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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 février 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-02-28, Collections de BAnQ.

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Volume XXII — No 48 Abonnements par la poste* Edition Quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LEDEVO Montreal, samedi 28 février 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : ,., HArbour 3679 Gérant HArbour 4897 Qu’il y ait enquête ou qu’il n’y en ait pas Deux réformes à effectuer Il est évident que les adversaires de l’administration municipale veulent exploiter à fond l’incident de l’élection de Saint-Joseph pour obtenir une enquête sur lu police de Montréal.Depuis notre article d’avant-hier, il ne s’est rien produit pour grossir cet incident.Au contraire, le président de l’exécutif, qui paraissait vouloir attendre le procès de deux agents incriminés avant de faire une déclaration, s’est décidé à une contre-attaque.Il prétend que la police provinciale a saisi sans mandat des documents dans une récente élection municipale à la Pointe-aux-Trembles.De plus, conformément à la déclaration de l’avocat des deux impliqués dans l’affaire de Saint-Joseph, il affirme que les papiers saisis, et qui par leur nature justifient cette saisie, seront produits.en temps et lieu.Enfin, hier après-midi, le chef de police a opposé un démenti formel à M.l’échevin Trépanier qui, selon une dépêche de Québec, aurait affirmé que les dossiers de certains membres du corps de police (probablement qu’on visait MM.Gursky et T aroche) auraient été détruits.Nous croyons, de plus, que tous .es citoyens, qui n’ont pas intérêt à voir condamner ou disculper tel ou tel régime, jugeront que si l’on doit ordonner une enquête, celle-ci devra remonter jusqu’à la fin du régime Brodeur, de façon à embrasser l’achat de la Montreal Water and Power, et, sous M.Desroches, la réorganisation de la police et les élections municipales générales du mois d’avril dernier.Ce que la masse des contribuables désirent, c’est que la ville jouisse d’une administration honnête, dans tous les services et, particulièrement, que la police reste au-dessus de tout soupçon, libre d’exercer scs fonctions en tout temps, mais spécialement en période électorale, à l’abri de l'intrusion des politiciens de toute couleur et tout poil.* * * A supposer que l’on recule devant les frais et les conséquences de cette enquête, et, même en anticipant le résultat du procès de jeudi prochain, on en sait assez dès maintenant pour souhaiter deux réformes que devraient appuyer tous les corps publics soucieux de la bonne administration de Montréal, de l'intégrité et de l'efficacité de la police et du maintien de l’ordre en période électorale.La première de ces deux réformes, nous ¦l’exposions l’autre jour, c’est la nomination d’un chef de police, hautement qualifié, par le conseil municipal, avec stipulation dans la charte municipale elle-même que ce haut fonctionnaire, jouissant de la pleine liberté d'administrer son service (y compris rengagement et la promotion du personnel), ne pourra être remercié de ses services que pour cause; en cas de congédiement, il pourra se pourvoir devant la Cour supérieure et interjeter appel, s’il le croit à propos, devant trois juges de la Cour d’appel, la charge de la preuve, dans tous les cas, incombant au conseil.La seconde, c’est la nomination par le conseil d’un directeur des élections, qui sera seul qualifié à recevoir les plaintes pour violation de la loi électorale entre la nomination et le jour du scrutin.Ce fonctionnaire ne pourrait être déplacé que par un vote des trois quarts du conseil, après enquête devant un jug?- * * * Il ne s’agit pas de savoir si ce serait là constituer un Etat dans l’Etat en donnant à des fonctionnaires des pouvoirs exorbitants et qui dépassent de beaucoup ceux qu’ils possèdent à l’heure acbielle, mais simplement de soustraire dans l’intérêt général le recrutement et la direction de la police, d’une part, et la direction des élections, d’autre part, aux entreprises de la politique.C’est ce qui nous a totalement fait défaut jusqu’ici — et sous tous les régimes.M.Langevin, le chef de police actuel, annonce qu’il ne part pas et ses déclarations sont conformes à celles du maire et du président de l’exécutif; nous n’avons pas, quant à nous, la moindre raison de réclamer son congédiement.Mais, à supposer qu’il fût trouvé par les divers corps publics qu’il offre toutes les qualifications exigibles du directeur de la police dans une ville de l’importance de Montréal, rien n’eampêcherait qu’on lui donnât les garanties que nous énumérons plus haut; de même, rien n’empêcherait, pour les mêmes raisons, que le greffier fût chargé des fonctions de directeur des élections.Il paraît avoir donné pleinement satisfaction jusqu’ici et on sait que c’est à lui que la charte confie le soin de veiller à la tenue des consultations populaires; mais sa situation n’en serait que meilleure s’il était entouré des garanties (pic nous venons d’indiquer.> * * St.Aux corps publics jl’agir.Une enquête coûterait cher et couvrirait l’hôtel de ville de gadoue, sans résultat.Nous ne nous y opposons pas; nous faisons simplement valoir les arguments invoqués par l’opposition actuelle contre l’enquête Coderre.Le moins coûteux, le plus direct et le plus pratique, c’est de réclamer les réformes que nous venons d’exposer, dès maintenant, qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas d’enquête.C’est à cela qu’il faudra en venir; c’est à cela qu’eu venait, au moins pour ce qui est du chef de police, la dernière enquête, qui.répétons-le, ne nous a coûté si cher (comme parlait l’opposition) que parce que nous n’avons rien voulu en retirer, que parce que nous l'avons “entreposée”, tout comme l'opulente toge du maire.Louis DUPIRE rJJe Qui ne connaît même pas l’orthographe pourtant si simple du nom "Décory”, gui s’écrit d’une dizaine de façons différentes.Lorsque vous êtes nouveau dans le métier, c’est souvent plus compliqué, Vous tombez sur quelque monsieur imposant auquel vous posez la question habituelle : —“Monsieur?" Il vous regarde fixement, vous senile et consent enfin à ouvrir la bouche pour vous dire: — “A quel journal iravaillez-uons?—“Pour La Brimante, monsieur.—"Vous ne me connaissez pas, mon ami?—"Hélas! non, monsieur.Je suis nouveau dans le métier.Soyez assuré,.—“Je comprends, jeune homme.Je suis l'honorable Nicodémus Timothée Hicurdeau, conseiller législatif, ancien député, membre de la Chambre de Commerce et du Board of Trade.Je vous le dis une fois pour toutes, Souvenez-vous-en ci l’avenir".Vous apprenez qu’il n’a même pas le droit de s'appeler honorable 'et que de fait, il l'est plus vu moins.(.est vexant mais c'est le journalisme.l’ne autre fois, vous tombez sur un homme obligeant, prêt à vous donner les noms de toutes les personnes qui l’entourent.Seulement, il ne sait pas les prénoms et après vous avoir fait perdre trois ou quatre précieuses minutes, vous devez recommencer tout le travail.C’est fort amusant.Il arrive aussi que le cortège soit long et que le parcours de la maison à l'église soit Irès court.Il faut faire preuve d’agilité, sans quoi, vous manquez d’importants personnages.Vous pourriez oublier le nom de Napoléon Patincourt qui cherchera en vain à prouver à ses proches, au moyen de votre journal, qu’il éiaii très lié avec la famille du défunt et qu’il avail assisté aux funérailles.Et si son nom n’y est pas, il considérera que votre journal n’est “pas bien informe".Il téléphonera même au chef d’information pour se plaindre.Les journalistes ont résolu de façon élégante cet épineux problème; ils ajoutent à la fin de la liste des noms: “Et un grand nombre d’autres”.Même s’il n’y a pas une personne de plus que celles dont vous avez recueilli les noms, il faut ajouter: “Et un grand nombre d’autres”.