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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 28 avril 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-04-28, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 28 avril 1942 “Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre 1 attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” U2-X-37) Lord TWÉEDSMUIR LE DEVOIR DiractMr-iirsnt i Gaorge.FKLLETIIR FAIS CE QUE DOIS RMaeUar m chef i Omar HIROUX REDACTION CT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE-OAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE i BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration I BEIau 3361 Rédaction s BElait 2984 Gérant t BEIalr 3361 Le Québec refuse, à une forte majorité, de dégager M.Rin Demain La lutte se poursuivra-La "Ligue pour la Défense du Canada" prolongera son effort jusqu'à la fin de la guerre — Mais il faut l'aider, et le plus tôt possible Le plébiscite n’était qu’un incident dans un débat ancien, et qui se poursuivra.Ainsi l’a compris la Ligue pour la Défense du Canada.Dès samedi, elle annonçait son intention de durer, de travailler jusqu'à la fin de la guerre.Elle savait parf tement que le résultat du plébiscite, quel qu'il pût être, ne réglerait rien, que la lutte continuerait, sous des formes nouvelles.Il faut féliciter les directeurs de la Ligue de leur décision.Il faut surtout leur prouver qu’elle correspond, non seulement aux désirs mais à la volonté des centaines et des centaines de mille citoyens qui ont voté non.* * * Dès ce matin, la Gazette sommait le gouvernement d’aller de l’avant.Voici quelques semaines, M.Hanson promettait de lui faire la vie dure s’il n’accentuait pas sa politique.D’autres ont dit: C'est maintenant la conscription.Il est trop clair que toutes les forces conscriptionnistes s’associeront pour un nouvel effort.Et l'on verra une fois de plus les communistes, pour l’amour de Moscou, bras dessus bras dessous avec les millionnaires de Toronto.Contre cet inévitable assaut, il faut organiser la plus solide résistance.Dans cette lutte nouvelle, la Ligue, d’accord avec les courageux députés dont il faut saluer l’énergie et le dévouement, tiendra, si nous le voulons, un rôle de premier plan.Si nous le voulons, disons-nous, parce qu’il est évident que la Ligue ne peut donner un très vigoureux, un efficace effort, que si elle est largement appuyée par le public.* * » A l’heure actuelle, la Ligue exprime déjà une force considérable.Elle a créé un centre d’action, elle a noué des relations, elle a découvert et coordonné des bonnes volontés à travers toute la province et au delà même des frontières de notre province.Elle a réussi à s’imposer à l'attention, à la reconnaissance des autorités fédérales, 2g.1v.4a Dans le reste du Canada, les conscriptionnistes l’emportent puisqu’elle est officiellement représentée au dépouillement des votes militaires, à Ottawa.Elle est un noyau autour duquel on peut construire.La crainte était que, née du plébiscite, elle disparût avec lui: mais les hommes qui ont créé cette oeuvre voyaient plus loin.Ils prévoyaient les problèmes multiples qui se poseraient à l’occasion de la guerre.Ils ont décidé de maintenir leur oeuvre, — de la maintenir jusqu’à la fin des hostilités.Ÿ * * Mais, encore une fois, ces hommes d’intelligence et de coeur, pour dévoués qu’ils soient, ne pourront donner à la Ligue son plein développement que s’ils sont appuyés par un large public.A tous ceux donc qui ont pu constater avec quelle énergie, avec quel tact ils savent agir, de leur apporter cet appui.Le plus tôt sera te mieux.D’abord, parce que la besogne presse; puis, parce que les chefs de la Ligue sauront mieux ainsi quelles initiatives ils peuvent prendre, quelles entreprises ils peuvent mettre en train.Une chose est certaine.La besogne ne manquera pas.Pour contre-balancer la campagne qui s'annonce de 1 autre côté, il faudra du travail, de la propagande, toutes choses qui exigent du temps, de l’argent.