Le devoir, 28 juillet 1914, mardi 28 juillet 1914
VOLUME V—No Î75 MUINIKtAL, MARDI 28 JUILLET, 1914 UN SOU LE NUMEKO ABONNEMENTS Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administrations 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; - Mau 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! .LES AUTRICHIENS AURAIENT PRIS BELGRADE LES EXEMPTIONS DE TAXES LA NOUVELLE SERBIE Quelques chiffres Ce qu’elle est, ce qu’elle veut être Nous avons publié hier un tableau résumant l'évaluation foncière de Montréal et la liste des propriétés exemptes d’impôts.11 peut être à propos d’y revenir, car ce tableau aura probablement surpris plus d’un lecteur.On a tant parlé du privilège d’exemption dont bénéficient les églises, et la supériorité numérique des catholiques est telle à Montréal, qu’un certain nombre de gens ont fini par croire que les églises catholiques représentent la majeure, ou au moins une forte partie de la propriété exemptée.Or, les chiffres officiels établissent que nos églises correspondent à un peu plus du dix-septième de la propriété non-imposée, et que toutes les églises, catholiques et autres, ne représentent même pas un neuvième de cette propriété: $19,138,043 ($10,277,590 pour les catholiques, $8,860,453 pour les autres) sur un total de $180,750,146.(Les curieux de statistiques peuvent même calculer que ces dix-neuf millions équivalent à un peu moins d’un quarantième de l’ensemble de l’évaluation immobilière, qui est de $791,813,245.00).Les propriétés exemptées en vertu d’un règlement ou d’un contrat dépassent de près de cinq millions le chiffre d’exemption des églises catholiques: $15,022,310 contre $10,-277,590.Sur les 180 millions d’exemption, les deux-tiers exactement ($120,-161,298 sur $180,750,146) sont représentés par les propriétés de la ville ($58,355,577), du gouvernement fédéral ($17,333,620), du gouvernement.provincial ($4,589,350) et des établissements scolaires ainsi réparties: $26,459,366 pour les catholiques et $13,423,385 pour les non-catholiques, — propriétés sur la quasi-totalité desquelles tons les citoyens devraient, à titre de contribuables fédéraux, provinciaux ou scolaires, payer un supplément de taxe, si le privilège d’exemption disparaissait — ce qui équivaudrait à prendre de l’argent dans une poche pour la mettre dans l’autre.Les soixante millions qui restent — le dernier tiers — sont représentés pour un quart ($15,022,310) par les propriétés exemptes de taxes en vertu d’un règlement ou d’un contrat, pour un peu plus d'un tiers ($23,131,660, dont $15,578,175 pour les catholiques et $7,553,485 poulies non-catholiques) par les institutions de bienfaisance et par un peu moins d'un tiers ($19,138,043) par les églises de toutes les confessions.Le total est complété par les presbytères: $2,447,900 pour les catholiques et $848,935 pour les non-catholiques.De sorte que, sur l’ensemble des propriétés exemptées, les institutions de bienfaisance, hôpitaux, asiles, etc., ne figurent que pour un peu plus d’un septième.Les quinze millions d’exemptions dont bénéficient par règlement ou contrat d’autres propriétés privées sont censés correspondre aux avantages qu’apportent à la communauté les industries, etc., qui y sont établies.Pour apprécier avec une pleine exactitude la valeur et la portée de l’exemption dont bénéficient les institutions de bienfaisance, il faudrait mettre en regard de ces chiffres les services qu’elles rendent à la ville et la somme dont il serait nécessaire de grever le budget municipal, si la ville devait prendre à sa charge les services d’hospitalisation dont l’initiative privée l’a jusqu’ici, et dans une large mesure, débarrassée.Quant aux $19,000,000 des églises, nous serions surpris que, même en se plaçant au point de vue le plus exclusivement utilitaire, les gens pratiques ne fussent pas d’avis que les leçons de morale données dans les églises et leur influence générale représentent, en économie sur les frais de police, etc., une somme supérieure à l’exemption dont bénéficient les maisons du culte.Et le même raisonnement peut, d’une façon générale, s’appliquer aux presbytères.Certains budgets municipaux prendraient des proportions inattendues si les églises disparaissaient de la cité.Ajoutons que l’exemption d’impôts en ce qui concerne les églises, etc., n’est pas absolue, comme d’aucuns semblent le croire.Ces institutions restent soumises à un certain nombre de taxes spéciales, et en particulier à la taxe d’eau.Ce dernier impôt produit même des résultats un peu étonnants: c’est ainsi que l’an dernier, pour la seule église de l’immaculée Conception et la petite chapelle y attenante, on a payé $760 de laxes pour de l’eau qui n’a sûrement pas été consommée.Un dernier calcul, et qui ne manque pas d’intérêt.D’après le recensement de 1911 (nous empruntons ces chiffres à la brochure du H.P.Alexis: VEglise catholique au Canada), la population totale de “Montréal, Maisonneuve et autres faubourgs” formerait un total de 189-000 âmes, sur lesquels on compterait seulement 119,000 non-catholiques.Ces chiffres doivent représenter à peu près la proportion qui existe dans la ville même, soit un quart de non-catholiques sur l'ensemble de la population.Or, si l’on groupe les exemptions qui ont un titre confessionnel : églises, écoles, institutions de bienfaisance et presbytères, on arrive à un total de $54,317,881 pour les catholiques et de $30,686,258 pour les non-catholiques — ce qui donne, au bénéfice de ccux-ci, une