Le devoir, 21 mars 1939, mardi 21 mars 1939
VOLUME XXX - No 66 Montréal, mardi 21 mors 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEluriitl’ SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIalr 3366 Rédaction : BEIalr 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR TROIS bOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 Directaur-gérant ; Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chct : Orner HEROUX (Saut Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 La campagne s’ouvre sous le signe de la victoire «Chacun de nous doit donner 10% de plus que Ton dernier aux auxiliaires de la F.D.O.C.F.— Une simple étape — Projets d'avenir M.Lebrun à Londres—M.Laval en Italie Réunion du grand conseil fasciste ce soir (Voir en page 3) i question.Des millions d’hommes, Grosso modo, la Fédération des Oeuvres de Charité tanadicnnes-françaises demande au public de Montréal de souscrire environ 8% de plus que l’an dernier.En réalité, comme l’objectif de l’an dernier a été dépassé par près de $32,000, il ne reste donc à recueillir que $6.000 de plus.Ce qui frappe de prime abord dans la campagne de cette année, c’est la modicité de l’objectif.On voit, en effet, par les totaux de 37 et de 38 que la différence a été alors beaucoup plus considérable.Le résultat de l’an dernier s'établit à $434,775 et celui de l’année précédente à $387,487, ce qui fait une augmentation de $37,288 à comparer à la hausse de $6,000 demandée cette année.La campagne s’inaugure donc, peut-on dire, sous le signe de la victoire.On se rappelle les angoisses qui ont marqué les précédentes campagnes, dont quelques-unes n'ont pas atteint leur objectif.Il faut se garder cependant contre l’ennemi le plus insidieux du succès, qui est ia fausse sécurité.D’ailleurs, un calcul facile nous révèle la mesure exacte de l’effort à donner.Puisque l’on demande de chacun de nous environ 8% de plus que J’an dernier, il suffit d’ajouter, pour la simplicité de l’opération, 10% à sa souscription de 1938 pour atteindre l’objectif.Une fois engagés en si bonne voie, nous ne devons pas nous arrêter, mais pourvoir précisément à la marge de sécurité, seule garantie certaine du suces.Au reste, comme le dit le président de la campagne actuelle, M.Arthur Blondeau, il faut vouloir, et vouloir fermement faire encore mieux, car les besoins qui accompagnent la misère sont plus grands que jamais dans notre ville, les malheureux attendent encore plus de nous.Ne perdons pas de vue surtout que nos concitoyens d autres langues et d’autres religions ont les yeux sur nous.Les minorités nous donnent l’exemple de la générosité.Comme nous le rappelions l’an dernier avec les chiffres que donnait alors la Fédération, la souscription moyenne était pour nous de 55c.par tête, tandis qu’elle était, pour la meme année de $3.50 par tête chez les Irlandais.Or, les besoins sont beaucoup plus considérables chez nous que chez nos concitoyens de langue anglaise.En doublant simplement le chiffre de notre souscription, nous atteindrions plus de $800,000, dont il serait facile de faire un emploi judicieux et utile.Faire un emploi utile et judicieux de la charité publique, c’est précisément la garantie que nous offre une oeuvre comme celle de la Fédération.Dans une grande ville comme la nôtre, avec ses quartiers séparés, la bourgeoisie vivant d’un côté, les prolétaires de l’autre, le devoir de la charité devient de plus en plus difficile d’accomplissement.Seules quelques âmes d’élite conservent le contact direct avec le pauvre, pénètrent dans son foyer, se penchent sur sa misère et lui expriment une sympathie agissante.Pour la masse des autres, le contact avec le pauvre est intermittent et hasardeux.Us hésitent à donner au cio- à l’étranger comme chez nous s,| s, ! LA GUERRE chard qui leur tend ia main, car souvent, pensent-ils, ils ont affaire à un imposteur.Cependant, le devoir de la charité subsiste, rappelait M.le chanoine Valois à la 1 cq]es sont exclusivement anglaises, séance d’ouverture de la campagne; le Christ ne nous a i on jugera que le pays est anglais.Laisserons-nous la cinemalogra- voient ces films.Si les légendes sont bilingues, on en conclura que j e Canada est un pays bilingue; si en nous pas seulement donné un conseil de perfection .— ,phie officielle mentir contre notre disant: Faites 1 aumône, mais II en a créé pour nous une ,)ayS) et con|re n0us en particulier?obligation rigoureuse de prélever sur la part des biens que lit à nos propres frais?la Providence nous a dévolus un impôt destiné à soulager | _ , les misères de nos frères.Dân* ,a PrCSSC Comme nous ne pouvons exercer facilement, ainsi que pe r, p.p.-E.Breton, qui nous venons de le voir, cette charité personnelle, qui con-‘ est l’auteur d’une très intéressante siste à donner non pas seulement de son superflu, mais histoire du Cap de la Madeleine et ce don supérieur à l’argent qui est la compassion, nous vUn?de prendre la “ré- pouvons nous considérer a peine acquittes de ce devoir de ,|action en chef de la Survivance, charité chrétienne quand nous avons versé notre quote- d’Edmonton.La Survivance est, on part à la Fédération de nos oeuvres nationales.Il n’y a qu’un moyen de rassurer sa conscience, c’est de donner généreusement, de donner suivant la formule frappée par les Américains: until it hurts, jusqu’à ce qu on en ressente quelque privation ou quelque gêne.* * * En réalité, nous devons tous viser à l’extension progressive du champ couvert par la Fédération.Nous ne pouvons compter sur les corps publics — dont ce n est, du reste, pas le rôle — pour satisfaire à tous les besoins, pour soulager toutes les misères.Le secours direct abandonne à la charité particulière un grand nombre de cas.On ne songe pas assez souvent que seuls ont droit à l’assistancc-chômage ceux qui, étant en état de travailler, sont privés de travail par la crise économique.La Fédération ne couvre pas toutes les oeuvres et, cependant, elle a comme clients plus de cent mille pauvres, qui ne reçoivent point les allocations de l’Etat.Par ailleurs, pour peu que l’on soit en contact avec les oeuvres, on constate des carences douloureuses.C est ainsi, nos lecteurs le savent, car nous en avons parlé bien souvent ici, qu’à Montréal un bon nombre d’orphelins ou d’enfants illégitimes, dont le sort est pire encore que celui des premiers, tombent chaque année dans le remous de la grande ville et Dieu sait combien il y a chez eux de noyés ou de désemparés.La Fédération étend chaque année, ou presque, le rayon de ses activités.Un jour ou l’autre elle s’occupera, nous l’espérons, de cette oeuvre si importante; un jour ou l’autre, elle voudra aider à combler cette lacune angoissante, et qui suffirait seule à nous humilier.Nous trouvons en cela, en effet,' notre charité, notre sens social et notre sens de la fraternité en défaut.* * * Songeons à toutes ces choses quand nous recevrons la visite des auxiliaires de la Fédération.Songeons surtout que l’objectif de cette année est en somme peu de chose et qu’en le dépassant sensiblement nous devons inciter la Fédération à embrasser de nouvelles oeuvres et à en susciter quand celles-ci n’existent pas encore.Louk DUPIRE le sait, l’organe des Canadiens fran çais et autres catholiques de langue française de l’Alberta.A Manchester, au New-Hamp-shire, M.Ernest Bournival, qui était depuis de longues années le gérant et, croyons-nous, l’un des co-pro-priétaires de l’Avenir national, vient d’acheter ce journal où la veuve et la succession de l'ancien directeur, M.J.