Le devoir, 10 mars 1933, vendredi 10 mars 1933
Montréal, vendredi 10 man 1933 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : ., SERVICE DE NUIT : Administration Rédaction : Gérant : .HArbour 1241* HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant! GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIV — No 57 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 f, Deux conceptions qui s’affrontent La Commission métropolitaine travaille-t-eilé pour ou contre Montréal^ - En demandant l’autorisation de mettre à la charge de la Commission métropolitaine des travaux d’un caractère métropolitain, le conseil municipal était rigoureusement logique.En suggérant que cette proposition fût rejetée, le promu i ministre n’était pas moins logique, car le conseil et lui se loin de la Commission métropolitaine une conception neltemeni opposée.Le conseil est d’avis que la Commission métropolitaine tend à s’assurer la collaboration des municipalités qui la composent dans la préparation, l’exécution et le paiement des travaux d’un caractère métropolitain.M.Taschereau est d’avis que la Commission métropolitaine a été créée pour amener Montréal à tirer de l’insolvabilité quelques municipalités prodigues tout en empêchant l’annexion, en même temps que de ces municipalités prodigues, de deux ou trois autres fières de leur autonomie et déterminées à la détendre vigoureusement.-Y- * Y’.Les travaux dont ou voulait iaire porter le coût a la Commission métropolitaine avaient été décides par la ville seule ou iar le gouvernement fédéral sans consultation préalable avec .es autres municipalités qui constituent la Commission métropolitaine.Mais il est indubitable que ces travaux profitent tous à la masse des résidents de l’île de Montréal; de plus, 1 administration de la métropole n’avait pas été non plus consultée quand trois des municipalités insolvables ou mal en point, qui ont déterminé la formation de la Commission métropolitaine, s’étaient engagées dans des entreprises qui les avaient menées au bord de T abîme financier.Au moins, dans certains cas, ces entrepr ises n’avaient aucunement un caractère métropolitain.Voilà toute la différence.Mais, à cette époque, la soupe, comme on dit, était chaude.M.Martin, depuis mis aux invalides du Conseil législatif, était dans toute sa vigueur et tenant acharné des annexions.Pour calmer sa colère ou y donner prétexte a sc refroidir, il fallait, recourir à un camouflage.On fit payer la peau et les os à la ville de Montréal et les ongles aux autres municipalités.C’était le fifty fifty du fabricant de saucisses, un cheval pour un lapin.Y* ÿ Le désaccord réside donc dans des conceptions differentes.Montréal ne sait pas encore qu’elle a été dupe; M.laseheroau et ses collègues de l'Assemblée législative le savent.L’objection de la non-consultation préalable, si on petit dire, était du reste facile à résoudre.Le parlement n’avait qu à autoriser la Commission métropolitaine à défrayer ces dépenses, et comme la ville de Montréal y est la majorité, il est fort probable qu’elle aurait pu faire triompher sa thèse.On a fait celte généreuse concession à la ville de Montréal, de lui donner la moitié plus un des membres de la Commission métropolitaine.quand elle paie les quatre cinquièmes des frais! Ce simple petit incident sert à démontrer quel accueil nos éehevins reçoivent à Québec.Qu’ils soient les amis ou les serfs du parti dominant à Québec ou ses adversaires déclarés, ils sont uniformément roulés.La seule différence, c’est que les serfs demandent peu de chose et n'obtiennent rien et que les adversaires demandent beaucoup pour obtenir un peu moins que rien.La surtaxe sur les compagnie* d’utilités publiques a été rejetée parce que les trusts perdent des profits, angumeiit bien propre à émouvoir les propriétaires-contribuables qui ne perdent pas seulement des profits, mais qui bientôt, après avoir perdu des mois de loyer, perdront leur propriété toute ronde et les économies de toute une vie.Le conseil, vu les charges énormes que lui impose la crise, n’avait plus la moindre justification de ne pas demander au gouvernement de Québec une partie substantielle des recettes des permis d'automobiles, puisque ce sont nos pavés que ces voitures défoncent et Québec qui retire tout le bénéfice (dans certains cas même, les camions n’ont pas autorisation de circuler sur les routes provinciales, et pourtant c’est au comptoir de la province que leurs propriétaires versent leur impôt).Y Y Y 1 Mais n'inshi;.question que nous avons traitée vingt fois ici, même si t de nos confrères viennent de la découvrir.Terminons par un trait symbolique.Dans un banquet, le maire de l'époque se trouvait non loin de l’hôtesse d’honneur.On lui offrit d’un plat.Soignant son langage, il dit: “J’en ai suffisamment assez, merci.” I ne petite dame rieuse ne put se retenir de dire d’une voix flûtée; “Oh! Monsieur le maire, c’est un pléonasme.J’sais bien, repart le premier magistrat, que c’est un pléonasme, mais j’en