proportion de plus d’un tiers, alors que, d’après le recensement, ils ne représentent pas plus d’un quart de la population.Cela surprendra peut-être encore plus d’un.Il va de soi que, pour discuter sainement — du simple point de vue économique — cette question des exemptions, il faudrait établir exactement ce qu’elles représentent comme taxes annuelles, ce que représentent les taxes spéciales payées, ce (pie représentent surtout — en économies pour la communauté civique — 1rs services rendus; mais le simple examen du tableau que nous venons d’analyser est tout de même singulièrement instruetif.Il donne le vol à d’utiles réflexions.Orner HER0UX Les dépêches d'Europe relatives au conflit austro-serbe laissent prévoir que la situation est toujours d’une extrême gravité.Des manifestations anti-allemandes ont eu lieu à Paris, et Berlin a manifesté contre la Russie ; les Autrichiens veulent la guerre contre les Serbes, et des coups de fusils ont été échangés par-dessus la frontière.La conférence provoquée par sir Edward Grey n’a pas encore donné de résultats définitifs, et la Bourse européenne, s’alarmant des rumeurs de toutes sortes, a subi une dépression considérable, pendant laquelle les titres de rente anglais sont tombés à 71, dépréciation qu’ils n’avaient pas subi depuis la panique financière anglaise de 1866.Des déposants de banques allemandes se sont émus et ont réclamé le remDoursement immédiat de leurs fonds.Les bruits de guerre ont mis aux abois le monde financier.Mais le conflit définitif entre les deux pays n’a pas encore eu lieu, et il y a des raisons d’espérer que la situation va se dér tendre, prédisent des optimistes.Une dépêche de dernière heure rap- 751, J porte que le cabinet serbe aurait décidé d’en venir à toutes les conditions exigées par l’Autriche.Pour l’heure, tous les regards se tournent vers la Serbie, pays Ignoré jusqu’en 1903, tenu ensuite en suspicion à cause de l’assassinat, à Belgrade, de son roi, le dernier des Obrenovitch, et de sa compagne, et qui, pendant les récentes guerres balkaniques, s'esfc affirmé comme l’un des plus belliqueux et des mieux organisés de la péninsule balkanique.La Serbie entre donc dans le domaine de l’actualité.•x- ¦» * Il y a quelques semaines, le Correspondant (livraison du 10 juillet) publiait, à propos de la Serbie, un solide article de M.André Chéréda-me, écrivain au fait de la situation dans les Balkans, ei dont les chroniques sur la politique étrangère, dans les journaux et les revues de France, sont toujours fortement documentées.M.Chérédame étudie la Nouvelle Serbie.Résumons et citons, de cette étude, quelques passages de nature à bien définir la situation actuelle des Serbes.La Nouvelle Serbie reçut une grande impulsion vers le développement national au temps de l’annexion de la Bosnie et de l’Herzégovine à l’Autriche-Hongrie.en 1908.“L’annexion formelle à l’empire de Serbie, en cette heure décisive.Selon M.Chérédame, “l’action de Potficier serbe sur ses soldats est considérable, car il vit avec eux, avec la même simplicité, en supportant les memes soulfrances.On conçoit, dans ccs conditions, que la discipline militaire serbe ne ressemble en rien à la prussiennne.La discipline serbe, avant tout patriarcale, presque familiale, reflète les caractéristiques de la nation.Aussi les soldats parlent-ils très familièrement à leurs officiers.Mais cette absence de for-mes rigides est sans inconvénients.Dès qu’un ordre est donné, le soldat serbe obéit strictement”.Et “le soldat serbe l’égal des meilleurs”, même s’il paie pas d’apparence.Il est respectueux de ses chefs, ardemment patriote, d’une extraordinaire sobriété, et d’une résistance physique atteignant les limites du possible, grâce à la manière primitive et rude dont il est élevé, dés l’enfance.“ Tous les officiers étrangers, y compris les Allemands, qui ont eu l’occasion de voir de près l’armée serbe, pendant les opérations, sont unanimes aujourd’hui à en proclamer la haute valeur ”, écrit M.Chô rédame.Il ajoute : “ L’armée d’operation serbe comprend environ 350,-000 hommes (ü s’agit de l’armée normale d’opération, car ,1a Serbie pourrait appeler pour les services de l’armée un nombre d’hommes beaucoup plus considérable qii’elle l’a fait lors dos deux dernières guerres) ; près de 10,000 saures, 220 mitrailleuses, 300 bouches»à feu environ, sans c mpter l’ancienne artillerie de 80 millimètres, système de Bauge, et environ 250 pièces d'artillerie prises aux Bulgares et aux Turcs, qui, en bon état, sont ulili-ables.A ees forces, s’ajouteront 14 divisions qui commencent à se former dans les nouvelles provinces.” * - \ Quant aux relations extérieures de la Serbie, elles ne semblent plus offrir de difficultés sérieuses avec i Turquie ; elles sont fort étroites avec le Monténégro, mais inexistantes avec le nouveau royaume d’Albanie ; elles sont très bonnes avec la Grèce, des plus délicates avec la Bulgarie, excellentes avec la Roumanie, et s’améliorent, du côté de Saint-Pétersbourg, — puisque l’on Le Monténégro a.La Bosnie o’ l’Herzégovine.La Croatie-Slavonie.Les Serbes de Hongrie sont.Les D limâtes.Serbo oates et Slovènes d'Autriche 'parle même du mariage du nouveau j roi serbe, Alexandre, avec l’une des I tilles du tsar ; — elles sont des meilleures avec la France, car “ la Serbie est probablement le pays le plus sincèrement francophile de toute l’Europe,” écrit M.Chérédame.Il existe des : ympathies d’ordre sentimental entre l’Italie et la Serbie ; par contre, si Belgrade apprécie toute la force de l’empire germani-uue, les Serbes n’ont nulle sympathie pour l’Allemagne, l’alliée de l’Autriche-Hongrie, et dont l’un des ministres disait, en 1908, lors de l i crise de l’annexion : “ L’Autriche n’a qu’à le vouloir ; elle battra la Serbie en moins de temps qu’il ne s’en écoule entre le moment où part le bouchon de champagne et celui où la bouteille est vidée.” “Le point vraiment délicat de la politique extérieure de la Serbie réside dans ses rapports avec PAutriehe-Hongrie”, écrit M.Chérédame.