Le devoir, 19 juin 1999, Cahier A
FONDÉ EN 1910 LE DEVOIR i t ~jc&.* Exigez votre Télé choix! viol.X C -N" I a 8 MONTRÉAL, SAMEDI 1 i> K T DIMANCHE 20 JUIN I il!) i) I ('¦ A II I K H S vff ODILE TREMBLAY Le livre aux quatre vents de la grogne, page B 9 V, LES ARTS LIVRES _ Le Fringe Festival: le bout de la marge, page B 1 Un entretien avec Anne Hébert, page D 3 1 .!) r> $ + T A X K s = 2 .2 5 S LE MONDE Les pourparlers d'Helsinki mènent à un accord, page A 8 uébécoise IDÉES P q Comment vivre ensemble?Charles Taylor: notre premier invité.Le Devoir vous propose pour l’été, du 19 juin au 4 septembre, une grande série dans la page Idées sur le thème de la nation québécoise.Le sujet est récurrent dans le discours politique et dans la réflexion intellectuelle.Il est cependant trop souvent abordé sur la place publique en des termes partisans.La possibilité de la tenue prochaine d’un référendum sur la souveraineté contribue à pervertir le débat, en même temps qu’elle souligne l’urgence de le tenir dans la sérénité.Nous avons demandé au philosophe Charles Taylor, de l’université McGill, d’inaugurer la série.L’historien et sociologue Gérard Bouchard, de l’Université du Québec à Chicoutimi, fermera la marche le 4 septembre.Entre-temps, une dizaine d’auteurs, peu connus du public mais reconnus dans leur milieu pour leur intelligence vive, leur pen-séq innovatrice ou leur approche provocatrice, ou les-trois à la fois, se relaieront tous les samedis pour vous livrer le fruit de leur réflexion féconde.Plusieurs d’entre eux représentent la nouvelle génération de penseurs au Québec.Ils et elles sont philosophes, historiens, politologues ou sociologues.L’un de nos buts est de les faire connaître.Nous remercions Daniel Jacques, Gilles Bourque, Jocelyn Létourneau, Jane Jenson, Serge Cantin, Gregory Baum, Danielle Juteau, Gilles Gagné, Denis Delàge et Marc Chevrier d’avoir accepté notre invitation.D’autres auraient pu faire partie du voyage, bien sûr.Nous avons exclu d’emblée les intellectuels qui sont ou ont été associés de près à un parti ou à un mouvement politique.Le débat que nous proposons ne se veut surtout pas un échange sur les mérites respectifs de la souveraineté du Québec ou du fédéralisme canadien.Certains des auteurs ont certes été identifiés à un camp ou à l’autre par le passé.Mais nous les avons choisis non pas pour çefte raison mais pour leur capacité à nous faire réflé-; chir sur les conditions dans lesquelles nous pouvons Vivre ensemble, ici et maintenant.Fernand Dumont parlait de raisons communes.Telle est en effet la perspective de cette série d’articles.Qu’est-ce qui fait qu’il existe au Québec une volonté de vivre ensemble et dans quelles conditions ce désir de faire cause commune peut-il subsister?Quels sont les .défis de la collectivité québécoise à cet égard?Quelles sont les exigences, les urgences auxquelles fait face la nation québécoise, que celle-ci soit considérée au sein du régime fédéral canadien ou dans un État souverain?A une époque où la mondialisation est devenue une référence obligée, la question de la nation n’a rien perdu de son actualité, comme en témoigne la résurgence des vçlléités nationales depuis la tombée du rideau de fer.Il est trop facile de condamner sans procès la nation, au nom d’une modernité appelée à dépasser les «archaïsmes identitaires».C’est oublier que la nation est justement une création moderne, intimement liée à la constitution de l’État et à l’émergence de la démocratie.Le cas québécois est à cet égard intéressant, puisqu’il s’inscrit dans une longue tradition démocratique et qu’il permet de penser dans ce cadre non simplement 1’actua-uté (ou le caractère désormais suranné, alors à expliciter) de la nation, mais aussi les modalités suivant lesquelles peuvent être pensées ses limites territoriales.La vie du travail que nous vous proposons aujourd’hui se prolongera cet automne, dans un colloque organisé en collaboration avec le Centre d’études sur le Québec de l’université McGill et son directeur Alain-G.Gagnon, puis dans un livre publié dans la collection «Débats» de Québec Amérique.De même, les lecteurs du Devoir et les internautes sont conviés à participer au débat en réagissant aux propositions des auteurs par voie de courrier (nation@lede-voir.com).Vos réactions seront publiées dans la version Internet du Devoir (ledevoir.com).Bonne lecture ! Bon été ! Jean Pichette Michel Venue M É T É 0 Montréal Ensoleillé.Max: 24 Min: 12 Québec Ensoleillé.Max: 25 Min: 12 Détails, page C 13 N 1 N Annonces.C 12 Les Arls .Il 1 Avis publics.Ail Bourse .Cil Économie.C 1 Éditorial .A 12 WWW.) E X Livres.I) 1 Ix> monde.A 8 Les sports.C 14 Montréal.A 3 Mots croisés A 11 Politique.A 7 .'voir.com L’avenir de la forêt LOUIS-GILLES KRANCŒUR LE DEVOIR ,j>— 44»* '' «y*» \ J .TfR cf.\ s r, r-j»-v F V> ¦¦«"'.Y.*; r( _i ' r .rO: -i.' i»' i Du bois pas très droit, de petit diamètre, dans des essences de valeur inférieure, voilà ce que produisent en général les forêts aujourd’hui après avoir été «écrémées» sans aménagement à l’époque des concessions forestières.Reconstituer des forêts de qualité constituerait un objectif plus payant pour tout le monde que de simplement garantir un volume de bois suffisant aux entreprises.La quantité ou la qualité ?Les méthodes actuelles de coupe et de régénération ne garantissent pas à la prochain génération un niveau de récolte comparable à celui d'aujourd’hui L’Erreur boréale, le documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie, a remis en question en termes percutants la planification gouvernementale des forêts publiques.Les méthodes actuelles de coupe et de régénération, soutient ce film qui a traumatisé l’industrie forestière, ne garantissent pas à la prochaine génération de Québécois un niveau de récolte comparable à celui d’aujourd’hui.Le débat est lancé.Mais il y aurait plus important encore à examiner.