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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 5 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-10-05, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 5 octobre 1938 >» ¦ ¦ ¦¦¦¦¦' — ¦¦ ¦ REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE! BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIair 3366 Rédaction ; BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal «t la banlieue) E.-Unis et Empire britanniqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 De Paris à Montréal, en passant par Rome et Sydney Pour les.fêtes de 1942 — Un projet qui nous vient d'un Canadien d'outre-mer-Quand se mettra-t-on sérieusement à l'oeuvre chez nous?— Le temps passe vite.De Parii 3 Montréal, en passant par Rome et Sydney! La route est longue; elle ressemble en très grand au fameux chemin des écoliers.Mais l’explication de ce titre est, au fond, fort simple.L’un de nos amis est actuellement en Europe; il a visité à Rome la fameuse exposition dite de la romanité; il a consulté des documents sur le cent cinquantième anniversaire de Sydney et, comme sa pensée ne quitte jamais tout à fait Montréal, il a tiré de tout cela conclusions et projets pour le troisième centenaire de notre ville.Nous citons son texte tel quel.Ce n'est pas, ainsi qu’il le dit lui-même, un article en forme: ce sont de simples notes crayonnées dans une lettre intime.Mais ces notes viendront s'ajouter à un dossier déjà considérable et que nous feuilletons ici depuis des mois: projet d’exposition de la vie montréalaise pendant les trois derniers siècles, projet de musée historique, etc.Elles feront réfléchir et, peut-être, détermineront-elles quelque action.Voyez-les plutôt: Je vous envoie par le même courrier des imprimés.Cela pourra peut-être enrichir les suggestions que voire belle campagne pour une digne célébration ae 10ne cesse de présenter au public.V Les fêtes du 150e anniversaire de l’Australie.Par hasard un numéro du Sydney Mail m’est tombé sous les yeux.Les 300 ans de Ville-Marie ne valent-ils pas les 150 du Commonwealth australien?Trois-liivicres a fait un bel effort de représentation historique de sa fondation, bel effort de film amateur aussi réussi tout à fait.N’y aurait-il pas quelque chose à (aire en ce sens à Montréal?Et l’importance de l’événement et la dignité de la métropole ne demanderaient-elles pas qu'on y mette un peu de “professionnel” an lieu de T improvisation brillante ( mais qui aurait pu rater comme toute improvisation!)?Quel beau film à faire représenter dans toutes les écoles de la province: éducation du sens national.Et.représenté durant l’été de 1H2, aux Etats-Unis, cela pourrait être une propagande formidable qui amènerait par milliers (les touristes.Les origines de Montréal peuvent fournir ù un cinéaste de talent un formidable et puissant documentaire.2° J’ai visité à Rome l’exposition dite de la Roma nita.Je l’ai visitée les geux fixés sur ce que je voyais là, l’esprit orienté vers Montréal! Toute ( histoire de Rome, depuis la légende d’Enée jusqu’au fascisme, s’g déroule en un raccourci saisissant: utilisation très habile (et peu coûteuse) de cartes géographiques, de jeux aulomali(jiues de lumière électrique pour mon tier de façon saisissante l’expansion romaine depuis le Vatican jusqu’aux confins dt ta Bretagne ou de ta Sg-rie.Une deuxième partie: les institutions romaines: religion, armée, famille, arts, etc., etc.On sort de là (3 heures pour une rapide course à travers les immenses salles) très fortement impressionné de ce qu’était la civilisation latine, et l’on comprend quelles cordes profondes le Duce fait résonner dans Tame italienne quand il g appuie sa politique.On m’a assuré que Hitler, ù sa visite à Rome, a demandé ( et obtenu) de retourner à T exposition de la Romande tant il avait été impressionné: il s’aperçut peut-être que, lorsque les Germains barbares vagabondaient encore dans les forêts nordiques, il se faisait quelque chose de grand sur les bords de ta Méditerranée.Les rapprochements avec le Canada français s’imposent.Il g aurait de quoi faire quelque chose d’absolument renversant pour Mes touristes américains, par exemple (pour ne rien dire de l’éducation nationale des nôtres), par une réalisation artistique comme celle de Rome: l’expansion française en Amérique, les grandes découvertes du Mississipi, de la Louisiane, de l’Ouest, etc.Et nos institutions primitives?Combien d’Anglais ou d’Américains devant pareille révélation diraient: Avec un tel passé, les Canadiens français ont bien le droit dé vouloir vivre! Nos villes ne sont pas encore dotées de ces institu-lions qui attirent et retiennent les touristes, v.g.en Europe, musées, etc.Ne serait-ce pas l’occasion de doter Montréal d'une institution permanente magnifique: une exposition permanente du fait français en Amérique?Et pour nos enfants, les dizaines de m:l-liers d’écoliers de Montreal, de la banlieue et de plus loin encore! C’est ainsi que le Duce a doté Rome de quelques institutions extrêmement intéressantes.L’exposition de la Romanita devient avec septembre 1938 permanente.Evidemment,'cela coûte de T argent.Mais ne serait-ce pas un placement économique et national de premiere valeur?Il faut des hommes surtout, un comité stable et la volonté d’aboutir.L’exposition de Rome.a été montée en cinq ans (notons que l’entreprise était de grande envergure) par untirtisle de grande valeur, assisté de nombreux techniciens.Presentation esthétique admirable: leçon de bon goût (elles ne sont pas trop nombreuses chez nous!).Pas un musée à proprement parler.Formule très originale.Ainsi, dans les institutions, beaucoup de maquettes, cotisées, cirques, ponts, palais impériaux, arcs permettre de reproduire d’in-Glasgow è triomphe.Avantage nombrables monuments choisis depuis Glasgow, Loti dres et Nîmes jusqu’à Bucarest, Jérusalem et le Caire; résultat: impression de l’extension formidable de (influence romaine.De plus, les maquettes permettent une présentation plus uniforme et plus esthétique.Dans d’autres salles, armes, etc., sont des pièces