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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 9 août 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-08-09, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 186 MONTREAL, MERCREDI 9 AOUT 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète: Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS 95.00 UNION POSTALE .SS.OO # Éiition hebdomadaire CANADA • • • • • «k '• $1.00 ETATS-UNIS .• • • x •>>••••• 0 $1.00 UNION POSTAL» a « * * .^ • « .$2 00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES i ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION * .Main 7460 Diredteur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! K 4 * * LA LUTTE DE L’IRLANDE II Le Sinn Fein et Vinsurrection Trompés par les dépêches truquées qui nous viennent de Londres et dont la junte tory-impérialiste détient pratiquement le monopole, la plupart des Canadiens confondent l’insurrection et le Sinn Fein lui-même.Us ne voient dans les Sinn Feiners qu’une réplique des anciens moonshiners et des meurtriers de Phoenix Park.C’est une double et grossière erreur.Les fondateurs et les chefs du Sinn Fein, écrivait récemment Mlle Katharine Hughes t, étaient des “jeunes gens d’une haute culture, géné-“ râlement maîtres de trois ou quatre langues et littératures.A de “ rares exceptions près, chaque fois que j’ai rencontré, à Dublin, un hom-“ me supérieur par son intelligence, sa force, ses connaissances et son “ indépendance d’esprit, j’ai rencontré un Sinn Fein.” Au témoignage de tous ceux qui les ont connus, Pearse et McDonagh n’étaient pas seulement des idéalistes de haute culture; c’étaient des chrétiens fervents, remplis d’une vie spirituelle intense.Loin d’être les forcenés et les bandits que la presse jingoe a dépeints, ces hommes rejoignent dans l’histoire Hofer, Kosciusko, Manzoni, Pellico, que les Anglais ont tant admirés.N’est-ce pas l’une des preuves les plus patentes de la conquête de l’opinion mondiale par l’or anglais que cette facilité avec laquelle l’Angleterre réussit à faire diffamer partout les hommes qui poursuivent contre sa domination les oeuvres libératrices qu’elle a favorisées et glorifiées à l’étranger?Loin de fomenter la révolte, ces jeunes gens poursuivaient une action toute pacifique.Leur association avait pour objet de créer ou de faire renaître tous les éléments moraux, intellectuels et économiques de la nation irlandaise: l’étude de la littérature et de l’histoire nationale, l’utilisation des produits du sol, la consommation des articles de fabrication indigène, l’organisation des forces économiques et sociales.L’écrivain anglais — et très anglais — Sidney Brooks a comparé ce mouvement à celui qui a reconstitué la Bohème nationale 2.De politique proprement dite le Sinn Fein s’occupait peu.C’est ce que lui reprochaient les députés nationalistes.Ceux-ci, entraînés par l’étroite logique et l’inévitable égoïsme des partis, voyaient d’un mauvais oeil tout ce qui détournait l’attention publique de funique question du Home Hide 3.Les Sinn Feiners répondaient avec raison que l’autonomie politique ne profiterait à l’Irlande qu’à condition d’être précédée de la réfection des forces vitales et agissantes de la nation.Que ces malheureuses dissensions aient poussé les Sinn Feiners à accentuer leur propagande, c’est naturel.L’audacieuse conspiration de Carson, favorisée par le général French et les chefs de l’armée anglaise et tolérée par le gouvernement britannique, a armé les volontaires nationalistes.Puis, la guerre déclarée à l’Allemagne, ils ont vu French, complice du pacte de Curragh, prendre le commandement de.l’armée britannique et Carson, naguère hôte et complice du Kaiser, entrer dans les conseils du Roi.Enfin, ils ont connu les instructions secrètes du War Office et de Dublin Castle, ordonnant de désarmer les volontaires nationalistes tout en laissant leurs armes aux Ulsterites.En faut-il davantage pour expliquer, sinon pour justifier, l’insurrection d’avril?La campagne de recrutement, un instant favorisée par M.Redmond et le parti nationaliste, a hâté le soulèvement.Ainsi que l’exprimait avec tant de justesse VI.Ginnell, député nationaliste: lorsque les Irlandais ont entendu parier du droit opprimé ils se sont rémémorês la tyrannie qu’ils ont subie pendant cinq siècles;» quand on les a conviés à prendre les armes pour libérer les peuples du continent, Ms ont cru qu’ils avaient le droit de se libérer d’abord.A ce soulèvement, le Sinn Fein a fourni apparemment moins de chefs et de recrues que les ouvriers socialistes de Dublin, naguères dirigés par John Larkin et hautement encouragés par les socialistes d’Angleterre.* * * L’émeute de Dublin n’est qu’un incident de la lutte nationale de l’Irlande — tout comme nos propres échauffourées de 1837 et 1838, dans la lutte séculaire que nos ancêtres ont poursuivie contre la tyrannie de la bureaucratie anglaise et le dessein, longtemps poursuivi par les autorités Impériales et repris par l’école politique qui règne aujourd’hui en Ontario et au Manitoba, de nous faire disparaître comme peuple.L’un et l’autre épisodes sont assurément regrettables.Les fauteurs de la rébellion irlandaise sont condamnables au même titre que ceux de la rébellion canadienne.Leur tort principal, c’est de n’avoir pas réussi.S’ils avaient triomphé, le monde, ainsi que décrivait le R.P.Sharkey t, les acclamerait comme les Washington et les Franklin de l’Irlande.Que l’émeute ait avancé ou retardé le jour de la libération de l’Irlande, c’est un point d’histoire que l’avenir éclaircira.Mais ce qui n’est pas douteux, c’est que si cet épisode douloureux s’élève à la hauteur d’une tragédie nationale, si les chefs et les victimes de l’insurrection s’auréolent, aux yeux des Irlandais du monde entier, de la couronne du martyre, les ministres britanniques et leurs sous-ordres n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.Ils ont tout fait pour provoquer l’émeute, pour justifier ses fauteurs, pour donner à la répression le caractère d’une odieuse vengeance.La stricte légalité des peines capitales portées contre les chefs de l’insurrection se confond, dans l’esprit du peuple irlandais, avec le meurtre de Skeffington et des autres victimes des fureurs de la soldatesque, assassinées sans aucune forme de procès civil ou militaire.Le plus coupable de tous les insurgés, sir Roger Casement, ne l’était assurément pas plus que sir Edward Carson.Tous deux ont fomenté la révolte et cherché l’appui moral et matériel des ennemis de l’Angleterre; l’un obtient les honneurs suprêmes, l’autre l’ignominie de la corde.Et comme pour accentuer davantage l’ironique et sanglante iniquité, l’avocat.chargé de réclamer la peine capitale pour Casement, est le principal complice de Carson, sir Frederick Smith, devenu lui aussi membre du gouvernement britannique, après avoir fomenté l’insurrection dans l’Ulster et l’insubordination dans l’armée, décoré lui aussi comme Car-son et comme Casement, — avec cette différence que Casement, décoré pour services rendus à l’Angleterre, a été dégradé après sa faute et que Smith a été fait procureur du Roi et chevalier après son crime! Croit-on que ces contrastes révoltants, ces odieux dénis de justice, sont propres à faire croître en Irlande le respect de l’autorité royale, la foi dans la justice et le fair-play britanniques — surtout quand l’autorité suprême reste corrfice à un soldat, Maxwell, dont la carrière a débuté par la participation active au brigandage de Jameson en Afrique?'» En vérité, il semblerait que M.Asquith et ses collègues ont résolu de tout faire pour livrer l’Irlande entière aux inspirations de la haine et de la vengeance.Et pourtant, contre toute espérance, on voudrait croire encore que de meilleurs conseils prévaudront, des deux côtés du canal de Saint-Georges.H serait d’une trop sanglante ironie de penser que l’Irlande va revivre les jours les plus sombres de son martyre à l’heure même où toutes les nations britanniques proclament à la face du soleil qu’elles se battent pour la libération des peuples.Henri BOURASSA.t Dans le Star du 20 mai.2 A tous ceux qui veulent s’éclairer sur la nature réelle du Sinn Fein se recommande fortement la lecture du remarquable ouvrage de Sidney Brooks: The New Ireland.Il faut se méfier toutefois des sentiments anticatholiques de l’auteur.Dans son intéressante brochure sur la langue gaélique, le R.P.Phelan, S.J.—qui a prêché la station du Carême à Saint-Patrice, — fait justice des soupçons d’anticléricalisme que les torys anglais, dans un pieux ouci des intérêts catholiques, se sont efforcés d’attacher au mouvement national irlandais.» Ils ont même combattu les réformes économiques inaugurées par sir Horace Plunket.* Dans le National Hibernian de juin 1916.R Mgr O’Dwyer, évêque de Limerick, a durement rappelé au comman-1 dant des forces impériales en Irlande le souvenir de ses antécédents.BILLET DU SOIR.LES PRÉSAGES Chaque jour, ils sont multiples et fréquents.Certaines personnes en voient partout : •dans l’horloge qui s’arrête, le miroir qui se.brise, l’oiseau qui entre dans votre maison et la pluie qui tombe, un four de noces.Ce n’est pas tout; et nous en apprenons tant, tous les jours, que nous nous g laissons quelquefois stupidement prendre.Le soir, une araignée se balance-t-elle, au bout de son fil, au-dessus de votre lit, qu’au risque de vous lever le lendemain la figure piquée et ridiculement boursoufflée, vous n'y toucherez pus, en songeant : araignée du soir, espoir.Une autre fois, vous ferez des efforts désespérés pour atteindre celle qui pend, beaucoup plus bas que le br.as de la galerie ¦: araignée du matin, chagrin.Chanter dans la rue annonce un désappointement et la traverser de biais, qu’on ne se mariera pas cette année.Aux caries, ayez horreur du neuf de pique et du dix de carreau ! N'y a-t-il pas ià de quoi anéantir toutes vos espérances et vous paralyser, si vous nourrissez quelque projet dont vous souhaitez vivement la réussite ?C’est une malheureuse et inintelligente faiblesse que de croire ainsi aux futiles choses d’un hasard inconscient.Au lieu de s’attrister quelquefois d’avance et de s’arrêter à des augures qui n’en sont pas, ne vaut-il pus mieux entretenir plus de confiance en la Providence du bon Dieu ?Ne vaut-il pas mieux avoir recours à soi-même, à ce que l’on peut faire, à sa propre volonté et en dépit des présages qui seraient sur notre chemin, travailler ferme pour obtenir ce que Ton convoite, sans jamais régler nos efforts sur ce que disent le miroir et la pluie, les cartes et tes araignées ?Joëla ROHU.LA GRECrET L’ENTENTE LES ALLIES ONT MECONNU L’AFFECTION DES HELLENES POUR LEUR ROI.— LA PROPAGANDE ALLEMANDE N’A PAS ETE DUMENT COMBATTUE.