Le devoir, 28 octobre 2000, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LES S A M E I) I 28 ET DI M A N (' H E 2 !» O C T O B K E 2 O O O a r> LES ACTUALITES EN BREF Du maïs StarUnk au Canada Toronto (PC) — La compagnie américaine Mission Foods, dont certains produits font l’objet de rappel à cause du mais StarUnk, a reconnu jeudi que le mais en cause s’était retrouvé d’une manière ou d’une autre dans ses produits distribués au Canada.La compagnie a cependant retiisé d’identifier quelles étaient les marques des produits comportant l’ingrédient litigieux, non identifié sur les emballages.Ce maïs transgénique n’a pas été jugé propre à la consommation humaine parce que des questions demeurent sans réponse quant à la possibilité qu’il soit la cause d’allergies.11 est permis de s’en servir afin de nourrir les bêtes aux Etats-Unis, mais pas au Canada.Le Conseil des Canadiens en a profité pour presser les magasins d’alimentation et les producteurs d’aliments à cesser de faire usage d’ingrédients génétiquement modifiés, alors que vient d’être annoncé le rappel de tacos de fabrication américaine vendus au Canada sans autorisation.PdA: des techniciens poursuivis (Le Devoir) — La Place des Arts a déposé hier une poursuite de 363 242 $ pour vandalisme contre un groupe de ses anciens techniciens syndiqués.Dans cette poursuite, la Place des Arts leur reproche notamment d’avoir répandu de l’urine de mouffette à l’intérieur de l’une de ses salles de spectacle.Québec cède devant les juges (Le Devoir) — Le gouvernement Bouchard cède devant les juges provinciaux.Québec n’a pas l’intention d’en appeler du jugement rendu cette semaine par la Cour d’appel, qui confirme le droit des juges à des augmentations de salaire.Les juges de la Cour du Québec et leurs collègues de la Cour municipale à Laval, Montréal et Longueuil, obtiennent une hausse rétroactive de 16,5 % pour 1998, en conformité avec les recommandations du rapport Bis-son.L’Assemblée nationale avait déjà accordé des ajustements de 2 % en 1999 et de 2 % cette année.Cela revient à dire que le salaire moyen d’un juge passera de 122 800 $ à 137 300 $ par an.Défilé de l’Halloween Un défilé monstre force la fermeture de l’avenue du Mont-Royal, entre du Parc et de Lorimier, dès 18h aujourd’hui.Toute circulation est interdite.Le public est invité à participer au premier Cortège de la grande sorcière dès 19h30.Le déguisement est de mise.Grève au port de Montréal La CSN et la FTQ sont à couteaux tirés Jeunes en difficulté ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La grève des camionneurs au service intermodal du Port de Montréal depuis dimanche sert de toile de fond à un nouveau conflit intersyndical dans le secteur entre la CSN et la FTQ.Les accusations de pratiques déloyales, de collaboration avec les patrons et de mensonges ont fusé de part et d’autre hier, au cinquième jour du blocus illégal du port et de certaines entreprises de camionnage par le Syndicat national du transport routier (SNTR-CSN).Selon ce dernier, son concurrent de la FTQ, le Syndicat des Teamsters, se serait rendu coupable, avec la complicité des employeurs, de maraudage auprès de certains camionneurs des quelque 40 compagnies en grève.On l’accuse d’avoir fait signer, à la compagnie Hervé Lemieux Transport, de Montréal, des cartes d’adhésion à des camionneurs engagés pour remplacer d’autres camionneurs congédiés en début de semaine à cause de leur participation à la grève.On affirme également que les employés d’une autre compagnie, Transpel Transport, de Boucherville, auraient été convoqués à une assemblée d’information des Teamsters par nul autre qu’un représentant de l’employeur.La CSN et la FTQ n’en sont pas à leur premier accrochage dans le domaine du camionnage.Uhiver dernier, les deux centrales syndicales s’étaient affrontées sur la meilleure stratégie à adopter pour protéger notamment les droits des camionneurs indépendants.«De telles pratiques syndicales doivent être dénoncées parce qu'elles ne servent qu’à réduire la portée d’une lutte qui s'avère très difficile dans l’industrie du camionnage», a déclaré par communiqué le vice-président de la CSN, Roger Valois.«C’est un coup de co- Accusations de pratiques déloyales, de collaboration avec les patrons et de mensonges chon de la part d’un syndicat de scabs», a crûment résumé le porte-parole du SNTR dans le dossier, John David Duncan, avant de se mettre à la tète d’un convoi de camions qui, hier, a fait la tournée de quelques-unes des compagnies en grève.Cinglante réplique La réplique n’a pas été longue à venir.Le président de la FTQ, Henri Massé, et le président canadien du Syndicat des Teamsters ont immédiatement qualifié les accusations de la CSN de «véritable tissu de mensonges».«On n 'accepte pas que la CSN mette sur le dos de la FTQ et des Teamsters ses propres ratés dans le port de Montréal», a lancé Henri Massé.En ce qui concerne la compagnie Hervé Lemieux Transport, a-t-on précisé, ce ne sont pas quelques dizaines de briseurs de grève qui auraient demandé, mercredi, leur affiliation aux Teamsters mais environ 80 % de ses 200 camionneurs.Quant au soi-disant représentant de l’employeur de Transpel Transport qui aurait convoqué, jeudi, les chauffeurs de la compagnie lors d’une assemblée syndicale, a-t-on poursuivi, son nom est Jean Hardi, camionneur depuis une trentaine d’années, dont sept à l’entreprise de Boucherville.«Le vrai problème au port de Montréal, estime Henri Massé, c’est que la CSN n’est pas allée chercher la véritable adhésion des camionneurs.» Il en veut pour preuve le fait que seulement 400 camionneurs sur les 1200 touchés ont voté lors de l’assemblée qui a décidé le déclenchement de la grève.«Les camionneurs nous disent qu’ils n’ont pas été consultés, a poursuivi M.Massé.Lorsque la CSN pourra nous démontrer qu'ils sont majoritaires dans les entreprises, on n'ira pas les déranger dans leur stratégie.» Mais d’ici là, on se promet bien, à la FTQ, de poursuivre la campagne d’accréditation.Viaduc du Souvenir La police de Laval dément avoir recommandé des accusations L’enquête sur l’effondrement du viaduc ne serait toujours pas terminée La situation demeure sérieuse malgré les améliorations NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — La situation des jeunes en difficulté s’est améliorée depuis quelques années mais elle demeure sérieuse.Il reste encore 546 jeunes en attente de placement après leur évaluation par la Direction de la protection de la jeunesse.La situation est meilleure qu’en 1987, où le nombre de jeunes en attente atteignait 3496, mais tout n’est pas réglé.Uniquement dans la région de Montréal, il faudrait quelque 920 professionnels additionnels au sein des CLSC pour prévenir l’apparition de problèmes dans les jeunes familles avant qu’ils ne dégénèrent au point d’hypo-théquer le développement des jeunes.Blâme L’étude de la Régie régionale de la santé de Montréal-Centre qui arrive à cette conclusion a été déposée hier devant l’Assemblée nationale, à l’occasion d’une interpellation demandée par le député de Nelligan, Russell Williams.Le député Williams en a profité pour blâmer le gouvernement, estimant qu’on fait trop peu pour les jeunes en difficulté.Il évalue à 24 millions de dollars les besoins uniquement pour accélérer l’évaluation et augmenter le placement des jeunes signalés à la protection de la jeunesse.Le député libéral réclame que les centres d’accueil pour les jeunes en difficulté ne soient pas soumis à l’application de la loi 107, qui interdit les déficits budgétaires dans les établissements publics.Le ministre responsable de la Protection de la jeunesse, Gilles Baril, a fait valoir de son côté que 16 millions de dollars avaient été réinvestis cette année pour aider les Centres jeunesse.Un des programmes dont il est le plus fier est un nouveau programme de 22 millions de dollars par lequel 3000 jeunes enfants par année nés dans des conditions difficiles seront suivis de près au cours de leur vie préscolaire (0-6 ans) afin d’éviter qu’ils ne deviennent des candidats éventuels pour la Protection de la jeunesse.