Le devoir, 20 novembre 1943, samedi 20 novembre 1943
lAMhiel, somtdi 20 nevimbrt 1943 MI« Canada «at one cation aeuve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, eu det Etati-Uni», ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu'il lui iaut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmonwealtb." (ir-X'St) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR MDACTION KT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LBS SIRVICIS TILIPHONI i lllalr ll«l* SOIRS, OIMANCHIS IT PITIS AdmlüittratiM i Rllalr SS4I RMkHmi i Rllalr 2914 Céraat i rr Rllair SI41 Les Allemands reprennent Jitomir aux Russes ( Voir en page 3) Cinquante millions d’enfants aux prises avec la faim grande misère des petits Européens-Le mémoire du "Bureau international du travail"-Supériorité physique des civils allemands -Conséquences pour demain Nom sommes en présence de deux assertions contradictoires sur le degré d'alimentation des populations de l’Europe occupée.M.Dingle Foot, secrétaire parlementaire du ministère britannique de la Guerre économique, affirme que les Français, les Belges, les Hollandais, les Polonais sont suffisamment nourris par les fdrees occupantes et que le tableau stupéfiant de la famine dont souffrirait chaque humain vivant sous le joug nazi est considérablement poussé au noir, tout au plus, dans certains centres urbains, les rations en gras et en viande sont-elles déficientes.Les Allemands, explique M.Foot, ont intérêt à nourrir les peuples chez qui ils tiennent garnison et dont ils escomptent du travail et de la production.De sorte que le gouvernement britannique n’entend pas céder aux instances des protagonistes de la fourniture immédiate de vivres aux Européens, si ce n’est une certaine quantité aux Hellènes, autrement, le Reich profiterait de ces expéditions en étant relevé de son obligation de nourrir les peuples conquis.Le blocus établi par les Alliés contre l’Europe ne subira donc pas d’allégement même pour le motif de secourir les millions d’eatomacs que l’on croit affamés.Londres reste inébranlable sur ce point.Ces secours de bouche seraient reportés à la fin des hostilités: aux années 1944 ou 1945.ou plus tard.Toutefois, une offensive est en action aux Etats-Unis, pour obtenir l’assentiment des pouvoirs publics à Londres et à Washington aux fins d’expédier sans délai des chargements de lait, de viande et de vitamines aux peuples que l’4>n persiste à croire en proie aux plus grandes privations alimentaires.Le mémoire que vient de publier le Bureau international du travail confirme les prétentions de M.Howard Kersb-ner exposées dans son livre One Humanity et dont nous avons fait état.Le B.I.T.trace un tableau alarmant.Cette sombre peinture est le fruit d’une compilation sûre, précise et puisé* aux sources les phi* autorisées: médecins, hygiénistes, organismes internationaux.Croix Rouge, enquêteurs de toutes catégories.Ces enquêtes couvrent 1942 et tiennent compte du début de la présente année.Les chiffres et les faits présentés à l’attention du monde civilisé montrent un état de choses susceptible de remuer les plus endurcis.Le document du B./.T.porte le titre La santé det enfants en Europe occupée: on s’est donc particulièrement intéressé aux enfants — et ce bulletin de santé est inquiétant — mais on a aussi recueilli des données élaborées sur la mauvaise nutrition, les maladies et les épidémies dont souffrent les adultes.Combien de petits Français, de petits Belges et de petits Hollandais sont ainsi loin de manger à leur faim ¦ On évalue à 50 millions la jeunesse européenne des pays occupés, depuis les bébés jusqu’aux adolescents de 20 ans.Que mangent-ils, ou plutôt de quoi sont-ils prives!1 Ces unesses souffrent de la déficience en quantité et en vaut nutritive des aliments qui affectent déjà si profondé-ent leurs parents, mais avec des conséquences plus désas-ruses puisque la croissance exige, on le sait, des propor-ans indispensables de calories, de vitamines et de calcium, i majorité des enfants de France, notamment, était rente à n’absorber en 1941 que 1.000 calories par jour ors que le strict minimum est fixé à 2.400, par la Société s Nations et à 1.600 par les Allemands eux-mêmes, >ur éviter l’affamement complet.La teneur en gras, en protéine et en calcium est abaissée : 80 p.c.dans certaines régions.L’alimentation des futu-s mamans est aussi lamentablement déficiente en cal-um.pourtant nécessaire au développement physique de mfant qu’elle porte en son sein.Et le lait est d’une extrême maigreur — on l’écrème au aximum — et les rations sont rigoureusement mesurées, e bétail, lui-même mal alimenté, ne fournit qu une vian- de pauvre en valeur nutritive mais très riche en nerfs et en tendons: de la “tiraille” , diraient nos gens.Les oeufs sont presque introuvables.Quant au pain, il mérite difficilement ce titre: il résulte d’un mélange de mauvaise farine, de rir, de patates, etc., le tout éminemment favorable aux troubles digestifs.On le conçoit dès le premier abord, cette carence de nutrition rend l’écolier peu apte à suivre ses cours: ses forces diminuées rendent sa mémoire paresseuse et affaiblissent sa puissance d’attention.Au surplus, il ne peut le plus souvent $e rendre à la classe dans les périodes de mauvais temps, parce qu’il est privé de vêtements chauds et qu’il serait contraint de s’y aventurer nu-pieds.Les lainages et les chaussures sont rarissimes: au début de l’année scolaire de 1941, 8 millions de petits Français manquaient de souliers.Et si des enfants prennent le chemin de l’école, ils doivent faire route à pied, car aucun moyen de transport n’est mis à leur disposition.Au surplus, la classe est dangereusement froide, puisque le combustible est hors de question.Affamés, mal vêtus, pieds nus, les enfant* de l’Europe occupée manquent en outre de cet article indispensable à la propreté du corps et à l’éloignement des parasites, porteurs de contamination et d’infection.Aussi les maladies de la peau, la diphtérie, la malaria et le typhus font-ils des milliers de victimes.Cette enfance et cette jeunesse anémiées, débilitées, sont une proie toute trouvée pour la tuberculose: la peste blanche atteint aussi les aînés: 234 pour 100,000 Parisiens en 1942.Cettê condition de misère produit chez l’enfance un complexe de négligence, de laisser-aller et de démoralisation dont l’âge mûr est loin d’être exempt.Et la délinquance juvénile s’accroît dans des proportions stupéfiantes: vols de vivres et de vêtements, mendicité, absence des écoles.A ce régime, la dépopulation des pays subjugués, par suite de la mortalité générale et infantile, s’accélère â un rythme alarmant.L’excédent des décès sur les naissances, en 1940 et 1941, a produit un* diminution nette de 368,648 au sein de la population française.Par contre, les petits Allemands, comme aussi leurs parents, sont l’objet de soins attentifs.Les enfants, sur le territoire du Reich, reçoivent une ration plus élevée que les autres consommateurs: en viande, en gras, en confitures, en pain.Et les civils allemands, vivant en territoire occupé, ont le droit de priorité sur la distribution des vivres et leurs cartes comportent des portions plus considérables que celles qui sont allouées aux populations locales.Le peuple allemand jouira donc pendant longtemps d’une supériorité de robustesse physique marquée sur ses ennemis du moment, par sa jeunesse mieux alimentée et la santé des adultes soigneusement entretenue.On voit d’ici toutes les conséquences sociales, morales et même politiques pour demain.Le mémoire du Bureau international du Travail porte cette note d’une extrême gravité: “Ces pages n’ont d’autre dessein que de présenter un rapport préliminaire sut le problème qui s’offrira immédiatement après la guerre de refaite ta santé des enfants de l’Europe: c’est une tâche d'importance primordiale, si Von conçoit que la génération montante sut qui reposera en grande partie la reconstruction de l’Europe démocratique devra être physiquement, mentalement et moralement apte à accomplir t’oeuvre gigantesque qui l’attend’’.Cette oeuvre vitale qui incombe aux Etats-Unis de secourir ces 50 millions d enfants peut-elle souffrit un délai?Plus tard—après la guerre— ne sera-ce pas trop I tard?I vr _ Louis ROBILLARD 20-XI-iî /actualité Les îles dont on parlé Depuis quelques semaines, pas me journée ne se passe sans qu’il soit question des terres lointaines iu Pacifique-sud dont le nom de Bougainville, qui a combattu ici sous lontcalm, revient le plus fréquem-nent n la surface.On sait qu’après son séjour au Canada, Bougainville entra dans la marine française et fonda avec des compatriotes de Kaint-Malo une colonie aux confins ld01» « NL2 .Tél.: AV Ellington 1143 Slêg» social l 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’Aasuranc* Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Le VU te Patentee de la Province de Québec au capital de IlSOOOn ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* en conformité avec la loi des assurances sanctionnée par le Parlement de Quéiw It 22 décembre 1916 BER VICE JODR ET NUIT Dépôt de *25.000.00 su Gouvernement — Salons mortuaire» h la disposition du publie Pour fixer la toile en plaça, glisser le fermoir sous U planche.La gélatine est apparemment introuvable, voyei donc aans retard LE DUPLICATEUR KOPY-RITE Plu* de gélatine à taire fondre FABRIQUE AU CANADA Plu* de bassin à remplir V C atsuduLiü&SUUA sipiiiaimiiiffM GASPILLAGE PEUT RETARDER L’HEURE DE LA VICTOIRE Le gaspillage aujourd’hui frise la trahison .car il suspend momentanément notre marche trop lente vers la victoira, loici comment voui pouvez mettre [in au gaspillage N'achetez que ce dont vous avez absolument besoin.Prenez bien soin de tout ce que vous avez.Placez vos vêtements sur des cintres quand vous les enlevez.“Laissez reposer1’ vos vêtements en changeant souvent.Brossez-les fréquemment afin de les protéger contre l’usure que causent la poussière et la saleté.Faites faire les réparations nécessaires sans tarder-— car “un point à temps en épargne cent11.Ct (inalcmenl-(acteA durer toul—uiez loul-tireztparti Je tout^ Derniers devoirs .— Laissez-nous vous assister dans vos derniers devoirs, envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE G.Vandelac.|r.— Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - 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EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 TO (Sauf Montréal et la banlieue! E.-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 1C 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"A.B.C." et de la "C.D.N.A." SAMEDI, 20 NOVEMBRE 1943 TEMPS PROBABLE NUAGEUX Les Allemands contre'attaquent en Russie Nouvelles de guerre Ils reprennent la base ferroviaire de Jitomir Succès russe sur un autre point Londres.20 (A.P.) — Une attaque massive des Allemands a infligé aux Russes leur premier revers depuis le début de leur offensive suprême, par suite de la naturel ¦désavantageuse des positions qu’elles occupaient, nos troupes ont éva-, eue la ville de Jitomir et pris desl Pas de perte de vie d’infirmières en Méditerranée Précision de ta Défense nationale — Morts, blessés et disparus dans | l'aviation et dons l'armée — Au- J très nouvelles Appel en faveur de la lutte contre la tuberculose Allocutions de S.E.Mgr Chorbonneou, du ministre de la Santé Groulx, du maire Raynault, du ministre Wilkinson et du trésorier Matthewson — Par voie de la radio La conversion de la dette municipale j Déclaration de M.J.-O.Asselin — Le pian Moseley et le comité exécutif victorieuse il y a quatre mois.Les positions plus avantageuses pour la; >>- - - * uiot- cni,.l’Bvn- défense” Russes ont annoncé hier soir l’éva cuation de l’important centre ferroviaire de Jitomir dans le nord de l’Ukraine à 85 milles à l’ouest de Kiev.Les troupes rouges avaient occupé cette ville d’une grande importance stratégique samedi dernier.Les Allemands avaient déclenché leur contre-offensive dans le secteur de Jitomir-Korostychev au début de la semaine et ils avaient déjà repris plusieurs villes et villages.Jitomir était le point extrême de l’avance russe vers l’ouest.Après la chute de la ville, les troupes rouges avaient continué à avancer à l’ouest et au nord, mais elles n’avaient pu progresser vers le sud pour encercler les armées allemandes qui devaient lutter désespérément dans la boucle du Dnieper.Les troupes allemandes tinrent bon à Fastov, au sud-est de Jitomir, et c’est de cette région qu’elles lancèrent leur contre-offensive.Les Russes annoncèrent leur premier repli il y a deux jours en disant qu’ils avaient évacué quelques villages dans la région Jitomir-Korostychev/ On avait rapporté en même temps que les Allemands avaient occupé la route qui va de Jitomir à Kiev vers l’est.Voici ?n quels termes le bulletin soviétique annonce l’évacuation de Jitomir: “Par ordre du commandement Ottawa, 20.— Il n’y a pas eu de j [)eS personnages aussi distingués „ , j , • • i Pertes canadiennes lors du coulage et éminents que S.E.Mgr Char- Un peu plus tôt dans la soiree, le i récent par l’ennemi d’un navire bonneau, archevêque de Montréal, ¦maréchal Staline avait émis un or-i^jans ]>a Méditerranée ainsi que Henri Groulx, ministre de la Santé dre du jour particulier pour annon-> rapp0r^ il y a quelque temps.C’est ! et du Bien-Etre social, Adhémar cer la prise d’Oyruch, un centre fer- ce qu’annonce aujourd’hui le quar-j Raynault, maire de Montréal, R.T.roviaire à -5 milles au nord de Ko-!|jer général de la défense natio-l Wilkinson, ministre protestant, et rosten dont on avait annonce la na]e.| J.a.Matthewson.trésorier de la prise avant-hier.C’est l’armée du r .Héclaratinn a été Amisc «ni Province, ont lancé hier soir, à la ¦général Vatutine qui avait avance réponse à des demandes de rensèi-: ra(f*0> un appel pressant en faveur de 25 milles en une seule J°urnee *e \oneirnents ^ ja sujte H’nnp nouvelle' d’une lutte de tous les instants con- iÆAgri!,tie, ir ÿvT™ ««.ïs Si «a m.» 1.?avr,^h ii ?pmhlp n,,0 iTcéné brf' d'infirmières canadiennes à sPn Excellence Mgr 1 Archevè-¦d Osruch.Il semble que le gen.e-j,bord d’un navire rannorté coulé, due a ouvert la série des allocu-ral Vatutme veuille donner la main : dans cette zone de‘guerre nar des tions> radiodiffusées par les postes au généra] Rokossovsky qui a pris o^ii ès aérienn^ ft des Cibe?1 CBF, CKAC, CHLP et CBM.li a in-Rechita et qui marche vers Kalin-; torpiJles aériennes et des bombes.dté’tous ses aud,teurS à se pré kovichi, jonction des lignes de che-; u min de fer Homel-Varsovie et Odes-.° P'esses e* disparus prémunir contre le mal de la tuberculose.Celui-ci, en effet, a-t-il dit, entraîne deux conséquences désastreuses.L’une, d’ordre moral: le tu- sa-Leningrad sur la frange des ma-1 Ottawa, 20 — Le quartier générais de Pripet.Des Parachutistes ra] de j>avja|jon mjji{ajre canad}en.russes auraient participe a la prise ; ne nous commimiqlle aujourd’hui ^ berculeux lui-meme, pas toujours d’Ovruch.! cette liste officielle de morts, bles-jPr^ à recevoir 1 épreuve, ia subit , , ¦ Ués et dr mams [souvent au detriment de son ame.Le bulletin régulier d hier soir an- j ses eï ai,parus.Les siens, ses enfants, surtout, souf- nonçait en outre que les troupes | Outre-mer: tues en service actii j frenj (jg son abSence.rouges avaient forcé le passage du 12; mort de^ blessures reçues enj L’autre, d’ordre social: tout élé Dnieper en un autre endroit’ entre service actif 1; mort de causes aa- raent humain que l’on enlève à la Kiev et Dniépropetrovsk et quelles turelles 1, disparus en service aC': société entame son capital, diminue combattaient aux abords de la ville üf a la suite d operations de guerre ; son actjL de Cherkasi.Cette nouvelle often-/aérienne 11; antérieurement porté; Son Excellence rappela à ses dio- sive pourrait si elle se développait ; disparu, maintenant rapporte Pn-; , j .comDatriotes une la tu-déborder les Allemand qui ont con- sonmer de guerre au Japon 1; aa-! bgrguloSe sévit particuüèreme^t tre-attaqué à Jitomir ou encore ceux terieurement rapportés prisonniers., rangsPet les invdf à qui combattent depuis des semaines de guerre maintenant saufs 2; a^e-, .généreu8Sement aux fonds .à Krivoï-Rog pour éviter un en- rieuremerd portés diparus en ^er- ; d7 la ‘a^gBne 0™amsee Dar ia cerclement dans la boucle du Dnié- .vice actif maintenant réputés morts | ^fÆculefse de Mont I Lp comité exécutif a approuvé ihier après-midi un projet de eon-¦ version libre de la dette munici-ipale qu’il soumettra le plus tôt possible à l’approbation du con-notre cité où 725 âmes furent enle- sei|, vées par la tuberculose en 1942.Il, M.J.-O.Asselin, président du invita les citoyens à aider la Ligue’comité exécutif, a tenu à remettre Antituberculeuse de Montréal dans ihii-même à la presse une déclara-la lutte, plus nécessaire que jamais!tien qu’il avait au préalable fait en ces temps actuels où la vie tré- apprüUVer par le directeur du ser-pidante et le travail en commun [vice municipal des finances, M.dans nos industries de guerre favo-jLactance Roberge, et quelques-uns nsent les contacts tuberculeux, idp ,ses collègues.Le révérend R.-T.Wilkinson porta ensuite la parole en anglais.Il est très heureux, remarqua-t-il d’abord, que les hommes de scien- En voici le texte: “Le comité exécutif, à «a séance de cet après-midi, a approuvé un ces modernes aient trouvé le moyen de guérir de son mal, lorsque celui-1"^e San n éparé nar le di ec: ci est découvert à temps, le malade!.B,I^P1“";P5fp®rIfnP^nlIeH„re^ affecté de tuberculose.Celle-ci, en effet constitue un des plus insidieux nanc!es’ a'ec la.l(*e directeur i c.fléaux dont souffre l’humanité.Ses serv,,ce.s ,mu.nicI.Paux ®‘,de 1 avoca, ravages se font sentir particulière-:en c^f de.la v‘1,,e- 8 èté, au ment parmi l’agglomération de nos comite exécutif le mercredi 17 no- grandes cités et encore plus actuellement, alors que tant de gens se coudoient le jour et la nuit dans les industries.vembre 1943.“Les principes fondamentaux de ce plan ont été posés et étudiés à des réunions, n’ayant aucun carac-vi r a «a Itère officiel, les membres du comi- âi'Hicü.î!?6 „ A! lé exécutif avec le directeur du rie des discours en s^n prenant aux sources du mal.Nous devons à tout prix prendre note que cette confiance de ceux qui se croyaient à! service municipal des finances et le directeur des services de la ville.Le plan approuvé par le comité l’abri de la tuberculose en vivant jexé.Çutif ^ .fondé sur ces principes une vie normale et salubre est d reçoit 1 entier appui du direc- per Le procès de Cutler et de Jodoin Remise au 1er décembre — Accusés d'avoir incité les ouvriers de l'"Aluminum" à quitter leur travail à Shawinigan — Quelques témoins et la formule d'engagement lue par Jodoin Les Trois-Rivières, 20 (D.N.C.) tographie l’endroit où se trouvait l’automobile occupée par Jodoin près de la Belgo et non loin de l’entrée de l’Aluminium Co.Charles Paul Dumais a témoigné par la suite pour dire que l’on empêchait les gens d’entrer à l’usine mais na peut nommer qui empêchait les employés d’entrer.Après avoir relu sa déclaration | p°ïü cânad"'Ci‘uéï en “servie, xstlt' r®- ‘P'- Pol'r lui P'nneltre de 2; tué “cidenlel'Jment „“£r*V jg£*»"" s0" °'urre « P™**-actif 1; disparu en service à la suite , , ’ t M Henr: r-ro,,!» Ata.¦d’o'pérations aériennes 1; antérieu-: je jjjjan dgS activités de ce mal rement portes disparus en ^« dévastateur.Il fit clairement res-aeüf maintenant réputés morts sortjr ja nécessité urgente pour les pour fin,, officielles 3, gravement citoyens de Québec et plus préci-ervice actif 1.spmpnt nnïtt- loc pîfrwpne rlo la leur du servee de^ finances et du directeur des services.“On a donné au service du contentieux de la ville instruction de préparer k règlement nécessaire à blessé en serv Avec la Royal Air Force.— Disparu en service actif à la suite d’opérations de guerre aérienne, 1.L’officier-p i 1 o t e Gordon-John faite devant la Gendarmerie royale,! Gallagher, mari de Mme G.-J.Gal-il déclare que ce qu’il a dit alors | lagher, 86 avenue Marlborough, était la vérité et racontait au meiï-j Ottawa, Ont., est au nombre des leur de sa connaissance ce qu’il se Le procès de Philip Culter et de : rappelait de l’assemblée du 23 octo- .j i.ol rlnc ÀiTAnomontc mil nnt «nivi Jean Jodoin, organisateurs de la Fédération Américaine du Travail, •.usés d’avoir incité des ouvriers /e ÏAluminum Co.of Canada, de s awmigf.n, à abandonner le tra-' a été ajourné au premier dé- bre et des événements qui ont suivi cette réunion.Le dernier témoin que la Courori-_____________________________ _ ne a fait entendre est M.Jean Clé-1 Douglas Ross, fils de Mme R.A ment, un employé de Y Aluminum | Ross, d’Oshawa, Ont.Co.Après avoir éprouvé quelques j Le sergent de section Garth , .u’nno pnipntp en- difficultés à se rappeler des faits, ce, shear]y Taylor, fils de M.Albert ¦en bre.a la suite d une e•dente en térnoitî a ete plus loquace et il a ad- Taylor; 5349 rue St-Urbain, Mont re .es avocats de la couronne et de.| mis que Jodoin aurai! conseille aux rèJL p) )p seraP;nt Donald Thomo ouvriers de ne pas travailler tant que la compagnie n’aurait pas rendu une réponse favorable aux revendications des employés quant au nom- sénient pour les citoyens de la raé tropole, de former un front commun contre la vague qui menace de nous submerger.Son Honneur le Maire Raynault s’adressa successivement aux citoyens de langue française et aux citoyens de langue anglaise.Il déplora la situation peu brillante dans aviateurs tués en service actif ou-tre-iner de même que les sergents de section Francis Newton Salisbu- j .ry Fearnelev, fils de M.Ellis Fear-' * neley, d’East Angus, Que., et Keith J Ujj IflCCtlwlC 2 ébranlée par l’expérience.Les sta tistiques prouvent que le nombre de tuberculeux affectés à la suite de contacts augmente d’année en année.Il faut à tout prix courir sus au fléau et dépister les cas de tuberculose.La Ligue Antituberculeuse a précisément assumé cette tâche.Le travail de prévention qu’elle accomplit et l’aide qu’elle apporte aux organismes métropolitains de lutte contre la peste blanche, méritent *r“J! •““*“* Vri sa propre sauvegarde en contribuant la mise à exécution de ce plan, en eoilaboralion avec le direoteur de» services, le directeur du service des finances et Me Charles Laurendeau, e.r., conseiller juridique de la ville.Sitôt que ce règlement aura été rédigé et soumis au comité exécutif, on convoquera une séance sipéclal* du conseil à laquelle on demander* ¦aux 99 de l’approuver.