péril allemand sur les côtes de l’Atlantique comme sur celles du Pacifique.31ais ce nouveau coup de canon, tiré en faveur de la marine canadienne dont le sort lui paraît compromis à l’heure présente, n’est qu’un misérable pétard destiné à faire long feu.Uldéric TREMBLAY.LETTRE D’OTTAWA Le premier discours du budget de M.White “ Why the navy act should be repealed ” Le Devoir met aujourd’hui en vente, sous ee titre, une brochure de 64 pages, grand format, qui contient la série des articles —traduits en anglais — de M.Bourassa sur le rappel de la loi navale et un certain nombre de document» de gratifie importance: les parties essentielles du mémoire impérial de 1896 sur la défense, la lettre du capitaine Reid sur la marine canadienne.les déclarations de 3131.Borden.31onk et Doherty, les motions de MM.Borden et Monk, les résolution* de St-Eustache et de la patinoire Ontario.Prix: 25 sous.Ottawa.13.—31, White, le jeune minisire des finances conservateur, vient de faire son premier exposé budgétaire, il a parlé deux heures, et, il a donné sur la situation financière du Canada des chiffres intéressants.pour ceux que les questions d’affaires et de chiffres préoccupent.Au grand désespoir des spéculateurs qui ont joué à la hausse sur le Dominion Steel, il a déclaré que le ministère n 'accordera pas rie primes sur le fer en gueuse, celte année.Et c’est pourquoi, peut I être, son discours aura mécontenté une foule de gens, à l’affût de pro-1 fits à la Bourse, et qui se tireront tant bien que mal de leurs place-1 ments récents, faits sur la foi de rumeurs mal fondées.Le pays va bien au point de vue financier, s'il faut eu croire 31.White.Car, pour l'année fiscale qui expirera le 31 du courant, il aura un revenu approximatif de $136,000,000, et.un surplus tic $39,000,000.Nous aurons diminué notre dette de $1,150,000, en dépit, des énormes dépenses entraînées par la construction du transcontinental, la réfection de nos canaux, et autres entreprises du même genre.Détachons du discours clair et précis de 31.White quelques statistiques importantes et quelques déclarations qu'il importe de souligner.Les finances de 1910-1911.—-Nos revenus ont.été.pendant cet exercice financier, de $117,780,409, nos dépenses ordinaires, de $87,774,-198, et.nos dépenses à même le capital, de trente-cinq millions.Au chapitre des revenus les douanes nous ont, donné la somme de $72,965,-394, les contributions indirectes (excise) $16,869,837, les postes, $9,-146.000.les chemins de fer de l'Etat.$10,249,391.Le revenu total est de $16,276,698 plus fort que l'année précédente, et les douanes nous ont donné 62 p,e.du revenu total, tandis que les contributions indirectes nous en donnaient 14 p.c.Au chapitre des dépenses à même le revenu, ($87.774,198) il y a augmentation notable, dont $1,790,000 pour le sendee naval de 31.Laurier.Nous avons dépensé, à même le capital, pour le transcontinental, $23,487,986, pour les autres chemins de fer, et travaux publics, $7.364,000, pour subsides aux chemins de fer, $1,824,000, pour primes à différentes industries, $1,597,000, et, pour dépenses diverses, $1,286,911.Le revenu a excédé les dépenses ordinaires de $30,000,000; et si l’on totalise cette somme avec le fonds d’amortissement puis certains remboursements, l’on obtient une somme de $31,248,424; ceci soustrait des $35,022,430 de dé penses à même le capital, nous laisse une augmentation nette de la dette, pendant cet exercice financier, de $3,773,505, ce qui est une augmentation minime.Nos revenus ont presque suffi à rencontrer toutes nos dépenses, même celles faites à.même le capital.Les finances de 1911-1912.—Pour l'année fiscale qui prendra fin le trente-un du courant, nous pouvons prévoir que le revenu atteindra la somme de $136,000,000 et que les dépenses à même les revenus seront de $97,000,000; ceci laissera un surplus approximatif de $39,000,000.A même le capital, nous aurons dépensé approximativement $39,000,-000, dont 35 pour le transcontinental national et, 4 pour différentes autres fins.Nous avons réduit notre dette nette de $1,150,000.Car si nous comptons nos recettes,—$136,000,000.-—et le fonds d'amortissement .-—$1 .! 50 (10et- -nous avons un total de $137,150,000, tandis que nos dépenses, tant à même le capital qu’à même le revenu, seront de $136,-000,000; eeei laisse un excédent de $1,150,000 des recettes sur les dépenses.Cette somme diminuera la dette d’autant.A même notre revenu, nous aurons payé toutes nos dépenses, et il nous restera un acompte que nous verserons sur notre dette.Ce n’est pas un surplus trop considérable, que $39,000,000, puisqu’il nous permet de ne pas augmenter notre dette et, de la sorte, nous laisse intact notre crédit, pour les jours de crise financière.Les finances de 1912-1913.—11 est assez difficile de prévoir quelles seront nos recettes totales.Mais elles devront être plus élevées encore que cette année.Quant aux dépenses, elles se chiffrent, aux premières prévisions, à $149,789,677, dont $44,780,000 à même le capital, et le reste, au.compte du revenu.Les prévisions budgétaires supplémenlai-res ne sont pas encore prêtes et ne le seront peut-être même pas à la fin de celte session.11 faut s’attendre néanmoins à ce que nos dépenses.pour le prochain exercice financier, dépassent $150,000,000.Car, l’an dernier, on les plaçait à $131,000,000 et elles touchent à $158.679,-538, y compris le montant de $2,624,759, chiffre des dernières prévisions budgétaires supplémentaires déposées aujourd’hui même devant la Chambre.Mais on peut croire raisonnablement que nos revenus, pendant.le prochain exercice financier, suffiront à toutes nos dépenses.Le publie autorisera, dit 31.White, toutes les dépenses faites afin d’accroître les facilités de t ransport des marchandises.La dette du Canada.—-ha.dette brute du Canada est actuellement de $474,941,487.Mais si l’on en défalque notre actif actuel,—$134,-899,435,—il nous reste une dette nette, au 31 mars 1911, de $340,042,-053.Notre actif présent comprend un fonds d'amortissement qui devrait accompagner chaque emprunt, une réserve spéciale de $74,000,-000.en or et en billots de.banque fédéraux, et deux millions en valeurs.Nos emprunts.—Nous avons quelques emprunts (pii viennent à maturité, cette année.Ainsi, un emprunt à brève échéance, pour cinq millions de louis sterling, négocié par 31.Fielding en 1908, à Londres, écherra le 1er mai prochain.Il faut le rencontrer.Les taux actuels d’intérêt, à Londres, sont de 4 p.c.Le 24 février dernier, nous avons négocié à Londres, à 98.des obligations dues en 1950, portant trois et.demi d'intérêt, mais rachetables à compter de 1930.Le public a souscrit.35 p.c.de cette somme, nos agents financiers,—la Banque de Montréal,—placeront le restant par ventes successives.Nous aurons un autre emprunt d'un million Sept cent mille louis remboursable le 1er octobre 1913, et un autre de six millions de louis, payable en 1914.Nous les rencontrerons à de.bonnes conditions.Le Transcontinental national.— (Division Est, construit par l’Etat).—Au 31 mars 1911.nous avions dépensé eu argent, pour cette voie ferrée.$95,422.533.Au 31 mars 1912.nous aurons dépensé $22.-500,000 de plus.Il faudra ensuite verser encore, au moins cent millions, pour le parachever.De 1904 à 1911, nous avons dépensé plus de $95.-000,000 pour ce chemin, tandis que, pendant la même période, nous au rons déboursé, pour autres dépenses, $123,362,714.Ceci fait un tct.i de $218,785.248.Or nous n ’avons accru notre dette pendant cette période.que de $78,000.000.Nos revenus ont donc suffi à payer les deux-tiers tic ces déboursés; eeci devrait rassurer, quant à notre crédit, le marché anglais et ceux qui s’occupent des finances canadiennes.Le commerce canadien.—H a doublé, depuis 1900.Pendant les dix premiers mois de l’exercice financier 1911-1912, il a été de $711.-199,802.En neuf mois, notre commerce avec la Grande-Bretagne fut de $211,779,000, et, pendant l'année dernière, il a atteint $246,897,636.Pendant la même période, notre commerce avec les Etats-Unis a été de $387.053,534.L’immigration au Canada.—En 1910 1911, elle a été de 311,084.dont 123,013 de la Grande-Bretagne, 66,000 du continent européen, et 121,451 des Etats Unis.Pendant les dix mois expirés le 31 décembre dernier, elle a été de 300,705.Depuis trois ans, il est entré au pays 666,786 immigrants, dont 235,000 de la Grande-Bretagne et 285,000 des Etats-Unis.31.White est satisfait de ces chiffres et il espère que cette immigration se continuera, et qu'elle profitera aux provinces de l’Est.Les conditions du travail.—Elles sont excellentes, la main-d’œuvre est bien payée et les grèves sont rares.Le tarif.—Pas de grands changements, en dépit d’une foule de demandes.Le ministère a créé la commission du tarif, qui compilera et recherchera des renseignements pour le ministre des finances.1»> ministère ne fera nulle altération au tarif, à cette session-ci.Et il n'accordera pas de primes pour le fer en gueuse, cette année.• • t M.McLean, de Halifax, est le premier critique financier de la gauche.Il raille le ministère de ne plus pratiquer l’évangile d'économie qu’il prêchait depuis 1896, eroit (pie MM.Cochrane et Rogers coûteront cher au trésor fédéral, puisque tous deux voudront le vider au grand avantage de leurs provinces, déplore le paiement désastreux fait au Manitoba, se méfie des tentatives de pillage que les gouvernements provinciaux feront contre le trésor fédéral, et exprime l 'opinion que si M.Borde n ne surveille pas le ministre de la milice, celui-ci fera danser les millions.Il parle une demi-heure de la réciprocité et réclame des nouveaux marchés pour l’Ouest canadien.Billy 3Iaelean, lui, prend la tangente, se dit déçu de ne rien voir dans les prévisions budgétaires, qui ait trait à la défense impériale, regrette que le ministère n'ait pas encore exposé sa politique de défense navale ,exprime l’avis que nous devrions au plus tôt venir à l’aide ue la métropole, at in de nous concilier ses bonnes grâces financières, déclare le temps d agir venu, et se demande si le Canada sera toujours 1 éponge qui absorbera les ressources navales de la métropole, le parasite qui vivra de ses ressources, à elle.Ce débat se terminera dès demain, car M y a une entente à ee propos.Georges PELLETIER.POUR LE BIEN-ETRE DES ENFANTS L’exposition d’hygiène infantile.=~ Ce que l’on a fait ; ce que l’on se propose de faire C est au mois d’octobre prochain (pie l’Exposition pour le bien-être des enfants s’ouvrira dans la Salle d’Exercice.On en parle peu depuis .quelque temps; mais l’oeuvre se poursuit avec beaucoup d’activité, et il se fait un travail sérieux (l'organisation dans les comités d'étude.Le comité d’hygiène, composé de médecins actifs ayant à leur tête le Dr S.Lachapelle a commence à organiser son département, d'un manière pratique.Après avoir élaboré son programme, le comité s est mis à l’oeuvre pour le réaliser par des leçons de choses appropriées et un enseignement palpable de la théorie.Ce programme porte sur les sujets suivants: Influences héréditaires; hygiène de la mère; hygiène du nourrisson; mortalité infantile; usage >¦( abus des calmants; la croissance de l’enfant; pesée et mensuration ; 'fiche, personnelle et continue: hygiène de la bouche, des yeux et des oreilles; de la.peau et de la.tête ; le iail et I eau ; alimentation de l'enfant: maternelle et artificielle; infections et mala (Les contagieuses; tuberculose; l’infirmerie à domicile; le vêtement de 1 entant à ses différents âges.Les Dames de la Fédération Nationale, avec le concours du Dr FeMetierc se «son 1 chargée»: de démontrer par des tableaux repré-sentarifs comment doit se tenir I intérieur d'un logement.Dans ee petit coin de l'exposition, les mamans apprendront l’éeo munie et l’hygiène du logement; l’esthétique des appartements et.la décoration intérieure, la ventilation et l'éclairage, jardins privés et décorations des fenêtres, la nécessité du grand soleil et de l’air pur autour des berceaux.L’une des sections les [dus importantes est.sans contredit, (“elle qui s’occupera de l'enfance à l'école.dette section a été confiée à l'initiative de trois comités spéciaux choisis parmi les membres de la commission scolaire ou leurs délégués, loi comme ailleurs, l’on s est mis à l’oeuvre sans retard et nous devons dire que la commis sion scolaire a donné aux hommes de son choix lout l’encouragement de son prestige, de son influence et de ses moyens d’action.Voici quelques-uns des articles du programme arrêté que cette section s'est chargée d’illustrer le plus efficacement, possible à la prochaine exposition: Crèches et, garderies; jardins de l’enfance; écoles maternelles; le mobilier de l’école primaire; architecture, emplacement et exposition de l’école; jardins scolaires; cultures écolières; hygiène scolaire; ventilation, éclairage, service de l’eau, bains; leçons de.choses et esthétique; enseignement civique; bibliothèques et musées scolaires; inspection médicale des écoles; les nurses