mange pas pareil.” Un jour viendra — pas sous M.Taschereau, il a trop lionne étoile pour cela — où un conseil municipal avec du poil aux pattes déclarera qu’il en a suffisamment assez.Le premier ministre du temps aura beau lui faire observer que c’est du pléonasme, il refusera d’en manger.Et le mouvement pour reconstituer la dixième province du Canada reprendra avec bien plus de vigueur qu’aux jours où M.Martin louchait, plus vers le Conseil législatif que vers l’autonomie radicale de Montréal.Louis DUPIRE A Québec Protection des forêts; aide aux chômeurs MM.Duplessis, Mercier, Francoeur, Guertin, Bertrand parlent de ces sujets — M, Barré félicite M.Godbout LES AVIS SONT PARTAGES Billet du soir Il est bien Machin souffre d'une singulière Infirmité.Il n'est presque jamais capable d’appeler quelqu'un de son véritable nom.Défaut de mémoire?Imagination trop vive?Goût des appellations fantaisistes?On ne sait, l'.ehr lui a joué dernièrement un singulier tour.Il avail oublié jusqu'à son nom et, en signant un document public, au lien d'écrire: T’.hi! Machin, il s'est, par hasard on à cause de son infirmité, avisé de signer: Pierre Michois.Pierre Mi-chois a même menacé de le faire arrêter pour, avoir pris son nom.Machin a dû pagre une assez forte somme pour éviter daller devant le tribunal.Tantôt, Machin ma abordé.- “As-tu entendu parler dernière-trrnent du commissaire Gibois nui est parti pour Cannes?— f;f.bois?Diable, qui est-ee?— Comment, tu ne connais pas Gibois?Il est parti, assez malade, pour Cannes.avec sa famille.Je l’ai.Tn venr dire Gabias?- Gabias.c’est cela.On me dit que Trépanais pondrait bien prendre sa place Tré-panots’’ Voudrais-tu parler de Ter- .panier?Trépanais, T ré panier, qu cst-ce que ça fait, c’est le même.— Peut-être.Et il parait qu’à Québec M.Taché n u pas voulu entendre parler de prolonger le terme des éehevins.M.Taché?Qui est-ce?— Le premier ministre, quoi.Le premier ministre?Il s'appelle M.Taschereau.Comme In vomiras.Je.vois qu'il vient d’avoir soixante-six ans et que Da-plnntois.chef de l'opposition, l'a félicité.C'est chie, êa, entre gens qui sont adversaires.Oui, Duplessis est bien, mais U ne s'appelle pas Duplantois.— Disons que tn as raison.M.Taché doit être de quelques armées plus vieux que M.Itoil-lelt.Qui en, M.liai licit ?Tu ne connais donc pas le premier ministre d'Ottawa?Je pensais qu'il s'appelait M.Bennett.Possible.On dit couramment que le parti conservateur sc prépare 11 le remplacer par M.Moqnett.- Mognrtt?Connais pas.Qui est-ce que c'est?— l'n ancien premier ministre, qui a remplacé jadis sir Robin Pording.— Tu veux dire M.Meighen qui a succédé à sir Robert Border» en 1919?Tu es bien rnnngeux, avec lotîtes tes corrections.On dirait que je ne sais pins les noms des gens.Comment s'appelle ta femme.Machin?— Paidiuc Lunboisic- [Pur Alexis GAGNON) Québec, 10.— La lutte entre ta Quebec Pomei, filiale de la Shaivi-nigan.et M.Ernest Lapointe, avocat des contribuables québécois, s’est engagée hier matin devant le comité des bills privés.La compagnie s’oppose avec la plus farouche énergie à reconnaître à la ville de Québec le droit de mnnicipaliser non pas l’éclairage municipal, non pas la vente de l’énergie aux magasins et aux maisons privées, car Québec possède déjà tous ces droits, mais le seul droit de vendre la force motrice.Et parce qu’elle tente de lier la ville, la Quebec Power a réussi à soulever contre elle une opposition profonde; elle fait ressortir avec grand éclat des comparaisons défavorables et qui impressionneront un solide bloc de consommateurs; elle déclanche une lutte dont l’écho va retentir dans toute la province et remettre en question des privilèges dont le trust de l’électricité jouissait, jusqu’à présent, dans la paix la plus parfaite.D’ailleurs, l’opposition de la Quebec Power est stérile, inutile.Le contrat de la compagnie expire en 1935.Pour y mettre fin, la ville est ternie de donner un avis de deux années, en sorte qu’elle ne pouvait y toucher.Or dans deux ans, lorsque le temps sera venu de renouveler un autre contrat, la compagnie aura provoqué contre elle une hostilité générale telle qu’elle rencontrera les plus grandes difficultés.C'est le cas de répéter avec les latins: “Quos vult perdere Jupiter, demeniat prias'’ — Jupiter commence par aveugler ceux qu’il veut perdre.M.Ernest Lapointe a écrasé ses adversaires de son impitoyable logique.Sou plaidoyer, plus sdbre que celui de l’an dernier, mais plus serré et plus complet, n'a laissé à M.Lucien Cannon, l’habile avocat de la Quebec Power, que la ressource de vagues considérants et le classique épouvantail des édifices croulants de l'industrie.A en rroire la Quebec Power, si Québec obtient le droit de munici-paliser, Craignons que les industries ne s’évanouissent, que les ouvriers n’aient plus de compagnies pour qui travailler.M.Lapointe a prouvé que les taux payés par le consommateur québécois sont beaucoup plus élevés que dans les autres villes canadiennes qui ont leur service municipal.Le