originales comme duns les musées; mais la présentation est toujours dirigée par Vidée d’ensemble: la Romanita.Pareille initiative évidemment ne peut être accomplie que si un comité stable et doué de beaucoup d’autorite et de finance en est chargé (comme d’ailleurs pour l’ensemble des fêtes dé 1942, il faut autre chose que des collaborations bénévoles et indépendantes).Est-ce vraiment trop demander à notre public cana-dien-français à l’occasion d’un tel évènement?Voila quelques idées.J’aurais aimé les exposer dans un article, mais le temps me manque absolument.Voyez s’il y a quelque chose à tirer ae ce projet et à présenter dans vos notes si intéressantes sur 1942.A force de frapper, le clou va entrer! Nous comptons bien en effet, que le clou finira par entrer, et nous nous y employons de notre mieux.Mais il faut avouer que, jusqu’ici, c’est à peine s'il paraît mordre le dur madrier.Nous avons tout lieu de croire que le Jardin botanique sera prêt pour 1942 et qu’il offrira à nos visiteurs d'alors une vision de splendeur.(Nous osons même espérer que l’Université sera terminée et n’apparaîtra plus comme le simple squelette d’un vieux rêve.) Nous imaginons bien que de nombreuses associations, telle, par exemple, celle des Médecins de Langue française de l’Amérique du Nord, se réuniront à Montréal en cette année 1942.Une institution dont l'histoire remonte aux toutes premières origines de Ville-Marie, tel l’Hôtel-Dieu.inaugurera probablement aussi en cette même année quelques pavillons nouveaux.Mais de fêtes, de manifestations, d’établissements destinés à commémorer particulièrement le troisième centenaire de Montréal, nous ne voyons presque rien se préparer.* * * Le temps passe pourtant; il passe avec une rapidité plus grande encore, en réalité, qu’on ne l'imagine habituellement.Car les trois petites années qui nous séparent de 1942 seront coupées d’élections, municipales, provinciales, fédérales, de vacances, qui en mangeront bien d’importantes fractions.Ainsi, tout le monde admet que, s’il ne faut pas compter exclusivement sur un comité municipal (c’est-à-dire, institué par la municipalité) pour mener à bonne fin ces manifestations, il importe tout de même qu’un tel comité soit constitué.S’il ne l’est pas d’ici quelques brèves semaines, a-t-il chance de l’être pendant la campagne électorale, qui va si tôt absorber tant d’énergies?Et, si l’on franchit sans agit la campagne électorale, combien de temps se passera-t-il avant que la nouvelle administration, quelle qu’elle soit, touche à ce p robîeîne ?Et si, par malheur, le comité n’était fondé qu’en février, par exemple, quelle somme de besogne aurait-il vraiment le temps de faire avant les vacances?L'expérience des Trois-Rivières, celles de Sherbrooke et du Saguenay nous démontrent pareillement que ces choses ne s’improvisent pas- Puis, il faut toujours se rappeler qu’à Montréal, la tâche sera dix, et peut-être cent fois plus ardue que dans ces autres régions, — à cause, cela saute aux yeux, du caractère d’une population aux origines très diverses, de l’étendue de la ville, etc., etc.* * * Double conclusion: Hâter la constitution du comité qui, dans une large mesure, aura mission de centraliser, d’ordonner, de stimuler les efforts: Mettre sur pied, aussitôt que possible, les entreprises qui ne dépendent que de l’initiative privée et n’exigent que l'union de bonnes volontés indépendantes.Nous avons déjà montré que celles-ci sont nombreuses; nous aurons probablement l’occasion d’y revenir.Omar HEROUX On annonce officiellement la démission de Benès L’actualité Bercovitch et les ## Slush Fund Brothers" Pour scs camarades, Ashley-W.Cooper se prénomme Joe.D'où lui est venu ce surnom qui fait boxeur ou lutteur?Probablement de sa pugnacité, si le mol est français, de sa pente naturelle à enlever les masques de sur les visages, les scalps de sur les crânes cl à mettre les points sur tes i.Que serail-ce, grand Dieu, s’il étail propriétaire de journal, s'il avait sa feuille à lui?Il élriperait un homme par jour.Par deux jours, plutôt.Car Joe Cooper a de violentes hnines, mais de non moins violentes affections.Il s’atlendril aussi facilement qu’il s’encolère, il montre les larmes aussi promptement que les dents.Il n’y a qu une chose que vous ne pouvez lui demander: le calme, l’indifférence, la tiédeur.H a des amis et pour de bon.Des ennemis aussi.Il choisi! vile les premiers et jamais ne les lâche.Un jour, il a bravé un assistant-procureur général, qui prétendait lai faire rapparier.sur te compte d’un vieux camarade.une saloperie que ce haut el puissant personnage politique avait prononcée publiquement.Joe travaillait alors pour un journal où Vàn doit tout rapporter.Le.reporter n’a pas le choix.Seul son chef peut émonder la copie, ce qui lui arrive peu souvent.Joe refusa de noter cette vilenie.Et comme le représentant “de.la justice" menaçait d,’intervenir, auprès du patron de Joe, celui-ci prit les devants, dit ce dont il s'agissait et avertit du même coup que si “ça” passait il donnait sa démission.La rosserie ne passa pas et le substitut du procureur eut la ressource de se rouler de raj/c dans son vomi.Comme tous les courriéristes parlementaires, Joe a de l’estime pour Peter Bercovitch.Il g a de quoi.Auprès du chrétien, le Juif a une naturelle antipathie à surmonter.Quand il réussit à vaincre ce handicap, il g a lieu de croire qu’il est doublement chic.Et telle est unanimement (opinion des courriéristes parlementaires sur le député de Saint-Louis: un homme de talent et propre après examen, après examen plus sévère, je.viens de le dire, que celui qu'on impose à des Gentils.Or, ce matin, Joe parle de (élection de Cartier.Bercovitch, qui a été vingt-deux ans député de Saint-Louis, qui y a servi son parti Iqya-lenient, mais sans servilité, veut passer de (arène provinciale à la fédérale pour remplacer Sam Jacobs.Les libéraux de la circonscription lui ont demandé de le faire.Ils savent en effet que tel était le désir de Laurier — on dit même qu'il existe des preuves écrites à ce sujet — et que si Jacobs fut élu, c’est parce qu’il avait été choisi par Bercovitch qui avait refusé le poste.Sur quoi, le vieux chef aurait prédit an jeune député de Saint-Louis qu’il finirait par faire comme lui, Laurier, qui, ayant débuté à Québec, acheva sa carrière à Otta-wn.Tout allait donc sur des roulettes.Mais avant que Bercovitch démissionnai à Québec, on lui fit savoir que le parti libéral ne pourrait officiellement (appuyer dans Cartier.Pourquoi?Je passe ici la parole à Cooper: “Quel est le crime de Peter?