scolaires; enseignement ménager, travaux manuels; gymnastique; cantines scolaires, repas gratuits; banques à, l'école'; école en plein air; utilisation des locaux et des terrains scolaires aux oeuvres sociales.Ce programme, très résumé ici.sera bientôt soumis à l’approbation de la commission scolaire qui a jusqu’ici donné tout son appui à cette oeuvre sociale.La Ligue du Progrès civique s'est chargée de préparer la partie de l'exposition qui fera voir “l’enfant dans la ville.” Ce sera l’une des choses les plus difficiles à représenter d’une manière frappante, mais le comité espère y arriver quand même.Quelques architectes font partie de ee comité d’étude.La surpopulation; les logements modèles .l’aménagement de la ville; les cités-boeagères: l’entretien de la voirie; les vidanges, embellissements, plantations, bains et lavabos publies; le logement municipal ; le casier sanitaire du logement; l’enseignement du civisme aux immigrants.Tout cela sera concrétisé non seulement dans des formules abstraites; mais sur des plans, des dessins et de petits modèles fort intéressants.MM.Davidson et Guyon ont accepté de faire voir “l’enfant soumis à la loi,” Leur travail d’illustration populaire porte surtout sur le travail de l’enfance: à do- micile, dans la rue, à I usine, dans les bureaux et magasins; la fréquentation obligatoire de l'école.L enfance coupable: les tribunaux pour enfants; écoles industrielles et agricoles de réforme; la protection de l’enfance contre les mauvais traitements; le mauvais exemple; la mise des jeunes délinquants en une liberté surveillée, l’école buissonnière.Nos institutions de charité et de bienfaisance préparent de grandes démonstrations illustrées sur “l’en fanceanormale : Lesaveugles,lesépi leptiques, les sourd-muets et les aveugles sourds-muets, les faibles d’esprit, les infirmes, les arriérés, et sur les oeuvres diverses d’assistance: les orphelinats, maisons d enfants trouvés, les hôpitaux pour enfants, écoles industrielles pour orphelins, placement, des orphelins, la visite des malades à domicile, l’oeuvre du trousseau.Déjà les supérieures des comrau nautés de charité ont eu deux réunions spéciales et se sont formées en comité d’organisation.Le Ira vail avance rapidement de ee côté.Il appartenait à ces communautés de prendre en main cette section de l’exposition infantile.Elles n auront qu’à condenser un peu leur oeuvre déjà si active pour mettre devant le public des institutions admirablement organisées.Le pjan d’ensemble de l'exposition est préparé; le plan général est arrêté à peu près définitivement.et le travail de détail est poussé avec vigueur par les eomi tés d’études.Dans les diverses sections.l'on prépare des expositions murales de photographies, de rapports, fixés sur des charpentes ou des écrans, des expositions et.démonstrations animées qui auront lieu (a) dans des chambres préparées à celle fin.v.g.classes de cuisine ; (b) sur des petites estrades placées dans les sections et où pendant une demi-heure, les différen tes organisations viennent faire voir ee qu’il faut; v.g., l’enseignement des aveugles — les premiers secours donnés aux blessés, etc.(c) dans l'arène centrale de la salle ou, si le temps le permet, sur le Champ de âlars; on ne se servira de cet.espace que pour de grandes démonstrations, v.g., des choeurs, des jeux, etc.Chaque section distribuera au publie de petits pamphlets explicatifs, dont quelques-uns seront illustrés et qui porteront dans les familles les enseignements pratiques de l'exposition.Le temps de la discussion est passé, le projet a été lancé dans le public, qui lui a fait bon accueil et sans bruit, comme sans ostentation, l’on s’est mis à l’oeuvre d’une manière pratique.On agit sans le dire et l’on agit, efficacement.c 'est beaucoup mieux.J.-C.-O.BERTRAND.Sur le Pont d’Avignon.Ce chassé croisé d’hier embarrasse singulièrement les journaux de parti.impossible de blâmer M.Laurier sans tomber sur M.Monk; impossible de féliciter M.Béland sans attrapper M.Lemieux! Au lendemain de l’assemblée du Mo nument National, le “Canada” affirmait rpie MM.Bourassa et Lavergne avaient revendiqué les droits de la minorité, mais sans oser dénoncer MM.Monk et Pelletier.Le “.Soleil” décla rait, lui, que pendant trois heures, les orateurs avaient* déshabillé et flagellé les ministres.Ainsi s’écrit l’histoire.Billy McLean veut mettre dix millions de côté sur notre dernier surplus, pour le bénfiee de la marine impéria le.il serait plus pratique de les employer aux premiers travaux du canal de la Baie Géorgienne.Le même Billy se dit convaincu que toutes les provinces “veulent faire quelque chose” pour le maintien de la suprématie britannique, mais ajoute qu'il ne consentira jamais à un referendum.Pourquoi, s’il est sôr de l'opinion publique?Six mois de travaux forcés pour l*s suffragettes qui se sont amusées à défoncer les vitres à Londres! Elles doivent commencer à trouver le jeu co&Uusl 9 LE DEVOIR, Jeudi, 14 Mars 1912.LETTRE DE QUEBEC La musique à Montréal Quatre députés ministériels votent contre le gouvernement.La loi des licences dans le district de Bedford.— Encore Miquelon.— Spéculateurs et colons.— A la mémoire de M.Taché.Québec, l:*.—‘Chacun «on tour.Hier, c'était le gouvernement qui tpplandissait Je vote d'un député oppositionniste en leur laveur; au-iourd’hui, e'étaient les oppositionnistes qui se reprenaient en applau-iissementa à tout rompre, non pas un, ni deux, ni trois, mais quatre ote-; ministériels en leur faveur.Voie! comment la chose est arrivée: hi demandait la troisième lecture des résolutions décrétant le rajuste-neuf, du salaire des employés ’ "es, lorsque .M.Lavergne proposa un imendement.à l’effet de mettre tous les sous ministres sur le même )ied quant au salaire au lieu de faire une exception pour l'assistant-aroeureur-général.dette première proposition fut rejetée par un vote Je 11 à 52.De gouvernement se croyait au bout de ses ennuis sur cette piestion, mais .M.Giard en avait décidé autrement.11 proposa un i men dement exprimant le regret que les fonctionnaires du service extérieur, ceux des palais de justice, prison, etc., n’aient pas été inclus dans le projet de loi et invitant, le gouvernement à les y inclure.Lu instant on vit M.Taschereau, le retoureur de la maison, suggérer au premier ministre la question d’ordre, mais M.Gouin, instruit par 1 expérience d’hier soir, conclut qu’il était impossible d’éviter le vote sur point, et qu’il valait autant accepter l’amendement sous cette forme, lue sous une autre.Le vote se prit.Les onze députés oppositionnis-es s’étant tous levés, M.Langlois, de Montréal, M.Langlois, de Saint-Sauveur et M.Séguin se prononcèrent en faveur de l'amendement.Applaudissements bruyants et prolongés de l’opposition, que le premier ministre accueillit assez bien.Puis le vote contre la motion ins-•rit, M.Prévost demanda l’appel (h-s noms et finalement signala au président l’absence du nom de M.Doris sur la liste des votants.On ni demanda pourquoi il ne votait pas.“Je me suis levé, mais je suppose qu’on ne m’a pas.vu,” répondit M.Doris, -fe vote pour l’amen-lement.” Nouveaux applaudissements de la gauche.Sans l’absence le quatre membres de l’opposition, celle-ci enregistrait aujourd’hui le dus gros vote de la session en sa, faveur.Le succès n’est tout de même jas à dédaigner, et M.Gouin songe, à, temps à proroger au plus vite.Peste à savoir si on le laissera faire comme il l’entend.Autre'affaire d’où le gouvernement sort plutôt frippé.Quelque part, dans le district de Bedford, est un nommé Janson,ancien hôtelier.Deux fois on'l’a poursuivi pour vente de boisson sans licence.La première fois, Junson a gagné sa cause.lTn samedi veille du dimanche gras, on est allé de nouveau chez lui où l’on a saisi un flacon de gin entamé et un on deux pots de vin.M.Bernard qui relate ces faits n’a pas d’objection à ce que l’on punisse sévèrement ceux qui enfreignent la loi.mais il se demande s'il n’y a pas un peu de persécution dans ce •as-ei.Sur la foi de trois témoins, M.Bernard déclare en outre, que les deux officiers qui ont opéré la saisie ont fait comprendre à Mme Janson et à.un M.llaekett que si Hhefford élisait, un député rouge, il y aurait peut-être moyen d’arrêter ces saisies.Cela fait tressauter d’indignation, apparente au moins, M.Gouin qui tient à passer pour un ami dévoué et même un.protecteur de la tempérance, se lève et, demande à M.Bernard de lui -donner les noms des deux officiers qui auraient fait cette déclaration.Je ne le puis, répond le député de Khefford, parce que ces noms m’ont été donnés sur promesse que je ne, les mentionnerais pas.Et M.Gouin de rire un peu, très peu, ear M.Bernard ajoute aussitôt : ce (pie je ne puis dire au premier ministre, le premier ministre peut, le savoir en le -demandant à son voisin, le trésorier provincial.Le premier ministre tente encore de riposter, mais M.Bernard le tient a lui offre de payer tous les frais de transport, si le gouvernement- veut faire venir les trois témoins dont il parle, si ces témoins ne corroborent pas scs déclarations.Et il ajoute qui' l'admhns tration de la loi des licences est faite de telle façon dans le district de Bedford, que le comté de Brome où U n’y a pas de licences, est inondé du produit des saisies opérées ailleurs, produit que l’on revend pour presque rien à des personnes de Brome qui les revendent ensuite •mus permis.Tout cela remet, pour un moment, sur le tapis, toute la question des licences.M.Prévost demande ce que l’oH fait des boissons saisies; D'après une réponse à une interpellation faite la semaine dernière, il paraît clair que ceux qui la saisissent, la boivent, ou bien qu’elle sert à ri ’autres fins.Parfois, elle sert aux élections, déclare M.Prévost, et il y a même des officiers chargés «l’administrer la.loi qui cabalent et, font boire le jour même des élections.Le premier ministre n’aime pas ce genre de remarques ’et dit à M.Prévost qu’il aura beau faire six discours de ee genre par semaine, il n‘empêchera pas le gouvernement de faire sou devoir, parce que c’est un gouvernement ami de la tempérance.Quant à M.Francis Arcliambeaull, visé par le député de Terrebonne, le premier ministre le proclame l'un des citoyens les plus éminemment respectables de Montréal.M.Robillard tient à déclarer qu’il n’a pas eu connaissance de boisson employée durant son élection; tout ee dont il a eu connaissance, c’est, (pie cette élection lui a, coûté plusieurs milliers de piastres.Les professions de M, Gouin concernant la tempérance ne changent pas l’opinion du député de Jacques-Cartier qui trouve l’attitude du gouvernement d'une hypocrisie raffinée.On dit couramment à Montréal et depuis longtemps que les hôteliers sont de gros fournisseurs à la caisse électorale du gouvernement.M.Gouin nie.Il accuse aussi l’opposition d’avoir été plus ou moins favorable à la dernière loi des licences.M.Giard lui rafraîchit la mémoire, en démontrant que l’opposition a, instamment demandé au premier ministre de décréter la fermeture à dix heures par toute la province dans les villes comme dans les campagnes, et que le gouvernement a refusé.Voici maintenant une motion qui nous ramène à l'administration des Terres.Bile a- pour but de permettre au député dp Terrebonne de signaler les nombreuses faveurs dont M.Miquelon, un spéculateur sur le bois, est l’objet de la part du gouvernement.M.Prévost prétend (pie dans le dossier concernant, la coupe de bois dans la région de l’Ottawa.que l’on a produite sur sa demande, il manquait toujours une ou des pièces très importantes.Aussi il y a eu sur les pillages de Mi quelon des rapports de M.Pie hé, de M.Graham et.de M.Boisvert, trois officiers du ministère des Terres.M.Piehé dit que Miquelon doit au gouvernement $1,850; M.Graham ajoute que Miquelon doit $49.80; et Boisvert affirme, de son côté, que Miquelon doit, $l(i2.D’après une réponse du gouvernement, ces sommes n’auraient été que partiellement payées.Pourquoi ?Pourquoi le gouvernement hésite-t-il entre la parole de ses officiers et celle de Miquelon ?Le minist re répond que le rapport tie M.Piehé se trouve dans le dossier 127 et que si les sommes h’ont pas toutes été payées, c’est parce qu’il y a des difficultés qui se présentent.Le fait est.ajoute-t-il, que si le ministère mérite quelque reproche, c’est pour être trop sévère.Pour le colon, riposte immédiatement M.Lavergne, mais pour le spéculateur, voici une nouvelle preuve qu’il n’est pas maltraité.Miquelon est un spéculateur, cela est connu, le gouvernement le sait, et il protège Miquelon .tandis que si un colon est le moindrement en faute on le punit, et sévèrement.En deux mots: le pillard qui dépouille la terre pour son profit personnel est, protégé, tandis que le défricheur qui tout en travaillant pour lui agrandit le domaine habité de la province ne l’est.pas.