débat a été ajourné à huitaine, soit à jeudi de la semaine prochaine.L’opposition continue son oeuvre En Chambre, l’opposition continue à faire la vie assez dure au gouvernement.Elle a jeté son dévolu sur les crédits, ce qui lui permet d’attaquer chaque question sur le terrain le plus favorable.C’est d’ailleurs le véritable rôle de l’opposition, puisque la Chambre se réunit surtout pour voter des subsides et adopter des lois.Les discours académiques sur le discours du trône ou le budget, pour intéressants qu’ils soient, ne sont (pie des ornements.Car après vingt ; discours sur l’adresse, le travail ses-sionncl n’est pas plus avancé.MM.Duplessis et Taschereau se sont affrontés hier soir et se sont dit des amabilités assez crues.M.Duplessis fournit une somme de travail énorme.Il est toujours sur la brèche.Il possède une souplesse et une agilité d’esprit remarquables, qui lui permettent de profiter de chaque ouverture et d'enfoncer le trait.Aussi le premier ministre, qui ! est la meilleure lame chez les libé-! raux et leur grande force, doit-il surveiller constamment l’ennemi ! toujours en éveil.La protection des forêts Suivant une résolution inscrile : au feuilleton du jour, la Chambre a repris hier l’étude d’un crédit de j 8450,000 du département des terres et forêts pour ta protection de notre domaine forestier.I rc.Oui, sauf que foules ses amies l'appellent Jacqueline et ipic son nom de famille est Lafcrricre.Et toi, qui es-tu?- Quoi, moi?Pierre Michois.Oui, Pau! Machin.En bon conseil: i réseaux ferroviaires.C’est le point le moins fort de son discours, d’ailleurs brillant.Bien des gens vont se demandée, après M.Mackenzie King, si le bill ministériel des chemins de fer, fondé en grande partie sur les recommandations du rapport de la commission Duff, ne servira pas à préparer un plébiscite sur l’amalgama- riépense des deniers publics pour à trois fiduciaires qui tion et ta fusion des réseaux ferroviaires.Le bill en soi n’a rien qui semble favoriser la fusion, ni l'amalgamation.Mais le bill ne permettra-t-il pas que l’on prépare le plébiscite en question?C’est la question que certaines gens, à tort ou à raison, se posent.Le chef libéral, M.Mackenzie King, avait parlé avant M.Bennett.Moins brillant, ne disposant pas toujours de moyens oratoires comparables à ceux du chef conservateur.il s’était fortement opposé à l’amalgamation des réseaux ferroviaires, tout en se demandant si le bill ministériel ne nous y conduira pas un jour ou l’autre, si ce môme bill n’enlève pas déjà nu parlement un droit de contrôle sur la s P le confier à trois fidi administreront le Canadien National.Le chef libéral a même présenté un amendement à ce propos.Là-dessus, tout un débat s’est engagé entre les chefs de nos deux grands partis politiques.On le verra par les résumés que nous publions ci-après de leurs discours.La Chambre ne s’est occupée aujourd’hui que du débat ferroviaire.A part tes deux grands chefs, quelques députés ont parlé, notamment le Dr Deslaurier, de Sainte-Marie, (Montréal).M.Mackenzie King Le, bill ministériel*det chemins de fer, dit le chef libcraT, contient beaucoup de choses auxquelles je suis prêt à donner mon acquiescement.Tl en est d’autres par contre à propos desquelles le gouvernement devra fournir des explications.Dans son ensemble la mesure a besoin d’être minutieusement examinée.Ce que M.Mackenzie King redou-ite surtout c’est que Je bill laisse la ; porte ouverte à quelque projet de ! fusion ou d’amaigamation de nos réseaux ferroviaires; qu’il accorde des pouvoirs trop étendus aux trois fiduciaires qui adininiatreront le Canadien National, privant du même coup le parlement de son droit de contrôle sur la dépense des deniers publics.Les pouvoirs que l’on accorde aux trois fiduciaires dépassent de beaucoup ceux qui appartiennent aux (lix-.sept membres du présent conseil d’administration des C.N.B.C’est une excellente idée de vouloir soustraire le Canadien National à l’influence politique; mais il ne faudrait pas que le parlement fût privé de son droit de contrôle sur ce qui appartient au public Canadien en général.Pour mettre fin à un abus, il ne convient pas de tomber dans un autre.Le bill du gouvernement ne nous fait-il pas courir un danger de cette sorte?Sous certains aspects, le problème du Canadien National est constitutionnel.Les députés des Provinces Maritimes ont par exemple tout à fait raison de demander que la constitution soit respectée en ce qui concerne VI nier colonial.En vertu des pouvoirs qui leur sont confiés par le bill, les trois fiduciaires du Canadien National ne pourront-ils pas cesser l’exploitation de VIntercolonial?Ne sera-t-il pas également possible d’abandonner le chemin de fer de la baie d’Hudson?Ce sont pourtant (à des décisions qui ne devraient pas être laissées à un conseil de fiduciaires.M.Mackenzie King est porté à croire que.sur plusieurs points, le bill va bien au delà des recommandations du rapport Duff.Ce rapport ne recommande pas que le parlement soit