Ça fait plaisir à la famille et chacun se voit an nombre de ceux dont le nom ne figure pas en toutes lettres.En arrivant à l’église, il y a toujours des personnes qui sont venues aux funérailles non pas pour le défunt, mais pour les journalistes.Ils les guettent, les entourent et s’assurent que leur nom est en bonne place.Sans entrer dans l’église, ils retournent à leur bureau, assurés d’avoir rempli leur devoir civil, sinon religieux, à l'égard du défunt.N’étaient-ils pas aux funérailles.dans le journal?Et lorsque vous revenez au bureau, il y a toujours quelques appels téléphoniques de la part de secrétaires ou de sténographes.— C’est vous qui êtes allé aux funérailles de M.Mortenf’.n?— (lui, monsieur (on Mademoiselle selon le cas).— Ajoutez donc, s’il vous plaît, le nom (/,* M, Phydime Chayri ic.Il n’a pu y assister mais il aimerait voir son nom dans le journal, étant très lié à la famille.’’ Voilà comment les listes sont longues de ceux qui sont censés avoir suivi, mouchoir à la main, le dernier cortège d'un M.Chagriné quelconque.Si les nouvellistes ne prenaient les noms qu’à la sortie de l'église, ou encore an cimetière, la liste en serait courte! PROSPER La situation dans l’Ouest L’ar-La Une nouvelle lettre de M.Raymond Denis -gument des partisans du prix minimum réduction du coût de la vie - Le taux d’intérêt -Appel à l’Est Chronique C'est le métier De tons les services commandés qu’un nouvelliste, puisse faire, te moins intéressant est sans contredit “les funérailles’’.S'il existe des gens qui vont à des funérailles pour leur plaisir, bien que la chose puisse paraître assez cocasse, ceux-là ne sont pas de la catégorie des nouvellistes; ils ne vont là qu’à regret.Se présenter dans une maison oit l'on gémit dans chaque pièce! offrir les sympathies de la feuille qu'on représente aux membres de la famille en deuil! réclamer la liste des offrandes de fleurs (certains journaux publient encore ces choses-là), relie des messages de sympathies! prendre en note les noms des parents proches qui "conduiront le deuil'', voilà qui n’a rien de partimlièremenl agréable.C’est lorsqu’il s’agit de noter 1rs noms des gens rangés dans le défilé que ça devient particulièrement difficile, surtout si Ton est rn hiver et qu'il fasse un peu frpid.1 -s dniats crispés sur le crayon, l’on regarde chaque personne sous le nez avec un “monsieur” interrogateur.f.e monsieur vous répond presque invariablement qu'il a déjà donné son nom, comme st c'ctail une chose si précieuse qu’il ne pourrai! pas le donner deux fois.H faut lui expliquer aue vous ne représentez pas le meme journal que l'antre nouvelliste auquel le monsieur que vous interroge: a déjà donné son nom.Il finit par comprer dre ou semble comprendre rf consent à vous laisser savoir qu’il s'appelle."Népo-nmcène Descorrie".Il vous regarde écrire sur votre carnet de note pour vous interrompre soudainement et vous dire: —"Non, jeune homme.Pas Dê-rorry".Vous rayez pour écrire: Décorle.—"Mais non.pas Décory.mats DESCORRIE.(Il l’épelle cette fois-là).Vous ne savez done pas le français?Naturellement, vous n’avez pas le temps de lui répondre et vous ne devez tms lui répondre car ce peut être un de vos lecteurs et vous le froisseriez.Vous avalez ça.vous avez l'air d’une cruche, d'un imbè- Bloc'notes Le jaunisme Ta tué Il vient de disparaître un ¦quotidien new-yorkais, fondé en 1860, le World; il eut une carrière mouvementée, — d’abord organe religieux, il devint un peu plus tard quotidien à nouvelles, et passa on 1876 en la possession du chemin de fer Pennsylvania Railroad, lequel le céda en 1879 au multimillionnaire Jay Gould; celui-ci, qui y perdit de rangent, le vendit en 1883 au .luif hongrois Joseph Pulitzer, arrivé en Amérique en 1864 et dont les fils viennent, de céder | pour 5 millions de dollars son jour-! nal préféré aux propriétaires d’un ; syndicat qui publie la série des feuilles Scripps-Howard.Ce syndi-1 rat a tout de suite fusionné le ! World, édition du soir, avec le Te-1 legram, déjà en sa possession.Le 1 nouveau journal sorti de cette fusion s’appelle le World-Telegram.Deux des éditions du World, relies du matin et du dimanche, vont disparaître; et des centaines d’employés des frères Pulitzer sont dès aujourd'hui à la recherche de nouvelles positions.Ia*s Pulitzer vont distribuer un dixième des cinq millions qu’ils reçoivent entre leurs anciens employés, afin de leur faciliter la tâche de trouver à se placer ailleurs.Des difficultés d’ordre financier ont causé cette vente du World.Le World tirait, le malin, 315,600 exemplaires, le soir, environ 280.000, et son édition dominicale atteignait presque le demi* million de numéros.Malgré ee tirage volumineux, il perdait sans cesse du terrain.Les frères Pulitzer ont déclaré que depuis 1926 son déficit annuel fut en moyenne de 1812,000; il a touché *1,970.000 en 1930 cl rien qu’en janvier 1931 le World a perdu #200,000.A ce (Pur Raymond DENIS) Voici une nouvelle letlrr de M.Raymond Denis, de la Saskatchewan.Elle expose un point de vue qui ne manquera pas d’être présenté à la prochaine session fédérale.Elle a été écrite vers le 15 février: on verra qu’elle prédit assez exactement ce qui vient de se passer an congrès des fermiers-unis de la province.Je me suis efforcé dans des articles précédents de montrer la situation actuelle de l’agriculture dans l’Ouest, et d’indiquer les causes de la dépression dangereuse qui existe, ainsi que l’état d’esprit d’un grand nombre de fermiers.J’ai dit et je répète qu’à cause dù manque de chefs et d’organisation les rumeurs de sécession dont on entend tant parler ne paraissent pas présenter un danger immédiat, mais peuvent devenir inquiétantes, si la crise actuelle se prolonge.La convention des Fermiers-Unis va avoir lieu à Ja fin de février à Saskatoon.Des centaines de délégués venant de tous les coins de la province seront présents, et je serais surpris si les réclamations contenues dans la “Charte de Liberté” de Wilkie n’étaient pas approuvées, à l’exception peut-être de la clause de sécession que les chefs n’osent pas encore agiter trop ouvertement.Mais cette charte contient des demandes qu’aucun gouvernement ne peut accorder parce qu’elles ont un caractère nettement socialiste, et les délégués des 520 groupes que compte l’organisation s’en rendent si bien compte qu’ils vont très certainement décider l’entrée de leur association dans l’arène politique, aussi bien au provincial qu’au fédéral.Ce sera la répétition de 1921, avec un succès plus foudroyant em core pour les candidats fermiers, si les élections ont lieu avant un rajustement de la situation économi-que.Il serait peut-être bon d’indiquer ici, pour l’information des lecteurs compte ils ne pouvaient envisager de continuer à le publier et ils s’en (débarrassent.Sensationnel outre-mesure, de 1883 à la guerre, le World a perdu une partie de son public au profit des tabloids de I New-York, dont le News en particulier, fondé en 1921 et qui tire maintenant un million et tiers d’exemplaires tous les matins.L’ultra-sensationnel d’avant-hier est devenu impuissant à soutenir la lutte, étant à mi-chemin entre les journaux de type conservateur qui lui ont pris sa meilleure clientèle, — la plus respectable, — et les feuilles du dernier jaunisme, à images, à tapage et à ramage, qui lui ont enlevé le gros de l’autre, — la clientèle populaire.Pulitzer aîné