Le devoir, 24 avril 1939, lundi 24 avril 1939
Montréal, lundi 24 avril 1939 I r I ! REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEl«ir 336l* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEiair 3366 Rédaction : SElair 2984 Gérant : BEiair 2239 LE DEVOIR VOLUME XXX — Ho 94 Directeur-gérant : Ceergei PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LS NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Saut Montréal at la banlieue) E.-Uni* at Empira britanriqua 8,00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNÎS et UNION POSTALE 3.00 La vie de nos pavages Système qui loisse à désirer — Réparation et réfection — Nos rues ont manqué de neige! — Ce que coûte la négligence dans h réparation des pavages La glace recouvre encore une partie notable de nos rues; mais dans une semaine il n’en restera guère, et nos pavages reparaîtront au soleil.Dans quel état les retrouverons-nous après cet hiver fantasque?Il est encore trop tôt pour connaître avec exactitude l'étendue des dommages de la saison; mais ce qu’on en sait permet à des tech-aiciens de la voirie de dire dès maintenant que ces dommages seront probablement du double de ce qu’on prévoyait, c’est-à-dire deux fois ceux d'un hiver normal.L’hiver endommage toujours les pavages; mais lorsqu’une couche de neige durcie ou de glace couvre nos rues pendant toute la saison froide, les pavages sont mieux protégés.C’est pourquoi, même dans les rues qui sont très bien entretenues, le service de la voirie laisse toujours une couche de trois ou quatre pouces de glace sur la chaussée.Dans les rues où passent les trafnways, par exemple, la voie même du tramway est nettoyée à fond, mais il y a là.entre les voies et sur une largeur de dix-huit pouces de à obtenir une réfection parce que scs collègues avaient intérêt à empêcher l'augmentation de la taxe spéciale.Nous ne prétendons pas que cela s'est pratiqué souvent, ni que toutes les administrations se sont livrées à de tels abus.Ce que nous disons là ne vise personne en particulier; mais il nous semble qu’une lot qui, pour ainsi dite, suggère de pareilles tactiques n’est pas bonne.Ce n’est d’ailleuts pas là le seul inconvénient.Supposons que l’administration actuelle et toutes celles qui suivront soient d'une impartialité exemplaire sur ce point, le système testerait mauvais.En effet, la ville est plus souvent qu’autrement gênée financièrement.Alors lorsqu’on manque d’argent pour les réparations on les néglige, le pavage se détériore de plus en plus, jusqu’au jour où il est en 4$sez mauvais état pour tomber dans la réfection.C'est une pratique ruineuse pour la ville.La situation où l’on va se trouver cette année illustre bien ce grave inconvénient.Depuis 1930 jusqu’à l’an dernier, la ville Chamberlain refuse de faire une déclaration sur la marche des pourparlers avec la Russie Le bloc contre Tagression chaque côté, un pavage de granit construit spécialement | a manqué régulièrement d argent et les réparations ont été pour bien résister aux grands froids.Sur le reste de la chaussée on laisse quelques pouces de neige protectrice.Dans les rues où la circulation des automobiles est intense, ces voitures creusent souvent des ornières qui découvrent le pavage.Mais comme cela ne se produit tout de même que sur une largeur minime et que presque toute la chaussée reste couverte, l’inconvénient n’est pas bien grand.Or, pendant l’hiver qui s'achève, quelque ironique que la chose puisse paraître, nos pavages ont manqué de neige.S’il y a eu beaucoup trop de celle-ci à la fin, il n’en est presque pas tombé en décembre et janvier, de sorte que les mes ont durement souffert et que les réparations nécessaires seront considérables.Et parce que notte loi des pavages est défectueuse, cela pose un problème.La charte de la ville stipule qu’au moment de la construction d’un pavage les propriétaires riverains paient $5 la vetge carrée.Losrqu’un pavage est détérioré au point qu’il faut pratiquement le refaire et que sa construction remonte assez loin pour que les propriétaires n’aient pas eu à payer la taxe de S5 la vetge.ils la paient au moment de la réfection; s'ils ont déjà payé cette taxe, le coût de la réfection est imputé à la taxe spéciale de pavage payée par tous les propriétaires.Les pavages ont normalement une durée assez longue et les réfections ne sont pas très fréquentes.Pour remédier aux détériorations ordinaires, par exemple celles qui se produisent inévitablement chaque hiver, on sc contente de réparer le pavage.Mais, et c’est là qu’est le défaut du système, si la réfection est payée par les propriétaires riverains ou par la taxe spéciale, la réparation se fait à même le budget général de la ville.Il y a en outre l’entretien, qui consiste, à part le lavage et le balayage des rues, à remplir les plus grands trous avec un matériel inférieur, pour prévenir les accidents, en attendant la saison propice à 1a réparation.11 est normal que l’entretien soit payé par le revenu, le budget de la ville.Mais, dans la réparation, on emploie des matériaux de même nature et de même qualité que dans la réfection; la différence, c’est l’ampleur du travail.Au point de vue voirie, une réparation devient une réfection, par exemple, lorsqu’il n’y a pas 75 pour cent de la fondation qui est bonne, ou que la surface est à refaite en grande partie, ou que le niveau du pavage a changé notablement, ce qui arrive quand le sol n'est pas solide.Mais la charte ne charge personne en particulier de- décider quand, dans la pratique, une réparation devient une réfection.Cela est laissé, dans une certaine mesure, à la politique.Il est arrivé parfois, dit-on, que lorsque l’échevin était bien en cour la réparation pouvait aller fort loin; tandis que pour l'échevin mal vu de l’exécutif cela devenait plus vite une réfection.La conséquence, c'était que pour un travail analogue les propriétaires payaient une réfection si leur échevin était sans influence ou peu sympathique à l’administration, alors qu’on exécutait le travail avec l’argent du budget si leur échevin était du bon bord.Dans le cas où les propriétaires avaient déjà payé leur pavage, l’échevin d'opposition pouvait éprouver quelque difficulté négligées au point que plusieurs pavages s’en allaient en ruine.Mais l’an dernier la ville disposait d’un budget de $3 millions de travaux au compte capital, «t une tranche importante fut employéc Via îéparation générale de tous j ce|lc môme du journalisme, marquè-les pavages qui laissaient à désirer.De sorte qu’au mois i rent le plus profondément la vie A’nrtnUre l»c niviaet Ae Monrréal éfaipnf en excellent état.il’Amédee Dcnatlli, Cette passion de Amédée Denault Ainédée Denault vient de mourir à soixante huil ans, de façon presque subite, nous dit une dépêche de Québec.Amédée Denault était l’un des plus anciens membres de notre profession, l’un de ceux qui, sûrement, l’ont le phis aimée.Nous ne savons exactement en quelle année il fil ses premières plumes, mais, dés 1893, croyons-nous, il dirigeait à Montréal la Croix.Dévoué, enlhousiasie, très désireux de mener une action publique de caractère élevé, il tenta plus d’une fois de fonder une oeuvre de presse personnelle.Son entreprise la plus durable fut au Pionnier, qu’il eut le courage d’installer au Nominingue, alors que ce villar*" était encore dans l’enfance.Ce coup d’audace s’inspirait de l’une des nobles passions qui, avec d'octobre les pavages de Montréal étaient en excellent état.Dans ces conditions on estima que les dommages de l’biver nécessiteraient pour $200,000 de réparations et ce montant fut mis de côté dans le budget.Or comme pendant la première moitié de l’hiver il n’y a pas eu assez de neige pour protéger les rues, on prévoit maintenant que les réparations nécessaires seront de l'ordre de $400,000.Ces travaux commencent genéralèment dans la deuxième semaine de mai.Cette année la ville va d’abord réparer les rues qui ont l’avantage d’être sur le parcours du défilé royal, puis on réparera les entrées de la ville pour donner une bonne impression aux touristes, et ensuite, autant que possible, les tues importantes.Il y a de fortes chances que les rues secondaires soient sacrifiées, comme elles 1 ont été souvent.Des techniciens prétendent que les propriétaires paieraient en definitive moins cher si les réparations étaient imputées à la taxe spéciale, car une réparation faite à temps est beaucoup moins coûteuse que si on la retarde.Le pavage comporte deux parties: une surface d’asphalte, qui est imperméable, et une fondation de béton, qui ne l’est pas.Lorsqu’un pavage est endommagé, que la surface se déchire, la réparation faite à temps est d'un coût relativement minime; mais si on ne la fait pas, l’eau s’introduit sous la surface, pénètre dans la fondation et l'hiver suivant le dommage est beaucoup plus considérable.La réparation faite la deuxième année coûte pratiquement le double de ce qu’on aurait dépensé la première année.Une réparation ajournée pendant cinq ans coûte dix fois amant que si on l’avait effectuée tout de suite.Négligée pendant cinq ans, une rue de grande circulation est à refaire; la fondation est détruite en maints endroits.Dans une rue secondaire, le pavage résistera plus longtemps, mais si on ne le répare pas, il tombera assez vite en ruine, lui aussi.Ces réfections sont très coûteuses.Sans doute on conserve alors tout ce qui reste bon, et pour cela le béton est vérifié à l’aide d’un appareil spécial; mais souvent on n’en sauve guère.L’entretien convenable, la réparation faite à temps prolongent grandement la vie du pavage: pour les rues de fort roulage, cela va jusqu’à environ 15 ans, pour les rues d’importance moyenne, 30 ans, et pour les petites rues, 40 ans.Et encote il n'y a alors que la surface qui finit par s’user et qu’il faut renouveler.Lorsqu’un pavage est convenablement réparé chaque année, la fondation ne s’use pas et dure indéfiniment.Souhaitons donc que notre système soit amélioré de manière que la voitie ne manque jamais d’argent pour les réparations; et que pour cette année, comme il est trop tard pour songer à corriger le mal par le bill qui achève son cheminement à la Législature, on trouve le moyen, à même les travaux de chômage ou dans le budget du compte capital, d’effectuer toutes les réparations nécessaires.Foul SAURIOL ni prit une large ai commanda tant Londres n'a pas encore pris de décision au sujet de la reconnaissance de l'annexion de l'Albanie par.l'Italie LE RETOUR DE L'AMBASSADEUR HENDERSON A BERLIN LONDRES, 24 (C.P.) — Le premier ministre Chamberlain a déclaré aujourd'hui à la Chambre des Communes que le retour de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, sir Nevile Henderson, à Berlin ne signifie en aucune façon que la Grande-Bretagne accepte l'annexion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne.Il ne faut attacher aucune signification particulière, dit-il, au retour de sir Nevile Henderson à Berlin: il a reçu instruction il y a un mois de venir faire rapport sur l'absoption de la Tchécoslovaquie, il a obtenu un bref congé et il s'en retourne normalement reprendre l'exercice de ses fonctions.M.Chamberlain a refusé de faire une déclaration sur la marche des pourparlers avec la Russie, en dépit des objurgations des travaillistes, et il a remis à plus tard une déclaration sur les tentatives franco-anglaises pour constituer un bloc contre l'agression.Il a déclaré que la Grande-Bretagne n'a pas encore pris de décision au sujet de la reconnaissance de l'annexion de l'Albanie par l'Italie qu'il va falloir décider lorsque sir Percy Loraine remplacera le comte de Perth à Rome comme ambassadeur.LES NEGOCIATIONS ANGLO-ROUMAINES Sir Nevile Henderson retourne à Berlin au moment même où Londres s'efforce de resserrer ses relations la colonisation, qui part de sa vie et lui d’arlicles.L’atmosphère du pays était de moins en moins favorable aux entreprises de presse individuelle.Notre vieux camarade collabora à quelques quotidiens, et particulièrement à VAction catholique, dont il fut l’un des premiers rédacteurs.Partout il poursuivait l’idéal de ses débuts.Dans, sa prime jeunesse, notre arai avait fait des vers, il avait même publié un petit volume, les Lueurs d'aurore, et, bien qu’il n’ait rien édi- ._ lé depuis, nous ne sommes pas sûr av«c lo Roumome par un nouveau traite de commerce qu’il ne céda pas plus tard, et plus et olors que le gouvernement travaille à la préparation du plus formidable budget depuis la grande guerre.Les négociations anglo-roumaines se poursuivent à la fois à Londres, où le ministre roumain des affaires étrangères, M.Grigoire Gafenco, est actuellement de passage, et a Bucarest, où une mission financière anglaise discute de l'expansion du commerce anglo-roumain.On s'attend à ce que le chancelier do l'Echi- 3uier, sir John Simon, présente demain à la Chambre es Communes un budget de 1,278,000,000 de livres ou $5,980,000,000.qu’il ne céda pas plus tard, et plus d’une fois, à la gracieuse tentation.Profondément religieux, Amédés Denault fut l’un des piliers d’oeuvres comme le Tiers-Ordre et l’Adoration noctyrne.il s’était très vivement intéressé aussi aux oeuvres de caractère patriotique.H était d’une extrême courtoisie, d’une politesse qui ne paraît presque plus de notre temps Nous savons répondre à ses plus intimes sentiments en sollicitant sollicitaf pour lui le pieux souvenir de nos lecteurs.