“On sait avec quelle persévérance passionnée le gouvernement de Vienne est pratique une politique antiserbe”.La ‘ cause profonde de cette hostilité, “c’est que, en raison du prestige de ses récentes victoires (contre la Turquie, puis la Bulgarie) la Serbie est devenue malgré tout le centre d’attraction de toutes les populations serbes ou serbophiles habitant le sud de l’empire austro-hongrois”, dit M.Chérédame.Ces sympathies serbes se manifestent dans la Bosnie-Herzégovine, où il y a 900,000 Serbes orthodoxes et: 590,000 musulmans “pour la plupart d’origine serbe”, dans la Hongrie, où il y a 200,-000 Serbes dans le banal de Temes-var, en Croatie-Slavonie, où il y a 700.000 Serbes, en Dalmatie, où il y en a 70,000, en Istrie et en Carniole, “où vivent 783,000 Serbo-Croates et 1.252.000 Slovènes, qui ont une tendance toute récente à faire cause I commune avec les Serbes”, constate ' M.Chérédame.“Dans ces régions, ajoute-t-il, on vit avec l’idéal de farmer dans l’avenir une nation composée de trois éléments: Les Serbes, les Croates et les Slovènes.Le mouvement national des éléments serbes, croates et Slovènes paraît si fort et si profond que les bureaucrates austro-hongrois auront sans doute une peine extrême à enrayer les progrès du serbisme.Le grand fait à retenir dans une pareille situation, c’est que, dans toutes les régions sud-slaves de TAustro-Hongrie, on table, à tort ou à raison, sur l’écroulement de l’empire des Habsbourg à la suite duquel pourrait se faire l’union avec la Serbie.Si jamais ces désirs se réalisaient, qiiel nouvel Etat pourrail être constitué par les Serbes, les Monténégrins, les Croates et les Slovènes?LES SERBES PRETS A CEDER Deux corps d’armée autrichiens ont occupé Belgrade sans coup férir, ce matin, dit une dépêche non confirmée et le gouvernement serbe aurait décidé de se plier aux exigences de l’Autriche.L*Allemagne refuse de participer à la conférence proposé*, par Sir Edward Grey ; elle mobilise.ON ABANDONNE BELGRADE Soit au total.ces territoires s’ajoutaient un la Serbie actuelle de 4,500,000 habitants, il y aurait alqrs une gran- Si jour à ors de Serbie de 12,635,000.L’importame politique d’un tel état susceptible de se créer plus tard entre l’Europe centrale et balkanique ne saurait être contestée.Il est tout naturel que le gouvernemenl autro-hongrois s’inquiète de ces tendances.Mais si les victoires serbes viennent de les aviver, e’esl.il faut avoir la sincérité de le reconnaître, sa politique de compression poljeière et d’hégémonie germano-magyare qui, depuis bien longtemps, les a provoquées.Et M.Chérédame.le 10 juillet dernier, disait que : “ Si la guerre reprenait dans les Balkans, on doit admettre que la Serbie aurait a se Habsbourg de ce territoire peuplé de Serbes détermina chez leurs voisins de Serbie un sentiment de douleur profond dont les suites devaient être efficaces.Les condi lions humiliantes dans lesquelles ’a Serbie fut contrainte de sanctionner officiellement cette annexion dans une déclaration exigée par TAutriche sous menace d’invasion et qui fut remise à Vienne par le représentant du gouvernement de Belgrade, le 31 mars 1909.en décuplèrent l’intensité”, écrit M.Chérédame.“11 en résulta, chez chaque Serbe, la volonté réfléchie île faire Ions les efforts nécessaires pour qu’à l’avenir pareil fait ne pût se reproduire.Ayant constaté la fai blesse du gouvernement russe et la redoutable influence à Saint-Péters-bo#rg de l’Allemagne qui, pour appuyer l’Autriche, n’avait pas hésité a faire remettre au tzar, par son ambassadeur, le comte de Pouftnlès, l’ultimatum discret, mais net que l’on sail, le peuple serbe comprit «pie.désormais, il ne devait compter que sur lui-même.C'est donc à la suite de la crise de l’annexion qu’en 1909 commença, en Serbie, un travail silencieux if tenace dont l’Europe n’eut pas même le soup-Çétn.” Depuis six jours, on fouillait la Wes partis politiques serbes aban- • • ; (j(, u Caillnux, de sa donnèrent leurs billes cl s unirent L 1 .t .v.•> ^ momenlanémenl.L’année serbe 0 ^ sfr /cnu/r» An 2, a< s’organisa et s'arma à la moderne, j l’assassiné par ladite femme \o 2; L’édueation familiale et l'épreuve ' depuis six jours le Palais de Justice .500,000 .2 000,000 .2,700,000 .200.000 .7011,000 .2,035,000 .8,135,000 habitants kidtre, non seulement avec les Bulgares, mais encore à compter tr^s sérieusement avec l’Autriebe-Hon-gric qui, pour l’écraser, ne manquerait lias de profiter d’une occasion fa «arable, si jamais elle se présentait.” Mais il termine en ajoutant que les puissances de la Triple-Entente “ si elles veulent sauvegarder la paix aclue.le de l’Europe, et leurs intérêts d’avenir les plus réalistes, ne doivent, à aucun prix,'admettre qu’une grande puissance intervienne par les armes dans un nouveau conflit balkanique ”.Les fails lui donneront-ils raison ?Dernière heure.Une dépêche annonce la déclaration de la guerre entre la Serbie et l’Autriche.Georges PELLETIER.