“Je suis croyablement informé que Peler est persona non grata.“Pas avec le parti libéral du Canada, “Pas uVCC les électeurs libéraux de Cartier.“Avec les Slush Fund Brothers.“Des libéraux du dedans me disent que tes Slush Fund Brothers ont jeté des centaines et des centaines de.milliers de dollars dans la cassette du parti libéral lors des élections de 1935.Des libéraux an courant espèrent que les Slush Fund Brothers seront également généreux en 1939.“Si le parti libéral du Canada compte maintenir son prestige parmi les libéraux de Cartier, il ferait mieux de se grouiller et de prendre position comme il convient à un parti politique viril.Il court, en effet, des histoires dans Cartier.On prèlend que les Slush Fund Brothers conduisent les libéraux par le bout du nez dans (élection complémentaire de Cartier.Il y a toutes sortes de vilaines observations au sujet de Vox populi.Et allez vous promener dans la circonscription.Vous g entendrez dire que le parti libéral du Canada n’ose pas choisir d'autre candidat officiel que Bercovitch el que les Slush Fund Brothers ne permettraient pas cela." Cooper ajoute que l’on voit se manifester, enfin, une extraordinaire coopération entre te fédéral et l& prpyiaçial, pa s'accrpchi aux basques de Bercovitch, on le retient, on a absolument besoin de lui.Mais à cela — et on a tout raison de croire que Cooper dit la vérité vraie, mot par mot, syllabe par syllabe, lettre par lettre — Bercovitch a répondu avec cette ironie tempérée d’humour qui lai est propre: “Vous voulez être chic pour moi.Vous avez eu (occasion de (être pendant vingt ans où j’ai siégé comme libéral dans un parlement libéral.Vous dites que je suis un bon zigue, que j’ai de (expérience parlementaire el des talents qui me permettent de rendre de grands services.Quand vous cherchiez un trésorier provincial je ne pouvais (être.Je n'étais plus libéral: j’étais Juif.Quand vous aviez besoin de moi pour lutter pour le parti devant la Commission d’enquête Duplessis, je n’étais plus Juif: j’étais libéral.Et quand vous me demandiez d’attaquer le budget de Duplessis, je n’élais plus Juif, mais encore libéral.” On pourrait peut-être ajouter: “Quand j'ai refuse la présidence des bills privés, parce que je trouvais le 'poste au-dessous de moi, vous m’avez humilié en le donnant à un compatriote qui n’avait pas mes états de service.ni ma réputation." Quoi qu’il en soit.Cooper est sur la voie des révélations.Mais il n'a pas de journal à lui.Et c’est sans doute pour cela qu’il ne désigne pus par leur nom les Slush Fund Brothers.personnages énigmatiques el qu’il est intéressant de connaître.Mais déjà les ponts sont rompus.On cherche des précisions.Et prédisons que ce ne sera pas long avant que Joe mette les points sur les i et les noms sur les conspirateurs et qu’on apprenne quelque chose aussi sur les méthodes du front Cohen et cent qui les ont inventées.Bercovitch a répondu aux pressions de ses “amis" de Québec en donnant sa démission.Il est dans la mêlée.Il va se ballre ! El pas avec des pistolets de paille même contre un homme de paille.On mettra des milliers et des milliers de dollars pour (écraser, prétend-on ,car il a refusé de passer sur un pont en or pour revenir sur sa décision, avant qu’elle soit officielle, et retourner au parlement provincial.Ainsi tricherie retourne à son maître.On ne peut àla fois oindre les Juifs et les poindre.Ces messieurs du parti de Québec se demandent si uqe élection dans (nint-Eouis, vieille circonscription libérale restée telle contre vents et marées grâce à Bercovitch, ne va pas leur échapper.Défaite dans une élection complémentaire à Montréal, où (on dit (union nationale si faiblarde dans les milieux libéraux! Ça n’a rien d’agréable comme perspective.— Oui, dit-on, mais les Juifs sont communistes et il y a la loi du cadenas.J’ai demandé ce qu’il faut en penser à ceux qui les connaissent le mieux.“Il n’en reste pas cinq cents communistes convaincus dans tout Cartier", m’a-t-il été répondu.Et Saint-Louis est une simple enclave de Cartier.Paul ANGER Bloc-notes Plaisante histoire Faudrait-il croire que (Illustration de Paris ne choisit pas toujours avec discernement les chroniques qu’elle sert à ses nombreux lecteurs de partout?Un de nos confrères a relevé l’autre matin, dans une des récentes livraisons de ce périodique par ailleurs remarquable, l'un des plus beaux du monde, un article de M.René Pax, qualifié de “correspondant Irés particulièrement informé de tout ce qui touche à l'action occulte du national-socialisme dans les pays étrangers”, article où M.Pax prétend ex pliquer pourquoi M.Roosevelt a parlé comme il l’a fait à Kingston, il y a déjà quelque temps.On sc le rappelle, M.Boosevelt y a déclaré que les Etats-Unis sont prêts à défendre le Canada contre tout danger venant de l’extérieur.Or, d’apià* M.Pax, si M.Roosevelt a parlé ainsi c'est parce que "dans les provinces canadiennes de langue française (nous en avons donc plusieurs?) la propagande hitlérienne a déjà pris pied et tend de plus en plus à se développer.C’est un certain Adrien Arcand, citoyen de Montréal, qui est le chef du mouvement— Le slogan (ici, nous dirions: le mot d’ordre, mais “slogan” est bien plu?français.) de cel aspirant-Führer d’oulre-Atlantiquc est: Le Canada aux Canadiens.D’où sa campagne très violente à la fois contre les juifs et contre les communistes.Les troupes d’Adrien Arcand, qui sont souvent armées, emploient la manière forte.Elles .saccagent les boutiques, font irruption dans les réunions publiques, j malmènent et en chassent leurs adversaires”.A Montréal, à Québec et "dans les provinces canadiennes de langue