* Nous prions son admirable compagne et ses enfants d’agréer dans leur grand deuil l’hommage de notre profonde et respectueuse sympathie.Orner HEROUX Nevile Henderson à Berlin n'a rien à voir avec le retour à la politique d'apaisement.L'AMBASSADEUR ALLEMAND RETOURNERA A LONDRES BERLIN, 24 (A.P.) — On apprend de source officielle que l'ambassadeur allemand allemand à Londres, M.Herbert von Dirksen, qui avait été rappelé à Berlin à la suite du rappel de sir Nevile Henderson, rejoindra son poste très prochainement.Sir Nevile Henderson, qui est reparti soudainement pour l'Alle-gne hier, est arrivé à Berlin de bonne heure ce matin, LA REPONSE D'HITLER A ROOSEVELT En Allemagne, on considère le retour de l'ambassadeur de Grande-Bretagne comme un triomphe pour la diplomatie allemande.On croit que sir Nevile Henderson demandera au chancelier Hitler d'user de modération lorsqu'il répondra à l'appel du président Roosevelt vendredi prochain et qu'il lui donnera l'assurance que la Grande-Bretagne n'a aucunement l'intention d'encercler l'Allemagne.Rudolf Kircher écrit dans le journal "Frankfurter Zeitung" que la Grande-Bretagne a probablement atteint au sommet de son activité diplomatique, qu'elle doute de la sagesse de sa politique et qu'elle a tendance à revenir à lo ligne de conduite qu'elle a toujours suivie.Dans les milieux allemands, on conclut du fait que sir Nevile Henderson est revenu de Londres beaucoup plus tôt qu'on ne le prévoyait et que le chancelier Hitler est demeuré à Berlin au lieu de s'en aller dans son chalet de Bavière, que l'ambassadeur de Grande-Bretagne doit avoir des propositions concrètes à soumettre au chef d'Etat allemand.M.COULONDRE A BERLIN PARIS, 24 (C.P.-Havas' — M.Robert Couloridre, ambassadeur de France en Allemagne, retournerait prochainement à Berlin à l'exemple de son collègue anglais, sir Nevile Handerson.La décision aurait été prise il y a trois jours à la suite de consultattions On apprend de bonne source que la mission de sir 1 anglo-françaises.L’actualité Lo girouette diplomatique Lu diplomatie est une science mouvante et nuancée et celui qui l'exerce par ces temps exltcme-ments compliqués ne jouit pas précisément d’une sinécure.Il mérite même beaucoup de pitié et d’indulgence.Et si ce diplomate agit pour le compte de l’Angleterre, il faut alors lui souhaiter tous les bonheurs car son rôle n’a rien d’attragani.Les dernières nouvelles internationales nous en fournissent une preuve tangible.La liussie, attnon-çail-un samedi aux premières pages des grands quotidiens, sollicitée par Londres de faire partie d’un pacte ü’antiagression dirigé contre Berlin, voudrait voir ressusciter la Triple Entente de 1911 celle gui unis sait Moscou, Paris et Londres.Comme si ces trois pays ensemble noa-vaicnl désormais avoir une n;*me volonté sur un point quelconque fournirait, en Occident, à Londres et à Paris.Comment croire cependant à la solidité et l’efficacité d’une tellc% entente, qui n'a pas beaucoup fonctionné dans le passé?L’histoire nous apprend en effet qu’en 1927, M.Chamberlain, dont le métier semble être de protester, protestait contre la violation des engagements pris par les Soviets, tout comme il protestait contre les récents mouvements politiques d’Hitler.Et pourtant, la Russie n’a jamais souffert de ces protestations car VAngleterre n’alla jamais plus loin que des discours indignés à l’adresse de Mascou.Mais tout en protestant contre le peu d’aptitude de cette capitale à tenir ses engagements, Londres est-il bien sérieux en demandant aujourd'hui aux mêmes hommes aide et appui contre la marche hitlérienne à travers l’Europe?L’on comprend qu’une alliance soit possible entre, des pays dont la politique intérieure et extérieure est sensiblement la même, telles l’Italie et l'Allemagne.On comprend Le plan de Moscou est de s ùssu rer.par crltc résurrection d'une al ¦¦ liance ancienne, une protection non i moins bien une alliance entre une seulement contre les manoeuvres Angleterre démocratique et la Rus-possibles de Berlin, mais aussi con-1 sie soviétique, entre deux pays dont tre celles de Tokyo en Orient.j l’un travaille à ta désagrégation de C'est à celte condition, combien l'outre de par scs principes politi-intéressée! que la Russie soviétique I tues memes.prendrait une attitude définie, contre Berlin, en territoire européen.Mais les deux puissances occidentales ne seraient pourtant pas prêtes à assumer de responsabilités en Orient.Le bobo, pour elles, réside en Europe seulement.C’est Hitler et son allié Mussolini dont il faut songer d’abord à bloquer les ambitions territoriales.Comment le présent problème va-t-il se résoudre?Sous l'ignorons.La Russie demande en protection orientale la récompense de l’appui qu'elle Un grand diplomate anglais, Lloyd Ge,argc, disait en 1910 qu’il ne croyait pas à une agression allemande et fondait son dire sur le commerce volumineux qui existait alors entre Londres et Berlin.Cependant le commerce n’avait pas.comme ta musique, adouci les moeurs.La guerre l’a prouvé.Pourquoi donc Londres cherehe-t-il encore appui du côté de Moscou puisque depuis 1917 U n’en a pratiquement jamais été satisfait?L'Angleterre devait pourtant sa- voir, en 1927, que ce n’était pas simplement parce que.la Russie lut cédait un peu de lin et de mazout en échange d’obfcts manufacturés que les Soviets renonçaient à leur raison d’être.Des observateurs Internationaux ont répété à satiété que la Russie cherchait à perdre VAngleterre en l’affectant sur ses marchés de l’Asie.Le Japon étant entré en danse en Chine, on comprend l’alerte russe et son désir de se faire protéger de ce côté.De là cette demande de Moscou d Londres et à Paris de faire front commun contre Tokyo.Londres s’cmbarquera-t-il duns cette galère?Le bon sens éclairé par quelques fails historiques, une connaissance juste des ambitions soviétiques devraient Ven préserver.L'incompatibilité essentielle des doctrines démocratiques avec celles du pays des Soviets devrait mime interdire Ionie politique de ce genre, non seulement en Orient mais de même en Occident.St M.Chamberlain reprend sérieusement une telle alliance, c’est qu'à coup sàr la diplomatie a des raisons que la raison ne connaît pas.M.H.¦¦ i tm - La croisade de prières pour la paix OTTAWA, 24 (P.C.) — S.E.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada, a envoyé aujourd'hui aux archevêques et évêques catholiques du Canada une invitation pressante au nom de Sa Sainteté le Pape Pie XII pour une croisade de prières dans le cours du mois de mai en faveur de la paix.M&mm mm Bloc-notes Ce submersible Les bâtons flottants, comme aurait dit le fabuliste, qu’on a pris pour des sous-marins el dont un s’est inquiété, dans la région d’Halifax, continuent d’inspirer de la crainte aux loyalistes, bien qu’une enquête ait démontré qu’il ne s’est agi, dans cette affaire, que d’une "peur de guerre”.On a trouvé en effet le petit navire de pèche qu’un capitaine trop imaginatif a pris pour un submersible et que, dit-il, il avait approché à une centaine de pieds.Imagine-t-on qu’un sous-marin étranger irait entrer en pleine nuit dans le port d’Halifax affleurant l’eau, portant des signaux lumineux et ne s’inquiétant ni d’être vu ni d’être approché par des navigateurs un tant soit peu soupçonneux?Ce serait du dernier imbécile.Il n’importe, line feuille loyaliste so console que le prétendu submersible n’en soit pas un, en disant: “Le point à mellre en vedette, c’est qu’un submersible pourrait venir dans le port d’Halifax, et venir d’Europe.S’il y avait la guerre demain, des submersibles pourraient traverser la mer, viendraient assurément jusqu’à Halifax.Ils y viendraient détruire des navires canadiens et torpiller des cales remplies de nos produits.Des submersibles allemands sont déjà venus dans les eaux canadiennes pendant la dernière guerre.Or l'Allemagne a plus de submersibles et de plus puissants que lors du dernier conflit; ce sont des navires avec un plus grand rayon d'opérations”.La conclusion?Donc nous devons aller à la guerre, parce qu’il se peut que des navires ennemis viennent au Canada.C’est cela! dégarnissons nos côtes de navires, d’avions militaires, envoyons nos hommes en Europe.el laissons notre littoral ouvert à tout venant, en prévision de ces attaques.Peut-on imaginer raisonnement plus stupide?Pour ce qui est des submersibles allemands qui seraient venus dans les eaux canadiennes de 1914 à 1918, on l’a dit certes;, mais personne, que l’on sache, ne les a jamais vus.Qu’est-ce que cela fait?C’était sans doute des submersibles du type de celui quon vient de voir à Halifax ces jours-ci.et qui n’en était pas du tout.Au fond, il s’agit d’entretenir ici un sentiment de panique, de peur folle qui empêche de raisonner et permette aux loyalistes de lancer et même de faire accepter les propositions d’armements les plus effarantes.L'hebdomadaire régional Un hebdomadaire bien inspiré de Rimouski, l’Echo du Bas Saint-fautent, écrit avec justesse, dans V sa dernière livraison qu’il “ne prétend pas au monopole de la vertu ni de l’action catholique dans la région; la rédaction, au contraire, comprend que d’autres journaux peuvent aussi collaborer dans cette sphère; et quand cela arrive, elle s’en réjouit.D’ailleurs, le champ d’action du bien est si vaste qu’il n’y a pas de danger qu’il y ail surabondance de travailleurs.Elle croit cependant que le journal qui rend le plus de services à sa région c’est l'hebdomadaire régional.C’est toujours à lui qu’on s’adresse, chaque fois qu’il s’agit de nos institutions religieuses, de nos organisations de jeunesse, des questions sociales, économiques, etc., en un mot du bien commun de la région”.Sur quoi cet hebdomadaire, de lecture intéressante, surtout pour la population du district où il parait, de même que pour les gens originaires de celte région qui ont dû émigrer ailleurs, pour une raison ou une antre, affirme son droit de vivre et demande qu’on le traite “avec autant de bienveillance que les journaux du dehors”.H a tout à fait raison.Les hebdomadaires régionaux rendent de nombreux services aux milieux dans lesquels ils circulent, aux coins de pays où ils paraissent, — des services appréciables que nul quotidien, soit de Québec, soit de Montréal, ne peut leur rendre, pour l’excellente raison que les quotidiens, n’élant pas des publications régionales, ne sont pas autant au courant des besoins de tel ou tel comté que l’hebdomadai-rc fait et rédigé spécialement pour tout un district et circulant parmi des gens intéressés au premier chef à ce qui s’y passe.Le public ne comprend peut-être pas assez quelle aide les hebdomadaires régionaux ont droit d’attendre de lui, ni qurllç tâche ils accomplissent, lorsqu’ils ont lç souci de leur rédaction et des intérêts locaux bien entendus.Il existe à Chicoutimi, à Rimouski, à la Riv ière-du-Loup, à Montmagny, aux Trois-Rivières, à Joliette, à maints autres endroits de la province, des hebdomadaires d’une incontestable utilité, pour lesquels la vie est assez dure parce que des centaines de gens qui devraient s’y abonner les négligent et n’en ont que pour les grandes gazettes ilustrées, dont la rédaction, les trois quarts et demi du temps, n’attache pas ou n'attache guère d’importance à ce qui peut en avoir réallemént pour telle ou telle région de la province.On ne saisit pas assez le rôle important de l’hebdomadaire régional.Il rattache à la petite patrie ceux qui ont dû s’en éloigner pour aller faire ailleurs leur carrière.Il renseigne les gens de la région sur l’histoire, les activités, la vie économique, les événements saillants de.leur milieu.11 est des plus utiles aux institutions des villes ou il parait.S’il est d’inspiration catholique, qu’il ne fait pas d’étroite et basse politique, — nos meilleurs hebdomadaires s’en éloignent de plus en plus et c'est tant mieux pour eux et leurs lecteurs, ils peuvent ainsi agrandir le cercle de leur influence, — il est au nut premier rang des publication./ que des gens avisés doivent Des armements, des étrangers et du chômage Le "Canada" défend mal ses chefs — Qui fait de la démagogie?