«C’est un projet préventif puissant, important, qui va permettre d’agir de façon ciblée sur ces jeunes», a dit le ministre Baril.Centres de traitement Enfin, des centres de traitement de la toxicomanie ont été ouverts pour les jeunes, notamment à Saint-Damien-de-Belle-chasse et à Saint-Célestin-de-Ni-colet.Un projet est également en préparation à Kuujjuaq pour les jeunes autochtones dépendants de la drogue.Le député de Papineau, Norman MacMillan, a mis en évidence pour sa part les difficultés du Centre jeunesse de l’Ou-taouais.Il a fallu y déménager des jeunes afin de faire de la place pour une jeune fugueuse en grand danger, a raconté le député de Papineau.Encore là, le manque de fonds est la cause principale des problèmes qui se posent.LE DEVOIR La police de Laval a démenti officiellement hier la nouvelle voulant qu’elle ait recommandé que des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort soient portées contre des personnes qui travaillaient à la construction du via-duc du Souvenir, qui s’est effondré le 18 juin sur l’autoroute 15.Contrairement à ce que rapportait hier le quotidien La Presse, a déclaré le Service de protection des citoyens de Laval, l’enquête sur l’effondrement du viaduc ne serait toujours pas terminée et n’a, par conséquent, pas encore permis de formuler quelque accusation criminelle que ce soit à l’encontre de personne physique ou morale.En fait, devant la complexité de l’enquête, le Département de police de Laval a même demandé qu’un procureur de la Couronne soit nommé au dossier afin d’en éclaircir les divers as- pects juridiques.«Cette mesure est normale dans les circonstances, a-t-on précisé par communiqué, et ne permet pas de conclure à des accusations criminelles.» Rappelons que le mandat confié à la police de Laval, à la suite de cet accident qui a coûté la vie à une personne, comporte deux volets.En plus de son enquête criminelle, le service de police doit apporter son aide à une enquête publique présidée par le coroner Gilles Perron./T Nathalie ELLIOTT mon premier dictionnaire français illustré k il 92 pages-35$ 4e tirage.Les Éditions GUÉRIN En uenie dans louies les iimnes ;• - (514)842-3481 S Vaste sélection à partir de ^ants sut ot ^ Sondage Léger & Léger 4 années consécutives le Parchemin D E P U 19 6 6 Place des Arts, 175 rue Ste-Catherine Ouest, (514) 849-8333 Métro Berri-UQAM, 505 rue Ste-Catherine Est, (514) 845-5243 ^ w Etes-vous sur la liste?Afin d’assurer que vous êtes inscrit sur la liste électorale - pour voter le lundi 27 novembre 2000 - Élections Canada vous enverra par la poste : • un dépliant d’information.Vous y trouverez tous les renseignements nécessaires pour voter le jour de l’élection ou pour vous inscrire et voter avant le jour de l’élection; • votre carte d’information de l’électeur.Elle confirme que vous êtes inscrit sur la liste électorale et vous indique où et quand voter.Vérifiez votre courrier pour voir si vous avez reçu ces documents.Les Canadiens à l’étranger peuvent voter.Si des parents, amis ou employés sont à l’étranger, indiquez-leur le site Web d’Élections Canada, où ils trouveront comment s’inscrire et voter.Pour obtenir d’autres renseignements dès maintenant, visitez notre site Web (www.elections.ca).Si vous connaissez quelqu’un qui a de la difficulté à lire, veuillez lui expliquer le contenu de cette annonce.To obtain this information in English, call 1 800 463-6868.C’EST VOTRE AVENIR.ÊTES-VOUS PRÊT À VOTER?Élections Canada est l’organisme non partisan chargé de la conduite des élections et des référendums fédéraux t \ LE DEVOIR.LES S A M E DI 2 H E T I) I M A N C H E 29 (MT O B R E 2 O O 0 A 7 ELECTIONS 2000 Démission de libéraux pro-Martin dans Rimouski Chrétien aussi doit composer avec des militants récalcitrants Les publicités libérales mettent Paul Martin en vedette ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Rimouski — Le président démissionnaire de l’Association du Parti libéral du Canada de la circonscription de Rimouski-Nei-gette-et-la Mitis, Réal Tremblay, a critiqué vertement, hier, le chef libéral Jean Chrétien, l’accusant de réduire à néant les chances du PLC dans le comté.Au cours d’une conférence de presse, le militant libéral Réal Trem-blay s’est vidé le cœur.Vendredi dernier, M.Tremblay et quatre autres membres de l’association libérale fédérale du comté ont annoncé leur démission en bloc.«Pour que le Parti libéral du Canada gagne dans Rimouski, c’est clair que ça prend un nouveau chef et me nouvelle orientation, a livré M.Tremblay.Ces libéraux dépités ont cherché à imposer leur candidat, pro-Martin celui-là, pour s’opposer à la députée bloquiste Suzanne Tremblay, qui jouit, selon les évaluations, d’une forte longueur d’avance.Leur conférence de presse coïncidait avec le dépôt du bulletin de candidature de Réal Marmen, le candidat imposé par la direction du PLC.Pour appuyer ses dires sur l’importance d’un changement de leadership, l’ex-président de l’association de comté, Réal Tremblay, a dévoilé un sondage maison qui indique que 73 % de la population locale ne veut plus de l’ingérence du gouvernement fédéral dans la région de Rimouski.Publicité Comme pour donner en partie raison au militant Tremblay, les premières publicités télévisées du Parti libéral au Québec font une large place au ministre des Finances, Paul Martin.Dans une de ces publicités, on voit le premier ministre Jean Chrétien discuter avec M.Martin alors que tous deux se promènent dans un parc où jouent des enfants.Le ministre des Travaux publics et ministre en charge de l’organisation politique libérale au Québec, Alfonso Gagliano, a déclaré qu’il ne fallait pas s’étonner de cette présence.