Le devoir, 26 avril 1937, lundi 26 avril 1937
Montréal, lundi 26 avril 193?VOLUME XXVIIÎ — Na 95 4IDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE;.BEUir 3161* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 G6i-«"t î .BEIair 2239 DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO 1/ OiractMr-Cérant : Caorgaa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMactaw an ckaf : Omar HBROUX ABONNEMENTS PAR LA POSTE ' EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ « 00 (Sauf Montréal et banlieue! E.-Unis et Empira britannique • * 00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.• 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .3 00 Samuel Genest Depuis plusieurs années.Samuel Genest vivait dans une calme et modeste retraite.La phase dramatique de sa car-rière, celle qui devait le faire entrer tout vivant dans I Histoire, est vieille d’une décade déjà.Les événements passent si vite, les générations se succèdent avec une telle rapidité, qu’avant d’évoquer cette grande figure, il convient peut-etre de faire un peu d’histoire générale.Les jeunes, particulièrement, ne comprendront l’importance du rôle tenu par Samuel Genest que s’ils connaissent, en bref tout au moins, le caractère de la lutte où il fut f"gagé., Entre tant de combats qu’a suscités chez nous la défense de l’école française, il n'en est pas qui ait provoqué de plus courageux, de plus tenaces efforts que la lutte on-tatienju.On s'y battit sur tous les terrains, avec toutes les armes.Contre toutes les forces d'un gouvernement hostile, contre les passions violemment soulevées, la minorité, avec un magnifique courage, défendit son droit.Et s'il ne ae termina point par son triomphe absolu, le formidable assaut déclenché contre elle aboutit à un échec que personne ne conteste.La Commission scolaire catholique d’Ottawa était l'une des clés de la bataille.C’est elle qui devait donner l’exemple, poser les actes les plus audacieux, subir les plus rudes assauts.La force numérique du groupe français en cette ville, sa situation en plein coeur de la capitale fédérale, l’éclat que prenaient ainsi tous ses actes, donnaient à la commission une influence dominatrice.De sa part, une reculade pouvait semer partout le découragement; la résistance, au contraire, fortifiait et stimulait tous les courages.Samuel Genest présidait la commission; il fut à la hauteur de tous les événements.Rien, pas même la perspective d'un emprisonnement qu’il risqua délibérément, ne parut jamais l’intimider ni le déconcerter.* * On a souvent dit que l’un des bonheurs des Franco-Ontariens fut de posséder d’admirables chefs.Ils en eurent, en effet, qui paraissaient tout exprès préparés pour les circonstances les plus diverses.Samuel Genest ne ressemblait à aucun autre.On n’ima- que je fanait quand j'ai payé Ut maitreuei d école.Mais Belcourt, légiste froid et plein de ressources, autant qu’ardent patriote, ne voulait point de cette solution simpliste.— Tu irai en peiion, t’il le faut, San?, fit-il (Ils étaient du même pays des Trois-Rivières et grands camarades, en dépit, et peut-être à cause, de leurs natures si différentes) ; mais avant de t'y mettre, cet bonthommet-là vont le gagner.La lutte fut dure et longue.J’ai assisté, dans l’une des petites salles du palais de justice d'Ottawa, à l’un des interrogatoires de Genest.Le décor n’était pas très imposant: nous n’étions là qu’une poignée de gens: le plaignant, qui agissait comme son propre avocat, Genest et Belcourt, et deux ou trois autres; l’enquête était présidée par un modeste fonctionnaire.Mais quelle atmosphère emplissait cette petite salle, d’où Genest apercevait les murs de la prison! Les ripostes du téiçoin alternaient, spirituelles, pittoresques et parfois brutales; mais d’une brutalité qui, ne paraissait receler aucune colère.On eût dit qu’il laissait simplement tomber, de très haut, des qualificatifs justiciers.De l’accusé et de son avocat, le plus ému, nous le croyons bien, était l’avocat.Jamais mieux que ce jour-là nous ne sentîmes quelle âme passionnée vivait sous le masque volontairement froid et composé de Napoléon Belcourt.* Les anciens connaissent la fin.Au fur et à mesure que l’enquête se prolongeait, l’opinion publique se soulevait.Des étrangers traversaient les rues d’Ottawa pour féliciter Genest de son courage: le malheureux plaignant sentait monter autour de lui une violente réprobation.Il finit pat lâcher prise.Genest ne connut pas la prison: mats ce n’était point faute d’avoir fait tout ce qu’il fallait pour cela.* ¥ * Samuel Genest ne fut pas qu’un magnifique soldat, plein d’audace et de courage.Il fut en même temps un très habile, un puissant propagandiste.Il était doué d une éloquence pittoresque.Il avait des mots qui faisaient balle.Avec cela, d’une finesse d’esprit qui réservait d amères surprises à ceux qui auraient été tentés de ne voit en lui qu’un ginait guère jadis que ce gai luron, toujours prêt à racon- bon gros gar eurent affaire à lui, apprirent vite que ce jolly beaux actes, .