— UNE LETTRE A LA GAZETTE DE LAUSANNE.L époque des élections approche en Grèce.Elles diront si les véni-zélistes et, par conséquent, les amis de l’entente ont gagné du terrain.Le correspondanl de la Gazette de Lausanne, qui envoie depuis quelques semaines, une série »de lettres remarquables à son journal, semble incliner à croire qu’il n’en sera pas de même.Sympathique, suivant toute évidence, aux Allies, écrivant dans une feuille dont l’amitié pour la France s’affiche ouvertement, il ne laisse pas cependant de marquer la faillite de la diplomatie, tant anglaise que française, en Hellade, pays traditionnellement admirateur de la grande république et trop dépendant de la liberté des mers, pour son existence même, pour vouloir irriter contre lui >ine puissance maritime formidable comme l’Angleterre.11 aurait suffi d’un souffle pour faire pencher la Grèce en faveur des alliés ententiste, mais, ce souffle, on ne l’a pas poussé, et la propagande allemande, habilement lancée a eu raison de toutes les sympathies françaises.Dans sa première lettre, le correspondant recherche quels étaient les sentiments des Grecs en 1914, et quels sont devenus ccs sentiments dans la suite, sous l’influence de divers facteurs.En 1914, les Grecs, dit-il, avaient deux grandes affections: Vénizèlos auquel ils étaient redevables des progrès énormes accomplis dans tous les 'domaines ainsi que d’une augmentation territoriale inespérée, et, enfin, leur roi.On se souvient que celui-ci, sur les champs de bataille, les avtÿt conduits à de brillantes victoires.- Or, ajoute le correspondant, ces deux grandes affections, ils les çnt conservées au cours de deux années de guerre.Ils se disent, en effet, que si leurs chefs ne s’entendent pas, ce n’est pas une raison pour cesser de leur faire confiance: le roi et Vénizèlos veulent par des moyens différents, atteindre un but commun, l’intérêt du pays.Ces dispositions, les Alliés de l’enlente les ont complètement méconnues.Du moment que le roi refusait d’adopter le programme que lui soumettait Vénizèlos.les Alliés crurent que c’en était fait de la monarchie ; ce puéril espoir s’explique assez quand on sail la sympathie et l’admiration que professent d’un bout du monde à l’autre les radicaux pour leurs frères en politique, et de quelles erreurs et manques de tactc ils Sont quelques fois capables pour faire progresser leurs idées.Et qu’offraient les Alliés aux Grecs pour les convaincre de leur puissance militaire?L’exploit des Dardanelles.dont les officiels grecs avaient prédit l’échec avec trop de clairvoyance neut-être, au goût des Alliés.Naturellement, on ne retrouvait pas dans les classes cultivées cette dualité de sentiment.Celles-ci n’ont, en Grèce comme ailleurs, qu’une seule maîtresse : la politique.C’est elle qui dicte tous leut«» actes.“Les intérêts politiques personnels", écrit le correspondant, "ne furent pas étrangers aux opinions que l’on émit sai~ la guerre dans ces milieux où la politique n’esl que rarement guidée par des principes et des idées et n’est sou- vent qu’une âpre lutte pour la possession du pouvoir”.(Ne dirait-on pas que cette lettre est datée de Toronto ou d’Ottawa?) “Les partisans du roi et du gouvernement furent traités de germanophiles par ceux de M.Venizelos.Et c’était bien là l’injure qui pouvait leur être le plus désagréable.Les gouvernementaux se sont touours défendus de passer pour germanophiles”.Ils étaient plutôt germanophobes, dans le sens ethvraologique du mot, parce qu’ils redoutaient l’Allemagne, plus qu’ils ne l’estimaient, explique plus loin le cpllaborateur de la Gazette de Lausanne.Le correspondant montre ensuite cornent, par une propagande habile à laquelle, malheureusement, la France n’a pas répondu, l’Allemagne a réussi à persuader les adversaires de Venizelos de sa puissance militaire et à leur inspirer un sentiment qui est tout autre que la crainte.Mais citons plutôt cette fin d’article: “Par un incomparable travail de propagande, l’Allemagne est arrivée à faire croire en Grèce qu’elle était toute-puissante et qu’il y allait du salut de la Grèce de ne pas la contrarier.Elle a -eu la tâche singulièrement facilitée, il faut l’avouer, par l’inexplicable indolence des Alliés qui se sont laissé distancer sur ce sol neutre sans réagir comme cela leur était facile, par une énergique et intelligente contre-propagande.C’est ainsi que les divers gouvernements autres que ceux de .M.Venizelos et le roi ont pu croire, en toute bonne foi et pendant longtemps, non sans quelque raison, qu’ils agissaient pour le plus grand bien de leur patrie.Une presse largement rétribuée par Je baron Schenk leur prodiguait du reste l’épithète de “Sauveurs”."La réalité, malheureusement pour la Grèce, ne correspondait pas exactement et correspond de moins en moins à l’interprétation qu’en donnaient à Athènes les agents du cabinet de Berlin.Matériellement, la Grèce, pays marin, ne peut pas vivre ennemie de l’Angleterre.Moralement, le peuple grec, méditerranéen, intelligent et fin, n’a rien à apprendre de la kultur.Sa force nationale, son progrès moral et intellectuel, il ne les trouvera que dans une union étroite avec la France et l’Angleterre.“Et c’est'ce’qu’a bien compris M.Venizelos, dont les projets de collaboration avec l’Entente ont pu être .jugés trop hardis, maisqui en fin de ^compte a vu plus loin et plus clair dans l’avenir que ses adversaires.,.“Un facteur important de la formation de l’opinion en Grèce est aussi l’attitude de la Russie.La Grèce a des ambitions sur Constantinople.Cela n’est un mystère pour personne.Et ces ambitions sont aussi admissibles, il faut l’avouer, que celles- que nourrissent d’autres peuples sur des îles qui sont grecques depuis que le monde les connaît.On ne saurait dès lors s’étonner beaucoup si le roi Constantin XII n’a pas entendu avec plaisir déclarer qu’au cas où son armée collaborerait avec l’Entente, pas un soldat hellène ne pénétrerait dans Constantinople et que l’armée s’arrêterait à cinquante kilomètres de la ville ! “Cette rapide étude serait trop incomplète si l’on y négligeait l'élément psychologique.L’esprit grec est positifs, volontiers sophiste et paradoxal.11 se plaît à peser le pour et le contre en toutes choses.L’Allemand a su exploiter ce trait du caractère grec.Et dans son explication des origines de la guerre il a habilement réparti les torts entre les divers belligérants de telle façon que les Grecs, naturellement épris de discussion, ont facilement admis l’idée que tous les hommes étant semblables, il était absurde de charger les uih de tous les péchés et de tous les crimes en blanchissant les autres.Et personne ne contredisant les théories allemandes ils ont, entraînés par leur esprit positif, souvent perdu de vue le fait que c’était la civilisation même que leurs ancêtres avaient créée et dont ils sont fiers à juste titre qui se trouvait menacée par la soi-disant philosophie de la guerre allemande dont ils ne voyaient pas le danger pour eux-mêmes.“En résumé ont voit que les pays alliés et spécialement la France recueillent en Grèce les fruits d’une trop longue inaction.Il était facile au début de la guerre d’entraîner toute la nation grecque dans un unanime élan et de ne pas laisser les Empires centraux gagner du terrain dans un pays où, moins que dans tout autre, leur cause devait trouver des défenseurs.Il eût fallu pour cela ne pas méconnaître ses intérêts légitimes et ne nas y froisser des susceptibilités qui sont à bon droit les mêmes que celles d’une grande puissance.“II est probable que le retour au pouvoir de M, Venizelos et des succès décisifs de l’Entente rallieront à la cause alliée tous ceux chez lesquels l’éhontée propagande et le bluff alemand ont créé le mirage aveuglant des victoires "ermaines.” Aprè-s la famine dont on a affligé la Grèce pendant quelques jours ,et l'incident de Salonique (l’arrestation de neuf officiers grecs par les autorités militaires alliées), il est à se demander si le correspondant ne s’illusionne pas et si la Grèce redeviendra jamais de sympathie française.Demain nous étudierons, toujours à la suite du même guide, la façon dont on interprète, à» Athènes, le traité greco-serbe.Louis DUPIRE.Il reste encore quelques exemplaires de la deuxième série des Billets du soir de notre ami Albert Lozeau.S’adresser à l’auteur.343, rue Drolet, Montréal, 25 sous l’exemplaire, plus 2 sous pour les frais d’expeditiori par la poste.UNE QUESTION .Extrait d’une lettre reçue ces jours derniers : “ Me permettriez-vous de vous poser une question ?Doit-on dire M.et Mde Lamarre ou M.Lamarre et sa dame ou encore iM.Lamarre et sa femme ?Je vous serais reconnaissant de me dire quelle est la meilleure manière de s’exprimer.” (M.Lamarre et sa dame ne se disent pas.On ne doit jamais non plus demander à un homme des nouvelles de sa dame, mais de sa femme.Si les rapports sont cérémonieux, on dit : Comment va Madame X ?Un mari parlant de sa femme dit : ,J Ma femme ’’ et ,non Madame., “ L’usage des mots dame et demoiselle n’est pas sans difficulté.On entend dire assez fréquemment : Comment se porte votre dame, votre demoiselle ?ou bien encore : Leur demoiselle a été bien malade ; ou bien : Us ont deux fils et une demoiselle.Ces locutions ne sont pas conformes aux habitudes de la bonne société.On dit cependant avec l’adjectif démonstratif : Cette dame ou ces dames ; cette demoiselle ou ces demoiselles.On emploie encore les mêmes expressions avec les noms de nombre, dans les phrases comme celles-ci : J’ai rencontré ce matin une dame, deux dames bien charitables ; la quête a été faite par une, par deux demoiselles.” (Branchereau.) M.Lamarre et sa femme se disent très bien dans le style de la conversation.Pour une présentation, ou encore, sur une carte de visite, sur une enveloppe, à l’en-tête d’une lettre, on dit ou on écrit : “ Monsieur et Madame Lamarre ’’.Je ferai remarquer à mon correspondant 'rue l’abréviation de Madame est Mme.et non Mde qui pourrait tor' aussi bien vouloir dire Marchande.Le Dictionnaire La-¦ rousse met aussi Mad.Etienne BLANCHARD, p.s.s.BLOC - NOTES Résultat On a beaucoup parlé, il y a quelque temps, du décalage des horloges, du daylight saving ”, au Canada.Plusieurs municipalités, chez r ous, ont décrété l’avance de l’heure, afin d’économiser la lumière artificielle, en profitant autant que possible de celle du jour.Or, voici que nombre d’entre elles, après avoir fait cette expérience, en sont revenues à l’heure solaire, à cause des complications que l’heure artificielle créait chez elles.La dernière en date à retourner à l’ancien état de choses est la ville de Calgary.Pour que cette réforme fût pratique, il faudrait que le Canada, d’un bout à l’autre, l’adoptât, comme on l’a fait dans plusieurs pays d'Europe, où l’Etat l’a généralisée et imposée.Autrement, la tentative de plusieurs villes canadiennes paraît démontrer qu’elle n’est pas désirable.“Soon to take.”