«M.Martin est le ministre des Finances, il est responsable de la politique fiscale, économique et monétaire, a-t-il fait valoir.C’est le ministre le plus près du premier ministre.» M.Gagliano a rencontré les médias hier matin pour faire le bilan de la première semaine de campagne électorale au Québec et pour présenter les premières publicités télévisées.Il a indiqué que tous les candidats libéraux au Québec avaient été choisis et que près de 10 % d’entre eux provenaient des rangs conservateurs.On compte d’abord les députés André Harvey, David Price et Diane Saint-Jacques, qui ont récemment quitté le Parti conservateur pour se joindre aux libéraux.Il faut aussi compter l’ancien ministre conservateur Guy Saint-Julien et l’ancienne députée conservatrice Lise Bourgault.Enfin, l’ancienne journaliste Carole-Marie Allard, qui se présente dans Inval-Est, avait aussi été identifiée aux conservateurs.Avec la Presse canadienne ¦ ‘i I Au Nouveau-Brunswick Le chef libéral défend « la famille canadienne-française » REUTERS Aline Chrétien jette un coup d’œil à son mari, le premier ministre Jean Chrétien, dont on aperçoit l’ombre.HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Moncton — Accusant les souverainistes de vouloir laisser tomber les francophones hors Québec, le premier ministre Jean Chrétien a promis hier de défendre les Acadiens et les francophones de l’extérieur du Québec.Lors de visites à Scoudouc et à Moncton, le premier ministre Chrétien a tenté de marquer des points chez les Acadiens en rappelant les engagements des libéraux et en agitant le spectre d’un nouveau référendum sur la souveraineté.Il a d’abord accusé le Bloc quG bécois de cacher son option souverainiste pendant la campagne électorale.Puis, se contredisant, il a ajouté que le Bloc voulait «nous rasseoir sur la chaise du dentiste» et faire «souffrir» les Acadiens avec sa «perceuse référendaire».«La famille canadienne-française est là pour rester», a-t-il déclaré devant quelques centaines de personnes à Moncton.«C’est pourquoi nous nous sommes battus pour le bilinguisme, c’est pourquoi nous avons inscrit les droits aux francophones hors Québec d'avoir leurs écoles françaises partout au Canada, parce que notre fierté française, canadienne-française, est là pour rester, et nous allons continuer à nous battre.» «Quand je pense qu’il y en a qui sont prêts à laisser tomber les francophones hors Québec! Moi, je pense que ce qui fait la force du Canada, l’image du Canada, c’est que nous avons été capables de vivre entre francophones et anglophones avec deux langues officielles dans le respect les uns des autres.Et c’est ça le futur, mes chers amis.» Soulignant qu’il a des «convictions profondes» au sujet du bilinguisme et des droits des minorités francophones, il a invité les Acadiens à donner un «mandat au Parti libéral» pour continuer «à bâtir le pays».Rappelons que la commissaire aux langues Dyane Adam a toutefois fortement critiqué le gouvernement dans son dernier rapport annuel, parlant d’un «recul du bilinguisme et d’une performance inacceptable des libéraux» à ce chapitre.M.Chrétien a été applaudi chaleureusement pendant plusieurs minutes.Pour remplir une salle à moitié vide, les libéraux étaient allés chercher du renfort dans une école secondaire située juste à côté.« Cadavres encore chauds » Il a qualifié «d'ignobles» les déclarations passées de l’auteur souverainiste québécois Yves Beau-chemin.Ce dernier avait traité les minorités francophones vivant à l’extérieur du Québec de «cadavres encore chauds».«Je vois par vos applaudissements que celui qui a écrit cette fameuse phrase absolument ignoble [voulant] que les francophones hors Québec étaient presque morts, qu’il fallait constater leur décès, il a eu terriblement tort», a lancé M.Chrétien.Plus tôt dans la journée, M.Chrétien est allé donner un coup de pouce électoral à Dominic Le-Blanc, le fils de l’ex-gouverneur général Roméo LeBlanc, qui se présente dans Beauséjour-Petitco-diac, l’ex-comté de M.Chrétien de 1990 à 1993.L’actuelle députée, Angela Vautour, une néo-démocrate, est passée chez les conservateurs.Selon l’ex-premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, Camille Thé-riault, M.LeBlanc a de fortes chances de l’emporter cette fois.A la lumière d’un nouveau sondage Globe and Mail-CTV sur les intentions de vote, qui montre un léger glissement des libéraux de 52 à 45 % et une remontée de 20 à 28 % pour l’Alliance canadienne, les libéraux ont décidé de ne faire qu’un seul arrêt, à Moncton, et de retourner à Ottawa.Les événements à Québec ont été reportés à aujourd’hui.Le programme libéral sera rendu public mercredi à Ottawa.:: k A moi de veiller à mes intérêts.sans obligations.» À la recherche de souplesse ?Optez pour l'Épargne rachetable Desjardins : • encaissable en tout temps sans frais ni pénalité; • taux avantageux ; • investissement au comptant ou par versements périodiques.À la recherche d'un rendement supérieur?Choisissez le DUO Desjardins constitué d'une Épargne à terme Gestion active et d'une épargne à terme conventionnelle: profitez d'un taux supérieur garanti sur la moitié de votre placement investie dans l'épargne à terme conventionnelle (terme de 5 ans) ; 6,5 %! • profitez du potentiel de rendement supérieur des marchés internationaux pour l'autre moitié investie dans l'Épargne à terme Gestion active Desjardins** (terme de 5 ans) ; • investissement minimal de 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listes de numéros de téléphone résidentiels par la méthode du hasard systématique.À partir de 1631 numéros de téléphone valides, 1008 entrevues ont été complétées permettant d’obtenir un taux de réponse de 61,8 %.¦ Toutes les entrevues ont été réalisées à partir de Montréal du 15 au 26 octobre 2000.En retenant un seuil de confiance de 95 %, la marge d’erreur statistique maximale d’un tel sondage est estimée à plus ou moins 3,1 %, dans 19 cas sur 20.Pour obtenir le sondage.En vertu de la loi électorale, toute personne peut obtenir un exemplaire de ce sondage en nous faisant parvenir sa demande, par courrier, au 2050, de Bleury, Montréal, H3A 3M9.Cette demande doit être accompagnée d’un chèque visé ou d’un mandat-poste au montant de 9 $.Les questions du sondage 1.Souhaiteriez-vous que la campagne électorale fédérale accorde une priorité au partage des pouvoirs entre le fédéral et les provinces ou à l’utilisation des surplus budgétaires?Partage des pouvoirs — 38,5 Surplus budgétaires — 55,2 Pas de réponse — 6,3 2.Diriez-vous que les positions politiques défendues par Jean Chrétien sont semblables ou différentes à celles que défendait autrefois Pierre Elliott Trudeau?Semblables — 38,7 Différentes — 40,5 Pas de réponse — 20,8 3.D’après vous, est-ce que la vague de sympathies suscitée par le décès de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau va favoriser la réélection du Parti libéral aux prochaines élections?Oui —40,6 Non —54,5 Pas de réponse — 4,9 4.À votre avis, le Parti libéral aura-t-il le nombre de députés suffisant pour former un gouvernement majoritaire à la Chambre des communes?Oui-58,2 Non —24,7 Pas de réponse —17,1 5.L’Alliance canadienne propose d’uniformiser les impôts à 17 % pour tous ceux qui gagnent moins de 100 000 $ et à 25 % pour tous ceux qui gagnent plus de 100 000 $.Cette proposition vous paraît-elle réaliste?Oui — 36,8 Non —57,1 Pas de réponse — 6,1 6.Cette proposition de l'Alliance canadienne aurait-elle pour conséquence de mieux distribuer la richesse entre les riches et les pauvres ou d’accentuer l’écart entre les pauvres et les riches?Mieux distribuer la richesse — 29,6 Accentuer l’écart — 55,9 Pas de réponse — 14,5 7.Personnellement, êtes-vous pour ou contre cette proposition de l'Alliance canadienne?Pour — 34,0 Contre — 49,1 Pas de réponse —16,9 8.