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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 24 février 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1940-02-24, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 24 février 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIiir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction: BEIair 29S4 Gérant: BEIair 2239 LE DEVOIE Directeur-iérjnt : Georges PELLETIER VOLUME XXXI - No 4« -= TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unis et Empire britannique B 00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 ' E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 La limite de l’effort du Canada ?Celle de ses ressources et de ses forces » (M.Ralston) (voir en page 3) Montréal, hier et demain.Le Devoir présente aujourd’hui à ses lecteurs son numéro de trentième année révolue.Ils y trouveront nombre d’études et d’articles sur l’ancien Montréal, le Montréal présent, le Montréal de l’avenir.Des collaborateurs dont les signatures nous font grand honneur ont accepté d’écrite certains de ces travaux.Qu’ils veuillent trouver ici l’expression de la gratitude du Devoir.Plusieurs de ces articles ont trait au Montréal du passé, notamment dans le domaine de la foi et de la religion, puisque Montréal fut une fondation religieuse.Cette revue du passé montréalais sera inspiratrice pour le présent et l’avenir.D’autant que nous sommes à l’avant-veille du troisième centenaire de Ville-Marie: et que, pour comprendre la grandeur de la tâche entreprise par les fondateurs de Montréal et leurs successeurs, nous devons savoir au moins les grandes lignes de ce qu’ils ont accompli, connaître les têtes de chapitres de notre histoire, des débuts jusqu’en 1940.* Ÿ * Montréal est d’origine à la fois catholique et française.Elle est aujourd’hui, dans une très large mesure, catholique; elle est, en majeur# partie, française.Les oeuvres catholiques s’y sont multipliées.De nouvelles s’y ajoutent, d’année en année.Au point qu’à l’heure présente, Montr féal est l’une des villes les plus connues comme point de départ de missionnaires, hommes ou femmes, s’acheminant vers de nombreux pays où ils vont mettre leur zèle apostolique au service de la charité et de l’Evangile.Ville catholique, Montréal est aussi ville française, — l’une des villes du monde où la population de langue française est la plus nombreuse.On a dit même: “la deuxième ville française du monde”.N’alignons pas ici de statistiques.On en trouvera plus loin.Constatons que, française d’origine, Montréal, après trois siècles de croissance et une immigration considérable, alarmante même, sous quelques aspects, est peuplée de centaines de mille hommes, femmes et enfants de naissance canadienne et dont les ancêtres vinrent ici dès l’ère française du pays; de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dont la langue maternelle, la langue familiale, la langue usuelle, c’est toujours le français.Monttéal est aussi ville cosmopolite, ville d’Amérique.Et donc, avec nous vivent des milliers d’Anglo-Canadiens, d’Ecossais, d’Irlandais, tout comme d’étrangers venus de partout et dont même un bloc nombreux n’est pas de foi chrétienne.Tous ces groupes, ethniques si différents les uns des autres vivent en contact perpétuel avec le nôtre, qui reste le plus important; ils ont chez nous tant de latitude, •— la majorité française n’est jamais majorité jalouse, tra-cassière, hargneuse, intolérante, — qu’il est bien conflit, dans, toute l’Amérique, que peu de villes respectent au même point que Montréal la liberté individuelle de leurs habitants.Et parce que Montréal est ville de majorité française et qu’au surplus elle renferme plusieurs éléments cosmopolites, elle fait figure de ville à peu près unique au Canada, tant par son caractère que par son juste sens de la civilisation européenne.A l’Amérique, elle a pris certains côtés industriels, commerciaux, financiers, économiques.Elle est au confluent des trois types de civilisations distinctes, l’européenne, tant la française que l’anglaise, et l’américaine — surtout celle de la Nouvelle-Angleterre.Et cela donne à sa population, à, son atmosphère, à sa vie, des aspects d’une riche complexité.Dans l’ensemble, néanmoins, Montréal reste ville française et catholique.Ses fondateurs l’ont marquée au coin de leur esprit, de leur langue et de leur foi.Ce caractère doit subsister.ÿ flp Une ville de type anglo-saxon, ou américain, se super-posera-t-elle, d’ici cinquante, cent ans, à ce qui est aujourd'hui une ville au fond autrement plus française qu’elle ne le paraît, même si par certains de ses traits elle offre prise aux critiques chagrins d’y voir une agglomération d'hommes enclins au culte de la puissance matérielle?Montréal sera ce que nous voudrons, — nous qui formons présentement ici la majorité.Ne vivons que dans le présent, oublions le passé, ne préparons pas l’avenir et le Montréal de l’an deux mille sera une ville de plus en plus américaine, comme tant d’autres, avec son vieux ma-ché, scs vieilles maisons françaises plus ou moins délabrées, des vestiges de civilisation et de vie françaises figées, en voie d’effacement graduel; ville qui, un à un, aura perdu les linéaments de sa physionomie française et qui, pour avoir laissé s'oblitérer chez elle une culture séculaire, l’une des plus belles et des plus hautes de l'Europe, aurait perdu ses principales valeurs originaires.Ce serait peut-être encore une ville d’apparences plus ou moins chrétiennes, mais dont les oeuvres catholiques auraient émigré vers des centres aux soucis d'ordre plus intellectuel, où le spiritualisme et la foi tiendraient plus large place que dans la cité jadis fondée sous la protection de la Reine des Reines, et ayant abjuré sa foi, trois cent cinquante ans après son baptême, pour s’adonner au culte de l'Or-Roi.Que voulons-nous que soit Montréal?Ville jadis française, aux trois quarts conquise par d’autres groupes plus laborieux, plus entreprenants, plus tenaces que le nôtre?Ou plutôt véritable centre d’une civilisation canadienne ayant pris et juxtaposé ce qu’il y a de mieux dans la civilisation française et anglaise, ayant mis celle-là à la place d’honneur sans empiéter sur les droits de celle-ci; ville unique en Amérique du Nord en ce qu’aux soucis des affaires, de l’économique, de l’hygiène bien entendue des corps et des esprits, elle joindrait l’héritage d’une double culture européenne; îlot central de langue et d'esprit français, où la foi catholique tiendrait sa place originaire: la première?A nous d’opter.Car il est grand temps de nous mettre à la tâche pour garder l’acquis et nous réserver notre juste et large part de l’avenir.Nous voulons vivre?Sachons vivre; et garder notre rang, tenir notre place, pour ne pas devenir des citoyens d’arrière-zone, des étrangers dans la cité de Maisonneuve, de Marguerite Bourgeoys, de Jeanne Mance, d’Ignace Bourget; dé tant d’autres dont nous avons toute raison d’être orgueilleux, que nous connaissons mal, que nous sommes à oublier même, et dont le Devoir rappelle aujourd’hui les hauts faits, la vie, la présence dans notre histoire.Ÿ * Ÿ Le Devoir n’a d’autre ambition que de voir dans la cité de demain une population chrétienne, respectueuse des lois de Dieu et des hommes; l’accord entre les groupes ethniques, le français respectant les autres, moins nombreux, les autres reconnaissant le caractère de pionnier, de fondateur, d’initial civilisateur, d’animateur séculaire du groupe le premier rendu sur'l’Ile de Montréal et qui l’a peuplée et développée; une politique fondée sur la justice, la raison, le sens chrétien; un gojjvernement sain, libéré des basses compromissions d’une vie publique corrompue, soucieux au premier chef d’administrer la cité en vue de ses seuls véritables intérêts?des oeuvres de foi, de charité, de religion nombreuses, dirigées par un clergé de formation, de caractère et d’esprit élevés, d’une culture illuminant tout le Canada, tant anglais que français; des universités, une Université de Montréal, un enseignement primaire, secondaire et universitaire à la hauteur de toutes nos légitimes exigences, dotés de ressources matérielles assurées, suffisantes, d’une direction et de corps professoraux de haute qualité, tant dans le domaine intellectuel que dans celui de la morale chrétienne; des oeuvres qui s’intéressent à fond à répandre, en même temps que l’hygiène matérielle et la connaissance des vérités chrétiennes, la pratique et l’esprit de foi, — la foi avec les oeuvres, — dans toutes les classes de la population montréalaise.Bref, une cité qui soit à la fois chrétienne et canadienne, française et catholique, progressive, d’esprit ouvert à l’instruction, au bon sens, aux exactes réalités de la vie nationale; cité où l’homme soit fier de vivre, où il ne fasse pas que travailler ou jouir comme une bête, où l’intelligence se serve de l’argent pour faire le bien, au lieu de lui être asservie au point de prendre la Banque pour l’Eglise, le spectacle pour temple, école, université; cité où l’homme d’honneur ait le pas sur l’homme habile au point d’en être canaille; où les tribunaux administrent la véritable justice, où le capital serve la société au lieu de ne faire que profiter égoïstement à quelques-uns; où Dieu tienne la première place, et où les puissances du mal soient rejetées dans l’ombre, au lieu de s’afficher insolemment en pleine lumière.Telle est la cité que veut et recherche‘le Devoir.Rêve?Illusion?Non pas.C’est la société chrétienne telle que la décrivent dans leurs lumineuses Encycliques les Papes des temps contemporains, de Léon XIII à Pie XII.* * Ÿ Depuis sa fondation et dans la mesure de ses modestes moyens, — notre journal n’a jamais connu la fortune, ni même l’aisance, mais il a vécu, il vivra, — le Devoir, sous son fondateur, l’une des plus hautes figures de la vie canadienne, et avec lui de tenaces collaborateurs, s’est mis aù service de cet idéal.Dans le domaine religieux comme dans celui des oeuvres nationales et vraiment canadiennes, le Devoir a toujours recherché, sans fausse honte, la meilleure orientation.Son oeuvre, humaine, menée, exécutée par des hommes, fut et reste assurément comme eux faillible.Maintes fois il l’a reconnu.Il a toujours voulu la lumière, s’il ne l’a pas tout le temps trouvée.Ses rédacteurs savent plus que quiconque les faiblesses, les lacunes et les fautes de leur oeuvre.Ils savent aussi quel travail ardu, quelle dure besogne le Devoir a toujours tâché d’accomplir.Il n’a voulu servir aucune ambition personnelle, aucun intérêt étroit; il a toujours eu pour but le bien de la cité, de la province, du pays, — de notre seule patrie; le Canada.C’est à cause de cette suite dans les idées, de ce labeur obstiné que le Devoir a pu jusqu’ici traverser des épreuves, affronter des crises, les franchir, grâce à son public, à ses clients, à soh personnel.A tous, en les remerciant, la direction répète aujourd’hui le mot d’ordre de toujours: “Servir la cité, le pays, les hommes et Dieu”.Demain comme depuis 1910, le Devoir s’y emploiera sans fléchir.21-H-40 Georges PELLETIER Croquis Monfrréol XXe siècle Pendant que mes camarades pâlissaient comme des Bénédictins sur de vétustés et précieux documents, (iii’ils prenaient d’assaut les bibliothèques et les archives, voyaient leurs nuits hantées des fantômes de nos ylorieux ancêtres et des émouvantes fiqurcs de nos héroïnes, — en up mot, pendant nu’ils préparaient dans la fièvre l'imposant documentaire sur l’ancienne Ville-Marie que le Devoir offre aujourd’hui, et qui est sa contribution bénévole nu Troisième centenaire, je voyais, ébloui, se dresser sur la toile funèbre de la nuit — et dans une apothéose du néon luttant avec des millions de lucioles — le Montréal moderne.Notre ville est belle, très belle, la mil, quand elle surriit brusquement des ténèbres envahissantes, telle une trombe qlyantesquc d'or en fusion traversée de fusées fiilyiirantcs que le génie de l'éclairage publicitaire moderne a savamment teint de foutes les couleurs du prisme.Elle est belle, notre ville moderne, lorsque, entre chien cl loup, un mystérieux metteur en scène est venu barbouiller d’encre noire ses ruelles inélégantes où se cachent les bouges, les escaliers en tire-bouchon, les cours en désordre, les bosquets mal peignés, les pavés raccommodés, les maisons sans cachet, les hangars maritimes disgracieux, pour laisser en évidence sons Ici mille feux de la lumière artificielle seulement les profils harmonieux de ses dômes, de ses tours et de ses clochers adorateurs, les orgueilleuses crêtes de scs grattc-cicls conquérants, ses parcs qui ressemblent à des toisons ébouriffées enfouies dans l’oreiller.Elle est belle, notre ville, auand elle apparat/ ainsi, veilleuse formidable, au pied de la colline d’où rayonnent les deux bras du signe de la Rédemption.Celle vaste fourmilière humaine, qui s’épanouit et se dilate les poumons dans ses quartiers excenlri-anes et dans les champs de sa banlieue, s’est substituée à la bourgade héroïque de 16i2.Et si le Montreal de 19M, de 19/i2, prend le temps de se pencher avec tendresse sur le Ville-Marie de 16Ï2, il ne peut guère s’attarder dans celle rétrospective émouvante.S’il lui est très profitable de tirer les indispensables leçons du passé de gloire, d’héroïsme et de conquêtes, il lui faut\ quand même regarder vers l’avenir qui le happe à chaque moment du jour, s’adapter au progrès qui le harcèle sans cesse et l’aiguillonne avec vigueur.Le temps des conquêtes militaires est fini: d’autres conquêtes moins éclatantes mais peut-être plùs difficiles et pins méritoires s’offrent an Montréal moderne.Conquêtes dans tous les domaines, conquêtes de tous les jours, qu’il devra réussir à tout prix s’il ne veut déchoir de son rang de métropole.Les instruments de lutte ne sont plus la hache, la charrue, le mousquet, le canon; ce sont l’avion, la radio, le néon, le crayon de l’urbaniste.Servons-nous à bon escient de ces armes nouvelles, pour rendre notre ville plus grande, plus attachante, plus belle, plus apte à accomplir son destin.Il faut admirer, respecter et glorifier le passé; et surtout y puiser Hommage à nos collaborateurs A tous ceux qui ont colla- j boré à cette édition spéciale ; du Devoir à l’occasion de son : 30e anniversaire, le Devoir exprime sa plus vive reconnaissance, * Il l’exprime en particulier aux personnes de l'extérieur oui ont bien voulu l’honorer en lui apporlant leur colla-boraLion écrite, personnes dont la liste s’élablit ainsi: Son Eminence le cardinal Villeneuve; Son Excellence Monseigneur Georges Gauthier; Mgr Olivier Maurault; M.Henri Gauthier, P.S.S.; M.Henri Garrouteigt, P.S.S.; R.P.Léon Pouliot, S.J.; R.P.Paul Desjardins, S.J.; R.P.Archange, O.F.M.; M.l’abbé Denys Lamv; M.l’abbé Adélard Desrosiers; ; Mme Albertine Ferland-An- | gers; MM.André Lafargue, Timothy Slattery; Léon Trépanier, E.-Z.Massicolte, et Camille Bertrand, qui, outre son article, a bien voulu nous autoriser à faire de larges emprunts à son Histoire de Montréal.I /ejî leçons de courage, d’énergie, d’initiative qui, adaptées aux conditions de notre siècle, nous permettront de marcher de pair avec le progrès qui, qu’on le veuille ou non, nous pousse sans cesse de Uavant.Lucien DESBiENS Le mot de Son Excellence Son Excellence Monseigneur VArchevêque de Montréal a bien voulu nous adresser l'article suivant: ! * A l'occasion du trentième anniversaire de sa fondation, le Devoir public un numéro spécial et il le consacre à la préparation du troisième centenaire de Monttéal.C’est une heureuse idée.Les fêtes qui seront organisées en 1942 n’auront de succès que si tous les coeurs sont à l’unisson et comment obtenir cette harmonie désirable si nous ne connaissons pas la nature et l’importance de nos richesses historiques?Cette publication nous rendra le service de mettre ces richesses en pleine valeur et à la portée du grand nombre.’ II est tout indiqué que je m’en tienne à la fondation même de Montréal.Je me propose d’y revenir avec quelque loisir au bon moment.Je ne puis m'empêcher d'en | souligner tout de suite le caractère profondément religieux.C’est Monsieur de la Dauvcrsièrc qui est le premier fondateur de Ville-Marie.Or, à la suggestion de Jeanne Mance, il publie en 1643 une brochure; Les véritables motifs de messieurs et dames de la Société de Notre-Dame ] de Montréal.II y a mis par écrit ce que Jeanne Mance appelait: “le dessein de Montréal”, et scion, le mot du i Père Le Clercq: “il n’y en a pas eu de plus désintéressé, de plus solide, de mieux concerté.” Je laisse de côté ce qui regarde l’établissement matériel des premiers colons bien que sur ce point capital il y ait beaucoup à dire.Nous pourrions trouver dans les relations du Père Le Jeune, celui de nos missionnaires qui a le mieux connu la Nouvelle-France, tout un programme d’exploitation agricole qui offre le plus vif intérêt.Je ne pense qu'aux dispositions morales du fondateur et de ses associés.Elles sont admirables.Aucune recherche du gain, résolution arrêtée de ne jamais chercher à rentrer dans leurs dépenses, un unique désir; “celui de travailler purement à procurer la gloire de Dieu”.Que ne peut-on attendre d’une pareille semence jetée en bonne terre?C’est le Père Vimont qui nous le dit, le 17 mai 1642: “Ce que vous voyez n’est qu’un grain de moutarde, mais il est jeté par des mains si pieuses et si animées de l’esprit de la foi et de la religion que sans doute il faut que le Ciel ait de grands desseins puisqu’il se sert de tels ouvriers, et je ne fais aucun doute que ce petit grain ne produise un grand arbre, ne fasse un jour des merveilles, ne soit multiplié et ne s’étende de toutes parts,” Entre les deux dates extrêmes que nous allons commémorer, la prophétie du Père Vimont a reçu un accomplissement magnifique.Nos fondateurs ont jeté dans le coin de terre que nous habitons une semence qui a porté cent pour un, la semence dont parle l’Evangile (S.Marc, IV, 26-29), qui recueille sans doute l’action bienfaisante des éléments: chaleur et lumière, pluies et rosées, mais qui par son énergie propre parcourt toutes les phases de sa croissance: germe, tige, épi et froment.En vérité nous avons été l’objet d’une prédilection divine que seule la fidélité la plus généreuse peut reconnaitre comme elle le mérite.Le Père Pouliot nous dira plus loin le rôle de premier plan que nos Evêques ont tenu dans ce développement religieux.Il est bien remarquable, à l’heure où ils auraient pu croire que leurs ressources très limitées devaient les fixer sur place, qu'ils aient pratiqué une politique soutenue d’expansion missionnaire, et l’on peut se demander ce qu’aurait été l’évangélisation de l’Ouest canadien, par exemple, sans l’apport de leurs prêtres et de leurs communautés religieuses.Ce que je veux dire surtout, c’est que nous devons à cette charité apostolique d’avoir pu garder à notre ville, si travaillée par toutes sortes d’idées, son caractère traditionnel.Je pense qu’il faut rendre hommage également à cette foule anonyme de chrétiens solides, si profondément attaches à leur foi et à leurs pratiques religieuses, et qui ont formé en traits indélébiles notre physionomie morale.C’est là que prennent place nos pères et nos mères dont l’influence est encore si active parce qu’ils ont bâti de leurs sacrifices l'une des plus belles choses qui soient au monde: un foyer chrétien.Georges GAUTHIER, Atcbevêquc de Montréal.24-11-40 Le carnet du grincheux “Habituellement, il iT'ger, chat de la gare Bônavehture) franchit, le museau haut, la salle des pas perdus, et il ne tolère pas ciue oneques le flatte” (la Patrie, 22 février, p.6).Oneques s'écrit, one ou onques (sans c), vient du latin unquam et signifie: jamais.L’adverbe n’est ni nom ni pronom et ne doit pas être sujet et “il ne tolère pas que jamais le flatte”, n’a pas de sens.C’est quand même beau d’écrire une langue artiste! ?Les experts britanniques, anonymes au reste, prétendent que Chamberlain a distancé Eden, dans la course à l'habillement.Comprenez que celui-ci est moins bien vêtu que celui-là — désormais, ir ir w L’artide d’accoutrement le plus ostensible et le plus constant du 1er ministre, c'est son parapluie et ce parapluie a l’air aussi élégant qu’un riflard peut l’être, c’est-à-dire pas du tout.* * * Quant à déchoir, M.Eden, qui ne fait rien à demi, est tombé en troisième place.L’homme le mieux vêtu d’Angleterre c’est réellement sir Samuel Hoare.Mais comme il a l’air de le savoir, cette self consciousness diminue son élégance.* ?A La force de M.Chamberlain, son incomparable “chic”, c’est qu’il n’a pas l’air de s’apercevoir qu'il est mis élégamment.De fait, personne ne s’en aperçoit non plus, sauf ceux qui voient la note de son tailleur.¥ ¥ * Il devient de mode de louer le goût vestimentaire des premiers ministres.A quoi cela rime-t-il, on se le demande.Mais un périodique qui vient de paraître au Canada ne va-t-il pas jusqu’à prétendre que M.L.M.King est l’homme le mieux habillé de son cabinet?Jamais, avant cela, on ne s’était aperçu que les ministres d'Ottawa fussent si mal attifés que cela.* * ?Et du reste, que peuvent importer ces questions accessoires: la démocratie a tué les beaux palais, les belles perspectives et, sauf chez les militaires, les beaux vêtements.• Plus un homme s’habille, c’est-à-dire soigne sa toilette, plus il s’endeuille.Le matin, il est montrable; l’après-midi, il's’assombrit; le soir, il n’est plus qu'un croque-mort inconvenant qui fait la fête, flr * 4r Le Devoir célèbre sa trentième année.Le carnet du Grincheux n’existait pas alors.C’était le pont d’Avignon, Celui-là ressemble à celui-ci.Mais il a adopté les lignes modernes, l’aérodynamisme.¥ ¥ ¥ Décidément tout évolue sauf les choses de la politique: les questions qu’on agitait il y a 25 ans étaient les mêmes qu’aujourd’hui.Mais les hommes aussi qui étaient à gauche sont à droite, et vice versa.'Ce qui fait qu’ils ne voient pas le même côté de l'horizon ni des questions.Le Grincheux 24-11-40 M.Godbout viendra à Montréal, le samedi Québec, 24.—Lundi, le premier ministre, M.Godbout, se rendra à Montréal, comme l’habitude.“Mais ce sera la dernière fois au cours de la présente session que je passerai le lundi à Montréal, a-t-il dit.A l’avenir, la Chambre commencera à siéger dès le lundi, et je me rendrai à Montréal, le samedi de chaque semaine"» Bloc-notes Directeur de l’Information Après avoir établi la censure dès les premiers jours qui ont suivi la déclaration de guerre du Canada à l’Allemagne, le gouvernement avait annoncé son intention d’y ajouter un service de l’information.Voici que c’est fait, le directeur de l’Information est nommé, M._G.H.Lash, avec ijn directeur conjoint, M.Claude Melançon.Ce dernier s’occupera évidemment de l’information en langue française à la presse et à la radio.M.Melançon était à la Censure; il passe à l’Information.Sa nouvelle fonction, qui consiste à produire quelque chose et non plus a supprimer, lui ira certainement mieux que l’autre.Ancien journaliste, tout récemment encore publiciste français au Canadien National, M.Melançon a l’entraînement qu’il faut pour se bien acquitter de s*a tâche d’informateur, à la satisfaction de tout le monde et dans la mesure du possible.Les journaux et leurs lecteurs voudront toujours, comme il est dit dans la chanson, en savoir davantage mais.Nous sommes certains d’avance que M.Melançon fera de son mieux, malgré la censure qui hélas! subsiste.A plusieurs reprises, dans un passé récent, divers ministères fédéraux ont fait tenir à la pressa d’expression française des communiqués que l’on donnait pour Ju français.A la vérité, la rédaction en était faite, la plupart du temps, en un charabia tel qu’un chef de rédaction n’eût jamais ose les envoyer à la typographie.C était a refaire mais pas refaisable.Avec M.Melançon à l’Information, la presse française recevra au moins des textes d’une belle correction.Nos félicitations au nou: veau titulaire quant au mieux qui se présente, et pour lui et pour les journaux français.Le rhume de M.Manion Les dépêches nous ont appris que le Dr Manion, poursuivant sa campagne électorale, avait dû passer quelques heures dans un hôpital de Vancouver pour soigner un mauvais rhume qu’il croit avoir contracté, la semaine dernière, en assistant aux obsèques de lord Tweedsmuir.Le Journa/, d Ottawa, écrit que ça ne doit pas être le seal rhume contracté en cette circonstance et il fait là-dessus d’oppor- Pour nos annonceurs Nous présentons aujourd’hui à nos lecteurs l’èdilion de trentième anniversaire du Devoir, à laquelle nos annonceurs ont bien voulu participer.Nous les remercions vivement de la marque d’estime qu’ils donnent ainsi au Devoir et de leur témoignage quant â la valeur de la publicité faite dans ses colonnes.Et nous prions instamment notre public de continuer à encourager de façon pratique tous les annonceurs du Devoir.tuns commentaires.Ceux qui étaient au premier rang du cortège, le premier ministre, M.Mackenzie King, le juge en chef de la Cour suprême, sir Lyman Duff, et nombre d’autres, en sortant de l’église surchauffée, se découvrirent et restèrent ainsi nu-tête, par un froid rigoureux, tant que le cercueil ne 4H pas placé sun l’affût de canon et n’eUt été recipivert du drapeau, ce qui prit bien cinq minutes.Le Dr Manion devait être du nombre des décoiffes.C’est la coutume, en présence d’un corbillard, de se décoiffer par respect pour le défunt.Mais celte coutume, fait observer le Journal avec raison, ne convient absolument pas dans notre climat d’hiver, c’est une coutume à abandonner.On se souvient que c’est pour être resté décoiffé pendant une cérémonie extérieure de l’armistice du 11 novembre que le roi Georg': V, il y a une dizaine d’années, fit une pneumonie qui le conduisit bien près de la mort.Le climat londonien n’est tout de même pas si rigoureux que le nôtre.Le respect que l’on a pour les morts ne doit pas aller jusqu’à mettre sa propre vie en danger.Nomination encore à venir Le 22ème régiment, rendu en Angleterre avec des cadres remplis, a recommencé de faire du recrute- ment au Canada, à Montréal et à Québec, pour se constituer une réserve.C’est dire que l’autorité mn litaire entend bien poursuivre ses sollicitations à l’enrôlement parmi les jeunes du Canada français.Pourquoi ne pas donner alors un peu plus de satisfaction à ceux qui vont offrir leurs services?Quatre régiments canadiens-français font 'présentement partie du corps ex-péïlitiônnaire canadien, deux dans la première division, rendue en Angleterre, et deux la seconde, encore au Canada.Les quatre régimenls font partie, deux par deux, avec trois autres régiments de langue anglaise dans chaque cas, de brigades différentes.C’est-à-dire que tous les régiments canadiens-français.sont commandés par des brigadiers de langue anglaise.Que ne forme-t-on une brigade en majorité canadienne-française avec un brigadier de langue française?Il suffirait pour cela de grouper nos quatre régiments dans une même brigade.A moins que l’on ne préfère désigner un brigadier de langue française pour une brigade où la majorité des régiments ne seront pas canadiens-français.Mais le fait s'est-il jamais vu?Et se verra-t-il jamais?Nous avoifbns ne pas croire que pareille éventualité soit possible.24-11-40 * .- -v-.4-— - .SOMMAIRE ' - Le présent numéro du 30ème anniversaire du DEVOIR, consacré à ta préparation du Tricentenaire de Montréal, compte 63 pages réparties en fascicules: 1er, 1 à 16d (voir la note ci-dessous) — 2ème, pages 17 à 32; Sème, pages 33 à 48; 4ème, pages 49 à 64.PAGE 17 — Le grain de sénevé, — S.Em.le cardinal VILLENEUVE —- Les Jésuites au berceau de Ville-Marie, — R.P.Paul DESJARDINS.S.J, — Réalisation du pieux désir de M.Olier, — M.Henri GAUTHIER, P.S.S.— Jeanne Mance et les “Hospitalières”, — Orner HEROUX PAGE 19 — Les Origines, — Camille BERTRAND — Marguerite Bourgeoys, — M.Henri GARROUTEIGT.P.S.S, PAGE 21 — La “Paroisse”, — Mgr Olivier MAURAULT, P.S.S.PAGE 23 — Floraison apostolique, — R.P.Léon POULIOT.S.J.PAGE 25 — Mère d'Youville, * — Mme Albertine FERLAND-ANGERS PAGE 27 — Les Récollets, P.ARCHANGE, o.f.m.PAGE 29 — Montréal, centre d’éducation, — Abbé Adélard DESROSIERS PAGE 33 — Les notables de Montréal, (1636-1760) — E.-Z.MASSICOTTE — La Louisiane, — André LAFARGUE PAGE 35 — Le Manitoba colonie montréalaise, — Abbé Denys LAMY PAGE 37 — De la bourgade à la Métropole, — Paul SAURIOL PAGE 41 — L’apport écossais, — Alfred AYOTTS PAGE 44 — Les jours tragiques, — Maurice HUOT PAGE 45 — Un aperçu de nos colonies étrangères — Emile BENOIST PAGE 49 — Les fêtes du Troisième centenaire en 1942, —Léon TREPANIER — Les Irlandais, — Timothy-P, SLATTERY PAGE 51 — La grande épopée des onze frères Le Moyne, — Alexis GAGNON PAGE 55 — Jeanne Le Ber, — Germaine BERNIER PAGE 57 — Les Anglais parmi nous, Alfred AYOTTf PAGE 59 — La traite des pelleteries, — Emile BENOIST PAGE 60 — Montréal, port de mer, — Alvarez VAILLANCOURT Le présent fascicule, outre les nouvelles du jour et les rubriques habituel» les, contient les articles suivants: — Le tourisme vivra du passé dt Montréal, par Louis DUPIRE.— Les débuts du théâtre et du cinéma, par Lucien DESBIENS.— Les “Parce que” de mes “Pour* quoi", par Aimé LEBLANC.— L’Automobile depuis 30 ans, m> Raymond HURTUBISE, LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI - No 4* 1103 destitués Voici une vingt-huitième liste des fonctionnaires congédiés ou qui ont “démisisonné” depuis le 25 octobre sous le nouveau gouvernement provincial.Les vingt-sept précédentes comptaient environ 1030 noms.Ces listes nous sont fournies par le bureau de l’Union Nationale, 25 est, rue St Jacques, Montréal.Piad-du-Courant Germaine Fournier, embouteillage, Montréal; Fernande Quintal, embouteillage, Montréal; Madeleine Beauvais, embouteillage, Montréal; Jacqueline Lefebvre, embouteillage, Montréal; Pauline Dragon, embouteillage, Montréal; Lucienne Sasse-ville, embouteillage, Montréal; Charlotte Fortin, embouteillage, Montréal; M.Beauchamp, embouteillage, Montréal; Marie Norman-clin, embouteillage, Montréal.' Québec-Centre Benjamin Desroehers, commis, travaux publics; Odilon Patry, messager, travaux publics; Léonard Babin, 2 enf., ascenseur, travaux publics; Philippe Joubert, 1 enf., menuisier, travaux publics; Roméo Chaput, 1 enf., gardien, travaux publics.Pensions de vieillesse Fidèle Gagnon, enquêteur, Saint-Léon de Standon, Dorchester.Voirie, Dorchester Bernardin Breton, chauffeur, Sl-Bernard; Joseph Boucher, cantonnier, St-Benjamin; Ernest Breton, cantonnier, St-Bernard;^ Georges Ghouinard, cantonnier, Ste-Glaire; Emile Filion, cantonnier, St-t'.v-prien; Fridolin Lecours, cantonnier, St-Edouard de Frampton; "Wenceslas Bégin, cantonnier, Ste-Germaine; Albert Bouffard, cantonnier, Ste-Hénédine;Joseph-E.Guay, cantonnier, St-Isidore, Village; Alfred Royer, cantonnier, St-Isidore, Village; Wilfrid Vachon, cantonnier, Sl-Léon de Standon; Jos.Bilodeau, cantonnier.St-Louis de Gonzague; Eugène Pouliot, canton nier, St-Luc; Amédéc Blais, cantonnier, St-Malachie; Pierre Asselin, cantonnier, Ste-Marguerite; Arthur Marcoux, cantonnier, St-Maximc de Scott; Arthur Lachance, cantonnier, St-Nazaire; Antonio Lessard, cantonnier, St-Odilon.Colonisation Louis-Philippe Lessard, inspec-leur, Ste-Justine de Dorchester.Torres et forêts P.-J.Tanguay, garde forestier, Ste-Justine de Dorchester; Walter Brown, arpenteur, Québec-St-Sau-veur.Avis de décès CHEVRIER.— A Montréal, le 22 février, 1940.est décédée à l’âge de 18 ans.Pauline Chevrier, fille de Raoul Chevrier et de Virginie Bob leau.Funérailles lundi.Le convoi funèbre partira de la demeure de ses parents, no 510, rue Liège, à 7 h.45, pour se rendre à l’église St-Alphonse d’Youville, où le service sera célébré à 8 h.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.\ C.L.Q.Gaétan Gélinas, embouteillage, Pied du Courant; Adrienne Dion, embouteillage, Pied du Courant; Gabrielle Legault, embouteillage, Pied du Courant; Mme Courches-ne, embouteillage.Pied du Courant; Léonard Radie, embouteillage, Pied dp.Courant; Mme Chassé, embouteillage, Pied du ('ornant, Adrienne Fournier, embouteillage, Pied du Courant; Yvette Lortie, embouteillage, Pied du Courant.Coroner Dr J.Robitaille, St-Léon de Standon, Dorchester.Chaste et pêche Thomas Kinsclla, chef de district, St-Malachie.Travaux publics, Dorchester Emile Tunnel, menuisier, Ste-Germaine.Saint-Sauveur P.-E.Deslauriers, journalier, travaux publics; Alphonse Bouret, journalier, travaux publics; Roger Lemoine, journalier, travaux publics; P .-H.Fiset, gardien, terres et forêts; Emile Vallcrand, messager, travaux publics; Wilfrid Blais, journalier, travaux publics; Josepn Turgeon, journalier, travaux pu-' blics; Wilfrid Labrecque, journalier, travaux publics.Voirie Noël Samson, assit.-mécanicien, Québec-St-Sauveur.Abitibi Armand Audet, officier, Amos; J.-P.Frigon, officier, La Sarre; L.-L.Bélanger, agent circulation, Vai d’Or; Ulric Lemay.agent circulation, Taschereau; Mathias St-Lau-rent, officier, La Sarre.Circulation Odilon Vadeboncoeur, officier, St-Jean d’Iberville; Lorenzo Trudeau, officier, St-Jean d’Iberville; Gordon Richmond, agent, St-Lambert, Go.Chambly; W.Kreig.agent, Allan's Corner, Chambly; Paul Faille, officier, St-Lambert, Go.Chambly; Paul Beauregard, officier, Laprai-rie; Benoît Gasgrain, officier, La-chine; Arthème Clouâtre, officier, Ste-Brigitte d’Iberville; Lorenzo Rôbert, agent, Longueuil; Adrien Marcotte, agent, St-Luc d’Iberville; L.-L.Goyette, agent, Richelieu, Go.Rouville; Wilson Vibert, agent, Campbell’s Bay; Fred-A.Thomas, agent, St-Lambert.^ _______ Le ministre anglais de la guerre parle en français au 22e Aldershot, Angleterre, 24 (C.P.).— Le ministre de la guerre, M.Oliver Stanley, lui-même vétéran de l’autre guerre, a passé en revue la première division canadienne au camp d’Aldershot.Il est demeuré quatre heures au champ, prenant une part active aux manoeuvres et ne craignant pas de marcher dans la boue jusqu’à la cheville.Le général McNaughton l’a remercié de sa visite.M.Stanley a adressé la parole en anglais à l’ensemble des soldats, puis il a parlé en français à l'adresse des soldats du 22e régiment.leur disant que bientôt ils seraient en France et qu’il sait à l’avance qu’ils maintiendront la réputation de leurs devanciers d’il y a 25 ans.\ "Ensemble !" SOMMAIRE DE rEVRlEn VacRuell sympathique avec lequel les adeptes de la coopération ont salué “ENSEMBLE!’