avait demandé qu’on assurât la perpétuité de son journal.Voilà celui-ci disparu, victime lui-même d’un jaunisme qui a dépassé le sien.Les élèves ont tué le maître et Pqiii mangé.Ainsi le journalisme américain pratique le cannibalisme.Lequel?On raconte, dans le monde des journaux en Angleterre, une bonne histoire, rendue actuelle par l'arrivée à Londres de M.Ferguson, an-rien premier ministre d'Ontario et représentant officiel du Canada dans les lies Britanniques.M.Mackenzie King, premier ministre du Canada à l’époque, et M.Ferguson, de l’Ontario, se trouvaient à Londres en même temps.Le même soir l’un parla dans une réunion, et l'autre ailleurs.Le lendemain, les deux discours furent câblés au Canada.Par erreur, Londres attribuait à M.Ferguson le discours de M.King et à celui-ci la harangue de celui-là.Personne ne s’en serait aperçu; et cela passa si bien, selon ces messieurs d’Angleterre, que les journaux bleus louangèrent M.Ferguson d’un discours fait par M.King, et la presse rouge, M.King de propos tenus par M.Ferguson.Ce qui veut dire que les discours des deux devaient être de la même banalité, — ou que les journaux de partis manquèrent ici tout à fait de perspicacité, puisqu’ils ne démêlèrent pas M.King de M.Ferguson.Si non e vero.Poudre sèche A Québec, il y a quelques heures, au cours d'un échange de réflexions entre M.Taschereau et M.Sauvé, fils, fplui-ci dit à celui-là: “Fst-ee que houx sommes à fixer la date ! des prochaines élections?—Ce sera plus tftt peut-être que vous ne le voudriez; et si j’ai un conseil à donner à mes amis de la gauche, c’est de se préparer à la bataille", aurait dit M.Taschereau, d’après le Star.On a déjà parlé des élections provinciales pour le 27 avril prochain, — avant la date des déménagements à Montréal et a Québec.Ce qui est certain, c’est que M.Taschereau se prépare, lui; le programme de la session, jusqu'ici le fait bien voir.Et In gauche fera bien de tenir sa poudre sèche et prête.Le bill de la censure à la radio montre entre autres choses que le premier ministre n'enlcnd pas donner plus de jeu qu'il n’en faut à ses adversaires.C.P.du Devoir, quelles seraient les mesures les plus propres à apaiser l’opinion publique, à couper court à tout mouvement bolchcviste ou sécessionniste, à ramener un peu de confiance chez nos fermiers en soulageant la dépression actuelle.Evidemment il ne faut pas espérer que par un miracle quelconque la crise qui nous étreint disparaisse comme par enchantement; mais enfin, elle peut être atténuée, et c’est là le rôle du gouvernement.C’est à lui d’adopter les mesures nécessaires en s’inspirant de l'urgence de la situation.Parmi ces mesures, il en est une qui revêt un caractère de si grande importance, qu'elle laisse toutes les autres dans l’ombre, c’est celle d’un prix minimum garanti par le Gouvernement pour tous nos grains.Ce prix minimum a été demandé énergiquement par tous nos ministres provinciaux, sans distinction de parti, ainsi que par les organisations de fermiers.C’est la seule façon d’accorder une aide appréciable à l’Ouest, et c’est en même temps pour nous une question de principe.L’établissement d’un certain prix n’est pas nouveau; H nous a été infligé du temps du “Wheat Board”, et alors que les cours du blé atteignaient ailleurs $3.00, nous dûmes, dans l'Ouest, nous contenter du prix que le “Wheat Board” voulut bien nous donner.Auparavant encore, en 1915, si je ne me trompe, le gouvernement d’alors n’hésita pas à saisir plusieurs millions de minois de blé qui se trouvaient à Port Arthur ou à Fort William, et nous paya le prix qu’il jugea £on, sans nous consulter.Certains spécialistes de J’Ouest prétendent que l’on fit perdre à nos fermiers au-dessus de cent millions de dollars.Si donc il était possible à un Gouvernement de nous imposer un prix maximum en temps de guerre, il doit être tout aussi possible de fixer un prix minimum en temps d’urgence.11 suffirait d’établir une commission dans le genre de celle qui fut établie alors, en lui donnant le pouvoir et les fonds voulus pour acheter au prix fixé le blé ou autres grains.Ces grains seraient revendus aux pays importateurs au prix du marché parce qu’il serait dangereux d’accumuler ici un surplus considérable qui pèserait de tout son poids sur les récoltes futures.Il est très probable que le gouvernement aurait à enregistrer une perte qui, d’ailleurs, ne serait pas énorme, parce que cette perte porterait seulement sur les grains exportés.Il serait en effet possible de fixer un prix de vente raisonnable pour le marché local.Le consommateur n’en souffrirait que bien peu, parce que jusqu’à présent il est loin d’avoir bénéficié, dans l’achat de son pain, de la baisse qui s’est produite dans le prix du blé.Ce prix minimum ne serait que temporaire et disparaîtrait après avoir accompli .¦fa mission, qui consiste à donner le temps aux fermiers de s’adapter à une situation nouvelle.La crise est venue si rapidement et s’est produite d’une façon si intense que nos cultivateurs ont été pris au dépourvu et sont incapables de faire face à la situation.Ce prix minimum leur permettrait de respirer un peu, cl, avec l’aide de cerlaines réformes, de préparer l’avenir.C’est, dit-on, une mesure spéciale de protection qui n'atteint qu'une partie seulement de la population.C’est vrai dans un certain sens, et c’est faux dans un autre, parce que l’argent déboursé par le gouvernement ne restera pas longtemps dans les poches de nos fermiers qui s’en serviront pour payer leurs dettes.C'est-à-dire que ce sera quelques millions de plus en circulation dans le pays, millions qui iront alimenter le commerce et l’industrie, et aideront eux aussi à réduire le chômage.J’ai dit que c’était pour nous une question de principe, et c’est vrai parce que nous considérons avoir droit à cette mesure de protection que nous demandons.Quand on convoque une session spéciale pour voler 20 millions afin d'aider les chômeurs, on doit aussi penser à ceux qui travaillent aujourd'hui mais qui chômeront demain, quand ils auront perdu les terres sur lesquelles ils vivent.Quand on convoque une session spéciale pour hausser le tarif, afin de protéger plus efficacement les manufacturiers, on doit aussi protéger les fermiers, au moins accidentellement quand une crise comme celle-ci les atteint.Nous voulons bien croire que les manufacturiers de l’Est ont besoin d'un tarif protecteur pour nousi vendre leurs machines, bien que nous ne comprenions pas comment ils peuvent entrer en compétition avec les manufacturiers américains dans les pays étrangers, s’ils ne peuvent pas le faire ici.Nous ne comprenons pus davantage pourquoi iis vendent res mêmes machines dans certains pays d’Europe meilleur marché qu’ils nous les vendent ici.Tout reri nous l'acceptons même si nous ne le rom-prenons pas; mais nu moins qu'on Ottawa interdit l'importation des produits russes (Voir page 3) ne nous marchande pas cette sympathie agissante et pratique qu'on leur accorde si généreusement.Depuis que l’Ouest existe il est victime de ce système de protection ijui lui fait regarder d’un oeil d’envie de l’autre côté de la ligne 45e.Depuis que l’Ouest existe il est le meilleur client des manufacturiers de l’Est, parce que tout autour de nous on élève un tarif douanier qui leur permet d’établir ici les prix qu’ils veulent.Geci nous l’ayons accepté, comprenant que nous étions assez prospères pour pouvoir aider aux provinces industrielles de l’Est, mais qu’on ne fasse pas de nous les parias de la Confédération en nous refusant une aide si nécessaire qu’on accorde conti-nuellement à d’autres classes de la société qui en ont peut-être moins besoin.La