“Une copie du projet de réorganisation financière, approuvé aujourd’hui par le comité exécutif, sera adressée, le plus tôt possible, à chacun des conseillers et c’est l’intention du comité exécutif de rendre publics tous les détails de ce plan aussitôt que les conseillers municipaux en auront pris connaissance.” A la séance du comité exécutif, hier après-midi, le commissaire Georges Guèvremont a proposé qu’avanl d’approuver le plan préparé par MM.Lactance Roberge, ¦Honoré Parent et Guillaume Saint-Pierre, en conformité avec les conclusions auxquelles le comité exécutif en était arrivé après deux années d’étude et de pourparlers, le comité exécutif étudie séparément chacun des plans qui étaient devant lui, y compris le plan Moseley.Personne n’ayant appuyé le commissaire Guèvremont, les cinq autres commissaires adoptèrent la résolution recommandant l’approbation du projet Roberge-Parent-Saint-Pierre que l’on appellera officiellement le projet municipal de la conversion de la dette.Rapport de la Commission d enquête généreusement aux fonds de la campagne.La Ligue Antituberculeuse, de Montréal, ralliant les efforts de tous les organismes de lutte, mérite l’appui entier de tous les citoyens de Montréal.la défense.Le juge J.-A.Métayer a dit aux témoins qui n’avaient pas encore été ?ntendus de se présenter à la Cour, à cette date, sans autre avis.‘Le fait marquant de l’audience d’hier matin a été da continuation réal, et le sergent Donald Thompson Randall, fils de M.Robert Randall, 4633 ouest, rue Sherbrooke, Westmount, figurent parmi les dis- lauuns ues euitJiu.yca qu.a.ii au .«prvire actif à la suite bre de cuves a etre confiées a cha-j P,aru,s senice acur a u suite que homme.d’opérations de guerre aérienne .Me Léopold Pinsonneault lui a fait! alors que le sergent John Alexan de" l’examen du témoin Camille Pa-1 lecture de la promesse lue ou dite! der Corbett, man de Mme J-A- rent mte le tribunal avait déclaré par Jodoin et répétée par la foule; Corbett, 802 avenue Bail, Montreal, hnvt’ik avant-hier Parent s’est et Clément a avoué qu’il se rappelait | antérieurement porte disparu en montré beaucoup plus ouvert et a que c’était à peu près les paroles; service actif est maintenant repute rA.nnn.Hi, avec n us de facilité aux i prononcées par Jodoin.Cette pro ; mort pour fins officielles.Hnnc Hn nmcrcur de la cou- messe se lit à peu près comme suit: La Défense nationale annonce les questions da P , ,rnf à une entente avec la Grande-Bretagne afin de régler la question libanaise.On sait que le comité avait envoyé le général Catroux au Liban après que le haut-commissaire français eût arrêté plusieurs chefs politiques arabes.Un porte-parole du comité a déclaré que le rapport reconnaît le* intérêts de la Grande-Bretagne dans toute l’étendue du monde arabe et tient compte des engagements pria par la Grande-Bretagne envers les indigènes en vertu de la Charte de l’Atlantique.^ Une directrice de garderie en correctionnelle Mme Jeanne Deguire, 50 ans, directrice et fondatrice de la garderie Cécile, à Pont-Viau, après avoir été déclarée coupable de négligence criminelle par le jury de la Cour du coroner relativement à lia mort des bébés Jacques Laroche et Lise Lefibvre, a été ensuite traduite en Correctionnelle, sous l’accusation d’avoir refusé ou négligé de donner à de très jeune enfants les soins requis, conformément à I’artkde 244 du code pénal, qui impose une peine maximum de trois ans de pénitencier.La prévenue a protesté de son innocence et l’enquête est fixée au 25 novembre.Le tribunal a fixé, pour la mise en liberté, un cautionnement de $950 pour chacune des accusations.Raid sur l'Allemagne Londres.2o7cp7) — L’aviation anglo-canadienne a fait un raid >a nuit dernière sur Leverkusen, en Allemagne, où sont situées de grosses industries chimiques.Cinq bombardiers ne sont pas revenus.New-York, 20 (A.P.) .allemande a déclaré liter que Mus-1 sentence au 26 novembre, solini se rétablit rapidement.I)’a-| t —,****“" près un correspondant de guerre : ACqU|ttemen|- pour allemand, Mussolini vit dans une ^ , .i -____ demeure occupée auparavant par un grand industriel italien et 11 a une garde d’honneur de milice fasciste et d’une partie de la garde personnelle de Hitler.Le corres homicide involontaire Québec, 20 (C.P.) —- M- Joseph Robitaille, de Montréal, a été acquitté hier d’une accusation u no-micide involontaire portée contre pondant dit qu’au lendemain de sa; lui à la suite de la mort de M.Jean libération, lorsque Mussolini est Tanguay, tué le 17 juillet dernier, apparu devant Hitler, il était pâle, près de Champigny, quand 1 auto-fatigué, et que maintenant son état mobile de M.Robitaille frappa sa physique est bien rétabli.bicyclette, Courrier Sud par Antoine de Saint-Exupéry Volume de 225 pages.Au comptoir $1.25; par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 20 NOVEMBRM94^ Un hommage à S.S.Pie X et à la musique sacrée C'est un peu ce que sera la soirée du 22 novembre, en la fête de sainte Cécile — Musiciens d'église et liturgistes devraient s'y trouver en nombre — Présidence de S.Exc.Mgr Charbonneou Depuis quarante ans, la musique liturgique a fait de notables progrès dans notre diocèse; le chant grégorien a pénétré dans la plupart des parobses, d’excellentes chorales d'adultes et d'enfant exécutent avec soin de h bonne musique polyphonique et une Kcole de musique sacrée, la Srholn Cniüorum, est au service des chantres d’église déjà depuis vingt-huit ans.On doit ces résultats aux louables efforts de musiciens competents, tant laïcs que religieux, qui, comprenant l'importance d’une réforme, ont voulu mettre en pratique les prescriptions de l'Eglise que Sa Sainteté le Pape Pie X exposa, il y aura quarante ans la semaine prochaine, dans le Motu Propria, appelé à juste titre le Code juridique de la musique sacrée.Pour commémorer cH anniversaire, la Schola Cantorum organise, sous le haut patronage de Son Ex.Mgr 1’ archevêque, une soirée pour lundi, 22 novembre prochain, au Cercle Universitaire, 515 est, rue Sherbrooke.Dîner à 7 h.30 précises.Causerie: Musique et liturf/ie, par le R.Père Bernier, S.J., docteur de l'Institut pontifical! de Rome.M.Frédéric Pelletier, D.M., secretaire général, présentera le conférencier, et M.J.-N.Charbon ne a il, D.M., di recteur des études de la Schola Cantorum, le remerciera.I,e choeur La vallée-Smith du régiment de Châteauguay, sous la direction du sergent Jean Charbon-neau, exécutera des pièces de Palestrina, de Vittoria et la Rue.Tous les musiciens d'église sont invités.Billets en vente à la maison Ed.Archambault, 500 Sainte-Catherine est.Pour informations, s'adresser au directeur de la Schola, 4382, chemin de la Cèle des Neiges, \VI 0970.Edward Johnson et le Quatuor Alouette Le 27 novembre prochain, le Quatuor Alouette délégué à New-York sous le haut patronage de M.Hector Perrier, secrétaire tie la province, donnera un récital au Town Hall.Les mélomanes ne sont pas sans savoir qu’un récital à Town Hall signifie une sorte de consécration dans le monde artistique américain.La direction du Quatuor vient d’apprendre que h* directeur du Metropolitan Opera, M.Edward Johnson, Canadien de naissance, a réservé une loge pour cet événement et qu'il sera accompagné de M.Wilfrid Pelletier, chef d'orchestre au Metropolitan et directeur du Conservatoire de musique et d'art dramatique de la province de Québec.M.Johnson a toujours montré un grand intérêt pour les manifestations musicales provenant du Canada.Sa présence à ce récital en est une preuve nouvelle.MM.Roger Filiatrault.Emile Lamarre, An dré Trottier, Jules Jacob et M.Oscar O'Brien quittent Montréal ce'-te semaine pour New-York.Avant leur récital ils seront reçus officiellement par le Bureau provincial de Québec à New-York.Arthur LeBlanc au Plateau I.e grand violoniste acadien, Arthur LeBlanc donnera un récital de gala, mi Plateau, le mardi 7 décembre.Le concert est sous les auspices du Bon Parler français.(Comm.) Refenex le "Devoir" d'avance chex votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le man-quér — 3 sous le numéro.Téléphones su jerviee du Hugs : BELir 3Sél* : il vous donnera Cadrasse d'un dépositaira da votre voisinage.THEATRE ARCADE t ^Musique et liturgie C'est le titre que le R.P.Alfred Bernier, S.J., a donné à la causerie qu’il prononcera Je lundi soir, 22 novembre prochain, au Cercle Universitaire à l’occasion de la soirée qu’a organisée la Schola Cantorum pour célébrer le quarantième anniversaire de la promulgation du Molu Proprio île S.S.Pie X, sur la Musique sacrée.11 y aura, en effet, exactement quarante ans ce jour-là, en la fêle de sainte Cécile, que le grand pape-artiste rédigea, en ternies clairs et précis, ce catéchisme du musicien d'église.M.Frédéric Pelletier a dit, l’au-jour, quel accueil fut fait à ce magistral document.Les uns s’y soumirent sans regimber, comme c’était leur devoir.D’autres interprétèrent à leur façon les prescriptions pontificales: le pape a voulu dire ceci, le pape a voulu dire cela.Les autres, enfin, n’en tinrent aucun compte.C’était beaucoup plus facile, mais pas aussi généreux ni très chrétien.C’est de tout cela que l’on va parler, lundi soir, dans l’atmosphère intime et charmante du Cercle Universitaire.La personnalité des orateurs de la circonstance mérite que l’on se dérange pour venir les entendre.Le R.P.Bernier est un musicien dont la carrière artistique est déjà remarquable.Si l’on veut bien me pardonner un souvenir personnel c’est un peu ma marotte! je rappellerai que je l’eus comme ténor soliste au début de mon stage comme maître de chapelle à Saint-Vincent de Paul de Montréal.Pour si peu que mon opinion comptai, je crus discerner, chez ce philosophe du collège de Montée#!, un talent riche des plus belles promesses.Les événements n'ont pas démenti mes prévisions et il y a belle lurette que le jeune chantre d'alors, aujourd’hui docteur de l'Institut pontifical de Borne, a laissé loin derrière lui son ancien maître de chapelle.Ce n'-»st d’ailleurs pas ce qu'il aeudulpes d’ailleurs pas ce qu’il a eu de plus difficile à accomplir dans sa vie, M.Frédéric Pelletier n'a pas besoin de présentation.Docteur en musique de l’Université de Montréal, ancien maître de chapelle à Saint-Jacques, compositeur réputé, il s’adresse chaque semaine aux lecteurs du Devoir, .oujours impatients de connaître le sujet qu’il doit, ils le savent bien, traiter avec grande autorité.C’est lui qui présentera, lundi, le conférencier.De M.J.-N.Charbonneaü, docteur en musique lui aussi, directeur-fondateur de la Schola Can-torum de Montréal, apôtre infatigable de la musique sacrée, j’aurais la démangeaison d’écrire tout le bien que je pense.Je me réserve pour plus tard, dussé-je n'y aller qu’à petites doses.M.Charbonneaü adressera an conférencier les remerciements d’usage.Un programme musical de choix, comportant des pièces de Palestrina, de Vittoria, de de la Rue, sera donné par le choeur du Régiment de Châteauguay, que dirige avec un art parfait le sergent Jean Charbonneaü, ligne fils du président de la Commission diocésaine de musique sacrée.Cette soirée de fcaule tenue artistique, et dont on conservera longtemps le souvenir, sera sous la présidence de Son Excellence Mgr l'archevêque de Montréal, à qui sont tellement chères toutes les oeuvres d’action catholique — et la musique d'église n’e t elle pas l’une des plus belles formes d’action catholique?Y a-t-il.à Montréal, un maître de chapelle, — en activité ou à sa retraite.— un soliste, un choriste, un plain-chantiSte pour qui ce grand événement artistique de lundi prochain, le 22, n’offre pas le plus vif intérêt?Poser la question, c'est y répondre, et dans le sens le plus favorable.Edouard BIRON N B, - L* dtnrr commencera X 7 heures et demie précises.Billets chez Ed Archambault.Pour tout renseignement, s'adresser au directeur de la "Schola Cantorum".-13112 chemin de la ,Côte-d«s-Nel-ges.WI, 0970.«Le voyage des Beriuron au GesiT La comédie si désopilante “Le Voyage des Beriuron” de Maurice Ordonneau sera jouée par les élèves du Collège Sainte-Marie, lundi soir le 13 décembre, en matinée jeudi lp !) et samedi le 11 dans la Salle du Uesù.La Petite Symphonie et les Vieux Classiques La Petite Symphonie de M.Bernard Naylor a repris sa série de Concerts pour la deuxième saison mardi soir à VErmitage.Bien ne convient mieux que cette gentille salle aux sonorités vieillottes (à nos oreiîles modernes) des oeuvres qu’elle interprète.Car Mozart et Haydn, pas plus que leurs prédécesseurs.l’école anglaise d’avant Haendel, où Haendel lui-même et Bach, n’ont manié les grandes masses orchestrales que nous connaîtrons par Beethoven, mais des groupements qui tâtonnent encore avec les timbres chez les uns ou qui commencent à peine à se dégager de leurs langes avec les autres.Ils écrivaient pour des salles exiguës avec des orchestres de salon.Ils ne connaissaient pas le trombone, à peine les trompettes et se contentaient de deux cors, deux hatitbois, deux bassons, avec un groupe de cordes réduit.Ils conduisaient dans des salons un orchestre de salon.Le programme d’hier soir s’échelonnait sur à peine deux tiers de siècle, de Purcell mort quand Bach avait à peine dix ans jusqu’à une oeuvre de jeunesse de Havdn en passant par Rameau, l’un des contemporains de Bach et de Haendel.(N’oublions pas, malgré la différence des styles et des instrumentations, que Jean-Philippe Rameau naquit deux ans avant Jean-Sébastien Bach et Haendel et mourut cinq ans après Haendel, quatorze ans après Bach.Comment peut-on expliquer les instrumentations souvent étranges des deux maîtres allemands quand on les compare avec celle de Rameau qui est presque l’orchestre de Haydn?) Si l’on rapproche le Concerto en He mineur (le No 10 de l’opus 6) de i Haendel, de la Symphonie en ut No 7 (le Mide Haydn, on voit i tout de suite en quoi Haydn est en- : core sous l’influence des Concertos qrossas et des Concertos Brand-bourgeois.11 transporte à la Symphonie le procédé cher à Bach et à Haendel qui consiste à faire alterner certains instruments solos avec la masse orchestrale, procédé qui a donné naissance au Concerto ordinaire.Dans les deux oeuvres trois instruments sont chargés des solos assez abondants.Les solistes étaient MM.Maurice Onderet, Pierre losch et Jean Bclland.Dans la Symphonie de Haydn, le second mouvement marqué Adagio aurait pu compléter ce titre de celui de quasi una fantasia.Le 1er violon-solo y a presque licence de se comporter à la façon du rubato.La mise au point exigeait, comme le font toutes ces oeuvre*, qui semblent d’une facilité enfantine, j une mise au point délicate.La Pe- ! tite Symphonie a le même person-1 nel que l’an dernier; ses membres ! sont habitués au team work et c’est | un grand pas de fait.M.Bernard ! Naylor est, comme la plupart des chefs anglais, très méticuleux et sait équilibrer ses timbres avec un I art consommé.Il résulte de sa pre- ! parution que le fini de l’exécution ! a fait passer la sévérité de cerlai ' nés oeuvres quand les habitués des grands concerts ne les acceptent souvent\qu’à cause du coloris intense d'une orchestration moderne.La seule réserve qu’on puisse faire ! est que la partie du continua de- ! vrait être confiée à un clavecin plufôt qu’à un piano.Ce continua, abandonné par Haydn et Mozart, règne en maître dans tous les orchestres antérieurs à eux.Il est confié au clavecin ou à l’orgue et consiste en une basse chiffrée sur la- : quelle l'instrumentiste doit écha- \ fauder son harmonie.Dans toutes ! les oeuvres qui le requéraient et qu’on n’a pas instrumentées pour l’orchestre moderne, on le conserve encore; mais jamais le piano ne mariera son timbre à ceux des cordes ou des vents de l’orchestre.S’il y a un clavecin à Montréal, je le verrais avec plaisir remplacer le piano à l’orchestre.La reprise des concerts de la Petite Symphonie était attendue avec hâte: la salle semble être entière-1 ment vendue pour toute la saison.! Espérons que cela n’incitera pas la direction à déménager dans une { salle plus spacieuse.Elle y gagne- j rail au point de vue financier, mais y perdrait certainement à celui de la musique.Frédéric PELLETIER 20-XI-43 sont vraiment, ces quatre chansons qui parlent de i’égaIRé «les hommes et des animaux issus pareillement de la poussière, du pouvoir des ojv presseurs, de la mort chère à celui qui n’a rien.La suite s’éclaire un peu, dans sa dernière partie, car l’amour intervient et colore’ légèrement la grisaille de l’ensemble.Là-dessus, Brahms a mis une musique digne, savante, nettement plus légère que dans les autres parties de sou oeuvre.Les mots sont là naturellement et forment à la musique un cadre plus rigide que dans la musique instrumentale.C’est pourquoi Brahms n’a jamais dans ses lieder la lourdeur qu’on trouve à ses symphonies.Mack Harrell a peut-être une predilection pour la musique de Brahms.Il a, en tous cas.chante les Quatre chansons sérieuses avec une grande justesse d’expression, je dirais même avec piété.Et la merveille, dans ce concert, c’est de passer des lieder de Brahms à Impure et à Ravel et de là à quatre chansons typiquement américaines et, comme bouquet, à deux spirituals nègres.Mack Har-rel l’a réussie, au grand étonnement de ceux qui peuvent mesurer la distance qu’il y a entre un lied de Brahms et le Don Quichotte de Ravel.Phidylè et Je Manoir de lio-senwnde ne sont pas à la portée de tous les chanteurs.Que dire alors de ce Don Quichotte à Dulcinée, avec sa Chanson romantique, sa Chanson épique et sa Chanson à boire, trois pièces uniques dans tout le répertoire de la musique vocale?Mack Harrell y a enfermé tout l’esprit français, toute l’émotion d’une âme française.Une telle versatilité a reculé encore ses propres limites, dans la dernière partie du programme composé d’une chanson de Stephen Foster et de trois compositions de musiciens américains de nos jours.Les Memories, de Charles Ives, véritable comédie en deux actes, ne se décrivent pas.Il n’est que de les écouter pour connaître les richesses d’humour déployées par les Américains, jusque dans leur musique.Les deux spirituals ou chansons nègres qui terminaient le concert donnaient l’illusion d’être chantées par un véritable noir.La voix de Mack Harrell, qui est un baryton de la plus belle qualité, a, vers la basse, une «étendue considérable.Et les chansons nègres ont semblé le fait d’une basse chan- ianf a Ferrie, CHARTIER crt la icene, au concett et à lectan L’notaire des spectacles SAINT-DENIS La Cote d'Aiur 12 h.05.3 h.04.5 h.31.8 h 30.La Femme du Boulanger 1 h.12, 4 h.11.6 h.33, fl h.37.LOEWS “This Is The Army” 10 h.55.1 h.35.4 h.15.# h, 55.9 h.35.CAPITOL "Above Suspicion" 11 h.25.2 h.4 h.40.7 h.20, 9 h.55.“Calaboose" 10 h.25, I h.05.3 h.40, « h 20.9 h.PRINCESS "Frontier Badmen” 11 h.30.2 h.10, 4 h.50, 7 h 30, 10 h.05.“How’s About It" 10 h.10.12 h.45, 3 h.25, 6 h.05.8 h.45.PALACE "Claudia” 10 h., 12 h.15.2 h.40.5 h.05, 7 h.30, 9 h.55.HIS MAJESTY’S “Blithe Spirit” Matinée 2 h.30.Soirée 8 h.30 TT-r David Livingstone, le célèbre explorateur et missionnaire d’Afrique, voulait aller en Chine et il fut fort désappointé lorsqu’on lui ordonna d’aller en Afrique.La gazette des spectacles Cinéma SAINT-DENIS: La femme du boulanger, film de Marcel Pagnol, avec Rai mu, Charpin, etc., et Côte d'Azur, avec Robert Burnier, Simone Hàliard, etc.(Du 20 au 26 novembre inclusivement).LOEWS: This is the Army, revue militaire en musique avec chansons d’Irving Berlin, (Du 19 au 25 novembre inclusivement).PALACE: Claudia, avec Dorothy McGuire, Robert Young et Ina Claire, (Du 19 au 25 novembre inclusivement).CAPITOL: Above Suspicion, avec Joan Crawford et Fred MacMurray, et Calaboose.(Du 19 au 25 novembre inclusivement).PRINCESS: Frontier Badmen, avec Robert Page.Diana Barrymore et Léo Carillo, et How about it, avec les soeurs Andrew’ et Robert Page.(Du 19 au 25 novembre inclusivement).IMPERIAL: Bataan et Xever a Dull Moment.(Du 19 au 21 novembre inclusivement).Musique MONUMENT NATIONAL: Mignon, opéra-comique d'Ambroise Thomas, par les Variétés Lyriques, avec Marthe Lapointe, Lionel Dau-nais, Caro Lamoureux, les Ballets Morenoff, etc.(Les 25-27-28-30 novembre et 2-4-5 décembre).ERMITAGE: Simone Flihotte, mezzo-soprano, à la Ligue des Jeunes vedettes, avec Séverin Moisse, -I au piano, José Delaquerrière et rrançols Rozet.(Le 25 novembre), PLATEAU: La Symphonie fémi-'iîr”0.^ Montréal, sous la direction d Ethel Stark, avec Mischa Mischa-koff, violoniste.(Le 1er décembre en soirée).' ERMITAGE: Marthe Létourneau, soprano-coloratura, et Maurice Lau-nn,’,')U2 déc- en soirée).HIS MAJESTY S: Les Concerts symphoniques, sous la direction d’Emil Cooper.Soliste, Isaac Stern violoniste.(Le 21 novembre, à 3 u .SAl-Pi «ES FETES (Université): ! Récital d Alexandre Kipnis, Lasse sous les auspices de la Société ai-V/fcdue de I Université de Montréal.(Le 29 novenfbre, en soirée).RI 1Z-CARLTON: Programme de musique de chambre sous la direction de Bernard Naylor.Oeuvres de Mozart, de Scarlatti et de Brahms.(Le 25 novembre, à 11 h.).Théâtre GESU: L'Otage, de Paul Claudel, avec Ludmilla Pitoëff et sa compa* gnie.(Les 3-4-7-11 décembre).HIS MAJESTY’S: Blithe Spirit, comédie de Noel Coward, avec Clifton Webb, Peggy Wood, Mildred Natwick et Haila Stoddard.(A compter du 15 novembre).ERMITAGE: Le Barbier de Simile, cotnedie satirique de Beaumarchais, par les Compagnons de Sa (9;,1Ü-1.1 décembre).MONLMENT NAllüN'AL: Une noce de campagne.Les Veillées du Bon Vieux Temps, sous la direction de Conrad Gauthier, avec une comédie du terroir de Jean Nar-rache.(Le 24 novembre, en soirée).MONUMENT NATIONAL, specta de du Tambour-Major, avec Frido-lin, Alys Robi, Fred Barry, Clément Latour, Juliette Béliveau, Lucien Martin, etc.(Le 20 novembre).MONUMENT NATIONAL: L’homme qui se donnait la comédie (Night Must Fall), par la troupe de l’Equipe, avec Pierre Dagenais, Gisèle Schmidt, Mia Riddez, Janine Sutto, Denyse Saint-Pierre, etc.(Les 13-14-15-16-17-18-19 décembre en soirée et les 16-18 décembre en matinée)., ARCADE : Baisers perdus, pièce d André Birabeau, avec Marcel Cha-brier, Antoinette et Germaine Giroux, etc.