* * * Ce soir, la Cliani'brc va.et vient d'un bill privé à l'autre sans pouvoir en adopter un.M.Lavergne croit que l'amendement proposé par la ville de Montréal an bill des tramways devrait être rejeté, parce qu'il n’est pas rédigé dans l'une des deux langues officielles de ce pays.Quand vient l’étude du bill incorporant la Brompton Bulp and Laper Go.le député de Montmagny s'oppose à ee que l’on procède, tant que les documents qu’il a demandés ne seront pas produits.M.Allard plaide que ces documents nécessitent beaucoup de recherches.L'opposi tien offre de voter quelques crédits, mais le premier ministre ne mord pas.Enfin, dans l’impossibilité de procéder davantage on propose l'ajournement.M.Allard en profite pour faire l’éloge de M.Taché, qui a vu.dit-il, se réaliser le voeu qu'il exprimait de mourir à son poste.Le Quatuor Dubois remporte hier| soir un grand succès à la salle Windsor.Devais, un auditoire nombreux, at-tentit et enthousiaste, Je quatuor àj cordes Dubois a donné hier soir un splendide concert à la salle Windsor.A la fin de chaque numéro, les artistes furent l’objet d’une ovation.L’auditoire témoigna tout spécialement de son admiration pour le 9e.Amiante du quatuor de Dubussy.Le quatuor Dubois est l’organisation la plus parfaite de ee genre qui ait jamais existé à Montréal.Le jeu des artistes est très soigné et on remarque beaucoup d’ensemble et de goût dans l’exécution de toutes les oeuvres.M.Hector Dansereau, pianiste très distingué, joua de charmante façon la Barcarolle de Kachmaninoff.Rappelé, il interpréta avec un rare brio le Kamenoi Osteroro, de Rubinstein.Bref, magnifique soirée dont l'auditoire gardera longtemps le souvenir.LES APRES-MIDI DU WINDSOR Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaught ont accordé leur patronage aux après-midis musicaux de la salle Windsor.Samedi prochain, Signor G.Campanari, premier baryton de l'Opéra Métropolitain qui a fait sa renommée dans le rôle de Figaro, inaugurera la série des après-midi de musique.Le Torroador, de Carmen, est l’un de ses morceaux favoris.Il le chantera avec plusieurs autres.L’ouverture de cette série de concerts par M.Campanari est un gage de succès assuré pour l’entreprise.Mlle Marini, âgée de dix-huit ans, soprano légère, fera ses débuts en même temps.Aux concerts subséquents, on aura l’opportunité d’entendre Mlle Myrtle Thornburgh, une jeune Américaine, dont la voix de soprano est fort belle; M.Paulo Gruppo, le distingué violoncelliste; la superbe pianiste Katherine Goodson, et puis, le 27 avril, on applaudira Mme Gerville Reache,une artiste dont la voix de contralto a.fait courir tous les amateurs de musique en Europe et aux Etats-Unis.Tous ces concerts commenceront à.9 heures .90 précises.Mme PAWLOSKA AU CONCERT CLEMENT C’est décidé, M.Edmond Clément, le plus illustre des ténors français, donnera son concert à la salle Windsor, le 28 mars prochain.Nous publierons dans quelques jours le programme des romances et extraits d’o ocras que chantera le grand artiste.Nous ( apprenons avec plaisir que Mme Olga Paw’toska, soprano dramatique.de l’Opéra de Montréal, prendra part active au concert.C’est un attrait de plus pour cette soirée musicale qui, n’en doutons point, sera fort belle.Mme Pawloska n'est qu’à ses débuts.N’empêche que durant la saison d’opéra écoulée, elle conquit l’admiration du public par son aisance eu scène et la remarquable beauté do sa.voix.Plusieurs prédisent qu’avant longtemps Mme Pawloska sera l'un des plus grandes cantatrices du monde.Et c'est une Canadienne, née sur les bords du Richelieu.Le procès des empaqueteurs Chicago, 13.— l.o juge de district George A.Carpenter a refusé d’acquitter les dix empaqueteurs accusés de violation criminelle de la loi Sherman; le jury décidera de la culpabilité ou de l’innocence des accusés.La cour a aussi renvoyé la requête, demandant de rejeter les paragraphes ajoutés par le gouvernement dans l’accusation pour accuser en outre J.Ogden Armour et Thomas .T.Connors d’avoir conspiré pour restreindre le commerce.Le duc de Marlborough Londres, 14.— Le duc de Marlborough est tombé de cheval et s'est fracturé l'omoplate pendant une chasse à Melton Mowbray, Leicestershire.PardesboS Raglan $15 à $30 ES faits se rapportant à la confection Semi-ready, voilà ce qui vous intéresse.Vous voulez savoir si oui ou non ia prétention qu’elle est supérieure à la meilleure confection du “ tailleur “ est vraie ou simplement épigrammatique.' Vous pouvez voir, et essayer à nos frais, car nous appuyons la garantie Semi-ready de notre garantie personnelle.Vous pouvez ne pas connaître Semi-ready; les fabricants sont éloignés ; mais vouo nous connaissez, et nous les connaissons.Voilà les liens qui devraient nous unir si l’on veut obtenir satisfaction.Nous disons: “Satisfaction à $15.00 et $20.00; Perfection à $25.00, $30.00 et $35.00.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES I SEPARATIONS Réparations de meubles de tout cenre, rembourés avec soin, matela* refaits, remis à neuf, 81-00 $ plujnea désinfectées.Charles Turcot, 435 visi-! tation.Tél.Bell.Est ÎÎ0.5.EUGENE BOURASSA & CIE 631 rue Sainte-Catherine Est Rodrigue Sangéler, Jr., 256-258 rue St-Jacques Riley Hern, 505 Ste-Catherine Ouest, près Peel Est-ce bien la fin de la grève ?LA FAMEUSE GREVE DE LAWRENCE EST SUR LE POINT D’ETRE REGLEE A LA SATISFACTION DES OUVRIERS DES FILATURES.Lawrence, 14.— On espère que la grève est sur le point d’être réglée et d’une manière avantageuse pour les ouvriers des filatures.Il y a neuf semaines que la grève est commencée, et, il s’est passé bien des événements regrettables.La proposition de 1’American Woollen Co a été approuvée par le sous comité de la grève.Cette proposition augmente les salaires de 5 à 25 pour cent, accorde temps et quart pour le travail sinérogatoire et pourvoit à la réorganisation du système de primes.Hier soir les grévistes ont eu une grande assemblée démonstrative avec beaucoup de déploiement extérieur.Si la grève est réglée bientôt, 10,-000 ouvriers retourneront aux usines.-* -1- Aux Médecins La pharmacie Lecours et Lanctôt, coin Saint-Denis et Sainte-Catherine, fait une spécialité du commerce d'instruments de chirurgie.- Matériel et appareil pour hôpitaux.Notre stock est varié et nos prix sont modiques.(réc.) Agression sur un constable Le constable Perron, du poste du Grand Tronc a été fort battu en tentant d’arrêter un membre d’une bande de voyous qui avaient culbuté une charrette à fruits.Le constable Perron qui vit la banda commettre ce méfait partit à sa poursuite et arrêta l’uo des voyous.Il le ramenait à la patrouille au coin de la rue Centre quand la bande toute entière l’assaillit et lui enleva son prisonnier.Malgré nombreuses blessures, il tint un our venir se défendre devant le Barreau, souffrant ainsi des dommages et une perte de temps considérables, condamne le défendeur à payer $119 et les frais de la cause.A LA COUR SUPREME Ottawa, 12.— La Cour Suprême a entendu ce matin les appels des jugements de la Cour d’Echiquier, du district d’Amirauté de Québec, dans les causes du Cauadien Pacifique contre le navire Kronprinz Olav, et le navire Montcalm contre John Bryde.Cette cause est le résultat d’une collision, entre les deux navires précités, survenue le 24 septembre 1910, près de f>t-Jean Port Joli .Il n’y a pas de plaintes quant aux lumières que portaient les vaisseaux, mais chacun accuse l’autre de n’avoir pas observé les règlemeuts maritimes prescrivant la manière de naviguer dans les endroits étroits du fleuve.Par jugement de la Cour d’Amirauté, sous la présidence du juge Duulop, les deux navires avaient été trouvés tous deux coupables et condamnés resjiec-tivement à $20,000, ce qui est la moitié des dommages causés.L’appel de cette décision est, devant la Cour Suprême dont le jugement est remis.EN COUR SUPREME Ottawa, 14.— Un avis a été donné, lans la Cour Suprême, que l’audition les appels, pour la province d'Ontario, aura lieu le jeudi, 21 mars prochain.Les plaidoiries, dans la cause du “Monfralin” vs le ‘‘Kronprinz Olav” sont terminées et le jugement a été réservé.La Cour entend aetuellement la cause de la Compagnie Electrique Saint Georges vs Girard.Nous garantissons qu'ils réduisent la taille d’un à cinq pouces.Chez tous les marchands.WEINGARTEN BROS., Inc., Broadway & 34th St., New York Notre réserve de charbon commence à diminuer dépêchez-vous : notre clos est cependant le mieux fourni, lorsque nous en manquerons tous en manqueront BOi» Charbon Toin et Grain» 1752 RUE IBERVILLE Tél.Bell St-Louis 4653 Cornellier et Joly SOUS PRESSE: Le Miroir des Jours (POÉSIES) par ALBERT LOZEAU, Un Beau Volume de 250 Pages.Xipi > a » ï -T ris ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES J.A JU’jix 1>\I I ^ 1 , VOITURES DOUBLES A LOUER JITAHI.I EN INOS 24 RUE SAINT-URBAIN .355 RUE CENTRE.Téléphone Main 1399 Tél.Main 3514 Politique Canadienne Convention Conservatrice LE CHOIX DU CANDIDAT DANS LE COMTE DE STANSTEAD A ETE FAIT DERNIEREMENT.Collision en mer New-York, 11.— Le "City of Savannah’’, gros natlre de la OÜcean Steamship Co., a frappé le petit paquebot, “Navahoe”, à l’entrée d« la baie, l^es deux navires sont fort endommagés, mais ont pu se rendre au bassin do radoub.L’accident est dû à la fumée qui empêcha le capitaine du ‘’N'avalioe’’ de.voir le “ City of Savannah.Columbus, Ohio, 14.— Le jury a I rendu un verdict de culpabilité dans le cas du sénateur d’état, L.P.Andrews, accusé d'avoir accepté des pots-de-vin en rapports av,v une 16-gjs-latioa sur les assurances.Une grande convention a eu lieu A Ayers’ Cliff, le chef-lieu du comté de •Stanstead, pour le choix ifun candidat conservateur aux prochaines élections provinciales.11 y avait au-delà de cent délégués venus de tou,, les points du comté.Plus do deux cents personnes s’étaient aussi rendues à l’endroit où devait avoir lieu la convention, pour assister A, l’assemblée et entendre les discours qui sont ordinairement prononcés en pareil cas.La convention était sous la présidence de M.A.G.Clough, de Ayers’ Cliff, le président, de l'Association conservatrice du comté.Les délégués, aprè.s quelques minutes de délibération ont offert la candidature à M.Norbert Gendron, marchand de Magog, candidat aux dernières élections provinciales.M.Gendron les remercia de cet honneur, mais il a décidé, à cause de scs nombreuses occupations dans le commerce, de ne plus se présenter.Mais en même temps il leur a dit que tous les conservateurs du comté, qu'il connaît bien, étaient d’opinion qu'il n'y avait qu’un candidat on vun dans le comté et que c’était M.G.IL Kt-Pierre, avocat, de Rock island, et H proposa que la candidature lui fût offerte.Cctto proposition fut acceptée avec enthousiasme.M.St-Pierre, appelé à prendre la parole, accepte la candidature et renier cie ses amis de i’houneur qu’ils lui font; il déclare qu’il fera tout en son pouvoir pour mener de nouveau le drapeau conservateur à la victoire.Une grande assemblée publique a i été tenue après la réunion des délégués.Des discours ont été prononcés par le candidat, et par MM.Norbert Gendron, F.Ilackett, G'.R., Geo.W.Paige, W.L.Ilunteef, C.R., et Alfred Tourigny, avocat do Magog.LES DECLARATIONS DE M.BEN-' NETT i Calgary, 14.— Le discours prononcé à Montréal par M.Bennett, où ce dernier a déclaré que les Américains immigrés nu Canada pourraient devenir do bons Canadiens s’ils n'avaient pas hérité de la haine de la Grande-Bretagne, a créé ici toute une sensation dans les cercles de la politique et des professions libérales.Des protestations se font entendre tant parmi les Canadiens que parmi les Américains, Un bill de Fhon.M.Rogers IL EST DESTINE A PROLONGER LE DELAI ACCORDE POUR L’OCCUPATION DE TERRES CONCEDEES AUX VETERANS.Ottawa, 14.— Le bill de l’hon.M.Robert, Rogers amendant le ‘‘Volunteer Bounty Act” a été présenté à la Chambre des Communes hier après-midi et il a subi sans discussion sa deuxième lecture.L’objet de ce bill est de prolonger jusqu’au .‘il décembre 1912, le droit d’option sur les terres publiques accordées aux soldats volontaires auxquels elles ont été concédées et qui désirent exploiter c.cs terres eux-mêmes.Le temps accordé primitivement pour l’occupation de ces terres avait été fixé au 31 décembre 1910 par la loi de 19(W, puis prolongé jusqu’en .1911.C’est uu nouveau prolongement de délai qui est accordé par le bill de M.Rogers.Les certificats sont rachetables par le gouvernement pour la somme de $.’300.A ce prix, l’ensemble des concessions faites aux vétérans s’élève à environ $125,000.LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE North Rny, Ont., 14.— Une nombreuse délégation est, attendue aujour-u oui.Klie vient presser les ministres de hâter la construction du canal do la Baie Géorgienne.Les délégués de North Bay et du Té-miseaniingue sont au nombre do plus d’une centaine.Ils sont partis hier soir en trois wagons particuliers.Des représentants de Calgary, de Montréal et de Québec sont également attendus.L’on croit, que la délégation comptera plus do cinq cents personnes.COMMISSAIRE DU COMMERCE Ottawa, 14.