* * * Nous n’insistons pas aujourd’hui.Nous ne voulions que souligner cette bonne nouvelle: le maintien de la Ligue, ainsi que la collaboration qu’elle appelle.Ceux qui sont un peu au courant de ce qui se paste, ceux qui se rappellent 1917 et 1918 peuvent deviner une partie de ce qu’il y aura à faire, — Et qui ne peut être fait que par un corps solidement organisé, jouissant de la confiance de tous.Nous avons la chance de posséder ce premier élément de force et d’activité.Groupons-nous alentour et sachons en faire une arme de plus en pins puissante.Omtr HIROUX L’acfrualité Les Américains en Australie John Lard tier, journaliste très prisé dans le monde sportif américain pour le ton ‘ slang’’ ou’il donne à scs chroniques, est en Australie pour le compte du périodique Newsweek, Lardner sc défend d’être l’un de ces Instant Postum Historians, qui, 'après une semaine d’études à \eiv-York, pondent un in-folio qu'ils intitulent ‘'L’Amérique telle quelle est”.Il estime, cependant, avoir passé suffisamment de temps au pai/s du kangourou pour donner son avis sur ses habitants.Le bogus tact ou le holy humbug (ce qui peut se traduire ‘ tact faux” et “pieuse imposture”, pourraient seuls amener le correspondant de guerre à dire que les soldats américains et australiens forment des âmes-soeurs.Ils sont peut-être "des alliés plus naturels que ceux de (ouïes les combinaisons militaires”.Mais, selon l’observation d’une infirmière australienne, "une grande partie de ce pags (l’Australie) est au niveau social des Elats-Unis il y a 80 ans”.Un soldai américain vivant avec des camarades australiens est exposé à “éprouver les mêmes sentiments que Dickens quand il visita tes Etats et rentra chez lui, avec sa susceptibilité au vif, pour y écrire “Martin Chuzzle-wit”.Les Américains essaient de s’adapter au cours des choses assez étrange, et qui “constitue un renversement bout pour bout de la formule de Sinclair f,ewis dans “Dnds-vvorth” où la gaucherie (ainsi dans (suite à la dernière page) Vote de non-confiance dans quatre ministres de langue française — L’esprit de parti gravement atteint dans le Québec — Le bloc français à travers le pays — L’île de Montréal donne une faible majorité de “non” — Tous les autres comtés québécois, avec trois comtés du Nouveau-Brunswick, deux comtés de l’Ontario, un du Manitoba, un de l’Alberta, ont voté "non” — Le vote militaire à venir le 5 niai peut modifier le résultat final — Comment a voté notre province PLUS DE 540,000 ELECTEURS D’EN DEHORS DU QUEBEC VOTENT “NON” ou les "non” atteignent presque 71 .f données.Dans tout le pays,, plus de 36% ont voté "non".Nombreuses obstentions, en Ontario, à ce que l'on peu! déjà savoir.Tous les chiffres suivants seront plus ou moins à reviser demain.LES RESULTATS D'ENSEMBLE Le plébiscite Le sens que lui donnent les chefs de partis lis considèrent avoir un chèque en blanc -que le Québec n’a pas voulu le signer tionale”?Ils n’en parlent plus Et ils oublient ’union na- L’ Déjà ces chefs préparent de nouveaux projets (par Leopold RICHER) Ottawa, 28-IV-42.— A minuit et demi ce matin les résultats du plébiscite étaient loin d’être complets.Ils n’en indiquaient pas moins la tendance générale du scrutin, de sorte que le premier ministre a cru bon de faire une déclaration générale.Une déclaration qui l'engageait, lui et le gouvernement, à aller de l’avant.M.Mackenzie King a interprété le vote à son importance numérique.Les “oui” ayant remporté la victoire sur les “non”, le gouvernement, a dit M.King, se trouve libéré de ses engagements.Les Anglais diraient, dans un cas comme celui-là, que le premier ministre a interprété le vote “at its face value”.A ce compte, nous retombons au régime de la majorité numérique.Dans une démocratie, c’est le plus grand nombre qui mène, dit-on.Le plus grand nombre ayant répondu affirmativement à la question du plébiscite, le gouvernement se trouve dorénavant libre de décréter les mesures qu’on jugera bon d’imposer pour le bien du pavs.Il faudra, plus tard, an'a-lyser plus à fond cette théorie.Ce que dit M.King Pour le moment, voici la traduction de la déclaration du premier ministre: “D’après les rapports reçus jusqu’ici, il apparaît que huit des neuf provinces du Canada ont donné une majorité affirmative au plébiscite.Tant que tous les rapports ne seront pas complets, et considérant le pays comme un tout, il ne sera pas possible de connaître exactement la majorité du vote affirmatif sur le vote négatif.11 ne peut y avoir de doute toutefois en ce qui concerne la signification du vote.Le résultat est une expression nationale d’opinion sur une question nationale.Il doit être aussi considéré dans tous ses aspects.Des votes affirmatifs et négatifs ont été enregistrés dans toutes les provinces.Le vote a été enregistré d’une façon démocratique.