(Une semaine, à partir du 19 novembre, en soirée).ARCADE A L'AFFICHE _____ MARCEL CHABRÏËR ANTOINETTE CiROUX CERMAiME GiROUX BfliSERS PERDUS ____ J dcm é'AHOkiUKAatAO aummmmm *,/, tmummamt DENIS DROUiN * IUCÎLLE LAPORTE MARC FORREZ « ELiSAGAREAU COLETTE DORSAY HENRI LETONDAL wm sms «M *««*.La Société du Bot» Parler français.l’affiche émeH Isemaine CRAW*» ST-DENIS A L’AFFICHE S '>N/ilLE £n i RAlMt ’«.» FEflnriflE^ laouuanuGHi d.M-rcel Chabrier tn vedette dans la comédie "Baisers Perdus", à l’affiche du théâtre Arcede.La musique Québec, 19 (C.P.) — A la suite d’une entente entre le secrétariat provincial et l’Université Lava', une succursale du Conservatoire de musique et d’art dramatique a été établie à l'Ecole de musique de Laval.Depuis le mois de mars, on a ouvert une institution semblable à Montréal.Les cours avancés qui seront donnés par les professeurs du Conservatoire eommeneeront au mois de janvier.Les cours seront gratuits, t, admission aux études sera contrôlée par la direction du Conservatoire.I! y aura une section théorique et une autre, pratique.La musiqud Mack Harrell Thomnie qui se donnait la comédie” AU MONUMENT NATIONAL Les 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 décembre en soirée Et les 16, 18 décembre en matinée Une présentation de L’EQUIPE avec Pierre Dagenais, Roger Garceou, Jean-Pierre Masson, Micheline Loranget, Gisèle Schmidt, Denyse St Pierre, Janine Sutto.DIRECTION : PIERRE DAGENAIS BILLETS EN VENTE AU MONUMENT NATIONAL A LA FIN-NOVEMBRE ! mm-' ,l" MAftCCLVALkCl *oüë !\T AHHOUX UNIQUE.A L’ERMITAGE le 27 novembre, 2.45 p.m.CAUSERIE-SPECTACLE "Le Moyen-Age" Direction : Mme Fernande Albany ?CHARLES DECHAMPS * FRANÇOIS ROZET * GEORGES SAVARIA ?ROGER CARCEAU ?YVETTE BRIND’AMOUR BILLETS ) $1.00 I Arçhambault Willis & Cie Mboïï Suspicion VfIDT • RATHiONI .A I’ S5W IjHrriVj r-4 Aujourd'hui et demain : ROBERT TAYLOR "Bataan" Aussi : RITZ BROTHERS "Never a Dull Moment" A partir de lundi : "They Came To Blow Up America" Aussi : "Larceny With Music" ig?t .i GINETTE LECLERC AU ST-DENIS Le «epiteuse ertiste CinefNr Leclerc, partenaire de Raimu.dans le film “La Femme du boulanger", /> Marcel PaRnol, aujourd'hui â l’écran du Saint-Denis, Le baryton Mack Harrell est doué d’une voix remarquable, il la manie avec une souplesse qui peut porter l'auditeur non averti à conclure à de Ja facilité.Il n'en est rien.Mais c’est une autre histoire.Aussi remarquable au moins que sa voix était le programme composé par Mack Harrell, à son concert de jeudi après-midi, au Ladies’ Morning Musical Club, hôtel lUtz-Carlton.Un programme couvrant quatre pays, deux races, sept époques deux ou trois genres et quatre civi lisations.La tache était écrasante.Mack Harrell l’a abordée comme un jeu.Il a gagné la partie avec le sourire.J’ai déjà souligné ici la richesse et la diversité d’un autre programme de musique vocale, celui de la chanteuse Mary Henderson.Celui de Mack Harrell procédait un peu différemment.Il suivait un ordre chronologique qui, en art, est toujours un ordre logique.Au début, un extrait de l’opéra Semele, de Haendel, et un autre de l’opéra The Fool’s Preferment, de Purcell, simples et sans apprêt, mais d'une grande éloquence, ont permis au chanteur d'entrer, comme un orateur, dans son sujet et de prendre la température de l'auditoire.Une mélodie de Haydn s’intercalait entre la pièce de Purcell et un extrait de l’opéra Cornus, de Ame, musicien anglais de la fin du XVllie siècle, auteur également du fameux Bute, Britannia.La deuxième partie du program-'.l10 consacrée entièrement i Brahms dont Mack Harrell a donné Quatre chansons sérieuses.Elles °!M 1® forme du lied.ICIles s'enchaînent presque sans interruption, sous l’action des paroles et de ta musique.Sérieuses, elles le VEND.3 Déc.au ST-DENIS FRANCE-FILM a le plaisir de présenter le grand PIANISTE MALCUZYNSKI pour un seul récital BILLETS: $1.00, 1.50, 2.00, taxes en plus.EN VENTE »« théâtre St-Denis, chez Ed Archambault.500 Ste-catheri-vera IC nf E rh„_ c w Lindsay, m* Ste-Catherlne O.IMPRESARIO : Canadian Concerte & Art'ste.A LA SALLE DU GESU 1200, RUE BLEURY LUDMILLA PITOEFF JEAN-PIERRE MASSON, ROGER GARCEAU JACQUES LAVIGNE et GEORGES AMYOT dans L’OTAGE de Paul CLAUDEL — Le drame du pape caltif — Les 3, 4, 7 et 11 décembre 1943 Location à la Salle du Gesù, LA.4453 ou chez Archambault MA.6201 $1.25.$1.00 et $0.75 plu» taxe._ Qu’on veuille bien ne pas confondre L Otage avec J «ini L’Ermitage.L’Otage n’a pas été représenté à Montréal depuis un grand nombre d'années.*êêêêééêêêMêêé*êêé*êé*êêêêéééêêéé**êéêéé*êê$êéêêêééi t' i*Y1^47T'1^-’W’BBA.Lik.L±LkLlJ!IX.LU'lX''Ll!X'LLJ14iL.IA.l?.!lâ.Tt!!riLT.'t:Tgcg3!î|' j VARIETES lYWQÜtS 2 Autres Soirées Supplémentaires Samedi 4 décembre — Dimanche 5 décembre POUR ¦ MIGNON Opéra comique en J actes Musique d’Ambroise Thomas 25, 27, 28, 30 NOVEMBRE •— 2, 4, 5 DECEMBRE Prix des places : 1.65 — 1.35 — 1.20 — 90c.Taxe incluse En vente eu MONUMENT NATIONAL de 10 heure» â 6 heure» 3 ligne» téléphonique» : PL.9161 I J.L2 33 J •»—*-^-*3-*33—J-à "• - \t i : ?*• ?I « « « « « « « « 4c 4- 4- 4c 4r> 4- 4,1 « : i ¦s e 4 ! 4-, 4H CONCERT Marthe létourneau Maurice Laurin soprano-coloratura baryton A l’Ermitage Le jeudi soir, 2 décembre, à 8 h.30 BILLETS CHEZ ED.ARCHAMBAULT $1.00 (taxe incluse) Prix de faveur pour étudiant», ch«* la» ami» da l'»ft.Renseignements : CH.7547 - MA.7905 » • « « • 3_.i1 VOLUME XXXIV — No 267 LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1943 LÀ PAGE FEHINin eri* aimant *» Directrice : Germaine BERNIER Nous avons aussi nos jeunes victimes de la guerre On n'a jamais tant entendu parler de la protection de l enfance, et c est un bien; jamais non plus probablement tant d’enfants n'ont été négligés, abandonnés ou sacrifiés, et ça n’est pas si bien.L’histoire macabre des bébés mourants ou morts dans des pensions gui n’en avaient que le nom démontre avec une triste éloquence jusqu'où peuvent aller les abus dans une société bouleversée, quand on laisse se désorganiser les foyers en favorisant le travail au dehors des mères de famille.Et ceux qui ont cru, même très sincèrement, sauver la situation en organisant quelques garderies doivent se rendre compte maintenant que leurs calculs portaient à faux.Disons encore une fois que les garderies fédérales-provinciales d’enfants, au nombre de six à Montréal, sont parfaitement organisées et qu'elles ont donné jusqu’ici pleine satisfaction aux mères qui s’en servent.Mais voilà, toutes les travailleuses ne s’en servent lias, parce que ces garderies ne répondent pas à tous les besoins de la situation.Ces garderies sont d’abord des garderies de jour.De plus, elles sont destinées aux entants d’âge préscolaire.C’est donc 'pour une catégorie bien déterminée de petits.Comme les travailleuses peuvent avoir des enfants de tous les âges, il reste donc les autres catégories: les enfants d’âge scolaire et les adolescents qui sont livrés à eux-mêmes, sans personne même pour préparer leurs repas et l'autre catégorie, la plus difficile à caser et à soigner: les bébés.On n’a jamais entendu dire qu£mdes pouponnières-modèles gratuites ou presque avaient été organisées pour cette catégorie.Des exploiteurs, dépourvus de conscience comme de science de la puériculture ou des gens entreprenants, pleins de bonne volonté, mais qui ont été vite dépassés par la difficulté de la tâche ont tenu de ces pensions de bébés avec les résultats que ion sait.Ces entreprises de pouponnières étaient d’autant plus tentantes que nombre de femmes cherchent justement et surtout des garderies de nuit ou mieux des pensions permanentes.Cela est tout à fait logique quand on se place, comme les autorités gouvernementales l’ont fait, devant le fait accompli, c’est-à-dire le travail au dehors de la mère de famille.Donc, malgré tout ce que les zélés propagandistes ont pu dire sur la femme surhumaine, capable de mener une tâche de guerre et sa tâche domestique, sans tenir compte des facteurs fatigue et manque de temps, on voit, une fais de plus, que la chose est impossible.Et cela se comprend facilement.Une femme qui travaille le jour et fait des journées harassantes auxquelles il faut ajouter souvent de longs trajets a besoin du sommeil de toutes ses nuits et a suffisamment à faire le soir dans sa maison.De là la nécessité de mettre les bébés en pension permanente.Pour celles qui travaillent de nuit, cette nécessité est encore plus urgente.Comment se reposer le jour si des bébés pleurent ou sont malades et ont besoin de soins?Le problème n’est pas aussi ardu avec les enfants qui marchent.Ceux-là, on ne se donne pas toujours la peine de les conduire aux garderies officielles, ils se tirent bien d’affaire tout seuls, même s’ils se font écraser par dizaines dans les rues.On parle souvent de la prospérité qui règne au pays présentement et, de fait, une bonne partie de notre peuple s’en paye tant qu’elle peut, mais à côté dt ceux-là combien y en a-t-il d’autres qui représentent une somme de misère effroyable?Et quelle illustra-v>on de cette misère que tous ces bébés dont personne ne peut prendre soin, qui sont passés de main en main, chez une voisine, puis chez une parente, pour enfin échouer dans ces pensions de malheur où le grand nombre a enduré le martyre pendant des semaines avant de rendre le dernier souffle.Parmi ces bébés, il y en a dont le père et la mère travaillent en dehors de la ville! Si, au moins, la mère restait près des enfants pour en prendre soin; mais non, comme elles disent: "Il faut en profiter pendant que ça passe!” Eh oui! l’argent passe mais la mort aussi pour les bébés, la débauche pour les adolescents et même pour ceux qui ne sont pas encore rendus à l’adolescence.On voit de ces jeunes en boisson, les journaux nous rapportent de plus en plus fréquemment des attentats commis par des jeunes, ce qu’on n’avait jamais vu au pays.Ce n’est pas pour rien que l’on signale partout l’augmentation de la criminalité ju vénile.Il y a environ un an, M.Charles Young, le directeur de la Fédération protestante des oeuvres de charité, disait: A la vérité, un grand nombre des enfants qui viennent à nos agences sont des victimes de la guerre, absolument comme s’ils avaient été atteints par des éclats de bombes en Angleterre, Alors, ces bébés morts ou mourants faute de soins sont victimes de la guerre, très certainement.Les autres plus âgés qui restent dans des maisons vides et dont la santé physique et morale est si exposée?Victimes de la guerre également.Les adolescents livrés à eux-mêmes, avec souvent des salaires plus élevés que certains pères de famille ne peuvent en avoir, et qui dépensent cet argent aussi sottement que possible, s’alcoolisent à la taverne du coin ou dans les cabarets de nuit et qui, dans trop de cas, seront, d vingt-cinq ans, de vieux débauchés, sont également des victimes de la guerre, bien que leurs parents fassent de l’argent "pendant que ça passe”.Qu’on ne vienne donc plus nous dire que nous, les Canadiens restés au pays, nous ne retirons que des avantages et pas de dégâts dans le présent conflit.Avec nos enfants sacrifiés d’une façon ou de l’autre, nos foyers désorganisés et notre jeunesse délinquante, nous les avons aussi nos jeunes victimes de la guerre.Une protestation au nom des mères qui travaillent a été adressée aux autorités fédérales et provinciales par "le conseil des régisseurs d’ateliers des ouvriers unis de l’électricité, de la radio et de la machine, employés de la Northern Electric, enjoignant à ces autorités de voir à corriger le présent état de choses et à installer autant de garderies qu’il faut pour remplacer les mères de famille auprès de leurs enfants.C’est bien beau d’exiger des gouvernements qu’ils ajoutent à toutes leurs tâches celle de bonne d’enfants; jusqu'à présent, il faut le reconnaître, ils ont fait leur possible; six garderies fonctionnent à Montréal et d’autres villes en sont aussi pourvues.Le malheur, c’est que ce n’est pas suffisant.Ce que les travailleuses veulent surtout, et ce dont elles ont besoin, c’est la pouponnière qui prendra les bébés en permanence.Est-ce qu’il n’aurait pas été plus logique d'établir dès le débuts une réglementation du travail féminin comme l’ont tant demandé sociétés, ligues et associations diverses?Réglementation qui n’aurait permis ie travail à l’usine qu’aux femmes sans enfants en bas âge?Mais la logique, quand on part en guerre.,.De toute façon on a des preuves nouvelles que l'on ne désorganise pas impunément les foyers.Une chose aussi certaine, c’est que la première gardienne, de l’nefant, c’est sa mère.Comme l’a dit un jour George Sokolski: The first job of a mother is her children or she had no business bringing them into the world.Des associations, dont la Ligue des droits de la femme, signent, avec raison, des requêtes pour que la province de Québec soit pourvue comme les huit autres provinces d’une loi de protection de l’enfance.On en aurait certainement besoin ici comme ailleurs.Jusqu’où la carence de travailleurs sociaux pourrait-elle entraver l’application de cette loi, si elle était présentement adoptée, c’est difficile à dire.Tout de même, il est grandement à souhaiter que la situation qui est faite à toute une partie de l’enfance d'une grande ville comme la nôtre soit améliorée au plus tôt.20-XI-43 Germaine BERNIER Remerciements Les religieuses de l’Institution et les membres de l'Association des Dames bienfaitrices, sensiblement touchés de la sympathie et de l'empressement manifestés en faveur de l'oeuvre qui leur est si chère, désirent offrir leurs plus chaleureux re merciements à tous ceux et celles qui, de leur voix, de leur plume, de leur or, de leur dévouement, ont contribué à l’éclatant succès qui vient de couronner Ise traditionnels Soupers aux huîtres de la maison.Que nos généreux collaborateurs, bienfaiteurs et amis soient assurés de notre vive et profonde reconnaissance et qu’ils veuillent bien en trouver ici l’expression émue et très sincère.Trois messes seront dites à leurs intentions et notre fervente prière, unie à celle de nos petites protégées, demandera au bon Dieu de bénir leurs personnes, leurs foyers, leurs entreprises, t«His les êtres qu’ils entourent de vigilante affection.(Communiqué) Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.Mlle Rma Lasnier à la Société d'Etude Mlle Bina Lasnier, prl* David, parlera dea Madones canadunues de leurs origines, des statuaires qui les ont sculptées, des anecdotes qui s'y rapportent, etc.Quelques-unes de ces madones seront exposées mardi pendant la conférence qui aura lieu comme d'habitude dans le salon Prince de Galles à l’hôtel Windsor, à 3 h.15.Le public y est admis.Après la conférence, on est Invité a rencontrer la conférencière au salon.Au Bureou d'Assistance Sociale aux Familles La quatrième assemblée annuelle du Bureau d’assistance sociale aux familles aura lieu vendredi.26 novembre, a 4 h., dans le salon York de l’hôtel Windsor.Académie du Boulevard Le conseil de l’amicale Ste-Anastasle (académie du Boulevard) Invite toutes lea anciennes élèves et leurs amies À une partie de cartes au profit des pauvres, mercredi, le 24 novembre, a 8 h.du soir, A la salle du couvent.Prière d’apporter cartes et marqueurs.Pour renseignements, CB.7088 ou PL.8581.Retraites fermées à Se-Agathe Au Foyer Notre-Dame, Se Agathe des Monts, 11 y aura des retraites aux dates suivantes: pour dames, du 26 nov.au soir au lundi aprés-mldl 29 nov.Prédicateur, R.P.Gobeil, O.M I.Pour Jeunes filles, retraite de préparation au mariage, du vendredi soir 3 déc.au lundi aprés-mldl 6 déc.Prédicateur, R.P.Sanschagrln.O.M I., spécialiste en la matière.Prlere de bien vouloir s’inscrire à l’avance.Réunion de la Société des Ouvrières catholiques Dimanche, le 21 nov.aura lieu la réunion de la Société des ouvrières catholiques à la Fédération nationale St-Jean-Baptlste.La causerie sera donnée par le Dr A.H.Robert.Il y aura programme musical, tirage d’un prix de présence, salut du S.Sacrement.Les sociétaires et leurs amies sont cordialement Invitées.Au Couvent de S.-Laurent Le service annuel pour lea anciennes élèves et maltresses décédées aura Heu Jeudi le 25 nov.à 9 h.A l'Hôpital du Sacré-Coeur, Cartierville Les membres de l’Association des gardes-malades de l’hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville sont Invités à rassemblée générale qui sera tenue à l’hôpital le 8 décembre prochain, à 2 h.On est prié de considérer cet avis comme une Invitation personnelle."Ce n'est pas tout de se marier" Tel est le titre peu banal choisi par le R.P, Henri Schelpe, S.J., pour la conférence qu’il donnera à la salle de l’école Notre-Dame de Grâce, jeudi, 25 novembre, à 8 h.15, sous les auspices du cercle des conférences-concerts Notre-Dame de Grâce.Cet éminent conférencier, grâce au rayonnement de sa vive personnalité, riche d’enseignements, a le don d’enthousiasmer et de convaincre son auditoire.La partie musicale du programme confiée à Mlle Marie Lêtmimeau.artiste lyrique.complétera très agréablement la Informations, WA.4856.Au Mont Se-Morie Une récollectlon aura lieu demain.21 novembre, messe à 8 h.30, suivie du petit déjeuner et de l’Instruction par M.Pau-mônler.A 11 h., salut et bénédiction du T.S.Sacrement.Toutes les anciennes élèves et leurs amies sont Invitées.Partie de cartes Lundi, le 22 novembre, A 2 h., partie de cartes au profit de l’Oeuvre de la Réparation A la T.8.Face Inc., au no 4312 rue Papineau.Inf, AM.8029, FR.3828-9411.lion, de jeunes enfants qui avalent séjourné dans des garderies privées du district métropolitain; Attendu qu’une enquête a révélé un manque absolu de soins médicaux, d’hygiène, de propreté et d’espace dans ces divers cas particuliers; et attendu que l’on a découvert que des dirigeants de ces garderies n’avaient aucun entraînement professionnel au soin et à la garde des enfants; et Attendu que pareille situation constitue un véritable danger public et fournit un terrain favorable à l’édosion des maladies, tout en portant atteinte au bon renom de la province, et Attendu qu’un groupe de femmes du district de Montréal, réunies en assemblée, déplore chez nous l’absence de lois pouvant corriger pareil état de choses, Il est résolu: Que cette assemblée prie le gouvernement de la province de Québec d’adopter toute loi jugée nécessaire pour prévenir la répétition de pareils abus et empêcher que les institutions consacrées à la garde et au soin des enfants puissent fonctionner en marge des règlements et des normes prescrites par les autorités en la matière pour la conservation de la santé et du bien-être des enfants dont la garde est confiée à d’autres qu’à leurs parents.La Ligue pour les droits de la femme.Les maux que l'on peut épargner aux entants On calcule, selon la Ligue Canadienne de Santé, que depuis le début de la guerre, 86,000 enfants sont morts au Canada, des miniers d’entre eux de maladies qu’il eut été possible d’éviter, si leurs parents les avaient protégés par des méthodes simples et à leur portée.Selon le docteur E.Couture, directeur du service de l’enfance et de l’hygiène maternelle au ministère fédéral des Pensions et de la Santé nationale, "dans tout le Canada, l’an dernier, il y a eu près de 3,000 cas de diphtérie et plus de 18,000 cas de coqueluche.’’ Ces maladies, qu’il est possible d]éviter, ont causé plus de 800 décès.On s’étonne que les parents soient si lents et négligents à sauvegarder leurs enfants, quand les moyens pour le faire sont inoffensifs et tout à fait à leur portée.’’ Le taux de la mortalité infantile en Colombie canadienne, en 1942, était de 35 par 1000 naissances vivantes, à comparer à 54 pour le Canada.Le docteur Couture souligne que “si le taux national était de 35 DIAMANTS En faveur de l’Oeuvre de la Soupe C'est lundi et mardi, les 22 et 23 novembre qu'aura lieu è l'hôtel Windsor le bazar annuel de charité en faveur de l'Oeuvre de la Soupe.Son Excellence Mgr Joseph Charbonneau, le premier ministre de la province et Mme Adélard Godbout ainsi que le maire de Montréal, et Mme Adhémar Raynault rehausseront de leur présence l'ouverture de ces journées de charité.par 1,000 naissances, cela signifierait une économie d'environ 5,000 bébés par année’’.Cinq mille bébés de plus! Et le Canada parle de la nécessité d’accélérer grandement l’immigration après la guerre! Cinq mille bébés élevés dans des foyers canadiens ne seraient-ils pas les meilleurs immigrants que pourrait obtenir le Canada?La Semaine Nationale d’immunisation au Canada s’achève.Au cours de cette semaine, les autorités de la santé publique et là Ligue Canadienne de Santé insistent auprès de tous les parents de proté ger leurs enfants contre la coqueluche, la petite vérole, la diphtérie et la fièvre scarlatine.On l’a dit, “une nation marche de l’avant sur les pieds de ses petits enfants”.Certes, les enfants forment notre actif le plus précieux.Faisons en sorte qu’ils soient plus nombreux à vivre pour hériter du Canada.Vous qui souffrez Exhortations, lectures, prières, pour tous malades et affligés, par te chanoine G.Panneton.Elégante brochure de 112 pages, avec iilutsrations artistiques.Indispensable aux prêtres, religieux, religieuses, médecins, gardes-malades et infirmiers laur s.Manuel ideal pour con: r et ré conforter le malades, les infirmes, les vieillards, tous ceux qui souffrent.Un rayon de soleil dans une chambre de malade.En vente au Service de Librairie du Devoir.Au comptoir: 35s; par la noste 40s.Vient de paraître =WiWlLLh Belle contribution des employés de téléphone Quelque 345 articles ont été corn piétés et livrés le mois dernier au bureau central de la Croix Rouge par les membres de la succursale qui fonctionne en collaboration avec l’Association Auxiliaire de Secours, fonds des employés du téléphone de Montréal.Cette contribution porte le grand total des objets livrés pour cette oeuvre à 27,342, selon le rap-port du mois d’octobre soumis par 1 A, A.S.Bell.La Ligue pour les droits de la femme et la protection de l'enfance La résolutiçn suivante a été adoptée hier soir à une réunion spéciale de la Ligue pour les droits de la femme: .Attendu qu’une situation alarmante a été mise à jour, dans le district de Montréal, par la mort, attribuable à la négligence et la malnutri- Fl.6906 V H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L’ICLISI COTE SAINT-PAUL —- Lorsque vous oche-tez un diamant ici, il provient d'un bijoutier dont le succès et la réputation sont solidement établis.Nous avons un choix qui convient aux plus difficiles et des prix à portée de toutes les bourses.Une bague de fiançailles Blue River et un anneau de mariage Coronet sont synonymes de bon goût et de distinction.Venez les choisir à notre magasin.Bijoutier-Diamantaire 1658 est, av.Mont-Royal AM.2618 ILti.Meieux vaut taid que jamah .Si veut ne vous «ter pat encore occupé de l’achat de votre manteau de fourrure, il est grand tempt d’y voir ! latex un coup d'oeil tur cet valeur! et pattex dèt demain «hex REID, la maison par excellence pour faire un “bon marché’’.CHATSAUVAGE * Dana fout let if y let depuit : Aussi manteaux de toutes sortes tels que : seal d'Hudson (rat musqué teint), seal français (lapin teint), lapin brun, pattes de mouton, etc, Rat Musqué Mouton de Perse depuis: *229.m 289.depiifi : CH.3181 1473 rue AMHERST Feuilleton du Devoir ZJtéâot W ROBERT-LOUIS STEVE NSON $1.