À votre avis, dans le contexte actuel de la politique fédérale, la présence du Bloc québécois à Ottawa est-elle toujours pertinente?Oui — 55,8 Non —34,6 Pas de réponse — 9,4 9.S’il y avait des élections fédérales aujourd'hui, pour quel parti politique voteriez-vous?Le Parti libéral du Canada — 36,7 Le Bloc québécois — 36,4 Le Parti conservateur —3,5 Le Nouveau Parti démocratique — 2,9 L’Alliance canadienne —5,0 Autre parti — 0,6 Ne voterait pas/annulerait, Ne sait pas, Pas de réponse — 14,9 Sondage Sondagem-Le Devoir-CKAC Le Bloc reste pertinent LE DEVOIR Dans le contexte actuel de la politique fédérale, une majorité claire de Québécois estime que la présence du Bloc québécois à Ottawa est toujours pertinente.Par contre, les propositions de l’Alliance canadienne dirigée par Stockwell Day, en faveur d’une échelle fiscale à deux taux, ne passent pas la rampe.Selon une enquête Sondagem-Le Devoir-CKAC (voir méthode ci-contre), 56 % des Québécois interrogés croient en la pertinence du parti dirigé par Gilles Duceppe à Ottawa, 35 % répondent non à la même question tandis que 9 % n’expriment aucune opinion.Les deux tiers des francophones approuvent la présence du BQ sur la scène fédérale.Le Bloc recueille ses appuis les plus forts chez les chômeurs et les étudiants.Rappelons que, lorsqu’il a été créé dans la foulée de l'échec de l’Accord du lac Meech, le Bloc québécois devait être un parti temporaire, dévoué à la souveraineté et à la défense des intérêts du Québec.Le Bloc, qui a formé l’opposition officielle à Ottawa de 1993 à 1997, en est à sa troisième campagne électorale.Cette semaine, le chef libéral Jean Chrétien a raillé le Bloc, estimant que ce parti qui devait être temporaire était dépassé, n’avait plus rien à dire et que les Québécois perdaient leur temps à voter pour ses candidats.Or 43 % des répondants qui s’apprêtent à voter libéral croient que la pré- Prenez le train # pour la Syrie via Québec.Douze mille ans d'histoire et de civilisation à travers les richesses et les trésors de la Syrie.Un voyage magnifique par-delà les frontières et les cultures proposant plus de 400 trésors et trouvailles archéologiques.Jusqu'au 7 janvier 2001, découvrez vos origines au Musée de la civilisation dans le Vieux-Port de Québec et profitez de l'occasion pour vous dépayser dans l'un des endroits pittoresques de la région.www.regiondequebec.com - te* ' ÜÜJL-histQire d'qmQUr! 1-877-BONJOUR poste 673 Ml SI I DI I \ (il VU ISA MON Le Musée de la civilisation est subventionné par le mtmstére de la Culture et des Communications.85, rue Dalhousie Québec, CANADA.G1K 7A6 (418) 643-2158 www.mcq.org Le musée est fermé le lundi.Lemoscior est réalisée en coliatioraiior avec le ministère de la Culture.Direction générale des antiquités et des musées de la République arabe syrienne Forfait Charmant : Culture & Gastronomie Découvrez le Vieux-Québec Un seul tarif, tout inclus ! • 1 nuitée à l’hôtel de votre choix (.chambre régulière) • 1 déjeuner complet • 1 souper gastronomique (5 services) dans l’un des restaurants participants : • Le Louis-Hébert • Les Anciens Canadiens • Le Ciccio Café • Le stationnement, les taxes et les pourboires sont inclus.Incluant un billet d’entrée pour l’exposition Syrie, Terre de civilisations au Musée de la civilisation • 92, lutr iH'i'siimie eu na ii/iiiliiui tloiiblc niinim mi 2 nu Us les ireelt-eiuf C- jours fériés Valide jusqu'au 7 janvier 2001 Non disponible le 31 décembre 2000 1220, Place George-V Ouest (Coin Grande-Allée) CHÂTEAU LAURIER Québec (Québec) GIR 5B8 16, rue de la Porte Québec (Québec) GIR 4M1) 661, rue Grande-Allée Est Québec (Québec) GIR 4K4 Renseignements et réservations : 1.877.999.9625 www.vieux-quebec.com 5‘10$ DE RABAIS ECONOMIE PLUS I Applicable à l’achat de votre prochain billet de train.5$ 10* DE RABAIS • Ce certificat vous donne droit à un rabais de 5 $ à l’achat d’un billet de train de 25 $ à 74,99 $ ou à un rabais de 10 $ à l’achat d’un billet de train de 75 $ ou plus, taxes en sus.• Offre valide pour votre prochain voyage aller-retour entre le 28 octobre 2000 et le 31 mai 2001 (à l'exception de la période du 15 décembre 2000 au 2 janvier 2001 et de la période du jeudi au lundi de Pâques).• Ne peut être combiné à aucun autre bon-rabais.• Ce certificat (original seulement) doit être remis au moment de l’achat à votre agent de voyages ou à n’importe quelle gare de VIA Rail Canada.• D’autres conditions peuvent s’appliquer.VIAnet TC 9431 Galileo/Apollo Promo 9431 S*VIA/FPROMOS Sabre Promo 9431 Y/RAUVRR/FPROMOS Worldspan Promo 9431 GWTS VIA FPROMOS Communiquez avec votre agent de voyages ou VIA Rail Canada au I 888 VIA RAIL (I 888 842-7245) m ATS I 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qu’elle aurait pour effet d’élargir l’écart entre les riches et les pauvres (contre 30 % qui pensent qu’elle permettrait de mieux répartir la richesse).Et 49 % rejettent personnellement cette proposition (34 % l’approuvent et 17% n’expriment aucune opinion).Pourtant, 38 % des répondants qui s’apprêtent à voter pour l’Alliance sont en désaccord avec cette proposition.Lors de son mini-budget préélectoral, le ministre des Finances, Paul Martin, a au contraire augmenté à quatre le nombre de taux d’imposition pour rendre l’échelle plus progressive (16 % pour les moins de 31 000 $, 22 % pour les contribuables gagnant entre 31000 et 61 000 $ par an, 26 % pour ceux gagnant entre 61 000 et 100 000 et 29 % pour les 100 000 et plus).Clark dénonce l’intolérance de l’Alliance PRESSE CANADIENNE Calgary — Joe Clark a entrepris la bataille ardue qu’il devra livrer dans sa circonscription de Cal-gary-Centre en dénonçant le commentaire d’un membre de l’Alliance canadienne à l’encontre d’un candidat conservateur homosexuel.Jeudi soir à Toronto, un membre de l’Alliance canadienne, Kevyn Nightingale, a déclaré publiquement à un candidat conservateur gay, Randall Pearce: «Statistiquement, vous êtes un déviant.» Ce commentaire démontre que l’Alliance canadienne a des vues étroites, a déclaré Joe Clark hier lors d’un déjeuner réunissant des gens d’affaires de Calgary.Quelles que soient les prétentions de l’Alliance canadienne, a-t-il ajouté, «il ressort constamment de ses actions et de ses déclarations qu’il est un parti aux vues très étroites.Il n’unirait pas les Canadiens, il les diviserait».Les conservateurs tirent de l’arrière dans Calgary-Centre, où M.Clark affronte un député de l’Alliance, Eric Lowther.M.Clark dit espérer que les électeurs «voudront travailler avec le leader d’un parti national qui aura m rôle très influent au Parlement, peut-être comme leader du gouvernement».McDonough choisit la même cible PRESSE CANADIENNE Regina — Les politiques de l’Alliance canadienne sont basées sur la haine, les reproches et l’égoïsme, une attitude mesquine qui ne reflète pas les valeurs de la plupart des citoyens canadiens, a affirmé la leader du NPD, Alexa McDonough.Mme McDonough, qui a dirigé ses attaques contre les libéraux pendant presque toute la première semaine de la campagne électorale fédérale, a changé de cible hier, alors qu’elle visitait une ferme céréalière en Saskatchewan.Les politiques de l’Alliance ne reposent que sur une question: «Je pense à moi, rien qu’à moi, et tant pis pour tous les autres», a déclaré la leader du NPD.L’Alliance canadienne, comme son prédécesseur, le Parti réformiste, menace sérieusement le NPD en Saskatchewan, ainsi que dans d’autres régions de l’ouest du pays.Il y a un an, le premier ministre néo-démocrate, Roy Ro-manow, a failli perdre le pouvoir et s’est retrouvé dans un gouvernement minoritaire lorsque