* Indique jusqu'à quel point une telle revue était nécessaire au mou-«•mjnt coopératU.Dans tous les mUteux.ENSEMBLE! a créé une excellente Impression.Sa présentation particulière a PU: au public et nous sommes en mesure de lui promettre davantage pour les mets qui suivront.Les appréciations des Journaux du Québec et les nombreux témoignages reçus au Conseil Supérieur de la Coopération présagent un brillant avenir pour la revue des coopérateurs.Comme il fallait s'y attendre, le numéro de février surpasse celui de lanvler & plusieurs points de vue.La tenue typographique est meilleure et les nombreuses photographies qui accompagnent les articles en rendront la lecture plus attrayante.Voici le, sommaire: L’Idéal Coopératlste à travers les pays, par Madame Berthe Louard: Service Social Economique, par André Dlonne; “Tirons Ensemble!" par Flrmln Létourneau; L'Union fait la force.Une réalisation cooperative en Oaspésle.par Esdras Mln-vllle.Faits et Nouvelles: La Paroissiale, par Eugène Busslère: .Pourquoi les Cercles ü'Etude, par Paul-E.Marquis; Gazette Coopératlste, par J.-Plerre Després; Fiches bibliographiques.Le prix d’abonnement est modique: seu-Itment il.oo par année.Vous recevrez "ENSEMBLE!" en faisant parvenir votre cheque ou un bon de poste au Conseil Supérieur de la Coopération, C.P.186, Quebec, P.Q.Comm.Tél.WEUington 1145 Siège social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Assurance Funéraire U13(GEL CCUI3GIE.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québeo au capital de 8150.000 ASSURANCE FUNERAIRE AT DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances sanctionnée Par le Parlement de Québec le 22 décembre 1910 Dépôt de 325,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la disposition du public.SERVICE JOUR ET NUIT Derniers devoirs .— Laissez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui oartent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 * C.Vandelac, |r.LIMITEE Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 POURQUOI ?Vous venez de recevoir ce numéro-souvenir, et vous ne l'aviez peut-être pas commandé.C'est qu'un parent ou un ami vous l'o fait adresser.Si vous trouvez le "Devoir" intéressant, POURQUOI ne pas le lire régulièrement?Vous serez tous les jours renseignés de façon impartiale et complète sur tous les grands événements: guerre, campagne électorale, session de Québec et d'Ottawa, etc.Retenez votre numéro tous les jours chez votre dépositaire de journaux; ou abonnez-vous immédiatement pour le recevoir par la poste.Dans ce dernier cas} vous n'avez qu'à remplir la formule ci-dessous, et la retourner avec le montant de votre remise.PRIX DE L'ABONNEMENT PAR LA POSTE (édition quotidienne) Montréal et la banlieue.1 on $9.00 Canada (sauf Montréal et la banlieue) .1 an $6.00 Etats-Unis.I an $8.00 Union postale.1 an $10.00 (3 et 6 mois: ou prorata dans tous les cas) Payable par mandat-poste, bon postal ou chèque PAYABLE AU PAIR à Montréal.1940 LE '"DEVOIR" 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.• Ci-inclus $.en paiement de.mois d'abonnement à l'édition quotidienne du "Devoir" à compter du.194.(Nom* .(Adresse.postale) .Assemblée de M.Liguori Lacombe, demain St-Eustache, 24.— M.Liguori Lacombe, député sortant et candidat libéral dans Laval-Deux-Monta-g.nes, aux prochaines élections fédérales, tiendra une assemblée demain après-midi, à 2 h.30, à St-Eustache.Retraites fermées pour policiers, pompiers, employés de tramways Les dimanches 25 février et 3 mars auront lieu des retraites fermées d’un jour poür les policiers, pompiers et employés de tramways de Montréal qui, â cause de leurs heures de travail particulières, ne peuvent pas suivre les retraites de leurs paroisses.Ges retraites auront lieu au collège Sainte-Marie, 1180, rue Bleurv, et seront prèchées par les RR.PP.Bélanger et Bocage, S.J.La retraite commence par la messe, à 9 heures, et se termine le soir à minuit.Conférence de M.J.-B.Logocé au Monument National M.Jean-Baptiste Lagacé, professeur à rUniversilé de Montréal, donnera le dimanche 25 février, à 8h.du soir, au Monument national, sa neuvième conférence sur [’Histoire de l'art.Sujet; La Renaissance française (XVIc siècle).Celte conférence, sous les auspices de ia Société Sainl-Jean-Baptis-te de Montréal, sera illustrée à l’aide de projections lumineuses.L’entrée est libre et le public est cordialement invité.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR".430, rue Notre-Dame (est), Montréal.L'automobilisme Trente ans de progrès dans l’automobile Il y a trente ans le signataire de celte chronique-ci n’était pas “très long”; aussi c’est à moins jeunes que lui qu’il a dû s’adresser pour connaître la voiture sans cheval de cette époque.Le pionnier de l’automobile, à Montréal, est un bon Canadien français, M.U.-H.Dandu-rand.J’ai pu causer quelques minutes avec M.Dandurand et grâce à lui je puis fournir des renseignements qui ne sauraient laisser l’automobiliste d’aujourd’hui indifférent.M.Dandurand me dit que c’est en novembre 1899 qu’il eut sa première voiture, une Waltham à vapeur.Il la garda un an et les fabricants, des Américains, lui rachetèrent sa voiture.Il y avait cette année-là dans l’Etat de New-York 70 véhicules-ineteur.Sa seconde automobile fui encore une voiture fabriquée aux Etats-Unis; c’était une Cresl-Mobi-le, moteur à essence, 1 cylindre.En 1903 M.Dandurand importa de France une voiture de Dion-Bo^-ton, 1 cylindre, 6 forces, au coût de 11,500., prix du gros.Celle voiture est maintenant au Château Ramc-zay.M.Dandurand avait demandé dès 1900 une plaque-licence pour sou véhicule; mais le président du comité de finance, M.Hormisdas Laporte (plus tard sir Hormisdas Laporte), après recherches dans les règlements municipaux, lui fit vendre au coût de $1.00 une plaque pour bicyclette ou voiture de colporteur.H fallut amender le rcgU-ment en ajoutant, aux mots bicyclettes et voitures-colporteurs, “licence pour voitures sans chevaux’.L’on devait à cette époque peinturer en blanc à l’avant et à l’arriéra du véhicule un numéro de quatre pouces de haut.M.Dandurand rapporte qu’un “voyage” sur l’île jusqu’à Sainte-Anne et retour, sans panne et crevaison, était un “record”.M.Dandurand fut un des fondateurs du Royal Automobile club of Canada et il a contribue a faire promulguer le règlement obligeant les véhicules à circuler a la droite du chemin.Dans le temps il était nécessaire de se promener deux-en automobile; un pour conduire le véhicule et l’autre pour tenir les chevaux emballés a cause du bruit du véhicule.Vers 1910.la Renault, 4 cylindres, touring, était 1 auto populaire”.Le pare-brise était a létal de rêve et la capote un luxe.Les NECROLOGIE AUiARD — A Montréal, la 22, à 81 ans, ^CHEVRIER1'- A Montréal, la 22.A 18 ansPautlnr; fille de Raoul Chevrier et de Viœ™ - A Montréal.1.22.à 42 “coSIMO^iSgCI1- A Montréal, le 22.à 76 Sns Coatolo Lined, époux d’Agoetlna ^COURTEAU — A Montréal, le 17, 8 54 ans, Ubald Ccrurteau.CREVTER — A Montréal, le 22.à 71 ans, Delphine Larlvlère, épouse d Ubald Cre- ' oagenala - A St-Jérfime.le 20, à 69 ans, Mme Orner Dagenals.DALPE — A Varennea, le 21.à 50 ans, Calixto Dalpé, époux de Marguerite Jo- d°DEMERS-LARIVIERE — A Bte-Genevlêve de Plerrelonds, le 23, Alphonslne Demers, à 91 ans, veuve de Jacques Larlvlère.DESAUTELS — A Montréal.le 22.à 67 ans Anna Langlois, épouse de feu Albéilc Desautels._ .DESCHAMBEAULT — A Montréal, le 21, à 76 ans, Mme veuve Alfred Descham-beault, née Marie Ledoux.DESFOSSES — A Montréal, le 23.Mme Camille Desfossés, née Catherine Harrlng- t0GÀUTHIER — A Ste-Anne de Bellevue, le 21 à 55 an», Albert Gauthier, époux d GUILLEMHTTOS — A Philadelphie, le 21, à 71 ans, Oswald Gulllemette, époux en lères noces de feu Maria Pelletier; en 2çs, de Mae Allcon.__ HINTON — A Montréal ,1e 22.à 32 ans, Adrien Hinton, fils d’Alfred Hlnton et d’Amanda Lafontaine._____ JEANNOTTE dit LACHAPELLE — A Montréal, lo 22, Frédéric Jeannotte dit ^LAFRAMBOISE — A Dorvat, le 21, à 70 ans, Mme Albert Laframbolse, née Marie Deskurlers dit Legault._ .LAPIERRE — A Montréal, le 23.à 33 ans, Germaine, fille de Joseph Laptcrre et de Rose de Lima labelle.LAVIGNE — A Montréal ,1e 22, à 50 -.us, Arthur Lavlgne, époux de feu Marie-Anne Jussaume.LECOMPTE — A Montréal, le 21.à 55 ans, Mlle Ida Lecompte.LEFEBVRE — A Montréal, le 21, à 72 ans, Orner Lefebvre, époux de Délia Yehe LEVERT — A Montréal, le 22, à 9 ans, Jacques Levert.MARTIN — A Montréal, le 22.à 38 ans, Ernest Martin, époux d’Alice Sauva-geau.PAQUïrr — A Montréal, le 21, à 21 ans, Antonia, fille de feu Jos.Paquet et de Léona Du bord PARE — A la Rivière de» Prairies, le 21, à 68 ans.Adéllna Paré.ROBERT — A Montréal, le 23, à 82 ans.Mme veuve Elzéar Robert, née Exl.da Brodeur.ST-CYR — A Montréal, le 22, Mme Jo-seoh 8t-Cyr, née Berthe Laçasse.THOUIN — A l’Epiphanie, le 22.à 75 ans, Roelna Dubois, épouse de Ludger Thouln.lampes fonctionnaient au gaz acétylène et les pneus étaient sans jantes mobiles, c’est -à-tlirc se posant sur la roue comme aujourd’hui nos pneus de bicyclette.Trente milles par heure à cette époque se compare à 60 milles aujourd’hui.Un des premiers taxis à Montréal fut vers 1910 une auto Berliet, voiture française.Le garage de ces “taxis” était situé rue Stanley près Dorchester, édifice qui fut occupé par le Victoria Rink et qui est aujourd’hui le Dominion Square tarage.Vers cette époque aussi M.Dandurand s’intéressa à une compagnie, la Fas/ern Automobile Company, qui avait son garage rue Berthelet (Ontario), près Bleury.On y vendait les voitures Stanley Steam et Rambler.Plus tard la Cornet Automobile construisit des carrosseries pour moteurs Clément Bayard.Un voyage à Plattsburg était en ce temps-là toute une “épopée”.Dis jaurs pour aller et retour, c’était un voyage rapide.Les routes’ étaient indiquée à l'avance par des marques de peinlurc faites par les | “éclaireurs” avant Je départ, et mises sur les clôtures.Avant de terminer M.Dandurand m’invita d’aller causer plus longuement de ce bon vieux temps.Je dis donc à mes lecteurs: à bientôt, avec M.U.-H.Dandurand.Une heure avec M.Léon Beauchamp Un autre pionnier dans l’automobile à Montréal, c’est M.Léon Beauchamp, qui a bien voulu m’accorder une heure de son temps précieux.Sa première voilure automobile fut _unc Clément Bayard, modèle 1907.Getlc voiture automobile était de fabrication française.FIIl-avait un moteur 4 cylindres à 4 temps.Grâce à sa magneto puissante, en un tour et quart de manivelle (crank) le moteur était mis en marche.Vers cette époque M.Beauchamp fit un voyage remarquable en automobile, parcourant la route Montréal-New-York, Le départ eut lieu un samedi après-midi vers 4 heures, et M.Roland Préfontàine, au volant de sa Vulcan, raccompagnai!.Les deux voitures ayant demandé force préparatifs ne purent démarrer avant cette heure tardive.A peine rendu près Saint-Luc.l’automobile de M.Beauchamp de rape et lombe dans le fossé.Quelques égralignures aux voyageurs et l’automobile immobilisée, tels sont les résultats de cet accident.Deux pensées viennent aussitôt à l’esprit.Elles sont toujours les mêmes dans pareilles circonstances à celte époque; c’est “la paire de chevaux’ pour tirer la voiture automobile de sa mauvaise position cl le forgeron où on pourra faire forger la pièce brisée ou tordue.“A St-Luc, dit M.Beauchamp, une maison de pension comme on peut difficilement se l’imaginer aujourd’hui abrite les voyageurs pour la nuit.Il y a une chambre et deux lits pour les dames.Les hommes couchent à terre, et le chauffeur forge la pièce brisée, une partie de la nuit, avant de nous rejoindre près du poêle.Le lendemain, c’était un dimanche, nous dûmes ol> tenir permission du bon curé pour compléter notre travail la forge La propreté dans notre maison de pension étant à l’état de rêve et les gens, goûtant peu la nourriture servie, ne mangèrent durant cer doux jours que des fruits.“M._ Préfontaine partit dans la matinée pour St-Jean, et nous nous rencontrâmes à cet endroit le’dimanche soir.Durant la journée de lundi, nous avons fait la distance de St-Jean à Plattsburg.Le mardi nous étions à Rogers Rocks, près Quelle dote?Voyez ici : de Ticondéroga, Etat de New-York.A cet endroit, M.Roland Préfontaine décida de retourner à Montréa'.Nous voilà donc seuls en route pour New-York! Après avoir eu beaucoup de difficultés à embarquer notre véhicule sur le bâteaq parcourant le Lac George, nous atteignions Boulton-Landing et étions le mardi soir à Schenectady.Le mercredi soir, nous couchions à Poughkeepsie.1*6 jeudi soir, après avoir eu onze crevaisons, nous atteignions New-York.La voilure que j’avais pouvait faire trente milles à l’heure au maximum, et parcourait 20 milles au gallon.L’essence se vendait 13 sous le gallon et il nous fallait la filtrer avec un chamois avant de la vider dans le réservoir de l’automobile.Le voyage de retour se fit avec moins de difficultés, grâce à de nouveaux pneus achetés à New-York.De Rockland à Montréal, nous avons roulé sur des roules de glaise et, sans rencontrer âme qui vive, nous avons passé des Elats-Unis au Canada.G’était, si je me souviens bien, aux environs d’Henryville”.M.Beauchamp me raconte aussi que feu le recorder Poirier l’avait condamné, en 1908, à $12 d’amende pour excès de vitesse, soit 14 milles à l’heure rue Dorchester, entre les rues Guy et St-Malthieu; la vitesse permise était de 8 milles à l’heure.Dans une autre occasion, l’inter-viouwé raconte que, n’ayant plus de chambre à air à la suite de nombreuses crevaisons, dans un de ses voyages, il dut remplir de paille le pneu de son automobile afin de pouvoir revenir de Sainte-Anne à Montréal.M.Beauchamp, songeur, dit bien être de l’avis de son ami, M.Préfon-taire: il n’y a plus de plaisir comme autrefois à rouler en automobile.Trente années d'automobilisme (1910-1940) En 1910, î’aulomobile populaire était une quatre ou six cylindres, développant jusqu’à 70 chevaux-vapeur.Le frein avant était chose inconnue; le frein sur roues arrière était commandé par un bras; avec le pied on commandait un frein sur l’arbre à cardans (driving shaft).Le bras de vitesse et le frein à bras étaient souvent à l’extérieur de la carrosserie; la direction était à droite.L’allumage se faisait par inagnpto.Le démarrage électrique était inconnu, la manivelle (crank) servait à faire démarrer le, moteur et souvent, vu le “back firé”, cette manivelle était lancée avec force en sens contraire, brisant le bras du chauffeur d’automobile.La voiture se vendait avec carrosserie “ouverte”; l’équipement supplémentaire comprenait, à prix majoré, la capote.le parc-brise, les lampes à acétylène ou à l’huile, l’avertisseur à air (poire).Peerless adopte cette année-là, pour l’éclairage régulier, les lampes électriques.En 1912 Cadillac, avec sa 4 cy-linudres, en ligne et fondus séparément.le bloc moteur n’existant pas, offre le premier démarreur électrique.Voici l’annonce publiée par la Willys-Oyerland Company, de Toledo.Ohio, dans le magazine Life, du 11 septembre 1911.au sujet de ses modèles pour 1912: “Modèle Touring quatre portes “900 F.O.B.empattement 106”, moteur 4 x 4%, 30 H.P.Magneto Splitdorf — Transmission sélective, 3 vitesses avant — 1 arrière.Roulement à billes F & S, Pneus 32 x 3% (sans jantes détachables, tout comme le pneu sur la roue de bicyclette présentement), 3 lampes à l’huile (2 lampes avant de stationnement — 1 arrière), 2 phares avant fonctionnant au gaz.Générateur à gaz.Ensemble d’outils complet”.Il n’y avait donc ni capote ni pare-brise.En 1914, première “vacuum tank”.Avant cette date il fallait pomper à la main de l’air dans le réservoir à essence, créant ainsi une pression pour conduire l’essence au carburateur.De 1916 à 1919, ce fut une période “morte” pour l’automobile, vu la guerre.1921, premier Essex Coach.La mode des voitures fermées est lancée.Premier frein aux quatre roues sur la voiture américaine Duessen-berg, aux Etats-Unis (les freins aux quatre roues existaient depuis 1913, en Europe).1922: premier épurateur d’air (air cleaner).1923: carrosserie loul acier (Dodge).1924: premiers pneus ballons.1924: première peinture Duco.Buick a des freins aux quatre roues, et Chrysler offre vers la fin de l’année son premier modèle avec freins ^hydrauliques aux quatre roues.1925: pare-brise en un seul morceau.1926: le chrome apparaît et le moteur est monté sur caoutchouc.1927: la pompe centrifuge (Fuel pump) remplace le réservoir à vide (vacuum tank).1928: vitre non éclatable (shatter proof glass).1928: transmission Syncro-mesh sur Cadillac-LaSalle, transmission 4 vitesses, aux Etats-Unis, Suner-charger sur moteur GrUiam.1929: radio pour automobile.1930: roue libre (free wheeling).1931: pouvoir flottant (Chrysler).1933: No-draft ventilation.1934: roues avant indépendantes.1935: toit en métal.Raymond HURTUBISE MEURS MIGRAINES • MAUX de TETE • RHUMATISME • NEVRALGIES • MAUX de DENTS • LUMBAGO • INSOMNIE 111 KALMINE RAPIDITE D’ACTION EFFET PERSISTANT ECONOMIQUE MStNT CENFMAL 4 » ALFRED QULME TTT -T Doyens des représentant! CHRYSLER* PLYMOUTH Service de réparations de toutes sortes Girard Automobile, Inc.1430, avenue Overdale, MArq.4228 (Au pied de MacKay) ,A l'occasion du 30e ANNIVERSAIRE du DEVOIR nous sommes heureux de lui exprimer nos sentiments d'admiration et de lui offrir ' nos meilleurs voeux.Carrière & Senécal Limitée OPTOMETRISTES-OPTICIENS A L'HOTEL-DIEU Hector MICNERON Adélard VALOIS 277, rue Ste-Cotherine est • Montréal - LAncaster 2211 194C FEVUER 1940)] Dim !.un Mar.Mer.Jeu.Ven Sam.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 i 26 27 28 29 7s[os meilleurs voeux au DEVOIR à l'occasion de son 30e anniversaire ^cMaxHecaioais par Molson, nous trouvons les notes suivantes qui nous semblent bien résumer les débuts riu théâtre dans notre ville: “Montréal attendit longtemps avant de posséder un théâtre permanent, que scs citoyens durent à l’initiative de John Molson.Des récits de voyage, des annonces de journaux c* de vieux programmes montrent qu’à l’occasion (les salons d’hôtel ou des salles servaient de théâtres.1! y eut le théâtre du notaire Fqa-cher en 1774 et celui de Basile 1 Proulx.en 1787.hnfin un théâtre de société exista quelque temps après 1739 patronné par des Canadiens français, qui y donnèrent une pièce de l’un des promoteurs, Joseph Quesnel.Lambert raconte qu’en 18(18, on avait converti une grande boutique en théâtre, rue S*-Nicolas, où des troupes américaines jouèrent de temps en temps, ('litre autres la troupe de Prigmore et celle d’Usher.Un groupe d’ami-teurs canadiens-français donna 3 pièces en 1810.Les portes s’ouvraient souvent à 5h.30 et le rideau se levait une heure plus tard.Enfin, en 1825, comme Montréal avait une population de 31,000 âmes, plusieurs citoyens eminents voulurent un véritable théâtre, il se forma une compagnie dont le plus fort actionnaire était M.Molson et pour qui un architecte, M.Forbes, prépara des plans.Le Théâtre-Loyal, ce fut son nom.(qu’il ne faut pas confondre avec le Théâtre-Loyal de la rue Côté construit en 1851) fut construit rue Saint-Paul sur le site du marché .Bon-Secours.Avec sa façade ornée d’une colonnade dorique, le théâtre, quoique modeste, avait bonne apparence.Sa construction coûta $37,000.^ 11 devint le centre de la vie théâtrale et des spectacles à Montréal.En 1839, M.Molson fils en était le seul propriétaire.En mai 1842, le grand romancier Charles Dickens y joua avec une troupe anglaise.Durant une semaine, en août 1843, une troupe française de Laris y donna les derniers opéras français.En 1844 le Théâtre-Royal fut démoli pour faire place au marché Bon-Secours.Avec lui disparut un monument typique de Montreal.La belle carrière du "National * Nous n’avons nullement l’inten-t:on de faire ici une histoire complète du théâtre.Tout au plus voulons-nous en marquer brièvement le:; principales étapes, grâce d a-Jjord à l’intéressant recueil d’entrevues publié récemment par M.Robert Prévost, de la Société Historique de Montréal, sous le titre: (fric sont-ils devenus?et à quelques actes personnelles., A la fin du XIXe siècle, Montreal comptait déjà plusieurs scènes qui semblent avoir eu une bede popularité et où défilèrent tour à tour des artistes de marque,_ entre antics le théâtre des Variétés, sall -minusculc située au-dessus d un i magasin et fondée par Oswald Cha-put et Léon Petit-Jean, le théâtre Empire qui devait plus tard deve-nir le Français, le théâtre Royal (de la rue Côté), VEldorado qui é.ait “le plus chic café-concert de l’époque”.Dès le début du XXe siècle et jusqu’aux années qui précédèrent la grande guerre, on voit le; artistes français et canadiens-fiançais d’alors pèicgriner d un théâtre à l’autre, le plus souvent à Montréal même, mais parfois aussi à Québec, à Saint-Jean, en Nou- velle-Angleterre et même, tels, par exemple, les époux et duettistes Dubuisson, jusqu’aux îles Saint-Piei-re et Miquelon.Pendant toute cette période d’avant-guerre, on relève dans la liste des théâtres existant à Montréal, outre ceux qui apparaissent ci-dessus, ceux du National (dont nous reparlerons plus longuement), des Nouveautés, de l'Arcade, du Monument National (1893-94), du Canadien, où joue l’Alliance Artistique, de l’Académie de Musique, du Bijou, du Chantecler (devenu le Stella), de la salle académique du Gesù (inaugurée en 1805), de la salle Poiré (qui devait voir naître le ci-néra), et de nombre d’autres.Mais, il semble bien que les grands succès que devaient connaître un jour des scènes telles que celles du St-Denis, du II is Majesty’s, de l’impérial, de l’Orphéum, du Stella (et, aujourd’hui, le théâtre Sl-Sulpice, le Monument National, le Gesù), n’ont jamais dépassé — s’ils l’ont jamais égalé — la grande popularité du National.Ce National fut fondé, à ce qu’il semble, en août 1900, par M.Julien Daoust, qui en était le copropriétaire avec MM.Albert Sincennes et A.Racelle.Ses premiers directeurs artistiques ont été MM.Julien Daoust et Georges Gauvreau.La première saison régulière du National débuta le 24 juin 1901 avec Quo Vadis, et durant 54 semaines consécutives.De sa naissance jusqu’en 1910, année du Congrès eucharistique, le National avait donné 405 semaines de théâtre et présenté plus de 300 drames, comédies, vaudevilles, opérettes.Le National devait connaître le même succès durant 17 ans.Mais, hélas! si l’avènement du cinéma n’avait pas réussi à détrôner le National, la guerre de 1914 devait iui donner son coup de mort: il se voyait forcé, en 1917, de fermer définitivement ses portes après avoir écrit peut-être les pages les plus glorieuses du théâtre à Montreal, avec des artistes tels que Palmieri (Joseph-S.Archambault), Elzéar Hamel, J.-P.Filion, Julien Daoust, Joubé, Georges Colin, Victor Fran-cen, Antoine Godeau, Laurel, Sche-ler, Dumestre, Jean-Baptiste Mallet, Dubuisson (Datnase Champagne), Raoul de Beaujour, Alfred No-chor Emile Julliany, Pierre Cau-vin, Pierre Durand, Cercy, Mmes Blanche de la Sablonnière (la “Sarah Bernhardt canadienne”, selon Louis Fréchette), Ritter, Laroche, de Voyane, Merville, Eugénie Ver-teuil, Germaine Duvernay (Virginie Cadieux), etc.Le répertoire de cette époque est des plus variés et l’on y voit le gros mélodrame voisiner avec le grand classique, l’opéra et i’opérelte faire bon ménage avec la musiquette et la chansonnette.C’est aussi l’époque heureuse et réjouissante des records pour nos dramaturges ou comédiens canadiens.On voit, par exemple, l’excellent Elzéar Hamel, qui devait populariser le type du “Père Ladébauehe”, débuter à 7 ans; le pionnier Antoine Godeau, — qui est encore sur la brèche aujourd’hui, — détenir tous les records d’endurance comme interprète, régisseur, metteur en scène; Mme de la Sablonnière, conserver sa popularité très rare durant trente ans; Julien Daoust écrire et faire jouer une trentaine de pièces au moins; Germaine Duvernay, présenter ses quelque 43 drames, comédies ou revues; Louis-F.Gauvreau, créer 32 personnages en 46 semaines.C’était le bon temps! soupireront, probablement, les vétérans, qui assistent désormais aux déboires nombreux de leurs successeurs et constatent l’apathie trop générale de la population à l’endroit du théâtre.Le sursaut de 1933 Après la disparition du National, qui était, en somme, la seule scène Sdiiscfifttlon en faveur des Orphelins de St*Jean-Bosco NASH 1940, 6 cylindres, 4 portes, et 10 magnifiques autres prix de valeur, dont le tirage aura lieu dans quelques semaines.Prix du billet: 25c, 5 pour $1.00, plus les frais de poste.S’adresser à l’INSTITUT ST-|EAN-BOSCO, Chemin Ste-Foy, QUEBEC Feuilleton du “Devoir" L’OFFRANDE par Madame Charles Péronnet 28.(Suile) Cependant la jeune femme fit bonne contenance et reçut d’un air riant les adieux de Mathilde qu’un essayage réclamait.Depuis que celle-ci s’était lancée dans une société plus élégante que raffinée, elle s’occupait de sa toilette avec une ardeur de plus en plus vive, éloignant ainsi tout homme de bon sens désireux de fonder un lover.,En vain de vrais et fidèles amis essayaient-ils de la marier, ses prétentions, sa vanité croissante décourageaient les meilleures volontés et on l’eût bien surprise en lui apprenant qu’elle ne devait s’en prendre qu’à ellc-mfime de l’insuccès de ces bienveillantes entreprises.Il est indéniable que la prospérité d’Annie l’agaçait et que, tout au fond, elle n’eût pas demandé mieux que de trouver une fissure à ce bonheur presque insolent, encore que sa petite amie se gardât d’en faine étalage.De là, des conseils, des insinuations qui ne visaient point sans doute au seul intérêt de la jeune femme et la blessaient douloureusement.Le retour de Bruno ne fut marqué d’aucun incident.Annie, ne risqua aucune allusion aux révélations de Mathilde et, bien qu’elle tentât de permanente vraiment solide, le théâtre a connu de sombres jours, ayant à lutter eonre la concurrence de plus en plus formidable du cinéma, contre la crise économique qui a suivi la guerre.Il y avait bien les scènes d’amateurs telles que celles des Anciens du Gesù, du Montreal Repertory Theatre, des cercles dramatiques et autres groupes de ce genre.Ajoutons à cela quelques tournées d’artistes europécns.Mais toutes ces manifestations ne suffisaient point à elles seules à masquer l’agonie du théâtre professionnel.Voilà que, un peu après 1930, le théâtre connaît un regain d’énergie.Ainsi, en 1933, par exemple, la saison s’annonce sous des couleurs particulièrement brillantes.A l’ancien Chantecler devenu Stella, l’ancienne troupe Barry-Du-quesne, modernisée et revigorée sous le nom de l’Académie Canadienne d’Art Dramatique, promet un répertoire d’oeuvres fraîchement créées à Paris.La salle du Stella, décorée à neuf et dotée d’un bar, devient le rendez-vous par excellence des mondains et des débutantes.On y joue des pièces pas toujours de tout repos, on y organise des matinées littéraires et artistiques.Bref, on fait un effort considérable pour faire renaître le goût du théâtre.Pour de multiples causes et qu’il serait trop long d’analyser ici, cet effort se termine par un lamentable échec.La même année, naissent, un peu dans tous les domaines de l’art, une sorte de renouveau.On assiste aux débuts de la Montreal Opéra Company, de l’Ecole d’Art Lyrique (ancienne Société Canadienne d’O-pérette), de l’Académie Nationale de Comédie, du Studio d’Art Mau-bourg, de la Montreal Theatre League.De toules ces nouvelles “académies” et ‘écoles”, il ne reste plus aujourd’hui que le souvenir assez vague de promesses aussi reluisantes et aussi éphémères que celles de tant de politiciens.H faut toutefois rappeler qu’au cours de cette même saison 1933 nous avons eu une série «’excellentes représentations de la troupe Georges Colin, de Paris, au His Majesty’s, les spectacles réguliers et soignés du Montreal Repertory Theatre, dirigé par Mlle Martha Allan, et — en concert — trois opéras de la Compagnie fondée par M.Victor Brault, qui nous présentait Les Noces de Figaro, de Mozart, Orphée, de Gluck et Le roi David, d’Honeggcr.L'espoir de 1940 Voici que 1940 s’est levé.Dans deux ans, ce sera le troisième centenaire de naissance de notre ville et le 168ème anniversaire du “théâtre du notaire Foucher”, qui semble avoir été l’ancêtre de nos scènes locales.Aurons-nous encore du théâtre en 1942, à Montréal?Tout en étant optimiste par nature, je n’oserais faire de prédiction.Mais il semble bien que nous avons, pour le moment, toutes les raisons d’espérer que le regain de popularité qu’a connu le théâtre, chez nous, ces derniers temps, se maintiendra.Du côté de l’opérette, qui touche de très près au théâtre, nous sommes rassurés par le succès sans défaillance qu’ont su obtenir depuis leur fondation Les Variétés Lyri-cpies de MM.Daunais et Goulet, qui auront bientôt comme émule amical — plus que comme concurrent — l’Opéra Comique de Montréal.Mais, pour ce qui est du théâtre proprement dit, noire espoir réside dans le groupement dramatique si vivant du MRT français qui, sous la direction de M.Mario Duliani, est en train de briser tous les obstacles et de faire fondre l’apathie glaciale qui a paralysé le théâtre depuis quelques années.Le MRT français, ancienne filiale plutôt effacée du Montreal Repertory Theatre, vole maintenant de ses propres ailes depuis 1937, et il a même dépassé, en activité et en popularité sa mère.Il serait superflu de rappeler l’importance et la variété du répertoire qu’il a présenté depuis à peine vingt-huit mois.Qu’il suffise d’évoquer, comme points de repère, des oeuvres telles que Le Coeur, de Bernstein, Asmodée, de François Mauriac, La Vie profonde de saint François d’Asssie, d’Henri Ghéon, Chacun sa vérité, de Pirandello, Le Grillon du Foyer, de Dickens, Les Plaideurs, de Racine.Cyrano de Bergerac et VAiglon, d’Edniond Rostand, sans parler des nombreuses créations d’oeuvres d’auteurs canadiens.Le MRT français semble avoir trouvé la formule exacte pour ramener nos gens au théâtre.Il a accompli, à date, un travail des pins sérieux et il mérile des succès de plus en plus affirmés.Pour que cette rétrospective soit moins incomplète, il faudrait sans doute y signaler le travail persévérant et très a p préri able fait par la troupe Louis-Philippe Hébert au : Gesù, le théâtre radiophonique dont 1 nous n’avons pas à nous occuper ici, l’oeuvre^ admirable d’instauration du théâtre chrétien entrepris énergiquement dans «ne petite ville 1 voisine par les Compagnons de le retenir à Paris pour le faire participer aux nombreuses distractions de sa saison printanière, elle ne put résister au désir véhément qu’il manifestait pour un prompt départ.La verdure nouvelle des Ombrelles l’attirait invinciblement, assurait-il; de plus, il convenait que leur enfant naquit dans la maison de famille, où M.et Mme Castau les rejoindraient à la Ix-llc saison.Ce souhait était trop conforme à ceux d’Annie pour qu’elle essayât de s’y opposer cl ils ne tardèrent pas à regagner le Dauphiné.IX C’était un vieux château, aux toits bas, aux murs épais, une de ces for-micfables bâtisses de l’ancien temps, capables de supporter un siège, cl qui avait peut-être subi de rudes assauls au cours des guerres de religion, si âpres en Dauphiné.On montre encore, en ccrlnins villages, de quels créneaux élevés le barons des Adrets, de sinistre mémoire, avait coutume de précipiter les catholiques, ses ennemis.Ce! antique manoir, adossé à une montagne revêtue du haut en bas saint Laurent, les manifestations artistiques des groupements amateurs des maisons d’éducation de langue française et de langue anglaise.De ces notes hâtives et forcément incomplètes, il faut conclure que le théâtre n’est pas mort à Montréal que si, pendant un certain temps, il avait toute l’allure d’un moribond, il semble renaître vraiment.Il ne reste qu’à souhaiter qu’il ne s’agisse pas là du “mieux de la fin”.L'écran.adversaire naturel du théâtre Bien que le cinéma ne soit pas de mon domaine, on me demande d’en dire un mot, ce qui est assez logique étant donné qu’il est presque impossible de raconter les déboires du théâtre sans songer, presque immanquablement, à l’écran.adversaire naturel du théâtre, surtout depuis que cet écran fait non seulement fonction de photographe mais de gramophone, de peintre, de chanteur et de danseur.Au théâtre, on ne peut voir, à la même représentation, qu’une pièce jouee parfois par d’excellents acteurs, parfois par de médiocres interpiè-les.Au cinéma, on peut voir et entendre dans certains films à la fois de la musique d’opéra ou de music-hall, des extraits de symphonies ou de musique de chambre, de la comédie et de la tragédie, des ballets et des effets sonores saisissants.Le cinéma s’est tellement développé — et en si peu d’années — que rien ne lui semble désormais impossible.Il ne peut qu’empiéter de plus en plus non seulement sur le théâtre mais sur la vie quotidienne.Il ne manque donc pas d’intérêt de connaître, si imparfaitement cela 'soit-il, ses débuts à Montréal.Naissance du "Ouimetoscope" On doit à M/Ernest Ouimet les premières “séances de vues animées”.Sur ce début, M.Prévost nous donne des détails précis.Il nous apprend, par exemple, que durant^ les saisons de 1903-04 et 1904-05, M.Ouimet offre, au parc Sohmer, des bouts de “vues ani- mées”.Le succès est immédiat et incontestable.“M.Ouimet décida donc d’ouvrir un théâtre de vues animées à Montréal; mais il n’avah que 878 en banque.Néanmoins, il loua la salle Poiré, au coin des rues Montcalm et_ Ste-Catherine, pour la somme de 850.Puis, il dut donner 825 a des intéressés qui avaient des droits de location sur cette salle: il ne lui restait plus, à son actif, que 83.Ce n’était pas énorme.“Le 1er janvier 1906, le “Ouimet-oscope” ouvrait ses portes au public.La première semaine rapporta au hardi jeune homme 8120.C’était un succès.L’exploitation se montra si prospère que, le 15 décembre de la même année, le propriétaire de la salle Poiré mettait M.Ouimet en demeure d’acheter l’édifice ou de déménager.L préféra acheter, au prix de 8100,000 et donna en acompte 817,000, soit les profits de l’année.“Mais, en 1907, un ancien employé décidait de lui faire concurrence en fondant le “Nationosco-pe”, autre théâtre de vues animées.M.Ouimet n'envisagea qu’un moyen pour empêc her son établissement de péricliter: fermef ses pories, démolir le vieil édifice et reconstruire sur le même site, au coût de $7o,-000.Il possédait alors $25,000 et une salle de saies animées à St-Jean, Nouveau-Brunswick.