— Après M.Bennett, la politique de chômage de M.Bennett dure Si le "Canada" comprenait.(Par Léonold Richer! Ottawa, 24 — Le Canada est scandalisé.Il voit, dâns notre lettre de lundi dernier sur la politique d’assistance-chômage du gouvernement d’Ottawa, une tentative de faire de la politique sur le dos des oeuvres de charité.C’est du propre, dit-il.Et il s’accroche au fait que des oeuvres de charité se sont fédérées avant la reprise du pouvoir par les libéraux en 1935, Pour essayer de démontrer que toute notre critique de la répréhensible inertie de ses maîtres est fautive, boiteuse, méprisable, et tout et tout! Une fédération d'oeuvres de charité?D’après le Canada ce ne serait qu’u- ne Initiative d’hommes d’affaires aux fins d’organiser la charité sur une base d’affaires, afin d’ui augmenter l’efficience.Rien de plus.Partout au pays où les oeuvres de charité ont cru devoir se fédérer pour mieux subvenir à leurs charges et à leurs besoins, en face de la crise qui s’est indûment prolongée, initiatives d’hommes d’affaires?Le Canada, quand il se met à gaffer, n'y va pas de main morte ns d’un pied hésitant.Et sur ce il qualifie de canaille-rie ce passage de notre lettre de lundi dernier: “Gouvernement cen- (suite à la page 2) lire et encourager, en province.Cela, certes, ne doit pas les empêcher de lire les quotidiens, du moins certains quotidiens d’intérêt général, susceptibles de renseigner les gens sans les abasourdir.Mais le journal régional a droit à la vie; et ce serait rendre un mauvais service à toute une population, dans notre province, que de la mettre sous l'impression qu’elle peut s’en passer.Si elle le faisait ce serait d'abord à son sérieux détriment à elle-même.Aussi les quotidiens doivent-ils accoter les hebdomadaires.Les uns et les aulres ont leur zone d’influence et sc complètent.G.P.Le carnet du grincheux “Ce que Londres redoute surtout, c’est que la majorité des Habitants du Canada soient des Canadiens”, écrit très sensément rEvénement-Journil comme, sous la pression britannique, nos portes s'ouvrent aux réfugiés de tout poil.as * « Voilà ces messieurs d’Ottawa bien embarrassés! SI l’Angleterre adopte le service obligatoire, ils ne pourront tout de même montrer moins de ferveur qu'elle.1r le -k La ^sette de ce matin publie ceci qui se passe de commentaires; Le curé d’une paroisse (anglicane) de West-Ac-ton écrit dans le Church Magasine: "Nous serions reconnaissants si les communiants ne prenaient qu'une toute petite gorgée à même te calice.” "Trois fois, récemment, Il a été nécessaire de reconsacrer du vin, bien qu'on en eût mis beaucoup la première fois dans le dalice.” "L’un des premiers communiants a à peu près vidé le calice à lui seul.” * * * Ce vicar s’appelle Spiller, mais il est plutôt renversant que renverseur.4 y ¥ On sait que curate veut dire, en anglais, vicaire, et viear, curé.Même chose qu’en français, à cette seule différence près que c’est.le contraire.* * vr C’est César Franck qut aurait mis le feu au Parts.Voilà un nom illustre dans l’histoire de la musique qui rebondit d'une façon assez inattendue.* ?* A l’assemblée pour protester cont-e le nazisme, le P.Bryan, S.J., a rappelé très à propos que les persécutions contre les chrétiens, au XXième siècle, ont commencé "avant qu’on eût jamais entendu parler de Hitler.” “Je me rapi>e!!e, a-t-il dit, que Lénine et ses cohortes ont ouvertement proclamé la volonté d'exterminer leurs adversaires en vertu des principes du gouvernement soviétiqu».Le monde n’a pas été soulevé par cett.» tyrannie parce qU'il n'y e pas de réfugiés de la Russie soviétique.Des milliom; ont été liquidés.” Autrement dit, les réfugiés russes sont dans l'autre monde.le ie le L'Angleterre parait lâcher prise dans sa tentative de bloc contre les dictaru-res: elle renvoie son ambassadeur à Berlin el proteste de ses intentions bienveillantes.Un coup partie, pourquoi ne signe-t-elle pas le pacte ^anticommuniste?fl neige de nouveau, mais 11 n'est pas nouveau qu’il neige! Le Grinchetnt >• 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 24 AVRIL 1939 S.Mgr Spellman nommé Des armements.Un discours archevêque de New-York — je sa|aTar ____________________ (Suite de la première pane) VJ,C «JOIGiar L'auxiliaire de Boston succède à feu le cardinal Hayes '"ST/Tcmfn/ï proi’i“ciauj: et |pa^ui,vet?aUns^ru’ir ' \ administrations municipale» ont été {Yi,, oZA'.rja?.uJctateur * /¦*« ri l ml ni « U8a,,Je 28 fCVr,^‘,•• dCVan‘ 30U,Ü0(I membres des organisations VOLUME XXX - No 94 Cité du Vatican, 24 (A.P).— S.Esc.Mgr Francis Spellman, évêque auxiliaire de Boston, a été nommé aujourd’hui archevêque de New-York.Dans les milieux ecclésiastiques.on prévoit que S.Exc.Mgr Spellman sera fait cardinal lors du consistoire de l’été prochain.Il succède au siège archiépiscopal de New-York à feu le cardinal Patrick Hâves, décédé en septembre denier.S.Exc.Mgr Spellman fut le pre- pa cette fonction pendant treize ans I les impôts, et fut chargé en 1931 par Sa Sainte- maigre leurs efforts, l aide aux té le pape Pie XI de publier à Paris pape Pie XI de publier a Paris l’encyclique portant sur le différend entre les fascistes et l’Action catholique italienne.C’est en cette même année qu’il fut sacré évêque par le pape actuel, alors le cardinal Pacel-ji, en la basilique de Saint-Pierre: il était nommé évêque auxiliaire de Boston et évêque titulaire de Sila en Numidie.Le nouvel archevêque de New-York est un fervent de l’avia- mier citoyen des Etats-Unis à servir j tion et il détient son permis de pi-eornme l’un des adjoints d’un secré-jlote.Il est originaire de Whitman, taire d’Etat du Saint-Siège.Il occu-1 Massachusetts nécessiteux était insuffisante.Dans les villes comme Montreal et Otta corporatives du Portugal: “Travailleurs de mon pavs! Hommes des syndicats, des Mai- „„ „ , , , ! sons du peuple, des Maisons des ma, on a cte oblige de fédérer /es i pêcheurs! oeuvres de charité et de faire appel lit ¦ “Collaboration fidèle" de la Yougoslavie avec l’Italie et l’Allemagne flome, 24 (A.P.).— LTIalie réclame aujourd’hui une nouvelle victoire diplomatique pour l’axe Home-Berlin.Les conversations tenues en fin de semaine entre le ministre italien des Affaires étrangères, le coin te Galeazzo Ciano, et le ministre yougoslave des Affaires étrangères, M.Alexandre Cinca-Markovich, se sont terminées sur une déclaration où il était question de la “collaboration fidèle” de la Yougoslavie avec Pllalie et l’Allemagne.C’est du même mot—“fidèle”—que l’on s’était servi à l’issue des conversations entre les chefs d’Elat italiens et le premier ministre Paul Teleky et le ministre des Affaires étrangères Etien- ne Csaky de Hongrie la .semaine dernière.La première manifestation formelle de cette collaboration plus étroite entre l’Italie et la Yougoslavie serait la visite que le régent de Yougoslavie, le prince Paul, ferait au roi Victor-Emmanuel d’Ilalie le mois prochain.On prévoit que cette adhésion fie la Yougoslavie à l’axe Rome-Berlin sera consolidée par un pacte de non-agression entre la Yougoslavie et la Hongrie, qui a des réclamations territoriales contre sa v isine de: is les traités de paix.Les puissances de l’axe donneraient à la Yougoslavie îles garanties contre l’agression afin de la détourner du bloc anglo-français.À l'Institut Pie XI Cours de la semaine Lundi, le 24 avril, à 4 heures et 30 et à 9 heures, cours de Dogme par B, Boudreau, P.S.S., supérieur du Séminaire de philosophie: "Lu Chute Originelle”; à 5 heures et 30 et 8 heures, cours de Droit ecclésiastique par M.Valéricn Bélanger, professeur de Droit canonique au Grand Séminaire: ‘‘Des peines ecclésiastiques”.Mardi le 25 avril, à 4 heures et 30 et à 8 heures, cours de morale par M.J.-B.Desrosiers, P.S.S.; ‘‘Le contrat de Société”: à 5 heures et 30 et à 9 heures, cours d’apologeti-que par M.Emile Filion, P.S.S.: “La Règle de Foi”.Jeudi le 27 avril, à 4 heures et 30 et à 8 heures, cours de doctrine sociale par M.J.-B.Desrosiers, P.5.5.: “Obligations des patrons envers les ouvriers”; à 5 heures et 30 et à 9 heures, cours d’Action catholique par le R.P.Robert Fortin, 5.5.5.: “La presse et l'Action catholique".Ces cours se donnent au Mont-St-Louis, 244 Sherbrooke est.Dames et messieurs y sont invités.Extrait des constitutions synodales du diocèse de Montréal Art.323.Institut Pie XL — L’Institut Pie XL école d’Action catholique et de Sciences religieuses annexée à la Faculté de Théologie, permet aux laïques de parfaire leur formation religieuse et de s’initier à l’Action catholique.Les étudiants, les professeurs, les professionnels, les universitaires et les dirigeants d’Action catholique, en particulier, se feront un devoir de s'inscrire nombreux à ses cours.Faits divers ' ranimer.Un médecin n’a pu que j constater le double décès.à la charité publique.La charité publique est devenue incapable à son tour de s'occuper de toutes les personnes dans le besoin.Des oeuvres nouvelles ont été crées: refuges.soupes publiques, etc.” Notre confrère prétend que nous avons nommément accusé le gouvernement King d’avoir obligé les sociétés philanthropiques à se fédérer, alors que, sous ce chef, tout ce que nous avons dil, c’est que le parti libéral a continué la politique du parti conservateur.Le rédacteur du Canada voit dans une critique générale d’une politioue qui s’étend sur une période de dix ans, de 1930 ù 1939, une injustice à l’endroit des libéraux.Il faut que le confrère sente ses maltnes bien coupables pour voler à leur secours lorsqu’ils ne sont pas spécifiquement en cause.Mauvaise défense Il est vrai qu'il ne les défend pas ou qu’il les défend très mal lorsqu’ils sont réellement coupables.Voici le passage le plus important de notre article de lundi* relui qui contenait les pires accusations "L’on n'a pas d'argent pour tes chômeurs, mais on en a pour les crédits militaires: l’on avoue son incompétence à régler le problème du chômage, mais on a le talent d'acheter des mitrailleuses, des canons et des avions de combat; Ion ne sait que faire des milliers de jeunes gens, mais on admet au pat/s des milliers d’étrangers.On se de mande parfois où va le paps.Il va Mme Bélanger, âgée de 36 ans.a où on le mène.Et on le mène à l'ap- élé transportée à l’hôpital où elle est sous traitement.C’est M.Bélanger qui, revenant de son travail samedi après-midi, fil la découverte de sa famille affeelée par le gaz après avoir enfoncé parce qu’on ne pouvait lui ouvrir.Ses deux enfants semblaient dormir sur le lit d’une chambre tandis que sa femme gisait inconsciente à leur côté.La noliee a fait enquête sur cette pénible affaire.Mort de syncope M.Samuel Shedlaek, 70 ans.un vieillard qui habitait au numéro 3862 rue St-Dominique.est décédé à une heure hier matin, peu de temps après son arrivée à l’hôpital général juif.Il fut pris de malaise dans l’établissement de la dans la maison d'un pendu.Y' a-t-il pourrissement, à la misère, à ta guerre et aux grandes rrises societies.Sur l’autel du libéralisme, on n’a jamais offert de plus beaux sacrifices, an nom de la démocratie.” Ce passage est assez clair, assez précis, pour être compris même du rédacteur du Canada.Or qiie répond-il?Il a un mot qu’il croit génial.neuf, jamais encore lancé pai un journal de parti: “Le Devoir fait de la démagogie!” Et après avoir dit cela, il* s'imagine avoir tout dit.Il y a des mots que certaines geps n’ont pas le droit de prononcer sous peine de se couvrir à la fois de honte et de ridicule.Le mot démagogie est précisément l’un de ceux que le Canada devrait bannir de son vocabulaire.Quand son rédacteur l’écrit, il parle de corde Famill* asphyxié* Deux enfants sont morts asphyxiés par le gaz d’éclairage dans un logement de Verdun, samedi après-midi; leur mère était encore inconsciente, hier, à l’hôpital où l’on a déclaré que son était était grave.Les victimes de cette tragédie sont: Philippe et Marcelle Bélanger respectivement âgés de 1 et 11 ans, enfants de M.et Mme Joseph Bélanger, demeurant au numéro 4713 me Bnnnantyne.L'escouade de secours de la police de Verdun et de M.L.R.