française" personne n'a vu de “boutiques saccagées” pur “les troupes souvent armées" du Führer Arcand, niais il parait que cela se passe ainsi.En tout cas, M.Pax, qui voit les choses de loin, parait les voir démesurément agrandies.A beau exagérer qui voit de loin.M.Pax ronnalt-il la fable des hâtons sur l’eau qu'un visionnaire, dans La For,' dne, prit pour des navires de haut bord?Si M.Pax venait un peu voir ce qui se passe ici, il laisserait M.Roosevelt tranquille ; nous montrerions au Le président démissionnaire de la Tchécoslovaquie prononcera un discours d’adieu ce soir à la radio On croit qu'il quittera la Tchécoslovaquie — Syrovy exercerait la fonction de président de la république jusqu'à l'élection du successeur de M.Benès par l'Assemblée nationale PRAGUE POURRAIT COOPERER AVEC BERLIN Le président Benès, de la Tchécoslovaquie, s'en va.Prague devra lui donner ces jours-ci un successeur.Sera-ce Hodza?Krofta?Hitler occupe la région des Sudètes.Paris négocie avec Rome.Lord Buckmoster vient de saisir la Chambre des Lords, en Angleterre, d'un projet de loi destiné à établir, au moins dans une certaine mesure, le service militaire obligatoire dans le Royaume-Uni.Il n est pas sûr que ce projet de loi reçoive l'assentiment des deux Chambres.On parle derechef d'élections générales anglaises à brève échéance, afin de confirmer l'attitude prise par M.Chamberlain dans le monde de la politique internationale.M.Daladier, en France, vient ae se faire voter, à valoir jusqu'au 15 novembre, des pouvoirs discrétionnaires par io Chambre des Députés.Ent'» temps et d'ici que le Sénat les lui confirme, M.Daladier négocie avec Rome; il doit y envoyer prochainement un ambassadeur dont la présentation au roi d'Italie reconnaîtra que celui-ci est aussi "empereur d'Ethiopie".C'était pour éviter cette reconnaissance que, depuis deux ans, Paris n'avait pas encore désigné de successeur à M.de Chambrun à Rome, à la suite de quoi Rome rappela l'automne dernier son ambassadeur à Paris.Les relations devront retourner à la normale entre les deux pays.Paris invite le prince héritier d'Italie à assister ou dévoilement officiel du monument érigé à la mémoire dr son beau-père, Albert de Belgique, en France.A Prague, le premier ministre Syrovy a démissionné; M.Krofta a cessé d'être ministre des Affaires étrangères de la république tchécoslovaque; et le général Syrovy a formé un second ministère dans lequel il y a trois représentants de la minorité slovaque qui demande l'autonomie de sa province.Moscou, mécontent de tout ce qui se passe, fait mine de vouloir rompre son alliance militaire avec la République française; Moscou notifie Paris de son intention, par l'entremise de la presse communiste, en attendant la rupture officielle.On croit à la reprise prochaine de la propagande et des menées communiâtes dans le monde des ouvriers et dans le prolétariat français, comme suite de la bouderie de Moscou.Les jeunes Français mobilisés d'urgence ces semaines-ci, surtout pour la garde de la ligne Maginot, retournent à la vie civile.Et la démobilisation s'accmtue un peu partout.LE DEPART DE BENES PRAGUE, 5 (S.P.A.) — On annonce officielîsmen» que M.Edouard Benès s'est démis de la présidence de la Tchécoslovaquie.La démission de M.Benès n'était pas imprévue, bien qu'on eût nié plusieurs fois, récemment, qu'il eût l'intention de renoncer à la présidence de la république.Successeur du président-fondateur Masaryk, M.Benès était à la tête de la république depuis décembre 1935.Il est évident que l'accord de Munich est un désastre si on t'examine du seul point de vue de la politique étrangère à laquelle M.Benès adhère depuis 20 ans, c'est-à-dire depuis la fondation de l'Etat tchécoslovaque.Certains disent que la démission de M.Benès peut améliorer la situation en permettant à Prague de coo- pérer avec Berlin.D'après certaines informations, ht Reichsführer Hitler — qui, on se le rappelle, a violemment parié contre le président Benès au cours de la crise — aurait fait comprendre qu'il userait de générosité dans ses négociations avec le nouvel Etat tchécoslovaque, si cet Etat se donnait un président capable de s'entendre avec l'Allemagne.Il paraît que le premier mmishw, le général Syrovy, exercera la fonction de président de la république jusqu a I election du successeur de M.Benès.C est l'Assemblée nationale — composée du Sénat et de la Chambre siégeant ensemble — qui élit le président de la république.M.Benès doit prononcer un discours d'adieu ce soir, à la radio.On croit que M.Benès quittera la Tchécoslovaquie.collaborateur quelque peu fantaisiste de Vlilustration toutes les boutiques que le citoyen Arcand et scs “troupes souvent armées” ont saccagées au pays de N’Existe Pas: peut-être même pourrions-nous lui faire comprendre que M.Roosevelt n’a pas si peur que cela de la propagande hitlérienne “dans les provinces canadiennes de langue française”; et que s’il a parlé comme il l’a fait, ce n’était pas du loin pour faire de la publicité au Führer montréalais.Celui-ci doit s’amuser fort d’avoir, sans le paver de ses ser vices, un publiciste tel que M.René Pax pour lui ouvrir les pages oe Vlilustration de Paris et le campée dans la notoriété européenne.Si M.Pax allait recommencer, il faudra lui décerner le Prix Nobel mi litre de “plus grand enquêteur mystifié de l’univers”.Il ne l'aura pas volé.Plaisanterie à part, si les informations de M.Pax sur “l’action occulte du national-socialisme dans les pays étrangers” sont aussi fortes et aussi documentées que celles qu’il vient de publier par rapport au Canada, il serait grand temps que Vlilustration mît cet enquêteur au repos.Il a l’esprit fatigué: excès d’imagination.A moins que M.Pax ne vienne de la Cannebière?G.P.Le carnet du grincheux Difficiles à contenter, ces Rouges de Madrid.Franco bombarde-t-il leur ville avec de vraies bombes?Us hurlent à la mort.Bombarde-t-il Madrid avec du vrai pain?Ils hurlent au poison.Qu’est-ce qu'ils veulent?Qu'on les laisse s entre-dévorer?