(Spécial au “Devoir”) Londres.28.— Le refus de l’Allemagne et de l’Autriche de participer ci une conférence chargée de régler le différend austro-serbe, la nouvelle du rapide mouvement des troupes autrichiennes, le désarroi persistant des divers marchés d’Europe sonl les faits les plus saillants de la journée .Les préparatifs de guerre sont généraux.Même l’Angleterre mobilise ses escadres, et les nouvelles au sujet du mouvement des navires de guerre anglais ont cessé.La première et la seconde escadre ont tout leur matériel de guerre, et sont prèles à partir à un signal don né.Des soldats armés sonl postés autour des magasins et des dépôts d’huile.On croit ici, que l’attitude de l’Allemagne signifie qu'elle veut laisser à l’Autriche carte blanche pour châtier la Serbie, à moins que ce dernier pays n’accède aux demandes qui lui ont été faites.L’Allemagne aurait refusé sous le prétexte que le fait pour l’Autriche de comparaître avec la Serbie devant un tribunal européen accroîtrait les difficultés au lieu de les diminuer.•Une nouvelle apparemment authentique dit que la liussie a reçu de i À al riche l’assurance >s.le com- te a déjà fourni à M.Filiaux les documents qui ont été produits en cour hier, à Paris.1! esl ami de Caillaux, mais il n’a pas agi ainsi simplement pour obliger un ami.Les documents en question sont deux lettres datées de cette année; l’une adressée par Calmette à des personnes de Budapest, l’autre écrite au journaliste par ces mêmes personnes.Toutes deux sont écrites en français et elles ont trait à des déclarations favorables oue le “Figaro” devait publier au sujet de l’état des affaires de la Hongrie.AU MOMENT DU VERDICT Paris, 28.La préfecture de police a envisagé les mesures à prendre au moment du verdict.Sept témoins n’ont pas encore fait leur déposition.Parmi eux se trouvent les docteurs Proust,.Doyen, Delbert cl le colonel Aubry.Demain, le procureur Hcrbeaux, dans son réquisitoire, reproduira Tacte d’accusation, avec quelques développements.Maître Chenu plaidera au nom de la partie civile et mardi après la plaidoirie de maître Labori, défenseur de Mme Caillaux, le jury délibérera.NOS ROMANS Nos lecteurs qui n’auraient pas découpé le bon qui-parait le samedi dans le Devoir, ou qui n’auraient pas occasion de passer à nos bureaux, pourront se procurer Tun quelconque de nos romans, au choix, au prix do â sous, sans bon, aux adresses suivantes à Montréal: J.E.Garicpy, 1123 Rachel Est ; H.E.Lalonde.1439 Saint-Denis ; G.H.Lalonde, 037 Mont-Royal Est ; O.Trépanier, 1111 Mont-Royal Est ; J, A.Caron, 281 LaSalle.Maisonneuve; J.O.Pineault.280 Rachel Est ; Jns.Boudreault, 1850 boni.Saint-Laurent ; L.J.E.Brosscau, 1724 Sainte-Catherine Est ; Lamontagne, 2117 Sau:te-Cnfhcrine Est ; J.R.Trudeau.2121 Ontario Est ; Deshultes, 2018 Ontario Est : M.Morin.250 Benulieu : Madame Vivier, 526 Centre ; M, Desmarteau.131 Church ; M.Robert, 93 boni.Monk ; Alp.Lefebvre, 528 Rachel Est : Madame Dik astel, 245 Craig ; .Tps.Brisebois, 147!!, rue Saint-Jacques ; J.-B.Trudeau, 1996.rue Saint-Jacques; D.Nadeau.786 rue Ontario-Est; J.Leduc, 541 rue Amherst; Jos.Lebéau, 412 vue Ontnrio-Ecst; W.J.Black.401 Seinl-Denis: R.Rousseau, *26 Saint-Denis ; Jules Pony, libraire, 374 Ste-Cathcrinc Est: Mad.A.I.or-lie, 633 Dorchester Esl.A QUEBEC Alphonse Pouliot, 160 rue Sainlc-largiicrite.A OTTAWA ET HULL J.-W.Bourgoin, 81 rue Chain-plain, Hull.A SAINT-HYACINTHE Chez M.Armand Brtntsseau.A TROIS-RIVIERES J.S.Brillon.LES INSTITUTEURS A ALDERSHOT Londres, 28 Un groupe d instituteurs canadiens qui font actuellement leur tour d’Angleterre ont visité hier Aldershot.L’ECOLE: STE-MARIE LA COMMISSION SCOLAIRE DE WINNIPEG REFUSE L’OFFRE DES CATHOLIQUES.nelles auxquelles nous les offrons.Il paraîtra tous lus samedis, jusqu’à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci-dessus, à un roman complet.Wirfhïpeg.26.-— Le secrétaire de la Commission scolaire de Winnipeg a récemment adressé à la Commission scolaire de la paroisse Sainte-Marie, la lettre suivante: Winnipeg, le 13 juillet 1914.“Cher Monsieur, En réponse à la lettre du 5 mai dernier les commissaires, de l’école Sainte-Marie, demandant au Bureau des Ecoles Publiques de Winnipeg de louer la dite école et de la conduire sous l’empire de la Loi des Ecoles Publiques, j'ai ordre de vous dire que votre demande a été soigneusement étudiée par le Bureau.Du récent recensement fait, tel que prévu par une loi votée par la législature provinciale à la dernière session, le bureau conclut qu’il n’a pas besoin de l’école Sainte-Marie attendu que les élèves de l’école Sainte-Marie peuvent être reçus dans les différentes écoles publiques de Winnipeg.Au lieu de louer l’école, sans garanties au point de vue financier, le bureau est tout à fait consentant à recevoir les élèves fréquentant cette école.Naturellement, ils fréquenteront les écoles publiques du territoire où ils rés'dent absolument comme les autres élèves qui fréquentent les écoles publiques sous le contrôle du Bureau.J’ai aussi ordre de vous dire que le bureau ne saisit pas au juste le sens de votre demande qui est de louer l'école.Cela peut vouloir dire l’école telle que conduite actuellement et non pas seulement la propriété elle-même.Le Bureau veut de plus qu’il soit , Wm compris qu’il est et a toujours été prêt à recevoir tous les enfants de la ville d’âge scolaire et aux préparatifs voulus par la Loi des Ecoles Publiques, quelles que soient leurs croyances religieuses, comme il l’a déjà déclaré