*On reconnaîtra dans le pays tout entier que, dans une démocra tie.c’est la volonté de la majorité qui prévaut.“Le gouvernement demandait d’avoir les mains libres en temps de guerre.Le peuple a exprimé l’opinion que le gouvernement doit être libre et que le Parlement doit être libre de discuter tous les aspects de l’effort de guerre du pays et de prendre une décision sur chacun d’eux, en tenant compte uniquement du mérite de chaque question.Le jugement et les actes du gouvernement et du Parlement ne seront plus restreints en aucune façon lorsqu il s’agira d’envisager chaque situation a la lumière des meilleurs intérêts du Canada et de l’effort de guerre du pays.Le vote signifie que le peuple reconnaît généralement que la guerre a pris une tournure complètement imprévue, que des conditions totalement insoupçonnées peuvent se produire et que, par conséquent, il est nécessaire de faire disparaître toute restriction de la liberté du gouvernement et du Parlement.“Quoique le résultat du plébiscite soit en grande partie affirmatif et qu’il satisfasse, pour cette raison, le gouvernement, on ne doit le considérer ni comme un vote de confiance dans le gouvernement actuel, ni comme un vote en faveur du parti libéral.Les électeurs n’avaient pas à voter pour ou contre le gouvernement.Les considérations et les opinions politiques n’étaient pas en jeu Le gouvernement a choisi cette forme de consultation populaire qu’est le plébiscite, parce qu’elle était le meilleur moyen de consulter l’opinion populaire sur une question donnée, sans considérations politiques ou de partis politiques.” L'avis de M.Coldwell Le chef conservateur, M.R, R.Hanson, n’étnit pas à Ottawa hier soir, de sorte qu’il a été impossible de lui demander une déclaration sur le sc"s qu’il donnait au résultat du scrutin.Par ailleurs, M.M.J.Coldwell, leader de la CL C.F., a dit ce qui suit: “Le pays, dans l’ensemble, a donné au Parlement le signal d’allar de l'avant dans son effort de guerre.Le vote d’aujourd'hui encouragera nos Alliés et dira, une fois encore, à nos ennemis que le Canada est décidé à poursuivre la guerre jusqu'à la victoire.Cela implique une décision immédiate et prudente quant aux domaines dans lesquels notre contribution peut être le plus efficace.Voilà la première tâche que le Parlement doit entreprendre.Ensuite il faudra mobiliser toutes nos ressources pour la lutte titanesque.“La C.C.F.continuera de seconder entièrement une politique destinée à défaire les agresseurs et à préparer l’établissement d’un nouvel ordre mondial appuyé sur la justice soriale et économique.Pour atteindre ces buts, la mobilisation de l’industrie et de la richesse est essentielle.La population s’est ex- Bloc-notes L'enquête qui s'impose Nous avons signalé déjà l’extraordinaire incident qui s’est produit au camp de Chatham et que dénonçait récemment notre courageux confrère.La Feuille d’Erable, de Tecumseh, en Ontario.Les premières dénonciations de la Feuille d’Erable ne paraissant pas avoir produit de résultat, celle-ci, le 22 avril, a adressé à M.Ralston, la lettre suivante, qui résume l’affaire et qu’on fera bien de lire avec grand soin: Monsieur le Ministre, Un incident regrettable survint récemment au camp d'cnlraine-ment militaire de Chatham, Ont., dont nous nous faisons un devoir de vous transmettre les détails.Un officier subalterne y afficha brutalement son mépris de la langue française et insulta stupidement toute la profession médicale du Canada en se moquant d’un certificat rédigé en français par le médecin de famille d'une recrue canadienne-française retenue chez elk par la maladie au cours d'un congé autorisé par ses supérieurs.Le commandant du camp—qu’on avait lieu de croire plus intelligent, mieux renseigné et plus juste — imposa une punition sévère à la recrue en question dont le médecin avait eu l'insolence de rédiger un certificat en français “dans une province anglaise” au lieu de réprimander son subalterne, comme l’exigeait la justice la plus élémentaire.Celle attitude arbitraire et provocatrice chez les Le carnet du grincheux !” a dit lm**t La- pointe.?