(Suite) XXVII “PIECE DE HUIT!’’ Vu la bande que donnait le navire.les mâts penchaient longuement au-dessus de l’eau, et juché sur nies barres de perroquet, je n’avais sous moi que l'étendue de la baie.Hands, qui n’étais pas si haut, se trouvait par conséquent plus près du navire, et il tomba entre moi et les bastingages.Il reparut une fois à la surface dans un tourbillon d’écume et de sang, puis s’enfonça de nouveau pour de bon.Quand Peau se fut éclaircie, je l'aperçus confusément affalé sur le fond de sable fin et clair, dans l’ombre projetée par le flanc du navire.Deux ou trois poissons filèrent le long de son corps.Par instants, grâce à l’ondulation de l’eau, il semblait remuer un peu, comme s’il essayait de se lever.Mais il était bien mort, à la fois percé de balles et noyé, et il s’apprêtait à aourrir les poissons sur les lieux mêmes où il avait projeté de m’égorger.Sitôt convaincu du fait je commençai à me sentir vertigineux d’épuisement et d’horreur.Le sang tiède ruisselait sur ma poitrine et sur mon dos.Le poignard, à l’endroit où il avait cloué mon épaule au mât, me brûlait comme un fer rouge, et néanmoins, ce qui me torturait ce n’était pas cette souffrance physique, que j’aurais, à elle seule, supportée sans murmure: c’était le peur, qui m’emplissait l’esprit, de tomber des barres de perroquet dans cette immobile eau verte.Je me cramponnai des deux mains avec une force à m’endolorir les ongles, et fermai les yeux pour ne plus voir le danger.Insensiblement je recouvrai mes esprits, mon pouls apaisé reprit une cadence plus naturelle, et je me sentis de nouveau en possession de moi-même.Ma première pensée fut d’arracher le poignard; mais, soit qu'il tint trop fort, soit que le coeur me faillit, j’y renonçai avec un violent frisson.Chose bizarre, ce frisson même opéra ma délivrance.Il s’en était fallu d’un rien, en effet, que la lame me manquât tout à fai»; elle me retenait par une simple languette de peau, que ce frisson déchira.Le sang coula plus rapidement, il est vrai, mais j’étais redevenu mon maître, et ne tenais plus au mât que par ma vareuse et ma chemise.Je les arrachai d'une secousse, puis regagnai le pont par les haubans de tribord.Pour rien au monde je ne me serais aventuré de nouveau, ému comme je l’étais, sur les haubans surplombants de bâbord, d’où Israël était tombé si récemment.Je descendis en bas, et bandai comme je pus ma blessure.Elle me faisait beaucoup souffrir, et saignait toujours abondamment, mais elle n’était ni profonde-ni dangereuse et ne gênait fiUère lorsque je me servais de mon bras.Puis je regardai autour de moi, et comme le navire était devenu, en quelque sorte, ma propriété, je songeai à le débarrasser de son dernier passager, ie mort O’Brien.Il avait culbuté, comme je l'ai dit, contre les bastingages, où il gisait pareil à quelque hideux pantin disloqué, de grandeur naturelle, certes, mais combien éloigné des couleurs et de la souplesse de la vie! Dans celte position, i’en vins à bout facilement; et mes aventures tragiques ayant, par l’habitude, fort émoussé mon horreur des morts, je ie pris à bras le corps tel un vulgaire sac de son, et, d’une bonne poussée, l’envoyai pardessus bord.Il s'enfonça avec un plouc! retentissant, perdant son bonnet rouge qui se mit à flotter à la surface.Dès que l’eau eut repris son niveau, je vis O’Brien côte à côte avec Israël, tous deux agités par le mouvement ondulatoire de l’eau.O'Brien, malgré sa jeunesse, était très chauve.Il gisait là, sa calvitie posée sur les genoux de l’homme qui l’avait tué, et les poissons rapides évoluaient capricieusement sur tous deux.J'étais désormais seul sur le navire.La marée venait de renverser.Le soleil était si prés de se coucher que déjà l’ombre des pins de la rive ouest s'allongeait tout en travers du mouillage et mettait sur le pont ses découpures.La brise du soir s’était levée, et, bien qu’on fût ici protégé par la montagne aux deux sommets, située à l’est, les cordages commençaient à siffler une petite chanson et les voiles flasques battaient ça et là.J’aperçus le danger que courait ie navire.Je me hâtai de filer les focs et les amenai en tas sur le pont; mais ce fut plus dur avec la grand’voile.Bien entendu, lors du chavirement de la goélette, le gui avait sauté en dehors du bord, et sa pointe même plongeait sous l’eau, avec un pied ou deux de la voile.Cette circonstance augmentait encore le danger; mais la tension était si forte que je craignais presque d'intervenir.Enfin, je pris mon couteau et coupai les drisses.Le pic d’artimon tomba aussitôt, la toile s’étala sur l’eau êomme un grand ballon vide; mais ensuite j’eus beau tirer, il me fut impossible de remuer le hale-bas.J’avais accompli tout ce dont j’étais capable: pour le reste, VHispaniola devait s'en remettre à la chance, comme moi-même, Pendant ce temps, l'ombre avait envahi tout le mouillage.Les derniers rayons du soleil, je m’en souviens, jaillirent par une trouée du bois et jetèrent comme un éclat de pierreries sur la toison en fleurs de l’épave.Il commençait à faire froid; la marée fluait rapidement vers la mer, et la goélette se couchait de plus en plus sur le côté.A grand’peine je gagnai l’avant, où je me penchai.L’eau semblait assez peu profonde, et pour plus de sûreté me tenant des deux mains à l’amarre coupée, je me laissai doucement glisser par dessus bord.L’eau me venait à peine à la poitrine, le sable était dur et couvert de rides, et je passai allègrement le gué jusqu'au rivage, laissant VHispaniola sur le flanc avec sa grand’voile large étalée à la surface de la baie.Presque aussitôt le soleil acheva de disparaître et la brise se mit à siffler dans le crépuscule parmi les pins frémissants.En fin de compte j'étais hors de la mer, et je n'en revenais pas les mains vides, La goélette était là, libre enfin de flibustiers et prête à recevoir nos hommes et- à reprendre le large.Je n’avais plus d autre désir que de me voir rentre àja palnnque où je me* glorifierais de nies exploits.On pouvait bien me blâmer un peu à cause de ma fugue.mais la reprise de ] Hispaniola était un argument sans réplique, et j'espérais que le capitaine Smollett lui-même avouerait que je n’avais pas perdu mon temps.(à suivre» (Traduit de t'angleii par Dcodat Servait Ce tournxl e*t imprime eu no 430 ru» Ni tre-Dame est à Mnnueal paj l'Imprimerie Populaire la responsabilité limite*), Murice-pnipnetMre.— Ueorgee PeiAetter, directeur-gerant. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1943 • • Dans le monde ouvrier « Chez les belligérants La production du matériel de guerre et les nouvelles inventions Par le major Fddy Bauer Cet article de la Tribune «le (line ve du S3 juin garde agrès plusieurs mais un intérêt considérable.On comprend qu'il y mirait à le compléter, mais cela ne dépend pus de nous.Le 1er septembre 19119, alors que leurs avant-gardes blindées et mu-torisées franchissaient en coup de vent la frontière polonaise, les Allemands avaient réuni a leur avantage tous les éléments de supériorité militaire que l'on puisse imaginer, sans en abandonner un seul a la disposition de leurs ennemis.D'emblée, ils avaient fait main basse sur l’initiative des opérations, cependant cpie leur doctrine de guerre, approfondie par vingt ans d’étude et de méditation, et intégrant les plus récents progrès de la technique, allait permettre au chancelier Hitler de réussir là où Moltke junior avait échoué, c'est-à-dire à mene la guerre de mouvement et à lui imprimer le rythme étourdissant du “blitzkrieg”.D'autre part, la puissance industrielle du Heich, sa cadence de production et ia densité de sa population allaient encore donner à la Wehr-mucht des effectifs et des matériels incomparablement plus nombreux (pie ceux de ses adversaires polonais, français,.yougoslave et hellénique.Car — faul-il le rappelei ?— rien ne sert d’émettre les théories les plus brillantes, les plus neuves, voire même les plus fécondes, tant que*TOn ne se donne pas la peine de les traduire sur le terrain des faits par des réalisations adéquates.Aussi bien doit-on faire remarquer à ceux qui sont aujourd’hui tout férus, quoiqu'un peu tard, des doctrines soutenues en 1937 par le général.de Gaulle, que l’organisation industrielle de la France de cette époque eût été bien incapable de produire en trente mois les 3,-000 ou 4,000 chars d’assaut, dont l'auteur de l’Armée de metier réclamait si judicieuseirtent la construction, quand bien mémo le Conseil supérieur de la guerre et M.Edouard Daladier se fussent rendus d’enthousisame aux arguments développés par M.Paul Rey-naud, à ta tribune du Palais-Bourbon.En Allemagne, au contraire, les idées parallèles du colonel-général (imlerUm s'étant imposées, toute I economic du Heich et même tes conditions d’existence des particuliers durent se plier à fous les desiderata de l’armée, et il n’y eut aucune crevasse entre la pensée et l’action.* * # Les conséquences de cette triple supériorité lactique, technique et numérique apparurent tant sur les bords de la Vistula que sur ceux de la Meuse, de la Somme et de l'Aisne el jusque sur les rives de la mer Egée.Même vis-à-vis de l’U.R.S.S., l’armée allemande fit valoir, durant dix-huit mois, la suprématie de ses armes et de ses doctrines de guerre.On ne trouvera rien d’éton-nant à cela, car nous savons aujourd’hui qu’au mois de novembre 1941.sur le front de Moscou, le colonel-général Joukov, commandant alors le groupe des années du centre, ne disposait en fait de blindés mes employé dans les combats de rues de Stalingrad, et du lance-mines à six tubes, réplique allemande au Kalioucbka de 1 année russe, dont la presse britannique publiait récemment les premières photographies que nous ayons eues entre les mains.¥ * * Aujourd'hui, aussi bien dans les très probable, et personne ne don- « tera que son effet ne soit des plus redoutables.Mais encore à l'heure ; actuelle, l'aviation Ju Heich ne po>- « sède quasiment aucun quadrimoteur de bombardement, c’est-à-dire ; que la charge utile de ses meilleurs bombardiers ne doit pas dépasser trois tonnes.Et s’il est exact que non seulement l’industrie du Heich Les cordonniers ne veulent pas de division — M.Alfred Charpentier toit une mise au point au sujet d'une pretention de M.Rowley — j Le nouveau contrat de construction approuvé par les syndiques — Retraite fermee pour les ou- I vriers catholiques, le 4 décembre Dans la chaussure Le Conseil général des Syndicats des travailleurs en chaussures di vre la lutte, il n’était pas dans les moyens du maréchal Pétain et du général Weygand, de gagner la bataille du Douro ou du Tage.# * * Quoi qu'il en soit, t’U.R.S.S.a terni, et la Grande-Bretagne, protégée par le fossé de la Manche qui dissociait la combinaison char-avion, s’est constitué une puissante armée.Le 7 décembre 1941, les Etats-Unis d’Amérique ralliaient la coalition ! H'S Américains en ont fait 1 expé-.aturellc- ! l'ience sur le Iront de Tunisie.Mais hanger le sort de ta guerre, celles-ci nous connaissons déjà le char lourd de Bâ lonnes.Mark VI que les Allemands appellent Tiger; avec son canon long de 88 mm.et son blindage qui, par devant, atteint ou dépasse 175 mm., c’est, à n’en pas douter, un redoutable engin de guerre, comme les Anglais et j des Nations-Unies.Tout nnti ment, la guerre s’invétérant en Eu rope et en Afrique, les adversaires de l’Allemagne se sont instruits à la dure leçon de la défaite, se sont s’ensuit-il qu’il soit invincible?Evidemment un obus de 20 ou 37 mm.ne saurait avoir la pféten- ______, lion de transpercer son blindage, formés peu à peu aux méthodes de ! mais on n’oubliera pas que les che .a Wehrmacht, en ont cherché la parade et la riposte, et ont fini par construire des matériels équivalant aux meilleurs modèles en usage dans la Panzerwaffe et dans l’aviation du Heich, que des chefs éprouvés, de la trempe d’un Timochenko, d’un Joukov, d’un Alexander, d’un Montgomery, d’un Anderson ou d’un Portai, ont, à leur lour, conduit à la victoire.Il appartenait à la Luftwaffe et aux sous-marins du grand-amiral Doenitz d’entraver et de ralentir ce grand mouvement de réarmement.En vain: dès la fin avril 1941, les bombardiers du maréchal Goer-ing abandonnaient leurs opérations massives contre l’industrie britannique, sans pouvoir atteindre, quelques mois plus tard, les usines soviétiques repliées derrière l’Oural.Quant aux U Boats, auxquels incombait la mission d’empêcher le matériel construit aux Etats-Unis de parvenir sur les divers théâtres (les opérations, en dépit de leurs remarquables succès de l’an dernier, ils n’ont été à même, ni d’interdire aux Anglo-Saxons le ravitaillement de l’U.H.S.S., ni de prévenir le débarquement des Alliés | en Afrique du Nord, ni de gêner sé-j rieusement la formation du grand arsenal du Proche-Orient.Et.à la date où nous écrivons, les pertes sullies par le tonnage allié, du fait des sous-marins allemands, se montaient pour les trois premières semaines de juin à 43,000 tonnes, selon les propres statistiques de l’O.K.W.Ceci revient à dire que les adversaires de l’Axe ont dû recevoir, durant le même espace de temps, d’énormes quantités d'armes et de munitions, fabriquées de l’autre côté de l’Atlantique.* * ¥ Du point de vue qualitatif, il semble qu’après quelques tâtonnements et quelques maldonnes, Jes Alliés produisent aujourd’hui des matériels chenilles et aériens équivalant à ceux de leurs adversaires.Les chars anglais du type Churchill et américains du modèle Général Sherman paraissent, en effet, au niveau des fameux Mark IV de l’armée allemande, et les divisions blindées britanniques disposent aujourd’hui de toute une gamme de canons automoteurs, tout à fait comparables aux “Sturmgeschütze” de 1 adversaire.En Russie, pareillement, les armements blindés ont pris une énorme extension, comme le prouve l’exemple de Stalingrad, ou, après les pertes énormes de la bataille défensive, huit corps d’armée cuirassés soviétiques partirent, le lit novembre 1942.à l’assaut des nilles constitueront toujours le point faible du char, et quand elles mesurent, comme c’est le cas du Tiger, 60 cm.de largeur sur une longueur de 3 m., l’arme antitank, servie par un pointeur aux nerfs d’acier, a quatre chances sur dix de mettre du premier coup son adversaire hors de combat, si le monstre se présente de face, et tout le monde sait qu’un pareil engin, immobilisé sur le champ de bataille, est perdu dans la plupart des cas.Mais l’on nous annonce déjà que le Tiger va céder ia place à un matériel encore plus puissant, armé.vraisemblablement, d’un canon de 105 mm., sous tourelle.La Luftwaffe possède-t-elle actuellement une nouvelle bombe à grand effet de souffle?Les Russes et les Anglais sont très sceptiques à cet égard.Pourtant la presse italienne a fait mention récemment d’une nouvelle torpille chargée d’oxiliquil, c’est-à-dire, selftn toute vraisemblance, d’oxygène liquide.Pareille invention n’a rien que de obus doit quitter l’âme de la pièce à une vitesse initiale de quelque 1.-200 mètres-seconde, c’est-à-dire qu’il doit posséder des parois particulièrement épaisses, de sorte que sa charge d’explosif se réduit à moins de dix pour cent.D’où Fou conclura que le supercanon est un engin de luxe, d’un rendement des plus incertains.* * * Quant au reste — et ceci vaut pour toutes les inventions de tous les belligérants — on n'oubliera pas que les effets d’une nouvelle ________ ____________ _____________ arme ne ressortissent pas unique- \ quelque moyen que ce soit, venir prend que les Anglais ne se se'iteni travailleurs en chaussures de ! nullement troubles pat an non e yjuntréa], en p.rüculier aux onde oxihquil.L avenir puni ra > ni V;qcrs ;a slater Shoe, de la Euyle démontrer le bien-fonde ou a lege- shoe ci des autres manufactures de rele de leur indifférence.la ville.Pour tous les travailleurs Ici et là, enfi#, on fait allusion on chaussures de cette province, à la mise en batlerie sur les falai- et cela dans l’intérêt général, il ses du cap Gris-Nez de supercanons s’agit de se comprendre pour mieux qui renouvelleraient, dit-on, les ex- s’aider.ploUs de la Bertha contre Paris.1 A la prochaine assemblée, ü sera Assurément, rien n’empêcherait les ’ encore question du boni dé vie Allemands de bombarder Londres, chère.D’après l'opinion de la marnais pour porter a 120 km., un jorité des employés, ce problème du boni de vie chère ne semble pas, pour le moment du moins, donMer satisfaction, La question des tailleurs de cuir sera de nouveau à l’ordre du jour.Ceci demande sérieuse considération de la part de tous ceux qui exercent ce métier.11 reste aussi à étudier et à envisager une question de la plus haute importance.Laquelle?Les ouvriers et les ouvrières de la chaussure peuvent-ils, doivent-ils condamner le Syndicat, une organisation qui a toujours voulu le bien général des ouvriers du métier?Faudrait-il maintenant, par Cela ne coûte pas plus cher.Pour obtenir un manteau de fourrure dont les lignes avantagent la taille do I* femme qui le porte, con-fioz-en la confection à P.-A.ASSELIN ET SES FILS, maîtres-fourreurs et dessinateurs de grande classe.Cela ne coûte pas plus cher.SEAL HUDSON et CO«J.pllls MOUTON DE PERSE (GRIS) *289 « GW* niua.MOUTON DE PERSE (NOIR) *350.PALETOTS DE iB.C.) (CHAT SAUVAGE) *90Q et OOÏI.plus.P.A.ASSELIN ET5ES 1439 AMHERST DESSINATEURS DE GRANDE CLASSE FILS Tél.: CH.9644 ment à sa puissance matérielle, mais encore à l’impression de terreur qu'elle inspire à l’adversaire et que cherche à développer une habile propagande, agissant par le canal de la presse, de la radio, de la photo et du film.A cette intention, tous les moyens sont bons.Ici s’ouvre un chapitre peu connu de la guerre des nerfs, dont on pourrait citer maints* exemples que d'impérieuses nécessités nous feront réserver pour des temps moins troublés.Billet volaisan Fête-Dieu mie d'une quinzaine de brigades de chars, sans artillerie organique, .____________________ en face des quinze Panzerdivisio-i Moscou l’enlrée en service d’un nou- mm des armées cuirassées Hoepp- '(‘au char lourd, portant le nom de ner.Hoth, Guderian el von KIcisl.Koutousov et qui serait supérieur à *.‘-tous égards, à l’excellent Küm Vo- ochilov, mis en service à la fin de De la Gazette de Lausanne, feuille non-catholique, du 23 juin: 1! n’est pas de fête plus populaire, eu pays valuisan, que cette Fête-Dieu colorée dont les fastes se déroulent au milieu des prés épanouis.De Sion à Savièze.de Saint-Martin à Kippel, d’Héréraenee à Visper-ferminen, les enfants se réjouissent, des mois à l’avance, à la pensée de cet événement: les jeunes filles cousent et ourlent; et les vieux évoquent les cortèges de leur jeunesse qui ne fut jamais à plus grande cérémonie.Le temps qui use toutes choses n'a pas altéré, cependant, dans le Haut-Valais tout au moins, ia phy- semer la division au sein des ouvriers et des ouvrières?Le passé l’a prouvé, la séparation a toujours été néfaste et désastreuse et elle pourrait l’être encore davantage dans l’avenir.Le Conseil général des Syndicats des travailleurs en chaussures de Montréal, Inc., tiendra une grande assemblée, mercredi, le 24 novembre prochain, à l’édifice des Syndicats, 1231 est, Demontigny, à 8 h.15 du soir.Celle assemblée a été convoquée spécialement pour exposer aux cordonniers de la métropole les problèmes mentionnés plus haut.Dse orateurs qui connais- ! sent bien le métier de la chaussure feront un relevé de la situation dans son ensefnble.Ce qu'en pense M.Charpentier M.Alfred Charpentier, président de la C.T.C.C., a relevé dans le communiqué publié par M.Kow-.• i- lev, de l’Union internationale du fTmuf’ P"?: flfïn‘,e‘ .une P,ete P’-0' ; textile, dans les journaux de mar-fondes se lisent sur les visages des | di> ^’novembre, la prétention que les Syndicats nationaux ne représentent qu’un petit pourcentage cette semaine à l’édifice des Syndicats.Plusieurs délégués étaient présents.Le comité de négociation fit accepter par tous les délégués le nouveau contrat de travail signé la semaine précédente.Ce nouveau contrat demeurera en vigueur jusqu’au 31 décembre 1944 et contient toutes les nouvelles augmentations de salaires décrétées par le Conseil Régional.L’assemblée vota et fit transmettre des sympathies à la famille Charpentier à l’occasion de la mort du père de M.Alfred Charpentier, président général de la C.T.C.C., de M, Roméo Charpentier, vice-président du Conseil de Construction, et de M.Achille Charpentier, délégué au Conseil.Convocotions • Cet après-midi (samedi), à 2h.30, au no 1231 est, DeMontigny, importante assemblée des pâtissiers et boulangers.Lundi, 22, au no 1231, est.De Montigny, assemblée du Syndicat des peintres.î h.45; cours de morale à B h.30.* * * m, 9Iub’ déjeuner-causerte, hôtel \Vlndsor, a 1 h Le professeur Frederick B.Dunn.de l'université Yale.Sujet: Security for the western world * Ÿ * a«£ral Accountants Association, assem-b.