Le devoir, 13 novembre 1943, samedi 13 novembre 1943
•*Le Caoada rtt one ratio* aouve* raine et ne peut avec docilité n rcepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre (‘attitude qu'il lui iaut prendre envers le inonde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada at ton roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” DEVOIR Montréal, samedi 13 novsmbrt 1943 MBACTION CT ADMINISTRATION*’ 410 1ST.NOTRI-DAMI MONTRIAL TOUS LIS SIRVICES TELEPHONE i Rllalr 1)41* SOIRS.DIMANCHES ET FITES aa-x-») Lord TWEEDSMU1R DtrsctMf t Gaarfss PELLETIER FAIS Cl QUE DOIS RSéastsaf aa chsf i Ornai HIROUX Admlnlstrattaa t RMtctloa i Cérsat i B Hair 1)41 •llslr IP 14 •liai» 1)41 Le Comité français envoie le général Catroux au Liban (Voir en page 3i Là n’est pas le danger.Les relations impériales et l’après-guerre—Il n’est pas probable que l’on cherche à créer des liens formels—On s’emploiera plutôt à prolonger et à accentuer l’état de choses actuel—D’où vint l’idée de la Fédération impériale—Un mot de Joseph Chamberlain—Apparences et réalités—Les hommes d’Etat anglais connaissent leur métier—Redoutons plutôt les faits que les mots—Pour ceux qui croient à la parole de lord Tweedsmuir—A la porte du salon où délibèrent les grandes personnes La gu«rte n’est pas finie, mais elle finira tout de mime l’un de ces jours et tous ceux qui ont quelque souci de I’ivenif pensent 1 l’après-guerre.Aussi voyons-nous revenir ) la surface quelques projets très vieux et qui tous tendent au resserrement formel, materiel pourrait-on dire, des liens par où se tiennent les divers pays qui reconnaissent, à des titres divers,Ja suzeraineté de Sa Majesté Georges VI, Il est très clair que les hommes d’Etat de Londres ne peuvent que désirer, et de tout leur coeur, que dans les années i venir la Grande-Bretagne soit et paraisse solidement appuyée par le Canada, l’Australie et les autres nations qui marchent préacntcmer.t à ses côtés.Quelque forte et glorieuse qu’elle soit elle-même, il est évident que la Grande-Bretagne, du point de vue diplomatique d’abord, du point de vue militaire éventuellement, comptera pour beaucoup plus dans le jeu des forces mondiales A e'ie semble assurée de.cette collaboration, si ses porte-parole semblent parler au nom de plusieurs centaines de millions d'hommes.I! est naturel aussi que telle région lointaine, qui a plus particulièrement besoin de l’appui de la Grande-Bretagne, que tel homme politique britannique (mais ils sont présentement fort rares) qui attache une très grande importance aux liens forme's réclame un type d’association plus marqué, plus voyant, que celui qui existe présentement.Mais ce n'est pas là qu’est l’avenir; ce n’est pas là, pour ceux qui redoutent la pesée des influences extérieures sut la politique de leur pays, ce n’est pas là qu’est le danger.# * * Nous nous en allons à une affirmation verbale de plus en plus solennelle de la liberté des divers pays qui reconnaissent la suzeraineté de Sa Majesté Georges VI.Il ne se passe guère de semaine, de mois tout au moins, où quelque homme politique en vedette d'Angleterre n’affirme que le Canada, l'Australie, etc., sont absolument libres de leurs mouvements.La formule de lord Tweedsmuir que réédite chaque jour le Devoir: Le Canada ett une nation souveraine.se retrouve, en substance, sur les lèvres les plus diverses.Et cela est tout naturel.Le Canada, l’Australie, etc., grandissent, lis tiennent à passer pour majeurs.Les sacrifices que leur a imposés la guerre de 1914, ceux que leur impose la guerre actuelle ne font qu’exciter et fortifiei cette volonté.Tout ce qui paraîtrait de nature à les gêner, à diminuer leur apparente liberté répugnerait profondément à la majeure partie de leur population.D’autre part, nous ne croyons pas qu’aucun homme politique anglais de premier plan tienne à la constitution d’organismes où les gens de Londres, ceux d’Ottawa, de Canberra, etc., siégeraient habituellement côte-à-côte et risqueraient donc, à l’occasion, — et peut-être assez souvent, — de se frotter les oreilles.Les projets de Fédération impériale sont nés jadis, pour une large part, de la conviction où l’on était en Angleterre que jamais les Canadiens, les Australiens, etc., n’accepteraient de subir une politique à l’élaboration de laquelle ils n’auraient point participé.Cela comportait des risques sur lesquels on ne devait pas se faire d'illusions.J’ai entendu de mes oreilles un homme politique canadien dire à un journaliste né en Angleterre et qui l’interrogeait sur ses préférences; Je suis en fbveur de J indépendance du Canada.— Mais, à défaut de Vindépendance?— La Fédération impériale.— La Fédération impériale?Mais pourquoi?— Parce qu'en mettant face à face, dans les mêmes chambres, Anglais et hommes des Dominions, en les faisant quotidiennement sê ftotter, ce serait l un des plus surs moyens de provoquer la rupture de l Empire, et donc l'indépendance dè mon pays.¥ ¥ ¥ Mais les théoriciens de la Fédération impériale, qui s'inspiraient pour une part du spectacle de 1 unité allemande réalisée par Bismarck et Gui’Iaume (les anciens se souviennent de la fameuse apostrophe de Joseph Chamberlain: Peuple anglais, Ci que les Allemands ont fait, ne peux-tu le faire?), ces théoriciens ont depuis Iong^mps cédé la place aux praticiens de la vieille politique anglaise.Ceux-là savent profiter de tout ce qui passe, fàirc 1a part, la part large, aux aspirations sentimentales de leurs coassociés, mais s’arranger en même temps poür tiret de leur collaboration le maximum de profit possible.(Nous ne songeons point 1 leur en faire reproche: ils travaillent pour leur pays et s’imaginent probab’errtent par la meme occasion travailler pour le salut de la planète et lâ sauvegarde des plus hautes valeurs spltitue'les).Ils pratiquent la consultation,-mais dans la seule mesure où elle est nécessaire à l’action commune, où el'e tend à créer l'impression que nous sommes des associés égaux, lis ne s’exposent point aux multiples heurts de la vie quotidienne.Ht si.Les Russes sent rendus à quinze milles de Zhitomir comme à Québec, à Moscou ou à Casablanca, ils nous lais sent à la porte du salon où délibèrent les grandes person nés, ils nous tiennent au courant.Pour le moment, il paraît que cela nous suffit.A l’occasion, du reste, ils savent enfermer dans une formule solennelle, tel le Staut de Westminster, la proclamation d’un état de choses dont nous aurions, à la vérité, pu nous réclamer depuis longtemps, et créent ainsi l’impression qu’ils nous octroient de larges concessions.En fait — et qui le contestera sérieusement?— ils font à leur gré, selon leurs besoins réels ou imaginés, leur politique extérieure et s’arrangent pour que leurs associés d’au delà des mers en partagent avec eux les conséquences.Et personne ne doute qu’au moment du règlement des comptes, ce sont eux aussi qui, en fait, parleront, ou du moins agiront pour tous.On nous demandera sûrement de signer (le contraire strait inconcevable), mais dès maintenant les grandes lignes du protocole sont très probablement déterminées.Et qu’aurons-nous-en à y dire?Du reste, sauf une indemnité que personne ne sera peut-être capable de payer, et l’octroi aux minorités d’une mesure de justice que nous n’appliquons pas chez nous, que pourrions-nous réclamer?Cette collaboration continue entre des associés théoriquement égaux, où le senior partner trouve quand même le moyen de régler toutes les choses à son profit, est l’un des phénomènes les plus intéressants de la politique contemporaine.Elle témoigne chez les hommes d'Etat britanniques d’une habileté, d’un savoir-faire qu’il serait absurde de nier.?* » On comprend que les hommes de Londres souhaitent et veuillent que dure pareille situation.Ils savent que deux forces centrifuges surtout peuvent jouer contre leurs desseins: d’une part, le désir d’émancipation totale qui est au coeur de tous les groupes humains de quelque importance; de l’autre, la diversité des intérêts qui naissent de la géographie.Au désir d’émancipation, ils donneront sûrement les plus hautes et les plus éclatantes satisfactions verbales.Quant à la diversité des intérêts, ils s’efforceront d’en atténuer les conséquences.Ils sont passés maîtres dans ce domaine.Ils savent jouer de toutes les combinaisons.Et, surtout, ils s’emploieront à créer ûn état de choses qui tendra à fortifier ce quijst, à assurer la marche commune, et, à l’occasion, une fois de plus, l’action commune des divers pays qui sont présentement associés.Ce n’est peut-être pas l’unique, mais c’est sûrement l’un des principaux motifs qui commandent les projets d'immigration britannique intensive chez nous, par exemple: c’est l’un de ceux aussi qui inspirent les projets de translation au Canada d'un certain nombre d’industries britanniques.Ainsi, l’on aurait une masse d’éléments nouveaux qui tiendraient à la Grande-Bretagne par des liens récents, et qui contribueraient à développer dans le pays une atmosphère de plus en plus favorable an sentiment des politiques de Londres.De cela, en maints milieux, nous le savons tous, on ne fait guère mystère.Une campagne d’opinioû, méthodique et tenace, préparera, cela va de soi, la collaboration future, sous toutes ses formes.Dans ce domaine aussi, les Anglais sont passés maîtres.(Rappelez-vous, pour évaluer la puissance possible de Ces campagnes, que la plupart des quotidiens de langue anglaise de notre pays, par exemple, sont entre les mains d’une poignée d’hommes très riches, dont tel ou tel est né de l’autre côté.C’est par eux, dans une large mesure, que se forme et qu’est censée s'exprimer l'opinion populaire).¥ ¥ # Morale: ceux qui croient, avec lord Tweedsmuir, que le Canada, nation souveraine, ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde, que le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers Is Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son Roi, tous ceux-là doivent songer à combattre d’abord, et beaucoup plus que le* rêves de tel ou tel politique d’outre-mer, les dangers réels, durables, ceux qui tiennent à la substance des choses et à la réalité des faits, dont aucun observateur sérieux ne peut ignorer la gravité.C’est cela qui, par-dessus tout, importe, — et qui importera quand M.Tel ou Tel, de Londres ou de Canberra, sera, depuis longtemps, oublié ou disparu.n-xr-sa °m.r «HOUX et leur bruit est tel qu'il faut crier, dans les rues, pour se faire entendre.Or, les moteurs à gazoline n'ayant pas encore iti inventés tout à fait, c'est A ta vapeur que l'on avait confié la propulsion future d'un petit bateau de plaisance, construit par une famille de mécaniciens locaux.Pendant un mois ou deux, l’on avait suivi la construction avec un intérêt Inexprimable, et parfois avec aa *ens critique menaçant de diviser le village en deux partis opposés.Ceux qui avaient hâte d’être invités à bord, et ceux qui affirmaient que la coque était trop étroite et le tuyau trop.ambitieux.Glissons, mortels: la pre- 11$ ont occupé le centre ferroviaire de Korostyshef annonce un nouveau repli La radio allemande LONDRES, 13.(A.P.) — Les Russes ont annoncé officiellement hier soir que l’armée rouge avait poussé a la suite d'une attaque frontale jusqu'à moins de 15 milles de Zhitomir, centre stratégique du nord de l'Ukraine, après avoir occupé le centre ferroviaire de Korostyshev.Les troupes rouges auraient libéré 100 villes et villages dans leur avance à l'ouest de Kiev.Les Russes ont également avancé jusqu'à 33 milles de Korosten, jonction de la dernière ligne de chemin de fer nord-sud avant la frontière polonaise.Le bulletin soviétique rapporte encore la prise de plu-miêre fois que l’éminent bailleur de i sieurs points fortifiés dans la péninsule de Kertch en Mofl outaouaise» Un premier naufrage A quoi pensais-ie, moi qui vous parle, en approchant de ces deux enfants et de leur musique?Zitt.zitl, disait la petite scie au manche en arc tendu et "fait-à-la-maison aue liraient bellement ces deux enfants en jabotant de bon coeur, sur l'emplacement d’une maison qui n'est plus là.Jadis, on sciait ainsi tant l'automne pour chauffer tout l'hiver, Quest devenu, par exempte, te Vieux "Ctiophe” Simard dont le nom était le mime mie celui du bon maître d’école, encore bien vivant à la Baie Saint-Paul?L instituteur avait vingt-cinq ans et des favoris sur les joues, et le vieil homme avait deux fils et une her-minette, si vous save: ce que c'esi.Une sorte de hache en forme de pioche, pour rabofer les pièces de bois de construction et nous avions erqjagé le pire Cléophe pour recti- fier les murs Inférieurs de ta maison d’école oïl nous allions demeurer.Cela vers le temps du juge Roa-fhicr, avec son prince moscovite.Quant A ses deux fils, plusieurs s'en xouviennént encore: Edouard, le beau danseur de noces et de chantiers, et Raoul qui.c'est drôle, il ne faisait rien en particulier mais il n’y a pas eu moyen de l'oublier, celui-là, parce qu'il était bien élevé, doux et loyal tt “qu'on t'aimait sans le savoir’*, comme dans la chanson de Colinetlt.Les deux .rires allaient chaque hiver aux chantiers pour aider leur père et revenaient au printemps ici, ici même, vous dis-je, mats ni) est la vieilli maison de pièces de cèdre?Qui sait si ces enfants.temps jadis, expert dans la langue courante, j'aurais de ] mandé simplement: "A qui que t’ap-i varquient, toé, mon petit gars?" Ht 1 il aurait répondu: “J'suis-t-un petit l Fortin’’ on bien un petit Girard.| Celle fots-ct m'étant exprimé en langue plus.viatorienne, on m’a j donné ’e nom de Uoivin qui ne m’é- loigne pas beaucoup de Charlevoix, étais que tout cerf est loin de mon naufrage/ fl n'y en a pas eu qu’un seul, à dire fe vrai, et tous ne furent pas tragiques comme celui auquel je faisais jadis allusion en des vers pathétiques: "Le matelot quittant la triste veuve Qui prendra soin de ses pauvres ienfants?” De grands chagrins Ion courroux [nous abreuve.mais je l'ai déjà dit.et Von peut remarquer que.lu rime s’améliore sensiblement, ainst que là césure après le quatrième pied, mats revenons à “la prose, mâle outtl et bon aux fortes mains’’ de Venillot.Ce n’est pas manquer aux mânes d'une ém/nenfe personnalité locale que de rappeler le naufrage de la Mouche ii-feu par un soir de “grandes mers'’ comme il s’en produit à chaque année, sitôt les glaces fondues.Sur un coup de nordais, on ne.badine pas avec les vagues venues du large fonds, de haute taille lui-même, monta glorieusement à bord, la Mouche-à-feu se mil en branle, et adopta un roulis tellement accentué et si progressif qu’-on n'eut que le temps de sauter dans le chaland pour éviter une catastrophe.Celle-ci devait malheureusement se produire quelques jours plus tard mais sans danger, heureusement, bien qu'ufte douzaine d'hommes se fussent mis à l’eau, dans le vent et les vagues, pour empêcher le petit bateau, qui ne devait jam-Jamats naviguer, de te briser sur le rivage.Ce ne fut donc qu’un demi-naufrage, un peu comme celui, dix ans plus tôt, du légendaire “bateau du b’omme Equienne” dgnl la grosse coque noire et les grandes Voiles blanches firent river si longtemps les gamins de notre âge.Mais feuilletons ici an journal de l’époque.Emwt IILODEAU 13-XI-43 ^_______________ Bloc-notes Le français à Petawawa 'Le français est traité «n parent pauvre dans plusieurs de nos camp* d’instruction militaire.Ce devrait être pourtant une des langues de communication entre officers et soldats dàns les centres composés en bonne partie Canadiens français.On nous cite notamment l’exemple du camp de Petawawa, situé comme l’on sait à quelques milles de Pembroke, mais qu’il ne faut pas confondre avec le camp d’internement du même nom établi dans la même région.Ce centre d’instruction militaire est composé presque pour moitié de recrues de langue française dont la plupart entendent difficilement l’anglais.Or voici la situation qui leur est faite, suivant une information qui nous est transmise de première source: Combien se trouve-t-il d’officiers et d’instructeurs parlant français pour ces quelque 1,500 Canadiens français sur 3,000 soldats qui apprennent les rudiments de l’art militaire?Une dizaine seulement, nous dit-on.Conséquence facile à concevoir: ces entraînés de langue française comprennent mal l’enseignement qui leur est Surtout fourni dans une langue étrangère et leur instruction militaire se trouve ainsi ralentie ou déficiente.Dès officiers francophones, ou bllirtgucs, prêtent leur concours, mais leur petit nombre ne peut suffire à la tâche.Au surplus, ces soldats ont-ils besoin d’avoir recours à un médecin?L’homme de l’art ne parle pas le français; présentement le "docteur" du camp est un Israélite.Ce manque d’officiers bilingues a aussi son effet sur les accrocs à la discipline (congés indûment prolongés, départs clandestins, etc), puisque nos soldats sont Insuffisamment renseignés dans leur lan- Îue sur la loi militaire et sés péna-ités.On nous représente que les hauts gradés à Petawawa sont des anglophones et que 1rs officiers bilingues sont en nombre trop minime pour répondre aux besoins du camp et rendre justice à l’élément cana-dien-français au chiffre presque égal aux recruès de langue anglaise.La presse clandestine Qt) imagine la difficulté de maintenir en activité une prèsse clandestine dans un pays sous le joug de l’ennemi; on conçoit ]e courage patriotique qu’elle suppose, les risques incessants d'arrestation qu'elle comporte pour les rédacteurs et les dangers auxquels s'exposent les ouvriers des ateliers et les livreurs.Pourtant, une multitude de jour-baux en France et en Belgique, pour n’envisager que les pays de langue française, ne craignent pas d’affronter ces périls et s’efforcent de diffuser une information véridique au nez des force» occupantes.Arrêtons-nous au cas des feuilles belges que met en lumière lé qer-hler numéro de SeU>n from Belgium: cette publication fait partie de la chaîne des revues belges publiées à l’étranger: le* deux autres portent les titres Belgium et Message.Les deux premières sont éditées ft New-York et la troisième à Londres.Belgium et Message sont rédigées en français et e|i anglais.Toutes trois soht très alertes.On estime ft Dû le nombre des feuille» distribuées *ous le manteau ft travers la Belgique.La Libre Belgique est la plu» importante; Crimée orientale.La radio allemande a annoncé hier soir un nouveau repli dans le secteur centre-nord du front oriental.Les troupes allemandes se seraient retirées sur une ligne raccourcie au sud de la route principale entre Smolensk et Vitebsk, une région où les dépêches russes disent que l'armée rouge a pratiqué une brèche dans les lignes allemandes au sud de Vitebsk.Les Allemands admettent des succès russes à l'ouest de Kiev où le chroniqueur militaire de le radio de Berlin, le capitaine Ludwig Sertorius, dit que Ter-mée rouge s'efforce de réaliser une percée d'une grande ampleur.Les Allemands rapportent que les Russes ont massé trente divisions d'infanterie et deux corps de chars devant Krivoï-Rog en vue de reprendre l'offensive et qu'ils ont également massé des troupes On face de Kherson à l'embouchure du Dniépor.fondée en 1914, on l’a ressuscitée en 1940 pour répondre aux conditions analogues de l’occupation du territoire par l’ennemi, Toutefois, la Lible Belgique, de même que ses confrères, se sont donné une mission nouvelle, puisque la radio de Londres fournit la partie information; comme presque tous les Belges sont aux écoutes et que les garnisons allemandes ne peuvent réussir à les en empêcher, la population restée en territoire occupé se trouve suffisamment renseignée sur les événements, de sorte que la presse clandestine s’emploie surtout à donner des mots d’ordre sur la tactique à suivre en vue de la résistance la plus effective à l’ennemi.De Boer (le Fermier) et le Bon Combat adressent leurs instructions de sabotage aux paysans, la Vbfx du Cheminot est destinée aux employés de chemins de fer, les étudiants lisent le Bulletin des amis de l’Université libre de Bruxelles, ou Jeunesse, ou encore Enseignement, tandis que ces dames ont la Vofx des femmes à leur disposition.