& P.Cons., ont vainement tenté de les x Avis de décès MELLETTE.— A Longueuil, îe 23 avril 1939, décédée à 77 ans et 7 mois, Esther Deniger, épouse de Thomas MiUette.Funérailles îe mercredi le 26 courant.Le convoi funèbre partira du no 62 rue Saint-Laurent, Longueuil, à 8 h.45 du matin pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré à 9 h., et de là au cimetière de Longueuil, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister «ans autre invitation.NECROLOGIE 'BIBEAÜl.T — A Montréal, I» 30, A 80 «M, Mme F.-.X Blbeault, née Léodln» Verrier.BONENFANT — A CharlemMmc.le 31.A 74 ans, Edouard Bonenfant, époux de teu Justine Lamarche.BRISEBOIS - A Montréal, le 21.A 83 an».Ernest-Horace Brlsebols, époux d'Eu-doxie La bonté DAIGLE — A Montréal, le 21.A 3B ans, Hile Eugénie Daigle.DBSCKENER — A Montréal le 21, A 82 an*.Télespbore Deschênes, époux d'Eva PaUand.DUQUETTE — A Montréal, le 20.A 42 an», Gaétan Duquette, époux d’Alice Gravel.LARRIVEE — A Montréal, le 21, Stella A.Larrivée, flUe de Fred Larrivée.FLAMAND — A Montréal, le 20.A 52 an*, (naître Charles-Edouard Flamand, avocat du contentieux municipal, époux de Marguerite Chouinard HUPPE — A Montréal, le 20, A 38 ans.Marguerite Huppé, fllle d'Apollinaire Hup- pé et de feu Florence Good LABEBGB — A Montréal, le 21.A 80 ans.A Montn Karclsso Labergî.LBFEBVRE — A Montréal, le 2).A 77 ans.Julie Carrière, épouse de feu Isidore fjêfebvre.LO.MME — A Montréal, le 12.A 79 ans Mlle Virginia Lominr.PËLLER1N — A Montréal, le 20, A 69 ans.Emma Fortin, veuve d'Arsênc Pel- lepRbVOST — A Varennes, le 20.A 84 an*.Mme Bérénice Charron, épouse de feu Félix Provost.ROLLIN — A Montréal, le 21.a 79 au^.ChaMa* Roilln, veuf de Vie ton ne Cons- Jlàrt.f Russo Canndian Turkish Baths, Ltd”.3963 rue Coloniale.On croit que la vapeur du bain aurait provoqué une syncope de coeur chez la victime.Vol avec violence au cinéma Impérial gérant du cinéma Impérial .Howard Knevels, à été, hier soir, victime d'un vol avec violence dans ses bureaux de la rue Bleury.M.Knevels passait vers 9 h.45 dans le foyer du théâtre et ne remarqua passdeux jeunes gens bien mis qui se tenaient assis nonchalamment.M.Knevels sc dirigeait en ce moment vers son bureau; il en avait à peine franchi le seuil, que les deux individus étaient sur ses talons et fermaient la porte derrière eux.A l’inyant ils ordonnèrent au gérant d’ouvrir le coffre-fort el de leur remettre l’argent contenu.M.Kneyels s’exécuta et remit aux bandits la jolie somme de $1,200, après quoi l’un des escarpes frappa la victime à la figure et le duo prit la fuile.Le cinéma était rempli de monde à ce moment.L’alerte a amené sur les lieux une forte équipe d’agents de police qui s’esl immédiatement mise en devoir de rechercher les bandits.Quatre victimes de l'auto Quatre personnes ont été blessées lors de deux accidents qui se sont produits hier, au coin du boulevard St-Joseph et de la rue St-Laurent.Dans le premier cas le conducteur de l’un des autos a été arrêté sous l’accusation d’avoir conduit un auto alors qu’il était sous l’influence de l’alcool.Dans l’autre cas le conducteur de l’auto s’enfuit après que son véhicule eut frappé un c i raion, eut renversé deux piétons et fut entré dans une montre de magasin.On le recherche encore.Les blessés sont: Mme Pierre Ca-mu, 39 ans, 4375, rue St-Hubert; Mlle Carmen Brabant, 25 ans.5029.rue Garnier; Ernest Choquette, 43 ans, 3442, rue Rouen, et George Stephens, 28 ans, 1128, rue St-George.Tous ont été transportés S l’hèpital St-Luc.Le conducteur arrêle a répondu au nom de Louis Turcotte, 261 Monkland, ville St-Laurent.Il a été relâehé moyennant un cautionnement de $50 en attendant sa coin parution.Selon des renseignements.Turcotte se trouvait au volant d’un automobile de louage et filait vers le nord, rue Sl-Laurent quand rendu à l’intersection du boulevard Si-Joseph il frappa la voilure de M.Camu.qui se dirigeait vers l’est.Le rhoc fut si violent que la voiture de Turcotte frappa encore un autre auto qui suivait celui de M.Camu.Trente minutes plus tard, M.Gaston Pratcnu.7835 rue Henri-Julien, conduisait son camion vers le sud rue St-Laurent, quand un auto le frappa par en arrière, monta le trottoir, renversa deux piétons, MM Choquette et Stephens, et alla finalement enfoncer une montre de magasin.A l’hôpital St-Luc, on nous informe que les patients ne sont pas dangereusement blessés.Si v^us voyagez.adraOM-vous su SERVICE DES VOYAGES.LE "DEVOIR”.Billcfs «m» pour fous let part au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hotels, assurances bagages et accidents.chèques de voyages, passeports •te.Tclcphontx; BElatr 4361* un journal qui.de 1930 à 1935, a fait plus de basse el dangereuse démagogie que le Canada en exploitant, île toutes tes façons et sur tous les tons, le chômage et la misère.contre le gouvernement Bennett?Les chefs eux-mêmes du parti libéral — ces hommes que le Canada veut que nous suivions jusqu’à la catastrophe — se sont-ils privés, même au risque d^ perdre leur titre d’hommes d’Etat pour mériter celui de politiciens, de faire de la démagogie à la Chambre des communes et sur les tréteaux, en capitalisant, pour des fins partisanes, le mécontentement des chômeurs contre le gouvernement conservateur?Ils n’ont pas attendu longtemps pour le faire.Le Hansard de 1931 est rempli de leurs accusations outrées.Quand donc le Canada parle de démagogie, il agit comme un gamin: il délaie la houe dont il est couvert.Armons et payons ! Mais le Canada a-t-il quelque chose à répondre à ces quatre accusations: 1 o pendant que ie chômage sévit et appauvrit matériellement, physiquement et moralement la nation, le gouvernement est engagé à fond dans un programme d’armement qui exigera en 1939-1940 la somme de $85,000,000; 2o pendant que des milliers de jeunes gens chôment, le gouvernement admet au pays des milliers d’étrangers; 3o pendant que le gouvernement prétend avoir fait tout son possible, il y a encore 896.177 personnes qui dépendent de l’assistance de l’Etat, sans compter les individus et les familles qui n’ayant pas droit, selon la loi.aux secours directs, vivent des dons des sociétés et des personnes charitables; 4o alors que les libéraux Ont critiqué pendant cinq ans la politique d’assislance-chôma-gc du gouvernement Bennett, ils n’ont fait que continuer la même politique depuis 1935?Ce que les libéraux ont fait?Ils ont créé une commission royale, laquelle, ayant mis doux ans à étudier le problème du chômage, a soumis un rapport qu’un député libéral, M.Jean-François Pouliot.a lancé par lcrrc en pleine Chambre, le jugeant à sa juste valeur.Ce que les libéraux ont fait?Ils onl voulu, au prix d’un amendement constitutionnel» procéder à une assurance-chômage qui ne fera rien pour les générations à venir contrairement à ce que prétend le Canada, — qui ne fera rien pour les chômeurs actuels, parce qu’il faudrait avoir un emploi pour bénéficier du projet.Vraiment, le Canada n’a pas de raison d’etre fier de son gouvernement.Le Canada consacre d’ordinaire les colonnes de sa page de rédaction à la critique systématique, effrénée, la plupart du temps maladroite, toujours étroitement partisane, du gouvernement de la province de Québec.Devant les résultats négatifs de ses efforts du côté de Québec, le confrère devrait être humble.Pour les mêmes raisons, il devrait être de plus en plus prudent.Puisque le Canada a perdu de si belles batailles, est-il sage de se lancer dans une nuire?Le Canada a si mal défendu ses anciens maîtres de Québec qu’il y » toutes les chances du monde qu’il perde, à leur tour, ses maîtres d’Oltawa.S’il veut bien les servir, qu’il ne les défende pas.A les voir aller d’un pas tranquille, avec, aux lèvres, un souverain mépris de l’opinion publique, on devine d’ailleurs qu’ils n’onl aucune illusion.Ils ont accepté leur sort.Dommage que le Canada ne l’ait pas enc'ire compris! Leopold RICHER Dirigeants du travail national! Homines de pensée et hommes d’action ! Portugais! “Je n’amoindrirai pas la beauté magnifique de celle heure par un discours lerne et superflu: si je prononce de très brèves paroles, ce n’est que pour souligner le sens de votre manifestation.Je ne prendrai non plus pour moi — représentant transitoire d’une idée et réalisateur imparfait d’une politique qui, l’une et l’autre, dépassent la taille et la vie d’un homme — je ne prendrai pas pour moi ni les applaudissements, ni les louanges, ni les acclamations; je veux qu’ils soient pour vous qui, sous les regards de la Ville, avez pu dresser avec optimisme, avec dévotion, avec foi, l’image anticipée de ce que devra être notre révolution dans la paix.“Nous sommes nés pour la plu part et avons été élevés dans des I notions antres que celles qui inspi-.rent aujourd’hui noire vie collective.“C’était la division dans la politique, la lutte des classes, le désordre économique, l’égoïsme dans les rapports sociaux, l’élégance de l'oisiveté.la lassitude de vivre.“Beaucoup se dirent: abandonnons la chose publique à l’inspira-tiou des passions el aux mouvements et caprices de la foule — et ce fut la prédominance de la politique sur la vie avec la démocratie.D'autres s’écrièrent: créons les richesses sans soucis ci sans méthode; elles seront suffisantes pour combler tous — et rc fut la prédominance de l’idée économique sur l’idée sociale avec le libéralisme.D’autres encore soutenaient: partageons entre nous les richesses créées et à créer suivant la raison La reprise espérée fut triomphale Si Ton doutait de la place qu’ont prise dans notre jeune population *.es Matinées symphoniques, on eût été détrompé en voyant la ferveur avec laquelle la foule des jeunes a pris d’assaut samedi la salle du Plateau.Dans le cours normal de la saison, on attend patiemment un mois, car on sait que le régal espéré viendra à son tour.Mais c’était depuis janvier qu’on jeûnait, et trois mois c’est bien long.Il n'y a pas eu de questions posées, ni de réponses à rédiger au pied levé; tous les devoirs sont réunis depuis l'autre fois et c’est samedi prochain la distribution des prix.Avant-hier, c’était la récompense exclusivement musicale; elle fut riche et belle; depuis Bach à Tchaï-kowsky, en passant par Ravel, Grieg et Debussy, l’orchestre, le piano, la voix.Mme Raymonde Delaunois, qui fut un mezzo applaudi à l’Opéra-Comique et au Metropolitan et consacre aujourd’hui sa belle voix à la glorification de l’école mélodiste française, a servi Debussy de deux façons, d’abord en causant de lui avec émotion, puis en chaulant le solo de la Demoiselle Elue dont elle a rendu vivant ce qui paraissait à plusieurs une déclamation monotone.Un baryton qui fut admis l’an dernier aux concours du Metropolitan, M.Leonard Warren, y fera rertaineinent son chemin, s’il no faut pour cela qu’une voix belle, résonnante et expressive.Chose curieuse.c’est un chanteur italianisant qui n’a pas recours au sanglot glottique et aux sons pris par des* sous.Dans deux airs d’opéra ver-dien, où tout autre en aurait usé et surabusé, il n’a eu qu’un sanglot.Ne serait-ce que pour cela seul, je lui ai crié: Bravo! N’en déplaise pourtant à ceux qui ne trouvent un Canadien bon que s’il a été confirmé ailleurs, et malgré tout ce que pourront dire ceux qui eonnaissent mon estime Nos éphémérides 24 avril 1629 Le traité de Suse C’est à cause de la distance et des difficultés de transport que la colonie fut remies en 1629 à l’Angleterre, par l’enlremise des Kirke.Ln effet, le 24 avril de la même annee l’Angleterre avait signé un traite à Suse avec la France, mettant fin à la guerre, Normalement, la prise de Québec n’aurait pas dù etre considérée comme valide .par les autorités des deux pays.C’est probablement ce que soutint iu France car elle «’accepta pas d’être jiépoudlée de cette possession pour laquelle elle avait déjà risqué des sommes considérables el de nombreuses vies humaines.Tandis que Champlain était gardé prisonnier à Londres, le roi de France poursuivait ses tentatives dans le bul d’en arriver à une entente.Enfin, l’Angleterre se persuada du bien-fondé des prétentions de la France et, par le traité _ de Saint-Germain-eii-Laye, signé en 1632, elle remit à la France ce territoire qui lui était si cher.Les Kirke furent profondément déçus car Tannée précédente ils avaient fait le commerce de quantités innombrables de pel-eteries et il\ auraient préféré con-hnuer leur industrie payante.L'hôtel du C.N.