.La Gazette racontait lundi, dans une dépêche de Québec, que M.Sé-vigny, le président des Communes, a reçu samedi sir Robert Burden à Québec et l’a conduit à Valeartier.Elle ajoute que M.Sèvigny “ is soon to take an active part in the war ”.Ce “ soon ” est assez indéfini ; et il se.pourrait qu’il se passât quelques mois avant que le député de Dorchester soit au front.Depuis 1914, il a, comme bien d’autres, prêché la participation à la guerre et l’enrôlement aux Canadiens français.Il convenait qu’il se décidât enfin à mettre d’accord sa conduite et ses paroles.Mais cela n’est pas encore fait, puisque s’il est “ soon going to take an active part in the war ", 11 n’est déjà pas seulement enrégimenté.Le coût de la vie Le nombre-indice des prix de gros pour 271 articles employés usuellement, au Canada, a été de ,180.6, en juin dernier, contre 180.9 en mai 1916, et 135.3, en juin 1914, avant la guerre.Le coût d’un budget de détail comprenant 29 aliments de consommation générale, dans soixante villes canadiennes, qui était de $7.73, .pour 1914, était en juin dernier de $8.51 par semaine, 14 sous de plus d’en mai précédent.Le prix des viandes, du poisson, du saindoux, des oeufs, a •monté.L’alimentation coûte plus cher que jamais.Et voici que, ces jours derniers, les meuniers annoncent une nouvelle hausse de la farine, dont maints boulangers prendront vraisemblablement prétexte afin d’accroître le prix de leur pain, quand ils ne l’ont pas diminué, alors que la farine était à la baisse.Encore ! La Gazette d’hier annonce, dans ses dépêches de Londres, que l’aide-de-camp du général Hughes s’est fait presenter à M.Lloyd-George, à l’issue d’une revue de militaires canadiens.Cet aifle-de-camp, — c’est Je major John Bassett, qui a trouvé le tour de passer du grade de lieutenant à celui de capitaine, depuis le commencement de la guerre, sans jamais aller au front, sans même servir dans un régiment canadien expédié en Grande-Bretagne, — ne manque pas une occasion de faire signaler dans une certaine presse ses pas et démarches, tout comme le fait le général Hughes.Maître et disciple sont également férus de réclame.ECHOS D’ON C0H6RÈS AGRICOLE Conclusions du congrès de Saint-Hyacinthe Voici la dernière partie du rapport présenté au congrès de TA.C.J.C.à Saint-Hyacinthe, par le R.P.Colclough, SJ., rapporteur de ce congrès.IV CE QU’IL FAUT D'ABORD Ce qui presse le plus dans la province de Québec, ce n’est pas de comstituer des organismes nouveaux (excepté pour la colonisation), mais d’infuser de la vie dans les groupements déjà formés, cercles agricoles, sociétés d’agriculture, etc., dont les membres manquent d’idées et d’initiative précisément parce qu’ils ne savent pas tout ce qu’ils pourraient faire.Ne multipliions donc pas trop les oeuvres nouvelles qui n’ont aucun rapport entre elles ; mais encourageons les oeuvres viables et faisons-leur donner pleine mesure.A cet égard, l’influence des personnes instruites vivant à la campagne peut être immense.11 n’est pas nécessaire d’être spécialiste en agriculture pour comprendre et expliquer les bienfaits qui résultent de la concentration des intérêts.Aux Etats-Unis, les distingués rapporteurs de la Commission sur la vie rurale déclarent sans hésitation que le clergé a', une mission spéciale à remplir auprès de la population des campagnes et qu’il peut être tout puissant pour la rénovation agricole.Nous savons tous ce que nos prêtres canadiens ont accompli dans le milieu rural ; ils auraient pu faire davantage avec une très simple initiation qui leur a fait défaut.Si l’on donnait aux jeunes séminaristes, non pas des.cours d’agriculture, mais une couple de conférences seulement sur l’organisation rurale et le fonctionne ment des syndicats agricoles, il est certain que les progrès seraient autrement rapides.Et l’on pourrait,sans inconvénients aucuns, répéter ces deux conférences à l’université Laval, pour le bénéfice des futurs médecins, avocats, notaires, vétérinai-r.cs, qui s’établiront à la campagne, ou oui peut-être représenteront les intérêts de la campagne au parlement.VOEUX FINAUX DU CONGRES Le Congrès souhaite que des cercles agricoles s’établissent dans toute.les paroisses où ils n'existent pas encore, et que les cercles exls tants s’organisent de façon plus ef fective, comme de véritables syn dirais, afin de rendre à leurs membres tous les services qu’ils sont ei droit d’en attendre, afin aussi d< préparer les_ fédérations régionale: ou de comté, qui pourront, entn autres avantages avoir un comiti de contentieux chargé de surveille: .leurs intérêts et de régler les diffè rends entre membres.2.Le Congrès recommande am membres des cercles agricoles di se tenir en relations suivies, not seulement avec les ministères di l’Agriculture, mais aussi avec l’U nion expérimentale d’Oka, pou: tous les renseignements dont il: ont besoin, avec le Comptoir coopé ratif de Montréal pour les achat: er.commun, et avec la Société de: fromagers de Québec pour la vent< des produits.3.Le Congrès désirerait voir dans chacun de ces cercles agri ,coles, la formation de sous-comités, chargés chacun d’une snécialité, ci qui favoriserait l’établissement i brève échéance de coopérative! pour l’exploitation de produits particuliers, et de mutuelles pour 1î protection des associés.4.Le Congrès souhaite vivement que les caisses populaires de M, Desjardins continuent de se développer et opèrent leur fédération Le crédit facile est essentiel au développement agricole.Ces caisses ont déjà rendu des services incalculables : elles sont appelées à er rendre bien d’autres aux agriculteurs.5.Le Congrès forme des voeux pour (pie les cercles de fermières dont les, débuts sont pleins de promesses, se développent rapidement : ils peuvent faire beaucoup pour le progrès professionnel et l'amélioration du sort de la femme et de la vie sociale à la campagne.6.Le Congrès souhaite enfin que l'influence -d’une organisation agricole bien appropriée à tous nos besoins se fasse sentir non seulement pour le progrès matériel mai* aussi pour le progrès social et le progrès moral de la uooulation des campagnes.* Il ne s’agit nas seulement d'acheter des engrais, a dit avec vérité iM.Gabriel Hanotaux ; il faut semer, si l’on peut, de ta joie, c'est-à-dire du bien-être et du bonheur ”.(" La démocratie et le travail ”, p.192 ) Cette gare Québec inaugurera demain sa nou.velle gare, au Palais.Elle sera très convenable, si l’on en juge d’après les photographies et les plans qu’en pubilent les journaux.Montréal, lui, a les gares Bonaventure et Moreau ; elles donnent aux Montréalais une idée assez juste de ce rtu’é* tait l’ancienne gare du Palais, à Québec.La capitale a disposé enfin de celle-ci ; quand Montréal verra-t-il les deux autres remplacées par des édifices propres et où le public n’entre pas a regret ?Ce trust Le trust du nickel, ta International Nickel Company, a fait, à même son capital-actions de 41 millions, -dont une grande partie est du capital mouillé, une bénéfice net de $3,-.305,574.pendant son dernier trimestre d’opérations, soit près de 30 pour cent sur sa mise.“ 'Pensez à tout le patriotisme et à tout le dévouement ,à la cause de l’Empire qui transoirent de ces chiffres ”, dit le Citizen.On comprend que les financiers de la International Nickel Company, comme tant d’autres, ne désirent pas la fin immédiate de la guerre.i Il y a un an Mi.Lloyd-George aurait déclare à Maurice Barrés, hôte du gouverne-jnent anglais, ces semaines-ci, que, le 1er juin 1915, “ l’armée anglaise n’avait de munitions avec elle que pour une semaine, et rien que 75,-000 obus, dans ses réserves.” C’est vers ce temps que M.Dulieux, autrefois de YEcale Polytechnique de Montréal, écrivait de France à un de ses amis, dans une lettre reproduite par la Revue Trimestrielle, que les usines françaises fabriquaient du matériel de guerre pour Farinée britannique.Et, à cette époque-là.dans les milieux ouvriers anglais, on rechignait pour se mettre sérieusement à l'oeuvre.Cet achat Les partisans de l’achat, par les Etats-Unis, des Antilles danoises, au prix de 25 millions, font valoir, à l’appui de ce projet apparemment dpstiné à réussir, les avantages pécuniaires que Washington a retirés de l’achat de l’Alaska, à la Russie, en 1867.Les Etats-Unis versaient alors $7,200,060 à la Russie, pour ce territoire.Depuis, selon le Times, de New-York, l’Alaska s’est payé cent fois et davantage, à même les produits qui en sont sortis.Ainsi, rien que pendant l'année close en juin dernier, il a exporté aux principaux centres américains pour $67,000,000 de poisson, de cuivre, d’or et de fourrures.Notre amiante La décision prise par l’Ontario, au sujet de l’affinage du nickel ca- nadien dans la province qui le oro-duit.inspire au Financial Times cette proposition, que le Québec devrait également obliger les propriétaires des mines d’amiante québécoises à donner ici même à ce produit la forme définitive sous laquelle on le présente sur les marchés mondiaux.On sait que ces .mines du Québec produisent à peu près 85 pour cent de l’amiante employée par l’industrie de par le monde.A l’heure présente, seule l’extraction de l’amiante se fait «tans le Québec, le produit brut s’en va à l’étranger, où on en fabriqué différents articles.Si le Québec interdisait l’exuortation du produit brut, dit le Times, il augmenterait chaque année ses recettes générales d’une soixantaine de millions.La question vaut d’être étudiée, maintenant que l'Ontario vient de s’aviser qu’il lui sera profitable de faire chez iui l’affinement de son nickel.Père de famille Mi.René Bazin a écrit toute une série d’articles pour louer la fondation Lamy, destinée à l’encouragement aux familles françaises nombreuses, et il a souligne la décroîs-, sauce des natalités françaises.A certains de ses lecteurs qui s’en-qué-raient -s’il est lui-même père de famille, il a répondu : “ Je leur apprends avec plaisir que j’ai eu huit enfants, qui sont tous vivants, et qui m’ont donné jusqu'à ce jour douze petits-enfants.” C’est presque une bonne famille canadienne-françaisc normale.Les races Un savant prét-end que les diffe.rentes grandes races de l’univers .doivent la couleur de leur neau à la .nature de leur alimentation.Les noirs devraient leur teint au fait que leur race a longtemps été tout à fait végétarienne.Les fruits et les légumes, dit ce savant, renferment des composés chimiques qui, s’alliant au fer, dans l’organisme humain.donnent à la longue à la peau une teinte chocolat.Les nègres qui absorbent de la viande et du lait seraient mains noirs que les autres.Les Peaux-Bouges seraient rouges à cause de l’hémoglobine qu’ils absorbent depuis des siècles, en mangeant la chair et le sang du gibier qu’ils tuent.La race jaune devrait sa couleur à son alimentation n base de fruits, mitigée de lait, qui blanchirait le teint.Et les blancs, eux.le seraient à cause de leur alimentation partiellement lactée, et du sel qu’ils emploient en plus grande quantité que les autres groupements humains.Mais alors, les familles qui seraient végétariennes, de génération en génération, devraient tourner au noir ?Cela ne sera pas un argument en faveur de ta diète végétarienne, si toutefois cette théorie nouvelle a quelque fondement.G.P.4 I LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 9 AOUT 1916 VOL.VII.— No 186 ' LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des com.nunications ac-compa'Tiées d’une lettre signée, avec adresse authe;.iquc- Les corresoondants anonymes s’é-p igneraient du papier, de l’encre, un :lmbre-r iste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en picndre note déünuivement.TRIBUNAUX CIVILS ECHO D’UNE COLLISION LE CONSEIL DE LA FEDERATION DU TRANSPORT ACCUSE LE PILOTE DE L" ETOILE" D'INCOMPETENCE ET DE NEGLIGENCE— Me SAINT-LAURENT COMBAT CES DIRES.faits .MONTREAL petites ANNONCES UNE LETTRE DE M.McMASTER Montreal, Aug.8//i.1916.Monsieur Henri Bourassa, MÔnlrèal.Dear Sir, I duly received your letter of the '2nd.of August, on my return to my ofHce on Sa urday morning, the nth.instant, after a brief absence of two days.I would not have thought it necessary to intervene in the slightest degree in the discussion be, ween yourself and my partner.Captain Papineau, were it not that your letter contains a considerable number of biller remarks which are evidently directed at me.As my at.itude to yon has never been other than courteous.I am driven to the conclu ion lhal llwse remarks must be caused by a misapprehension and that yon are !w bnuring unde" the idea that this letter which my partner, Captain " ¦!