Le devoir, 18 décembre 1913, jeudi 18 décembre 1913
VO LUMP IV—No.294 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, JEUDI 18 DECEMBRE, 1913 ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.«1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.*2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration : 7 U RUE SAINT-JACQUES NON T ft E A L.TÉLÉPHONES : ^ %*, ADMINISTRATION : ï RÉDACTION i - M.\ Direcfteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’AUTONOMIE DE MONTREAL Les affaires de Montréal vont bien, à Québec.A part le fameux article qui impose à la ville l’achat d’un immeuble pour y construire une bibliothèque, M.Perron, député de Verchères, a donné avis d’une proposition déterminant le chiffre de la pension de retraite de.certains fonctionnaires municipaux.Avant-hier, la commission législative de la Chambre a coupé sans cérémonie une tranche du territoire de Montréal pour l’annexer à Maisonneuve — ce qui n’est peut-être pas le plus mauvais service qu’on puisse rendre aux propriétaires et aux habitants de ce territoire.Ces diverses opérations, que la Législature n’oserait pas faire subir à la paroisse de Sainte-Emilie de l’Energie ou à celle de Sainte-Rose du Dégelé, inspirent au Daily Mail un article, fort au point, que je crois devoir reproduire en entier.“11 y a eu de singuliers tours de passe-passe à Québec, mais le bill sur le terrain de la bibliothèque est d’une catégorie à part.Son adoption çar la législature devrait susciter des protestations qui attireraient l’attention de tout le pays sur la manière dont la ville de Montréal—le château-fort des contribuables de la province de Québec—est traitée sans vergogne par les législateurs provinciaux, lesquels n’ont d’autre autorité pour les justifier que celle d’une très forte majorité, dont ils font usage sans scrupule pour manipuler nos revenus municipaux.Les événements semblent prendre une direction telle que les griefs de Montréal demanderaient l’intervention d’un champion qui entraîne une campagne d’agitation afin d’y apporter remède.L’inutilité d’une partie de la presse, qui semble chloroformée, n’a jamais été plus clairement démontrée qu’aujourd’hui.Ses connivances avec certaines “transactions” la rendent à peu près impuissante, quand il arrive quelque chose dont la turpitude évidente appelle nécessairement condamnation.Si la minorité défendue par M.Bourassa se voyait imposer par la majorité, dans le Canada en général, les “handicaps” imposés à Montréal par la législature, quels cris d’horreur se feraient entendre! Nos représentants montréalais à Québec sont une farce.Dans toute cette question gît le germe d’un facteur de désordre qui peut surgir à n’importe quel moment, pourvu qu’il se trouve un porte-parole assez courageux pour faire face à la situation telle qu’elle existe.Le temps achève où cet aspect de notre administration municipale ne donnera lieu qu’à des protestations sans valeur.” Tout cela est très juste.Mais si l’on veut trouver le remède au mal, il convient d’abord d’en rechercher les causes.Tenir la Législature seule responsable de' ce grotesque état de choses, est une erreur radicale.Lui en attribuer la plus lourde part, serait également injuste.Le Mail publiait, hier, en même temps que l’article que l’on vient de lire, le résumé d’une conversation de son correspondant de Québec avec quelques députés: “Qui faut-il blâmer pour le bill de la bibliothèque?” demande le journaliste.“Comment pouvions-nous savoir que cette mesure est mauvaise?” rétorque son interlocuteur.“Le maire Lavallée était là, assis confortablement.Il n’a pas ouvert la bouche pour faire entendre une seule parole de protestation.” “L’échevin L.-A.Lapointe était là, lui aussi”, répond un autre; “et lorsqu’on lui demanda ce qu’il pensait de la mesure, il ne voulut se pr j-noncer ni dans un sens ni dans l’autre.” Voilà la cause principale du mal.Si l’on reconstituait la chronique de tous les raids opérés à Québec sur le trésor ou l’autonomie de Montréal, on retrouverait, dans chaque cas, la complicité, apparente ou occulte, la complaisance ou l’inactivité des représentants autorisés de la municipalité de Montréal.* # * Considérez d’abord l’attitude de s députés élus par les circonscriptions de Montréal et siégeant à la Législature.Des huit députés de Montréal, deux seulement ont voté contre le bill de la bibliothèque, un s’est sauvé, et cinq ont voté ostensiblement pour le raid.Je serais fort étonné si, aux prochaines élections provinciales, les défenseurs de l’ordre public, qui sont liés aux partis politiques, combattaient à outrance les députés complices du raid.Le rôle des représentants de la municipalité de Montréal, délégués à Québec pour veiller aux intérêts de la ville, n’est pas plus brillant que celui des députés.On s’indignt! aujourd’hui, avec raison, contre la mesure suggérée par M.Perron pour déterminer le chiffre de la pension de retraite de certains fonctionnaires.Les représentants de la ville ont-ils protesté?Le feraient-ils que le député de.Verchères ne serait guère en peine de les réduire au silence.Lorsque la Législature fixa le traitement de l’avocat de la ville, j’étais député.Je protestai contre cet acte arbitraire et je demandai qu’on laissât cette initiative aux autorités de Montréal.Le premier ministre me désarma net, en déclarant que ce dispositif était introduit à la demande des autorités municipales elles-mêmes, Lesdites autorités ratifièrent cette déclaration par leur silence approbatif.* * * On oublie vite, à Montréal; mais il reste encore quelques contribuables qui se rappellent le raid de laCompagnie des Tramways, en 1911, autrement grave que celui de la bibliothèque.La lutte en faveur de la Compagnie fut dirigée ostensiblement, à la Chambre, par M.Langlois, député de Saint-Louis, et par M.Perron, alors député de Gaspé.Du reste, en cette occurrence, M.Perron eut la crânerie de déclarer, en pleine Chambre, qu’il représentait la Compagnie.On se rappelle le toile d’indignation qui accueillit le projet originel.Quoique simple député de Saint-Hyacinthe, ne faisant pas même partie de la Commission législative, je me risquai à prendre en mains la cause des contribuables de Montréal, que pas un seul des députes de Montréal ne voulait soutenir.Au début, les autorités municipales m’appuyèrent.L’échevin Lapointe «e distinguait par son zèle apparent.A la fin de la première semaine, les représentants de la Compagnie trouvaient la soupe si chaude qu’ils étaient prêts à tout abandonner, sauf la constitution de la Compagnie et l’autorisation de lier partie avec la ville.Que se passa-t-il dans la coulisse, du vendredi au lundi?Je l'ignore.Mais lorsque je voulus poursuivre la lutte, la semaine suivante, l’isolement se fit autour de moi.Le premier ministre, qui avait fait semblant de se fâcher tout rouge contre la Compagnie, fit adopter un texte préparé avec soin, qui donnait à la Compagnie tout ce qu’elle voulait avoir en réalité.Les excisions opérées dans le texte primitif portaienl exclusivement sur les demandes extravagantes que la Coinpagnie avait formulées dans le but manifeste de les .•acrifier au moment opportun, afin de garder tout le reste.Les représentants de la municipalité donnèrent dans le panneau.Les uns se sauvèrent, les autres acquiescèrent ouvertement au tour de passe-passe, pas an seul n’appuya les mesures de précaution que je m’efforçai de faire introduire dans la loi: telles, par exemple, que les entraves à la surcapitalisation de la Compagnie, la limitation de la franchise, la définition des pouvoirs d’expropriations de la municipalité, etc.• Lorsque le tour fut joué, l’un des agents de la Compagnie, député à la Législature, disait, goguenard, à l’un des rédacteurs du Devoir: “Ça vous apprendra à vous battre pour cette vieille p.t.n de Montréal!” * * * Cet épisode du Tramway, en 1911, contient toute l'iiistoire des rc lations de la ville de Montréal avec la.Législature provinciale.Et le mot de la fin résume toute la situation.Tant que la population de Montréal se laissera bafouer par ses propres représentants — députés ou échevins — comme elle le fait depuis vingt ans, elle ne peut exiger que les députés des circonscriptions rurales aient un respect- plus profond de ses droits et un souci plus marqué de ses intérêts qu’elle n’en manifeste elle-même.Il s’est constitué, à Montréal, depuis quelques années, une Association de Citoyens, dont l’objet apparent est de veiller aux intérêts de la cité.Les journaux annonçaient, l’autre jour, que le bureau exécutif de cette association fait appel à la bourse des contribuables afin de constituer un fonds électoral pour les prochaines élections," Je ne doute nullement des bonnes intentions de ces messieurs.Mais, à mon avis, il y a quelque chose de plus pressé et de plus important que de pourvoir aux “voies et moyens” nécessaires pour faire nommer M.Hixe.au Bureau des Commissaires ou M.Trois-Etoilcs au Conseil de Ville.C'est la préparation d’un programme d’administration municipale, cou-cret, précis et assez ample pour éveiller l’attention publique et tirer le peuple de Montréal de sa léthargie, Et le premier article de ce program.me devrait être l’AUTONOMIE MU NICÎPALE.* # * Ce qu’il faut tarir, c’esl la source des abus, c’est-à-dire la nécessité d’aller quémander à Québec, chaque, année, l’autorisation de faire ce que le plus polit village de la province décide de sa propre initiative.Ce qui presse, c’est de fixer la base des responsabilités de ceux lui administrent les affaires de la cité.Sous le régime actuel, il est impossible de faire le partage des responsabilités entre les députés et les administrateurs municipaux.Ce n’est ni au Conseil de Ville ni au bureau des Commissaires que se bâclent les “privilèges” des compagnies, les annexions de territoire, les expropriations des rues ou des parcs, les salaires des fonctionnaires supérieurs, et les raids comme celui de la bibliothèque.Ce n’est pas davantage à l’Assemblée législative ou au Conseil législatif.C’est dans quelque salon bleu, vert ou rouge du Château Frontenac, où échevins véreux et députés pots-de-vineuns se rencontrent avec les schemers et règlent les affaires de Montréal, entre deux verres de scotch ou trois bouteilles de champagne.