à Charlottetown M.Joseph Van Wyek, direciem du servie* des hôtels du Cananicu National, annonce que l’hôlel c: -ploite par le Canadien National a Charlottetown, Ile-du-l’riuee-Edmi-ard, et connu sous le nom de “Canadian National Holel”, portera dorénavant le nom de “The Char-, lottetown”.APPETIT, FORCE, PLAISIR Chaque jou>’ buver * BYRRH VIN APERITIF ET TONIQUE suprême de nos appétits — et ce ' P°uIr ^®ves. m ! { Un nouveau client à recevoir Une affaire importante se présente souvent à un mo-ment inattendu, ne risquez pas d être pris au dépourvu.soyez loyal envers vous-môme en étant toujours bien mis.Quelles que soient -.es allées et venues, voire ar;a-rence doit être à l’avcn: it do votre situation.Tout hoiv.uie d'affaires réalise les embarras qu'entraîne une mis?négligée.il comprend d'autant plus combien il esl avantageux d'employer le nettoyage D'Un Ton Plus Clair régulièrement.CEST L'IMPRESSION QUI VOUS FAITES QUI DECIDE DE VOTRE SUCCES.jÿecdati*: PLUS CL AI VE Curi Pour la première fois dans Fhis-toire des navires “Lady” les passagers attendus à Montréal, à 6h.dimanche soir, ont dû descendrez ; Québec et continuer leur route jus- rieux cas rlr lonoévitÉ I qu’à Montréal Par Irain.Us seront UC u O à Montréal cet après-midi à 5h.30, La Province, de Rennes, demande combien, parmi les titulaires de la carte du combattant, il y a d’nu-thentiques survivants de la guerre de 1870-71 ; Dernièrement notre ineffable ministre/ des Pensions, répondant à une question à lui posée par un sénateur, faisait savoir qu’au nombre des 4,119,003 titulaires de ia carte du combattant, il fallait en compter 77,180 pour la guerre de j a alors que même les fils d’une tué-, |es richesses soient équitablement me terre, oublieux souvent de leur ! réparties., épi origine commune et de leur com-; l,a justice veut, eu outre, que ne mune patrie, sont si profondément i sojt pas empêchée l’action salutai-divisés par d’ardentes et implaeu-1 re tje l’Eglise, maîtresse de vérité, blés luttes de partis et d’intérêts.( source ,}e vie spirituelle et bienfai- | trice de l’humanité.Car, si l'on Le chômage et lo misère sociale substitue au sceptre de la justice ébranlent la paix les instruments de violence, per- ) sonne ne saurait ’étonner de voir Comment peut-on avoir la paix [ apparaître à l’horizon, au lieu de alors que tant de milliers d’hom mes manquent de travail, ce travail honnêle qui non seulement entretient la vie des individus et des familles, niais qui constitue en nè-me temps l’exercice nécessaire des multiples énergies dont la nature et l’étude ont doté èt honoré la dignité humaine?Ne voit-on pas que c’est ainsique se forment des .masses énormes dont l'avilissement et la misère -d’autant plus exaspérante qu’elle est en contraste avec le luxe et l’aisance excessive des privilégiés, qui ne sentent pas le devoir d’aider ceux qui souffrent- font des proies faciles des mirages illusoires qui sont insidieusement proposés par u| ries sauce aux auto ruts légitimés; eue ' r un saiajrP de famine, exige que soient respectées la li- s Aujourd’hui, la loi spécifie qu’une journée d’ouvrier de la forêt est de 10 heures et tout travail supplémentaire doit être paye.Aux bûcherons et aux flotteurs de tenir compte du travail supplémentaire qu’ils font et de le faire enregistrer dès leur entrée au camP- , .Nous crovons que la fixation des heures d’une journée de travail dans la forêt est la plus belle amelioration, la plus juste, la plus raisonnable imposée aux employeurs, au bénéfice des bûcherons et des flotteurs de bois., Le gouvernement Duplessis n au-f rait-ii accompli que cette réforme j en faveur des ouvriers ae la foret qu’il mériterait toute notre recon-j naissance.Nous savons que des deputes ruraux, qui connaissent bien les con-j ditions de travail de ce genre de travailleurs, ont été les avocats de i cette belle et bonne cause.la paix attendue, de sinistres lueurs de guerre.Mais, si la justice a pour tâche d’établir et de consolider les principes de cet ordre qui est la base inébranlable de la véritable paix, elle ne suffit pas, cependant, à elle seule, à surmonter les obstacles.bien réels, qui s’opposent à son application.Que la charité s'unisse a l'étroite et froide justice Si.à l’étroite et froide justice, ne 1 s’unit pas, dans une fraternelle bar j monte, la charité, trop souvent l’oeil est aveuglé pour voir les] droits d’autrui, l’oreille devient sourde la sage Ligues du Sacré-Coeur - - i* quatrième et dernière réunion régu- à la voix de cette équité de J h^d^te ugu« u cre- , .» i: lil Dieu veillante application I at,ra ueil mardi soir prochain, 25 avrlt, À 8 es ruses propagandistes dt ' ; de laquelle peuvent surgir, même i h.trè* précise», «tan» t» «ane paroUsUie de • •.es dissolvantes?j dans les controverses les plus dif-1 l'immacuiée^ouception.entrée privée a Avec la compréhension réciproque lo paix de la conscience est nécessaire à la sauvegarde de la paix Gomment pourrait-on avoir la paix, si malheureusement ne règne pas souvent entre les nations cette compréhension réciproque qui seule peut encourage- les peuples et les pousser vers les voies lumineuses du progrès de la civilisation, alors que les pactes solennellement sanctionnés ainsi que les paroles données ont perdu cette valeur qm constitue la base indispensable de la confiance réciproque sans laquelle le désarmement moral et matériel.tant souhaité, devient de jour en jour moins réalisable?En présence d’une tempête si dangereuse, nous exhortons vivement tout le monde à revenir au Roi pacifique, des lèvres duquel ficiles.de raisonnables et vitales j solutions., Et lorsque Nous disons la charité, Nous voulons dire la généreuse et féconde charité du Christ, cette charité qui l’a poussé à mou- 4210 rue rte Bordeaux, pré* Rachel.Cette réunion, h cause de certaines décisions très graves qui y seront prises et dont nous ne pouvons présentement révéler la nature, comptera sûrement comme la plus importante de toutes nos réunions.En conséquence, on vous demande avec instance rte faire absolument tout votre pos-i sible pour y assister.Advenant l’impossi- Comme récompense scolaire L’Abitibi, pays de l’or par Emile BENOIST Cet ouvrage de 200 pages, abondamment illustré, contenant une carte de la région étudiée et de tout le Nord-Ouest québécois, est tout indiqué pour les distributions de prix dans les écoles.En vente à la librairie du "Devoir", au prix de 75 cents, édition populaire, et de $1.00, édition de luxe numérotée.t rir pour chacun de nous, cette cha- : unité absolue d’y être, veuille* donc avoir rité nui “nous m esse” et Dcrmet ; l'obligeance dy envoyer un bon substitut un qui nous Pi esse n ., 'v.(le substitut du directeur doit être un que ceux qui vivent ne vivent plus j prétre)i pour eux-mêmes, mais pour Celui i Afin que rassemblée commence à temps.nui tnmirut el i-essuvoilji nniir eux” ® ti- précises, et ftnlase S temps.10 n.pr qui Inouï Ut et 11 ssust nu pour eux t veuillez donc arriver à temps et vous Cette charité enfin qui 1 induisit • à prendre l'apparence d’un serviteur, afin que nous devenions tous frères eu lui et fils du même Dieu, héritiers du même royaume, appe iés aux joies de la même vie éternelle.Si les hommes appréciaient à nouveau les douceurs de cet amour j et se reposaient,en lui, le soleil ta- j dieux de la paix s’élèverait finale-j ment sur le monde, le calme et la placer dèr.votre arrivée aux tables destinée» aux tagues de votre district, en tenant compte du placement suivant pour que nous puissions facilement distinguer lea secrétaires des présidents: donc le directeur au milieu, le président à droite et le secrétaire A gauche; les autres officiers sur les chaises de chaque côté ou au fond de la salie.Que chaque secrétaire apporte ce qu'il faut pour prendre des notes afin d'en taire rapport au Conseil de sa ligue Mgr J.C.Chaumont, P.A., V.CJ.pré-sidéra.Ut FEDERATION DES DIOUES Dü SACRE-COEUR DK MONTREAL raison succéderaient à la colère êt | 4i , .iaa â l’excitation, la collaboration cor-j JViOlT QU COrdlflal Menant diale succéderait à la concurrence, j - la compréhension réciproque à l’a-1 Cité du Vatican, 24 (A.P.) — Le version, la confiance sereine à l’ex- | cardinal Domenico Mariani.ancien citation des esprits.trésorier des ministères du Vatican, par ce moyen, on reviendra sur : est mort d’une attaque cardiaque, le chemin de mutuelle entente ami- Il était âgé de 7B ans.Sa mort crée cale ou les justes intérêts de tous une onzième vacance dans le Sacré sont évalués d'une façon équitable Collège des cardinaux, 11 avail été et avec une bienveillante apprécia- appelé par le Pape Pie NI à revê-lion, où l'on ne se refuse pas au sa- tir la pourpre cardinalice, le 16 dé-orifice pour te bien supérieur de la cembre 1935.après avoir rempli taraille humaine, où régnent souve- plusieurs fonctions administratives, raines la bonne volonté et la fi dé- Sous le Pape Léon XIII,, il était lité exemplaire a la parole donnée, bénéficiaire de Saint-Pierre, un ti- Prière à Jésus; ressuscité Afin qu il en soit ainsi et que Nos voeux très ardents s’accomplissent, Nous ne pouvons que répéter aux individus, aux peuples et aux gouvernants la fervente invitation à la paix — à la paix dans la justice et la charité — que Nous voulûmes adresser à tous aussitôt après Noir»' élection au souverain pontifical.tre canonique.Sous Pie X.il servit de chambellan papal.Benoit XV le nommé secrétaire de la Commission des cardinaux, laquelle est chargée d’administrer les biens du Saint-Siège.Plus tard Benoît XV encore en fit son prélat domestique et un chanoine de Saint-Pierre.Lorsqu’il fut élevé au collège des cardinaux, Pie XI le nomma cardinal prévost d«‘ la Commission d'ad-minisration des Bums du Suint-Siè- Les pratiques superstitieuses Condamnation et mise en garde de S.E.le cardinal Villeneuve Québec, 24.— La “Semaine reli- j pieuse” publie le communiqué suivant du cardinal Villeneuve, au su-1 jet" des pratiques superstitieuses: I “Nous nous réjouissons de la pié- j té fervente d’un si grand nombre de Nos fidèles.Et Nous avons reçu les rapports les plus consolants sur la fréquentation des saqrements, des retraites et des autres exercices religieux, surtout pendant le carême.“Rien d’étonnant, donc, que l’esprit du mal cherche à faire dévier cette tendance pur toutes sortes de moyens, en particulier en poussant certaines gens à la superstition et ! même de bonnes âmes aux excès | d'une fausse dévotion.“I.e mensonge, l’obstination et la résistance à l’autorité ecclésiastique sont les traits qui caractérisent d’ordinaire la fausse dévotion et la font vite discerner.D’autre part, les Saints Canons (canon 1261) prescrivent aux ordinaires des lieux de veiller à ce qu’aucune pratique superstitieuse ne s’introduise dans le culte public ou dans la vie des fidèles et de n’admettre rien qui soit étranger à la foi, con-; traire à la tradition ecclcsisatique i ou qui porte l’apparence de la re- i cherche du gain.