* ¥ y.Si ce M.René Pax, qui prétend M.Roosevelt alarmé des progrès d’Adrien Arcand au Canada voulait, avec son histoire à dormir debout, nous la f.la Pax?Que cela continue et ce ne sera plus la Tchécoslovaquie; on se doutait que la faim de tous ses voisins satisfaite, ce ne serait plus que la ' Tchécoslov-hachis .* * * A Genève, M.Ernest Lapointe a présidé la commission pour le désarmement des nations.Cela lui aura-t-il donné le tour de main voulu pour désarmer maintenant le fougueux lan Mackenzie?C’est à souhaiter.?* Les dépêches ne parlent plus du ministre de la guerre Hore-Belisha, à Londres.Se pourrait-il que cette éclipse partielle devint complète et définitive?Et serait-ce que ce ministre va se trouver Hore.de combat.?“Je ne sais comment je suis venu ici, mais j'entends y rester”, a dit Hitler, en entrant dans la Bohème, Bien des poli- M.King va s’absenter quelque temps Le retour de M.Lapointe au pays et le rétablissement de la paix en Europe arrangent les choses.— L’accord commercial avec Washington est prêt.— M.King parle de ‘‘Peace and Freedom”.“Nous voici revenus à des temps normaux”, selon le premier ministre.(par Léopold RICHER) Ottawa, 5 — Le premier ministre a décidé de prendre un repos."Maintenant que M.Lapointe est revenu et que Son Excellence lord Twoedsmuir reprendra son poste, a dit M.King aux journalistes hier soir, il me sera possible de m’ab-senter.J’avais l’intention de partir à la fin de la semaine, mais je ne sais si je pourrai me libérer assez lot pour donner suite à mon pro-jet”.Il n’en est pas moins certain que M.King fera un voyage.II s’en est excusé en termes délicats: “Depuis la fin de la session je n’ai pas ou le temps de me reposer.Les temps ont été difficiles.” Mais maintenant que M.Lapointe est revenu, rien n’empêche le premier ministre d’aller passer quelques jours, peut-être quelques semaines, loin des tracas administratifs.En annonçant la nouvelle il avait l'air heureux d'un écolier à la veille des vacances.La fatigue un peu bourrue de la semaine dernière avait disparu comme par enchantement.Le traité sera signé en octobre Hier après-midi M.King a présidé une séance de quatre heures du cabinet.Arrivé du midi, le minis- ticiens arrivés ont trouvé l’attitude avant lui, si c’est lui qui a forgé la formule.+ * + Quand M.King a tant manqué M.la-pointe, il s'est sans doute rappelé la pièce d’Oscar Wilde sur “The Importance of being Earnest” et il a pensé à "The Important* of having Ernest.surtout quand il s'agissait d'opter entre la guerre et la paix.?Ce “restaurateur” qui met sur sa carte-réclame, en guise d'adresse: Vespa-sienne de.(ici le nom d'une des places les mieux connues de Montréal), a pris au mot celui de Vespasien sur l'argent qui n'a pas d'odeur, d’où qu'il vienne; et il ne craint pas les voisinages.insolites, U Grincheux tre de la Justice y a assisté.Il a sans doute fait rapport au Conseil des ministres de sa mission à Genève.M.King a gardé le silence là-dessus.Sa principale déclaration a porté sur les négociations en cours avec les autorités américaines en vue du nouveau traité de commerce.“Nous avons fait beaucoup de progrès, a-t-il dit.Les Etats-Unis et le Canada peuvent maintenant conclure une entente finale de Jour en jour.Le traité sera certainement signé au cours d’octobre.L’ehtente canado-américaine est pratiquement prête.Mais avant de dire notre dernier mot il faudra attendre quelques jours afin de savoir comment vont les choses entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne”.Le premier ministre n’a pas voulu dire s’il irait lui-même à Washington signer le nouvel accord commercial.S’il va se reposer au sud des Etats-Unis, il lui sera facile de se rendre dans la capitale américaine pour prendre part à la cérémonie officielle.— "Convoquerez-vous une session spéciale du parlement pour faire approuver le traité?” lui a-t-il été demandé.Session spéciale possible Après un moment de réflexion, il a répondu que cela dépendrait de la nature du traité.Comme nous l’avons déjà expliqué, si les changements au tarif douanier sont tous à la baisse, il ne sera pas nécessaire de convoquer les Chambres.Dans ce cas le Conseil des ministres aura le pouvoir de mettre le traité en ?!- (Suite à la page 2) En page 2: Le Canada et la guerre.- Manifeste de la Ligue d'Action nationale. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 5 OCTOBRE 1938 VOLUME XXIX — No 231 Le Canada et la guerre Manifeste de la Ligue d'Action Nationale A l'hôtel de ville L'aide aux miséreux La guerre est venue, la guerre s'en va, la guerre reviendra peut-être.Souhaitons que la vague d optimisme déclanchée par les accords de Munich soit justifiée.Mais Mein Kampf n’est pas encore entièrement réalisé; et la preuve reste encore à faire, qu’après avoir démantelé la forteresse diplomatique _ des pavs dits démocratiques, les dictateurs n’en profiteront pas pour s'assurer, par la force des armes, une domination incontestée.Lest dire que nous ne devons pas rentrer chacun chez nous et nous taire.Il est, au contraire, ptus necessaire que jamais que nous parlions, et que nous partions haut.Nous avons vécu, pendant les jours de crise qui viennent de se dénouer, des heures de cruelles inquiétudes, non seulement pour nos amis d’Europe, mais pour nous.Devant une opinion publique atterrée, silencieuse, nos gouvernants, en effet, hésitaient entre la participation ou la neutralité.Pourquoi hésitaient-ils?Dans un conflit de ce genre, ta position du Canada est aussi nette qu impérieuse.Position du Canada Puissance d’Amérique, Etat autonome, nation de troisième ordre dans la vie politique internationale, c’est-à-dire sans influence, et par suite, sans responsabilités morales dans la prévention des conflits, le Canada n’a aucune obligation, ni aucun intérêt à se porter garant de qui que ce soit ou a participer à aucun des conflits politiques de l’Europe., Il n’u a aucune obligation: Constitutionnellement, l’allégeance au même roi ne nous engage a rien de ce côté, le roi n’étant pas absolu et devant se conformer, en tant que roi du Canada, aux avis de ses ministres canadiens, même si ceux-ci pensent le contraire des ministres anglais.Géographiquement, nous ne sommes nullement