— M.Richard Grigg, qui, depuis quatre ans, était commissaire britannique de l’immigration avec quartiers-généraux à Montréal, vient d’être nommé par l’hon.M.Geo.Foster commissaire commercial du Canada.C’est un nouvel emploi quel’hon.M.Foster vient do créer pour la réorganisation du personnel des commissaires de commerce du Canada.La nomination de M.Grigg est considérée comme exe.ellente.Le nouveau titulaire occupera la position d’un sous-ministre, & un salaire de $5,000 par an-née» E DEVOIR.Jeudi, 14 Mars 1912.Féminine Notre L’OISEAU BLEU Lettre de Fadette Ils étaient trais dans mon petit salon, la chambre était pleine de la fumée, bleue de leurs cigarettes dans laqtteMe.flottaient pélcniéle des jtaraeloxes et des pensée philosophiques, et à la longue on distinguait mal les uns des autres, (t’était l’éternelle histoire: on posait le problème, autour duquel s’agitent les hommes et les femmes, et qui ne peut être: résolu que par l’entente raisonnable et la sympathie vraie d cires humains (pii désirent s’accorder.Ces messieurs affirmaient modeste-m0 rue Cathédrale.T.a cérémonie dolt commencer &, & 1-2 h., il y tturn sermon.¦eux que consume le désir de “parai Ire”.Vous comptez sur les innombrables cheveux de l'occasion dont la calvitie, dit-on, est presque complète.Vous gardez encore certains préjugés faux qui vous privent des joies les plus fréquentes et semblent arrêter le geste exquis de votre bonté.Vous ne savez pas “vouloir”, parce que vous êtes des “hésitante^5' et que vous ne discerner, pas toujours clairement ce que vous voulez.Enfin, vous ne vous appuyez pas avec assez de force sur vos amitiés, vous les entourez de trop d’illusions, et c'est ainsi qu’elles vous déçoivent.Apprenez à en jouir d'une façon meilleure.Fortifiez-los de votre tendresse, elles n’eu se rent que plus solides.Il importe enfin «pie vous n'ayez plus ecs Inquiétudes et cos (erreurs que vous appellerez plus tard “les papillons nors” de votre jeunesse, à l'heure de choisir la voie pour '‘laquelle "ou êtes fanes." Chacune de vous a un rôle à jouer, ne l’oubliez pas.Tout concourt à la bonne harmonie de la nature, comme toutes les Intelligences et les volontés à la progression de la société.Si le monde va parfois de mal en pis, prenez-vous-en à pous-mè-nies.Le» femmes, quand elles le veulent, peuvent beaucoup.Enfin, ne vous soumettez pn» toujours à la vie, essayez de la rendre conforme à vous-mètnes.et.s'il vous faut l’accepter bon gré mal gré, accepiez-la de la meilteu-ro façon, tirez-en tous les avantages possibles, profitez do tontes les situn-tions qu'elle crée, comme un bon général rnerohant à profiter de tout(>s les positions de l'ennemi.Ne soyez yoint des révoltées, des dé-.Cour âgées, mais des laborieuses et des patientes, Certaines parmi vous se plaignent de la monotonie de l'horizon borné de leur existence.Un grand L’homme qui ne se contente de peu ne se can fente do rien.—Epi cure.# « • Il n’rsl point de vertu proprement dite sans victoire sur nous-mêmes, ci tout ce qui ne nous coûte rien ne vaut rien.—J.de Maistre.» • • Le sens divin de la, vie réside dans l'accomplissement de, nos devoirs d’état: nous devons dépenser nos désirs de grands devourments dans les petites besognes de chaque jour, fatigantes souvent et presque toujours sans éclat.* * * La tendresse qui se contient est d’autant supérieure à celle qui se livre que l’acier trempé est supérieur au fer.—Père Di don.• • • Le travail ardent est la prière de l’intelligence.—Père Gratry.« • • Il y a plus de charme d ruiner ses défauts à force d’épanouir sa vie, qu’à ramener toute sa vie à ruiner ses défauts.—Antonin Éy-tnien.C’est une page piquante prise dans un livre de Jean-Paul Richter.Jacqueline est une amie de l'auteur qui, interrogée par lui sur l’éducation que les jeunes femmes donnent en général, lui a fait sa confession par écrit.Combien de petites mères canadiennes pourraient la signer, vous en jugerez: ‘‘Je confesse devant Dieu et devant vous que je suis une pauvre pécheresse pédagogique qui ai violé maint commandement de Rousseau et de Campe.J’avoue que je n’ai jamais vraiment appliqué un- principe quelconque un mois de suite, ni jamais plus d’une heure ou deux ; que j'ai souvent défendu à mes enfants de faire une chose sans observer ensuite s’ils la faisaient ou non ; que dans les moments où nous nagions eux et moi, dans une mer de bonheur, je n’ai jamais su rien leur refuser de ce que, sans cela et en froide raison, j’aurais dû refuser absolument; que je les ai gâtés tout particulièrement, (soit de leur fait, soit du mien) en deux saisons, la plus ensoleillée et la plus embrumée.N’ai-je pas fait pis, encore?N’ai-je pas dit plus d’une fois à ma Bella, ni plus ni moins qu'à mon caniche: “Faites la belle” quand il y avait des étrangers?N’ai-je pas, à chacune de nos grandes foires, donné congé à raison des visiteurs étrangers que nous avions, et fait alors plus de cas d’un visiteur que de mes enfante?N’ai-je pas même passé des semaines à ne voir qu’une fois par jour, au déjeuner, mes deux plus jeunes, Joséphine et Pierre, uniquement parce que je voulais finir un grand travail de broderie avec une amie qui était venue se fixer auprès de moi ?Une seule considération peut tranquilliser ma conscience, c’est que j'ai pris les plus grandes peines pour donner à mes chers petits une nurse digne de toute confiance qui m’a promis de les traiter comme une vraie mère.Eh ! La punisse le ciel, si jamais elle manquait d’attention pour ces chers agneaux, si elle les perdait de vue un seul instant ou les confiait à des mains étrangères ! Je confesse encore, que quoique nullement nerveuse ni peureuse pour tout le reste, je n’ai jamais pu m’empêcher d’accourir éplorée quand j’ai cru qu’ils s’étaient fait mal.tout en sachant bien que cela les ébranle et.les amollit.Je confesse que je suis beaucoup trop prompte devant eux, même avec mes domestiques, quoique mon mari dise que c’est leur apprendre à être eux-mêmes prompts et colères.J’ai lu avec le plus vif intérêt ce livre qui ne peut manquer d’intéresser tous ceux qui aiment Schumann et veulent saisir dans ses oeuvres la oensce de l’artiste.Dans ce volume l’oeuvre de Schumann n'est pas analysée dans sa totalité, les compositions pour piano ont seules retenu l’auteur.“L’Humoresque” les “Novelettes” la Sonate en Fa dièze” sont successivement examinées par Fauteur avec une remarquable intuition artistique.Elle essaie de déduire la psychologie du compositeur de l’étude de ses oeuvres et, d’autre part, elle pénètre sa vie, interroge ses biographes et recherche les causes qui ont déterminé l’éclosion de telle ou telle des pages du maître.De là dans ee livre une partie biographique qui n'est pas la moins attachante.Toute la pensée de Shu-mann, les élans de son impérieuse vocation artistique, la difficulté de ses débuts, contrariés d’abord par une mère craintive qu’il adorait et dont il respectait les moindres décisions, tout cela nous est conté avec une sympathie communicative.Puis,quand l’artiste a enfin trouvé sa voie, quand il peut céder aux impulsions de sa nature d’une sensibilité artistique que nul autre peut-être n’égala.Madame d’Albert nous indique un des côtés de cette belle nature qui n’a peut-être pas été mise en lumière jusqu’ici, c’est Schumann “impressionniste”.Schumann, passionnément épris de la nature et traduisant en musique, par une sorte d’intuition géniale, les sensations les plus fugitives et pres-oue demi-conscientes qu’elles provoquaient dans son organisme surexcitable.Enfin nous arrivons aux douloureux derniers jours, alors que l’artiste martyr de son génie qui l’use et le maltraite, se déséquilibre et sombre définitivement dans la totale ineonscience.Triste page que nul ne peut lire sans émotion.Lamentable évocation que celle de ee malheureux fou qui fut le délicieux maître de Ztveickan.Ce livre aidera puissamment ceux qui veulent interpréter Schumann à pénétrer son âme profonde, vibrante et tendre.Schumann expliqué et compris par une femme, c’est l’exquis dans le beau.parfum encore, essayer rie les plonger quelques heures dans l'eau de savon.Vous les retrouverez toutes fraîches.Il faut connaître les goûts et les propriétés des fleurs que l’on veut conserver.Au contraire de la violette, le muguet ne supporte pas d’avoir la corolle mouillée, et il vaut mieux le mettre à l’aise- dans un vase de vaste encolure rempli d’eau additionnée de sucre ! Les lis résistent très longtemps et les boutons éclosent dans l'eau aussi merveilleusement que.si la plante était en terre.Ixis roses d’été se conservent facilement pendant plusieurs jours dans de l'eau bien fraîche et fréquemment renouvelée.Pour les roses de serres, re-muez-Ies le moins possible.Mettez-les simplement au frais chaque soir et ajoutez un peu de sel à l’eau où baignent leurs longues tiges.La fleur la plus capricieuse est l’oeillet, et les fleuristes eux-mêmes n ont pu découvrir le secret de leurs caprices.Parfois les œillets se conservent huit ou quinze jours, parfois ils se flétrissent après quelques heures, conservez-los dans l’eau pure et eoupez le bout des tiges tous les jours.Pour conserver les plantes à tiges charnues : narcisses, tulipes, etc : ayez soin de changer l’eau matin et soir et dès qu’elles commencent ù se faner, mettez un tiers de la tige dans l’eau très chaude ; à mesure que l’eau æ refroidit, les fleurs se redressent et redeviennent fraîches.Coupez la partie qui a baigné dans l’eau chaude avant de les remettre dans l’eau froide.Le lilas résiste bien, mais il faut éviter de lui laisser passer la nuit dans les salons surchauffés et dont l’air est par conséquent vicié.Défaites donc tous les soirs gerbes et bouquets.Coupez le bout des tiges des lilas et mettez les fleurs bien à l’aise dans une large cuvette remplie d’eau légèrement salée.La tige seulement doit baigner, — plaoez-les dans un lieu obscur et frais.Ecartez vos fleurs autant que possiMe do la proximité dœ radiateurs ; la chaleur est mortelle pour leur conservation.TANTE POT AU PEU.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR F.Causerie Ménagère BLOUSE POUR DAME Les noms des rues L’ingénieur en chef de la ville, M O.Tanin, fait rapport aux commissai res que plusieurs noms de rues font double emploi et qu 'il conviendrait .le les changer.Tl recommande aussi qic les rues qui portent des numéros dan:: Ahuntsie, Bordeaux et Saint-Denis prennent de» noms et que tous ees changements se fassent assez, têt pour l'Almanach Lovell.Les commissaires ont renvoyé D question à la commission échevinole des noms do rues.Ce modède fait voir les caractéristiques ici _ , ., Plus attrayantes des styles de la saison : Je ne Voudrais pas.uans mes cause- manches garnies et fermeture sur le devant, ries, Vous donner 1 idée d une vieille j La chemisette est detachable et les man-Tante Pot-aU-Feu qui ne s’occupe que 1 rhes peuvent être longues ou courtes.On , , .- ,, , , , , 'Peut sc servir de satin, de cachemire nu du clrs choses essentielles a .la bonne te- j mohair, et le vêtement peut être fait sépard mie d'une maison ni qui ne sait pas , ou comme partie d’un costume complet avec ) avoue* encore nue io TU* suis ! s’arrêter à ee qui en fait le charme et i jul’t Empire.jamais’ s( prompte » m'amperta, i'* «•*»• « f.l p*.lnv rt pourquoi.OT1 que c est le seul moyen de mar- : .loq, couper chaque jour l'extrémité le quer notre ran#.Malheureusement ! la tige au eisonu.Tour conserver la je dois avouer que toutes mes filles ; pureté de l’eau, il est bon d y mettre un peu de charbon de bois ou du gros Sel.Un moyen très euriiux de eonserver et même de ranimer les violettes, e'est sont vaines malpré tous les sermons que je puis leur faire en m’habillant.Que Dieu me pardonne seule-,de les laisser baigner tout entière» dans l’tau savonnée pendant une nuit.Il faut nue In corolle baigne autant nue la tige.Si vos violettes ont été flétries par la chaleur de l'appnrte-mont alors qu Viles exhalent tout leur ment toutes 1rs finîtes que j'ai faites avee de bon nos intentions: je serai contente d'être punie du rest»-” JACQUELINE.COUPON Département des Petrous eu "De.Ecrivez lisiblement.PATRON No.5,746 Nom.No.Ville Une Mesure du bu&'.e .De tollle.Quand vous désirez nn petron soit pour miette nu enfant, ne mentionnes famnis ia mesure; mentionnez P âge seu.lement.Envoyez ce coupon nprts que vous l'auras rempli au DEPARTEMENT DES PATRONS, AU "DEVOIR", avec 10 centa, soit en tis>-bras ou en argent et le patron ci-dessus vos* •era envoyé quelquss ionra «pria. LE DEVOIR, Jeudi, 14 Mars iai£.CAUSERIE LITTERAIRE Les voix champêtres, par Hector Demers l'ii cette fin de février, à la veille de l’arrivée des “corneilles” a vant-courrières du printemps, M.Hector Demers nous présente “ses voix champêtres,” son premier volume de vers.C’est un premier volume, ce ne sont point des juvenilia.L’auteur ne s’est pas cru obligé pour grossir son volume de nous servir des esquisses chevillées et émaillées d’impropriétés, il a attendu pour affronter la publicité ¦1 avoir une certaine maîtrise de sa langue et l’aisance dans le