“Voilà pourquoi, usant de Naître autorité archiépiscopale, Nous croons devoir condamner les faits suivants contre lesquels Nous mettons en garde Nos fidèles: Les "Agonites” Mlle Marie-Anne Gendron, dite Soeur Marie-François-Xavier, et quelques compagnes, autrefois de la communauté des Soeurs de Notre-Dame de Montréal, après avoir refusé de se rendre aux injonctions non seulement de l’autorité épisco-pole, mais du Saint-Siège, persistent depuis plus de deux ans par toutes sortes de menées, dMntrigues, de mensonges et de résistance, à vouloir former une communauté dite des Agonites et à vivre ensemble portant un costume religieux.Les avertissements venus de l’autorité pontificale par l’intermédiaire dé la délégation apostolique, comme ceux des divers évêques dans les diocèses desquels elles se sont indûment placées n’ont pu avoir raison de leur audace ni de leur obstination.On aura un exemple de leur esprit en constatant que, sans la moindre autorisation, elles se sont fait subrepticement inscrire dans le “Canada ecclésiastique” comme ayant une communauté à Québec, au numéro 205 de la rue de la Salle, “En présence de cest faits, nous nous voyons obligé de dénoncer celte communauté et d’avertir les prêtres qu'ils ne doivent point admettre aux Sacrements ces personnes habillées en religieuses.Nous même avons dû les leur refuser publiquement.Et Nous les avertissons que si elles continuent à paraître dans le diocèse.Nous devrons porter contre elles d’antres sanctions ecclésiastiques.J.-A Desfossés “Le pseudo-guérisseur J.Anatole Desfossés, un septième, à ce qu’on rapporte, a prétendu à diverses reprises avoir Notre autorisation de faire ses guérisons.“Il l’a même insinué, sans fondement, dans la préface d’un ouvrage, où il laisse entendre avoir l’approbation de certains prêtres, qui n’ont fait que donner des certificats de pauvreté à des gens qui les demandaient avant d’aller se présenter au médecin.On peut juger par suite de ce qu’il faut penser delà mission surnaturelle qui lui est attribuée.A ce sujet.Nous rappelons aux fidèles qu’il y a faute grave, en soi, à participer aux pratiques d'allure superstitieuse et dénoncées par les autorités ecclésiastiques.Que les malades, toujours si désireux d’être soulagés dans leurs afflictions, se gardent d’une sotte crédulité et se rappelient.qu’il n’est pas permis d’user des moyens superstitieux pour se guérir.Qu’ils pensent, au contraire, que les maladies sont souvent les moyens dont le Seigneur use pour purifier nos âmes et nous détacher de la terre, j "Le petit Ernest" "Déjà depuis assez longtemps on a parlé même dans les journaux d’une certaine maison de Québec où il se serait passé des choses merveilleuses.Une enquête Nous avait permis de conclure que tout y était illusion, sinon, supercherie, et Nous avions enjoint de faire cesser aussi tiît toute celte affaire.Avec peine Nous avons constaté depuis qu’on ne s’est pas rendu à Notre commandement.Rien au contraire, on a continué d’y attirer les gens, d’y faire des pratiques de dévotion dé-sapprouvée: on a même polyeop'é des feuillets répandus hors de la ville avec une prière aux Saintes Plaies pour obtenir des faveurs par l’intercession du petit F,rnest, et on a voulu faire célébrer la messe dans cette maison pour en mieux accréditer la Singulière dévotion.On ajoute que quelques sommes ont été reçues en vue d’un certain culte.“Par les préscnles, Nous dénonçons publiquement ces pratiques, et défendons aux fidèles de sc rendre en cette demeure pour de preten-dus motifs religieux.Nous osons croire que cet avertissement suffira à désabuser les naïfs et à les détourner de ees sentiments superstitieux, quels que soient les motifs ou les pieuses intentions dont on cherche à les couvrir”._ La "Semaine religieuse" de Berlin toujours interdite Berlin, 24.— La “Semaine religieuse" de Berlin est interdite depuis près de sept mois.Les efforts de l’évêque, tendant à lever 1 interdiction ou tout au moins à la limiter, sont demeurés sans résultat.Le fait que Berlin est la seule capitale du monde occidental ou le Pape nouvellement élu n a pu être salué par une "Semaine religieuse" a produit l’impression la plus désagréable sur les délégations «étrangères qui sont allées assister à Rome au couronnement du Souverain Pontife.f Manifestation antinaziste Au Forum Environ deux milliers de personnes ont assisté hier après-midi a une assemblée antinaziste au Forum.Tous les orateurs ont condamné la politique de l’Allemagne et dénoncé le régime hitlérien connue un régime de terreur qui a fait des milliers de victimes, et qui s’attaque non seulement aux Juifs, mais aussi aux catholiques allemands.Le R.P.Bryan, S.J., professeur au collège Loyola, s’est »iit opposé à toute forme de dictature et a dénoncé le nazisme, le fascisme et le communisme, qui enlèvent aux peuples la liberté dont nous bénéficions sous les régimes démocratiques.Le révérend D.Osterrhann, directeur «lu comité des réfugiés catholiques de l’Allemagne, a tracé un tableau bien sombre de la situation faite aux catholiques allemands.M.Paul Tillich, professeur de VUnion Theological Seminary de New-York, a parlé de la situation actuelle des religieux en Allemagne.Mlle Tony Sender, ancien membre du Reichstag, a parlé de la femme en Allemagne aujourd’hui.M.John Kerry, du comité exécu-‘tif de Montréal, présidait; il a déclaré qu’il s’était rendu»à la réunion en dépit de lettres et d’appels téléphoniques de menace.La réunion était organisée par la Ligue canadienne-allemande.ÿ ÿ y* L’assemblée a adopté une résolution dont voici la traduction: “Qu’il soit résolu que cette réunion de citoyens canadiens, convoquée par la Ligue canadienne-àlle-mande, invite instamment le gouvernement fédéral à coopérer de tous ses efforts avec les autres nations cfémocratiques pour arrêter l’agression fasciste, et “Qu’il soit de plus résolu que cette réunion prie le gouvernement fédéral de prendre des mesures, en coopération avec tous les autres gouvernements démocratiques pour aider les réfugiés venant des pays fascistes, et “Qu’il soit de plus résolu que cette réunion désire attirer l’attention du gouvernement sur l’intense propagande nazie et fasciste pratiquée dans ce Dominion.et qu’une enquête soit instituée en vue de protéger les relations amicales actuelles chez les minorités de ce Dominion libre”.> Le Patronage de Saint-Joseph à l'Oratoire Mercredi prochain, le 26.ce sera à l’Oratoire du mont Royal la fête du Patronage de saint Joseph.A cette fin, il y aura le matin, à 8 h.30, une grand’messe solennelle.La chorale du collège Notre-Dame sera au jubé de l’orgue.’Dans l’après-midi, à 3 h., cérémonie spéciale au cours de laquelle les juvéniste des Frères de la Charité de Montréal, en pèlerinage à l’Oratoire, chanteront au salut.Le soir, à 8 heures, aura lieu la neuvaine perpétuelle à saint Joseph.A cette occasion, les paroissiens de Saint-Jacques de Montréal, qui seront en pèlerinage sous la direction de leur curé.M.l’abbé Lacombe, assisteront à la neuvaine.A cause de cette circonstance, la cérémonie commencera à 8 h.au lieu de 8 h.15.A Sainte-Anne- de-la-Pocatière Le commandant Lucien Beauge nommé directeur du département d'hydrobiologie de l'Ecole des pêcheries Ste-Anne-de-laPocatière, 24.— Le commandant Lucien Beaugé, chargé pendant dix ans de recherches hydrobiolqgiques pour le compte de l’Office scientifique et technique des pêches maritimes de France, vient d’assumer la direction du département d’hydrobiologie de ’Ecole supérieure des pêcheries de Sainle-Anne-de-la-Potalière.1 Les cours de l’Ecole de pêcheries de Ste-Anne sont divisés en ; quatre départements: celui des i sciences physiques, de l’hydrobiolo- ! gie, de l’iehtyotechnie et de l’économique.Le commandant Beaugé prend , charge du département d’hydrobio- ) logic et donnera les cours d’océano- ; gie de l’Ecole supérieure des pêche-Au cours des mois d’été, il poursuivra du travail de recherche océanographique dans le golfe et | amènera ses élèves avec lui.Le village de Pierre Boucher Les Trois-Rivières.24.(D.N.C )[ — Au cours du mois de mai un pè» lerinage historique groupera au Çap-deda-Madeleine un contingent important d’historiens de toute la province à l’occasion du dévoile-* ment d’une plaque commémorativa sur le site du fief Ste-Marie, ou vil-* lage de Pierre Boucher, qui fut gouverneur des Trois-Rivières et sur h-quel fut érigée la première chapelle de bois du Cap-de-la-Made-* leine.De longues recherches ont permis de localiser définitiv.eraent l’endroit de cette chapelle.Le dévoilement de cette plaque historique sera tout probablement fait par M.Montarville Boucher de la Bruère, de la Société des Dix, descendant de Pierre Boucher.La débâcle sur le St-Laurent Un service aérien dans notre province Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et les principales villes de la province de Québec seront reliés au r Nicolas Nickleby Oliver Twist Ottlaw le chevreuil agile Petite Histoire de France Jacques Bainville Perdus dans l'Arctique (2 volumes) E.Mikkelsen Pirates de la Mer Rouge Pour la fortune Oliver Wright Récits pathétiques d'histoires et de voyages Edmond Pilon Robinson Crusoé (2 volumes' .Robinson Suisse R.Wyss Roulotte sons but (Ma) Route Solitaire (La) / Sainte Bernadette Jean-B.Lasserre Secret de la Vierge Noire (Le) Silas Marner Station du Bout du Monde .Ed.-P.Géhu Témoin aveugle (Le) Hugh Conway Tempête dons la Stratosphère Ed.-P.Géhu Terre de France Trois perroquets des Iles Ulysse Coffre Vallée des Colibris (La) Vendée Vieille Garde Impériale (La) Vies singulières de MM.Rose, Poivre, Sauce Edmond Pilon Village de chez nous Alfred Le Petit Voyageurs en France Albert Babeau Voyages, Aventures et Combats .Louis Garnerey Voyages du "Ptolémée" Ed.-P.Géhu Ouvrages de Madame de Ségur Après la pluie, le beau temps 'Mémoires d'un Ane (Les) Auberge «Je l'Ange Gardien (L*) Nouveaux contes de Fées Bons Enfants (Lesl Pauvre Biaise Deux Nigauds (Les) Petites filles modèles (Les) Diloy le Chemineau Quel Amour d'Enfanf Général Dourakine (Le) Soeur de Gribouille (La) Jean qui grogne et Jean qui rit Un bon petit diable Malheurs de Sophie (Les) Vacances (Lesl • 'H SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 Notre-Dame est, Montréal LÉ DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 24 AVRIL 1939 VOLUME XXX — Ne 94 L’offre faite à M.Paul Gouin, deux jours avant la chute du régime Taschereau "Si M.Godbout persiste dons ses mensongères prétentions, je parlerai d'une offre qui me fut faite deux jours avant la formation du ministère Godbout, par un homme que le chef de "la vieille clique" connaît bien et dont il est incapable de désavouer la démarche" — L'offre de $50,000 faite par "la vieille gang" — On a offert à M.Gouin le poste de premier ministre — Contradictions et mensonges M.Paul Gouin à la radio Voici le résumé de la causerie prononcée à Fadio-Canada par M.Paul Gouin, chef de l’Aclion libérale nationale: Au cours de mes causeries précédentes, j’ai démontré l’impossibilité politique, morale et intellectuelle d’une entente entre les messieurs de l’ancien régime et l’A.L.N.J’ai évité toute personnalité.Je ne me suis pas acharné pendant une demi-heure de temps sur un de mes adversaires en particulier.J’ai condamné les idées politiques des messieurs de l’ancien régime.Je n’ai pas mis en doute leurs talents, leur rapacité de travail, leur succès professionnels.Le prétendu gentilhomme qu’est M.Godbout n’a pas voulu suivre cet exemple.Après avoir dit de la causerie de Monsieur Godbout qu’elle est un tissu de contradictions, de sophismes, d’hypocrisies, de calomnies et de mensonges, comme on en a rarement entendu tomber des lèvres d’un chef politique en cette province”.Monsieur Gouin déclare qu’il n’a pas l’intention de la réfuter point par point; il veut faire ressortir la triste ressemblance qui existe entre les messieurs de l’ancien régime et le présent régime, au sujet des trusts.“A l’instar de son frère siamois politique, M.Duplessis, M.Godbout a une bien mauvaise mémoire”.Il rappelle à M.Godbout les attaques violentes de son chef, M.Taschereau, à Victoria-ville, à JoKcttc et à travers toute la province.Il relève les articles du Soleil, qui épuisait tout le dictionnaire des invectives contre M.Gouin.11 cite un journal qui paraît dans le comté même de M.Godbout et ce journal intitulait son article: “Dans la gueule des cochons”.Il répète les attaques mêmes de M Godbout, ce 11 novembre 1935, à Ste-Anne de la Pocatière.Il le^met en pleine contradiction avec lui-même.M.Godbout disait le 20 juillet 1930, à Mont Joli: “Nous avons eu confiance et nous avons encore confiance en Paul Gouin qui a étudié nos problèmes politiques et qui *.,ubandonné le parti libéral, parce ju’il ne croyait pas que ce parti pouvait donner des réformes qu’il luge bonnes pour la province; il nous a laissés temporairement, je l’espère”.