î_.h:- %C’est précisément au reste cette allure de Roger Bon-temps, le souvenir de leur joyeuse camaraderie d’autrefois qui lui permirent de jeter dans la lutte l’un de nos plus fermes auxiliaires, le propre auteur du Clash, M.William-H.Moore.M.Moore a lui-même rappelé qu’il suivait d’un oeil un peu distrait les péripéties de la lutte scolaire.Mais, quand il vit au premier rang de U bagarre son ami Sam, il tendit l’oreille.Pour qu’un homme comme Sam, si peu porté à s’emballer, soit pris à ce point, il faut, se dit-il, que la situation soit vraiment très grave.Et Sam, dans une conversation que Billy (le nom familier sous lequel tout le monde anglais connaît M.Moore), a longuement racontée.en profita pour servir à son vieux camarade une leçon de patriotisme, de courage, de solidarité canadienne qui, tombant en bonne terre, devait magnifiquement fructifier.* * * Sous sa constante gaieté et son imperturbable bon gar-çonnisme, Samuel Genest gardait une âme de feu, une volonté d'acier.On le vit bien àu fut et à mesure que les événements exigeaient de lui des gestes plus hardis.Il avait été des premiers à avertir le gouvernement qu’il ne laisserait point exécuter chez lui l’odieuse ordonnance qui aurait dénationalisé les petits enfants canadiens-français.Il posa tous les actes qu'entraînait cette politique de désobéissance voulue, froidement délibérée.Un jour vint où Samuel Genest dut, pour verser aux instituteurs et aux institutrices qui l'avaient aidé dans la résistance une juste indemnité, risquer la prison.Il n’hésita pas plu^ ce jour-là qu’en aucun autre temps.* * * Il devait se trouver quelqu’un — dont il vaut mieux,, en un moment comme celui-ci, ne pas rappeler le nom — pour essayer de le faire jeter en prison.Le premier mouvement de Samuel Genest fut de s'écrier: Eh! bien, je vais y aller, en prison! Je savais ce good fellow était doué d’une exceptionnnelle intelligence Il n’était pas de ceux qu’on tasse dans les coins, et personne ne le savait mieux que ses compagnons de tous les jours.A la veille d'un duel qui s’annonçait redoutable, quelqu'un dit à Belcourt: Vous avez vu Sam?Vous avez discuté avec lui cette question?— Mais pourquoi?— C’est que l'affaire est difficile, compliquée.Vous lut auriez peut-être rendu service.•— Ah! fit en riant le sage avocat, vous ne connaissez pas Sam! N’ayez pas d inquietude à son sujet.Il est de taille à se défendre contre n’importe quit.* * * Le temps passe, et nous n'avons encore dit qu une frac tion de ce que nous voulions.Il y faudra^ revenk._ Mais citons tout de suite un mot qui résume et définit l’oeuvre du grand patriote.Un homme qui occupe au jour d’hui l’un des plus hauts postes de l’Ontatio nous racontait le soir même du banquet où l’élite ontarienne apportait à Samuel Genest son émouvant hommage que son garçonnet, -qui ne voyait en M.Genest qu’un aimable vieux monsieur, et qu’étonnaient tant de préparatifs, lut avait demandé: Mais pourquoi féte-t-on M.Genest.Et le papa, simplement, avait répondu: Mais parce que, sans lui, petit, tu ne pourrais apprendre le français à l école.La réponse portait la marque de l’heure et simplifiait les choses: ils furent plusieurs à se battre, mats Samuel Genest reste l’un de ceux, et parmi les plus grands, a qui les petits enfants d’Ontario doivent aujourd hut de pouvoir apprendre le français., Il fut l’un des mainteneurs de notre langue.1 un des bons fils d’une grande race, l’un de ceux qu’elle se doit de n’oublier jamais., ., .Avec les petits enfants de l’Ontario, donnons l’âme de Samuel Genest un affectueux et pieux souvenir.Orner HEROUX Loctuolité Tous les papiers o lo poubelle! On crée des comités avec toutes sortes rfobjets grandioses et de visées prétentieuses.La plupart de ces comités passent à côté du but et n'existent, comme tant de lois et tant d’ordonnances, que sur le papier.Le papier, voilà l’ennemi! U souffre tout.Il paralyse tout (cf: paperasse officielle).Il s’insinue partout, aussi, et il salit tout.Papier de circulaires, papier-journal, papier des botles de cigarettes et des boites de gomme à mâcher et autres friandises moins bestiales, papier d’emballage et papier de factures traînent, envahissent tout, bloquent les ouvertures d’égouts et le ruisseau.On reste étonné d'apprendre que des fouilles mettent à jour des villes considérables qui étaient enterrées dans la poussière.Nos villes modernes auront le même sort, mais c'est sous le papier, sous des tonnes de papier, sous des montagnes de papier, quelles seront ensevelies.Pour le moment, la métropole pa-i\iit briser tous les records.St on ne met un frein à la distribution des circulaires, si on ne surveille mieux, particulièrement le dimanche, les abords des églises, viendra un temps oà Von ne verra plus le pavage de.la chaussée et du trottoir.