-E.Bernier, gardaient des intérêts considérables.M.Bournival annonce qu’il entend consacrer au développement de ce journal catholique et français ce qui lui reste de vie.L’Avenir national, quotidien, est l’un des journaux de langue française les mieux faits des Etats-Unis.O.H, Le carnet du grincheux Chronique Dernier soir de neige Pendant le sermon de retraite, l'après-midi, elles voyaient tomber la neige, par les fenêtres de la chapelle, tout en regardant le prédicateur, gui leur parlait dn ciel; du ciel, si difficile, à imaginer pour nous qui ne connaissons que les joies de la terre, dont plusieurs, leur disait-il, laissent dans la bouche un goût amer.Elles connaissaient toutes les deux des joies qui ne laissent an coeur ni remords, ni amertume; et, très humaines, elles regrettaient d’avance un peu ces joies'qui n’existeraient plus en paradis.Elles se trouvaient bien un peu folks, de penser ainsi, mais il n'y avait rien à faire, c'était une idée qui leur revenait à cause de la neige.Mais la neige qui continuait à tomber ne les empêcha pas de prier de tout leur coeur; de méditer tes problèmes que comportaient, leurs vies; d’avoir confiance que Dieu y verrait, que Dieu leur aiderait; et que de toute façon, il faudrait souffrir patiemment, puisqu'on était ici-bas pour cela, en attendant l’inimaginable ciel,.Tout de meme en sortant de la chapelle, l’une dit: — Avez-vous vu la neige?L’autre répondit: — Si nous allions en skis, ce soir?Nos deux maris pourraient régler le sort du monde, en nous attendant ensemble?Nous irions tôt et pas longtemps?— C’est un plaisir de ce monde, qui ne laisse aucune amertume.A huit heures, tes maris s’étaient rejoints, et commodément allongés dans les fauteuils, au coin du foyer, déjà commençaient à discourir.Les ailes aux pieds, sans remolds, elks partaient.Jamais,jamais, la neige n’avait été si souple, si moelleuse; les skis avançaient sans effort et faisaient en glissant un doux petit bruissement.Le ciel très sombre rendait la nuit émouvante.Quand elles s'engagèrent dans le bout de forêt séparèrent.Tune partant en avant, l’autre un peu en arrière.Tout de suite, la pente les entraîna; elles cessèrent d’écouter le doux bruissement de la neige sur leurs ski; l’air leur battit les joues avec la course; elles coulèrent dans le vent avec béatitude, tout à coup se retrouvant sans soucis, joyeuses comme çlcs enfants.Non, jamais la neige n’avait été si moelleuse; au bas de la pente, en marchant, elles se dirent que vraiment, ce soir, ce serait bon de traverser de vastes plaines, de véritables forêts, de marcher simplement, sans rechercher les collines, en regardant autour de soi, en écoutant le silence nocturne et blanc.Ordinairement, dans l véritable hiver, liockliffe n’est guère propice au recueillement.Les skieurs s’y pressent; ils volent, ils sautent, se croisent; ils ricnl, ils flirtent, ils se heurtent et tombent aussi parfois el, criant manifestent leur joie de vivre.de nouveau bien dommage de devoir penser qu’au paradis, ces plaisirs humai s r’existeraient plus.Mais Te y; «ce extase enthousiaste, qui itue Dieu nous vienne en aide.” C'est même trop clair Qu’est-ce que tout cela veut dire?Que M.Manion en a gros et gros le chancelier Hitler, qu il cordialement celui-ci, qu’il voudrait que tout le pays partage son sentiment, soit même prêt a partir en guerre contre M.Hitler st contre l’Allemagne.Ea déclaration de M.Mackenzie King, dont on trouvera le texte ci-après, n’est pas très claire.Les propos de M.Manion, que nous venons de rapporter, ne le sont peut-être que trop.Le leader de la Ceceeffe, M.Woodsworth, et celui du Crédit Social.M.Black more, n’ont ajouté que quelques mots.M.Woodsworth voudrait un embargo sur l’exportation en Allemagne de toute marchandise qui pourrait servir de matériel de guerre; l’imposition aussi d’une forte surtaxe douanière sur toutes les importations qui nous viennent de ce pays.M.Blackmore s’est contente de dire que, dans les circonstances actuelles, il convient que tous les partis politiques présentent un front uni.Irait-il jusqu’à endosser tous les propos de M.Manion?Il ne la pas dit.Emile BENOIST Les grosses souscriptions à la Fédération Voici une deuxième liste de souscriptions de $500 et plus à la Fédé-rtaion des' Oeuvres de charité canadiennes-françaises: National Breweries Ltd.$3,300 Banque de Montréal.2,000 Anonyme .1,000 Fred-A.[.allemand Refining ! Go.of Canada Ltd.Dominion Blank Book Co.Ltd .tunérailles de Mme Alex.Therien A St-Alphonse d'Youville Les funérailles de Mme Alexandre Thérien ont eu lieu ce matin à l’église Saint-Alphonse.M.l’abbé A.Lemay, principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier, a fait la levée du corps, M.l’abbé Philippe Perrier, aumônier de la Retraite Saint-Benoît, a chanté le service, assisté de M.l’abbé l.ouis Bor-rel, aumônier du Mont de LaSalle, comme diacre, et du P.Joseph Barbeau, C.S.C., chapelain du collège Notre-Dame des Neiges, comme sous-diacre.Disaient des messes basses aux autels latéraux, le P.Emile Journault, C.SS.R., curé de la paroisse, M.O.Lesieur.P.S.S., économe de l’externat classique Saint-Sulpice, et M.l’abbé A.Lemay.Dans le sanctuaire on remarquait M.le chanoine A.Drouin, les RR.PP.H.Bellerose et H.Aubin, Ré-demptoristes, vicaires de la paroisse.Le deuil était conduit par le mari de la défunte, M.J.Alexandre Thérien; ses fils, Jacques, Jean et Marc Thérien; sou père, M.P.A.Arbour; ses frères, Emile et Georges Arbour; ses beaux-frères, Louis de G., Ernest et Paul Thérien, Eugène Simard, avocat, E.Schilling; ses neveux, Pierre Arbour, Claude et Guy Simard, Gérard, André et Maurice Thérien et de nombreux autres parents.Dans le cortège, on remarquait une nombreuse délégation du club Kiwanis St-Laurent et des Artisans caiiadiens-français.On remarquait aussi MM.C.Holmes, représentant de l’Association des maîtres-imprimeurs, C.Donat Turcotte, O.A.Trudeau, L.Emile Grothé, docteur A.Robert, docteur Adolphe Lamarche, R.P.L.O.Jal-bert, C.S.V., J.B.A.Mérineau, auditeur de la Cité de Montréal, docteur Elzéar Hurtubise, L.E.Courtois, docteur J.A.Rouleau, docteur Thomas Brault, Adonaï Meunier, A.-J.Dugal, directeur gérant de Dupuis Frères, docteur J.-G.Dugas, Me Nazaire-E.Bourdon, notaire, Joseph Blain, avocat, docteur J,-A.Brière.Me J.-N.Labelle, J.-H.Langevin, Me H.Langevin, notaire, Laurent Geof-frion, greffier-adjoint de la cité de ! Montréal, un groupe d’élèves du j Collège Notre-Dame des-Neiges sous | la direction des Frères Florentin, C.S.C., et François-Xavier.C.S.C., E.j Varin, d’Oka, Qué., René Beaupré, J.; Belisle, Paul St-Denis, L.-P.Cousi-Réunion du grand conseil fasciste "eau, P.Gingras.A.Lecuyer.J.Bar-— Que dira Mussolini?ibeau C.-E VaHquette L.Vigeant, x ______ A H.Bourdeau, (.-A.Chagnon, de Home, 21 (A.P.) — On rapporte j Verdun, Alfred Charpentier, A.Dra-aujourd’hui que le gouvernement ! peau, Alexandre Julien,, H.Provost, italien a appelé sous les drapeaux j J.-H.Huberdeau, Joseph Leclerc, la plus grande partie des réservis- ; Léon Pillière, Henri Lapierre, J.-E.tes de la classe de 1901 pour leur Leroux, L.Marisseau, N.Dozois.Si-faire subir un entraînement: 60,000 (mon Daoust, A.Armand.M.Vali-homnies de cette classe avaient quelle, J.-A.Duquette.A.E.Deniers, déjà été appelés en janvier pour la I Henri Boyer, J.-E.Lecuyer, J.-C.même raison.T.a nouvelle n’est pas | Primeau.Aimé l.aplante, J.-A.Au-confirméc officiellement, mais on ger, Emile Toupin, Lucien Lefebvre, fait observer dans les milieux fas-1 L.Jasmin.R.Marier, J.-A.Poirier, cistes qu’il n’est que naturel que Nos éphémérides 21 mars 1848 Les miseres d'un missionnaire 600 600 A peine arrivé dans l’Ouest, Mgr Taché se mit a ta besogné et il connut immédiatement les plus rudes lâches.11 était encore assez nouveau dans sa carrière quand il partit le 21 mars 1848 du lac La Ronge pour se rendre au lac Caribou.