protection des manufacturiers n’a, dit-on, rien coûté à l’Etat.Non, mais elle a coûté cher aux cultivateurs que nous sommes.Qu’on ne vienne pas nous dire que les droits de douane n’ont aucune influence sur les prix de vente, parce que les preuves du contraire sont trop faciles à fournir, et nous connaissons la différence entre les prix payés aux Etats-Unis, juste à côté, pour certains produits manufactures, et les prix que nous payons ici.Nous vendons tous nos produits, comme cela a été dit si souvent, sur un marché mondial ouvert à toutes les compétitions, sans que le gouvernement nous ait jamais accordé une obole de protection, et nous achetons sur un marché fermé hautement et largement protégé.C’est là en quelques mots le résumé de tout le différend qui menace de séparer l’Ouest — Le président de la Furriers' Guild of ('.a-nada.M.F.I).Buckholder, déplore la décision du gouvernement fédéral d’interdire l’importation de fourrures russes au Canada.Il affirme qu’on ne peut pas se procurer au Canada un certain nombre de fourrures que la mode exige, et que par suite de l’arrête ministériel le prix de ces fourrures actuellement en magasin, au pays, augmentera considérablement.11 dit en outre que la Furriers’ Guild a demandé un tarif de protection sur certaines fourrures russes, mais non l’interdiction de toute importation de fourrures russes.Ces documents d’élection LE CAPITAINE VA1LLANCOURT LES REMET AU RECORDER DUFRESNE — SOMMATION A MM.EUGENE MARTIN ET GEORGE HERBERT Les documents d'élection saisis lundi dernier au comité de M.Paul Cartier, oandidat de l'opposition défait lors de l’élection partielle de Saint-Joseph, ont été remis hier entre les mains du recorder Dufresne.C’est le capitaine Vaillan-eouri, de l’escouade des moeurs, qui s’est rendu avec le défective Blanchette chez le recorder, pour lui remettre ces fameux documents qui se trouvaient dans une valise à main.Le recorder Dufresne a signé tard dans la soirée des sommations ordonnant à Eugène Martin, ex-détective municipal, et George Herbert, tous deux organisateurs de M.Gae-ticr, de comparaître devant le recorder pour répondre à l’accusation d’avoir conspiré pour “passer des télégraphes’’.Ces accusations s’appuieraient sur les renseignements fournis par les documents saisis au comité de M.Paul Cartier.George Herbert est justement l’homme qui a accusé les sergents-détectives Laroche et Gursky de vol à la suite de la descente dans le comité dont on lui avait confié la garde, Feu M.Amcdéc Beaudette Ce projet d'hôtel et de patinoire UNE DEG1ARATION DU CANADIEN NATIONAL Le Cauculien National nous fait enir la déclaration suivante: “Le Canadien National ne projette pas dq construire soit un hôtel, soit une patinoire comme faisant partie du projet des termini à Montréal, a-t-on déclaré hier au Canadien National, en réponse à des rumeurs mettant ces projets au compte de ce chemin de fer."Les seuls édifices que le réseau national est intéressé à construire comme partie de son terminus de Montréal sont ceux qui sont requis comme termini, gare et bureaux.Lorsque les termini seront terminés, la compagnie espère être en mesure de louer à long terme de l'emplacement pour la construction d'hôtels, magasins ou autres édifices au-dessus du site occupé par les voies, mais ces édifices, dit-on.seront construits par ceux qui obtiendront le slocations et non par le Chemin de fer National du Canada.*' , , , ________ Mort de lady Leblanc Lady LeBlanc est décédée hier matin, à sa résidence du numéro 1659 rue Sherbrooke ouest, après un?longue maladie.Née Hermine Beaudry, elle épousa Pierre-Evaris-te LeBlanc, qui fut président de l’Assemblée législative, puis lieute- nant-gouverneur de la province.C’est pendant les trois ans qu’elle fut châtelaine de Spencer Wood que lady LeBlanc se fit apprécier pour le charme de son hospitalité.C’est à elle qu’on doit la réfection de la résidence officielle des lieutenants-gouverneurs.Lady LeBlanc laisse une fille, Mme de Costa, et un fils, le capitaine Beaudry LeBlanc.Les funérailles auront lieu lundi matin à la basilique.L’heure exacte du départ du cortège sera annoncée plus tard.Grièvement brûle Harry Lucerini, 26 ans, 3029 rue Ste-Famille, a été transporté à (’hôpital Royal Victoria au cours d’un incendie hier soir, vers 7 h.20.Il a été si grièvement atteint par les flammes que son état est très grave.Les médecins doutent qu’ils puissent le sauver.Lucerini était couché dans sa chambre lorsque le feu éclata.Lorsqu’il s’éveilla, les flammes avaient fait de tels progrès qu’il s’égara en voulant se sauver.Il réussit cependant à se traîner sut un balcon en arrière de la maison où dl demeura jusqu’à l’arrivée des pompiers qui le Irvalisèrent par les gémissements qu’il faisait entendre.Le feu a duré pendant trois heures et la maison a été considérablement endommagée.Il a fallu sonner deux alarmes et les pompiers de plusieurs stations sont allés combattre le* flammes.M.Amédée Beaudette, en charge du département des alarmes pour la ville de Montréal, est mort subi-temrtnî, hier soir, à son domicile, 5336 avenue Esplanade, à l’âge de 65 ans.Il était malade depuis le milieu de janvier alors qu’il avait dû abandonner ses fonctions.Son état cependant n’inspirait pas de craintes immédiates.Hier soir, l’une de ses filles en revenant à la maison le trouva mort dans son lit.Le défunt avait été à l’emplo^ de la ville pendant 28 ans.Il avait commencé comme simple opérateur pour obtenir bientôt le poste de surveillant du département.Il était très estimé de son personnel.M.Beaudette était né à Montréal où il avait fait ses études.Il appartenait à l’ordre des Chevaliers de Colomb et aux Forestiers catho liques.Sa femme, née Falls, (Ma ry), est morte depuis deux ans.Deux fils et deux filles survivent au défunt: MM.William O.et James S.Beaudette et Mlles Agnès et Johanna, tous de Montréal.Les funérailles auront lieu lundi matin, à 8 h.30, à l’église St-Michel.La revision des listes électorales La commission spéciale chargée d’entendre les plaintes pour l’addition ou la radiation des noms sur les listes électorales provinciales, siégera le 10 mars à l’hôfel de ville, chambre 115, à 10 h.de l’avant-midi.Cette commission est composée de MM.Stuart McDougall, président, et des recorders Thouin et Morrison._________ M.Bray refuse Le Canadien National a demandé à la ville de lui donner les tracés et niveaux des rues relativement à la construction de sa ligne dans le nord, mais le comité exécutif a refusé de les lui donner, selon une déclaration de M.Bray hier.Le restaurant de la montagne Le comité exécutif a ouvert hier les soumissions pour la construction d’un restaurant sur la montagne, derrière l’observatoire; la plus basse soumission était celle de Saint-Georges et Gauvreau, au montant de $196,278.Toutes les soumissions ont été référées à l’ingénieur en chef pour examen et rapport.Prêts à une enquête royale M.Bray a dérlaré hier qu’il est prêt à une enquête royale sur son administration si les citoyens le désirent, mais, a-t-il ajouté, nous voulons qu’elle remonte à cinq ans en arrière afin d'inclure l’administration Desroches.Nous en voulons une aussi sur la police provinciale.M.Bray a dit que le maire Monde ne craint pas une enquête, mais qu’il insisterait lui aussi pour que telle enquête embrassât le régime précédent._ ^ La radiophonie en Cour Suprême * k - » Ottawa, 28 (S.P.C.).On croit que la Cour suprême se prononcera sur la question de la radiophonie quelque temps après l’ouverture de la prorhaine session fédérale.Comme en outre un appel au Conseil privé est A prévoir, il ne parait pas probable que le gouvernement