(Et ce qui est spécialement irritant, c’est que l’excès atteint son plus haut point le dimanche, le jour de la femaine où la ville devrait être le plus propre).Voilà pourquoi il faut applaudir à (heureuse Initiative d’un groupe de citoyens d’AhuntsIc.Ils se forment, eux aussi, en comité, mats ce n'est pas un comité ordinaire, puisque c’est un comité pratique, qui se propose deux buts accessibles et apparemment très modestes, terre- à-terre, c'est le cas de l’écrire: planter des arbres, sauver ceux qui existent et faire disparaître la plaie du papier, le premier obstacle à la propreté.Des deux fins, retenons surtout la dernière.Si l’action du comité est efficace, dans quelques semaines ou quelques mois l’apparence de la localité, si coquettement située et si favorisée par la nature, sera nettement améliorée.Inutile de dire que j'applaudis des deux mains ces gens animés du meilleur esprit civique et qui veulent offrir aux étrangers, et particulièrement aux résidents, qui comptent bien plus que tes étrangers, un visage propre.Ca c’est du véritable civisme, du civisme en action.Quand tous les citoyens d'un quartier s’appliquent à rendre la ville propre, matériellement, ils sont en bonne voie pour la rendre propre moralement et financièrement.Quand tous les citoyens d’un quartier prennent l’engagement de balayer devant leur porte, ils posent un geste qui est sur le mime plan que le gèste auguste du semeur; ils consacrent cette grande loi de la collaboration sans laquelle rien de vaste, rien de durable ne se peut faire.Puisse l’exemple d’Ahuntsic gagner à la même cause tous les quartiers: puisse-t-on couvrir d’affiches — ici le papier ou le carton se rachètera en combattant contre ses propres excès — qui porteront des inscriptions comme celles-ci: "Que chacun balaie devant sa porte et la ville ou le quartier sera propre” ou encore: "Tous les papiers d la poubelle et la ville sera belief” Que les enfants l’apprennent des adultes qui prêcheront par (exemple el en peu de temps la face de la ville, comme ie l’ai dit, sera changée.Mais il faut rendre la pratique de la vertu — de la vertu civique, comme des autres — facile autant que faire se peut.Aussi en recommandant de se servir de la poubelle.faut-ll avoir te grand soin d’en faire placer à toutes les encoignures de rues, à tous les carrefours et ronds-points des parcs, squares et jardins publics, de façon d ce que, pour accomplir ce simple geste de civisme, le passant n’ait pas à se détourner de sa route.Poul ANGER Le carnet du grincheux Un chômeur expliquant sa situation à son député fédéral: "l’ai pas ma carte de complétante et ils veulent pas me donner ma carte d’antiquité" (authentique).?* ?Dit un annonceur à la radio vers 9 heures hier soir: "Comme les enfants se sont allongés, le programme.” Improvisation heureuse.Parions que cet annonceur français aurait exprimé la même idée en anglais sans incorrection.Quant on choisit d’abord les annonceurs pour l'anglais qu'ils peuvent savoir, «sans souci de leur connaissance du français et de leur culture générale.?De Mont-Joli on écrit au Grincheux que c'est tout juste s’il y a là 10 familles de langue anglaise contre 500 de langue française; mais cela n’empêche pas qu’on y manque de certaines formules françaises tiuant à l'impôt sur le revenu, (formules C-l supplémentaires).On les a sans doute envoyées à Toronto par distraction et les gens de là-bas font sans protester leur rapport au fisc en français.Voire.?Les conseillers montréalais désireux de ne pet déplaire au chef intérimaire de le gauche vont à Québec sens faire étalage de leurs sacs de voyage.?* * En retard d'un mois à peine, voilà que le printemps fait mine de s'amener.C'est trop tôt, avant juillet.Le Grincheux Bloc-notes Mise au point D’aucuns ont voulu voir ou feint de voir, dans l’attitude tranchée de l’Action calholiaue de Québec, sur la question hydroélectrique, la preuve que les opinions exprimées par le groupe qui recherche l’étati-salion immédiate sont seules à se conformer à la doctrine sociale de l’Eglise et à en tenir compte.M.L’Heureux, auteur de la plupart des articles de notre confrère sur le sujet, depuis quelque temps, a cru devoir faire là-dessus une mise au point, sans doute imposée par les circonstances et l’état des esprits dans la région québécoise, et aussi afin d’éviter toute ambiguïté: “Lorsque.dit-il.un rédacteur de T/teffon catholique traite une question politique.économique ou autrement profane, il n’a nuHement l’intention de parler au nom de l’Eglise.Les opinions que nous exprimons sur la question de l’électricité, par exemple, nous paraissent très conformes à la doctrine de l’Eglise; mais jamais nous n’avons songé que seules elles pouvaient correspondre aux directives catholiques en matière économique.D’ailleurs, l’Eglise ne préconise, c’est entendu, aucun système économique non plus qu'aucun système politique.Elle s’en tient au côté moral de la politique et de l’économique, côté beaucoup plus large cependant que ne le croient nombre de gens imbus de libéralisme économique et de matérialisme.Lorsqu’ils Imitent des questions d'ordre économique ou politique, les.rédacteurs de journaux catholiques n’entendent donc nullement parler au nom de l'Eglt-i se, aussi lonqlemps que la religion et la morale ne sonl pas en cause.Leurs idées sont discutables, ils sont les premiers à le.reconnaître.’