“Nous étions cinq hommes, écrit-il lui-même; les chemins étaient affreux dans la première partie: la glace affaissée par la neige était couverte d’une couche d’eau d’à peu près deux pieds d’épaisseur, ce qui formait avec la neige un mélange de Ja plus embarrassante nature.Le troisième jour, nous nous mîmes en route de bon matin, et malgré cela, à midi, nous n’étions pas à plus de deux lieues de notre campement.Nous passâmes presque tout ce temps sur un petit lac.VITTEL GRANDE SOURCE EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurèse constitue un véritable lavage du sang.VITTEL GRANDE SOURCE l jeun et aux repas, est le plus puissant , ! des diurétiques naturels.EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN Embouteillée aux Sources même 4 VITTEL (France) Exiger la marque Agent général pour le CANADA J.ALFRED OUIMET 84.St-Paul Eat - Montreai.Il y avait en cet endroit encore plus sez grandes pour nous soutenir: de d’eau qu’uilleurs.Nous fûmes obligés de dételer les chiens et de nous constituer humblement leurs remplaçants.Les efforts que nous faisions pour enlever nos traînes, ajoutant à notre pesanteur naturelle, nos raquettes n’étaient pas as- .en temps, il nous fallait mesurer la profondeur de l’eau et prendre des bains de pieds, bien propres à nous défendre des ardeurs du soleil”.Ne cherchons pas où se trouve l’héroïsme.On le trouve chez le missionnaire.Il s’y loge tout entier.Itolie Appelés sous les drapeaux A.-H.Hardy._ ^ nLM™AJ-Xat LafraiXW' époux de j pb'tement mamiué son but de mcl- n’est l’Italie prenne certaines mesures de précaution en raison de la situation internationale.Le gouvernement italien a rappelé à Rome son ambassadeur à Berlin, M.Bernardo Attolico, pour obtenir un ÇaP' port complet sur les derniers événements.Le grand conseil fasciste doit se réunir ce soir.On roit que le premier ministre Mussolini profitera de la circonstance pour définir son attitude sur l’annexion à l’Allemagne de la Tchéco slovaquie.On a observé que Mussolini n’a pas encore envoyé de félicitations à Hitler à la suite de l’annexion de la Tchéco slovaquie comme il l’avait Alfred Vallerand.Georges Gravel, J.-E.Huot, .LA.Denault, C.-O.Lussier, Hector Dupuis.L.Pommier, Alphonse Ouellette, T.Dupré, J.Va-rin, Gaston Masse, Victor Groulx.P.-E.Rouleau, A.Loiselle, S.Juneau, Achille Leblanc, R.Racette, J.M.Potyin, Joseph Simard, L.-C.Barbeau, Henri Rerlinguette, R.Lefebvre, D.Fréchette, A.Rouleau, Hervé Rouleau, Otto Kaufman, A.Hoffer, C.Rouleau, L.Marchand, L.Sauvngeau, E.Roy, L.Dechens, Gaston Gratton, E.Roy sr, Joseph Courville, .Tean-M.Bisson, R.Cor-beil, D.Brabant, O.Labrèche, J.Major, W.-D.Nélson, L.Lamarche, Roger I.alonde, E.Desnoyers, J.I.ippé, .L L.Séguin, C.l’erras, A.fait après l’annexion de l’Autriche j Dubois, L.('barest, J.-E.-H.Lan-et l’annexion du pays des Sudètes.| ciault, R.Fournier, E.Desrosiers, On se demande si la dernière opé- H.Caron, D.Caron, IL Dubuc, A ration allemande n’aurait pas mécontenté l’Italie.On se demande egalement si Mussoli i ne profitera pas de cette réunion du grand conseil fasciste pour formuler ses réclaufations contre la France.Les Croates obtiendront leur autonomie Lamarche, J.-A.Constant, F.Bru-nelle.G.P.Watt.J.-S.l.aplante, Oscar Boy, H.Robitaille.Edouard Lapointe, J.-A.Delorme, A.-B.Char-bonneau.J.-O.Leduc, R.Rivest, Eugène Boudrias, Fèiigène Gibeau, Napoléon Lapointe, Eugène Thérien, S.Orser, L.-A, Legault, A.Ca-saubon, H.Marsan, A.et Jacques Barbeau, E.Pelletier, Ernest Gué-nelte, J.-A.Bélanger, N.-F.Thibodeau.Roger Vinard.Léo Martin, E.Pelletier.T.Legault, Joseph Cari-gnan, Léo Delongchamps, W.Favreau.Guy Perras, L.-A.Maheu, P.Peladeau, J.-E.Villémaire, R.St- BrUtde Pmd homme.I.AMARRE - Mme Armand.A Montréal.à rhôDital Sainte-Justine, le 19.k 32 ans.Jean-tne Aauln, énouse d Armand ^Ïaution — A l'Hospice Gamelln.le 18.A >6 ans.Mlle Odile L&uzon LAVOIE — A Ville Emard.le 19.A 62 ans.Mme veuve Aldéric Lavoie, née Ro-r»-Anna Charette., ,, LAVOIE — A Montréal, le 19.A 45 ans.Mme Hormlda» Lavoie, née Anne-Marie Kfnrr&v ¦ LECÀVALIER — A Ste-Phllomène le 18.i 65 uns.Raoul Lecavalter.époux cl Henriette Poissant.LEMIEUX — A Montréal, le 18.Pascal Lemieux, époux en léres noces de feu Joséphine Rltchot et en 2émea noces d Alpine Morel.„ LYNCH — A Montréal, le 18.A 63 an*.James Lvnch.MARSAN — A Montréal, le 20.A 69 ans, Azarle-Clément Marsan, époux d Arélla Gaudreau .McMORROV — le 19 Anne McMorrow.mie de Patrick-J.McMorrow et Ellen Go-rpv.MERCIER — A Montréal, le 20.A 74 ans M Léon Mercier, époux de Geor-alanna Martin, autrefois de Québec.PERRIER - A Verdun, le 19.A 53 ans.Hector Perrier, époux de Blanche Poirier.PERRIER - A Lapralrle le 18, A 90 ans.M.David Perrier époux de feu Jeannette j Forester.ROBERT — A Montréal le 19.A 75 ans.j Edmond Robert, époux de Rosanna Bour- *on.ROCH — A Montréal, le 18.A 70 ans.Arthur Roch.époux d'Elisabeth Robitaille.ROULEAU — A Montréal, le 18.A 51 sns.Joseph-EUe (Pltl Rouleau, époux de Marie-Louise Fontét THERJEN — A Montréal, le 18.A 49 ins, Mme J.-Alexandre Thérien.née.Ju-tstte Arbour.THIBEAULT — A Montréal, le 19.A 93 tns.Mlle Rose Thlbeault A l'Institution è\C.£&rfetn.TREMPE — A Montréal, le 16.à 81 ans.Mme veuve Louis Plette Trempe, née Amé-1a Qareau.TRUDEL — A Montréal, le 18.A 57 ans M.Joseph Trudel.époux de Joséphine Plante.VENNE — A Montréal, le 19.A 74 ans M.J.-O.Venne.ex-surlntendant des édifices municipaux, époux de feu Annie Auger.WYNDELS — A Montréal, le 18.à 52 ans.M.Germain Wyndels.époux de Marie Du toit.tre fin à la guerre.Notre idéal a été démoli.“Par-dessus tout cela, j'ai trois garçons.Je suis un père qui aime ses enfants et qui ne tient pas à les faire servir de chair à canon.Je sympathise avec tous les pères et avec toutes les mères, et j'ai toutes les raisons du monde de détester, de haïr la guerre, du plus profond de mon coeur.Mais i! nous faut avoir le sens de notre propre préservation, non seulement de notre préservation maïs de celle de toutes ces nations.Pour éviter la guerre m “Le seul but de mes remarques, aujourd’hui, n’est pas de dire ce que nous pourrions faire pour la guerre mais de dire ce que nous pouvons faire pour éviter la guerre.Je déclare de nouveau que toutes les démocraties du monde, que toutes les nations qui aiment la paix, devraient se tenir ensemble, s’offrir comme une protestation morale contre eet homme Hitler et contre son ambition de dominer le monde.Nous devons montrer un front uni, le montrer franchement et courageusement, et si nous nous entendons tous pour faire cela, il est probable qu’il n’y aura pas de guerre.Tel est, Monsieur le président, le voeu (pie je formule.“L’on voudra bien me permettre de donner lecture d'une phrase ou deux, que j'ai ici par écrit et que Voyez ici : je veux litre exactement: 7 "Comme leader du parti natio-nal-conservateur.j’offre de me joindre loyalement et cordialement au gouvernement pour faire comprendre au monde entier que le peuple Zagreb, Yougoslavie 21 (A.P.) — Le président du parti croate, M.Vladko Matchek, a déclaré aujour-1 f pépi A r,a0f0iXi u.Kal- d’hui que les Croates sont décides ,onback ,_w villemaire, Eugène à obtenir leur autonomie et d" 11 : |?(;,]ansor F,rnrst Gratton.Georges leur est indifférent de I obtenir par \jarsan< Armand Legault, Emile l’entremise des Etats démocratiques ; ,5ourgujKnon , BeaU(ict et une ou par l’entremise de l'Allemagne.f(U,ir d’autres.La Croatie est demeurée calme d'une façon générale en ces derniers jours quoique l’on signale des manifestations contre le gouvernement central yougoslave de Belgrade, des manifestations pro-hitlé-riennes organisées par les extrémistes._ __ Départ de Mgr LePailieur Le cardinal Villeneuve en Pologne Pognan.Pologne, 2t (CP-Havas) —- S.Em.le cardinal Rodrigue Villeneuve.archevêque de Québec, est arrivé aujourd’hui à Pognan, où il doit s'arrêter trois jours au monastère des RH.PP.Oblats.H doit également rendre visite à S.Em.le cardinal Auguste Hlond, archevêque de Pognan et primat de Pologne.