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Premier d’une série de trois articles Le film de Richard Desjardins ne montre que la moitié du problème de la forêt québécoise: l'autre moitié (et probablement la plus importante), c’est le problème de la qualité des arbres dont disposeront les exploitants forestiers de demain.Quand on coupe trop, à la limite, on peut se reprendre.Il y a des alternatives technologiques, comme le recyclage et l’utilisation de nouvelles pâtes.Mais ce qui est plus grave, c'est de couper mal et au mauvais moment, ce qui non seulement dégrade la forêt mais la rendra de moins en moins compatible avec les exigences d'un marché à la recherche croissante de qualité.» Louis-Jean Lussier, qui porte ce verdict critique sur la foresterie actuelle, n’a pas attendu la retraite pour remettre en question la foresterie québécoise et ses méthodes sans pour autant y perdre sa crédibilité.Cet ingénieur forestier a œuvré pendant des années comme consultant dans le secteur privé avant de devenir professeur au département de foresterie de l’Université Laval.Il a aussi été tour à tour vice-président et président de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec.Il n’a pas hésité, même à cette époque, à agir comme expert de la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui examinait le projet de lutte chimique contre la tordeuse de bourgeons d’épinette, un projet finalement mis au rancart après un tumultueux débat.Alors, faut-il revoir la planification forestière pour obtenir des arbres de qualité et de valeur commerciale optimale?«Tout le monde reconnaît qu’il y a une réflexion à faire là-dessus», répond de son côté Jacques Gauvin, vice-président de l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec (AMBSQ).«Ce débat-là, ajoute-t-il, les industriels n’ont pas avantage à l’escamoter.Louis-Jean Lussier l’a d’ailleurs lancé, il y a deux ou trois semaines, lors du congrès de la section régionale de Québec de l’Ordre des ingénieurs forestiers.Son message n’était pas dirigé contre l’industrie.Il invitait plutôt l’industrie à faire cet examen et lui offrait son concours.Plusieurs pensent, comme lui, qu’il faudrait étudier cette question à fond.» Selon Louis-Jean Lussier, on coupe actuellement des forêts dont il faudrait conserver une partie substantielle jusqu’à ce que les arbres aient atteint leur valeur commerciale maximale.Même si les calculs actuels de «possibilité forestière», actuellement réalisés avec le modèle cybernétique Sylva II, devaient effectivement livrer les mètres cubes prévus dans 15 ou 30 ans, rien ne dit que ce bois aura atteint sa taille optimale, donc sa valeur commerciale maximale.Au contraire, estime Louis-Jean Lussier, de nombreux indices portent à croire que la planification gouvernementale rapproche les récoltes les unes des autres, comme si les forêts de sapins et d’épinettes VOIR PAGE A 14: FORÊT RENÉ MATHIEU LE DEVOIR L’ingénieur Louis-Jean Lussier porte un jugement sévère sur la foresterie actuelle.Québec sévit contre laCEQ Sept mois après le débrayage illégal des enseignants, Québec impose des sanctions.Un message aux infirmières ?PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Sept mois après le débrayage illégal des enseignants, le 18 novembre dernier, le Procureur général du Québec vient de faire parvenir quelque 80 plaintes à des organisations et des dirigeants syndicaux.Voilà donc enclenché le processus d’imposition de sanctions par un gouvernement qui s’était engagé à ne pas laisser les gestes syndicaux impunis.«Après étude des dossiers, nous avons décidé d'aller de l’avant», a confirmé hier la porte-parole de la ministre de la Justice, Linda Goupil.Les plaintes ont été envoyées aux syndicats et dirigeants mercredi et jeudi, soit au moment où les infirmières se faisaient elles-mêmes servir des menaces en raison de leur grève illégale.«Il n'y a pas de lien [entre la grève des infirmières et les poursuites contre les enseignants]», pfécise-t-on au bureau de la ministre.«A la lumière des rapports que nous avons reçus des commissions scolaires, nous avons estimé que nous avions assez d’information pour autoriser les plaintes.» Les dirigeants syndicaux devront comparaître en Cour du Québec et VOIR PAGE A 14: CEQ MONTRÉAL Un pas vers un vaccin contre le sida Montréal est choisie comme site pour mener un premier essai vaccinal contre le sida.Cent hommes gais séronégatifs seront recrutés d’ici septembre dans la métropole.Alors que le sida continue de faire des victimes, l’amorce d’une première étude internationale pour l’élaboration d’un vaccin, seule façon d’empêcher l’infection, suscite l’espoir.Elle fait toutefois poindre la peur de l’abandon du «sécu-risexe», prôné haut et fort comme seul moyen de prévenir la maladie.Nos informations, page A 3 + Une entrevue avec Wim Wenders Un cinéaste en quête d’authenticité Le réalisateur allemand a suivi Ry Cooder sur les traces des vieux musiciens cubains du Buena Vista Social Club Buena Vista Social Club, le film du disque, prend l’affiche vendredi prochain à Ex-Cen-tris après une sortie remarquée aux États-Unis.Le réalisateur allemand Wim Wenders est venu à Montréal pour parler de cette quête d’authenticité qu’il a trouvée si apaisante.BRIAN MYLES LE DEVOIR Sur la piste de Ry Cooder, celui qui compose la musique de ses films, Wim Wenders s’est retrouvé dans la somptueuse Havane pour donner la parole à de vieux musiciens cubains que la modernité avait relégués à l’oubli.Sans fard ni artifice, il a immortalisé des états d’âme et des musiques authentiques avant qu’ils ne s’éteignent.Buena Vista Social Club, c’est d’abord la trame sonore, la quête de sens musical de Ry Cooder avant d’être le documentaire de Wim Wenders.Il faut remonter en 1996 pour bien comprendre cette histoire.Ry Cooder, qui compose la musique des films de Wenders (entre autres Paris, Texas et The End of Violence), part avec son fils pour Cuba, errant à la recherche de musiciens du terroir antillais dont le savoir-faire et le répertoire datent de l’époque prérévolutionnaire.Il part autant