soit en mesure, à la prochaine session, de soumettre A la Chambre un projet de loi pour donner suite au rapport de la commission Aird.La pension des aveugles ) — Dans une en cette ville, , de Montréal, aération cana-a dit que le it ajouter an vieillesse vine pension à lout de 49 ans.Ottawa, 28 (S.P.C enuserie prononcée M.Philip E.Layton président de la fé dienne des aveugles gouvernement devra bill des pensions de clause assurant une aveugle âgé de plus Les travaux du Tramway LE PROGRAMME DE 1931 Voici le rapport soumis au directeur des travaux publics municipaux relativement aux travaux que la Compagnie des tramways a l’intention d’exécuter en 1931.A une conférence tenue, dans le bureau du soussigné, et à laquelle assistaient M.Duperron, ingénieur de la Commission des tramways MM.Hannaford et Gardner, de la Compagnie de tramways, MM.Leblanc et Caron, ingénieurs de la cité, le programme préliminaire des.travaux, à être exécutés conjointement,- en vue des pavages demandés par la cité, a été établi comme suit : Place d'Arm es, d’est et ouest à Craig; Côte Place d’Armes, de St-Jacques à Craig; Saint-Laurent, de Saint-Jacques à Craig; Côté, de Craig à Lagauchetière; Iberville, de Rachel au nord du tunnel; Notre-Dame, de Berri à Lacroix; Sainte-Catherine, pont au-dessus du C.P.B.; Girouard, de Saint-Jacques à Sherbrooke; Mont-Royal, de Saint-Laurent à Saint-Denis; Jean-Talon, de Saint-Laurent à Saint-André; Jean-Talon, du tunnel à Querbes; avenue du parc, de Beaumont à Jean-Talon.Travaux de pavages denvandés par la cité dans les rues où la compagnie de tramvyays aura à enlever ses voies: Shearer, de Centre au canal La-chine; Seigneurs, du bassin vers le sud; De Bullion, de Sherbrooke à Duluth; LaSalle, d’Ontario à 200 pieds au sud de Rouen.Travaux demandés par la cité qui peuvent être remis à l’an prochain: rues Saint-Timothée, de Sainte-Catherine à Craig; Notre-Dame, de Golborne à Fulford; du Parc, de Sherbrooke à des Pins; Saint-Denis, de Sainte-Catherine à Ontario; Notre-Dame, de Parthenais à Frontenac; Delorimier, de Sainte-Cathe-ne à Ontario; Guy, de Sainte-Catherine à Burnside; Atwater, de Sainte-Catherine à Saint-Luc; Rosemont, de la 26ème avenue à Lacordaire; de l’Eglise, du canal Lachine au canal de l’aqueduc; Saint-Antoine, de Bourget à Rose-de-Lima; Bélanger, de la 23ème à la 26ème; Kelly, de Saint-Laurent à Clarke; Saint-Laurent, de Bernard à Bellechasse.Travaux incertains, et qui devront être discutés devant la Commission des tramways: rue Hoche-laga, de Haig à Curafeau; Saint-Urbain, de Craig à Vitré; Western, de Belgrave à Montréal-Ouest; Mont-Royal, de Saint-Urbain à du l’arc; Jean-Talon, de Querbes à McEarh-ran; Querbes, de Blair à Howard; Defleurimont, de Cartier à Marquette; Delorimier, de Saint-Zotique à Jean-Talon; Iberville, de Bélanger â Côte-Saint-Michel; Perras, de Saint-Charles à Péloouin, Perras, de Sf-Charles à Sacré-Coeur; du Parc, des Pins à Mont-Hoyal; Delorimier, des Carrières à Bélanger.Renouvellement des voies demandé par la compagnie des tramways, rues Saint-Denis, de Defleurimont à Isabeau: Bernard, de l’avenue du Parc à Hutchison.Renouvellement des voies demandé par la compagnie des tramways et qui peuvent être remises â l’an prochain: rues Sainte-Catherine.de Bourbonn ière â Létourneux; Masson, d’Iberville à la lOème.La compagnie a sur son programme l’installation des voies sur la rue Querbes, de Beaumont â Blair; le pavage de cette rue a été voté l’an dernier par le conseil.Nous constatons aussi que la Compagnie a mis sur son programme les rues Golborne, de Noire-Dame à Smith, et Smith,, de Murray à Wellington; or, la construction des pavages dans ces rues est intimement liée à la construction du viaduc du C.N.M.ainsi que le tunnel de la rue Wellington, et nous croyons qu’il est un peu prématuré de construire des rues cette année, c’est pourquoi nous ne les avons pas mentionnées dans notre programme de 1931.Je vous soumets ce rapport dans le but de faciliter votre discussion avec la Commission des tramways si la conférence habituelle doit avoir lieu ce printemps.Votre tout dévoué, (Signé) ; J.-G.CARON.ingénieur du service technique.Le Sénat passe outre au veto de M.Hoover Washington, 28 (S.P.A.) — Ecartant le véto du président Hoover, le Sénat a adopté le bill qui permet aux anciens combattants de la Grande Guerre d’emprunter la moitié de la valeur de leurs certificats de compensation.Comme la Chambre des représentants, le Sénat a écarté le véto présidentiel à une très forte majorité.On estime à $500 la moyenne d’emprunt que la nouvelle loi permet à chacun des quelque 3,398,000 anciens combattants._ Réclamation pour le meurtre de son mari Toronto, 28 (S.P.C.).— La veuve Sala Goldberg réclame par voie des tribunaux $50,000 d’Abraham Steinberg, en dédommagement pour le meurtre de son mari.Steinberg est condamné A être pendu le 21 avril pour ce meurtre.On croit que c’est la première fois dans les annales judiciaires canadiennes et britanniques qu’une réclamation en dommages est faite contre un condamné à mort.A la chasse à l’ours LES PARLEMENTAIRES PROVINCIAUX DISCU TENT LA GRAVE QUESTION DES OURS SUR NOTRE TERRITOIRE - PRONONCIATION A PRECISER — LE BILL DES DROITS DE LA FEMME VOTE EN TROISIEME LECTURE — QU’EN FERA LE CONSEIL LEGISLATIF?Québec, 28.(D.N.C.) — M.Hector Laferté, ministre de la Colonisation, a amené les députés à lu chasse à l’ours, hier après-midi.On s’y est amusé ferme.On sait qu’en 1929, le gouvernement a rétabli les primes pour occire les ours accusés de dévorer les moutons, soit $15 par ours.Le chasseur devait envoyer au gouvernement la peau et la tète de Tours pour recevoir la prime.Les employés du gouvernement marquent lu peau et la retournent au chasseur qui ne peut s’en servir deux fois.Or, il est arrivé que les ours non contents de manger les moutons, sont devenus des budgétivores.Ils étaient en train de manger les crédits que M.Perrault, alors ministre, avait fait voter.Les chasseurs dans un louable zèle nemro-dien s’enfonçaient jusqu’à cinquante milles dans les bois pour dépister et abattre les ours.M.Perrault a dû abolir les primes afin de ralentir l’ardeur générale.Mais la prime a été bientôt rétablie et l’an dernier le gouvernement a payé $9,000 en primes, au lieu de $25,000 Tannée précédente.M.Tremblay (moqueur).=— On a eu plus de succès qu’avec les marsouins, pourquoi ne pas adopter le même procédé?M.Blnin s’informe auprès du ministre de ce qu’on fait avec les peaux.* M.Laferté lut répond qu’après les avoir marquées on les renvoie aux propriétaires.M.Blain.Le ministre ne croit-il pas qu’avec ses primes le gouvernement vend la peau de Tours avant qu’il ne soit tué?"OUR” OU “OURS”?M.Guertin entre alors dans le débat et le premier ministre fait une remarque sur la prononciation du mot “ours”.M.Guertin.— Je demande au premier ministre de bien vouloir apprendre à cette honorable Chambre s’il convient de dire “our” ou “ours” et de nous communiquée i< fruit de ses connaissances.M.Taschereau rit de bon coeur, et M.Tremblay ajoute: "Ça dépend de la longueur de la queue!” M.(ruertin demande au ministre pourquoi, par son bill, il limite les périodes de chasse et aussi pourquoi on a établi une limite de chas-se de cinq milles autour des régions habitées.Si Tours est un animal nuisible, qu’on continue ila chasse, car l’ours n’est pas un animal stationnaire, et volontiers il voyage des terres de la Couronne sur les lots des colons sans s'occuper de la limite de cinq milles établie par le ministre de la colonisation.M.Blain déclare, en riant, qu’il croyait que la nouvelle aile du Tai-lement serait destinée à y remiser les peaux d’ours.M.Duplessis demande au ministre pourquoi il a cru nécessaire de faire précéder son bill de résolutions, quand, hier, le premier ministre disait qu’il n’était pas néces-sare de faire la même chose pour la loi des accidents du travail qui peut éntrainer une dépense de $100,000 pour la province.M.Jean-Taul Sauvé.Je propose que Tort soumette Je cas de la prononciation du mot “our” ou "ours” à l'honorable secrétaire provincial.11 pourra nous faire jmrt de ses lumières sur la difficulté et faire tm joli débat académique.M- Tremblay.