privé d’une partie de son autorité.Il pourrait se faire pourtant que telle soit l’une des conséquences du bill.Ne serait-il pas regrettable qu’après avoir adopté la mesure, les députés s’aperçoivent qu’ils ont voté pour la fusion des réseaux ferroviaires?Question de détail, si Ton veut, mais qui a son importance.Un conseil de cinq fiduciaires ne serait-il pas préférable à un ! conseil de trois?Le Pacifique Canadien compte dix-huit membres dans son conseil d’administration et la compagnie juge à propos de les maintenir en fonctions.En fait chacun de ces administrateurs est susceptible d’amener des affaires à la compagnie, chacun d’entre eux exerçant de l’influence dans les milieux qü’il fréquente.Il conviendrait encore que le Travail soit représenté au conseil des fiduciaires, même si le nombre des fiduciaires était maintenu à trois.La représentation des travailleurs au conseil d'administration du Canadien National serait en harmonie avec l’évolution indus triellc.L’opposition libérale est en fa veur de la coopération et de l’économie mais elle ne peut accepter aucun projet de fusion ou d’amalgamation.Le Canadien National doit garder son identité propre.Le bill n’offre aucune garantie à ce sujet.Bien plus, certains liberaux considèrent que le bill est comme la porte ouverte à l'amalgamation (Suite à la page 2) Bloc-notes Souvenirs Une note de quatre lignes, dans un journal régional, annonce qu’on vient de célébrer dans son pays de Louisevillc le service anniversaire du sénateur Legris.Voici quelque trente ans, M.Legris, déjà sénateur, avait été chargé de présider une commission d'enquête sur la colonisation.L’enquête avait été ordonnée à la suite d'une assez vive campagne de presse.Et M.I^gris avait dû probablement au double fait qu’il était un authen-! tique cultivateur et un rouge au-thenlique d’être désigné comme i président de la commission.Le choix l’avait d’ailleurs surpris, ci il : avait fallu, croyons-nous, qu’on in-! sislât pour le lui faire accepter, i Une fois à la besogne, M.Legris 'mena rondement les choses.Gomme j jl le disait nettement à quelques-iuns de ceux qui s’intéressaient à la question: Je ne suis pas un magistrat chargé île faire le procès de ; Tel ou Tel; je cherche la nérilé sur , un sgsteme.Nous ouvrons large-1 ment la porte à tous les témoigna-iges utiles.De fait, ceux qui, nu-| jourd'hui encore, se donneraient la j peine de relire les sept ou huit volumes de témoignages recueillis j par ]a commission Legris y trouve-I raient de précieux documents sur notre histoire économique.On sait ! d’ailleurs que Tun des résultats rie 1 l’enquête fut d’éloigner assez con-j sidérabicment des amis politiques i qui l’avaient désigné le président 1 même de la commission.Nous avons personnellement suivi une partie de l'enquête; nous avons fait, entre autres, avec la commission d’enquête la tournée du Lac Saint-Jean.Nos compagnons d'alors n’auront peut-être pas oublié un inqédenl caractéristique, dont tous les détails n'ont pas alors été publics.Deux personnes se disputaient la possession d’un lot: un pauvre diable de colon et un marchand du village, agriculteur aussi, supposons-nous.Le colon, avec ses fils, avail ouvert le lot, sur lequel il ne résidait point.Outre son travail de défrichement.it avait dû faire des travaux assez pénibles pour tenir en état les fossés, qui, à cause d'un renflement de la route, devaient être très profonds.Deux choses paraissaient claires: le colon avail fait beaucoup de travail, mais strictement parlant, comme beaucoup d'autres d’ailleurs, il n'était point en règle avec les ordonnances officielles.D’où demande d’annulation du billet de location, et demande de re-concession, si Ton peut dire, au bénéfice du marchand-agriculteur.L’affaire avait suscité beaucoup d’émoi et de nombreuses démarches contradictoires.Elle n’était pas facile à régler.M.Legris fit entendre les témoins, il alla sur place examiner les travaux du colon et les fameux fossés.Il se convainquit que c'était l’un de ces cas où la rigueur des textes devait céder devant i’urgenee de l’équité.Et il fit.en re sens, un rapport spécial à Québec.Quand le rapport arriva, une décision contraire venait ou était à la veille d’etre prise.M.Legris déclara tout simplement que si Ton n’acceptait point ]os conclusions de son rapport, il donnerait sa demission et porterait la question (levant l'opinion publique.Il eut gain de cause et le colon garda son lot.Nous ne discutons point ici le fond de la question et nous ne rappelons ceci pour blâmer qui que cc soit.Simplement, au con- j traire, pour montrer de quoi cl&.'t, capable, au bénéfice d'un simple) inconnu, une fois qu'il était con-! vaincu de la justice de sa cause, le | sénateur Legris.De longues années après, nous disions au sénateur: Vous souve-! nez-vous de ecla?—Oh! oui.Je rc.: vois encore le bonhomme dans sesj bottes françaises et la casquette à la main.