à la rencontre de ces légendes cubaines oubliées qu’à la recherche d’une expérience musicale authentique.Petit à petit, il retrouve le chanteur Ibrahim Ferrer, le pianiste Rubén Gonzales, Eliades Ochoa, la chanteuse Omara Portuondo (une grande dame, surnommée la Piaf de Cuba), le groupe Compay Se-gundo et d’autres, qu’il amènera en studio pour enregistrer des chansons cubaines classiques, inspirées du jazz et de vieux boléros cubains.C’est ainsi que naquit, sous la direction de Ry Cooder, en suc jours de travail en studio seulement, l’album Buena Vista Social Club, qui devint dès sa sortie, à l’automne 1997, un succès instantané.Un succès colossal.Un an après la parution de l’album, qui s’est écoulé à un million d’exemplaires à travers le monde, Ry Cooder et ses los superabuelos (les su- per-grands-pères) jouaient à guichets fermés à Amsterdam et au fameux Carnegie Hall de New York.La critique américaine n’a pensé que du bien de la prestation du Buena Vista Social Club au Carnegie Hall.Appréciation du New York VOIR PAGE A 14: WENDERS JACQUES GRENIER LE DEVOIR 778313000696 Merci de votre précieuse collaboration Hydro-Québec vit actuellement un conflit de travail.D'ici à ce que la situation revienne à la normale, nous vous rappelons que vous pouvez payer votre facture à votre institution financière ou adhérer à notre service de paiement autorisé.Et si vous déménagez, n'oubliez pas de nous aviser au moins sept jours à l'avance : • par téléphone, au numéro indiqué sur votre facture, ou • en remplissant le formulaire que vous trouverez sur notre site Internet : www.hydroquebec.com/residentiel Notre priorité :vous offrir un service de qualité.» SltetS «j .r?A ’r" Les Services à la clientèle Hydro Québec s/" “ \ partir do par miiloo Kii niTiipatinn simple ou double*.Du 25 juin au (> septembre 1999.l-es tarifs varieront selon les taux d oeeupation.200 pages LIDEC inc.(514)843-5991 En uente dans toutes les librairies Alors que le sida continue de faire des victimes, l’amorce d’une première étude internationale pour l’élaboration d’un vaccin, seule façon d’empêcher l’infection, suscite l’espoir.Elle fait toutefois poindre la peur de l’abandon du «sécurisexe», prôné haut et fort comme seul moyen de prévenir la maladie.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Montréal sera au nombre des 57 sites désignés en Amérique du Nord pour participer au premier essai vaccinal d’envergure contre le virus du sida Cette recherche, dont on n’attend pas les résultats avant trois ans, suscite toutefois autant l’espoir que la crainte chez la communauté homosexuelle masculine de la métropole.Au cours des trois prochains mois, c’est une centaine d’hommes gais ou bisexuels séronégatifs qui seront recrutés dans la métropole pour participer à l’essai d’AIDSVAX, un vaccin expérimental anti-VIH, créé en Californie, qui fait l’objet de tests à travers plusieurs grandes villes américaines ainsi qu'fi Vancouver et bientôt Toronto.A Montréal, l’étude sera prise en charge par le D'Jean Vincelette, chercheur au département de microbiologie et d’infectiologie de l’hôpital Saint-Luc du Centre universitaire de l’Université de Montréal (CHUM), et débutera dès le mois de septembre.Ce premier vaccin testé sur l’humain est composé d’une protéine de synthèse imitant une partie de l’enveloppe des souches les plus courantes du virus et ne comportera donc aucun virus vivant ou inactivé.Lors d’une première phase menée sur des animaux, cette protéine s’est montrée efficace à stimuler la production d’anticorps barrant la route au virus du sida.Une deuxième phase, à laquelle ont participé 1800 sujets humains, a permis de s’assurer du caractère inoffensif de ce vaccin imitant le VIH.En comparant deux groupes d’hommes gais à risque de contracter le virus, les uns vaccinés, les autres recevant un placébo, on espère comparer à échéance le taux d’infection entre les deux groupes.u£r et vous voulez que le crédit pour la auquel vous avez droit vous soit livré au bon endroit ?vous changez d'adresse, le ministère du Revenu u Québec le plus tôt possible, téléphone.Ainsi, vous serez de recevoir vos verse-du crédit pour la TVQ à bonne adresse, de même que toute correspondance provenant du Ministère.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR l La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Jarel, a refusé hier de se prononcer ;ur la nécessité ou non pour Gerry Weiner de se retirer du comité exé-;utif de la Ville de Montréal pen-lant que se déroulera l’enquête de a Sûreté du Québec sur son cas.«Je n’ai pas à me prononcer sur 'éthique ailleurs qu'au palier où je ;iège», a commenté Mme Harel, qui participait à une conférence de presse avec le maire Pierre Bourque.L’heure était d’ailleurs à la diploma-ie entre eux, d’autant qu’en début de semaine Mme Harel écartait publiquement le projet d’«une île, une vil-e» du maire Bourque.Jeudi, c’était J’affaire Weiner qui prenait de nouvelles proportions: après la vérification administrative du ministère de jMme Harel, le dossier a été confié à Ja Sûreté du Québec.I «Êtes-vous satisfaite de vos relations ’avec l’administration Bourque?» a de- Formation personnelle et sociale.Le montant de crédit pour la TVQ auquel vous avez droit vous sera transmis par la poste, en deux paiements : un premier le 31 août 1999, et un deuxième en décembre 1999.CONTRIBUABLES OU QUÉBEC LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 !) ET D 1 M A N C H E 2 0 .1 U I X I I) i> !>A 3 -» LE DEVOIR « _ - MONTREAL -r>' P La rameuse célébration annuelle d 6t6 S Economisez jusqu'à 60 % Profitez de rabais incroyables ! Nos prix sont imbattables! Comparez, vous serez convaincu! Literie le plus grand choix de literie et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS! ¦^famsutta CANNON SHEFTEX Dan River lauifence Ensemble de draps en percale 180 fils au pouce carré Simple Double Grand Très grand Springmaid MARI EX WMCfWM/ Edredons de duvet Le plus grand choix d’édredons de duvet et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS! 