-bot Papineau, wrote you was wrii-ten.or at least inspired, by u4 Pore Vi pond .41 42 Preston E.Dome .4 Vi 474 Schumacher .— 48 New-York, 9 — Suivant le Dr John Mott, secrétaire général du comité international de la “Young Men’s Christian Association”, arrivé ici aujourd’hui de Copenhague, à bord de T’Oscar IJ”, il y a actuellement dans les camps de détention des belligérants plus de cinq millions de prisonniers, soit le double des combattants qui aient jamais pris part à aucune guerre.Le docteur est parti en mai pour se rendre en Russie, et il a visité les camps de prisonniers de presque tous les pays en guerre.Le Dr Mott affirme que l’Allemagne a le plus grand nombre de prisonniers, environ 1,750,000.La Russie vient ensuite avec approximati-ment 1,500,000 hommes, puis l’Autriche avec un million, et par ordre d’importance, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne cl la Turquie.Le nombre de prisonniers des Russes augmente rapidement.Depuis le commencement de leur dernière ruée, ils ont pris plus de 400,000 soldats.En six semaines, 230,000 hommes ont passé par Kiev.Le docteur assure qu’on a grandement exagéré les choses touchant le traitement infligé aux prisonniers, et qu’ils reçoivent virtuellement les mêmes soins et in même nourriture que les combattants.-«r—- Pf U \ VOIES DE FAITS SUR UN AGENT DE POLICE Une nouvelle tentative d’évasion a eu lieu hier soir au moment où un agent opérait l’arrestation de deux ivrognes, Henri Faquin et R.Bérnrd.Læ policier conduisait Jes deux pochards au poste lorsque Faquin le pria de s’arrêter un moment pour lui permettre d’allumer une cigarette.A peine l’agent eut-il accédé à cette demande que les deux hommes s’enfuyaient à toutes jambes, l’un à gauche, l’autre à droite._ Tous deux furent cependant bientôt rattrapés, mais Faquin sc défendit comme un forcené et frappa l’agent du pied.Pour voies de fait sur la personne d’un agent de police, ie tribunal a gratifié Faquin d’une amende de $25 ou de 3 mois à l’ombre.Les politiciens n’aiment pas ie NATIONALISTE.C’est qu’il est trop bien informé, à leur endroit.AKTHUK BRUNEAtJ, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS CflURI f EK9 PTureiia rte Montréal.97 et 99 S.-FRANCOIS-XAV1ER fioeenrinlea : QUEBEC et 80REL FU direct aeee POST b FLAGG.NewTork. ^OL.VIL —No 186 • _________________ LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 9 AOUT 1910 NOUVELLES DU MATIN ET DE L'AVANT DERNIERE HEURE L’OFFENSIVE DEJOFFRE DIRIGEE AVEC METHODE, ELLE CONTINUE A EXERCEE SANS REPIT SA LENTE PRESSION SUR LES DEUX THEATRES DES OPERATIONS DU FRONT OCCIDENTAL.Paris, 9.— L’offensive méthodique du général Joffre continue à rxercer sans répit sa lente pression sur les 2 théâtres des opérations du front occidental.Sur la rive droite de la Meuse, le général Neville a étendu ses attaques dans la région de Vaux-Glnu Çitre-le-'Ghenois, où il a remporte an succès local.Dans la région de I hiaumont et de Fleury, il fait plus que tenir son bout.J>ans ce dernier secteur, les Allemands ont concen-:ré toutes leurs forces, et une lutte vxceptionnellement violente s’y est :ontinuée, jour et nuit.Ils sont parvenus à prendre pied encore une fois dans l’ouvrage de Thiaumont, tnais tous les efforts qu’ils ont faits nour capturer les tranchées françaises qui dominent les environs nnt été vains.Conséquemment, leur position est devenue intenable, et une contre-attaque bien dirigée les s refoulés, laissant encore une fois es Français en possession de l’ouvrage de défense.Au nord de la Somme, depuis la Civière jusqu’au point de jonction rl troupes anglo-françaises, le général Joffre.agissant en étroite liaison avec le général Haig, a progres-5e méthodiquement.Depuis 3 jours, ies Français ont enlevé tranchée sur iranchée.sur un front de 1 milles, ?t ont avancé sur une distance d’un demi-mille.-»- HTÜR FAIRE CONNAITRE LE BOIS CANADIEN EXPOSITION DE MAISONS DEMONTABLES A.PARIS.1 - M.Gabriel Hanotaux, le président lu comité France-Amérique, de Pads, écrivait l’hiver dernier au comté canadien pour attirer son at-lention sur l’intérêt qu’il y aurait jour le Canada d’expédier en Fran-¦e un certain nombre de maisons iémontables, afin de faire connaî-re le bois canadien qui devrait être m grande demande pour la recons-ruction des vdlles et des villages létruits.Le comité envoya alors en France sept maisons qui sont aujour-i’hui érigées sur la terrasse de ’Orangerie, au jardin des Tuileries, irès de la place de la Concorde.Deux de ces maisons ont été cons-ruites à Montréal.Cette exposition de maisons cana-liennes au jardin des Tuileries a in très grand succès et contribuera ans aucun doute à faire mieux con-laitre le Canada en France et â ac-moître sa popularité déjà grande.L’inauguration de cette exposi-ion a donné lieu à une belle manifestation de svmpathie pour le Cala da.L’élite de la société parisienne ivait répondu à l’invitation du comté France-Amérique et on n’a pas ari d’éloges pour notre pays et pour ios compatriotes.-?-:- LMEURT A LA TETE DISSES SOLDATS Paris, 9.— Une dépêche au cor-espondant du “Petit Parisien” sur e front italien décrit la mort dra-aatique du commandant des troupes taliennes qui prirent d’assaut la se-onde ligne de tranchées autrichien-ie sur le Mont San Michele.La dépê-he dit: “Les ennemis opposèrent la ésistance la plus opiniâtre dans les ranchées de seconde ligne sur le nont Sau Vtichele.Nos hommes se ancèrent en avant pour se trouver n présence d’une tranchée encore irotégée par du fil de fer barbelé.,e commandant du bataillon d'atta-[ue dit: "Mes enfants, il faut pas-er.” Prenant une hachette il coupa un lassage dans les fils de fer tranquil-îinent et délibérément.Comme il fi-lissait son ouvrage il tomba dans les ras des soldats frappé au coeur, lais la brèche était faite et les Ita-:ens envahirent les lignes autri-hiennes.-*—-— Diogène cherchait des hom-nes.En ca temps-là.le NATIONALISTE ne paraissait pas.Il ¦ a des hommes, aujourd’hui.UNE PAIX HONORABLE CET HIVER Londres, 9.— Nous lisons dans des journaux de Bâle, Suisse, que le roi de Bavière a déclaré à une délégation de.Bavarois qu’avant cet hiver une “paix honorable” sera conclue.ÜNÊRIXE AMERICANO-MEXICAINE El Paso, 9.— Une bataille qui fut bien près d’être une nouvelle affaire Carranza, s’est déroulée à Ascension, Chihuahua, dimanche soir, lorsque deux soldats américains causèrent une rixe dans i n hôlel où se trouvaient quelques Mexicains.Les Américains étaient venus du camp entre La Maria et Très Popo-lopes pour dépenser une partie de leur solde reçue le jour précédant.Us étaient à boire dans une cantine mexicaine, lorsqu’ils- se prirent de querelle avec deux soldats car-ranzistes, de la garde locale.£es deux derniers furent tués par les deux soldats américains qui avaient leurs revolvers.Les assaillants furent faits prisonniers, au dire du conducteur d’un camion, et remis aux autorités civiles mexicaine*:.Entendant dire qu’il y avait eu une escarmouche à Ascension, le commandant du camp américain envoya un détachement d’infanterie à Ascension dans un camion automobile et lo’n dit qu’il y eut une autre escarmouche au cours de laquelle un certain nombre de Mexicains armés furent tués et plusieurs soldats américains blessés, quoique le nombre exact ne soit pas connu.Le général Tasker iH.Bliss, assistant chef d’état-major, qui se trou vait à Colonia Duhian à ce moment, a envoyé un rapport complet de l’affaire au département de la guerre.On s’attend à ce que ce rapport soit rendu public a Washington aujourd’hui.LE ROI NICOLAS SUR LE FRONT FRANÇAIS LE ROI DU MONTENEGRO ASSISTE AUX OPERATIONS DE L'ARMEE FRANÇAISE.Paris, 9.— Une escadrille d’aéroplanes allemands a survolé les quartiers-généraux du colonel-sur le front français, au cours de la visite du roi du Monténégro.L’artillerie française et les canons antiaériens l’ont accueilli d’un feu très intense et le roi, muni de lunettes d’approche, a surveillé les opérations des machines ennemies, constatant avec satisfaction la justesse et la rapidité du tir français qui les a dispersées et mises en fuite.Le roi Nicolas avait déjà épinglé la médaille militaire du Monténégro sur la poitrine du général Gouraud, le commandant des troupes expéditionnaires de France aux Dardanelles, II a visité les quartiers-généraux de la brigade russe, décoré plusieurs officiers et militaires russes et français, et passé ies troupes en revue.Après la revue, une troupe d’enfants entourant le roi et le général Gouraud, le roi Nicolas fit arrêter son automobile et se tournant vers eux il leur dit d’une voix vibrante: “Enfantst levez vos mains et jurez qu’à votre tour vous ferez de braves et loyaux soldats à l’exemple des héros que vous venez de voir passer!” “Longue vie au roi du Monténégro!” crièrent les enfants, lorsque l’automobile reprit sa marche à travers la foule.EMPORTE PAR UNE VAGUE (De notre correspondant) Québec, 9.— Le jeune Ernest Roy, âgé de 19 ans, fils de M.Ernest Roy, C.R., de cette ville, s’est noyé hier après-midi, en s baignant à Saint-Michel de Bellechasse.Le jeune homme s’est noyé sous les yeux de son père qui ne~ put le secourir assez tôt.Entraîné soudain par une vague, il disparut sous Fonde et on retrouva son corps une vingtaine de minutes après l’accident.La victime venait de compléter ses études au Séminaire de Québec, et devait commencer ses études légales le mois prochain.- LA MARINE MARCHANDE ITALIENNE Rome, vià Paris, 9.— Le gouvernement a adopté aujourd’hui des mesures pour activer la construction d’une marine marchande nationale et diminuer les taux élevés de fret qui accablent les armateurs.Les navires achetés à l’étranger par des Italiens d’ici à 2 ans seront exempts de taxes pendant 3 ans, et les navires construits en Italie en seront exempts pendant 4 ans.Les matériaux nécessaires entreront en franchise au pays.ACQUITTE FAUTE _DE PREUVES Hier après-midi, le juge Bazin, président de la Cour des sessions, a acquitté, faute de preuves suffisantes, MM.Etienne Pelland, J.W.Harris, Antoine Décarie, William Décarie accusés de conspiration pour frauder la ville dans la construction des égouts de Notre-Dame de Grâce.CARREAU EN LIBERTE PROVISOIRE LA FIN DE LA GUERRE ON CROIT EN HONGRIE QUE LES HOSTILITES NE SE PROLONGERONT PAS JUSQU’EN 1917.—LA QUADRUPLE ENTENTE A COMPLETEMENT ECHOUE.SPORT Budapest, viâ Copenhague et Londres, 9.— L’opinion générale dans la capitale hongroise est que la guerre ne durera pas encore un autre hiver.Le comte Albert Appouyi, au cours d’une interview qu’il a eue avec le correspondant du Globe, de Toronto, a déclaré qu’il ne croyait pas que la guerre se prolongerait jusqu’en 1917.L’Entente, a-t-il ajouté, a employé toutas ses énergies pour obtenir un résultat avantageux, tuais elle a complètement échoué dans toutes ses tentatives.Il espère que l’on comprendra avant longtemps qu’une paix que l’on ferait seulement dans dix ans ne dif-l , , , .fèrerait aucunement de celle qui i vaux de quatre ans et plus, a récla-serait faite immédiatement.Le sou-'rner>_6 furlongs 1-2 (.Suite de la 4ème page) 3.Charles B., Cross, 3 à 1, 6 à 5 et 3 à 5., Temps, 1.02 3-5.