¦’ (24 avril).Ce n’est pas la première fait que cela se dit ou s’écrit.Ce n’est pas non plus la dernière.Mais il importait que la vérité fût rappelée.La question hydro-électrique.en effet, est une question libre, où personne ne peut faire le monopole de la vérité absolue.Une leçon Le Journal d’Ottawa, qui est de tendances eonservatric.es, n’a pas manqué néanmoins d'appuyer le libéral M.Hepburn tout le temps que celui-ci a tenu tête aux agents syndicalistes de Lewis venus des Etats-Unis pour tâcher de bloquer ses tentatives afin de régler sans leur intervention la grève de l’automobile à Oshawa.Mais, en même temps, le Journal,’u'o pas aimé de voir quelle part M.McCullagh.directeur du Globe & Mail de Toronto, a prise ostensiblement à la lutte contre le syndicalisme américain, tout à côté de M.Hepburn, qu’il s’est donné l’air de conseiller.Il se peut fort bien que MM.Hepburn' et McCullagh aient agi ainsi de la meilleure foi du monde;mais ni l’un ni l’autre n’ont eu l’air de se douter qu’ils créaient ainsi une dangereuse équivoque: celle que les journaux ou les propriétaires de quotidiens peuvent être pour quoi que ce soit dans le gouvernement d’une province, dit le Journal, qui ajoute: “Les fonctions du gouvernement et celles de la presse doivent rester distinctes.Le gouvernement est seul responsable de ses actes, au peuple, par l’intermédiai-j re de ses représentants élus.Il ne peut partager ses responsabilités | avec les journaux.D’autre part le ' journal ne peut exercer le pouvoir ; sans responsabilité, La presse ne peut partager le pouvoir d’un chef de gouvernement, ni exercer certaines des prérogatives exclusives de celui-ci".Le Journal rappelle à c^ sujet une tentative d’intervention de lord Rothermere.du Mail de Londres, dans les affaires du gouvernement anglais, il y a quel-i que deux ou trois ans, manoeuvre que M.Baldwin déjoua, disant: “Ce i serait l’exercice du pouvoir sans la ; responsabilité.prérogative des i courtisanes à travers les temps." Pour clore ses remarques sur le sujet, le Journal dit à M.McCullagh, nouveau venu dans le monde du journalisme canadien où, bien qu’il ait à peine trente ans, il a fait, ccs mois derniers, grâce à l’appui financier d’un très riche propriétaires de mines aurifères ontariennes, M.Wright, la fusion du Mail el du Globe: “M.George McCullagh est nouveau dans le monde du journalisme.D y a là tout un domaine dont il ne comprend pas encore grand chose, quant à ses fonctions et à ses responsabilités; ii faut l’en excuser.Mais le Journal lui suggère, s’il veul servir au mieux du monde le grand quotidien qu’il dirige et aussi la carrière où il a si vite pris le bâton de maréchal, de consulter autour de lui ceux qui comprennent ce oui en est.” l.c trait est acéré.Et le Journal a l'air d’oublier que si M.McCullagh s’est jeté si ardemment et si mani-iestement du côté de M.Hepburn, au point qu’il a paru prendre part lui-même aux négociations, c’est que M.McCullagh.en même temps qu’il sert les intérêts de son journal, ne saurait rester étranger aux préoccupations des propriétaires de mines ontariens, dont est M.Wright, son bailleur de fonds; et M.Me-Cullagh sait qu'il est question de grèves fomentées dans le monde des mineurs ontariens par le même groupe dont on a vu les émissaires étrangers à Oshawa.Dans le feu de la lutte, M.McCullagh a peut-étre-être dépassé la mfstire.Cela s’explique, dans les circonstances.G.P.Si vous voyagez.adraaaaxtvaw « SERVICE DIS VOYAGES, LE “DEVOIR".BitUt* émit pour tout !«t par» au tari* éot compagnitt Ba ptpuobon.chamiat éo far, autahut, tutti hâtait, ataurtneat bagafaa at acci-chêau^t éa voraoat, paatapartt.Téléphonai ’ «Ilrir 3161* Avertissement de M.Duplessis aux échevins de Montréal "S'il est un endroit où la délégation de Montréal doive se faire entendre, c'est biett ou comité des bills privés plutôt qu'ailleurs" — "Face à face" L'impôt sur le revenu Le prolongement du boulevard Saint-Joseph jusqu'au boulevard Pie IX Québec, 26 (D.N.C.) — La reprise des délibérations du comité des bills privés, ce matin, autour des projets d’amendements à la charte de Montréal, a été marquée par un avertissement du premier ministre, M.Maurice Duplessis.Je n ajoutc pas foi plus qu’il n’y a lieu à certaines rumeurs, dit le premier ministre, mais je tiens à faire part aux membres du comité d’une rumeur publiée dans un journal de Montreal, en fin de semaine, voulant que certains échevins de la métropole se dispenseraient d’exprimer leurs vues au comité des hills privés, et se proposeraient de les exprimer ailleurs.Encore une fois, je ne crois pas à toutes les rumeurs, mais si jamais celle-ci avait quelque fondement.j$t une confirmation ni plus ni moins de* l’homologation de 300 pieds.Le comité décide de suàpendr* l’article 97 jusqu’à ce que 1 on ait! terminé l’étude de l’article 128.$175,000 por on pour service d'ee# Le comité des bills privés décide ensuite de différer à plus tard,, une fois qu'elle aura été amendées l’adoption de‘la clause 98, qui demande un pouvoir d’emprunt spécial pour la dépense annuelle d* *175,000, pendant deux ans, pour la pose de nouvelles conduites d’eau.M.Duplessis.