maniement du vers.Ses quatrains de huit syllabes ne manquent pas de grâce, ses alexandrins de forme «•lassique ordinairement, sonnent bien à l'oreille.Il se permet assez rarement l’alexandrin bicesuré.11 nous semble pourtant que quelques-uns de ces derniers n’ont aucune sorte de rythme: Nous sommes pour vous la source de tant d’alarmes.t'ii ce monde ils sont la Providence secrète.Ces vers devraient être coupés en trois parties à peu près égales pour que l’oreille pût percevoir quelque périodicité de mouvement.Hans cette perception nous tombons dans l’anarchie rythmique.C est ainsi que Verlaine et certains symbolistes se permettent des vers de onze syllabes ccsurés au petit bonheur.Lt puis M.Demers nous donne du sien.Il peut dire avec Musset: Mon verre n’est pas grand, mais je bois dans mon verre.Donc pas de décalque de Musset, pas de faux air de Vigny, ou de A erlaine, pas de sonnet opulent ou l’on cherche inutilement une idée sous la rime calembour, pas de ccs postiches où la mémoire joue de mauvais tours à 1 originalité.M.Demers nous donne ses impressions personnelles.Nous leur voudrions certes une couleur encore plus locale, nous les voudrions surtout plus émues, mais certaines d entre elles sont observées et pleines de fraîcheur.Echappé du collège, le poète gagne avec son frère la maison de campagne.A peine de retour, écoliers hors des geôles Sur la pointe des pieds, du rire entre les dents, Nous abaissions vers nous leurs longs rameaux pendants, Afin de fabriquer pour la pêche des gaules.Le poète a vu.monter notre pivert en tournant autour de l’écorce, il a vu le petit pont bas sur la rivière : L’onde glisse au-dessous, contourne eha- que pierre Jtes berges, s’jnsinue et stagne entre les joncs.On entend le tolet crier et l’aviron Grincer lorsqu’un canot, plissant l’eau ^ brune, passe.lour que n’aille pas en dérive le canot On se retient des mains aux poutres r , de là-haut.D ou lorsqu’un paysan conduit sa poulinière Le trot du cheval fait tomber de la poussière.Pendant l’orage: On allait prendre do ] ’eau bénite Dans le creux du bénitier blanc, Kt l’on mettait sur soi bien vite Ln brin de palme jaunissant.^M.Demers se rappelle le temps où son père lui racontait des histoires le soir avant le coucher.Tu nous serrais tous deux bien fort contre ton âme Nous sentions, encor plus que celle de la flamme ha chaleur à travers nos chemises de nuit.Ce livre s'élève sans doute à la poésie, il cotoye aussi parfois la prose.Il y a trop d’impressions purement visuelles.Or on sait qu’une oeuvre d’art vaut surtout par la quantité d’humanité qu’elle renferme.Ainsi nous aurions été charmes de trouver mêlées à ces descriptions et a ces impressions, tant de coutumes canadiennes, chrétiennes et spirituelles, et qui Iransportent du coup aux sommets de la poésie.Par sa sensibilité et son subjectivisme, M.Demers se rattache au romantisme lyrique; or l’originalité du poète lyrique, de l’avis de Brunetière, se révèle dans la façon dont le poète envisage les grands thèmes lyriques: Dieu, la nature, l’amour, la mort.M.Demers les a à peine effleurés, sans doute parce qu’il se propose d’y revenir, si Dieu lui prêle vie.Plus tard nous verrons donc sa conception de la Divinité, du mystère de la mort.Dans le présent volume, il nous invite à communier avec la nature.(Je n approuve pas 1 emploi de ce mot communier dont on a tant abusé, je me sers pour le moment de cette expression devenue banale) : U nature entrera dans nos yeux éblouis tu nous rendra comme elle infinis et ., sonores.rsotre âme dans l’air pur se dispersera ,, toute 1-4 nous adorerons l’univers à genoux.Cette conception panthéistique rï ^qu une manière de parler et doit être prise avec un grain de sel, car le poète ne peut souffrir plus loin que la nature soit insensible et ne le comprenne pas.Tôt nul regard vivant n’habite dans tes yenx, TCt je pars aimant mieux.L’orgueil do ma douleur que toute ta gaieté.Décidément il y a.là une pointe 8e pessimisme à la Vigny.Nous n’encouragerons pas M.Demers à.suivre cette pente.Nous, spiritua- listes et croyants, qui avons le sens de la vie, qui savons que la vie est grande et que l’espérance illumine notre tombeau, nous n’avons aucune raison d'êire pessimistes.Laissons ees tristesses à cette jeunesse française qui sans foi et sans espérance écoutait les appels de Renan à la jouissance et au dilettantisme et répétait le refrain de Verlaine : C’est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon coeur a tant de peine.“Le pessimisme, disait de Vogué, est sorti du matérialisme sceptique comme le ver du fruit “pour ri.” Voilà pourquoi cette mentalité n’est point faite pour M.De-mers, ni pour plusieurs autres poètes montréalais qui voudraient nous faire croire qu’ils ont été crucifiés au gibet de la vie.La mode est passée de porter son coeur en écharpe.La poésie de la satiété, du désenchantement, de la caducité hors de saison doit faire place à la poésie lumineuse de la vérité, de l’adoration et du courage.^ Nous félicitons en terminant M.Hector Deniers de la bonne tenue littéraire de son petit volume, de sa langue en général savoureuse, de son originalité qui s’accuse déjà, déparée parfois par une pointe de préciosité.Nous le félicitons de son acuité de vision pour les choses de la campagne et nous attendons son second volume, qui renfermera plus d’humanité et d’émotion; car quand on est jeune, on doit toujours monter vers les sommets.EDMOND LEO.LA CHAMBRE DE COMMERCE Justice pour les minorités LE PRESIDENT PRESENTERA AUJOURD’HUI A M.R.L.BORDEN, PREMIER MINISTRE DU CANADA UN MEMOIRE, ENJOIGNANT LE GOUVERNEMENT A COMMENCER SANS DELAI LA CONS TRUCTION DU CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE.— LE CANADIEN NORD EXTRAVAGANT.La prison pour dix suffragettes DIX D’ENTRE ELLES ATTRAP-PENT SIX MOIS AUX TRAVAUX FORCES.— CE QUE COUTENT LES MANIFESTATIONS FEMININES.Londres, 14.—- Dix suffragettes mises en accusation par le magistrat de police de la Cour de Bow Street pour bris de fenêtres à la démonstration du 1er mars ont été condamnées par la Cour des Sessions à la prison avec travaux forcés pour des ternies qui varient de quatre à six mois.Elles ont aussi subi un procès pour avoir causé des -dégâts évalués à plus rie $25.Hubert Darreil serait perdu ON N'A PAS EU UNE SEULE NOUVELLE DE CET £.i.PLORATEUR, DEPUIS SON DEPART EN 1910.Seattle, Washington, 14, — Des lettres de l’île de Hersehel, dans l’Ocan Arctique et de plusieurs postas du fleuve MacKenzie arrivées à Dawson disent qu’Hubert Darreil qui est parti vers l’est en 1910 est probablement perdu.On n’a pas eu une seule nouvelle de lui depuis son départ.Un hôpital pour les tuberculeux LE COLONEL BURL AND EN PAIERAIT LA CONSTRUCTION SI LA VILLE ACCEPTAIT DE CONTRI-BUER A L’ENTRETIEN.Le “RotvaI Edward Institute” fait part aux commissaires municipaux d’une offre du colonel Rurland qui construirait un hôpital d’une valeur de .$100,000 pour les tuberculeux à condition que les frais de maintien seraient à la charge de la ville ou du gouvernement.Le gouvernement provincial a promis sou appui.Les dépenses d’entretien seraient de $21,000 par années et l’Institut demande à la ville, d’assumer les trois-quarts de ces frais.La ville pourrait facilement faire sa part à même le legs Meurlitig, dit, la lettre.Les commissaires ont promis d’étudier la question.A la réunion régulière du Conseil de la Chambre de Commerce, tenue hier après-midi, on a fait lecture de la résolution suivante que M.Armand Cha-Iput, président, présentera aujourd'hui |à Thon.R.J.Bortien, prcm'ier minis-Are du Canada.i J el que nous l’avons dit récemment, la Fédération des Boards of Trade doit insister aujourd’hui auprès du I Gouvernement afin qu’il fasse immé-idiatement commencer les travaux de ; construction du canal de la Baie | Géorgienne.i Au Irès Honorable R.L.Borden.Premier Ministre du Canada.Ottawa, Monsieur le Premier Ministre.Appelés à Être auprès de vous et de vos collègues, les interprètes de la Chambre de Commerce du district de Montréal, qui recrute scs membres parmi tous les grands négociants et hommes d’affaires de la métropole et de ses environs, nous prenons la liberté do réitérer avec espoir la demande de la construction immédiate du canal de la Baie Géorgienne.S étant toujours plu à être le porte parole du monde commercial canadien-français de notre rég on, notre Chambre de Commerce est.depuis quinze ans, on instances pressantes auprès des divers gouvernements pour obtenir .la réalisation de ce grand projet national.L’(impatience vraie, sincère, et raisonnée de l'opinion publique qui se manifeste aujourd’hui, d’uno façon si éloquente ne vous indique-t-elle pas que le temps d’agir est maintenant arrivé ?D’ailleurs, que sert-il d'insister ; autant que nous tous, M.le Premier Ministre, vous êtes convaincu que la construction du canal de la Baie Géorgienne 'conservera le commerce du Canada dans des canaux canadiens ; qu’elle assurera le développement de nos richesses nationales et qu’elle contribuera à donner à notre pays, un moyen de dtlense inexpugnable ; Maintenant quand les hommes d affaires do la métropole demandent la eonstruction du canal do la Baie Géorgienne, ils no songent pas seulement à leur intérêt propre ; ils croient que co projet aura pour avantage do rendre plus étroites et plus intimes, les relations commerciales de toutes les parties du Canada.N’est-ce pas ce sentiment unanime qu4 a amené aujourd’hui auprès de vous les délégués do l’Ontario et de Québec ?La réalisation de ce grand projet, qui jettera un si grand renom sur votre gouvernement, contribuera à rendre plus étroites aussi les relations du Canada et de la Mêre-Patile à qui la construction du canal de la Baie Géorgienne assure une route par eau absolument à l’abri d’un coup de main en temps do guerre : cette rouie traversant entièrement le sol canadien à l’intérieur des terres.Le problème du trafic de l’Ouest est un de ceux qui, chaque année, cause des inquiétudes sérieuses aux gouvernements et aux producteurs.Eh bien, nous dirons comme un jour un grand 1 n a acier anglais, M.Arthur Grenfell : Ce qui résoudra le problème du commerce de l’Ouest à tout jamais, sera la construction du canal de la Baie Géorgienne.f.es chemins de fer serviront faute d’autros routes : mais je suis convaincu que les destinées commerciales du Canada reposent dans ses cours d’eau naturels.” Enfin, nous demanderions au gouvernement fédéral do ne pas aliéner ses droits en permettant à des compagnies privées la construction de ce canal, mais d'en faire une voie nationale pour conserver au pays et aux futures generations tous les bénéfices que ne peut manquet de comporter cette importante entreprise, comme patrimoine national.A PROPOS DU CANAL WELLAND Si nous ajoutons foi aux rumeurs qui ont cours, ce serait, paraît-il, l’intention du gouvernement d’ajourner le projet du canal de la Baie Géorgienne pour consacrer plusieurs millions à l’agrandissement du canal Welland.Qu’il nous soit permis, au nom de l'institution .que nous représentons, d’enregistrer notre désapprobation à co sujet.Comme pour le projet du canal de la Baie Géorgienne, la Chambre de Commerce du district de Montréal s’est intéressée au canal Welland, et chaque fois que cette question lui a été soumise, elle a cru devoir protester pour les meilleurs intérêts du pays.Elle s’esl toujours prononcée en faveur du canal de la Baie Géorgienne : — lo—Parce qu’il réduisait de beaucoup la distance de Fort William à Liverpool ; 2o—Parce qu'il donnerait au commerce une voie fluviale exempte, à la différence de celle des grands lacs, des risques, des tempêtes qui entraînent tant de désastres et de pertes de vie.3o—Parce qu'en élargissant le canal Welland, le Canada travaillerait pour les Etats-lnis qui intercepteraient le trafic à Oswégo de la même manière qu’ils le détournent aujourd’hui ; ¦lo—Parce que la route du canal de la Baie Géorgienne est de 250 milles plus courte que celle du canal Welland, et que la navigation, par le canal de la Baie Géorgienne, prendrait trois jours de moins que par le canal Welland.Pour toutes ces raisons, nous vous prions.Monsieur le Premier Ministre, d’entendre et de satisfaire le vœu formulé non seulement par tout le monde commercial de la rég»on de Montréal, mats par toute la population qui l’ha bite.Le tout respectueusement soumis.ARMAND CHAPUT, Président de la Chambre de Commerce.I.e secrétaire fait part à la Chambre d’une invitation à un banquet donné nu club St-Denis, lo 21 courant, par 1 Association des Marchands Détail leurs, section des nouveautés.Lue lettre de la “Shipping Fédéra tion ” au sujet de la Construction de eales-sèehes a été référée au comité de Transports.M.J.Perreault, architecte, qui assistait à la séance, a demandé la permission do parler du Bill No 39, actuellement devant les chambres à Ottawa, et en vertu duquel — s’il est adopte — la compagnie Canadien Nord pourra construire une voie élevée de son terminus de la rue Lagauchetière jusqu’au port.M.Perreault s e>t rendu récemment à Ottawa où il a comparu devant le comité de la Chambre pour donner des informations touchant la position où se trouve la cité de Montréal vis-à-vis la compagnie.Certes, dit ÎI.Perreault, tout le monde reconnaît que le C.N.R, est un facteur puissant à la prospérité du pays et de Montréal en particulier.Mais il ne s’en suit pas que.nous devions renoncer à nos droits.Le gou-vcmem'cnt paraît disposé à s'e rendre aux demandes de cette compagnie, mais en autant que J a cité de Montré-al approuvera1 les plans qui ne lui ont pas encore été soumis régulièrement.Dr, dit M.Perreault, je n’hésite pas à dire qu’une foule de propriétaires seront ruinés si les plans soumis au comité de la Chambre sont définitivement adoptés.sse l'e, Qué., lesquelles soumincinns devront être ca chetées.adressées, séparément pour chaque bâtisse, au soussigné, et porter sur leur enveloppe, en sus de l'adresse, les mots: ‘‘Soumission pour bâtisse de détention des passagers de la première classe, à la Grosse Ile, Qué.