les électeurs ont décidé de se ranger du côté de l’Alliance canadienne.1 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 S ET DI M A N C H E 2D O C T 0 H R E 2 0 0 II i l 1 Ma non Cornellier ?La joue tendue Le chef de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, a fait un pari osé: faire campagne en s’en prenant avant tout au bilan de ses adversaires plutôt qu’à leur personnalité.Il répète sans cesse que son programme en est un de respect, y compris envers ses opposants.Les libéraux, eux, ne s’embarrassent pas de pareils scrupules, surtout dans leurs communications avec les médias.Une partie de cette campagne, comme ce fut le cas en 1993 et en 1997, se fait à coup de communiqués envoyés en rafale aux journalistes, question d’attirer leur attention sur les erreurs commises quelques heures plus tôt par les équipes adversaires.Du côté libéral, on en a presque exclusivement pour Stockwell Day.On cherche de toute évidence à miner sa crédibilité personnelle avant qu’il ne soit trop bien connu.L’équipe de francs tireurs réunie dans le «war room» du quartier général suit M.Day à la trace afin de le prendre en défaut.Rien n’est trop puéril à leurs yeux.Aussitôt pris, aussitôt dénoncé au moyen d’un communiqué truffé d’accusations parfois sans nuances.On l’accuse d’avoir un penchant pour les «inventions chroniques», on indique qu’il tend à «falsifier son curriculum vitae», à «broder de manière flagrante [.] son bilan», au point de «se demander s’il est capable de ne pas faire d’erreurs».L’Alliance a son «war room» où des recherchistes s’emploient à répliquer aux «demi-vérités» et aux «mensonges» libéraux.L’essentiel de leur travail cependant est consacré à rectifier les allégations libérales portant sur le programme du parti et à démontrer la véracité des propos de leur chef.Le ton n’est pas aussi personnel et vindicatif que celui des libéraux.Le caractère de M.Chrétien n’est pratiquement jamais la cible de leurs communiqués.Le chef allianciste s’en est rarement pris au premier ministre de façon personnelle jusqu’à présent.Le cas le plus notable est sa critique, jeudi, de la performance de M.Chrétien comme ministre des Finances à la fin des années 70.Le pari de M.Day est osé parce que, depuis le début de la campagne, le combat a des allures de concours de personnalité.Or lui n'est pas connu par l’ensemble de la population.M.Chrétien, en contrepartie, est une figure tellement familière que tout le monde a l’impression de le connaître depuis toujours.Dans cette campagne, c’est lui qui est parti avec une image défavorable, tout le monde lui collant l’étiquette d’arrogant à la peau dès le départ.En dénigrant son principal adversaire, en tentant d’imposer une image défavorable de lui pour le faire passer pour un véritable Bonhomme Sept Heures, le chef libéral, mais surtout son équipe, espère visiblement que les citoyens seront plus rassurés avec Jean Chrétien à la tête du pays.Au Québec, le Bloc a aussi opté pour une personnalisation des débats, préférant même dans sa publicité parler de Jean Chrétien plutôt que du Parti libéral du Canada.En refusant de se laisser entraîner sur ce terrain, l’Alliance espère en somme que les citoyens, en comparant eux-mêmes les chefs, jugeront positivement M.Day et son attitude.Le pari est osé parce que la campagne est courte et se livre en grande partie à travers la télévision.L’image prend une importance capitale tout comme la capacité de faire des déclarations accrocheuses.Pour attirer l’attention sur autre chose, le message doit être ciblé et percutant Or, depuis le début de la campagne, Stockwell Day a eu des difficultés à cet égard.Son organisation a accordé trop d’importance au cadrage de ses apparitions en plus de faire plusieurs erreurs d’aiguillage et de faits.L’insistance de M.Day à vouloir parler sans notes accentue les risques d’erreurs et, en plus, a donné lieu trop souvent depuis le début de la campagne à des discours éclatés et sans ligne directrice claire.L'attention porte alors sur les ratés plutôt que sur le message.Le déclenchement hâtif des élections a brouillé les plans de l’Alliance.L’organisation n’est pas au point, malgré la présence d’organisateurs d’expérience des équipes Klein et Harris.On cherche quand même à resserrer l’organisation, à preuve le retour de certains vétérans de la campagne de 1997.Un premier sondage paru hier peut laisser croire que M.Day a raison.Selon le dernier Ipsos-Reid, réalisé pour le compte du Globe and Mail et CTV entre les 19 et 25 octobre, 28 % des 1502 personnes interrogées ont dit que leur opinion de M.Day s’était améliorée depuis quelques semaines.Seulement 18 % ont dit l’inverse.En contrepartie, 39 % ont dit que leur opinion de M.Chrétien et des libéraux s’était détériorée contrairement à 14 % qui en ont une meilleure idée.Mais il s’agit d’une assurance temporaire.La campagne est encore jeune.Et, peu importe ce qu’on en pense, la publicité négative est souvent une arme efficace en politique.Quand on en est la cible, même si ce n’est que par voie de communiqués, il devient difficile de ne pas répliquer.M.Day soutenait encore hier qu’il resterait au-dessus de la mêlée, soutenant que le sondage d’hier lui donnait en quelque sorte raison.«J'ai toujours considéré qu 'il était de mon devoir d'exposer vigoureusement la mauvaise gestion politique et financière de ce gouvernement et je vais continuer de le faire.Il ne s'agit pas d’attaques personnelles négatives mais de mon obligation en tant que leader de l’opposition.Je vais continuer de le faire mais je ne me livrerai pas.peu importe qui me le demande, à des attaques personnelles durant cette campagne», a-t-il affirmé.Il a tenu le coup durant sa course au leadership mais il était en avance.Il ne lui reste que quatre semaines pour gagner suffisamment de terrain pour empêcher l’élection d’un gouvernement majoritaire libéral.Si l'écart ne se comble pas, les pressions sur lui seront intenses et la tentation sera grande pour l’équipe allianciste de rogner sur ses principes.Quand la vertu ne paie pas en politique, c’est la première valeur qu’on abandonne.Le pari de Stockwell Day est osé dans cette campagne qui, depuis le début, a des allures de concours de popularité A D ELECTIONS 2000 « Les Québécois n’en sont peut-être pas conscients, mais la seule place où il y a un match électoral au Canada, c’est au Québec», explique le sondeur Jean-Marc Léger.K La bataille du Québec I La question nationale constitue le principal handicap du Bloc La division du vote fédéraliste pourrait jouer des tours au PLC KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Même si le Bloc québécois a démarré sur un ton combatif et avec une organisation bien ficelée, ce qui met définitivement au rancart les relents de la campagne houleuse de 1997, le véritable adversaire du parti souverainiste est vite remonté à la surface au cours de cette première semaine de campagne électorale: l’indifférence des électeurs, ou ce que le premier ministre Lucien Bouchard avait défini, le mois dernier, comme étant «une grande fatigue» dans le dossier constitutionnel.Jeudi, le chef bloquiste Gilles Duceppe remettait à l’ordre du jour la souveraineté après avoir martelé un appel aux urnes depuis le conseil général.D’aucuns y verront, après des discours devant séduire les fédéralistes mous, une opération de renforcement auprès des souverainistes.