— *176,000 .par an) pendant deux ans.cela fera *350,-000, et ce pouvoir d’emprunt ne ferait pas partie du pouvoir d’emprunt général, mais serait ajouté au pouvoir d’eniprunt spécial, qur est de combien, actuellement?Me Saint-Pierre.— “Nous étions autorisées à emprunter *500.000 par an.” M.Duplessis.— “Donc, cela donnerait *675,000 par année?” M.Honoré Parent.— “Autrefois, nous avions le pouvoir d’emprunter *600,000 chaque année.Or, il est arrivé que le pouvoir général d’emprunt a été épuisé.Les avocats ayant donné Topique la ville n’avait pas le a’imputer à un exercice sub- nion que la vill droit d’imputer à — —- séquent les soldes non dépensés, nous avons dû puiser à meme le revenu ordinaire de la ville.C’est ce que nous faisons aujourd’hui.De telle sorte que, ai cette clause n’est pas adoptée, le bmteét de l’exercice courant sera déficitaire de *175,000.L’immigration à la prochaine conférence de Londres La Grande-Bretagne est-elle en mesure d'envoyer des recrues de valeur aux Dominions?— La crise de la natalité la ronge.— Après avoir “exporté” la moitié de l’Irlande en soixante ans, elle a dû faire halte.— Le taux de la natalité anglaise au même niveau, et même plus bat, que celui de la française.L’Angleterre garde difficilement le niveau de sa population.(par Léopold RICHER) Oltowfl, 26—L’agenda de la conférence impériale, dont l’ouverture aura lieu au lendemain des fêtes du couronnement royal, contient un article relatif à l’immigration britannique dans les Dominions.Cette question revient à l’étude avec une particulière insistance chaque fois que les hommes d’Etat de l’Empire se réunissent.L’Angleterre est fort inquiète de la baisse de l’immigration britannique depuis quelques années.Malheureusement pour elle, l’immigration ne peut reprendre son essor qu’à la condition première qu'il y ait des immigrants.Or en Grande-Bretagne, comme dans les principaux pays européens qui ont fourni, au cours du XIXe siècle et au debut du XXe, les contingents les plus élevés d’immigrants, le taux de la natalité est nettement à la baisse.Aujourd’hui, si l’immigration britannique est moindre qu’autrefois, c’est d’abord la faute de la population anglaise, qui se refuse à avoir des enfants.L’Angleterre ne peut donc plus accuser les Dominions de manquer d'attachement et de dévouement à l’Empire, aussi longtemps qu’elle ne modifiera pas sa politique démographique.L’Irlande "exportée" Au XIXe siècle, l'Angleterre comptait surtout sur l’immigration Irlandaise pour peupler les Dominions et maintenir son influence aux Etats-Unis.“Le gouvernement1 anglais exporte l’Irlande”, écrivait ‘ Dupont-White en 1857.La politique anglaise s’applitpiait systématiquement à ruiner 11rlande, "anéantissant de parti pris ses industries, privant l’agriculture elle-même de ses débouchés naturels, cela dans l’intérêt des Industries et de l'agriculture anglaise.Seule Té-migration permit à des millions d'hommes d’échapper à la mort par la faim.Aussi dépcupla-t-alle Tlle, comme la mort clle-méme l’aurait fait.” Ce jugement que René Gonnard porte dans son Essai sur (histoire de (émigration est confirmé par les chiffres de la population comparée de l'Ecosse et de l’Irlande en 1841 et en 1901.En 1841, la population de l’Ecosse était de 2.620,000; en 1901, elle était de 4,471,000.Par contre en 1841 la population de TIrlando était de 8,196,000; en 1901, elle n’était plus que de 4,456.000.L’Irlande, épuisée, ne fournit bientôt plus qu’un faible contingent d’émigrants.Elle a été remplacée p«r l'Angleterre, l’Ecosse et le Pays de GaHes.De 1815 à 1920, il est sorti du Royaume-Uni plus de 17.000,000 d’hommes, d’après certains auteurs.D’autres en estiment le nombre à 20,006,000.La majorité des émigrés s’en allait aux Etats-Unis, où elle maintenait la prédominance de la civilisation anglo-saxonne.Le reste se dirigeait vers le Canada.l’Australie, la Nôu- 1’ de V‘a;iUCTM.CBrd.'r-1SC~«'«r.WMOO “Le député de Saint-Henri est M.Duplessis.— dévoué et il s’occupe de ses élec-; la peine.La justice et 1 équité n ont leurs”, dit le premier ministre qui | pas de prix.lui résume ce qui vient de se pas ser.Encore des viaducs La clause du même article de1 M.Bray.— Tout de même, la ville de Montréal est vaste.Pensez-vous que la population du nord de Montréal est bien intéressée à la construction d’un tunnel sous le canal La clause du meme anime ue-1 “ la Côte sl.Paul?mande la construction de viaducs - Dunlessis _ Si j’en juge d’a- pour piétons aux rues 9,hr'dophTep prfs dernière élection, le point Colomb, »fr{,"*e,cÆ?Xe^ S«™?dê Montréal est Juste dan» 'Jli* ?e quartier Saint, son ensemble (rire»).De plus, ajou-M Alfred Filion te le premier ministre, le peuple de demandé ™e eSt.cuLe »"t Monlfêal est intelligent; il corn-maintenue réussit, toujours à la prendra i importance des questions même condition.Ce viaduc, d’a- que vous lui soumettrez, et il ne se près les explications données par fera pas tirer 1 oreille pour prêter MM.Filion et Bélanger, ce dernier son concours pécuniaire, s il y a déniité de Dorion, donnera aux lieu., .gens de Saint-Edouard accès au On rejette ce paragraphe et le Parc Laurier reste de la clause pour le moment, Te viaduc de la rue Bernard est quitte à la tenue d’un referendum, dans le quarti Saint-Michel.M.Ces paragraphes comportent entre “Il nous faut, & tout prix, trouver $100,000, entre 6 heures, ce soir et 6 heures demain soir.’1 C’est en ces termes que M.Ernest Gohier, président de la campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes- Françaises, a résumé la situation, à midi, alors que le total des souscriptions s’élevait à $251,442 et que certaines souscriptions promises mais non reçues encore nous permettent d’anticiper que ce chiffre atteindra près de $280,000, à 6 heures, ce soir, laissant encore une marge de $100,-000 entre cette somme et l’objectif.