‘ “S(«eniission pour le cottage des gar des malades, à la Grosse Isle, Qué' \ et “Hou-mission pour le laboratoire, à la Grosse Ile, Qué”.ün peut consulter les plans, devis.1rs formules de contrat et se procurer deg formu les de soumission au ministère des Travaux publics, à Ottawa, au bureau de M.H.N.Lyftburner, surintendant des édifices publics, bureau de poste.Montréal, Qué., ainsi qu'au bureau de M.A.K.Décary, ingénieur résident, Qué.Les soumissionnaires ne doivent pas oublier qu’on ne tiendra compte que des soumissions faites sur les formules imprimées fournies, dûment libellées, signées de lu main des concurrents, avec désignation de la nature de leurs occupations, et du lieu de leurs résidences; s'il s*ugit de sociétés, chaque associé devra signer de sa main la soumission et y inscrire la désignation précitée.Un chèque égal à dix pour cent (10 p.c.) du montant de la soumission, fait a l'ordre de l'honorable ministre des Travaux publics et accepté par une banque à charte devra ac corapagner chaque soumission.Ce chèque sera confisqué si l’entrepreneur dont la soumission aura été acceptée refuse de signer le contrat d’entrepriae ou n’exécute pas inté gralcment ce contrat.' Les chèques dont on aura accompagné les soumissions qui n’auront pas été acceptées seront remis.Le ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Tar ordre, R.C.DESROCHERS, Secrétaire Ministère des Travaux publics, Ottawaa, le 11 mars 1912.N.B.— Le ministère ne reconnaîtra au cune note pour la publication do l'avis ei-dessus, lorsqu'il n’aura pas expressément autorisé cette publication.GRAND TRUNK "“ystTm' Sénat américain DORENAVANT LES REVOLUTIONNAIRES DE TOUS LES PAYS NE POURRONT ESPERER POUVOIR S’APPROVISIONNER D'ARMES AUX ETATS-UNIS.Washington, 14.— Sur les instances du président Taft, ie sénat a voté hier une résolut iou qui sera certainement ratifiée aujourd’hui au Congrès et par laquelle, les révolutionnaires de toutes espèces qui fleurissent en tout temps dans les républiques du centre et du sud, no pourront plus espérer de four nitures en armes et en munitions, des Etats-U nis.Le principe de la loi nouvelle est l’interdiction de l’expédition du maté riei de guerre dans les pays avec lesquels le grande république, est en bons termes.Anticipant sur la proclamation de la mesure, le représentant du Texas, a fait donner ordre aux fonctionnaires des douanes, à la frontière du Texas, d’arrêter toutes les expéditions de l’espèce.C’est, croit-on.une excellente mesure qui empêchera bien des troubles dans ces pays en ébullition constante.On s’attend à en qu’il y ait des tentatives de contrebande et le major général Wood a déclaré qu il serait cer t.ainement nécessaire de constituer de fortes patrouilles le long de la frontière, pour empêcher la fraude.Les armes ainsi saisies seront re tournées à leur point d’origine.-f- Des soldats portugais se révoltent Lisbonne, Portugal, 14.— Toute une sefosation a été créée par la nouvelle que le dixième régiment d Infanterie en service à Bragance a traversé la frontière et s'est mis au service de la royauté.T.e gouvernement a retiré de la partie nord du pays les autres régiments qui y faisaient du servir» de crainte que |a propagande royalis te ait affaïmi leur loyauté.S*ul* double vole ferrée entre Montrée! Toronto, Hamilton, Niagara Falli, Détroit et Chicago.- TORONTO en 7 HEURES par “l’International Limité” Le train le plus beau et le plui rapide du Canada quitte MONTREAL k 9.00 a.m.tou* lee J oura.QUATRE TRAINS EXPRESS par JOUR MONTREAL.TORONTO ET L'OUEST ! 9 b.m., 9.45 ».m.7.30 p.m., 10.30 p.m.La -plu» haute classe d’equippoment 1 sur lous les trains.Wagons-buffet, salon et bibliothèque sur les trains du ! jour, wagens-lits.Pullman éclairés à 11’électricité, avec lampes pour lire dans i les lits sur les trains de nuit.Montréal — Boston — Springfield Service quotidien: — 8.31 am., 8.3i) ! p.m.Prix Réduits pour les Différents Points de la Côte du Pacifique Kn force jusqu’au 15 avril inclusivement.Passage simple de seconde classe pour eb-Ions de MONTREAL, viâ CHICAGO A NELSON.VANCOUVER, VICTORIA, WESTMINSTER.C.A, SEATTLE.SPOKANE, TACOMA.Wash., PORTLAND, ^0 SAN FRANCISCO.LOS ANGELES, SAN ?yem;,cal'.MXXIC0.CI; $49-00 Prix réduits pour différents autres endroits.WAGONS-LITS POUR TOURISTES Laissent MONTREAL pour CHICAGO, les lundi, mercredi et vendredi à 10.30 p.tu.Pour l'accommodation de passagers porteurs de billets de première ou de seconde classe.Raccordement à CHICAGO avec convois ayant dis wagons semblables.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE ?.130 rue St-Jacques.Tél.Main 6905 ou gg> re Bonavonturs.Departement des Chemins de Fer el Canaux CANAL LACHINE Louage du bassin de radoub (Tate) DES SOUMISSIONS CACHETEES adressées au soussigné et portant sur l’endos: “Soumission pour Bassin de radoub seront reçues jusqu’à la 16e heure, Lundi le 1er Avril 1912, pour le privi lège de louer, du Département des Chemins et Canaux, pour la période de 5 ans ou dix ans lo bassin de radoub du Canal Lachine (Tate).On peut se procurer un plan du bassin do radoub et toutes les informa tiens nécessaires au bureau de l’Ingénieur surintendant des Canaux de la Province de Québec, No 2, Place d’Armes, Montréal.Le département ne s'engage à ao.ccp-ter ni la plus basse ni aucuuo des soumissions.Par ordre, L.K.JONES, Secrétaire.Département des Chemins de fer et Canaux, Otawa, 8 mars 1912 Les journaux insérant cette annonça sans l’autorisation du département ne seront pas payés.—19312.Roosevelt attaqué Paris, 14.— La candidature du colonel Roosevelt est vertement attaquée dans le “Temps”.“Par sa démagogie, dit la, feuille parisienne, Roosevelt peut être aussi funeste au parti républicain que Bryan le fut au parti démocrate.” “Si les républicains choisissent Roosevelt comme leur porte-étendard j our un troisième terme à la présidence, avec, un lion candidat les qomoerates sont sûrs de la victoire.” 1 AVIS ont donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906 désigné ‘‘Loi des Compagnies", il a été délivré, sous lo sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du 12e jour de février 1912, constituant en corporation Hor-midas Ethier et Joseph Alphéo Champagne, médecins, Joseph Hermss Albert Bohémier, notaire, Alexandre Srjachter.agent d'immeubles, William Thuot, étudiant, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec,pour les fins suivantes :—(n) Acquérir, détenir, posséder, vendre, transférer échanger, louer, ou aliéner autrement, toute espèce de biens immobiliers; (b) Agir comme agent d’immeu blés et agent financier (c) S'unir ou se fusionner af ec toute autre compagnie dont l« but est en tout ou en partie semblable à ce lui de la présenta compagnie, céder la pro priété et lentreprise de In compagnie ou de toute autre partie d’icelle pour la considération jugée nonne par elle,, et en particulier f*our des actions, obligations ou autres va-eurs de toute autre compagnie; (d) Acquérir toute entreprise semblable en totalité ou en partie à celle de la compagnie, ainsi que son matériel, sa clientèle, sep privilèges et biens de toutes sortes, et de payer en deniers comptant, «‘n actions ou obligations de la compagnie, ou autrement: (e) Tirer, faire, endosser, escompter, exécuter, émettre des billets à ordre, lettres de change, connaissements et autres effets négociables ou transférables; (f) Emettre et allouer comme actions acquittées des actions de la compagnie en paiement parfait, ou partiel de toute affaire.entreprise propriété, droit, pouvoir, privilège, action, obligation ou bon nu autre propriété ou droit que la compagnie, peut lé gaiement acquérir en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la présente charte ; (g) Exercer ou développer, améliorer, employer, engager, vendre, échanger, louer ou céder autrement les droits et biens de la compagnie en tout ou en partie.; (h) Faire toutes autres choses se rattachant h tour, ces objets ou fins, ou propres à les faire atteindre; fi) Emprunter de l’argent à tel taux d’intérêt qui pourra être convenu, avec plein pouvoir de garantir tels emprunts par toutes actions, obligations, ou autres valeurs appar tenant à la compagnie; (j) La compagnie pourra exercer l’un ou plus des pouvoirs ci-dessus énumérés, sans égard aux autres et aucun des articles ci-haut les concernant ne sera limité dans sa généralité ou interprété de manière h être subordonné è quelque au tre article, et en cas d’ambiguité chaque article sera interprété de manière h étendre et non pas restreindre les pouvoirs de la compagnie.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom do "La Compagnie Impériale d’Jnimeu-bles du Canada, Limitée", avec un capital-actions do cinq cent mille dollars, divisé en 25 000 actions de vingt-cinq dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 15e jour de février 1912.THOMAS MULVEY, Sous-Secrétaire d’Etat.J.H.A.BOHEMIER, Procureur des Requérants.IF PACIFIQUE •CANADIEN Une nécessité du voyage c'est le “confort,” lequel est assuré par la supériorité de l'équipement.Outre les spacieux wagons dortoirs éclat-res à l'électricltâ il y a les wagons à compai* tlments entre Montréal et Toronto sur le train qui part tous les jours de Mont* réal à 10.45 p.m., ^our lu gare Yonge.La seule ligne qui possède cet équipement de haute classe.Les trains pour la gare Union, Toronto* partent h 8.45 a.m., et 10.00 p.m.CALEDONIA SPRINGS PÇ>UR CONGES DE FIN DE SEMAINE, là où l’on obtient la célèbre eau Magi.Excursions de fin de semaine à PRIX REDUITS.Service Double tous les Jours Pour Winnipeg et la Côte du Pacifique A partir du 17 mars 10.10 a.m.10.30 p.m.TRAIN SPECIAL POUR VAPEUR En vue du départ du R.M.S.Virginian, du St-.Toiin.N.B., vendredi, le 15 mars, un train spécial pour le vapeur, composé d« char ii vagage, wagons de première classe, wagons-restaurant et wagons-lits, partira do la gare Windsor, à Montréal, à 8.15 p.m., jeudi le 14 mars et se renara directement à l’embarcadère du ateamer, St-JeanOuest, N.B.TAUX REDUITS JUSQU’AU 15 AVRIL Billata de seconde classe pour colons dt Montréal à NELSON ET SPOKANE, VANCOTJVE! VICTORIA, SEATTLE ET PORTLAND .SAN FRANCISCO.LOS ANGELES, SAN DIEGO, CITE DE MEXICO, - - ~ - - Mex.Taux réduits peur plusieurs autres stations.Wagons-lits de touristes pour Vancouver et stations intermédiaires, 10.30 p.m.tous 1rs jours.BUREAU DES BILLETS 218 rue St-Jacques.Téléphone Main 3732.3733 ou aux gares Viger et Windsor Ce JournaJ oet imprimé, au No 71a rue Saint-J anques, A Montréal.pai “L,, Publicité” (à responsabilité Lirai-(Ma ).Henri Bourassa, directeur-gérant.7ANCOUVEB, $47-70 ELES, SAN $49,00 Oie Générale Transatlantique Départs tous les Jeudis, à 10 a.m.DE NEW-YORK AU HAVRE,PARIS (France) L’Espsgm 21 murs La Provence, 11 avril La Touraine 28 mars La Touraine 18 atril La Savoie -t avril I.a Savoie 23 Avril Départs supplémentaires le samedi Chicago .23 mars Rochambeau 30 Mars.Les paquebots partant le samedi ne transportent qu'une seule classe de passogers ds cabino (seconde classe).Pour tous renseignements s'adresser A GENIN, TRUDEAU & CIE, LIMITEE Agents généraux pour le Canada.22 rue Notre-Dame.Ouest, Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, Diet,rie (te Montréal, Cour de Circuit, No 3905 —William J.Cooper and Co., deraan dour, vs William Miller, défendeur.L 23ième jour de mars 1912, à deux heu res de l’après-midi, au dotnieile du di défendeur, bu No 570(1 rue Sherbrooke Ouest, en la Cité de Montréal, seron vendus par autorité dtî justice, le biens et effets du dit défendeur sai sis en cette cause, consistant en che taux, expresses, etc.Conditions: ar gent comptant.J.X.P AU Z K, IL C.8 Montréal, 14 mars 1912.