— On pourra aller débattre ça au pays de la gomme.M.Sauvé affirme que Ton ne devrait pas apporter de restriction à la chasse a Tours puisqu’il est si nuisible.M.Tremblay.Quels sont des dommages causés par les "our” ou les “ours”?.M.Laferté.— La chose est difficile à dire.M.Tremblay.Le gouvernement a actuellement un souci, relui de ne pas laisser manger Je Trésor provincial par les ours, mais si nous voulons voter intelligemment cette mesure, encore faudrait-il savoir quels dommages ces animaux sauvages ont causés.Combien de moutons ont-ils dévorés?Sont-ec des petits ou des gros?M.Laferté avoue n’avoir mienne statistique sur cette question.M.Trenjhlay Je suggère alors que Ton suspende l’étude du hill et que le ministre, d’ici là, se renseigne.Les députés s’amusent et finalement les résolutions sont adoptées.M.Tremblay (pince-sans-rire) — C’est une mauvaise loi!!! VESTES EN PEAUX D’OURS Les trois projets de tunnel LES CITOYENS DU QUARTIER SAINT-TAUL DISCUTENT J.a publication des trois projets à l'étude pour le tunnel sous le canal Lachine, dans la partie ouest de la ville, « suscité qn grand intérêt chez les citoyens du quartier St-Taul.Tartout, dans cette partie de la ville, on discute de la valeur respective des trois projets avec tes plans que les journaux ont publiés.Les citoyens de l’ancienne ville St-Paul ont formé un comité qui n encore siégé hier soir.On a représenté, de nouveau, que si le tunnel passait à la rue Briand, comme le veut Téchevin Angxignon, tout Je commerce de celte partie du quartier serait ruiné.Pourquoi, a-t-on dit, arriver avec un plan absolument nouveau quand les deux 'premiers pèojets sont à l’étude depuis des années et quand les citoyens se sont implantés dans cette partie avec l'espérance sinon l’assurance que le tunnel serait jurés du pont actuel.Avec le projet de la rue Briand, a-t^on ajouté, il faudra construire deux nouvelles rue-s dans un terrain des plus boueux.De pi us, les citoyens de l’ancienne ville St-Paul devront faire un mille de plus, par un grand détour, pour rejoindre le tunnel.Ceux qui voudront traverser le tunnel à pied ne pourront pratiquement plus le faire à cause de la distance à parcourir.On parle, enfin, de «ramies assemblées publiques pour étudier la question pendant que il’on continue de faire circuler une requête que tous les curés, nous dit-on, ont signée.Encore une fois, la plus grande activité régne et la discussion ne cesse pas.L'élection de M.Schwartz UN CITOYEN DE SAINT-LAURENT LA CONTESTE L’élection de M.Bernard Schwartz, comme échevin du quartier Saint-Laurent est contestée.M.le juge en chef Greenshields a signé hier soir une requête à cette fin présentée par M.G.-P.Elliott.La requête dit en substance qu’au cours de l’élection qui a eu lieu le 29 janvier, M.Schwartz s’est rendu coupable, personnellement ou par ses agents, de manoeuvres électorales défendues par la loi.Le 29 janvier le candidat ou ses agents auraient loué des automobiles de la Standard Cab Co„ de la Diamond Taxicab Association et d’aulres personnes dans le but de conduire les électeurs aux poils.Entre la mise en nomination et le jour de la votation le candidat ou ses agents auraient servi dans son comité, intersection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Ontario, (les liqueurs, rafraîchissements et provisions dans le but d’influencer les électeurs présents.Enfin, Schwartz ou ses agents auraient conseillé, aidé, encouragé et facilité la personnification des électeurs.Le jour de la votation ils auraient engagé et payé des gens pour passer des télégraphes.Ces personnes après avoir voté illégalement seraient retournées au comité où on leur aurait donné d’autres cartes pour aller de nouveau voter.Cette organisation de “tél^rn-phes’’ aurait été dirigée du comité par un nommé Schacter.Sans les votes donnés ainsi, prétend le requérant, le résultat de l’élection aurait été différent.Le requérant demande en conséquence l’annulation do Télectio.i et la déquallfication de M.Schwartz.Un affidavit a été servi à M.Schwartz hier après-midi.La requête sera présentée lundi matin en Cour supérieure.La loi des accidents du travail sera étudiée mercredi Québec, 28 (D.N.C.).— Le bill de la loi des accidents dit travail sera étudié en comité des bills publics, mercredi matin.Le premier ministre a annoncé Oa nouvelle hier.Lundi, U aura une entrevue sur ce bill avec des intéressés, L’athéisme à l’Université de Toronto Toronto, 28 (S.P.C.) — Le chef progressiste H.C.Nixon a demandé au gouvernement ontarien, au cours d’une séance de la Législature, de faire une enquête au sujet de l’assertion, par un journal d'étudiants, (pie l'athéï.sme prédomine chez les étudiants de l’Université de Toronto.Les fermiers de la Saskatchewan LE GROUPE POLITIQUE NE SE DECLARE PAS EN FAVEUR DE LA CECESSION.— LA CHARTE , DE LA LIBERTE.— L’AUTONOMIE FISCALE DE L’OUEST.Saskatoon, 28 (S.P.C.).— Les agriculteurs organisés de la Saskatchewan, qui viennent de se lancer dans la politique, ne se sont pas déclarés en faveur rie la sécession.Le congrès annuel de la section de la Saskatchewan des United Farmers of Canada a cependant décidé, avant de se dissoudre, d’étudier la question de l'autonomie fiscale pour il’Ouest.Le congrès a donné son approbation aux cinq articles de la fameuse Charte de Liberté signée par ces centaines d'agriculteurs du nord-ouest de la Saskatchewan, mais il n’a pas voulu approuver les demandes de cette ‘charte” par des ménagés de sécession.On réclame de la part du gouvernement provincial comme du gouvernement fédéral des secours de toutes sortes pour les agriculteurs.Les directeurs de la section de la Saskatchewan des United Farmers of Canada ont décidé de discuter avec les agriculteurs de l’Alberta et du Manitoba la question de l'autonomie fiscale pour l’Ouest.On a pris cette attitude devant une résolution qui voulait l’établissement d’un commonwealth libre-éehangis-te dans l’Ouest, fiscalement indépendant, niais qui resterait uni au Canada pour le reste.M.George H.Williams, président sortant de charge de l’organisation, s’est déclaré absolument contre la sécession pour le moment.“Il n’y a pas 10% des gens de la Saskatehe* parti qui aurait fait entrer la sécession dans son programme.” Il admet que la Charte de Liberté a été inspirée par les United Farmers, mais quelqu’un y a ensuite ajouté la menace de sécession.Les politiciens libéraux et conservateurs ne demandaient évidemment pas mieux que de faire battre le nouveau parti qui se fondait.Un délégué a demandé alors à M.Williams si les agriculteurs de TOuesl pouvaient espérer les secours voulus “sous un gouvernement capitaliste”.M.Williams a répondu que si les agriculteurs élisaient des leurs pour les représenter, la constitution canadienne ne les empêcherait pas d’arriver à leur but.La vente de l'écofe Montcalm LA COMMISSION ADAM NI STR AT I -VE DES ECOLES ETUDIE L'OFFRE DE LA VILLE La comm i s-si on ad mi nisl r at i ve des écoles catholiques a tenu hier après-midi sa seconde séance du mois.Il a été question d’affaires courantes.Le président général, M.Victor Doré, a communiqué aux commissiaires Tofifre que fait le président de Texécutif ^ —»Vpal.M.Bray, de donner un nouveau terrain en, échange de celui de l’école Montcaim, ravagée par deux incendies il y a quelque temps.Il a été décidé d’étudier l'offre de la ville.11 a de nouveau été question de l'école de la paroisse de langue anglaise Sainte-Anne.M.Doré a expliqué à ses collègues que les autorités de la paroisse désirent vivement que cette école continue d’occuper son immeuble actuel, qui toutefois a besoin d’importantes améliorations.Dans l’acceptation de diverses fournitures, la commission, par la voix du président général, a appliqué, au cours de oette séance, m décision d’employer de préférence des produits canadiens.Etaient présents: Mgr Pielte, MM.les chanoines Sylvestre et Callaghan, M.l’abbé Rosaire Caron, le Dr Bon,nier, M.René Charbonneiau, M.Frank Curniin, le Dr Daigle, M.Ernest Gosselin, le Dr .lorry, Je Dr Mullally, commissaires; M.Jean Cusgrain, secrétaire, M.J .