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E T I) I M A N C il E 2 O .1 U I N I !» 9 9 -LES ACTUALITÉS ?Condamnés par la Cour municipale Les membres de SalAMI feraient des travaux communautaires Sans surprise, la Cour municipale a rendu un verdict de culpabilité à l’endroit des 86 participants à une manifestation contre l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI) le 25 mai 1998 à Montréal.Ni repentants ni abattus, les jeunes promettent de reprendre le combat au besoin.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Tout en les condamnant sous quatre chefs d’accusation, le juge Denis Boisvert a salué la haute conscience sociale des membres de l’opération SalAMI et suggéré l’hypothèse d’une peine faite de simples travaux communautaires.«Il y a là des étudiants, des gens à statuts divers et avec des moyens pécuniaires variables», a noté le juge Boisvert après avoir fait la lecture d’une heure et demie de son jugement.«Je comprends que ce sont des gens à la conscience sociale très développée, et des travaux communautaires aident la société.Ce n’est pas comme une amende qui va au fonds consolidé de la province.» Condamnés pour participation à un attroupement illégal, pour méfait, pour avoir troublé la paix et pour entrave au travail policier, les 86 jeunes, pour la plupart présents à la Cour municipale hier, ne connaîtront cependant pas leur sentence précise avant la fin de l’été ou au début de l’automne.Le 25 mai 1998, ils avaient bloqué toutes les issues de l’hôtel Sheraton, où se tenait la Conférence de Montréal et où devait être débattu l’AMI.Avec leur avocat Robert Saint-Louis, les accusés ont plaidé la défense de nécessité, arguant les dangers de l’AMI pour l’environnement et les droits sociaux, économiques et culturels de pays souverains ainsi que l’imminence de sa conclusion en catimini.Le juge Boisvert n’a pas retenu cet argument et n’a pas davantage reconnu aux défendeurs le droit à la désobéissance civile sans conséquence.L’avocat de la défense, M’ Robert Saint-Louis, ne s’en est pas étonné.«Ç'aurait vraiment fait jurisprudence.C’était toute une montagne», a-t-il reconnu hier, soulignant qu’un appel n’était pas envisagé par ses clients, qu’il a qua- lifiés à’«exceptionnels».La porte-parole du groupe, Marie-Eve Lamy (au nom prédestiné!), continue de plaider que le groupe n’avait pas le choix d’agir comme il l’a fait.«Le juge Boisvert a soutenu qu’il n’y avait pas un danger imminent de conclusion de l’accord.Pourtant, dans les six mois, tout aurait pu être signé, et vu la lenteur des tribunaux, ce n'est pas par cette voie que nous aurions pu l'empêcher.» Que pense-t-elle de l’hypothèse des travaux communautaires?«C'est une possibilité, mais il n'est pas exclu que certaines personnes préfèrent faire deux jours en prison.Dans une vie de militant, ce n’est pas si mal et ça peut donner du temps pour lire, pour réfléchir!», a lancé Mme Lamy.Si l’AMI n’a finalement pas été ratifié dans son intégralité à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), séS principales clauses pourraient cependant resurgir dans d’autres traités, ce que craint SalAMI.«A l’Organisation mondiale du commerce, cet automne, aux Etats-Unis, s'ouvriront d’autres négociations.Nous garderons l’œil ouvert», a promis Mme Lamy.’¦ = 11 j Louise Fréchette parle des défis de l’ONU : 1 ^_____ .* / Reconstruire le Kosovo prendra des mois 11 CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le vice-secrétaire général de l’ONU, Louise Fréchette, a dit hier qu’il faudrait plusieurs mois avant que la mission civile de l’ONU au Kosovo soit complètement déployée.Mme Fréchette, qui prononçait hier une allocution devant le Conseil des relations internationales, était de passage à Montréal après un voyage éclair à Genève, où elle a rencontré des représentants de l’Union européenne et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui participent à l’opération.Mme Fréchette a qualifié de «complexe», «très novatrice» et «d'une ampleur exceptionnelle» la mission civile de l’ONU au Kosovo, le plus urgent étant d’aider les populations déplacées.On doit aussi assurer l’administration du territoire, notamment la police et la justice, rebâtir les institutions sur des bases démocratiques et fournir l’aide humanitaire.D’ici un mois, le secrétaire général Kofi Annan devrait rendre rapport au Conseil de sécurité sur la situation qui prévaut au Kosovo.On doit également prendre des décisions concernant les budgets alloués à la mission.Cependant, a-t-elle souligné, 24 heures après l’arrivée des premiers contin- gents militaires, les agences humanitaires de l’ONU étaient déjà sur place avec les premiers convois de secours et le représentant du secrétaire générai était installé à Pristina avec une équipe préparatoire d’une quarantaine de personnes.Un groupe de travail, présidé par Mme Fréchette, est relié par vidéo ou téléconférence avec Genève, Rome, Skopje et Pristina.Par ailleurs, Mme Fréchette, qui est originaire dé Montréal, a longuement parlé des défis (je l’Organisation des Nations unies à l’aube du XXI' siècle.A cet égard, «l'intervention, par la force si nécessaire, dam ce qu’on a traditionnellement considéré comme les “affaires intérieures" des États est loin de faire l’unanimité.Tant que les avis demeureront partagés sur cette question fondamentale, les capacités d’action du Comeil de sécurité demeureront aléatoires».Il est d’ailleurs toujours question d’accroître le nombre de membres du Conseil de sécurité et de faire disparaître le droit de veto de ses membres permanents.Le vice-secrétaire général a souligné que la panoplie des instruments diplomatiques à la disposition de l’ONU est insuffisante pour venir à bout des conflits.