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé oour Taira des impressions dans tous les genres.Ouvrage garant?.FEUILLETON DU “DEVOIR ” Le “ Miroir Sombre ” par VABBE MOREUX 5 ( Suite) J 'ai connu, il y a trois ans, un de ses valets; il ma donné, au début des travaux dans l’ile, certains détails intéressant?, mais si bizarres que je ne l’ai puère cru.Deux mois après un court séjour de son maître à New-York, je l’ai revu: nous avions même pris rendez-vous pour parler; mais depuis ce jour je n'ni pu le retrouver.Je le connaissais sous le nom de William et, chose étrange, lorsque je me suis adressé au personnel d'ailleurs fort: restreint qui entoure le milliardaire à New-York, je n'ai pu obtenir aucun éclaircissement.Personne no le connaissait.Un homme, Monsieur Show, ne disparaît pas de la circulation d’une façon aussi brusque sans qu'il y ait là-dessous quelque chose d'insolite, un crime peut- être! En pronone.ant ees dernier mots, l’oeil du détective s’était allumé; le )>olicier reparaissait.On eût dit un chien de chasse flairant ic gibier.—Mais, Monsieur Grecnnner, hasardai-je, CÆ William est peut-être retourné là-bas, tout simplement, et les valets qui restaient avaient sans doute reçu l’ordre de ne rien dire.Ces gens-ià doivent être grassement payés et n 'ont aucune envie de manquer la consigne.—Oui, oui, je comprends, mais pensez-vous que cette supposition je ne l’aie pas faite moi-môme?Croyez, moi, Monsieur Snow, des hommes aussi riches que M.Algol ne reculent devant aucun procédé.On aimerait que cet homme commît un jour quelque beau crime,.J'en ai dit leaue.oup trop, mais puisque cela peut vous rendre service.Alors de votre côté vous avez quelques renseignements utiles, je crois ; l’union fait la force, Monsieur Snow, maintenant que j’ai vidé mon sac, à votre tour! —Mais, Monsieur Greenner, il me reste à vous remercier de votre obligeance; j’ignorais les détails que vous avez eu la bonté de me donner; je suis un véritable enfant à côté de vous.Personne ne peut en remontrer à un détective américain.—Très bien, très bien, mais vous ne me ferez pas croire que vous ne savez pas quelque chose; pourquoi, après tout, vous occupez-vous de ces messieurs?—Je les ai rencontrés hier pour Ja première fois.—Je le sais; mais votre insistance à les connaître, à vous procurer des détails sur leur vie prouve que vous avez un intérêt majeur dans cette affaire.Je voyais où le policier voulait en venir, mais j’étais résolu à ne pas livrer mon secret.Et s'il avait su que je quittais le “The Light” pour me lancer sur la Ipiste qu'il suivait lui-même klapuis trois ans! —Franchement, Monsieur Greenner, j'en sa s beaucoup moins que vous; a conversation d'hier m’avait fort intrigué, car lo sons m'en a complètement échappé; il est vrai que ma science est fort élémentaire, et je n’ai rien corn pris aux mots techniques prononcés devant moi en français.Maintenant que je sais que j’avais affaire ù deux sa vanta, cela me tranquillise.Monsieur Greenner, encore une fois je vous remercie; je meurs de faim, il est grand temps d’aller dîner.Au revoir et à bientôt.Je me levai et partis, laissant le.bra ve policier un peu désappointé.J'avais acquis, au cours de la conversation, la certitude que Greenner était sur une mauvaise piste.Aï.Algol me paraissait un parfait honnête hom me.incapable de commettre le moindre crime.U'était un chercheur épris d’idéal, un technicien de premier ordre, un inventeur et rien autre.L'avenir devait m’apprendre bien des choses que je ne soupçonnais pas.Toute opinion vaut la peine d'être discutée; Greenner avait son idée, moi aussi, et je pensais avoir rnison.J'aurais mieux fait de croire que ]a vérité se trouvait des deux côtés à la fois et que son opinion n'excluait pas la mienne.Lorsqu’on est jeune, on néooute guère les plus âgés ; on ne se fio qu'à sa propre expérienoe, et au moment où cette expérience est.acquise on sc trouve être déjà un vieillard, prêt à mettre un pied dans la tombe : l'expérience ne saurait donc vous servir.Quoi qu’il en soit, j'avaâs appris beaucoup de chose» par cette conversation.Sans être absolmmont irréalisables, mes plans devenaient d'une execution difficile.• le ne pouvais songer à me diriger vers la côte du Honduras anglais et, de là, gagner Algol Island ; on ne me laisserait pas aborder ; et puis quelle raison donner ?L’usine dont m'avait parlé Greenner existait-elle ?Non probablement.Ce que j’avais entendu de la conversation des deux savants ne me laissait aucun doute.Toutes les inventions actuelles de M.Algol, la nouvelle substance découverte devaient se rattacher à la même idée : il avait imagine le moyen d’obtenir des photographies de la planète Mars avec des agrandissements fantastiques.Etait-ce à l’aide de plaques plus sensibles ou d’instruments nouveaux ?.Peut-être allait-il, à bref délai, par-j venir à communiquer avec les Alnr-j liens.Et je ne serais pas là pour ns-i sister à ces essais !.Coûte que coûte j’arriverais.Ces premiers obstacles no .«(raient pas pour m'arrêter.Il fallait agir promptement, mais do quelle façon ?Toutes ees réflexions agitaient mon (esprit lorsqu'il me vint une idée à la-J quelle j'aurais dû penser depuis long-i temps.-Te venais de découvrir le moy jeu d’arriver au but, mais ce moyen était unique ; si celte planche de salut me faisait défaut, c'en était fait de mes projets ! III PROJETS Les jours suivants se passèrent à mettre un peu d'ordre dans mes affaires personnelles.Je devais, le cas échéant, être prêt ù partir.Tous les soirs, vers trois heures, j'allais m'installer au bar du.Waldorf-Astoria, dans l'espoir d’y rencontrer MM.Algol et Arensen; mais mon attente fut déçue.Les abords même do 1’hotel University-Place étaient déserts; la maison semblait inhabitée ; j'avais beau surveiller sérieusement, personne ne sortait.Chaque matin, ver?dix heures, et l’nprèsmidi à cinq heures, une voiture s'arrêtait pour livrer les marchandi-j ses et les denrées.Un garçon en habit j venait ouvrir; la porto se refermait1 quelques minutes après, et c'était tout j Mes peines devaient toutefois recevoir leur récompense, car lo lundi 31 mai, à huit heures du soir, je vis sor- , tir de la maison un homme petit, tra pu, à la figure joufflue.Il était mis avec correction, mais sa tournure ne me laissa aucun doute sur ses fonctions: c'était évidemment le cuisinier de M.Algol.Je le suivis à distance, résolu de lu | filer jusqu'au bout, c'est à-dire de l'accompagner dans ses courses et de le ramener à l'hôtel.La chose fut bientôt facile sans at-trer l’attention, car le brave homme gagna Broadway, très fréquenté à cet- te heure; puis, après vingt minutes de marche, il atteignit ia 7e avenue et finalement s’engouffra dans un bar de dixième ordre.J’attendis quelques instants et j’y entrai moi-même.Je n’eus aucune peine à le reconnaître.Il était assis à côté de doux amis, sans doute, et s'était déjà fait servir un grand verre de bière pour accompagner les camarades.Je n'hésitai pas un instant et m’installai à la table voisine.J étais assis en face du cuisinier; je pouvais l’examiner à l'aise.J’eus vite fait de remarquer que le bonhomme avait 1» teint légèrement couperosé et le nez d’un rouge caractéristique.Le bar où j’étais tombé paraissait ne réunir que des gens do cette espèce, une sorte de valetaille, plus ou moins bien élevée.Le domestique américain n*est pas d'ailleurs bâti sur le type du domestique français; ii en possède presque tou» :cs défauts, avec l'insolence on plus.I.es trois amis commencèrent bientôt à dire du mal de leurs maîtres.C’est ce que j’attendais.Sous prétexte de demander une allumette, e liai conversation avec le trio et fis bientôt comme les autres ;.jc pariai de mon maître que je voulais quitter.(A «uiiTs); 13 s LE DEVOIR.Jeudi, 14 Mars 1912.c CALENDRIER VENDREDI.LE 15 MARS 1912.Saint Zacharie, Pax»e.iiever du soleil, 6 h.j.5; coucher du poleil, 6 h.04.Lever de la lune, 5 h.£1; coucher de la lune, 2 h.12.-*- TEMPERA TUHK Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est, E.de MESLE, Gérant.Aujourd’hui maximum .’12 Même date l’an dernier .37 Aujourd’hui minimum.1* Meme date l’an dernier.23 BAROMETRE S h.matin: 30.07.11 h.matin: 30.08.Midi: 30.09.Le temps qu'il fera: BEAU ET FROID.CE SOIR TETES jsT BANQUETS Euchre de l’Union du Commerce à l'Arsenal du 63ème Régiment.-«-— Les écoles séparées D’APRES UN MEMOIRE ENVOYE AU CONSEIL DE VILLE D OT TAWA LA REPARTITION DES TAXES SERAIT MAL FAITE DANS LA CAPITALE.(Service particulier) Ottawa, 11.— La commission des écoles séparées d’Ottawa a envoyé, ce matin, au conseil de ville un mémoire dans lequel elle fait remarquer que la répartition des taxes seolaires est mal faite.La commission prétend quelle perd de cette façon à peu près dix mille dollars par année.Elle demande Une étude spéciale de la question et line rémunération.Le bill de Montréal- Ouest est adopté (Service particulier) Quebec, 11.Le comité des bills privés du Conseil Législatif a adopté, ce matin, le bill de Montréal-Ouest, l.es amendements de la ville de.Montréal, pour se protéger contre la fran-rhCse de 50 ans ratifiée par le bill de Montréal-Ouest, ont été rejetés.-f-'— Parlement Modèle La séance du Parlement Modèle qui devait avoir lieu ce soir au Monument National, est remise à demain.•-*.- Princesse prodigue LA PRINCESSE STEPHANIE DE BELGIQUE DEMANDE UN CON SEIL JUDICIAIRE POUR SA SOEUR.Paris, 14.— La princesse Stéphanie de Belgique a demandé au tribunal civil de la Seine la nomination d’un conseil judiciaire pour administrer la for tune de sa soeur la princesse Louise de Belgique, fille aînée du feu roi Léopold.Bien que la liquidation des biens de Bon père ne soit pas terminée, une som me de 6,500,000 -rancs a déjà été frappée de saisie-arrêt.Le “ Montcalm ” partira samedi pour les Sept lies Québec, 14 Ie brise glace Montcalm partira samedi matin à 4 ’heures pour les Sept Isles et Antùxisti.(’e sera son troisième voyage d'hiver dans le golfe.I*'s malles, le fret ainsi que les passagers devront être à bord du vaisseau denvam soir.Cession de rues Le gouvernement fédéral offre à la ville de lu*, céder les rues Mill et Oah.à condition qu’elles se chargent de 1 entretien du pavage déjà fait.l/fs coin mi ssii les trouvent l’offre excellente.'-f- L’hôpital des varioleux Le Dr .f.E.Labergc, dit que l'hô|l-lal des varioleux sera ouvert dans environ un mois.Le nombre des cas do variole diminue de jour en jour.On n’a plus qu une malade en ce moment.-4- 11 fait une enquête l.e Dr !.l.aberge a reçu EinfoiTim-tion qu’on engraisse des porcs, qui seront ensuite vendus pour ralimeiita-fion, avec des matières animales.Il a institué une enquête et fera poursuivre les délinquants, ear c’est, dit-il.un proven de propager plusieurs maladies dans la population.-4- Le progrès de Maisonneuve Le Conseil de ville de Maisonneuve R décidé à sa séance, d’hier soir, sous la présidence du maire Miehaud, qu’un bain et un marché publics seront construits incessamment à Maisonneuve.-:-4-— Les Conférences de Saint*Vincent de Paul Les membres et les antis des conférences de Saint-Vincent de Paul voudront bien se rappeler que c’est dimanche, le 17 mars, qu’aura lieu leur pèlerinage annuel de charité.Les pauvres de l’hospice Gamclin seront sans aucun doute fidèles au rendez-vous, que les Conférences se fassent un devoir de ne pas tromper leur attente.L’entrée principale de l’Hospice Ga-mclin donne sur la rue Sainte-Catherine, près rue Fullum.Les membres sont priés de s’y présenter à 2 heures.Que l’on n’oublie pas d’apporter des douceurs aux pauvres.—1.0 Secrétaire du Conseil Central.-4- Des reliques de Sainte - Hélène (Service particulier) New-York, 14.— Des reliques de l’île Sainte-Hélène et des souvenire de Napoléon, comprenant entre autres des cartes de géographie et des garnitures provenant du cercueil de l’empereur, ont été offerte» à la Société Historique par la veuve du Dr E.C.Wey-dren.Le vote d’hier crée une Les débitants On attente à la vie du Un déraillement pénible impression Les catholiques de Winnipeg sans distinction de race et de parti, protestent contre l’adoption du bill du Keewatin à une immense assemblée tenue hier ON VOTE D’IMPORTANTES RESOLUTIONS de liqueurs chez M.Gouin roi Vidtor-Emmanuel Un anarchiste nommé Antonio d’Alba tire trois coups UNE DELEGATION DEMANDE QUE LA FERMETURE DES BUVETTES, LE SAMEDI, SOIT FIXEE! A II HEURES.de revolver sur le roi, sans l’atteindre, mais blesse un officier de l’escorte LA FOULE ACCLAME SON SOUVERAIN met le feu à une gare DIX WAGONS DE MARCHANDISES SAUTENT HORS DE LA VOIE A HILLHURST, ET UN INCENDIE S'ENSUIT, DETRUISANT LA GARE.Winnipeg, 13.— (De nuire correspondant ).—Lu troisième lecture du bill du Keewatin à Ottawa, coïncidant avec la proposition à la Législature locale, de la deuxième lecture du bill arbitraire au point de vue catholique et français, du député Caldwell, a produit une pénible impression à St-Boniface et à Winnipeg.Une immense assemblée des laïques catholiques «le toute la province a eu lieu, hier soir, au “Manitoba Hall”.Des délégations de Canadiens-français, d’Irlandais, d’Allemands, de Polonais, de Ruthènes, etc., des deux partis politiques, ont protesté unanimement contre le bill annexant Keewatin sans clause de garantie pour les écoles séparées et contre l’affirmation que la question scolaire mn-nitobaine était réglée.L’assemblée après avoir discuté la question, a adopté, à l’unanimité, la résolution suivante :— 1.