- Savez-vous s’il a jamais su ce que vous avez fait pour lui?Je ne pense pas.Et je ne l'ai jamais revu.Fini Le Sénat de l’Etat libre a refusé d’accepter le projet de loi du gouvernement de Valera qui supprime l’obligation pour les membres du parlement de prêter le serment d allégeance au Roi.Mais cela n'a aucune espèce d’importance pratique.La Constitution prévoit qu'en dépit de l'opposition du Sénat, le projet deviendra loi soixante jours après son adoption par la Chambre basse.O.H.Les Cardinaux Nous publierons demain un article du R.P.Louis-C.de Lèry, SJ., sur les Cardinaux, leurs fonctions el les circonstances de leur intronisation.Le “Grand Derangement” I.c Devoir publiera demain une étude du R.F.Antoine Bernard.C.S.V., professeur d’histoire d'Ac.a-die à l'Université de Montréal, sur te Grand Dérangement, ses préli-in!naires et les responsabilités qu’il engage.Avis à ceux qui voyagent Tbitters, fvropc «t ojetont, émir •u tarif des compagnie» — Hôtels, alto* rances bagages et accident*, chèques d: voyages, passeperts.etc.— Servica comptât — LE MVOIR-VOT AGIS.410 Notre-Dame Est.Telephones HArbeot U4l, y LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 MARS 19S3 VOLUME XXIV — No 57 Protection des forêts.(Suite de la lore paae) •‘Dans le cas d’tine municipalité rn défaut, après l'expiration des six mois qui suivent la date de l’avis du dépôt du rôle de perception, la commission peut ordonner au greffier, nu secrétaire-trésorier, ou à toute personne qu’elle désigne, de vendre les injnieubles qu’elle determine sur lesquels les taxes imposées n'ont pas été payées en tout mi en partie.” I.a gauche commence à passer ces deux articles au crible, mais comme il est six heures, le comité rapporte progrès.Condoléances M.Taschereau se lève alors pour présenter une motion de condoléances à l’occasion de la mort de M.le Dr Homère Fauteux, père de M.le Dr Gaspard Fauteux.député de Ste: Marie et beau-père de M.Honore Mercier.Cette motion est appuyée par M.Duplessis et approuvée par toute la Chambre, puis on décrété l'ajournement en signe do deuil.L'aide aux chômeurs A la reprise du travail sessionnel, à 8 heures et trois quarts.M.Gou-hout fait passer en 2e et en 8e lecture un hill modifiant la loi de ta protection des plantes.M.Laurent Marré félicite le ministre de I Agriculture de ce projet de loi.Deux autres projets de M.Gou-bout sont présentés et référés au comité des bills publics.M.1‘rancoeur propose ensuite les résolutions se rapportant au bill de l'aide aux chômeurs.Le ministre explique qu'il s’agit donner suite à l’entente passée a Ottawa.Le chef de l’opposition demande alors à M.Francoeun s’il est à sa connaissance que le gouvernement a employé à d’autres fins que celle du chômage l’argent reçu d’Ottawa pour des travaux de chômage.M.Francoeur dit qu’il n’es! pas Ht sa connaissance que des détournements de fonds aient eu lieu.Comme M.Duplessis a cité le cas d’Aylmer, lp ministre dit qu'il y a eu des retards, mais pas des détournements.D’ailleurs, ajoute-t-il, ces retards ont été peu nombreux.f.e leader de la gauche prétend Avis de décès ARC AND — A Montréal, le 9 mars 1933.décédé» à 52 ans.Joséphine Inand.fille d'Ulrtc Arnaud et d'Elzlro Méthot Funérailles le samedi 11 courant.Le convoi funèbre partira du No 528 rue Rachel est à 7 h.45 du matin, pour se rendre à l’é-sllee Notre-Dame du Très-Salnt-8aerement ou le service sera célébré Ht de lé au cimetière de la Côte des Neiges, heu do ¦épulture.Parents et amis sont priés Uy assister sans autre Invitation.LIMOGES-RACIN'H A Ste-Anne des Plaines, le 8 mars courant, est décédée a 1 Age de 70 ans.Dame Exllda Limoges, épouse d'Urgel Racine, cultivateur et mere de J-S Racine, notaire h Montréal Les funérailles auront Heu samedi, le U •ourant, à 9 h.30.a Ste-Anne des Plaines après l'arrivée du train spécial qui lassera la gare de l'Avenue du Parc, a 8 fvaures am.; retour après les funérailles Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.aussi qu'il y a ou du patronage politique dans la distribution des secours.M.Francoeur répond île façon négative.Il affirme avoir donné des ordres très sévère* a ce su-' ji .et dit que les instructions du fé-lérul comme ses propres instructions ont été suivies.M.Maurice Duplessis reproche aussi au gouvernement de ne pas avoir montré assez de célérité à paver re qu'il devait aux tnimici-paiités.Il prétend que le gouvernement a retenu la part du fédéral parce qu’il ne pouvait payer la sienne et ne voulait pi's prendre les moyens de se procurer l’argent nécessaire.M.Francoeur répond qu’il y a eu de rares retards.F.e qui explique les retards, c’est que l'argent n’était versé qu’aprés approbation des comptes par Ottawa.Le chef de l’opposition demande alors à M.Francoeur s’il prétend que le gouvernement ne pouvait pas payer la part due par les municipalités en vertu de la loi de chômage, même si le gouvernement l'avait voulu.Le ministre des travaux publies déclare qu’à son avis, le gouvernement ne pouvait payer cette part.M.Duplessis pose de nouveau la question de diverses façons et M.Francoeur, finalement, parait indécis.A ce moment entre le premier ministre qui est aussi le procureur général.M.Duplessis.