< Dans les grandes occasions, et pour les grosses affaires, les faiseurs «e transportent dans les cabinets particuliers du ministère.Tout se faisant dans l’ombre, les compères ont beau jeu ensuite, qui pour accuser les députés, qui pour tout jeter sur le dos du maire et des échevins.Et le bon public gogo n’a qu’à se fouiller.Tant que les “grandes affaires” de Montréal resteront soumises à ce régime de tripatouilleries d’antichambre, il est inutile de parler de réformes sérieuses et intelligentes.Et tous les changements dans le personnel du Bureau des Commissaires et du Conseil de Ville aboutiront au même résultat: la perpétration des pires abus et l’impossibilité de connaître et de châtier les vrais coupables.Henri*BOURASSA.LOUIS VEUILLOT Une grande fête religieuse à Québec à la mémoire du grand journaliste catholique.- L’allocution de Mgr P.E.Roy (Service particulier) Québec, 18.— Cet avant-midi, ainsi qu’il avait été annoncé, on a célébré à Québec la partie religieuse du centenaire de Louis Veuillot.C’est dans la chapelle du séminaire que s’est accomplie la cérémonie.L’assistant était extrêmement nombreuse.La foule avait été attirée par la nature de la solennité, le souvenir du grand journaliste et la perspective d’entendre la parole de Mgr Boy.A neuf heures et demie commençait la messe pontificale chantée par Monseigneur l’archevêque.Sa Grandeur était assistée de l’abbé G.-N.Gariépy, directeur du Grand-Séminaire, comme archi-prètre, des abbés F.-A.Germain, de Nicolet, et Turgeon, de VAction Sociale, comme diacres d’honneur; des abbés F.Vandry et F.Belleau, du Grand-Séminaire, comme diacre et sous-diacre.Le cérémoniaire était M.l’abbé Raymond, de l’archevêché.Au choeur assistaient Sa Grandeur Mgr Roy, Mgr 0.Gagnon, assistant directeur de VAction Sociale Catholique, les abbés François Pelletier, du séminaire, Bernier, curé de Saint-Joseph de Lévis, et les ecclésiastiques du Grand-Séminaire.Dans la nef on remarquait Messieurs les prêtres du Séminaire les abbés Laflamme, curé de Québec, Bureau, ancien curé de Saint-Michel, Dumas, curé de la Baie Saint-Paul.J.Gagné, ancien curé, d’A-mours, rédacteur en chef de l’“Ac-tion Sociale”, Caron, aumônier du Bon-Pasteur, Laberge, aumônier des Ursulines, les RR.PP.Rigaud, supérieur des- Missionnaires du Sacré-Coeur, et Maillard, les abbés Au-clair, curé de Sa'int-Jean-Chrysostô-me, L.Gauvreau, aumônier du pensionnat de Jésus-Marie, à Sainl-Jo-seph de Lévis, J.Cloutier, de l’évêché des Trois-Rivières, L.Giroux, curé de Laval, Dumas, curé de Saint.André, F.Massé, rédacteur de la “Semaine Religieuse” de Québec, U.Perron, aumônier des Soeurs Grises, Corbeil, curé de La Tuque, Praulx, curé de Saint-Magloire, les Pères Blancs d’Afrique, les abbés J.J.Hunt, aumônier de l’hospice Saint-Joseph de la Délivrance, à Lévis, Godbout, aumônier du pensionnat Saint-Louis de Gonzague, Guay, vicaire à Saint-Malo, Lapointe, inspecteur diocésain des couvents, J.Réinillard, vicaire à Beauport, Lame et Labrecque, vicaires à la Basilique, Martel, vicaire à Saint-Malo, Mathieu, L.Fortin et Groleau, vicaires à Saint-Roch, J.Houde, vicaire à Saint-Joseph de Lévis, J.T.Nadeau, de Lévis, et plusieurs autres dont nous n’avons pu nous procurer les noms.Parmi les laïques présents dans la nef, nous avons reconnu M, et Mme Thomas Chapais, M.et Mme Dr.Ca-tellier, l’hon.J.Tessier, Mme et Mlle Routhier, MM.J.E- Prince, professeur à l’Université; Jules Dorion, directeur de I’“Action Sociale”; le notaire C.Tessier, le notaire J.E.Pla-mondon, Orner Héroux, rédacteur au “Devoir”; Edgar Hamel, président de l’Union Régionale Québécoise, de l’A.C.J.C., et beaucoup d’autres qui avaient tenu à venir honorer la mémoire de Louis Veuillot.Les nefs latérales étaient en pari le occupées par un certain nombre des ecclésiastiques du Grand-Séminaire.La tribune de l’orgue et les galeries étaient remplies par les élèves du Petit-Séminaire.A l’entrée de Mgr.l’archevêque, le ehoeur de l’orgue chanta la cantique si bien appproprié à la circonstance: “Chrétiens qui combattons”.Les soli furent exécutés par M.l’abbé Cyr.Deslauriers.M.Gustave Gagnon ac-compagnail le chant à l’orgue.L’autel était brillamment illuminé à l’électricité- Le choeur de l’orgue a chanté la messe du second ton; à lofFertoire, M.Ëd.Goulombe, élève de philosb-pbie ou Petit-Séminaire, a remarquablement chanté le “Pater”.Après l’Evangile, Mgr.Roy a prononcé l'éloquente allocution dont nous citons ici même L'ALLOCUTION DE MGR ROY De l'allocution de Mgr l’évêque auxiliaire de Québec, nous ^donnons les extraits suivants: "C’est bien ici, au pied de l’autel, qu'il convenait d’inaugurer cette journée, consacrée à la mémoire de Veuillot.“On nq saurait imaginer pour mettre en relief la figure de ce Français si foncièrement catholique, un cadre plus approprié que ces belles cérémonies pontificales, où l’Eglise étale toute la splendeur de «a liturgie pour honorer la royauté du Christ Jésus, Louis Veuillot fut avant tout et par-dessus tout un bon et fidèle soldat de Jésus-Christ.Il a réalisé cet idéal que l’apôtre saint Paul donnait aux chrétiens de son temps; et il a mérité cet éloge que lui décernait, il y a quelques jours, à Montmartre, la voix éloquente de Mgr l’évêque d’Orléans.“Soldat du Christ, Louis Veuillot eut d'abord le souci de se bien préparer à la bataille.“Dieu lui avait donné un tempérament de soldat — une âme natu-relLment haute et fière capable de planer au-dessus de la fumée des combats; un esprit puissant, avide de clarté, visant droit et juste; un jugement prompt et sûr; une franchise qui ne savait ni masquer la pensée ni chercher les détours; un courage intrépide, que les coups stimulaient et qui grandissait dans le péril ou l’adversité.“Et pour faire valoir de si rares qualités, le chevalier du Christ avait en main une, plume prodigieusement souple, apte aux écritures les plus délicates et les plus artistiques, mais capable aussi de se muer en une arme redoutable.De fait, la plume de Veuillot fut surtout une épée de combat.Et quelle énéc de bonne trempe et de fine pointe! Comme_ il fait bon de la voir flamboyer à l’entrée de tous les sanctuaires où le preux chevalier monte la garde et se fait l’inlassable senti nelle de la vérité catholique 1 “Nous savons à travers quelles ténèbres il dut passer avant d’arriver à la lumière.Après avoir promené par.bien des sentiers mal éclairés sa curiosité toujours inquiète, il arrive à Rome en 1838.C’était le lieu et l’heure fixés par le divin Maître pour la rencontre décisive.“Viens, suis-moi”, lui dit l’adorable pêcheur d’hommes.Veuillot tombe à genoux: “Maître, à qui irai-je?Vous avez les paroles de la vie éternelle!” Dans une communion faite à Sainte-Marie Majeure et qu’il appelle sa véritable première communion, il scelle avec son Maître retrouvé le paefc d’amour et de fidélité, qui ne sera jamais rompu.Ce jour-là, le Christ fit du jeune homme qu’il aimait ^lus qu’un chrétign; il l’arma chevalier pour les saintes croisades de la foi.“Désormais le grand souci de Veuillot sera de se bien instruire des vérités chrétiennes, dont il veut être l’apôtre et le défenseur.Tl se met donc résolument à l’école du divin Maître.L’étude de l’évangile devient son étude favorite.“Dans ses livres, dans son iour-nal, dans sa correspondance, il a touché à d’innombrables questions, il a soulevé et traité les problèmes les plus délicats et les plus graves, et cela, très souvent, parmi le.s exigences d’une improvisation rapide, dans l’excitation et les ardeurs fié-vreuses de la polémique quotidienne, eu face d’adversaires considérables par le rang cl par le talent.Et cependant guidé uar un sens chrétien.dont la rectitude paraît avoir été chez lui une grâce ftarticulière, les yeux touiours fixés sur l’évangile et .sur Rome, il ne s’est jamais écarté de la saine doctrine.On a pu bu reprocher d’avoir déuassê parfois la mesure qu’impose la charité: nul n’a pu le convaincre d’erreur.Il a la gloire, neu commune, de n’avoir jamais, parmi tant de combats et à l,-avers tant d’écrits, sacrifié, ou seulement amoindri les droits de la vérité.* * * “Il fut le chevalier servant du Christ Jésus, son maître et son Seigneur.C’est pour ce maître adoré et aimé qu’il s’est fait soldat de la plume et serf du journalisme.C’est à le chanter, à le défendre, à le venger qu’il consacre les meilleures ressources de son esprit et de son coeur; c’est pour affermir et étendre son règne qu’il s’abandonne aux élans de cette ardente et amoureuse combativité, qui, au dire de Jules Lemaître fut un trait caractéristique de son talent.“Il garde le domaine de son maître et fait une guerre sans merci aux maraudeurs qui menacent de le piller, aux prudents qui voudraient en abaisser ou en rétrécir le.s frontières, aux poltrons qui ont peur de le défendre et aux traîtres qui le livrent à l’ennemi.“Des abaissements, a-t-il écrit, j’en veux pour moi.Dieu merci, mais je n’en veux pas pour Jésus-Christ et l’Eglise.” “Ses adversaires, souvent à bout d’arguments contre son impitoyable logique, se plaisaient à l’appeler sacristain.Et Veuillot de répondre qu’il acceptait ce titre, mais à con-dition qu’on voulût reconnaître qu’il était un bon sacristain, non pas de ceux qui laissent envahir et profaner le sanctuaire mais de ceux qui le défendent une énée ou un Î[ourdin à la main, et qui sc feraient lâcher sur le seuil plutôt que de trahir la consigne.