“En 1908, M.Ouimet se procurait une caméra spéciale pour faire de la ciné-nouvelle, afin d'alimenter son ‘‘Ouimetoscope” de semaine en semaine.La première nouvelle importai^ qu’il filma fut le reportage des fêtes du Troisième centenaire de la ville de Québec, L'annee suivante, on était au féinps où le célèbre club de crosse le ‘National” jouait en pleine gloire.Avec l'aide de Lorenzo Prince, ex-coro-ner, et de Jos.Cattarinich, décédé récemment, les membres du club apparaissaient sur la scène du “Ouimetoscope” lorsqu’ils triomphaient.M.Ouimet présentait, en même temps, à son public, des scènes filmées de la dernière partie; il avoue avoir souvent manqué son coup parce qu’il se laissait trop entraîner par son esprit sportif”.En 1910, le “père du cinéma^ à Montréal enregistre les scènes émouvantes et incomparables du Congrès Eucharistique de Montréal.! Vers 1914, M.Ouimet s’abouche J avec l’agence de films Pathé et agit ! comme représentant de cette compagnie au Canada, de 1915 à 192”.Souvent il fait venir (1er.vedettes I de cinéma telles que Ruth Roland, Helen Chadwick, Pearl White.D’autres fois, il échange avec des j films Pathé certaines nouvelles ca i nadiennes.Il fut ainsi le premier là photographier (es désastres eau-1 I ses par l’explosion survenue à Halifax, en 1917, alors que, au cours! d’une collision entre deux navires] dont l’un était chargé de dynamite, | 1,65(1 personnes perdirent la vie.De 1921 à 1927, M.Ouimet vit a, Hollywood.Vers cette époque, il est le seul représentant officiel au Canada de Van Buren, éditeur des Fables d’Esope, les premiers dessins animés ou “cartoons”.En 1930, de retour à Montréal, M.Ouimet se met en relations avec ies cinéastes français pour obtenir leurs films.Mais il arrive trop tard.M.Hurel (maintenant décédé) s’en venait déjà au Canada pour y mener une petite enquête et surveiller lui-même, en ce pays, les intérêts du Hlm français.Ensuite, le cinéma se développe avec une rapidité inouïe, pour atteindre, avec le film sonore, l’extraordinaire popularité qu’il connaît de nos jours.Dans une enquête parue dans la Revue dominicaine, en 1936, M.Alban Janin nous donne des détails qui complètent l’étude de M.Prévost.Au début de la guerre, nous dit M.Janin, le film français (Pathé, Gaumont» avait le pas sur le film américain, bien que celui-ci eû» déjà découvert Mary Pickford et Charlie Chaplin.Mais, une fois la guerre commencée, les studios français doivent fermer leurs portes et les cinéastes américains en profitent pour répandre leurs films.C’est vers cette époque que commence l’ère du film à grand spectacle et des luxueuses salles de cinéma.Jusqu’en 1927, le cinéma est déjà populaire au Canada, mais en maints endroits il n’est pas encore très populaire, car on ne montre que des films silencieux américains avec textes le plus souvent rédigés dans la seule langue anglaise.Vient, en 1927, ie film sonore, qui connaît immédiatement le grand succès.En 1930, on montre à Montréal le premier film parlant français.Les débuts de ee film, dans la Métropole, n’ont pas été très encourageants: nos gens étaient encore trop intoxiqués par le film américain.Mais notre population de langue française eut tôt fait de se ressaisir.La compagnie distributrice du film français (France-Film) a dû multiplier ses salles et ses services afin de satisfaire à la demande sans cesse plus importante.De tout ceia il ressort que le cinéma triomphe manifestement du théâtre, en attendant d’être vaincu à son tour (qui sait)?par la télévision.Et la vogue de celle-ci sera exposée à s’effriter avec l’usure des années ou des siècles, car, nous dit TEcclésiaste, “toutes choses ont leur temps, et tout passe, sous le ciel, dans les délais qui lui ont été fixés”.Il en sera sans doute ainsi jusqu’à ce que l’homme soit devenu tellement savant, tellement raffiné, qu’il n’aura plus besoin, pour se 1 distraire, de théâtre, de cinéma ou de radio, ni pour s’inciter au bien, de trucs artistiques beaucoup moins efficaces que les dictées simples et naturelles de sa conscience.Lucien DESBIENS Vient de paraître "Prends la route" par EDOUARD MONTPETIT Etude d’un vif intérêt En vente au Devoir et dans les principales librairies.Prix: 25 sous PIANOS Tous les modèles / neufs et d'occasion % Pû, t e ^ ~ jl.£.JjuâcojL V/ GUITARES Mandolines et Banjos Enseignés, vendus ou loués.1%.Conditions pour convenir au client. de faire qUi*- ,._; qu’il doit —,- .««U.quotidien M vantage Fadette dans sa lettre heb-i parce que les jeunes trouveront ».sans renroche quoi1 domadaire du mardi.Depuis la fon- \dans le Coin des Jeunes naturalistes sans Pcur et sans reproene, dation du journal, que de conseils 10ut ce qUi se rapporte aux merveil- __________________ précieux elle a donnés à ceux et à (es de ia nature; 1 intéressant.Aimé LeBLANC P Ïiremier-Montréal ; M.Alfred Ayotte, e rapporteur acharné des choses anciennes, l’interviewer sans prétention; M.Alvarez Vaillancourt, l’animateur de la page des finances: s’il ne brasse pas des millions, il les voit brasser par ceux qui en ont; M.Xiste Narbonne, le roi des sports à la page sportive, celui que Ton voit toujours avec un air narquois ou un sourire moqueur, qui nous donne .4 mon avis.sans parti pris; notre chef nouveles, M.Louis Robillard, qui ne fait pas grand bruit, mais qui sait, d’un coup d’oeil rapide, nous donner les sobres titres quotidiens du Devoir; M.Pierre Vigeant, qui fait sa part, sans que cela paraisse, dans la traduction, travail ingrat, mais cheville indispensable d’une bonne rédaction: Franco-Américain et bilingue parfait, la fonction lui revient de droit.Quand il monte surveiller la mise en page de l’édition hebdomadaire et qu’il arpente l’allée des pages, tête penchée et fumant sa cigarette, je me#lis: “C’est un penseur”; enfin, le benjamin de la rédaction, M.Maurice Huot, qui, avec son esprit observateur, nous brosse assez souvent des petits tableaux de voir! celles qui ne manquent pas de la lire.J’en sais quelque chose pour ma part, quand j’entends au foyer des voix féminines s’exclamer: “Gardez-moi le Devoir, je n’ai pas eu le temps de lire Fadette.” Fadette'.Pseudonyme qui intrigua fort les lecteurs jusqu’au jour où unb indiscrétion dévoila le nom de celle qui est la reine de la Pape féminine dermis trente ans.J’ai nommé Madame Saint-Jacques; et celle qui s’occupe tous les jours à rendre la page féminine de plus en plus intéressante: Prisca (Mlle Germaine Bernier).Elle sait, avec tact, conserver la flamme que Jeanne lui a remise en nous quittant.Pourquoi devez-vous lire le Devoir! Parce que, si vous vous intéressez plus que jamais aux questions internationales, vous trouverez danr notre correspondant de Genève, M.Alcide Ebray, un ancien ministre résident, un écrivain sûr de ce qu’il dit.S’agit-il d’une question aux répercussions internationales, quelques jours plus tard, M.Ebray nous envoie la clé de l’énigme en quelques lettres claires et précises.Pourquoi devez-vous lire le De- parce que, dans la page des missions.vous suivrez chaque samedi les dévouements innombrables et prodigieux qui animent nos chers et valeureux missionnaires dans les pays encore dominés par le paganisme.Pourquoi devez-vous lire le Devoir! Parce que, en l’encourageant et en lui procurant de nouveaux abonnés, vous lui prouverez que son oeuvre doit durer, ce qui récompensera ceux qui ont encore assez de patriotisme au coeur pour se battre tous les jours pour un idéal cana: dien-français — comme on le dit si bien dans une annonce de ce jour, — "pour son effort persistant à maintenir devant l’opinion publique les grands problèmes d’ordre politique, national et économique qui font t’obiet des préoccupations de l’élite intellectuelle de notre province”.C’est bien là ce que voulait M.Henri Bourassa, notre premier directeur, dès la fondation du journal.On a reproché jadis à ses propriétaires de passer le chapeau dans des moments d’adversité.L’esprit d’indépendance qui anime le Devoir ne Tel.LA.1344 Maison fondée en 1892 X.Tranchemontagne & -A.BERNIER ET SES FILS 459, rue St-Sulpice, MONTREAL IMPORTATEURS DE TISSUS.TOILES ET COTONS POUR COMMUNAUTES RELIGIEUSES.Au DEVOIR A[os voeux les meilleurs à l’occasion de son-30ème anniversaire DUVAL MOTORS Liée • DEPOSITAIRES CHEVROLET — OLDSMOBILE PONTIAC — BUICK / Vente — Réparation — Pièces Autos usogés portont notre garantie personnelle "Les pionniers de rautomobile dans l'est de Montréal 3930, rue Ste-Catherine est • 529, rue Jarry ^:2JS55 ¦¦¦¦¦ VENTE du 30ème ANNIVERSAIRE L-N.MESSIER LIMITEE 19104940 A tous ceux et celles, de plus en plus nombreux, qui fréquentent nos magasins, qu'ils trouvent ici l’expression de notre satisfaction et de nos remerciements.Venez profiter cette semaine de notre 30e VENTE ANNIVERSAIRE Tous nos rayons rivalisent du 26 FEVRIER au 2.MARS i Histoire, en peu de mots, des progrès du magasin MESSIER 1910 — Fondation du magasin MESSIER Local ayant 25 pieds de façade, rue Mont-Royal.J&tÂïïAd CMÀXA, 1912 — Premier agrandissement Déjà on a besoin de doubler l’espace en prenant 50 pieds de façade, tue Mont-Royal.pour vous offrir des centaines d'aubaines « de tout genre.nouveautés 1920 — Deuxième agrandissement Cette année-li, on double encore l’étendue du magasin en prenant 100 pieds de façade, rue M ont-Royal.LE DEVOIR 19104940 Il nous fait plaisir d’offrir nos meilleurs souhaits au Devoir qui, comme nous, a débuté en 1910 et célèbre aujourd’hui son trentième anniversaire.Quel que soit le jour — du 26 février ou 2 mors — de la Y E N T E ANNIVERSAIRE, le grand magasin de nouveautés de la rue Mont-Royal vous offre les plus belles occasions d'économiser.il msm 11® I „- iÇ S\ I Il SS: i llllpililfit / .4.: ’ .I ¦ 1939 FAÇADE DE NOS NOUVEAUX MAGASINS, Le 1er juin de l'année dernière, notre magasin prenait possession de l'immeuble actuel construit spécialement pour lui.Cet im-meuble, qui comprend trois étages, est situé sur le côté sud-ouest de la rue Mont-Royal, angle Fabre, et de biais avec l'ancien local.On y a mis toutes les améliorations modernes dans l'aménagement des différents rayons, qui sont beaucoup plus nombreux que dans l'ancien.t 1480-1490, RUE MONT-ROYAL EST ANNEXE — Depuis, du fait de l'augmentation constante de notre commerce, le deuxième étage a été agrandi du double pour donner plus d'espace à la confection pour dames, les chapeaux, les fourrures, les étoffes à robes, à manteaux, crêpes et soies; les tissus lavables, les cotons, les toiles, les serviettes, la flanellette.J.-E.Cadieux, président L.-E.Cabana, seer.-trésorier (MESSIER.Rue Mont-Royal près Fabre 1480-1490, rue MONT-ROYAL EST Tél: FAIkilk 3541 i 14 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 46 RADIO-GAZETTE i Samedi, 24 février Radio-Etats-Unis 'VIABC — 348.6 mètres — K9 kilocycles 1.00 pjn.Choeur religieux Westminster, de Détroit.2.55 p.m.t Nouvelles.3.00 p.m.Concert de la Ligue des compositeurs, de Philadelphie.6.00 p.m.Nouvelles.6.45 p.m., Aujourd’hui, en Europe.7.00 p.m., La plate-forme du peuple.7.30 p.m.Sky Blazers.8.55 p.m.Nouvelles.10.15 p.m., La chose publique.11.00 p.m.Nouvelles.11.30 p.m., Résultat du championnat de l’A.A.U.1.55 arn.Nouvelles.; WEAF - 454.3 mitres - 660 slloejrles 6.25 p.m., Nouvelles .6.30 p.m., La religion dans les nouvelles.7.30 p.m.Causerie sur l’art.8.00 p.m.Les pièces d'Arch Oboler.10.00 p.m., Caravane Camel.11.00 p.m., Nouvelles.WJZ - 391.5 mètres — 760 kilocycles 1.55 p.m.Le Metropolitan Opera, dans Othello, de Verdi.5.00 p.m., Ondes magiques.6.25 p.m.Nouvelles.7.30 p.m., Orch.Guy Lombardo.8.30 pm., Radio-théâtre.10.00 p.m., L’Orchestre symphonique de la NBC — Direction Bruno Walter.11.30 p.m., Nouvelles.Radio-Canada Le discours de M.Chamberlain Le premier ministre Neville Cnamber-laln prononcera un discours A Birmingham, le samedi, 24, à 10 h.du matin, de notre heure.Le premier ministre d’Angleterre parlera des opérations de la guerre et de leur acheminement vers la victoire.Ce discours sera relayé dans notre pays par Radio-Canada.Une version française suivra Immédiatement.Le poste CKAC transmettra ausl ce discours."Othello" de Verdi au Metropolitan Opera Othello, que Iss artistes du Metropolitan Opera de New-York chanteront le samedi 24 février, à 2 h.de l’après-mtdl, et dont les postes de Radio-Canada feront le relais, a été représenté pour la première lois à la Scala de Milan, le 5 février 1887.Ce fut un triomphe Inoubliable pour l’auteur.Comme on le sait, Verdi s’inspira de roeu-vre de Shakespeare.La direction du Metropolitan a confie A Mme Elizabeth Rethberg le rôle de Des-démone, A Giovanni Martlnelh, celui d’Othello, et A Lawrence Tlbbett, celui d’Iago.C’est Ettore Panlzza qui dirigera.Aux entr’actes, M.Léo-Pol Morin fera des commentaires en français.Le concert de la NBC Bruno Walter, au concert de l’orchestre symphonique de la NBC, le samedi, 24.A 10 h.du soir, et que les radlophlles du Québec pourront suivre grâce A Radlo-Ca-nada, fera entendre des oeuvres de Vincent d’Indy, tft Ravel et de Schubert.Istar.de Vincent d’Indy, que l’orchestre Jouera tout d’abord, est par sa forme l’une des créations les plus originales du compositeur qui en a pulsé l’Inspiration dans un chaut du poète assyrien, Izdu-bar.L’orchestre Jouera en deuxième lieu la Rhapsodie Espagnole, de Ravel (Prelude A la nuit, Malaguena, Habanera et Ferla) et pour terminer, la Symphonie en do majeur, de Schubert.Les syndiqués à la radio Radio-Canada annonce des cônférences sur les métiers, à partir du 1er mars.Ces conférences seront irradiées toujours à la môme heure, c’est-à-dire à 10 h 30 au soir, au poste CBF.Voici les dates: ven-.1,®r mars, les emplovés de tramways, M.Philippe Girard; vendredi, 8 mars, la ganterie, par M.Georges St-Pierre; vendie-oi* a15 mars> la chaussure, par M Ernest ot-Amand; vendredi 22 mars, scieries mécaniques.par M.Oslas Fillon Ces causeries dureront 15 minutes.Le Conservatoire de musique de la Nouvelle-Angleterre De Boston le Conservatoire de musique de la Nouvelle-Angleterre présente un au-tre de la série d eses concerts de musique symphonique relayés par le «réseau Columbia.CKAS, Il h.05 A midi, samedi.Concert de la Ligue des compositeurs of Composers présente, de li1., , un ftutre concert compose eiîiuf*v,enlen^ d’oeuvres de compositeur» américains contemporains.On entend-a h - sJd’Arthur Cohn* Vincent Persl-chettl, Isodore Freed, Samuel Barber, Paul Nordhoff, Leonard Bernstein et Oscar Levant.CKAC, 3 A 4 h.p.m., samedi Dimanche, 25 février Ondes courtes -l>^84Sn^g“13d513rmN°UVeUeS 6n anSla‘S l p„m- ~ Ouverture hon-B1®1*** — HAT-4, 9.12 még., 32.8 m.ROME — 7.30 p.m, — Nouvelles en an-7e-h i7^?Çfra: t®1*11.d’amore.de Doni-ï?di "Jtu une opération bien connue des cul-1 tivateurs.__I La lutte contre les maladies oc- t casionnées par les bactéries exige , d’ordinaire l’enlèvement et-la des-, truction du sujet, opération qu il faut faire avec d’autant plus de ; soin que la maladie est plus \iru-j lente.La brûlure du pommier, cet- ! le du tabac, la jambe noire et la ] flétrissure des pommes de terre sont les exemples les plus connus.; Enfin, il est possible d’empe-j cher la propagation des maladies à virus dont les mosaïques représentent les tvpes les plus fréquents.Il faut pour cela détruire les sujets affectés et combattre au moyen d'insecticides, les insectes suceurs comme les pucerons, les punaises, qui transportent l'infection d un plant malade à un plant sain.Chez les plantes on parle rarement de guérir les maladies; on s'efforce plutôt de les prévenir.Cette prévention se fait de cinq manières: lo Par la bonne culture.2o Par le choix et la désinfection de la semence.3o Par le traitement de la culture.4o Par le choix des variétés résistantes.jo Par un entreposage convenable de la récolte.(Tract So 69, Société canadienne d’Histoire naturelle).ROITE AUX QUESTIONS méro de décembre 1939 du Canadian Journal of Research, publié par le Conseil National des Recherches, à Ottawa, une liste de ces hybrides avec une bibliographie très étendue qui épuise la matière.Ce travail de L.-P.-V.Johnson est très important pour tous ceux qui étudient la forêt canadienne à un ,i,r, ,»elcoaja,.MAmE vicT0MN q.—où peut-on se documenter Avez-vous besoin de bons livres?sur les hybrides connus chez nos Adressez-vous ou Service de Li-«rbre, lom.i.rrt(p ^ ^ k„i?du "DEVOIR" «0 « No- II,_Vous trouverez dans le nu-‘tre-Dome lest), Montreal.•Kiliés à U Soc can.d’Histoire naturelle et reconnas d’utilité publique par U Gouvernement de ta province de Québec COMMISSION DES C.J.N.FONTAINE (Zoologie1); Gustave CHAGNON (EntomologieV.P Léo MORIN.C S.C.(Géologie-Minéralogie); Henry TEUSCHER (Horticulture); Marcelle GAUVREAU (Pédagogie êt Bibliographie.) LE SIEGE SOCIAL DE LA S.C.H.N.ET DES C.J.N.EST AU JARDIN BOTANIQUE DE MONTREAL.ON EST PRIE D- ADRESSER COMME SUIT COUTE CORRESPONDANCE CONCERNANT LA SOCIETE ET LES CERCLES : MEMBRES EX OFFICIO — P.MARIE-VICTORIN.F.E.Cj Dr Georges PREFONTAINE, Pierre DANSEREAU.Jaques ROUS BEAU.Marcelle GAUVREAU.respcctivemcnt prfetdent hono ralre.président secrétaire générai, trésorier et chef du secre MEMBRES ‘DESIGNES PAR LE CONSEIL DE LA SOCIETE -F ADRIEN.CSC., directeur général des CJ.N.Sr SAINlt ALPHONSINE.C.N.-D., sous-directrice.— Les ch^* ‘î^ S pp'v.suivants: F MARIE-VICTORIN (Botanique); Dr Georges PRE Secrétariat de la S.C.H.N„ Jardin Botanique de Montréal, 'il01 est, rue Sherbrooke, Montréal.24 février 1940.No 458.Les maladies des plantes Par Orner Caron, ministère de l'Agriculture, Québec On peut définir la maladie: “l’état d’un être vivant lorsque ses fonctions vitales sont altérées”.Les principales fonctions vitales _d°nt il est ici question sont: la nutrition, la croissance et la reproduction, La maladie ne suppose pas- nécessairement la souffrance; dépourvues de sensibilité, les plantes peuvent quand même être malades parce qu’elles sont des êtres vivants qui se nourrissent, croissent et se re-produisent.Une plante entière peut être malade, mais il y a dès maladies propres à chacune de ses parties.Certaines pourritures ne se trouvent que sur les racines; certaines brûlures ne se verront que sur les feuilles.La science qui s’occupe de la nature et du traitement des maladies végétales se nomme la Phyiopatho-logie.C’est une partie importante de la botanique économique.On nomme phytopathologiste celui qui fait profession d’étudier les maladies végétales et de lutter contre elles.Nature des maladies végétales Maladies non parasitaires.La cause de ces maladies peut être cherchée dans la plante elle-même ou dans son entourage.La plante peut, en effet, manquer de vitalité, provenir d’une semence faible ou souffrir de rachitisme.La mauvaise condition du sol, le climat défavorable, l’excès ou le manque d’eau, la chaleur ou le froid, y compris la gelée, sont des causes fréquentes de maladies diverses.Si on excepte les conditions cli- matériques tout à fait imprévues comme les tempêtes, la grêle et la gelée, l’homme, par ses méthodes de culture, peut intervenir pour arrêter ou diminuer les dégâts causés par les conditions défavorables du milieu ambiant, tel l’excès ou l’absence d’humidité dans le sol., , , , Chaque fois que la plante n est pas située dans le sol qui lui convient, que les éléments dont elle se nourrit ne sont pas dans une bonne proportion, qu’il lui manque certains sels minéraux dont il lui faut parfois de toutes petites quantités, elle le manifeste par des signes le plus souvent bien apparents, mais dont l’interprétation n’est pas toujours facile.Maladies parasitaires.Les maladies végétales parasitaires sont causées par des organismes qui vivent aux dépens des plantes.Ces parasites peuvent être des insectes, des champignons microscopiques, des bactéries (microbes) ou des virus.Les insectes causent parfois des dégâts qui affectent gravement la santé des plantes.L’étude et le traitement de ces maladies relèvent de l’entomologie.Tout le monde connaît les gros champignons à chapeau.Ceux qui nous intéressent comme affectant la santé des plantes sont plutôt les champignons très petits qui se nourrissent aux dépens des plantes vivantes.Les mildious (duvets ou poussières blanches), jes rouilles (poussières rouges), les moisissures (poudres vertes) représentent les champignons microscopiques les Une bonne nouvelle ! Les directeurs et directrices de C.J.N.sont priés de noter dès maintenant que TInstitut Botanique de l’Université de Montréal offrira, en collaboration avec le Jardin Botanique de Montréal, une session de vacances d’un mois, du 26 juin au 26 juillet.Le programme en sera bientôt rendu public.Celte session, qui comprendra des cours, travaux pratiques, excursions, visites, démonstrations pédagogiques, etc., est précisément ce qu’ont réclamé avec insistance, depuis nombre d’années, nos directeurs et directrices de cercles.Nous sommes heureux de pouvoir enfin nous rendre à ce désirl Frère Marie-VICTORIN FELICITATIONS Nous applaudissons au succès du '’Devoir'' qui célèbre son 30ème anniversaire.— A son fondateur et à ses continuateurs nos meilleurs voeux.RADIOS C'est encore et toujours chez Payette que vous trouverez toutes les marques de radios — ondes courtes — ondes longues.Escompte spécial aux membres du clergé ainsi qu'aux communautés religieuses Haut-Parleurs de grande fidélité et puissance — nuances délicates de tonalité.Payette & Cie Limitée 910, RUE BLEÜRŸ, MONTREAL Tel.Plateau 4858 plus ordinairement rencontrés sur les tiges, les feuilles ou les fruits.Ces poussières colorées que l’on voit à la surface des plantes sont les spores ou germes de ces petits champignons dont la partie principale est forriïée de filaments qui se développent dans les tissus, s’en nourrissent, les désagrègent et les fcjnt souvent mourir.Les bactéries (microbes) sont, par nature, des agents de décomposition.Elles détruisent la matière organique morte et restituent au sel les éléments minéraux que les plantes vertes leur avaient empruntés.Cependant, un petit nombre d’entre elles se développent sur les êtres vivants eux-mêmes et sont la cause de maladies chez les hommes, les animaux et les plantes.Il existe enfin des maladies végétales qui se comportent un peu comme si elles étaient causées par des champignons ou des 'microbes, sans qu’il soit possible d’apercevoir le moindre organisme dans le tissu des plantes affectées, même avec les meilleurs microscopes.Elles sont contagieuses et peuvent aisément se transporter d’une plante à une autre plante dans la même espèce.On les désigne sous le nom de maladies d virus.Sans connaître la nature des virus, nous som-mes assez bien renseignés sur leurs effets.Les maladies à virus (mosaïques, etc.) sont ordinairement propagées par les insectes suceurs: les pucerons, les punaises, etc.Lutte contre les maladies végétales Si l’homme ne peut prévoir ni arrêter les dégâts causés par les tempêtes, la grêle et la gelée, il est très souvent capable d’atténuer ceux qui proviennent d’autres causes naturelles comme l’humidité, la sécheresse, tantôt par une manière spéciale de préparer le sol, tantôt-par son entretien.Les maladies causées par les champignons sont généralement prévenues ou traitées par l’application de substances protectrices sur les plantes.Ces substances tuent les spores infectieuses et partant préviennent la pénétration du tissu de la plante par le champignon.On les désigne sous le nom (le fongicides (tueurs de champignons).comme on désigne sous le nom d’insecticides les substances qui tuent les insectes.Les plus connues sont la bouillie soufrée (chnuf soufrée), employée surtout dans les vergers, et la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre et chaux), employée surtout pour les légumes.D’autres fongicides sont aussi utilisés.11 est à propos quelquefois de désinfecter les graines ou les plants que l’on met en terre.Les semences peuvent être porteuses do bactéries ou de spores de champignons nuisibles.La désinfection: des céréales, des graines potagères et des “plantons” de pommes de terre est Compagnie ^ Transport Provincial fe> PL.7141 11SR.un* Dorchester ouest (ongle Drummond) Comment passer PAQUES à New-York SERVICE RAPIDE D'AUTOBUS SE RENDANT DIRECTEMENT A NEW-YORK IWA h.do trajet — Pas do voyageurs locaux) Départ do Montréal, Terminus central, de 8 h.30 A 7 h.30 p.m, JEUDI SOIR, 21 MARS ««rvira mnldo pour lo retour de New-York: départ du Capitol Termina], à U Mémo foie! H P-m.dimanche, lo 24 mars, et lundi, lo 25 mars, arrivée à Montréal à 7.30 a.m.le lendemain.TOUS LES Excursion spéciale 1 do 5 Jours SIEGES RESERVES Direction unique $8.50 $13.05 Taux spéciaux aussi, comprenant 2 nuits A New-York vendredi et samedi Taux sp ct 3 nult5 k New-York, Demander détails.LE MAGASIN CLASSIQUE DE LA MUSIQUE DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIECLE $ PRESENTE AU JOURNAL “LE DEVOIR” SES FELICITATIONS ET SES MEILLEURS VOEUX INSTRUMENTS D'ORCHESTRE ET DE FANFARE PIANOS ET RADIOS DISQUES ET MUSIQUE EN FEUILLES ORGUES "NORTHERN-HAMMOND" ARTICLES RELIGIEUX MONTREAL LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA FONDEE IL Y A 55 ANS La Plus Importante Librairie et Papeterie Française au Canada La librairie Granger a été fondée en 1885, côte Saint-Lambert, par M.Flavian Granger, qui venait d'abandonner la gérance de la maison Cadieux-Derome.M.Granger disposait d'un capital de $500 c'est dire qu il n'avait pas d employes et es premiers temps quand il fallait livrer des marchandises, il fermait tout simplement sa boutique.En 1888 ''s associa son frère Hector et à la mort de celui-ci, en 1890, son autre frère, Alphonse Granger, qui abandonnait la gérance chez J.-B.Rolland & Fils.En meme rennps le com merce était transporté à la Place d'Armes.Les frères Granger avaient commencé par le commerce deA detail.ils en reprirent en plus le gros et réussirent.Ils prirent un, puis deux étages de plus et enfin, tout l'édifice.Ils absorbèrent meme un peu plus tard 'a maison Cadieux & Derome, en 1902, et ils se portèrent acquéreurs du fonds de commerce de Gareau & Saunol, de la National Loose Leat Lom- • pany et de la librairie Napoléon Giroux.En 1906, comme on achevait de transporter dans le magasin de la Place d Armes les marchandises de Cadieux & Derome, l'édifice croula.Cet accident fit beaucoup parler a cette époque.Il s'était produit la nuit, heu'eusement, et il n'y eut pas de victimes.Les frères Granger eurent avec leur proprio, la succession Muir, un long procès qu ils gagnèrent et tout finit par s'arranger; la librairie Granger achetait l'immeuble qui fut repare, consolidé, remis à neuf.Un peu plus tard, les frères Granger achetaient l'immeuble voisin, qui servit d'entrepôt et de magasin de gros.’ L'incendie de 1926 détruisit complètemont l'immeuble occupé par la^librairie Granger, qui se transporta alors dans le local actuel, 54 Notre-Dame ouest, et fit I acquisition de la maison Arthur Leblanc Compagnie, spécialistes dans les articles scolaires.Le succès de la maison Granger est une preuve de plus à ajouter à toutes celles que nous avons déjà données du progrès des Canadiens français dans le domaine économique.Cettd entreprise représente cependant plus pour notre groupe quun avancement niatenel, puisqu'elle participe très directement à son développement intellectuel.Les administrateurs actifs, depuis 25 ans, sont M.Edouard Gariépy, directeur-gérant, et M.Paul Granger, directeur.Sr5z~ ILLLÜLffl] ÜBIliiîiîi H IÇtVrJ -rlll.-¦ y • Classeurs Livres français — • Livres • Articles de bureau • Meubles • Articles religieux • Articles de fantaisie • Maroquinerie religieux — canadiens.Albums d'images pour enfants.Livres et articles de classe.Jeux et jouets.Tapisseries.Décorations.Drapeaux.Nos meilleurs souhaits au ''DEVOIR" Il l’occasion de son BOème anniversaire.Case postale no 909 Place d'Armes GRANGER FRÈRES Téléphone : LIBRAIRES PAPETIERS IMPORTATEURS 54, RUE NOTRE-DAME OUEST • • • • MONTREAL « 16 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 46 A LA SCENE, AU CONCERT ET A L'ECRAN L A radio Le Cinéma Au cinéma St-Denis "Entente Cordiale Entente Cordiale obtint un tel succès cet automne au cinéma de Paris qu’il a été mis à l’affiche du cinéma Saint-Denis pour la semaine .prochaine.En vue du bénéfice du lecteur de cette chronique, nous rappelons en quelques mots ce qu’est Entente Cordiale.Celte grande fresque historique tournée d’après l’oeuvre d’André Maurois, Edouard Vil et son temps, et réalisée par le génial Marcel L’Herbier, évoque les heures principales du rapprochement franco-anglais depuis Fachoda jusqu’au voyage de Loubet en Angleterre.La reine Victoria freine l’ardeur belliqueuse de ses ministres et trouve un appui inattendu dans l’attitude du Prince de Galles, ami de la France, pour des raisons qui ne sont pas exclusivement politiques.Devenu roi, Edouard VII réalise l’entente cordiale, qui jouera mieux qu’une alliance en 1914.A ce revirement de l’opinion publique correspond une évolution parallèle dans les sentiments intimes de deux familles anglaise et française, qui aboutira à un mariage entre l’héritier français et la jeune Anglaise.Cette tranche d’histoire présente, à raison même des événements actuels, un intérêt puissant, au moment où la France et l’Angleterre combattent côte à côte le nazisme.La réalisation est d’une grande somptuosité, l’évocation des scènes historiques est très exacte.L’interprétation est soignée, assurée qu’elle est par Victor Francen, qui joue avec virtuosité le rôle écrasant de l’amène Edouard VII, tandis que Gaby Morlay crée avec perfection le“ rôle sympathique de la reine Victoria.Citons aussi Jean Galland dans la peau de Clemenceau; Jean Worms dans le rôle de Delcassé; l’inimitable Dorville dans le rôle d’un cocher reflétant l’opinion populaire.Ce film constitue en plus un magnifique portrait d’Edouard VII, qui non seulement fut un grand monarque, mais aussi un fin diplomate.Au même programme, le cinéma Saint-Denis présente une fine comédie intitulée Le Gagnant, avec P.ené Lefèvre, Sylvia Bataille, Saturnin Fabre, Ginette Leclerc, Ai-mos et Sinoël.Ces acteurs oni, apprend-on, tourné cette oeuvre en s’amusant.C’est sans doute la plus sûre garantie que le spectateur fera j de même en voyant le film.M.H.• A l'impérial Au Capitol A partir d’aujourd’hui et pour les deux jours suivants, le premien film présenté à l’impérial sera “The Tower of London’’, avec Basil Rath-bone, Boris Karloff.Basil Rathbone joue le rôle de Richard.Boris Karloff a un rôle qui convient particulièrement à sa personnalité: il est l’exécuteur des hautes oeuvres de la Tour.Jan Hunter joue le rôle de Richard IV.Barbara O’Neil sera Elizabeth, femme d’Edouard.Le scénario raconte la vie de Richard.que les ambitions et la déloyauté conduisent à tuer cinq personnes qui se dressent entre lui et le trône.Le second film, “The Witness Vanishes”, met en vedette Edmund Lowe et Wendy Barrie.Ce film est interprété par des artistes anglais ou d’éducation anglaise et qui ont acquis une longue expérience au théâtre royal de Londres.t (Comm.Les ballets Joos nous reviennent Grande nouvelle Je dernière heure, dans la saison artistique: le retour des célèbres ballets |oos qui donneront trois représentations au His Majesty’s les 5 et 6 avril prochains.Récital d'orgue par M.Raoul Paquet Le prochain concert de l’Ecole supérieure de Musique d’Outre-mont sera donné, le samedi 2 mars, par M.Raoul Paquet, professeur de la section d’orgue.Le programme comprendra des oeuvres des trois plus illustres maîtres qui aient écrit pour cet instrument: Bach, Franck, Vierne.Le récital aura lieu à la maison-mère des Saints-Noms de Jésus et de Marie, 1410 Blvd Mont-Royal, Outremont.L’entrée est libre.“The Fighting COth", avec James Cagney, George Brent et Pat O’Brien, est présenté depuis hier an Capitol.Ce film nous montre James Cagney comme un jeune homme indompté et, semble-t-il, indomptable, qui se trouvera en opposition et en lutte sourde et parfois ouverte avec son sergent du 69e régiment d’élite.Des hommes, l’aumônier du régiment et le colonel tenteront | d’exercer une influence bienfaisan-le sur ce jeune indiscipliné, mais longtemps ces efforts paraîtront i vains.Cependant un jour le jeune | homme s’avouera vaincu.Ce film çst l'occasion de nous montrer la i vie d’entraînement et de formation des milieux militaires américains.On y verra également des types d’hommes qui, parait-il, sont empruntés à la réalité et ont effectivement existé dans le régiment en question.C’est leur pensée que l’on fera revivre ici.Cependant le caractère incarné par James Cagney est fictif et n’a pas existé dans ce milieu d’élite.(Comm.) Le programme de Noël Brunet Cet artiste se fera entendre jeudi! prochain au Ritz-Carlton Voici Je programme qu’interprétera Noël Brunet, jeudi prochain, le 29 février au soir, en l’hôtel Ritz-Carltpn, lors de son grand récital précédant son départ pour l’Europe: Sonate en ré majeur, d’Haendel; Sonate en sol mineur, de Debussy; Concerto en ré majeur, de Mozart; Sonate en mi mineur, d’Eugène Ysaye; Zéphyr, de J.Hubay; Fon-laire d’Aréthuse, de Szymanowsky; Variations sur un thème, de Corelli-Kreisler.AU PALACE Eleancr Powsll et Fred Astaire dans “BROADWAY MELODY OF 1940”, une charmante comédie musicale qui a pris l’affiche hier au cinéma Palace.L^Aiglon' Aujourd’hui samedi, et demain dimanche, le M.R.T.français présentera quatre représentations de l’Aiglon, c’est-à-dire en matinée et soirée.Ces représentations feront le cycle de la deuxième semaine, puis les artistes entreprendront, avec aisance, la troisième semaine avec les représentations de lundi, le 26 et mardi le 27 février.Dimanche soir, le spectacle sera réhaussé par la présidence de M.Henri Groulx.secrétaire de la province de Québec.Poursuivant son oeuvre artistique le M.R.T.français marque avec les représentations de l'Aiglon un sommet dans sa féconde carrière théâtrale.Tous ceux qui voudront assister à la représentation de dimanche soir, laquelle est sous l’égide du gouvernement provincial, ou à toute autre représentation de VAiglon, devront retenir le plus tôt possible leurs billets en téléphonant à MAR 3937, au bureau de location du M.R.T.français, ou chez Edmond Archambault, MArquette 6201.ment les événements principaux mais encore l’esprit et l’âme qu: apparaissent dans l’oeuvre de Margaret Mitchell.Pour réaliser cette oeuvre on a fait appel à des artistes de grand talent comme Vivien Leigh, qui ajoute à son charme personnel une très grande finesse et une grande intelligence dans toute son action.Clark Gable, qui crée un personnage d’un cynisme parfait, et Leslie Howard, qui, tout au long du film, manifeste une profonde et contenue émotion.La figure certainement la plus attachante de ce film est sans contredit Olivia de Havilland, qui joue avec beaucoup de tendresse et de profondeur.