^ ^_____ L'Australie et la paix ________ ___ __ Melbourne, Australie, 21 (CP-Rcu- Bengate.Mgr LePailieur fait la tra- tors) — Le premier ministre Jo-versée à bord du Conte di Savoia.seph Lyons a déclaré à l’issue d une H arrivera au Bengale vers ta mi-; réunion du cabinet que l’Australie avril.Son Exc.Mgr LePailieur, C.S.C., évêque de Chittagong, Bengale, aux Indes, vient de repartir pour ses missions après un séjour au Canada, qu’il n’avait pas revu depuis dix ans.Il a fait route vers New-York en compagnie du Père Bou-lay, procureur des missions du M.Ferland à CHLP M.le maire Hervé Ferland, qui est de nouveau candidat à la mairie de Verdun, parlera ce soir au poste CHLP, de 7 h.15 à 7 h.30.Quelle date?TH.WEUlofton 1145 Siège Social: 2638 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Assurance Funéraire UE£EL BODCtlE, LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de 6150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi de» assurances sanctionnée car le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 DépOt de seul repanaft du een-re que Ion.entendra au Canada Radio-Canada Radioreportage de la visite du président Lebrun en Angleterre 4M Seure 4 M Album Red Seal.4.08 De* mele-d ix-uvre üe la roasique 4 4: Casfole en faveur de la Federation Os» oeuvre» üe cbarlte canaOiense»-îrançaisœ, 5.08 La chronique parlée sur et programmes üe la soirée et interroeüe rou&ica; 5.15 Todd Russe:., chaateur.5.30 Heure — Récital de rJiant.5.45 La Pour»» de Montreal.*.00 les p.u» beam disques.63* Kf -re — Radio-Journal et chnaïqut parlée sur les programma».6 48 Aujourd'hui dan* le doenaine de» ,ports Causerie fié R.Beaudry.4.45 De quart d'heure de.7.(Kl Heure — I* Pension Velde: Sketch radiophonique de M Robert Ch»-quettt."Ci De» aventures de Rohin Hood SKetch.7.38 Heur* — Dan* ma tasse de the.8.M Da Demi-heure Se Paria.5 M Heur» — Renüer-vous avec AgostUd.8.3S Orth tyrophonlque de Toronto, «ou» la dir de sir Err.es; MacMillan.ï.«8 ûr.-i.d’Oïnar Herth SBC.115 Cene e; Glenn chasteura.g3f< Do you reroem&er?JCBC.| S.45 The Rad-'o Rubea KBC.9 M intermède mustcai B 05 Sappy 3*ot.chanteur SBC 4.15 Serre Sears et *:.n arch.KBC *.38 The ParoUy Man.KBC .8.B8 Central City KBC.1815 Aîham Red Ses;.12.03 Emrst Cbu.’ton baryten.12.1S Pen-poum musical.123e SadiO-.’Ouma en anglais 12.35 le Trio Toronto» 1.05 The happy gang.i» a:'orutnœ" ae‘k.‘’Aiben Lebrun, pré-/ renieifc* repre* à no'.:* préserver sident de ia République française, i Je ce flcau; relais üe Loadres.528 Relais de Donire» 2 9G The ©tory as Mary MarSn.sketch.%ci ne vcnlrtir ccn.ismner en nen pour cel« î* tenue hn Dunoari, harpiste.mettTA par relaia de .a BBC de Do-dre»» 30.45 Récital: Muriel Ha:: cootraJta, et le mard!, 21, 4 2 h.45 de .apr«-*-ro:2.un luctewat Gravel plaaltte reportage de la vitite du prèeideut Albert ^ UBt Heure — Radio-Jouraa» et chronique Lebrun en Angleterre.Un commentateur , «portire racontera la scène lorsqu# le ro; et la rei- : :L15 Orch.aissel'.ne recevront M.et Maroade Lebrun 4 .a j llhO Orch.Kinney, gara Victoria.A Londres.Le leadesiaia, 22.a 2 h.de r après-midi, ies radiophilea pour- • rent suivre un reportage du diner Soane ! pur le lord-maire de Londres en Thon- CBM - 258 mètre* — 9*8 Ktlocytie* aeur des neiteura.La Demi-Heure de Pari* La Demi-heure de Paris a mis 4 r affiche pour l'audition que transmettront, le mardi.21.A 8 h.du soir, les poste» du réseau français de Radio-Canada, un sketch Intitulé Petit* Kcoher» sketch qui eera Interprété par Vartine partaienae bien connue.MireUle, et par un corne-dieu non moins connu» Jean Nohain.Comme nous l'avons dit, prfcedecrauei.t la Demi-heure de Paria est enregistrée sur disque» au Poste Parisien pour i'usage exclusir de Radio-Canada.Inutile de dire que ree disque» sont hors üe commerce.4M De* chefs-d'oeuvre de la ni us: que.4.45 Canadian Poetry Today.5 00 Da chronique parle* »ur la» programme» dt la soiree et intermède musical.5.15 Todd Russell chanteur.5.39 De Voyage magique pour ie* enîtats en anglais.5 45 La bourse de Montreal 6.Î5 Interriou, par Reginald Grant, en | Sir Ernest McMillan fera en fendre une oeuvre de Chausson L'Orchestre symphonique üe Toronto our î’auüitoire de Radla-Caiisd», Jouera pour le mardi, 21, A 9 h.30 du soir, des oeuvres de Chausson et de Beethoven.Sir Ernest MacMlüon dirigera.Bhe Spivak, v!o.on:f-te sera ie soliste.On entendra tout d'abord Poème, de Chausson, avec e concours d'Elie Spivak.et la Ve Symphonie en do mineur, de Beethoven.On a dit que Poème révèle la nature de l'artist* que lut Chausson (1855-1899 artiste 4 la fois sensible et fldèip 4 ia discipline franektste On a écrit de lui que ae carrière lut celle d’un amateur distingué, écrivant 4 loisir des oeuvres eoores et hautaines, dans lesquelles 11 chercha.! uniquement 4 réaliser son rêve.La Ve Symphonie.¦*- ia Symphonie en ut, — cat assurément la plus connue de» oeuvres de Beethoven.L'Ailegro, S'Andante et le Sches-po renferment des pages d'une puissance dramatique incomparable.Mercredi, 22 mars Ondes courtes DOKDRES _ 7 pro — World Affairs.Causerie par H.V.Hudson — OSE, GSD.GfâC GSB EINDHOVEN - 7.15 pm.- Transir,ü-«ïon for the western hemisphere — PCJ.9.59 rare., 312 m ROME — 7.30 p.m.— Nouvelles en anglais — Musique brillante — Leçon d'SU-Eea — 2SO.11.81 még., 35.4 m.: IRF, 9.83 roég , 30 5 m.BOSTON — 8_p m — L’appréciation de î4 musiqua — WlXAL.6.04 mêg., 49 6 m.• TOKYO —- 8.15 p.m.— Sélections Japo-CA-ses — JZJ 11.80 még .25 4 m.BERLIN — 9.15 p.m.— Actrice» de cinéma — DJD 11.77 még., 25.4 m LONDRES — 9 20 pjn.— Lucky Dip — asc.ose, osb.PARIS — 9.30 p.m.— Gramophone — TPB-7 et TPA-4 PRAGUE — 10 30 p.m.— Musique et variétés — ODR-4A, 11.84 még.25 3 m.NEW-YORK — U p.m.— Musique au tlalr de lune — W33CAL.6.10 még , 49 1 m.CINCINNATI — 11 p m.— Musique pour l'Amérique latine — W3XAL, 6 06 még.49 5 PARIS — 1120 pm.— Message de Paris, par François Porché, en anglais — TPB-7 et TPA-4.anglais.6.30 Heure — Radio-journal en anglais | 6.43 Causerie sur ies sports, par M.Regs- I naid Grant, en anglais.6 45 Ralph Bltne.ténor.7 OC* Amos and Andy 7.15 The Voice of Youth 7.30 Heure — Mlle Virginia Fair 7.45 Chauing with People.Xhterrioue , svec M.Hubert San.ey.8 0ï Orch.Hopkins 8.38 Se-snce de Montreal Debating League, 9.08 Heure — Bcnder-vous avec Agoaunl 3.33 Orch.symphonique de Toronto sous ia dlr.de sir Ernest MacMiUan.IP.30 John Duncan, harpiste.KM:* Frankly Speaking.lliOi Heure — Radie-Journal en knt»ais.MS Verna Woodward, pianiste.11 33 Western Dance Barn.3.15 Ma Perkins, sketch 3.38 Ptyiper Youag Psrr.Uy sketch.3 45 The Guiding —ght, sketch.40O Cororoent slln-vcajaî 4.15 Intermède rousicaD 4 30 Vie and Sade.Sketch, 4.4* Causent en anglsu.5.00 Ia chronique pariée sur ie* program- j tae» ae .s soirée et isterroeae roast- 1 est S.U I went to Sea.ta terri ou*.520 D# voyage roagiqae Pcjî ,a» as.fants, en ang.s's.5 43 L* bourse de Montrés; 6.3* Heure — Radio-jasaraal en anglais 6 43 Causerie sur .as sport* par R G-ans i 6 45 Causerie de M L a W.Peperde-e.: sous les «auspices de la FInanciaù Fe-deration, en anglais 7 30 Amo» and Andy.7 15 D-'S Cavai'.ers de ,a Sade 7 21 Heure — Msur.ce Or,Servi vioicciste rl Edna Marie Hawkins, pianutt».5 09 Ose man's family.Sketch 6 38 Le choeur Bach, re.,sus de Ramu- t-aa.î 08 Heure — The School and Education *,33 Orch.syrophnnique de Tarotto arus *a dir.de sir Ernest MacMillan.18 39 Orch.Huntley Il » Heure - B»«,o-, curas’, es ans sis 11.15 Alpine Erp:o!ta Causerie dr M H.it Sampson, K.C.Consiliêrant que U public.ie ai'f su\ alcools < t à a bicre e*t.scion le langage meme de nos évêçpies, “contraire i It Térifé, à la morah- | .pendant aue nos arrière-grand mères.Anatole Vanier CSL Guv Tajiler CJI Vonier & Vcnier AVOCATS *7 «weak, tue Sarot-Jaeccre Tel R Arbnm 2S41 ESTAMPES.EAUX-PORTES*.AQUARELLES.ETC.Nom* AHii.