— La Dolares, Smuggler, Belle Chilton, Trescue, Blue Wing et Tower ont aussi couru.4ème course.— Bourse $350, chevaux de trois uns et plus, 1 mille et : 1.Servivence, lé07, Jenkins, 3 a 2, 3 à 5.2.Mike Cohen, 99, Cruise, (j a 1, 2 à 1 et au pair.3.River King, 112, Dominick, 2 à 1, 4 à 5 et 2 à 5.Temps, 1.55 2-5.— Mally 0„ Tho.mas Hare, Cantem, Master Jim et Love Day ont aussi couru.Sème course.— Bourse $350.chevaux de trois ans et plus, ti furlongs 1-2 : 1.O’Tis True, 102, Dominick, au pair, 2 à 5.2.Unity, 109, Gauguel, 15 à 1, 6 à 1 et 3 à 1.3.Borel, 109, Watts, 6 à 1, 2 à 1 et au pair.Temps, 1.25 1-5.— Paw, Skeets, Billy Stuart, High Street et Tarlelon P., ont aussi couru.Cème course.— Bourse $350, che & IL A DU FOURNIR UN NEMENT DE $2,000.— TE DEMAIN.CAUTION- L’ENQUE- Joseph Carreau arrêté vendredi dernier, chez lui, rue Saint-Hubert, et qui devra répondre à une accusation infamante, vient d’être admis en liberté provisoire moyennant un cautionnement de $2,000, plus un dépôt en argent de $100.Il ne reste actuellement dans les cellules que deux des membres du fameux club — Rodrigue Chandonnois et Léon Lee — qui attendent de l’argent du Texas pour leur cautionnement.L’enquête aura lieu demain.UNE PERTE DE PRES D'UN MILLION ESPERANCES DEÇUES DES COMMERÇANTS D’HUILE DE FOIE , DE MORUE.SainUJean, Terreneuve, 9.— Les commerçants d’huile de foie de mo-cue se trouvent en face d’une perte ,de près d’un million de piastres à ,'3 suite du changement des conditions du marché.Lorsque l’Allemagne a acheté, l’an dernier, la pro-iduction totale de l’huile de foie de morue de la Norvège, le prix de ,1’ihuile à Terreneuve a sauté de 50 sous à $2.50 le gallon.> Espérant des profits considérables, cette année, un grand nombre de personnes ont entrepris ce commerce.Mais leurs espérances se sont évanouies, puisque les gouverne ments de France et d’Angleterre tiennent d'acheter la production ^totale de la Norvège, cette année, entraînant ainsi une réduction de ôO pour cent dans ies prix du marché à Terreneuve.Comme les commerçants avaient acheté la matière première à des prix élevés, la perte encourue est énorme.I Toutes les pêcheries de File vont ïîouffrir du fait que la production de la côte du Labrador et de Terre-peuve a considérabDinent diminué au cous de cette année.venir des chagrins causés par le présent conflit sera tellement vivace pendant deux générations qu’on ne songera pas à de nouvelles tueries.Ce n’est qu’après qu’elles auront passé, fait remarquer le comte Ap-ponyi, que d’on cherchera à rendre a tout jamais impossibles ces sanglantes ruées de nations contre nations.Le correspondant ajoute que, malgré tous les efforts de l’Entente pour forcer la Roumanie à entrer dans le présent conflit, ce pays maintiendra sa neutralité.Après la chute de Czarnowitz, lui a fait remarquer un fonctionnaire, la Roumanie aurait pu songer à s'allier à ses ennemis héréditaires.Aujourd’hui que les armes de la Russie sont victorieuses un peu partout, elle n’y doit plus penser.Au cas où elle se joindrait aux puissances du centre, la guerre, dit-on, ne serait pas prolongée.Bien qu’il n’y ait rien à signaler sur le front nord-est, on continue toujours à se battre avec acharnement.1.Rose O Neil, 107, Dodd, 10 à 1, 4 à 2, et 2 à 1.2.Parlor Boy, 109, Wolstenholm, 4 à 1, 2 à 1 et au pair.3.Miss Krug.107, Gross, 5 à 1, 2 à 1 et au pair.Temps, 1.26.— Ella, Jennings, ÿat Gannot, Muxentius, James Dockery, et Sir Dyke ont aussi couru.7ème course.— Bourse $350, chevaux de trois ans et plus, 7 furlongs: 1.Star Bird, 110, Watts, 5 à 2, au pair et 1 à 2.2.Concha, 113, McCullough, 5 à 1, 2 à 1, au pair.3.Jerry, 107, Dominick, 2 à 1, 4 à 5 et 2 à 5.Temps, 1.33.— Semper Stalwart, Gano, Van Bn Autumn et Savino ont aussi couru.L'ARMEE OTTOMANE A BEAUCOUP SOUFFERT MISE EN DEROUTE ELLE A ERRE DANS LE DESERT.LE BAGNE PLUTOT QUE LE FRONT Victor Bourgie, soldat du 150e et qui avait déserté son poste, a été condamné ce matin par le juge Bazin à faire un séjour de 18 mois à l’ombre.Trouvant sans doute qu’il était mieux au pénitencier qu’au front et ayant peur que la guerre ne soit pas terminée lorsqu’il sera mis en liberté, Bourgie a demandé au juge de le condamner à 2 ans plutôt qu’à dix-huit mois.TEINTUREA$70LA LIVRE New-York, 9.— Une circulaire transmise aujourd’hui par une importante maison qui importe des teintures traite du prix des couleurs fixes apportées par le “Deutschland” et indique qu’on évalue certaines couleurs à $70 la livre.Il s’agit des nuances les plus rares qu’on ne peut pas obtenir aux Etats-Unis.Les importateurs de cette ville comptent recevoir aujourd’hui leur marchandise.Ils donnent à entendre que sans mettre ces teintures en vente, ils les distribueront à leurs pratiques régulières.Londres, 9.— L’armée ottomane mise en déroute par les Anglais à Romani, à l’est du canal de Suez, a enduré de terribles souffrances en traversant le désert, annonce une dépêche du Caire fondée sur les récits des prisonniers.Le message affirme que des groupes de prisonniers continuent à arriver au Caire.Le manque d’eau a été l’une des principaies causes des tourments auxquels les troupes turques ont été en butte.En certains cas le supplice était si grand, qu’elles ont tué leurs dromadaires pour boire le sang de ces animaux.Au dire des prisonniers, les pertes des Turcs sont excessivement élevées, car ils ont attaqué en rangs serrés, ignorant la puissance des retranchements des Anglais.Le tir destructeur des mitrailleuses a révélé d’abord aux soldais otlomans la tâche qui les attendait.Suivant un soldat, un détachement a lue ses officiers allemands, avant de se rendre.LIGUE INTERMEDIAIRE Il y aura, ce soir, à 8 heures 30 très précises, une importante assemblée de la Ligue de crosse intermédiaire de la cité, chez Léo et Catta, W-est, Ste-Catherine.Tous les clubs sont priés d'envoyer des représentants pour l’heure dite.t CROISIÈRE AGRÉABLE Sans augmenter positivement le coût de votre voyage dans l’ouest, vous avez l’avantage de traverser les GRANDS LACS sur les confortables navires construits sur la Clyde, du Pacifique Canadien Vapeur " Manitoba ” de Owen Sound chaque mercredi, actuellement en service.Vapeur “ Kcewatin ” et "Asainiboia,” à partir de Port McNicoll chaque mardi, jeudi et sarqedi; poui Sault Ste-Mane, Port Arthur et Fort William: Rfservei vos cabine» maintenant au* bureaux des billets: 141-145 rue St-jacques (Tél.Main 812J), Hôtel Windsor, Gares Windsor et Place VIger.SERIEUX INCENDIE PRES DE NORTH BAY JOUEURS QUI SERONT RAPPELES Le présidentLrichtenhein, du club de baseball Montréal de la ligue Internationale, a reçu avis que le président du club Brooklyn, de la ligue Nationale, M.Ebbets, rappellera Jimmy Smyth, Léon Cadore, Ira Colwell et Hunter Goodbred, à la fin de la présente saison.PACIFIQUE CANADIEN EXMSIONSdeMOISSONNEURS Les 15 et 29 août 1916 $12 JUSQU’A Winnipeg Plus Ht par mille additionnel LA CRISE DU PAPIER AUX ETATS - UNIS Philadelphie, 9 — Les propriétaires de journaux de Philadelphie ont tenu une série d’assemblées pour étudier la situation qui leur est faite par la pénurie de papier à journaux.Ils ont adopte la résolution suivante : Tous les journaux du matin, du soir et du dimanche devront réduire leur format de façon à sauver au moins 80 pages chaque semaine.Le 1er septembre on ne permettra plus au marchand de gros d’acheter les journaux qui n’aurait pas De toutes les stations dans la Province de Québec, aussi des stations dans la Province d’Ontario, Brock-ville, Smith Falls, North Bay et à l’est PRIX DE PASSAGE AU RETOUR: — i/2c par mille jusqu’à Winnipeg plus $18 jusqu’au point de départ Train spécial de Montréal, Gare Windsor à MIDI les mardis 15 tt 29 août, pour Winnipeg, Man., direct.Pour informations, s’adresser à l’agent du Pacifique Canadien le plus rapproché, ou aux BUREAUX DES BILLETS : 141-143, Saint-Jacques.Tél.Bell, Main 8125.Hôtel Windsor, Gares Place Viger et de la>*ue Windsor.Ba North Bay, Ont., 9.— L’incendie à Gowganda, rapporté lundi soir, al été vendus* affecte la principale partie du dis-i t-, • .• trict dp* iffnirec Ti n’,- o ™ i Dorénavant ce privilege sera ac-irict oes ait aires.1! n y a pas eu de rnrrip fl„v camelots et antres mar perte de vie, Mr le lac est près de la! chands de iournaux viiie.L échangé téléphonique fut in-.A cette assemblée on a aouriS oue cendie el les communications inter-1 ^s moulins cL oaoier sonMncaov rompues temporairement.L’hôpital X '-r‘tout ce nu’ôn îenr privé du Dr Grain a été détruit de • - tournir tout ce Qu on leur même que le bureau de poste et le magasin le plus important.-—46- IL SUCCOMBE A SES BLESSURES demande.La situation est tellement grave qu’à moins de prendre des mesures efficaces, plusieurs journaux devront suspendre leur publication.DES ADOLESCENTS SONT (De notre correspondant) , ENVOYES AU FRONT nom” deVomTs Phülfps a‘ÏÏccom" fÆS PIONNIERS FAITS PAR bc hier à l’hôpital Jeffrey Haie, eux1 ^ ITALIENS EN SONT LA blessures qui lui ont été infligées j PREUVE.par la chute d’un outil qui Fattei-j - gnit à la tête, vendredi dernier,.Londres, 9 — On mande du quar-alors qu’il exécutait certains Ira- tier général italien au “Times” de vaux au Château Fronienac.La Londres : victime était âgée de* 56 ans etl Les prisonniers autrichiens que laisse une femme et un enfant.Ij’ai vus sont des adolescents athlé- n Winnipeg Plus Ht par mille additionnel Excursions de Moissonneurs L’Ouest a besoin de moissonneurs de l’Est du Canada.40,000 Gaffes $2.50 à $3.00 par jour et pension Taux de retour % sou par mille pour Winnipeg:, plus $18 au point de départ Des trains spéciaux du Nord Canadien partiront de Montréal à 2.00 p.m., les 15 et 29 août Train, directs avec wagons-buffets y attachés S'adresser au plus proche agent du Nord Canadien, ou au bureau de la ville, 226 Saint-Jacques; bureau des billets de la gare, rue Sainte-Catherine, Montréal.tiques ou des hommes de plus de 40 ans.Il ne semble pas y en avoir d’une autre catégorie.Us étaient dans le pire état possible, n’ayant rien sur le dos qui ressemblât à un uniforme, une véritable brigade de gueux, et ils ont corroboré les assertions d’un Russe évadé, avec qui j’ai causé dimanche matin, au suj de l’équipement et du ravitaill ment en vivres des Autrichiens s l’Isonzo, qui soht piètres.Très peu de ces soldats avaie plus de 100 cartouches, ce qui d montre combien ils étaient peu pr parés à une attaque.FEUILLETON DU DEVOIR \ La find’une Walk^yrie par M.DELLY ' 'w (Siiifel Il se sentit ému de pilié.Pau-tc petite créature, elle se démaillait sans doute ce qu’elle allait de-'pnlr?Sa première rencontre avec on cousin lui avait évidemment aissé une impression pénible.Tétait à lui de l’effacer, le mieux inssible.Vivement, il descendit les vieilles narches de pierre et s’avança vers iniouta.Le chien se détourna, gronda.nais, se souvenant sans doute, il ne longea pas.Quant à sa jeune maîtresse, elle fêtait brusquement levée.Rouge l’indignation, elle attachait sur l’arrivant des yeux brillants à la fois de larmes et de colère.