“jamais, jamai* !” répéta Québae à l’unisson, ?L’unité nationale est enfin réalisée.Les Canayens, partout où ils se trouvent se sont donné la main; les jingoes se sont groupés sous l’égide de King, Hanson, MeigHen et Tim Buck.À ?Le rhétorique est en baisse dens Richelieu.Le pourcentage est tout de même en deçà des désirs de M.Cardin de 1938 alors qu’il parlait de 100, de 150 pour cent au besoin.?Les Canayens parlent.ben eux aussi quand ils veulent s’en donner la peine.* 4 * Le meilleur des avocats perd parfois sa cause, même quand elle est mauvaise, dira Mtre Saint-Laurent.4 4 4 M.Power n’est pas si fort que son nom semble l’indiquer.Les piliers de l’Epaaara auraient-ils resserré les liens de la bourse, cetts fois?4 4 4 M.Godbout, de bonne heure hier soir, est descendu de sa clôture pour enfourcher Boulot.?Il voudra maintenant prendre la tête des suiveux dont M.Bonnier, tout au bout du tunnel, fermera le cortège., qu’il précède d’habitude.* ?L’incertitude régnait aux premières heures dans le comté du lt-col.Vien, Oui et non se livraient une vive lutte ___________________ Pedant que l’aspirant ministre fredon- oy/(cier‘s"(Lm7c^p inilïta(re, Oli j nait: "Vien poll-poll, Vien poll-poll, le nombre des recrues canadien- Vien.” 444 M.Godbout ayant joué sur les deux chevaux, soit dit sans allusion hippophagique, est "rentré dans son argent” comme on dit à 1a piste.A ?A Son censeil a prévalu; "Vo^az avec votre raison, avec votre jugement, selon votre conscience”.C’est ce que Québec a fait sans oubli ni distraction.4 4 4 Le plébiscite aura fait ressortir une vérité que les suiveux, équilibristes et acrobates ne voulaient pas voir: Québec canadien d’abord et avant tout, entend le rester, 4 4 4 La Gaxette et john-Tcharles l’avaient bien dit: “Le Devoir est un petit journal sans influence.” ?A A La Ligue vivra.Vive la Ligue! 4 4 4 La prose du suave Edmond, de la première page du Canada où elle s'étalait pompeusement depuis quelque temps, a t été remisée bien vite, ce matin, dans les Les "oui" l'emportenf sur les "non" ou plébiscite j suivante: 63.7% “oui", 36.3% "non".Si l'on se rappelle d'hier par 2,593,189 voix contre 1,473,271; soit une I que la proportion numérique des Canadiens de langue majorité d'environ 1,120,000 voix.Reste à venir, le vote française au pays est d'environ 30% au recensement de militaire, d'ici le 5 moi.La réponse affirmative hors du 1941, et qu'environ 5% de cet élément a dû voter 'oui' Québec est considérable.Elle est faible dons le Québec, pour rester fidèles aux "fortes lignes" du parti libéral, 1.5% des voix il est évident que 10 ou 11% du vote d'origine non française est allé du côté "non".COMMENT LE QUEBEC VOTA On doit diviser le vote québécois en deux grandes zones: celle de l'île de Montréal, qui a donné dans l'ensemble une assez faible majorité de voix négatives par suite du vote en bloc de l'élément de langue anglaise réuni à celui de l'élément juif, ef la zone provinciale extérieure qui a donné une forts proportion de votes négatifs.Ainsi Cartier I Bercovitch, député) dans la première zone, comté peuplé en grande partie de Juifs et de gens de langue anglaise, a donné 29% de "non", Mont-Royal (Whitman, député) en presque totalité anglo-juif, a donné 18% de "non", Oufremont (Vien, député), comté de population mixte, a donné 39% de "non ', Saint-Laurent-Saint-Georges (Claxton, député), 19%, Saint-Antoine-Westmount (Abbott, député) 41%, Laurier (Ernest Bertrand, député) 43% de "non", Jacques-Cartier (Marier, député), — c'est devenu