“On a l’impression, en maints endroits, que nous avons une importante réserve et que nous sommes assurés du succès.Je me demande ce qui a bien pu accréditer une telle rumeur, surtout lorsque, dans les chiffres que nous donnons à midi, nous tenons compte de souscriptions encore à venir.Si nous avions une réserve, il ne serait certainement pas nécessaire d’anticiper sur les résultats, plusieurs heures à l’avance.“Il n’y a aucun doute que cette rumeur relative à une réserve ca- MM.J.-À.Savoie et Th.Tremblay à la Commission des liqueurs La dernier est nommé gérant du district de Québec; le premier sera gérant général d'ici quelques jours M.Thomas Tremblay, avocat à Montmagny, et très connu dans la uuuici il iiuua i«uu>m wuu.ci v^e ^ CMbec et dans tout le bas «modo, entre^ce soir* "et demiii I f°nc/Qion* soir matin comme gérant de la com- “Èn autant qu’on peut en juger, j d*“ dund‘s[rid d" en ce moment, ce seront les parois- Qu^i,ec.Le gerant général de la S( .aui détermineront le succès ou commission sera, selon une Infor î échèc final de no?™ apïef On ’ ^— chée peut faire un tort considérable à notre cause, si nous ne la démentons catégoriquement, car elle ne correspond pas du tout à la vérité.Je le répète, continue M.Gohier, H nous faudra trouver nous a informés, en effet, que plusieurs paroisses ont gardé, en réserve, des sommes substantielles.Le montant qu’il nous reste à trouver est si important que nous espérons que les paroisses voudront bien sacrifier le plaisir d’annoncer des surprises demain soir, et qu’elles nous enverront leurs rapports complets assez tôt pour que nous puissions les compiler à partir de 9 heures, demain matin.Il y va de l’intérêt de la cause, et si l’on nous envoie ainsi tous les rapports nous pourrons savoir exactement ce qÿ mation qui nous parvient de source sûre, M.le notaire J.-A.Savoie, actuellement membre de la Commission des Tramways de Montréal On croit que M.Savoie occupera son poste à Montréal d’ici quelques heures.Il démissionnera eventuellement à la Commission des tramways de Montréal.Nominations provinciales M.Georges Leveillé chef du cabinet du premier ministre — Le Dr Joseph Dion coroner pour l'Abitibi nous manque et prendre des mesures appropriées.Le succès dé pend des paroisses.Qu’elles ne l’oublient pas.opposés l’an dernier à la fermeture de i’hôtel; la ville a certainement été coupable de l’avoir laissé fer mer, mais ce n’est pas la faute de l’administration, qm va s efforcer de le faire ouvrir de nouveau.M.Mathys, président et représentant du comité de protection de la propriété foncière de Montréal, se lève et déclare que son comité est opposé à toute augmentation du pouvoir d’emprunt sans referenM.Duplessis dit qu U s agit d un cas urgent, d’après les explications données au comité.Il explique de nouveau que l’amendement suggéré sera à l’elfet que le pouvoir d emprunt demandé ne sera accordé que si la compagnie de chemin de ter paie la moitié du coût de construc-lion de ce viaduc.Passages à niveau Le ministre de la Voirie, M.Leduc, suggère que l’on remplace les mots “compagnie de chemin de fer par “autorité compétente” ou que l’on ajoute “autorité compétente q “compagnie de chemin de fer’.Il y a un comité de suppression de passages à niveau à Ottawa, dit-il, et d pourra arriver que ce comité soit consentant à contribuer une partie et que la part de la compagnie ne soit inférieure à la cité.” M.Duplessis — Pardon, c est la Commission des chemins de fer qui administre et distribue les fonds pour la suppression des passages a niveau.Il faut que les compagnies de chemins de fer fassent leur pari David Rochon obtient qu’il soit I autres choses $300,000 pour construit aux mêmes conditions.parcs et terrains de jeux, $2jO,000 Le viaduc de la rue Chabot ne pour le remplacement des tuyaux de sera pas construit.la M.W and P., $1,500,000 pour v agrandir 1 annexe de 1 hôtel de ville.Enfouissement des fils I Une ferme d'épuration On nasse au paragraphe B qui , , _ , se lit comme suit: Pour l’enfouis- m.Bélanger, député de Dorion, sement des fils des systèmes élec- propose la construction d une usiné tricnies de la cité en général corn- d’épuration des eaux ménagères, a prenant les alarmes d’incendie, 1 é- ha rivière des Prairies, et le nnance-clairaae les signaux et téléphones ment de l’amortissement et du ser-dc la police et les signaux de ci; vice des intérêts de ce projet en culation une somme ne devant pas trois ans, ce qui voudrait dire quel-excéder $600.000.que chose comme $150,000 pour la M.F.J.Leduc fait remarquer im- durée des travaux, médiatement que la ville va pouvoir M Bélanger explique que la Com-récupérer toutes ces dépenses, c est- missj0n des Services Publics a déjà à-dire les intérêts et les amortisse-1 autorisé ces travaux» déclarés ur-ments., .gents par la Commission provincia- ls.Duplessis demande de rejeter fe d’hygiène.Le pouvoir d emprunt cet article., serait de trois millions, approxima- M.Allan Bray.