Ét l’on assure que, de cette façon, chacun des Belges, sur toute l’étendue de la Belgique, se treuve à re cevoir un journal clandestin.Les Belges disposent en plus d’un bon réseau radiophonique (le B ft.S.) avec postes ft Londres, à New-York et ft Léopold ville (Congo Admirable organisation, tout ft l’honneur de la ténacité et du patriotisme d’un peuple qui poursuit héroïquement la lutte pour la reconquête de son sol.Louis RGB ILLARD 13-X2-4S Presse étudiante ou la Corporation des Escholiers Griffonneurs carnet du grincheux Qn pari# beaucoup de la penlclllne, cette nouvelle substance biochimique ou biogénétique; on en entend parler encore davantage.Des hommes de laboratoire dépensaient des sommes tones pour en produire des quantités infimes.Or un médecin de Pittsburgh, en Pennsylvanie, se vante d’en pouvoir produ’re, dans n’importe quelle cuisine domestique une pleine écuellée pour cinq cents.La penicüine va-t-elle deven.r simple remède de bonne femme ?Ce médecin du pays de la houille et de l’acier.Comme la maison du Père, te journalisme comprend bien des dé-meures.La moins connue est peut-être celle des benjamins du métier: la presse étudiantè.Elle est bâtie, pourtant, et solide.On y brasse une popote intellectuelle qui en vaut bien d’autrès.Des centaines dé rédacteurs y font actuellement un apprentissage sérieux.Bien plus, ils songent déjà à fraterniser entre eux, à éoilaborêr, à s'organiser sur le plan professionnel.La Corporation des Escholiers griffonneurs prépare actuellement sa première rencontre Interécole»; il est grand temps qu’on U fasse connaître.Poussé* subit* Il fallait être aux écoutes de la vie étudiante pour enregistrer l'histoire de la presse collegiale.Eue s’est développée tout d’un coup, sans précédent.Je ne parle pas du Quartier Latin, digne ancêtre, ni l'Hcbdo Laval, mué récemment en Carabin.Ces aînés avaient déjà un* histoire quand parurent chez les plus Jeunes les premières feuilles collégiale*.Il y eut d’abord JEC, Journal étudiant qui reliait entre elles les diverses maisons d’enseignement.On connut avec lui, la modestie ne me défend pas de le dire, le premier journal interécoies qui s’adressât ft la masse étudiante et retint vrai-mént son attention.Or, JEC avait comme responsables des jeunes laïques à peine sortis du collège, des types qui parlaient à leut-s lecteurs sur un ton connu, qui vivaient la même viè qu’eux et discutaient familièrement.JEC a-t-il de cette façon provoqué la naissance de certaines de* feuilles qui paraissent aujourd’hui chez les collégiens?C’est possible.Plus profonde, toutefois, une autre cause explique cette végétation d’imprimés.C’est la responsabilité sans cesse grandissante que pren-nênt les étudiants et les étudiantes dans la vie de leurs collèges.Il su rencontre des gens qui croient le régime collégiai paralysé.Bien rares ceux qui suivent d’aSsez près wins et a* ¦«'y.|.£votutJon (|c nolre fnseigrtement.Pittsburgh, yâ-t-il démontrer Is^eompé; de n0!i mé,)iodes d’éducation, pour distinguer ce grand mouvement qui tence, l’habileté et \» vsrtu Curatives dés bons microbes, à la grande confusion de tous ceux-là, savanfâsses «t autres qui souffrent de microphobie?* * * Maintenant que le pseudo de Marj-gny est déclaré innocent de I* mort de son beau-père, la presse faune des Etets-Unis va se trouver dans I obligation de repérer autre chose.L affaire Lonergan.C’est d'Intéréf périmé depuis que l aC-cusé a signé la confession de son crime.Au fait, la saison du rugby \a battre son piein.* * * Le maire de New-York.M.LaOuar-dia, se fait arracher de son lit à 4 heures du matin pour servir d'arbitre entre gens qui se battent sur la place du marché aux légumes.Crosse légume dérangée par de plus petits! * * * Un mot de M.King, à gravér dans le dur airain: Egalité de status na signifie pas égalité de stature.On dirait que notre premier ministre, avec le temp?,, c’est-à-dire avec l'âge, acquiert le sens de l’humour.x • as On sait que l’humour, à son origine, se confond avec l'esprit londonien.Le Grincheux 13-XI-43 ^ ^ m_.________________ Citation d'actualité La Simplicité, dit-on, vaut mieux que la modestie.Mais que d’assu-rânee H faut pour être simp! SIËCI se dessine depuis quelques année*.n plus s'élar git pôur le* e rayon de leur liberté.ANDRE ;ericd Amiral de la flotte Londres.13 (C.P.) — L’amiral sir Jtvhn-C.Tovey, comtnSirtttaht en chef de la ‘‘Home Fleet" depuis 1940.a été nommé amiral de la hotte pour succéder ft feu l'amiral de la flotte sir Dudley Pound.Le vtee-nmiral sir Lionel Wells, commandant dans le» Orntdes et les Shetlands depuis 1942, a été promu au ray._ De plus en plus l’initiative étudiante est admise, souhaitée, suscitée même.Les barrières qui s’élevaient trop haut tombent une à une.El poussent sur le* débris de* téftUsBtiorts propre», vivante», qui sont le fait des étudiants eux-mêmes.Le mouvement pourrait être accéléré?Je n’ert disconviens pas.Mais nous devons honnêtement reconnaître qu'il va bon train.Des journaux de jeunet Les journaux étudiants ont tous In même histoire, avec de faibles variantes de l'un ft l'autre.tin groupe de Jeunes *e réunit.Le projet prend corps.On forme une équipe, on se munit U’aulorisa-tions en forme, on discute un programme, on choisit Un titre.Bientôt parait, imprimé ou polycopié, un premier numéro que tout le monde s’arrache.Ou bien c’est le Journal des anciens que les étudiants actuels de la maison entreprennent d’épousseter.Ils se font concéder quelques pages.Le préfet ou le directeur, trop heureux de cette relève imprévue qui le soulage d'une besogne parmi tant d’autres, accueille favorablement la proposition.Ut bientôt la feuille est renipée, du sang nouveau circule.N'allez pus surtout croire que je parle de cas isolés.La seule nomenclature des litres occuperftlt bien une colonne du Devoir, les journaux étudiants pullulent! .l’rti trop peur d'être Injuste, sans quoi je vous en nommerais unê vingtaine, tout de suite, A la volée.L'idée d'un* eorporoHon Depuis longtemps, étudiants parlent de s tacts de vacances, hasard, quelques les rédacteurs se réunir, flon-rertcontres de conversations ’étaient rang d’amiral tandis que le contre-! d’un respon-nblc à 1 fudÇÇ.s amiral Arthur-M.Peter* n été pro-'révélé* profitables.GnlQh* ré lac-mu au rang de vice-amiral.leur, de retour a .son college, avait mis en oeuvre les idées du confrère, toujours avec profit.Vint ensuite la chronique de J.E.C.: "Le nez dans les feuilles étudiantes".Le chroniqueur se chargeait, grftce ft J.E.C.qui pénètre partout, de présenter les uns aux autrés tes journaux étudiants.Il révéla même aux collégiens les publications féminines.Car les collégiennes aussi publient leurs journaux.On échangea de nombreuses correspondances et l’tdée d’une rencontre (nous refusons le terme "congrè#) fut mousséé.in royage Ce fut une tournée aux États-Unis qui déclencha l’affaire.Comme on le sait, nos voisins nous ont précédés sur le terrain du journalisme étudiant.Les statisticiens affirment que le tirage total hebdomadaire des publications étudiantes dépasse 700,0001 Que ça en est même un peu scandaleux, quand on sait les sottises qu’impriment bon nombre d'entre elles.Réalistes, les catholiques américains ont tenu compte de ce fait.Pourquoi pas Une presse étudiante catholique mieux organisée, mieux faite, plus dynamique que les autres?C’est le but fixé ft la Catholic School Press Editor, organisme dirigé de l'Université Marquette de Milwaukee.Nous avions donc là bonne fortune.le mois dernier, d’ètrè Invité à Marquétte pour une causerie aux élèves de l'École de journalisme.Magnifique occasion pour nous documenter.La Corporation des Escholiers griffonneurs est donc née.Non pas copiée sur l’organisation américaine.Notre seul nom dénote une intention nettement française, un Coud de nous adapter.Ce que nos voisina ont fourni, c’est plutôt le stimulant qu'apporte t ne réalisation déjà sur pied, l’assurance que ja chose projetée est possible.Et nous voilà Dès le 2Ô novembre prochain, des responsables de tous le* collù- {es et grande* écoles *é réuniront Montréal, pour uné Journée erttlè-re de contacts.De quoi fl sera question?De nos principaux problèmes: formation d’une équipe de rédaction, le choix des sujet* à trotter, le rôle d’un journal dans la société étudiante, t’influence qu’il peut exercer sur la vie présente des élèves et sur l’orientation future de leur action, etc., etc.Le point de vue technique n'est pa* négligé; de* spécialistes y traiteront de typographie et de mise en pages.Et comme question brûlante, que pensez-vous de celle-ci: "La part qu’un journal étudiant doit faire a la politique."?La corporation ne sera pas dissoute pour un an au soir du 21.Au cours de l’année, elle se chargera des échanges entre rédacteurs.Uh comité de critique sera nommé qui épluchera, dans le privé, chaque tournai.nottr le profit de* rédacteurs.Et l'on songe même à un bulleiln.fté ftê ftè Voilà donc nos projets.Us sont vastes, mais pas trop.Je parlerai la prochaine fois de nos réalisj-tioiis.car II y c i aura! Gérard PELLETIER réihtcleur de J.E.C.10 novembre 1943.Perte du "Beatty'1 Washington, l.ï (A.P.J — Lé dê-partement de la marine a annoncé hier soir In perte du contre-torpil* leur Beatty de la marine des Etats-Unis f,e vaisseau de guerre a été coulé en Mediterranée par une attaque aérienne.Le Beatty était un contre-torpilleur de 1,700 tonnes et Il ,i été ocrdil le (t novembre.Cela porte à 12 le nombre de* vaisseaux de guerre américain* coulé» en Méditerranée et ft 129 le nombre de tous les vaisseaux perdus par tes Etflts-t’ttts depuis le début de 11 guerre.{ Lg DfVOft, MONTXtAL, SAMttn n> worgvrm rws VOLUME XXXIV — Ho an Les Missions des Pères Blancs en Afrique Cent cinquante jours dans ia brousse.à 68 ans! J« pan ce matin pour Kasama.i du bien à faire, le long de ia route! Vous reneï*.Kasama, avec ses Mais ça se paie, et le diable se ven-quexjue soixante-dix blancs: fonc-ige.Je file à grande allure sur un tionnaires, marchands et militaires, ‘ beau sentier; mais les indications de avec son aérodrome, ses petites bou- la route sont inconnues ici.Une t:3”es.son bureau de poste, sa sta- courbe à angle droit qui n’avait pas lion Je police et son hôtel, possède ee ou ça casse.e{ un mj]je moribonds baptisés par p ju i : eux en l’absence du prêtre, en une i seule année.Nous dévalons au fond de ia val-: Les villages se succèdent: Onole, 5ee de la Lukupa que nous fran- M'vanba, Buloki, Mwata, kalwa.chissons à toute ailure sur un pont comme si je filais en 3vi°n.Ces dée des confessions; ensuite on porte la communion aux malades de l'hôpital.et c’est tout.On enfourche sa bicyclette et on pédale dix-huit milles pour revenir à la mission.52 milles en un jour Pour moi, mon inspection terminée et toutes les questions réglées, il me reste cette route de dix-huit milles à couvrir pour atteindre Chiiubula.où j’arrive, tard dans l’après-midi, avec cinquante-deux milles dans les jambes depuis le matin.Dire que je ne suis pas fa- des plus rudimentaires, au risque noms-là inutile de les chercher sur ^ _ .de faire un plongeon.Brrr.corn- vos cartes géographiques.S il est) mentir._ Quand on me ii fait froid.Nous sommes en vrai que pour vivre heureux H faut jahiet; c’est rbrver ici et Fair du vivre caché, ces gens-là le sont cer-matin est très vif.Mais nous allons îainemefit.Je dois distribuer bien nous réchauffer: une montée de.des bonjours à droite et à gauche, cinq milles se dresse devant nous.; car on commence à connaître le Je grinroe; un milk.deux miiies , Père dans la région.Encore une .et je m’aperçois que j’ai perdu ; rivière: la Lilunda; encore un pont mon boy.Le coeur me cogne bien branlant, puis une fondrière.Je fort et le courage me manque pour ; réussis à garder mon équilibre sur défaire cette pénible ascension et quelques troncs d’arbres glissants, aller à son secours.Ii a rencontré i en m’appuyant sur ma pauvre bicy- une épine sans doute; ii pompera un autre quart d'heure, Dégringolades dette qui enfonce jusqu'aux essieux dans une boue claire.Halte-là ! A un endroit du sentier, une joyeuse bande d’enfants me barre la route: “'Mwapoleni! mwapoleni! Comment va la santé?” Ils gambadent comme/des lionceaux; ils me pressent et rient de leurs grands yeux et de leurs belles dents.Les Un petit village; Mpange monte la garde au sommet de la montée.Je m’arrête pour m’essouffler un peu.Une bonne vieille chrétienne vient en chancelant s’agenouiller à mes pieds; je la confesse entre deux souffles.Maintenant c’est la des-rente, presque pire que la montée, j grandes personnes arrivent à leur Ça dégringole à pic et il faut ser-jtour.Deux cents chrétiens rési-rer fortement ies freins pour ne pas dent dans ce coin de brousse, sous aller s’abîmer dans la petiti rivière j la conduite d’un excellent catéchis-encaissée qui coule au fond du ra- Ie: Stefano Misambo.Tous vou-vin.Pas de pont pour traverser, mais quelques troncs d’arbres renversées dans le lit de la rivière.En sautant d’un à l’autre, on a chance de ne pas se mouiller trop les pieds; tout dépend de l’agilité de chacun.draient causer jusqu’au soir, mais a soixante-huit ans, on manque bien un peu de la vigueur de ses vingt ans! Le plaisir n’est pas fini: cette course, je devrai la répéter plus d’une fois d’'ci la fin des travaux de construction.f! faut bien que les vieux tiennent quand les jeunes ne nous arrivent pas assez nombreux; mais ils tirent la langue narfois.comme cette journée, où après avoir pédalé vingt milles par des sentiers qui n’avaient rien des boulevards de nos grandes villes, je m’enfermah au confessionnal à dix heures du matin, pour en sortir à huit heures du soir, avec juste un petit quart d’heure d’interruption pour avaler quelque chose.Durant huit mois, nous sommes restés seulement deux à Chiiubula: le P.Lafond et moi, Et nous avons" douze mille chrétiens dispersés.Nous avons passé chacun cent cinquante jours dans la brousse, à leur porter les sacrements.Vita in molli \ quand on bouge, on n’est pas mort! Ici, nous donnons signe de vie.Combien de temps cela dure-ra-t-il si nous ne recevons pas les je dois m’arracher à leur agréablerenforts suffisants.?Mais nous société.Je n’ai franchi que 21 mil-i tiendrons, s’il plaît à Dieu, et si les; j’en ai encore trente devant moi, et le soleil monte.Avant de repartir, je fixe le site de la nou- et mon agilité à moi.vous com- velle école destinée à remplacer la prenez, quand on arrive septuagé- ' misérable hutte des débuts; j’en naire.pourvu que je ne me sois marque les fondations: deux classes _ __?.i .e » __ _j o,~ ^^rrn~ pas noyé, le reste ne fait pas grand mal.Encore des couronnes de huttes, dentelées de toits pointus, en chaume: c’est Chicosa.Un pauvre petit enfant semble m’attendre pour se faire ouvrir la porte du paradis.Je le baptise; il n’a pas dû s’attarder bien longtemps dans cette vallée de larmes.Comme il y a toujours Avis de décès PRENDERGAST — A Outremont, le 11 novembre 1943, à l’âge de 57 ans, est décédée Mme Paul Prender-gasb née Brunet (Gabrielle).Les funérailles auront lieu lundi le 15 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure.No 628, av.Bloomfield, à 8 hrs 15, pour se rendre à l’église Ste-Madeleine d’Outremont, où le service sera célébré à 8 hres 30, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés eu gravés Prix et spécimens sur demande L'Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tet.BEIair 3361 Tél.CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT i de quinze pieds par vingt-cinq.Elle sera de briques séchées au soleil.Les maçons n’ont plus qu’à se mettre à l’oeuvre.et le pauvre bâtisseur à sortir ses quelques piastres, pour défrayer en partie du moins les dépenses de construction.Mon boy a fini par me rattrarper .et le soieil aussi, il est joliment ardent.La Lukupa a, elle, juré de ne pas nous laisser.Je la traverse sur un pont encore plus branlant que les autres; je glisse; un bois bascule et.paf ! je m’allonge dans un fond de vase visqueuse.Une égratignure à la jambe, mais encore une consolation: je n’ai pas de côtes cassées.Une montée raide, rendue plus dure par le poids de l’eau et de la boue que je porte sur mon dos, et voilà que le pire est fait.Nous filons sous bois, à présent, sur une route déserte, mélancolique vestige de l'âge heureux de l'essence, alors que les blancs de Kasema se rendaient en auto faire des pique-ninues sur les bords ombragés de la Lukupa.Roi des brigands Ici, c’est Milungu, site historique où Monseigneur Dupont, l’évêque-roi des brigands, prit la succession du roi Mwamba, sauvant du massacre les sept à huit mille personnes du clan du roi défunt, qui fondèrent la mission de Chiiubula.Il y a de cela 44 ans; leurs descendants sont aujourd’hui quarante mille chrétiens et Chiiubula a dû être divisé et redivisé.La grâce du bon Dieu et les sueurs des pionniers de l’Evangile ont merveilleusement fécondé ce soi, Kasema approche; plus que quatre milles.mais est-ce la chaleur du midi qui allonge ces derniers milles, qu’ils semblent n’avoir plus de bout?A Kasema, je trouve terminées les briques pour les travaux projetés; les constructions sont même déjà en marche, et j’en fais l’inspection.Le missionnaire n’est pas exempt de l’épineuse question ouvrière.Nos ouvriers coudoient ceux du gouvernement, grassement payés.Nos maçons, scieurs de bois, etc., nous nous efforçons de leur donner un juste salaire, mais nos pauvres bourses ne peuvent les amis des missions nous soutiennent par la prière et le sacrifice qui facilitent les conversions, et j par l’aumôaie qui nous permet de nous attacher des auxiliaires dévoués et de centupler ainsi notre rayonnement apostolique.E.P., des Pères Blancs, supérieur de Chiiubula.N.B.— La maison des Pères Blancs à Montréal est à 1640 rue St-Hubert.Assemblées, conférences, etc.Samedi, 13 novembre M.Jacques Mari tain, phlloeopli*, au Cercle Universitaire.Sujet: "La fin du machiavélisme".Présidence du Dr Oscar Mercier.Le R.P.Oeslaa Forest remerciera.Dîner à 7 h.30.Dimanche, 14 novembre Dimanche, 14 novembre.Société Saint-Jean-Baptiste, réunion de la section Alfred-Longpré, à 2 h.30, à la salle paroissial# de Notre-Dame de Victoire.M Georges Crcmp prononcera une allocution.Assemblée annuelle des anciens du patronage Saint-Vincent de Paul, à 2 h.p.m.au patronage Saint-Vincent de Paul, 211, Lagarichetlère oueet, A l’occasion de l’élection du conseil de l’Amicale.Invitation à tous les anciens.