-T.Lemire, directeur des travaux, et M.R.Delcouri, trésorier.Caponc condamné à six mois de prison Chicago.28 (S.P.A.).—Le chef rie bande Al Capone a été condamné à six mois de prison pour désobéissance aux ordres (Tun tribunal.Une thèse d'agrégation en médecine Le Dr Pierre-Paul Gauthier, pro-fessour-assistant à la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal, u soutenu hier soir à l’université même, une thèse d'agrégation sur ta Coli-Bactllose des Voies Urinaires et les divers moyens de traiter cotte maladie.Le jury qui a entendu la thèse se composait des Drs J.-E.Dube, B.-J.Bourgeois et G.-H.Baril.M.Blain suggère au gouverne-! ment de garder les peaux d'ours ] afin d'en fabriquer des vestes pour | ses partisans aux prochaines élections.M.Taschereau — Nous vous les enverrons.On adopte alors le bill en troisième lecture.LE BILL DES FEMMES Au début de la séance la Chambre a voté en troisième lecture le bill pour modifier le code civil quant aux droits de la femme.I^s honorables députés parais- Isent fortement convaincus que le Conseil législatif va, comme l’on dit.“mettre la hache” dans le bill.Comme le premier ministre avait un sourire énigmatique, M.Duplessis lui a dit: “Iæ premier ministre a l’air de savoir ee que le Conseil législatif va faire”.Aprèsl a chasse à Tours, les députés ont voté en première et seconde lecture les résolutions pour adopter un crédit de $350,000 pour hydravions.La troisième lecture a été ajournée à une autre séance.M.Duplessis reproche au gouvernement d'avoir laissé les compagnies surcapitalisée et surproduire, au point que maintenant l’épargne des employés mises dans les compagnies de pulpe est en grnnd danger.La Chambre s’ajourne ensuite à mardi après-midi.i Canadiens français promus Ottawa, 28 (S.P.C.).- La com- mission du service civil annonce une série de promotions au département du commerce et au département des chemins de fer et canaux.Trois Canadiens français, tous trois du département des chemins de fer et canaux, sont au nombre des fonctionnaires promus: M-J.-J.-Edouard Bareelo devient ingénieur principal adjoint à Mont rca.M.Pierre Fiché devient ingénieur de la surintendance des canaux pour Montréal.eJ M» Dnniîen inaud est nommé ingénieur adjoint, ¦aussi À Montréal. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 28 FEVRIER 1931 VOLUME XXII — No '*« Savez-vous que 40* D’après les statistiques, quarante sur cent automobiles vendues sont des chars usagés.Si vous avez l’intention cette année d’acheter un char usagé, nous vous invitons à venir faire votre choix, dès maintenant, à l’occasion de la GRANDE OUVERTURE de nos dépôts de CHMS USAGES où plus de 300 sont actuellement en exposition, et tous ces chars usagés, remis à neuf, portent, pour la plupart, la même garantie que les chars neufs.Les chars neufs sont tous de même qualité; il n’en est pas ainsi naturellement des chars usagés.C’est pourquoi il importe et il est plus avantageux pour vous de ne pas attendre trop longtemps pour acheter le char de votre choix.Un faible acompte suffit pour le retenir.Location gratuite jusqu’à vraison.i- Nos deux dépôts de chars usagés sont maintenant ouverts au public.JARRY & FRERE TERRAIN: Coin Mont-Royal et Henri-Julien (près St-Denis) Téléphone: BEIair 2442 TERRAIN: Coin St-Laurent et Beaubien Téléphone: CRescent 3141 Samedi, 28 février 1931 PENSONS AUX PIETONS Le beau soleil du printemps s’en vient.Il se hâte de fondre la neige des rues, qui s’écoule en ruisseau ou forme de grandes ou de petites n^ares., Comment se fait-il que de deux automobilistes qui se suivent, le premier vous éclabousse d’eau boueuse, tandis que le second ne le fait pas?L'un, évidemment prête attention aux piétons; l’autre, malappris ou négligent, s’en fiche.Messieurs les automobilistes, dans cette période de fonte des neiges, pourraient montrer plus de politesse à l’égard des piétons, en ne passant pas dans toutes les flaques d’eau qu’ils rencontrent sur leur route, â pleine vitesse.* * * SON NOM “Votre nom”?demande a tous ceux qui se présentent Ted Madden, examinateur des candidats à la naturalisation américaine.— Mon surnom, répondit un candidat, est Vazil Ferencsik.—- 11 nous faut votre véritable nom pour les documents officiels, expliqua Madden.— Eh! bien, soit! Mon véritable nom est Vail Rasko Ferarravocem-hoocruigearmocicooui.Pour une fois, Madden dut regretter son insistance! * * * HELAS Un journal américain cite le cas d’un imbécile qui a découvert une mine et a fini par devenir millionnaire.Il serait facile de citer des tas d’imbéciles qui ont mis des millions dans des mines sans jamais en tirer tin sou.H- * * POUR UN CHAT Les pompiers d'Ottawa sont heureux.Ceux du poste numéro 9 ont répondu à un appel l’autre soir et réussirent â sauver la vie d’un.chat., En effet, le chef reçut un appel de la Société protectrice des animaux lui demandant d’envoyer des pompiers avec une échelle pour dénicher un “minou” qui s’était aventuré trop haut dans les branches d’iui arbre à l’arrière du numéro 49 rue Renfrew.Un pompier descendit la “petite boule de laine" grelottante de sa haute perche.Le jeune félin une fois déposé sur la neige, se roula en boule, fit un peu son ronron et déguerpit.U avait été chassé dans l’arbre par des chiens.* * * IL PROMETTAIT BOKOV Un nommé Bokou a été arrêté à Montréal.On lui reproche ses activités philanthropiques.Cet homme voulait enrichir ses amis avec un système infaillible qu’il a inventé pour gagner toujours ù la roulette.11 se promettait d’opérer à Monte-Carlo pour le compte de ses heureux clients.11 promettait Ro-kou, mais on Tempèche d’aller jus-Kobou.* * Ÿ DOCTEUR EN MEDECINE Le R.P.Gounissom «les Pères Blancs d’Afrique, a fait des études médicales à l’Institut de médecine coloniale, fondé â Paris en 1902.Sur 60 élèves inscrits, le Père Gou-nisson s’est classé premier et a mé-ritâ»Ies deux diplômes de médecine coloniale et d’hygiène.Le nouveau docteur a remporté un succès qui n’est pas de nature â donner raison â ceux qui prétendent que la religion catholique est ennemie de la science.* * * LE NOMBRE DES MEDECINS Et puisque nous parlons de la science médicale, voici un fait intéressant: Le Canada est an second rang dans l’univers pour le nombre de médecins par 100.000 dp population, d’après des statistiques préparées par l'Association médicale canadienne.Il y a actuellement 97 médecins par 100,000 âmes au Canada.Aux Etats-Unis il y on a 127 pour le même nombre d’habitants.«ÿ» VOULEZ-VOUS DES CHIFFRES?la Pologne, 260,000; la Grande-Bretagne dispose de 186,000 et la Roumanie a 160,000 militaires sous ses drapeaux.L’armée allemande est actuellement de 100,000 militaires et celle de la Yougo-Slavie, 140,000.Quant au Japon, il a une force permanente d.e 235,000.mais elle peut être portée de 3,000,000 a 4,000,000 en cas de guerre.