dans des négociations antérieures avec les contribuables catholiques.” Vo.tre, etc., R.H.SMITH, Secrétaire-Trésorier.UN ROMAN POUR 3 SOUS „ ____ j Le “Devoir" oui, depuis quelque j (temps, met à la disposition de ses lec- j , leurs, à des conditions exceptionnelles, i un roman nouveau chaque mois, a on j core quelques exemplaires de ces ro-I 'mans.Il est prêt à les réder à ses j le 'leurs et abonnés aux mêmes eondi-' lions qii'auparavant.Tous les samedis 1 paraît don , dans le “Devoir", un bon spéc al y dommnt d l'oit.Ce bon special apporté à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, au choix: “la Force de Vaincre", par Edmond Coz; “le Docteur Quentin", par Antoine Roum; "Notre Frontière”, par Paulin Comtal; “Dans les ténèbres", par Abel Siirès; "Les Ames Fortes”] par G.Saint-Germain; et."Le bas Laudrons”, pat Florence (VNoll; "Jacques H ’, par M.,1.Pinot.Pour re-ev • îo roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 sous pour couvrir le prix de la brochure, plus les frais d'emballage et d'expédition* Ces romans, qui peuvent êlre mis ont e toutes les mains, offrent un très vif intérêt.Tout le monde voudra «c les procurer aux conditions exception- LES COMPAGNIES DE NAVIGATION Cologne, Allemagne, 28 — La conference des actionnaires de compagnies de navigation qui devait avoir lieu aujourd’hui, dans cette ville, a été indéfiniment ajournée à cause de la crise.La conférence de Londres du 5 août, à laquelle elle rle-vait servir de préliminaire, subira probablement le même sort.- LA MONO NICKEL CO.Londres, 28 — Au nombre (les nouveaux directeurs de la “Moml Nickel Company”, récemment rér* ganisée, on compte sir Edward Walker, sir Andrew Noble et son fils Caxton.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 4-590 Id90.— Blouae Balkan pour dame.1 grandeurs dp 90 à 10 pouces do buale, s’pxj ente pd iminchcH courtes ou longues.rifmv M verges 7-8 en II H pouces pour 06 w bu*te.Envoyez ee roupnn après que vous Taure wyp h nu HAYON DKS PATRONS Al Dl’AOlR", avec 10 sous, soit en timbres o en urgent et le patron cl-dessus vous scr quelques jours apres.COUPON Departement de.Patron, au "Da-v»lr'*, ICcrivea lisiblement.PATRON No 4600 (?X a m ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,, ,.,, ,, • •• ••• •*• «•« ¦•» N(l.«• • t a» •« Rf?t .« •• • .•• * • •••• VIII*.Mesure du buste Dr taill* ." ,, Quand vous désire* un patron soit pour fluette ou enfant, ne mentionne* jntnnis la meeure ) mentionne* l’Sje eeulement. VOL.V.— No.275 LE DEYOR, MONTREAL.MARDI, 28 JUILLET 1914 COURRIERS (£>•* eorrmspondant* du ** Devoir ”) VILLE DE QUEBEC affreusement déchiré.Il n’a pas fallu moins de neuf points de suture pour fermer la plaie.UNE FILLETTE SE NOIE Québec, 28.— Une fillette de 3 ans, Marion Askins, enfant de Mme Thomas Askins, s’est noyée hier soir en tombant d’un quai où elle était à jouer avec quelques autres enfants.L’enfant disparut avant qu’on eut appelé de l’aide.PICKPOCKET ARRETE Québec, 28.— Les agents Deva-rennes et Couture de la police provinciale, ont opéré hier à la gare du chemin de fer pour Sainte-Anne l'arrestation d’un pickpocket sur lequel on a trouvé une somme de |70U.Plusieurs pickpockets avaient été attirés à Sainte-Anne par le grand nombre de pèlerins qui s’y trouvaient hier et les RR.PP.Re-demptoristes ont dû mettre les gens en garde contre les voleurs.En présence de figures suspectes, le prédicateur dit en chaire pendant la messe, qu’il y avait trois voleurs dans l’église.LES VOLS A SAINTE-ANNE DE BEAUPRE Québec, 28.— On rapporte qu’il a été volé pour plus de $2,000 hier à Saitne-Anne de Beaupré par les pickpockets.Des plaintes nombreuses ont été faites à la police.Le pickpocket arrêté hier a donné son nom (ieorges Davis, de Portland, et a plaidé non coupable.M.Nap.Jacques de cette ville s’est fait voler $250 et M.Gauvin, $72.Les autres vols sont nombreux.La police fait d’actives recherches pour retracer les filous dont la ville semble envahie.UNE EGLISE A LA MEMOIRE DE WOLFE Québec, 28.— Le projet de l’érection d’une église à la mémoire de Wolfe, connu sous le nom de “Wolfe Memorial Church”, est entré dans une nouvelle phase.Au cours de sa visite à Québec récemment, le duc de Connaught a approuvé le projet en suggérant comme compromis de changer le site du monument pour faire cesser la controverse qui s’est élevée parce qu’on avait choisi pour site de ce monument commémoratif, l’endroit où les troupes françaises sont sorties victorieuses de celles de Murray, à la bataille de Sain-te-Foye.Une option a été prise depuis sur la propriété Lampson qui est à quelque distance de l’endroit exact ou Wolfe est tombé blessé à la bataille des Plaines d Abraham.Le iiév.M.Scott et ceux qui sont en tète du mouvement poursuivent maintenant leur propagande pour l’érection du “Write Memorial Church” sur ce nouveau sile.FEU MME PIERRE VALIN Québec, 28.— Mme Pierre-Vin-' cul Valin, née Cclina Bardy, fille de feu le Dr Pierre Martial Bardy, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, est morte samedi à Québec.Mme Valin était une personne de haute culture intellectuelle qui s’intéressa fortement à tous les travaux de son père et aida beaucoup cc dernier dans la réalisation du projet de l’érection du mouvement des braves dont le Dr Bardy a pris l’initiative.ONTARIO VIOLENTE GIN.TEMPETE DANS EL- Saint-Thomas, Ont., 28.