-îtbr* votre «sir» car notre rr.ac-r.:eue collection vous mtéresaera st jiar philanibrcpié pour Ips scîpurs en psr’ipn ipr pi :?public en jüpnéra.! C.C.me parait plus sévère pour la femme mariée que vous ne sembler le dire.Cet article fait une différence essentielle entre mineur et femme mariée.M.Ferdinand Roy : Comme entre fous et femmes.M.Perrault : C'est relativement au mineur que cet article pose le principe que le mineur n'est incapable que dans les cas prévus par le Code civil.Nos juristes en ont tiré la conclusion qu’un mineur est capable de contracter comme un majeur, sauf au mineur le droit de se faire relever de ses obligations en plaidant préjudice.Il en est autrehicnt pour la femme mariée; le principe général c'est son incapacité, d'après l’article 986, ce n’est que dans les cas spécialement- prévus qu’elle peut agir au point de vue juridl- Je remarque, cependant, que vous avez passé assez rapidement sur le statut de la femme célibataire et la législation qui pourrait améliorer son sort.Dois-je en conclure que vous acceptez Texposé de ma dernière causerie, et vous remercier de l’autorité que nous apportera votre adhésion?M.Ferdinand Roy : Ce serait, Madame, des remerciements volés.Ne me comblez pas à ce point.Je crois avoir tout dit d’un mot: la femme célibataire, en droit privé, est parfaitement égale à Thomme.Faut-il maintenant des textes du code pour reconnaître sa supériorité intellectuelle?Et faut-il apprendre à votre théologien que ce n’est pas le Code Napoléon qui a inventé l’autorité maritale, et que notre Code à nous Ta reçue( du droit coutumier, qui l’avait empruntée du droit naturel?Pas d'égalité politique En matière de droits publics, c’est différent.Pour définir Tétat juridique cpie fait à la femme notre droit constitutionnel et administratif — de source anglaise — deux mots vont suffire.Il n’y a plus de nuances; c’est d’une lumière crue — on la dit brutale.L’égalité civile de Thomme et de la femme n’a pas son pendant, l'égalité politique.Cette égalité politique reste toujours pour le législateur, suivant le mot qui a fait fortune, “un brillant paradoxe’’.Ces droits publics consistent dans la participation au pouvoir législatif.exécutif ou judiciaire; c’est très simple: la femme n’a à peu près aucune part à Texercice de ces pouvoirs.Elle ne peut être ni juge, ni député, ni ministre.Elle n'a le droit ni d’élire, ni d’être élue.Et .- , -., , .on a pris même cette précaution, gee par le droit naturel surtout mais, p0ur |,,nir |a femme loin de la vie „.cci lo Hrm» nn.üif j ,|e ]uj interdire jusqu’à j l’entrée des professions légales.Voilà, Messieurs, la condition, Tétat juridique que font à la femme de cette province, notre droit civil français, notre droil public anglais.Dans un domaine, la femme a tout .— ou presque tout: dans 1 autre, elle, n’a rien —- ou presque rien.l’intervention du juge au cas de refus de l’autorisation maritale, la femme peut aussi invoquer le code pour annuler les engagements consentis par elle sur les instances et au profit du mari.Des deux excès possibles de la puissance du mari, la femme peut donc, en s’appuyant sur la loi, trouver le correctif compensateur (C.C.1301).On dit: La femme de cette province est la seule Canadienne à être ainsi soumise à l’empire du mari.Et nous croyons bien que, en effet, c’est des autres provinces, anglo-protestantes, que nous vient ce mouvement contre l’autorité dans la famille.M.Perrault : M.le juge, la condition juridique de la femme mariée n’a pas été modifiée uniquement dans les provinces anglo-protestantes.Les québécoises peuvent invoquer, entre autres, la loi française du 18 février 1938 reconnaissant, en principe, à la femme mariée le plein exercice de sa capacité civile.A ce point de vue Mme Casgrain n’avait-elle pas également raison d’invoquer certaine encyclique du Souverain Pontife Pie XI?M.Gauvreau : Alors, Monsieur le juge, pourquoi persister à garder ces expressions .„ ., .dans le Code?Est-ce précisément fait allusion dans p0lu.embrouiller les règles du jeu ce passage de 1 En- comme vous dites?Connubii, ou Sa M.Ferdinand Roy : Non, Monsieur Gauvreau, il u'y a qu’à ne pas donner aux mots un sens qu’ils n’ont pas.D’autre part, c'est bien d’incapacité qu’il s agit, d’entrave à la liber- am.'rlu'oV" nÆcïn'c , as j “« üjïïxxs -s «L».qu’il faut se mettre deux pour la porter, quelquefois trois", est for aussi par le droit positif.Serment "d'obéir' à son mari La femme qui, en se mariant, sacrifie sa liberté — tout court— son nom et sa personne, sacrifie en même temps une part de Texercice de ses droits.Ses droits — propriété et possession de ses biens, par exemple.— restent intacts, intangibles.et aussi la faculté d'accomplir toute sa fonction propre.Mais cette fonction de la femme devenant nouvelle, ou autre, par le mariage, l’exercice de certains de ces droits est soumis à des entraves qu’exige sa qualité d’épouse et de mère.Et ainsi, libre comme Thomme.avant son mariage, de contracter, la femme mariée ne Test plus toujours; pour la validité de certains contrats, son seul consentement ne suffit plus, il y faut encore celui du mari sous la puissance de qui elle s’est placée et à qui elle a juré d’oftélr.Et ceci en effet explique tout: le code le dit: “le mari doit protection à sa femme; la femme obéis- M.Perrjull : Monsieur le juge, j admire votre maîtrise au chapitre des nuances.Vous dites qu’on droit civil québécois “la femme a tout ou presque tout”.Permettez que je note votre presque tout”.M.Ferdinand Ray : .Comme je note, maître.Tironie de votre sourire.Cette situation, apparemment anormale — elle ne Test peut-être en effet qu’en apparence — faut-il la changer?Voilà la question.Et voici, non pas la réponse, mais quelques ele rnents qui peuvent servir à en trouver la formule.Quelles seraient les modifications à faire?_____ 3 '4»v rtneat rijfcc »|.(a.t.S sa ivssiimr j M.Ferdinand Rey : En France il y a le divorce.On est logique.Ni Pie XI ni aucune encyclique n’a jamais parlé de supprimer l’autorité maritale.On ne conçoit pas, a’utour de nous, ou en Europe, sauf exceptions, le mariage comme une société indissoluble.Québec n’a pas de loi du divorce et n’en veut pas.Il n’y a pas à nier qu’ailleurs il y a jilus d’indépendance, mais les ménages sont-ils plus unis?On dit: “La femme n’est pas inférieure à Thomme: l’autorité du mari ne doit pas s’exercer sur son égale”.La femme n’est pas inférieure à Thomme, c’est entendu.Elle est autre que Thomme.Et puis, elle est Tépouse, la mère; elle a dans la famille, un rôle à jouer, une fonction à remplir.Favoriser le progrès de chaque mission individuelle, c’est Tunique devoir du législateur; on ne peut lui demander plus.C’est abuser des mots que de réclamer la reconnaissance du droit d’être autre que ce que Ton doit être, que ce que Ton est.Ce n’est pas le législateur civil qui a inventé et sacré Thomme chef de la famille.M.Parraull : M.le juge, au lieu de considérer le mari comme le chef et la femme comme son lieutenant ou son soK dnt, est-ce qu’on ne pourrait pas les considérer comme deux associés?M.Ferdinand Roy : La famille, en effet, mon cher Perrault, est une société.Mais qui a de particulier ceci: qu’on y met plus de choses en commun que dans les autres sociétés civiles, et ceci surtout: Quand on ne s’entend plus entre associés, on se sépare, on n’est pas unis pour la vie.Tandis que.voyez-vous, je suis très vieux jeu, je crois encore à l’indissolubilité du mariage, et à tout ce qui la protège.Vous aussi d’ailleurs.