- J’ai demandé tout à l’heure au ministre des travaux publics si le gouvernement pouvait payer la part des municipalités en vertu de la loi du chômage, s’il l’avait voulu.-M.Taschereau.lit qu’est-ce que le ministre des travaux publics a répondu?M.Duplessis.Il a dit "oui”.M.Taschereau.Lh bien, je dis oui, moi aussi.Le chef de l'opposition s’amuse ferme de cette réponse qui ne concorde pas avec celle du ministre des travaux publics.M.Guertin A ce moment, M.Aimé Guertin entre en Chambre et prononce un discours formulant les memes reproches que son etief.Il suggère qu’une fois pour toutes le gouvernement contracte un emprunt qui lui permette de payer ses dettes.M.Guertin veut, entre autres choses, que le gouvernement paie les propriétaires pour les loyers des chômeurs.il ne trouve pas suffisant qu'il se contente de payer, d’après la loi, un certain pourcentage qui permet au propriétaire de payer ses taxes et de maintenir ses logements.Il demande à tous les propriétaires de la province d’insister auprès du gouvernement pour que celui-ci paie les logements non payés des chômeurs.M.Pierre Bertrand, député de Saint-Sauveur, reproche au gouvernement de ne pas payer ses dettes.M.Francoeur répond à M.Guertin qu’il y a dans la province 100.-000 personnes actuellement sous secours directs.Le retour à la terre Le premier ministre nous a dit qu'il avait fait passer des mandats spéciaux pour payer certaines det-d'einpriuiterIles aux colons.C’est donc la preu-du gouverne-|ve qu’il pouvait passer des maii- " pu que le gouvernement ne paie pas ses dettes.On nous dit que nous aurions dû emprunter.Mais si nous avons retardé c’est à la demande ment fédéral qui voulait lancer son Mais spéciaux et qu'il aurait dernier emprunt.Ft c’est à cause payer les dettes criardes, tie cela que nous avons dû, par exemple, retarder notre emprunt de $9,000,000 de deux mois.A découvert de $22.000,000 Nous avons fait tellement notre possible pour ne pas retarder les paiements, qu’à un moment donné nous avons été à découvert de $22,-000,000 aux banques.Et l’on vient dire que nou.ne voulons pas payer les dettes.Mais a-t-on songé que nos revenus diminuent de façon très prononcée, presque jusqu’à dix millions de dollars?Le gouvernement n’a pas une fabrique d'argent, et l’argent qu’il distribue, il le reçoit des contribuables.Nous sommes en face d’un déficit mais vous venez toujours pour tourner le fer dans la plaie.Je demande aux députés de l’opposition de pas être défaitistes.Nous donnons le meilleur de nous-mêmes et nous avons à faire face à des difficultés énormes.Mais nos adversaires n’hésitent pas à prêcher une doctrine néfaste dans la province.Ceux qui sont responsables des conséquences de cette doctrine et de cette prédiction néfastes, ce ne sera pas le gouvernement.Mandats spéciaux Le chef de l’opposition nous a dit et redit: Pourquoi n’avez-vous pas passé de mandats spéciaux pour payer toutes les dettes en souffrance et il nous cite un mandat spécial de $20,000 pour Je jardin zoologique.Mais il s’agissait là d’un travail de chômage auquel le gouvernement fédéral a contribué de moitié et qui a donné de l’ouvrage à des centaines d’employés.Le chef de l’opnosition n’a parlé que du $20,000 du jardin zoologique, mais à la page 20 des procès-verbaux de la Chambre, il aurait pourtant pu voir qu’au 7 avril, un mandat spécial de $75,000 a été passé pour payer les primes de defri-! chôment de labour et de résidence aux colons, que le 2 septembre 1932, un autre mandat de $100,000 a été passé pour chemins lie colonisation, que le 13 octobre un au tre mandat a été adopté pour aide aux colons sinistrés, ^jue Je 10 novembre $30,000 ont été consacré placer des familles de chômeurs que le 10 décembre $138,000 ont < payés par mandat spécial pour chemins de colonisation.Mais le chef de l’opposition n'a vu que le mandat du jardin zoologique.C'est là la coopération que l'opposition nous promettait au début de la session.Quirtit à nous, nous continuerons de faire de notre mieux pour endurer des reproches auxquels nous sommes cependant sensibles, et à administrer pour le bien de la province.Je sais que la tâche du gouvernement est difficile.Mais le premier ministre ne gagnera rien à insulter ses adversaires, à les traiter de défaitistes parce qu’ils disent au gouvernement qu’il doi payer ses dettes, parce qu’ils ne veulent pas être complices de l'incurie du gouvernement.Quand le premier ministre parle de ceux qui ruinent le crédit de la province, ne sait-il pas que ceux qui ruinent le crédit de la province ce sont ceux qui ne paient pas leurs dettes criardes, qui laissent les colons dans la misère et les obligations, qui entravent Je retour à la terre?M.Authier, député de l’Abitibi, proteste contre les déclarations de M.Jean-François Pouliot, au sujel des traitements infligés aux colons.La séance après-midi.s'ajourne alors A.CCI Nécrologie RELLEFEUILLE A Mfmrréol, ir 9.4 3’i ans.Mme Antonio Bellèfeutlle, née An-nette Johnston BISSONNETTE - A.St-Polyrarpe.le 9 » 83 ans.Télesphor» Blssonnette.