“Je ne crois pas, M.Godbout, que ’araais, dans l'histoire politique de ^ette province, un soi-disant gentil-lomnie ail été pris en aussi flagran-:e et honteuse contradiction avec ui-même.Je laisse à l’électeur de uger comme il convient vos préten-lucs accusations à mon endroit”.Loin d’avoir gardé pendant cinq tns le silence le plus complet au mjèt de M.Gouin, M.Godbout a •épété presque textuellement les orétendues accusations de M.Taschereau, de ses collègues, de ses valets et de ses journaux.La prétendue offre de vente de l'A.L.N.Le chef de “la vieille gang rouge” affirme que M.Gouin et ses amis ont amorcé des négociations secrètes avec les deux partis pour vendre à l’un ou l’autre les fragments de l’A.L.N.“L’Action libérale nationale n’a jamais cherche à se vendre ni en 1936, ni avant, ni depuis, ni à ces messieurs de l’usurpation nationale, ni à leurs frères politiques de l’ancien régime, dit M.Gouin.Ce sont, au contraire, ces derniers qui, en 1936, entre au 1res fois, ont tenté vainement d’a-cheter l’A.L.N.Voici les faits à ce suiet: “Après la rupture de juin 1936, alors que nous discutions de la situation politique, afin de bien élablir.avant de nous lancer dans la lutte, quel serait lc_ résultat de notre intervention.l’on nous.apprit que certaines personnes étaient prêtes à nous fournir de l’argenj.Gomme vous pouvez vous l'imaginer, notre premier souci fut de chercher à savoir d’où venait cet argent, s’il était de l’argent propre, sans attache, que nous pouvions décemment accepter.On nous offrait, non pas .«200,000, non pas une somme globale de $50,000, mais une somme de $30.000, payable $10,000 comptant et la balance payable par versements, au fur et a mesure de nos besoins.Le procède nous parut bizarre.Je fis remarquer à mes compagnons que ces bâilleurs de fonds semblaient tenir tout particulièrement 5 une chose au-dessus de tout et avant tout, nous engager dans la lutte par tous les moyens possibles et le plus vite possible.Cet argent comportait des attaches Nous fîmes donc une enquête el nous découvrîmes rapidement que ret argent comportait des attache et qu’il provenait de ces messieurs de la “vieille gang” ou plus exactement de leurs bailleurs de fonds, les trusts.En d’autres termes, ces messieurs de l’ancien régime vo11' iaient nous lancer dans la lutte dans l’espoir que nous empêcherions M.Duplessis d’arriver au pouvoir et que nous leur permettrions, à eux.d’atteindre la crèche.,Les conditions qui accompagnaient l’offre d’argent étaient une preuve évidente de ce que je viens de dire: ces bailleurs de fonds ne nous auraient permis de mettre des candidats que dans les comtés où cela aurait fait leur affaire; il nous aurait fallu cesser nos attaques contre ces messieurs de l’ancien régime, etc,, etc.” La manoeuvre était cousue de fil blanc.L’on voulait dérouter l’opinion publique et augmenter, si possible, les chances de succès de MM.Bouchard, Godbout eb Cie.“C’est vous dire que nous repoussâmes catégoriquement et définitivement l’offre qui nous avait été faite”.Si M.Godbout persiste dans ses ridicules et mensongères prétentions, je parlerai, déclare M.Gouin, d’une offre qui me fut faite, deux jours avant la formation du ministère Godbout, par un homme que le chef de “la vieille clique” connaît bien et dont il est incapable de désavouer la démarche."La vieille gang" a tenté de nous acheter" Donc, j’affirme catégoriquement que loin d’avoir voulu nous vendre en 1936.c’est “la vieille gang” qui a tenlé inutilement de nous acheter.Et je n’ai pas besoin d’ajouter que nous n’avons eu aucun pourparler direct ou indirect, avec ces messieurs de l’Usurpation nationale que nous venions de quitter.Entre la parole de M.Godbout et la mienne il ne saurait y avoir d’he-sitation dans l’esprit des gens de bonne foi.Pour convaincre les quelques Saint-Thomas qui pourraient encore douter, analysons les déclarations de M.Godbout nu sujet de ce cinquante mille dollars.M.Godbout prétend qu’en 1936, entre la dissolution des Chambres et les éections du mois d’août, nous avons cherché à vendre l'ALN à M.Duplessis.Nous venions de rompre avec M.Duplessis qui refusait de respecter l’cnlente de 1935.“Si j’avais voulu rester avec M.Duplessis, j aurais été ministre, mes amis auraient pu obtenir d’importantes situations, et nous aurions pu également, si nous avions été animés de sentiments vénaux, piger à pleines mains dans les sommes considérables que les trusts mettaient à la disposition de PU.N.1.’accusation de_M.Godbout est puérile à sa face même”.L'offre d'être premier ministre M.Godbout prétend que l’A.L .N.a cherché à se vendre à ces messieurs de l’ancien régime.A plusieurs reprises, M.Jean Martineau et lui-même, M.Gouin, ont affirmé que l’on avait offert au chef de l’A.L.N.d’être premier ministre, au lieu de M.Godbout, au mois de juin 1936.Personne n’a jamais nié la vérité de cette affirmation.“Est-il raisonnable de croire qu’après avoir refusé d’être premier ministre vers le milieu du mois de juin 1936.j’aurais cherché à vendre l’A.L.N.quelques semaines plus lard, pour la somme de $50,000 et cela au parti même dont je venais de refuser d’êlre le chef?” Qui pourrait croire que M.Godbout aurait refusé mon offre, si telle offre avait été faite, alors que son gouvernement était dans une situation critique, au mois de juillet 1936?SL cette offre a été faite pourquoi M.Godbout a-t-il attendu aujourd’hui pour en parier, alors que mes amis et moi-même les avons attaqués si violemment lors de la convention libérale de juin 1938 et durant l’hiver dernier?Si j’avais offert de me vendre et de vendre mes amis, cela voudrait dire que M.Godbout était prêt à accepter dans les rangs de son parti un homme qui était prêt à vendre Pourquoi ces attaques des représentants des trusts?Parce que les trusts ont donné le mot d’ordre à leurs valets, rouges et bleus: “Il faut à tout nrix essayer de détruire l’homme qui ose nous faire face, l’homme que ni les honneurs ni l’argent n’ont pu et ne pourront acheter, il faut à tout prix essayer de détruire Paul Gouin!” Je vous prédis que vous allez assister au cours des mois qui vont suivre à la plus odieuse campagne de calomnies, de saletés, de chantage et de boycottage contre TA.L.N.et son chef.Mais vous pouvez être assurés que cela ne m’empêchera pas de continuer mon oeuvre.Je n’ai pas l’intention de suivre mes adversaires sur le terrain des personnalités où ils tentent de nous entraîner.I Jusqu'au bout Je sais que la lutte sera dure.Mais je n’ai pas peur des coups.Je préviens les trusts que je me défendrai et que j’attaquerai sans demander ou sans accorder grâce.Je saurai accomplir mon devoir jusqu’au bout.Je n’aurai de repos que lorsque jjaurai atteint mon but: celui de renverser le régime de la dictature économique et d’instaurer à ses lieu et place un régime plus humain, un régime qui, par une meilleure répartition des richesses, assurera à chacun des nôtres la part de bonheur, d’aisance et de quiétude à laquelle il a droit.’* * Ÿ * Dimanche, à 7 heures, l’A.L.N.continuera ses causeries radiophoniques à Radio-Canada, comme de coutume.Heure de réparation Les occupations au Canada Directives — Réunions de la semaine Nouveau magasin Barbeau Ces jours derniers, la maison L.-C.Barbeau, Limitée, dont la fondation remonte à près d’un quart de siècle, inaugurait une succursale à 4638.rue St-Denis, quelques pas au nord de l’avenue Mont-Royal.Les fêtes d’inauguration durèrent deux journées entières, au cours desquelles des centaines de visiteurs, venus de toutes les parties de la ville, reçurent, comme cadeau-souvenir, une splendide photographie de la famille royale.La maison Barbeau distribua aussi plus de cent prix de présence, parmi lesquels deux radios de table (mo-tadè!e 1939), gracieuseté des Cies *RCA Victor et Philco.La presse et les manufacturiers des marques Connor (lessiveuses), Leonard (réfrigérateurs), RCA Victor (radios), Westinghouse (radios et réfrigérateurs), Philco et Marconi (radios), avaient délégué des représentants à ces fêtes que présida M.Barbeau, assisté de M.Lionel Neveu, gérant du magasin principal (rayon des radios, glacières, etc.) si au no 281 rue Craig ouest."Essai d'une Somme catholique contre les sons-Dieu" SOUS LA DIRECTION ET AVEC INTRODUCTION DU R.P.KO- LOGRiVOF ________ I.Lexistence de Dieu et l'athéisme prolétarien, par Biaise Ro-meyer, prof, de philosophie au Séminaire des Missions de Vals-Le Puv.il.Le monde, son origine et sa structure, au regard de la science et de la foi, par Antonio Romarta, docteur ès sciences de l’Observatoire de l’Ebro, à Tortosa (Espagne).III.D’où vient la vie?par Félix Ruschkamp.docteur en philosophie, prof, de biologie et d’anthro-polpgie à l’Ecole supérieure de philosophie et de théologie ‘‘Saint-Georges’’, à Francfort.IV.Le transformisme en regard de la science et de la foi, par Ls Boule, prof, de biologie générale à ITns.Catholique de Toulouse.V.Y a-t-il une âme?par Jos, Ter-nus, docteur en phil., prof, de théologie au Collège Saint-Ignace, à Valkcnbourg (Pays-Bas).VI.L’origine de la religion, par Henri de Lubac, prof, de théologie â la Faculté Catholique de Lyon.VII.Le problème du Christ, par Henri Fehncr, prof, au Collège St-Clément à Metz.VIII.Le Christianisme: a) Le lieu et le temps où apparut le Christianisme, par Jos.Bon-sirvin, prof, de théologie et d’E-criture sainte à la Maison St-Au-guslin d’Enghien (Belgique).b) Les conditions économiques et sociales de l’établissement du Les religieuses de Marie-Réparatrice ont organisé cette année, comme par le passé, une neuvaine so-lenelle (ft réparation qui aura lieu, dans leur chapelle, du 30 avril au 8 mai prochain.Par une faveur toute spéciale, les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal sont invités à faire une heure d’adoration devant le Saint-Sacrement exposé, dès le premier jour de la neuvaine, soit le dimanche 30 avril, de 8 à 9 h.du soir.Le conseil général demande aux sections de mettre à l'ordre du jour des assemblées de cette semaine les questions suivantes: 1.La cueillette, dans chaque paroisse, des livres, revues et disques pour être envoyés au Monument National, à l’Oeuvre du livre et du disque français.2.La diffusion du drapeau cana-dien-français, drapeau bleu royal à croix blanche et à fleur de lis, orné ou non du Sacré-Cœur.LE LUNDI, 24 AVRIL Comité régional de l’Ouest: réunion à la salle de la section Notre-Dame des Sept-Douleurs, à Verdun, angle des rues Wellington et de l’Eglise.A l’ordre du jour: cueillette des livres et organisation de la quête publique, le 17 juin.Tous les délégués sont priés d’être présents.Immaculée-Conception: assem- blée à 8 h.15, à l'école Saint-Charles-Garnier, angle des rues Marie-Anne et Chambord.Louis-Hébert: réunion mensuel}* à 8 h.15, à la salle paroissiale.2030 rue Maisonneuve.Notre-Dame de la Paix: séance du mois, à 8 h.15, à l’école des garçons, 3500, rue Wellington.Saint-Arsène, assemblée bimensuelle.à 8 h.15, à la salle des oeuvres, 930.rue Bélanger.Le déclin des occupations agricoles depuis quarante ans — L'augmentation marquée des commis de bureaux Ottawa, 24 (Du Bureau de la statistique du ministère du Commerce).— La caractéristique la plus significative de la tendance des occupations au Canada durant la période de 1891 à 1931 est le déclin de l’importance relative des occupations agricoles.En 1891, plus de la moitié de tous les hommes ayant des occupations rémunérées ” étaient employés dans l’agriculture, tandis qu’en 1931 cette proportion est tombée à un peu plus e le doc leur Henri Baril deitait profesSeï cet après-midi, à 5 heures, a été re-porléc par le jury au vendredi, 28 avril, à la mêrr ; heure et au même endroit.h •'» O ]> mïr.^ r ' * i 1 lo*»!, HIC»! .T UllC P*U5 Ul 1 «* J11U * I * ' 5’ a.v.c •il ï° r’ organ,see par la, |0llles lps femmes actives éta ré üCn ^rUiU'JCrn"HfP,1S,e/,e r0I1l' pn,Plovées (,0ns re C* real, pour les directeurs, les digm-j a'é,é général à travers le C; lau-çs des comités régionaux et des1 (j., It1ajs i’OI sections et tous les membres avec h-importance leur famille.Le public qui voudra service perse •vP mm r! r*tt o iiv rw n ni K +***~ C 1 .J m-* * LAL0N DEWRt .