* # Ÿ POUR LES ADEPTES DU TABAC Au dire d’un commissaire australien, yn paquet de vieux journaux est Tan des articles d’échange les plus prisés dans la Nouvelle-Guinée, pax les habitants de ce pays.On les coupe en lisières étroites et on s’en sert pour confectionner des cigarettes que Ton colle ensuite avec de la gomme de sapin.Ÿ * * ORIGINE DES TIMBRES-POSTE Le timbre-poste est d’invention française et son origine ne date pas d’hier.En 1653, un avis fut affiché à Pars, disant aux habitants de la ville que “les personnes qui voudront écrire d’un quartier à l’autre auront l’assurance que leurs lettres seront fidèlement remises si elles ont soin d’y joindre ou attacher un billet de port payé”.Aujourd'hui, la poste est universelle.C’est très important pour les affaires, très pratique pour les demandes qu’on veut faire à des personnes qui nous gênent et très exquis pour les amoureux.^ LE PREMIER FEUILLETON Actuellement tous les journaux publient des feuilletons.Sait-on quel est l’ancêtre -des romans ayant été découpés par tranches pour paraître dans une gazette?* C’est un journal anglais qui prit le premier cette initiative.Le London Post publia en effet, du 7 octobre 1719 au 17 octobre 1720, le Robinson Cru-soé qui fait aujourd'hui les délices de tant d’enfants.Comme à présent, le secrétaire de rédaction du London Post dut, dans chaque numéro, terminer le feuilleton sur un passage particu- lièremont pathétique.}(.%.}(.UNE TORPILLE ELECTRIQUE INVISIBLE La marine des Etats-Unis, après de longues recherches, a établi une torpille électrique qui a l’avantage de ne laisser aucun sillage, pendant son trajet, sur la surface de la mer.La nouvelle arme est actionnée par un moteur électrique extra-léger, dont le courant est fourni par des piles également très légères.Sa vitesse est un peu moindre que celle du type à air comprimé, mais on cherche à perfectionner le moteur, ainsi que les piles dans l’espoir d’atteindre la vitesse de 30 noeuds sur un parcours de 12,000 verges.A l’encontre du type à air comprimé, dont la vitesse diminue progressivement durant le trajet, le modèle électrique maintient une vitesse constante, ce qui simpiitie grandement la tâche de viser une cible lointaine et mouvante et tenu à augmenter l’efficacité du tir.Une autre invention américaine intéressant la marine est une torpille courte de haute puissance a l’usage des avions lance-torpilles.Cet engin contient une charge exceptionnellement lourde d explosifs et possède un parcours très réduit, ce qui est tout â fait suffisant pour des tojrpiR^ lancées 1™'’ 4*** avions.* ¥ * PRATIQUES” les autres reproduisent les traits gravés des apôtres Pierre et Paul, de sainte Thérèse, etc.Une série complète de ces pièces sera tirée, à raison de 10,000 exemplaires, pour les collectionneurs; elle portera la date de 1929, c’est-à-dire de la conclusion du traité de Latran, an VIII du pontificat de Pie XI.* PERDU DANS LES PARTICIPES Un député qui présidait le banquet annuel d’une association régionale voulut, au dessert prononcer un “toast” appris par coeur et dont la péroraison était: “Vous pouvez être assurés, mes chers concitoyens, que mon concours le plus ardent et le plus dévoué vous sera toujours acquéri!” Son secrétaire, un fin lettré, fit la grimace et lui souffla miséricordieusement: — Acquis! Acquis! Imperturbable, le député- pour suivit: — A qui?On me demande à qui?Mais à vous tous, mes chers amis! Le secrétaire pensa que mieux valait ne pas insister.ifc * * UNE DIFFERENCE — Quelle différence y a-t-il entre un bouchou, Marseille et Satan?— ?— Eh bien! voici.Le bouchon bouche la bouteille.Marseille, Bouches-du-Rhône.— Satan?— Ça t’en.bouche un coin! ^ ^ PROVERBES — Veux-tu manger du pain, ne reste pas couché sur le son.— Un homme peut passer pour sage lorsqu’il cherche la sagesse; mais s’il croit l’avoir trouvée, c’est un sot.» —O toi, qui peux jouir d'un doux sommeil, pense à ceux que la douleur empêche de dormir! O toi, qui marches rapidement, aie pitié de ton compagnon qui ne peut te suivre! O toi, qui es opulent, songe à celui que la misère accable! — La tempérance est un arbre qui a pour racine le contentement de peu, et pour fruit le calme et la paix.— On guérit de coups de couteau; on ne guérit pas de coups de langue.— Trois s'aidant Tun l'autre, portent le fardeau de six.— Veux-tu te venger de ton ennemi, gouverne-loi bien.— La main fermée ne prend àa-mais de mouches.— Quand fu es seul, songe à tes défauts; quand tu es en compagnie, oublie ceux des autres.SIVEL JOURNAUX U y a des journaux "pratiques” oui font de temps à autre îles articles ronflants contre le communisme et s’emploient à soulever 1 indignation contre le bolchevisme, mais qui s’opposent de tout leur pouvoir, et le plus souvent d une manière cauteleuse, a ce que disparaissent les abus qui préparent les esprits à accepter les theories les plus dangereuses, pourvu quel les fassent entrevoir l’espoir de secouer un joug qui est devenu intolerable! L’erreur est certainement une bonne chose à combattre: mais les abus sont aussi une chose a faire disparaitre.Le Sauveur lui-mème s’y est employé durant tout le cours CKINTURK herniaire BHEVETEF Mon nouveau bandage herniaire maintient les hernlee les plus rebelles, se porte san» g*ne, ne se déplsre Jamais quelque mouvement que l'on fasse.Renier* nrments fournis gratuitement ANTOINE BONIN 1*10 Est.Sherbrooke Têl.AMhem B(l; 11.le cent, 13 f.; Ill, le cent, 20 f.).Les tout-petits du Conservatoire Lassalle C’est le lundi soir, !) mars, â la salle Saint-Sulpioe, qu’aura lieu la soirée annuelle des Tout-Petits du Conservatoire Lassalle.Le programme a été préparé avec un soin lout particulier par madame Lassalle.On entendra trois délicieuses piécettes: Le Petit Noël, Mademoiselle Soupe-au-talt et le Prince el la licrgère.La belle diction, le beau parler français sont â l'ordre du jour.Ce sera une magnifique démonstration que donneront ce soir-là les pupilles du Conservatoire : articulation parfaite, prononciation soignée, interprétation simple et vraie.Telle est la méthode que madame Lassalle donne à ces petits, et cela depuis plus d’une vingtaine d’années, avec le succès que l’on sait.Il y aura également au programme des chansons en costumes, un duo breton et le •’choeur du printemps fleuri".Qu’on ne manque pas d'assister en grand nombre à cette fête sous la présidence d’honneur du Consul général de France, monsieur Edouard Carteron, et de madame Carter on._____(Connu.) Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste CHEZ LES OUVRIERES Le comité de l’Aide aux missions affilié à l’Association professionnelle des ouvrières recevrait avec plaisir tous les vêtements usagés, retailles, coupons, objets divers, qui, remaniés, peuvent devenir des choses utiles et appréciées des missionnaires.Répondre à cet appel serait en même temps un excellent moyen de collaborer à la grande oeuvre des missions, et si minime soit-il, tout envoi sera bienvenu.Toute communication par lettre pourra être adressée à Mlle Robert, présidente du comité, 4594 rue Messier, téléphone: AMhersl 4013.Retraite fermée Si vous connaissez Fennui d'avoir des robes du soir froissées après un voyage, vous apprécierez d'autant plus les qualités de la “Wonderbilt”.Ces mallettes semblent devoir devenir aussi populaires que les fameuses “Tour la Mode”.Nous avons aussi une série complète de mallettes “Wonderbilt” pour Monsieur.Quatrième étage, rue Université T.EATON C
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