•k It Société St-Jean-Baptlste.au Monument national, salle 11.à 3 h p.m., cours sur l'hygiène par le Dr Charles N.Valin.Sujet: Les boissons aromatiques.Sntrée libre, Lundi, 15 novembre Société St-Jean-Baptlste, au Monument national, rue» St-Laurent, salle 31, fc 7 h.45.cours d’académie par M.José Dela-querrlère.H* H- * Société St-Jean-Baptlste, réunions des sections suivantes: Comité régional de l’Hst.aosemblée à 8 h.1S pour l’élection du conseil et des déléguée au congrès à l’école Baril, cOté des garçons, 1804 rue Chambly, angle de la rue Adam.Une Invitation pressante est faite aux membres du conseil, aux présidents.aux secrétaires, aux trésoriers et aux directeurs des quatre comités spécialisés dans l'est d'assister sans faute A cette réunion Importante.Papineau, Me Roger Duhamel, avocat, rédacteur au Devoir, prononcera une causerie sur l'activité de la Société St-Jean-Baptlste de Montréal à l’assemblée qui aura lieu A 8 h.15 au sous-sol de l’église Ste-Brlglde; entrée sur la rue Champlain.Tous les membres et les autres paroissiens sont cordialement Invité».Jaoques-Cartler.réunion mensuelle à 8 h.15 à la salle 12131 rue du Bols-de-Bou-logne, à Bordeaux.St-Jean de Matha, assemblée A 8 h.13 A la salle paroissiale.tél.i WEllington 1148 Siège social ! MW NOTRE-DAM* OUEST La Compas ni» d‘Assurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Lettie* Patentes de ia Province de Québec au capital de 8150 000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la lo‘.des assurances sanctionnée par le Parlement de Québee le 22 décembre 1918 service jour err nuit Dépôt de 125.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires A la disposition du publie CALENDRIER lie mois NOVEMBRE, SO lours Demain: DIMANCHE 14 NOVEMBRE 1143.XXII Pent.S.JOSAPHVT, év.et martyr.Lever du soleil, 6 h.58.Coucher du soleil, 4 h.31.Lever de la lune, 6 h.51.Coucher de la lune, 9 h.20.Premier Quartier, le 4, A 10 h.Z2m.du soir Pleine Lune, le 11.A 8 h 2«m du soir Dernier Quartier, le 19.8 5 h.43m du soir Nouvelle Lune, le 27.A 10 h.23m du mat.Derniers devoirs .— Lalssez-nous vous «sslster dans vos derniers devoir*, «nvert ceux qu! partent.Nos conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE G Vandelac.|r.— Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 NOVEMBRE 1943 Dim Lan.Mm Mer.Jeu.Ven Sam 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 1S 16 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 30 c f o © PL.U B i>Ol1 • ! NI.?.[ Vous vous souvenez, chers ko leurs, que dans nos précédents articles nous avions mesuré la distance de la Terre à la Lune, puis au Soleil, aux planètes, et nous étions rendu aux étoiles situées à 4(H) années-lumière.Nous avions tout accompli cela avec, si l’on peut dire, une chaîne d’arpenteur et la méthode trigonométrique nous avait servi à merveille.Mais il va falloir l’abandonner, lui en substituer de nouvelles car nous nous lançons maintenant à la conquête de nouveaux cieux beaucoup plus éloignés encore, cette fois avec l’appui du photomètre et du spectroscope adaptés au télescope.“Le photomètre?” dites-vous.“Mais qu’est-ce?” C’est l’appareil qui nous apprend que notre lampe de bureau est 50 fois plus brillante que la flamme d’une bougie et que le phare lointain qui guide les navires à bon port est cinq millions de fois plus puissant.Un collégien vous dira alors quil est facile de déterminer la distance d’un phare en comparant son intensité lumineuse avec celle d’une source dont ia distance est connue.Si par exemple le phare brille du même éclat qu’un fanal de 500 bougies situé à 300 pieds, vous devrez en déduire que le phare est 10,000 fois supérieur en éclat au fanal.De plus, vous conclurez qu’il doit être 100 fois plus éloigné, puisque 100 X 100 = 10,000 et que l’intensité de la lumière varie en raison inverse du carré de la distance.Le phare est donc à 300 X 100 = 30,000 pieds ou 6 milles.Dans le cas des étoiles, la chose est plus difficile, car nous ne connaissons que leur luminosité apparente et non leur éclat réel.C’est ici qu’entre en scène le spectroscope, un instrument qui décompose la lumière des astres.Examinée au spectroscope, une étoile nous apparaît sous l’aspect d’une bande lumineuse offrant les couleurs de l’arc en ciel et striée de lignes noires représentant les substances chimiques qu’elle renferme.Dans le langage astronomique, la bande se nomme sipectre et les lignes sombres, les raies spectrales.Par la comparaison de l’intensité de ces raies, Adams, en 1916, trouva la luminosité de deux données précieuses: l’éclat apparent obtenu à l’aide du photomètre et l’éclat.'réel fourni par le spectroscope, mais il fallait encore plus pour déterminer la distance.Ramenons, se dit Adams, les étoiles à un parsec, soit environ S3 années-lumière.Du coup, elles deviendront plus éclatantes.Appelons cela leur magnitude absolue.Faisons-en l’expérience sur le Soleil.Porté k sa magnitude absolue ou à 33 années-lumière, il serait presque à la limite de visibilité à l’oeil nu, soit de 5e magnitude.Par contre la belle étoile Antarès du Scorpion en regagnerait énormément puisque son éclat égalerait celui de Vénus, c’est-à-dire passerait de la magnitude 1.2 à 4.0.Avec-cette nouvelle méthode nous arms pu jauger les espaces jusqu’à 3,300 années-lumière.Hélas! il resterait encore beaucoup de chemin à faire, car les télescopes nous révélaient des étoiles et des nébuleuse® plus loin encore et il fallait chercher ailleurs pour des procédés qui nous permettraient de pousser plus profondément.Mlle Leavitt, de l’Observatoire Harvard, vint à la rescousse.Voici comment.’ Il existe dans le ciel des étoiles dont l'éclat varie en des périodes plus ou moins longues.On les appelle étoiles variables.Les Céphéi-des appartiennent à une classé toute spéciale à cause de l’amplitude, de la rapidité et de Ja régularité de variation.3111e Leavitt s’aperçoit qu’il y avait une corrélation entre la luminosité d’une céphéide et sa période de variation; plus elle était brillante, plus sa période était longue.Une céphéide variant d’éclat en 3 jours avait une magnitude absolue de moins 1 (—1); une de 10 jours, une magnitude absolue de — 2: une de 20 jours, — 3 et une de 30, — 4.A l’aide de ces astres bizarres, nous avons pu sonder quelques profondeurs de l’océan céleste, nous rendre compte des dimensions de notre propre galaxie dont le grand axe vaut 100,000 années-lumière et savoir en*outre que le Soleil avec sa famille de planètes git à 32,000 années-lumière du centre situé entre le Scorpion et le Sagittaire.Les Céphéides nous ont même conduit au delà de la Voie lactée et nous ont permis d’explorer les membres les plus rapprochés du Groupe Local, notre archipel galactique, une distance de 700,000 annees-lumière.Après ce fut le tour des Novae, ces étoiles cataclysmiques dont la magnitude absolue frôle la mag.— 5 et leur découverte par Ritchey en 1917 dans la nébuleuse N G C 6946, membre éloigné du Groupe local.Nous sommes maintenant rendu à 1 million d’années-lumière qui représente le plus grand diamètre de notre archipel galactique.Hubble et Humason, de l’Observatoire du mont Wiison, s’attaquèrent ensuite au royaume des nébiileuses en mobilisant les géantes bleues, étoiles les plus jeunes et les plus chaudes, donc les plus lumineuses du ciel, et franchirent les 7 millions d’années-lumière qui mous séparent de l’amas de galaxies de la Vierge.Au delà, même ces sources de lumière, 48,000 fois plus puissantes que le Soleil, perdent leur efficacité.Mais voilà qu’un, éclair de génie illumina l’esprit de Hubble.“Une spirale, songea-t-il, cela a toujours à peu près la même taille et la mê- BAnDI» MinniAiRis.tfm /içuuxlii Ji la, PHARMACIE MONTREAL la olus aranda aharmatU d* détail au m m manda, Porto, !¦ bande qui convient à votre malaise.Nous avons un assortiment complet de bandes herniaires bandes medicales, bas élastiques, supports, vastes en chamois ou on Uanella rouqa pour ceux qui souilrent de bronchite.Essayage à domicile ou dans nos salon* privée sans irais additionnels.Experts et expertes i votre service a Instant aelon l’ordonnance de votre médecin.lOVR ET NUIT I f/ÆÙrÇ DOULEURS MIGRAINES, NEVRALGIES, MAUX do DENTS, MAUX do TETE, LUMBAGO, RHUMATISME, INSOMNIE Rapidité d'action' Effet persistant Économique sSan* ennui pour lo coeur ni l’ostomae I KALMINE EN VENTE DANS TOUTES LES PHAJtMACIE^ Agent général eu Canada * ^.-ALFRED OUIMET.(4 E.rue St-Paul, MotttrMN l1! d’obstacles, M.f./ a •- »' a CT IIAUIHA.l Cl 11 A T.C-l ECk lliv.n* ** A rT” ’ • > • me luminosité.Je peux donc consi- Ibvteres et que Trois-Rivieres était dérer une spirale comme une sim- V.n en.(*Ij01î Plus avantageux quo pie étoile et lui attribuer une magnitude absolue”.Et l’oeil à l’oculaire du télescope de 100 pouces, il plongea jusqu’à 200 millions d’an-nées-lumière.Faisant alors le même raisonnement pour les amas de nébuleuses spirales, il atteignit les limites de la puissance télescopique à 50Ü millions d’années-lumière.Ainsi que le disait Pierre Rous- , ) .______ _____ seau, “pêcheurs de lumière, nous à l’ouest des Trois-Rivières, a été avons jeté notre filet dans l’épa- ¦ nouissement de la nuit et nous l’avons ramené chargé d’astres.” De Lisle GARNEAU de l’Observatoire Ville-Marie.invalide des son premier pilotage ai ame un rêve subtil d’idéalité cons-les memes droits ou la meme pen- tructive, de perfectionnemeni p?sion qu’un membre ayant contribué réajustement des éléments1 d’une a un taux de 7% de son gain durant | société délabrée par le lent écrou-40 années ou plus, voilà pourquoi I lement des principes et le néfaste dans le passé il y a eu un grand —',A“,-.- nombre de pilotes qui n’étaient certainement pas dans leur vocation et ont été la cause de nombreux accidents.Dans l’intérêt de tous, cette question du paiement de la pension des pilotes devrait être réglée le plus tôt possible.Il y a quelques années j’avais discuté avec feu M.N.B.McLean, ingénieur en chef du chenal, et feu M.M.Laflèche, son assistant, au aujet du creusage du fleuve Saint-Laurent; je leur fis remarquer qu’il était inutile de creuser le chenal à plus de 30 pieds à l’ouest des Trois- relachement de la morale.Son irréductible honnêteté se crispait de répulsion, au spectacle de la morne hypocrisie ou de l’arrogante infatuation de la perfidie, qui va, pa-lodianf la bonté, le dévouement et toutes les vertus.Sa franchise à lui ne s affublait pas de travesti; il exprimait sa pensée sans forfanterie, mais avec une énergique assurance de n avoir rien à cacher: il était sur de iui-même parce qu’il se savait sans reproche.Toujours secourable et désintéresse, il accueillait avec bienveillance, et offrait l’assistance de son fort talent à tous ceux qui, timidement, allaient à lui .pour demander un conseil, une direction.Il n’avait rien de la jalousie des semeurs profondeur naturelle à 35 pieds ou plus.On me fit la réponse que ma suggestion _ était excellente mais qu’ils n’étaient pas l’autorité suprême pour décider cette question.En terminant j’ajouterai que les millions de piastres gaspillés pour , .- -.ncapa- bies, qui, sournoisement, barrent la route au savoir qui les effraie par ia révélation de sa supériorité.Albert Ferland _ était un apôtre qui se plaisait à répandre la bonne nouvelle, quand il avait découvert, au ciel littéraire, un astre nouveau, une sûre promesse pour l’avenir.” » - * — J-»* i-» i « i K.O*» Si.1 CtVV.1111, obtenir une profondeur Mais si la nullité lui inspirait plus de plus de 30 pieds dans le chenal J- -!l!J ’ ¦ Lettres au "Devoir" N ou.ne pokliom que ko toHroo signio* ou de» communication* accompj (nias d’ono iettro signée svoa sires** •HthentiqiM.U “Dovnlr” m «fond ou Ig re*ponte’ Üité do oo qui parait «oui eetto rwbrioM.L'aménagement de nos ports 1943 Lauzon, 5 novembre M.l’Editeur en chef.Journal Le Devoir, Rue Notre-Dame, Montréal.Cher monsieur, Ci-inclus copie d’une lettre qui riez beaucoup de faire paraître cette lettre en première page de votre journal avec en-tête de ladite lettre en gros caractère.Un commentaire favorable de votre part, au sujet de la question, serait très apprécié.Vous remerciant à l’avance, je demeure, Votre obligé, J.-Art.GARIEPY, ex-pilote.le passé durant les saisons du printemps et de l’automne ont toujours été avec des bateaux ayant une vitesse de moins de douze milles à l’heure et leurs étraves, l’avant du bateau pas assez renforcées, et n’ayant aucun équipement moderne pour naviguer dans ces conditions de l’année.Une des raisons principales qui a beaucoup nui aux ports du fleuve Saint-Laurent dans le passé est les taux élevés des assurances sur les cargaisons, de même que les taux élevés sur les vaisseaux qui fréquentent les ports du Saint-Laurent, et ceci par rapport aux nombreux accidents qui ont eu lieu à chaque saison de navigation et qui se chiffrent par millions de dollars parle par elle-même.Vous m’oblige-j chaque année depuis 1913, et tout 8, rue Lévi*, Lauzon, Comté Lévis.S.V.P.demander autre* journaux de reproduire.* * * Lauzon, & nor.1943 A Son Honneur le Maire Lucien Borne, et aux autorités fédérales.Ayant assisté à votre conférence du 30 octobre dernier à l’hôtel de ville de Québec, en rapport avec le projet de faire du port de Québec un port libre ou franc, laissez-mpi dire que j’endosse entièrement vos opinions, de même que les remarques faites par l’honorable Louis Saint-Laurent, ministre de la Justice, l’honorable Wilfrid Hamel, ministre des Terres et Forêts de Québec, l’échevin Dinan, de la ville de Québec, ainsi que les autre* messieurs qui ont exprimé leurs opinions en faveur de ce nouveau projet.En ce qui concerne la navigation d’hiver, j’endosse aussi les opinions contenues dans une lettre que vous I adressait en date du 4 courant M.Cyrille Pouliot, pilote, un homim j d’une grande expérience en navi-1 galion d’hiver sur le Saint-Laurent | Comme le dit M.Pouliot.avec des bateaux ayant une vitesse de pus! moins de douze noeuds à l’heure et leurs étraves, l’avant du bateau, renforcées, afin de rencontrer es | difficultés de la navigation dans les | glaces, et munis d’équipements les plus modernes pour cette navigation, il n’y aurait aucun trouble pour y naviguer même jusquau port des Trois-Rivières, tête des marées montantes qui nous donnent amplement rte profondeur pour les plus gros vaisseaux a flots.Les difficultés rencontrées dans cela au détriment des ports du St-Laurent et tout à l’avantage des ports de mer de l’Atlantique.M.le Maire, dans l’intérêt des ports du fleuve Saint-Laurent et du pays en général, je crois de mon devoir de vous citer les raisons de la grande majorité de ces nombreux accidents, d’abord le pilotage sur le Saint-Laurent est administré par un surintendant n’ayant pas les qualifications nécessaires pour cette charge.Qu’arriverait-il à nos chemins de fer et à nos compagnies de transport aérien s’ils étaient administrés par des gens incompétents?Les accidents se multiplieraient chaque jour.En second lieu, à ma connaissance depuis 1896, la politique fédérale, soit libérale, soit conservatrice, a trop protégé la bureaucratie qui administre le pilotage, surtout entre Québec et Montréal.\oici quelques suggestions pour diminuer ces accidents dans le district Québec-Montréal.Régulariser les pilotages plus adéquatement, faire subir aux apprentis-pilotes un examen annuel durant leur apprentissage sur le même principe que nos etudiants en médecine dans les Universités, parce que depuis 1896 plusieurs apprentis-pilotes ont choisi cette carrière afin d’obtenir une pension à vie dès leur jeune âge, et ce.système de fonds de pension administré par le département des Fi-nacnes, à Ottawa, soit dit en pas-si'r’ti devrait etre sur une base d’années de service comme toutes autres associations.Actuellement un pilote devenant dans l’intérêt de quelques-uns et au détriment des ports de Québec et des Trois-Rivières.Ces millions précités auraient fait de Québec et T rois-Rivières les ports de mer les mieux équipés de l’univers et dans 1 intérêt de tout le Canada.Mes 38 années de services comme pilote spécial pour les plus importantes compagnies océaniques voya-géant à Montréal me donnent la conviction de tout ce que j’ai énonce dans cette lettre.Espérant que le succès couronne-ra votre subtil projet, je demeure, M.le Maire, un de vos forts partisans.^ J.-Art.GARIEPY, ex-pilote.^ Htre d’information, je finVn8ln r ?Saint-Laurent, division Quebec-Montréal, depuis le printemps 1894.Le regretté poète Albert Ferland Mme Gaetane de Montreuil a bien voulu nous adresser ce nouvel hom-niagea la mémoire du regretté Albert Ferland: Notre pays vient de perdre l’un de ses meilleurs écrivains.Une lyre doucement harmonieuse et toujours fidèlement résonnante à la pureté esthétique de l’inspira-non, s est brisée sous les doigts refroidis du poète Albert Ferland.Ce chantre constant de la nffture a fermé, à jamais, ses yeux sur un monde matériel, qui le révoltait, parfois, de sa désolante incompréhension, de sa dérisoire interprétation de la probité, de la grandeur, du patriotisme.Cet écrivain d’élite appartenait au nombre, hélas! très restreint, de ceux qui traversent la vie emportant dans leur de pitié que de sarcasme, son instinctive réprobation du faux le rendait amer aux voleurs d’idées, aux trafiquants de pacotille littéraire.Ii avait le respect des lettres et ne concevait point qu’un auteur en pût abuser pour salir l’esprit des lecteurs, en extériorisant des raideurs et des tares.Son oeuvre à lui est demeurée propre: elle servira au contentement des coeurs sains, qui cherchent dans la poésie une synthèse à leur désir d’élévation.En parlant d’Albert Ferland, on peut le peindre exactement tel qu’il était, parce que son existence fut complètement exempte de chapitres déshonorants.Ses biographes n’auront pas besoin de creer une fantaisie d’irréalité ridicule, pour offrir à l’histoire un être présentable.La réputation de ce poète à l’âme noble resplendit simplement d’elie-même, sans l’agrément de superflues girandoles.L’oeuvre de Ferland, en grande partie inédite, est considerable.Ceux qu’il laisse dans le deuil ne failliront pas au devoir d’en enrichir les lettres canadiennes.Cela sera une faible compensation à ceux qui ont eu l’avantage de connaître l’auteur et d’apprécier sa* haute intelligence et son grand coeur.Gaëtane de MONTREUIL EXAMEN DE LA VUE OPTOMETRIS i * 16761 St-Huber».CA.7616| A St-Jérôme 330 St-Ceortes.Tél.171 Papier d'emballage Sacs de papier Serviettes de papier RO or\ P r-n tvn r D'un Papier de toilette SP D*WY P/l Itt/t Mac uregor rapi 451, rue St-Sulpice, Montréal îi bag uo.inc.bsneaster 2274-5 Succursale à QUEBEC ?A MacGregor demandez si c’est fait de papier Ctdayez El Pietto Londres GRANDEUR NATURE frais ET doux a fumer Mtfiufacturé, jiml que le el**ro popuUiro DODGE, par |.