ée générale à 6 h.30 p.m.hotel Queen's.,paL M- E -E.Couture du Service de colonisation du C.N.R.CIE LAURENCE | MONTEIÏAl *A.T9or ero/rrAm traditions avec scrupule.Grâce à lui, les antiques coutumes ne deviennent pas des prétextes à beu- villageois qui suivent le Saint-Sa-(renient sur le chemin des chapelles.Les fifres «ridulent, les tambours battent, Jp marmaille éear-quille les ycinr.Mais, surtout, des chrétiens prient dans l’humilité de leur simple coeur.Us offrent au Maître leurs champs et leurs prés, leurs travaux et leurs espoirs.Ils lui demandent de les bénir.Ainsi, ce cortège bariolé, ces grenadiers à culottes blanches, à fracs rouges, à shakos panachants, n’est-il pas une mascarade.Les paysans portent ce qu’ils possèdent de plus sionomie de cette coutume vénéra- henu, de plus .riche, pour faire ¦ ¦ ~ escorte a leur Seigneur.En toute autre occasion, cette exhibition de costumes hétéroclites serait grotes- ble.De père en fils se transmettent des consignes de fidélité.D’une génération à l’autre, les hommes occupent la même place à l’église, le même rang dans la “parade”.Les costumes de circonstance s’héritent comme la parcelle de vigne et le verger.La Fête-Dieu d’aujourd’hui ressemble aux Fêtes-Dieu de jadis.Ce n’esl pas là le moindre intérêt de cette manifestation religieuse.La fouie qui se presse autour des Somme toute, ce qui empêcha l’Union soviétique de partager le soi! de la France à la fin du quatrième mois des hostilités germano-russes, ce fut l’énormité de ses effectifs alimentés par un réservoir de 160 million:, (l’ânies, ainsi que l’immensité de son territoire.On n’ouhlie- lionev ,i„ im„„ àf‘r’ ~ ’—.3“ Rceuadiers de Kippel ne se soucie x Axe, et Ion annonce de (jUC pcu passé, sans doute.A grand renfort de publicité, une compagnie de chemin de fer amène dans le Lotschental, chaque année, pour la circonstance, quelques mil- Fannée 1941.Un peut faire les mêmes remarques en ce qui concerne la guerre aerienne.En présence d’une aviation allemande qui s’est assez peu renouvelée depuis 1939.la R.A.F des ouvriers du textile dans la province de Québec, la grande majorité, dit M.Rowley, n’étant pas actuellement organisée et en plus cette seconde prétenion que Jes syndicats nationaux ne représentent nul part les ouvriers du textile de Québec.M.Charpentier nous dit que lorsqu’on parle des ouvriers du textile dans la province de Québec il faut savoir faire les distinctions qui s’imposent pour ne pas induire en erreur le public qui n’y voit goutte.M.Charpentier de préciser que que.Dans tout autre cadre, elle \ dans le textile-co/fon ' c'est bien prêterait à rire.Ici, dans le recueil- l’Internationale du textile qui ne représente qu’un très faible pourcentage des ouvriers dans cette branche de l’industrie dans la province de Québec: elle n’a que deux commencements de syndi- lement de la montagne uni au recueillement d’un peuple fidèle, cette “parade” évoque la pureté, la naïveté, l’innocence des jeux enfantins.Fête de Dieu réellement; Dieu fêté par ses enfants fidèles, par ses sent-i'.s, après la Meuse.Dunkerque, et la Somme, disposé encore des moyens nécessaires pour poursui- £322 CONSTIPATION CF SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin "’S Hurricane il G.; on relèvera mi même titre la véritable renais-I Geo de I armée de l'air soviétique, laquelle en dépit des lourdes per* tes qu elle a dû enregistrer depuis le juin 1941, manifeste, depuis quelques mois une activité toujours grandissante, comme le constatent bers de curieux On pense bien Que ; la ceremonie elle-raeme ne gagne 'p*, sculs leu?s regards Pendant rien a cette affluence.Aussi vaut-il i i’hivrr ms finnf écs nnf nrénaré mieux se rendre dans quelque si- ^ bouquets que leurs promis ar- r/U.X V',la,ge '°n veut P®!1- Forent fierement, ce jour, à leur ciper de coeur et dame a une fete du coeur, des yeux et de l’âme.* * ¥ Montons a Visperterminen, voulez-vous?Le vieux chemin muletier qui part de Viège semble se perdre d’abord dans les hautes vignes qui grimpent, de parcelle en parcelle, jusqu’à 1200 mètres d’altitude.Ce vignoble est le plus élevé du pays.Il fournit un vin qui, bu sur place, ne manque ni de vigueur ni de bouquet.C’est le païen, issu d’un vieux plant non greffé, orgueil cats; Fun à Montréal, l’autre a , ,, .I Valleyfield, alors que la Fédération pauvres fils de la montagne.Il est : najjona|e du textile affiliée à la C.\rai qu ils y trouvent aussi leur : ^ ç q compte dans cette même compte.i bj-auebe du cotton huit syndicats I! suffit de regarder ces visages solides dans les villes de Montmo-pour s en convaincre.La joie éclaté sous le recueillement.Jeunes ! gens et jeunes filles sont unis par rency, Drummondville.St-Hyacin-the, Sherbrooke, Magog, Montma-gny, Cowansville, Montréal, dans lesquels elle jouit de la reconnaissance syndicale et d’ententes collectives avec les employeurs.En outre la Fédération nationale SL!-: jHr I vc dans le tiroir de la commode, j y”c*u,ne.,u4 'ex ,e, f savoir.précieusement.Ils le reporteront le | a soie: sl?t.s3incllca*s’ uans e jour de leur mariage., tricot: un syndicat.Dans chacune de ces dermeres branches du textile, l’Internationale de M.Rowley Assemblées, conférences, etc.Dimanche, 21 novembre Société Salut-Jean-Baptiste, au Monument national, 1132.Saint-Laurent, cours sur l'hygiène par le Dr V.-N.Valin, professeur à l'Université de Montréal.Sujet: "Boissons fermentées, vin, bière et cidre”.Salle il, à 3 h.p.m., entrée libre.¥ ¥ ¥ Société Saint-Jean-Baptiste, Monument national, salle 11, à 8 h.p.m.cours sur la géographie du Canada, par M Benoit Brouillette, professeur à l'Ecole des H E.C.Il parlera du climat canadien, ses avantages et Inconvénients.Lundi, 22 novembre People's Forum, au Montreal Hiah ' School Auditorium, rue Université, à 8 h.15 p.m.M.Max Lerner.prof, au Williams College, collaborateur au journal P.M.Sujet: "Pour quoi nous battons-nous?" * * Vf Cours publics sur la chasse et la pèche.Ét 5 h.30.Ecole des H E.C.535.av.Viger.M.,Charles Frémont.Sujet: La pèche intérieure et la chasse.¥ ¥ ¥ M.Fernand Baldensperger, professeur de littérature comparée, à l'Ecole du meuble.1097, rue Berrl.à 8 h.30 p.m.corne-rence sur la civilisation et la littérature en France depuis le 18éme siècle.Sujet.Les deux ohases de la Restauration; l'une traditionaliste, l’autre progressiste.La littérature (Lamartine, Vigny, Hugo, etc.) ¥ ¥ ¥ Institut Pie XI, à l’Institut des Sourdes-Muettes, 3725, rue St-Denis.Cours de dogme à 4 h.45: cours de morale à 5 h.30: cours sur le Corps Mystique à Où Von Rhabille bien ^ EN R Coupe spéciale _ à chacun Soignée Aussi "Valet Service" à votre disposition ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR 99*.Rachel est - FR.9343-8S50 UL3PE NOIRE tie CHèNARD PARIS •••rfum Tulipe Noire .30—.60 et plus : flacon» et étuis.CANADA DRUG CO., MONTREAL.Poudre fine, douce et parfumée, qui redonne à lo peou »on velouté naturel.60 cents la boîte, a-.-e*- échantillon de parfum Tulipe Noir», j Cl.’1 iwnnnj ZSJZZ' ittSS =33* TT.TX POUR TOUX, RHUMES, (BRONCHITES I TOUJOURS ?LE FAVORI De très jeunes garçons, des en flints presque, prennent part au cortège.Des gamins de douze ans battent du tambour ou jouent de la flute.Dans leur pantalon bfane amidonné, qui ne leur permet pas de s’asseoir, ils se redressent comme des tiéros, marquent le pas vainqueur.Toute leur vie, dorénavant, jusqu’à l’extrême vieillesse.ne compte aucune union.A la Villa St-Martin Les membres des Syndicats son-t invités à faire encore cette année une retraite fermée à la Villa St-Martin, le samedi, 4 décembre prochain.Les exercices commenceront à 2 h.de l’après-midi pour se terminer le dimanche, 5 dé- oriental.Encore païen n’est qu’un sot et n’a quires' | vilTageofreiTexil“rentren^ de bin ,,î fXns"1 de 25c la boîte Cl» Chimique FRANCO Américain» Lté» 1566 ri-e S^lnt-Dem».Montréal Veuillez rr'envoytr ur» échantillon de ROBOL Nom 'Dt des indigènes.Ne lit-on pas sur la ! ils participeront à cette fête de-îès comniuninnéc 'S cons,i!tent Paroi d’un chalet, à mi-chemin du meurée pareille à elle-même, saires du frônt n^ Avro^ ¥ ¥ * °la n-éÜ1’ S' rA1,ema8ne suffira pas seulemcni'^fô^Ki! ne I !?ln dc rroix remarquable, composé Mes rivages de ri inniil®bl 0?' Lf,c (lix chapelles remplies de hau- MaurlceJŒRMATTEN Dans certains pay* d’Europe, jusqu'à il y a 100 ans« l'anneau porte au petit doigt signifiait: "Pas de mariage pour mol”.di, afin de permettre à tous rentrer chez eux pour le souper.Ceux que cette retraite intéresserait pourront communiquer aux Syndicats.MM.A.St-Gharles, Cabana et Foucault «ont chargés de faire les inscriptions et de fournir tous des renseignements.Dans la construction Le Conseil des Métiers de la Construction de Montréal se réunissait en assemblée régulière mardi de la s u p é r km H é ^ tel K tfi* a^t?1ur ,lc Ces 7uT/ï sont d’ü'n ,ochn|- réalisme puissant.Leur nom est soient-elles, que des c a i ni n i g n es'd è'i Vj 9, mTè'i 1911.Lan dernier, on vit umiaral-ire dans les airs un excellent chns ¦seur.P Kooke-Wulf F\V-19ü rL vio.i dissymétrique Blohin et Yoss dont on n a plus beaucoup entendu parler depuis lors, et le bombardier piqueur Dernier 1)0-27, qui paraît des mieux réussis.Dans les combats terrestres on nous a vanté les effets terrifiants du mortier Thor de 600 mm.qui défonça les plus épais bétonnages des fortifications de Sébastopol, du char lanee-flam- réalisme ________________ resté en sobriquet aux villageois.Nulle part, la Fête-Dieu n’a autant de splendeur qu’en ce village de la montagne.Visperterminen ne ! « cm jamais soucié d'èlre progrcs-Mu s*jit ce que ce terme si-ÜÜÜ.f’i ^ l10ur uos villages.) Au contraire.11 se méfie de tout ce qui monte de la plaine.Le curé du lieu est In seule véritable autorité.Cor- tC I rotalènie i Qualité , 8312 ru» 1127.ru» MONT-ROYAL R.2309, ru» ONTARIO E-3475.ru* ONTARIO »•_ 5195 rue ST.LALRRNT 6920 ru» ST-n'-2034 ru* MONT-ROYAL 1374 ru* ONTARIOO * 1561 ru* STF-CATHEHIN» R.2925 ru» MASSON__ 4835 rue wriUNGTON^^ t VC'-L ME XXXIV — No 267 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1943 Hommage au savant français Antoine'Laurent Lavoisier Initiative de l'Institut de chimie de la Faculté des sciences de l'Université de Montréal — La République a guillottiné l'homme qui avait rendu tant de services à la France — Allocution de Mgr le recteur Maurault — Conférences de MM.Léon Lortie, Louis Bourgouin et Georges Baril L’Institut de chimie de la Faculté | de toujours, des sciences de l’Université de Nous save Montréal a rendu un solennel hommage hier soir, en l’auditorium du mont Royal, au grand savant français uue fut Antoine-Laurent Lavoisier, à l’occasion du deuxiènïe centenaire de sa naissance.Cet Institut et l’Ufiiversite elle-même ont mis d’autant plus de ferveur à célébrer la mémoire de ce savant universel en même temps que français que la France est forcée au silence à l’heure présente cl qu’il appartenait à une institution française comme celle du mont Royal de signaler les mérites considérables du “grand Français dont le génie honore l’humanité”.La manifestation était sous la présidence de Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université.Son Excellence Mgr le Chancelier rehaussait la cérémonie de l’éclat de sa presence.Prés de lui, plusieurs personnages formaient un groupe d’honneur.En plus de la brève allocution de Mgr Maurault, trois maîtres de nos institutions savantes ont pris la parole: M.Léon Lortie a présenté Lavoisier comme savant moderne; M.Louis Bourgoin a relaté les fonctions officielles du chimiste Lavoisier: enfin, le docteur Georges Baril a montré l’oeuvre de Lavoisier dans le domaine de la physiologie.Voici l’allocution de Mgr Maurault, suivie de résumés des conférences de MM.Lortie, Bourgoin et Baril : ons bien que les découvertes cte Lavoisier sont devenues le patrimoine universel de la science; mais nous ne pouvons pas oublier que Lavoisier était Français et.qu’en le célébrant, nous célébrons la science française.Voilà le sens profond que l’Université de Montréal a voulu donner à la manifestation de ce jour.Et elle est heureuse de voir ici, en ce moment, des représentants distingués d’universités anglaises, qui noblement s’unissent à elle pour célébrer la mémoire d’un grand Français dont le génie honore l’humanité tout entière.Lavoisier, savant moderne Mgr Olivier Maurault Lavoisier: grand nom français sans doute, mais aussi nom universel.Un le trouve dans tous les dictionnaires.Chacun peut y lire, en résumé, les lignes maîtresses de sa féconde carrière; et comment, étant né à Paris en 1743, il y mourut de façon tragique en 1794, et comment, au cours de ces cinquante courtes années, il fit les découvertes qui lui ont valu le titre de fondateur de la chimie moderne; comment enfin, introduisant l’usage de la balance dans les expériences de laboratoires, il a doté la chimie d’une méthode précise.On vous parlera de tout cela et de beaucoup d’autres choses, dans quelques instants.MM.les professeurs Bourgoin, Lortie et Baril vous montreront les divers aspects du génie de Lavoisier.11 est bon, pendant l’éclipse que subit la France, de se rappeler son éclat d’hier et de prévoir sa gloire de demain.Il est réconfortant, pendant qu’elle souffre en silence la pire agonie de son histoire, de faire le compte de ses bienfaits et de ses vertus, avant sa résurrection prochaine.Nous l’aimerons mieux, lorsque sortant du deuil de sa liberté, elle nous apparaîtra avec ses traits radieux d’avant la guerre et Voici maintenant le résumé de la conférence de M.Léon Lortie, professeur agrégé de chimie générale à l’Institut de chimie: L’année qui s’achève aura été riche de grands centenaires scientifiques dignes d’être célébrés.Le quatrième centenaire de la mort de Nicolas Copernic et de la publication de son célèbre traité d’astronomie; les trois cents ans du baromètre et le deux centième anniversaire de la naissance de Lavoisier nous enseignent que la science moderne, issue de la Renaissance et magnifiquement épanouie au siècle qu’on a justement appelé le siècle des Génies, devait aboutir, à la fin du siècle des Lumières, à ce que l’on a appelé la révolution chimique.Nous retrouvons en outre chez lui plusieurs caractéristiques du savant moderne.Alors que beaucoup trop de ses contemporains se payaient de mots et comptaient sur une facile éloquence pour faire adopter leurs idées, Lavoisier raisonnait froidement sur les valeurs experimentales et, comme un géomètre, fondait ses conclusions sur la rigueur des relations numériques révélées par l’expérience.Au lieu de raisonner a priori sur des concepts abstraits et de puiser dans une dialectique subtile des arguments pour appuyer les constructions fragiles de son imagination, le père de la chimie cherche dans l’expérience et dans le calcul une théorie qui suit d’aussi près que possible les contours de la réalité.Il sait allier l’imagination créatrice au respect des faits observés, le réalisme positif à l’audace des conceptions, la rigueur de la logique à la claire simplicité du style.Fonctions officielles du chimiste Lavoisier doyen de la Faculté de médecine et secrétaire de la Faculté des sciences.expose les découvertes de Lavoisier dans le domaine de la physiologie.L’illusUe chimiste, dit-il, doit être rangé parmi les savants qui, sans être médecins, ont contribué, par leurs découvertes, à faire progresser b science médicale.Baises recherches sur “la respiration e4 la transpiration des animaux”; par son mémoire sur “la chaleur animale”; en créant le protocole expérimentai qui l’a conduit à rnn-i La libération projetée de sir Oswald Mosley lion hostile d’ouvriers de munitions qui ont paradé entre la gare de Uha-ring-Cross et Whitehall, pour protester contre la décision du gouvernement britannique de remettre en liberté le leader fasciste anglais sir Oswald Mosley et sa femme.I.a police a bloqué l’entrée de la rn _ ___i._____________ .| demeure officielle du premie! mi- Ellc soulevé une veritable fureur et ni,S(l-e) j, „0 joi Downing Street, oil une vague de protestations en 200 délégués d’une avionnerie Grande-Bretagne — Manifesta- I suburbaine tentaient de pénétrer tion hostile brisée par la police • par RoSer DUHAMEL •< L'avenir immense de l'Amérique latine 1,’Amerique latine est à la mode.Tout le monde en parle et en écrit.Nous nous sentons une ferveur nouvelle pour ces terres lointaines au climat enchanteur, pour ces populations où se mêlent les civilisations ibérique et indienne, pour ces cultures originales et colorées qui nous paraissent, à nous, hommes du Nord, comme un rayon de soleil dont le reflet nous est une promesse de renouvellement.Ce qui es! étonnant, c'est que nous ayons pris autant de temps à découvrir que nous n’étions pas les seuls en Amérique, avec les litats-l'nis, qu'il existait au sud une vingtaine de républiques qui ont une existence et une histoire au moins aussi anciennes que les nôtres.Mieux vaut tard que jamais assurément, et l’engouement actuel, en partie provoque par la césure intervenue dans nos relations avec l’Europe, marque le début d’une dor, à la fin de sa vie: “L’Amérique du Sud est Ingouvernable; ceux qui ont servi la Révolution — il entendait: l’indépendance — ont labouré la mer”.Un Brésilien disait un jour à Gunther, au cours d’une conversa-tion: "La grande différence entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, c’est que vous, les Américains du Nord, vous amenez vos femmes avec vous”.Cette remarque va très loin et indiqua d'heureuse façon les mélanges contrastés de popmation que l’on découvre j dans cet hémisphère.C'est ce qu’explique Gunther quand il écrit: I “La majorité des Espagnols et des j Portugais — pas tous mais le phis grand nombre — qui ont traversé en Amérique latine étaient des soldats, des flibustiers, des aventuriers, des conquistadores.Ils sont venus non pas pour fuir l’Europe ère de solidarité dont le Canada, et j,mais eri vue d’y retourner riches.Ils plus particulièrement le Canada sont venus pour fonder des colonies français, peut tirer de grands avan- j attachées au vieux monde, non pour t .ges.On le comprend dans les , établir un monde nouveau.Et dans de plus, français qui auront battu la marche et qui auront entrevu la voie.Deux ouvrages, parus à peu près en même temps, nous apportent une mine d’informations sur tous its pays de l’Amérique du Sud.Car il ne suffit pas d’enfler la voix et de célébrer en de pompeuses péroraisons les vertus et les mérites de ces peuples, il est aussi indispensable que nous apprenions à les connaître et par là à les comprendre.Il s'agit de la traduction française de Inside Latin America, de John Gunther, et de Sud Amérique, de Jean-Gérard Fleury.Deux livres différents à plusieurs égards, mais qui se complètent lieureuseinenf et qui devront devenir familiers à tous ceux qui saisissent l’importance que prendra de plus en plus l’Amérique latine dans notre vie.Au surplus, cette lecture est extrêmement agréable.Nous nous promenons, avec deux guides avertis, dans des pays tellement différents du nôtre que nous prenons à les suivre un plhisir extrême.L’exotisme est une source inépuisable de poésie.* * * John Gunther appartient à la li-j gnée des grands correspondants contemporains qui parcourent le monde et écrivent l'histoire au fur et à mesure qu'elle s’accomplit.La formule comporte des avantages et des inconvénients.Elle perd en profondeur et en définitif ce qu’elle gagne en pittoresque et en rapidité d'informations.Le reporter rompu à son métier passe quelques jours dans un pays, il jette un coup d’oeil rapide sur les paysages, il rencontre les gens en place capables de lui fournir les grandes lignes de la situation, il cause avec les chauffeurs de taxis, les serveuses de restaurant et les chasseurs d’hôtel, bref, il se fait vine idée sommaire des sentiments de la population comme des ressources de la contrée.Une fois en possession de ces renseignements de première main, il sera capable de faire un livre intéressant s'il complète son information par la lecture d’ouvrages, de rapports officiels et de journaux, qui lui procurent une documentation indispensable pour ne pas demeurer superficiel.C’est là la méthode de travail de John Gunther.Inside Europe et Inside Asia ont solidement assis sa réputation.Je crois que Inside Latin America se classe au même rang que ses deux précédents ouvrages., , ,, „ -.- .M est écrit dans une langue rapide, j , ’ ^sent.C'est un mélange com-il abonde de données historiques, : ^ ^ hommes qui tiennent à leur politiques, sociales, économiques et PruPre conception de ia vie, au clo-géograpbiques.Son traducteur fran- F.1 '* une vieille église, au cime-çais, Albert Pascal, pseudonyme de u>re ou dorment leurs parents, à un Gérard Dagenuis, qui n’en est plus | l,a-vsl,Ke, a une femme.‘ Les gens à se premières armes dans ce do- dm hu prêchent une raison aride maine, rend entière justice au texte S'.souvent déçus, ceux qui par-rt l’on ne tarde pas à oublier qu’il cn‘ '! .cour éveillent une s’agit d’une traduction, prompte reaction.” Faudrait-il croi- On peut regretter que l’édition 7 ,t,ue lous .s Peuples ne sont pas française paraisse avec quelque re-1 t*ncurc ,t,ourr,s .bar le mercantilis-tard.Les événements vont vite et i in,c,„Cun,te",p1orai,1‘’ pourtant, l’on depuis h publication de l’original, I kÜ-, 1 , pFn.ser due les pupu certains faits ont changé.Ainsi i .,9,li,s .‘ Amérique du Sua son talion massive des esclaves noirs Dans ces conditions, l’on n'a aucune peine à comprendre la complexité des problèmes ethniques que l’Amérique latine n’est pas près de résoudre.Le live de John Gunther dépasse •de beaucoup le simple reportage.Il est peu de questions qu’il ne traite, et il le fait toujours sans parti pris, avec la seule volonté de renseigner ses lecteurs non pas seulement sur l’Amérique latine, mais aussi sur le Mexique el les petites républiques de l’Amérique centnaJe.Son ouvrage prendra quelque temps à se démoder et il sera d’ici là une source précieuse, je dirais même irremplaçable, de documentation.Il contribuera aussi à opérer le rapprochement, souhaitable à tous égards, entre les diverses populations de notre continent.Salutos Amigos! * * * Le petit livre de Jean-Gérard Fleury ne prétend pas être une somme, (/est un panorama à vol d’oiseau de l’Amérique latine; à vol d’oiseau,' en toute rigueur de termes, puisque l'auteur a utilisé l’avion pour visiter ces différents pays, dont il nous fournit une impression acouise du haut des airs.| Les notations pittoresques voisi-j lient avec les informations économiques et sociales et les données S historiques.Tout cola demeure évi-; demment très sommaire, mais d’un très vif intérêt.Je ne connais pas j de meilleure introduction à la connaissance de l'Amérique du Sud.Fleury consacre une bonne par-lie de son volume au Brésil et nous i jugeons qu’il en est très bien ainsi, j Le Brésil est en effet de beaucoup! le pays le plus important de cet hé-1 misphère et mérite plus qu’une; étude cursive.En parcourant au pas de course l’histoire de cette contrée attachante, Fleury rend un bel hommage à l’oeuvre accomplie là-bas par les Jésuites, notamment par ce Manuel de Nobrega, qui se révéla "un esprit plein de décision, hardi dans l'action et même dans le combat”.G est eet homme qui eut le grand mérite de s’élever contre les préjugés de caste et de s employer à associer l’indigène, non comme esclave, mais comme collaborateur.Les Brésiliens ont conservé des conquistodares d'autrefois un certain idéalisme, favorisé par une culture très élevée.