—L’Acte du Manitoba, 1870, et l’Acte des Territoires, 1875, attestent à l’évidence que la minorité, soit catholique, soit protestante, a droit à des écoles séparées dans le Manitoba et les territoires.2.—Ce qui est garanti par l’Acte des Territoires, 1875, n’est pas annulé par l’acte 1876,instituant le district de Keewatin.Le droit légal «l’avoir des écoles séparées y existe maintenant, comme avant l’adoption de l’Acte de 1876.3.—Cette garantie doit être respectée dans toute cession de portion de territoire auquel s’applique l’Acte de 1875.4.—Telle cession, sans une stipulation conservant les garanties de 1875, est une violation aux droits des minorités.5.—Nous demandons au moins jouis- sance de droits égaux à ceux de nos co-réligionnaires de l’Alberta et de la Saskatchewan.6.—-Nous protestons contre telle ces- sion du Keewatin, comme étant une violation, non seulement de nos droits, mais aussi du pacte fédéral.Il est en conséquence fait motion que :— 1.—L’opinion répandue est que le rè- glement scolaire de 1897 satisfait la minorité.2.—Telle opinion est erronée.3.—Et les laïques catholiques de di- verses nationalités de tout le Manitoba réunis, jugent bon de rendre leur situation claire.Résolu que :— 1-—Nous ne pouvons pas aecepter et nous n’acceptons pas le système d’éducation qui se poursuit sans enseignement religieux.2.—Nous croyons que l’édifice social doit reposer sur l’intégrité des moeurs, et que cette intégrité est impossible, sans une formation religieuse suffisante à l’école.3.—Cette opinion est chez nous le ca- ractère d’une croyance religieuse.Preuve les sacrifices que nous avons acomplis: les catholiques «le Winnipeg seuls ont versés environ $275,000 pour des écoles paroissiales entretenues à des frais estimées annuellement à $30,000, pour 1,300 enfants,après a voir payé leur part d’impôt pour les écoles publiques, estimées à $60,000 annuellement.4.—Nous avons droit à des écoles séparées en vertu de la Constitution telles qu’interprétée par les Lords du Conseil Privé.5.—L’esprit animant les diverses Or- donnances y compris la Constitution du Canada, et celles de la plupart des provinces, est un esprit protecteur des minorités catholiques et protestantes, en matières d’éducation comme on le voit par l’Acte d’Amérique Britannique, par l’Acte du Manitoba, 1870; l’Acte des Territoires, 1875, et les Actes du Yukon, de l’Alberta, de la Saskatchewan, de 1905.6.—Le droit aux écoles séparées est acquis par le droit naturel et inaliénable des parents dans la direction de l’éducation de leurs enfants.7.—Cette assemblée, parlant au nom «les laïques catholiques du Manitoba, se.déclare disposée à accepter comme solution de cette question épineuse, un règlement cal-qué sur celui de l’Alberta et de la Saskatchewan en 1905, comme “minimum” pour le présent.Dernière Heure (SERVICE PARTICULIER DU “DEVOIR”) LE SIAM MENACE D’UNE REVOLUTION Bangkok Siam, 14.—Un mouvement révolutionnaire se prépare contre le roi Vajiravudh.On croit que les mécontents sont poussés par des financiers étrangers qui voudraient accaparer le contrôle des ressources naturelles.Ils se seraient déjà entendus avec le Prince Dahil qui accepterait la présidence.On ne serait pas surpris dans les cercles commerciaux français et anglais, de l'abdication prochaine du Roi.REQUETES DE 50,000 SIGNATURES Ottawa, 14.—M.P.-E.Lamarche, député de Nicolet au fédéral, a déposé.entre les mains du Dr.Flint, le greffier de la Chambre des Communes, des requêtes portant plus rie 50.000 signatures, demandant que les droits des minorités soient respectés.Ces requêtes, dont un grand nombre viennent des provinces de l'Ouest, ont été envoyées de tous les coins du pays.LES VIOLATEURS DU MONUMENT Erie.Pens.14.—On a arrêté ce matin à Pittsburg,deux individus accusés d'avoir violé le monument Scott.Il y a quelques années.Cet évènement fit grand bruit à l’époque.Les prisonniers se nomment Harry Perkins et Jim McKean.On recherche aussi, à propos de la même affaire, un Mortimer Hail.TRIPLE MEURTRE EN PLEINE COUR Richmond.Ky., 14.—Durant le procès de la bande Allen, à Hillsville, ce matin, dans le comté de Carroll, une émeute a éclaté en plein tribunal, au cours de laquelle le juge président, le procureur d'Etat et le greffier ont été tués et plusieurs autres personnes blessées plus ou moins grièvement.Floyd Allen venait d'être déclaré coupable et le juge se levait pour prononcer la sentence, lorsque les amis de l'accusé qui, depuis plusieurs mois, terrorisent la contrée, ouvrirent le feu.Le procureur Foster tomba au premier coup et le juge Massie ainsi que son greffier Webb s’affaissèrent peu après.La troupe dut intervenir pour dégager les lieux.POUR LA JUSTICE L’extension des frontières du Manitoba et les droits scolaires de la minorité.-L’histoire de la législation scolaire.— La volonté des hommes de 1875.— Réponse aux discours de MM.Monk et Pelletier.Le discours prononcé par M.Bourassa au Monument National et les deux consultations deM.Cahan seront immédiatement mises en brochure.10 sous l’exemplaire ; $7.50 le cent; $50 le mille.On est prié de donner immédiatement les commandes.S’adresser au "DEVOIR”, 71a, rue St-Jacques.(service particulier) Québec, 14.— Une délégation des débitants de liqueurs, composée d’une vingtaine de membres ayant à sa tête M.L.-A.Lapointe et accompagnée par MM.Robiliard, Séguin et Lévesque.«léputés de St-Jacques, Ste-Ma-rie et Laval, a eu ce matin une entrevue* avec le premier ministre.A la demande des délégués, l’entrevue a été privée./)n sait cependant qu’ils ont demandé la fermeture à onze heures le samedi, prétendant que les abus que la loi devait corriger existent encore.Le premier ministre a déclaré qu’il ne pouvait rien faire avant de savoir si cette prétention est fondée, et, pour cela il faudra nommer une commission.Charles Ross coupable de “ manslaughter” LE PRINCIPAL AUTEUR DU DRAME DE L’ORPHEUM REÇOIT EN PLEURANT LE VERDICT DU JURY.— LES ALIENISTES DECLARENT QUE CUMMINGS EST SAIN D’ESPRIT.Ross a vu son sort fixé hier après-midi quand les jurés ont rendu leur verdict.Il avait pleuré toute la journée et quand les jurés revinrent de la salle des délibérations il avait peine à se tenir debout.Ce fut pour lui un soulagement visible d’entendre ses pairs le déclarer coupable d’homicide involontaire.Mire Walsh substitut du Procureur-Général, fit un très fort réquisitoire contre l’accusé.“La défense a essayé de démontrer que l’acte de Ross est dû à un accident.Mais Ross est coupable de deux illégalités, d’abord d’avoir eu mie arme en sa possession contre la loi, et de s’en être servi contre un de ses semblables en le tuant.Il n’y a aucune justification possible.Il a sorti son revolver de sa poche sans s’occuper des conséquences, il a fait feu et quand il a vu sa victime étendue sur le parquet, gisant dans son sang, il eut peur et demanda son pardon.Nous n'avons pas à approuver les méthodes du “far-west”, chez nous.Il est assez regrettable de voir qu’on semble croire qu’à Montréal il n’y a pas de lois, il est de notre devoir d’appliquer les lois que nous avons et qui sont suffisantes pour nous protéger”.Mire Walsh réclame donc que Ross soit condamné pour meurtre comme dit l'acte d’accusation.Le juge Lavergne dans son discours aux jurés a résumé la, preuve en disant que pour lui il n'y avait aucun doute que Ross était coupable, au moins d’homicide involontaire.Les jurés se sont accordés sur ce verdict après quelques minutes de délibérations.Après le rapport du verdict, Mtre Calder informa la Cour qu’il ferait une motion pour annulation, parce que, prétendit-il, Mtre Walsh dans son réquisitoire avait commenté l’absence de témoignage de la part de l’accusé.Mtre Walsh nia avoir dit ces paroles, mais l’avocat de la défense dit qu’il produirait des affidavits.L’incident a fait sensation.John Cummings accusé d’avoir tué sa femme sur la rue Chateauguay, à la Pointe Saint-Charles, subira probablement son procès durant le pré-'Cnt terme.Les médecins aliénistes ont déclaré hier que Cummings était parfaitement sain d’esprit.Rome, 14.— Un attentat a été commis ce matin, sur la personne du roi d’Italie.Un anarchiste a tiré trois coups de revolver sur Sa Majesté, mais sans l’atteindre.Le major commandant l’escorte de cavalerie a été blessé.L’assaillant a été immédiatement arrêté.:.e Roi venait de quitter le palais pour se rendre au service célébré à l’occasion de l’anniversaire de naissance de son père, le roi Humbert, assassiné le 29 juillet 1900 par Gaetano Bresci.Roi sa rendu au Panthéon où la messe anniversaire eut lieu.Il assista à tout le service avec le même sang froid que si rien ne se fût passé.La police et la troupe faisaient la haie sur le parcours du cortège et jamais, depuis son accession au trône, le Souverain ne fut plus acclamé.L’attentat a eu lieu à 7 heures 35 ce matin et le roi doit la vie au fait que la reine qui l’accompagnait était indisposée et avait demandé un cor-rosse fermé.C’est ce qui empêcha l’assassin de viser juste.D’Alba qui avait pu s’approcher de L’assaillant fut fortement malmené par l’escorte qui dut ensuite s’employer à le protéger contre les fu-j l’escorte tira au passage trois coups rears de la foule.Celle-ci voulait le lyncher.Il fut conduit en prison, et, interrogé, il déclara s’appeler Antonio d’Alba et être anarchiste.Après l’attentat, le roi continua son chemin et fut l’objet d’une magnifique ovation de la part de la foule heureuse de voir son Souverain sain et sauf.Le major Langa sérieusement blessé fut conduit à l'hôpital où Victor Emmanuel fut le visiter dans la journée.Assuré de ce que la victime avait reçu tous les soins nécessaires et que son meurtrier était en mains sûres, le i consécutifs dont le deuxième atteignit le major Langa.Celui-ci tomba de cheval et roula lourdement sur le pavé.Ni le roi ni la reine ne pâlirent.Le Pape très affecté en apprenant la nouvelle envoya aux renseignements et lorsqu’il sut qu'il n’y avait pas de pertes de vie, il remercia le Ciel d’avoir conservé au peuple son Souverain.La police déclare que D’Alba est un maçon âgé de 21 ans; quoique connu depuis longtemps comme anarchiste militant, on ne le tenait pas pour dangereux.Les postes de taxautos ON FERA LUNDI LA PREMIERE LECTURE D’UNE ORDONNANCE CONCERNANT LA REGLEMENTATION DES VOITURES DEPLACE AUTOMOBILES.A la prochaine séance du conseil municipal, on fera la première lecture d’un règlement à l’effet de déterminer les postes que devront occuper les ta-xiautos de louage.Il y aura sept postes ainsi distribués: 1.—Sur la rue des Conseitlers, coin nord-est de la rue Sainte-Catherine, pour douze voitures.2.—Sur la rue Saint-Jacques, le long du trottoir du côté sud, à l’est de la rue DesRivières, pour six voitures.3.—Sur la rue Osborne, coin nord-est de la rue Windsor, pour dix voitures.4.—Sur la rue Saint-Hubert, coin nord-ouest de la rue Craig, pour huit voitures.5.—Sur la rue Closse, coin sud-ouest de la rue Saint-Catherine, pour six voitures.6.—Square de la Place d’Armes, coin sud-ouest de la rue Saint-Jacques, en face de l’édifice Liverpool, London & Globe, pour trois voitures.7.—Du côté nord du carré Dominion en arrière du magasin Seroggie, et sur le côté opposé à la maison Seroggie, pour dix voitures.Section 2.—- Le Chef de Police doit désigner par leur nom et numéro les chauffeurs ou conducteurs qui doivent ocruper les postes ci-dessus, et nuis autres que ceux nommés et désignés par le Chef de Police n’occuperont ces postes.Ce règlement comprend aussi les autobus, que la Ville a le droit de réglementer.L’affaire Trépanier PLUSIEURS TEMOINS ONT COMPARU A LA SEANCE DE .L’AVANT-MIDI.L/armée républicaine marchera contre les forces royalistes — LE PRESIDENT YUANGSHIKAI A' DONNE DES ORDRES A CET EF FET.— DES FONDS MANDCHOUS.IVkin, U — Le présidi nt Yuang-Shi-Kai » donné ordre à la troisième division de l’armée républicaine de marcher contre 1rs forces royalistes qui se dirigent vers la capitale.La position du vieux président est des plus critiques, car il ne peut I Compter que sur les troupes nnvnd- i choiies pour maintenir l’ordre dans i Pékin et la loyauté de ces soldats est ! plutiit douteuse.On assure «pie les jeunes princes mandôbous qui ont protesté contre l’abdication, viennent «le fournir de forts capitaux aux chefs Tartares pour organiser la révolution contre la République, dans le nord et dans l’est.A Shanghai, on assure que Yuang a payé au Dr Sun Yat Sen une somme de Si,500.000 pour que n lui-ci ne pose Pas sa candidature à ia piésidence.Nouvelles d’Ottawa (Service particulier) Ottawa, 14.— Le conseil municipal du comté rte ’Wright a décidé de ne pas accorder do licences d’hôtel »u mois de mai prochain, dans le comté, excepté à Hull-Sud et à Aylmer.H Va eu tout de même avis «le reconsideration.—L enquête au sujet
de

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