“Rarement écrivain eut à un tel de*né comme l’instinct du vrai et l’horreur du faux.Avec un flair, dont la sensibilité ne fut jamais prise en défaut, il découvre l’erreur sous tous les masques qu’elle prend, il la force à sortir- do tous les insi- (Suitc à la dernière page') Le courrier dfEurope nous apporte la nouvelle d’un petit exercice sportif et mondain qui fait fureur dans les salons où l’on ne cause plus guère, et dont nous nous reprocherions longtemps de ne pas faire part à nos lecteurs.Cejte pratique a de.grandes chances de durer parce qu’elle est en quelque sorte traditionnelle: elle n’est, en effet, qu’un jeu renouvelé de l’enfance dont nous sortons et dans laquelle nous rentrerons tous, j’espère, le plus tard possible.Et cela s'appelle le thé rampant ou, en anglais — ce qin, comme chacun sait, est beaucoup plus chic—crawling tea.Voilà, au moins, qui va nous changer du thé-causerie, du thé.dansant et même du thé tango.Car le crawling tea est véritablement une innovation mondaine en même temps que sportive.Mais c’est assez vous faire languir; voici donc ce qu’en dit une revue parisienne: “On se couche sur le tapis et, en s’aidant des coudes et des genoux, on rampe.Si on rampe ainsi une bonne heure par jour, on acquiert une santé admirable.On donne des thés rampants (crawling tea) qui ont le.plus grand succès.Les maîtresses de maison déménagent leurs sièges pour vous enlever tonie idée de vous asseoir.Et c’est encore un exercice où l’on n’a pas besoin de s’ingénier pour soutenir la tonuer-sation.” Vous avouerez qu’il y a bien peu de pratiques mondaines qui présentent le double avantage d’entretenir, selon la formule, une âme saine dans un corps sain, et de dispenser le mondain d’avouer, en parlant, son absence d’idées.Outre cela, ramper mène souvent à la fortune et aux honneurs politiques.Mais, au fait, celte pratique est-elle vraiment nouvelle?., Léon LORRAIN.BILLET DU SOIF.SPORT ET MONDANITE LE CAPITAL ALLEMAND AU CANADA Nous lisons dans le dernier numéro (TO déc.) de l’excellente feuille hebdomadaire, publié! u«Git: et tiuuitcooA-.£>y« tématiste consultant.Administrate!! c’e successions.Téléphone Bell, Mai 8869.Suite 45-46-47.— 55 St-Frar çois-Xavier, Montréal.DOUBLE CHANGE VRAIE L’OFFRE SUIVANTE EST POUR DECEMBRE SEULEMENT S’il vous plaît, un coup d'épaule, à un compatriote, pur sang.Vous sirer payés et grassement payés.Je veux et puis fourn.r aux districts de Jollette et de Montréal d’n-hord, nilleurs, ensuite, la force électrique, à dix piastres par force, cheval vapeur, et lu lumière électrique il une piastre et demie par lumière de seize chandelles.Mais, il faut un peu d'argent, c'est compris.Les banques persistent à dire qu’il n’y a I pus d'urgent.Je m'adresse directement au peuple du Canada, par la vo>x des journaux, sachant par expérience qu'il a le coeur i) la bonne place, et qu'il ne reste jamais Insensible à un appel digne de lui.riant notaire pratiquant, secrétaire-trésorier de deux municipalités scolaires, courtier eu assurance, industriel, membre du service civil du Canada, forestier Catholique et membre de l’Alliance Nationale.Et, de plus, ayant été cultivateur authentique, commis-marchand, gérant do banque, membre du service civil provincial, délégué il l'exposition universelle de Chicago, en 1KÏ13, membre du Parlement de Québec, élève du collège de l’Assomption, et du Grand Séminaire de Montréal, je demande à cha- : cim de mes anciens et actuels compagnons I d’armes, et h toute personne et société quel- ! conque de me prêter pour deux ans, une à cinq piastres, ou plus, suivant capacité, et A ' date de l’échéance chacun de mes dits crénn- j elers recevra le double de ce qu'il m’aura j prêté, et ainsi aura contribué A une cxccllen- ! te oeuvre économique et nationale.Kcrivrz-moi votre nom et votre adresse | correctement et adressez A .1.II.THliI-I-'l,1-',, RICHARD, notaire, à l’Epiphanie, comté de j l’Assomption, Canada.LOTS A VENDRE Deux lots rue Bernard, compris un coin à $1.56 le pied.Ce prix est pour deux semaines seulement.Quatre lots, rue Sainte-Catherine, Maisonneuve, à $1.50 le pied.S’adresser: Alphonse Prieur, 2176 Boulevard Saint-Laurent.Phone Saint-Louis 2529.•________________ PROPRIETE A VENDRE Propriété avenue Chateaubriand, près de la rue tic Fleurimont, Terrain de 25 x 105, 2 étages, 2 logis, 1 magasin.Ecurie de 3 places.Boutique.Revenu $564.Prix $5,000.Hypothèque $3,300 à 6 p.e.Balance facile.S’adresser au Comptoir Ville-Marie, 360 rue Sainte-Catherine Est, coin Berri, Tél.Est 3409.Le soir : Est 2337 et Est 3435.Valentine&Valentine COMPTABLES ET LIQUIDATEURS 225 St-Jacques MONTREAL F.Valentine Paul J.Valentine COMMANDEZ VOTRE BOIS ET 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INTERESSANT Monsieur Rodolphe Bédard.comptable et vérificateur, a provoqué hier après-midi, une certaine sensation à la réunion hebdomadaire de la Chambre de Commerce.J.e secrétaire avait donné lecture du procès verbal, et de quelques rapports qu’on lira plus loin lorsque M.Bédard se leva et deman-: da au président si la Chambre de Commerce avait un délég-ué à l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales com-! me elle en avait un à l’Ecole Technique.M.1.Adélard Fortier répondit comme suit : “Je ferai remarquer à Monsieur Bédard que la Corporation de l’Ecole des Hautes Etudes n’est pas composée comme celle de l’Ecole Technique ; d’après sa constitution.l’Ecole des Hautes Etudes est composée exclusivement des membres tic la Chambre de ! Commerce choisis par le lieutenant-gouverneur en conseil et non délégués par la Chambre, de Sorte que nous n’avons pas de délégué à choisir.“Maintenant, pour l’information dos membres du conseil, je pourrais dire , que la Chambre a une importante o-: bligation à remplir vis-à-vis de l’Ecole des Hautes Etudes ; cett e obligation consiste à payer $7,500.00 par année n la Corporation de l’Ecole pour aider à l’enseignement supérieur Commercial.“A l’expiration île quarante-cinq ans, si cette obligation a été remplie, régulièrement, la Chambre de Commerce deviendra propriétaire de l’Ecole et do tout ce qu’elle possède pourvu qu’elle s’engage à continuer renseignement qui y est donné.D’un autre côté, des membres de la Chambre ont prétendu que nous a-vions eu outré, l’obligation de voir à trouver de l’emploi aux élèves qui sortent de l’Ecole leurs études terminées.Je dois dire que je ne sache pas que jamais la Chambre do Commerce ait été on position de remplir cette obligation, n’ayant jamais été informée des noms et du nombre des élèves ayant complétés leurs études.Jusqu’ici la Chambre de Commerce s’est occupée de faire “tablir des cours du soir à l’Ecole des Hautes Etudes et de faire accorder une médaille à l’élève le plus mérjtant sortant de l’Ecole.Los cours du soir n’ont pu être établis, j’ignore encore si l’Ecole a accepté la médaille qui avait été offerte par M.Pansé au nom de la Chambre au mois de mai dernier.“Voilà en peu de mots la position respective de l’Ecole et de la Chambre do Commerce.“La Chambre s’est-elle occupée de trouver de l’emploi aux élèves sortants de l’Ecole” ?demande M.Bé-Ûard.On lui répond que non.‘‘La Chambre a-t-elle offert la médaille dont parle M.Fortier ?” Oui, mais on l’a refusée.M-.Bédard insiste alors pour que la Chambre éclaircisse cette question Hui est référée, séance tenante, au co-Biité dit d'y Hautes Etudes.CORRESPONDANCE Le secrétaire lit une lettre de M.fTeetor Authier, agent de colonisation.qui demande que la Chambre fasse une pression auprès du gouvernement fédéral afin que celui-ci construise le plus tôt possible l’embranchement qui doit relier Montréal au Transcontinental National.La lettre de M.Authier est référée au comité des Transports.LE BILL KELLY , La Chambre de Commerce a pris hier la détermination de combattre énergiquement le bill Kelly fldopté récemment par la législature provinciale.Le lieutenant-colonel Labelle, M.Ludger Gravel et M.J.A.Beaudry se sont tous accordés pour dire que ce bill provoquait une situation désastreuse pour les commerçants.Ce sont de» avocats des districts ruraux qui ont demandé l’adoption d’une telle mesure et, dit le colonel Labelle, leur législation, sanctionnée par la Chambre de Québec, marche à reculons.’ Voici maintenant les trois autres rapports qui ont été lus et adoptés hier.A la fin de la séance, le président a annoncé qu’on ajournerait les séances de la Chambre jusqu’au 14 janvier.LA CONSTRUCTION DU CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE Irfi commission spéciale nommée pour s’occuper de la construction du canal de la Baie Géorgienne a tenu sa première réunion le lundi, 15 décembre 1913.La commission a choisi à l’unanimité, M.A.P.F ri g ci, pour son président.Après quelques délibérations préliminaires, elle 'eeommande au con-, seil.lo.—De lui adjoindre le comité, des Transports pour l'étude de la question du canal de la Baie Géorgienne ; 2o.—De taire adresser à chacun des membres de l’exécutif, de la commission spéciale et du comité des Transports, une copie d’un mémoire de tout ce que la Chambre a fait pour la réussite de ce projet, et de tous les arguments, ou point de vue commercial démontrant l’intérêt pour Montréal de demander la construction du canal de 'a Baie.Géorgienne.Ile service de ltntercolo- NIAL.— RAPPORT DU COMITE DES VOYAGEURS DE COMMERCE.Le comité des Voyageurs de com-| merec s’est réuni le samedi, 6 dê-; cembre 1913, sou» la présidence de I M.J.F.Loisel, président.