“Le peuple bré-.si h en n’est pas une mécanique que • Ion meut pur l’inflexible attirance 9 Un chantre ému du pays canadien Albert Ferland n’a jamais recherché les lumières de la • publicité'.Il a poursuivi dans l’ombre et le recueillement son rêve obstiné de poète.Il est mort ces jours derniers, septuagénaire, après avoir cultivé la muse pendant plus d’un demi-siècle.Chez plusieurs poètes ou prétendus poètes de sa génération, les vers n'ont été qu'une passion de jeunesse.Après un ou deux recueils où pouvaient se manifester des dons certains, ils ont abandonné leurs premiers émois et se sont lancés dans ce qu’on est convenu d’appeler la vie sérieuse; iis ont fait de l’argent ou essayé d’en I faire, ce qui est exactement la même chose, sauf pour l’intéressé.Ils n’ont pas tardé à oublier les rimes de leurs; vingt ans.Ce n’étaient là que des souvenirs lointains dont ils se moquaient bien un peu, du sourire indulgent de l'homme qui s’amuse de l’enfant qu’il a été.Ce ne fut pas le cas de Ferland.Il demeura toute sa vie, fidèle à ses amours de jeunesse.Il avait voué à l’art un culte exigeant qui ne s'est jamais démenti.Poète et dessinateur.il voulut par la plume et le crayon graver sur l'ai- Le galbe de l’aimée ou le regard ardent Des filles de Florence et de L Andalousie, Quand on exalterait les brunes cancenis Dont la danse aux palais des tahjahs se déroule Et t'hétaice hellène immolant à Cyptis Sa parfaite beauté de femme hiêtodoule.Quand on exalterait les grâces de Lia.L"héroïque Judith, Susanne et Madeleine, Les charmes de Lucrèce et de Matozzia, La reine de Lemnos ou la princesse Hélène, Je douterais encor qu'un poète ait chanté.Dans ses heures d'extase et d'amoureuse ivresse.Une femme du siècle ou de l’antiquité Plus que toi gracieuse, aimante et charmeresse! * * * C’est avec Le Canada chanté que Ferland a pris sa place rain l’image patiemment poursuivie de son rêve.Cette djns nos lemtJ „ s.„t ému au spcctacle de son ténacité et cette honnêteté rigoureuse suscitent le respect.Cet homme, petit et grêle, qui ne paraissait guère son âge.avait le regard enflammé et fanatique.Erreur sans aucun doute, car jamais personne ne fut plus modeste, plus discret, plus effacé.Ce feu n’exprimait qu’une énergie sûre d'elle-même, qui avait su triompher des pires obstacles, mais qui demeurait toujours au guet contre les assauts possibles de la lassitude et du dégoût.Ce quatrain irrespectueux de son ami Germain Beaulieu le peint avec assez dt justesse: U/te âme bien trop énergique En un corps malingre et fluet Lui donne avec le perroquet Une ressemblance tragique.Dans Nos immortels, série de portraits d'où la charge n’est jamais absente, Beaulieu rend néanmoins un bel hom mage au poète récemment disparu, quand il écrit: "Fet-land est le poète par excellence du Canada français.Lui seul a vu, de son regard d’aigle, et tels qu’ils doivent être vus, nos lacs, nos bois, nos coteaux, nos érables, nos pins et tout ce qui forme ia splendeur de nos paysages lauren-tiens.Et il a tout chanté avec une voix aussi émue que sa | vision elle-même l’était”.* * * Ferland n'a publié que quelques cahiers de vers.Le premier.Mélodies poétiques, remonte à 1893.L’auteur a alors vingt ans et il écrit bravement sous son nom: Membre de l’Académie littéraire, musicale et biographique de France.Les vers témoignent de facilité, de cette facilité qui sacrait un poète grand homme il y a cinquante ans.Un poème comme Les astres dans les deux évoque la manière de Sully Prud'homme et, à certains vers, les meil- j leurs, Alfred de Vigny.Je me rends compte de l’exagération de ces comparaisons; j’y recours néanmoins, plus pour indiquer une tendance que pour marquer un point! d'achèvement.Certaines pièces, Migonnette.par exemple, pcwèdent un rythme vif et allègre, qui me convainc que ferland aurait eu avantage à ijèlaisser plUÏ souvent l’alexandrin pompeux et sonore.Le poète est encore très jeune et il s'enchante de certains mots dont la mièvrerie fait grincer les dents à des lecteurs de 1943.Il est souvent fait mention du “gazouillis des gentils oisillons”, le “zéphyr” et les “noirs autans” soufflent fréquemment dans ces pages.En somme, peu d’observation véritable, des sentiments à l'eau de rose, juvéniles et exclusivement verbaux.Et il ne faut pas oublier de souligner, pour en sourire, ce poème qui s’intitule bizarrement: Alternative érotique à l’occasion d un pèlerinage.De toutes les occasions.Heureusement qu il y avait alternative! * * * Six ans plus tard, Ferland consacrait aux Femmes rêvées un tout petit recueil, sur papier de luxe, avec des illustrations du peintte Delfosse.un recueil honoré d'une préface du grand poète de l’époque, Louis Fréchette.Ce dernier présente ainsi ces vers: “Ce sont, indécises et flottantes comme de fugitives lueurs, les virginales visions qui passent et s'enfuient en souriant sous leurs voile:, et vers lesquelles l’adolescent tend les bras, les yeux fermés dans un ravissement d’extase ’.L’adolescent a subi fortement l'influence parnassienne.Son poème Exaltation rappelle la manie énumérative de José-Maria de Hérédia: Quand on exalterait les femmes d’Occident Ou des mystérieux royaumes de l’Asie, pays et il a voulu le chanter en des vers qui atteignent parfois à une émouvante sincérité.Ce lyrisme ne tombe pas dans les traquenards du patriotisme en vers.C’est la nature qui l'attire, les grands arbres de nos forêts, les Laurentides, la neige, l'éveil du printemps.11 lui manque souvent le souffle nécessaire pour atteindre à la grande épopée rustique.“Le sais-tu.Canadien, qu’il est beau, ton pays?.” Le Canada chanté se divise en quatre livres: Les Horizons (1908), Le Terroir (1909j, L'âme des bois (1909) et La Fête du Christ à Ville-Marie (1910).Le dernier cahier comprend des vers de circonstance, d’où leur faiblesse.Au reste, une note liminaire nous prévient: Pour lire pendant le congrès eucharistique.De tous ces poèmes, il en est un qui me ravit particulièrement, et qui laisse deviner ce dont était capable Ferland, quand il parvenait à se dépêtrer des rigueurs d’un impitoyable alexandrin.C’est la Berceuse Atoena, inspirée de la vie du grand Notd, et qui commence par ces strophes: En rafales l'Hiver déchaîne Ses Vents hurleurs sur le Youhon, Et, seul dans la forêt lointains Qui longe les monts Koyoukon, Mon cher époux chasse le renne.Xami, Kami, dors doucement! Xami, Xami, dors, mon enfant! J’ai brisé ma hache de pierre; Bientôt je n'aurai plus de bois.Les jours gris traînent leur lumière.L’arbre se fend sous les deux froids, J’ai brisé ma hache de pierre.Xami, Xami, dors doucement! Xami, Xami, dors, mon enfant! (.) Mon petit, j'ai U coeur en peine! Que fait-il donc si loin de nous, Kouskokrala, chasseur de rennes?Ah! qu’il est longtemps, mon époux!.Mon petit, j’ai le coeur en peine! Xami, Xami, dors doucement! Xami, Xami, dots, mon enfant! * * * Albert Ferland mérite un souvenir reconnaissant pour avoir voulu soigner constamment la forme et s'être interdit toute négligence.Peut-être souhaiterait-on parfois qu’il se fût libéré de certaines formules encombrantes et qu’il eût chanté d’une voix dégagée de toute servitude.Fidèle à son canon de la beauté, il a oeuvré avec patience et quelques-uns de ses vers trouveront toujours place dans nos anthologies.Peu imaginatif, il a racheté cette faiblesse pat le souci constant de l’équilibre et de la logique; on avouera toutefois que ce ne sont guère là des vertus proprement poétiques.Dans L’Ecole littéraire de Montréal, dont il fut lui aussi l'un des fondateurs.Jean Cbatbonneau consacre à Albert Ferland quelques pages très justes, qui le situent dans sa véritable perspective, et il conclut: “Il plane au-dessus des réalités, confiné dans son rêve”.Qu'ajouterions-nous de plus à cette phrase qui veut être un hommage plus qu'un jugement?R»g«r DUHAMEL LIVRES ET REVUES Des témoignages, chrétiens La collection “Civilisation”, dirigée par Jacques Maritain à la Maison française d’éditions de exprime des opin'ons qui lui sont propres, dont ne s’inspire nullement Hitler, on permet les pèlerinages et les processions, cérémonies tout à fiÿt inoffensives, tout en - T- ut.tllt-O LVJUl tl Jcyi lliuueil 31VCS, IIJUI en New-York, publie des extraits choi- i interdisant de mettre le mot ‘‘Dieu” sis et commentés par Paul Vignaux ‘ ‘ des Cahiers du témoignage chrétien, sous le titre de France, prends garde de perdre ton âme.Comme nous l’apprend Jacques Maritain dans son avant-propos, ces Cahiers ont été fondés par un groupe de catholiques auxquels n’ont pas tardé de s’associer des amis protestants.C’est une publication de la résistance, où s’expriment avec franchise et droiture des Français qui ne veulent pas laisser effacer le message chrétien dont ils se jugent les dépositaires.Contre la perfidie du nazisme, ils opposent la lumière éblouissante d’un christianisme bien compris et ils refusent de pactiser avec l’ennemi, notamment sur le plan spirituel, le plus périlleux de tous et le plus gros de répercussions lointaines pôur l’avenir de la patrie.Paul Vignaux a choisi dans les neuf Cahiers qui sont parvenus en Amérique les textes les plus significatifs.On constatera que dans le désordre actuel des esprits, il se trouve encore des Français qui, sous l’inspiration d’une foi fervente, trouvent la lucidité nécessaire à découvrir la vérité et le courage pour l’exprimer, sous la menace constante de l’emprisonnement et de l’exécution sommaire.• “Les Français qui vous présentent ces Cahiers ne font pas de politique pour ou contre ceci ou cela.Ils n'ont d’autre souci que d’empêcher la lente asphyxie Jes consciences; ils vous apportent des faits contrôlés et des documents authentiques; ils vous rappellent des directions doctrinales”.Voilà qui nous rassure.Nous éprouvons toujours quelque méfiance à l’égard des Français qui militent dans la politique.La misère de ces dernières années nous a en effet prévenus contre une activité où les Français n’ont guère excellé, où ils ont au contraire sacrifié souvent ce qu’ils avaient de meilleur.Un texte fort téressant indique clairement la technique poursuivie en France par les nazis.Us procèdent par différentes étapes.D’abord la séduction.C’était le travail d’avant-guerre alors, par exemple, que l’auteur de la Gerbe des Forces, Alphonse de Chateau-briant, voyait dans le national-socialisme un idéal religieux élevé.Il écrivait, entre autres énormités: “Dans le monde se forme en ces jours un mouvement dans lequéi s’exprime tout l’essentiel du christianisme: l’oubli de soi-mème, le sacrifice de soi-mème.Le national-socialisme fut un jaillissement religieux et, comme tel, a les mêmes droits que îa source”.Ensuite, compromettre.Favoriser un programme en apparence profondément chrétien et, grâce à cette équivoque, se ménager des bonnes volontés.Par la collaboration, on invite de bons Français à travailler à l’ordre nouveau, sans qu’ils se rendent toujours compte que cet ordre nouveau est fondé sur les principes du nazisme.L’erreur des débuts disparait peu à peu et les Français ont découvert l’imposture.Enfin, pervertir et détruire.A cette besogne, les Allemands Se- dans les programmes d’enseignement, on trouve un ennemi corn* mun chargé de porter tous les péchés d’Israël, et cet ennemi, c’est la .maçonnerie et le Juif.Or, le plus curieux, ce sont les anciens maçons qui.se montrent le plus empressés à collaborer et les Allemands les accueillent au reste très favorablement, dans la pratique, pourvu qu’ils continrent de les dénoncer dans les journaux et à la radio.On trouve aussi dans ce livre un exposé très au point de la position catholique à l'endroit de l’antisémitisme.A cet égard, il est intéressant de relire un passage d’un discours de Mussolini, qui savait parfois exprimer des vérités de rude bon sens, avant qu’il ne s’inféodât à l’Axe qui devait enuser sa ruine.I! déclarait, le 13 mai 1929: “Il est ridicule de songer, comme ^on l’a dit, qu’il fallait fermer les synagogues ou la Synagogue.Les Juifs sont à Rome depuis le temps des Rois; peut-être fournirent-ils des vêtements après l’enlèvement des Sabines! Ils étaient cinquante mille au temps d’Auguste, et ils demandèrent à pleurer sur le cercueil de Jules César.Ils resteront sans être inquiétés”.France, prends garde de perdre ton âme est une lecture fort jédi-fiante sur le sens chrétien des Français.Catholiques et protestants savent s’unir pour assurer le triomphe des valeurs spirituelles, ballues au vent des influences néfastes.(France, prend garde de perdre ton âme.Aux Editions de la Maison Française, New-York, 1943).Dans Paris occupé En France, l’esprit ne perd jamais ses droits.Lors du retour de* cendres du duc de Reichstag, les Parisiens — c’était en décembre et il faisait très froid — firent ce jeu de mot: “Nous demandons du charbon et ils nous envoient des cendres”.Les revues militaires organisées à Paris par les Allemands n’ont pas obtenu beaucoup de succès, même si les nazis donnaient cinq francs aux gamins pour y assister.En revanche, le quatorze-juillet, même sous l’occupation, demeure toujours une occasion de ferveur française.Le sentiment patriotique recourt à toutes les formes pour s’exprimer.“Levs jeunes filles se promenaient par trois, l’une en bleu, l’autre en blanc, et la troisième en rouge; ou bien c’était un costume bleu avec la cravate rouge et la chemise et le mouchoir blancs.Trois enfants à une fenêtre tenaient un cahier bleu, un blanc et un rouge.Partout on arborait les trois couleurs défendues.Une de mes amies fut arrêtée par un agent de police en civil, qui lui demanda» de retirer la grosse fleur rouge qui complétait sa toilette; elle fut sur le point de protester, mais se souvenant des tracts qu’elle avait dans sa poche, elle s’exécuta en disant: “D’ailleurs, elle a été vue assez longtemps”.Si l’ouvrage de Pauline Corday sur Paris occupé était le premier livre du genre, nous y prendrions sans doute, un intérêt complissent des prodiges.Pour _ y ! extrême.Ce n'est pas tout à fait le ariver, on flatte le clergé français, en blâmant les prétendues ingérences politiques du clergé allemand, on laisse e tendre que Rosenberg cas.EL pour son malheur, cette dame ne nous apprend rien que (suite à la page neuf) ont changé.Ainsi, pour prendre un exemple facile, il est fait mention de Ramon-S.Castillo comme président de la République argentine.Depuis ce temps, il y a eu une petite révolution — c’est un fait divers pour l’Amérique latine — et Rawson et Ramirez se sont succédé à la présidence.Ce ne sont là évidemment que des inexactitudes, peu nombreuses et partant secondaires, dans un ouvrage de près île 550 pages.Le lecteur quelque peu au courant de ce qui se passe n’aura aucune peine à se meltre à date.J’ai mentionné une révolution récente.On sait combien elles sont fréquentes dans ces républiques.11 est naturel de se demander pourquoi il en est ainsi.On trouve une réponse pertinente à cette question dans un petit livre trop peu connu d’André Siegfried.Amérique latine, warn à Paris en 1934.“Pour- .—— — .sont indifférentes aux considérations matérielles.L'exemple 'e pl.s frup-pant c.>t celui de l'Argentine, dont le ' principal défaut, écrit Fleury, ist d ctre un concurrent commercial direct des Etats-Unis.Malgré tous les appels au bon voisinage, il y aura entre ces deux pays de la viande congelée! L’auteur de Sud Amérique a le mente de dissiper des préjugés à I endroit de tous ces pays qu’une certaine propagande a pendant longtemps voulu faire passer pour liVür7 '!'T-le's iUIX Puissances tota- vés ‘ aven1lendu ,k's «eus eu!' nVl.,,! Pousser si loin le malentendu qu ils accusaient les d'édr!’ !nS’ mé,Tle les Chiliens I Uie les soutiens et les complices « nazisme en Amérique du Sud.Or ! Argentine et le Chili — avec li iginiy — sont de tous les pays h I Amérique latine ceux où (es! quoi, se demande-t-il, les sociétés j .IJL1 V.'.'i?* démocratiques sont le politiques de l’Amérique IMine I £ ^ °ù l’es- éprouvent-elles cette peine à trou- mpnt i."re e h'us violem-.- ni,h?,nni pBr 1» Population.” dera à liav!»rqUe Ce ,énioiRnage ai-.'1 ® la\cr ces contrées d’une in-jure gratuite, lancée généreusement par dis gens pour qui tout ver l’èmi'libre et la stabilité?Rousseau, dans le Contrat social, en suggère, me semble-t-il, une raison: “Quand un gouvernement, écrit-il, est entre les mains d’un seul, alors il se troueve une trop grande distance entre le prince et le peuple, | est latin paraît entaché de crimc^ tance entre le prince et le peuple, j n , et l’Etat manque de liaison.Four la permets de céder Tu ,!ÜIe’ Jc nle former il faut donc des ordres in ! Jarole à Siegfried nui 3 terraidiares.” Des ordres interraé- j mirablement ï’nppmq parhe ,Tiercé diaires, c est ce qui manque le plus; rArnériquc du Sud: "I.’Américin a ce pays On y trouve des elites latine est travaillée par un ideal d une culture raffinée et des masses mais elle .tient fermement, dans sà ignorante/, fortement métissées et recherche, à ne s’écarter ni de su habitant souvent de territoires éloi- ; tradition, ni de son génie.Pour se gués géographiquement et psycho- maintenir dans son axe, que l’his-logiquement des centres administra-1 loire a déterminé pour elle, il lui tifs.C’est ce qui explique le mot faut évidemment résister à bien désenchanté de Bolivar, El Liberia- des tentations, éviter bien des at- tractions centrifuges.Qu’elle penche, dans certaines régions écartées, vers l’indianisme, et ce serait la civilisation occidentale elle-même qui risquerait de péricliter; qu’ailleurs elle laisse le sang noir prendre un ascendant excessif, et l’on risquerait de n’avoir plus effectivement qu’une Afrique derrière la façade, encore séduisante, d’une Europe coloniale; qu’elle s’américanise, au sens de Détroit ou de Chicago, et l’on voit sans doute tout ce que le progrès matériel.le rendement social y pourraient gagner, mais on ne peut se défendre, si l’on est fiançais, de quelque mélancolie, à la pensée de ce qu’y perdrait celte conquête si belle d'un effort millénaire, le raffinement latin.Par comparaison avec certaine élégance sud-américaine, les Etats-Unis, même au comble de leur puissance, laissent je ne sais quelle impression de civilisation plus fruste, où la politesse de l’esprit ne s’est pas élevée à la même perfection.L'élite brésilienne, argentine, chilienne, péruvienne, colombienne le sait bien: c’est dans le cadre d’une double tradition latine — catholicisme et libéralisme —- qu’elle souhaite cons-truire, sans oublier qu’il faut avoir ! un pied sur terre, et qu’ici la terre | ctst le continent américain.” D'ici quelques années, nous assis-1 terons à de grands événements du côté de l'Amérique latine; le Canada français doit le savoir et diriger j sa politique en conséquence.* * * John Gunther, L'Amérique latine.\ En vente au Service de Librairie , du Devoir.Au comptoir, $3.00; par la poste.13.15.Jean-Gérard Fleury.Sud Améri- { que.Editions de la Maison françai- I se, New-York 1943, — Avant que fût terminé le chemin de fer du Pacifique Canadien en 1885, une lettre envoyée de Victoria prenait trois semaines à sp rendre à Toronto.Echos Pour faire plaisir à Michelle Le-Normand, qui nourrit une dilection particulière pour A Tree Grows in Brooklyn, apprenons-lui, si elle ne le sait déjà, que Betty Smith n’a aucun talent pour administrer ses revenus.Au temps où elle vivait des royautés que lui valaient ses pièces en un acte, elle avait l’habitude de confier tous ses chèques à son épicier, qui lui versait ce dont elle avait besoin, pas davantage.Un épicier promu banquier, à Brooklyn! * * * Peu de temps avant de mourir, Raoul de Roussy de Sales publiait The Making of Tomorrow.Sa veuve a l’intention de faire naraitre dans les prochains mois The Making of Yesterday, formé du journal et des mémoires du comte, journal tenu au jour le jour pendant de nombreuses années., * * * Dans Copper Camp, on trouve ce trait amusant, be sénateur Clark s’était enrichi dans les mines île cuivre grâce à un travail acharné; il avait deux fils qui dilapidaient sa fortune.Un jour qu’un cocher le conduisait à la gare, il lui donna nn pourboire de dix cents.Le en- • cher fut désappointé et dit au sé-| naletir que ses fils lui donnaient toujours nn dollar.“Or , je sais, reprit le roi du cuivre, Millie et Charlie ont un père riche, moi, jp n’m ai pas”.ÿ ¥ * Dirigé par une équipe cultivée et pleine d’allant, le Quartier latin s’affirme de semai >e en semaine un hebdomadaire de belle qm.lité, préoccupé des différents problèmes de la culture et soucieux d’apporter des solutions neuves.Ce qui frappe davantage dans le journal des étu-disnts, c’est le don de la vie.Il n’en a pas toujours été ainsi.Nous avons connu des années où les collaborateurs paraissaient être des vieillards prématurés.Cette année, nous prenons grand plaisir à le lire.Quelques signatures se font remarquer par l’originalité des vues comme pour la vigueur du style.La plupart de ces étudiants ne feront pas par la suite métier d’écrire.Il n’en reste pas moins qu’ils auront acquis, comme en se jouant, une expérience précieuse.Et pendant ce temps, ils auront fait la joie de leurs lecteurs.HENRY BORDEAUX» d»i l'Académie Française L’Ombre sur la Maison LIBRAIRIE PLON, PARIS (Réimprimé par Rony) "L’Ombre tur U Maison”, publié en France au cours de 1942, est !'un des plus beaux livres, et des plus humains, des plus passionnés, que l’on puisse trouver et qu’il faiHe lire.Prix du volume $1.25 Par la poste $1.35 En vente chez tous les libraires Librairie J.