«Les régimes de sanctions plus sévères touchent durement les populations civiles mais parviennent rarement à faire fléchir les dictateurs», a-t-elle mentionné.Un lieu pour les jeunes créateurs MARTIN BILODEAU LE DEVOIR Les préparatifs vont bon train pour la seconde édition du Rendez-vous des jeunes créateurs en arL En effet, les organisateurs de l’événement, qui se veut «une vitrine pour les jeunes artistes qui travaillent de manière autonome et qui n'ont pas encore rejoint un vaste public», lançaient hier un appel à ces jeunes artistes, de toutes les disciplines, âgés entre 18 et 30 ans, pour qu’ils soumettent leur portfolio en prévision de la prochaine édition, qui aura lieu du 4 au 7 novembre au Marché Bonsecours.Plus de 150 artistes ont déjà manifesté leur intérêt.Les organisateurs, forts du lancement officiel du guide de candidature, en attendent plusieurs centaines d’autres, qu’ils soumettront par la suite à l’examen d’un jury autonome.Au terme du processus, une centaine de portfolios d’artistes en arts visuels et vivants, littéraires et technologiques, de même que des métiers d’art (ébénisterie, céramique, etc.), seront retenus pour composer le menu de l’événement, qui prendra la forme d’une grande foire avec kiosques et expositions, spectacles et conférences.La première édition du Rendez-vous des jeunes créateurs en art avait eu lieu à la fin du mois de novembre dernier, au Marché Bonsecours, dans le cadre de la Semaine québécoise de la citoyenneté.Plus de 2500 personnes y avaient participé, générant des ventes de 10 000 $ expédiés sans délai dans les poches des jeunes artistes présents qui, par la même occasion, ont vu noircir leur carnet de commandes.«Nous avons voulu créer un lieu pour voir si ce que les créateurs veulent communiquer se rend à destination», explique Norma Lopez-Therrien, directrice générale de l’organisme Nous tous un soleil, qui chapeaute l’événement.1 o I e ê Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 urs printame Complets italiens à partir de do I c $ UNIR Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc Liuriir) 277-7558 LE DE V 0 I R .LES S A M EDI I il E T D 1 M A X C 11 E 2 () .1 1’ 1 X 1 !> Il » A 5 LES ACTUALITES EN BREF Ciel! Wasliington (AFP) — Une collision a été évitée de peu le week-end dernier entre un morceau de fusée russe et la Station spatiale internationale (ISS), a-ton appris hier auprès de la NASA au centre Johnson à Houston.Les radars cjui permettent de suivre tous les objets sur orbite ont indiqué en fin de semaine dernière qu’un débris de fusée, dont la taille n’a pas été précisée, allait passer à environ un kilomètre des deux éléments qui forment l’embryon dç l’ISS.Le centre de contrôle a alors envoyé des commandes à la Station spatiale internationale pour qu’elle ehange d’orbite en mettant ses moteurs en marche.Mais «la manœuvre ne s'est pas produite» car «la commande envoyée du sol avait un problètne» et Ordinateur de bord l’a refusée, a précisé un porte-parole, James Hartsfield.Finalement, le morceau de fusée est passé plus loin que prévu, «à sept ou huit kilomètres», ce qui est au delà des limites nécessitant une manœuvre d'éloignement, a-t-il ajouté.En cas de collision, des dégâts importants auraient été causés à l’ISS.Personne ne ÿç trouve actuellement dans la station, cm Brillant cerveau Kiris (AIT) — Le cerveau d’Einstein possède une caractéristique exceptionnelle: l’absence d’opercule pariétal, une zone située entre deux sillons et qui existe habituellement dans le cerveau humain, révèlent trois chercheurs canadiens dans mie étude publiée dans The Lancet, aujourd'hui.Selon cette étude de l'hebdomadaire britannique, le cerveau d’Einstein est morphologiquement différent d’un échantillon de référence (35 cerveaux masculins et 56 cerveaux féminins d individus d’intelligence jugée normale).Il comporte en effet, sur chacun pies deux hémisphères, un tracé différent de la scissure sylvienne, qui est le principal sillon situé de chaque côté du pççveau.Cette scissure est accolée à un autre sillon, le sillon post-central, d’où l’absence de la zone qui sépare généralement les deux sillons, l’oper-ciile pariétal.En outre, de chaque côté , du cerveau, cette région de confluence des deux sillons est plus large de L5 % que la moyenne.Or, selon les chercheurs, cette zone est le siège des .capacités de reconnaissance dims l’espace, de la pensée mathématique et de Iq représentation du mouvement.Autre caractéristique qui fait différer le cerveau d’Einstein de l’ordinaire, le lobe pariétal gauche est plus gros, d’où une forme plus ronde du cerveau et deux hémisphères plus symétriques que d’habitude.En revanche, le cerveau du savant n’a pas globalement un poids différent de la normale.Bon, le kangourou Sydney (Reuters) — La psychose de la dioxine fait le bonheur des éle-,yeurs australiens de viande de kangourou, dont le carnet de commandes à l’exportation vers l’Europe a subitement gonflé depuis que le 'sçandale a éclaté en Belgique.Depuis deux semaines, le premier exportateur de viande de kangourou, Overseas Game Meat Exports ,(QGME), a ainsi doublé ses ventes en direction du Vieux Continent.«Le grand atout de cet animal, c'est qu’il ' vit presque à l’état sauvage et n 'est pas élevé en batterie», souligne Craig Hartwood, un cadre d’OGME.Aux Éboulements, les avis sont partagés «La côte, ce n’est pas du patrimoine, c’est un monument funéraire», dit le maire de l’île aux Coudres, Claude Perron Près de deux ans après la mort tragique des 44 passagers d’un autobus, les travaux de réfection de la côte des Éboulements ont commencé.Mais «la Baie-James en Charlevoix» suscite toujours la controverse, même si beaucoup de gens du coin sont heureux de la mise en chantier de cette nouvelle route, qui devrait apporter création d’emplois et réputation renouvelée dans la région.Pourquoi a-t-on rejeté le projet nettement moins cher proposé par l’ancien sous-ministre Éric Gourdeau?De quelles consultations publiques le gouvernement parle-t-il?JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Alors que les pelles mécaniques ont commencé à creuser en, haut et en bas de la Grande Côte des Ebou-lements, le gouvernement a dû