un comté mixte par suite des industries de guerre, — 45%, Sainte-Anne (Heoly, député), comté irlandais en majorité, 41%, et Verdun (Côté, député), population tournant à l'anglais, 37% de "non", soit neuf comtés de population plus ou moins mixte, sur un total de 16 dans l'île de Montréal, votant en majorité "oui"; les sept autres comtés, où prédomine la population française, en proportion plus ou moins forte, ont donné des majorités de "non", variant de 58% (Maisonneuve-Rosemont) à 77% (Sainte-Marie), et à 77% pour Hochelaga aussi (Eudes, député).Saint-Jacques, le comté le plus populeux de l'île de Montréal (Durocher, député) a donné 76% de votes négatifs.Dans la zone comprenant toute la province, sauf l'île de Montréal, le vote négatif domine partout.Dans la Beauce (Edouard Lacroix, député) il a été de 97%, soit le plus fort de la province.Il dépasse 90% dans plus de 20 comtés, dont Témiscouata, Bellechasse, Berthier, Champlain, Chapleau, Charlevoix-Saguenay, Chicoutimi, Dorchester qui égale la Beauce dont il est voisin (97%, Tremblay, député), Drummond-Artha-baska, Joliette-l'Assomption-Montcalm, Kamouraska (96%, Lizotte, député), LaLelle, Lac Saint-Jean-Roberval, Lévis (Bourget, député), Lotbinière, Mata-pédia-Motane, Mégantic-Frontenac, Montmagny-l'Islet, Nicolet-Yomaska, Portneuf (95%, Gauthier, député), Québec-Ouest-Sud (Parent, député, 91%), Saint-Maurice-Laflèche (Crète, député, 90%), Témiscouata (95%, Pouliot, député); dans Beauhcrnois-Laprairie (Raymond, député) il est à 89%, malgré la présence d'un élément de langue anglaise à Valleyfield et en différents autres endroits du comté; il est à 88% dans Laval-Deux-Montagnes (Lacombe, député); et les trois comtés les plus faibles en proportion de "non", — Argenteuil, Québec-Sud (Power, député), et Wright, — ont donné 59% de votes négatifs.Les comtés les plus opposés à libérer le gouvernement de ses promesses ont été les comtés ayant la plus forte proportion de langue française.Et cela est très concluant."Jamais", a dit M.Lapointe.ET L'ESPRIT DE PARTI ’ primée d’une façon non équivoque.Noire tArhe, à titre de ses représentants élus, est de préparer une victoire rapide et une paix durable: car il est maintenant certain que le temps ne travaille plus en notre faveur.” M.Blackmore part ei* guerra M.John Blackmore.leader des créditiste», est parti tout de suite en guerre.Et pour de bon.Il n’était pas encore minuit qu’il remet- (Suile à la dernière pag«) nes-françaiscs a déjà atleinl une proportion de 35%, fut immédiatement rapportée au major-général LaFlèche.Ce dernier répondit que les camps d'entrainement militaire ne relèvent pas de sa juridiction mais qu'il s’empresserait de transmettre les protestations qu’on lui avait adressées ait ministère de la Défense nationale.Or, U arriva que, au moment où nous écrivons ces lignes, rien n’a été fait pour remédier à la situation, qui devient de plus en plus intolérable, bien qu’on ait demandé une enquête immédiate.A la lumière des faits relatés plus haut, nous croyons de notre devoir de vous demander, avec toute la déférence que nous impose votre haute fonction dans la hiérarchie administrative de no-tre* pays, si des incidents de ce genre sont bien de nature à consolider celle unité canadienne au nom de laquelle on fait de si vibrants appris en ce moment.Faisant appel à votre esprit de justice, A votre intelligente compréhension des problèmes canadiens et à votre robuste patrintis me, nous vous demandons de.porter une attention personnelle A ces légitimes protestations, et nous avons l'honneur d'être.Monsieur le ministre, Vos cordialement dévoués, LA FEUILLE D'ERABLE Le ton de la Feuille d’Erable indique qu’elle n’entend pas que les choses en restent là.Nous l’appuierons à fond.Il serait vraiment excessif qu’un pauvre diable de soldat ainsi brimé .