«Au delà de Jean Chrétien, le véritable adversaire du Bloc, c’est l’indifférence.Le Bloc se bat plus contre l'indifférence et le taux de tolérance, qui est relativement fort au Québec», souligne le sondeur Jean-Marc Léger.Après une campagne préélectorale cousue de fil blanc avec l’entente sur la santé et le minibudget, le Parti libéral du Canada (PLC) mise entre autres sur la désaffection des Québécois en ce qui a trait à la question nationale pour faire des gains au Québec au détriment du Bloc.Mais le défi des libéraux réside surtout dans le fractionnement du vote fédéraliste avec l’Alliance canadienne.Tout comme en 1997 avec les conservateurs, cette division pourrait freiner le combat du Parti libéral.Le discours libéral est d’ailleurs clairement orienté.«On travaille pour aller chercher l’union des forces fédéralistes.[.] Nous aurons 38 sièges et plus.Hyena qui trouvent que la campagne est trop courte; moi, je trouve qu’elle est trop longue», laisse tomber le responsable de la campagne libérale québécoise, le ministre Alfonso Gagliano.Ce dernier croit pouvoir écarter le Bloc dans des circonscriptions où le candidat bloquiste s’était faufilé entre les libéraux et les conservateurs: Laval-Est, Laval-Centre, Beauharnois-Salaberry, Châteauguay, Frontenac-Mégantic, Louis-Hébert, Québec-Est et Charlesbourg.Le PLC mise égalemçnt dans l’est du Québec avec Bonaventure-Gaspé-Iles-de-la-Made-leine-Pabok et Matapédia-Matane, où le recrutement de plus de 4000 membres fouette les troupes de là-bas.Quant à l’arrivée de Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, au cours des prochains jours, pour aider le Bloc québécois, M.Gagliano y voit surtout une stratégie qui risque d’irriter la population.Et si le premier ministre Bouchard s’avisait d’établir un calendrier référendaire, il n’est pas certain que cela donnerait une impulsion à la ferveur souverainiste, croit-il.«Ils n 'ont pas grand-chose à gagner avec le discours sur le référendum.Les gens sont tellement fatigués de ça qu’il pourrait y avoir un effet boomerang», estime Alfonso Gagliano.Ces élections semblent revêtir une importance certaine pour l’ensemble du mouvement souverainiste.Les résultats obtenus par le Bloc pourraient fournir un indice de la vitalité du projet souverainiste et ainsi ralentir ce dernier ou, à l’inverse, lui donner un élan.Selon Jean-Marc Léger, le Bloc québécois est déjà dans une situation précaire.«Si le Bloc obtient moins de 40 % des voix encore une fois [38 % en 1997, soit une baisse de 11 points par rapport à 1993], ça démontrera un certain affaiblissement du mouvement souverainiste.S’il obtient plus de 40 %, cela voudra dire que l’idée de la souveraineté est encore en santé», évalue M.Léger.Le Bloc compte ajouter au moins sept sièges supplémentaires aux 44 qu’il détient déjà.Mais il se retrouve sur la défensive dans autant de comtés.Les stratèges misent notamment sur des circonscriptions remportées par le Parti conservateur: Shefford, Richmond-Arthabaska et Compton-Stanstead.Dans ce contexte d’affrontement entre bloquistes et libéraux, le parti de l’Alliance canadienne se préoccupe vraisemblablement davantage de construire une structure militante au Québec, alors qu’il a été pris de court par le déclenchement hâtif des élections.«Ce qui est vraiment important, c’est de faire connaître le chef et de faire connaître notre programme», affirme le directeur de la campagne allianciste pour le Québec, Eric Duhaime.Pour l’instant, l’Alliance n’apparaît pas comme une véritable menace ni pour le PLC ni pour le Bloc.L’Alliance canadienne tente tout de même de se faufiler tant bien que mal.L’organisation est encore embryonnaire et la plupart des candidats ont été choisis à la sauvette.Mais les plus optimistes dans l’entourage de Stockwell Day au Québec croient pouvoir faire une première percée en terre québécoise.«On est capables de récupérer la même force au Québec que les conservateurs ont eue en 1997, soit environ 22 % du vote.On ne s’attend pas à balayer le Québec mais on vise à aller chercher cinq sièges», soutient Daniel Goulet, qui sonde les intentions de vote pour l’Alliance.Ces gains se feraient principalement dans le centre du Québec.«Selon nos sondages et nos ‘focus groups", ce sont les jeunes familles de banlieue qui sont particulièrement sensibles à notre programme fiscal.C’est une clientèle qui en a ras le bol au chapitre constitutionnel», affirme Eric Duhaime.«A partir de 20 %, on gagne des sièges.Vingt, c’est le chiffre magique où l’on commence à faire une vraie percée en matière de présence à la Chambre des communes.» «Les Québécois n’en sont peut-être pas conscients, mais la seule place où il y a un match électoral au Canada, c’est au Québec.Soit que l'Alliance est très forte dans l'Ouest, soit que les libéraux écrasent en Ontario et dans les Maritimes», conclut Jean-Marc Léger.Les 16 luttes à surveiller Par-delà des forteresses libérales comme Saint-Laurent-Cartierville ou Saint-Léonard-Saint-Michel et des bastions bloquistes comme Mercier et Laurier-Saint-Marie, la lutte électorale s’annonce serrée dans quelque quinze circonscriptions à travers le Québec.L’élément central est sans contredit le fractionnement ou l’unité des votes fédéralistes.Argenteuil-Papineau-Mirabel Le Bloc est allé chercher l’ancien président de l’Union des municipalités du Québec, Mario Lafram-boise.Ce dernier en a surpris plus d’un car il était étiqueté fédéraliste.Beauharnois-Salaberry Ce sera la bataille de deux candidats d’envergure: Daniel Turp, du Bloc, et Serge Mardi, un ancien ministre libéral à Québec.Chicoutimi-Le Fjord Le Bloc espérait mettre facilement la main sur ce comté.Mais c’était avant que le chef Gilles Duceppe ne décide d’imposer son candidat, Noël Tremblay, déclenchant du coup un tollé en écartant le jeune Sylvain Gaudreault, ce qui place son parti en situation précaire.Un candidat «bloquiste» indépendant pourrait faire tourner le vent, ce qui créerait une lutte à trois incluant le député sortant, le libéral André Harvey (élu sous la bannière conservatrice en 1997).A Bonaventure-Gaspé-Iles-de-la-Madeleine-rabok Les libéraux y présentent Georges Farrah, un ancien député libéral provincial qui s’était montré fort critique envers Jean Chrétien.M.Farrah jouit toutefois d’une grande crédibilité.Bellechasse-Etehemins- Montmagny-L’Islet L’actuel député libéral, Gilbert Normand, a gagné son siège par moins de 100 voix.Laval-Centre Les libéraux avaient perdu cette circonscription de justesse.Les électeurs qui avaient donné leur appui aux conservateurs avaient fait pencher la balance en faveur du Bloc.Laval-Est Le Bloc québécois mise sur un jeune candidat, Ma- Pas d’attaques personnelles Day maintient le cap PRESSE CANADIENNE Ottawa — Stockwell Day estime que sa décision d’éviter les attaques personnelles, de se concentrer sur la politique et d’avoir une attitude cordiale donne jusqu’à maintenant les résultats escomptés auprès des électeurs.Un sondage Ipsos-Reid commandé par CTV et le Globe and Mail, rendu public hier, indique que l’appui des électeurs à l’Alliance canadienne est passé de 20 à 28 % la semaine dernière.