de nouveau défendre cette semaine son projet de réfection de la route.Le premier ministre Lucien Bouchard a répété, jeudi, les arguments du ministère des Transports en faveur de la sécurité des automobilistes.Les opposants, appuyés par l’opposition libérale, réclament des audiences publiques.Ils croient qu’une solution de rechange existe et affirment qu’il n’y a pas eu de consultation véritable.Parmi la trentaine de tracés étudiés par le ministère, les opposants soutiennent avec vigueur celui qu’q proposé l’ingénieur Éric Gourdeau, ancien sous-ministre des Richesses naturelles sous René Lévesque.M.Gourdeau propose d’accentuer vers l’est la dernière courbe de la route, de façon à forcer les conducteurs à ralentir avant de descendre la partie la plus abrupte.Un lit d’arrêt est prévu à l’ouest de la route.Ce tracé nécessite moins de travaux, est donc moins cher, et avait été bien accueilli par les ingénieurs du ministère des Transports avant d’être finalement rejeté.Le tracé retenu, contrairement au projet Gourdeau, élimine la courbe au bord du précipice, pas- «Je n’ai pas la lâcheté de me cacher derrière un rapport de coroner et de dire que c’est juste les freins, le problème» se par-dessus la rivière du Seigneur et prévoit un lit d’arrêt au bas de la pente.Mais Bernard Gauthier, du Regroupement pour la protection de Saint-Joseph-de-la-Rive, et l’Union québécoise pour la conservation de la nature n’en démordent pas: pourquoi le projet Gourdeau, évalué à 1,2 million, qui ne «défigure» pas le paysage et qui ne touche pas à la rivière du Seigneur, a-t-il été rejeté?Les ingénieurs du ministère, raconte Éric Gourdeau, ont même affirmé, lors de la présentation de ce projet, que «si la route avait été comme ça il n'y aurait jamais eu d’accident» en 1997.Éric Gourdeau a également trouvé une oreille attentive auprès du nouveau ministre des Transports, Guy Chevrette, qui, peu après, déclarait au Devoir qu’il «ne se sentait plus lié» par les décisions prises par son prédécesseur.Mais le nouveau ministre a vite cessé ses déclarations publiques et Jacques Brassard défend toujours le projet qui ne relève pourtant plus de lui.Le ministère ne confirme pas l’avis favorable donné par ses ingénieurs, mais il soutient avoir étudié le projet, qui s’est finalement révélé «techniquement impossible à réaliser».Le lit d’arrêt, situé en plein dans la côte, aurait été trop court pour arrêter un véhicule roulant à 100 kin/heure.«Tous les experts que nous avons consultés ont dit que le lit d'arrêt devait être d’au moins 500 mètres, alors qu’il n'est que de 250 mètres», a expliqué au Devoir le responsable du projet au ministère, l’ingénieur Luc Bergeron.Le scénario Gourdeau aurait de plus exigé l’expropriation d’une maison.Le projet retenu ne force l’expropriation que des terrains, sauf que.«Je ne pense pas que le ministère ait jamais nié que oui, on faisait un ponceau, et que, oui, il était important.Mais on n’a pas le choix.Si on a fait le choix de ne pas exproprier personne, il fallait faire un compromis», explique l’ingénieur.Le ponceau — un terme dérisoire, estime Bernard Gauthier, puisqu’il est long de 150 mètres — laissera couler la rivière du Seigneur sous la route.L’autobus ou la côte?Le rapport du coroner Luc Ma-louin sur l’accident d’octobre 1997 a donné des munitions au groupe de M.Gauthier.«Le coroner a dit que le problème premier n’est pas la configuration de la côte mais le véhicule lui-même», plaide ce dernier.«Je n’ai pas la lâcheté de me cacher derrière un rapport de coroner et de dire que c’est juste les freins, le problème», réplique le maire de l’île aux Coudres, Jean-Claude Perron, chaud partisan du projet Brassard.Trop chaud, aux dires des opposants, qui soupçonnent que le fait qu’il soit propriétaire d’une compagnie de transport y soit pour quelque chose.Le maire ne s’en cache pas, même qu’il affirme que «ça [lui] permet de faire la différence entre “pousser des crayons" et conduire des poids lourds dans une côte de 20 %».La mécanique des camions peut briser à tout moment, et pour toutes sortes de raisons.«Je ne laisserai pas à la prochaine génération de décideurs de vivre une pareille catastrophe.» Quoi qu’il en soit, il ne porte pas les opposants dans son cœur.«La côte, c’est pas du patrimoine, c’est un monument funéraire!» fulmine-t-il, soupçonnant à son tour les opposants de servir leurs intérêts privés.«Le paysage grandiose de la côte, il n’est vu que par les bateaux qui passent dans le fleuve et par les insulaires.» Sa compagnie participera-t-elle au grand chantier?Jean-Claude Perron reste vague.«Peut-être que oui, je ne sais pas.» La région a tout de même été classée patrimoine mondial par l’UNES-CO.«C’est,bien beau, réplique le maire des Éboulements, Antoine Deschênes.Mais c’est un patrimoine habité! La première “bibitte” à protéger, c’est l’homme.Les gens qui y vivent, il faut qu’ils y vivent en sécurité.» Comme son collègue de l’île aux Coudres, il affirme que son emploi saisonnier au ministère des Transports n’influence pas sa position dans le dossier.«Je suis bien à l’aise avec ça.» En fait, le seul maire qui ne s’est pas rallié d’emblée est celui de Saint-Joseph-de-la-Rive.Celui-ci a d’ailleurs eu la surprise d’apprendre, peu avant l'annonce du ministre Brassard, que les travaux seraient prolongés jusque dans sa municipalité.alors qu’il n’avait rien demandé.Mais cette deuxième phase des travaux permettait au ministère de soustraire son projet aux audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement et d’éviter ainsi la contestation.Quelle consultation publique?