(suit* à la derniira page) Le premier et le plus grave résultat du plébiscite King, c'est d'avoir irrémédiablement divisé le pays: les Canadiens français et les Acadiens d'un côté, contre toute politique de «ervice militaire obligatoire outremer, ainsi que pourrait le vouloir le gouvernement King; de l'autre côté, les Anglo-Canadiens en grande majorité, assistés des Juifs et de certains éléments étrangers immigrés au Canada plus ou moins récemment.Et encore, dans plusieurs régions de l'Alberta et de la Saskatchewan, on aura vu que plusieurs milliers d'immigrés ont voté d'accord avec les Canadiens français.Un peu partout, au cours de la soirée d'hier, on a pu constater, au fur et à mesure que les détails orriva'ent que, partout au pays où il y a des groupas de langue française, il y a eu des votes négatifs en nombre important.M.King a nettement divisé le pays entre les deux éléments, dans la plupart des comtés canadiens.Sa politique d'unité nationale a fait faillite.S'il n'y avait eu le plébiscite, on aurait pu en douter.Avec le plébiscite, il en a fait la preuve.La SAcande démonstration du plébiscite King, c'est que le bloc de langue française est plus solide que jamais.Malgré les objurgations des chefs libéraux québécois, leurs comtés eux-mêmes ont donné la plus fraîche réception possible à leurs appels en faveur d'un vote affirmatif.MM.Cardin et Saint-Laurent ont été écartés par leurs électeurs qui ont voté en bloc "non"; ainsi, dans Richelieu-Verchères, comté de M.Cardin, il y a eu 13,185 "non" contre 3,992 "oui", soit une majorité de plus de 9,000 voix contre l'attitude du ministre des Transports et Travaux publics; dans le comté de Québec-Est, où M.Saint-Laurent fut élu il n'y a guère que deux mois à une majorité atteignant les 4,000, il y a eu hier 22,846 réponses négatives contre 3,277 affirmatives, soit une majorité négative de plus de 19,500 voix.De même M.Power, autre ministre québécois, qui avait fait, celui-là, des promesses anticonscriptionnistes comme et avec M.Cardin, alors que M.Saint-Laurent n'en voulut jamais faire, a vu son comté mixte de Québec-Sud donner 12,258 votes négatifs contre 8,484 affirmatifs, soit une majorité négative de près de 3,900 voix.M.Michaud, ministre de langue française du Nouveau-Brunswick (Restigouche-Madawaska), avait aussi demandé à ses électeurs acadiens et madawaskiens de voter "oui".Ils ont répondu par 10,420 "non" contre 7,016 "oui", soit une majorité négative de 3,400 voix.C'est dire qu'oucun des ministres de langue fronçaiss du pays n'a obtenu le moindre appui important de ses électeurs; pas plus du reste que la masse des députés français qui ont conseillé prudemment à leurs électeurs, et de loin, pour la plupart d'entre eux, de voter "oui".Les électeurs ne les ont pas écoutés.En fait, hors de l'île de Montréal où il y a un fort élément anglais ou étranger, surtout des Juifs qui ont voté presque on bloc "oui", le Québec n'a pas donné un comté affirmatif.Hors du Québec, il y a trois comtés à majorité négative, au Nouveau-Brunswick, soit Gloucester (!e( docteur Véniot, député, avait prédit que les Aca- soit diens voteraient contre tout projet de service obligatoire hors du pays) où elle atteindra 2,000 voix, et Restigouche-MadawoskafM.Michaud, ministre)où elle est d'environ 3,400 voix et Kent, de 2,925.En Ontario, les comtés français de Prescott (Elie Bertrand, député ténèbres intérieures.4 4 4 Pamphile s’est encore assis sur le petit banc, entre deux fauteuils sénato- r'4UX' A A A Hitler prend ses modèles dans l’histoire romaine.Mais c* n'est plus Mussolini qu’il imite, c'est Caligula.Nanti de ses nouveaux pouvoirs.Il peut faire de Goe-ring un cheval ou un Goering de son cheval.La Grincheux aa-iv-sa La dernière conclusion à tirer de tout cela, — outre le fait qu'il y a eu 540,000 'non" hors du Québec, Vs du vote négatif, — c'est que chez nous l'esprit de parti vient de recevoir un rude coup, oui peut-être le paralysera en grande partie, à l'avenir.En effet, tous les députés libéraux québécois qui ont voté "non" au Parlement, se séparant de leur ont vu leurs électeurs les appuyer en masse., poff'r .et de Russell (Alfred Goulet, député) ont donné, le pre- | malgré la campagne faite pour un vote de confiance mier, près de 5,400 voix, et le second, environ 2,500 en m.King et l'équivoque que celui-ci laissa planer, voix de majorité négative.De même, au Manitoba, le