—Allez-vous-en!.Vous venez encore le baitre?.Allez-vous-enI —Non, Aniouta, je ne toucherai pas à votre chien.Mais je veux vous parler, ma chère enfant.—Pourquoi m’appelez-vous comme cela?Vous ne me connaissez pasl —Mais je sais que vous êtes ma cousine, et je désire beaucoup vous mieux connaître.Les beaux yeux noirs ne s'adoucissaient pas.Aniouta avait saisi le chien par son collier, en un geste de protection, et continuait de regarder le jeune homme avec un ressentiment mêlé de méfiance.Boris s’approcha d’elle, en disant d’un ton d’autorité: —Allons, asseyez-vous, Aniouta, et écoulez-moi.Elle obéit machinalement, cédant à l’impérieuse injonction du regard de Boris.Il s’assit près d’elle et prit sa main — une fort jolie petite main, brunie par le grand air, comme l’étaient les bras charmanls sortant des manches courtes, et aussi Ife délicat visage au teint mat, où les yeux sombres semblaient occuper la plus grande place.Aniouta eut un mouvement de recul.Lais Boris la retint, en disant avec un sourire.—Je ne vous laisserai pas échapper, petite cousine, je vous en avertis.Il faut m’écouter.Soyez raisonnable.H me semble pourtant que je n’ai pas Fair si terrible?La fillette, ingénument, plongea son regard dans celui du jeune homme.Elle y lut sans doute l'intérêt qu'elle inspirait, peut-être céda-t-elle aussi, inconsciemment, à i'attrait charmeur de ces yeux qui la considéraient avec une autoritaire bonté.Son petit visage crispé se délendit, sa main cessa de vouloir échapper à celle de Boris.D'un ton hésitant, elle répondit à la question du comte: —Non.Mais vous avez fait mal! à mon pauvre Rik.—Il paraissait fort disposé à me ! mordre, Aniouta.—Oh! il l’aurait fait certainement! Boris ne put s’empêcher de :ire à cet aveu ingénu.—Vous voyez donc que j’avais raison.Aniouta Soupira, l’air perplexe: —Je ne sais pas.Certainement, j’aurais été bien désolée que Rik vous eût mordu.bien désolée, je vous assure.Elle levait sur Boris ses yeux d’où cette fois toute rancune, toute méfiance avaient disparu.Us étaient merveilleusement beaux, ces yeux-là, veloutés, profonds, et ic-flétant une âme si jeune, si pure, délicieusement enfantine encore! Boris, oubliant complètement son impression première, pensa: “La charmante petite créature!” Il dit gaiement: —Je vous remercie de cette pa-, role, Aniouta.Mais si j’avais su, que ce chien vous fût si cher, je me serais peut-être laissé mordre.| un peu, du moins.Elle s’exclama: —Oh! non, par exemple!.nonÎ! Vous avez bien fait.C’était en-, nuyeux pour Rik, et moi j'ai tuj peur qu’il soit blessé.Mais non, il n’avait rien .dis, mon bon chien?Sa main caressa lentement le museau velu de Rik, qui attachait sur elle des yeux affectueux.—C’est votre ami, Aniouta?—Oui.: Je n’ai plus que lui depuis que bonne amie est morte.Bonne amie, c’était Lioudmila, l’ancienne inslilutrice de maman.Elle est là-bas, dans le cimetière, depuis l’année dernière.Je prie beaucoup pour elle, comme elle me l’a recommandé.—Elle vous aimait bien?—Oh! oui! Il n’y a qu’elle qui m’aimai!.Grand-père ne s'occupait pas de moi.Il restait enfermé dans sa chambre, et je ne le voyais jamais.—Elle vous a donné un peu d’instruction?—Oui, elle m’a appris beaucoup de choses.—Et Piotre, et sa femme, comment sont-ils pour vous?Une flamme de colère méprisante s'alluma dans les yeux noirs, et Boris sentit se crisper entre ses doigts la pelite main frémissanle.—•Eux?.Ce sont des voleurs, des hypocrites! —Oh! oh! petite fille, voilà de graves paroles! —£iles sont vraies, pourtant 1, Bonne amie ^’en était aperçue, mais elle n’osait rien dire, parce (pie grand-père n’écoutait que ces gens-là.D’ailleurs, ils faisaient tout leur possible pour empêcher que nous allions près de lui, elle el moi, et dans ces dernières années, nous ne le voyions plus.—Mais c’esl très sérieux, ce que vous me dites là, Aniouta! Il y aurait eu séquestration, en ce cas.Si nous pouvions avoir des preuves, cts deux vilains personnages auraient maille à partir avec la jus-lice.—Oh! oui, de méchants êtres! Ils me délestent, parce que je leur ai dit souvent que je savais bien qu’ils mentaient.Ils détestaient aussi Lioudmila, qui me défendait contre eux.—Comment, ils auraient osé vous maltraiter?—Ils ont essayé quelquefois, surtout quand j’étais plus jeune.Un jour, Marnha m'a donné un coup sur le bras.Tenez, on en voit encore la marque.Elle souleva sa manche.Sur Fé-piderme fin, on distinguait en effet une petite cicatrice blanche.Boris dit avec indignation: —Les misérables! —Mais depuis que je suis plus grande, je ne me laisse pas faire.j Et puis, Rik me défend.Aussi | m ont-ils menacée de le tuer, mon pauvre chien! El, se penchant, elle appuya sur la lête de Rik ses lèvres *d’un beau rouge vif de fleur fraîche éclose.L intérêt de Boris augmentait, avec la compassion que lui inspirait cette enfant, jusque-là si peu gâtée, de toutes façons.Il n’était plus question, maintenant, de savoir s’il s’occuperait ou non de l’orpheline.Dès demain, il l’emmènerait pour la conduire à sa mère.Comme il allait en informer Anioula, elle le prévint on dema» dant : —Est-ce vrai, comme le disent Piotre et Marpha, qu’il faudra que je parte d’ici, parce qu’on vendra tout, et que je n’ai pas d'argent, pas même de quoi manger?Une anxiété douloureuse par lissait dans son regard, et faisait trembler sa voix.Boris, d'un geste de protection spontané, prit les deux mains de la fillette et les serra pntre les siennes.A SUIVRE G LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 9 AOUT 1916 VOL.VII.—No 186 Le temps qu’il fera Beau et modérément chaud.Chiffres fournis par M.de Meslé.gérant de Hearn et Harrison, 332 rue Notré'Dame.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.68 Même date l'an dernier .75 Aujourd'hui minimum .62 Meme date l'an dernier .66 BAROMETRE : 8h.a.m., 29.73; Uh.*.m.» 29.78; Ih.p.m., 29.81.DEMAIN, JÊUDI, 10 AOUT S.Laurent, diacre et martyr.Lever du soleil.4.56 Coucher du soleil.7.13 Lever de la lune.5.32 Coucher dé la lune.0.50 Pleine lune, le 13, à 7h.6m.du matin.“HIER, AUJOURD’HUI, ____DEMAIN" Hier, Aujourd’hui.Demain.le dernier ouvrage de M.Bourassa, se vend 75 sous l’exemplaire, plus 5 «ouS pour les frais d’expédition; la douzaine, $7.50 franco.Offi'a spéciale : ‘'liter, Aujourd’hui, Demain” (0.75), “Le DEVOIR et la Guerre" (0.15), “Le DEVOIE, son oriqine, son passé, son avenir’’ (0.10), seront expédiés ./ranoo, des bureaux :du Devoir, pour $1.00.Autre .offre : Hier.Aujourd’hui, Demain (0.75) et Les Langues et les Nationalités (0.25) ensemble, pour $1.00 franco.Tobte remise par chèque, mandat, etc., devra être faite payable à Vauteur, au pair à Montréal et porter ie timbre de guerre.Hier,'Aujourd’hui, Demain est en vente aux bureaux du Devoir et dans lés librairies suivantes Librairie Granger, 43, Notre-Dame Ouest Langevin et Larchevêque, S.Saint-Jacques : librairie Notre-Dame,' 35, Notre-Dame Ouest ; librairie Saint-Louis, 288, Ste-Catbe: rine Est; librairie Pinault, 280, Rachel; librairie Déom Frères, 47 S.-Catherine Ed; librairie Beauche-min, 79.S.-Jacques; librairie Garié-py, 1123 Rachel Est.LE PAPE ET^LA FRANCE Rome, via Paris, 8 — A la suite de la protestation faite par le cardinal LUçon, évêque de Reims, contre la déportation des habitants dans les régions envahies de la France, le Vatican, par l’intermé-diaife du cardinal Hartmann, archevêque de Cologne, a soumis ces allégations au gouvernement allemand.Là communication du Vatican est virtuellement une répétition dè la lettre du cardinal, sans commentaires.LA VENTË DÊ BOISSON AU CAMP DE VAL CARTIER Québec, 9.— M.Barclay, procureur à Québec des autorités rpili-taires, a demandé au gouvernement provincial de mettre, par proclamation, Je camp de Val Cartier sous la loi criminelle, afin de pouvoir ré-vir avec plus de rigueur contre ies individus qui vendent de là boisson au camp.Il a été établi que des gens ont retiré des bénéfices de $200 nu $300 par semaine en-revendant aux militaires pour S3 des bouteilles de boisson achetées à Québec à 50 sous.En Vertu de la loi criminelle, ces personnes seraient passibles de $200 d'amende tandis qu’aujourd’hui la pénalité n’est que $50.pourTairèdë-” SERIER LES SOLDATS Québec, 29.— Les autorités militaires viennent de découvrir à Lo-relteviïle toute une organisation pour aider les soldats à déserter de Val Caritre, en opérant l’arrestation d’un marchand juif du nom de Sheller et d’un fermier nommé Jean Légaré.D'après les renseignements qu’elles possèdent, Légaré conduisait les déserteurs du camp, de Lo-retleville à raison de $3 par tète et prenait possession des habits militaires au’ils échangeaient chez le Juif ’Sheller pour des habits civils que celui-ci leur vendait.Légaré a été condamné ce matin à deux mois de prison seulement, parce ciu’i! ne comprenait guère eç qu’il faisait.9Quant au Juif Shel-le\ son procès aura lieu demain.DOMMAGES CAUSES ____PAR LE FEU Un incendie qui a causé des dommages'considérables s’est déclaré à 1 heure 10,.ce matin, dans un hangar en arrière du No 2133 rue Saint-Dominique.Le feu prit naissance de •source inconnue, mais se propagea' rapidement aux hangars environ-i nants jusqu’au No 2141 de la même rue.Les logis privés n'ont pas été atteints par les flammes, niais les galeries et les hangars ont souffert des dommages importants.CE QUE RECLAMENT LES AUTRICHIENS Berlin, 9 — Le bulletin officiel die.Vienne du 7 rapporte que, dans les Carpathes, en Galicie orientale, les Autrichiens ont capturé, dimanche, les hauteurs occupées par les Russes, dans le voisinage de Jablo-nitsa et de Vorocht, et à l’ouest de Totarov.Les troupes du général Koevess ont repoussé plusieurs fortes attaques dans la région de De-i latvn.LE FRANÇAIS ET LA JUSTICE Me LEOPOLD BAERY, EN COUR DE PRATIQUE, ILLUSTRE COMME IL CONVIENT, LE MEPRIS DE CERTAINES COMPAGNIES D’UTILITES PUBLIQUES ENVERS LA LANGUE FRANÇAISE.La question du français est revenue à l'ordre du jour, en Cour ’de pratique, ce matin.Depuis Je jour où le juge Deniers a cru devoir rétablir dans ses droils inaliénables Sa Majesté la langue française, dans les délibérations des tribunaux civils, il semblait qu’avocats et témoins rivalisaient d’ardeur pour remettre en honneur le "doux parler de France.” Une aulre manifestation de cette nouvelle mentalité s’est produite, ce malin devant le juge Coderre.¦C'est, cette fois, à Me Léopold Barry que vient l’honneur d’avoir fait acte de patriote et d’avoir illustré.comme il convenait, le mépris dont entourent notre langue certains officiers de nos- compagnies d'utilités publiques.Il s’agit maintenant de la “Canadian Governemenl Railway Co.” et de la compagnie du Grand-Tronc-Pacifique.Me Barry a, en effet, fait signifier, ces jours derniers, par M.L.