-A.PONY Limitée 554 est.rue STE-CATHERINE Tél.: HA.2577 Montréel LA NOUVELLE RELEVE publiera à partir de décembre le texte des conférences dt Jacques Maritain sur L'Immortalité de l'âme et La fin du machiavélisme Avant le *3 O novembre les nouveaux abonnés ont droit à une PRIME A tous ceux qui nous feront parvenir le montant de leur abonnement (10 numéros : $2.00) avant le 30 décembre, nous offrons en prime deux volumes : |oliff et Magadur, hommes de mer, roman par Maurice Ke^rue ($1.25) et l'un des deux livres suivants : La puretc dans I art Wallace Fowlie ($0.90) ou L’Extiéme-Orient et nous par Auguste Viatte ($0.65).L’ARBRE # 60 St-jacques, Montréal —:— Paru en France en 1941 Un académicien : Maurice Donnay un prêtre : R.P.Benoît Lavaud un médecin : Docteur Pierre Merle un romancier : Daniel-Rops une éducatrice : Yvonne Estienne un professeur : Pierre-Henri Simon se penchent sur l'âme et le mystère de la femme i LA FEMME ET SA MISSION $1.50 L’ARBRE • 60 St-Jacques, Montréal VOLUME XXXIV — No 267 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1943 9 Livres et Revues (suite de la page huit) nous ne sachions déjà sur les tracasseries du vainqueur, sur les misères morales et physiques des Français comme sur leur magnifique esprit de résistance.Nous avons lu tout cela trop souvent pour conserver notre fraîcheur d’émotion.Pauline Corday écrit très simplement ce qu’elle a vu et entendu; son témoignage parait d’une parfaite authenticité.(Pauline Corday, J'ai vécu dans Paris occupé.Au comptoir, $1.25; par la poste, $1.35).Revue ou journal?— Une Française nous avait défendus — Le Quatuor du Conservatoire — Ministre ou Secrétaire?— Le quarantenaire du "Motu Proprio" sur la Musique sacrée Amérique française Exigences, par Jacques Lavigne.Expose les positions de la revue.“Nous n’avons pas d’école littéraire définie: nous ne sommes ni claudéliens, ni valériens, ni classiques, ni romantiques; nous n’avons pas de système philosophique défini: nous ne sommes ni thomistes, ni blondéliens, ni bergsoniens; pas de politique définie; nous ne sommes ni libéraux, ni nationalistes, ni socialistes, ni communistes; nous n’exaltons pas une musique, une peinture, une architecture, un théâtre plus qu’un autre; nous ne sommes ni modernes ni anciens; nous ne sommes pas davantage un melange de tout cela".En somme, tout et rien.Attitude d’esprit éminemment réceptive, pourvu qu’elle évite l’écueil du vide.L’esprit de la revue?“Ce n’est pas un esprit d’école, de système, mais une attitude qui enveloppe toutes les formes de pensées pour les attacher à la vie (les hommes d'où elles sont issues, afin d'aider les hommes à se mieux évaluer en les aidant à mieux voir ce qui les entoure, à mieux se secourir en s’éclairant mutuellement selon leur orientation propre”.Jacques Lavigne, dit-on, est philosophe.Tout s’explique.Fragnient d’une pastorale, par Pierre Baillargeon.Attendons de lire la pastorale en entier, dans son intégralité comme dans son intégrité ! /.es menottes, par François Uer-tel.Un extrait d’Anatole Lajilanle.curieux homme, un curieux livre qui sera en librairie dans quelques semaines.' A In conscience universelle, par Dostaler O’Leary.L’auteur rappelle ce que le monde doit à la France et demande justice pour elle.Un article généreux, dans la veine 1 trac’e par le grand Saint-Exupéry, i dans sa Lettre à un otage.Promenade dans la montagne, \ par Jacqueline Mabit.Les dons re- j marquables de conteur de cette jeune femme se révèlent une fois de plus.Beaucoup d’humour, très discret, de belle qualité.ynyade.par (îilles Hénault, Le plus spontané, le plus bondissant, des jeunes poètes du Canada français.Une ivresse des mots qui rejoint toutefois une pensée, dans un abandon d’une féerie renouvelée.La maison de P Esplanade, par ?\nne Hébert.Une nouvelle d’une allure réaliste qui étonne chez l’auteur des Songes en équilibre.Un métier déjà sûr.et qui ira sans ees'-e s’affirmant et s’approfondissant.R.D.Convention d'universités remise ( bec 19 (E.P.) — On a annoncé ir“ aujourd’hui, que la convention oniuictMe de la Federation canadienne des universités eatholi-nues qui devait avoir lieu les 27 et 28 novembre a été remise à une date non fixée, par suite de circonstances imprévues et incontrôlables.Le discours de M.Jlsear Hnlccki, recteur (le l’Université de Varsovie sem cependant entendu le 28 novembre, comme il a été annoncé.Une correspondante dont je lais le nom, ne sachant pas si elle me permettait de le donner, m’a envoyé deux numéros d’un journal de Paris, La Page, dales naturellement d’avant la guerre, ("est la réalisation d’une revue d’art en journal ordinaire, formule qui, semble-t-il, obtenait un très grand succès (je n’ai aucun moyen «le savoir s’il existe depuis Tété* de 1940).C’est à la fois un papier-nouvelles, si Ton veut traduire l’expression anglaise de newspaper, et une revue de critique et d’analyses.On y trouve toutes les rubriques d’un journal français depuis le grand éditorial jusqu’aux faits divers et d’abondantes annonces; niais scs huit pages sont exclusivement consacrées à la musique, oeuvres et concerts, au théâtrè et au cinéma, à la radio et aux disques, aux expositions, à toutes les manifestations d’art en un mot.Cet envoi est en réponse à ce que j’écrivais ici le 30 octobre sous le titre de “Pourquoi à Toronto et pas à Montréal?” Ma correspondante écrit qu’elle sciait heureuse de voir se fonder une revue, mais elle préférerait que cette revue revêtit une forme analogue à celle du journal parisien.C’est une idée intéressante et qui mérite d’être étudiée.Un journal construit dans la même forme (pie La Page.— c'est-à-dire celle des grands journaux de Paris — ne se conserverait pas comme une revue,.mais il serait la source de plus de revenus pour l’établir shr des bases solides.La rédaction, facile à organiser à Paris, rencontrerait ici certaines dif- Une nouveauté, et que Ton attendait.PHILOSOPHIE du LANGAGE par Louis Lachance, O.P.PRIX7$1.50 En vente au "Devoir” et dans les principales librairies.Le* Editions du Lévrisr 5375.av.N.-D.de Grâce (Tél.EL.4677) Montréal 95.avenue Empress (Tél.2-7363) Ottawa )E VOIS TOUT \ de NOVEMBRE VIENT DE PARAITRE • • • SOMMAIRE Ouvriers et électeurs sont travaillés par Pierre VIVIERS La foire aux lettres Le vote électoral secret existe depuis 1874 par Paul DAUTRAY A lire : romans-nouvelles Le Dédale par |eanne de LA CROUSILLE L’Etoile noire par Edouard PEISSON Echos politiques : Québec, par JUSTIN Ottawa, par J.-Pierre LORTIE Robert Cavelier de La Salle par P.D.Bilan d'octobre (chronologie) par René de BOURIOLY Mercier, Taillon et Flynn ont-ils dit “vous") par Louis LAMBERT L’avenir de nos établissements par Michel ALAIN Grasseyex-vous?par Pierre LECRAS Charlotte Corday par Me Maurice GARÇON Frank Sinatra 'cinéma! par Lorenxo COTE Amour (A vous afficher dans le coeur).par CHRISTIANE Délices (Les pommes de chez nous) ., et Modes CITE DE MONTREAL par Wilson & Frères.No Ï537 rue Notre-pame Est.pour permL*slon d’emmagasiner du charbon (plu* de cent tonnes) sur le lot No P-396 de la division cadastrale de il paroisse de la Longue-Pointe, Quartier Mercier, No 8221 rue Notre-Dame Street i £*SC.Toute opposition k cette demande doit 1 être communiquée dans les 15 Jours & J.-ALPHONSE MONOEAU.Montréal.20 noy.1943 °reffl'r ^ 1& Clté’ DACTYLOGRAPHES AVIS DEMANDE a été faite k la CITE DE MONTREAL par Provost Cartage Co.Ltd.No 306 rue Turgeon.pour permission de maintenir une chaudière 15 c-v sur le lot de subdivision No 2 du lot No 1951 d* la division cadastrale de la municipalité d* la paroisse de Montréal.Quartier St-Henrl, No 241 rue Maria Toute opposition k cette demande doit être communiquée dans les 15 Jours à J.-ALPHONSE MONGEAU, Montréal.20 nov.m3.arerfl*r de U C1“' Royal — Remington — Underwood — L C.Smith - Corona Silencieux, régulier et oortatlf P r o » tecteurs de chèques duplicateurs, calculateurs et machine* à additionner Vente service, échange, location N.MARTINEAU & FILS 1018 rue BLEURY BE.2318 Entre les rue Vitré et Lagauchetlère ENCADREURS- REPARATIONS MECANIQUES LEFEBVRE FRERES Limitée REPARATIONS MECANIQUES • ET SOUDURE • Téléphone : 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n’est pas certain de jouer contre les Leafs — La partie de demain suscite beaucoup d’intérêt—Une assistance considérable au Forum Le Canadien a deux dures parties sur les bras pour cette fin de semaine mais les protégés de Dick Irvin comptent pouvoir conserver leur record intact en évitant la défaite contre les Leafs ce soir, à Toronto, et demain contre les Bruins, au Forum.Le Bleu Blanc Bouge a joué huit parties depuis l’ouverture de la saison sans subir aucun échec et 11 Canadien et Royal ont triomphé Le Royal de Lome White a continué sa marche victorieuse dans la ligue Junior au Forum hier soir quand il a remporté une victoire liés facile sur les Terriers dfe Verdun qu’il a écrasés par 8 à 1.Les joueurs McUueston, O’Connor et Todri ont été les étoiles du Royal Canadien pour la première fois cotte saison.Dav a terminé en di- ^ .sant que le Tricolore ne pouvait lomme ils ont tous trois participe pas continuer à garder son allure a triomphale et que ce serait les Leafs qui feraient en sorte de leur mettre le bâton dans les roues.La joute de dimanche soir sera une autre joute très vivement disputée.Il est vrai que les Bruins ont été écrasés à Chicago, jeudi soir compte être de taille à l’emporter 1 par les Eperviers Noirs, mais on de nouveau sur les Torontois et il {sait par contre que le Boston reus espère pouvoir battre les gars d’Ar- thur Ross lorsque les Bruins viendront rendre visite au club local demain.Le Canadien est parti hier soir pour Toronto et Maurice Richard est le seul joueur des Habitants qui ne fait pas le voyage dans la Ville Reine car ce joueur est sur la liste des blessés et le médecin a recommandé un repos d’une autre semaine.Butch Bouchard n’est pas certain de pouvoir s'aligner avec Je Tricolore ce soir car notre joueur de défense souffre d’une blessure reçue jeudi contre le Toronto.Si Bouchard ne joue pas c’est Ray Getliffe qui le remplacera à la défense pendant que Bobby Filion jouera à la place de Getliffe à l’aile gauche et que Bobby Walton jouera de temps à antre à l’aile droite.L’instructeur Day, du Toronto, a déclaré à son départ de Montréal jeudi soir qu’il espérait bien que ses gars changeraient la face des choses ce soir et qu’ils verraient bien à faire connaître la défaite au sit toujours à jouer en champion sur la patinoire locale et dimanche ne devrait pas faire exception.Les Bruins de Boston seront ren-forcis pour cette joute pendant que les Canadiens joueront alors leur sixième partie en huit jours.Johnny Crawford, qu fut blessé lors de la joute d’ouverture contre les Canadiens le 30 octobre dernier, reviendra sur l’alignement pour la patie de dimanche soir, pendant que Don *Gallinger, qu fut blessé lors rte la joute de mardi soir contre encore j les Canadiens est suffisamment rc-soir | mis pour pouvoir reprendre sa place sur l’alignement, qui sera comme suit: buts: Bert Gardiner; défenses: Johnny Crawford et Jack Wilkinson, Flash Hollett et Dit Clapper; avants: Cowley, Cain et A.Jackson; Galladine, Aubuchon let De Marco; Gallinger, Guidolin I et Scherza.I La demande de billets est très élevée pour celte joute et tout laisse prévoir une autre très forte assistance à la joute de dimanche soir.La liçue des Industries de guerre Beau Jack de nouveau champion de nombreux buts.Senior compté l’unique but du Verdun.Dans la seconde joute au programme le Canadien de Wilf Cude a réussi à vaincre la puissante équipe du Concordia par 3 à 2.C’est Yvan Hamel qui a donné la victoire aux siens alors qu’il ne restait que 2 minutes de jeu à la période tinale.Petit et Plamondon ont compté les autres buts du Canadien et Coupai et Locas furent les compteurs du Concordia.Le Canadien jouera de nouveau cet après-midi quand il rencontrera le .Mont-Saint-Louis de Georges Mantha au Forum cet après-midi.ROYAL VS VERDUN ._ Première période 1 Royal: McQueston 2 Royal: Todd ' 3 Royal: Malone .1.02 .7.15 Pun.: Demchuk.Deuxième période 4 Verdun: Poliras 5 Royal: O'Connor 6 Royal: Todd .1.25 .3.48 7 Royal: O’Connor Pun.; Young, Todd.10.26 Troisième période 8 Royal: Malon»' 9 Royal: Harvey Aucune punition.'239 .9.42 C’est ce soir qu'aura lieu- au Forum l’ouverture de saison pour 1043-44 dans la ligue des Industries1 perdre haleine avant 1J43 44 dan» la ugue ^ a causé une autre groSSe sur- L1ILUJI u- .il fl mil- New-York, 20 (A.P.).- Ee bondissant Beau Jack, le boxeur qui cause toujours des surprises dans l’arène, mais qui semble toujours la dixième de guerre.On sait que ce c.rcmt est ^ quan3 il a con- formé de quatre équipés, VicKers, servé une énergie extraordinaire Canadian Car, Noorduyn et Fair- ; durant 15 rondes menées chaude- seront ! ment pour l’emporter aux points contre Bob Montgomery et pour reprendre à ce dernier le titre mondial qu’il avait perdu contre lux ne mai dernier.On sait qu’il s agit du championnat mondial reconnu par l’Etat de New-York seulement.Une excellente ofule de 17,otu> child, et ces quatre équipes eu lice dès ce soir.Le circuit du président Ken Stewart a vivement intéressé les amateurs de hockey locaux la saison dernière et on s’attend à un plus grand succès encore cette saison.Les quatre clubs qui se rencontreront au cours de la saison ont comme instructeurs respectifs les bien connus: Georges Mantha pour Vickers, Marty Barry pour Noor- C AN ADI EN VS CONCORDIA Première période Pas de point; -pae de punition.Deuxième période 1 Concordia: Lucas .noo Pun.: Morens, Lajoie, Laplante, Héron, Locas.Troisième période 2 Canadien: Petit .1.00 3 Canadien: Plamondon .5 00 4 Concordia: Coupai .12.00 5 Canadien : Hamel .18.00 Pun.: Morenz, Robldaa.Heron.L’ouverture des séries de la ligue Montréal La Ligue de hockey Montréal Intermédiaire ouvrira sa saison régulière dimanche après-midi à HAré-na de Lachine et à l’Aréna de Val-leyfleld.A Valleyfield, le gérant Lucien Leduc alignera une équipe plus forte que celle de l’an dernier.Le club de l’endroit recevra dimanche le Cherrier, champion du cir- j cuit du président Bob LeBel l’hiver dernier.Les amateurs se rappellent encore les joutes de détail qui ont eu lieu entre ces deux équipes le printemps dernier et la partie de dimanche devrait être âprement contestée.Le Cherrier est piloté cette saison par Wilf.Cude, ancien gardien de buts du Canadien.Cude réserve des surprises aux amateurs.A l’Aréna de Lachine, il y aura programme double.Dans la première partie le Lachine du gérant Maurice Gagnon sera opposé au club de la réserve indienne de Gaughnawaga.La deuxième joute aura lieu entre les Cyclones de !a Canadian Wright et l’équipe du dé-piit de l’effectif No 4 de Longueuil.Lionel Lafontaine est l’instructeur du Lachine, mais comme il doit prendre part aux joutes il est possible qu’il laisse la direction de l’équipe à Patsy Séguin.Angus Stacey, gérant du Caugh-nawaga, a déclaré que son équipe n’alignera que des Indiens et qu’elle sera probablement forte.Alcide Hébert, gérant des Cyclones, est satisfait de l’aide et de l’encouragement que lui donnent H.W.Wright et P.-E.Desroches, respectivement président et vice-président de l’équipe.Le capitaine Marcel Gauthier dirigera l’équipe des soldats.Toutes les équipes de la Ligue Montréal pratiquent depuis quelque temps et il semble, même avant l’ouverture de la saison, que le circuit sera plus puissant que par les années passées.Les officiers de l’Association Nationale 25 ans de service Samedi, 20 novembre 194S Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : 7.00 p.m.QUESTIONNAIRE.— Ce «ont les premiers des classes de 8e et de 0e années de* écoles de Montréal qui prendront part au jeu du Questionnaire de la Jeu- nesse.& la salle de l'Ermitage, à Montréal, samedi Samedi prochain, le 27.l'Oncle Paul (M.Paul Leduc) réunira les premiers de classe des écoles de Québec au Palals-Montcalm Le public est Invité.Les concurrents doivent avoir la carte d'admls-slon signée du professeur.Sommaire des postes locaux personnes a assisté au combat et a été tenue dans un enthousiasme délirant du début à la fin, principalement aux 14e et 15 rondes quand ____ _____ ______ Montgomery, réalisant qu{il allait dûvn Wilfrid’Cude poiir Canadian | perdre sa couronne, se mit a four-Car et Archie Wilcox pour Fair- nir tout ce dont il était capable pen-ehild.R devrait être bien intéressant de suivre la stratégie déployée par ces quatre instructeurs de marque au cours de la saison qui débuté aujourd’hui meme.L’assemblée annuelle du club Montréal C’est aujourd’hui qu’a lieu rassemblée du club de baseball Montréal et tout semble indiquer que le “boss” Branch Rickey, qui est en notre ville depuis hier, annoncera le prochain gérant des Royaux de la Ligue Internationale.Le fameux magnat de baseball a été quelque peu réticent quand il a été questionné au sujet de la prochaine saison de baseball.Il a bien voulu dire toutefois qu’il y aurait à son avis du baseball dans les majeures et dans l’Internationale CBF-6SV kilocycles 12.00 Musique.'.2 30 Nouvelle».12.35 Réveil rural.i 59 sign: ! uoralr», 1.00 En chantant 1.15 Radio-Journal.1.30 Music-hall.2.00 Orch.Shield».2.45 Musique, 3.00 Opéra: Cost fan tutte de Mozart.5.30 Programme musical.5.45 La Semaine nationale d'immunisation.6.01 Musique.d 15 Radio-murnai 6 30 Causerie sur l'hygiène 6.45 Intermcde.7.00 Le questionnaire de la leunesse.7.30 Ensemble Alouette.8 00 L'Heure dominicale.8.15 Gilbert et Sullivan.9 00 Nouvelles.9.05 Hockey: Canadien vs Toronto.10.30 L orchestre de Ray Heatherton 11.00 Programme musical.11.15 Orchestre de danse 11.28 Nouvelle» CBM-S60 kilocycle» Midi Nouvelles de BBO.12.15 Mélodie.12 30 Children's scrap book 12.59 dlgnal-horalre.t 00 Radio- lournal.1.15 Musique.1.30 Musique .1.45 Musique.2.00 Roy Shields et son orchestre.2.45 Joute de football.5.30 Trio vocal, 5.45 Programme musical.6.00 Sérénades.le Radio-journal.6 45 Nouvelle».7.00 Musique.7.15 Hommage il Laurier.7.30 Relais de Halifax.7.45 Semaine du livre.8 00 Relais de Halifax.8.30 Share the wealth.9.05 Hockey: Canadien vs Toronto.9.05 Hockey.10.30 Norman Harris et »on orchestre 11.00 Nouvelles ae BBO.1U5 Causerie.11.30 Nouvelle», CKAC-73.imocyclee Midi Nouvelle*.12.15 La Jeune»*» rural* au micro.i2 30 r-i dînant.13.45 Vedette» 1.00 Bulletin de* fermiers 1.10 Radio Journal.1.15 Le "lolor.hongrois.1.20 Comité des oeuvre» catholiques.1.30 Ecole supérieure de musique.2.00 Causerie; 2.30 Les plu» beaux disques.2.45 au rythme de la valse.3.00 Nouvelle».3.05 Swmg symphonique.3.30 Mélodies et chanson» 4 00 Evénements sociaux 4.15 An clavier dea orgue» 4.30 N uvelles.4 35 Disques pour tous.4.45 Les amis du soldat.5.30 Radlo-petlt-monde.5 45 Les Amis de l’art.6.00 CKAC ce soir.6 15 Causerie.6.30 Intermède.6.35 A l'Opérette.6 40 La piece du Jour.6 4:i Nouvelle* 7.00 Radlo-devlnettes musicales.7.30 Orchestre.7.45 La voix de la Capitale.8.1K: Capitaine Bravo.8.30 Radio-folles, 8,55 Nouvelles 9 oo secret du docteur.9.30 Les diables rouges.10.00 Correspondant de guerre.10.15 Service auxiliaire féminin.10.20 Orchestre.10 30 Orchestre.10 40 Recrutement, ui 4.v Journal parie.11 00 Bonsoir les sport*.11 15 Orchestres 11 30 The colonel.12.90 Nouvelle*.crcr-550 knocyeie* Midi Mélodie* 12 15 Musique Black.12.30 Riding the range.12 45 Highlight*.1.00 Nouvellee.1.05 b.r'.C.A.Children’» Quiz* 1.9V Washington Oiu».1.45 Words and music.2 00 Opéra 5 00 Cocktail musical.3.30 ica» 6.00 Musique de concert 6.13 Nouvelles-éclair.625 What’s huppenlngt 6 30 Lucky melodies 6.43 City improvment.6 50 Dan»» 7 00 Over here, 7.30 Studio.8 00 Interrqéde.8.10 Analyse dc la xuerr* 8 13 Yeomen 'm the guard 8 30 Over there 9.15 Studio.9.53 Peter Hayward.rO.OO rhomaa show.!0 30 Nouvelles 10 43 Recherche» sur la nutrition 1100 Danse.1153 Non veje».CHLP-1490 kilocycle* Midi heure.11.00 Fanfare.Midi Heure témtnlne.1.00 Radio-journal.1.05 Heure féminine.2.C Heure 2 01 Concert Master.2.30 Orchestre.2.45 Musique.3 00 Fanfare 4.00 Radlo-joum&l.4 10 Sérénadeur».4 30 Chanson» française» 4 53 CHLP ce soir.5 00 Heure 5 00 Thé dansant.5 25 Nouvelles 5.30 Radlo-spéelal.6.00 Radio-Journal.6 15 Méli-mélo.6 25 Baseball 0 30 Heure 6.30 Musique eur demande.6 45 Chanson* françaises 7.00 Heure 7 00 Un peu de tout.7.30 La place du march* 8.09 Morton et Raye.8.15 Musique 8 30 Tin Pan Alley.9 00 Heure 9 00 Rhythmic Age.9.3t Musique.10.00 Vers la victoire.10.15 Nouvelle».M.Georges K.BEDDOE, directeur-gérant de Congoleum Canada Limited, à qui les employés de cette compagnie offraient récemment un plateau d’argent en souvenir de ses vingt-cinq années de service.Il débuta comme gérant en Australie en 1918.En 1920, il fut appelé à Montréal pour y organiser l’industrie du congoleum.De 1924 à 1927, il fut directeui des vente* aux Etats-Unis.Depuis 1927, if remplit ici les fonctions de directeur-gérant.Au Sf-Lourent Kiwanis - ¦ ¦ Hül Dimanche, 21 novembre 1943 On sait que ces quatre clubs ali-glieront surtout des joueurs cana-diens-français et les amateurs auront la chance de voir à l’oeuvre la majorité de leurs idoles amateurs.On pourra egalement voir dans i ali-gnenient des clubs dc la ligue des Industries plusieurs joueurs du Royal de la lifiue Senior, ces joueurs ayant le droit de prendre part aux joutes de cette lisue.Michel Normandin.qui est un des intéressés du Fairchild, croit que ce cluli pourra probablement remporter le championnat encore cette saison.Il alignera des joueurs tels Marcel Larochelle, Maurice Despel-teau, Henry Haines, Laurent Lu-frarnboise, Courteau et autres.Le Noorduyn n’est pas à dédaigner avec entre autres Alec Smart, Simlev Me-ronek, Bill Davies, Sibby Mundcy et Hardy.Le Canadian Car n’a pas encore donné un aperçu de son alignement mais on sait qu il alignera au moins trois joueurs du Royal.Reste le Vickers dirigé par Georges Mantha et qui alignera des joueurs tels Tod Campeau, Bernard Lauzon, André Perron, Rod Lorrain, Jean-Paul Renaud Jos.Nadon et Lessard.La première joute débutera a huit heures précises et voici le programme de ce soir; Fairchild contre Noorduyn à la premiere partie et Vickers contre Canadian Car a seconde.e dont il était capaPie Pen-imai5 Coinnie il l’a si bien dit, tout dant que Jack, visiblement rendu a dépendra de l’attitude du gouver-bout, sut faire face a 1 orage en s ac- ¦ .crochant à son adversaire ou en tombant souvent dans les câbles.Il n’a pas volé sa victoire toutefois et ce gars qui, il y a quelques semaines, était facilement battu par un boxeur ordinaire, Bobby Ruffin, l’emporta avec assez de marge pour dire qu’il méritait bien sa victoire et la couronne mondiale des poids-légers qu’il vient de reconquérir.I,’expert de la Presse Associée lui a donné sept rondes pendant que six allaient à Montgomery et que les deux autres étaient milles.C’est là un verdict qui a- semblé plaire énormément à la foule qui remplissait le Madison Square Garden à capacité et qui a payé l’immense somme de $$6.873.04 pour assister au combat.Jack pesait 132 livres Va et Montgomery la Les Alouettes à Ottawa La Ligue Sénior de Québec fera de* nouveau l'inauguration de sa saison officielle ce soir, et espérons que cette fois, les quatre équipes qui composent le circuit pourront rester dans la ligue jusqu'à la fin de ia série qui doit se clôturer le 1er mars.Ce soir les Alouettes de Paul Parent se rendent à Ottawa pour disputer la victoire aux Commandos du gérant McCaffrey.Les fervents de hockey de la capitale fédérale peuvent être assurés d’une lutte très intéressante car les deux équipes semblent être d’égale force et a lutte sera contestée.Les Rovaux de Montréal quittent la métropole ce soir pour se rendre à Québec où ils rencontreront demain après-midi les As de la Vieille Capitale puis mercredi prochain ce sera au tour des deux équipes montréalaises d’en venir aux prises au Forum.Le circuit Slater est très populaire et nul doute que les parties de fin de semaine, comme celle de mercredi soir, attirera une assistance nombreuse.8 Yvon Robert contre Cox jeudi soir Yvon Robert a été persuadé d’accepter un combat contre “Dynamite" Joe Cox, de 2 de 3 à finir pour le championnat du monde au Forum jeudi soir alors qu’il risquera son titre.Robert aurait préféré faire face à Bobbv Managoff mais le promoteur Eddie Quinn, qui était anxieux de fournir un combat-revanche à Joe Cox a fini par convaincre Robert de risquer de nouveau la formidable prise du “commando”.Cox et Managoff avaient tous deux signé des contrats pour faire face à Robert qui eut l’option de choisir son adversaire.Managoff avait la première chance au championnat car Robert avait déclaré qu’il lui accorderait un combat s’il parvenait à battre Cox la semaine dernière.Toutefois, ce combat se termina par un “non avenu” lorsque l’arbitre tomba en bas de l’arène et fut blessé.Robert a toujours insisté sur le fait que la prise du “commando” n'était qu’un étranglement pur et simple et devrait être défendue dans la lutte.Toutefois, il a accepté d'affronter Cox une fois avec sa formidable prise, qui envoya Ro bert nu plancher il y a trois semaines alors que Cox fut disqualifié pour l'avoir appliquée hors de l'arène.Managoff a naturellement été désappointé lorsqu’il a appris que Cox avait obtenu le combat de championnat et a laissé entendre qu’il lancerait tout probablement un défi au vainqueur pour le championnat.