époux t'Èvellna Meloch» BRISEBOIS A Montréal, lé 9.A 68 ms Napoléon Brlsebots CHARTRAND — A Montréal, 1» 9.h 52 ins, Victor Chartrand, époux cl Emélla La- onde.COLAS — A Montréal, le 8, Rose Bernard.épouse de feu Alexandre Colas COMTOIS A Montréal, le 8.i\ 74 nus.loseph Comtois, époux de feu Phllomène (.ortie.DE OÜISE A Montréal, le 7.A 74 ans.Mlle Amanda de CVulse DEMONTIONY - A Montréal, le 8 Bernadette Demontlgny, fille rie feu Paul De-monttgny et de Déltma Paquette.DEROME A Outremont.le 7.h 64 ans.Dr William-James Derome.époux de Marie Dupuis DUMAS - A Montréal, le P.A 54 rus.William Dumas, époux de Paula Lavallée.FOREST A St-Tliomas de JoIleUe.V 69 ans.Mme Henri Forest, née Edwtlria Beaupré OELINAS — A Montréal, le 7.A 54 ans.Léon Oéllnas.QRATTON A Montréal, le 7.A 69 ans Mme Aristide Oration, née Rosey Garand HUOT A Montréal, le 8.A 47 ans, Oé-rléon Huot.époux de Marie-Louise Thl-beault.LANGLOIS — A Montréal, le 8.A 66 ans.! |j Joseph Langlois, époux de feu Eugénie 1 Boll y M.Duplessis LEDUC — Au Mont-St-Hllalre.le 8, A 75 ans, Azarte Leduc, époux d'Octavte Bl- l lodeau LEV AC — A Rlgaud te 8.A 60 ans.J,-O ! Levar.époux d'Amauda Marleau LIMOGES-RACINE A Ste-Anne des Plaines, le 8.A 70 ans, Mme Exllda Limoges épouse d'Urgel Racine PETIT — A Montréal, le 9.A 71 ans, Mme Joseph Petit, née Malvina Touehet, POIRIER A Montréal, le 8.A 70 ans Alexandrins Oéllnas.épouse de l'ancien recorder Poirier TESSIER — A Montréal, le 7 A PI ans.Adolphe Tessier, époux de Déltma Houle TREMBLAY — A Montréal, le 7.A 65 ans.Amédée Tremblay, époux de Luce Tremblay.THIVIEROE — A Montréal, le 9.A 80 ans, Louis-Napoléon Thtvterge.époux de Célina Pouliot M.Maurice Duplessis parle du retour à la terre, f'.e mouvement est excellent, nécessaire.Il est le moyen le plus rationnel cl le plus pratique de diminuer le chômage.Malheureusement le gouvernement parce qu'il a néglige de paver les primes aux colons, parce qu’il a semé ainsi obstacles sur obstacles, parce qu’il n'était pas prêt, faute de classification des terres de colonisation, compromet gravement le succès de ce mouvement.Ft il n’a pas d’excuses à invoquer pour ne pas payer les primes ou en s adressant à l'Institution, 7400 Salnt-Laurent.COMM.' Pour enlever les taches d'acide.Les acides, en tombant sur une étoffe de couleur, en allèrent les 'eintes.Yous rendrez aux tissus leurs couleurs primitives en plon-geant la partie altérée dans un peu d’ammoniaque diluée dans île l’eau.Vous rincez à l’eau claire.El celles de fruits.— Vous mouillez la tache et vous faites briller au-dessous quelques allumettes soufrées ou un peu «le soufre dans une mauvaise assiette; vous dirigez la fumée au moyen d’une cheminée «le papier.Vous vous servez aussi d’eau de Javel, mais seulement pour le linge blanc; celle-ci doit être employée avec modérât ion et toujours mélangée «l’eau, car elle attaque les tissus.Vous Imbibez la tache de cette solution et vouç rincez vivement.Pour les étoffes de couleur, il ne faut employer le gaz sulfureux qu’après l'avoir essayé sur un échantillon de même tissu: il est certaines (eintes qui ne résistent pas à l’action du soufre.Et celles de vin.— Elles seront traitées comme celles de fruits.Lorsqu’une tache vient de se produite sur une i appe, i] tant immédiatement la couvrir de sel fin.Une bonne lessive fait disparaître les traces du vin; si elles persistent après le lavage, il faul les traiter à l’eau de javel.Manière de rafraîchir les lainages blancs.Le meilleur moyen de rafraîchir les châles, capelines, robes d'enfants, est de les confier au teinturier; mais si Ton veut faire un nettoyage provisoire, on enferme le vêtement à blanchir dans un sac contenant de la farine, on le fait tourner dans tous les sens et l'on secoue ensuite.Messe de requiem Une messe de requiem'' sera dite à l'Académie Saint-Urbain, le samedi, I f mars à 8 heures, pour le repos de l'âme de toutes les anciennes élèves.On est prié de considérer cet avis comme une invitation personnelle.bien connaître la confection, car ils sont indispensables à tous ceux qui se dépensent beaucoup et plus spécialement dans le jeune âge.(Mode pratique).Les funérailles de Mme Joseph Châles Ces jours derniers ont eu lieu les luné- ! rallies de Mme Joseph ChAles (née Bertha Lolsellel.Précédé de six porte«tscj>.le convoi funèbre eut parti de sa demeure pour se rendre è l'église N.-D.du Perpétuel-Se-cours I.a levée du corps fut faite par le R P Bellerose Le service fut chanté par M l'abbé McNab.assisté des abbés Char-tebols et Lefebvre Aux autels latéraux 1rs messes furent dites par les R P.de Chandpré et Belle-rose le chorale, sous la direction de M Jean Oadbots.exécute la messe d'Yon Mme Asselln touchait l'orgue Au sanctuaire, on remarquait: R P de Orandpré.CSV,, assis tant-provincial, le R.P J.Jalbert.C.S.V .procureur provincial.le R.P.Bellerose, les R.R.FF.Racine.Larue.Bourdon.Durant, Cava'nagh et Prlmeau.La quête fut faite par Mmes L.La Palme et A.Cousineau Les porteuses étalent Mmes A Cousineau, W.St-Mtchel, O.Lalonde, I.Cham-berland, A.Labergp et Mitchell.Conduisaient le deuil son marl.M Joseph Ch⩽ ses fils.Arthur, Jean, Lucien.Roland.Clovt» et Gérard; sa fille, Euphé-mle; ses soeurs Mmes A.Déjean. l’ouest de Montréal tiendra une HMiem-Mée.ce aotr, à la salle Community, angle boulevard Décnrtc et, Côte St-Antoine.