(Comm.) Au Loew's “Gone with the Wind” ,a commencé hier sa seconde semaine à l’écran du Loew’s.Les réalisateurs ont fait un prodige en produisant un film de quatre heures et en parvenant à condenser non seule- Programme définitif du festival-concours Le secrétariat du Festival-Concours de Musique vieot de publier le programme définitif des auditions qui auront lieu, à Montréal, du 6 au 16 mars prochain.Cette année, ) les concurrents, qui sont très nombreux parmi l’élément ca-nadien-français, auront l’avantage de se présenter devant un jury particulièrement représentatif composé de M.Bernard Naylor, de Mme Jtfianne Varney, de M.Louis Has-selmans, ainsi que de M.Roland Boisvert, docteur en musique, qui remplace M.Antoine Montreuil, retenu à New-York.M.Maurice Gene-voix, le romancier français bien connu que les Montréalais ont eu l’occasion d’entendre lors de son passage parmi nous, a bien voulu accepter de juger en finale les classes de littérature dans la section française.On remarque que les concurrents canadiens-français sont particulièrement nombreux dans les classes instrumentales.Les concours de piano pour la classe III junior commenceront à lOh.45 le 6 mars.Le juge sera M.Bernard Naylor.Le concours de violon pour la classe élémentaire commencera le même jour à 2h.30 de l’après-midi.Et, pour la classe supérieure, à 4h.45.Les auditions se poursuivront pour chaque section: piano, orgue, violon, violoncelle, jusqu’au lundi 11 mars.Ce jour-là commenceront les concours de diction française, sous la direction de Mme Jeanne Varney, en même temps que se poursuivront les concours éliminatoires, dans les divers domaines de la musique, jusqu’au 16 mars, où aura lieu le concert final.Ce concert final sera donné à 8h.15 dans la soirée du 16 mars par un groupe de lauréats et de sociétés chorales à la St.James United Church de Montréal.Les vainqueurs dans les diverses sections se verront attribuer, outre les médailles d’argent et de bronze du lieutenant-gouverneur et le trophée de sir Charles Lindsay, nombre de récompenses et de trophées offerts par diverses institutions et des mécènes en vue de Montréal et de la province.Parmi ces trophées, si-ngalons celui du Club Kiwanis, celui de Mme C.N.Sommer, de Joseph Kruger et celui de M.et Mme Samuel Hart.Ces divers trophées sont offerts en récompense aux lauréats des sections suivantes: Classe 48, classe de chant, degré A; Classe 49, classe de chant, degré B; Classe 26, choeurs; Classe 80, choeurs de jeunes gens, de jeunes filles; Classe 131, classe d’instruments à cordes; Classe 117, classe de piano et d’orgue; Classe 79, choeurs d’enfants.de l'Observatoire AU CAPITOL Fondée en 1865 JOSEPH PONTON, Enrg.LOUIS AUTHIER, co-prop.gérant COSTUMES DE THEATRE La plus vieille maison du genre au Canada et la seule canadienne-française.Fournisseur des communautés religieuse» 35 est, rue Notre-Dame - MONTREAL - Tél.HA.8744 2e SEMAINE TOUT LE MONDE VA VOIR If lames Cagney et Pat O’Brien dans une scène de “FIGHTING 69th”, film qui se déroule dans les milieux malitaires américains et qui tiendra l’affiche iusqu’à jeudi prochain au cinéma Capitol.L’AICLON POURQUOI PAS VOUS! Matinées 24-25 février, prix: 25c - 35c - 50e Soirées 24-25-26-27 février, prix; 30e-40c-60e.Information: MA.3937-6201 H AU ST-DENIS ET AU CINEMA DE PARIS Pierre îU*l«r4-WiHm et Bernard Lancret dans “INTINTI CORDIAL!” au cinéma St-Denis en programme doubla avec René Lefèvre dans GAGNANT.«A droite, Michèle Mcrgan et Michel Simon dans “QUAI DBS BRUMES”, film qui poursuit une intéressante earrlèn cjnéma de Pwe, film qui poursuit une intéressante carrière ‘Ll ata (Suite de la page 14) Lundi, 26 février Radio-Canada La Société du Bon Parler français La Société Radio-Canada, poursuivant l'oeuvre éducatrice que soulignait tant dernièrement encore en des termes cio-gieux M.Charles Bruneau, de la Sorbonne, dans une série d’articles que publie Le Travailleur de Worcester, Mass., fera le | relais, le lundi.26 février, à 8 h.et demie du soir, d'une tranche de la séance annuelle publique de la Société du Parler français au Canada, tenue en la salle des Promotions de l'Université Laval.L’oeuvre accomplie par cette société depuis sa fondation en 1922, est connue de tous.Aussi, les auditeurs de Radio-Canada suivront avec intérêt cette émission dont voici le programme: allocution du président de la Société du Parler fran-als, Me Antonio Langlals, C.R., professeur à l’Université Laval; Menuet antique, Tanguay, la Société symphonique de 3ué-' bec; L'énervement de notre langue écrite, M.l’abbé Pascal Potvin, professeur au Collège de Ste-Anne de la Pocatière; Marche indienne, Seüinic, la Société symphonique de Québec.Pour l'écoute, les postes CBV, CBJ et les postes affiliés."Quiz of Two Cities" Une équipe de bureau de Montréal d'une importante compagnie canadienne en rencontrera une de bureau de Toronto, au cours d e l'émission questionnaire Quiz of Two Cities, lundi soir.Deux messieurs et deux demoiselles de chaque ville répondront aux mêmes questions et l’équipe qhl donnera les meilleures réponses sera victorieuse.Toronto a une grosse côte à remonter puisque Montréal a remporte 5 victoires contre 2 au cours des émissions précédentes.CKAC, 8 h.30 à 9 h.lundi.L'Institut de musique Surtis L'oratorio Utrecht de Haendel, comprenant un Te Deum, composé à la demande de la reine d’Angleterre, en 1713, pour célébrer la paix d'Utrecht sera Joué et chanté lundi soir par un orchestre symphonique et un choeur de 90 voix, sous la direction de Fritz Reiner.CKAC diffusera la deuxième partie de ce concert de l'Institut de musique Curtis, de 10 h, 45 à 11 h, p.m., lundi.LUNDI, 26 FEVRIER CBF — 329.7 mètres — 910 kilocycles 8.00 Radio-Journal.8.15 Chansonnettes.8.30 Ray Perkins, NBO.8.45 Le quart d'heure de.9.00 Intermède musical.9.05 Happy Jack, chanteur, NBO.9.15 The band goes to town.Orch.d’lr-vlng Miller et Dorothy Rochelle, chanteuse, NBC.9.30 Les chansons que vous aimez.10.00 Vie de famille.Sketch de M.Henry Deyglun.10.15 Courrier-confidences.10.30 Quelles nouvelles?avec Jovette Bernier.10.45 Matinee musicale.11.00 Le vieux maître d'école.Sketch.11.15 Heure symphonique.12.00 Le Réveil rural.Causerie.12.15 Merry music.12.30 Radio-Journal.12.45 Trio Toronto.12.59 Signal-horaire d’Ottawa.1.00 Cobwebs and Cadenzas, NBC.1.15 Chansonnettes françaises.1.30 Orch.municipal de Rochester,, sous la dtr.do Guy Fraser Harrison.2.00 Mademoiselle au piano.2.15 La rue principale.2.30 Concert de la marine américaine.3.00 Les chefs-d’oeuvre de la musique.4.00 Fémlna, sous la air.de Mme Pierre Casgraln.4.15 La campagne électorale fédérale.4.30 Récital de chant.4.45 Chansonnettes.5.00 Orch.Child.5.15 Version française des nouvelles de la BBC.5.35 La chronique parlée sur les programmes de la soirée.5.45 La bourse.6.00 Les plus beaux dlsquee.6 25 La chronique sportive Chlcieta.8.30 Radio-Journal.^ 6.45 Non.mais est-ce possible?7.00 La Pension Velder Sketch radlopho-nique de M.Robert Choquette.7.15 The Music Makers.7.30 Le Quatuor de la Bonne chanson.7.45 Un homme et son péché Adaptation radiophonique du roman de Claude-Henri Grignon.8.00 SVP.9.00 Au Restaurant d’en face.9.30 Arabesque.10.00 La Demi-heure Carnation, 10.30 Quelques problèmes scientifiques d'actualité.Causerie de M.Louis Bourgouin.10.45 La campagne électorale fédérale.11.00 Radlo-Journai et ohroulque mortlve.11.20 Orch de danse, NBC.11.30 Orch de danse.NBC.CBM — 286 mètres — 960 kilocycles 8.00 Radio-Journal en anglais.8.15 Do you remember.Groupe Instrumental, NBC.8.30 Marches' en musique.9.00 Intermède musical.9.05 Harpy Jack, chanteur, NBC.9.15 The band goes to town.Orch.Miller.9.30 Trio Vocal.9.45 Edward MacHugh, chanteur.10.00 The man I married.Sketrh.10.15 Cordes mélodiques.10.30 Album Red Seal.11.15 The Road of Life.Sketch.11.30 Musique symphonique.12.00 Ernest Coulton, baryton.12.15 Radio-Journal.12.30 La ferme et ses produits.12.59 Le signal-horaire de l’Observatoire d’Ottawa.1.00 The happy gang.1.30 Réunion du Canadian Club., 2.00 Mademoiselle au piano.2.15 Sengs for you.2.30 Relais de Londres.3.00 The Story of Mary Marlin.Sketch.NBO.3.15 Ma Perkins, Sketch.NBO.3.30 Pepper Young’s Family.Sketch, NBC.3.45 The Guiding Light.Sketch.NBC.4.00 Backstage Wife Sketch.4.15 La oampagne électorale fédérale.4.30 Vic and Sade Sketch, NBC.4.45 Nouvelles de là BBC 5.15 La chronique sur les programmes de la soirée et Intermède.5.30 Les chansons de Simone.5.45 La bourse.6.00 Yvette, chanteuse.Orch.Barron.6.15 Intermède.6.25 La chronique Chiclets.6.30 Radio-journal en anglais.6.45 Fémlna.Version anglaise.7.00 Modem English Poetry.Intervloue avec Mlle Louise MacNeice.7.15 The Music Makers Toronto.7.45 The Story of Poland.Causerie de Gerald S.Graham.8.00 Quaker Variety Show Orch Rich.8.30 Heure Firestone, avec Crooks 9.00 Quentin MacLean, organiste, 9.30 With the Troops In England.Reportage de Bob Bowman.10.00 Contented Hour avec Opal Craven, la quatuor Continental; jicn sous la dir de Percy Pasternack 10.30 This Canada.Causerie de M.Artnur L.Phelps.10.45 La campagne électorale fédérale.11.00 Radio-Journal et retransmission du 11.15 Récital de violon.11.30 Songs of Empire.CKAC — 411 mètres — 730 kilocycles 7.15 Réveil de la bonne humeur.7.45 Pot-pourri matinal.8.00 Gazette matinale.8.05 Variétés métropolitaines.8.30 Déjeuner musical.8.45 Voisinons.9.25 Conseils pratiques.9.30 Nouvelles.9.45 Smiling Jack and Todd Russell.10.00 Chansonnettes.10.15 Nommez la chanson.10.30 L’heure récréative 10.45 Grande Soeur.11.00 Les accents do Paris.11.15 Stars of the week and voice of Memory.11.30 Big Sister, 11.45 Love and Life of Dr Susan.12.00 Allons, c'est parisien.12.15 Coquetel musical.12.00 La parade du midi.12.45 Variété» Internationales, 1.00 La bourse.1.15 Nouvelles.t.25 Moment musical.1.3» Le monde féminin.1.50 Orch Erdody 2.00 Intermède.2.15 lia famille Gauthier.2.30 Au music-hall.3.00 A l'opérette.3.30 Nouvelles.3.45 Richard Maxwell, ténor.4.00 Conservatoire de musique de Cincinnati.4.15 Les événements sociaux.4.30 Sérénade tzigane.5.00 Heure du thé.5.15 Méloldcs rythmée».5.30 La rue principale, 5.45 Madeleine et Pierre.8.00 CKAC ce soir 6.05 Mélodie» d'orgue.8.15 Orch Erdody 8.30 Jamais de la via.8.40 Intermède musical.8.45 Les nouvelles de chez nous.7.00 Am os and Andy.7.15 Light up and listen Club.7.30 Nazalre et Barnabé 7.45 Le don Juan de la chanson.8.00 Tune up time.8.30 Questionnaire des deux villes.9.00 Radio-théâtre.10.00 Orch.Reyes.10.15 Le restaurant Alouette.10.30 Le journal parlé.10.45 Institut de musique Curtis.11.00 Allô allô, les eports.11.10 Nouvelles.1 00 Bulletin d’informations.» CFCF — 500 mètres — 600 k.locyeles CFCX — 49.96 mètres — 6005 kilc cycles 12.00 Nouvelles.12.20 Musique.1.00 Nouvelles.1.30 Orch municipal de Rochester, NBC.2.30 Fanfare de la marine américaine.3.45 Entre les appui-livre».NBc.4.00 Matluee-Club.NBC.4.55 Musique.6.00 Home sweet Home.6.15 Nouvel.es-eciatra.7.15 Imperial Tobacco Ce.7.45 Sport.7.55 National Breweries.8.15 Revue du théâtre.9.45 Dinah Shore, contralto, NBC.10.00 Variétés.11.00 Dernières nouvelles Molson.1.00 Nouvelles.CHLP — 266 mètres — 1120 kilocycles 8.15 Sommaire.température, •chansons françaises.8.30-Réveille-matin muslcaL 9.00 Vos refrains préférés.9.20 Nouvelles 9.30 Le train de bonheur.10.00 Chansonnettes.10.30 Chansonnettes.10.45 Le kiosque à musique.11.00 The Mandolettes.11.15 Kunz au piano.11.30 Emission Tessier.11.45 Quintette 12.00 Heure féminine.1.00 Radio-journal.1.05 Heure féminine.2.00 Heure — Orchestre de salon.2.30 Half and half.3.00.Opéra.4.15 Just Relax.4.55 Sommaire température.5.00 Heure — Radio-spécial.6.00 Heure, méli-mélo.0.15 Radio-Journal.6.25 Sommaire.6.30 Musique sur demande.6.45 Radio-annuaire.7.30 Commentateur sportif.7.45 Mon oncle.il™ Les aventures de Blanchard 8.30 La Pluie d Or.9.00 Les débonnaires.10.00 Orchestre.» 10.30 Le quatuor Venus.11.00 Heure.Considérant qu’il est temandû par une faible minorité seulement des femmes du Québec; Considérant que le désir de nos fermières s’exprime dans les voeux suivants: “Nous \oulons que nos maris, nos pères et nos frères se rendent compte de leurs responsa* bilités individuelles et collectives, qu’ils nous gardent le plus long* temps possible en dehors de cette chose salissante qu’est la politique, nous voulons pouvoir toujours leur dire et leur apprendre que nous désirons compter sur eux et nous fier à eux”; Il est proposé par Mme Lucien Dumont, secondée par Mlle Gratia Deshaies, et résolu que l’expression de nos désirs soient adressée au premier ministre de la province et au député de notre comté et que copie de telle résolution soit envoyée à quelques journaux ainsi qu’à la directrice de Paysana.Adcfptée.(signé) Mme Léopold Cyrenne, présidente| (signé) Mme Albert LaHaye, secrétaire, Cercle des fermières de Bécancourt LE VOTE DES FEMMES Considérant qu’au pays de Qué-bec, rien ne doit changer de ce qui est de nos traditions vitales; Considérant que le suffrage féminin est une grave menace contre elles; pifirariwiiD Semaine; spectacle continu.(10 a.m.à 2 ta.30 p.m., film complet).Sièges libres 75c, taxe incl.Billets en vente pour 2ème semaine.Soir, 8 ita., dim.mat.2 p.m., tous slè- I ‘ges réservés, taxe Incluse.l! (Ce film ne sera représenté ' de nouveau, cette année, qu’à prix plus élevés).A l'affiche présentement au :OH JEUDI, 29 FEVRIER, 8 h.30 p.m.HOTEL RITZ-CARLTON Noël Brunet VIOLONISTE au piano ROSS PRATT Billets en vente: $1.00 et $1.50 chez Ed.Archambault et Lindsay.IMPERIAL Aujourd’hui — Demain BASIL RATHBONE BORIS KARLOFF "TOWER OF LONDON" 2ème pièce au programme : Edmund LOWE - Wendy BARRIE dans "WITNESS VANISHES Lundi à 8 h.30: Soirée d’amateurs ODiv -tA''BTIN npacî-sMo- .tt scia • ^RIX • 2.Qç • *'25;ç ^fPASTAIPE flEANOR POWELL isspw oMiim m 0F /P4O * ^ JAMES CAGNEY r> PAT O’BRIEN x d IT GEORGE BRENTS ’ A l’afflrbe GEORGE JANE WILLIAM RAFT BRYAN HOLDEN WUNOAS 3èm SEMAINE Gfl^mORlflV, YîLTOR FHflnCEII acUîAy conDïmc RENÉ LEFÈVRE SVLViR BRTRillE SRTURNiN FRBRE GINETTE LECLERC 1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 46 LETTRES AU "DEVOIR" Nous ne publions que les lettres si- ] voient sommes d accomplir leurs gnées ou des communications accompa- promesses.La comedie va-t-elle «nées d'une lettre signée avec adresse durer encore longtemps ainsi, on authentique.Le “Devoir** ne prend pas bien le projet va-t-il finalement la responsabilité de ce qui parait sous prendre la direction des calendes cette rubriquo.i erccaues comme tant d autres/.A propos de fonctionnarisme Montréal, le SU février 1940.M.le rédacteu-r, le Devoir.Je lisais dans le Devoir du 1er février une lettre d’un ancien député provincial, M.Ferdinand Paradis, au sujet d’une commission provinciale du service civil.M.Paradis, se basant sur de récentes révélations de M.J.-F.Pouliot, député fédéral de Témiscouata, concernant les “bouffonneries de la commission fédérale du service civil”, croit que le meilleur parti à prendre est de se croiser les bras et de ne rien faire.Tout ce qui manque à M.Paradis pour parler avec connaissance de cause, c’est de connaître ce qu’est la vie d’un fonctionnaire provincial; car on voit bien d’après sa lettre que ce bon monsieur n’a jamais été fonctionnaire.M.Paradis, qui fait un cruel reproche aux libéraux d’etre partisans à lunettes rouges, ne pouvant voir autre chose que rouge, st lui aussi atteint du même mal, avec cette seule différence qu’il est partisan de l’Union nationale.En ce qui me concerne, il y a eu quatre ans au commencement de janvier que je suis au service ie l’Etat.J’ai obtenu ma position par la seule entremise d’un bureau de placement.Je débutai au gouvernement comme commis-sténographe à $75 par mois.J’étais heureux car je n’avais jamais auparavant gagné un tel salaire; mais je fus vite désillusionné car je ne tardai pas à être en butte aux tractations politiques de tous genres.avec un parti comme avec l’autre.A la convention libérale tenue à Québec en juin 1938, et à laquelle assistaient la majorité des ministres du gouvernement Godbout, ainsi que le premier ministre lui-même, les congressistes ont approuvé à l’unanimité, diverses mesures d’intérêt national, d’une urgente nécessité, dont la mise à la raison des “trusts”, l’abolition du Conseil législatif, la .municipalisation de l’électricité dans les villes î population dense, et enfin la crèa-“Commission grecques comme Un le devine bien.Entre politiciens intimes on doit à peu pies tenir ce langage: “Tu sais Jos., faut pas passer ce projet là tel que!, ça serait trop honnête et puis ça serait contre nous, tu sais on est peut-être ici rien que pour 4 ans, faut en profiter; puis au diable les promesses électorales.Notre prochaine élection s'en vient et faut se faire financer, pour le reste on inventera toutes sortes de prétextes aux électeurs, et puis faut être docile si on veut avoir l’appui du parti”.Ou bien entre politiciens pas trop intimes on tient à peu près le même langage, mais en termes plus voilés: “Tu sais Fred, la politique faut pas prendre ça trop au sérieux, faut pas s’en faire avec le nationalisme, tu sais si on passe ce projet-là tel quel on va froisser tel et tel “trusts” qui ont financé notre dernière élection, et si on se montre trop rebelles, notre nom va être sur la liste noire du parti, et à la prochaine élection on va être flanqué, et patati et patata” .Et c’est à des individus de cette espèce qu’on confie les affaires de l’Etat, quand on ne leur confierai! pas ses propres affaires.Les peuples ont, parait-il, les gouvernements qu’ils méritent.Si le gouvernement n’a pas de meilleures dispositions nous garantissant d’accomplir ses promesses tout ce qui reste à faire c’est aux fonctionnaires eux-mêmes de se mettre à la besogne, en se groupant en corporation afin de revendiquer et de protéger leurs droits.La chose n’est d’ailleurs pas nouvelle.Qu’on se souvienne depuis combien de temps à l'hôtel de ville de Montréal des politiciens, en mai de capital politique, promettaient aux fonctionnaires la “fameuse Commission du service civil, et pourtant à chaque élection la guillotine fonctionnait de plus bette.Les fonctionnaires consciencieux et loyaux se sont un bon jour rendu compte qu’il ne fallait pas trop attendre dés politiciens, et ont for mé: “L’Association des Fonction naires Municipaux”, afin de protéger leurs droits contre le patronage et le favoritisme politiques, et surtout de ne pas être au blanc à chaque élection.Pourquoi les fonc tionnaircs provinciaux conscicn pourtant chez nous en majorité dans Québec, et cependant nous sommes témoins tous les jours le luttes fratricides et d’atrocités sans nom commises entre des frères de I même race.Nous sommes divisés j aujourd’hui comme jamais dans ; toute notre histoire.Devant des ' problèmes d’intérêt vital nous ne savons plus réagir comme le fai- i salent nos ancêtres, les La Foulai- j ne, les Papineau, etc.nous ne sem-blons pas comprendre le principe élémentaire de “L’union fait la ; force”.Observons les Anglais, surtout depuis la guerre, et nous se rons bien forcés de constater comme ils savent s’unir devant le danger.Nous avons pourtant les meilleures raisons au _ inonde de nous unir, car un véritable danger nous menace cqnstammeut.notre salut national en dépend Mais si nous faisons toujours mine d’esclaves contents, à la longue nous finirons par nous faire assimiler comme race.et alors combien des nôtres devront dire: “Mea culpa, mea maxima culpa”.Avant de terminer, je crois sin cerement, n’en déplaise à M.Para | dis, que la création d’une “Com 1 mission provinciale du fonctionnarisme”, même telle que préconisée par M.Henri Groulx, est plus enviable que le fait d'être continuellement en butte aux plus basses passions politiques comme U sont présentement les fonctionnaires provinciaux.Avec le néfaste système de division des partis po litiques qui nous régit depuis déjà trop longtemps, bêlas! il ne faut pas s’attendre à l’adoption de mesures vraiment salvatrices; nous n’avons pas un grand choix.En at tendant l’avènement d’un gouvernement vraiment démocratique, la seule liberté qui nous reste, c’est le choisir le moindre mal.Fonctionnaire provincial (qui a vu les deux partis politiques à l’oeuvre.) lion d’une “Commission provinciale du fonctionnarisme”.A pei- cicux et loyaux à la province avant ne l’élection d’octobre 1939 termi- un parii politique quelconque n’i né, voici qu’un premier son de cio- .’ j che se fit entendre.M.Henri Groulx définit l’attitude du gouvernement à peu près en ces termes: “Le gouvernement Godbout, dit-il, est favorable à la création d’fme “Commission provinciale du fonc*, tionnarisme”, mais ne veut pas d'une commission similaire à celle du fédéral, qui, affirma-t-il, mène droit à la bureaucratie; nous voulons, ajouta-t-it, établir un système d’examens publics conformément aux positions sollicitées, mais de telle façon que les ministres se réservent le droit de nommer les candidats heureux aux positions vacantes.Depuis, un autre son de cloche s’est fait entendre, celle_ fois ano-, hyme, voulant que le projet précité ne soit pas étudié lors de cctts première session, mais soit remis à une session Ultérieure.Un autre petit truc que savent inventer a l’occasion nos politiciens quand iis miteraient-ils pas leurs confrères du municipal, en formant: “La Corporation des Fonctionnaires Provinciaux”?C’est d’ailleurs ce que nous enseignent les encych ques papales, lesquelles prônent l’union des employés entre eux de même que des employeurs entie eux, afin de pouvoir mieux s en: tendre réciproquement.C’est aussi le principe fondamental du corporatisme.Je déplore toutefois, avec M.Paradis, le fait qu’il se commette autant d’injustices criantes envers les Canadiens français à Ottawa On tente en effet, en appliquant lu politique du “Need not apply”, d’éloigner les nôtres le plus possible des postes de commande presque exclusivement réserves aux Anglais; mais il n’en reste pas moins vrai que proportionnellement il se commet plus d’injustices envers les nôtres à Québec.Nous sommes A Mac Gregor demandez, si c'est fait de papier lac Gregor Paper Bag Co.Inc.451, rue St-Sulpice LAncaster 2274-5 MONTREAL A QUALITE ET PRIX EGAUX • il est de votre devoir d'encou.oger une maison ca-nodienne-fronçaise comme !o Compagnie Chimique FRANCO-Américaine.Fondée depuis près de 50 ans par des Canadiens français, cette maison a su prendre de l'envergure dans le domaine des remèdes.Manufacturés sous le contrôle d'un docteur en chimie, d'un médecin, d'un pharmacien, les remèdes suivants sont efficaces.\ » PILULES ROUGES : anémie, faiblesse générale chez la femme; PILULES MORO : tonique reconstituant pour les hommes; ROBOL#: remède à la constipation; OVONOL : tonique pour les enfants; MONOCAL : tonique dépuratif; .RAYA : maladies féminines.Constamment améliorés, ces remèdes n'ont,rien h envier à bien des produits importés.Ils ont subi l'épreuve du temps, car la publicité seule neut pas réussi à les maintenir dans Je domaine public; ils font du bien et on se le dit.Cie Franco-Américaine .Ltée 1566, rue St-Denis :: Montréal LA.6249 Les savons à la radio M.le directeur^ L’heure est aux savons.En! Vas-y! Vite, à la queue leu leu au poste d’émission! Hop là! doux savonniers, donnez-vous carrière; voici le microphone.Ah! mes amis, quelle lessive 1 les bavures débordent en bulles onctueuses par tous les bouts de nos radios ahurissants : “Mesdames, votre linge deviendra blanc comme neige; votre vaisselle disparaîtra sous des montagnes de mouss.riche, aux couleurs de l’arc-en ciel.Votre peau restera souple et fraîche comme fleurs sous la rosée.Plongez jusqu’au cou dans ce ve louté savonneux.Une vapeur de propreté débordera la baignoire".“Après des siècles de recherches en laboratoire, nos experts ont enfin découvert la soude et la potasse, ces décrasscurs incomparables.Ils on ont éliminé tout élément corrosif.Les graisses, les huiles, la poussière, ces parasites des cotonnades et des soiries tombent sous les coups de nos produits.Essayez nos savons enrichis des meilleurs ingrédients chimiques.“Mesdames, êtes-vous dyspeptiques, apathiques, rachitiques?Le savon régénérateur Zède chassera, éliminera les humeurs de votre corps.Bientôt, vous vous sentirez ravissantes de fraîcheur et de jeunesse; vous susciterez l’envie des matronnes qui s’écrieront; Ah! quel savon, ma chère, quel savon qui opère de si grands miracles!” “Achetez donc dès ce soir une grosse boîte de flocons Zède, le savon pur et qui flotte.Procurez-vous sans tarder les trois grandes barres du savon doré Igrec”.Ainsi, la réclame à haute pression saponifie les ondes.Récemment, un retardataires rebondit au micro: “Mesdames, mes bonnes dames, délaisseriez-vous le pain de savon pur, soyeux, jaune comme l’or?Le savon auquel vos aïeules devaient leur teint vermeil?Le savon qui a blanchi votre linge d’en-fantelet; qui roule depuis des décades sur la planche à laver ancestrale?”.Après ceia, attendez-vous au pire.Un bon soir on proclamera les ventes exclusives du savon de chien.Vous entendrez.Vous entendrez.Le savon sans pareil.Le bon savon de chien à mousse blonde et flottante.Si messieurs les savonniers avaient | eu la moindre mesure, ils auraient mesuré leurs tirades à la patience I des auditeurs.Mais non, ce sont j eux les commanditaires de nos programmes de choix.Ils sont libres de nous torlurér à leur aise.Si bien que, sous leur contrainte, les radio-romans, déjà découpés en auditions d’un quart d’heure chacun, réduisent encore à cinq minutes leur | menu quotidien.Les gourmets n’en ont pas pour leur creuse dent.Jadis, Ici grand savonnier cana-dien-français n’eût jamais amorcé la clientèle par d" tels procédés; pourtant son produit se vendait bien; mais lui il avait le sens de la discrétion et de la mesure.11 n’eût jamais lancé telle ’’orme de concours qui donne une piteuse impression aux gens intelligents éeou tant tels programmes à la l'àdio.Vous, madame, Radio-Canada, vous -qui faites profession de bon sens et d’éducation, passez donc au I savon fort ces commanditaires impudents.Décrassez-les à fond! LECTEUR ' Saint-Hyacinthe-Bagot St-Hyacinthe, 24 (D.N.fl.) — M Joseph Fontaine, maire de Notre-Dame de St-Hyacinthe, a été élu 11 président de l’Association de la Jeunesse libéral'e de St-Hyacinthe-Bngot, en remplacement de M.Roméo Péloquin, sortant de charge.Les autres dignitaires de l’Association, pour le prochain exercice, se ront MM.Albert Fontaine, échevin i| de St-Hyacinthe, 1er vice-président; Janvier Coderre, 2e vicc-prc-] sident, Ste-Rosalie; Raoul Las.son-de, secrétaire-trésorier; Jean-Paul Breault, secrétaire-archiviste; di recteurs, MM.Gustave Morin, Lucien Chagnon, Roméo Péloquin.Fernand Bousquet, ce dernier de Si-Dominiquc de Ragot; Alphonse Desroches Paul Morrissctte, Clovis et Emilieii Poirier, de St-Pio de Ba-g°t.< r Avez-vous besoin de bons livres?| Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Nous sommes heureux de rendre au Devoir le témoignage de notre appéàation pour ton effort penittant à maintenir decant l’opinion let grandt ptoblimet d’ordre poUûqut, national et économique qui font l’objet des préoccupations de l élite intellectuelle de notre province.Confitures et autres produits alimentaires RENAUD & FRERES INCORFOitlt 1337 est, rue ONTARIO MONTREAL FRontenac 3197 Qualité et saveur valent mieux que prix trompeur H0RACE-'A.RENAUD, président LEOPOLD-A.RENAUD, vice-président HECTOR RENAUD, directeur Depuis sa fondation, notre maison a toujours fui la publicité tapageuse, mais la variété et la qualité supérieure et constante de sea produits les a fait s'imposer i l’appréciation dos consommatours et s’implanter dan* tous les milieux soucieux d’obtenir une QUALITE SUPERIEURE POUR UN PRIX RAISONNABLE.ESSAYER NOS PRODUITS, CEST LES ADOPTER.¦ ?\[ous félicitons LE DEVOIR à l'occasion de son eme Anniversaire En 1786, John Molson construisit sa première brasserie sur le site de l’établissement Molson actuel.Au cours de ces 154 années, cette entreprise — la Brasserie Molson — a grandi avec la ville.Elle a connu les jours agités de 1812, elle a été témoin de l’inauguration du pont Victoria, elle a vu naître la Confédération.Elle a aussi assisté aux débuts d’autres entreprises, dont certaines devaient connaître le succès, d’autres choir en chemin.A l’âge vénérable de 124 ans, elle assista à la naissance du DEVOIR, le vît ensuite progresser et se fortifier avec les ans jusqu à ce jour où, âgé de 30 ans, il est reconnu l’un des grands journaux du Canada français.Nous félicitons le DEVOIR de tout ce qu’il a accompli pendant les trente années de sa remarquable carrière.MOLSON’S LA BIERE QUE VOTRE ARRIERE-GRAND-PERE BUVAIT l 6174 La guerre et les prix La situation n'est pas la même aujourd'hui qu'en 1914 — La demande massive d'autrefois et les réserves de septembre dernier Notre planche de salut Dans son bulletin de février, la banque Canadienne Nationale note que le mouvement des prix est à juste titre l’une des questions qui préoccupent le plus, à l’heure présente, les homirtes d’affaires.Tous les chefs d'entreprises subordonnent naturellement l’importance de leurs commandes aux prévisions sur l’évolution des marchés et ils ne cachent pas leur embarras.J,a guerre est un facteur de hausse.L’histoire le démontre.Lors de la dernière guerre le relèvement des prix n’a cependant pas été immédiat, il ne s'est produit qu'un an environ après le début des hostilités pour déclencher des vagues successives de spéculation aboutissant à la période d inflation qui se prolongea de 191G à 1920.Dès les premiers mois du présent conflit, Ions les marchés ont subi une brusque poussée, qui était surtout d'ordre psychologique.Comme tout le monde craignait un renchérissement général, tout le monde s’est empressé de se constituer des réserves.L’alerte passée, les cours ont fléchi, sauf quelques exceptions, dont la laine, les cuirs et les peaux, dont les stocks ne sont pas proportionnés à la demande subitement accrue.La situation aujourd’hui n’est jias celle d’il y a vingt-cinq ans.Il y a vingt-cinq ans, la production et la consommation des grandes matières premières s’équilibraient tant bien que mal.La demande massive des Alliés à cette époque provoqua, notamment au Canada et aux Etats-Unis, une vaste extension de certaines cultures, un rapide développement de l'industrie-minière, la création de tout un monde industriel pour répondre aux besoins artificiels de la guerre.C’est la cause de l’essort de l’activité économique qui a fatalement et logiquement amené la phase de spéculation et d’inflation qui nous écrasait encore en septembre dernier.* En septembre dernier nous n étions pas sortis d’une crise de sur-r réduction ou de sous-consommation qui se manifestait par la présence de stocks volumineux, reportés d’année en année, de denrées alimentaires et de matières premières.Les réserves étaient telles en septembre 1939, elles excédaient à un si haut point les possibilités d’absorp lion des marchés que plusieurs Etats avaient jugé à propos d’intervenir Poui taülilei 1 écoulement ou la resorption des stocks excédentaires, quand ils ne restreignaient pas la production.Les débouchés étaient tellement insuffisants qu i! s était constitué des ententes, sur le plan national, et même des cartels internationaux, pour répartir au moyen du contingentement la production sur les différents marchés cl entre les différents producteurs.Du point de vue économique et militaire les Alliés sont mieux préparés à la guerre cette fois-ci qu’ils ne l’étaient en 1914, et la centralisation de leurs achats leur permet de mieux répar-tu leurs commandes, de s’approvisionner à meilleur compte, tout en bénéficiant de la concurrence que se font les pays d’Empire et les nations neutres, pour mieux déjouer la spéculation.La spéculation, qui lut pendant la dernière guerre un puissant facteur de hausse des prix, est loin d’offrir aujourd’hui les mêmes ;i!traits.Dans tous les pays, les gouvernements frappent les bénéfices de guerre d impôts si lourds qu'ils constituent une véritable confiscation.Aussi, ceux-là sont-ils rares qui veulent choisir, dans l’alternative d abandonner au fisc à peu près tous leurs profits ou de subir des pertes comme celles que tant de spéculateurs ont essuyées au lendemain de 1918.Farce que le souvenir de la débâcle économique engendrée par la guerre de 1914-1918 reste grave dans les esprits, on est donc justifiable de conclure que, normalement, une hausse sensible et rapide des prix, sauf quant aux produits dont les stocks sont limités, ne parait pas pro-bablc au cours des prochains mois, ni peut-être même au cours de 1940.Si Ja guerre se prolongeait, en s’intensifiant, au delà d’une année, il y aurait évidemment, conclut l'économiste de la banque Canadienne Nationale, lieu de faire de nouveaux pronostics en s'appuyant sur de nouvelles données.En marge de ees observations, il paraît évident que les pelites et les moyennes entreprises et l’artisanat souffriront le moins de la situation que nous fait Ja guerre; et c’est donc de ce côté que doivent tendre nos cl loris pour assurer noire survivance et notre émancipation.Alvarez VAILLANCOURT En passant.Des licences seront émises par la Trinité pour l’importation du Canada de toutes les marchandises dont l'entrée est permise en pio-venance du Iloyuunic-Uni ou de tout pays ou toute dépendance de l’Empire britannique, sauf Terre-Neuve, Hong-Kong et le Soudan.* * Ÿ Le bacon et le jambon en contenants hermétiques, ainsi que le saindoux, ont été ajoutés à la liste des denrées dont l’importation au Hoyaunie-Uni est prohibée sauf avec licence.# * * M.A.E.Bryan, commissaire du commerce du Canada à Liverpool, vient de recevoir une demande d'une firme importatrice et exportatrice de Manchester concernant la possibilité de conclure des arrangements avec des firmes canadiennes pour approvisionner ses clients du Sud-américain, tout particulièrement en Colombie et au Venezuela, dans certaines denrées qu’il est difficile de se procurer au Royaume-Uni.* * * L’importation au Royaume-Uni de la pâte et du papier, ainsi que d'un bon nombre de leurs produits ouvrés, sera prohibée sauf avec licence, à partir du 3 mars.Ÿ Ÿ Ÿ En dépit de la perte des débouchés de l’Europe centrale pour le cacao et les huiles végétales, des gros stocks et des pas prix du cacao, ainsi que de la contraction des affaires causée par la guerre, nous pouvons dire que l’économie de l’Afrique occidentale anglaise est assez bonne, avec d’excellentes perspectives pour l’avenir.La situation économique en 1939 i-aE'r as j H&SfsrE sBsrsS linctifs.La repri,.dos .affaire,.Los prix do 8rp.0 sool ralliés 'W.t îi.S.t' En estimant les perspectives de I l’an prochain il faut prendre en considération le nouvel accord - d'entrainement aérien du Commonwealth britannique.On s’attend tinctifs.La reprise des affaires, interrompue l’année précédente, s’est continuée en 1939.Le résul- i ox ,I, - r ,y-" *iuu,uuu,uuu en i«4U et qu eues pro- Lsquement les ^quatre derniers I fUeront Principalement aux firmes, mnuu r.v ¦ i î i u r.,.r,;'.;",! au personnel aerien et aux ouvriers tat net a été un nouveau maxi- médiaire en regard du premier tri-1 Lanada- représente un muni dans plusieurs domaines au ineslre de 1937.j nouveau pouvoir d achat et devrait cours de la période d’observation! Le Canada a passé par une an- a'dera maintenir le haut ntveauac-.née fertile en événements, a'u'cours lUel des t>Pcratlons commerciales.Le blé L’état des affaires au Royaume.Uni La chute des affaires semble arrêtée Le commerce au Royaume-Uni a élé bouleversé durant les quelques derniers mois, ce qui a rendu nécessaire l'abandon des pratiques établies depuis longtemps et la résolution des problèmes de tous les jours à la lumière de circonstances lout a fait nouvelles.Dans une revue (’e l’élta des affaires au Royaume-Uni en 1939.M.Frederic Hudd, premier commissaire du Commerce du Canada en ce pays, écrit au mi-n it ère du Commerce nue “la chute des affaires qui suivit la déclaration de la guerre semble .rrêtée.si l’on en juge par des éléments coniine la hausse de l’embauchage, le maintien à un haut niveau du rendement des matières • remières de base et des produits chimiques, e! la grande activité qui règne dans toutes les industries de grosse machinerie, de la construction des navires, et des lissas.Cependant, Je pars est encore dans une période de transition d’une économie de naix à une économie de guerre, et le maximum de l'activité induslricl-le n’a en aucune façon été atteint.’