«Pendant les trois premiers jours [de la campagne], les gens me recommandaient d’être négatif et de lancer des attaques personnelles, mais je continue à refuser d’adopter cette attitude», a déclaré M.Day lors d’une conférence de presse hier.«Je pense que les Canadiens apprécient une attitude respectueuse [.] et nous entendons continuer de cette façon.» Les conseillers de M.Day ont tenté de le convaincre de faire preuve de plus d’agressivité dans ses discours et ses attaques contre le premier ministre Jean Chrétien, mais il refuse de le faire.Le discours qu’il a prononcé jeudi soir différait presque entièrement de l’allocution préparée à son intention, et il a adouci considérablement certains propos qui lui avaient été suggérés.Mais M.Day n’est pas entièrement opposé à l’idée de décocher quelques flèches à M.Chrétien.Jeudi, il a reproché au premier ministre d’avoir été «lun des pires ministres des Finances de l'histoire récente», évoquant l’époque où M.Chrétien détenait ce portefeuille, à la fin des années 70.Et en coulisses, les conseillers et le personnel de M.Day expédient un flot incessant de messages télécopiés qui ne s’embar-rassent pas de subtilités pour critiquer les libéraux.M.Day se décrit comme un homme respectueux et honorable tout en laissant entendre que Jean Chrétien prend un plaisir particulier à se livrer à des attaques personnelles.«Les gens de tout le pays apprécient le respect démontré par l'Alliance canadienne, dit-il.Ils apprécient le fait que nous allons respecter la démocratie et les contribuables qui gagnent durement leur vie.» thieu Alarie.En 1997, le Bloc avait remporté le comté grâce à un bon résultat du conservateur Vincent Della Noce, qui avait divisé le vote fédéraliste.Louis-Hébert la bloquiste Hélène Alarie avait remporté la palme avec une majorité de 3000 voix devant les libéraux et les conservateurs dont les électeurs, s’ils s’avéraient être davantage fédéralistes que souverainistes, pourraient faire pencher la balance en faveur du PLC.Québec-Est Le député bloquiste Jean-Paul Marchand tente de nouveau sa chance.Au scrutin précédent, M.Marchand avait profité de la présence de deux adversaires fédéralistes.Charlesbourg L’allianciste Gérard Latulippe s’y présente.Divisera-t-il le vote fédéraliste en faveur du Bloc ou sa notoriété réussira-t-elle à déloger le Bloc québécois?Frontenac-Mégantic Là aussi, le déplacement du vote conservateur pourrait être déterminant cette année.En 1997, les candidats bloquiste et libéral étaient presque coude à coude; les quelque 10 000 voix des conservateurs avaient scellé le sort en faveur du Bloc.Kamouraska-Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques La lutte s’y annonce chaude.En 1997, le Bloc avait gagné mais s’était fait talonner de près par le PLC et le PC.Richmond-Arthabaska André Bachand est le seul député demeuré fidèle au Parti conservateur.Shefford Détenu par Diane Saint-Jacques, élue avec les conservateurs et qui, récemment, est passée chez les libéraux.Elle semble s’accommoder d’avoir voté contre le projet de loi C-20.Sherbrooke Le Bloc a obtenu ce comté à l’arraché lors d’élections complémentaires.Les libéraux misent sur l’effet d’entraînement dans la région pour ravir le comté Kathleen Lévesque EN BREF Les débats des chefs auront lieu les 8 et 9 novembre (PC) — Le Consortium des télédiffuseurs réunissant les réseaux français et anglais de RadioCanada, CTV, Global et TVA a confirmé que les débats des chefs de partis fédéraux se tiendront les 8 et 9 novembre.Ils auront lieu au Studio du Centre national des arts à Ottawa.Le débat en français aura lieu le mercredi 8 novembre à 21h, et en anglais, le jeudi 9 novembre à 20h.Le débat en français sera animé par Stéphan Bureau de RadioCanada Les journalistes qui questionneront les chefs de partis fédéraux seront Lina Dib, du réseau TVA, et Daniel Lessard, de Radio-Canada Des électeurs compréhensife (PC) — Les électeurs comprennent pourquoi le gouvernement fédéral a dû réduire de plusieurs milliards de dollars les fonds transférés aux provinces pour les soins de santé, affirme le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock.Les Canadiens réalisent qu’il était nécessaire de contrôler le déficit et qu’à cet effet, on devait faire des choix, a indiqué M.Rock, hier, après une allocution devant des chercheurs médicaux à l’Université de Toronto.I A 14 L E I) E V 0 I K .I.E S SAMEDI 2 S ET DI M A N C H K 2 9 0 C T 0 R R E 2 () 0 () -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES Radio-Canada chaîne culturelle Romulo Larrea est en direct à la Chaîne culturelle.Détails en pageS de U genda du Devoir.MEDECINS EGALITE SUITE DE LA PAGE 1 Pour éviter cette mauvaise gestion, le Collège des médecins plaide donc en faveur de la création d’une société d’Etat qui aurait pour mandat de gérer tous les régimes d’assurance associés à la santé, soit la Régie de l'assurance-maladie du Québec, le régime d’assurance-médicaments, la Commission de santé et de sécurité du travail (CSST) et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).Cette nouvelle société dotée «d’une forte marge de manœuvre» gérerait les quelque 15 milliards reliés à la santé et disposerait d’un conseil formé d’administrateurs compétents et de médecins.L'Etat garderait le pouvoir de voter le niveau des crédits disponibles et déciderait des grandes orientations du système de santé.Interrogé à savoir s’il était justifié, publiquement, de remettre des milliards entre les mains de personnes non élues, le Dr Lamontagne s’est fait cinglant «Vous pensez qu’en remettant des milliards et des milliards entre les mains d’élus, qu’ils nous font une bonne job?Moi, je vais vous avouer que j’aimerais mieux mettre des milliards et des milliards entre les mains de non-élus mais de choisir des non-élus qu’on paie pour faire cette job-là.Au moins, eux, quand ils ne font pas leur job, on peut les mettre dehors.» Le Collège se montre aussi ouvertement en faveur de la vente de services médicaux, comme des chirurgies, à des résidants étrangers.Une position qui a soulevé jusqu’ici beaucoup de controverse compte tenu de l’accès déjà difficile à certains types de chirurgies pour les citoyens québécois.Mais selon le Dr Lamontagne, cela pourrait être une solution aux problèmes financiers de certains hôpitaux spécialisés, voire une façon d’ouvrir davantage des salles d’opération mal utilisées, faute de budgets.«On s’en va faire traiter nos patients à Plattsburgh pour 50 % de plus que notre dollar, et pendant ce temps-là, nos salles d’opération sont fermées.Peut-être qu’en opérant un Américain, on aurait assez d’argent pour opérer deux Québécois et réinvestir dans l’hôpital.Peut-être que ça vaut la peine de se poser la question alors que la clé est dans la porte [des salles d’opération]», a tonné le président du Collège.Selon ce dernier, «il y a du stock qui vaut des millions dans nos hôpitaux, et c’est fermé 16 heures par jour.Ça dort là, c’est honteux».Par ailleurs, le Collège ne démord toujours pas de son idée de faire en sorte que tous les médecins participent aux activités médicales prioritaires.Cependant, il croit qu’il faut y parvenir par des incitatifs plutôt que par des méthodes coercitives.Quant au fractionnement des enveloppes de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), réclamée haut et fort par les régions pour pouvoir attirer des médecins, le Dr Lamontagne craint que cela n’ouvre le bal d’un maraudage féroce entre régions.