— Une violente tempête de vent a ba’.ayé toute la partie est du comté d’Èl-gin, hier après-midi.Un bon nombre de batiments furent renversés.Des centaines d’arbres furent abattus.Les fils du téléphone et, du télégraphe ont été brisés et tout le service est interrompu.Plusieurs fermiers des environs du village de Corinthe, subissent de lourdes pertes par la dévastation de leurs champs et de leurs vergers.UN JEUNE HOMME SE SUICIDE Owen Sound, 28.— Alexander McComb, un jeune homme de Owen Sound, s’est suicidé, hier soir, en absorbant une forte dose d’acide phénique.La mort a été presque instantanée.LA RACE INDIENNE DISPARAIT.Fort William, Ont., 28.— Lu population indienne du distrVt de la baie du Tonnerre décroît peu à peu.Au cours de la dernière année, il n’y eut que quarante-deux naissances contre quatre-vingt-quatorze morts.La plupart des décès sont dûs à la tuberculose.PROV.DE QUEBEC COMPTES SCOLAIRES.Saint-Hyacinthe, 28 —- La commission scolaire de la cité de Saint-Hyacinthe vient de dresser les comptes de ses opérations financières pour l’année li)13-l!)14 jusqu’au premier juillet courant .Les recettes se montent à $51,-200.1)2, y compris $30,000 provenant du produit des assurances de l'Académie (îirouard, détruite par le feu le 21 février dernier.Les cotisations de l’année, basées sur une évaluation totale de $2,354,080.00, à un taux de $0.00 par $100.s’élèvent à $11,883.63.Les dépenses se montent au total rie $26,565.25 ; le surplus en caisse est donc de $24,635.37.L’actif est de $82,381.61 et le passif de $103,663.35.ACCIDENT DU TRAVAIL.Saint-Hyacinthe, 28 — M.Edouard Handfield, tricoteur à l’usine Penman, s’est fait cruellement blessé hier en voulant nettoyer un arbre de couche.La main droite a été happée et l’ouvrier a eu Je poignet nière élection, une partie assez mince de l’électorat car le vote a été plutôt minime en comparaison avec le vote de la dernière élection provinciale.Il s'agissait de nommer des remplaçant aux commissaires démis de leurs fonctions par le jugement rendu en mai dernier par le juge Mac-Tavish, après une enquête sur les méthodes employées dans la dernière élection municipale.Cette nouvelle élection a fait couler de nouveau un fleuve de paroles et d’encre car la presse de la capitale a de nouveau fait une campagne assez serrée, malgré le peu de temps qu’a duré la( lutte.Depuis la publication du jugemeqt dans les derniers jours de mai, bien des canards avaient vu le jour.On parlait une journée de l’annulation de l’élection de tout le conseil pour les mêmes raisons alléguées dans la déqualification des commissaires municipaux.On parlait le lendemain de poursuites contre ceux qui avaient été les causes de l’annulation de l’élection; on remplaçait de maire, enfin toute La gouverne municipale y passait.Et l’esprit de l’électorat était tenu en éveil au sujet de ces suppositions toutes aussi invraisemblables les unes ques les autres.De la signification réelle de l’élection on n’en parlait guère, et ce n’est qu’au cours de la dernière semaine, qu’une signification fut donnée à la campagne.La lutte se fit entre les deux factions opposées sur la question "de l’aqueduc.Les partisans du Trente et Un Milles déclaraient que la question était définitivement réglée par le vote de la Législature à sa dernière session, tandis que leurs adversaires, les tenants de la rivière Ottawa, déclaraient que toute la question était entre les mains du Conseil d’Hygiè-ne Provincial et qu’il fallait élire tous les partisans de ia Rivière Ottawa afin de ne pas être roulé en définitive par les partisans du Trente et POLITIQUE ETRANGERE CUBA UN JOURNALISTE EN PRISON DANS L’OUEST UN LIEUTENANT DE RIEL Winnipeg, 28.— Maxime Dumais, de Saint-Boniface, est décédé hier, à l’âge de 78 ans.Dumais était un cousin germain de Riel et servit comme lieutenant, lors de la rébeil-lion, en 1880.LE DUC DE MONTON.CONNAUGHT A ED- La Havane, 28.— Depuis quelque temps, l’“El Cubano”, journal principal de la Havane, connu pour son opposition au gouvernement, se livrait à des insultes grossières à l’adresse du président Menocal.Les autorités ayant été prévenues, hier, que l’édition du soir conlieu-drait l'article le plus irrévérencieux qui ait encore paru.M.Hevia, -secrétaire du gouvernement, a donné ordre à une escouade de police de se rendre dans les bureaux de l’“El Cubano” pour s’opposer à la vente du journal.M.Segaro, directeur du journal en question, fait partie du congrès et se trouve donc, de fait, à l’abri de toutes poursuites.Il entrait au journal quand la police y arrivait; une rixe s’ensuivit, dans laquelle personne, heureusement, ne fut blessé.M.Segaro.néanmoins, a été arrê-lé et conduit en prison, où il restera, en attendant que le juge ait statué sur son cas.Le “Liberal Club”, cet ancien club qui avait pour membre le gouverneur Asbert, qui.actuellement, purge sa condamnation pour avoir tué le chef de police Riva, est sur le Prado où les libéraux aiment à se promener en foule et où.hier soir, ils ont acclamé M.Segaro.La foule est restée calme, aucun désordre ne s’est produit.Quelques exemplaires du journal, qui n’avaient pas été saisis par la agents de ce département sont mis au courant de projets criminels con tre la sécurité ou même la vie de certains personnages prédominants dans le inonde politique.Dans ces cas, le travail des agents consiste «noins à trouver et à punir les coupables qu’à les empêcher de mettre leurs projets à exécution.Des gestes extraordinaires ont été accomplis depuis quelques années par ces agents de “Sotland Yard”, mais ils ne seront probablement jamais tous portés à la connaissance