(La fin demain) L'opérette Paul Misraki, auteur de "Normandie" Paul Misraki, auteur de Norman* die, opérette présentée par les Variétés Lyriques, au Monument National, les 24, 25 et 26 mars pro* chains en soirée, est un jeune com-scENARio — Marie Caoeile.orpheline | positeur français, et d’origine turque.Il fut, plusieurs années durant, pianiste de l’orchestre Ray Ventura.Il devint célèbre d’un jour à l’autre après avoir composé “rouf va très bien, madame la Marquise", adaptée d’une histoire de Bach et Laverne, dont l’origine nous vient d’Ecosse.Misraki composa cette célèbre' chansonnette dans une gare, par un temps terrible, il était accompagné des membres de l’orchestre Ra> Ventura, qui attendaient, fatigués et tous trempés, en pleine nuit, un train qui ne venait pas.Misraki, qui avait gardé sa bonne humeur, s’écria tout à coup: “Faut pas s’en faire, tout va très bien, madame la Marquise”.On se répéta le mot, puis on le fredonna et Misraki, sur.un bout de papier, avant l’arrivée du train, composa cette chanson.La Marquise rapporta à son auteur une somme considérable, Misraki, plus tard, composa quelques jolies chansons dont Chez Moi, et Sur deux Noies, Une Maison aux Tuiles roses, J’ai rêvé d’un pays merveilleux, et quelques chansons fantaisistes qui sont des trouvailles d’humour et de fantaisie.Mais au fond, Misraki est un grand sentimental et ses plus jolies mélodies dénotent une belle recherche de la ligne mélodique et une écriture harmonique et de bon goût.Son oeuvre la plus importante à ce jour est l’opérette Normandie.Ses orchestrations sont délicieusement faites et Vuillermoz le considère comme le plus talentueux compositeur de musique légère actuel.Les billets pour l’opérette Normandie sont en vente au contrôle des Variétés Lyriques, au Monument National, et les numéros de téléphone pour la réservation des billets sont Lancaster 3053 et Plateau 6404.se suicider.Peu à peu.elle parait se résigner à son sort mais, sur les entrefaites, son mari meurt d'une façon assez mystérieuse.Accusée de l'avoir empoisonné.Mme LafarKe défendue par Me Lachaud est condamnée.Graciée douze ans plus tard, elle mourra peu après, sans avoir cessé de proclamer son innocence.On ne saura Jamais la vérité sur cette affaire.'¦'Saint-Denis" LE COURRIER EK LYON — Drame indiciaire.Réalisateur: René Lehmann.Interprètes: Pierre Blanchar.Dita Parlo.Dorvllle.Alcover, Jean Tlssier.Copeau.Le film a trait à la célèbre affaire .Judiciaire du temps de la révolution française dans laauelle on croit au'un innocent fut accusé d’un crime et exécuté de par sa trop grande ressemblance phvsloue avec le vrai coupable.Pour tous.LA MARRAINE DU REGIMENT — Vaudeville.Auteur; René PuJoi.Réalisateur: Gabriel Rosca.Interprètes: Jean Dunot.Raymond Cordv.Monique Rolland.Alice Tissot.Marcel Simon.Pauline Carton.Jeanne-Fusler Glr.France-Export Films 1938.Pour public averti.SCENARIO — Félicité Cascarel doit marier sa nièce Suzy à un soldat de 2e classe pour lui permettre d’hériter d'un million de dot.mie Jette son dévolu sur deux soldats: Perlot et Truffard qui sont invités chez la tante.Suzy s’amourache vite de Perlot.Mais survient le parent à héritas» qui ne connaît pas Suzy et veut assister au marlane.Suzy se fait passer pour la femme de chambre et habille en femme Truffard ouf Jouera le rôle de Suzy.Les quiproquos suivront Jusqu'au dénouement qui évidemment, comporte le ma-rlaKe de Perlot et de Suzy et celui de Truffard avec la cuisinière.'Capitol" CAFE SOCIETY — Comédie.Vedettes: Madeleine Carroll.Fred McMuira:;.Les aventures d’une héritière qui marie un Journaliste.Pour tous.ONE THIRD OF A NATION — Drame.Interprètes: Sylvia Sydney.Leif Erickson.Pour public averti."Orpheum' STAGECOACH — Film qui relate les événements de l’époque où l’Ouest américain s’ouvralt A la civilisation matérielle.Interprètes; Claire Trevor.John Wav-ne, Georces Bancroft.John Carradlne.Pour nubile averti."Poloca' THE LITTLE PRINCESS — Comédie.Vedette: Shirley Temple.Le film se situe en Ancleterrc du temps de la guerre des Boers.Le film est en couleurs.Pour tous."Princass" LES TROIS MOUSQUETAIRES — Nouvelle version filmée d’un vieux sujet de ( l’écran.Vedettes: Don Ameche.les frères Ritz.Pour tous.CHARLIE CHAN IN HONOLULU — Drame policier.Suite de la série célèbre de Charlie Chan.Vedettes: Sen Yung, Eddie Collins.John King.Claire Dodd, Robert Barr-t.Pour tous.Reprises "Arcade" Société de phtisiologie de Montréal ne aWmbiêe régulière de la ' Societè de nhUalolotle” aura Heu à 1 hôpital du Sacré-Cœur.mercredi le 22 courant, k 9 hrs enkcloee o re.PRISONS SANS BARREAUX Drame social.Réalisateur: Léonide Moguv.Interprètes: Roger Duchesne.Corinne Luchaire.Annie Ducaux.Ginette Leclerc.L'histoire a trait A deux méthodes de traiter les prisonnières d’une maison de réclusion.Pour public averti.COURRIER-SUD — Film aur le courage et le sens du devoir professionnel des aviateurs.Interprètes: Pierre-Richard Wlllm, Janv Holt, Vanel, P, Carton.J.Baumer.Pour public averti, LE POU TE-VEIN K — Comédie.Histoire d’un homme qui est la chance de tous, mais n’est pas heureux lul-mème.interprètes: Lucien Baroux.Mary Glory.G.De-lyne.Pour tous."Beaubien" "La bourgeoisie s'amuse" Le Cercle Félix-Martin, groupe d’ancien» de Sainte-Marie, soumettra A notre public l’étude de ce sujet, A la salle du Gesù.le Jeudi.23 mars.A 8 n.30 du S0Les orateurs: MM Armand Gullbault et Josenh-Léonold Gagné._ _ „ „ Présidence de M.le Dr professeur A l’Unlverçlté, et urésldent d* l’Association des ^c!ens de Satnte-Marle.Musique et comédie très A propos compléteront le programme.___ L’entrée est libre.Dames et messleura sont Invités.C*fwn& PB RIS ROULEAU \ ^/vonSTROHim ALOHA.LE CHANT DES ILES — Drame.Auteur: Charles Spaak.Réalisateur: Léon KîatUot.Interprètes: Jean Murat.Danielle Parola.Alerme.Almos.Arlettv.Adrien Lamv.Pour oublie averti.LES DEUX COMBINARDS — Vaudeville.Réalisateur: Jacques Houssin.Interorètes: | Jules Berry.Milton.J.OaSl.Madv Berry.Charpin.4>our public averti."Cortier" LA SOEUR BLANCHE — Drame.D’après l’oeuvre de Pierre Loti.Réalisateur: Bar-bérla.Interorètes: Louis Jouvet.Madeleine Oeerav.Françoise Roeav, Nlno Constantin! Pour tous.vacance» PAYEES — Vaudeville.Au?leur: J.Ploux.Réalisateur: Maurice Cammage.Interprétée: Suzanne Dchellv, Duvallès.Ch.Pelvne, Bellère».Palau.André*.Pour tous."Dominion" BARNABE — Comédie.Vedetté: Fernande) Pour tous RADIO-VEDETTES - FUm documentaire «t artistique eur la radio française Four tous.rsu*.Raymond CoftO''_____ I MONiQUt ROUAHD l/wta, J 'ffjtÀH ouBQT /ZRjqiMÈiïr* VOLUME XXX — No 66 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI ZI MARS 1939 Résolutions de IU C.C.de l’Annonciation "Quand l'Angleterre est en guerre, le Canada n'est pas en guerre" • i ¦ ¦¦¦ ¦ - L'ANNONCIATION, (par courrier).— A une assemblée générale des membres de l'Union Catholique des Cultivateurs, tenue à l'hôtel de ville le 12 mars 1939, il a été résolu: la.Que tous expriment bien clairement et bien haut qu'ils ne veulent pas de participation aux guerres étrangères.Voici notre formule: "Quand l'Angleterre est en guerre, le Canada n'est pas en guerre"; 2o.Que la fièvre des armements est bien trop prononcée et que cette orgie d'engins de guerre précipite le Canada vers la ruine; 3o.Que les Juifs ne sont pas du tout désirables et qu'il faut leur fermer l'entrée du Canada.La suppression des programmes de boissons alcooliques à la radio Le bureau des gouverneurs de Radio-Canada siège à huis clos — Les deux côtés de la médaille A l'Ecole Supérieure de Musique Au prochain Concert de l’Ecole Supérieure de Musique on aura le plaisir t’entendre deux pianistes de 1 Ecole, Mlles Claire Bissonnette et Paul-Aimée Bailly, qui interpréteront, outre certaines autres oeuvres de valeur.Papillons, de Schumann, et Variations Symphoniques, de Franck.Mlle Rolande Bergeron, élève de la classe de chant, interprétera Air de Lia, de Debussy, et (lhanson Norvégienne, de Four-drain.L’artiste invité sera M.Roland Leduc, violoncelliste.Ce concert aura lieu le samedi, 25 mars, à 3 h.30 p.m., à l’Ecole même, 1410 boulevard Mont-Royal, Outremont.Faits divers Le Bureau des gouverneurs de la Société Radio-Canada s’est réuni, hier, à l'hôtel Windsor et a entendu les délégués des artistes de la radio qui protestent contre le règlement projeté par Radio-Capa-da de supprimer tous les programmes annonçant la bière et les autres boissons alcooliques, à partir du 1er avril prochain.Au cours de la journée, les gouverneurs ont aussi entendu les délégués de nombreuses associations demandant que ledit règlement soit mis en vigueur.Les séances ont eu lieu déns le plus strict huis clos: pas même les journalistes n’y furent admis.A la fin de la séance d’hier après-midi, le Bureau des gouverneurs n’a pas voulu faire la moindre declaration, se réservant d’en faire une lorsqu’il aura entendu lous les groupes désirant faire connaître leurs vues sur ce règlement.Il est probable que le Bureau des gouverneurs va siéger encore aujourd’hui et demain.La délégation d'hier après-midi La délégation d’hier après-midi, qui demandait la mise eu vigueur du règlement projeté par Radio-Canada, était très nombreuse.Elle comptait plusieurs personnages en vue du monde laïque et religieux.Elle comprenait les délégués d’une vingtaine de sociétés catholiques ou patriotiques les plus importantes de la province, représentant en toul près d’un million de membres.Voici les associations représentées dans cette délégation, avec les noms de leurs présidents respectifs ou de leurs principaux délégués: Comité permanent du Congres de la Langue française, M.Alphonse de la Rochelle, vice-président; Société St-Jean-Baptiste dç Montréal, M.Joseph Dansereau, président ; Chevaliers de Colomb, M.Ubald Fortin, député de district; Société Saint-Vincent de Raul, M.J.