.’ Comme il fallait s’y attendre, le commerce extérieur du pays a souffert sérieusement, aioute-t-il.Dans un discours à la Chambre des Communes, le 7 décembre, le président du board of Trade r annoncé que les exportations élaient revenues au niveau du dernier mois précédant le début des hostilités.Cependant, le volume général du com-merce extérieur a été fortement réduit nar la prohibition ou la réglementation de nombreuses importa- tions — prohibition et réglementation dictées par la polilique financière visant à la conservation des devises pour l’achat des denrées indispensables à l'effort de guerre, tout en évitant l’accuniula-Üon de la dette non en sterling.Il v a lieu de s’attendre à ce que les importations d’origine canadienne au Royaupie-Uni de denrées alimentaires indispensables, de matières premières, d’armements et d’autres approvisionnements de guerre se développent autant que le permettront les.facilités de la navigation.Dans le cas du bacon, un contrat a été conclu en vertu duquel le ministère de l’Alimentation achètera du Dominion une moyenne habdomadaire d’à peu près 5,-(500,000 livres de bacon et de iambon canadiens, dont une partie sera pour les forces armées.Les exportateurs canadiens peuvent juger de l'importance de ce contrat par le fait qu’en 1937 et en 1938 les importations de bacon el de jambon du Canada au Rovaume-Uni ont représenté 1.701,718 qtx et 1,507,656 nlx.respcclivement.tandis que le Dominion s’est engagé à en fournir 2,600.000 qlx en 1940.Ceci semble indiquer la possibilité d’achats par contrat de grosses quantités d’autres produits du Canada, dit en terminant M.Hudd.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430, rue Notre-Dame (est), Montréal.EXFEDJTIOXS ET MOUVEMENT PRIMAIRE Les cxpédilions outre-mer et les importations de blé canadien aux Etats-Unis pour la consommation et la mouture en régie se placent à 2,953,111 boisseaux Ja semaine du 1(5 février, à rapprocher de 1,801,-663 la semaine correspondante l’an dernier.Le total cumulatif de la période du 1er août au 16 février est de 83,137,937 boisseaux, en regard de 86,719,483 la période correspondante de la campagne précédente.* * * Les arrivages de blé dans les Provinces des Prairies la semaine terminée le 16 février s’élèvent à 1,-357,693 boisseaux, comparativement à 1,298,641 la semaine précé-denlc et 313,052 Ja semaine correspondante l’an dernier.Par province.les urriv.dges sont les suivants (Chiffres rie la même semaine l’an dernier entre parenthèses): Manitoba, 67,684 (33,697) boisseaux; Saskatchewan.074,781 (132,455); Alberta, 615,228 (146,900).fa’s arrivages des vingt-neuf semailles terminées le 10 février forment un total de 370,394,761 boisseaux, contre 260,558,969 la période correspondante l’an dernier.Par province, les totaux sont les sui-vanls: Mafiitoba, 50,294,995 (40,-714,730) boisseaux; Saskatchewan, 206,279,700 (163,850,920); Alberta, 113,820,066 (115,993,319).j depuis la dernière guerre mondiale.Les opérations commerciales ont augmenté en volume à la suite d’une I hésitation au cours du premier tri-j mestre.Elles ont fait excellente -i-gure les huit premiers mois et reçu un nouveau stimulant lors du dé-) clencheinent des hoslilités.Le der-1 nier trimestre, l’indice du volume physique des affaires a atteint une ! moyenne plus forte que celle de j toute période similaire en vingt ans.La ’•écoilc de blé a été plus abondante qu’en toute autre année excepté en 1928.Le rendement des grandes cultures a accusé un gain de 18 p.c.sur 1938 et la valeur estimative à la ferme a passé de $550,-000,000 à $634,000,000.î/cmploiement industriel s’est relativement bien maintenu et l’indice a monté à un niveau particulièrement élevé à la fin de l’année.L’avance des articles ouvrés a etc de 7,5 points, à 81.1.La position des banques à charte a continué d’être forlc, les dépôts atteignant une nouvelle cime.Tandis que les prêts courants ont enregistré un gain encourageant, le surplus des dépôts à terme a révélé le maintien1 d’une forte position liquide.Les obligations du Dominion, après avoir touché un nou-veau maximum la première partie de l'année, ont réagi brusquement au début des hostilités.La reprise a été considérable pendant le dernier trimestre, par suite du rétablissement de la confiance occasionné partiellement par l'introduction du contrôle gouvernemenlal.Les actions ordinaires se sont assez bien maintenues ces deux dernières années, mais en décembre elles se plaçaient à un point légèrement inférieur à celui du même mois de l’année précédente.Elles se sont orientées à la baisse les huit pre-miers mois, niais elles ont monté • considérablement peu après le déclenchement de la guerre.D’une : manière générale, l'indice des ac-I lions ordinaires au cours des deux dernières années ne s'est pas beau- AVIS j 03t par Ica présentes donné que l’assemblée générale annuelle des Actionnaires de ’.a SOCIKTE d'ADMINISTRATION et de FIDUCIE aura Heu le mardi 19 mars 1940, à 3 h.30 de l'après-midl, aux bureaux de la Société, 5 est, rue St-Jacques, Mont->veI Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien.J.-C.BROSSEAU.Secrétaire Mcntréal, le 24 février 1940.Avis légaux Province de Québec, District de Montréal, No 188956, Cour Supérieure.A.H.Mannlngham, demandeur, vs Bernard M, lima n faisant affaires sous le nom de Sc-1 MUlman & Son Reg'd, défendeur.Le 4ème .tour de mars 1940 A onze heures de l'avant-mldl au Hou d'entrepôt dudit défendeur.au no 1432.rue St-Laurent, en K Cité de Montréal, seront vendus en bloc par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en showcases, caisse cn-j rtglstreuse ‘'National”, 1 lot de marchan-I dises sèches assorties, etc.Conditions: i argent comptant M.-T.Roblllard, H.C.S.Mcntréal, 24 février 1940.PAUL GOULET FARRELL VINCENT L.-J.FORGET & CIE Bourse de Montréal Montreal Çurb Market MArquette 8191 469-73, St-François-Xavier MONTREAL Marché du bétail Les arrivages durant la semaine finissant le 22 février 1940 sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 1,354 bêtes à cornes, 142 moutons et agneaux 4,529 porcs et 1,888 veaux.En plus 2,226 porcs furent vendus sur la classification abattue.Aussi 230 bêtes à cornes, 189 agneaux el 350 porcs furent consignés aux maisons de salaisons.II y a eu une amélioration dans la qualité et les prix des agneaux.Les veaux ont perdu .25 à .50 sous du 100 livres durant la semaine.Les vaches se vendaient plus cher, tandis que (es autres catégories des animaux vivants v compris les porcs étaient à peu près stables.Les bons^bouvillons se vendaient $7.25 à $7.75, et les moyens autour de $6.50 à $7.10 et les communs au-dessus de $6.00.Lès taures rapportaient autour de $6.50, les vaches de boucjicrie $3.75 à $5.75.La plupart des moyennes vaches rapportaient entre $4.50 et $5.00.Les vaches pour la mise en conserve $3.00 à $3.60 et les taureaux entre $4.00 et $6.00 el les communs se vendaient au-dessus de $5.25.Les bons veaux de lait obtenaient au-dessus de $11.50 durant les premiers jours de la semaine et en fermeture des ventes jusqu’à $11.00.La plupart des veaux .vendus en lots mélangés de qualité ordinaire à moyenne entre $9.25 et $10,50.Les '¦eaux nourris à la chaudière S5.00 à $8.00 et ceux d’herbe $4.00 à $4.50 a«neaux variaient de $8.50 à $10.00, quelques agneaux se ven daienl jusqu’à $11.00.Les ^ $6.00, la plupart $6.00., Les porcs obtenaient $9.40 pour les bacons nourris et 2.î!eolLves livrés par camions et 8I-.30 et $12.40 sur la classification abattue peses chauds.Les truies étaient $6.00 à $7.25 e:- fermeture des ventes pour la plupart entre $6.00 et $6.50.Les choix obtenaient •$1.00 de prime par tète avec les coupes ordinaires sur les autres catégories.Province de Québec, District de Montreal.No 176847, Cour Supérieure.Wood-house & Co.Ltd, demanderesse, vs Thomas Gale, défendeur.Le 4ème Jour de mars 1940 à deux heures de l'après-midl au domicile dudit défendeur, au no 729, rue Imperial en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cotte cause, consistant en radio, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.M-T.Roblllard.H.C.S.Montréal, 24 février 1940.de laquelle les affairés onl clé influencées par de multiples développements mondiaux el par un certain nombre de facteurs domestiques importants.On ne peut nier que même en temps de guerre la solidarité est grande dans l'économie sociale et que tout développe- j ninet spectaculaire dans une ré-1 gioiï est tout à fait certain d’influencer les autres.Des changements marqués caractérisent l'économie de guerre.Le chiffre d’affaires pendant la dernière partie de l’année s’est effectué sans dislocation indue el, après quatre mois de guerre, nous trouvons que les affaires générales du pays n’ont jias été grandement Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Laurier Bedding Co., 5140, Sème ave Rosemont, Roland Campeau, et R.Gauthier, célibataires.Atlantic Buckle Company, 1449, St-Alexandre, Ch.514, Joe Blicker, ma-., rié, et Sam Gilbert, célib.troublées et qu’en j Canada Motor Race Contest Reg’d, somme le progrès vers l'amélioration de la situation s'est maintenu.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.IN RE : Succession vacante JOSEPH CAREAU, en son vivant, bourgeois, de la Paroisse de St-Joachim de la Pointe-Claire.Aux parents et créanciers dudit feu Joseph Careau.Sachez qu’en vertu d'une ordonnance de l’honorable Juge Alphonse Décary, de ladite cour Supérieure, dit district, en date de ce Jour, vous êtes par les préceptes, convoqués à comparaître devant ladite cour.Jeudi, le sept mars prochain A dix heures et trente minutes de l'avant-mldl, à la chambre 31.au Palais de Justice fi Montréal, aux fins de nommer un curateur à ladite succession vacante.Montréal.23 février 1940.J.-A.-Emile BOILEAU, notaire.2272, rue Ste-Catherine est, William Thinel, marié, et René Barlati, marié, et L.Montbriand, célib.Alva Shipping Company Ltd, 3975, rue St-Ambroise, H.W.Conant, président.Radio Atelier Pansonor, 455, rue Duluth, Antoni Lemay, célibataire.La Corset Illusion, marchand, 1104 est.rue Mont-Royal, Dame Fab.Auelair, mariée.Cecil H.Connett fr Co., mao, et Importateur, Cecil H.Gonnett, célibataire.759 ave Green, Saucy Sue Frocks, 1435, rue Bleury, Louis Shaffer, non marié.The Carden Mfg Co., mercerie pour hommes, Samuel Bercuson, marié.The Atlas Novelty Co., 130, rue Villa-neuve ouest, Moses Hishop, marié.Maison canadienne-française Nous atlirons Fatten lion de nos lecteurs sur l'annonce de la St.Lawrence Paper Bag Co., qui parait en page 54, avec les neuf autres des principaux fournisseurs de Tousignant Frères Limitée, les plus grands détaillants de beurre à Montréal, et nous les prions de noter qu’en dépit du nom à consonance anglaise, cette maison, fondée à Québec il y a quarante ans.est essentiellement canadien-ne-française.Son fondateur est M.J.-Aimé Déry, le président actuel, de Québec.Fabrieanle de sacs de papier Je tous genres: sacs à thé, imprimés sur les quatre côtés en une, deux ou trois couleurs, sacs à marche, sacs d’épicerie, sacs en “glossine”, etc., la St.Lawrence Paper Bag Co.fait des affaires dans le Canada entier.Son représentant à Montréal est M.Lionel Pagé, qui est à son emploi depuis une quinzaine d’années.Province de Québec.District de Montréal.No 189209 Cour supérieure DAME AMANDA GALARNEAU, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens d'EDMOND MIRON, actuellement do Heu Inconnu dans la province d'Onta-r,(h Demanderesse — vs — EDMOND MIRON, de lieu Inconnu, dans la province d’Ontario, Défendeur.I' est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois, Montréal, 22 février 1940.T.DEPATIE, Député-Protonotalre.Où voulez-vous demeurer?Nous avons des 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McG.Stewart, cjl MONTIW fcnijrl Montreal Trust Company - Etabli* 1889- 511 PLACE D'ARMES, MONTREAL HALIFAX TORONTO ST-JEAN.TERRENEUVE WINNIPEG EDMONTON VANCOUVER LONDRES, ANG.NASSAU, BAHAMAS Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS ILAbttCOUL.FC' I > mcaIlloujc_______l.c.O.U.PAP)M£AU___l.c! \ • ' AtptMTUHt • OlOMCTM.iHGÉMiEUlL/ con/tii LC/ liwénieift/ Axroclis UMlrit S ?ÜKT- But -'T JACOyE/’-MONTRlAl PLAULAU 5451- 3452 v- f office.THË.ML/ COMPTABLES Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié 60, 5t-Iacque: O.- Montréal Téléphone: HArbour 1553 ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses A se prévaloir de noa services particuliers.441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 P.-A.GAGNON Comptable Agrée Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré.de Billy.Prévost et Homo • 80, rue St-Pierre Téléphone: 1-4778* - Québec LaRUE & TRUDEL ^omptabler \ Fondation et origines de THôtel-Dieu — Trois siècles de dévouement aux malades de Montréal — Vers l’avenir Par OMER HÉROUX v.svjqwv “Wr; \ ^ T™ —y • v T*'- «.w*—»- - ¦ ; ¦ : .' ¦ : ; ¦ 4 * ¦ ' m K < r, ' - « T* MlMi UN COIN DE TERRE A JAMAIS SACRE Vue centenaire, prise de la Place Royale, face à la Pointe-à-Callières, endroit précisait debarquement de M.de Maisonneuve et de ses compagnons, le i / mai 1642, à la fin du jour, lout près, le matin du 18, sur un autel rustique, le Père Vimont célébrait io première messe.Ville-Marie prenait naissance.N Voici quelques notes, hâtivement griffonnées par un profane — le sujet, comme la plupart de ceux qui sont traités dans ce numéro, exigerait un volume et la main d’un spécialiste — sur Jeanne Mance et les Hospitalières de Saint-Joseph: la fondatrice et les grandes ouvrières de l’Hôtel-Dieu de Montréal.Nous touchons ici aux plus lointaines origines de notre ville.Jeanne était à Montréal le 17 mai 1642, avec la petite troupe fie Maisonneuve.Quant aux Hospitalières de Saint-Joseph, qui devaient compléter et si admirablement développer l’oeuvre de Jeanne Mance, si elles ne sont arrivées à Ville-Marie que dix-sept années plus tard, en octobre 1659, il semble tien que, dès leur fondation, elles aient .élé destinées à ce poste, qu’elles aient été fondées d’abord et surtout pour l’occuper.L’histoire ici confine au merveilleux; on dirait même qu’elle ne trouve (tue dans le surnaturel une complète explication.* * * Nous avons — et c’était un acte d’impérieuse gratitude — dressé au coeur de notre ville la statue du moine-soldat, Paul de Maisonneuve, qui fut un si magnifique agent d’exécution.qui, un quart de siècle durant, dirigea sur place le travail de ses colons et la défense de la colonie.Nous avons glorifié dans le bronze, avec Lambert Closse et Charles Le Moyne, le père des Macchabées de la Nouvelle-France notre grande Jeanne Mance.Et c’était encore un geste d’élémentaire justice.Jeanne ne fut pas seulement la première infirmière montréalaise, la première qui pansa les plaies de nos jièrcs.Elle fut à la vérité un homme d’Etat de haute taille; elle a tenu dans les débuts de notre ville un rôle si considérable qu’on a pu la qualifier de cofondatrice de Montréal.En une ou deux heures lra[»i-ques, par sa hardiesse de pensée, par son esprit de décision, elle a probablement assuré le salut de Ville-Marie.“.Denonville, le gouverneur général, écrivant plus tard à ta cour, dira aux fêtes de 1909 le regretté Mgr Bruchési, parlera d’elle comme de la libératrice de Montréal et de toute la colonie”.Jamais nous ne saurons assez dire « Jeanne la gratitude de notre peuple.Mais aucun monument ne rap pelle la mémoire de Jérôme Le Royer de la Dauversière, fondateu** des Hospitalières de Saint-Joseph, qui fut, au témoignage d’historiens compétents, le premier et, si l’on peut employer ici le singulier, le véritable fondateur de Montréal, l’homme qui conçut l’idée de cette colonie, qui en prépara la réalisation.Cet apparent oubli tient probablement au fait que Jérôme Le Royer de la Dauversière n’est jamais venu en Nouvelle-France, qu’il n’aperçut l’He de Montréal que des yeux de son imagination.Il est naturel que le souvenir de ceux qu’on avait vus sur place, au milieu des difficultés locales, face au Barbare et à la forêt, se soit plus profondément ancré dans la mémoire des hommes.Mais ce demi-oubli, s’il s’explique, ne doit pas indéfiniment se prolonger.* * * Le récit qui va suivre semble relever de la légende; mais il se rattache à l’histoire même.Il en éclaire des aspects qui, autrement, paraîtraient, au regard des profanes tout au moins, invraisemblables et inexplicables.C’est donc, d’après les mémoires de son fils, le 2 février 1630, que Jérôme Le Royer de la Dauversière, | petit fonctionnaire de la Flèche, dans l’ouest de la France, eut une vision où il comprit que Dieu lui imposait un triple mandat: la fondation, sous le patronage de saint Joseph, d’une congrégation de religieuses hospitalières, la colonisation de l’ile de Montréal pour son évangélisation et l’établissement dais la colonie naissante d’un hôtel-Dieu que desserviraient les futures congréganistes.Ceci paraissait excéder les bornes du vraisemblable et ne pouvait manquer de susciter chez les conseillers du petit fonctionnaire-une prudente réserve.Songeons-y bien: l’homme qui se déclarait chargé de la fondation d’un ordre de religieuses hospitalières était un simple laïc, marié et père de famille, engagé par-(jes.sus le marché dans une carrière de fonctionnaire fiscal; l’ile où 11 croyait devoir établir une colonie et installer les futures religieuses, où il n’avait pas le moindre intérêt propre, n’était même pas en ce moment sous l’empire de son souverain, (Suite à la page 22/ 18 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 46 (Suite de la pat/c 11) Montreal formait alors une ville d'environ vingt-cinq mille âmes.Monseigneur Lartigue, son premier Evêque, essuiera le choc des troubles civils de l'époque rion moins l'éducation, de l'apostolat, et portent jusqu'aux extrémités du diocèse une fécondité qui permettra successivement d’en détacher cinq églises diocésaines toutes mûres.La Congrégation de Notre-Dame, de Marguerite Bour- • • • • ••••••• Réalisation du pieux désir de M.Olier que de certaines épreuves encore plus amères.Sa grande ^T.1 cnviron .,rois mi,lc suJets « c°uvre I' «S'on — - .si/* IV/4 rx r* S r- /* * I I ¦» ~ __\ _!__ J./"N.f 1_ _ .1 ¦ rent donner satisfaction à d'autres rang social, ni les infirmités, ni le besoins.Deux communautés, celle ; froid, la neige, le fleuve et les de Notre-Dame et celle de l’Hôtel- i cours d'eau glacés, la solitude, les Dieu, furent d'abord l’objet de leurs i longues et dangereuses courses à soins.Avec elles la leur forma cett" travers la forêt, les embuscades, les trinitc invstiquc dont la Sainte La- tortures, les veilles, la cruauté oit mille de Nazareth devenait le mo- la grossièreté des moeurs, les dif- oeuvre fut sans doute de se choisir dans la personne de Monseigneur Bourget un Coadjuteur et un Successeur qui sera, à la vérité, le second fondateur de l'Eglise de Montréal, véritable Charles Borromée en notre Canada.Sous son règne, au prix de quelles mésintelligences et de quelles oppositions, la paroisse de Montréal avec ses quelques succursales commença de se subdiviser.La première cathédrale Saint-Jacques, celle de l'Est, bâtie en 1823, deviendra paroisse en 1866.On voit aussi sous la bénédiction du saint Evêque s'épanouir, outre le Petit Séminaire de Montréal, ceux de Sainte-Thérèse (1825) et de l’Assomption (1832).Quatre communautés de femmes prennent racine à peu près simultanément et qui deviendront des Instituts fort puissants, comptant de nos jours, les trois premiers, plus de deux milliers de sujets, le dernier, plusieurs centaines.Ce sont, pour l'enseignement, les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (1843) et les Soeurs de Sainte-Anne (1850): et, pour les oeuvres d'hospitalisation, les Soeurs de la Providence ( 1843) et les Soeurs de Miséricorde (1848).Peu après naissent à^'ombre du Séminaire les Petites Filles de Saint-Joseph.En même temps sont appelées au diocèse les Dames du Sacré-Coeur (1842): les Soeurs du Bon Pasteur d’Angers (1844); les Soeurs de Sainte-Croix du Mans (1847), celles-ci devant former au pays un Institut indépendant (1886) encore de plus de deux ou trois mille membres présentement; et plus tard les Adoratrices du Précieux-Sang (1874).Pour ce qui concerne les Ordres et Congrégations de religieux, l’Evêque amène les Oblats de Marie-Immaculéc (1841), fait rentrer les Jésuites (1842), appelle aussi du Mans les Religieux de Sainte-Croix (1847) et de Lyon les Clercs de Saint-Viateur (1847).En outre les Frères de la Charité, qui viennent de Belgique (1865).Une autre plume dira le bourdonnement apostolique de cette période par le zèle qu’inspire au diocèse la flamme du premier Pasteur et que soutient le développement des institutions.C’est l’époque d’un admirable rayonnement missionnaire au lointain.Le geste des Sulpiciens du XVIIe siècle déléguant, malgré leur petit nombre, des prêtres aux missions indiennes, a servi de prélude et comme d’exemple à cette expansion de Ville-Marie, au milieu du dernier siècle.La jeune métropole fournira des prêtres et parfois des Evêques à nombre de diocèses lointains.Voici les Oblats, bientôt montcéalisés, si on ose dire, et qui s’embarquent en leurs plus héroïques aventures.Les Soeurs Grises de la Charité de l’Hôpital Général les accompagneront jusqu'au pôle nord, pendant qu’avec la bénédiction de leur Evêque, Soeurs de la Providence vont à l’Orégon, Soeurs de Sainte-Anne vont en Colombie, Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie vont en Californie.ÿ Ÿ 3ê Sous les successeurs de Monseigneur Bourget, ce sont encore d'autres Instituts qui envahissent, s’il est permis de s'exprimer ainsi, la place à Montréal.Pendant l’épiscopat de Monseigneur Fabre d’abord, parmi les moines et congréganistes qui viennent renforcer le clergé et multiplier les fondations pieuses de tout genre, il faut mentionner: les Cisterciens de la Trappe (1881), les Rédemptoristcs (1884), les Franciscains (1890), les Pères du Très Saint Sacrement (1890), les Montfortains (I8S(4).Viennent prêter main-forte aux Frères des Ecoles Chrétiennes les Frères Maristes (1886), les Frères de Saint-Gabriel (1888), les Frères de l’Instruction Chrétienne (1896).Les Petites Soeurs des Pauvres (1887) et les Carmélites (1896) veulent ajouter leur dévouement ou leurs prières aux plus anciennes communautés de femmes qui multiplient chaque jour leurs saintes entreprises.L’épiscopat en partie conjoint de Monseigneur Bruchési et de l'Archevêque actuel.Son Excellence Monseigneur Gauthier, n’est pas moins fécond.Le clergé et les paroisses augmentent des plus rapidement.Dominicains (1900), Prêtres de Sainte-Marie (1910), Servîtes de Marie (1912), Capucins (1913), Trinitaires (1915), Basi-licns (1923), Missionnaires du Sacré-Coeur (1927), Pères Blancs (1934), Prêtres du Sacré-Coeur (1936) et d'autres, s’adjoignent au clergé paroissial ou aux religieux prédicateurs déjà établis, qui de leur côté décuplent leur personnel et leurs institutions.En diverses écoles, de nouveaux Instituts de Frères enseignants font aussi leur apparition, les Frères du Sacré-Coeur (1902), et ceux de la Présentation (1910).Les Frères de Saint-Vincent de Paul ( 1908), puis ceux de Saint-Jean de Dieu (1928) apportent l'exemple de leur admirable soin des pauvres et des vieillards, tandis que surgit chez les Clercs de Saint-Viateur, comme il est arrivé depuis longtemps chez les Soeurs de la Providence, pour les femmes, un Institut aussi admirable que silencieux, celui des Oblats de Saint-Viateur, pour les Sourds-muets.Puis s'introduisent encore des Congrégations de femmes: les Soeurs de l’Espérance (1901), les Compassion-nistes Servîtes de Marie (1905), les Soeurs de Marie Réparatrice (1911), les Franciscaines de l’Immaculée-Con-ception (1912), les Filles de la Sagesse (1912), les Franciscaines Missionnaires de Marie (1919), les Soeurs de Saint-François d’Assise (1920), les Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus (1921), les Soeurs Antoniennes de Marie (1924), les Petites Franciscaines de Marie (1925), les Sitters of Service (1926), les Soeurs de l’Assomption (1926), les Soeurs des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie (1927), les Soeurs de la Présentation (1930), les Soeurs Grises de la Croix (1932), les Dominicaines du Rosaire (1932), les Petites Soeurs de l’Assomption (1934), les Soeurs Missionnaires du Christ-Roi (1936), les Moniales Bénédictines (1937), et quelques autres sans doute.Elles viennent chercher un sol fertile à leur apostolat et plonger des racines qui les soutiennent et les approvisionnent.Mais il faut mentionner deux fondations locales remarquables, les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conccp-tion (1902), pour l'apostolat lointain, et les Soeurs du Bon Conseil (1923) vouées aux oeuvres sociales, outre deux sociétés charitables en formation, les Oblates franciscaines de Saint-Joseph et les Filles Consolatrices du Divin Coeur.Légions d'âmes tout> apostoliques, vouées à l'enseignement, au soin des pauvres, au soutien des apôtres: saintes femmes de prière et d’abnégation qui forment l'arrière-front dans la lutte de plus en plus rude qu’il faut soutenir contre une civilisation qui ramène avec elle un paganisme recrudescent.* Ÿ * Ce qu'on ne saurait oublier, c'est l'influence rayonnante et l’expansion lointaine de toutes ces communautés et institutions plantées et affermies dans la cité maintenant séculaire de Ville-Marie.Une université, trois séminaires pour les clercs, quarante-deux scolasticats ou noviciats, vingt-trois juniorats et postulats, douze collèges classiques, sept cent vingt et une écoles et couvents, trois écoles normales, deux instituts pédagogiques, soixante-dix hôpitaux, asiles ou orphelinats, sont une première preuve de leur utilité pour le bien.Car tout ce clergé et ces communautés multiplient leurs oeuvres, fondent, grandissent, se croisent les unes les autres et se recoupent comme dans une forêt luxuriante, t’emparent de tout 1c terrain de la charité, de de Montréal, la province ecclésiastique de Québec, divers (Suite de la paye 11) diocèses d'Ontario et des Provinces Maritimes, outre une I maison du gouverneur.Vers la fin quinzaine de maisons aux Etats-Unis et deux couvents au Japon.Les Soeurs Grises de la Charité, avec quinze cents religieuses, forment soixante-sept établissements, dont une treptainc dans l'Ouest canadien, où elles ont atteint, en 1925, à Aklavik, les confins de l’Océan boréal.On ne doit pas omettre de rappeler que six autres branches de Soeurs Grises, ombrageant aujourd'hui le Canada et les Etats-Unis, et même l'une d'elles rendue au Basutoland, ont poussé sur le tronc vigoureux planté par la Vénérable d’Youville.Les Soeurs de la Charité de la Providence, de leur côté, possèdent cent quatorze établissements, avec trois mille quatre cents religieuses.Elles ont franchi le district de Montréal pour venir non seulement jusqu’à Québec et Moncton dans l'est du Canada, mais traverser l’Ontario et, comme leurs émules les Soeurs Grises de la Charité, enrichir 1 Ouest canadien d'une vingtaine de maisons et pénétrer dans la Grande République jusqu'aux Etats de l’Illinois, de Washington, de l’Orégon, de la Californie, du Montana, de l'Idaho et de l'Alaska.Les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie se comptent au nombre de plus de trois mille deux cents, avec deux cents établissements en vingt-six diocèses.Outre Montréal et quelques diocèses suffragants littéralement fleuris de leurs écoles et couvents, elles ont une province en Ontario, une au Nouveau-Brunswick, une au Manitoba, une à New-York, une en Californie, une en Orégon.Elles travaillent aussi au Basutoland et au Japon.Venues de France, les Soeurs du Bon Pasteur d'Angers ont ensuite émigré de Montréal aux diocèses de Halifax, de Saint-Jean, de Winnipeg, et plusieurs monastères de l’Amérique du Sud et de l’Amérique Centrale furent fondés ou soutenus par le Bon Pasteur de Montréal: il y a encore, parties de cette ville, des religieuses au Pérou, en Bolivie, au Brésil et à Costa Rica.Les Soeurs de Sainte-Croix et des Sept Douleurs, branche canadienne, ont deux milliers de religieuses, une soixantaine de maisons au Canada, environ vingt-cinq aux Etats-Unis et quatre ou cinq aux Indes.Les Soeurs de Sainte-Anne, à peu près du même nombre, sont réparties dans quinze diocèses en quatre-vingt-neuf établissements, dont une vingtaine au moins aux Etats-Unis, parmi lesquels des maisons à Seattle, au Yukon, en Alaska, et aussi une mission au Japon.Malgré leur oeuvre spéciale, les Soeurs de Miséricorde possèdent toutefois vingt institutions, et jusque dans l’Ouest canadien et américain.Enfin, les Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Concep-tion, après moins de quarante ans, ont trente-cinq établissements, dont plusieurs en Chine, au Mandchoukouo, au Japon et aux Iles Philippines.Voilà pour le rayonnemnet des principales communautés montréalaises de femmes.Voyons les Instituts masculins.Les Frères des Ecoles Chrétiennes de Montréal ont formé trots districts, quatre-vingt-denx établissements, avec une salutaire.Èrîê"vir du haut deson du XVIlc siècle leurs successeurs s'ctuhlirunt clans leur maison à eux.la maison qu’ils auront construite, iolide et humble comme leur vertu, et dont la porte cochère, surmontée d’un écusson, rappellera seule, sans grand tapage et réclame, qu’ils sont en même temps les seigneur, de toute la région.La voie est ouverte.De Normandie et de Bretagne, de Champagne et de Provence, plus tard même de Suisse et de Lorraine, d’Espagne et d’Angleterre, on la trouvera.A travers l'Atlantique, de La Rochelle ou de Bordeaux, ou de Saint-Maie, à Québec et de là à Montréal, on la suivra en d'épit d'une mer incle-mente, de traversées prolongées au delà de deux mois, prolongées parfois jusqu’à trois mois.Vite on se mettra au travail dans une fraternité qpi mêlera la fine culture des gentilshommes de race à l’apostolique ardeur des fils de l’industne ou de la terre.Et ce sera merveille.Le sillon s'ouvrira large et profond.Dans le silence et la solitude d’abord, puis un jour, dans le bruit et l’activité d'une ville qui grandit rapidement, la semence tombera, promesse des moissons futures.Scène restreinte des débuts Le théâtre des premiers efforts fut d’abord très restreint: la chapelle attenante à l’Hôtel-Dieu avec les quelques maisons disséminées depuis le fleuve jusqu’au coteau prochain, du fort à Nolre-Dame-de-Bonsccours.Puis le champ s’étendit, la ville se développant par le fait des naissances et ^’arrivée de nouveaux colons.Aux envolées légères de la clochette qui, la première, avait appelé du haut de son aérienne demeure les fidèles à la prière, s’unirent bientôt les sons plus graves des cloches de la nouvelle église paroissiale.Elle s’élevait dans l’axe de la rue Notre-Dame, son abside touchant à la rue Saint-Joseph, aujourd’hui rue Saint-Sulpice, son portail confinant au Séminaire d’où par un couloir souterrain, pour le ministère quotidien, débouchaient à toute heure du jour les prêtres de la communauté.Elle fut longtemps un centre d’où rayonnait la vie chrétienne, où affluaient de toutes parts les âmes en quête de lumière et de force Elle assista, attristée un peu d’abord, puis résignée, à réparpibe-ment d’une population qu’elle avait couverte et protégée de son ombre mission au Japon et une autre en Mandchourie.Les Clercs de Saint-Viateur ont aussi envoyé des sujets au Mandchoukouo.Les Frères de la Charité se sont étendus depuis 1865 en quatre diocèses au Canada et un aux Etats-Unis.Les Frères du Sacré-Coeur depuis 1888 ont essaimé en plus de cinquante communautés canadiennes.Ceux de Saint-Gabriel en ont une vingtaine.Depuis leur retour au Canada, les Jésuites, multipliant de Montréal collèges et autres oeuvres, s’élèvent à plus de huit cents religieux, et ils entretiennent la mission de Sü-chow, en Chine.Les Frères Mineurs, réapparus en 1890, ont formé une grande province au pays, avec missions au Japon et même au delà.Cinq provinces et six vicariats de mission, entretenus, il est vrai, par beaucoup de sujets français et autres, mais qui ont eu le premier point d’appui à Montréal, et qui doivent leur expansion et leur affermissement à l’appel du saint Monseigneur Bourget, en 1841, constituent un personnel d’autour de seize cents religieux Oblats de Marie Immaculée au Canada, outre les missions qu’ils ont fondées ou aidées aux Etats-Unis et au Basutoland.Les Clercs de Sainte-Croix, à part leurs oeuvres d’enseignement au Canada et aux Etats-Unis, entretiennent aussi la mission du Bengale, aux Indes.Tout cela ne paraissait point exprimer assez l’esprit apostolique de l’antique Ville-Marie.Fondée en 1921 par tout l'Episcopat de la Province de Québec, c’est toutefois à Montréal que la Société canadienne des Missions Etrangères a placé son berceau.C’est de là qu’elle s’est élancée à l’apostolat lointain, en Chine où elle dirige déjà deux vicariats, et aux Philippines où elle en prépare un autre.La Société compte déjà une centaine de membres, quatre millions d'âmes lui sont confiées.Admirable bouquet du grand arbre de l’apostolat de Ville-Marie.# * * Voilà donc en raccourci l’histoire de l’évolution religieuse et missionnaire de l’Eglise de Montréal depuis 1642.L’on n’a pas dit cependant le travail interne accompli en chacune des paroisses, tant de fruits de vertus, tant d’oeuvres diverses, tant d’apostolat dû à l’élément laïc, secondant les efforts du clergé et des communautés, et ces groupements d’Action catholique qui, en ces dernières années, y ont accompli un travail insoupçonné de défense et de régénération.Il suffit.Québec entend présentement, et au nom de toute la Nouvelle-France, rendre à la grande ville catholique, à l’approche de son troisième centenaire, un hommage de joie et d'admiration.Hqmmage singulièrement doux à celui qui tient la plume en ce moment: successeur de l’illustre de Laval, il ne peut oublier qu’il eut à Ville-Marie son modeste berceau.N’était-ce point à cause de tant de gloire entrevue, de tant de force chrétienne et de puissance apostolique contenues en virtualité dans le petit groupe de montréalistcs quj s'obstinait à quitter Québec au printemps de 1642, qu'il en coûta tant à l'aînée des deux colonies de la Nouvelle-France de voir s'éloigner la cadette?Les desseins du ciel se révèlent maintenant au grand jour, et de tout coeur la vieille capitale s’associe à la grande métropole pour chanter les merveilles dues au Seigneur.A la vérité, quand cette semaine l’Archevêque de Montréal se sera incliné pour recevoir le pallium de sa dignité archiépiscopale, il n’aura pu s’empêcher de contempler avec un saint orgueil Ville-Marie, sa brillante épouse mystique, toute parée d’oeuvres qui l’enrichissent plus que tous les diamants.Et avec le Voyant de Pathmos, il se sera écrié: Vidi sanctam civitatem Jerusalem novam des-cendentem de coelo a Deo.paratam sicut tpontam ornatam vira suo (Apoc.XXI, 2).Le rêve le plus saintement audacieux que faisaient à Paris vers 1640 les membres de la Société de Notre-Dame de Montréal se sera au delà de toute mesure réalisé.Et le grain jeté en terre au printemps de 1642 est vraiment devenu le grand arbre sur les branches duquel d’innombrables oiseaux du ciel sont venu s’abriter.J.