du public.La publication de ces archivées pourrait peut-être amener d’autres attentats du même genre.Cette agence possède d ins ses bureaux un service d’information tout à fait extraordinaire.On y trouve des listes alphabétiques des noms non seulement de ceux qui ont déjà commis des attentais contre La vie des personnages en vue du monde politique, mais même de ceux qui sont ordinairement désignés pour cette triste besogne.Les agissements de ces gens sont surveillés par les agents à leur insu, et l’on prend note de toutes leurs courses.La majorité de ces personnes ainsi surveillées ne sont pas des assassins, mais on les surveille quand-même pour prévenir tout désastre.Les hommes employés dans ce departement sont doués d’une grande habileté et comme agents ils ne sou! situé1 Pas connus du publie.Un agent doit être capable d’assumer tous les rôles qu’on peut lui désigner, depuis celui de courtisan dans un palais royal, jusqu’à celui d’un désoeuvré dans un hôtel de bas étage.Ce sont des gens très intéressants.PAQUEBOTS LES 11 I â M I IMr PLUS GRANDS ALLAn LINC ROUTE CANADIENNE 3 Départs par Semaine, via le Saint-Laurent.A LIVERPOOL De A GLASGOW Montréal Grampian Montréal Scandinavian Montréal Hesperian Montréal Corsican 1 août 29 août 8 août 5 sept.15 août 12 sept 22 août 19 sept.De Québec Alsatian 30 juil.27 août Montréal Victorian 4 août 1 sept.Quéi>cc Calgarian 13 août 10 sept.Montréal Tunisian 18 août 15 sept.POUR LE HAVRE ET LONDRES De Montréal Sicilian.2 août De Montréal Ionian.16 août 20 sept.De Montréal Corinthian.23 août 27 sept.De Montréal Sicilian.6 sent.11 oct.POUR CABINES RESERVEES, BILLETS, ETC., S’ADRESSER AUX BUREAUX LOCAUX OU AGENCES LOCALES H.& A.ALLAN, THOS.COOK & Fils.530 Ste-Catherine y rue St-Pierre, 675 Ste-CatherineW.H.HENRY, 2S6 rue St-JacQues.Ouest, MONTREAL HONE et RIVET, 9 Boulevard St-Laurent.S-ê 11 II ¦MMPFilTlfîTilllliMWBBMWWH^——— o.lAAllVA^ tAtll lU,.} I/rl I l ! Il.> UU A1CI11C Cl i- i ’ i * 1 1 1 Un Milles, dont le projet avait été re- P0 Ice; on.t e,e vp1n1d,us ,1?ns lpï; ril0S- jeté par l’électorat dans une élection spéciale à ce sujet en février dernier.(“est sur ce terrain et avec cette signification plus ou moins bien comprise par l’électorat, fatigué des élections et de la tournée mensuelle aux poils, que s’est faite la campagne qui vient de se terminer hier soir, dont nous donnons le résultat dans une autre dépêche.LES DIFFTCUL VILLE.T'ES A L’HOTEL DE Edmonton, 28.— Le duc de Connaught, acèompagné de la duchesse et de la princesse Patricia, est arrivé dans la capitale albertaine hier.Le lieutenant-gouverneur Bul-yea, le premier ministre Sifton et son honneur le maire McNamara étaient à la gare pour souhaiter la bienvenue aux distingués visiteurs.Les hôtes royaux sont repartis pour Calgary à minuit.A l’occasion de leur visite à Edmonton, tous les magasins et bureaux ont fermé leurs portes.L’ASPECT DES RECOLTES Winnipeg, 28.— Le gouvernement du Manitoba a reçu jusqu’ici 147 rapports de l’état des récoltes dans les trois provinces de l’Ouest.Tout indique que les moissons seront hâtives et la qualité du grain de;, meilleures.Dans presque toutes les localités, cependant une bonne pluie serait reçue avec plaisir, car la chaleur intense commence à durcir le sol.LA POPULATION DE SAINT-BONI- FACE.Saint-Boniface.Man., 28.— La population de Saint-Boniface esl actuellement de 12,025 âmes.LES ENFANTS DE WINNIPEG Winnipeg, 28.— Il y a.à Winnipeg 34.548 enfants de 5 à 17 ans en mesure de pouvoir fréquenter les écoles.UNE MORT SUBITE.Saint-Boniface, 28.— M.Jules Provost, un ancien citoyen de Le Pas.Man., est mort soudainement après avoir assisté à une assemblée politique.NOUVEA U GRATTE-CIEL Winnipeg, 28.— La Northern Realty Co., fait construire pour la “Prudential Assurance Co.”, un immense bloc de 12 étages au coin des rues Ellice et Garry.Ce bloc construit en acier sera entièrement à l’épreuve du feu.Les fondations reposeront ^directement sur le roc à environ 70 pieds de profondeur.Les entrepreneurs sont Carter Halls Al-dinger.La bâtisse coûtera $600,000.OTTAWA-HULL L’ELECTION DES COMMISSAIRES Ottawa, 28.— Pour la cinquième fois depuis le commencement de l’année les électeurs de la capitale se sont rendus aux poils hier.Par électeurs, on entend, dans cette der- gler.Au nière, le M.Beer, au prix de un dollar chacun.ANGLETERRE LE ROI PAR TELEPHONE Les diflicultés à l’hôtel de ville ne semblent pas sur le point de se récours de la semaine der-maire McVeity envoyait à assistant-ingénieur de -a-queduc, une lettre l’avisant que ses services n’étaient plus requis.Cependant, M.Beer, qui a l’air à tenir à la position, n'entend pas se laisser damer le pion aussi facilement, et i) est tout simplement resté en place, en attendant des ordres du conseil de ville.M.Beer déclare qu’il a pris avis légal et que le maire n’a aucune autorité pour le suspendre.I! ne veut pas se laisser rouler comme le concierge Erskine, déclare-t-il, et il demandera une enquête sérieuse au sujet des accusations que l'on porte sur son compte.La démission de M.Beer a été demandée à cause de l’écart considérable entre le coût des réparations à la prise d’eau et l’évaluation de l’ingénieur Currie à ce sujet.C’est l’ingénieur Beer qui avait charge de ces travaux et c’est sur lui que l’on fait retomber les responsabilités.M.Beer se défend et déclare que l’enquête qu’il va demander avant de ouitter son poste prouvera que la ville a eu en valeur le montant de l’argent dépensé et uu’il n’est