| Le comité avait à prendre en considération une plainte au sujet du service de l’Intercolomal.Après dêli-; bération, votre comité demande au conseil de la Chambre d’appuyer, dans l’intérct du commerce, sa demande en priant la Commission de l’Intercolonial de faire arrêter l’Express Maritime venant de Québec, à i Laurier, Manseau, Hastings Jonc-I tion, Saint Léonard et Saint-Cyrille, comme cela se pratiquait autrefois sur ce chemin de fer.I L’INSPECTION DES HOTELS A ; LA CAMPAGNE.Le comité des Voyageurs de commerce s’est réuni le samedi, 13 dê-; cembre 1913, sous la présidence de M.J.F.Loisel, président.Le but de cette réunion était de prendre connaissance du projet sur l’inspection des hôtels soumis à la Législature provinciale par Thon.L.A.Taschereau.Après délibération, votre comité recommande respectueusement au conseil de cette Chambre : lo.— De remercier le gouvernement et de le féliciter d’avoir bien voulu donner toute son attention à cette ; question de l’amélioration des hôtede dès la présente session ; 2o.— De ratifier la nomination d’un sous-comité en vue d’étudier les suggestions à faire au gouvernement sur les instructions à donner aux, inspecteurs à être nommés i; 3o.— A faire préparer au plus tôt le régistre à l’effet de recevoir les plaintes sur la tenue des hôtels dans la province, dans le but d’arriver à ; l’amélioration de ces hôtels et de fa-jciliter le travail des inspecteurs.ROUTINE DE LA CHAMBRE 5dpà712aT n LU0’ 10 à 12 ans.A M.Bernier l’on répond qu’aucune demande n’a été faite au gouvernement do procéder contre la Canada Biscuit Co.A M.Pilon, l’on répond que du 1er janvier au 1er décembre 1913, 359 causes ont été inscrites à la Cour dé Ré vision de Montréal : que 2(i3 ont été entendues durant la même période; qu’il y a actuellement 393 causes pendantes, devant le même tribunal et qu’une cause non privilégiée inscrite depuis le 1er décembre courant, ne pourra être entendue avant un an.M.Langlois ( Montréal )— Vendredi prochain.— Interpellation.— Quelle est la dette actuelle de chacune des commissions scolaires do lu Ville de Montréal ?AVIS DE MOTION T/hon.Sir Lomer Gouin.— Vendredi prochain.Loi amendant les articles 8072, 307f) rt 3077 des Statuts refondus, 1909.Sir Lomer Gouin.— Vendredi pro-rhnin.Loi amendant l’article — 5910 ries Statuts refondus.UNE FILLETTE BRULEE VIVE EN L’ABSENCE DE SA MERE UN ENFANT S’APPROCHE DU POELE ET SES VETEMENTS PRENNENT FEU.LA FILLETTE MEURT DANS D’ATROCES SOUFFRANCES.M.Bouchard.Vendredi prochain.>— Loi relative à la dissolution de l’association des barbiers do la province de Québec.M.Tellior.— Vendredi prochain.— Interpellation.1.Quels sont les com-l tés de cette province qui ont eu une part do la somme de $14.3,358.08 que le gouvernement fédéral a versée entre les mains du gouvernement de cette province, pour l'encouragement de l’agriculture, durant l’année fiscale finissant le 30 juin 1913, et quelle part chacun d’eux a-t-il touché ?2.Même question pour la somme de Î715.32 versée durant l’année fiscale finissant le 30 juin 1912.3.Même question pour Irt somme de $79.741.20 versée durant l’année fiscale en cours.M.Tell ier.— Vendredi prochain.— Interpellation, — Quelles sont les com pagnies, sociétés ou personnes publiant des journaux ou revues en cette province à qui le gouvernement a payé ou fait payer de l'argent à même le trésor publie pour travaux d’impression, ou de reliure, ou pour annonces, articles écrits ou autre cause, excepté l'abonnement, et quel montant chacune a-t-elle reçu, chaque année, depuis lo 1er de juillet 1905, inclusive-ment, jusqu’à ce jour ?Un épouvantable accident s’eat produit hier soir au No 2082a Saint-An-! dré.Une petite fille de sept ans, Em-j ma Bousquet a été brûlée vive vers i 5 hrs, en l’absence de sa mère qui j était allée chez le boucher.L’enfant i s’amusait près du poêle oh se trou-| vait un feu de charbon de bois, et ! s’approchant trop elle mit le feu à | ses vêtements.Quand la mère arriva la pauvre pe-jtite victime se tordait de douleur, j offreusement brûlée.Affolée, la mère, réussit à éteindre les flammes, mais Isa fillette n'était plua qu’umo plaie.L'enfant fut transportée à l’hôpital i Victoria où malgré, tous ite soins des médecins, elle cxpircjit hier soir, à 10 hrs 45, après de terribles souffran-' Ces.j Le cadavre a été transporté à la morgue où le coroner tiendra une enquête.j C’est le deuxième accident de même genre qui se produit depuis deux jours, faisant trois '.TetinV’S.Déjà , deux sont mortes ; la P'Jito Bous* : quet et hier la petite Cissy Sent.La soeur de cette dernière, un bébé de neuf mois est toujours dars un état désespéré à l'hôpital Royal Victoria.1.Langlois ( Montréal ) • Vendredi chain.Interpellation.— 1.Quel le nombre des enfants fréquentant run des cours du cycle primaire is la province de Québec ?.Quel est dans chaque cours rrs-tivement, le nombre des enfants de SUBVENTIONS MUNICIPALES La Dominion Alliance rt la Ligue Antialcoolique demandent aux com* mif-'Snircs une subvention de $20f-'0.Le bureau n’a pas pris de décision, le budget n’étant pas encore adopté.Le Montreal Daily and Foundling Hospital demande une subvention de $5,000, pour la construction de son hôpital de la rue SninV-Dr! rlu.L'édifice actuel est tmp petit pour In nombre des bébés qu’on y traite.L’an dernier, on a dû en refuser quatre Cents.COURTES DÉPÊCHÉS NOUVEL INSTRUMENT DE T.S.F.Londres, 17.— La compagnie Marconi a expérimenté hier à l’exposition de Cia Société dies Sciences Physiques de Londres un instrument appelé à rendre de grands services à la télégraphie sans fil.Jusqu’’ic;i les dépêches étaient lancées dans l’espace et les navires qui les recevaient ne savaient pas d’où elles venaient.A l’aide de la nouvelle invention, les opérateurs, en mer, pourront dire exactement de quel poste fut expédiée la dépêche.LE “COLUMBUS”.Danzig, 17.— La princesse héritière de la couronne d'Allemagne a baptisé aujourd’hui du nom de “Columbus”, le nouveau paquebot de la ligne North German Lloyd, qui fera e service entre Brême et New-York.Le navire jauge 40,090 tonneaux et sa marche sera de 20 à 2T noeuds à l’heure.Il est muni de tous l'es appareils de sauvetage exigés par les règlements die l'Angleterre, de la France, de l'Allemagne et des Etats-Unis.Le paquebot accomplira sa première traversée au mois d’août souis le commandement du capitaine Wettin.LA CATASTROPHE DE NEWCASTLE.New-Castle, Colo., 17.— I^es corps de trente-isept hommes tués dans l’explosion d’hier ont été enlevés die la mine Vulcan, ce matin.Trocs autres cadavres ont été localisés dans les galeries de l’ouest.DANS LES EAUX MEDITERRANEENNES.Guantanamo, 17.— L’“Ohio”, un deo vaisseaux de guerre de 'la marine américaine, est arrivé hier à Caima-nera, d'une croisière dans la Méditer ramée.Six marins souffrant da la picole et vingt autres hommes souffrent des fièvres.Deux de ceux qui sont atteints de la picota sont dans un état critique.Un homme est inert pendant le voyage.L‘“Ghio” a jeté l'ancre à deux milles du peste naval.Le département de l’hygiène a ordonné la mise en quarantaine du vaisseau et interdit le trafic entre la station navale et Caimanero.Les navires marchands qui ont des provisions pour le peste naval sent déchargés en pleine mer.Le “Kansas” et le “Connecticut”, deux autres vaisseaux de guerre, sont également arrivés.Tous à bord sont en bonne santé.Les deux unités ont jeté l’ancre très loin de l’“Ohio”.PAQUEBOTS EN COLLISION.New-York.17.—Le steamer “Tennessee”, da la ligne Bay State, est arrivé à son quai de ixmne heure ce matin.Un remorqueur avait dû aller le chercher car hier soir le paquebot vint en collision avec une goélette et fut grandement endommagé.Au moment de '.’accident, il y avait à bord 150 passagers et 45 hommes d’équipage.Tous furent pria de panique, mais tous furent sauvé.EXECUTION D’UN JEUNE HOMME.Londres.17.M.McKenna, secrétaire de l’Intérieur, a refusé de faire grâce à Ernest Kelly qui a été pendu ce matin.Lundi soir il y eut réunion à Oldham pendant laquelle ont résolut d’envoyer une députation à Tendres afin de solliciter la commutation de la peine.M.McKenna a écrit au maire de Oldham lui disant que Kelly avait plus de vingt ans lorsqu’il! commit son crime, qu’il en était pleinement responsablie et que la justice devait suivre son cours.Kelly a tué un libraire, à Barnsley, dans le but de le voler.Son crime fut brutal et prémédité.Le meurtrier fut pendu ce matin dans la prison de Manchester.AUX NOUVELLES-HEBRIDES Paris, 17.— Le Ministère des Colonies vient de recevoir da gouverneur de la Nouvelle Calé do nie un câblogramme annonçant que le 6 décembre dernier des éruptions volcaniques dans les Nouvelles-Hébrides avaient complètement changé la con-fuguration des côtes de l’île Ambrim.La dépêche dit aussi que de nouveaux cratères se sont ouverts qui ont vomi ces laves en quantité.L’hôpital presbytérien, dirigé par les églises près bytériennes du Canada et de l'Australie, de même que plusieurs maisons d’affaires tant a nglaises que fran.çaisas ont été complètement détruites.Pendant cinq jouira il est tombé une pluie continuelle de cendres et de scories.Les habitants ont dû prendre la fuite.On ne croit pas qu’il y ait eu de pertes de vie.LE COMMERCE D’AUTOS.Toronto, 17.— L’augmentation dû commerce d'automobiles dans l’Ontario pendant l'année écoulée jure avec l’oipinion générale que l’argent est rare.Les taxes, pour las derniers douze mois, atteindront le chiffre de $100,000, quand l'année dernière le total fut de $73,000.Le nombre d’automobiles dans la province d’Ontario est, en chiffres ronds, die.24,000 quand l'année précédente, il était de 20,000.COUPLE DEGOUTANT Sarnia, Ont., 17.— Un nègre et une blanche ont été arrêtés par les inspecteurs américains ct’hnmigratàon à Port-Arthur.L’homme se dit avoir nom Miller, et sa compagne se nomme Louise Clarke.Les deux voyageurs s’en vont de Montréal à Chicago.Le couple est accusé de la traite des blanches.LE “MONTCALM” Québec, 17.— Un marconigramme reçu du brise-glace, le "Montcalm”, et daté de Red Island, annonce que le vapeur “Nancy Lee” est passé à Red Island et n’a rencontré aucune glace Le “Montcalm” «’en revient vers Qué bec.LES DRAMES DE LA MER San Francisco, 17.