— C’est un des rares travaux que 1 on pourra effec tuer à Montréal afin de venir en ai de aux sans-travail.M.Auguste Boyer.— Dans tepas-sé.vous vous en rappelez M.Bray, nous avons eu l’ocasion, a maintes reprises de disenter ces clauses.Nous disions alors que la ville de vait conclure des arrangements avec tivement.M.Leduc approuve Le ministre de la Voirie, M duc, appuie le projet.— Combien ça coûterait?questionne M.Duplessis.Trois millions, fait M.Leduc.» füÆ rprt la moitié de» dépense».!|rVpSlè à lfe«po,é des fail?et Commission électrique nous verrons par la suite aux moda- I lités* M.Allan Bray déclare qu’il existe Nous ne demandons pas trois à Montréal une commission électn- mjjiions majs Je pouvoir d emprun-que qui surveille l’éxécution des tra- ter $250,000 pour l’amortissement vaux par arrondissement.On a ter- et Ies intérêts, durant trois ans.du-miné actuellement 1 enfouissement ^ ^es iravaux.N’oubliez pas que des fils dans 15 arrondissements et la des Prairies est effroya- il ne serait pas juste de priver «f- ,blenjent polluée sur un long par-tains quartiers de ces importantes cours è cause du déversement quo-améliorations alors que d autres en d’environ 15 millions de profitent depuis quelque^ temPs- pieds cubes d’eaux ménagères en un Nous en sommes rendus à la rue en(lroit 0ù le courant est tellement Atwater et il nous faut ces crédits {aiWe qu,il es;t à peine un million nnur continuer l’ouvrage.de pieds cubes-secondes.Les com- ¦ I tés ruraux qui avoisinent la métro- N écrasez pas les gens pole sont très affectés par cet in- ti ««s écraser les contri- convénient.A Repentigny, où 1 on Il ne faut pas écraser i n , des grèves magnifiques, l ean est buables de Montréal, dit M.Duples-1 n ^ ^ St Mais U^crohfque*nous devrions cumule des dépôts de limon conta-enV ^i^fJrd réclamer l’aide fédé- miné.De plus, la construction de tout d abord réciamei i a l’usine d’épuration serait un com- rale.plément indispensable à l’égout col- M.Tremblay s’est rendu à Otta- lccteur du nord, pour lequel les con- wa récemment, poursuit M.Du- tribuables de Montréal ont depen- nlessis pour demander au gouver- é quelques millions à date Kent fédéral de contribuer plus , .largement aux secours directs.Les municipalités ne peuvent plus sup- nm-ter les charges du chômage.— -— - .,, Ottawa doit prendre sa part de de créer un fonds d amor- la distribution des allocations.M.tissement.ç.a parait bien, mais c e s t ^intenJn?défclaréCtque l^cKage Se"H y^aassez^deSxV à S?je né doutais.p.s de t» çooitttu- gf» Ua*ï StoyenT ST” &rdan»C celle dSTjé' dK rf otf.w.” et.depoùnou» .von, ,,«» Pour dé.r^ le trésor muni- son devoir comme député en signalant l’importance de la question et les dommages graves qui résultent de cette question.On étudie les trois derniers paragraphes de la clause qui disent: Que tout surplus disponible sur run des item pourra être enijyloyé pour un autre item si le montant attribué à cet item est insuffisant; que tout solde disponible pourra être employé à dfautres fins par règlement du conseil; que ces emprunts n’affecteront pas le pouvoir général d’emprunt et ne seront pas soumis à rapprobation des électeurs.M.Saint-Pierre dit que l’article sera refait et soumis de .nouveau au comité, avec les modifications qu’on lui a fait subir.La clause 99 est donc suspendue entier pour nouvelle rédaction.Pas de prise d'eau encore cette année L’article 100 était à l’effet d’autoriser un emprunt de $509,000 «n sus de l’emprunt déjà autorisé ($1,-200,000) pour la construction d une nouvelle prise (Teiiu dans le Saint-Laurent et $30,000 pour l’inspection pyrométrique du système de l’aqueduc., La clause relative a l'inspection T » J pyrométrique est adoptée sans objections, MM.Coonan et Leduc, en Propagande impérialiste! Dans les églises protestantes Québec, 26.— Le dernier numéro de la “Gazette officielle" contient les nominations suivantes: * * * Québec, le 24 mars 1937.M.Georges Léveillé, de Québec: Chef du Cabinet du Premier Ministre de la Province de Québec.Québec, le 17 avril 1937.MM.Edgar Gauthier, de Granby: Juge de paix avec juridiction sur le district judiciaire de Bedford; J.