«On pourrait peut-être régionaliser seulement une partie de l’enveloppe, car du maraudage, il y en a déjà assez comme ça», dit-il.Rectificatif Nos lecteurs sont priés de noter qu’une imprécision s’est glissée dans la page C 3 de notre cahier/Irfe.Dans le texte «L'horreur au rendez-vous», on fait allusion à la célèbre scène de la douche dans le film Psychose d’Alfred Hitchcock alors que la photo illustrant ce propos est plutôt tirée d’un remake de Psychose tourné il y a quelques années.Toutes nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Es sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 SUITE DE LA PAGE 1 Ainsi, à la question «S’il y avait des élections fédérales aujourd’hui, pour quel parti politique voteriez-vous?», 36,7 % des 1008 répondants ont choisi le Parti libéral alors que 36,4 % ont retenu le Bloc québécois.Après répartition proportionnelle des indécis, les pourcentages respectifs passent à 43.1 % pour les libéraux et à 42,8 % pour le Bloc, une différence insignifiante en regard du taux d’erreur de plus ou moins 3,1 % inhérent à ce genre d’exercice.lx‘ même sondage tend à montrer que la recette de l’Alliance canadienne de Stockwell Day n’a pas encore pris au Québec, où ce parti ne recueille que 5.9 % des intentions de vote (voir autre texte en page A 8).Quant aux conservateurs, ils ont disparu de la carte électorale québécoise avec 4,2 % des réponses, tout comme le NPD, qui ne retient l’attention que de 3,4 % des personnes interrogées.«Depuis notre sondage précédent, effectué en septembre, nous assistons à des résultats étonnamment stables», souligne le sociologue Jean Noiseux, de la firme Sondagem.Il ajoute du même souffle que «nous allons assister à un duel entre le Bloc et les libéraux, l’Alliance ne parvenant pas, du moins pas encore, à marquer des points au Québec».Un constat qui tranche nettement avec la montée modeste mais réelle de l’Alliance dans l’ensemble du pays, où ce parti recueille autour de 28 % des intentions de vote.Malgré le fait que les deux formations les plus populaires au Québec parviennent chacune à recueillir une portion égale de l’électorat, notons que 58.2 % des personnes interrogées s’attendent à une victoire des libéraux, victoire qui, par surcroît, leur procurerait une majorité de sièges en Chambre.Cette observation permet de déduire que le choix des répondants pour l’une ou l’autre formation en ce début de campagne n’est pas influencé par la perspective d’une victoire libérale minoritaire, ce qui ajouterait à l’intérêt de voter pour une formation secondaire dont on s’attendrait à ce qu’elle détienne la balance du pouvoir.Le NPD a tenté de jouer cette carte auprès de l’opinion publique mais, visiblement, ni lui ni aucune autre formation ne peut présentement prétendre à cette éventualité pour convaincre les électeurs.Comme d’habitude, c’est chez les francophones que le Bloc obtient le plus d’appuis alors que les libéraux jouissent du soutien des trois quarts des anglophones et des allophones.SUITE DE LA PAGE 1 En effet, tant du côté du ministre fédéral du Commerce international, Herre Pettigrew, que de celui du ministre des Finances, Bernard Landry, on s’attribue le mérite d’une entente conclue entre une entreprise québécoise de télécommunication, Bestar Radio inc., et la société marocaine de distribution Cogetel.Mais alors que le gouvernement Chrétien prétend que Québec nuit aux entreprises en organisant une mission commerciale distincte de la sienne, il appert que le fé déral s’approprie la paternité d’ententes signées par son vis-à-vis provincial.«On a été obligés de participer à la mission économique du fédéral, a indiqué au Devoir le directeur des affaires commerciales de Bestar Radio, Georges Klein.On n'avait pas le choix.[.] Mais pour avoir le contrat, je travaillais avec le gouvernement du Québec depuis juillet dernier.» Selon M.Klein, la seule raison pour laqueUe son entreprise était des deux missions, c’est que la Banque de développement du Canada (BDC) subventionnait son entreprise, tout comme la Caisse de dépôt et placements.«Ce sont des raisons plutôt politiques.On était obligés de le faire.» Selon M.Klein, cette situation est la conséquence directe du dédoublement des missions commerciales au Maghreb.Le vice-premier ministre Bernard Landry s’est en effet rendu dans cette région entre le 24 septembre et le 2 octobre alors que le ministre Pettigrew a fait de même entre le 10 et le 21 octobre.«On n’a pas compris que les deux missions se sont faites une en arrière Constitution ou budget?Etant donné la présence du Bloc à Ottawa, Le Devoir a voulu savoir si les discussions au cours de cette campagne devraient porter d’abord sur la question du partage des pouvoirs entre le fédéral et les provinces ou sur l’utilisation des surplus budgétaires.A cela, une majorité, soit 55,2 % des personnes interrogées, a choisi le thème de l’utilisation des surplus par rapport à 38,8 % des répondants qui ont opté pour le partage des pouvoirs.Même parmi les répondants qui ont dit qu’ils voteraient pour le Bloc, une majorité de 51,5 % préfère que l’on parle de l’utilisation des surplus.La campagne électorale ayant suivi de près le dé cès de l’ancien premier ministre et chef du Parti libé ral Pierre Elliott Trudeau, certains commentateurs avaient émis l’hypothèse que l’événement pourrait influencer les électeurs.Nous avons donc voulu vérifier cette hypothèse en demandant aux répondants si la vague de sympathie suscitée par le décès de Pierre Elliott Trudeau favoriserait la réélection du Parti libéral: 54,5 % des, gens ont répondu non alors que 40,6 % ont dit oui.A une deuxième question qui visait à connaître la perception des électeurs quant à la parenté politique entre Jean Chrétien et Pierre Trudeau, 40,5 96 des répondants ont dit croire que leurs politiques étaient différentes, contre 38,7 % qui les jugent semblables.Là encore, ces résultats, qui peuvent paraître surprenants, aident à comprendre pourquoi, malgré l’énorme battage médiatique qui a entouré le départ de l’ancien premier ministre et aussi malgré la tentative de M.Chrétien de se présenter comme l’héritier légitime de M.Trudeau, le choix des électeurs du Québec n’a à peu près pas changé.Couplés à un autre sondage publié cette semaine dans le Globe and Mail, sondage national celui-là, les résultats de ce matin indiquent que les libéraux se dirigent vers une victoire au pays mais que la bataille sera beaucoup plus serrée au Québec, où le Bloc leur livre un dur combat.Le sondage du Globe and Mail, dont le taux d’erreur est plus élevé pour le Québec seulement à cause d’un échantillonnage réduit, donnait une avance de six points aux libéraux sur le Bloc et montrait une percée de l’Alliance à 11 % des intentions de vote, contre 6 % dans le sondage du Devoir.«Mais comme la marge d’erreur du Globe est très élevée, à plus ou moins 5 % pour le Québec, l’échantillonnage étant d’au plus 400 personnes, les résultats sont peu significatifs pour des partis marginaux comme l’Alliance ou le NPD, qui recueillent moins de 10 % des votes», commente le sondeur de Sondagem, Jean Noiseux.MISSIONS
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