menacés, a la ses devoirs: celui d* n* Paflnrest*;‘ Vif débot ou conseil munkipol pour inerte comme elle la ete dans la j A .ciicnnn dernière crise, au point de laisser | la distribution des $125,000 votes manifpsia-1 p0ur COmbler le déficit annuel des associations de charité croire que les quelques manifesta lions en faveur de la participation à la guerre exprimaient son véritable sentiment.Nous avons couru un grand danger; nous en étions conscients; nous voyions venir 4e moment où on allait nous engager dans une irréparable folie; et pourtant nous n'avons pas réagi.De quel poids eussent été, alors, les protestations de nos députés?Ne nous illusionnons pas Pour le moment, nous sommes sauvés.Mais ne nous illusionnons pas! Nous entrons dans une ère d’expériences politiques susceptibles d’apporter au monde une immense libération ou la plus profonde des déceptions.En orientant la politique des alliés de 1914 dans .Le conseil municipal après ajournement hier après-midi à 3 heures, a siégé de nouveau dans l’après-nn-di.On y a discuté le déficit des associations charitables.Il s agit de répartir une somme de $125,000 que la ville va donner , à ces associations pour combler une partie des déficits encourus pour frais de secours directs non admis par les autorités provinciales.On a décidé en principe que chaque fédération recevra un montant suffisant pour combler son déficit de l’an dernier.A l’avenir, la ville accordera un octroi fixe.De plus, la voie de la raison plutôt que dans troi proportionnel à celui qui celle des represailles indefinies fédéra,ions anglaise, contre les vaincus, i n.imhpilain .- Chamberlain j joue une carte d’où résultera la plus solide des paix ou la plus terrible des guerres, selon la sincérité des parties en cause.Appel aux Canadiens A nous, il appartient de faire cesser cette indécision gouvernemental en matière de politique extérieure, qui reste au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès.II importe que nous obtenions au plus tôt que le gouvernement fédéral se prononce catégoriquement contre les aventures.Une, pour une fois, le bloc québécois joue à notre avantage et qu’il serve à nous obtenir de tout gouvernement, qu il soit rouge ou bleu, une garantie de neutralité.Notre frontière, à nous, n’est pas sur le Rhin.Quand nous serons corîvaincus qu’on ne cherchera pas à nous saigner à blanc n’importe où dans le monde, sous prétexte de défendre nos frontières, nous procéderons avec plus de securité à notre propre défense, dans la mesure où nous estimons que nous juive et protestante pour combler leurs déficits, compte tenu de l’importance numérique de chacun des groupes ethniques ùll‘l:1*c^n„rePr®' sentent.Elle réclamait $80,000.Cette différence servira à chausser et vêtir les enfants des familles pati- ne sommes nuuenieiu sommes réellement menaces, fois à cause de notre situation Imn- Que l’opinion publique s’éveille taine et surtout de notre situation américaine.Moralement, notre intervention n’ajoutera rien aux possibilités de solutions pacifiques et changera vraisemblablement peu de chose au résultat du conflit.Seul un sentimentalisme exagere peut nous entraîner dans une guerre où nous n’avons ien à faire.Car, nos intérêts dans ces querelles sont aussi inexistants que nos obligations.Nous sommes en Amérique; -lous n’avons pas à nous mêler aux disputes de la vieille Europe.Nous n’escomptons ni là ni ailleurs, d’avantages territoriaux.Et, si nous avons jamais besoin d’une protection mil iaire, ce sont nos alliances américaines qui nous la garantiront et non nos liens avec l’Europe, même si nous avons Que l’opinion et reste éveillée! Qu’elle mette de côté toute partisannerie et qu elle fasse sentir à ses députés de que côté elle entend qu’ils soient.C est eux qui sont à notre service, et non nous au leur! Et, sj des circonstances comme celles des dernières semaines se reproduisent, que nos journaux, que nos dirigeants politiques provinciaux et fédéraux, que les conseils municipaux, que nos associations — St-Jean-Baptiste, Voyageurs de commerce, A.L.J.L.et mouveruents spécialisés, A.G.E.U.M., etc., _ se chargent d’éclairer 1 opinion.Que lous, individus et associations, inondent leur député de représentation, que des manifestations, non équivoques, se produisent dans tout le pays, que de lout Quebec monte une immense clameur, sommes et nous resterons irrévocablement! nos intérêts économiques, sociaux, à nos intérêts politiques intérieurs, ils nous commandent l’abstention.Lu guerre, pour un pays teunc t omme le nôtre, ce serait lu saignée irréparable qui le viderait des meilleurs éléments de sa population, de celle qui est vraiment a -lâchée par la tradition, et qui! faudrait remplacer par des elements hétéroclites, venus de lexteriem.La guerre, pour nous qui sommes encore écrasés par le fardeau de l'aventure de 1914, ce serait f fondrement de noire structure financière, et en définitive de notre économie, quels que soient, pal ailleurs les profits temporaires dt quelques-uns! La guerre, ce serait l ouverture d'une ere de tiouhlts vres.Le comité exécutif voulait distribuer les $125,000 au prorata de la population desservie par chacune des sociétés.Les échevins anglophones voulaient que la ville fasse l’addition des sommes réclamées, puis distribue l’argent au prorata du chiffre des demandes faites.M.le maire Haynault et d autres échevins sont intervenus pour montrer qu’un pareil partage serait nettement injuste.M.Léo McKenna, échevin du quartier Mont-Royal, a soulevé la question au conseil.Les echevins en avaient longuement parle au caucus du matin.M.McKenna trouvait que le projet du comité exécutif ne convenait pas aux sociétés charitables anglaises et juives puisqu’elle ne recevraient que le quart de ce qu elles réclament.