-l.PIITTI fr FRIRE, 4355 Drolet, Montréal - HA.6718 / VOLUME XXXIV — No 261 TROIS SOUS LE NUMERO abonnements par la posti EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 OO (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Uni* et Empira britanniqua 8 00 UNION POSTALE ‘ K 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR SAMEDI, 13 NOVEMBRE 194k TEMPS PROBABLE NUAGEUX ' Le DEVOIR est1 membre de la "Canadian Press", de et de la "C.D.N.A/ Le général Catroux envoyé au Liban L'Angleterre proteste auprès du général de Gaulle — Catroux, comme commandant des forces françaises combattantes dans le Proche-Orient, avait proclamé en 1941 l'indépendance de la Syrie et du Liban Londres, 13 (A.P.) — Le Comité français de libération nationale a annoncé hier soir qu’il envoyait à Beyrouth le général Georges Catroux, commissaire d’Etat, avec de pleins pouvoirs pour régler le différend entre les Français et les Libanais.Avant l’annonce du départ du général Catroux, le comité n’avait pas reconnu officiellement l’existence d’une crise dans le Liban.La décision d envoyer un commissaire à Beyrouth est venue après que le gouvernement de Grande-Bretagne eut exhorté le général Charles de Gaulle et le comité à mettre fin à la querelle entre le Comité d’Alger et le gouvernement du Liban qui a été jeté en prison tout comme le parlement.Après avoir protesté contre les mesures prises par les autorités françaises dan^ le Liban, le gouvernement anglais a donné instruction à son représentant dans la région, sir Harold Macmillan, qui se trouve en Palestine, de se mettre en communication avec le Comité français pour insister sur la nécessité d’un règlement immédiat et pour informer le comité que l’Angleterre reste fidèle à sa déclaration qui maintient l’assurance d’indépendance donnée au Liban en 1941.On sait qu’en 1941, Catroux, comme commandant des Français Libres, avait proclamé l’indépendance de la Syrie et du Liban.La souscription des fonctionnaires de la province $1,215,800 versés au 5e emprunt — Félicitations de M.Godbout La guerre sous'tnarine Washington, 13 (C.P.) — Le secrétaire de la marine des Etats-Unis, M.Frank Knox, a révélé hier que 33 des 60 sous-marins allemands détruits dans la bataille de Québec, 13._ “Je suis fier de* l'AUantiqiie au cours des mois vous”, , déclaré le premier minis., î» lijfï?!! Ire, hier après-midi, aux employés ont été coulés par des unités de la civils, au "cours d’une" réunîo'n des! marine angUise et de la marine organisateurs du 5e emprunt de la canadienne.9U1 est des 2 victoire au Parlement.“Je serais, ^mersibles détruits par les forces Mise au point sur le Lilian La majorité de la population libanaise est chrétienhe et non musulmane Le Service d’information français nous communique ce qui suit: Ottawa, 13.Débarquement allemand sur File de Leros La bataille fait rage — Italiens et Anglais combattent contre l'Allemand , , , Le Caire, 13 (A.P.).— Des trou- Interroge suri pes allemandes ont effectué un dé- yiiav, a U.— iuicjxu^c aui i pes alleman l’origine des difficultés qui se sont] barquement sur l’ile de Leros dans élevées récemment au Liban, le; ie Dodécanèse de bonne heure hier commandant Gabriel Bonneau, qui,!matin et la bataille fait rage dans hfiirpinf ftp, mnmtfrp pp nn'ont Hit1 étatsunifennes, 21 d’entre eux ont lavant.de venir au Canada était chef! nie.Le bulletin du haut-commande- i!itrp« n ir-' été coulés par des avions opérant ; du service d’Afrique-Levant au ment anglais dans le Proche-Orient j les employés civils des autres par , avions Le journal Bourse égyptienne du|ties du Canada.J’ai bien l’impres- „ déclaré m,P 1p« Nn Caire, qui appartient à des intérêts «inn m.’tic «w n*.sitPint 7ü(:.F.prend le pouvoir, elle | chacun à une amende de W à Halifax, hier soir._ ’ |____ Cinq autres personnes à bord du ; se trouve de mieux hospitaliser nos) si la prend te pouvoir, eue; cnacuu » ., i • ¦ 'imposera le socialisme et le fera' aux frais, puis confiés ensuite a ia 200 avions à Rabaul Quartier général des Alliés dans le Pacifique austral, 13 (A.P.) — Plus de 200 avions de la marine américaine, dont plusieurs étaient attachés à des porte-avions, ont coulé trois navires japonais et en ont endommagé 12 autres à Rabaul, jeudi.L’ennemi a perdu 64 avions en essayant à quatre reprises de couler les porte-avions.Un croiseur ennemi et deux contre-torpilleurs ont été envoyés par le fond dans le port de Rabaul, et poser sur le lac, à une base aérien ne à Terre-Neuve.On attribue cet accident à la mauvaise température et à une pauvre visibilité.Les personnes qui ont perdu la vie sont: le commandant d’escadrille R.R- Ings, né à Charlottetown; le lieutenant J.C.Redmond, d’Edmonton; l’officier de section Irène Watson, de Toronto; Robert Fleming Lowther, de Maccan; Man-del Max Epstein, 849 rue Dollard, Montréal; le sergent Eric John Mills, de Timmins; James Barrie, Dalgleish, de Toronto; sitaire avait souscrit la somme de _________, _P __________ William ) $76,000.On ne s’est donc pas con- Geough Cairns, fils de M.Stanley I tenté cette fois-ci de dépasser Tob- K.Cairns, 216 rue King, Weston; j jectif mais on a tenu aussi à dé- Frederick Dixon Hirtle, de Strath- j passer le total du dernier em- more; A.H.Jones, de Brantford; i prunt.Ces résultats sont magnifi- et Percy Leroy Marsh, de Frederic ton.___ En Ukraine Londres, 13 (A.P.) — Le gouvernement tchèque à Lon.dres'rapporte I que le désordre règne dans TUkrai- Après avoir rappelé la déclaration de M.Churchill que ce dont l’Angleterre aura besoin après la guerre, ce serait du travail, des vivres et des foyers, M.Morrison a dit: Nous allons faire la grande expérience de procurer (lu travail à tout le monde, dans une organisa-lion non totalitaire, et pour cela i) faudra adopter plusieurs idées et pratiques nouvelles, et en abandonner plusieurs vieilles.La récolte de blé Ottawa, 13 (C.P.) — L’Office fédéral de la statistique annonce que la récolte de blé de 1943 sera moins élevée qu’il ne Tavait tout d’abord prévue.Elle serait de 293,704,000 boisseaux._ Retour au travail Calgarv.13 (C.P.).— La plupart des 8,500 mineurs des charbonnages de la Colombie canadienne et de TAlberta.en grève depuis douze jours, sont retournés au travail, hier.On rapporte toutefois que les mineurs des charbonnages d’Edmonton et de Bellevue (Alberta) continuent de chômer.Plusieurs milliers de mineurs Set d^E dm o rdo n .^c ependant* que quantités^ les_ livraisons' et te en-1 Hongrie de je jenlr en étaj.d’alerte cinq cents autres ouvriers ne sont — - « » “ “*¦ “*¦*" pas descendus dans les mines à Souscription de $87,000 de l'Université Le personnel de l’Université de Montréal a prêché par l’exemple lors du 5e emprunt de la victoire puisque ses achats d’obligations se sont élevés à $87,000.L’objectif ayant été fixé à $50,000, les résultats dépassent donc de 50 pour cent le montant demandé.On se souvient que lors du 4e emprunt de la victoire, le personnel univer- j observer en utilisant la force de la i police et de Tarmée pour supprimer ' toute opposition.C’est pour la révolution militante que M.Winch travaille, a dit M.Drew.(M.Winch a, à Regina, aujour- ques à tous les points de vue et ils témoignent que notre université entend aller de Tavant dans tous les domaines.__________ Série de vols • M.le juge en chef Perrault un croiseur t 11 contre-torpilleurs | ne des Carpathes, la province la ajourné au 17 novembre le pronon-ont été endommagés au cours de ; p]us orientale de la Hongrie qui l’a cé de la sentence d Edmond Moreau, 1 cred di matin.’attaque massive déclenchée mer- ; enlevée à la Tchécoslovaquie après 19 ans, 1861, Champlain, qui s’est :rodi soir et prolongée jusqu’à jeu- Munich.L’agitation se serait èten-' avoué coupable d avoir vole une Ict- due à toute la région en dépit duitre, conte^,atn,, ll,n,,c , que ^ • fait que les Russes qui avancent! °."’1 1.p*®11^0’.“ô a3S' vers Touest se trouvent encore à 3823, St-Urbain.e François Berge- 300 milles des frontières de cette province.Des partisans se seraient ?Iaidffnrd"Bvoirvoléciiahcun une aurais en campagne sous la direction ^at^n d a'0,r '016 chacun lIne aU d’anciens officiers de Tarmée bon-;1 oa,ton’p0|rier, 20 ans, 1155, Blen- ry, a plaidé non-culpabilité, hier, à blêmes que soulève la disette de premier ministre imcoias k&i*| accusations de vol, dont 511e annonce, en effet, un ley a fait appel a ses compatriotes] canibriol8fle de bijoux évalués Disette de pulpe au pays Ottawa, 13 (C.P.) — La Commission des prix a pris des mesures police militaire.La bataille sur Leros VJH.-, - BP-.Le Caire, 13 (fP.) - Les AUe- d’hul, nié certaines parties du mands ont réussi à Çta‘,“r 9ua,rc compte rendu de presse de son dis-i têtes de pont sur 1 De de l-eros.cours.Il prétend avoir dit, en ré-; Aux quartiers generaux allies on ponse à une question: Quand un reconnaît que la situation est en-gouvernement C.C.F.arrivera au: tique et personne ne veut faire de pouvoir, ce sera parce que le peuple prédictions sur ce dut advmndra.lui a donné mandat d’appliquer un j L’agence allemande D-N-B.atltr-programme socialiste.La C.C.F.lé- me que lîle a été occupé® et qu gifêrera immédiatement selon son; n’y a que quelques combats isoles, programme.Si la grande indus-'La B-B-C.dit que les troupes alle-trie et la haute finance refusent; mandes sont en marche vers la d’obéir à la loi, insérée démocrati-; ville de Leros elle-meme.quement dans les statuts, alors elles seront dans la même position que celui qui enfreint la loi aujourd’hui, et elles devraient être traitées comme ceux qui enfreignent la loi, par la police et la force militaire).Le prix du bacon Employés municipaux blessés hier «oir pour résoudre les pro-, grotse.^.-r-^- blêmes que soulève la disette de I-e premier ministre Nicolas Kal-j accusations de vol, dont un pulpe.Elle annonce, en effet, un , ley a fait appel à scs compatriotes i carnj)rjo]0gc dc bijoux évalués à uipr & PhAniiai gi nouveau décret remettant à Tad- pour leur demander de mettre fin| ,4ro chez le Dr Paul Décarie, 3512.! qui a ^mhè hierta » hôpital St- ministrateur de la pulpe de con- à l’agitation dirigée contre TAxe.Il Fullum, et vol d’une automobile re-| I4i‘i®,a^è*i"d d^un^îcaiiï?dans Ve trôler les sortes, les qualités les | a_ insisté sur la nécessité pour la) misée dans un garage situé au no cient au pie" un escalier dans .e îellevue.vois de pulpe, spécialement le I et il a déclaré que Tarmée bon-commerce d’exportation.Le décret groise défendra la frontière du est en vigueur lundi prochain, j pays.2034, Harbour.Ces trois derniers accusés subiront leur enquête judiciaire la se-rnaine prochaine.i Trois employés manuels de la ville de Montréal ont été blessés ______ par un camion, hier après-midi, Ottawa, 13 (C.P.) - Le Canadian a'0« «talent à reparer la \fcat Board a annoncé hier une attg- chaussée, au coin des> rues Notre- mentation de 75 cents par 100 livres p®™®1 * agljfiqte sur tout le bacon qui sera exporté Emilten Richer, 42 ans, 1691, Mean Royaume-Uni, payable à partir A?-8?’ n Wilfnd Racette, o5 ans, Z 15 novembre.Cette nouvelle l874-^10".et H«nri Tlîomas' 46 entente vaudra pour 1944 et 1945.an*; H13, Charaplain.eiuc H M.Richer a du etre transporté à l’hôpital Saint-Luc où on le traite pour deux vertèbres fracturées, 'mais ses deux,compagnons de tra-; vail ont pu regagner leurs domici-II y aura enquête du coroner au;les après pansements sommaires, sujet de la mort de M.Ernest Le- j Le conducteurs du camion qui febvre, 56 ans, 930 est, Sanguinet, j heurta les trois employés, Léo Rrissette, 36 ans, de Saint-Félix-de-Valois, a été appréhendé un peu après l’accident, au coin des rues Harbour et Notre-Dame, et il comparaîtra en Correctionnelle s°U!5 l’accusation d’avoir néglige .(farter après avoir causé un accident.Vote d'union à Verdun Les employés du service des travaux publics de Verdun ont voté hier après-midi en faveur de la Fraternité canadienne des employés municipaux.C’est le greffier de la ville, qui servait d’officier rapporteur pour ce vote, qui a annoncé ce résultat.La première question posée aux employés, c’était: “Voulez-vous une union pour les employés du service des travaux püblics?” Le vote a été de 179 en faveur, et de 12 contre.La deuxième question demandait: “Dé.irez-vous être représentés par le local no 2 de la Fraternité canadienne des employés municipaux de Verdun, constituée par le Congrès canadien du Travail?” Le vote a été de 163 en faveur, et de 15 contre.Le président de cette union, M.Arthur Lamothe, employé municipal, a demandé à la ville il y a deux mois de conclure un contrat collectif avec l’union; la ville était disposée à négocier avec ses employés, mais elle a exigé d’abord qua l’union fasse la preuve qu’elle représente la majorité des employes.Mort mystérieuse sous-sol d’un restaurant situé au no 956 boul.St-Laurent.Le quinquagénaire ne reprit pas connaissance.Rareté des cigarettes et des cigares Washington, 13 (A.P.) •— On constate une rareté croissante de» marques les plus populaires de cigarettes et de cigares à bon marché dans plusieurs villes des Etats-Unis.Cela est attribué à la rareté de la main-d’oeuvre.aux achats en prévision de Noël et aux envois considérables outre-mer.Mais il n’y a presque pas de rareté quant au tabac à pipe; et si les cigarettes et les cigares deviennent plus difficiles encore à trouver, comme des producteurs de tabac le craignent, on s’attend à un# to-gue^le la pipe, ____ LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 13 NOVEMBRE 1943 .h La imisiqm Cari Weinrich à la Société Casavant blic connaît souvent beaucoup plus tard, a réussi un coup de maître en nous présentant, à son concert hebdomadaire de jeudi, hôtel Hilz-Carlton, le jeune pianiste Rudolf Firkusny.Une technique éblouis- - t santé alliée à un goût très sûr et à Ce n’était nas la nremière fois une cullure musicale déjà vaste que la Société Casavant présentait! I fon' de ce P‘anis,e un des maî,rc‘s pre lundi soir, à l'église St.Andrew and St.Paul, l’organiste C.arl Weinrich, célèbre par ses interprétations de la musique de Bach.Les habitués des concerts d'orgue l'ont entendu de nouveau avec le même intérêt doublé d'avance d'une grande curiosité.Cari Weinrich ne programmes entièrement consacres i la musique de Bach.S ecu.r - rs sobres, volontairement ! Le programme offrait d’abord la L’horaire des spectacles SAINT-DENIS "Entente cordiale” 11 h.50.3 h.10, 6 h.04.0 b.24.“La Perle" I h.42, 5 b.02.8 b.22.LOEWS “Best Foot Forward” 11 h.10, 1 h.50.4 h 30, 7 h.15.9 b.55.CAPITOL “Bombardier” ' 11 h.05, 1 h.45.4 h.25.7 h.10.9 h.50.“Saludos Antlfoe” 10 h.10, 12 h.50, 3 b.35, 8 h.15.8 b.55.PRINCESS “Swing Shift Malsle” II fi.15, 1 h.55.4 H.35, T B.20, 10 h.“Adventure in Iraq” 10 h., 12 h.40, 3 b, 20 « h.05.8 h.45.PALACE “Claudia” 10 h.12 h.15.2 b.40, 5 b.05, 7 h.30, 9 h.SS.- pent-see peat •g que Menuet de Duport.Rudolf Firkusny les a jouées avec la délicatesse exigée.La touche moelleuse et la -, délicieuse sonorité ont fait que.ü facilement rendre cochas* — ce qui n'est évi-¦êeae.aeat pas le cas de Weinrich — M srecece la rectitude de la ligne ff- 4 clarté des éxposi-, sans programme devant moi, j ai ui.es successives dans le langage reconmi Mozart avec la plus gran- s.'vawraia ne ,a .Tas* exactitude fugue, la rigou- de faciiité.du contrepoint, j Firkusny a joué ensuite avec de fougue dont je parlais tout à l’heure et une grande compréhension allant jusqu'à la subtilité.Suivaient deux Danses tchèques, de Smetana, deux Preludes, de Debussy, Puerto del vino et 1” Terrasse des audiences du clair de tune.Le concert se i * pre-jogè veut que ces conditions , furja ]a Sonate en si mineur, -r uKT.es manquent d attra.L Les (:h in> „ y a apporté ce,te c rcer.s d orgue ne sunt pas po- „„„ A ou psraùm, quand on n’y exécute que ies eranpositions classiques.Ce ««t pourtant les seules qui valent ï’a prise qu’on les fasse entendre.•©soi qu’il en soit.Cari Weinrich s es tient haÎNtueilement à sa for- , ., , Ei-e qui est excellente.Il semble erm.na.t avec les extraits de Pc- s sacrifié quelque peu à la déjà signales.nus-que moderne cependant, par De Chopin « Debussy, le pianiste ''execution de la Première Sonate A victorieusement marque les états ms bémol mineur, de Paul Hin- »*s el *arîle les caractéristiques des derr.ïth.Quelques-uns de ses plus vnoque.s.I ne telle réussite est plu-fervems niditeurs auront nroba- tot r;,re ct vaut (lu’on la souligne, bfemect été surpris en outre par Espérons maintenant le retour de la présence au programme de lundi Rl,f,olf Firkusny au concert, pour de cet Andante en fa de Mozart, le 8rand Public cette fois.suivi de Trois pièces pour orgue mécanique, de Joseph Haydn.De la Sonate de Hindemith, on croira avoir tout dit en constatant son modernisme et l’atmosphère de délicates dissonances qui l’enveloppe.Cette oeuvre se distingue en ceci, qu’elie ressemble plutôt dans sa forme à une sonate du dix-huitième ou dix-neuvième siècle.En entendant la dernière partie, un mouvement lent et calme, après un allegro, on songe à la Sixième Sonate de Mendelssohn, par exem-ple., Quant aux pièces pour orgue mécanique, elles nous semblent aujourd’hui périmées et nous font rigoler.Ce sont d’excellents documents sur les dispositions facétieuses de Mozart et de Haydn.Gar-dons-en quelque reconnaissance à Cari Weinrich qui les a jouées en employant une registration rigoureusement vraie.On eût cru entendre un orgue de barbarie dans la rue.Le 10e Concerto de Hacndel et l’arrangement de Dietrich Buxtehude de l’hymne de l'Annonciation, la Toccate.adagio et frgue en do, de J.-S.Bach, VAdagio de la lie Sonate de Württemberg, 'de C.-P.-E.Bach, el les deux Fugues, en ré mineur et en fa majeur, de W.-F.Bach, complétaient le programme.Iji Société Casavant inaugure donc sa série de concerts d une façon brillante.Rudolf Firkusny Le Ladies' Morning Musical Club qui, depuis longtemps, s’est spécialisé dans la découverte d’artistes de premier ordre que le grand pu- Ferrier CHARTIER Matinées théâtrales A partir du 27 novembre à l’Ermitage et pendant quatre semaines consécutives à l’Ermitage, sauf pour la deuxième représentation qui aura lieu au Ritz-Carlton, Mme Fernande Albany présentera quatre matinées théâtrales commentées sur le Moyen Age, le XVIIe siècle, l’Epoque romantique et les Temps MAURICE LAURIN, B.A.O.D, soliste à l’église St-Jacques de Montréal, qui donnera un concert à l’Ermitage, le 2 décembre, en soiree, conjointement avec Marthe Letourneau, soprano-coloratura. «F-ftM THEATRE ST-DENIS FRANCE-FILM présente pour un seul récital LE VIOLONISTE l« plus iiimé au monde KREISLER Il y a plusieurs violonistes mais «1 n’y a qu’un KREISLER BILLETS : orch.et balcon : 11.50, ZOO, 2.50, 3.00: loges : *3.50, 3.75 plus taxes.EN VENTE au théâtre ST-DENIS.Chez Ed.Archambault, 500, nie Sainte-Catherine E„ et chez C.W Lindsay, 1X12, rue Sainte-Catherine O.IMPRESARIO : Canadian Concerta & Artiste Vend.19 Nov.8.45 m A L’ERMITAGE Les Compagnons à leur meilleur dans LE BARBIER BE SEVILLE de Beaumarchais Décors et costumes neufs 9-10-11 décembre en soirée BILLETS: $1.05, 80c, 67c, 53c èÜ Location: 1275 St-Visteur O., TA.1418 ct chcx Archambault.LEOPOLD SIMONEAU, dans le réle de Wilhelm Meistar de l’opéra Mignon, qu’il Chanter, peut le.Variété.Lyriques, le.25.27, 28, 30 novembre, 2, 4, 5 décembre.A LA SALLE DU CESU — 1200, RUE BLEURY LUDMILLA PITOËFF JEAN-PIERRE MASSON, ROGER GARCtAU JACQUES LAVIGNE et GEORGES AMYOT dans L’OTAGE de Paul CLAUDEL — Le drame du pape captif — Les 3, 4, 7 et 11 décembre 1943 Location à la bibliothèque du Ceiù ou chea Archambault (MA.5201) l $1.25.