— Un navire français, la “Loire”, a recueilli à mille milles au large du Chili, «’équipage du "Dalgonar”, que l’on croyait perdu corps et biens.Le capitaine Jibester et trois de ses matelots sont morts.On ne sait comment ces marins ont péri.LA FOLIE DANS L’ETAT DE NEW-YORK.AI.any, N.-Y., 17.— D’après le rapport des institutions de charité, il y a dans l’Etat de New-York, 30,000 idiots et faibles d’esprit qu’il faudrait secourir, et on - ne peut en secourir que 4,000.Ces institutions demandent qu’on s’occupent le plus tôt possible de résoudre ce grave problème.LA T.S.F.New-York, 17.D'après le témoignage de Burlingame, l’un des indi vidua accusés d’avoir eu recours à la J fraude pour vendre les parts de la Y i i LE CADEAU CHIC pour une dame, c’est la jolie petite montre ou le bracelet-montre avec boîtier en or ciselé ou émaillé, orné de brillants.C’est le sautoir avec dessin original, avec bourse, poudrette ou flacon à parfum.Pour monsieur, c’est d’abord la montre LIP, (dont la dernière création est le boîtier en argent niellé,) chaîne en or et platine avec breloque de fantaisie ou crayon en or MAGNOR.C’est encore l’épingle de cravate, l’étui à cigarettes en argent ou en Magnor, etc.Nos modèles de produits artistiques français sont le dernier mot du chic parisien.Voyez notre exposition avant d’acheter vos cadeaux de Noël.COMPAGNIE INDUSTRIELLE FRANÇAISE, Limitée 8 BOULEVARD SAINT-LAURENT, (entre Saint-Jacques et Notre-Dame).Tél.Main 1680.Radio Company, la télégraphie sans fil eut une vogue extraordinaire, après le désastre du vapeur “Republic”.On se rappelle que Jack Bimus, préposé au poste de télégraphie du navire, resta à son poste pendant des heures et se fit une réputation de héros.A la suite de ce sinistre, dit Burlingame, l’argent vint à nous sans que nous l’ayons sollicité.LES TAUX DE TRANSPORT Ottawa, 17.— ' La -commission des chemins de fer a publié une ordonnance réduisant les charges sur le transport des connaissements et la perception de l’argent dû sur ces connaissements.Les compagnies de messageries, à l’heure actuelle chargent un pour cent sur la per J .pt ion de l’argent.Le taux maintenant, sera de un huitième de un pour cent pour une compagnie et un demi de un pow cent pour d’autres.LA VENUSDEMIL0 L’on dit, d’après un vieux parchemin récemment mis à jour, que c’est i sur les pieds parfaits de cet admirable chef-d’oeuvre qu’ont été formées les chaussures de Thomas Dussault, le bottier fashionable, 281, rue Sainte-Catherine-Est.Le témoignage de toutes nos élégantes semblerait attester l’authenticité du document, r.E.Coté 1413 Ste-Catherine Est.COIN IBERVILLE TELEPHONE LASALLE ÎB«*> Offres Avantageuses pour les Fêtes NOS MAGASINS SONT OUVERTS TOUS LES SOIRS Le rayon des jouets est ouvert, amenez vos enfants visiter Faits - Montréal NOEL CHEZ LES ORPHELINS Le mardi, 30 décembre dans l’a-pirèssmidi, on dépouffiéra l’arbre de Noël à l’orphelinat Saint-Patrice Qu> ; j compte 200 orphelins.Sa Grandeur \ ' Mgr Bruchési présidera cette jolie ( été -et distribuera jouets et bonbons j aux enfants.Toutes les personnes dé-1 sireuses d’envoyer quelques objets j sont priées de les adresser à la Mère ; Supérieure.- j ECHO DE L’ENQUETE CANNON.Une vieille poursuite a ramené en Cour le souvenir de l’enquête Cannon.U s’agit de l’action intentée par Ernest Bélanger contre le “Herald”, qui s’est réglée à l'amiable.Bélanger s’objectait à certains témoignages publiés par ce journal où l’on faisait allusion à ses rapports avec l’ancienne commission dies chemims.La cause demeura en suspens pendant trois ans, aucune procédure n’ayant été prise pendant cette période.Hier, les avocats de la poursuite ont fait une motion pour faire rayer 'a cause, les parties en -étant arrivées à une entente hors cour.VAINE TENTATIVE William Collette traduit, hier midi, devant le magistrat Léet sdu-s l'accusation de vagabondage, a tenté de se sauver, mais fut bientôt rattrapé par le détective Labe-rge.Il a été condamné dans l’après-midi à six mois de c-rison et à $50.00 d'amende ou 3 autres mois.JOUEURS PUNIS Tous les joueurs arrêtés au No 44 rue Sainte-Catherine Est, le 27 novembre dernier, ont comparu hier après-midi devant le magistrat Lanctôt, en Co-ur de Police, et ont été condamnés, après une verte semonce à $5.00 d’amende.BIEN D’AUTRUI.Thomas Gu-ilbault pour s’être emparé d’une auto qui ne lui appartenait pas et s’en être servi, une nuit durant, a été condamné hier après-midi par le magistrat Leet à un mois d-e prison et quinze piastres d’amende, ou dix autres jours.Le copain de l’ac-ouisé, O.Swine, pour avoir accepté l’invitation, a reçu deux jo-u-rs de prison.RIEN NE SERT.Après une poursuite de quinze minutes, dans un tramway de la rue Amherst, l’agent Lecomte a arrêté, vers onze heures et demie, hier soir, coin des rues -Chenneville et Craig, un Polonais en pos'session, de plusieurs bouteilles de bière que l’on croit avoir été volées.Lorsque l’agent aperçut l'accusé celui-ci -sauta dans un tramway du circuit Amherst se diriffiunt vers l’Ouest.Leçonte prit le tramway suivant, et arrêta le prévenu coin de la rue Chennevillie.SOIE, SOIE Valeur de UOc et 75c pour 37c Soie tamaline, foulard messaliue, rayée, fleurie et avec pois, grand choix de dessins et de couleurs.FOURRURES Nous avons le choix le plus considérable en toutes sortes de fourrures de la partie Est.SPECIAL.— Nous offrons 12 sets en Renard noir.Valant ffOO CkEL $40.00, pour.$1.49.—JUPES.—S1.49 Jupes en tweed et vécunn, noir et couleurs.Valeur de $3.00 & 4 $5.00, pour.^ l Toile à nappe, 25c la verge, à $1.00 la verge.Kimonos en fhmcllette Bulgare à .98c Nouvelles blouses en soie, grand choix de couleurs à .$3,50 Dessus de piano, $1.50, flPC O fl $2.00 à .«SdnUU Portière en damas, 79c, jusqu'à, chacune .99c.— ETOFFE A MANTEAU.—99c Valeur de $2.50 rt $1.50 Vous prendrez certainement avantage de cette 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jupons en sateen noir et couleurs.1 belle nappe pure toile, avec une douzaine de serviettes, le $2.25 Grande nappe, pure toile, bord Hemstlshed, à.99c A LA COMMISSION DES INCENDIES.Le commissaire Latulippe a enquêté sur 'l’incendie qui causait de sérieux dommages h la manufacture “Columbia Rubber” 718 rue Saint-Dominique, à minuit le 10 de décembre.D’après l’-enquête, le feu a été allumé par une main criminelle, car une allumettre échappée sur un plancher de bois dur ne pouvait être cause du désastre.Un pompier a témoigné dans cette enquête qu’il avait été à demi suffo qué en ouvrant un bidon rempli (U caoutchouc durci, et s’était infligé de graves blessures aux mains et au visage.Los dommages sont de $5,500 en partie compensés par des assurances COURS SPECIAUX ^AGRICULTURE De 12 au 24 janvier l’Institut Agricole d’Oka donnera des cours spéciaux ou cours abrégés d’agriculture, pour les cultivateurs.Pension gratuite.Pour programme et renseignements s’adresser immédiatement au directeur dé l’Institut,' La Trappe.P.Q.Grand Dieu ! 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Et dire quVn trois minutes on peut faire disparaître n’Ihi-portr quelle barbe si dure et touffue qu’elle soit, aussi bien que tous les poils superflus du visage, du cou ou des bras, avec In HAZORINK du Dr.Simon, Paris, France.Non seulement tous les poils et la barbe disparaissent en trois minutes, mais ils sont détruits totalement jusque dans leur racine, sans douleur, sans rougeur, sans irritation de ln peau qui devient au même instant blanche, souple et veloutée.Pour convaincre les incrédules, nous envoyons fi tous ceux (jui en font la demande un échantillon suffisant pour prouver son infaillibilité.Dr plus, nous offrons $50 de recompense pour une preuve d’insuccès.Pour en avoir il suffit d’envoyer votre adresse avec 10 cents, pour Irais de poste et emballage.Adressez COOPER & CO., DKPT.72 No.219.des Commissaires, Montréal.Prix du traitement complet, $1.00.Pi’ Robes de chambre 6,00 et plus Gilets de maison 9.00 et 10.00 Pardessus 18.00 à 30.00 Complets 20.00 à 30.00 Foulards 1.25 et plus Gants Perrin 1.00 à 3.00 Cravates 50c à 3.00 Ouvert tous les soirs jusqu’à 11 heures W Mangeai ^ & Kelly 233 rue AMHERST, près Ste-Catherine Si * i « 4 4-« Si t i ADEAUX Venez voir notre assortiment de CADEAUX de NOEL et du JOUR de L AN, il est au complet tel que Sels à dépecer, depuis 75c n 88.00 Couteaux, fourchettes, depuis $1.50 t\.$9.00 la douzaine Prrculateurs è café, depuis $2.50 Patins de toutes grandeurs et qualités .50e Raquette», depuis.$1.50 Traîne» sauvage», depuis ,, $1.75 Rnlnls a tapis “Rlsselî”, depuis $2.50 Cage» d'oiseaux en cuivre, ou peinturée», depuis .$1.25 Rasoir» “Gillette".$5.00 Autre» rasoirs, depuis .«, .» $1.25 | L.J.A.Surveyer i Main 1914 S2 BOULEVARD SAINT-LAURENT | EAU DE CONTREXÉVILLE (PAVILLON SPRING) Eau Minérale Naturelle (France) Pour la Goutte—la Gravelle—-le Diabète Elle debarrasse l’organisme de l’acide urique et c’est un remède positif contre le Rhumatiame Ecrivez pour le pamphlet.DÉPÔT AU CANADA i The Leeming Miles Co., Limited, 4 Boulevard St-Laurent, • Montréal.L'ASSOCIATION POSTALE Londres, 17.— La conférence d’hier de l’Assocraticm postale a eu pour résultat de déférer la mise en vigueur port Holt.On a pris Ite vote à savoir si l'on devait déclarer une grève.L'assemblée s’est prononcée contre.C’est heureux, car une grève à l’époque de Noël eût été désastreuse. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 18 DECEMBRE 1913 VOL.IV.