-M.Rodrigue Cardinal VILLENEUVE, O.M.I.Archevêque de Québec.clocher, dans toutes les directions, les coteaux et les vallées se couvrir de maisons et se remplir du bruit grandissant du labeur et de l’industrie Elle gardait toutefois son prestige.S* nefs silencieuses se peuplaient ffl&que matin et souvent l'après-midi, pour les messes qui s’y succédaient depuis l’aurore jusqu’à huit heures, pour les prié res communes que ramenaient chaque année les époques de pénitence, les neuvaines, les retraites, les Quarante-Heures.Un cérémonial soigneusement détaillé marquait alors à chacun ses fonctions et ornait l'église de l’entrée au sanctuaire avec plus ou moins de pompe’et de splendeur.Il multipliait aux fêtes solennelles les recommandations.C’étaient alors les grands jours du temple aimé.Des côtes et des coteaux on accourait vers lui, heureux de répondre à l'appel puissant de ses quatre cloches en branle.Le beau et pieux spectacle! Défilé des prêtres, chantres en chapes,- élèves du collège, petites filles et petits garçons des écoles, les soeurs de la Congrégation et de l’Hôpital, les officiers publics, les militaires, un monde énorme dans les nefs et les galeries, le sanctuaire drapé de rouge, illuminé des cent lumières de ses grands lustres, le Supérieur du Séminaire à l’autel, en chaire l’un de ces vicaires auxquels les vieux catalogues accolent l’épithète un peu naïve de “grand prédicateur”, à l'orgue I’union des instruments et ties voix dans l’exécution d’une inesse à saisissants effets.Spectacle bien propre à toucher les âmes, à une époque surtout où les saines et salutaires distractions pour le peuple ne se trouvaient qu'à l’église.Manifestement les esprits et les coeurs n’avaient qu'à y gagner.Vie paroissiale intérieure D’ailleurs un zèle toujours actif, toujours en éveil, toujours à l’affût d’oeuvres et d’industries, lui donnera son complément nécessaire.Les confréries, les dévotions, les visites aux malades, les catéchismes, le culte des morts atteindront partout les âmes et les façonneront aux vérités surnaturelles.Les grandes manifestations de piété et de foi y ajouteront encore.Processions dans l’église aux Rogations, à la Saint-Marc, à l’issue des vêpres, les trois premiers dimanches du mois; processions qui souvent quittaient le temple pour se dérouler le long des rues Saint-Paul et Notre-Dame; procession de la Fête-Dieu surtout.Il y avait alors un déploiement de splendeur dont les spectacles présents donnent à peine une idée.Au son des cloches de l’église et des chapelles; sous l'ombre flottante des drapeaux et des banderoles; saluée par les cantiques, par les fanfares, par les décharges de mousqueterie; escortée de chantres, de religieux, de religieuses, de prêtres; dans les fumées de l’encens et sur une voie jonchée de fleurs, la Sainte Hostie s’avance sous un dais aux franges d’or et adorée par tout un peuple à genoux.Mat finissant ou juin éclairait alors le ciel au-dessus de celte fête, parfumait la terre de fleurs naissantes et festonnait les arbres de jeune verdure.C’est dans ce décor de piété, de ¦ paix, de joie pure que vécurent ceux qui furent nos pères, avec leurs qualités modestes de patience, d’obstination, d’endurance, avec aussi les qualités brillantes qui leur permirent de_ marquer à leur empreinte les événements de leur époque.En dehors du Séminaire, à côté de la vie paroissiale, les prêtres du- dèle.Une autre leur fut plus tard adjointe, celle de l'Hôpital Général.Ici allaient les pauvres, les orphelins, les vieillards;, là les malades ou les ignorants.Chez tous se dépensaient sans compter les suipi-ciens qui vivaient au Séminaire.Ils s’employaient à consoler, à réconforter, à encourager, à aider.Les anciennes listes disent simplement de tel ou tel: vingt-cinq, trente, quarante ans auprès des malades ou aumônier de religieuses.Elles disent encore parfois; maître d’école.ficultés d'une langue, absolument inconnue et sur laquelle aucun renseignement n’existe, ne les arrêtera.Ils s’associent à la vie du sauvage, s’assoient dans sa cabane enfumée, mangent de Sa nourriture grossière; ils l’instruisent, le baptisent, l'accomifagnent dans ses expéditions, relèvent son existence tt consolent son trépas.Ils font plus: lès voilà ïi l’école de ces barbares pour apprendre leur langue, noter les intonations et les accents de leur parler, constituer après bien des insuccès une grammaire et ti.t Je relève ce mol à dessein.Dès i lexique.Ils pourront alors lui par- l’origine, on eut à Ville-Marie, dans la personne des filles tie Marguerite Bourgeoys, des institutrices et des maîtresses d’école.Les petites filles françaises ou sauvagesses trouvèrent sans peine auprès de vraies mères les connaissances divines et humaines dont elles avaient besoin.Les petits garçons ne furent pas moins favorisés.Et c’est touchant de voir avec quel coeur on se donna à cette besogne ingrate.Au bout de la ville, dans le .soubassement de la chapelle de Ronsccours; dans la suite, en face du Séminaire, on eut des écoles et pour ces écoles des maîtres que leur naissance et leur rang semblaient destiner à d’autres fonctions.Dépouillant tout privilège et tout apparat, ces prêtres connurent la sainte ambition de Gerson au déclin de sa vie, et voulurent eux aussi amener au Christ les petits qu’il aime tant.Non seulement ils acceptèrent ce rôle mais ils s’en glorifièrent.Ces classes auxquelles ils président enseigneront les éléments de la lecture et de l’écriture, de la grammaire et de la religion, en attendant que par une initiative hardie un humble curé de village annexe à soin presbytère, pour les aspirants au sacerdoce, un internat d’où sortira, en 1773, le Collège de Saint-Raphaël.Les Sulpiciens chefs civils Seigneurs de l’île et de la ville, ils avaient aussi comme tels droit à des hommages qu’ils ne répudiaient pas.Longtemps ils furent la suprême autorité, nommant les officiers publics ou les présentant à la nomination, exerçant haute, moyenne et basse justice, concédant les fiefs, prélevant les cens et les rentes.Si, à cette magistrature presque souveraine, on ajoute les fonctions de grand vicaire des évêques de Québec, on se fait «ne idée assez nette de l’importance et de la grandeur de leur rôle dans toute la région où s’était d’abord dépensé leur zèle.Cette importance devait nécessairement diminuer avec les années et les changements qu’elles amenèrent.Longtemps elle fut immense.Elle s’affirma dans In solution des plus difficiles problèmes, dans le développement des ressources naturelles.Elle contribua à forger les destinées nationales.De ces vies, données heure par heure à «n même labeur toujours pénible et souvent-méconnti, il se dégage une leçon d'héroïsme qu’il serait injuste de ne pas recueillir.Dévoués auprès defe colons venus d’Europe, les Sulpiciens dé Montréal n’oublieront pas les sauvages enfants des bois dont les têtes emplumées, les rouges figures, les corps nus et tatoués se sont parfois montrés à l’improviste à leurs regards étonnés.Ni la jeunesse, ni le 1er son propre langage, lui faire chanter les louanges de Dieu, composer pour lui un catéchisme et des cantiques, pénétrer ainsi plus avant dans sa confiance, dans ses moeurs, dans son histoire.Et pour l’atteindre plus directement et plus efficacement l’amener à Ville-Marie, lui construire au penchant de la montagne une demeure confortable et agréable où les tribus différentes de noms et de coutumes se fondront dans une fraternité chrétienne et apprendront aux pages de l’Evangile et dans les exemples de leurs pères en Dieu, les principes qui règlent la vie sociale et religieuse en même temps que les vertus qui y font trouver la joie, la sécurité et la paix.Le collège Saint-Raphaël L’oeuvre paroissiale, si.active et si remplie qu’elle ait été, n’a jamais fait oublier la grande affaire de l'éducation.En 1803, le collège Saint-Raphaël est incendié.Il est aussitôt rebâti ailleurs, entre les rues William et Saint-Paul.Les très anciens se le rappellent encore avec son corps de bâtisse accru d’ailes, les parterres de son entrée, le ruisseau qui traversait ses cours, la vie de piété et de travail qu’on y menait.Le commerce et l’industrie, la fumée et le bruit rendront nécessaire plus tard un second déménagement.Les besoins du gouvernement aussi.C’est aux flancs de la montagne qu’il s’élèvera désormais, près de l’endroil où çléjà s’élève le Grand Séminaire, où s’élèvera un jour le Séminaire de philosophie.Où “étaient évangélisés les sauvages” se forment maintenant au sacerdoce les jeunes gens que Dieu y appelle.De leurs dortoirs otr de leurs cellules, ils peuvent, par un temps clair, contempler non seulement la ville et ses faubourgs, mais encore par delà la ville jusqu’aux montagnes lointaines, le champ immense où ils auront à travailler et où les attendent “les plaines blanches pour la moisson”.Si le désir leur vient un jour de couronner par des éludes plus approfondies celles qu’ils viennent de terminer, ils trouveront dans le Collège Canadien de Rome cet inappréciable avantage.* Ÿ # C’est le passé.Le présent lui ressemble, un peu modifié pourtant par les eirconslances.L’âme qui a tout vivifié reste toutefois active et généreuse.C’est elle qui envisage sans crainte l’avenir.Car elle garde l’espérance de pouvoirjtoujours avec la grâce divine répondre à tous les appels, accepter toutes les tâches, remplir tous les devoirs, en un mot de servir dans la lumière, la force et la .charité.Henri GAUTHIER, P.S.S.La Nouvelle Usine de la Royal Typewriter, à Montréal.;*>X\2Sw#î“f ! mm la 'mm à.u «»*»* PROGRESSE AVEC MONTRÉAL La nouvelle usine de la Royal Typewriter Company, Ltd., à Mont» réal, ait l’una des plus belles et des plus modernes du genre dans l’Empire Britennique.Il y a sept ans seulement que la Royal commença à fabriquer des machines à écrire, à Montréal, dans une bâtisse construite pour fins manufacturières, avec à peine une poignée d’employés.Sa nouvelle usine donne présentement de l’emploi à près de deux cents Montréalais et Montréalaises et l’on a pris des dispositions en vue d’agrandissements futurs.Le but de la compagnie est de produire les meilleures machines à écrire possible au minimum de coût et d’utiliser ainsi la plus forte somma possible de pièces et de matériaux canadiens.L'accroissement constant des ventes de machines à écrire Royal au Canada et à l’étranger témoigne de la faveur dont jouissent ces superbes dactylographes.Les machines à écrire Royal s'offrent en plusieurs types de modèles réguliers ou portatifs.La plupart d’entre elles sorft pourvue des merveilleux et exclusifs perfectionnements Royal: MACIC” MARGIN.TOUCH CONTROL' et ELIMINATION DU SÇULEVE-MENT DU CHARIOT.Quand vous aures besoin d'une nouvelle machine à écrire chct vous ou à votre bureau, entendex-vous avec votre plus proche marchand de Royals.Faites-vous livrer une nouvelle Royal à l’essai ef jugex-en par vous-méme.?Muroue dition médiocre, venus pour fonder un foyer et tenter fortune.Intérêt, ambition?Cherchons à comprendre, * La situation où se trouvaient ces pauvres gens ne leur permettait pas d’escompter un avenir bien brillant, abandonnés qu’ils furent, durant vingt-cinq ans, par les autorités de Québec et de la Compagnie des Cent-Associés.Leurs espoirs, s’ils en eurent jamais, d’exploiter le commerce des fourrures avec les sauvages furent longtemps sans résultat, puisque chaque année, ou presque, ils durent au contraire subir les embuscades, les attaques, les coups de traîtrise des Iroquois.Ils ne pouvaient compter davantage sur la spéculation pour s’enrichir.Durant un quart de siècle les concessions de terre n’atteignirent pas 3001) arpents, divisés entre une centaine de colons.La plus forte concession fut faite à l’Hôtel-Dieu.En compensation de *30 ou 40 mille livres, abandonnés au gouverneur en 1651, l’hôpital reçut 200 arpents de forêt.C’est avec ça que l’Hôtel-Dieu s’est maintenu au service des malades depuis 300 ans.Courage, endurance, héroïsme, foi en l’avenir sont aussi des vertus chrétiennes de l’époque.L’intérêt, l’ambition, surgiront plus tard, après 1665, quand disparaîtra la Compagnie de Montréal -et que le gouvernement royal succédera aux fondateurs.MM.de La Dauversière, de Fancamp, Olier, de Maisonneuve, Jeanne Mance, et tous leurs Associés, avec les colons des premiers vingt-cinq ans, avaient accompli leur héroïque folie d’un foyer d’apostolat et de culture française: Montréal était fondé.Le roi et ses représentants allaient à leur tour, durant cent ans, préparer un magnifique empire canadien à la couronne britannique.Camille BERTRAND Aventure tragique de Jean Bourdart et de Chiquot Entre les actions qui ont laissé après elles une plus grande impression dans les esprits cette année (1650), celle de Jean Bourdart est fort remarquable: ce pauvre homme étant sorti de chez lui avec un nommé Chiquot fut surpris par 8 ou 10 Iroquois qui les voulurent saisir; mais eux s’enfuyant, Chiquot se cacha sous un arbre et tous ces barbares sc mirent à la suite de Jean Boudart, lequel s’en alla à toutes jambes vers sa maison vers laquelle il trouva sa femme, à laquelle il demanda si le logis était ouvert: “Non, lui répondit-elle, je l’ai fermé.—Ah! voilà notre mort à tous deux, lui dit-il, fuyons-nous-en”.Lors, en courant de compagnie vers la maison, la femme demeura derrière et fut prise, mais elle, criant à son mari, qui était près d’être sauvé, le marp touché par la voix de sa femme la vint dispute/ si rudement à coups de poings contre ces barbares, qu’ils n’en purent venir à bout sans le tuer; pour la femme ils la réservèrent pour en faire une cruelle curée, ce qui fait toute leur joie, aussi n’en tuent-ils point sur le champ à moins qu’ils en soient contraints.M.Lemoine, L’Archambault et un autre, ayant accouru au bruit, furent eux-mêmes chargés par quarante autres Iroquois qui étaient eux-mêmes en embuscade derrière l’hôpital, lesquels les voulurent couper: ce qu’eux trois ayant aperçu, ils voulurent retourner sur leurs pas, mais cela était assez difficile à cause qu’il fallait passer assez près de ces quarante hommes, lesquels ne manquèrent nas de les saluer avec un grand feu, toutefois il n’y eut autre effet que le bonnet de M.Lemoine percé; bref ils s’enfuirent tous trois dans l’hôpital qu’ils trouvèrent tout ouvert, et où Mademoiselle Mance était seule, eu quoi il y a bien à remercier Dieu, car s’ils ne l’eussent trouvé ouveyt ils eussent été pris et si les Iroquois eussent arrivé à passer devant l’hôpital, sans que les Français y eussent entré, comme la maison était toute ouverte ils eussent pris Mademoiselle Mance, pillé et brûlé l’hôpital.Mais ces trois hommes y étant entrés et ayant fermé les portes ils ne songèrent qu’à s’en retourner avec cette pauvre femme et à chercher Chiquot qu’ils avaient vu cacher.Enfin l’ayant trouve, il les frappait si fort à coups de pieds et de poings qu’ils n’en purent nas venir à bout, ce qui fit que craignant d’être joints sur ces entrefaites par les Français qui venaient au secours, ils lui enlevèrent la chevelure avec un morceau du crâne de la tête, ce qui ne l’a pas empêché de vivre près de quatorze ans depuis, (ce qui n’a pas été toutefois, sans l’étonnement de beaucoup de monde), ce qui est bien admirable • Dollier do CASSON, Histoire de Montréal.Eclaircissements sur hein Kampf par BENOIST-MECHIN Tabla dai matières: LA VIE Années da jaunessa et d’apprentissage.L’Hydre 3 trois têtes.La guerre et l’effondrement.Les débuts du Mouvement national-socialiste.Hitler, chef da parti.Le coup d'Etat manqué du 9 novembre 1923.L’OEUVRE A ACCOMPLIR La doctrine raciste Organes de combat et principes d’action La quadruple révolution L'Allemagne face au monda L'avenir du Reich.Brochure do 190 pages.Au comptoir ou par la posta .60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” JEROME LE ROYER DE LA DAUVERSIERE, premier fondateur de Montréal d'après un portrait peint par Emîîs m***&®$ M :î 'i um m S§ÉfSps| •'.Y' îlJÂSÊSi.V'*'¦ V sS MAISON-MERE DE LA CONGREGATION NOTRE-DAME Commencées vers la fin du XVIIème siècle, ces nobles maisons qui grandirent avec l'oeuvre de Marguê-nte Bourgeoys, furent rasées par le démolisseur municipal vers 1915 — et, avec elles, la chapelle de Notre-Dame de Pitié, qui en était l'âme,*— pour permettre le prolongement, vers le port, de la rue Saint-Laurent.C'est, depuis, une terre désolée, une plaie en plein coeur du vieux Montréal.Marguerite Bourgeoys colonie ¦ La « Congrégation » gardienne de l’enfance et de l’adolescence — Les immenses bienfaits de son oeuvre d’éducation, de Montréal vont rayonner au loin «Fa, je ne ?abandonnerai point)), avait promis la Vierge ¦JL—- -Par M.HENRI GARROUTEIGT, P.s.S.Ville-Marie n’était fondée que depuis onze ans lorsque Marguerite Bourgeoys y arriva en 1653.On peut donc dire que la fondatrice de la Congrégation a veillé sur l’enfance de notre ville, au moins jusqu’à l’adolescence, pour en assurer, grâce à son oeuvre, la plénitude de son âge parfait.Née à Troyes, en Champagne, elle avait été discernée par M.de Maisonneuve, qui vit en elle une femme providentiellement apte à entreprendre l’éducation des enfants dans la ville naissante.Encouragée par la Sainte Vierge, qui lui dit: "Va, je ne t’abandonnerai point”, Marguerite partit, n’ayant qu'un peu d’argent en poche, et, pour tout bagage, qu’un baluchon de hardes.La traversée, longue et pénible, lui donna l’occasion de montrer sa charité à l’égard des malades.Enfin, la voici au pays de ses désirs.Ville-Marie n’était alors qu’un village, où l’existence, toujours précaire, devenait souvent dangereuse à cause des incursions des Iroquois.Marguerite se mcl au service de tous, elle visite les malades, assiste les pauvres, instruit les ignorants, répare les vêtements des soldats.Et comme elle est femme d’intelligence et de jugement, elle donne au gouverneur lui-même des conseils que celui-ci a la sagesse d’écouter.Elle groupe les enfants, et ouvre la première école dans une étable qu’on a mise à sa disposition.Plus tard, elle s’installera dans l’une des tours du fort de la Montagne encore debout aujourd’hui sur le terrain du Grand Séminaire, rue Sherbrooke, à la hauteur de la rue du Fort, Secours aux filles pauvres Pour assurer la persévérance de ses anciennes élèves, elle établit ce qu’elle appelle la Congrégation externe, ancêtre des futures sociétés d’Enfants de Marie et des Amicales.Soucieuse de l’avenir des filles pauvres, elle fonde, pour leur apprendre à travailler, un ouvroir, germe de nos écoles ménagères, qui prospère au point d’attirer l’attention de M.de Denonville, gouverneur général du Canada.Elle prélude à l’institution si salutaire des retraites fermées en recevant dans sa maison les jeunes filles et les femmes mariées désireuses de sc recueillir et de s’affermir dans ie bien.Toujours prête à seconder l’autorité civile, elle va chercher jusqu’au “bord de l’eau” celles qu’on appelle les “filles du roi” c’est-à-dire les jeunes filles soigneusement choisies par Colbert et par M.de Harlay, archevêque de Rouen, pour devenir la souche des familles canadiennes.Marguerite Bourgeoys les reçoit, les nourrit, les instruit, les prépare à contracter un mariage honnête et chrétien.Par ce dévouement si actif, elle mérite le' titre de “mère de la colonie” qu’on lui a justement donne.Mais une personne, même aidée par d’habiles auxiliaires, ne peut assurer seule l’avenir d’une oeuvre.C’est pourquoi Marguerite conçut le projet de fonder une communauté.Son idée maîtresse était d’instituer des religieuses non cloîtrées, “filles de la paroisse”, qui pourraient se consacrer clans les diverses missions à l’éducation des enfants.C’était une nouveauté, à une époque où l’on ne connaissait guère pour les femmes que le cloître et les voeux solennels.Après bien des difficultés, que je ne puis raconter ici, elle réussit à fonder sa congrégation à peu près telle que nous la voyons aujourd’hui.Enfin, parvenue au terme d’une longue carrière de travail, de prière et de souffrancer elle mourut saintement à Ville-Marie, qu’elle avait tant aimée, le 12 janvier 1700, à Page de 80 ans.Le grain jeté en terre par l’apôtre était destiné à une magnifique croissance.Comme il est impossible de suivre dans un article tous les stades de son développement, j’en donnerai un exposé d’ensemble, en présentant l’état actuel de la Congrégation de Notre-Dame, au triple poÿit de vue de l’étendue, de l’oeuvre et du personnel.lo — L’Etendue — La Communauté est répandue clans la Province de Québec jusqu’aux Iles d: la Madeleine, à Ottawa gt dans l’Ontario, dans les Provinces maritimes jusqu’à l’Ile du Prince Edouard, aux Etats-Unis entre New-York et Chicago, enfin au Japon, où elle a deux missions au diocèse de Sendai, confié aux Dominicains canadiens.La maison mère est à Montréal.Les Provinces sont au nombre de huit: trois dans la ville même, et cinq dans les centres de Québec, Sherbrooke, Joli-ette, Ottawa et Charlottetown.2o — L’OEUVRE.— La Congrégation donne l’éducation à tous les degrés.Elle a fondé recemmenl à Montréal un Institut pédagogique où, non seulement des jeunes filles, mais des religieuses de diverses conimunaulése se préparent à leur tâche ou s’y perfectionnent.Elle possède des collèges classiques: Marguerite-Bourgeoys, à Montreal; Mount Saint-Bernard, à Antigonish; Notre-Dame College, à Stalen-b-land, près de New-York.D’auties maisons donnent aussi l'enseignement secondaire, par exemple, celles de Bellevue, à Québec, et d’Ottawa.Six Ecoles normales sont dirigées par la Congrégation: à Mou'-réal, à Joliette, à Sherbrooke, à Saint-Pascal, à Saint-Jean et à la Baie Saint-Paul.Viennent ensuite les pensionnats, académies, écoles paroissiales, dans les villes grandes et petites et jusque dans les plus modestes villages.Des écoles ménagères ont été organisées dans diverses maisons pour préparer les jeunes filles à leur noble tâche do« mestique.Parmi elles, mention* lions en particulier celle de la mai* son-mère et celle de Saint-Pascal.Enfin, on a établi à Montréal une école spéciale d’Arts et Métiers, où, comme son nom l’indique, les travaux artistiques, la couture et le lissage sont en honneur.On peut ajouter que, dans les diverses maisons, ont été fondés ic4 groupes spécialisés d’Action catholique, selon les directives du Souverain Pontife et des évêques.3o — LE PERSONNEL.— L’oet*.vre de la Communauté s’accomplit dans cent quatre-vingt-quinze (195) maisons peuplées de deux mille huit cent quatre vingts (2880) religieuses et de soixante mille (60,* 000) élèves.Tout le personnel enseignant est formé à la maison-mère dans un unique noviciat.La ville de Montréal doit donc se réjouir d’avoir été choisie pour devenir le centre de ce grand mouvement d’éducation.Dans les pieux pèlerinages à l’église de Bon-Secours, fondée par Mère Bourgeoys, religieuses, parents et enfants s’uni, ront pour demander à la Reine de Ville-Marie des jeunes filles instruites, mais surtout des mères chrétiennes, semblables à celles qu’, dans le passé, ont fait l’honneur et la force du pays.Henri GARROUTEIGT, P.S.S, s* yfc-aÈ •• , I ' .tf: •¦y***.NOTRE-DAME DE BON-SECOURS Les petits plans au sommet montrent, superposées, les trois transformation* que subit la chapelle renommée, lieu de pèlerinage et église de prédilection des navigateurs dont de nombreux ex-veto, sous forme de navires, sont suspendus à la voûte.Marguerite Bourgeoys, en 1657, avait obtenu du Père Pijart la permission de bâtir une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon-Secours, et qui est resté* une des plus vénérables reliques des jours héroïques de Montréal.Au printemps, Marguerite Bourgeoys avait fait charroyer du sable et cherché des maçons.M.de Maisonneuve y avait travaillé avec les ouvriers.Le travail interrompu fut repris en 1670, à l’occasion de la guérison de Marguerite Bourgeoys, oui fit élever, sur les fondations construites en 1657, “un petit bâtiment en bois, mais si dévot que le peuple y allait comme à un asile assuré dans ses besoins’’.Ce fut l’origine des pèlerinages à Bon-Secours.Le 30 juin 1675, M.Gabriel Souart, supérieur de Saint-Sulpice, posa la première pierre de la chapelle, que la population voulut construire en pierre afin d’y conserver une statue miraculeuse de la Sainte Vierge, emportée de France par Marguerite Bourgeoys.En 1754, la chapelle fut détruite par un incendie, mais on retrouva la statue miraculeuse — elle était de bois et mesurait six pouces — intacte sous les cendres.Le 30 juin 1771, M.Etienne Montgolfier, supérieur du séminaire, posé le pierre angulaire de la nouvelle chapelle, qui mesurait cent deux pieds de longueur; la largeur du corps principal était de quarante-six pieds et celle du choeur, de trente.C’est l'église actuelle (sise rue St-Paul, face à la rue Bonsecours et voisine du marché).En 1890, le peintre Meloche commença le monument qui domine le port; en 1893, on installa un fac-similé de la sainte maison de Lorette.Ver* cette époque, on ajouta deux clochetons de pierre aux angles et on construisit au centre une tour qui soutient un clocher plus élevé; enfin, ver* 1908, Bon-Secours eut ses autels, ses revêtements de marbre et ses mosaïques de verre; puis on plaça des vitraux de couleur aux fenêtres et oit décora la voûte.La chapelle de Bon-Secours se trouva complètement tr*ne* formée, .¦ ¦-*- 20 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 46 5 PREMIERE RESIDENCE ET CHAPELLE DES JESUITES mm.= ?-i- Résidence et chapelle des Jésuites à Montréal, 1692 à 1803 — Elles étaient situées sur l'emplacement actuel de l'ancien Palais de Justice, et place Vauqueün.— Le portail de la chapelle ferait face aujourd'hui à la colonne Nelson.— Commencée vers 1692, et destinée uniquement aux réunions de la Congrégation des hommes de Ville-Marie, fondée en 1693, cette chapelle ne fut couverte que vers 1721, au témoignage du P.Charlevoix.— La résidence ne fut achevée qu'en 1742.La pierre gravée qui commémorait cet événement fut retrouvée en 1860.(Journal de l'Instruction publique, juillet 1860, p.123.) — Après la conquête, vers 1773, les tribunaux judiciaires et la prison furent installés dans la résidence, où le P.Bernard Well, continuera à demeurer.— En 1789, l'Eglise episcopalienne obtint, pour ses réunions, l'usage de la chapelle des Jésuites.— Un incendie, en juin 1803, détruisit complètement chapelle et résidence.I— 111 .ni.—¦¦ ¦¦¦ I ¦¦¦M NI >¦¦ l .1 .Il ¦ .IMIIIW ' • Les Jésuites au berceau — de Ville-Marie— ¦*’ « (Suite de la page 17) Le premier local un peu plus digne du nom de chapelle fut sur pied au milieu du mois d’août.11 faisait partie d’une suite de bâtiments hâtivement érigés pour y “loger Mademoiselle Mance, celles qui devaient l’accompagner et les infirmes” dont elles allaient pren-j dre soin.Mademoiselle Mance décrit cette chapelle comme ayant “de neuf à dix pieds en carré, fort propre, bien voûtée et tellemeijl disposée que de la salle des malades on pouvait : entendre la messe; .le 15 août; le Saint Sacre-j ment y fut solennellement transporté.” La "grande Feste" du 15 août 1642 La Relation de 1642 nous donne le détail de la fête.“Le quinzième I d’Aoust, on solennisa la première ; Feste de cette Isle Saincte, le jour de la glorieuse et triomphante Assomption de la Saincte-Vierge.Le beau tabernacle que ces Messieurs (de Paris) ont envoyé fut mis sur l’Autel d’une Chapelle, qui pour n’estre encore bastie que d’écorce, n’en est pas moins riche.Les bonnes Ames qui s’y rencontrèrent, se communièrent.On mit sur l’Autel les noms de ceux qui soutiennent les desseins do Dieu en la Nouvelle-France, et chacun s’efforça de bannir l’ingratitude de son coeur et de se joindre aux Ames Sainctes qui nous sont unies par des chais-nes plus précieuses que l’or et qüe les diamans, (on) chanta le Te Deum en actions de grâces, de ce que Dieu nous faisoit la grâce de voir le premier jour d’honneur et de gloire, en un mot la première grande Feste de Notre Dame de Montréal; le tonnerre des canons fit retentir toute l’Isle et les Demons, quoy qu’accoutumez aux foudres, furent épouvantez d’un bruit qui parloit de l’amour que nous portons à la grande Maistresse; je ne doute quasi pas que les Anges tutélaires des Sauvages et de ces contrées n’ayent marqué ce jour dans les fastes du Paradis.Après l’instruction faite aux Sauvages, se fit une belle Procession après les Vespres, en laquelle ces bonnes gens assistèrent, bien étonnez de voir une si saincte cérémonie, où on n’oublia pas à prier Dieu pour la personne du Roy, de la Reine, de leurs petits Princes et de tout leur Empire; ce que les Sauvages firent avec beaucoup d’affection.Et ainsi nous unisraes nos voeux avec tous ceux de la France.” Une chapelle aux dimensions plus grandes ‘devint assez vite nécessaire; les nombreux indigènes qui s’arrêtaient à Montréal et dont quelques-uns furent assez tôt baptisés, l’arrivée en 1643 d’un second contingent de colons, exigèrent son aménagement.Cette chapelle était sûrement achevée en 1645.Jeanne Mance nous en donne les dimensions, quarante pieds par vingt-six, mais sans indiquer la date précise de sa construction.Peut-être était-elle déjà prête le 19 mars 1643.Il y eut grande fête ce jour-là.“La providence, écrit Dollier de Cas- i son, ayant pourvu M.de Maison-Neufve de fort bons ouvriers et l’ayant tenu caché aux ennemis pendant les premiers temps, il faisait travailler avec une telle diligence, qu’on s’étonnait tous les jours de ce que l’on voyait fait de nouveau.Enfin le 19 mars, jour de St Joseph, patron général du pays, la charpente du principal bâtiment étant levée, on mit le canon dessus, afin d’honorer la rfête au bruit de l’artillerie, ce qui se fit avec bien de la joie, chacun espérant de voir par après bientôt tous les logements préparés, et en effet de jour en jour on quittait les méchantes rabanes que l’on avait faites à la hâte, pour entrer dans des maisons fort commodes que l’on achevait .Incessamment.” Quelle que soit la date de l’achèvement de cette chapelle de quarante pieds par vingt-six, les Jésuites n’en auront pas d’autre à leur disposition pendant tout le temps de leur premier séjour à Montréal.Us assisteront bien le 28 août 1656 à la pose de la première pierre de l’église adjacente à l’hêpital, rue Saint-Paul, mais avant qu’elle ne soit achevée, ils auront remis aux l Jftisieurs de Saint-Sulpice le soin ''"t de veiller aux intérêts spirituels de Montréal.Il en sera de même pour Notre-Dame-de-Bonsecours, qui doit son nom au P.Claude Pijart.Le P.Lemoine en posera la première pierre au printemps de 1657, sur le terrain concédé à la Mère Marguerite Bourgeois par M.de Maisonneuve.La chapelle ne sera achevée qu’en 1659.Une méchante cabane comme logement Quant à leur habitatioir, un passage du Journal des Jésuites nous montre que les Pères durent l’attendre assez longtemps.Elle n’était pas encore prête à la fin d’octobre 1645.Voici ce que le P.Jérôme Lalemant, supérieur de la Mission depuis le 16 septembre, a consigné le 30 octobre: “Lorsque j’arrivé à Montréal (le 7 septembre), on avait préparé un logis de charpente pour nos PP.et il semblait qu’il n’y eut plus qu’à le lever; comme on en estoit sur le poinct, les vaisseaux arrivèrent qui apportèrent nouvelle et ordre de France à ceux qui commandoient à Montréal, d’employer tous les ouvriers à autre chose, scavoir à dresser un hospital, pour lequel on avoit touché de grands deniers dès les années precedentes, et cependant il n’y avoit rien de commencé.Mons.de Maisonneuve qui estoit pour lors à Montréal avoit de la peine de dire cette nouvelle à nos PP.Je me chargé de le faire et de leur faire trouver bon.Depuis on me jetta le chat aux jambes, comme si c’estoit moy qui l’avois empes-ché”.Les Pères durent donc se résigner à passer l’hiver de 1645-46 dans leur “méchante cabane bâtie à la hâte”.Le but principal des Messieurs de Montréal était d’amener les indigènes à cesser leur vie errante et à se fixer dans l’ile, en leur garantissant assistance et protection contre ITroquois.Le P.Vimont les avait encouragés dans sa Relation de 1640, en leur désignant Plie de Montréal comme favorable à leur dessein.“Si jamais les Français s’establissent en cet endroit, j’espère, écrivait-il, que les Sauvages qui ont autrefois habité cette contrée, et qui sont montés plus haut pour la crainte de leurs ennemis, retourneront dans leur ancien pays, où ils trouveront la vie de l’âme, n’y cherchans que la vie du corps”.En 1643, après une année d’expérience, l’espoir conçu semble devoir se réaliser et le P.Vimont écrit: “C’est à présent que l’on voit les voeux de l’ancienne France exaucez, et que le temps de grâce est venu en ce bout du monde, où la sagesse et bonté divine commence à se faire sentir si benignement dans les coeurs, que sans bruit et sans voix, les anciens habitants de ces contrées y sont invitez et attirez fortement par'les chaisnes d’amour que le seul S.Esprit imprime dans leurs coeurs: ils envoyent icy de toutes parts, leur couriers pour nous asseurer qu’ils se veulent rendre aux touches du Ciel et s’arres-ter pour ce subject en ce lieu tous de compagnie”.Le projet ne réussit pas.Après quelques mois de calme, les Iroquois recommencèrent leurs incursions, et la terreur qu’ils inspiraient fut plus forte que les "chaisnes d’amour”.L'établissement des sauvages * ¦ * ¦ Les Jésuites faisaient bien leur possible pour favoriser l’établissement des sauvages.Chaque année, le Supérieur Ile Québec avait soin de désigner, pour résider à Montréal, deux Pères versés dans les langues algonquine et huronne.Les Français n’étaient pas les derniers à profiter de leur présence.“Comme il y avait alors à Villemarie deux Pères Jésuites, écrit Paillon (d’après le Journal de la soeur Morin), on «célébrait ordinairement deux messes: la première avant le jour 'en hiver, et à quatre heures ep été, était pour les hommes.Ils y assistaient tous.Celui qui y eût manqué un jour de travail.se serait regardé comme excommunié de la société des autres; et, pour s’abstenir d’y assister ces jours-là, 11 fallait avoir des motifs d’empêchement aussi forts que ceux qu’on exige aujourd’hui pour s’en dispenser les fêtes d’obligation et les dimanches.C’était iTn spectacle bien édifiant.de voir tous ces hommes aussi modestes et aussi recueillis, pendant le saint-Sacrifice, que pourraient l’être les plus dévots Religieux.La seconde messe se célébrait à huit heures, et celle-ci était pour les femmes, qui ne le cédaient pas à leurs maris en dévotion ni en vertu”.Si les Relations donnent peu de détails sur le ministère des Pères auprès des Français, c’est' que les pratiques en usage ne diffèrent de celles des paroisses de France que par la ferveur plus grande et générale des colons.