$1.00 et $0.75 plut taxe.«(l'on veuille bien ne dm confondre L'OUge avec l’Echange, dèlk loué à L Ermitage.I.'otage n'a pa* été represent* à Montréal depuia un grand nombre d'années. VOLUME XXXIV — No 261 >1 DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1943 4 / ;4 6 LC PtVUIK, MUPMKCAU, 3AMCUI 13 nuyçMPKt 1^3 VOLUME XXXIV — No 261 Une politique française de la natalité L'intégration de la famille dans l'Etat ces, justice, afin que chacun d’eux Air Force au cours de cette batnilie sc préoccupe, pour sa part, des in- mémorable.Vous 'if savons à peu près rien | que, pour donner l'exemple, le co- térêts familiaux et en tienne compte dans ses décisions, il n'est que de feuilleter le Journal Officiel et de remarquer comment, dans les lois les plus inattendues, la signature du de ce qui se passe en France conff-j mui directeur de ces associations f>r?“vailt f!.u,'il a,fté c.0”' n fatale Ce! article île In C.azette IU airccuur ‘ 1 associations , su|te et ^ ,| a obtenu satisfaction, !e l '.ursanne , lettre à son carres- Y™ jlu a« vo.le (am*!i.al- c’est-à- ; puisqu’il approuve en môme temps -o tant particulier) 31 inin ,,ire du vo,e Plural* Chaque chef j (,ue ses collègues du gouvernement.farnill‘' en effet, ou- on connait, en général, peu à ; fessante besoane Cet article lre sa voix Pe^onnelle, dune voix j^tranger le nom de M.Renaudin, •« >rt^Mn^Zne série dont par mineur vivant, et d’une commissaire général à la famille -v possédons point malheuren.,vmx ^pplementaire par groupe t famn.e doit être la (ribunaux de désigner la mère com-.r .e : x.e ue ia nation et non rne cjlcf ]a communauté en cas d'abandon ou d’indignité du mari.On peut, au reste, se rendre compte de ce que seront les tâches des représentants de la famille françai-, se, en ce sens qu’ils élaieront et -estais certain que le suffrage rc lforcenon, faction poursuivie de-.s il subsiste, sera amende , { tôt dei]X années par Ie corn- et «mpsifie par le vote familial.Me Pissariat général de la famille.Il s.:rt.elle aussi maintes fois préco- d • d*s colonnes et des colon-ee et quasi adoptee par les assem- retracer toutes les inter- dehberantes et éternellement;_____aoc Hifférpnts mi- ~ cv comme auparavant, l'individu.*;-core que les détails de la Consti-rct.cia qsîi doit être promulguée, de r-t h s.à Tissue des hostilités ne sc'ieat pas encore connus, il est 'Sees s carnée par les commissions enterrant dans leurs dossiers poudreux une réforme qu'à tort ou à raison, elles considéraient comme réactionnaire.Ce qui, sans doute, était une erreur grossière car, bien souvent en France, les familles de travailleurs donnaient l’exemple du nombre, la bourgeoisie se contentant de proclamer que la France avait besoin d’enfants et se limitant à deux 1 ou trois rejetons quand ce n’était pas au trop fréquent fils unique.Contrairement à ce que l’on croyait communément, ce sont les familles ouvrières, celles de marins qui tiennent la tête de la statistique avec 242 enfants pour cent familles; les ruraux suivent de près avec 231 gosses, et les familles industrielles avec 185 rejetons.Mais les familles des fonctionnaires des services public.n’accusent que 157 enfants, celles de professions commerciales, 154 seulement, tout comme les représentants des professions libérales.Donc, même avant la large application qui fut faite par le gouvernement français des allocations familiales, les plus prolifiques étaient bien ceux qui, matériellement.avaient le plus de mal à élever leur nichée ventions auprès des différents ministères: intérieur, éducation nationale, hygiène, ravitaillement, finan- ,a disparition de ce pays en tant que facteur moral et politique dans une Europe reconstruite.Dans le redressement de la France, la famille a un rôle primordial à jouer, car c’est de son statut futur que dépendra en dernière analyse, le taux de la natalité.Si l’effort actuellement entrepris était voué à Téchec, point ne serait besoin d’entreprendre la résurrection d’un pays qui, pratiquement, risquerait de cesser d’exister comme grande nation.Robert VAUCHER L’armée polonaise La bataille pour l'Angleterre en septembre V940 et les aviateurs polonais Du Bulletin polonais, publie a New-York, numéro du 20 octobre: L’anniversaire de Thistorique bataille pour l’Angleterre, en septembre 1940, commémore les magnifiques exploits de la Royal Air Force, tout en évoquant la glorieuse part prise par les pilotes polo-na.s à la défense, combien efficace et victorieuse, des Iles Britanniques et de la cité londonienne.Les aviateurs polonais, — bombardiers ou chasseurs, — sont arrivés à se faire une renommée vraiment mondiale; ils se montrent pourtant tout particulièrement fiers d’avoir eu à partager, avec leurs camarades d’armes britanniques, la .cm nunc».l’insigne honneur de défendre En France, malheureusement, la , Le^nOe-Rretagne et, par cela même, tuberculose fauche trop souvent ^e eontnbuer a la future liberation Tadolesccnce et la syphilis tue cha-1 (^e !eur propre patrie.que année 20,000 enfants, alors que U-s pratiques abortives dûment stigmatisées et poursuivies privent le pays de ouelque 40,000 naissances.I! est indéniable que l’ensemble des mesures édictées ne seront obérantes que si elles sont introduites dans les moeurs et adoptées par la majorité du pays.Le vote familial, sous quelque forme qu’il soit pratiqué.amènera la représentation des familles, en tant que groupements complets auprès des pouvoirs publics, ce qui est la condition essentielle pour que leurs doléances soient entendues et leur volonté respectée.* * * La participation de la famille à la vie publique a déjà débuté.Dans chaque commune, dans chaque canton.des associations familiales sont créées Chaque département, eha- ’1*0115 ceux qui ont vécu les jours sombres de la fameuse blitz-attake de la Lutfwaffe contre Londres se rappellent certainement les gran-| des manchettes dans les journaux annonçant Ja destruction des appareils ennemis et mettant en relief le rôle joué par les pilotes polonais au cours de cette bataille décisive.Toutefois, les événements étaient trop lourds de conséquences et se déroulaient à une cadence beaucoup trop blitz pour que Ton ait pu se rendre compte de la réelle valeur que présentait alors la présence des aviateurs polonais dans les rangs des défenseurs des Iles Britanniques.En vérité, ils n’étaient qu’une poignée, ces Polonais qui se trouvaient parmi “les quelques-uns auxquels tant d’autres doivent tant”, selon l’expression lapidaire de M.Churchill.Oui, ils n’étaient qu’une poignée, mais des pilotes polonais.Pour comprendre la véritable portée de ces succinctes données numériques, il ne faut pas oublier qu’au cours du seul mois de septembre les Polonais se virent attribuer officiellement 131 victoires sur le chiffre de 962 appareils ennemis, détruits par toute la Royal Air Force.Autrement dit, les pilotes polonais, qui ne représentaient alors qu’à peine 3 pour cent de tous les équipages de la R.A.F., ont participé avec 14 pour c.eut dans la victoire totale de la Royal homologuées, la première place sur la liste des chasseurs, as de la R.A, F., place qui lui a valu une mention très flatteuse dans une lettre adressée par Sa Majesté britannique au président Raczkiewicz, ainsi que trois félicitations transmises par sir Archibald Sinclair au feu général Sikorski le 6, le 1» et le 15 septembre 1940.Le relevé de toutes les victoires aériennes, mais remportées uniquement par les chasseurs polonais, c’est-à-dire sans compter celles qui reviennent aux bombardiers et aux aviateurs d’autres catégories, accuse, à la date du 1er septembre 1943, 570 appareils ennemis, détruits avec certitude, 152 autres, — très probablement, 192, — gravement endommagés.De nombreux mémoires et lettres, écrits par les aviateurs polonais, attestent l’excellence de leur moral dans les situations les plus difficiles et périlleuses.Voici, à titra d’exemple, un passage typique de ces réflexions, qui étant donné sa sincérité spontanée a tout d’une confession.C’est un pilote, qui se trouve à 3,000 pieds d’altitude au-dessus d’une grande ville anglaise et qui pense aux millions d’habitants suivant avec la plus haute et la plus soucieuse attention les petites taches mouvantes dans les airs.Une attention bien compréhensible, — ces gens tremblent pour leur propre vie et pour la nô-tr»’.Toutes nos pensées volent maintenant vers ceux d’en bas et vers nos parents, restés en Pologne.La consigne dit: “Défendre Londres!” Et nous le défendrons.11 n’est pas dit, dans la consigne, que nous allons tous rentrer.Une telle consigne, en général, n’existe pas.Aussi, tous ne sont pas rentrés et jusqu’à la fin de la guerre ce fcera comme ça, tous ne vont pas rentrer.C’est le prix inévitable et de la lutte et de la victoire.Beaucoup d’entre eux sont tombé?.Mais, c’est en faisant le sacrifice de leur vie avec un héroïsme admirable, qu’ils ont sauvé la ville, l’Empire et, par cela même, le monde entier.Ce sont eux qui ont ouvert le chemin de la victoire.Le Maroc, porte de l’Afrique du Nord sur l’Atlantique nue rég.iun possédera bientôt son leurs succès ont de beaucoup dé- Union d’association et l’ensemble de ces unions constituera véritablement une Fédération des familles françaises Sans avoir à légiférer, les représentants issus de la masse des foyers français auront à prendre l’initiative de propositions inspirant à l’Etat les mesures essentielles à leur protection et à leur existence.Il semble bien que, de ce recrutement, m pourra sortir aucune démagogie, plaie dûment pourchassée des anciennes assemblées élues.Sur le plan moral, la réforme nouvellement introduite jouera un rôle prédominant en développant Tes-nrit far Pial, c'est-à-dire en créant, à cette fin, tous les services de propagande, d’enseignement et d’éducation.K' quelles recrues de choix que ces délégués nationaux pour lutter contre l’immoralité et les fléaux sociaux qui en découlent! Ajoutons 1 ^ CONSTIPATION È CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boite Cl* Chimique FKANCO Américain» Liée IJSl rrs Sjlnt-Dcnli.Montréal.VeulMfz m’envoyar un échantillon de ROBOL Nom passé leur nombre.C’est au mois de juillet 1940 que Ton a pu constituer sur le sol britannique trois escadrilles polonaises, notamment une île bombardiers portant le no 300 et deux de chasseurs avec les nos 302 et 303.La dernière était appelée à continuer les traditions de la fameuse escadrille de Kusciuszko, formée par les Américains en Pologne lors le la campagne de 1919, Les deux escadrilles des chasseurs sont enlrées en action dans la bataille pour l’Angleterre, de même que, du reste, tous les pilotes polonais servant au début dans les escadrilles britanniques.Il va sans dire que, dès ie début, une sorte de noble et chevaleresque rivalité s’est fait sentir entre les deux escadrilles polonaises.Ce fut, en définitive, Du Courrier de Genève, numéro du 7 décembre 1942: I-es événements qui viennent de se dérouler en Afrique du Nord ont attiré à nouveau l’attention sur le Maroc, qui constitue la véritable porte de l’Afrique du Nord sur TAt-lantique.En effet, le front de mer marocain est sur les deux tiers de son développement totaü tourné du côté de l’océan.Dans ce secteur, les côtes sont bordées de grandes plaines pénétrant au loin dans l'intérieur.C’est là que sc sont développées toutes les grandes villes.La première et la plus importante, Casablanca, est le point d’où est partie la conquête.Un beau port artificiel, oeuvre des ingénieurs français, permet aux paquebots d’entrer et de sortir à toute heure et de débarquer à quai.Autour du port, la ville européenne a pris un développement énorme, submergeant la petite ville indigène.A ce propos, les chiffres sont éloquents.Au recensement de 1936, on comptait en effet 258,000 habitants, sur lesquels 74,OQO Européens.Mais selon les dernières informations, le nombre de ces habitants aurait doublé depuis la guerre par l’arrivée des émigrés d’Europe.Au nord de Casablanca se trouve Rabat.Par sa situation, cette ville administrative relève déjà de Marakech.Lorsque le maréchal Lyautey arriva à Rabat, il restaura les murailles édifiées jadis par le grand sultan Slmohade El Man sour, fit construire les palais de la résidence et fixa à Rabat sa capitale politique.Avant rétablissement du protectorat, les communications entre le nord et le sud étaient rendues impossibles du fait l’escadrille de Kusciuszko, la eélè- ! des tribus berbères qui tenaient so- bre squadron 303, qui triompha d sa rivale, en détruisant, au cours du seul mois de septembre 1940, 92 appareils allemands avec certitude, 9 autres très probablement et en endommageant sérieusement 3 machines ennemies.Toutefois, le la-hleau de chasse de l’escadrille 302, de celle qui est sortie vaincue du tournoi aérien, accusait déjà des résultats fort appréciables avec ses 15 appareils allemands abattus, 7 lidement en mains la zone d’Oul mes.Ces tribus avaient fait échouer l’unité politique et imposé la scission en deux grands sultanats, le royaume de Fès et celui de Marrakech.Un des premiers soucis du maréchal Lyautey fut de nettoyer TOulmès et d’éliminer ce foyer permanent de dissidence.L'action contre les tribus berbères n’alla pas sans demander de grands efforts.Mais le but fut atteint.Aujourd’hui, • « • • • t • détruits probablement et 3 autres ! toute cette région est policée et sil- sérieusement touchés.Les pilotes - ¦ - .polonais, attachés aux escadrilles britanniques, pouvaient inscrire avec une fierté bien légitime pour leur compte personnel 29 appareils ennemis, détruits avec certitude.7 avec une grande probabilité et 8 autres machines gravement endommagées, tout cela au cours du seul mois de septembre 1940.La bataille pour la Grande-Bre-lagne a atteint son point culminant à la date du 15 septembre.Cette journée mémorable s’est avérée aussi “la plus fructueuse” pour les chasseurs polonais, étant donné que, sur le nombre total de 185 appareils allemands, 26 constituaient leurs victoires indiscutables.La bataille pour l'Angleterre, dans son total, se traduit pour les aviateurs polonais en victoires dont les dates se présentent de manière suivante: dans l’espace de temps, compris entre le 8 août et li 31 septembre, 220 appareils allemands certainement détruits, 45, — selon toute probabilité, 32 au-(re!l) — sérieusement endommagés.Ces chiffres prouvent que chaque huitième appareil ennemi, abattu à cette époque au-dessus des Iles Britanniques, constitue une victoire lonnce de routes.Et sur le liseré de la plaine côtière aux anciens établissements, refuges des aventuriers, des corsaires, se sont substituées les deux plus belies créations urbaines de l’Afrique blanche; Rabat et Casablanca.De ces villes part, du côté de l’Océan, la voie ferrée du littoraj Fès-Taza-Oran et de là Alger-Tunis.Tournant le dos à l'Algérie, le regard dirigé vers l’Océan, le Maroc historique avait pour port Tanger.La route traditionnelle passe par Ksar-cl-Kebir et Larache.C’est à Ksar-el-Kébir que la pénétration portugaise fut arrêtée lors de la fameuse bataille du Loukkos où le roi don Sebastien nérit avec toute son armée.Aujourd’hui, Ksar-el-Kebir et Larache sont en territoire espagnol et Tanger était jusqu’à la guer-rp .7:?n(’ internationale.Ainsi, la vieiMe route traditionnelle coupée par deux frontières avait imposé a la l*rance la nécessité de trouver des voies nouvelles.Assuré de son eau.solidement assise sur les approvisionnements accumulés dans ses magasins, Fès, avec ses 144,000 habitants, est une ville Industrielle, commerçante, lettrée et incontesta- Le centenaire de la restauration du catholicisme en Norvège De La Liberté, de Fribourg, Suisse, numéro du 21 juin: La petite minorité des catholiques norvégiens célèbre cette année le centenaire du rétablissement du catholicisme dans leur pays.Christianisée par saint Olaf, roi et martyr, Ta Norvège avait piï voir pendant plus de cinq siècles le catholicisme répandre ses bienfaits dans le pays.Mais, par la suite.M a fallu qu'un souverain, étranger, et pour des intérêts purement politiques, fit proscrire la religion qui avait civilisé la nation.Ce fut un jour bien triste que celui où le dernier archevêque, Olaf Engelbrektson dut, en avril 1537, prendre le chemin de l'exil et laisser l’Eglise à la merci d’un despote.Il en avait été de même pour le départ de l’évêque de Haniar, Mo-gens, qui, en s’éloignant de sa cathédrale et de son pays, ne savait que répéter: Vale, vale, vale.’ (Adieu! Adieu! Adieu!) Sous Tin-fluence de la nouvelle doctrine, le luthéranisme, le peuple norvégien en arriva peu à peu à détester le culte que saint Olaf avait apporté.L’accès du sol norvégien fut absolument interdit à tout prêtre catholique.Cependant, trois siècles plus tard, la Norvège reconquit son indépendance.La constitution de 1814 se montra plus tolérante à l'égard de la religion.Sans doute stipulait-elle que la religion officielle de TEtat était le luthéranisme, mais elle ne contenait plus aucune défense contre l’Eglise catholique, et le roi avait le pouvoir d’autoriser d’autres cultes qoe la religion officielle.Profitant de cette liberté, un petit groupe de catholiques habitant Oslo adressa, en 1842, une requête au roi Car! Tohan pour lui demandeh l’autorisation de fonder une paroisse catholique, avec pleine liberté de culte.Cette pétition était signée par 33 catholiques, tous des étrangers résidant en Norvège.En date du 6 mars 1813, un décret royal accorda l’autorisation, et le Vicaire apostolique de Suède envoya à Oslo, comme premier prêtre, Mgr Gottfried Montz.La paroisse catholique de Saint-Olaf fut fondée le jour de Pâques, 16 avril 1843, et la messe fut célébrée dans une chapelle provisoire installée au centre de la capitale, dans la maison d’un libraire.C’était un début extrêmement modeste.Treize ans plus tard, en 1856, on quittait cette chapelle pour une belle église dédiée au même saint.Au cours de ces cent dernières années, le petit noyau des catholiques est allé augmentant lentement mais sûrement, et la Norvège compte actuellement 49 sanctuaires appartenant à 28 stations différentes, parmi lesquelles 22 paroisses régulièrement érigées.En dépit des blement la capitale du Maroc.Comme Tunis a succédé à Carthage, Fès fut fondée, sous k règne d’Idris II,, par l'émigration en masse des ha- i siastique s'est développée norma-bitants de Tanfiqtie cité romaine de ! lement.Si Ton tient compte des Volubilis.Sur cette dernière, Fès j débuts plus que modestes et des épreuves extérieures et intérieures qui n’ont pas manqué, la vie ecclé- présentait, du point de vue hydrographique, des avantages incontestables.Le sort de Volubilis était Ré à celui de ses aqueducs.Or, la nouvelle cité était fondée sur un petit affluent du Sebou qui porte le nom de la ville, oued Fès.A l’intérieur de ses murailles, la masse d’eau de Toued arrive, surabondan- qbstacles surmontés, et surtout de la considération dont jouit actuellement le catholicisme en Norvège, particulièrement dans les milieux intellectuels, il y a lieu de voir l’avenir avec confiance, en dépit des malheurs présents.Il y a cent ans les catholiques courageux qui entreprenaient cefte recons- te, comme tombée du ciel.Aucune ; truction religieuse pensaient aux action de dissidence ne pouvait en ! chrétiens des catacombes, et le sa-distraire une goutte.Aussi, fort de I lut du vieil évêque de Hamar leur semblait plus un appel et un sou hait qu’un adieu.Pour les encourager ils avaient aussi présent à l’esprit fc courage héroïque des Dominicains belges qui risquèrent leur vie, dans la première moitié du XVIIIe siècle, pour la cause de l’Eglise en Norvège, ainsi que la A travers la formidable cloisçn j tentative analogue des Jésuites dans montagneuse, quasi étanche, qui sé- La seconde moitié du XVIIIe siè- m n ma 1 ’ AT rr A m ! r.n r+n a nêlorxêtcvim sa position, le sultan pouvait soutenir victorieusement le siège mis devant sa cité.Grâce à sa situation exceptionnelle, Fès est aujourd’hui, avec Tunis et Le Caire, une des trois grandes villes de l’Afrique musulmane.pare l’Algérie du aroc atlantique, une seule porte s’ouvre, une porte dérobée, le couloir de Taza.Jusqu’à l’établissement du protectorat, les tribus montagnardes dissidentes ont été presque constamment maîtresse de ces défilés.Lorsque la France eut conquis ces régions, ce fut par le défilé de Taza que passa le chemin de fer qui va de l’Atlantique vers l’Algérie.Ainsi, les ports de Casa et de Rabat, et en utilisant le chemin de fer de Meknès-Fès-Taza, les forces anglo-américaines peuvent gagner par une voie rapide Alger et le territoire de Tunis.Herbert van IÆISEN Viant de panîPt La deuxième édition du roman de Léo-Paul Deirosicrt SOURCES In vente à notre aerviee de tibraltie $1.10 franco.Du même auteur, au même prix ; Nord Sud, roman itmi-hi»toriqu«.Les opiniâtres cle.A l’occasion de ce centenaire, le Vicaire apostolique de Norvège a adressé à sçs diocésains une lettre pastorale qui rappelle cette histoire de courage et de sacrifices.Il a, en outre, confié à un éminent ecclésiastique norvégien, Mgr Kjel-strup, la publication d’un volume.La Norvège catholique, qui a été accueillie très favorablement par la critique protestante.Le chemin parcouru en cent ans ne doit pas se mesurer seulement au nombre des conversions.Les catholiques restent encore une petite minorité (3,000 sur une population de 3 millions d’âmes environ), mais il faut tenir compte encôre du changement qui s’est produit dans la mentalité à l’égard du catholicisme.Certes, ce changement est en quM-que sorte favorisé par les malheurs présents, qui ont créé une nouvelle atmosphère de solidarité nationale, mais ce serait une erreur de n'y voir que le résultat de ces contingences récentes.Ce changement est bien plus le résultat d’un travail tenace de pénétration pacifique et loyale.Cette infime minorité de catholiques de Norvège a su créer le climat favorable qui fait bien augurer de l’avenir.L’enregistrement des n’était pas obligatoire terre, jusqu'à 1876.naissances en Angle- CRAVATE TULIPE SyrunyiM è* Quplité — »•" ««ûf CravitP dt lainp litiép «*»•« »•“* Nouvtiuté /idifi Cnva.pt dp tpip !m-portép Pt domutigp».CRAVATE paysanne produit essentiplltment caniditn Cm dPU* •«"* N.LATULIPM C’est bie m cela.L*s manteaux de fourrure de provenance Asselin sont si magnifiquement dessinés et confectionnés qu’ils semblent faire partie de votre “personnalité”, — cl ¦ les prtK conviennent exactement à votre budget.SEAL HUDSON MOUTON DE PERSE £09.pius (NOIR) *350.P?us.MOUTON DE PERSE (GRIS) PALETOTS DE (B.C.I (CHAT SAUVAGE) ’289.*«5 et plus.P.A.ASSELIN ETSES 1439 AMHERST DESSINATEURS DE GRANDE CLASSE FILS Tél.: CH.9644 Avez-vous besoin de boi» livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR".430 rue No tre-Dame (est).Montréal AHTIKORLAURencE (ORS,VERRUES.ii DURILLONS_______ imiACE.SANS jd nouiru» — tmmr cote venus troemuta Oti Von s’habille bien ENR Coups spéciale à chacun ï-acoii soigné* • Aussi "V&let Servie*" à votre disposition.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR Rachel est - FR.0343-BS5O f*cnubt& TULIPE NOIRE de p.nis nprfum Tulip* Noir* 30 — .60 «t plut , flacon* «r étuis.' 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QUOI ?~ MAIS OUI, DU ;^Ct DD 0% FONDEE EN 1887 il 111 11 11 illlIlIlBâ IIIIIIIIIHIIIHH POT-POURRI DE CHARITE ^événement HOTEL WINDSOR DANS LA SALLE DE BAL AUJOURD'HUI DE 1.00 P.M.A 12.00 P.M.âociat le pluâ important de l’année ! abonnez xendez-vouà à voà amU au Pot-Pouxxi de Ckatite ! Tous les bénéfices seront versés aux oeuvres particulières de la Chambre des Jeunes ! * I La Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal Une association de jeunes — Pour les jeunes — Dirigée par des jeunes hommes d'affaires ! Pour les CONDITIONS d'ADMISSION - Téléphonez - PLateau 8138 DEVENEZ MEMBRE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DES JEUNES DE MONTREAL LA CHAMBRE DE COMMERCE DES JEUNES du district de Montréal offre à la jeunesse ambitieuse une directive sûre en matière économique et sociale; par son action coordonnée, sa discipline vivante dénuée de chauvinisme, elle crée une saine émulation parmi ses membres auxquels elle fournit une expérience pratique complémentaire.Cette association, on peut bien le dire, a contribué au cours de ses onze années de travail, à Tavancement économique et social des jeunes qu'elle a recrutés parmi les groupes professionnels les plus variés.La jeune Chambre procure à ses membres l'occasion d'étendre leurs relations, de leur créer de solides amitiés, enfin, de compléter leur formation intellectuelle.Bref, les réunions de ce groupe studieux constituent une école d'assouplissement propre à mûrir le jugement et à préparer l'accès aux carrières de l'avenir.La Chambre de.Commerce des jeunes du district de Montréal accomplit une oeuvre utile, hautement éducative même, puisque les membres qu'elle accueille avec une cordialité jamais démentie s'entr'aident mutuellement en toute .circonstance.Chez elle, les jeunes ont leurs franches coudées; ils peuvent donc aborder en commun, sans ennui, l'étude des problèmes intéressant notre époque.Cette annonce est une gracieuseté des maisons suivantes: Acme Glove Works Limited Alphonse Lépine, président 9 Charbonneau Limitée Biscuits et pites alimentaires — Gérard Charbonneau, président 1800, rue Nicolet — FA.1116 Compagnie de Biscuits Stuart Limitée Biscuits, Citaaux, Tartes 235 ouest, ovenue Laurier — CR.2167 Gabriel Drouin Archiviste et Généalogiste —- Institut Généalogique Drouin 4184, me St-Denis — LA.8151 Charles Duranceau Limitée Entrepreneurs généraux Arthur Sansoucy Marché de viandes 5847, rue Hamilton — Fl.5546 3995, rue Hochelaga — CL.2839 O.Gauthier Limitée Fabricants des gitasux “CINDERELLA" 1960, rue Porthenois — FA.3567 Pianos Lesage Limitée Ste-Thérèse, P.Q.Tait-Favreau Limitée Spéeia iste : Loronxo Favraau, présidant Optométriita o.d.— Membre de la Chambre de Commerce 265 est, rue Ste-Cotherine — LA.6703 6890, rue St-Hubert CA.9344 United Auto Parts Limited C.-E.Prétentaine, président — Roger Messier, vice-président M.Prétentaine, aeerételre-tréiorier 3437 avenue du Porc — MA.8151 L! DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXIV — No 261 LES LETTRES AU CANADA FRANÇAIS Courrier des lettres »• par Roger DUHAMEL •- Les grandes oeuvres qui ne passent pas Un liv?e de Léon Daudet est tou-! formules figées et stériles.Le goût jours une oeuvre vivante.Il est rare! ne perd jamais ses droits, même que l'on partage d'emblée tous les | s’il demeure toujours difficile de Le métier de lire les livres I LIVRES ET revues points de vue ïîï* TiUlteur.il arrive l ^ider du hon goût.A cet égard, fortuit 4« tiKonstances.Il «t ainsi possible de-eanfronter‘vous vraiment tons les livrés dont vous parlez?comment nil,* cr>uv,.rtf itiif, vmirio r,n rule Daudet ex on me une nnininn Une .‘vuiei JVH* sunimvni plus souvent (pie l'on sourie ou que l’on s’irrite, selon l'humeur du moment, de ses marottes, mais il reste que ces ouvrages possèdent cette qualité qui passe peut-être toutes les autres: la vie.Une vie débordante, touffue, ardente et passionnée.N'y cherchons pas un plan précis, une ordonnance claire et équilibrée; nous serions déçus.Léon Daudet, c’est un fleuve eu marche, qui charrie dans un mouvement puissant tout ce qu’il rencontre en chemin et qui mêle dans ses eaux les perles et les scories.Cet élan n'est pas le moindre attrait Ide ce talent sain et original, de cet homme qui pendant plus de quarante ans a publié d’innombrables livres ressortissant à toutes les disciplines et dont aucun, si l’on excepte les oeuvres romanesques, ! n'est vraiment indifférent.Il de-meure toujours possible, au détour ; d'une page, de voir se lever une idée heureuse,' un développement de belle venue.Par son abondance verbale, par son entrain, par son Daudet exprime une opinion que tout profane en art aurait avantage à méditer: “Attention, toute nouveauté n'est pas belle, et l’on peut tenir pour certain que l’art auquel s’intéressent les snobs tourne généralement le dos à la beauté.Nous avons vu, surtout après la guerre, les curiosités ou approximations cubistes.Bien rares sont aujourd'hui les tenants de cette école de tout repos, à laquelle fit suite celle des polyédristes, aussi désuète aujourd’hui que la précédente.La rui- | ne prochaine de ce mélange d’ar- j ches, d’yeux, de sections de cônes et de morceaux de tartes transparentes apparaissait dès l’origine.Pourtant beaucoup de gens disaient en passant: "Ce n’est pas si mal que ça”, ou “il y a une idée là-dedans !” Toutes ces expériences ne sont pas vaines, au contraire, mais il est ridicule de prêter à ces tentatives, dans leur ensemble, plus que ce qu’elles possèdent.11 en va de même en poésie où il ne fait pas de doute que la cure de l'hermétisme Chacun aime toujours connaître les opinions concernant le métier qu’il exerce, par goût personnel ou par !e jeu * ¥ * Quelques questions que se pose souvent le public: lisez- éclectisme, Daudet fait penser à surréaliste b été précieuse à l’ex ces humanistes de la Renaissance ! pression originale et neuve de la i qu'il a célébrés en des pages élo quentes.Mes idées esthétiques n’est pas une somme.Tout au plus, quelques I idées générales sur la littérature et j l’art, des idées qui sont chères à leur auteur et.qui, dans l’ensemble, expriment un goût sûr et une culture opulente.Daudet se promène avec une aisance parfaite dans tous : les domaines de la littérature; il : chante Athènes et Rome, Rome sur-! tout, il s'exalte au souvenir de ces j grands bâtisseurs de la langue que furent un Rabelais, un Ronsard et un Montaigne, il monte au pinacle le mouvement du félibrige, faisant ! de Mistral le premier écrivain de I notre temps et n’oubliant pas, dans une touchante tendresse filiale, de faire éclater le génie universel de son père.Dans tous ses livres, au reste, Daudet Léon revient sans cesse, jusqu’à plus soif, sur le talent exceptionnel de Daudet Alphonse.11 est remarquable de constater combien le culte familial a troublé le jugement de notre écrivain.Personne ne veut nier à Alphonse Daudet des qualités remarquables; de là à lui concéder du génie et lui reconnaître une place de premier plan dans toute la littérature française, il y a un fossé que les bons esprits critiques ne peuvent décemment franchir.¥ ¥ ¥ Le premier chapitre de Mes idées esthétiques me paraît être le plus juste et le plus solide.Ici, Daudet, avec son courage coutumier, s’attaque résolument aux préjugés et au snobisme qui confèrent le titre permanent de chefs-d'oeuvre à des ouvrages souvent ètinuyeux et que poésie contemporaine.Faut-il en conclure pour autant que dans un siècle nos arrière-neveux songeront à se pâmer d’aise devant les brouillons surréalistes des poètes de l’entre-deux-guerres?Il y aurait cent autres idées d’art et de littérature sur lesquelles gloser à partir de Daudet.C’est l’indication de la richesse touffue de ce volume où l’auteur ramasse, moins de dix ans avant sa mort, l’essentiel des idées qui lui sont chères.Tous le liront avec intérêt, surtout sans doute ceux qui voudront le contredire le plus volontiers.¥ ¥ ¥ Dans la France contemporaine, je connais peu de critiques à la fois aussi lucides et aussi équilibrés'qu’André Rousseaux.Il n’a pas de ces éclairs de génie qui font ressortir en quelques phrases la oeuvre moins exceptionnel, solide et a l’occasion brillant.C’est un classique dans ses goûts et dans ses appréciations.Il sait être pénétrant, original, sans se départir d’une constante prudence.D’aucuns sans doute le trouveraient trop réservé, i lui reprocheraient de ne pas s’emporter, de ne pas exalter les uns et de ne pas abattre les autres.Les amis de la mesure, qui n’est pas nécessairements ynonyme de l’au-rea mcdiocritas dont parlait Horace.goûtent chez lui un plaisir qui n'est pas vulgaire.Le monde classique réunit des études nées de circonstances diverses sur quelques grands écrivains, surtout français, qui demeurent les compagnons fidèles de tout homme ses propres sentiments avec ceux d’un éminent et lointain collègue, si l'on peut ainsi dire.Un ami, bibliophile averti, m'envoie un article paru il y a quelque deux ans par Clifton Fadiman, bien connu aux Etats-Unis par sa direction du programme Information Phase et qui depuis une vingtaine d’années se livre à l’exercice de la recension des derniers ouvrages parus.Cette étude, remplie d’un humour d'excellente qualité, précise les limites d’un' gerfre et s’emploie surtout à écarter de l’esprit du public une foule de préjuges et d’erreurs.Personne ne pourrait reprocher à Fadiman de se prendre au sérieux et d’élever son rôle à la hauteur d’un art.Il le juge avec pertinence et modération, essayant de faire comprendre à ses lecteurs les services particuliers qu’il peut leur rendre, sans pour autant chercher à passer à leurs yeux pour un prophète ou un directeur de conscience.La distinction fondamentale 1 établir, c’est que la re tension des livres n’est pas la critique littéraire.On s’abuse souvent à cet égard.Et l'on risque évidemment d’être déçu."La véritable critique littéraire est un art délicat et précieux.Vous pouvez énumérer les maîtres sur vos doigts: Aristote, Horace, Coleridge, Lessing, Sainte-Beuve, Taine, Goethe, Arnold, Shaw (un des plus grands), et quelques autres.De notre temps et dans notre pays, la critique littéraire est presque un art perdu, en partie parce que personne, à l’exception de quelques critiques littéraires, ne tient à en lire”.Voilà qui est parfaitement exact.Le critique littéraire digne de ce nom doit repenser, une oeuvre, doit dans une certaine mesure créer lui-même, et non pas se contentent d’indiquer plus ou moins brièvement le contenu et les idées principales de tel ou tel livre, Fftur emprunter des exemples français, les Approximations de Charles du Bos appartiennent à la critique littéraire^ tandis que le feuilleton hebdomadaire d’Edmond Jaloux dans les Nouvelles littéraires ressortissait à la recension des livres.Il est au reste assez évident qu’un journal ne pourrait ¦se permettre de publier des textes de critique littéraire, non plus que des essais philosophiques ou des études d’bis-toire.Il recherche avant tout l’élément nouvelles et les livres qui viennent de paraître représentent précisément de la nouvelle.C’est à ce titre qu’il en est fait mention.Le lecteur moyen n’a ni le temps ni le goût de se rendre^ compte par lui-même de l’intérêt de tous les livres en signification profonde d une librairie.Il se fie aux renseignements d’un homme du vrc.Son talent n en demeure pas f .i • • i t mener pour lui signaler les ouvrages susceptibles de lui plaire ou de lui être utiles.Il lui arrivera souvent de ne pas partager le sentiment de tel journaliste, mais en quelques paragraphes il lui sera néanmoins possible de découvrir la nature du livre.C’est pour cette raison, dam un but de stricte information, que la revue des ouvrages doit exister dans tous les journaux.C’est une excellente publicité pouf les écrivains qui atteignent ainsi une plus vaste clientèle.Certes, il n’est pas interdit, il est même indispensable que l'omm/ismr, si l’on me permet ce néologisme barbare, émette un jugement de valeur sut les oeuvres qu’il lit.Ce jugement ne serait peut-être pas le même s’il avaiti écrire du même écrivain avec un certain recul et à Tfrfvisaget dans l’ensemble de son oeuvre.Il serait le premier heureux de se reviser plus tard, mais il n’en a guère le temps.Il doit faire vite, courir au plus pressé, en cherchant à être équitable et sachant d’avance qu’il sera rarement original ou profond.Comme il préférerait parfois, après an commerce prolongé avec Racine et une lente et féconde méditation, écrire des pages et des pages sur l’art inimitable de cet écrivain merveilleux! Mais ce n’esr pas son affaire, ce n’est pas ce que les lecteurs attendent de lui, et n’est pas ce pour quoi ses patrons le rémunèrent! Plus modestement, il doit s’attaquer à la pile de livres qui s’amoncellent sur sa table de travail et dépouiller quatre ou cinq ouvrages par semaine.Dans ces conditions, comment pourrait-il arriver à un équilibre de jugement impeccable et à une autorités incontestée?Il ne dispose après tout que de sa bonne volonté, de son habitude de la lecture et de son désir de servir dans l’ombre la cause littéraire, qui est celle de l’art et de la pensée.—• que nous aimerions 4.en donner.Elle n’encadre pas seulement les maîtres les mieux classés.Elle laisse place, à la faveur de toutes les plongées qu’on peut faire dans l’océan des bibliothèques, à d’heureuses reconnaissances dans des inondes moins connus.Leur âge n’y fait rien.Elles fraternisent à travers des millénaires, d’Homère à Verlaine”.