— No./294 Notre Page Féminine \ Lettre de Fadette Une belle bordée de neige a enfin rendu possible la promenade projetée.Dans l'air sec et léger les clochettes de l’attelage brillent et s’agitent en faisant une musique que n’entendent pas les passants distraits, mais leur chanson d’argent, monotone et douce, berce le rêve des deux ahiis enfouis dans les fourrures épaisses sur la route ouatée de neige.Ils s’en vont loin, loin des tramways et des autos, loin du tapage et des gens qui se bousculent; ils vont à la découverte d’un coin féerique dont l’ami a dit des merveilles à son amie.Ils montent par des chemins toujours plus blancs, laissant en arrière la fumée et la laideur grises; ils montent, et le cheval, animé par l’air vif, file comme le vent.La montagne, là-bas, semble fermer l'horizon: recule-t-elle à mesure qu’ils approchent?Mais non, voici la forêt fleurie de neige étincelante; chaque branche noire porte son petit fardeau d; •blancheur, et à perte de vue, les champs se déroulent, d’un blanc immaculé qu'aucun pied humain n’a touché: purs et pointillés de lumière, ils vont très loin rejoindre le ciel bleu.Dans les pins touffus qui bordent la route, de grandes orchidées neigeuses se sont épanguies: leurs formes \ gracieuses et tourmentées s’accrochent aux aiguilles sombres, comme des ' choses frêles qui ont peur de tomber.Ils se sont arrêtés: le calme est presque magique.Aucun bruit ne s'élève parmi tant d’espace, sauf le tintement des clochettes que le petit cheval, en piaffant, secoue avec impatience.L’air frais se pose sur eux comme une caresse, un enchantement mystérieux émane de l’étrangeté du décor, du silence, de la douceur d’affection qui est en eux: ils en sont enveloppés et pénétrés.Lui, absorbé dans une tristesse dont il ne veut ni se distraire ni parler, elle, comprenant, que ce qu’elle peut donner de meilleur à son ami, en ce moment, c’est sa sympathie muette.Ils se taisent et leurs silences sc comprennent.Ce n’est pas seulement par les expressions voulues de leurs pensées que les êtres humains, communiquent.Plus les âmes sont rapprochées, moins les paroles sont utiles.Quels mots diraient, sans les exagérer ou les atténuer, les révoltes ! de cet homme contre le sort mauvais, l’accablement qui le terrasse aux heures noires on le.courage viril qui le pousse à l’action quand il se ressaisit?Aucune phrase, non plus, n’exprimerait parfaitehient la tendresse intelligente et forte de l’amie qui a deviné que le son de la voix humaine éparpille les pensées profondes et que les pensées profondes naissent dans l'âme humaine qui souffre et lui font une vie nouvelle et supérieure, où elle a horreur du bruit vain des mots puérils.Et parce qu’ils se comprennent, ils se taisent: il faut s’Aimer bien parfaitement pour ne pas même chercher à expliquer de tels silences.Quand on en est là, on a trouvé plus et mieux que l’amour, l’amitié merveilleuse, plus délicate et moins exigeante que l’amour que les silences inquiètent et affolent, l’amitié, prête à donner tout sans rien attendre, l'amitié qui accepte tous les sacrifices sans jamais songer à les compter.Celle amitié-là est le sentiment le plus pur, le plus fier, le plus délicat, le plus tendre et le plus rare.Le plus rare parce que le moins égoïste, et nous sommes si égoïstes! Le plus rare, parce que c’est le lien entre deux âmes, et ici-bas, ce ne sont que les êtres exquis qui savent rechercher l’âme de leurs aimés et la préférer à tout.FADETTE.IL ETAIT UNE FOIS.H était une fois, ô gué.Un coeur si neuf, ô gué, ma mie, Qu’il n’avait jamais navigué.Jamais navigué de sa vie.Le coeur craignait de chavirer, Mais la mer se faisait si belle, Qu’il ne sut pas lui résister, Et vogue, vogue la nacelle.Le coeur, essuyant son chagrin, S’embarqua, jeune d’espérance; Et, seul, Dieu sait ce qu’il advint De cr pauvre coeur en partance.Il était une fois, ô gué.Un coeur si neuf, ô gué, ma mie, +.u'il n’avait jamais navigué, Jamais navigué de sa vie.Jean AJALBERT.du bain d’eau tiède, séparer les brins avec une épingle à cheveux avant que la plume ne soit sèche.Passez la plume au-dessus d’un bon Feu clair, ou d’une flamme ne produisant aucune fumée, asstez éloigné pour ne pas rO-tir le duvet.Jetez dans le foyer une Poignée de gros sel, et si les plumes sont blanches, une poignée de soufre.Une plume trop défraîchie pourra toujours être teinte, mais elle diminuera de volume, car la teinture enlève une bonne part du duvet.Comme, les fourrures', les plumes ont besoin d’être soigneusement défendues contre les mites.On peut employer les mêmes procédés.Au fond d’un carton assez grand pour que les plumes ne soient pas croquées, mettez une couche de poivre, de camphre ou de naphtaline en poudre.Etendez les plumes avec soin.Saupoudrez du même ingrédient et fermez hermétiquement le carton en collant une bande de papier sur le bord afin que l’air n’y puisse pénétrer.Un moyen teès simple est d'enfermer les plumes dans une caisse de cigares vide, encore imprégnée de l’odeur du tabac qui éloigne les mites.RECETTES SALADE ITALIENNE.—Prenez du poulet ou du veau, hachez bien fin,et assaisonnez de poivre, sel, à votre j goût; ajoutez poudre de céleri ou cé-jleri haché bien fin et quelques cuillerées de bouillon, prenez trois jaunes d’oeufs, une cuillerée à soupe d’huile d’olive, une cuillerée à dessert de moutarde, deux cuillerées de vinaigre brassez le tout quelques minutes et mettez oette sauce sur la viande, que vous avez dû préparer dans un plat.Ornez le plat avec des œufs cuits durs que vous coupez par pointe, et auxquels vous ajoutez quelques morceaux de cornichons et de betteraves^, CREME AUX POMMES.— Prenez trois pommes ou plue.FaitesTes cuire dans un peu d’eau, après les avoir pelées et enlevé les cœurs.Laissez refroidir, êcrasez-les bien; ajoutez un blanc d’œuf et une tasse de sucre blanc.Fouettez ensuite pendant trois quarts d’heure et mettez dans les verres.COMMENT RECONNAITRE UN BON JOURNAL, UN BON LIVRE?Comme on reconnaît un bon arbre.Tout bon arbre porte de bons; fruits i c'est aux idées qu'il donne, aux sentiments qu’il inspire, qu’un bon livre se reconnaîtra.Un livre es(t bon, quand il nous parle non seulement de nos droits, mais aussi de nos devoirs.Quand il nous dit i: Les droits des uns sont les devoirs des autres.Le» droits de ton voisin sont tes devoirs — à toi — comme tes droits — à toi — sont ses devoir» — à lui.Un livre est bon quand il nous apprend le respect de ces droits réciproques; quand il nous dit : Tu es pauvre, ton voisin est riche: ton devoir est de res'pecter sa fortune.Tu es riche, ton voisin est pauvre: ton devoir est de l’aider à traverser la vie sane! avoir à endurer trop de privations et de souffrances.Un livre est bon, quand il nous porte assez haut pour nous permettre d’embrasser d'un coup d’œil, non seulement notre intérêt particulier, non seulement l’intérêt de ceux que nous appelons “les nôtres’’, mai» l’intérêt général de la grande famille humaine dont Dieu est le Père, dont nous sommes les “membres’’ Un livre est bon, quand il nous fait assez grand et assez généreux pour consentir à sacrifier, toutes1 les fois que les circonstances l’exigent, notre pauvre petit intérêt personnel, â ce bien de tous, que i'égoï&rri» oublie trop.Il convient d’ailleurs de se le rappeler, l’intérêt général n’étant que la Bommo des intérêts particuliers, il fnrive qu’en travaillant pour les autres, on travaille pour soi.Un livre est bon quand il nous révèle les forces inoccupées que nous portons en nous, et quand il nous pousse à prendre l’énergique résolution de les employer au bien de tous.Oh ! les forces perdues.nous ne cesserons de les déplorer !.Voyez cette chute d'eau.que fait-slle là-bas,, au pied de la montagne ?—Rien.dnns la vallée qu’elle arrose, c’est la solitude et la miaère.Un homme vient et l'utilise.Aussitôt, l’électricité commence ses merveilles: les ouvriers accourent; les nsines fonctionnent; le travail met partout l’aisance avec la joie.D'une force dormante, on a fait une force active : c’est assez pour que tout soit changé ! Un livre est bon, non® dire : Prends conêc.enco de Chez toi aussi, il y dorment: ton devoir c’est de les mettre en activité.— Avec, les instru-mentsf que tu as dans les mains, reconnais co que tu peux faire et fais le.Vivre, c’est agir, — qui que tu sois, travaille; il n’y a pas sur la terre une seule âme qui ale le droit de 6e dispenser d’apporter sa part d’effort dans cette œuvre commune qui s’appelle le bien de tous; œuvre qui n’est en somme autre choa- que le plan divin qu’il s’agit de réaliser.Un livre est bon quand 11 fait notre foi plus lumineuse, — notre charité plus intense, — notre énergie plus grande, — notre volonté pour le bien plus tenace — notre oubli de nous plus complet.Un livre est bon, en un mot, quand il nous rapproche do Dieu et de nos frères, c’est-à-dire, quand il nous fait plus homme et plus chrétien.' C’est do ces livres-là que notre esprit doit ao nourrir.Quant aux livres qui ne sont ni bons, ni mauvais, le meilleur conseil que nous puissions donner, c’est de ne les point lire, ou du moins, de n’en user que fort rarement, à titre de récréation.La vie est trop courte, pour en perdre la moindre parcelle; elle est trop sérieuse pour l’occuper à ii s riens.Notre Album Plus je vieillis, plus je m’étonne et plus je m’indigne, mais plus j’espère en Dieu.LA HOC H EJ A Q VEUX.*• * * Commence par admirer ce que Dieu te montre et tu n’auras pas le temps de chercher ce qu’il te cache.Alexandre DUMAS.* •» * Il y a en ce monde plus de repentir que d’aveux.Comte de FALLOUX.* * * Le coeur des femmes est comme un grain d'encens ; ce n’est que lorsqu’il brûle qu’il exhale scs parfums.Une X.* * * Qui peu endure peu dure.LISZT.CONSEILS PRA TIQUES LES PLUMES D’AUTRUCHE.— COMMENT LES SOIGNER ET LES CONSERVER.quand il vient toi-même.