“Le gros des Français qui sont icy, écrit le P.Vimont, en 1643, est composé de gens bien différens à la vérité de condition, d’âge et de naturels, pour estre quasi tous de divers pays, mais ils ne sont qu’un en volonté, visans tous à un mesme but de la gloire de Dieu et au salut de ces pauvres Sauvages, et je puis dire que leur vertu a servy à la conversion de plusieurs qui ont esté gagnez à Dieu par l’affection qu’ils leur ont témoignée.Croyriez-vous bien que plusieurs des ouvriers qui travaillent icy, dès leur départ de France ne se sont proposé autre motif que celui de la gloire de Dieu et de leur salut, en un lieu retiré des occasions de mal faire?La seule pensée qu’ils contribuent autant qu'ils peuvent au salut des âmes, les fait travailler de si bon courage, qu’il ne leur arrive jamais de se plaindre”.Cette ferveur des débuts se maintint longtemps.“Tous ces colons, écrit la Soeur Morin dans les Annales de l’Hôtel-Dieu, restèrent près de onze ans renfermés dans le Fort, sans que, durant tout ce temps, il y eût entre eux aucun différend qui pût blesser la ferveur de la charité.Ceux a qui il échappait quelques paroles trop vives en demandaient pardon, avant de se coucher, à ceux qu’ils avaient offensés de la sorte, et aussi exactement qu’on aurait pu le pratiquer dans un monastère plein de régularité et de fcrveui.Enfin, dans ce premier temps, on vivait à Villemarie comme dans la primitive Eglise, selon le témoignage de plusieurs serviteurs de Dieu, à qui je l’ai ouï dire”.Il serait trop long de relater ici les heureux fruits de grâces re-eueillis par les Pères auprès des indigènes.Ce sont des chapitres entiers des Relations qu’il faudrait citer.Le centenaire qui'approche donnera sans doute l’occasion de publier à nouveau ces pages.Disons seulement que pendant les quinze années de leur séjour, les Jésuites baptisèrent plus de cent cinquante indigènes et soixante-douze enfants français.* * * L'exercice du ministère» spirituel Des Jésuites qui résidèrent à Montréal de 1642 à 1657, il n’existe pas de liste absolument précise.X’ont été retrouvés que les catalogues des années 1643, 1645, 1648 et 1649.On arrive à y suppléer par d’autres documents, mais sans obtenir toutefois pour chacun des Pères, la durée exacte de son séjour.Le plus précieux document est le Petit Registre de la Cure de Montreal (1642 à 1680).Il est conservé à la Paroisse Notre-Dame.La signature des actes de baptêmes, mariages et sépultures qui y sont consignés nous révèle les noms des missionnaires en résidence, ou du moins de passage, à Montréal.Le premier en date est le P.Joseph-Antoine Poncet.Il était cousin de saint Gabriel Lalemant et fut bien près de partager son glorieux sort quand, en 1653, il fut capturé par les Iroquois, non loin de Sillery.Le P.Poncet demeura trois ans à Montréal.Le 28 judlet 1642, il signait le premier acte de baptême.“Un Capitaine (algonquin), nous dit la Relation de 1642, présenta son fils au Baptême, âge d’environ quatre ans; le P.Joseph Poncet le fit chrétien, et le Sieur de Maison-Ncufve et Mademoiselle Mance le nommèrent Joseph, au nom des Messieurs et Mes-dumcs de Nostre Dame de Montréal.Voilà le premier fruit nue cette Isle a porté pour le Paradis, ce ne sera pas le dernier”.Le P.Joseph-Imbert Duperron vient bientôt rejoindre le P.Poncet.D’après la lettre du P.Vimont au R.P.Général, il est à Montreal dès la fin de septembre.Le 6 février, il accompagne M.de Maisonneuve, quand celui-ci va plantai une Croix sur le Mont-Royal, en exécution du voeu fait le 25 décembre précédent, au moment où ia grande crue du fleuve menace d’une ruine totale l’habitation naissante.“Et le jour estant venu, porte la Relation de 1643, qui fut it jour des Roys, qu’on avait choisi pour cette cérémonie, on bénit la Croix, avec toutes les cérémonies de l’Eglise: il la charge sur son j espaule,' quoy que tres-pesanle.marche une lieuë entière chargé de ce fardeau.Le P.du Perron y dit la Messe, et Madame de la Pelleterie y communie la première”.Au catalogue de 1643, le P, Ambroise Davost est désigné comme supérieur de la résidence de Montréal.Son nom apparaît au Registre le 9 juin, pour l’acte de sépulture de trois Français tués par les Iroquois, première sépulture à se faire.Son séjour fut bref cependant Il meurt en septembre au cours de la traversée qui le ramenait en France.Le P.Davost fut vraisemblablement remplacé par le P.Gabriel Druillettes, dont nous trouvons la signature au Registre, en octobre 1643, et de nouveau en 1646.A l’automne de 1645, “le P.Lejeune, à la requête de Mons.de la Dauversïère, intendant des affaires de Montréal en France, et le P.Jo-gues y sont destinés pour y hyver-ner”.(Journal des Jésuites).Saint Isaac Jogues avait déjà passé l’hiver précédent à Montreal, à son retour de France, après avoir échappé une première fois à une longue captivité chez les Iroquois.C’est de Montréal qu’il parût en mai 1646, avec le titre d’ambassadeur, pour aller cueillir chez eux la palme du martyre, le 18 octobre.Il avait eu comme compagnon à Montréal pen-adnt l’hiver de 1644-45, le P.Jacques Buteux, qui devait lui aussi, en 1652, tomber sous les coups des Iroquois, “dans les Trois-Rivières, au troisiesme portage”.Bénédiction du premier mariage Puis ce furent les Pères Adrien Doran et Georges d’Eudeinare.Le dernier bénit en octobre 1647 le premier màriage contracté entre Français, celui de Mathurin Le-mounier et de Françoise Taffart En novembre 1648 naissait le premier fruit de cette union, une fille qui reçut le prénom de Barbe; ie chirurgien Jean Pappe avait, par mesure de prudence, ondoyé l’enfant, et le P.Jean de Quen n’eut qu’à compléter ensuite los cérémonies du baptême.Le catalogue de 1649 nous indique comme ayant séjourné à Montréal l’automne précédent, en plus des deux Pères assignés, les PP.d’Eudemare et de Quen, tout un groupe de missionnaires, “en route pour la mission huronne”.Parmi eux se trouvaient le P.Bressani et saint Gabriel Lalemant, martyrisé le 17 mars 1049.1650 marque la fin des missions huronnes.C’est de là qu’arrive pour s’établir à Montréal, le P.Claude Pijart.Les Pères André Richard, Simon Lemoyne et Charles Albanel viennent successivement l’assister en 1650.De 1651 à 1657, il est seul à signer les actes et les catalogues manquent pour nous dire quels furent ses compagnons.De tous les missionnaires de Montréal, le P.Pijart est celui qui y demeure le plus longtemps, et son souvenir resta longtemps grave dans les mémoires.Au lendemain de sa mort, en novembre 1683, le P.Martin Bouvart écrivait de lui.“Ce fust alors (en 1650), qu’il corn mença d’estre principalement occupé auprez des Français.En effet il fit assez long temps l’office de Curé dans l’Isle et dans la ville de Monreal, ou l’on n’estoit alors guere plus en asseurance que dans le milieu des forests.Quoy qu’il n’ab&n-donnast pas le soin des Sauvages qui se rendoint de divers lieux auprez de luy, il cultiva si bien tous les habitans de la colonie, que sa mémoire y est encore en bénédiction depuis vingt six ou vingt sept ans qu’on l’a retiré de ce poste pour le mestre à Quebec.Aussi la louange que luy donnent tous ceux qui luy ont succédé dans ses fonctions, ou qui ont esté dans les lieux de ses missions est que l’on a point veu dans le Canada de meilleurs chrestiens, soit François, ou sauvages, que ceux qu’il a formez par ses soins”.Le P.Pijart se trouvait à Montréal précisément au temps où, sui vaut la Relation de 1653, “les Jro-quois la muguetoient incessamment faisans des courses dedans ITsle, dressans à toute heure des embuscades, tenans nos François si estroitement assiégés, qu’on n’osoit tant soit peu s’écarter, sans un danger évident de perdre la vie”.C’est sous sa conduite que “nos Pères, voyans ces dangers si pressans, portèrent nos François a avoir recours à la Sainte Vierge par quelque dévotion extraordinaire.On fit des jeusnes, des aumo.-> nés, on institua les oraisons d« quarante-heurcs, on offrit plusieur communions en son honneur, bre on fit un voeu solemnel de célébré; publiquement la feste de sa Pn sentation, demandant à Dieu pai l’entremise de cette Mère des bon tés, ou qu’il arrestast la fureur di ses ennemis, ou qu’il les extermi nast, s’il prévoyait qu’ils ne se vou lussent pas convertir, ny rendre ¦ la raison.Chose estrange et très remarquable, les Iroquois depuis ci temps-là, non seulement n’ont ci aucun avantage dessus nous, mai ils ont perdu beaucoup de leui monde dans leurs attaques, et Dieu à la parfin, les a si fortement touchés qu’ils ont demandé la paix”.Apologétique Nos raisons de croire.Réponses aux objections.Ouvrage écrit en collaboration (30 collaborateurs).Volume relié de près de 13G0 pages.Nombreuses illustrations.Au comptoir ou par la poste $5^00.SERVICE DE LIBRAIRIE rm ''nci/niD" 1 JtTKfJ.* .¦K— - tu*S .* A ./’ a-* **-?' l téàa* ' , jL' * c vï-?•/ -,f I ' /J - : ' * ''W fi# t.-' / -.rj'- s i, ~ : i-?wwm S* T ': < ¦¦ ' .i »y.y ÿ - ' H I ïïÈÉÊÊMiïÉ: SIGNATURES DE MONTREALISTES ILLUSTRES Acte de mariage en date du 7 janvier 1658 te! qu’il se trouve au ^ Petit Registre de la Cure de Montréal”, de Jacques le Ber dit la Rose Jeanne.Le Moyne de qui devait naître l’admirable recluse Jeanne.Cette pièce parfaitement conservée en dépit des ans, outre les signatures des époux, porte celles de M.de Maisonneuve — qui signe Paul de Chomedey; de Jeanne Mance, de Lambert Closse, de Jacques le Moyne et de Charles le Moyne, frères de la mariée; de Catherine Primot, femme de Charles le Moyne, de Michel Messier et de M.Gabriel Souart, sulpicien, premier curé d’office, qui bénit l’union.Quinze ans de fécond apostolat Pendant les quinze années du premier séjour des Jésuites à Montréal, un seul Père y mourut.Ses supérieurs ne l’avaient pas désigné pour y travailler, mais Dieu, dans ses desseins, avait choisi cette île pour le lieu de son repos.Au mois d’août 1656, le P.Léonard Garreau accompagne un groupe d’Algon-quins qui remontent vers l’Outa-ouais.Parvenus au nord de la Grande Rivière (l’Outaouais), ils tombent dans une embuscade d’iro-quois, et le P.Garreau est frappe d’une balle qui lui rompt l’épine dorsale.C’était le 30 août.Trois jours plus tard, le 2 septembre, le:?Iroquois viennent déposer le blessé à Montréal, “jettant deux médians petits presens, selon leur coutume: l’un pour témoigner qu’ils estoient marris de l’accident qui estoit arrivé; l’autre pour essuyer nos larmes et appaiser nos regrets”.C’est le P, Pijart qui l’accueille et qui l’assiste à ses derniers moments.“Il ne pouvait assez remercier Dieu et les Anges, porte une notice qui lui est consacrée, de l’avoir conduit à Montréal, lieu consacré à la Sainte Vierge, pour le faire mourir pour ainsi dire dans les bras de cette très suave Mère, et de combattre son dernier combat sous son égide.Il mourut un samedi, jour consacré à cette Mère de Dieu.Si bien que ni le temps, ni le lieu, ne firent défaut à sa piété pour sa Mère du Ciel.” Dans la Relation de 1656, nous lisons aussi; “Sur les onze heures de nuit du mesme Samedy.le second jour de Septembre, une convulsion ’’emporta, nous laissant à tous une joye au coeur, et une douce espérance que son sang produirait un jour des fruicts dignes de la gloire de Dieu.On n’omit rien pour honorer ses funérailles et pour luy témoigner l’affection qu’on luy portait.” Vers 1683 enfin, le P.Bouvart écrira que “le P, Léonard Garreau, par les graces que l’on obtient à son tombeau dans l’Eglise de Montréal où repose son corps, montre que sa mort aussi bien que sa vie ont esté présieu-ses devant Dieu.” * * * A l’été de 1657, des prêtres de M.Olier, envoyés par les Messieurs de Notre-Dame de Montréal, arrivent en Canada.Us viennent relever les Jésuites du poste avancé mTils tenaient depuis 1642.Le 28 août, M.Gabriel Souart prend charge de la cure.Les Jésuites cessent alors d’avoir à Montréal une résidence permanente.Us reviendront de temps à autre donner un coup de main; en 1664, par exemple, le P.Chaumo-not y passe plusieurs mois et jette, de concert avec M.Souart, Mme ia Supérieure de l’Hôlel-Dieu, Madame d’Ailleboust et mademoiselle Mance, les fondements de la Confrérie de la Sainte-Famille, qui existait encore au début du vingtième siècle.Ce n’est toutefois qu’en 1692 que les Jésuites s’établissent à Montréal, et qu’ils acquièrent le terrain où se trouvent aujourd’hui le I Palais de Justice et le Champ de Mars.La mort du P.Bernard Wêll, en 1791, marquera la fin de ce second établissement.Le 12 août 1657, le P.Claude Pijart avait inscrit son dernier acte au Registre: le mariage du fils aîné de Pierre Gadois, premier colon de Montréal à obtenir la concession d’une terre sur l’île.En 1842, les Jésuites reviennent à Montréal, et c’est sur un coin de la terre de Pierre Gadois que s’élève aujourd’hui le Collège Sainte-Marie, la plus ancienne maison de ce Iroisrè-mc établissement.Paul DESJARDINS, S.J.Collège Sainte-Marie.t LANDRY CAISSES ENREGISTREUSES LTEE ETABLIE EN 1906 Nos meilleures félicitations sont acquises au "Devoir" à l'occasion de son 30e anniversaire.Toutes les marques : Underwood — Royal c—i— _ l, Smith — Remington.— vendues — réparées et louées.Empire Achetées Pionniers dons notre industrie, nous vous offrons directement Balances, Caisses Enregistreuses, Dactylographes, Machines à additionner.p?’f 1 - ?CÛS ] J@ i > C « j im.Oi si "V j Nous n'employons pas 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Isaac Jogues.Ville-Marie n’clait encore qu’une mission: elle devint une paroisse a l’arrivée des Sulpiciens.Ceux-ei, en débarquant, le 29 juillet 165J, purent compter une quarantaine de maisons, protégées par un fort.Au milieu du petit bourg se dressait un Hôtel-Dieu, construit 12 ans auparavant par Mlle Mance, et dont ju chapelle servait d’église.Les quatre Sulpiciens, — MM.de Queylus, Souart, Galinier et d’Allet, — prirent logement à l’hôpital même avant d’habiter leur propre maison en 1661.Ils ne devaient pas s’occuper seulement des Français, ils voulaient évangéliser les Indiens.Aussi dès 1669, avaient-ils établi pour eux une mission au pied de la montagne.Cette mission a une histoire intéressante qui se continue de nos jours, car la paroisse d’Oka n’eu est que le prolongement.La population de Ville-Marie, à l’époque où le curé commença la construction de la première église paroissiale, en 1672, était de 8110 âmes.(Qui aurait pensé que 201) ans plus tard, cette population catholique aurait centuplé!) Montréal devait grandir sans cesse.Il compte 2100 âmes en 1700, 6,351 en 1730, 7,710 en 1740.En 1822, quand la construction de l’église actuelle fut décidée, la population catholique était de 15,000; en 1845, de 33,360; en 1871, après Je démembrement de la Paroisse, elle est de 80,000.Ministère étendu C’est entre ces deux dernières dates que l’histoire de la paroisse Notre-Dame a atteint son apogée.Lès 33,360 catholiques de 1845 ‘sont répartis en 9 quartiers ur bains et 5 suburbains.Outre la vaste église paroissiale, la cathédrale, (angle Saint-Denis et Sainte-Catherine), et les chapelles des communautés religieuses, il y a dans la paroisse plusieurs chapelles succursales: Bon-Secours, les Rè-collets, la chapelle du Cimetière Saint-Antoine (Place Dominion), celle des tanneries des Rolland (Saint-Henri), de la côte SainULuc.de la côte des Neiges, de la côte de la Visitation et du courant Sainte-Marie (Pied-du-Courant).Chaque jour, des Sulpiciens partent du Séminaire et vont exercer le ministère dans les succursales.Au Séminaire même, ils sont nombreux et leurs occupations multiples.N’a-t-on pas, en cette année 1845, célébré 2560 baptêmes, 505 mariages et 1704 sépultures?^ Chacun de nos Messieurs a sa .tâche marquée.Celui-ci est chargé des baptêmes, ce lui-là des sépultures, un troisième des mariages et des aumônes, d’autres de la congrégation des Hommes de Ville-Marie, de la congrégation des jeunes filles, de la confrérie des dames de la Sainte-Famille, de la confrérie de la Bonne-Mort, des confréries du Sacré-Coeur, du Rosaire, du Scapulaire, de Notre-Dame-Auxiliatrice.des malades de l’Hôtel-Dieu, des malades de l’hôpital anglais (Général), des malades de l’hôpital militaire, des extraits de l’état civil, des messes et du casuel, des cérémonies et du chant, de la direction des Frères, des Soeurs de l’Hôtel-Dieu, des Soeurs Grises avec leurs pauvres et leurs enfants, des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, de la prison, des écoles et de la bibliothèque paroissiale.Et nous ne disons rien de la population irlandaise à qui on accordait une attention spéciale Les catéchismes étaient nombreux, les instructions fréquentes, les confessions quotidiennes.Le jour vint où il fallut démembrer cette énorme paroisse.Mgi Bourget, par un décret de 1865, nul fin à l’ancien ordre de choses.En peu de temps les succursales de Saint-Joseph, de Sainte-Anne, du Mile-End, de Notre-Dame de Tontes-Grâces.de Saint-Vincent de Paul, de Sainlc-Brigide, de Saint-Jacques, de Saint-Henri, devinrent paroisses indépendantes de Notre-Dame.Celle-ci reçut alors à peu près ses limites actuelles qui vont du fleuve à l'Hôtel-Dieu, et de la gare Vigcr à la rue McGill.Si le démembrement de la paroisse primitive soulagea les prêtres du Séminaire de longues courses à l’extérieur et de bien des soucis matériels, il ne diminua guère l’activité spirituelle à l'église même.Triduums, neuvaines, mois, retraites, associations pieuses continuèrent comme par c passé.D’autres dévotions, comme l’Adoration Diurne et l'Adoration nocturne, vinrent même s’y ajouter.De nos jours encore, Notre-Dame est restée la Paroisse, toujours prête à accueillir dans sa vaste nef.au pied de son grandiose autel et dans le secret de ses nombreux confessionnaux, les pieux fidèles de l’ancien territoire de Ville-Marie et du pins-grand Montréal.Elle nous donne chaque an née ce spectacle pendant les rctrni tes préparatoires â la fête de PA ques, et surtout les dimanches du Carême: depuis 1888, les plus grands prédicateurs de France s’y font entendre et leur parole magnifique ou émouvante répand le bien parmi nous.Par Mgr OLIVIER MAURAULT, P.S.S.î H Les deux églises Ce ne serait pas le cas, si la paroisse avait conservé comme église le vénérable temple commencé par M.Dollier de Casson en 1672.Nos pères avaient su l’embellir certes, au cours de ses 150 ans d’existence, mais il avait toujours gardé, au moins à l’extérieur, sou aspect d’église de campagne.Du 'point de vue archéologique et historique, on peut regretter sa disparition.L’urhnnisme y gagna cepen- | danl, puisque la démolition de l’ancienne église rendit possible la Place d’Armes.Déjà à la fin du XVllIc siècle elle élait Irop pelile pour la population.Lorsque, en 1822, les marguil-liers décidèrent de la remplacer, ils virent grand, très grand .même, mais pas plus que ne l’exigeait la paroisse d'alors.Or done, de 1824 à 1820, s’éleva, sur les plans de -lames O’Donnell, la nouvelle église.musée historique et du trésor de cathédrale.On y admire, à côte de manuscrits et de pièces historiques, de beaux ornements d'église et des meubles de style.La visite en vaut la peine.— III — Grands événements il conviendrait maintenant, me semble-t-il.de passer en revue les grands événements, dont la Paroisse, véritable sanctuaire national, a été témoin au cours de sa longue histoire.Pour cela, il ne suffira:! pas d’ouvrir les registres de baptêmes, mariages et sépultures de Notre-Dame, dont la série esl complete, des origines jusqu’à nos jours: cas unique sur ce continent.Le pre-iyier d’entre eux, cependant, trésor sans prix, — contient les noms de toutes les grandes âmes de nos temps héroïques.On y trouve la trace des premières victimes des Iro>-quois, les Sulpiciens LeMaitre et Vi- Jruien Ci/KcUérC' 1 PorMcyt B r : s* 4- M :Z2t±:.- L’EGLISE NOTRE-DAME ET LE SEMINAIRE Cette deuxieme église des Sulpiciens commencée en 1824 fut inaugurée en 1829; ses tours venues plus tard et dressées comme deux sentinelles au-dessus de la ville furent terminées en lo‘13.Tout à côté se trouve le vénérable Séminaire de Montréal, la plus ancienne construction existante o Montréal.Le clocher à droite est ce qui restait, il y a plus d'un siècle, de la première egiise Notre-Dame truite en 1672, au milieu même de la rue Notre-Dame.Elle fut érigéè en eglise paroissiale en 1678 alors qu'elle était presque terminée, puis démolie cinquante ans plus tard au moment de I inauguration du spacieux et magnifique temple actuel.mes reprochent aux dames de celle ville d’avoir beaucoup trop de l’orgueil des Indiens et de manquer d’éducation.Pour continuer la comparaison entre les dames de Québec et celles de Montréal, j'ajouterai que celles-ci sont généralement plus belles que les premières.Les manières m’ont semblé quelque peu Irop libres dans la société de Québec.J’ai remarqué à Montréal plus de modestie qui va si bien au beau sexe.Les dames de Québec, celles qui ne sont pas en puissance de mari, mènent une vie passablement oisive et frivole.A Montreal, les filles sont moins frivoles et plus adonnées au travail.On les voit toujours occupées à coudre quand elles n’ont point d’autre devoir à remplir.Cela ne les empêche pus d’être gaies el con- i Suint-François-Xavier, tentes; personne, non plus, ne peu' ! vellc de cette calamité les accuser de manquer d’esprit ni d’attraits.Leur seul défaut, c’est d’avoir trop lionne opinion d’elles- CamiUc Bertrand: Histoire Montréal, pp.225-226.de Montréal ravagé par le feu Montréal fut dévasté par un violent incendie en 1721.Le 19 juin, pendant la procession du Saint-Sacrement, le feu sc déclara dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu et se pronagea à plus de la moitié de la basse-ville.Cent vingt-six maisons furent consumées sur les rues Saint-Paul, Saint-Louis, Saint-Joseph et A la nou-M.de Vau-dreuil monta à Montréal.“La grande détresse de la population, celle des Hospitalières en particulier, l'émurent profondément.” Il manda à Mgr de Sainl-Vallicr et à l’intendant Bégon de le rejoindre sur le lieu du sinistre, pour aviser aux mesures à prendre pour réparer le désastre.L’intendant profila de son séjour à Montréal pour passer des règlc-1111:11!* sur 1’élargissemenl et l'alignement des rues et des trottoirs et la construction des maisons.Par précaution pour l’avenir, il ordonîia due les bâtiments seraient munis d’échelles cl que l’on devrait dorénavant ramoner les cheminées une fois par mois.Tout de suite après son inauguration on démolit J’àncienne qui obstruait la rue Notre-Dame.De 1811 a 1843, s’élèvent les deux tours jumelles.Dès 1843, on y place dix cloches et en 1847, le Gros Bourdon de 24,780 livres.Puis on se met en frais de décorer l'intérieur de l’église de 1874 à 1880.On érige le monumental maître-autel (architecte: Bourgeau; statuaire Bouri-ché) ; on construit la nouvelle chaire (architecte: Bourgeau; sculpteur: Philippe Hébert).De 1888 a 1891, s’élèvent la chapelle du Sacré-Coeur cl la sacristie, sur ics plans de Perrault et Mcsnard.Enfin, en 1894, le grand orgue Casa-vant vient compléter l'harmonieux ensemble que nous connaissons.Compléter?Non pas.Restaient les vitraux.Ils apparurent à leur heure, à l’occasion du centenaire de l’église.On sait que les hautes fenêtres sont coupées par deux galeries formant trois étages de vitraux.Ceux du haut reçurent une décoration florale et symbolique.Ceux de l'étage intermédiaire déroulent devant nos yeux la série des sainls et des saintes chers aux Canadiens, parmi lesquels les Martyrs jésuites du XVile siècle, les Martyrs sulpiciens des Carmes de 1792, et le Bienheureux André Grasset de Saint-Sauveur, baptisé à Montréal.Au rez-de-chaussée, chaque vitrail esl une page illustrée de l’histoire de la paroisse.Le premier en entrant à droite représente Jacques Cartier lisant l’Evangile sur le chef d’IIoclielaga en 1535; les autres, à la suite: la Fondation de Ville-Marie à Notre-Dame de Paris en 1640; la Première messe à Ville-Marie en 1642; Maisonneuve portant une croix au mont Royal en 1643; l’Arrivée des Sulpiciens en 1657; le Sacrifice de Dollard cl de ses compagnons en 1660; la Milice de la Sainle-Famillc el la Confrérie de la Bonne-Mort,' 1663; Jeanne Mance, fondatrice de l’IlôtCi-Dicu; Marguerite Rourgeoys, première inslitulrice, fondatrice de la (,o;i-grégatiôn Noire-Dame, 1659 ; Marguerite d’Youville, fondatrice^ des Soeurs de la Charité, 1752; la (,011s-truction de Notre-Dame, 182S.(.cite galerie hisforique.fabriquée par la maison Chigol, de Limoges, _ "Est d’un dessin clair et très accessible.Les amateurs de vitraux dans ie goût moderne en trouveront, dans la sacristie, de bons exemples sortis de l’atelier Rinuy, de Paris.En même temps que l’église se parait de ces verres de couleur, 011 la niellait à l'éprouve de l'incendie: elle est désormais pourvue de gicleurs automatiques, capables de l'inonder à la première alerte.Quelques mois après, on débarrassait le mallre-nulcl, la nef et les galeries des innombrables ampoules électriques qui faisaient autrefois notre admiration.Un éclairage indirect, parfaitement calculé, .telle maintenant une douce lumière sur la riche polychromie des piliers et des balustrades, sur 1rs magnifiques boiseries des autels el sur les belles stables de bois.Une dernière entreprise est venue ajouter un intérêt nouveau, à notre grande église: la création d’un musée.Il tient à la fois du gnal, Lambert Closse, Dollard el ses compagnons.Mais, mieux que les registres, la grande histoire, comme l’histoire anecdotique, nous a £ar-dé la mémoire de certaines cérémonies mémorables qui se déroulèrent dans l’église paroissiale de Notre-Dame.Sans parler des visites d’évèques ou de gouverneurs, signalons le jour de Pâques 1674: M.de Fénelon s’élant permis de prendre en chaire la défense de M.Perrol, gouverneur de Montréal, incarcéré par M.de Frontenac, causa une petite émeute dans l’église, car M.Ca- Portrait de la Montréalaise Pierre Kalm, savant suédois, en tournée d’observation au Canada (1748-1749), a fait un parallèle entre la québécoise et la monlrcalai-se, où celle-ci fait assez bonne figure.“La québécoise, dit-il, est une vraie daine française par l’éducation et les manières; elle a l’avan tage de causer souvent avec des personnes de noblesse venues de France.A Montréal, on ne reço’1 que rarement la visite d’hôtes aussi distingués.Les Français cux-mc- L'influence du "Devoir" en ces derniers trente ans de son existence s'est fait sentir dans pfus d'un domaine.Nous le reconnaissons et lui adressons nos meilleurs voeux L« spécialiste Optométriste LORENZO FAVREAU, 00D et ses assistante Pierre Crevier, Ba.O.» Lucien Hébert, Ba.O.» Guy Monette.Ba.O.Optométristes — Opticiens licenciés, Bacheliers en Optométrie.EXAMEN DE LA VUE Troubles musculaires de l’oeil.Ajustement des verres CORRECTEURS.TAIT-FAVREAU LIMITEE L.FAVREAU, O.O.D., pré.id.nt Bureêu du Centre: Bureau du Nord: 265 E., rue Ste-Cotherine 6890, rue St-Hubert Tel.LA.«TOJ Tel.CA.9314 Bureau de ST-LAMBERT TOUS LES JEUDIS: 270 AVE VICTORIA, TEL.: 2355 Veuille le Devoir, à l’occasion de ses 3 0 ans d’existence, recevoir nos félicitations et nos voeux les plus sincères.Lefebvre Frères, Ltée ATELIER DE REPARATIONS MECANIQUES I SPECIALITES : Soudure électrique et au gaz.Réparations — Ventât «t déménagements de machines d’imprimeria.986, rue de Bullion • Tél.PLateou 901U • Montréal Comment nous vous sommes utiles Nous administrons des comptes courants et des comptes d'épargne.Nous faisons de l'escompte, des prêts à court 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un rêve fou.' Et, pourtant, le triple mandat que la Dauversière disait avoir reçu s’est pleinement, largement, royalement réalisé.La congrégation a été créée, la colonie a été fondée dans la Nouvelle-France retournée à nos gens et, l’heure venue, les congréganistes se sont installées au milieu des colons.Le petit fonctionnaire a réussi à faire mouvoir tout le monde; il a trouvé sur sa route d’admirables bonnes volontés, de grandes générosités; il a aidé à leur groupement, il les a stimulées.Et, si la Mort l’a saisi à l’heure où la colonie était encore dans l’enfance et ses filles par le coeur et par l’esprit à peine installées dans la maison de sa collaboratrice Jeanne Mance, dotée par la charitable Madame de Bullion; s’il est mort aux débuts de toutes ces choses, la grande ville d’aujourd’hui, les maisons des Hospitalières réparties sur deux continents, notre propre Hôtel-Dieu, riche de trois siècles de généreux dévouement, attestent la puissance et la fécondité de son oeuvre.Us élèvent à sa mémoire le plus glorieux des monuments.Ÿ Ÿ ¥ Quand on se reporte vers ce lointain passé, il faut se défendre contre la pire et la plus naturelle des tendances, — celle de croire que ce qui est a toujours été, que les choses que nos yeux voient tous les jours apparaissaient ainsi à nos pères.Deux minutes de réflexion brisent cette illusion.Mais nous imaginons-nous bien tout de même ce que pouvait être, non seulement le Montréal de 1642, quand Maisonneuve y des-ceftdit avec Jeanne Mance, mais celui de 1659 quand les trois premières Hospitalières vinrent y porter secours à Jeanne?A la place de la grande ville d’aujourd’hui, c’était le bois, les accidents de terrain que devait lentement aplanir ou adapter le travail de l’homme, — et tout autour la sauvagerie, les Sauvages.Les maisons memes où l’on devait s’abriter n’avaient aucun rapport avec ce qui existe aujourd’hui.Aussi bien, lors du deux cent cin-u .antième anniversaire de l’arrivée des trois premières Hospitalières, Monseigneur l’Archevêque de Montréal, alors M.le chanoine Gauthier, curé de la Cathédrale, évoquait-il en quelques lignes qui ouxTent de larges perspectives sur les heures pre- mières de la maison ces dures années.11 faut lire et méditer cette page qu’illumine la figure des pionnières.Leur pauvreté, disait-il, est ex-trême.Hiles sont à peine arrivées que la fondation de Mme de Bullion, engagée dans la cession que M.de là Dauversière doit faire de ses biens, est totalement perdue pour elles.A leur départ de La Rochelle elles ont acheté quelques marchandises: toile, étoffe, souliers.Elles vendent tout pour se procurer le strict nécessaire.Elles n’ont pas un sou pour défricher les cent arpents de terre que M.de Maisonneuve leur a donnés, et pendant vingt ans elles n’ont à manger que du blé, du lard et des légumes.Et cependant elles savent encore ajouter à ces mortifications que la Providence leur envoie.Pour réserver le lard à leurs domestiques elles n’en mangent qu’une fois le jour, et même qu’une fois de deux en deux jours; et l’exacte historiographe que fut votre première recrue canadienne nous assure qu’elle fut au moins dix ans dans la maison sans g avoir vu aucun fruit au réfectoire, sinon quelques prunes sauvages une ou deux fois l'an.Ce que pendant vingt-huit ans elles curent ù souffrir de nos hivers ne se raconte pas.Le premier hôpital est construis en planches mal jointes; et la Soeur Morin nous affirme que la neige, • “quand elle était poussée par le vent, q entrait par plus de cent fentes”.Cette neige inclémente, elles la trouvent partout: dans la salle de communauté, les'cellules, les escaliers, les tribunes, le choeur.Quand elles réussissent à tempérer ses rigueurs par quel-’que chaleur, c’est à leurs malades qu’elles songent; et il faut qu’elles en reçoivent l’ordre de leur confesseur pour qu’elles osent en prendre leur part.A leur arrivée, elles avaient dû s’installer dans un grenier au-dessus de l’hôpital de Jeanne Mance.* * * Mais ce n’est pas tout.Cette époque n’est pas simplement celle de la misère commune, si l’on ose dire; de l’habitation lamentable et de l’insuffisante nourriture; c’est celle aussi de la menace iroquoise, de l’alerte quasi quotidienne, et le futur Archevêque de Montréal, évoquant les glorieux services des Hospitalières, les soins qu’elles prodiguaient aux malades, pouvait encore dire: Mais ii celte tâche essentielle de l’Hospitalière vos mères ajoutaient encore d’autres préoccupations.Leur âme battait à l’uhis-snn de celles des pionniers qu’elles assistaient; et c’était à leur manière qu’elles luttaient elles aussi pour la patrie naissante.De 1660 à 1666, dans la terri chiffres d’abord manquent pour une partie de leur carrière; puis, que peuvedt dire les chiffres?Que peu- - - .yent-ils faire de plus «m’éveiller oie guerre que l Iroquois fait aux 1 imagination et la plus émouvante colons, l’Hôtel-Dieu est rempli, réflexion?Elles se multiplient.Elles mènent Des milliers et des milliers de ma de front l’observance de la règle ' - J ' • -»-~ dont elles veulent que rien ne les dispense, les soins du ménage et le service des malades.C’est ù tout instant l’alerte, et sitôt que la pauvre place de Ville-Marie est battue par la vague iroquoise, c’est la Mère de Hrésolcs et ui Soeur Morin qui montent au clocher sonner le tocsin, afin “de ne pas emploger un homme qui allait courir sur l’ennemi”.De ce assistaient au qui n’avaient dans la lutte lieu élevé elles combat et elles jamais reculé ____ pacifique qu’en leur hôpital elles livraient à la mort, elles trembldlent devant ce champ de bataille on tombaient trop souvent les meilleurs défenseurs de la patrie.Un seul espoir les animait, si elles venaient à tomber aux mains de leurs féroces ennemis: celui de donner leur sang pour la foi et de jeter leur vie comme une semence dans le sillon sanglant où s’élaborait la grandeur religieuse de notre pags.Votre imagination fait-elle revivre ces heures tragiques?Pouvez-vous, à leur souvenir, vous défendre d’une poignante émotion?Ÿ Ÿ V Voici trois cents ans liientôt que les Hospitalières sont avec nous.Elles ont partagé foutes nos épreuves, soigné toüs nos malades, les Sauvages commq les Blancs (et l’on sait qu’un Iroquois blessé essaya un jour de tuer la Supérieure «le là maison), les soldats d’Ainherst comme ceux de leurs propre race.Elles ont littéralement passé par le feu.Il leur a fallu construire et reconstruire dans ce coin du vieux Montréal où, pendant deux siècles, leur hôpital fut le refuge et l’abri de toutes les souffrances.Puis, chassées comme d’autres par la ville croissante, elles se sont réfugiées sur ce Mont-Sainte-Famille qui paraissait alors— c’était en 1861—lointain; où elles vivent encore aujourd’hui, tout à côté du parc Jeanne-Mance, mais entourées déjà d’une population dense.Elles ont agrandi, agrandi, mais ce n’est pas encore suffisant.Et l’on souhaite que 1942 voie se «Iresser dans le ciel des édifices nouveaux, qui permettront à la science et à la charité associées de faire plus de bien encore.Le besoin en est aussi clair qu’urgent.Ne serait-ce point une magnifique façon de célébrer le Troisième Centenaire et l’un des plus beaux hommages que l’op puisse offrir à la mémoire de Jeanne Mance, de M.de la Dauversière, des premières Hos-pilalières; des centaines d’autres qui les ont aidés ou suivis?