-A.Julien, avocat, président; Association catholique des Voyageurs de commerce, M.J.-Alfred Bernier, président de la section Mt-ISoval, échevin Armand Taillon; Fédération Nationale Sl-Jeau-Baptiste, Mme Alfred Thibapdeau, présidente; Ligue des Retraitants, M.J.-R.Limoges, directeur; .Fédération des Ligues du Sacré-Coeur du Canada, M.Jos.Hébert, president ; Confédération ries 1 ravailleurs catholiques du Canada, M.Philippe Girard, président du Conseil central rie Montréal; Ligue catholique féminine, Mme Edmond Brossard, présidente de la section de Montréal; Association des médecins de langue française de l’Amérique du Nord, Dr Donatien Marion, secrétaire; Ligue du dimanche, MM.J.-E.Laforce, sous-ministre de la Colonisation, et M.Oscar Gatineau, directeurs; luion catholique des Cultivateurs du Canada, M.Dominique Bcaudiii, directeur; Tiers-Ordre de Saint-François, M.Alfred Cinq-Mars, avocat, président ; Association des Amicales féminines, Mme Pinault-Lévcülé, présidente; Alliance catholique des Professeurs, M.Wilfrid DuCap, directeur; L’Action Nationale, M.Anatole Vnnicr, avocat, directeur; L’Action catholique du diocèse de Québec, abbé Damais, assistant directeur général; Association catholique des Cheminots, M.J.-S.Lalonde, président, Chevaliers de Carillon, M.Pierre Simonean; Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, M.René-V.Gravel, secrétaire; Ligue de l’Achat-Chcz-Nous, M.Fernand de Haerne, président; A.C.J.C.et mouvements spécialisés, M.F.Desmarais; M.l’abbé Dumais, représentant de l’Action catholique de Québec; Quebec Provincial Wowen’s Christian Temperance Union, Mme James Mahon, présidente; Les sociétés catholiques de langue anglaise, représentées par M.Taggart-Smythe.// Sottise scientifique, philosophique et théologique "Prétendre qu'il y a des dons attachés à un septième, au septième fils d'un septième fils" —(Mgr Desranleau) Sherbrooke, 20 — Dans une conférence prononcée à la salle Saint-Jean-Baptiste, dimanche soir, à la soirée organisée par le comité diocésain de l’Union des jeunesses catholiques à l’occasion de la campagne en faveur des «bonnes lectures.S.Exc.Mgr Desranleau, évêque coadjuteur de Sherbrooke, a déclaré entre autres choses: L’Eglise conseille la lecture des livres qui parlent de religion, de dogme, de morale, de hiérarchie, à condition que le lecteur s'assure que ces livres sont justes, vrais.L’index dit: Instruisez-vous des choses surnaturelles.Mais il invite à se méfier des ouvrages qui parlent de nouveaux miracles, de nouvelles prophéties — comme celles qui ont été remises en circulation avant l’élection de S.S.Pie XII.L’Eglise dit que l’on peut s’instruire sur l’enfer et les dénions, mais elle enseigne à se méfier des devins et des sorciers.Elle ne défend pas de croire que l’on puisse trouver certains indices sur la température dans le vol des oiseaux et certains indices sur l’homme dans les lignes de la main et l’écriture.Elle ne défend pas non plus la magie blanche, c'est-à-dire les tours de prestidigation."Mais l’Eglise défend la superstition.qui est le singe de la religion.Prétendre qu’il y a des dons de Dieu attachés à un septième, au septième fils d’un septième fils, c’est une sottise scientifique, philosophique et théologique.’ L’Eglise défend le spiritisme, continue Mgr Desranleau.Règle générale, les évocations sont fausses; si elles sont vraies, elles sont l’oeuvre du diable.Aux Assises J.-Damase Lajeunesse, ancien caissier du greffe de la Paix, subira son procès jeudi prochain en cour du Banc du Roi, sous l’accusation d’avoir volé pendant une période de quelques années une somme de $12,081.Frank-Arthur W'exler, accusé de tentative de suicide, subira son procès le 10 mai prochain.Wexler par l’entremise de son procureur plaide en cour Supérieure contre la réouverture de son procès pour meurtre.On sait que Wexler a subi déjà un 'procès pour répondre de la mort violente de Germaine Rochon, une jeune fille de Montréal qui vivait avec lui et qu’on trouva morte dans une chambre de la rue St-André, percée d’une balle.On sait aussi que Wexler fyt acquitté par le jury des Assises.Cependant, ensuite, Me Crankshaw, jirocureur du ministère public, déclara n’êlre pas satisfait du verdict et êst actuellement en voie de faire des démarches pour obtenir de faire un autre procès à Wexler sur l’accusation de meurtre.Le procès pour tentative de suicide est relié aussi aux circonstances de la mort de Germaine Rochon.Le 10 mai prochain également on ouvrira aux Assises le procès de Mme Edmond Hébert, accusée d’avoir extorqué à Mile Delphine Hébert (il n’y a pas de parenté entre ces deux personnes), une somme de $6,000 en espèces et en nature par le moyen de fausses représentations.L'accusée se faisait remettre de la marchandise en se disant reliée à la légation allemande a Montréal.Hier, Lee Hog Yee cl Eng Yee Do, deux fils du céleste empire, ont été acquittés d’une accusation de libelle diffamatoire, après que la poursuite privée eut déclaré qu’elle n’avait pas de preuve à offrir.En laveur des saines lectures LcntrcDrlse de l'UNION des Jeunesses cathollQues canadiennes pour l'assainissement.moral des lectures est fortement lancée.La camnaRne se fait avant tout sur le nlnn paroissial.Des propanandlstes sont délégués par le Comité diocésain dans taules les paroisses, afin de solliciter l'adhésion des curés pour l'exécution locale du proirramme.A date, la moitié des paroisses du diocèse a été visitée et, les curés se sont tous montrés fort accueillants.Les comités paroissiaux seront bientôt organisés et le travail collectif se fera avec ordre pour la noble cause.En sus des paroisses, les Institutions privées oft se trouvent réunis des (troupes de letmesse.sont Invitées A prendre part à ce mouvement anostollnne.Déjà le comité féminin de l'orïanlsatlon a commencé la visite des Institutions féminines.Là également, les déléguées ont été très bien reçues et ont enregistré toutes les adhésions désirées.On a donc raison de se féliciter d'avance du succès de l'oeuvre, à l'endroit de laauelle.d'ailleurs, les catholtcuies n'ont aucune raison de rester Indifférents.L'UNION des Jeunesses catholiques canadiennes a entrepris un mouvement non seulement diocésain mais national.Elle compte sur la collaboration générale et entière du public.