— a des forces qui Les plumes d’autruche sont toujours l’ornement élégant des oha-! peaux, quelle que soit la forme de 'ceux-ci.Jusqu’à la fin du seizième siècle, les plumes d’nutruche venaient jdes Etats barbaresques, d’où les marins génois les apportaient en Italie et en France.Au dix-septième siècle ; apparurent les plumes d’Egypte, du Yémen et de Syrie; puis dans les dernières années du dix-huitième siècle, celles, du Sénégal et du Cap.On n’estimait alors que les plumes blanches., La chasse à l’autruche avait été telle que, vers 1850, l’Afrique et l’Asie s’étaient dépeuplées!; des essais d’éle- age de l’autruche furent entrepris avec succès en Algérie.Les colons anglais et hollandais du sud de l’Afrique s’emparèrent aussitôt de l’idée et réussirent au-delà de toute espérance; après avoir débuté en 1865 avec qua-tre-vin rt» autruches domestiques, ils arrivèrent en 1880 an chiffre fantastique de cinquante mille, grâce à des procédés habiles d’incubation artificielle.A cette époque, Londres avait accaparé ce marché.Mais la production devint si importante, que l’offre dépassa la demande, et qu’une fcrise se déclara, d’autant que les plumes de fantaisie provenant des dépouilles d’oiseaux indkxènes et d’oiseaux exotiques, autres que l’autruche, devinrent fort en vogue.Mais les plumes blanches di ternissent bien vite*; pour les nettoyer, ü faut préparer une eau très fortement savonneuse et la faire chauffer jusqu’à ce qu’elle devienne assez chaude po^r que vous n’y puissiez tenir le doigt, sano arriver toutefois à l'ébullition.Plongez-y la plume et laissez la tremper toute la journée, en l’agitant quelquefois dans l'eau.Au sor-ilr de ce bain, pour sécher la plume, • vous l’étendrez, en couchant avec patience les brins dans leur sens, entre jdeux morceaux de flanelle blanche, douce et souple.| Lorsque la plume est très sale, avant de procéder à son savonnage, BUipoudrez-la lé rérement de chlorure de chaux, (t laiSBez-la ainsi pendant une heure et demie ou deux heures.81 vous désirez avoir une plume d’un beau blanc éclatant, saupoudrez les doux flanelle» entre lesquelles elle séchera d'un peu du poudre de talc.Avant de friser la plume, secpuez-la énwgiouement pour faire tomlver l’excès de poudre.Pour le repoaeaigs, | chauffez légèrement une lame do cou-jteau ou un coupe-papier, puis prenez chaque barbe de la plume l'une après l'autre, et passeez-la entre le pouce ot la lame, du côté non coupant, naturellement, en tirant légèrement sur la plume.La frisure se reformera d'elle-mêmc.On peut aussi, au sortir EN VENANT ICI, vous n’avez qu’un embarras—L’EMBARRAS DU CHOIX—car nous avons une > Variété Incomparable DE BIJOUX APPROPRIES POUR CADEAUX Nous défions toute concurrence, tant sous le rapport de la qualité que sous celui de la QUANTITE.La liste ci-dessous ne vous donnera qu’une faible idée de l’immensité de notre assortiment» Seule, une visite pourra vous en donner une idée exacte.Bracelet-montre, or solide, style uni $16.00 à .QQ Bracelet-montre, ornementé de diamants, $125.00 à QQ Bracelet-montre, 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et qui est due en grande partie aux succès remportés momentanément pae les critiques soulevées contre lis méthodes financières des directeurs du Pacifique.Ce que l’on reproche surtout au bureau de direction, c’est de vouloir cacher le but de l’émission de billets-certificats faite dernièrement et qui a été si mal reçue à Londres, il n’est pas besoin de dire que cette faiblesse à Londres s’est rudement fait sentir à la Bourse de Montréal, ce matin.Le Pacifique qui avait fermé hier à 218 a Sjjrdu 3 points 3-4 depuis l’ouverture de la Bourse.Cette baisse du Pacifique a entraîné celle (Vautres valeurs, qui se sont hâtés do suivre le courant.Parmi ces valeurs se trouvent le Montreal Power qui a perdu 2 points 1-4 au cours de l’avant-midi, le Brazilian qui a perdu un point.Quelques courtiers voient dans cette baisse considérable du Pacifique, baisse éprouvée, dans des proportions moindres, par les autres valeurs, le commencemint de la véritable crise financière qui pourrait avoir des effets désastreux.Mais d’un autre côté, des gens d’affaires plus optimistes, reprennent espoir, car ils croient voir en cela l’acuité de la crise, qui dure depuis longtemps et un heureux indice que la situation est rendue à un tournant et que les affaires 'vont reprendre avec plus de vigueur et dans un meilleur- ton, dès les premiers jours de janvier prochain.BANQUE D'OTTAWA Ottawa, 18.— L’assemblée annuelle des actionnaires de la banque d’Ottawa a eu lieu, hier midi, en cette ville.La banque a payé, cette année, à ses actionnaires le dividende le plus élevé qu'élle ait encore payé depuis sa fondation.Ce dividende a été de 12 pour cent et forme un total de $471,249.00, environ $52,000 de plus que l’an dernier.En 1912, le taux du dividende a étende 11% par cent et cette année, en outre, il y avait des dividendes a payer sur un montant beaucoup plu-, considérable de câpital action payé.Le taux du dividende a commencé à monter depuis 1904, alors qu'il était à 9 pour cent.Les mêmes directeurs de la banque ont été réélus ce sont: l’hon.George Bryson, président, M.John B.Fraser, vice-president et Sir Henry Bates, M.Russell Blackburn, M.Henry K.Egan, M.David McLaren, M.Denis Murphy, l’Hon.George H.Perley, M.E.C.Whitney, directeurs.LA UNION BANK Winnipeg, 18.— L’assemblée des actionnaires de la banque Union, de cette ville, a eu lieu, hier.Les officiers et directeurs de la banque ont été continués dans leurs fonctions.Ce sont: M.William Price, président honoraire; M.John Gait, de Winnipeg, président; et MM.R.T.Riley, de Winnipeg, et G.R.Thompson, de Québec, vice-président.Les profits pour l’année indiquent une augmentation de $43,263, et équivalent environ à 15 pour cent sur la moyenne du capital payé.On a déclaré un bonus de 1 pour cent.L’état comparé du compte des profits et pertes pour les deux dernières an- UNE DIMINUTION POUR LE PACIFIQUE Deux des trois grandes compagnies de chemin de fer du Canada rapportent une diminution dans les recettes de la seconde semaine de décembre, comparée avec '.a même semaine de Tannée précédentte.Le rapport du Pacifique présente la première diminution depuis douze semaines, c'est-à-dire depuis le milieu de septembre, diminution de $144,000, qui est comparativement faible.La diminution pour le Grand-Tronc est de $23,021.Le Canadien-Nord a enregistré une augmentation de $31,600.Les chiffres enregistrés par le Pacifique depuis le commencement de septembre sont les -suivants: Sept 1913 1912 Ire .2,496,000 2,649,000—153,000 2.462.000 2,667,000—205,000 2.769.000 2,549 000-1-220,000 4.160.000 3,457,000 73,000 2me .3me .me .Oct.-1er .2me .3me .4me .Nov.— 1er .3,204,000 2,938,000 -j-266,000 2me .3,124,000 2,916,000 1-208,000 3me .3,119,000 2,704,000- -415,000 4me .3,733,000 3,687,000 -1-146,000 3.145.000 2,765,000-!-380,000 3.298.000 2,957,000-1341,000 3.252.000 2,943,000 -j-309,000 4.662.000 4,295 000 v367,000 nées est comme suit: Balance de l’an 1913.1912.dernier .$ 75,483 $ 71,975 706,832 Profits.Prime sur capi- 750,095 tal 47,580 $825,578 $826.388 Dividendes.400,000 397,964 ; Bonus .50.000 Dépréciation .125,000 Réserve.100,000 242,940 Immeubles .Fonds de pen- 50,000 100,000 ; sion .10,000 10,000 Total $735,000 $750,904 Balance .90,579 75,483 Quelques chiffres intéressants sur la feuille de balance: I Total de l’ac- 1913.1912.| : UNE CONVENTION D'AGENTS VENDEURS Une cinquantaine environ d’agents vendeurs de la Steel Company of Canada assistent à leur convention annuelle commencée hier, sous la présidence de M.Robert Hobson, président et gérant général da la Compagnie.Les réunions, qui dureront jusqu’à samedi matin, se tiennent dans une des vastes salles die Rétablissement de la compagnie rue Notre-Dame Ouest.La plupart des agents assurent qiis les affaires seront bonnes dès le commencement de Tannée.Parmi les représentants d’Hamilton et de Toronto on remarque MM.R.Hobson, F.H.Whitton, Corbett Whitton, R.G.Wells, George Spence, C.E.Harrison, W.D.Muir, J.B.Demiler, F.B.Cowan, T.Moore, W.A.Rowland, J.H.Webber, T.F.Hodgson, W.F.Hodgson, George Millier, G.G.Knott, G-eorge A.Simpson, J.Orr Cailagan, J.Morrow, J.H.Rikaby, L.T.Walls, H.G.Rogers et G.D.Hatfield.LA N0RTHERNCR0WN Winnipeg, 18.— L’assemblée annuelle des actionnaires de la Northern Crown Bank a été tenue dans les bureaux de la banque, hier midi, et était très nombreuse.Le rapport financier pour l’année se terminant le 29 no-; vembre, démontre des progrès pour l’année.Les bénéfices nets, distraction faite de toutes les dépenses et des crédits mauvais ou douteux, montent à $281,167.47.La balance portée au compte des profits et pertes a été de $92,276.20.L’élection des directeurs de la banque a donné les résultats suivants: James II.Ashdown, Hon.D.C.Cameron, A.McTavish Campbell, Henry T.Champion, W.J.Christie, sir D.H.McMillan, K.C.M.G., capt.William Robinson et John Stovel.A la réunion tenue à la suite de l'assemblée des actionnaires, les directeurs ont élu les officiers suivants: président, M.D, H.McMillan, vice-président, M.William Robinson.Le total de l’actif de la banque est de $21.302,105; le compte de réserve.$350,000; dépôts, $14,732,865; capital-action, $2,811,804.Au cours d® Tannée la banque a payé deux dividendes semi-annuels de 6 pour cent.SIR FREDERICK TAYLOR Londres, 17.— Sir Frederick Taylor, le nouveau gérant de la bauque de Montréal, passera la Noël à Cannes avec lady Taylor.11 s’embarquera ensuite sur T"01ympic” pour venir au Canada.11 arrivera à New-York, e 21 janvier.M.George Cassels, son successeur à Londres, entrera en fonctions le 1er janvier.LE MARCHE DU FOIN La demande locale pour le foin pressé continue à se maintenir généralement bonne et comme le® quantités ne sont pas considérables sur place, le ton du marché reste très ferme, avec des prix de vente pour le No 1 de $17., pour Textra bon No 2 de $15 à $16., pour le No 2, de $14 à $14.50, par lots aux wagons.TRENTE-NEUVIEME RAPPORT ANNUEL 1874-1913 CAPITAL AUTORISÉ CAPITAL PAYÉ - -FONDS DE RÉSERVE - $4,000,000.00 - 4,000,000.00 - 3,625,000.00 BOURSE DE NEW-YORK (Service de la Presse Assœiée) New-York, 18, Wall Street, midi.