“Le déficit des fédérations anglaises, répond M.Raynault, est, toute proportion gardée, plus considérable que celui de la St-Vincent de Paul, parce que les sociétés de tharité anglaises .s°iR plus gene-reuses Que 1s société csnûclienne-française.Je ne les en blâme pas, niais le fait reste qu’il ne serait pas ‘’juste de leur donner plus qu a la société qui a charge du plus grand nombre des miséreux” M.Raynault explique que les Canadiens français forment à Montréal au moins les trois-quarts de la polulation, et qu’ils ont la plus grande proportion des miséreux.Il ne s’agit pas de question de race ni de religion, mais d’élémentaire justice.De plus, l’organisalion de charité de la Saint-Vincent de Paul est faite de façon entièrement gratuite.Chaque sou versé va comple-directement aux tmse- Chez les maîtres-imprimeurs Le congrès se termine ce soir par un grand banquet — La séance d'étude d'hier — Suggestions importantes — Visite de la papeterie Rolland et souper à St-Jérôme — Tournoi de golf à Hampstead et visites techniques — Rapport des comités et adoption des résolutions L'exposition reste ouverte Cent-cinquante congressistes qui assistent au premier congrès des inaitres-imprinieurs de langue française, au Mont-Royal, se sont rendus hier après-midi à St-Jérôme, visiter la papeterie Rolland.La compagnie Rolland, propriétaire de la papeterie a offert un dîner aux visiteurs.Au cours de l’apiès-midi, M.Olivier Rolland, gérant général de la compagnie, fit une causerie sur les arts graphiques.Il évoqua ses souvenirs de l’Exposition des arts graphiques de Leipzig, en 1914, et ses aventures lorsqu'il quitta l’Allemagne, dès déclaration la guerre.M.Jean Rolland, président de la compagnie, a parlé, lui, des progrès réalisé dans l'outillage des papeteries: “Devant l'amélioration constante des presses et autres accessoires d'imprimerie, dit-il, les fabricants de papier ont dû, eux aussi, améliorer sans cesse leurs produits.Le papier qu’on utilisait pour tirer cinq à six cents impressions à l’heure ne peut plus servir pour l’impression ultra-rapide de cinq à six mille copies a l’heure.” x Au nom des congressistes, M.J.-Alexandre Therrien.président du congrès, a remercié la compagnie Rolland de sa généreuse hospitalité.*n La conférence du R.R.Lévesque, Pact ion sociale chrétienne ou tant miSSIOnna II C> O.P., à le Semaine sociale de Sher- de luttes redoutables les atténuent.ux but ut 10 octobre S.ÜO a.m.—Enregistrement des de-1 Pie XI aux organisations rc de Québec.^______ Lecture du procès-1 rangs verbal du congrès de 1937 u procès-1 rangs de cette Action catholique .Kapporl1 qui nous est si chère, et que nous Là, ils se mesureront à ces géants 0nie se ^ embor.00 p.m,—Réception a Npencer-jJe sujven, pje xi place donc l’Ac quand ___,>osition re s’élancer vers les forteresses BiaHoE* des comités.Raport des j sè; en ces circonstances si diffici- jp, positions acquises.Il faut enco-1 hir leur émotion, tandis que parents t|c Montréal; St Marie de l'Annon- vières; M.Roger Bellemare, Trois- —es de | e, amis, religieux et laïques, presses ciati0n (Lydia Corriveau).de Pike i Civières; Eraternilé ilu Tiers-Or- i’ennenii pour l'en déloger et les.ie iong (ju quai, c conquérir au Christ.L’A.C.n est- chanter tant ils étaient elle pas essentiellement un mouve-1 suyaient les yeux, ment de conquête, une éternelle j marche on avant vers le triomphe ! Les missionnaires définitif du Christ-Roi.t incapables de mus, s'es- Excursion à Boston M.O.-A.Trudeau, agent du service des voyageurs du Canadien National, pour la région de Mont- .] real, annonce une excursion à Bos- i »- n ia^.u y in N r i_________ ton.en fin de semaine, à l’occasion •KÎk .J ^iÀua5|ù!ns «oré.Uu Jo,,r d’action de grâces, i.aheth Dr nom .mises délégations rrpre-1 Un frain ex loité ,e Canadien re gro-! senteront les Trois RiMères ^t tes j Nl|tional.Ru,h\and Railway quittera autiTs ville* de ta région «» * ja Honaventure vendredi raa- gres des Jeunesses calbohquM qui |ln à 9 h.20 et vendredi soir, à aura lieu A Ottawa, les 8, j et i ÜÇ-1 j j, 45 j es excursionnistes pour- tobre.Voici la liste des délégués | ronj demeurer à Boston jusqu'au otficiels: I lundi soir.Jeunesse agricole catholique, ^M.| Institut Pie XI Premiars cours de l'abbé Philippe Perrier et du P.Adrien Mala Demain soir, au Mont-Saint-Louis, à 4 h.40 et à 8 h„ premier cours de l’abbé Philippe Perrier sur la société familiale, origine de la société civile.* * * A 5 h.30 et à 9 h., au même endroit, premier cours du R.P.Adrien Malo, Franciscain, sur l’existence d’une technique spéciale d’action catholique.rêne Renault), j m.Alfred Gérin-Lajoie, Trois-Ri- ¦'soed.j (jon catholique parmi les princi- SçriBlunion des «smi.*.j .11 octobre Union i» I Mais qu’est-ce que la force sans de reforme sociale, force (ie l’union?11 faut encore Et avec combien de v .raison! En effet, qui dit action catholique dit participation du laicat •là l’apostolat hiérarchique: dit aus-\ si apostolat laïque: dit encore apos-| tolat général organisé; dit enfin ; apostolat spécialisé.D’où il n'est de conclure avec le 9.3(1 a.m.—Assemblée plénière.Rapport des comités.12.00 pjn-—Dîner.2.30 p.m.—Assemblée plénière.Rapport des comités.Elections.j pas exaférc •0 p.m.—Banquet au Châteaujpapc quelle “correspond le mieux nlenac ‘>aîie de ball.1 aux nécessités de notre temps , .I quelle est “plus efficace que lout Sujets d etude < autrc mode d’action”, qu'elle est » »«dVliifealinns a’j “n«cessaire aH ,iel* sur» pratique, et c’est le point impor-crx.no hvoothecaires soumises au; tant sur lequel veut insister le * -r' ^atoire; b* sur creances hypothé-j Lévesque, les organisations d Ac* » soumises ou non au mora- tion catholique ne rempliront vrai- 1 Manchesterc Mass, et Joachim (Lu- vjjje de Joliettc, on remplace-fj cien Martial, de Uranby, tous Fre-jmçnt ^ M E .A.Ferland.Celui-ci a rcs du.Sarre-Coeur; les HH., ,- ,4émjssj0nner pour raisons de aux militants de TA.C.savoir pui ser dans l’union, dans un accord collectif, la fécondité qui demeure l’élan qui bouscule les obstacles, u fermeté qui supporte les vicissitu- j \gnès de des et réussit à s’imposer.I ms.ils | bach), de multiplieront leur puissance et ir- ; Fernande __________ resistible; séparés, ils produiront de st-Joseph de Heauce; Jean de des efforts héroïques peut-être, j Notre-Dame (Corilda Saint-Jean), Brouillard), de Marlboro.Mass.Maître de poste de Joliette Plouffe) et Marie Rolland j Ma^é^ JoUelle.