(Communiqué) Sam Labenson condamné Sam Labenson, président de scrutin lors de la dernière cainoagne électorale dans la division Montréal-St-Louis, a été condamné hier par M.le juge Maurice Tétreau à six mois de prison, à une amende de $100 et les frais ou à un emprisonnement additionnel de trois autres mois pour avoir illégalement refusé de faire arrêter des person-nifieateurs d’électeurs.Le tribunal déclara en rendant sentence qu’il aurait manqué à son île voir envers Ja société en ne condamnant pas sévèrement les actes illégaux de Labenson.Mc Pierre Décary, agissait pour la poursuite dans cette cause.Labenson ira en appel.Il aurait mis fin à scs jours M.Philippe-Roger Sicard, âgé de 3!) ans, qui habitait au numéro 4320 avenue Bourbonnière, a élé ‘trouvé mort vers 2 h.30 hier après-midi à son domicile.Il se serait tiré une balle de revolver de calibre 32 dans la bouche.Le cadavre a été transporte à la morgue pour fins d’enquête.Une lettre contenant des adieux et des instructions, aurait élé trouvée près du défunt.Sicard était un employé des usines Angus.Les Immigrés de l’Europe centrale Nouvelle protestation du juge Bumbray M.le juge Bumbray, de la Cour ' de circuit, siégeant au tribunal de la naturalisation, a protesté encore une fois contre l’abus de certains immigrés de l’Europe centrale qui, entrés au pays à la condition de s’occuper d’agriculture, quittent immédiatement leurs fermes de l'Ouest pour venir dans l’Est grossir le nombre des chômeurs ou prendre la place de ceux qui tra-vaillenf.Le juge a fait ccs remarques après avoir constaté que sur dix des personnes qui sollicitaient la faveur de devenir sujets britanniques et qui étaient entrées au pays en s'engageant à s’établir sur des fermes de l’Ouest canadien, huit avaient manqué à leur engagement et n'avaient même pas séjourné là-bas le temps requis.La plupart n’étaient restées dans l'Ouest que quelques semaines pour venir ensuite vers les grandes villes de l’Est, Montréal, Toronto ou Québec.C’est ainsi, de dire le juge Bum-bray, que des immigrés viennent vivre de la charité publique, grossir le nombre des chômeurs dans les grandes villes et, souvent, prendre la place de nos Canadiens.Il est temps qu’on s’aperçoive de ces irrégularités et qu’on prenne les mesures nécessaires pour y mettre fin.Un contrôle plus sévère devrait être exercé et, quand des immigrés entrent au pays à la demande de certaines provinces qui ont parfois besoin de travailleurs dans les champs, ces provinces devraient garder la responsabilité de ces personnes afin que les autres provinces n’en héritent pas malgré elles.A ce sujet, le juge a laissé entendre que le département du procureur général de Ja province de Québec avait été saisi d’une demande aux fins d’étudier la possibilité d’adopter une loi provinciale imposant une taxe assez forte à tous les immigrés non naturalisés qui viendront s’établir dans la province de Québec.Le juge s’est montré sévère poulies personnes qui ne songent à demander leur naturalisation qu’après avoir séjourné au pays pendant vingt, trente, quarante ou cinquante ans.Il nie semble assez étonnant, dit-il, que ces personnes ne songent à demander leur naturalisation qu’après un si long laps de temps.La citoyenneté britannique est pourtant un privilège qui en vaut la peine! Que penser de ces personnes qui viennent vivre au pays, qui profitent de nos ressources et qui ne se soucient pas pLs que ça des avantages de la citoyenneté britannique?Veulent-elles tout simplement profiter de tout mais sans prêter l’allégeance demandée à ceux qui jouissent du droit de citoyenneté?L’audience que le juge prêsidail a d’ailleurs révélé un cas semblable.TI s’agissait d’une Américaine qui demandait sa naturalisation.Elle était âgée de soixante-dix ans et habitait le pays depuis soixante-deux ans.Ce n’est que maintenant qu’elle songe à demander la citoyenneté.Ct cas n'est pas unique.Elections de Verdun | Vingt et un candidats en lice — | Pas d'acclamation Réfrigérateurs LEONARD CAFETERIA POUR LES EMPLOYES DE R.CA.VICTOR CO.-Irl Faisant un pas de plus dans la réalisation de son programme d'amélioration uas conditions de travail de ses employés, la R.C.A.Victor Company Ltd vient d'ouvrir dans ses édifices, rue Laçasse, à St-Henri, un cafétéria équipé de façon des plus modernes.L'ouverture officielle a été marquée, par un déjeuner intime, offert aux journalistes.La nouvelle salle à manger, mise a la disposition de tou» les employés de la compagnie occupe le 3e étage d'une des ailes de la fabrique.Eli# occupe un espace de 2\400 pieds carrés et peut loger 150 personnes.La cuisine possède un équipement des plus perfectionnés.Grâce à des arrangements spéciaux la compagnie fournira â ses employés des repas complets â un prix minimum, sans diminution dans la qualité des mets.La c&mpagnie, comme le déclarait â notre représentant, lit.A.Usher, gérant du département de publicité, ne se propose pas de réaliser des bénéfices en opérant cette salle.Au contraire tout aéra administré de façon â procurer le plus de confort aux employés et â améliorer leurs conditions de travail.Cette innovation, a-t-il ajouté est l'application d’une politique suivie par la compagnie depuis quelques années, laquelle a fait bénéficier les employés de plusieurs améliorations de ce genrè.” Jean-Marie Beaudet et Arthur LeBianc Les personnes qui assisteront jeudi soir, à l’auditorium du Plateau, au grand concert que doit donner le très remarquable violoniste Ar-Ihur LeBianc auront en même temps, l’occasion d'entendre un nuire de ceux nos jeunes artistes qui nous foui le plus honneur: Jean-Marie Beaudet, directeur artistique de Radio-Canada, ancien Prix d’Europe cl pour l’orgue et pour le piano.LeBianc ct Bcaudel qui, lous deux, sont d'anciens élèves du Séminaire de Québec, ont fait de fortes études en Europe.Ils exécu-leronl ensemble, jeudi soir, la célèbre sonate de Fauré.Jean-Marie Beaudet accompagnera aussi Arthur LeBianc.Au programme de celui-ci csl inscrit, entre autres, le Concerto en mi majeur, de Bach, avec accompagnement de cordes sous la direction de M.Albert Chnmberla nd.Billets chez Archambault ct chez Lindsay.Pour vous, jeunes gens et jeunes filles On annonce la formation it'un nouveau cercle comno i des deux éléments', masculin et féminin sous le nom de "Le Cercle Social Maisonneuve".A une réunion tenue dernièrement au numéro 1862.rue Bennett, anrès élections le conseil a été'élu à l'unanimité.Président: M.Raphael Çuccloletta: publiciste: M.Marcel Ostlxuv: secrétaire: M, Armand Bouchard: trésorier: M Marcel Tel-II secrétaire, correspondante et nrooa-«andllste: Mlle Françoise BcaucoBe: directrice d'études: Mlle Adrienne Cleoffrlon.le Cercle Social Maisonneuve nul est avant tout un cercle d'Etude et d'action nationale, a aussi nour but de réunir la teunesse afin de lut faire connaître les différentes nhasrs du progrès de la vie actuelle Pour information*: Mlle Françoise Beau-cage, 1862, rue Bennett, CLatrval aué lue 5t- ton William L.Reeves.J.S.Grant & Co.|ohn S.Grant.Comfort Uphostering Co.1 Laurent, lack Browman.René lasmin Cr Co.Dame Mans Emiha Martin.René lasmin, , ,.The Amateur Photographers Club.333 rue St-Hubert, lean Pare.|ohn W.l son.|ohn Lacombe.Modern Advertising Regd che Ayers.Lampes Religieuse» Enrg brick, Dame Blan Joseph do, Smelteis, Hudsor.Bay Mining, ^u^i4gesrede beurres frais ne furent Nationol Steel Car, Cartadiaa Car.'".T^ÆSutST”»' iaSSX Detco, C.P.R., Bta.llian, Shawiatgan.' ÿ^StT^XS^S^S^- ^ , .teurs A vouloir se départir à brève échean industrielles etoient ce d'une bonne partie de fPP™'.slonnements de beurre d entrepôts occasionna immédiatement une vive liquidation qui contribua également, dans une lav-eex» wiociirp \ UH TPCUl mâfQU - Les actions nettement a la hausse sur le Curb, si les actions minières, vers midi, ont BOUVILLONS.— Choix .Bon .Moyen .commun .Corn, lég.MOUTONS.— Bon .Commun .AGNEAUX — Lots mélangé» .C.N'.R.3' 'f 1954-59 .98% 99% ! Montreal'tram.900 , k-C.N.R.4%% 1951 .114% 115% , Nat.Breweries .2.00 vu diminuer quelque peu les gains ' dans les prix.mars j initiouT.Ob ovoncé: Asbestos, Fro- i ^cour» ^ ^ .ser Votin9Trusts- Ab;;:b'; ^ : Sun, 7.50- 7.75 U.C.N R.4%% 1956 .115% 116% 7.00- 7.50 x-O.N.R.41-.-„ 1957 .116 117 6.25-6.75 | Z-C.N R.4%' » 1955 .118 119 5.00- 5.75 C.N.R.5% 1954 ., .119 120 4.50- 5.00 X-C.N.R.5% 1949-69 .119% 1204s I r-Mont.Harb.5% 1949-69 .119% 121 la ’ PROVINCES: Alberta 4% 1954 2.50- 3 50 Alberta 4%% 1956 .r-Brlt.Columbia 4%% 1953 x-Brlt.Columbia 5%% 1945 « 50-1 30 Manitoba 6
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