— Malgré une faiblesse ne marqua ble pour certaine stocks à F ouverture aujourd’hui, Je marché après avoir ouvert à la baisse a repris graduellement de la force.Las commerçants ont cessé leurs efforts pour faire baisser ies prix, avec le résultat qu’avant midi, lie ton était revenu généralement ferme.La baisse sur le Pacifique est généralement attribuée aux ventes de Berlin, de Paris et de Londres, dues à l’échec des valeurs russes.Le marché est cependant resté ferme devant la faiblesse du Pacifique qui a .perdu 5 points %.Les obligations étaient faciles.BOURSE DE LONDRES (Service de la Presse Associée) Londres, 18.— Le marché va continué à se maintenir faible et irrégulier aujourd’hui, avec une faiblesse marquée pour le Pacifique Canadien et le Rio Tintos, dans le cours die l'après-midi, à cause de la liquidation locale et continentale.Les nouvelles éffnLsskms -du Mexican et diu Brazilian étaient faibles, mais les autres valeurs femtes.BOURSE DE PARIS ^Service de la Presse Associée) Paris, 18.— Les cours ont ouvert meilleurs à la Bourse aujourd’hui, mais la fermeture était à la baisse.La rente française était à 85 francs et 15 centimes.Le change sur Londres à 25 franc et 32 centimes.Les taux hors banque étaient à 3% pour cent.- •-4- BOURSE DE BERLIN (Serriee de ia Presse Associée) Berlin, 18.— Les cours ont été faibles et généralement à la baisse aujourd’hui à la Bourse.Les taux hors banque ont été de 4% pour cent.LE MARCHE AUX PROVISIONS tif .Dépôts .Prêts courants ., Réserve.Capital .$80,766,532 $69,408,227 64,595,288 55,643,353 48,439,441 3,400.000 5,000,000 45,015,074 3,300,000 5,000,000 Il no s’est pas produit de développements nouveaux au cours de la journée d’hier, dans la commerce local des provisions.Le ton du marché pour les viandes abattues, était ferme avec une bonne demande pour des petits lots.Le commerce a été assez actif aux a-battoirs pour ,es animaux fraîchement abattus.Les prix de vente ont été de $13 à $13.25 par cent livres.Le commerce dans la plupart des lignes de viandes fumées augmente sensiblement, à mesure que l'époque des fêtes approche, et des commandes substantielles viennent de l’extérieur, pour le jambon et le bacon.Le ton du marché est forme.Les prix de ven-i te sont, pour des jambons moyens, de 19 cts la livre, et pour le bacon de différentes marques de 17 cts à 24 lets.| La demande pour la graisse est bonne et los prix sont restés les mêmes BANQUE D’ANGLETERRE (Service de la Presse Associée) Londres, 18.— Le rapport hebdomadaire de la Banque d’Angleterre présente les changements suivants: Réserve totale, diminution £1,415,000 Circulation, augmentation 216,000 Billon, diminution.1,199,235 Autres valeurs, diminution .496,000 Autres dépôts, diminution 2,050,000 Dépôts publics, augmentation .139,000 Réserve de billets, diminution .1,214,000 Garanties du gouvernement, augmentation.,.9,000 La proportion de la réserve de la banque avec le passif, cette semaine, est de 55.10 pour cent, contre 65.85 pour cent la semaine dernière.La taux de l’escompte est de 5 pour cent.-4- DECLARATION DE DIVIDENDES pour les différentes qualités, de à 15 3-4 cts.10 1-4 LES MARCHANDS DE POISSON SE PLAIGNENT LES COMMERCANTS D’ONTARIO VONT ADRESSER UNE PROTESTATION AU GOUVERNEMENT FEDERAL AU SUJET DE CERTAINS ABUS.Banque Nationale, dividende de 2 pour cent payable le 2 février aux porteurs d’actions enregistrés le 16 janvier.La Standard Bank, dividende de 3i% pour cent payable le 2 de février aux porteurs d’actions enregistrés le 23 janvier.La Canada Car & Foundry,- dividende préférentiel de 1% pour cent payable le 26 janvier, aux porteurs d’actions enregistrés le 31 décembre.Lehigh Valley, dividende semi-annuel régulier de 6 pour cent sur stock commun et 5 pour cent sur stock préférentiel.v Michigan Central, dividende semi-annuel régulier de 3 pour cent payable le 29 janvier aux porteurs d’actions enregistrés le 30 décembre.American Locomotive, dividende trimestriel régulier de 1% pour cent sur stock préférentiel payable le 21 janvier aux porteurs d’actions enregistrés le 5 janvier.Reading, dividende trimestriel régulier de 2 pour cent.Toronto, ,,18.— Une protestation va être adressée au gouvernement fédéral au cours de la prochaine session du Parlement, de la part des marchands de poisson de Toronto et des autres centres d’Ontario, contre les avantages offerts aux marchands américains, par les compagnies de chemins de fer et par les gouvernements provinciaux de Québec et d’Ontario.Le gérant de la Doyle Fish Company, en cette Ville, déclare que les truites de ruisseaux, qui ne peuvent être vendues à Toronto, à l’exception de celles provenant d'endroits sur des propriétés privées sont expédiées par tonne, de Québec à Boston et à New-York, tandis qu’il n’est pas permis d’en expédier et d’en vendre dans Ontario.Une autres protestation sera faite aussi contre les, taux pour le transport du poisson.Le flétan est expédié de Vancouver à Boston à des taux exactement les mêmes que ceux payés '^r les marchands de Toronto, qui se U ou vent plus rapproché du point de départ, de plusieurs centaines de milles.Une chose que l'on demandera encore, c’est (pie le droit de 6 1-2 cts., la livre, sur le homard, soient enlevé durant les mois nu cours desquels il est impossible d'en obtenir des pêches canadiennes.Une des principales causes du prix élevé du homard, qui se vend de 20 à 10 cts la li vre.consiste dans la destruction insensée des jeunes homards, qui sont expédiés dans les grands centres d’entrepôts et dont la plupart ne pèsent pas plus de trois ou quatre once*.Au-delà de 300 tonnes de poisson sont consignées pour Toronto, venant de l'est et de l'ouest et devant être livrées vers la fin do décembre.Par suite de la hausse sur le prix *fe la viande, la consommation du poisson augmente considérablement.BOURSE DE MONTREAL Ces cours nous sont fournis par MM.Fortier, Beauvais & Oie., banquiers et agents de change, membres de ia Bourse de Montréal, Edifice Royal Insurance.VENTES DE L'AVANT-MIDI STOCK COMMUN Brazilian.— 10 à 83 1-2; 10 à 83 1-4; 65 à 83.Cam Pacific.— 200 à 213 3-4; 25 à 214 1-4; 175 à 214; 20 à 213 1-2;125 à 213 7-8; 10 à 213 1-2; 150 à 213 3-4; 250 à 214; 50 à 213 3-4; 75 à 213 ; 25 à 213 1-2;'25 à 213 3-8; 50 à 213 1-2; 125 à 213 3-4; 175 à 214; 25 à 214 1-8; 75 à 214; 50 à 213 7-8.Pacific Rights — 298-4 à 5-32; 1-4 3-16; 155-4 5-32; 1-4 20-128; 193-4 5 32; 110-4 3-16.Ottawa L.H.& P.25 à 167 ; 12 à 167 1-2.Power.— 250 à 213 3-4; 75 à 214.Quebec Ry.— 140 à 10.25 à 111 1-4; 5 à & Ont 153 à 130.- 50 à 113; 10 à 114; Rich 111.Shawmigan.Dorn.Bridge.40 à 113 Scotia — 5 à 75.Steel Gcwp.— 50 à 37 1-4; 2 à 38.' Tucketts.— 15 à 36.PREFERENTIEL Ames Holden — 10 à 69 3-4.Canada Cement — 25 à 90 3-4.Penman’s — 200 à 80.OBLIGATIONS Calgary Power — £100 à 89.Canada Car — $200 à 103 1-2, $100 à 103 1-2.Canada Cernent — $2000 à 96.Ogilvie Séries B — $8000 à 9».Scot!a — $500 à 89 1-2.BANQUES Commerce — 35 à 200 1-4, 28 à 200 1-4.10 à 200.Hochelaga — 17 à 150, 3 à 150, 2 à 150, 10 à 150.Merchants — 2 â 185, 1 à 185.Montréal — 2 à 231.$ Nova Scotia — 13 à 260 1-2, 8 à 261.MINES Crown Reserve — 1253 à 1.70.VENTES D’HIER APRES-MIDI à 111 5-8, 27 3-4, 28 1-4.10 Brazilian — là 85, 10 à 84 1-2; 2 à 85.Canadian Pacific — 50 à 218 1-2.Pacific Rights — 25 à 4 5-32; 225 à 4 3-16; 12 à 4 5-32, 13 à 4 3-16, 445 à 4 5-32, 1016 à 4 3-16, i Ottawa L.H.& P.— 1 à 167 1-2; 6 à 167; 7 à 168.Porto Rico — 25 à 58.Power — 54 à 216.Richelieu & Ont.— 25 50 à 111 3-4.Canada Cement — 2 à à 29, 75 à 28 3-8; 25 à Penmans — 20 à 49, Spanish River — 5 a 9 1-2.Canada Cement pfd — 20 à 91.Bonds — Canada Car, $1,000 à 104{; Dominion Goal, $4,000 à 96 7-8; Dominion Iron, $1,000 à 86; Quebec Railway $400 A 44.$500 à 43; Sher-win Williams $1,0«) à 98.Ben lues — Hochelaga, 1 a 150, G A 150; Merchants, 15 A 185, 7 A 185; Molflon), 10 A 193 3-4; Montréal, 3 à 230.VALEURS NON INSCRITES Tram.Power — 10 A 37, 25 A 36 3-4.BOURSE DES MINES VENTES Crown Reserve — 300 A 1.72, 600 A 1.72.DIBEOTEUES : J.A.VAILLANOOUET, Ecr.Président » SEIQUE ¦ .V.Vice-Président A.TUBOOTTE Ber.E.H.LEMAY, Ecr.HON J.M.WILSON.T.r,LVS$I^SHAS' A' SMABT.A.A.LAROCQUE, Ecr.F.G.LEDUC.Gersmt.Surintendant des Agences.YVON LAMARRE.Inspecteur.BUREAU PRINCIPAL, MONTREAL BUREAUX DE QUARTIERS A 1.72, 200 ATWATER (Coin St Jacques) AYLWIN (Coin Ontario) DELANAUDIERE (Coin Mont-Royal) DELORIMIER (Coin Mont-Royal) EST (Rue Ste Catherine Est) CENTRE (272 rue Ste Catherine Eat) HOCHELAGA LONGUE-POINTE MAISONNEUVE MONT-ROYAL (Coin St Denis) NOTRE DAME DE GRACES OUEST (Rue Notre-Dame ouest) OUTREMONT PAPINEAU (Coin Boni.Rosemont) POINTE-AUX-TREMBLES POINTE ST CHARLES ST DENIS (896 St Denis) ST EDOUARD ST HENRI STE MARIE (Coin Pullum et Ontario) ST VIATEUR (Coin Ave.du Parc) ST ZOTIQUE (3108 Blvd St Laurent: VERDUN VIAUVILLE VILLE EMARD VILLERAY VILLE ST LOUIS SUCCURSALES i APPLE HILL.Ont.BEAUHARNOIS, Qué.ERTHIERVILLE, Que.CARTIER VILLE, Qué.CHAMBLY, Qué.EDMONTON.Alla.FOURNIER, Ont.FARNHAM Qué.HAWKESBURY, Ont.JOLIETTE, Qué.' LAOHINE, Que.LANORAIE, Qué.LAPRÀIRIE, Qué.L ASSOMPTION, Qué.LONGUEUIL, Qué.L’ORIGNAL, Ont.LOUISE VILLE, Qué.MARIE VILLE, Que.MAXVILLE.Ont.MONT-LAURIER Qué.NOTRE-DAME TROIS-RIVIERES, Qué.POINTE-CLAIRE Qué.PRINCE ALBERT, Sask.QUEBEC.Qué.- ALBERT, Alla.ST BONIFACE, Man.ST CLET, Qué.ST CUTHBERT, Qué.STE GENEVIEVE, Qué.ST HYACINTHE, Qué.ST IGNACE DE LOYOLA, Qué.ST JACQUES L’ACHIGAN, Que.ST JEROME, Qué.STE JUSTINE DE NEWTON, Qué.STE JULIENNE.Qué.ST JUSTIN.Qué.ST LAMBERT, Qué.ST LAURENT.Qué.ST LEON, Qué.ST PAUL ABBOTSFORD, Qué.ST PAUL DES METIS, Alta ST PAUL L’ERMITE.Qué, ST PIE DE BAGOT, Qué.ST PIERRE, Man.ST KOCH DE QUEBEC.ST VALERIEN, Qué.SHERBROOKE, Qué.SOHEL, Qué.TROIS-RIVIERES Qué.VALLEYFIELD.Que.VANKLEEK HILL, Ont.WINNIPEG, Man.Qué.i.a Ban
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