-Ottawa, 26 (D.N.C.) — Evidem- j).Dubois et I).Longtin, tous deux ment les églises protestantes sont de Montréal: juges de paix aven des lieux de choix pour la propa- juridiction sur le district iudiciai-gnnde impérialiste.Hier soir, en re de Montréal, tous Revisieurs de l’église St.James, de l’Eglise unie, ia Commission des pensions de le rév.Norman Rawson a consacré vieillesse, et tous aux fins de rcce-son sermon à la discussion du pro- voir le serment seulement, confor-hlème de la défense impériale, mément aux dispositions de l’arti-S’étaient réunis pour l’entendre: les elle 358 de la Loi des tribunaux ju-Fils de l’Angleterre, les Filles de diciaires, (S.R.Q., 1925, Ch.145).l’Angleterre, des membres de la So- ^ * ciéte St.George ainsi que des Da- Québec, le 20 avril 1937.mes auxiliaires de St.George.M.le docteur Joseph Dion Le rév.Rawson a affirmé que le d’Amos : coroner pour le district ‘ ‘ d’Abitibi.M.Avllo Bénard sérail sous-ministre Canada ne peut pas défendre ses côtes d’une façon adéquate.D'autre part, ce serait manquer de courage que de s’en remettre à la doctrine Monroe et à la marine anglaise pour la défense du territoire canadien.Il faut donc que le Canada participe dans le plan général de la défense de l’Empire.Québec, 26.— On croit que M.Avlla Bédard, ingénieur forestier, qui remplit les fonctions de sous-ministre des Terres et Forêts par intérim, sera bientôt confirmé dans ces fonctions.Un "cirque international" du Roi le 9 Ju,n Assez de taxes M.Duplessis.— On parle de capi- sition obligeant la compagnie payer la moitié.* “De toute façon, pour le moment, nous allons faire un amendement disant que la moitié du coût de ce viaduc devra être payée par la compagnie ou toute autre autorité compétente et intéressée dans la matiè-rc.,> Cette suggestion est Jugée satisfaisante et la clause est maintenue avec la modification.,000$ Saint-Henri On passe ensuite à la clause 2 de l’artitle 99.Il s’agit de la construction de viaducs à piétons sous les voies du Canadien National aux rues Fulford, Rose-de-Lima, Vinet, Atwater et Sainte-Emilie, dans le quartier St-Henri.Le président lit: (A) A la rue Fulford, $25,000, et les membres du comité disent "Drop, drop, drop!’:’ (B) A la rue Rosc-de-Lima, $25,- 000.__“Drop, drop, dropl” _(C) A la rue Vinet, $25,000.Le comité répond, presque en choeur.— "Drop, drop, drop!” —(D) A la rue Atwater, $25,000.—."Drop, drop, drop!” —(E) A la rue Sainte-Emilie, 126,000.reçu de nouvelles plus ou moins ci pal et assurer une oartie du far- I £u?litre â l'Jl domrer ce qui doit nous revenir.Non seulement ce qu’on propose n’est pas mieux, mais c’est pire.Que la dette soit fondée ou consolidée, qu elle soit flottante ou qu’elle ne flotte pas.c’est une dette et H faut la payer.Ces travaux coûteraient $3,-000,000 et la ville de Montréal, à l’heure actuelle n’a pas le moyen de le faire.Si vous voulez décourager les industries de venir s’installer à Montréal, si vous voulez empêcher les propriétaires de construire et empêcher le développement de la propriété vous n’avez qu’à continuer à augmenter les charges et à imposer des taxes.Au nom du gouvernement.Je m’oppose à l'amendement pour ces motifs.De plus, l'amendement est irrégulier parce qu’il n’v a pas d’avis donné au comité, ni d’avis public pour aviser les intéressés qu’on ferait cette demande.Amendement hors d'ordre C’est pourquoi je dis Quenous ne pouvons taxer davantage les contribuables, que nous ne pouvons permettre d’autres emprunts à la ville et que nous ne pouvons assumer des charges qu Ottawa refuse d’accepter.Un consentement est nécessaire Me Auguste Boyer revient à la charge et déclare que les crnnpa* gnies doivent tout d abord Rengager à fournir leur quote-part, sans 3uol le gouvernement provincial evra refuser à la ville le droit de contracter ces emprunts.M.Duplessis: Pourquoi hypqthé- Îuer davantage la petite propriété ’ ourquoi s’obstiner à vouloir ruiner le petit propriétaire à Mont-réal?M.Bray: On dépense des millions de dollars en secours directs.M.Duplessis: Ce n’est pas nous qui avons créé le secours direct, mais s’il n’en tient qu’à nous, il va disparaître.Nous prendrons tous les moyens voulus., .M.Bray: Je tiens à féliciter le gouvernement pour avoir entrepris des travaux de chômage à Montréal.M.Tremblay: Nous voulons p la- ministres dans le cabinet Duplessis ayant exposé la nécessité de ce’projet.Il n’en est pas ainsi ce-potulant pour l’item de $509,600 qui, assailli de toutes parts, sombre sous une avalanche de drop, drop” malgré les efforts inoms de M.Adolphe L’Archevêque pour lui attirer la bienveillance des icgisla-tern's* M.L’Archévêque, président de la Commission de l’aqueduc et échevin de Delorimier, fait l’historique du projet de cette prise d’eau, et lit le rapport des ingénieurs, qui en recommande la construction.M.Leduc lui dit que cette question est fort controversée et quil est préférable de passer outre."Comment, répond M.L’Archevêque, piqué, cela importe donc si peu que Montréal, une ville d un million et quart d’habitants, soit sous une menace continuelle de manquer d'eau?C’est donc si peu important qu’il y ait un danger imminent d’épidémie?En choeur, le comité répond: Drop, drop .La clause «st donc biffée tandis que celle de l’inspection pyrométrique est maintenue.Mercier accusé de meurtre En l’absence du juge Tétreau, le ma
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