-F.Bertrand, huissier de la Cour supérieure, aux deux compagnies, deux requêtes qui ont été dédaigneusement rejetées sous le prétexte qu’elles n’étaient écrites qu’en français.L’avocat des requérants n’a pas manqué, en présence de cet acte inique, de qualifier, comme il convenait, une conduite aussi arbitraire qu’injuste.Aussi a-t-il protesté, de toutes ses forces contre l’action des défendeurs et a-t-il démontré le caractère officiel de la langue française.Il convient d'ajouter, à ses sages remarques, que Me Barry n’a fait entendre ces protestations dans aucun but intéressé, car, avant même qu’il ne les fit, le juge Coderre avait accordé la demande des requérants et institué M.Archambault, le greffier de la Cour de pratique, encanteur des biens qui constituaient la base du litige.Les requêtes qui ont été l'occasion de cet incident demandaient, en effet, qu’une certaine quantité de bois qui avait été, un jour, saisie entre les mains de la “General Lumber Co.” par MM.Aurèle Morneau et Joseph Héroux et qui est actuellement détenue par les deux compagnies défenderesses, puisse être vendue à l’encan.Cet inneident n’a pas manqué, comme bien l’qn pense, de produire quelque sensation et de provoquer une légitime indignation contre les deux compagnies de chemin de fer qui, à part d’être, des compagnies d’ùtiîlfés publiques, sont, en même temps, la propriété du gouvernement du Canada.L'incident a également produit un effet puissant chez les auditeurs, mais, comme à tout tableau ii faut une ombre,' on n’a guère, en conséquence, été surpris de voir, deux minutes après, un témoin canadien-français, M.Paul-Louis Turgeon, s’adresser, en anglais, à un juge ca-nadien-français, M.Louis Coderre.LA GUERRE LES POILUS PROGRESSENT A FLEURY ¦ ~ Il P- Les Français repoussent plusieurs attaques allemandes et font même quelques progrès dans le village de Fleury.LA LUTTE LA PLUS GIGANTESQUE Berlin, 9 — Les correspondants sur le front occidental déclarent que la bataille de la Somme est la lutte la plus gigantesque qu’il v ait encore eu lieu, dit l’agence Outremer.Les premiers succès des Alliés sont dus au fait qu’ils se sont portés à l’attaque avec des troupes dix fois supérieures.Mais après l’arrivée des réserves et des renforts des Teutons l’avance a été endiguée.Depuis le 20 juillet, l’ennemi a continué ses efforts en vain.Tous les correspondants s’accordent à proclamer que c’est là un sacrifice insensé et inutile.INCENDIE DANS UNJtESTAURANT Le restaurant “Capitol Dairy Lunch”, 103 rue Craig ouest, a été ravagé par un incendie qui a duré une heure, à 3 heures 10 ce matin.I.e feu s’est déclaré dans la cuisine, et par les murs atteignit bien-tt le plafond et la couverture.Les pompiers réussirent à éteindre les flammes, mais les logis portant les Nos 161-163 et 169 ont subi des 'dégâts causés par la fumée.Les pertes sont importantes.RECLAMATION CONTRE M.PAUL TURGEON A la suite de la mise en liquidation de la maison Vineberg.M.Charles Fownes, l’un des créanciers, a présenté, ce matin, en Cour de pratique.une requête en réclamations de $712.50 contre le curateur, M.Paul-Louis Turgeon.Cette somme représenterait, suivant les déclarations du requérant, la valeur des marchandises qu’auraient vendues, il -y a un certain temps, M.Fownes à M.Vineberg et pour lesquelles il n’aurait pas encore reçu paiement.MORT ACCIDENTELLE Le coroner McMahon a présidé, cê.matin, l’enquête par jury sur le côs de J.Aulote, décédé, hier maun, à la suite d’un accident de chemin de fer, au cours duquel Autote •Ut les deux jambes coupées.Le jury a rendu un verdict de mort accidentelle.VICTOIRE DES“ TROUPES OTTOMANES Constantinople, 9.—Le ministère de la guerre rapporte aujourd’hui que les troupes ottomanes ont enlevé hier, aux Russes, les villes arméniennes de Bitlis et de Musb.LES TEUTONS SE REPLIENT Berlin, 9.—Au sud du Dniester, Ips troupes austro-allemandes se sont retirées derrière la ligne Niz-nioff-Tysmieh-Atsa-Ottynja, annonce le communiqué officiel d’aujourd’hui.-»-« CINQUANTE-SEPT NOUVEAUX DECES New-York, 9.—L’épidémie de paralysie infantile a été sans précédent pendant la période de 24 heures qui s’est terminée à 10 heures, ce matin.Le bureau d’hygiène signale 57 décès et 183 nouveaux c*s.i Paris, 9.—Les Allemands ont dirigé de violentes attaques, la nuit dernière, contre les positions capturées par les Français depuis 2 jours, au nord du bois de Hem.dans la région de la Somme.Toutes ce%.attaques ont avorté.La lutte se continue.Dans la région de Verdun, il y a eu un violent combat, pendant la nuit, autour de l’ouvrage de Thiau-mont.Les Teutons y ont encore pris pied et les Poilus en occupent les bords.Dans le village de Fleury, les Français ont progressé.Dans les environs de Chaulnes, l’ennemi a pénétré dans les lignes des Français, entre Lihon et le chê-min de fer de Chaulnes, mais Ces derniers les ont délogés à la pointe de la baïonnette.Un aviateur français a entrepris, à 8 heures et demie, hier soir, un voyage dans le cours duquel il a franchi 350 kilomètres (217 milles), étant revenu à 11 heures et 55 minutes.Il a traversé les Vosges et la Forêt Noire d’Allemagne.Cet aviateur français a jeté 330 livres de projectiles sur la poudrière de Rottweil-sur-le-Neckar.Il a remarqué deux incendies considérables et plusieurs explosions.A Lunéville, les Français ont abattu'un aviatik.Dans la région de la Somme, six machines ennemies, sérieusement endommagées, ont précipitamment atterri dans leurs propres lignes; Dans la nuit du 8 au 9, d'autres pilotes français ont lancé 44 bombes sur les gares d’Audun-le-Roman, de Longuyon et de Mont-medy, et 88 projectiles sur la voie ferrée à Tergnier et la gare de La-fère.BULLETIN DE PETROGRAD Petrograd, 9.—'Le .ministère de la guerre fait part aujourd’hui de l’occupation de Tysmionitza, par les Moscovites, en Galicie, le long de la rivière Verone.Le 7 août, l’année du général Letchitsky a fait 7,400 prisonniers, dont 3,500 Allemands, et a capturé 63 mitrailleuses.Tysmionitza est situé à environ 8 railles à l’est de l’importante ville de Galicie de Stanislau, le long du chemin de fer reliant Lembérg et Holomea.C’est dans cette région que les Russes ont remporté leur récente victoire, annoncée hier, perçant les lignes des Autrichiens sur un front de 15 milles.BULLETIN DE LONDRES Londres, 9.—‘Communiqué officiel d’aujourd’hui : Dans le voisinage de- Guillemont, il ne s’est pas produit de changement depuis hier.Au nord de Po-zières, nous avons fait une nouvelle avance, à coups de bombes, le long des tranchées de l’adversaire, faisant 25 prisonniers.Dans le saillant d’Ypres, entre le lac de Rellewa'arde et le canal de l'Yser, l’ennemi a violemment bombardé nos tranchées, la nuit dernière.de 10 heures â minuit, et a répandu des gaz sur un large front, en produisant peu d’effet.iL’adver-saire a dirigé quelques attaques partielles mai.s il n’a pu pénétrer dans nos positions.CONFLAGRATION A PERONNE ?Du grand quartier général allemand, via Berlin, 8, et Londres, 9.—Depuis hier, l’artillerie française bombarde l’antique ville de Pèron-ne, et une grande conflagration menace de tout consumer.Déjà des obus tombant d’aplomb sur l'hotel municipal où l'on a transporté les objets d’art les plus précieux dû musée, ont détruit la belle collection de tableaux des maîtres italiens et flamands! En sus, les projectiles ont détruit des collections uniques d’oeuvres en argent allemand du Moyen-Age et en pierres précieuses, des pièces de monnaies celtiques, datant de l’invasion des Romains, et des médaillons.Dans certaines rues, les maisons' ont été réduites en cendres, On doute qu’on puisse sauver les fameuses maisons en bois de Péronne rte la dernière period^ du style gothique, et la cathédrale de Saint-Jean.RAID AERIEN SUR L’ANGLETERRE Londres, 9.— Un comrftuniqué officiel du “War Office” annonce que des dirigeables allemands ont fait, de bonne heure auourd’hui, une incursion sur la côte orientale de l’Angleterre et le littoral sud-est de l’Ecosse.En voici le texte : “Un dirigeable ennemi a passé au-dessus de la côte orientale de l’Angleterre, de bonne heure, ce matin.On rapporte qu’un autre dirigeable a visité la côte sud-est de l’Ecosse.Ils n’ont pas pénétré loin à l’intérieur, mais ont lancé plusieurs bombes dans diverses localités, près du littoral.A plusieurs endroits, des canons antiaériens ont bombardé les visiteurs et les ont chassés des objectifs visés.Les rapports reçus jusqu’à présent indiquent que 3 femmes et un enfant et que 15 per.sonnes ont été blessées.On ne relève aucun dommage ayant une inv portance militaire.Londres, 9.—j- l$es correspondants déclarent que les Zeppelins ont volé à une grande altitude.Us ont été l’objet d’un très violent bombardement de la part des canons spéciaux, ce qui les a contraints de battre précipitamment cnretraite.Un dirigeable a jeté 20 bombes incendiaires et un autre 15, dont quelques-unes sont tombées dans la mer.Gomme lors des récentes incursions, plusieurs projectiles se sont abattus sur des terrains vagues ou dans l’eau.Londres, 9 — Un communiqué qui complète le bulletin antérieur porte que sept: ou huit zeppelins i ont pris part à l’incursion de ce ma-]tin.Ils ont lancé environ 160 bombes, tuant ou blessant 23 personnes.i LES OHOMANS SONT REFOULES Londres, 9.— Les troupes anglaises qui ont défait Ire Turcs clans le voisinage du canal de Suez, les ont refoulés 15 milles à l’est de Katia.Voilà ce que dit un communiqué officiel dont voici le iexte: “Dans un télégramme transmis hier soir à 8 heures et 45 minutes, le commandant en chef en Egypte rapporte que l’on continue à poursuivre l’ennemi, dans la région de Katia.Au nord et à l’ouest, nous avons refoulé'l’arrière-garde olto-mane, tandis; qu’au su-d, le corps impérial des chameliers l’a chassée de ses retranchements, au cours d’une charge impétueuse.Nous avons fait d’autres prisonniers, et l’arrière-garde ennemie s’est repliée sur une ligne pareant au nord et au sud par Birelad, à 15 milles à l’est de Katia.’* UNE LETTRE DE WILSON AU KAISER Londres, 9, — Il appert selon un télégramme de Berlin, que l’ambassadeur américain, M.Gerard, a demandé une audience au kaiser, pour lui remettre une lettre autographe de M.Wilson, dans laquelle le président fait part de ses désirs touchant le ravitaillement en vivres de la Pologne.-On ¦croit que la lettre est très importante au point cia vue politique, bien qu’elle ne contienne pas d’offre de bons offices.M, Gerard ira¦ probablement trouver l’empereur au quartier général.GORITZ N’EST PLUS TENABLE Londres, 9.— Une déqièche de Londres au “Daily News” d’hier soir, dit' “L’occupation de Goritz par les Italiens nous apparaît certaine dans un avenir rapproché, si elle n’a pas encore eut -lieu.La ville n’est plus tenable pour les Autrichiens qui ont abandonne leurs positions et qui ont cherché un refuge dans ries maisons où ils sont cernés.Ils sont cependant incapables de s’opposer à l’avance vu la prise des positions dé l’Isonzo par les Italiens.“Nous avons raison de croire que les Italiens ont déjà pris pied sur le château-fort qui domine la ville.Pendant ce temps, la cavalerie est à la poursuite des Autrichiens qui battent en retraite, et fait beaucoup de prisonniers.L’ENNEMI ABANDONNE SES POSITIONS Londres, 9.— Les troupes auiri-cbiennes, poursuivies par la cavalerie ilalienne, ont abandonné presque toutes leurs principales positions le long de ITsonzo et au secteur Carso, après la perte de la tète du pont de Goritza, annonce une dépêche de Rome.Londres, 9 — Les autorités confirment ici de nouvelles dépêches disant que Goritz est complètement aux mains des Italiens qui ont capturé 10,000 Autrichiens.LA VILLE OU LES ABATTOIRS ?QUI DOIT ETRE TENU RESPONSABLE DE LA SITUATION QUI EST FAITE AUX RESIDENTS DE DELORIMIER?