¥ ¥ ¥ Il demeure assez stérile de s'essayer à la critique de la critique.Je me contenterai de brèves re- personne ne lit plus.Il est vrai que | cultivé.Leurs ouvrages appartien-J notre éducation nous oblige à une nent à tous les temps.Pour Rous-! foule de jugements à nous imposés, j seaux, “les classiques sont les livres ; sans que personne ait jamais la qui ne meurent pas.Voilà du moins, curiosité d’y aller voir.Et nous ! la définition très large — mais traversons la vie en tenant pour vé- très rigoureuse si on la pèse bien rites intangibles que tels et tels livres sont des monuments de sagesse et d’art, quand ils ne sont souvent que des livres à qui le hasard a été favorable.La patine du temps nous oblige à un respect souvent immérité.Daudet a le don de décortiquer une oeuvre et d’y faire une plongée verticale qui lui permet de dégager le vrai du faux, le simili et le toc de 1 essentiel.Voici quelques-unes des oeuvres depuis longtemps accréditées et qu'il déboulonne avec une belle hardiesse: la Littérature t, ., , anglaise de Taine, le Manuel de la 1 marques sur les deux etudes les Littérature française de Bruneliè-; P'us importantes de ce volume, re (ici le jeu était vraiment facile) I consacrées à Corneille et à Raci- iajnei est une compagne quotidien- i rir l’ouvrage de Burnet Hershey, le Port-huijal 8meur classique de Rons- nc deyront .S€ procurer ces ouvra- The Air Future, qui fait (’historique ,s ; seaux est vraiment tout à fait a, gC8 qUj fonf honneur à l’éditi choisissez-vous ces livres?exercez-vous une influence quelconque sur le goût des lecteurs?La première question relève de l’honnêteté professionnelle.Je ne conçois pas qu’il soit possible de parler avec quelque intelligence d’un ouvrage dont l'on n’a fait que couper les pages.D’autant plus que le bonhomme qui recourrait à ce truc ne tarderait pas à s’épuiser et à se brûler et son jeu serait-assez vite découvert.Il faut lire les livres, c’est entendu, mais comment?Lentement, la plumç à la main, en réfléchissant longuement sur chaque passage?Dans certains cas, rares, oui.D’une manière générale, cette méthode, essentielle pour des ouvrages de grande portée, aboufirait à la faillite.Le temps nous presse: faire vite, c'est toujours le même problème qui se pose.Il faut donc distinguer.On ne lit pas à la même vitesse A la trace de Dieu de Jacques Rivière et L’ombre sur la maison d’Henry Bordeaux.J’ai choisi deux exemples extrêmes pour bien me faire entendre.Au reste, un écrivain qui nous est bien connu exige beaucoup moins de temps.Nous y entrons, comme dans une maison familière, sachant que nous retrouverons les meubles à leur place.II n'en va pas ainsi d’un premier livre.Là, il faut y mettre du soin, peser tous ses mots, car une opinion hâtive peut porter un coup fatal, décourager un jeune écrivain ou éloigner de lui le public.C’est probablement là l’un des problèmes les plus délicats.Il y a aussi celui des livres de ses amis.A la rigueur, le monsieur qui fait métier de recenser les ouvrage^ ne devrait pas avoir d’amis qui soient écrivains.Ce n’est pas facile.Il doit user à leur égard d’une foule de ménagements, sans toutefois tromper ses lecteurs.Car il se doit à ces derniers plus qu’à son ami.Il doit écrire ce qui lui paraît être la v érité et accepter d’avance le risque de perdre une amitié chère.Et l’on dira qu’il n’y a pas d’héroïsme dans le journalisme! Il est à peu près impossible de lire et d’écrire de tous les livres qui paraissent actuellement au Canada français.Lisquels retenir?Aucune loi n’existe à proprement parler.Il faut se fier à son goût personnel, à l’importance que tel livre peut avoir, au renom de tel écrivain, à l’engouement connu du public pour un certain genre d’ouvrages, etc., etc.Tous ces facteurs jouent dans des proportions variables et il serait vain de chercher à définir une règle absolue.En somme, le grand mobile, c’est l’attrait qu’un livre exerce, à tort ou à raison, sur le bonhomme qui doit le lire.L’ordre de publication peut intervenir, mais pas d’une façon arbitraire.Car il y a des livres démodés le jour de leur publication, tandis que d’autres, moins nombreex, gardent leur actualité pendant plus de six mois! Il y a aussi des livres dont il est charitable de ne pas parler, à condition que leurs auteurs ne commencent pas un siège en règle du chroniqueur pour l’obliger à leur dire, contre son gré, des vérités désagréables.Et ces innombrables articles et recensions ont-ils quelque influence sur le public?Mon Dieu, cette question, j’avoue mon incompétence à lui donner une réponse satisfaisante.Editeurs et libraires seraient en meilleure situation pour le faire.Pour ma part, j'ai la conviction profonde qu’un article de journal sur un livre récemment paru n’a pas une influence considérable; certaines gens m’affirment le contraire.Il se peut, après tout.Fait assuré, c’est qu’un livre tombé par la critique n’est pas nécessairement un coup porté à l’éditeur.Si l'abattage est bien fait, il peut susciter plus de curiosité qu’un éloge.Enfin, pour rassurer les personnes généralement sévères sur la production littéraire, je m’empresse de leur dire que la recension, précisément parce qu’elle n’est pas de la critique, mais une forme de journalisme, se doit d’être plus sympathique, plus accueillante.U n’est pas question de magnanimité, mais de justice.S’il arrive plus tard au critique d’écrire un article élaboré sur une oeuvre, il pourra nuancer son jugement et aller plus avant dans le sens de l’oeuvre.Quand le livre paraît, mieux vaut lui souhaiter la bienvenue et accorder une importance secondaire aux réserves, Aux critiques littéraires de porter l’arrêt de la postérité! Les chroniqueurs ne s’engagent pas sur un terrain aussi périlleux.R*g«r DUHAMEL Choix des élues Un livre de Giraudoux est toujours une oeuvre de joaillerie.La préciosité est relevée d’une pointe sans cesse présente de fantaisie qui la fait oublier et pardonner.Car un feu d’artifice aussi intempérant devient une lassitude.La pyrotechnie verbale n’est pas moins aveuglante que l’autre.Scintillement d’étoiles jetées à,profusion dans un univers étrange, qui ne conserve que de faibles attaches avec le nôtre.Giraudoux est un grand décorateur.Il brosse des tableaux d’une psychologie raffinée, d’une invraisemblance qui gagne en plausibilité au fur et a mesure que nous nous abandonnons au jeu, que nous lui faisons confiance et que nous nous décidons enfin à abandonner les rigueurs de notre logique bornée II nous plonge dans un monde où les lois ordinaires n’ont plus cours.Les rapports des êtres ne s’établissent plus comme nous avons accoutumé de les connaître.Les relations sont plus subtiles, plus ténues, et pourtant elles demeurent d’une précision telle que nous aurions peine à imaginer qu’il fût possible d’en changer.Ce réseau délicat et complique des correspondances entre les etres fait tout l’enchantement d un roman de Giraudoux, un roman qui ne répond pas à la conception commune.Mais existe-t-il une > >>!»>> V > > > > j >¦> >>>>>>>>>>>>;,> >>>>>> >>>>,> >>>.>>>>>>> Tous ceux pour qui la poésie fran-1 Pour bien comprendre cette situa-çaise, et notamment celle de Ver- j tion, il n’êst pas inutile de parcou- qm n’enlêve rien à ses admirable*,, • , -i Lundis), les Lettres persanes de 1 fl,se avec ces Poetcs d1” on! exPr‘ Montesquieu (ne les rejetons m.s ‘«è dans une langue parfaite et nous d’autrefois d’icelui, la Tentation dé blessures que nous recevons Saint Antoine de Flaubert (indigne lcs trouvons dans Racine.Les du talent auquel nous devons Ma '‘très que nous sommes, nous les dame Bovary et certaines p^es .-/i- ! trouvons dans Corneille lort'fVK fin Knlrsrit nshAi 1,.„ édition canadienne.La maison Bernatd Valiquette a eu une heureuse idée dont je m’empresse de la féliciter.¥ ¥ ¥ Léon Daudet, Mes idées esthétiques.Au comptoir, $1.25; par la Les ' poste, $1.35.1 André Rousseaux, Le monde classique.Au comptoir, 151.25 par Au comptoir, $1.00; par la poste, mans de Zola, scolaires et appli qués, d’un réalisme de taupe.A propos de Zola et de sa conception du travail anesthésique, Daudet exprime une idée très belle naître son oeuvre, c’est oublier d'un coup le Cid et Polyeucte.Rousseaux lave Corneille de cette accusation assez primaire,_ quand U écrit: "Cotte réserve même de sur la véritable nature "du" trav'a'iT I Corneille devant la grandeur ter- une idee qui indique à quelle tradi hon humaniste il se rattache.“Pour mm, le travail, quel qu’il soit, intellectuel ou manuel, ne saurait etre qu une dépendance de la joie, qu une issue du rythme accumulé dans ce transformateur du quanti-hmf qu est, en somme, la machine humaine.La plus magnifique conception du travail fut celle du moyen âge, qui faisait de lui une dérivation ou un prolongement de la prière, conception qui nous a valu les cathédrales et qui est encore demeurée précisément en Bretagne, en Provence et en Savoie.11 n’y a pas de travail médiocre, ni humble; mais tout travail accompli sans joie est une chiourtnc hideuse, et retombe en révolte et en douleur sur la société.” ¥ ¥ ¥ En arf, le conservatisme obstiné est une sottise et la negation de tout progrès.Encore y a-t-il quel* jue naïveté à s’extasier sur toute oeuvre nouvelle, simplement parce îu die est nouvelle; mieux vaudrait la célébrer si elle est belle.Evidemment, les oritères sont moins facilement établis que s’il l'agit d’apprécier Velasquez ou Eçdhoyen.L’art contemporain, pat definition, se cherche et tâtonne.L erreur contraire de l’académisme conservateur, c’est de célébrer d’un même souffle tout ce qui esl nouveau, pour réagir contre les 1 rihle de l'amour, cette volonté, chez Corneille, de s’abstraire de ce qui tient le plus de place dans la peine et le bonheur ties hommes, ajoute peut-être à son génie.Ne dira-t-on pas, pour finir, que dans le poème éclatant où un incroyable concert de sonorités exprime le tumulte des oeuvres humaines, Corneille a donné à l’amour la plus juste part, qui est aussi en poésie la plus précieuse, en lui offrant l’hommage du silence?” Sur Racine, déchiré entre Ver Echos Les conseils d’ami sont parfois dangereux.Un camarade déclara un jour au jeune journaliste inconnu Erich Maria Remarque: "Déchire ton livre et oublie-Ie.Personne ne veut lire des livres sur la guerre”.Heureusement, Remarque ne jeta pas le manuscrit d’A Couest rien de nouveau, qui au cours de la première année se sailtes et Port-Royal, Rousseaux ; vendit à plus d’un million d’exem-éerit une analyse magnifique, qui , plaires en Allemagne seulement.rejoint les découverte psychologiques de Mauriac, tye Stendhal et de Hugo, de Baudelaire, de Rimbaud et de Verlaine, Rousseaux "parle avec une compréhension fine et ÿ Pour se renseigner par lui-mêm sur la situation du pays en guerre, Sinclair Lewis est parti récemment pour une tournée du Middle sympathique.Tout le livre est V "e*L Avant son départ, sans tlou-lire; on y trouvera de nouvelles ÎÇ pour connaître davantage les reactions populaires, il a suggéré à Jolm-P.Marqunnd qu’ils devraient tous deux s’engager comme laveurs de vaisselle à Détroit.Marquand raisons pour justifier, s’il en était besoin, notre attachement à la littérature française.¥ ¥ ¥ Et pour terminer, je m’en voudrais de ne pas signaler la publi-cation des deux premiers volumes jpmr, télégraphicz-moi, " jè des oeuvres complètes de Verlaine.Irai le prochain train” H Ces deux ouvrages renferment les ,'n- -Poèmes saturniens, les Fêtes galantes, La Donne chanson, les Romances sans paroles et Sagesse.Cette édition est magnifique: typographie soignée, texte aéré, présentation d’ensemble de belle qualité.bd a répondu: "Dès que vous aurez trouvé votre situation de pion- pren- .attend encore le télégramme de Lewis.¥ ¥ ¥ déjà8 ,1>rsî,J)as terminée et v associés d aujourd’hui.de l’aviation commerciale depuis ses origines, étudie les prétentions des diverses nations et expose certaines théories et méthodes pour La collaboration internationale dans ce domaine.¥ ¥ ¥ Les hommes se font tuer derrière un drapeau et marchent au combat avec des chansons.L’ouvrage de Hurt Adler, Songs of Many Wars, vient à son heure.C’est une collection de toutes les chansons militaires depuis le XVIe sièqle jusqu'à nos jours, comprenant la musique, les paroles et des notes explicatives.On y trouve au hasard Scots Wha Hae wi’ Wallttce Bled, de Burns, A Mighty Fortress, de Luther, Marlborough^ Ah ça ira, The Star-Spangled Danner, Dixie, etc.¥ ¥ ¥ La guerre exerce une influence considérable sur la psychologie des gens.Il est intéressant de connaître comment les enfants y réagissent.C’est ce qu’étudient Anna Freud, fillc du fameux savant viennois Sigmund Freud, et Dorothy T.Burlingham dans War and Children.Elles ont toutes deux dirigé des garderies où les enfants ont subi les conditions de la guerre, la vie dans les abris et ia séparation d’avec leurs parents.On imagine assez l’importance de ces événements dans la formation du caractère de la jeune génération.Plus qu’un documentaire sur un aspect de la guerre, c’est une étude sociale qui aide à comprendre les particularités de notre temps.* * * , ,.Sauf quelques exceptions, la Librairie Pony ne lance que des ouvrages inédits: Comme ses fidèles lecteurs ont pu le constater, la majorité des ouvrages publiés à date sont absolument inédits pour le lecteflr canadien.En effet, tous ses ouvrages ont etc publiés en France depuis farmistice.Les auteurs les plus connus, tels que Mauriac, Bordeaux, Daudet, Benjamin, Ghéon Max ye, G.- - Fernandez, F.IJ?Longden, J.Bailey, W, .Kirk, C.Zehr, F.: .McCadden, W., , Knisley, C.Trent, H, .Milligan, P., .» Root, P.Johnson, P.Williams, H., .Vina, J.Givens, C.Cloggett, H.Grant, H.Rienzi, H.Caffarella, M.Smith, F.A.Austinc, S.Skoronski, A.Zufelt, F.¦ * Tournoi éliminotoire Un tournoi éliminatoire de lutte, avec sept combats d’une chute à finir, sera présenté lundi soir au marché Saint-Jacques, par le promoteur Ray Lamontagne.Arthur Legrand, Ray Bell, Farmer Mack, Clément Durocher.Larry Raymond, Al Tucker, Ali Aliba et John Marchand sont les huit lutteurs qui monteront dans l’arène au début de la soirée pour le tirage au sort.Le lutteur dont le nom sera choisi le premier luttera avec le deuxième et le troisième avec le quatriè.-me, et ainsi de suite.Les vainqueurs de ees quatre combats remonteront ensuite dans l’arène pour un autre tirage du même genre, puis les denx vainqueurs se feront face en finale.Lamotta l’emporte sur Fritzie Zivic Le Royal et le Concordia sont demeurés en première place dans le classement de la Ligue Junior en faisant partie nulle par le score de 5 à 5, dans la 2e partie du programme, présenté hier soir, au Forum, pendant que les Canadiens remportaient la victoire sur le Verdun par le score de 5 à 4, dans la première partie.Le Concordia de Sylvio Mantha a fourni un magnifique ralliement dans les dernières minutes de la 3e période pour compter deux buts consécutifs et s’assurer une partie nulle après avoir vu la défaite de bien près.Les jeunes de Sylvio Mantha ont fourni leur meilleur effort hier, car ils furent continuellement en arrière et durent batailler ferme pour annuler contre la solide équipe du Royal.Le Concordia de Sylvio Mantha a joué sa 2e partie sans défaite dans la ligue Junior du Forum hier soir quand il a annulé par 5 à 5 contre le Royal de Lome White, dans une rencontre très intéressante.Dans la «fcconde partie au programme, le Canadien de Wilf Cude a connu sa première victoire de la saison en triomphant du Verdun d’Arthur Therrien par 6-5.Cet après-midi, le club du Mont-’ St-Louis fera ses débuts dans la ligue Junior quand il rencontrera le Verdun.Les Collégiens ont formé une forte équipe qui sera pilotée par l’instructeur René Rhéaume et le Frère Urbain et il devrait être très intéressant de voir le M.S.L.à l’oeuvre au Fon.m, à 2 h.30.L’équipe du Mont-St-Louis se composerait comme suit: buts, Marc Bourgie ou Turcotte; défenses, Pierre Vailh icourt, Yvon Cyr et Eugène Paradis; avants, Jacques Bélanger, Jean-Paul Denis, René Vallières, Levac, Lapierre, Campeau et autres.ALIGNEMENTS: ROYAL—Buts: McNeil; défenses: Cutts, Taminén; centre: O’Connor; ailes: McQueston, Maviyt.Subs: Rowe, Todd, Munn, Malone, Dem-chuck, Planche.CONCORDIA—Buts: Nadon; défenses: Gladu, St-Michel; centre: Pepper; ailes: Robidas, Coupai.Subs: Bourgie, Bédard, Lacas, Lajoie, Larose, Dupuis, Langlois, La-plante.SOMMAIRE Première période 1— Royal: Todd (Row-e) .37 2— Royal: Munn (Planche-Cutts).4.17 3— Concordia: Lacas (Dupuis-Lajoie) .9.47 Punitions: Lacas, Dupuis, Lajoie.Deuxième période 4— Concordia: Gladu (Laroce-Lacas) .5.09 5— Royal: Rowe (McQueston) .« 7.22 6— Royal: Todd (Mavity-Rowre).10.50 Punitions: Taminen, Pepper, Sl-Michel, Bédard.Troisième période 7— Concondia: Larose (Lacas-Dupuis).Ll" 8— Royal: O’Connor „ (McQueston) .c 2-05 9— Concordia: Lajoie (Bédard) 12.30 10—Concordia: Bédard (Lacas).13.48 Punitions: Coupai, Munn, St-Mi-chel.New-York, 13.— Jake Lamotta a remporté sa deuxième victoire par décision sur le vétéran FritzilS Zivic dans un combat de 10 ron.0 .R„„„ - — — des qui était le match principal de personne de ,/ -v> Oui fera un la tpanrp hnxp nrpsentpp devant retour dans inaidi soir au Valois et Mack au marché Atwater Frank Valois et Farmer Mack seront lés deux athlètes qui feront les frais de la finale du programme de lutte que présentrea le promoteur Phil Lalonde, mardi soir, au marché Atwater.Dans la semi-finale Larry Raymond fera face à Ali Aliba.Le match spécial d’une chute ou 20 minutes mettra aux prises George Brown et un populaire lutteur de Verdun, dans la la séance de boxe présentée devant 14,000 personnes au Madison Square Garden.Le match d’hier soir a été très serré comme les deux combats précédents entre ces deux boxeurs alors que chacun remporta la décision.Le verdict de l’arbitre Eddie Joseph et des juges Jack Goodman et Marty Monroe a été divisé, Joseph et Monroe donnèrent quarte rondes à Zivic et six à Lamol-ta.Goodman en donna sept à Zivic et trois à Lamotta qui pesait 11 1-2 livres de plus que son adversaire.Zivic, âgé de 31 ans, gagna les cinq premières rondes, donnant une leçon de boxe à Lamotta dans la plupart de celles-ci.Zivic se fatigua toutefois et son adversaire de 22 ans gagna quatre des cinq dernières rondes.Lamotta a perdu une ronde, la neuvième, à cause de coups portés bas.Il frappa aussi bas à la cinquième ronde mais l’arbitre Joseph ne le punit pas.Lamotta ne parut pas pouvoir se soustraire aux mjulinets de la gauche de Zivic dans les premiers assauts.Zivic le frappa continuellement à la figure, portant de temps à autre de solides droites et quelques coups directs au menton.Il infligea une entaille à la paupière de Lamotta à la troisième ronde._ _ LÉ HOCKEY marché Atwater.Dans une préliminaire d’une chute ou 20 minutes, Jean-Louis Renaud, le champion provincial des poids-moyens, fera lace à l’artiste du coup de bélier.Young Sonnenberg.Dans le premier combat de la soirée, qui est également d’une chute ou 20 minutes, Willie Bourque et Marcel Ouimet en viendront aux prises.Le club Yamoska fêtera Gérard Côté DiMaggio et Ruffing Washington, 13 (A.P.).— Le journal Army Times, publié pour l’usage des soldats américains, a publié une équipe d’étoiles de l’armée au baseball, équipe formée d’exjoueurs des majeures maintenant enrôlées et on fut bien surpris de constater que le nom de Joe DiMag-gio, le fameux ex-voltigeur des Yan-; kees et qui fut proclamé le joueur le plus utile d?l’Américaine en 1942, n’avait pas été choisi.Un autre Yankee, Red Ruffing, reconnu | comme des des meilleurs lanceurs i de tous les temps, a également étéj oublié par ce journal.Le Times a dit que le choix avait été conduit d’après les rapports faits par des membres des Relations Extérieures, du Service Spécial et de certains officiers et soldats ordinaires.Voici les 'noms des soldats _ qui ont été choisis sur ce club d’étoiles: lanceurs: Sid Hudson (Senators), Hugh Mulcahv (Phillies), Tommy Cartes Professionnelles ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441, St-Frsnçois-Xsvier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 AVOCATS YVES PELLETIER AVOCAT Bureau : 60 St-|acqum O., LA.7209 Soir : 3875 Wellington, Verdun WE.2214 St-Hyacinthe, 13.