«Il y a eu trois jours et demi de consultation publique, déclarait le premier ministre Bouchard lundi dernier.Qu’est-ce qu’on peut faire de plus?Imaginer une 3V ou une 32 solution?» «Ce n’était pas une consultation publique», martèle Bernard Gauthier.Les citoyens, raconte-t-il, ont d’abord été invités à assister à l’annonce officielle du ministre Brassard en avril 1998, «sauf que les gens n'avaient pas le droit de poser des questions, seulement les journalistes.» Ce n’est qu’après le départ du ministre que les citoyens ont pu examiner les plans du MTQ et «poser des questions VISAS DE TRAVAIL Votre entreprise connaît-elle toutes les possibilités offertes à ses dirigeants, cadres, professionnels, diplômés, travailleurs spécialisés et autres sur les marchés internationaux?Vqt Visas d’affaires temporaires (Installation, service après-vente, garanties, supervision de travaux, etc.) » Visas pour professionnels (Ingénieurs, informaticiens, scientifiques, comptables, architectes, etc.) » Visas Intra-Compagnie (Dirigeants, cadres, travailleurs spécialisés, etc.) ^ Visas pour investisseurs (Création ou achat d’entreprise) Immigration / Résidence permanente (Green Card) (Ayez accès aux mêmes avantages que les citoyens du pays) Lessardw Tremblay î:,™,.?t.e.n.c VOS EXPERTS EN MOBILITÉ INTERNATIONALE 1-877-563-1262 1031, avenue Laurier Ouest (5 14) 2 7 7-3 426 l »•«¦} C’est ma 2ehistoire de U sans lie ! nature.SVP! seul à seul aux ingénieurs».Dans une consultation publique, précise M.Gauthier, les experts peuvent être entendus et les oppositions sont notées.«Là, c'était un seul projet, non négociable.» » Quelques notes, brèves De fait, aucun procès-verbal ou dœ ' cument n’a été produit à la suite des rencontres qui se sont déroulées dé-.but avril 1998 à l’hôtel de ville des ; Éboulements.Au bureau du ministre délégué aux Transports, Jacques Baril, on mentionne que quelques brèves notes des fonctionnaires présents ont été conservées.^’attachée de presse du ministre, Édith Rochette, admet même que l’événement ressemblait «plus à une séance d’information» qu’à une consultation publique.Bernard Gauthier et l’UQCN, qui ont été déboutés deux fois en Cour supérieure et en Cour d’appel, songent toujours à en appeler devant la Cour suprême pour forcer le gouvernement à aller en audiences publiques devant le B APE.Sauf que le temps presse et que la population du coin semble de plus en plus se ranger en faveur dp tracé retenu.Quant à lui, Éric Gourdeau estime avoir fait sa part.La route qui sera construite, quoique moins esthétique et plus chère, sera sécuritaire dit-il.Mais les manœuvres dé-; ployées par le gouvernement pour se soustraire aux audiences publiques l’inquiètent.«C’est une histoire qui est quasiment annonciatrice d’un futur où on ne tiendrait pas compte de l’environnement.» Camp musical de Lanaudière C.P.44, Joliette J6E 3Z3 FERNAND LINDSAY, C.S.V.DIRECTEUR Musique instrumentale Chorale et orchestre Musique de chambre Auditions musicales dirigées Pour filles et garçons 9 à 17 ans 1" session: 27 juin au 10 juillet 1999 2e session: 11 juillet au 24 juillet 1999 3e session: 25 juillet au 7 août 1999 4e session: 8 août au 21 août 1999 ENDROIT; LAC PRISCAULT, SAINT-CÔME Information: (450) 755-2496 13h00 à 17h00 Téléc.: (450) 755-4385 A (> L E D K V DIR.I- E S S A M EDI I !) 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Division scolaire franco-manitobaine n° 49 •CARR.IER.ES ET PROFESSIONS- Apprendre et grandir ensemble ENSEIGNANTE La Division scolaire franco-manitobaine est à la recherche de candidat.e.s pour combler un poste à / 'École Précieux-Sang et l'École Taché : Poste permanent à 92 % - M à 8 musique / harmonie L'entrée en fonction se fera le 30 août 1999.Veuillez indiquer votre intérêt par écrit en communiquant avec le directeur avant le mercredi 23 juin 1999 : 3» Monsieur Joseph Combiadakis, directeur École Précieux-Sang, 209 rue Kenny, Saint-Boniface MB R2H 2E5 Téléphone : (204) 233-4327 Télécopieur : (204) 233-9109 ÉCOLE DE COMPTABILITÉ • 2 postes de professeurs PROFESSEUR, PROFESSEURE EN COMPTABILITÉ, ORIENTE VERS L'ANALYSE FINANCIERE Description : • Démontrer un intérêt marqué pour l'enseignement de nature professionnelle et faire la preuve de réelles qualités pédagogiques.• Démontrer la capacité d’établir et de maintenir des liens avec les ordres comptables et les autres partenaires de l'École.• Être en mesure et avoir l'intention de participer aux activités de recherche appliquées de l'École.• Être détenteur d’un doctorat en comptabilité ou finance ou être engagé dans le processus de l'obtention d'un tel diplôme.• Démontrer une réelle capacité de travailler en équipe.• Détenir ou être en voie d'obtenir le titre de CFA, ou à défaut, détenir un titre comptable (CA ou CGA) ou l'équivalent.• Être en mesure d'enseigner dans le domaine de l’analyse financière, de la constatation et de l'utilisation des titres dérivés, de l'évaluation d'entreprise.• Être en mesure de participer aux activités de préparation aux examens professionnels CFA.CA ou CGA dans la dimension financière de ces divers examens.PROFESSEUR, PROFESSEURE EN COMPTABILITÉ, ORIENTE VERS LA COMPTABILITÉ FINANCIERE OU LA VERIFICATION Description : • Démontrer un intérêt marqué pour l'enseignement de nature professionnelle et faire la preuve de réelles qualités pédagogiques.• Démontrer la capacité d'établir et de maintenir des liens avec les ordres comptables et les autres partenaires de l’École.• Être en mesure et avoir l'intention de participer aux activités de recherche appliquées de l'École.• Être détenteur d'un doctorat en comptabilité ou être engagé dans le processus de l'obtention d'un tel diplôme.• Démontrer une réelle capacité de travailler en équipe.• Détenir un titre comptable (CA ou CGA) ou l'équivalent.• Être en mesure d'enseigner au moins deux des cours du diplôme en expertise comptable et de participer aux activités de bachotage.• Être en mesure d'enseigner dans au moins un des deux domaines suivants : comptabilité financière ou vérification.Pour ces deux postes : Date d’entrée en fonction : les candidats ou les candidates devront être disponibles en septembre 1999.