& pluY giandA Spédalütel du £» son cadre historique, par Jos.Hu-by, prof.d’Ecriture sainte au Sém.dès Missions de Syrie, de Lyon-Fourrières, et rédacteur aux Etudes.d) L’Eglise chrétienne (catholique romaine), par Léopold Male-vez prof, de théologie au Collège philosophique et théologique de Louvain.e) Les origines du Christianisme en France, par Jos.Lecler, rédacteur aux Etudes.f) Les origines du Protestantisme, par Jos.Dutir, prof, d’histoire de l’Eglise à la Maison St-Augusün, Enghien (Belgique).IX.La religion et le progrès politique et social, par Henri du Passage, rédacteur aux Etudes.X.La religion cl lu crise actuelle du Capitalisme, par André \r-nou, docteur en droit, prof.d’Eco-nomie politique à l'Lmversilé catholique de Lille.XI.Le matérialisme dialectique (jdulosophie du prolétariat), par Pierre de Bruin, docteur en philosophie n .i R're, de quoi former huit cents pa- braine du DEVOIR 430 rue No- : roisses nouvelles”.Nous nous entire-Dame îesl), Montréal.i pressons de rectifier.Vient de paraître LE RAMAGE DE MON PAYS psr Victor BARBEAU L« français fat qu’on l« parla au Canada.Las originas — La to-cabulaira —- La grammaira —• Du nouveau — Du vrai — De l'utile Du pratiqua.Prix: un Uollar franco au “Devoir’’ EXPOSITION de NEW'YORK TOUS DEPARTS DE MONTREAL • TRAIN SPECIAL, vendredi 19 moi — Wagons climatisés, sans pullman — 3 jours h New-York.— Visites diverses* et de l’Expo- JjlOQ sition avec guide.• Tous les vendredis — Tram de nuit — 2 jours à New-York — Transpoit et entrée i l’Exposition — Visites diverses* .$19.• Fêta du Travail.1er sept.— Train de nuit — 3 (ours à N.-Y.Le reste comme ci-dessus .*23.• Tous les jour* — Autobus de nuit —- 4 (our* J.New-York — Visites diverses* et de l’Exposition avec guide *3«f.—Autobus de jour, suppl.?.*3.—6 jours 3 New-York.*45.A ou de NEW-YORK en CROISIERE • Somedi 1er juillet — “Duchess of Richmond”: 4 jrs en mer — 4 jours à New-York — Visites diverses* et de l'Exposition avec guide.Retour en autobus *74.—Retour de- jour par l’Hudson, coucher Albany, de là en autobus, supplément .*2.• Lundi 14 août — Autobus de nuit — 4 jours à New-York — Visites diverses et Exposition avec guide — Retour : “P/AthoH”, 4 jours en mer *72.—Autobus de jour — 1 nuit de plus à New-York, suppl.*3.—Dim.13 août, par Albany et l’Hudson de jour, suppl.*5.• Sam.15 juil.avec «carte — “Duchess of Atholl”: 4 jours en mer — 3 jours à New-York: 2 entrées Exposition, visite ville autocar — Retour de jour par la rivière Hudson.*79-50 * Aller et retour par l’océan — “D/Atholl": 15 et 25 jullt.; 4 et 14 août — 9 jours.*70.Dans tous les ces est compris: —¦ l’hébergement, hôtel de 1èr* classe, location centrale, chambre à 2 avec baignoire (léger supplément ch.à I ou 2 lits).'"Les visites diverses comprennent: —Studios de Radio et Télévision.—Rockefeller Centre et toit panoramique R.C.A.—Musée des sciences.VOYAGES INDIVIDUELS AU GRE DU CLIENT A NEW-YORK ET TOUS ENDROITS — PRIX BAS IMPORTANT S'inscrirt sons retard LE DEVOIR-VOYAGES (15 ans d'*xpéri*«c«) 430, Notre-Dcme «t - Montréal Tel.BEIair 3361 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 24 AVRIL 1939 VOLUME XXX — No W COMMERCE ET FINANCE Informations sur te pétrole Les obligations Nouvelles Raisons Sociales Le» sociétés et compagnies récemment enregistrées vision pour l’impôt sur le revenu, le profit net est de $4,058,332.Compte tenu de la provision pour les taxes (Pepsi-Cola Bottling Co.of California étant exclu) le profit net s’élève à $3,240,332.La Bourse (P.A.et PC.) — La tendance était à la hausse à Wall Street, si _.r les gains étaient faibles.L'activité Electrolux Carp.relativement satisfaisante du debut Electrolux Corporation a notifié j de lo séance a graduellement dimi-' la Bourse de Montréal que le béné- nué au cours de la matinée et, vers Publicition I Enquêteur — The Inguirer *.ice Pour ^ Rre™ie.r *r|™e*,1r4e midi, dans plusieurs cas, les gains rUe S,e Ca,he' a^rèl déduction déboutés fes chàr-’ | été djminuésAe marché ges, de l’impôt fédéral sur le revenu et après avoir pourvu à la surtaxe sur les bénéfices non distribués.Dominion, rihe, j.-Aimé Destlets, The Thomas, 637, Edifice Paul A.Thomas.Studio Art* Cr Mode» Enrg., |os.Honoré Naud, 308 est, rue Ste-Catherine.Bultx Construction Co.374 ouest, rue Laurier, Samuel Bultz.Concrete Sand & Gravel Co., James O'Dorman, 1229, rue St-Zotique est.Dominion Strach Products Ltd, 20, Chemin Bates, Outremont, P.Douglas Stewart, sec.très.Nap.Couture Enrg., 474 est, rue St-Paul.Napoléon Couture, ).-Ernest La-rivière.Hostess Modes.4619, rue Wellington, Maurice H.Goldberg, Max L.Kame-nitz.Italo Canadian Ski Club, Pietro Mallozi, Giuseppe Trifiro.D« Luxe and Made Clothe*, Marino Pier- paoli.Art Sanitary Products, Enrico Dellicoili, Louis-Prerre Blais.Canada Film Enrg.L.-G.Gagné, Jean Bonnel.Acme Upholstering Cr Furniture Co., Sam Halpern, [ack Djamond.Les nouvelles en raccourci Prêt de $9 millions des obligations a légèrement avancé.Il en était ainsi des marchés européens en général.^ Ÿ Les cours ont faiblement avancé en Bourse locale, quand le marché était peu actif.Ont avancé: Noran-da.Smelters, Nickel et Dosco; ont Berlin, N.-H.— Les directeurs de R.F.C., réunis à Washington, ont passé une résolution pour prê-i.,.u j o w o ter $9 millions à la Brown Co.|f>ch.: Hudson Boy Mining, B.C.Avec ce prêt la compagnie aurait un fonds de roulement d’environ $8 millions quand on aura terminé la réorganisation en vertu de la loi fédérale de banqueroute.Celte somme serait suffisante pour les affaires et environ $2 millions iraient à l’amélioration du moulin.Dîner-causerie S.E.le lieutenant-gouverneur de la province, M.Esioff-L.Patenau- Power, Dominion Tar et Dryden.* * * Le marché était irrégulier sur le Curb.Asbestos, Abitibi privilégié et Ford ont avancé, tandis que B.A.Oit, Eldorado et Macassa ont fléchi.Lake Shore a également avancé.Bourse de New-York Cour* fourni; pu I* mxlson L -J.FORGET & CIO, de, sera le conférencier d’honneur st-FnuicoU-Xavier Montré*] United Securities L'état financier do ITnited Securities Limited pour l’exercice terminé le 31 mars 1939 témoigné une légère augmentation dans les recettes brutes et le total des bénéfices nets équivaut à un rendement de-$4.47 par action, par comparaison avec $4.11 l’année précédente.Les recettes de toutes provenances s’élèvent à $188,085 par comparaison avec $483,351 en 1938 et $478,472 eu 1937.A Longueuil L'ordre du jour de l’assemblée générale de la Chambre de Commerce de Longueuil, mercredi, le ’25 avril, à 8 h.15, comporte l’élection de l’exécutif de la Chambre.Il 1 sera aussi question du projet d’établir une école d’aviation à Lon-gueuil.Novo Scotia L.& P.Le bénéfice net tie Nava Scotia Light and Power Co.Ltd pour l’exercice fiscal clôturé le 31 décembre 1938.s’élève au moulant de $400,432.Ce bénéfice sc traduit par $8.12 sur chacune des 34,523 actions ordinaires actuellement en cours, apres avoir pourvu au versement des dividendes sur les actions privilégiées, suivant un prospectus publié à l'occasion de la de la Chambre cadette de Montréal, ce soir, au Windsor, à 6h.15.Le conférencier a choisi pour sujet: “La vie moderne”.* Nouvelle émission Un important syndicat bancaire, ; dirigé par la maison L.-G.Beau-j bien et Cie, limitée, offrita incessamment, pour le compte de la Cité de Quebec, un nouvel emprunt obligataire de $3,297.400 portant intérêt aux taux de 3 p.c., 3 1-2 p.c.et 4 p.c.daté du 1er mai 1939 et échéant en série du 1er mai 1940 au 1er mai 1951.Au delà de 74 p.c.du produit de cet emprunt sera affecté au remboursement de deux échéances du 1er mai 1939 à 6 p.c.La différence représente la consolidation des frais de la dernière émission, du coût de travaux de pavages, trottoirs, aqueduc, terrains de jeux, et ci u déficit prévu, y compris les secours directs et les dépenses pour la colonisation.Visite de M.Bato Jan N.Bata, industriel tchèque, vient de déléguer son frère, Thomas Bata, au pays afin d’établir, si possible, une manufacture de chaussures au Canada.M.Thomas Bata aurait conféré avec M.Duplessis, à Québec, et devrait rencontrer ccs jours-ci M.Hepburn.- - Bourse de Montréal Allied Chemical Am.PcTV-r éc Light V\ Ma.Smelting .39'.i Am.T.& Tel.158'/a Anaconda .23% Atchison .27% Atlantic Refining .IB1,'* Bendlx Aviation .20 Bethlehem Steel .56*4 Canadian Pacific .3% Cer.de Pas.Cap.36 Chrysler Motors»-.63 Cons.Edison .30Va Douglas Aircraft .60 Vi Dupont .139'j Elec Auto-Llte .27% General Foods Car.41% General Motors .42 General Electric .35 Hudson Motors .5Vj Int.Tel.& Tel.Co.6% Kennecott Cop.31 Vs Loews Theatres .39% Mont, it Ward .45% National Biscuit .25% New York Cent.14% North American .21% Packard Motors .3% Pennsyl.RR .17% Pub.Ser.of N.J.34% Pullman .27 Radio Corporation 6% Rep.Iron & Steel 15% Sears Roebuck .86% Standard Brand 6% Stan.Oil of N.J.463» Studebaker .8% Texas Corp.37% Ouv.Haut Bas Midi 7581/» 23% 23% 23% Union Pacific United Aircraft U.Gas Improve.U.S.Rubber .U S.Steel .Vanadium .Woolworth .88% 35% 11% 35% 47% 52 55% sa 56 36 35% 35% 63% 63 63 30% 30% 30% 139% 139% 139% 42% 41% 417, 35;, 34% 3471, 31% 31% 31% 45% .45% 45% 25% 25% 25% 14% 14 14 22 21% 22 3% 3% 3‘/a 173.17% 17% 5% «% 6% 15% 15% 15% 66’', 66% 66% i 11-U 33 65 220 194 Si'i 24 16*4 26 >4 114 60 10 19'4 16 164; 28 «4 52 H 46 24 38 nv*.301,4 66 42 47 19 26 14 «i 97 40 17 34 H 18 19 U 70 q 40 >/, 50 EXAMEN DE LA VUE J.0.Giroux, O.D.Membre de l'A.E.P.O, de Péris Optométriste-Opticien diplômé assisté de > A.Philie, I.Rodrigue.Hotte, Optométristes et Opticiens adjoints.Spécialistes en ajustement de lunettes BUREAUX DE CONSULTATIONS CHEZ MONTREAL Marché des oeufs et de la volaille Dominion Montréal Nouvelle-H Royale .Carver.On a présenté des cadeaux à Mgr Gauthier et à Mgr Deschamps.Mgr l’archevêque auxiliaire fêtait, hier, son quatorzième anniversaire d’épiscopat, et Mgr Gauthier lui a rendu hommage en disant qu’il fait bon d’avoir un appui sur qui compter et un ami à toute épreuve dans l’exercice des devoirs qu’il accomplit.* * * Hier matin, les Chevaliers ont assisté à la messe pontificale célébrée par N.E.Mgr Deschamps à la cathédrale.M.le chanoine Harbour a donné le sermon et S.E.le Délégué apostolique, Mgr Antoniutti, a aussi prononcé une allocution.S.E.Mgr Gauthier assistait au trône.- Cours du P.Maurice Lamarche, SJ.Agnew Suroass .Ang.Can T.Asa.Breweries .Beld.Cort .Calgarv Power .Can.Cement 6',a% .Can Bronze Can.Car and Fund.Can.Cottons Can.Fair More* Can.Foreign Inv.Can.Indust.Can.North.Pow.Dlst.Seaere Dom Smith Imnerlal Tobacco Inter.Power 7t{, ,, Jamaica P.Servies Lake of the Wooda McColl 'Frontenac .Melchers .Montreal Cottons .Dll Ogilvie Penmans Sherwln Williams Bo Can Power VAUT 2 FOIS SON PRIX Si vous voyagez.sdrssias-vous su SERVICE DIS VOYA-iCIS, LE “DEVOIR ”.Bille»* émis pour tou* Its pays su tarif des compagnies ! de paquebots, chemins de fer, autobus, : aussi hôtels, assurances bagages et acci-1 dents, chèques de voyages, passeports etc.Téléphones: BEIair 3361* Mardi soir, le 28 avril, à 8 h.30 exactement, le.Fère Maurice Lamarche, SJ., donnera un cours de religion.Ce cours se donne dans la salle du Gesù, 1180 rue Bleury.Entrée j t^-cco libre._ __ Hockey à CBM Le poste CHM~*de Radio-Canada transmettra la joule de hockey entre les clubs Port-Arthur et Royal, ce soir, de 9 h.à 10 h.Causerie de M.Bovey à CBF M.Wilfrid BoveÿT directeur des relations extérieures de TUniversite McGill, donnera une causerie, ce soir, devant les architectes.Celle causerie sera transmise par le poste CBF de Radio-Canada, de 9 h.à 9 h.15.8.00 163 4.91 8 00 169 4.73 io no 205 4.88 8.00 216 3.70 12.00 304 3.95 8.00 185 4.32 £9: 7.00 107 6.54 2 75 48i; 6 54 7.00 109% 6.39 7.00 141 4 96 6.00 96 6 25 5.00 90% 3 50 5.00 105 4.7é 1 75 98 7.14 7.00 95 7.37 6,00 102 5.88 6.00 102 3 83 8.00 100 B 00 7.00 169 4.14 7.00 111 6.31 5.00 86 5.91 1.50 16% 9.23 7.00 162 4.32 7.00 150 4.67 2.50 57% 4.37 6.00 92% 6.50 2 92 7Vi 3.77 6.00 75 8.00 7 00 132 5.30 7.00 115 6 09 6.00 87 6.90 .60 5% 10 43 7.00 98 7.14 1.75 42 4 16 7.00 156 4.49 5.00 99 5.05 6.00 128% 4 68 6.00 102 5.88 3.50 105 5.24 7.00 110 6.36 600 106 5 66 1.75 67 «A 2.59 7 00 160 4.38 100 20 5.00 7 00 123 i «H 7 00 103% 6.78 Walker Good, ________ Vest Kootenay Western Groceries .ACTIONS DE MINES > Bulolo Gold .3.00 24
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