nullement responsable si les travaux nul coûté beaucoup olus cher que l’on avait cru d’abord.En attendant, i! reste à son poste à l’hôtel de ville, malgré la lettre du maire.En question sera portée au conseil de ville, à sa prochaine assemblée.On s’attend à du grabuge entre le maire ot la faction du conseil qui lui est opposée.LE R.P.BROCHU Londres, 28 — Les suffragettes ont tenté récemment de téléphoner au roi Georges V, mais il est certain que toute tentative pour ennuyer ou insulter le roi, en se servant du téléphone, échouera complètement.Quand le palais de Buckingham est appelé par quelqu’un qui demande le roi ou la reine, l’opératrice du palais demande qui parle.Si celui qui appelle est capable de donner à [’opératrice un mot de passe' privé, connu seulement des membres de la famille royale, on lui donne la communication avec les appartements'royaux.Il y a quelques jours, une suffragette croyant que c’était suffisant (le prendre le nom d’un membre de la famille royale, répondit que c'était la princesse royale qui appelait.On lui coupa immédiatement la communication.Il est donc inutile à toute personne qui n’a pas le mot de passe de la famille royale de lé-éphoner.A PROPOSEE BISLEY Londres, 28 Des questions ont été posées à M.Asquith , à la chambre des communes hier, au sujet des divergences d’opinion qui se sont élevées entre le ministère de la guerre et la “National Rifle Association”.sur les nouveaux règlements du concours de Bisley.M.Asquith comprend que les capitaines des équipes d’outre-mer ne voient pas dhm bon oeil les changements projetés, mais il n’a pas encore reçu de protestations de leur part.Au capitaine Murray, il répond qu’il verra s’il ne serait pas opportun de consulter ïe Conseil de l’Australie et la “Canada Rifle As-socation”.LEURS MAJESTES EN VOYAGE Hull, 28.— Le Rév.Père Brochu, de la paroisse Notre-Dame, partira bientôt pour aller prendre charge des oetits groupes de catholiques disséminés le long de la voie ferrée entre North Bav et Mattawa.Dame et servant.Tétreauville où il était des- BEPRISE DU TRAVAIL.Le travail interrompu par l’accident arrivé aux usines de M.Booth, il y a quelque temps, a recommencé cc matin, lin grand nombre d’employés qui se sont trouvés sans ouvrage depuis, ont repris leur travail et d’autres commenceront demain.Dans quelques jours, Fusing sera en opération comme auparavant, fournissant de l’ouvrage à plusieurs centaines d’hommes.• Londres, 28.— La décision qu’ont prise le Roi et la Reine de voyager dans une voiture fermée au cours de leur visite en Ecosse, a été arne-j née par l’assassinat de l’archiduc Le départ du Rév.Père causera jFrançois-Ferdinand et de son épouse, des regrets universels dans Notre- Cette mesure de prudence a une si- gnification spéciale, car “Scotland Yard” ne conseille ces précautions que quand elle a sérieusement lieu (le croire qu’il y a danger.II va dans “Scotland Yard”, une division d’agents qui s’occupent exclusivement de matières politiques.Les archives de ce corps conlienticnl des faits qui feraient sensation s'ils étaient lus.Il arrive souvenl que les FRANCE LA MARINE ^FRANÇAISE Paris, 28.—A Fissile (tes manoeuvres navales, auxquelles il vient d'assister, à Toulon, S.Exe.Djemal pacha, ministre de la Marine ottomane, a fait les déclarations suivantes : “ Je vieil., de passer trois jours à l'armée navale de la Méditerranée, à bord du “ Courbet ”, hê»te de l'amiral Boué de Lapeyrère, et j’eu rapporte une magnifique impression.J’ai assisté à des manoeuvres d’ensemble de la flotte, cuirassés et torpilleurs réunis, puis à une attaque de sous-marins contre les cuirassés protégés par les torpilleurs et à.des tirs de nuit exécutés par Fescadre de l’amiral Tracou sur un but remorqué ; j’ai fait une plongée à bord du submersible “ Leverrier ’.assisté à la pose des torpilles par les bateaux porte-mines, pris part à une manoeuvre des torpilleurs (Fescadre et, enfin, passé, aux côtés de l’amiral Boué de Lapeyrère, la revue des compagnies de débarquement.L’armée navale m’a paru parfrilenient en main, portée à un haut degré d’entraînement par son chef, ¦ e pliant à ses moindres indications avec ' ’ le, une p.L’amiral Boué de Lapeyrère m’a donné l’impression du véritable chef compris de ses officiers, aimé de ses hommes, d’un coup d’oeil, d’une sûreté de jugement admirables, ayant organisé et mené à son point de perfection une force en laquelle la France doit mettre sa confiance.Les états-majors m’ont paru tout à fait dignes de leur chef.Même impression quant aux équipages.On sen! que les marins français possèdent leur métier à fond, qu’ils sont là, sur leurs navires, comme ebez eux, confiants, tranquilles, sûrs d’eux-mèmes, conscients de bien exécuter ce qu’on leur deman de.On travaille sans cesse à bord le la flotte, jour et nuit, ajoutant à chuoue heure 'quelque chose de plus à ce qui a été acquis précédemment.Les compagnies de débarquement m'ont fait, elles aussi, la moi!’cure impression.L’allure des fusilliets est excellente, le pas vif, allègre, entraînant.Quant à l'accueil qui m’a été fait par le chef de Farinée navale et par scs amiraux, mi’cn puis-je dire, ;i-non que j’ai été reçu par eux comme un ami entre amis ?On m’a tout laissé voir, renseigné sur tout, montré la plus entière confiance, le ne saurais parler de eedte récentum sans un profond sentiment d’émotion et de reconnaissance.” CANADIAN PACIFIC Service Trans-Atlantique LIGNE DE 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