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones «u ««rvice du llraf* t BEIalr 3361* i il you* donnera l'adreias d’un dépoiitaira da verra yoMoa|«.nement américain, car, dit-il, “beaucoup de joueurs sont appelés par l’armée américaine à toutes les semaines et l’on en appellera encore plus quand, à compter du 1er février on appellera les pères de famille qui n’avaient pas encore d’enfan-ts lors de l’attaque sur Pearl Harbor”.Le gérant-général des Dodgers a déclaré qu’il croyait bien que la ligue Internationale pourrait continuer ses opérations et qu’il y aura sûrement un club à Montréal.Il a dit toutefois qu’il ne pouvait trouver aucun adjectif pour qualifier la force du club local pour 1944, ce qui veut certes dire bien des choses.Rickey est un type très rusé et il n’a évidemment pas voulu se compromettre.Rickey a ajouté qu’il était à Montréal, sans nouvelles, cette fois-ci et il fut le premier à admettre qu’il lui était bien rare d’alier visiter une ville où les Dodgers avaient un club-ferme sans avoir quelque nouvelle à annoncer.Il a de fait ajouté qu'il ne savait même pas où le club Montréal s’entraînerait le printemps prochain, ce qui veut également dire qu’on ne connaît pas encore le lieu d’entraînement des Dodgers, puisque le club local s’entraîne presque toujours au même endroit que celui de Léo Duro-cher, depuis quelques saisons.Questionné an sujet du prochain gérant du Royal, Rickey a encore réussi à éluder bien des indiscrétions et il s’est contenté de mentionner Je fait que Fresco Thompson avait très bien fait à Montréal L.saison dernière, sur le terrain et en dehors du terrain.C'esl donc dire qu’on ne nommera certes pas aujourd’hui le prochain gérant du Royal à moins d’annoncer que Fresco sera de nouveau à la conduite du club local.Rickey a été reçu par M.Hector Racine, le président du club local, en sa demeure hier soir.L’Association Athlétique Nationale de la Jeunesse, le nouvel organisme devenu récemment propriétaire de la Pa’estre nationale, est formée de hautes personnalités.Son président, M.Wilfrid Gagnon, vient de i communiquer la liste complète du grand conseil.Outre M.Gagnon, les officiers du conseil général sont MM.Romuald Bourque et J.-Alberl Blondeau, vice-présidents; Aimé Parent, secrétaire, et Pierre Roland, trésorier.Le conseil d’administration, formé de douze membres, est sous la présidence de M.Paul Leblanc; se vice-présidents sont MM.Romuald Bourque et J.-A, Desrochers; M.François Desmarais est ie secrétaire et M.H.-G.Gonthier, le trésorier.Ses membres sont; MM.Eugène Courtois, Antoine Desmarais, Paul Dozois, Laurent Jodoin, Lionel Leroux, Roger Martel et Alvarez Vaillancourt.Les autres membres du conseil général sont: M.le maire de Montréal, MM.Andrew-S.Beaubien, Blie Beau-egard, sénateur, Paul Béique, Ernest Bertrand, Théo.Bonin, C.-O.Bousquet, Jules-A.Brilliant, Jos.Brunet, A.-L.Caron, Emile Chaput.Maurice Chartre, Georges Clermont, Aimé Collet.Rodolphe Corbeil, Napoléon Courtemnnche, Aristide Cousineau, Bernard Couvrette, le Dr Hector Cypihot, Armand Daigle, Louis Daoust, A_.-J.Dugal, René Dupont, Raymond Denis, Arthur Fontaine, Gilles Forget, J.-P.-A.Gagnon, Edgar Genest, Aimé Geoffrion, Rodolphe Godin, Sévère Godin, Paull-E.GuilbeauM, Paul Goulet, Edouard Grenier, F.-A.Lambert, Paul Lambert, P.-A Lavallée, Wilfrid Lavallée, Antoine Lefaivre, Olivier Lefebvre, Oswald Mayrand, Rosario Messier, Berthold Mongeau, Edouard Monlpelit, P.-E.Ostiguy, généra:! E.de B.Panel, Alfred Paradis, Philias Paré, Georges Pelletier, J.-Aldéric Raymond, Donat Raymond, C.-A.Roy, Ernest Savard, Jos.Simard, T.Taggart Smyth, Maurice Tremblay, Maurice Trudeau, Maurice Vallée et J.-D.Vallières.^ LE HOCKEY Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycle* 8.53 Nouvelles.9.00 Variétés 9.30 Heure dominicale.10.00 Concerto 11.00 Rhapsody ot the Rockies.11.30 Revue musicale.Midi Franc» combatant».12.1 Radio-Journal.12.30 Orch.Lavallée.'2 59 Signal-horaire.12.30 Orch, Kaye.1.00 Musique 1 30 Théâtre de Radlo- Collège.2.30 Chansonnette*.3.00 Chefs-d'œuvre de la musique.4.00 Music hall.4.30 Airs d'opéra.5 00 Heure dominicale.5.30 Allocution de Son E le cardinal Villeneuve.5 45 Programme musical.6.00 Corcert Llpton.6.30 Radio-Journal.6 45 Intermède 7.00 Nos collèges au micro.7.30 Actualités canadiennes.8 00 Heure de l’opérette.9.00 Opinions.9.30 L'album de musique familière 10.00 Radio-Journal.10.15 Ode à Ste-Céclle.11 OO Programme musical.11.15 Orch de danse.11.28 Nouvelles.CBM-940 Kilocycle* 9 00 Radlo-jouraai.9.05 Intermède 9.15 Récita) de piano.9 30 Sketch biblique.10.00 Nouvelles.10.05 Les hebdoe anglais.10.30 Causerie sur les voyages 10.45 Récital de chant.11.00 Service religieux.Midi Nouvelles de BBO.12.15 Causerie.12.30 Musique.1.00 Hello, children.1.15 Pour le* enfant» 1.30 Quatuor a corde*." 00 Nouvelle* 2.04 Commentaires.2.15 Le courrier de» armées nèo-zeiandalae* 2 30 Service religieux 3.00 Chefs-d'œuvre de la musique.4.30 Church of the air.5 00 Nouvelles 5.03 Les chanteurs de de main.3.30 Comrads In arms.6 oo Concert Llpton.6.30 Commentaires de Londres._______ 7.00 Nouvelles de BBC.Le collège Laval reçoit- un trophée Le collège Laval vient de remporter le trophée Strathcona.La remise en sera faite demain après-midi.à 2 h.30.par les autorités du district militaire no 4.A cette occasion, nos gymnastes donneront une démonstration intime de leur savoir-faire.Parents, amis, anciens sont cordialement invités à cette fête.Dans la période cosmique carbonifère, il v a quelque 250,000,000 d’années, la plus grande partie de la terre, à ce qu’on prétend, était couverte de fougères géantes qui atteignaient 80 pieds de hauteur.HIER BOTR: LIGUE JUNIOR Royal 8.Verdun i.Concordia 2, Canadien S.CE SOIR: LIGUE NATIONALE Canadien à Toronto.LIGUE AMERICAINE Pittsburgh à Cleveland.Indianapolis A Hershey.LIGUE SENIOR Alouettes à Ottawa.LIGUE DES INDUSTRIES Fairchild 4 Noorduyn.Vickers h Canadian Car.LIGUE JUNIOR Canadien à Mont-St-Loul*.DEMAIN: LIGUE NATIONALE Boston & Canadien.Toronto â Rangers.Chicago à Détroit.LIGUE AMERICAINE Indianapolis à Buffalo, Cleveland à Providence.LIGUE SENIOR Royal à Québec.UGUE MONTREAL Lachine * Gaughnawaga.District Depot a Can.Wright.Cherrier à Valleyfield.CLASSEMENT DES EQUIPES LIGUE NATION AI Æ J.O- P N.P.C 7.30 Sketch de ravlat.'on.8.00 McCarthy et Bergen, 8.30 Revue de* événement* de la semaine.8.45 Causerie.9.00 A communiquer.10.00 Nouvelles 10 15 Ode à Ste-Céclle.ll.oc Nouvelle* de BBC 11 15 Conlèrer.cler du Jour 11.je Nouvellee.CKAC-130 kUoeyele* 8.0j NouveUe».8.05 Orgue.8.30 Columbia enaemble.8.45 Le quart d'heure de T Oratoire 9.00 News of the world.9.45 Musique militaire.10 00 Gospel eervlce.10.30 Ope, eue et comédie musicale 11.05 The blue Jacket choir 11.10 Nouvelle*.11 30 Clichés musicaux Mini Meiodie 12.15 Disques pour tou*.12.30 En Jardinant pour la victoire.12.45 En dînant.1.00 Mélodies.1.15 Socrété du bon parler Lançais 1.30 Nouvelle».1.35 EtoL de musique.2 00 Heure catholique.2.30 World music.3 00 Orch Philharmonique de N -Y, 4.30 Dateline.4.35 Musique.4 45 Soldiers of th# pres*.5.00 The lamlly hour.5.45 Musique.6 00 Chronique parlementaire ^ 6.30 Les aventure» de Don Bosco.6.45 Nouvelle» da chez nous 7.00 Causerie politique nar la Jeûnasse d» l'Union nationale 7.15 Au rythme de la val- 10.30 Causerie.10.55 Images de guerre.11.00 Sport.11.15 Orchestre.11.30 Orchestre.12.00 Nouvelles.CFCP-too klloerdee 8 00 Nouvelle*.8.30 Programme musical, w 00 Nouvelle*.0 .0 a Musique.9.15 Coast to coast.10 00 Fantaisie.10.15 Mélodie*.10 30 Southernalre».11 00 Nouvelles 11,05 Soldier* of production.11.30 African Trek.12 00 Novntime.12.15 Studio.12.30 Stars from the blue.1.00 Nouvelles.1.15 Sunday review.1 30 Seitz, blanlste.1.55 Orgue.2.00 Chanlaln Jim.2.30 The show of yesterday and today.3 00 Fireside Singers .- 3.13 Debout.Amérlqu*! 4.00 Sunday vesners.4 30 Getting red of Jasper 5.00 Heure de la vala».5 30 Studio.3.40 Sunday at nom*.8 00 Here comes the fcvna 6.n Causerie.8 30 Nouvelle» « 40 Musique 7 00 Concert Hall.715 Stars from the blu*.7 3 Drame 8.00 Intermède.8.10 Analyse de ta guerre 8.13 Btudlo.8.30 Girl guides present.9 00 Canodlar Army show 9 13 Salon group.9 30 Salon group.9 45 Studio.10 00 Academy award.-n Nouvelle» 10 45 Concert de corde*.11 00 Intermède.11 55 Nouvelle».M.René DUPONT, président de la maison A.-L.Dupont Ltce, meubles, élu ces jours derniers, directeur du club Saint-Laurent Kiwanis.M.C.-V.Charron La Commission des écoles catho-iiques de Montréal a approuvé à sa réunion d’hier après-midi la nomination de M.Chartes-Victor Charron comme assistant-principal i l'école LaUaiwersière.Les commissaires ont aussi fixé la date d’ouverture des vacances de Noël pour les élèves îles classes primaires supérieures, c’est-à-dire les Rte, lie et 12e années, au 17 décembre.CHLP-1490 kilocycle* 4.55 O Canada 4 55 Sommaire 5 00 Orch Towner.3 25 Nouvelle*.5.30 Orchestre.5 43 Intermède.6 00 Variété».6.15 Pou votre foyer.6 30 Parade musicale.7 00 Coffret musical.7 30 Mélodie».8.00 Heur» da la victoire Programmes spéciaux ____ Lee îi boite aux » RADIO-CANADA! 5Ô0 p.m HEURE DOMINICALE invités qui participeront è * % questions dimanche seront lee HJL PP.Ceelas Forest, O.P.Emile Legault.C8.C-, Adrien Malo, O.F.M.et Lucien Martl- nem.p.s.s.^ jaOTENCE jrr le -nM- BRE°DEINOEL, — 8 E.le cardinal Ville-neuve portera la parole en faveur de la campagne du Timbre de Noül dimanche^ Ce sera la première d’une série de quatre émission» organisées sou» les auspice* du comité provincial du Timbre de Noël, en 'collaboration avec Radio-Canada Son ^\SeSrrp^5fohn^0de '4 mlnlcaJe Son discours sera retransmis par tout le réseau français et 1* Poate» affiliés On l’en tend rs donc à.Montréal.k Québec, aux Trols-Rlvlère*.a snernoo ke, k Hull, é Chicoutimi, A Ne' à Amos, 7.30 Causerie du Bloc populaire canadien.^ 7.45 Mémoires du Dr J.-O Lambert.8.00 Show.8.15 Roland Bédard.8 30 Le restaurant Ti-Plt.8.55 Nouvelles.9.00 Le vagabond qui chante.9 15 Les chanson* d Alya Robl.9.30 Star Theatre.9 45 Voice from southward.10 00 Concert du dimanche.10.45 Journal par’.*.Goulet; Maseaeroff, Marcel Scott; chef chœuref'jian'1 Gmiteti^dirateur artlstl- Jfc] O K \7 O I Ft 2U novembre 194a Les Cercles des Jeunes Naturalistes Affiliés à la Société canadienne d'Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse: Secrétariat de la SC.H.N., Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal Mo 652 Samedi, 20 novembre 1943 Albert Ferland Depuis si longtemps que la maladie l’avait atteint dans ses forces vives et avait étouffé sa voix, cette génération des deux guerres avait à peu près oublié Albert Ferland.Quelques poètes qui se souviennent encore de l’Ecole littéraire de Montréal ont hier dit «dieu à celui qui s’en va, emportant avec lui les pages inachevées du Lanadn chanté, Albert Ferland fut, à mon sens, le vrai poète laurentien.Ceux d’aujourd'hui, un peu grisés de vins nouveaux, lui ont, je crois, fait une sépulture.Mais le pendule ira son chemin et reviendra, comme il fait toujours, à l'autre bout de la lyre.On arrivera tôt ou tard à l'art simple et profond d’appréhender l’Ame de notre pays de purifiant oxygène, d'eau prodiguée et de verdures sans fin courant sur le dos arrondi des Laurentides.A ce moment, on redécouvrira Albert Ferland qui, l’un des premiers, regarda la Nature avec de grands yeux pénétrants et la chanta avec des mots de vérité.Aux Jeunes Naturalistes qui se sentent des ailes pour .s elever au-dessus de l’observation de pure curiosité jusqu’à la recherche de l’âme des choses, je conseille la lecture de Ferland.C’est un guide qui ne les trompera pas.Ce qu’il éerit, ce qu’il décrit, c’est ce qu’il a vu dans sa petite enfance au lac Barrière, c'est ce qu’il a rêvé et compris au cours de ses promenades solitaires sur notre Mont-Royal.Il ne doit rien ou si peu que rien aux livres.Il doit tout à son âme sensible et a la Nature qui faisait bien la moitié du chemin vers lui.Bar une singulière coïncidence, au moment même où Ferland s’en est allé, une vitrine de l’exposition des C.I.N., à Radio-Collège, rappelait aux visiteurs que Ferland fut le chantre convaincu du Bouleau sans quoi les Laurentides ne seraient pas les Lau- Poiir celui qui écrit ces quelques lignes, Albert Ferland fut un ami fidèle II écrivit une préface pour mes Récits laurenttens qui, s ils n on nas enrichi la littérature, ont peut-être touché une fibre sensible chez tel ou tel fils de paysan égaré dans les villes.Si Je n’ai pas persevere dans cette voie, ce n’est pas la faute d’Albert Ferland.Mais il s intéressait au-tant aux plantes qu’aux beaux vers.Je garde précieusement les fines écritures presque dessinées qu’il m’envoyait à chaque étape, et a chaque bataille, dans la création de l’Institut Botanique et du Jardin Botanique.Nul plus que l’auteur du Canada chanté n’a tressailli de joie en voyant e pare de Maisonneuve se muer tou! à coup en un temple a la gloire < e l’Arbre et de la Fleur.Pour cette sympathie discrète qui nous fut si précieuse.la prière des Jeunes Naturalistes accompagnera un moment, par delà la tombe, celui qui.le premier d’entre nos poetes, découvrit la erge d’Or.les Üuaouarons et le Bouleau.vu.Tn,.,*- Frère MARIE-VICIOMN Les ouaouarons Par Albert Ferland BOITE AUX QUESTIONS Ils n’eu revenaient que tard le soir, lorsqu’ils étaient fatigués d’entendre le coassement des grenouilles et le beuglement du ouaouaron.A.Gérin-Lajoie à Auguste Dorchain Quand l'arbre entenebré dans les lacs semble choir, Grenouilles que la mort des soleils /ail poètes, Vos chants, tels des adieux à la fuite du Soir.Surgissenl, solennels, au bord des eaux muettes.Grenouilles, mon enfance a compris votre voix.Pieds nus et l'àme ouverte au cantique des grèves.Esseulé dans la paix augusle des grands bois.J'ai fait aux couchants roux l’hommage de mes rêves.Comme un troupeau de boeufs, vers la chute du jour, Emplit de beuglements le calme des prairies.Vous avez, quand vient l'heure où l'âme a plus d amour, Peuplé de chants profonds mes jeunes rêveries.Qu'ils sont lointains, tes soirs pensifs de mes douze ans, Ces soirs dont la grandeur a fait mon âme austère, Ces soirs où vous chantiez, ouaouarons mugissants.La douce majesté de la grise lumière- Je revois la savane où ces soirs sont tombés, Je revois s'empourprer les soleils en déroute: En vain le flot des nuits me les a dévorés, Sanglante, leur image à mon rêve s'ajoute.Ah! vos cris d'autrefois, grenouilles de chez nous, A jamais regrettés, traversent ma mémoire; Toujours dans mon esprit, religieux et doux, .Regardent vos yeux d'or vers des soirs pleins de gloire.BOIS LUMINESCENT (phosphorescent) Existe-t-il du bois phosphorescent?Deux de mes confrères disent en avoir trouvé à l’île aux Grues.C’étart une pièce de bois, un peu enfoncée dans la terre, peut-être une racine, et qui, à l'obscurité, brillait fortemejit, surtout lorsqu’une coupure fraîche venait d’y être pratiquée.—(L.D., Ste-An-ne de la Poeatière).Ÿ En réponse à votre question, je.dois vous dire qu’il existe, en effet, du bois “phosphorescent”, ou plus exactement du bois luminescent.Ce phénomène assez extraordinaire est dû à la présence dans le bois d’un mycélium de champignon pouvant appartenir à l’une des espèces suivantes: Clilocybe illudens, Panus stypticus lumines-cens, ou Armillaria mellea.Ce sorti tous des champignons à chapeau appartenant à la grande famille des Agaricacées.Ce phénomène de la luminescence des champignons est connu depuis longtemps, puisque déjà, en 1722, le grand physicien anglais Robert Bayle démontrait qu’il ne se produit qu’en présence d’oxygène, et que le champignon “s’éteint” quand on le place dans un ballon de verre où l’on fait le vide.Cependant, l’on possède relativement peu d'observations sur ce sujet, vraisemblablement parce que peu de naturalistes se promènent dans les bois la nuit.Je dois mentionner ici Les Missions des Pères Blancs en Afrique Singes et Lions Le Nasyaland est infesté de singes, ces mammifères que le dictionnaire classe dans l’ordre des primates.Les Noirs les regardent comme le pire ennemi de leurs jardins.Quand les premières pluies commencent à tomber, en novembre, les Indigènes vont piocher leurs jardins pour les semailles.Ce travail est du domaine des dames du 'ogis.De bon matin cilles partent pour la journée, une pioche sur le dos, une houe en équilibre sur la tête; elles reviennent le soir à la tombée de la nuit.Au voleur Mais, aussitôt les semailles faites, gare aux singes! Intelligents comme ils sont, ces loustics ont vite fait de repérer les petites buttes de terre où sont enfouies les graines de mais et autres semences.Les Noirs sont donc obligés de monter la garde dans leurs jardins à cette époque de l’année.C’est même pour eux une raison légitime de manquer la messe le dimanche.Le gardien se contruil une petite cabane de fortune en roseaux, surmontée d’un toit de paille, pour se garantir de la pluie et du soleil.Une échelle de six pieds de haut donne accès à la plate-forme où est juché cet abri rudimentaire.De cette élévation il est plus facile d'apercevoir les maraudeurs.Quand le gardien découvre un de ces voleurs à l’oeuvre, il se met a crier et à lancer des flèches.S'il pour allumer le feu.Voilà qu'un lion bondit sur lui.L'homme se défend à coups de hache.La mère, témoin de cette lutte et comprenant le danger auquel elle et ses enfants élaient exposés, prit l'urgente décision de mettre ceux-ci en sûreté.Elle commença par aider l’aînée à grimper dans un arbre où elle devait aider la plus petite à se tenir en équilibre.Mais voilà que pendant qu’elle prenait la petite pour la pousser à sa grande soeur une seconde bête, une lionne, se précipite sur elle, terrasse la mère et l’enfant pour les déchirer à coups de crocs et de griffes.Du haut de son arbre, la pauvre fillette assistait à ce terrible drame.De là elle voyait son père entre les pattes du lion léchant le sang qui giclait des nombreuses blessures et la lionne jouant avec le corps de sa petite soeur, comme un chat avec une souris.Elle resla deux nuits cramponnée à cet arbre d'où elle assistait à la mort et à la disparition de ses parents dévorés par les deux fauves, qui da temps en temps se reposaient, en attendant que l'appétit revint.J'ignore comment elle fut délivrée, mais c'est elle qui a raconté ce que je viens de dire.Autre victime Le Bangwéolo est un pays renommé par ses lions.Dans une de mes succursales.le lion vient de faire une nouvelle victime.Une bande d’hommes étaient en lui arrive de blesser l’animal, il train de se chauffer, vers 8 heures l’achève à coups de lance.On transpose alors le cadavre au village en chantant victoire, l/à cha- du soir.L’un di.groupe veut aller chercher du bois sous sa véranda; le lion le voit, le terrasse d’un coup bois la nuit.Je (tots menuonner ici cun tjent à (jonner s0n coup de ma- (je patte, l’étrangle et l’emporte que des scouts m ont ., traque au rusé compère et à l’insulter (taIls ja brousse.Comme il faisait observé ce qu’ils appelaient du “bois éclaireur’’, évidemment du bois infecté par un mycélium luminescent.La cause de celte luminescence des champignons est tout probablement la même que chez les lucioles ou “mouches à feu”, c’est-à-dire l’interaction de deux substances, la lueiférine et la luciférase.Seulement, chez les lucioles, le phénomène est intermittent, tandis que chez les champignons, il est continu.L’intensité de la lumière dans le cas d’un champignon dont les fruc- de la plus belle façon: “Voleur de maïs et de patates, crie-t-on de tous côtés, nous somme fatigués de vous nourrir, toi et les tiens! Enfin, tes maraudes sont finies.Tes yeux éteints ne nous regarderont plus pour nous faire la grimace.Ta peau nous servira d'habit; la graisse, que tu as accumulée en dévastant nos cultures, sera jetée en pâture aux crocodiles; ta tête^ deviendra la proie de l’hyène.” Certains Noirs mangent la chair du singe: mais la plupart s’en abstiennent avec horreur, ne voulant tifications elles-mêmes sont lumi- ! pa5 ‘
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