Ÿ Ÿ Ÿ Ou se perdtaît à vouloir faire le calcul .«le ce que Montréal doit à Jeanne et à ses continuatrices.Les it Hr lades, depuis 1642, ont été hospitalises par l’Hôtel-Dieu.Combien cela représente-t-il de douleurs accumu-lées, de plaies pansées, d’attentions infiniment charitables, de vies sauvées, d’agonies consolées?Nous avons le témoignage des anciens; mais nous ne l’aurions pas qu’il nous suffirait pour deviner le passé, pour en imaginer la grandeur et le prodigieux mérite, haussés encore par la difficulté des circonstances générales, de regariler ce qui se passe sous nos yeux.Le cadre a changé, mais les coeurs sont restés ce ciu’ils étaient il y a trois siècles.L’Hospitalière qui travaille et prie dans les grands édifices d’aujourd’hui a conservé toutes les traditions des fondatrices, de Judith de Brésoles, la chimiste et l’administratrice, de Marie Maillet, que l’on a qualifiée d’hospitalière-type, de Catherine Macé.Elle joint à la charité intelligente et douce, et si souvent souriante, le goût du progrès en tout; elle collabore avec les médecins au grand coeur et les infirmières laïques, auxquelles elle a insufflé une partie de son âme; elle réussit, par des prodiges d’ordre, de méthode, d’économie, à faire face comme jadis aux pires difficultés.Elle puise à la même divine source que ses aïeules le secret de son inlassable dévouement.C’est l’un des plus hauts types qu’ait produits notre race baptisée.Notre vénération, notre bénédiction s’élèvent respectueusement vers les Hospitalières d’aujourd’hui comme, de génération en génération, depuis les premiers jours de Montréal, montèrent vers leurs aînées l’affectueuse et respectueuse gratitude de nos pères.* * * Pour la grande majorité des Montréalais, nous le craignons fort, le nom des Hospitalières de Saint-Joseph n’évoque que l’image de rHôtel-Dieu de Montréal.En fait, combien de gens même connaissent le nom des Hospitalières de Saint-Joseph?Depuis trois siècles tout près, notre peuple dit simplement les Soeurs de l’Hôtel-Dieu.Mais, à la vérité, l’oeuvre de Jérôme de la Dauversière et «le sa collaboratrice Marie de là Ferre est plus considérable que nous ne l’imaginons, pour la plupart.Il y a quel-ques maisons d’Hospitahères en France; il en est une quinzaine en Amérique, — au Canada ou aux Etats-Unis.Celles-ci sont les filles ou les petites-filles de l’Hôtel-Dieu de Montréal.Quelques-unes ont été directement fondées par lui, d’autres sont nées de ces premières fondations.(Toutes, on le sait, gardent leur autonomie, au lieu d’être, comme dans tant d’autres institutions «le ce genre, reliées par une direction générale.) Ÿ * * * L’une des fondations les plus j émouvantes fut assurément celle de I Tracadic.,M il /£ ,.% ;/! / î fPrit' ettci-ri*' i 7 - 3 ^ 6cf4L*4.f .z.IV f^ t j.t £***&* \'c/ I ^ J i x, te * ¦ iLL U ?It7> zn *yt- rn ¦+V 1 iju.x; - , ._ Ui* .i/ tUe^U V 1 a c/n% * if4'r' * f cr f 'X-1 PREMIER MARIAGE DE FRANÇAIS Facsimile de l'acte de mariag*e, le 3 novembre 1647, de Mathurin Le Maunier ou Monnier avec Françoise Fafard ou Taffart, béni par le père jésuite Georges d'Eudamare, en présence de M.de Maisonneuve, Jean de Saint-Pierre, notaire, et Gilbert Barbier, entrepreneur de la construction des maisons.De cette union devaient naître les premiers Canadiens montréalais.Une des filles de Mathurin Le Mourner épousa Isaac Pasquier-Lava liée qui fut l'ancêtre de Calixa Lavallée, auteur de la musique de "O Canada".Aux fêles du deux cent cinquantième anniversaire de l’arrivée des Hospitalières, le regretlé Docteur James Guerin évoqua, d’après le it-cit «ju’il tenait de l’illustre sir William Hingston, les débuts de cette oeuvre.Un jour, disait-il, il g a de cela quelque quarante ans, ta supérieure de l’Hôtel-Dieu recevait une lettre où on lui demandait des Soeurs pour soigner les lépreux.Certes, elle le savait bien, à l’Hôtel-Dieu un appel à la charité doit toujours être entendu.Mais avait-elle le droit de condamner, sans son aven, telle ou telle de ses compagnes à une “mort vivante”?Elle réfléchit quelques jours dans le.silence.Certain soir, après la prière ù la chapelle, clic communiqua à scs Soeurs la demande qu’elle avait reçue.Elle ne cacha rien des horreurs qui attendaient celles qui voudraient se dévouer au redoutable apostolat, le contact avec ces tristes et repoussants malades, l’isolement dont on ne.pourrait plus sortir, les dangers de la contagion.Puis clic conclut: “Personne ne peut aller à pareille mission, sans g avoir une vocation toute spéciale.Interrogez vos “«iqip âmes.Je vais mettre une pelile boite au pied~de l’autel.Celle qui se sentirait appelée de Dieu g pourra demain glisser le carré de papier sur lequel elle aura écrit son nom”.Le lendemain, ce fut vraiment un jour de ferveur dans la communauté.Les jeunes Soeurs semblaient plus zélées encore qu’à l’ordinaire, et les anciennes retrouvaient l’ardeur de leur jeunesse.Le soir venu, après la prière toujours et sous l’oeil de Dieu, la supérieure ouvrit d’une main émue la pelile boite.Elle In trouva pleine de carrés de papier et de noms.Et, coïncidence curieuse et parfaitement authentique, le premier billet qu’elle sortit de l’urne portait précisément son nom à elle, le nom de la supérieure! Du reste, les noms de toutes les Soeurs s’g trouvaient également! Le.lazaret de.Tracadic fut ainsi bientôt fondé.N’est-ce pas une page de la Légende Dorée?De ces trois religieuses angevines, Soeur Morin écrivait: C’était trois filles d’une vertu signalée, destinées taules trois à être les fondements de cet édifice, où la divine Majesté doit être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles par un grand nombre de filles qui, à leur imitation, offriront leur santé et leur vie pour être sacrifiées au service des pauvres malades.Voici trois siècles déjà qu’à travers les pires difficultés et des changements de toute sorte se vérifie l’audacieuse prophétie, formulée par mble religieuse au temps où « On sait que la première Canadienne à entrer chez les Hospilalières fut Soeur Morin, qui connut ainsi les trois fondatrices et, plus tard, après avoir été dépositaire et supérieure, devint par, obéissance l’annaliste de la maison.celle bum Montréal bourgade.n’était encore qu’une Nous avons vu trop de métropoles tomber dans l’abîme pour qu’une mélancolique inquiétude n’assombrisse point un peu nos visions d’avenir; mais ce n’est peut-être pas fixer trop haut nos rêves que d’espérer t[iie l’oeuvre «pii fut la con-temporainc de ses'plus vieilles origines vivra aussi longtemps que notre ville même.^ 3» ÿ Nous devons, en tout cas, faire ton! le possible pour qu’il en soit ainsi.Orner HEROUX U'm: FAITS ifs 'SsmroKTANT, dans les rues D’UNE VILLE ^ .a» «taioritc des citoyens La grande major* üèfemeftt ^ur les”tramways et les autobus.nécessaire que le transport urba,n- ^ nécessité de tous les d'une ville- „ e nve, Dlus de 900 tramways et A Montrée!, la Compagnie suprémat.e dans le domame du ^ — “S dons la Croissance de la métropole^ T[ * Us récompenses successives accor^^^ .'^^"oVaTsItfon dons des competitions et impartiale que^ cet dont conttnuê^d'ossurer^des Jiemces^de^transport elle paut compter pour «m expansion future.DES DE CONCOURS Prix décernés à la Compagnie des Tramways de Montréal dans des concours entre toutes les compagnies de tramways des Etats-Unis et du Canada.1933 "Certificat spécial de Mérite", Transit Journal Maintenance Contest.1934 "Certificat de.mention honorable.Anthony N.Brady", pour la prévention des accidents.1935 Premier prix.Transit Journal Maintenance Contest 1936 Certificat spécial de Mérite", Transit Journal Maintenance Contest; Médaille "Anthony N.Brady Memorial" pour la prévention des accil dents.1937 Médaille '"Anthony N.Brody Memorial" pour fa prevention des accidents.1938 ^ VOLUME XXXI — No 46 LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 24 FEVRIER 1940 La FLCCAISCN 0 APOSTOLIQUE Par le R.P.Léon POULIOT, S.J.i Monseigneur Bourget ensemence le sillon ouvert par j Monseigneur Lartigue.— Merveilleuse moisson de fondations et d’oeuvres qui vont rayonner sur le ^ continent et à travers le monde.— Saint-Sulpice 4 chargé de la formation du clergé.Les continuateurs, NN.SS.FABRE et BRUCHESI IJn ensemble de circonstances ; qu’il serait trop long de rappeler ici a rejeté dans l’ombre le premier évêque de Montréal, qui fut un grand evêque.# Fils d’un médecin et, par sa mère.I Marie-Marguerite Cherrier, cousin de Louis-Joseph Papineau et de Denis-Benjamin Viger, Jean-Jacques Lartigue naquit à Montréal, le 20 ^uin 1777.Après un cours classique des plus brillants au Collège de Montréal, il se livre à l’étude du droit, puis entre dans la carrière sacerdotale.Prêtre, en 1800, il est nommé secrétaire du diocèse de Québec et habite le presbytère de Longueuil avec son évêque, Mgr Pierre Denaut.En 1806, il obtient de Mer Plessis la permission de s’agré-Rer au Séminaire de Saint-Sulpice.‘‘Pendant quinze ans, lit-on dans sa fcotice nécrologique, il fut l’orne-înent de cette communauté par son zèle infatigable, par son rare talent pour la prédication, son ardeur incomparable pour la conversion des pécheurs et sa grande charité envers les pauvres.Malgré les nombreuses occupations qui devaient, ce semble, absorber tout son temps, il mettait un si bel ordre dans l’accomplissement de ses devoirs qu’il trouvai* toujours le loisir de visiter régulièrement les faubourgs dont on l’avait chargé, d’y maintenir l’ordre, comme l’attestent les personnes qui ont eu le bonheur d’être sous son administration, de passer une partie considérable de la journée au confessionnal, d’étudier avec profit la théologie et l’Ecriture Sainte, comme le prouvent les manuscrits qu’il a laissés, de se tenir au courant de toutes les affaires de son pavs qui l’intéresse toujours vivement.” Désirant diviser son immense diocèse qui s’étendait à tout le Canada —moins la Nouvelle-Ecosse—, Mgr Plessis entreprit, en 1819, le voyage d’Europe.Il avait porté son choix sur l’abbé Lartigue comme premier évêque de Montréal.La susceptibilité du gouvernement anglais s’opposa au projet de .division du diocèse de Québec.Elle permettait seulement à l’évêque d’avoir des auxiliaires dans les différentes parties de son diocèse.en Ontario, au Nouveau-Brunswick, à la Rivière-Rouge et à Montréal.Mgr Lartigue, évêque à Montréal (1821-1836) Cette solution du problème n’était pas sans avantages pour l’Eglise; et c’est pourquoi, le cardinal Consalvi, secrétaire d’Etat de Pie VII, l’accepta.Il savait qu’en Angleterre le fait crée souvent le droit et que.s’habituant à voir un évêque n Montréal, Londres finirait par admettre un évêque de Montréal.Mais, du point de vue pratique, la solution offrait mille difficultés et l’abbé Lartigue fut le premier à les voir.Déjà, quand il avait apnris, à Londres— car il avait fait la traversée avec Mgr Plessis— sa promotion probable au siège de Montréal, il avait connu des heures d’angoisses, car il se croyait absolument indigne de l’épiscopat.Quand, en février 1820, il apprit, à Paris, qu’il serait évêque à Montréal, mais non évêque de Montréal, ce fut bien pire encore.Aussi, il fit entendre à Mgr Plessis sa résolution bien arrêtée de ne pas accepter l’épiscopat, si Rcfme ne le lui ordonnait, au nom de la sainte obéissanee.Mais, quand cet ordre qu’il redoutait fut arrivé, il fit taire ses répugnances.Seules, les grandes âmes sont capables d’une pareille soumission: la voix du Pape, c’était pour lui la voix même de Jésus-Christ.Sacré évêque de Telmesse à Notre-Dame de Montréal le 21 janvier 1821, Mgr Lartigue ne tarda pas à souffrir tout ce qu’il avait prévu et plus encore.Peu de temps après le sacre, il quittait le Séminaire Saint-Sulpice et se retirait à l’Hôtel-Dieu, dont la chapelle lui servira d’abord d’église.La construction d’un temple à lui —le premier Saint-Jacques-de-Montréal—et d’une résidence ne se fit pas sans difficultés.En un mot, Mgr Lartigue vit pendant IJ ans les catholiques et le clergé de Montréal divisés à son v W.les uns acceptant, les autres rejetant son autorité.Plus d’une fois, il offrit sa démission au Saint-Siège, se croyant la cause de tout le mal; démission que la Propagande accepta un jour, mais que le Pape refusa de ratifier.Ancien Préfet de la Propagande, Grégoire XVI connaissait les difficultés religieuses de Montréal et il avait une très haute estime pour Mgr Lartigue; il lui demanda encore une fois d’obéir.En 1835, l’opposi tion tomba d’elle-même: une requête du clergé, portée à Rome par Mgr Provencher, demandait l’érection de Montréal en évêché et Mgr Lartigue pour premier évêque.Mgr Lartigue, évêque de Montréal (1836-1840) Après une journée de gloire, celle de 1 intronisation, 8 septembre 1836, M Lartigue allait connaître encore la souffrance qui fut son pain quotidien.Les Troubles de 1837 ne lui laissèrent pas de repos.Aussi Canadien que les plus ardents “patriotes”, il était d’abord et avant tout évêque de la Sainte Eglise_ Catholique et Romaine.On a critiqué son attitude envers les soldats morts alors sur le champ de bataille; on n’a pas prouvé qu’il s’était trompé.Dans cette atmosphère peu favorable au développement de la foi, Mgr Lartigue travaille efficacement au bien du diocèse.Il soutient Mme Gamelin dans ses oeuvres de charité, fait venir au pays les Frères des Ecoles Chrétiennes, lutte contre la littérature irréligieuse, fonde la Société de la Propagation de la foi, envoie les premiers missionnaires au Témiscamingue, qui dépendait alors de Montréal.Ce n’était _ la qu’une faible partie de ses protêts.Car Mgr Bourget ne cède pas à la fausse modestie quand il écrit dans son mandement d’entrée: “Enfin, ce (fui nous inspire un vrai courage, c’est que toutes les oeuvres que Nous allons entreprendre pour votre salut éternel ont été, depuis de longues années, projetées par notre illustre prédécesseur.Car, dans son vaste génie, qui embrassait plusieurs siècles, et dans ses immenses calculs iiour le bien de son cher troupeau, il a prévu tout ce qui pouvait contribuer à son bonheur.Aussi est-ce dans le sein de la confiance dont il Nous a honoré, que Nous avons puisé tout ce que Nous avons à faire pendant Notre Episcopat.C’est surtout dans les derniers jours de sa vie que, ranimant toutes ses forces et laissant parler toute sa tendresse pour ses brebis, il Nous a tracé la marche que Nous avions à suivre, pour la réforme des abus et l’établissement des solides vertus.” Mgr Lartigue mourut à l’Hôtel-Dieu dans la nuit du 18 au 19 avril 18-10.La notice nécrologique que lui consacraient les Mélanges Religieux, en 1841, se terminait par ces mots: “Là repose le premier des évêques de Montréal, que l’iiistoire placera sans doute à un rang bien élevé, parmi les pontifes qui ont illustré la chaire épiscopale sur ce continent”.Mgr Ignace Bourget (1799-1885) De nouveau auxiliaire : A la faveur de la paix enfin rétablie, Mgr Bourget organisera le diocèse.Triste conséquence de la conquête et Irisfe effet de la jalousie d’un gouvernement hostile, le développement de l’Eglise du Canada n’avait pas marché de pair avec le développement de la population.Un peuple fièrement attaché à sa foi et qui, dans la lutte n’avait rien perdu de sa belle vitalité ne trouvait pas chez lui les prêtres, les éducateurs, les institutions de bienfaisance dont il avait un si pressant besoin.Et ce fut le premier souci de Mgr Bourget de faire appel aux forces Vives de l’étranger ou d’organiser celles jusque-là inconnues de son propre diocèse.Son premier voyage en Europe (1841) fut particulièrement fécond.Il attirait à Montréal, d’où ils allaient bientôt sc répandre dans tout le pays, les Oblats de Marie-ïmmcaulée (1841), les Jésuites (1842), les Dames du Sacré-Coeur (1842), les Religieuses du Bon-Pasteur (1844).Quelques années plus tard, la France nous envoyait encore, toujours sur les instances de Mgr Bourget, les clercs de Saint-Viateur, les Pères et les Religieuses de Sainte-Croix (1847).Les Frères de la Charité nous viendront de Belgique en 1865.C’était beaucoup déjà; au gré de Mgr Bourget, c’était trop peu.N’attendait-il pas également une congrégation enseignante, les Soeurs (les Saints-Noms de Jésus et de Ma- MONTREAL VU PAR CHAMPLAIN ss'ùÿsJ .v ' 4 & Ote?M c % lo Cette carte du "Grand Sault St-Louis" (les rapides de Lachine).ne manque pas de précision.Elle fut établie en 1609 par Samuel de Champlain en sa qualité de "géographe du roi", titre qu'il tenait d'Henri IV.Les références qui s'y rapportent sont de la main même du fondateur de Québec.Nous les reproduisons dans toute leur saveur archaïque.A—Petite place que je fis défricher.B—Petit estang.C—Petit islet ou je fis faire une muraille de pierre.D—Hetit ruisseau ou tiennent les barques.E—Prairies ou se mettent les sauvages quand ils viennent en ce pays.F—Montaignes qui paroissent dans les terres.G—Petit estang.H—( 1 ) Mont Royal.I—Petit ruisseau.L—Le saut.M—Le lieu ou les sauvages passent leurs canots, par terre du côté du Nort.N—Endroit ou un de nos gens et un sauvage se noyèrent.O—Petit islet de rochers.p—(2) Autres islets ou les oyseaux font leurs nids.Q—(3) L’isle aux Hérons.R—(4) Autre isle dans le Saut.S—Petit islet.T—Petit islet rond.V—Autre Islet demy couvert d’eau.X—(5) Autre islet ou il y a force oiseaux de rivière.Y—Prairies.Z—Petite rivière.2— (6) Isles assez grandes et belles.3— Lieux qui se découvrent quand les eaux baissent, où il se fait grand bouillonnements, comme aussi fait auo'it saut.4— Prairies plaines d’eau.5— Lieux fort bas et peu de fojids.6— Autre petit islet.7— Petits rochers.8— Isle Sainct Hélaine.9— Petit islet desgamy d’arbres.10—Marécages qui s’escoulent dans le grand saut.( 1 ) La lettre H se trouve en ‘double; l’une sur la montagne, et c’est là sa place, l’autre au bas de l’ilot Normandin.Cette dernière n’est probablement que le chiffre II, dont le graveur aurait fait une lettre.(2) La lettre P est en double.Evidemment cet autre ilet est entre N.et O.(3) La lettre Q ne se trouve pas dans la carte.C’est la lettre R qui se trouve à sa place.(4) Cette lettre devrait être à la place de celui des deux P qui désigne l’ile au Diable, c’est-à-dire, cette autre île dans le Saut qui est au sud-ouest de l’Ile aux Hérons.(5) X dans la carte.(6) Cfe chiffre 2 se trouve tellement placé après de l’ile Saint-Paul, qu’on le prendrait pour la lettre n.lie de Marseille?N’avait-il pas la promesse que les Filles de Saint-Vincent de Paul viendraient donner aux oeuvres de Madame Game-lin le couronnement qu’elles méritaient?Ni les unes ni les autres ne purent tenir parole.Que faire?Fonder sur place, dans le diocèse.Et c’est ainsi que sans l’avoir recherché, mais par Ja seule force des choses, Mgr Bourget assuma ce rôle de fondateur d’instituts religieux, rôle si bienfaisant et qui suffirait déjà à rendre sa mémoire immortelle parmi nous.Le 25 mars 1843, il préside à la première prise d’ha bit chez les Soeurs de la Providence et il parle ainsi: “Comme l’archange Gabriel annonça à Marie le mystère de L’Incarnation, de même, je vous annonce de la part de l’Eglise que vous êtes chargées d’avoir soin des pauvres, d’être leurs mères.Comme aussi l’ange dit à Marie de ne point craindre, ainsi je vous dis: Ne craignez pas, petit troupeau, la grâce ne vous manquera pas.Vous aurez dos croix, vous pou vez vous y attendre.Vous n’avez pas de maîtresse des novices, mais je vous remets aux soins de la sainte Vierge.Elle voudra bien, j’es père, vous servir de maîtresse.Dans vos peines, vos chagrins, vos inquiétudes, allez à cette bonne mère; je ne crains pas de vous laisser seules avec cette auguste Maîtresse”.Le 28 février de l’année suivante, Mgr Bourget inaugurait le noviciat des Religieuses des Saints-Noms de Jésus et de Marie, à Lon-gueuil.C’est encore à sa bénédiction que nous devoifs les admirables Soeurs de Miséricorde dont la première profession est de 1848 el les Soeurs de Sainte-Anne, fondées à Vaudreuil en 1850.La formation du clergé Organiser un diocèse, n’est-ce pas avant tout procurer au clergé une solide formation dans la piété et dans les sciences sacrées?C’est là ce qu’avait compris Mgr Lartigue quand il fondait un grand séminaire dans son palais épiscopal en 1825.Décision des plus heureuses, mais arrangement provisoire.Il n’était pas normal que l’évêché fût la maison de formation des clercs.Ceux-ci devenant plus nombreux, devraient bientôt chercher logis ailleurs.Et puis, dans les débuts, le personnel de l’évêché et l’évêque lui-même pouvaient encore se livrer à l’enseignement.Désormais, l'abondance des affaires ne leur permettrait plus»ce souci.Bien peu de prêtres du'diocèse de Montréal étaient suffisamment préparés pour l’enseignement de la théologie et tous étaient instamment réclamés par le ministère des âmes.Des temps meilleurs étant arrivés, rien n’empêchait Saint-Sulpice de revenir au but premier de sa fondation.Et c’est le 7 novembre 1840 qu'en vertu d’un accord conclu entre Mgr Bourget et M.Quiblier, le Séminaire se charge de la formation du ' clergé.Evénement important de notre histoire religieuse, dont cette année marque le centième anniver saire et qu’on se prépare à célébrer dignement.En attendant, qu’il nous soit permis d’adresser ici nos actions de grâces non seulement à i Mgr Bourget, mais.encore aux Messieurs de Saint-Sulpice.La tâche qu’ils ont accomplie est immense.Les multiples sollicitudes du Bon Pasteur : Pendant les 36 années de son gouvernement épiscopal le zèle de Mgr Bourget pour la formation chrétienne et intellectuelle de ses ouailles n’a pas connu de relâche.1 2 3 4 5 6 Dès 1841, il donne suite à un projet de son prédécesseur et invite Mgr de Forbin-Janson à inaugurer chez nous les missions populaires; il lutte contre l’intempérance, et, pour des raisons d’ordre surnaturel, s’efforce de retenir au pays les jeunes gens qui veulent émigrer aux Etats-Unis; il institue les Prières des Quaranle-Heures perpétuelles dans le diocèse, fait de Notre-Dame de Bonsecours un sanctuaire de pèlerinage à Marie, de l’église du Gesù, le temple du Sacré-Coeur.Ses pastorales et ses mandements sont des trésors de doctrine et de piété, il est l’apôtre de Rome et on ne saurait exagérer la part qui lui revient dans l’attachement de notre peuple au Saint-Siège.Si, pour des raisons de prudence, il n’apparait pas comme l’initiateur du mouvement des zouaves, on peut affirmer que sans lui cette belle page de notre histoire n’aurait pas été écrite.Cette Rome qu’il aime tant devait procurer à Mgr Bourget deux des grandes joies de sa vie: c’est lui qui représente le Canada à la proclamation du dogme de l’Immaculée-Con-ception, en 1859; et comme il est heureux d’affirmer sg foi et celle de son peuple à l’infaillibilité du pape en 1870! On ne peut renfermer dans les limites d’un diocèse le zèle apostolique d’un saint; et Mgr Bourget fut ce qu’on appelle aujourd’hui un grand évêque missionnaire, L’Ouest du Canada, l’Ouest des Etats-Unis et l’Amérique du Sud doivent saluer en lui un bienfaiteur; car il leur a donné des prêtres, des religieuses, de larges aumônes.Les besoins de son diocèse étaient grands, et il le savait.Mais, disait-il, un bon moyen d’enraciner la foi chez nous c’est de contribuer à la répandre au loin.Le zèle de Mgr Bourget pour la formation intellectuelle du peuple se manifeste 'déjà dans les nom breuses congrégations enseignantes qu’il introduit ou qu’il fonde au pays.Il voulut le premier doter !t ! Canada français d’une universilé eatholique et il n’a pas cessé du lutter pour obtenir cet avantage au diocèse de Montréal.Il ne devail pas voir ses travaux parfaitement récompensés.Mais, du moins, ü avait vu juste, il avait préparé 1 a-venir.Et Son Excellence Mgr Georges Gauthier pouvait dire un jour: “Cet illustre prélat avait une vision prophétique.Il pressentait l'agrandissement de Montréal.Qua-rante ans plus tard, quand je plaidais l’autonomie de noire université à Home, je n’avais qu'à reprendre les arguments invoqués par Mgr Bourget”.- L'épiscopat de Mgr Bourget a donc clé merveilleusement fécond, il a solidement organisé le diocese de Montréal en multipliant les apôtres et les institutions de chante.Ce qu’il a produit dans les âmes, c’esl un attachement plus profond au Saint-Siège, une foi plus éclai- (Suite à la page 2t) Félicitations et voeux sincères au journal “Le Devoir” Votre testament et le Trust Général du Canada Biens en régie : au delà de $80,000,000 Président, L'Hon.J.-M.Wilson Vice-Président, L'Hon.D.-O.L'Espérance Vice-Président, Beaudry Leman Capital versé : $1,105,000 Combien de fois vous êtes-vous dit : “Il faut que je fasse mon testament.” Pris par d’autres affaires, vous remettez de jour en jour cet important devoir.Avant qu’il ne soit trop tard, prenez quelques minutes de votre temps pour discuter avec l’un ou l’autre des officiers du TRUST GENERAL DU CANADA des termes de votre testament.Notre expérience pourra sans aucun doute vous être très utile.Vous pourrez soumettre ensuite notre projet à votre notaire ou à votre avocat.Remarquez bien qu’en cette matière il y a deux points importants : FAIRE VOTRE TESTAMENT ET LE BIEN FAIRE.René Morin, Directeur Général |ean Casgrain, Secrétaire Louis Trottier, Trésorier Trust Général 112, rue St-Jacques MONTREAL 71, rue St-Pierre QUEBEC ECOLE POLYTECHNIQUE (Université de Montréal) ECOLE D'INGENIEURS — FONDEE EN 1873 Travaux publics * Bâtiments * Mines + Electricité * Chimie Industrielle Cinq années d'études sanctionnées par un diplôme d/,;ingé-nieur" attestant une formation dans toutes les branches de l'art de l'ingénieur, et permettant aux élèves, dès leur sortie de l'Ecole, de s'orienter vers les carrières industrielles et de s'engager dans une spécialité quelconque du génie.PRINCIPAUX COURS Mathématique, Physique, Chimie, Dessin industriel, Géométrie descriptive, Arpentage.Mécanique, Résistance des Matériaux, Minéralogie, Géologie, Mines, Métallurgie.?Thermodynamique, Machines thermiques, Hydraulique, Electrotechnique, Constructions civiles, Béton.Ponts, Constructions métalliques, Voirie rurale et urbaine.Chimie industrielle, Législation industrielle, Finances.1430, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL ADMINISTRATION : LAncaster 9207 LABORATOIRE DES MINES : LAncaster 7880 PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 24 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — Ne 46 La FLORAISON APOSTOLIQUE (Suite de la paye 23) rée et plus priante, un esprit catholique capable de mieux compren dre les grandes souffrances, le.'* grandes iaics et les grandes nécessités de l’Eglise universelle.La sainteté de Mgr Bourget Ce résultat aumiranie s'explique d’abord par les circonstances extérieures de calme et de paix relative dans lesquels travaille Mgr Bour get et que ne connut jamais son prédécesseur; ils s’expliquent aii.^si par la longue préparation du nou vel évêque.En 184U, il y a dix-neui ans déjà qu’il est intimement mêlé à la vie et à l’administration du diocèse.Secrétaire, confesseur, sage conseiller de Mgr Lartigue, dont il tempérait la violence, et, à partir de 1837, évêque coadjuteur, Mgr Bourget avait l’expérience des hommes et des choses; il était prêt pour la tâche qui l’attendait.Ce résultat s’explique surtout par la sainteté rayonnante de Mgr Bourget.Sainteté évidente par ia générosité avec laquelle pendant 3ti ans il travaille et il souffre; sainteté qui se manifeste aussi par la priere; car, ce grand réalisateur fut un grand contemplatif.Et ici les faits et les témoignages des contempo rains ne manquent pas.Dans la petite biographie qu’il publiait, en 1885, année même de la mort de Mgr Bourget, Leblond de Brumath nous montre l’évêque de Montréal, favorisé de grâces extraordinaires, à Notre-Dame-des-Victoires de Paris, en 1841.La même année, l’abbé Desgenettes, curé de Notre-Dame-des-Victoires, raconte le fait suivant: Mgr Bourget avait promis de venir célébrer la fête de l’Assomption au sanctuaire parisien de la Vierge et il tiendra parole.Retenu à Rome plus longtemps qu n n’avait prévu, il voyage, par diligence, jour et nuit, arrive enfin, cc lèbre la sainte messe; et il reste devant l’autel de Marie de neuf heures du matin à neuf heures du soir, sans interruption.C’est en vain qu’on l’invite à sc reposer: “Non, non, répond-il, je dois tout à cette bonne Mère”.A l’évêché de Montréal, quand la nuit est venue et que les lumières sont éteintes, Mgr se rend à la chapelle, et, un cierge à la main, il fait son chemin de croix; ou encore, il allume à ta lampe du sanctuaire la chandelle qui doit l’éclairer pendani la rédaction de ses Pastorales ou Mandements.Le travail fini, il dépose ces lettres sur l’autel, devant le tabernacle, et il demande à Jésus de les bénir.Lorsque* bientôt âgé de 77 ans, il quitte l’évêché de Montréal pour la solitude de Saint-Janvier, sa grande joie, c’est de penser qu'il va pouvoir enfin s’occuper de son âme et méditer en paix “les années éternelles”.Et il pria beaucoup, moins qu’il ne l’avait espéré pourtant.Car, non seulement les amis d’autrefois, les pauvres, les malades affluaient à Saint-Janvier.A tous.administrée par un vice-recteur qui, stimule, il encourage et il aime.Le était de Québec; condition qui, du I Congrès Eucharistique internatio point de vue pratique, se heurtait à bien des difficultés.Aussi longtemps qu’il était simple suffragant de l’Archevêché de Québec, chancelier de l’Université, Mgr Fabre n’avait qu’un droit et ce droit se confondait avec son devoir: obéir, accepter l’état de choses existant et contre lequel il ne pouvait rien.Feu de temps après son élévation au titre d’archevêque, il devenait vice-recteur de Laval et acquérait ainsi sur la succprsale une autorité qu’il n’avait pas jusque-là.Grâce surtout à ses efforts, la Constitution Jamdudum de 1889 donnait à la succursale une quasi-indépeu-dance vis-à-vis de Québec: étape importante dans la question universitaire qui ne devait être définitivement réglée que trente ans plus tard.L'inauguration de la Cathédrale L’incendie qui, en 1852, ravageait tout le faubourg de Québec, détruisit la cathédrale et le palais épiscopal.Il fallait reconstruire.Or, Mgr Bourget avait pour l’Eglise-mère de tout le diocèse une très haute idée: il la voulait belle, riche, grande.Et comme la détresse était universelle à Montréal, il conçut le projet d’aller quêter en Europe la 'somme d’argent nécessaire.Les Montréalais ne pouvaient permettre la chose et ne le permirent pas.Seulement l’enthousiasme pour la reconstruction de la cathédrale diminua notablement quand l’évêque eut affirmé sa volonté bien nette d’en changer le site.Pourquoi Mgr Bourget quittait-il le centre de la ville, l’angle des rues St-Denis et Mignonne (aujourd’hui de Mont:-gny), quartier alors fashionable?Il n’a donné ses raisons qu’à un homme, croyons-nous, à Mgr lâché.Tenu au secret, celui-ci nous dit pourtant qu’il en admira la haute sagesse.Lors de son voyage à Rome en 1854, Mgr Bourget précisait son projet: la cathédrale de Montréal serait une imitation aussi fidèle que possible de St-Pierre de Rome.A son retour du Concile du Vatican, en 1870, Mgr Bourget bénissait la première pierre du nouveau temple.Les travaux progressèrent lentement.La cathédrale s’ouvrait en 1885 pour recevoir les restes de son fondateur et de son père.L’inauguration solennelle eut lieu neuf ans plus tard, le dimanche de Pâques 25 mars 1894.Mgr Fabre célébra la grand’messe, tout rayonnant de joie: il avait mené a bonne fin l’oeuvre de son prédécesseur.La liturgie du jour: “Haec dies qiiam fccit Dominas'’ fournissait au chanoine Bruchési le texte de son sermon.Et il disait, entre autres choses: “La ville, ravagée par les flammes, est devenue — c’est l’étranger lui-même qui le dit — l’une des plus belles de l’Amérique, et nous voici, après avoir connu bien des obstacles, des inquié - - „v.o^i»a i-> tudes et des angoisses, dans une call manifestait la meme charité, la , thédralev raonument le plus vaste meme bonté, et un de S .1* r* rnnlinont nnnip firtplA Hn gnons nous affirme qu il faisait des miracles.Or, pendant que, sur la route qui les ramène à Montréal, les derniers visiteurs se félicitcat d’avoir vu le saint, lui s’examine et s’accuse.Il considère comme dissipation de l’esprit et temps perdu ces longues conversations avfec les hommes.El je le vois se diriger lentement veis sa table de travail.Il écrit à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Mada-waska; il demande l’hospitainé pour un vieux prêtre, tout casse de fatigue, mais désireux de solitude et de prière.La Supérieure comprend: “Ce vieux prêtre, ne serait-ce pas vous, Monseigneur?” Et il avoue.Ce projet n’eut pas de suiie; il nous apprend, du moins, ce qu’était la prière, l’union intime avec Dieu dans la pensée de Mgi Bourget et il nous aide à mieux comprendre la souveraine efficacité de son apostolat.Tout ce qu il a entrepris a prospéré et grandi parce qu’avant d’agir sous le re ' gard des hommes, il avait longue-| Laction ment et saintement prié sous le regard île Dieu.Le tombeau de Mgr Bourget occupe le centre de la chapelle moi-tuaire, élevée dans la Basilique Saint-Jacques, aux évêques dt Montréal.Allons nous y agenouiller souvent.Demandons à l’évêque de nous bénir; à Dieu, de glorifie! son serviteur, de donner comme modèle à l’épiscopat du monde entier cet humble fils d’habitant, né à Saint-Joseph de Lévis, le 30 octobre 1799.de ce continent, et copie fidèle du premier temple de l’univers.Oui, Saint-Pierre de Rome, ce que les hommes ont jamais fait de plus beau et de plus grand, disait Silvio Pellico, l’oeuvre du génie et de la foi, Saint-Pierre revit au milieu de nous! Aucune autre cité ne parta-e avec nous cet honneur.Un plan qui paraissait hardi, téméraire peut-être, a été exécuté, grâce à une persévérance opiniâtre et à un dévouement auxquels tous sont heureux de rendre hommage”.Mgr Paul Bruchési (1855 1939) Deuxième archevêque (1897-1939) Les quarante-deux années d’épiscopat de Mgr Bruchési se partagent en (jeux périodes bien distinctes: la période de l’action et la période | de la souffrance.En ces vingt premières années du siècle où la communion des enfants, la communion fréquente et les oeuvres de jeunesse apparaissent comme des préparations à l’Action catholique si recomman-dée de nos jours par les Papes, Mgr Bruchési fut l’homme de la Providence à Montréal.Abondammeni pourvu des dons de la nature, très savant, très pieux et très actif, il nal qui se tint à Montréal, en 1910, suffirait déjà à rendre son épiscopat inoubliable.L’éclat de ce grand événement n
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