—LES CONTRA TS —LA CIRCULATION DU TRAMWAY.On a beaucoup écrit sur la question des abattoirs depuis quelque temps.C’est en vain cependant que l’on cherche aujourd’hui à savoir quels sont ceux nui ont raison.Il y en a qui disent que la ville, en vertu des contrats qu’elle a accordés à la compagniç, peut forcer cette dernière à déménager ce?malodorants- dieux lares en dehors des limites de la ville sans lui payer d’indemnité.Ils donnent pour raison qu’une compagnie pas plus qu’un particulier, n'a le droit d'exploiter une industrie quelconque qui cause des nuisances aux citoyens.D’autres prétendent que le centrât .dç, 1,885* accordé à perpétuité, engage*îççu.-_jhi'• compagnie à remplir certaines conditions, dont quelques-unes figurent au Règlement 129, mais ils ajoutent qu’elle les remplit parfaitement encore à l’heure actuelle et que la ville ne serait pas justifiable de lüi demander de transporter maintenant ses usines, hors de la ville sans la dédommager.Toutes ces raisons semblent plausibles, disait ce matin le Dr Boucher, mais ce qu’il importerait de faire avant tout ce serait de bien établir la responsabilité des deux parties contractantes, de dire si c’est la ville ou la compagnie quf doit répondre, en vertu des contrats, de l’état de choses intolérable 3ui existe depuis assez longtemps ans deux quartiers de la ville.DUREE DES CONTRATS MUNICI-' FAUX.Lorsque le bureau des commissaires recommandait il y a quelque temps au conseil d’adopter le projet de règlement de la question des usines d’équarrissage, on voyait se lever le-leader de sa banquette et déclarer entre autres choses que la ville n’avait pas droit d’accorder un contrat de jilus de cinq ans sans avoir recours à un référendum ou sans faire amender la charte par la législature.Il s’agissait dans les circonstances du contrat par lequel la ville s engageait à payer vingt ans durant une indemnité annuelle de $40,900 à la compagnie des abattoirs.Ce matin comme ion causait entre avocats, nous avons - entendu émettre l'opinion que la ville pouvait fort bien accorder des .contrats pour la période de temps qu’elle voudrait ; on ne faisait état de la restriction de M.Larivière que poulies contrais aux compagnies de traction et d’éclairage.Pour baser ses déclarations, on s’appuyait sur les Statuts Refondus de la province de Québec.LA CIRCULATION DES TRAMWAYS.D’après un tableau qui nous a été fourni à l’hôtel de ville, on constate une forte diminution de la circulation sur tous les principaux circuits de tramways de la ville.Ceux de Saint-Denis-Windsor arrivent en premier lieu avec une diminution de 20.5 et 20 pour cent dans les deux directions, nord et sud.Viennent ensuite ceux d’Ontario, direction nord, avec 16.6 pour cent; ceux du boulevard Saini-Laurcnt, direction nord, avec 5.8.pour cent; ceux de l’avenue du Parc, direction sud, avec 5 pour cent; ceux de la rue Papineau, direction nord, avec 4.5 pour cent; et ceux d’Outremont, direction sud, avec 2.4 pour cent.-ÿ- MINEURS ENSE- VEUS VIVANTS Wilkesbarre, Pa., 9 — Une explo-sion de grisou, survenue peu après la reprise des travaux, à une heure ce matin, a surpris les quarante mineurs de la mine No 6, de la Cie de charbon Pennsylvanie, à Inkerman.Le cadavre d’un mineur a été ramené à la surface ainsi qu’un mineur blessé.On demeure sans nouvelles des autres mineurs.*¦ * * Fernie, C.A., 9 — Une violente explosion s’est produite à ,1a mine 3, ,à Michel, dans cette province, peu de temps après 2 heures, ce matin.On ignore combien il y avait d’hommes dans là mine et quel a été leur sort.Un convoi a quitté Fernie pour les recourir.-—;-;-«>_;___i__ LE DIFFEREND AME- RICANO-MEXICAIN Washington, 9.— M.Lane, ministre de l’Intérieur, et ie juge Bran-dels, de là Cour suprême, sont deux de; 3 membres iméricains.de la commission mixte qui va entreprendre, ftelfégler les difficultés de fron-tière, qui existe,ni entre le Mexique et les Eiats-Unià.On relèvera plus tard le nom du troisième membre; Où Acheter Demain (Knrtglutni conformément » U loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongcliamp», au Ministère de rAtirleulture.) TEL.EST 4510 Le Magasin du Ptupla 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Des robes lavables pour fillettes N'Olfr JAMAIS ETE VENDUES A AUSSI BON MARCHE ROBES DE .»S A |.25 POUR FILLETTES, guinsan et percale, dessins à enr-ronux ou rayures, très Jolis styles, bon choix de couleurs.Grandeurs 2 CQ à 6 ans.Prix.ROBES DE .98 A 1.49 pour fillettes, en plaid fantaisie et gulngnn, carreaute, toutes les meilleures nuances.Très Jolis styles.Copies de modèles disprn- TIQ dieux.Grandeurs fi à 14 ans.Prix.• " " ^ Angle S.-Catherine et Montcalm RABAIS SPECIAUX 200 douzaines de corsets pour dames, dans les nouvelles formes, et très bien finis.Valeur de 75c et 90c.En vente /tGk demain à.A.5 douzaines de bonnets en caoutchouc pour le bain, style très chic.Valant 75c, pour.ACHETEZ VOS CONFITURES Evitez le trouble de les préparer vous-mêmes.Vous serez assurés d’avoir la meilleure qualité pour le même prix qu’il vous en coûte* rait de les faire si vous achetez 1s marque 4tL, & P.”, Chez votre épicier ou de PELLERIN & MASSON Maison canadienne-française 111 SAINT-TIMOTHEE, ModIimI.Tél.Est 1075-1649 POUR LES ECOLIERS Si vous voulez qu’ils continuent de jouir de leurs va* cances et si vous voulez qu’elles leur soient instructives et profitables, donnez-leur un Brownie.$1.00 A $12.00 s l'arenc.spécial*.J VI DAIIK’DT pharmacien.• £1.XlUDCiK 1 CHIMISTE 1185 SAINT-BENIS, ANGLE MONT-ROYAL.Tél.S.-Louis 811-2899.Le service de mesurer le plue prompt de la ville est a votre disposition de 8 heures a.m., i minuit.Le dimanche, de 8 heures 30 a.m.à 10 heures p.m.AU PRIX COUTANT Ne pensez pas que ce que nous vous offrons à de si bas prix soit de la marchandise endommagée ou démodée.Bien au contraire, nous venons de recevoir ce lot de tapis.La seule et vraie raison, c’est que nous les avons achetés au moment et nous sommes heureux de pouvoir vous les offrir au prix qu’ils nous coûteraient aujourd’hui, si nous étions oblisrés.de les répéter.Notre première journée de vente hier fut un succès.Plusieurs personnes nous ont dit qu’elles ne comprenaient pas comment nous pouvions vendre une carpette en Axminster de 3 x 4 à $23.98, quand dans certains autres magasins on leur demandait $25.00 pour une carpette Tapestry.Et c’est le cas qu’aujourd’hui une carpette Tapestry de 3 x 4 de première qualité se détaille $25.00.Nous continuerons à vendre nos Axminster s $23.98 jusqu’au dernier.A vous d’en profiter.Palais de l’ameublement AN6LE S.-CATHERINE «71 477 RUE STECATHER1NE EST ET S.-ANDRE Exposition des nouveautés d’automne Notre nouvel assortiment de meubles, tapis et draperies d'automne se trouve au complet.Nous avons disposé nos différentes salles d'échantillons de façon à donner un coup d’oeil aussi agréable qu’intéressant.Cette exposition vous démontrera surtout les progrès énormes accomplis par nos manufacturiers canadiens dans les lignes des ameublements de maison.En plus les prix sont très modérés comme vous pourrez en Juger par vous-mêmes.Venez et vous trouverez certainement un plaisir à contempler le plus bel assortiment de meubles de styles de Montréal.Tél.Est 7330-7331.637-39 EST SAINTE-CATHERINE, angle Beaudry, Montréal.QUALITE — DESSIN — FINI IL AVOUE SA CULPABILITE PRISONNIER IRLANDAIS ELU PRESIDENT Londres, 9 — Le professeur John MacNeil, président des volontaires du Sinn Fein, qui subit la peine de-l’emprisonnement à vie pour avoir, pris part à la rébellion de Dublin, a été élu hier président de la Ligue gaélique, porte une dépêche de Dublin à l’“Exchange Telegraph Company”.Le professeur succède au Dr Douglas Hyde qui a été son président depuis sa formation, en 1893.Ernest Varin, arrêté hier pour avoir eu en sa possession de faux billets de banque de $5, a comparu devant le juge Bazin, ce malin.Il a avoué sa culpabilité et a dit au juge qu’il avait trouvé ces billels et qu’il avait essayé de les mettre, en circulation croyant qu’ils étaient bons.L’examen volontaire aura lieu demain.ABATTU AU COURS D’UN ENGAGEMENT Berlin, 9 — L’amirauté autrichienne annonce qu’au cours d’un engagement à une altitude d’environ 9,000 pieds, au-dessus du golfe de Trieste, le lieutenant d’aviation Ben-fieid a abattu, le 6, un gros avion italien, qui est tombé près de Sistia- ' nia.LES HONORAIRES DE M.H0RW00D Winnipeg, !i.—,A ia reprise du procès des' ex-«ninistres, ce matin, les avocats de la couronne ont produit un document du procureur-général Hudson uu sujet des honoraires payés à M.V.Horwood, coira-me “témoin expert dans te procès de Roblin, Kelly et autres, à raison de $4.00 par jour.” Depuis les pruniers jours de son témoignage devant la commission des comptes publics jusqu au 13 juin 1916, la somme de $1.300 lui a été payée par le procureur-général ou chapitre des “dépenses incidentes.” - DECES POUR EMPECHER UN EMPIETEMENT Le juge Coderre a accordé, ce matin, en Cour de pratique, la roquèie de MM.Isaïe Desehamps, marchand, et Octave Bélisle, cultivateur, tous deux de Sainte-Agathe, contre M.Joseph Cloutier.Les requérants demandaient I e-«nission d une injonction interlocutoire pour empêcher le défendeur de commettre aucun empiètement sur les terrains Nos 1 et 2, du septième rang du canton Boyer, dh-trict d’Ottawa.La requête a été accordée, tous frais réservés.MARSOLAIS.— A Saint-Alexis, Co.Mont-ealm, le 8 août 1910, à l’Aftc de 23 ans, est décédé Raoul, fils de Gustave Marsolais.Les funérailles auront lieu jeudi le 10 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, à 9 heures, pour se rendre à l'église paroissiale, et de là, au cimetière paroissial, lieu de In sépulture.Parents et amis ont priés d’y assister sans mitre invitation.DECES A MONTREAL BERLINGUETTE, Roger, 4 ans, enfant de Dollard Rerlinguette, manchonnier, rue Par-thennis.1430.BISSON, Albérlc, 71 ans, journalier, rue Sainte-Catherine, est, 1281.BOISCLAIR, Henri, 43 ans, plâtrier, Ave.Henri-Julien, 859.ÏJlSSEAl’, Jean-Paul, 1 mois, enfant de Armand Russeau, peintre, rue Royer, 2279.CORRKIL, J.Albéric, 1 mois, enfant de.Avila Corbeil, gantier, rue Christophe-Colomb, 3157.CROISETIERE, Delvina 48 ans, rue Saint-Germain, 73.FRANCOEUR, Aimé, 1 an, enfant de OHer Francoeur, polisseur en métal, rue de Courre!les, 154.LANGLOIS, Roméo, 4 mois, enfant de Alexandre Langlois, menuisier, rue Bovcr, 2211.LAIIZON.Charles, 59 ans, commis, rue Reaudry, 213.LORTÏE, Yvette, 3 mois, fille dr Romuald Lortie, journalier, rue .Toilette, 409.MA ROIS, Pierre, 45 ans, cordonnier, rue Wurtele, 487.MASSON, Hyacinthe, 21 ans, agent, enfant de Charles Masson, rue Saint-Charles.210.PAPINEAU, Josephnt, W mis, barbier, rue Savoie, 50.PERRON, HenrL 3 moisi, enfant de Ferdinand Perron, journalier, rue Davidson, .359.RANGER, Antoine, fi mois, enfant de Noé Ranger, journalier, rue Montcalm, 641.SARRAZIN, Marie Beauchamp.G9 ans, épouse de Sévère Sarrnz’n, menuisier, rue Mon sabrée, 590.VIAU, Angèle Carrière, veuve de Augustin Vian, rentier, 94 ans, rue Coloniale, 540.VÎAU.Joseph, C4 aust machiniste, rue Kerri, o09.I
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