j ajn$j qUe de ses ministres de chez nous, sur cette ques- Lire en page 6: Résultat du vote dans tout le pays.comté en partie fronçais de Provencher (Jutras, député) a donné 1,000 voix de majorité négative et, en Alberta, celui de Vègreville (Hlynka, député) en partie ukrainien et en partie français, a donné une majorité négative d'environ 2,500 voix.La troisième démonstration, c'est que si les partisans du "oui" l'emportent, ils n'ont pas eu dans les provinces de langue anglaise les énormes majorités qu'ils s'attendaient d'avoir.Dans aucune des Provinces Maritimes, ils ne comptaient que les votes négatifs atteindraient une proportion supérieure à 15% dans l'ensemble.Or il y a eu pour le bloc maritime moyenne de 22.5% dans l'ensemble.Ils estimaient que le Québec se diviserait dans la proportion de 60% "non" et 40% "oui", au maximum, la proportion a été de 71.2% en faveur des "non".Leurs calculs quant à l'Ontario on» été plus ou moins justes.Ils calculaient 13% "non", il y en a eu 16.1%.Us ne donnaient aux "non" tien de confiance.Les électeurs québécois de langue française en particulier ont démontré que devant uno crise, ils n'hésitent pas à abandonner leur parti malgré les supplications à la Cardin et les radio-causeries à la Vien."Radio-Canada" bloqué, la presse immobilisée presque au complet, les électeurs ont néanmoins vite vu, renseignés qu'ils furent par la campagne faite à la radio et dans quelques journaux par un groupe d'hommes libres et par la "Ligue pour la Défense du Canada", que le gouvernement faisait fausse route en prétendant se faire autoriser par les provinces à rompre un contrat avec le Québec.C'est que le parti qui demanda la répudiation de ses engagements a dénoncé, de 1917 à 1940 inclusivement la conscription pour service outre-mer.Le public de chez nous a été déqoùté de la volte-face ou de la timidité peureuse des députés et des hommes qui parlèrent si longtemps ainsi et qui soudain ont fait que 12 à 13% ou Manitoba, il y en a eu presque 20% ; un tête-à-queue qui ne les honore point.L'esprit de (exactement 19.5).La Saskatchewan les a déçus, car ils ne comptaient que 17 à 18% de votes négatifs, il y en a eu 26.6%.De même, en Alberto, il y en a eu 27.1% quand ils disaient qu'il y en aurait au maximum à “ ‘ ‘ parti instille et cultivé parmi nos gens leur a tout d'un coup paru être un violent toxique et ils l'ont expulsé violemment.Les seuls qui ont flotté sur la vogue populaire, ce sont les "Onze" qui honorèrent 15 à 20%.La Colombie canadienne, aux dernières leur parole d'honneur et qui tiendront, au Parlement, nouvelles, o donné presque 20% de votes négatifs (soit j une place importante, à couse de k> masse des ou juste 19.6) quand les partisans du "oui" n'en électeurs qui leur a donné hier le plus éclatant témoi-concédaient que 12 à 14% ou plus.Quant au Yukon,1 qnage de confiance qui soit.Pour eux, ce tut tout le vote négatif, jusqu'ici, y est proportionnellement à fait cela.Pour les autres et pour le gouvernement et plus fort que n'importé où hors du Québec, car il ses ministres?Témoianaqe de méfiance, de défiance dépasse 31.7%.Dons l'ensemble du Canada, le vote môme."Je me souviens", a dit le Québec.— G.F.civil donnait à 10 heures 30 ce matin la proportion > 38.1V.« > LE DEVOIR, MONTREAL.MAR DI 28 AVRIL 1942 Gazette________ -“Tribunaux VOLUME XXXIM - Ni» VT par faal SAURIOL Billet donné en garantie d’un emprunt — Le signataire ne peut exiger la remise du billet si l’obligation dure après l'expiration du billet — Et si le délai de respon* sabilité est expiré, l’action est sans objet puisque l’écrit est sans valeur Prix d’excellence en français Médaille de bronze offerte par TUnion Saint-Jean-Baptiste d'Amérique Reproduction de la médaille de 1 mérique, après avoir présidé à sa bronze, a 1 effigie du premier pré- j fondation.Son dévouement, l’a-sident général de 1 L nion Saint-j mour sincère dont il entourait les Jean-Baptiste d Amérique, que la “Société nationale des Franco-Amé- L'ESSENCE Arrêt d« la Cour d'appel, 14 janvier 1942.Dottier no 1945
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