— Gérard Côté, fameux coureur de marathon : Bell (Tigers) et Nat Blair (Athle-de l’armée canadienne, sera le tics).Voltigeurs: Pete Feiser (Dod- (Yankees).Joueurs d’intérieur: 1b George Archie (Browns); 2b: Lou Stringer (Cubs) ; a.c.: Cecil Travis (Senators); 3b; Don Kalloway (White Sox); joueurs d’utilité: Roy; Blair (Athle héros d’une réception donnée par le club de raquetteurs Yamaska, ici, le 11 décembre prochain.C’est le gérant de ce club, M.U.Jutras, qui a annoncé cette' nouvelle hier.Côté, sergent dans l’armée canadienne, a vu le jour à St-Barna-bé-Sud, près d’ici, et il a ensuite habité Saint-Hyacinthe de nombreuses années.C’est à cause des nombreux honneurs qu’il a apportés à notre ville que le club Yamaska a décidé de le fêter, le 11 décembre prochain.compte de leurs novembre der- 1er 2e 3e 214 148 162 172 153 124 168 142 136 152 121 119 150 134 148 149 115 113 144 125 121 143 115 87 138 120 100 135 111 100 128 104 87 127 107 97 123 82 92 121 101 90 118 88 93 116 114 113 114 83 96 113 93 87 112 113 100 111 138 133 106 80 52 104 108 104 102 102 85 99 86 58 98 79 58 98 94 85 97 67 65 90 72 73 90 92 65 90 80 84 HUER SOIR: LKHJE SENIOR Cornwall 6, Québec >.CE SOIR' LIGUE NATIONALE Détroit à Ranger*.Boston à Rangers.Chicago A Toronto.LIGUE AMERICAINE Providence à Cleveland.Buffalo à Hershey.LIGUE SENIOR C.A.R.C.à Ottawa.Verdun à Mont-St-LouU.DEMAIN : LIGUE NATIONALE Canadien A Détroit.Rangers à Chicago.LIGUE AMERICAINE Cleveland à Buffalo.Pittsburgh à IndlanapolU.Hers he v A Providence.LIGUE SENIOR Ottawa A C.A.R.C.Cornwall A Royal.CLASSEMENT DES EQUIPES LIGUE NATIONALE J.G.P.N.P.C.Pts Toronto .6 3 4 2 25 1» 8 Canadien .4 3 0 1 14 7 7 Détroit .4 2 0 2 21 14 6 Chicago .5 2 3 0 15 21 4 Boston .5 1 4 0 13 23 2 Rangers .5 0 5 0 14 26 0 LIGUE AMERICAINE section est J.G.P.N.P.C.Pts Herebey .5 5 O O 16 6 10 Buffalo .* } 2 I ?Providence .4 1 2 1 * 6 2 section oueet J.O.P.N.Cleveland .7 4 2 1 Indianapolis .6123 Pittsburgh .7 1___4 2 LIGUE SENIOR J.O.P N.P.C.Pta Cornwall .1 0 O 0 6 2 2 C.A.R.C.0 0 2 2 2 2 S Royal .0 0 0 O 0 0 O Ottawa .0 0 O O 0 0 O Québec .1 0 1 0 2 6 0 Les Montagnards et les Volants Ottawa, 13 (C.P.) — Les Montagnards d’Ottawa et les Volants de Hull ont tous deux connu la victoire ici, lors de l’ouverture dp la saison dans la ligue de la Cité d’Ottawa.Les Volants ont battu l’Arn-prior, du C.A.R.C., par 7 à 2, dans la première partie au programme, tandis que les Montagnards ont facilement eu raison des Canadiens par 6 à 3, dans la seconde joute à l’affiche.gers), Carvel Rowell (Braves), Andrew Gilbert (Red Sox), Al Roberge | (Braves) et Pat Mullins (Tigers).Le Times n’est pas une publication du Département de la Guerre mais est la propriété d'individus.Combat Montgomery-Jack Les soldats de l’armée américaine qui sont actuellement en service outre-mer pourront assister “par radio” au fameux combat que doivent se disputer Bob Montgomery et Beau Jack, pour le titre mondial des poids-légers, vendredi prochain, le 19 novembre, au Madison Square Garden.On sait que le combat sera radiodiffusé à travers les Etats-Unis et le Canada mais ce n’est que le lendemain matin, samedi, que les soldats pourront entendre les détails du combat qui seront retransmis par la B.B.C.à Londres.Les studios new-yorkais de la BBC retransmettront le combat aux bureaux de Londres et ces derniersj l’offriront aux soldats à 8h.15 sa- j medi matin puis elle offrira plus j tard la transcription du même j combat à ses programmes destinés! à la Méditerranée et aux Indes, Anatole Vanter.CR.Guy Vanlei.CR VAN 1ER & VAN 1ER AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS 'ALBERT .jcuKUBcuaBerrrssiMNTioit > SISCATHERINEÏÜ MONTREAL INVENTIONS Protégées en tou* pays Oemandez 1* manuel traitant de* Brevet., marques de commerce, etc MARION & MARION Fondée en 1892 7 coupe Stanley par les champions de la.tionale de hockey, les Ailes Rou ues de Détroit, le printemps dernier.était la troisième série conse-cutHe remportée en 4 part.es de suite.Les Bruins accomplirent cel Ligue de quatre clubs à Shawinigan Shawinigan, 13 — Les directeurs de la ligue industrielle de Shawinigan ont tenu récemment une assemblée sous la présidence du Dr Marc Trudel.A cette réunion, on a formé définitivement les cadres de ce circuit qui opérera avec les 4 équipes suivantes: Aluminium.Sha-winigan Chemicals, C.I.C.et Canadian Resins.Comme le C.I.T., porte-couleur de TE.S.Imm.-Concep-tion, doit représenter en fin de saison Shawinigan dans les séries éliminatoires provinciales juniors, il est plus que probable que la ligue industrielle fonctionnera en dehors de la Q.A.H.A.S’il en est ainsi, rien n’empêchera en fin de saison le champion industriel local de repré- ïî était rumeur à Washington, au cours de la semaine, que le club des Giants de New-York de la ligue Nationale allait être vendu sous j peu et qu’il se pouvait bien qu’un syndicat de la capitale américaine achetât le club de Mel OU.Or ceci est absolument faux et Léo Bondy.trésorier du club new-yorkais, a déclaré à New-York hier qu’il n’y avait rien de vrai à cette rumeur.Bondy a déclaré que lui et les principaux officiels du club s’étalent rencontrés la semaine dernière pour parler de différentes choses en marge de la prochaine saison de baseball mais qu’il n’y avait jamais été question de la vente du club.Congédiements illégaux M.le juge en chef Gustave Perrault a fixé au 18 novembre l’enquête judiciaire des patrons de la Sables Company, Limited, est rue Lagauchetière, Pointe-aux-Trem-bles, de deux de leurs employés, Zadock Sables, 2690 boulevard Pie IX, et Max Federman, 343 avenue Spadina, Toronto, accusés d’avoir congédié illégalement cinq employés sous prétexte que ceux-ci faisaient partie de l’Union internationale de la fourrure.Les accusés ont plaidé non culpabilité.Les employés congédiés sont Bill Helement, Emilio Vaillancourt, Paul Gascon, ^[ary Couture et Marguerite Morin.Les services de Bender Philadelphie, 13 (C.P.) — Chief Bender, lanceur des Athlétiques de Philadelphie, reviendra travailler pour Connie Mack, probablement comme instructeur des jeunes lan- ceurs., Mack n’a pas voulu révéler quelle senter'Shawinigan dans une série sei'a*t 'a position de Bender lors- .- " ., .swix’sl l’rt rmrtnrtn VllOT* Cflir Tl a T'O fil C f» M.Heilman Swards AVOCAT «t PROCUREUR Edifice de la Cie des Tramways 159 Craig ouest Plateau 5222 Dollard Huot.C.A.Albert Oarneau.C.A Raymond Fortier.C.A.Jean Lacroix.C.A.Guy Bernard.C.A.Percy Auger.C.A.H Bourgouln, C.A.J.-Paul Talbot.C.A.Marc Angers, C.A.Roger Roy.C.A.Montréal Québec Rouyu Examen des yeux Réparation de lunetterie Service postal.Léo-Paul TROTTIER, o.d.OPTOMETRISTE et OPTICIEN MANUFACTURIER 1658 est.av.Mont-Royal FR.1658 ASSURANCES VAX ***,.„._ Assurance sur Mb ubmarbe MONTREAL.NARCISSE DUCHARME, PRESIDENT indépendante pour le championnat de la Vallée du Saint-Maurice.La ligue fera ses débuts le dimanche 28 novembre.Une pratique a eu lieu hier soir à l’Aréna en vue de la partie de dimanche avec le club George T.Davie, champion intermédiaire provincial.L’alignement du Shawinigan comprendra Cotnoir, gardien de buts; Arcand, Martial Brodeur, Poudrier, Germain Bergeron, défenses; Dol-bec, Dénommé, Pellerin, Isabelle, Lupien, Mills, Trudel, Williamson, Robert, avants.Robert Hébert est le gérant.______ La rencontre Bibeau-Broadhead remise Le président Frank Hogan, de la Commission athlétique locale, a donné son consentement pour le G 13 I Vx Sx tx t « XT y .t .D .1 suite.Les uriu i., R0Uces, en combat Florian Bibeau-Nels Broad-104 ° avoir perdu 3 parties, head, combat qui devait être dis- 1941Q12 Tes Leafs de Toronto ga-, pute mercredi prochain, au marché i t fnU de suite contre les St-Jacques, sous la représentation nal, sc rencontraient dans le detail décisif.___J| ________ Les alignements de ce soir au Forum 1— Bill Durnan J.F™"!'*"" \ 2— M.McMahon C.Simon— * 3— E.Bouchard G.Sherritt— 3 4__L.Lamoureux H.Jackson— 4 6—H.Blake Pat Egan- 5 8— G.Harmon C.Liscombe 7 9— M.Richard S.Howe— 8 10— B.O’Connor M.Bruneteau— 9 11— R.Getliffe A- Brown-ll 12— Chamberlain Joe Carveth—12 14—P.Watson 16— Elmer Lach 17— F.Ma jean 18— Heffernan W.Jennings—14 F.Bennett—15 Quackenbush—16 John Sherf—17 Don Grosso— ?du matchmaker Max Alper, mais on a appris hier que ce combat n’aura pas lieu pour la bonne raison que Bibeau evst blessé et qu’il lui sera impossible de s’attaquer au boxeur de Toronto avant une couple de .semaines, au moins.Florian s’est démis la main gauche, quand il a porté un mauvais coup à son adversaire Fernando Gagnon, à Québec, mercredi dernier, et son gérant, PU Au-dette, ne veut pas prendre de chances inutiles, de sorte q ’il a demandé et obtenu d’Alpcr que ce dernier remette le combat Bi-beau-Broadhead, à plus tard.Alper n’a pas dit quand les deux gars se rencontreraient, mais on croit que ce sera dans deux semaines et si Bibeau l’emporte, Alper demandera à ce que le combat Bibeau-O’Connor, qui suivra inévitablement, soit reconnu comme mettant en jeu la couronne canadienne des poids-mouchee.qu’il Ta engagé hier soir.Il a refuse | également de faire tout commet!- j taire au sujet de la rumeur voulant qu’Earl Brucker, instructeur des receveurs, abandonne son poste.H a toutefois annoncé que Lena Blackburn avait été réengagé comme instructeur.“Il a une position pour la vie.” REPARATIONS MECANIQUES LEFEBVRE FRERES Limitée 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C’est un inonde prodigieusement divers et complexe, un amoncellement d'êtres et; de formes, variés à l’infini, au som- ' met duquel domine la personne ; même de l’homme.Mais l’homme, par son intelligence, se détache de la horde animale, qui peuple le globe et, s’élevant au-dessus d'elle, en devient le contemplateur et.en quelque sorte, le possesseur spirituel.Pour l'homme.le monde animal est ml sujet d'étude et de méditation.Ses origines.son évolution, sa nature, ses manifestations, sa destinée, soulèvent les problèmes les plus passion- rv/V/NXN/\/V/,< IMAGE-SOUVENIR (iro ÊtCNEUR JÉSUS.concret édha/proKa J*J, IVUVTK t B yiU/IjTVlCCUQjniC $ ootn dlçin Cixur .nçlrtTrh-SatriiJfyrfTfpjpM; toytt ta lumibt* iQjpts+tVfaTlormlaiion.Indulgence dt SOOjvurt t'/.Prece» li Pu oper*, 605.Prrmikku Ordtmrtt Qufbectnm teinte sanguine sur jaune pôle avec prière indulgence Vente en GROS seulement Prix 500 $1.75 1000 $2.90 .Les événements tragiques qui se déroulent en ces moments mêmes autour de ROME, la VILLE ETERNELLE, doivent rappeler aux 380 millions de CATHOLIQUES du monde que NOTRE TRES SAINT PÈRE LE PAPE PIE XI! est en danger .Notre devoir le plus sacré est d'adresser une fervente prière du CHRIST.!e ROI des rois, qti'lL daigne !e protéger de SA T'OUÏE-PUISSANCE et le consevrer longtemps à notre filiale affection.L'OFFICE CENTRAL CATHOLIQUE “Le centre” de l’Imagerie religieuse (Tel.FR.61 «7) nants et les plus troublants à la fois, sur lesquels se sont penchés et ont pâli les plus grands génies, et | dont aucun, du reste, n’est encore complètement résolu.Mais soyez sans inquiétude! Ce n’est pas sous cette forme abstraite ni avec ces airs de philosophe que nous commencerons d’interroger nos frères les animaux.Notre ambition pour le moment doit être plus modeste.I! nous faut d’abord essayer de nous faire une représentation d’ensemble du monde animal, d’en saisir la physionomie générale, comme en une sorte de large panorama.Demandons-nous, par exemple, quelle est son étendue, son importance numérique, quelle est sa diversité, quels sont ses modes d’existence, ses propriétés distinctives.Voilà déjà plusieurs questions fondamentales, et qui s'imposent à l’origine de notre étude.Prenons d’abord une idée de l’Importance des populations animales, et à ce sujet, laissez-moi vous interroger à mon tour.Combien y n-t-ii d'espèces d’animaux vivant actuellement sur notre globe et qui sont connues des savants?N"en avez-vous pas une notion au moins approximative?Eh oui! Il y en a plus d’un million.Si vous vous souvenez que l’on connaît aujourd’hui environ trois cent initie espèces de plantes, c’est dire que les espèces animales sont près de quatre fois plus nombreuses que les espèces végétales.Plus d’un million, ai-je dit, qui sont connues des savants.Car, i! y en a encore beaucoup qui ne sont pas connue-.De sorte qu’il s’en découvre de nouvelles tous les jours, dans toutes les parties du monde, et même dans les régions les plus habitées, les plus facilement acces-îdbles, et dont l’exploration paraissait terminée.Ainsi, soyez sfirs que les diverses faunes de notre pays recèlent de nombreuses formes encore inconnues et réservent aux chercheurs laborieux et attentifs d’importantes trouvailles auxquelles ils peuvent attacher leurs noms Retenez également que j’ai posé ainsi ma question: “Combien y a-l-i! d’espèces d’animaux, vivant actuellement sur notre globe”?C’est qu’il y a eu d’innombrables espères qui ont vécu sur la terre à des époques très reculées de son histoire, puis qui ont cessé d’exis-1er et sont disparues.Elles ont été enfouies dans les couches terrestres.Un grand nombre y onl laissé des (races persistantes, sous forme d'empreintes ou de squelettes, qui nous permettent aujourd’hui de les éludier, de reconnaître l’aspect et même le mode de vie qu’elles présentaient de leur vivant.On appelle fossiles ces espèces éteintes, ainsi conservées dans les roches ou les sols.Ce million et plus d’espèces actuelles se présentent dans la nature sous des formes d’une diversité sans limite.Dès l'origine, les observateurs ont senti la nécessité de mettre de l’ordre dans ce chaos.Ils ont recherché les moyens de rassembler les innombrables espèces animales en groupes plus étendus, faciles à définir et à retenir.En 12.51, Pare LaFontaine MONTREAL d’autres termes, fis ont établi une classification ou une systématique des animaux.Cette classification est basée sur le fait que les espèces animales, bien que distinctes entre elles par certains côtés, présentent néanmoins des traits de ressemblance.On groupe ainsi dans une même catégorie les espèces qui ont en commun tel ou tel caractère.Certains caractères ne sont partagés que par un petit nombre d’espèces.D’autres s’étendent à un grand nombre d'entre elles, l’tili-i saut comme base des caractères d'extension limitée, puis des caractères plus étendus, les zoologis-1 tes groupent les espèces par caté-! gorles d’abord restreintes, puis de plus en plus larges.Vous avez appris ces cadres de la classification.Il faut les retenir.C’est pourquoi je les rappelle de nouveau.S'appuyant donc sur des similitudes de forme ou de structure, le zoologiste groupe les espèces en genres, les genres en familles, les familles en ordres, les ordres en classes, les classes en embranchements, l’ensemble de ceux-ci forment le règne animal.Les botanistes, vous l’avez vu, procèdent de même pour les plantes.Ainsi% le règne animal se partage en un certain nombre de grandes subdivisions appelées embranchements.Ceux-ci, à leur tour, se divisent en classes.Chaque classe comprend un certain nombre d’ordres, chaque ordre un certain nombre de familles, etc.Malgré ces allures parfois rebutantes.la classification est nécessaire.Elle est du reste un acte naturel de l’esprit humain dans tous les domaines du savoir.Entendez bien qu’cite n’est pas Une fin en sol, mais un acte logique nécessaire par quoi s'organisent et s’ordonnent nos connaissances.* * ¥ La classification reflète, par définition même, cette diversité extraordinaire des formes animales dont je parlais au début Diversité qui apparaît déjà dans ces larges tranches du monde animal, qui s’appellent les embranchements.Sans chercher à les définir complètement, il me semble que l’un des objets de cette Introduction doit être de rappeler au moins leurs noms, au risque de verser pour une fois dans la mode didactique fastidieuse des énumérations que nous voudrions voir bannie de ces causeries.Au sommet, il y a l'embranchement des Vertébrés.Vaste ensemble .d'organismes, apparemment construits sur un plan homogène et très simple: masses de chair enveloppant les organes, soutenues par un squelette dur à axe central de vertèbres, et mues par des membres.Mais à partir de cette maquette grossière, voyez ce que l’Artiste créateur a modelé.Il a fait l'Homme et le Mammifère, l'Oiseau, le Reptile, l’Amphibien, le Poisson.Et de chaque modèle II a tiré les exemplaires les plus divers, par milliers.Il a donné en partage aux uns les océans et les eaux douces, aux autres les étendues continentales, à d’autres encore les espaces célestes.U les a doués des aptitudes les plus étonnantes à tomes les formes de mouvement: ta reptation, la marche, la course, le saut, le vol, la natation.En ces masses vivantes se sont développées les puissances instinctives les plus mystérieuses et les plus élevées, et l’une d’elles allait recevoir un jour la sublime distinction d'être touchée du souffle de l'Esprit.AU dessous des * Vertébrés, les zoologistes placent un embranchement qui vous est probablement peu familier, et dont les représentants les plus typiques sont comme de petits poissons simplifiés, qui vivent dans le sable des rivages marins.Le plan général de leur corps est comme celui des Vertébrés.Ils possèdent même le long de leur dos une tige squelettique que l’on retrouve chez les Vertébrés, mais qui ne se résout jamais comme chez eux en vertèbres.Celte tige a été appelée corde dorsale, ce qui a valu au groupe le nom de Procordés.On fait également entrer dans cet embranchement, pour des raisons spéciales, de petits organismes apparemment très différents, en forme d’outre, de sac, de manchod.de tonnelet, qui vivent exclusivement dans la mer, dont les uns sont fixés aux algues, aux pierres submergées ou à tout autre support, dont les autres flottent à la dérive, à la surface des océans.Ces derniers, pour la plupart, se présentent en bandes denses, et ont la propriété, d’émettre une lumière colorée, bleué, rouge ou verte, par quoi ils offrent, la nuit, un spectacle d'une grande beauté.¥ ¥ ¥ Quittant ces êtres peu connus, nous abordons un groupe d’animaux très différents des précédents, mais dont vous connaissez au moins quelques types.Qui, en effet, n'a pas mftngé des huîtres, cueilli des “eséargots’’ ou mis le pied en se baigjmnt sur tes contours acérés d’une moule d’eau douce?Quel est le gamin du Bas de Québec, de la Côte-Nord ou de la Côte-Sud.qui n’a pas dégusté les coques savoureuses ou les hour gots?Il s’agit, vous le voyez, des coquillages.Leur ensemble constitue l’embranchement des Mollusques.Le corps de ces animaux, dénué de tout squelette Interne, et par là même dépourvu de consistance, forme une masse molle où se logent les organes.Cette masse est elle-même recouverte d’une enveloppe charnue appelée le manteau.En somme, un amas plus ou moins informe de tissus vivants, cj qui n'offre Jtisqit’ici rie .qui doive retenir l’àltentlon.Pourtant celt* bouillie insignifiante de matière vivante loscèd en (?êItérai l'éto t-nante propriété de «e fabriquer une enveloppe mlné-ak solide, mie coquille, nui la recouvre fl la proiè ge.Utilisant cette propriété eti joaillier magique et prodigieux, le Mollusque .isMc des coquilles de toutes tailles et de toutes formes, les pare des ornementations les plu Megnntes et les plus fantaisistes, crée pour elle la nacre aux reflets irisés, les enrichit en- fin de toute la gamme des couleurs.Si bien que je cette humble substance et par la seule puissan
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