à Notre-Dame de Grâce.Une invitation soéclale cat faite aux membres et à tou» les médecins de la ville.- l'occasion de la présence de M.le Dr Alphonse Lessard, directeur du Service provincial d'hygléne.Le Dr lessard -ers a la fols, rhôte d'honneur et l’un des conférenciers.Service d'appels téléphoniques: Walnut Messe retardée à l'Acadcmic St-Urbain A cause «l'un accident survenu à M.L.-II.FiliatrauH, P.S.S., chapelain «le l’Académu* Saint-Urbain, la messe «jui devait être dite sarnetli malin sera remise à une date ultérieure.("est par erreur que celte messe a été annoncée pour demain dans notre journal d’hier.Avez-vous besom de bon; livret' Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour Î241*).LISEUSES I1 Une filiale de Aide à la Femme’ Le refuge de VAide à la Femme vient ti’ouvrir une nouvelle maison.au numéro 2039.de 1; rue St-Antoine, consacrée à ses jeunes protégés, enfants «le un à treize ans.Le premier groupe d'enfants a été transporté avant-hier soir à ce nouveau domicile.Blancs de souscription Asile de la Providence, 551 rue Ste-Catherine Est Montréal .Veuillez trouver ci-inclus mon chèque au montant de *.comme offrande pour la soupe .iuo-|j dieu ne des pauvres.N.B.— Les ctiè(|!irs doivent être faits à l’ordre de “Comité de la soupe", 551, Ste-Galherinc est, Les noms des donateurs seront! publiés dans les journaux, cela j tiendra lieu de reçu.On a trouvé un moyen ingénieux «le relier un livre: «''est de le revêtir d’une belle liseuse de cuir.Vf)iri une lisle île ees liseuses: Beau cuir métis mosa'icpie, encadrements, cuir repoussé, belle doublure, signet, coupc-papier.Au comptoir et par la poste .$3.00 Beau cuir métis mosaïque, encadrements, méilaillon cuir repoussé, belle doubLire, signet, coupe-papier .Au ' otnptoir et par la poste .$3.00 Beau cuir métis rnosaï 15 oct 194;i U'.'", 15 oct.1D4‘I 14i.,'r 1er fCv.194fi M’a", 1er nov.1948-56 4'v'r 1er nov.1947-fiT 4'a'> 1er nov.1948-58 l4'àrr 1er nov 1949-59 5‘r 15 nov.19:ifi 1er nov.J941 de leurs stocks d’or.Il semble que cette augmentation résulte en partie des exportations d’or faites la semaine dernière dans ces pays par des Américains désireux de protéger leurs biens.Diminution des stocks d'or Avec In garantie rie l’Etat: UN.R.4 1 - ' -, 1951 G,N.R b'c 1954 UN.R.4'U 1956 .(NU 51 •' ; 1957 G N.R.4‘.j< ,r 1968 .CVN R 41 jjf, 1955 .G N.R 5' .1954 G.N K.5', 1969 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée vCompilation de la maison L -C.Beaubien) Bas Mont.Harbor 5’à 1980 Can Nat.SS.5',, 1955 Provinces et municipalités: Alberta 61, 1947 British Columbia 6e/, 1947 Ville de Montréal fi1 b 1944 Ville de Winnipeg 6';{, 1942 Manitoba 1947 île.Cath.de Montréal G', 1937 lül N.-Brunswick b'/j', 1950 N-Brunswick 5I.,„ 1952 Ontario 5'o 1947 1, du P.-Edouard 6' r 1947 Prov.de Québec.4'Vr 1963 La Banque de la Réserve fédérale à New-York rapporte nujourd’bui ._________ que les stocks d’or, dans les deux (Saskatchewan 6' 1952 jours qui ont précédé la clôture des I Compagnies: banques, ont diminué de 1-2 millions de dollars.Augmentation de la circulation monétaire Oils (In 99 Abitibi 5r„ 1932 1 Acad Sugar 6% 1946 Alberta Grain 6% 1946 Aigoma Steel 5'/< 1962 Am.Sales Book 6'/o 1939 At.Sugar b'/o 1941 Atl.Sugar SG 1962 Beauharnols 6'c 1950 La monnaie en circulation aux Etats-Unis en février a augmente j HeU Telephone ,v, 1957 de 906 millions de dollars pour ét»- jiteil Telephone bv» i960 blir un total de plus de 6 1-2 mil- j • p'^ver's !'4iaefi üards de dollars.L or en circula- u.c Power shg i960 lion a augmenté- pendant le même mois de 478 3-4 millions à Ô71 1-3 millions.LES STATISTIQUES Teinturerie et nettoyage En 1931, 407 établissements se livrant à ce négoce se sont rapportés au Bureau Fédéral de la Statistique; leur l.a nouvelle loi a aussi pour effet île rendre valides les décisions et les proclamations présent par B.C.Telephone 3'V 1960 Calgary Power b';i 1960 .Can.Bread 6'-, 1941 .Can.Catiners b% 1950 .Can.Cement SViiÇi, 1947 (.'an.Cons.F.6'1940 Can.Copper Bet.6% 1945 Cau.Cottons 5',1> 1910 Can.For.Inv 1% 1940 Can.L.and Power 5% 1949 Can.N P 5% 1953 .Can.Paper 6'é 1945 .C.I’.R, 6’ :• 1942 .C.P.R.SG 1934 .C.P.R.4Ç4% 1944 C.P.R.5% 1954 Can.Steamship b';b 1943 Can.Steamship 61, 1941 Can.Vickers 8% 1947 Cedars Rapids 5% 1952 .Consumet-s Glass 5e; 1948 .Davies Wm.Ub 1943 Uom.Canners 6% 1940 Dom Gas and El 6's o 1945 Dom.Glass 67o 1933 Dom.Mauufact.6'; 1933 .Don.Tar 6'/., 1949 .La production tie 1 industrie au orunte 1 aom.Telegiaph 5!
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