^ien1! d’être pro- Gendront) de Montréal.Eeinand , ^ par )a Comn,ission du service (Georges-Henri l.houinard), de fivij d'Ottawa, maître de poste de Ces partants sont les RR.PP.Henri Morin et Lucien Hamel, O.M.I.; les RH.E'F.Reginald (Laurent mais leur action restera stérile, la société ne sera pas sauvée.Pour résister aux forces du mal qui se font de plus en plus audacieuses contre l’Eglise, c’est 1 11-nion que les Souverains Pontifes ne cessent de prêcher; qu’ou le veuille ou non, l’heure est aux actions concertées, aux groupes compacts, aux armées bien liées.C est le mot d ordre même du Christ: “Qu'ils soienl un!” D’autres réussissent à s’unir magnifiquement dans la sympathie du sang, dans une haine commune, dans une solidarité purement terrestre.dans le culte d’un( homme.— - - Mais la charité chrétienne'est plus j ment la mission salvatrice que leur for(0 (1V(, tmi, |e rcste quand on la ¦¦•Mcanfie le Saint-Père auprès de 'a j nosSède dans son coeur.rie des loses al ot taux dejre 0ù leurs membres c* répartition s ent de l’impôt: capital ou rc-, société malade que dans la mesti-bi établissement «lu et surtout dirigeants posséderont les Tiw-.qualités et vertus nécessaires a ere pour une période j |eurs de 1 im-j quah___ _ leur rôle.Ces vertus et ces qualités du prêt hypothécaire: at qu-j| faut if piu,s développer chez du debiteur originaire; bt | cjlPZ nOS apôtres laïques se de certain privileges; c» a quatre principales prendre pour faciliter les , choses.science, prudence, force, union.i CH' & es immeubles.r.ar taxes municipales; b) pur jymcïîéMlum des arrérages de £$ — Vente a temperament des taxes avec « — Afeolitisw Tsipèg» ou autre* wr de ITüéhrstne Scienc* H s'agit ici d’une connaissance Conclusion de Magog; Rose-Alice (Irène Carrier), de Montréal; Joseph-Thomas-Rodrigue (Marie-Juliette), de Magog, toutes cinq des Filles de la Charité du S.-C.de Jésus, de Sherbrooke, Québec.Autre départ de missionnaires Le 1er septembre dernier partaient.à bord du M.V, Maltaivin.de la ligne Elder Dempster, les dix missionnaires dont les noms suivent: les RR.PP.Roland Jacques, Gédéon Brouillet, Ovide Mousseau, Albert McGomber, O.M.I.; les RR.FF.Dolan d Chambellan et Art.Paquette, O.M.I.; et les RR.SS.Marie-Léonard (Lucile Faubert), Marie-Maslaï (Emérilda Lafond), Saint-1 River.Ont.; Sr Ste-Mecthilde (Lu-; j,-,.m.Jean-Louis DeChâteauneuf, mina Leduc), de AVesl Sheîford; | Trois-Rivières; M.Maurice Picot-Sr St-Michel des Anges (Antoinette ,e Louisevillc; Association des .j.— m.,* Zouaves.M.Joseph Perron, Sainte- Marguerite; Fédération des Ligues du Sacré-Coeur, M.Paul-Emile Ha-mel.Almavillc; M.Roland Faquin, St-mthieu; Association des Voyageurs, M.François Nobert, Irois-Rivières; Ordre des Chevaliers de Colomb, M.le notaire René Boland, Louiseville; M.le Grand Chevalier Thomas Paille, Shawinigan; Fédération des Retraitants, M.Jean Lebrun, Saint-Tile; M.Roland Lemire, Saint-Philippe; Société Saint-Jean-Baptiste, M.Bernard Benoît, Trois-Rivières; Assocfation catholique du textile, M.Lionel Vadebon-coeur, Louiseville; M.Anatole Marion, Louiseville.maître de poste.subroga Prudence, force et union, voilà donc les conditions qui permettront à TA.C.d’opérer la restauration sociale qui s’impose.Afin de faciliter leur tâche, que les militants d’A.C.regardent leur chef Pie XI qui ne cesse de leur donner, jusqu’au seuil inêrne du tombeau, l’exemple entraînant de toutes ces vertus.Pie XI est un sa- .__ .vaut, un prudent et un fort, en mê- M*rieuse%t approfondie de la doc- me temps qu’il est Thomme de Tu- ' nion.Quels efforts n a-t-il pas déployés pour réaliser le grand rêve du "Christ: Un seul troupeau et un seul pasteur! Militants de TA, C.soyez dignes Honneur à la Poésie La Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers (France) vient d’honorer la poésie canadienne en décernant son diplôme d’honneur ainsi que sa médaille de bronze à Payse (Gabriclle St-Pierre-Dugal), pour quelques poèmes, extraits d’un ouvrage en préparation._______________ Retraite fermée à la Broquerie pour hommes et jeunes gens ______ ________ , , 1 U y sur* une retraite fermée pour hom- Patrice (Marie Vover), et Therese mefi et jeunes gens à la vtna la Broquerie, Anaéline (Marie Turcotte), toutes là Boucherville, de vendredi soir, 7 octo-quatre desSurs Grises de la Croix i d’Ottawa.Un câblogramme reçu au-1 ftppeiPr iR Père Supérieur, téi.Longueu'l ourd’hui de Capetown, Sud-Afrique, 483 sonnez 2."Canada Today" Cet ouvrage d'actualité de M.F.-R.Scott, professeur de droit à McGill, ouvrage analysé par M.Léopold Richer (Devoir du 16 septembre), est en vente au Service de Librairie du “Devoir"; $1.25 franco Discours du congrès IOUR DATION BE GRACES Service de trains supplémentaire d'Ottawa par radio Changements au service ordinaire •nlra Radio-Canada irradiera le 9 octobre après-midi, de 4h.à 5h., de l’Auditorium d’Ottawa, les discours de Son Eminence le Cardinal Villeneuve, du Délégué apostolique, de Son Honneur le maire d’Ottawa et autres au congrès des jeunesses catholiques.,, .- ._ La commission des Ecoles Ca- Montreal - Cartierville - St-Eustache tholiques de Montréal, par décision unanime, vient de décréter la fermeture de ses écoles lundi, le 10 octobre, afin de permettre à un plus grand nombre de jeunes gens de se rendre à Ottawa.Montréal - Vaudreuil Montréal - Valleyfield - Ottawa Montréal • St-Hyacinthe -St-Léonard Jet.Montréal - Morin Heights - Lac Rémi Renseignement* complète dans les indicateurs en vigueur ou tnr demande au> agents.CANADIEN NATIONAL LE TÉLÉPHONE SERT DANS LA FAMILLE LEBON Carmen aux Variétés Lyriques , trine sociale catholique.Comment des exonérations \ ( apôtre laïc pourra-t-il répandre, privileges en fa- comme le lui demande le Pape.‘les principes fondamentaux qui — doivent servir à la construction , .d'un ordre social chrétien”, s'il les j de votre chef et imitez le ignore?comment pourra-t-il transmettre au monde le message social du Christ et de son Vicaire sans le ' ' «-•., t.r-«n .35% 137% 138% Nfld L & P.4V:.
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