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 19 août à : Jean-Marc Suret, directeur École de comptabilité Faculté des sciences de l'administration Université Laval, Cité Universitaire (Québec) G1K7P4 UNIVERSITÉ LAVAL LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI /•'acuité îles sciences île l'administration Ecole de comptabilité En vertu de son Programme d’accès à l'égalité, l'Université Uval entend consacrer la moitié de ses postes vacants à l'engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l'Immigration du Canada, celte offre est destinée en priorité aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents du Canada.V"«m, x*y A TORONTO FRENCH SCHOOL Toronto French School esl Tune des plus grandes écoles indépendantes au pays.Nous sommes une inslilulion bilingue, laïque et mixte, otlrant une perspective internationale.Les Programmes sont inspectés par le ministère de l'Éducation de l'Ontario, agréés par le ministère français de l'Éducation nationale jusqu'à la W année et par l'Organisation du Baccalauréat international.Directeur des études primaires Voici une excellente occasion de diriger des initiatives lavorisanl l'amélioration continue de la qualité de l'enseignement du français et des normes du programme d'études, conformément aux directives du ministère de l'Éducation de la France.Entre autres priorités, il vous faudra orienter le nouveau personnel enseignant, concevoir et mettre en pratique des initiatives de formation et de perfectionnement, soumettre les programmes à des examens et évaluations, ainsi qu'appuyer le personnel par de l'observation dans la classe, des démonstrations, de l'encadrement et de la rétroaction.Vous devrez guider l'élaboration et l'exécution du Projet d'école, effectuer des recherches sur les méthodes d'enseignement et le matériel didactique, et garder la liaison avec des organismes externes tels que le ministère de l'Éducation de la France, d'autres écoles et des centres de ressources.Pour remplir ce mandat stimulant, vous devez posséder un diplôme pertinent en enseignement, de préférence au niveau de la maîtrise ou du doctorat, avoir réussi le CAFIMF (France) de préférence, compter plusieurs années d'expérience à litre de conseiller pédagogique et avoir une connaissance approfondie du programme d'enseignement du français et des méthodes éducatives.Si vous répondez aux critères de ce poste et que vous êtes intéressé, veuillez acheminer une lettre de candidature, un curriculum vite et des copies de vos diplômes, au : Toronto French School, Bureau des ressources humaines, 296, avenue Lawrence Est, Toronto (Ontario) M4N1T7.Télécopieur : (416) 481-1447.Conlormément aux directives canadiennes sur l'immigration, la présente annonce s'adresse en premier lieu aux citoyens canadiens et aux personnes qui résident en permanence au Canada.¦f Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Poste de professeur suppléant en psychoéducation Le Département des sciences du comportement recherche des candidatures pour un poste de professeur suppléant en psychoéducation.Tâches • Assumer des cours de premier cycle en psychoéducation dans le domaine de la pratique psychoéducative et de l'intervention communautaire.• Réaliser des activités reliées aux autres volets de la tâche de professeur: recherche, administration pédagogique et services à ta collectivité.Exigences • Posséder une formation initiale en psychoéducation et une expérience de la pratique psychoéducative.• Avoir complété une scolarité de doctorat en psychologie ou dans un domaine connexe, à défaut, détenir un diplôme de maîtrise dans un domaine approprié.Durée du contrat Une année, à compter du 1er août 1999 au 31 juillet 2000 Lieu de travail Rouyn-Noranda, et occasionnellement, hors campus *“ Conformément aux exigences relatives à l'immigration du Canada, ce poste est offert aux citoyens canadiens et aux résidents permanents *** Ce poste est ouvert aux hommes et aux femmes et toute candidature sera traitée confidentiellement.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 16h30, le 16 juillet 1999 à l'adresse suivante: JACQUES NAUD, directeur Unité d'enseignement et de recherche en sciences du comportement Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue 445 bout, de l'Université Rouyn-Noranda, QC J9X 5E4 Directeur général national Formulation de politiques, établissement d’un consensus, réalisation de la vision stratégique L’Association dentaire du Canada, l’une des associations professionnelles les plus importantes du pays, est le porte-parole national autorisé de la profession dentaire au Canada.L’ADC est une association professionnelle sans but lucratif qui représente les 16 000 dentistes du Canada.Son but est de promouvoir une santé bucco-dentaire optimale chez les Canadiens.L’ADC est à la recherche d’un nouveau directeur général.Relevant d’un Bureau des gouverneurs bénévole, le nouveau DG sera responsable du leadership stratégique de l’organisme, de la direction et du fonctionnement de l’Association et du Bureau national, situés à Ottawa.Il s’agit véritablement d’un rôle “dans lequel il y a lieu de mordre à belles dents” : diriger une équipe expérimentée et consciencieuse de chefs de départements responsables des services généraux et professionnels, des finances et de l’administration, des communications et du soutien à la gestion de la pratique; travailler dans l’ensemble du pays, avec les directeurs généraux provinciaux et leurs organisations pour développer des programmes et offrir un forum national; être le moteur de l’activité en matière d’affaires publiques et de relations gouvernementales pour l’association nationale, tant au pays qu’à l'étranger.La personne que nous recherchons est un dirigeant expérimenté et accompli, qui possède au moins 10 ans d’expérience dans la gestion d’un association nationale, et/ou des antécédents impressionnants dans un organisme du secteur privé, idéalement relié Recherche de cadres au domaine des soins de la santé.Un diplôme universitaire, auquel s’ajoute possiblement une scolarité de deuxième cycle (ex, MBA), donne au candidat les bases, stratégiques et axées sur le monde des affaires, des compétences idéales pour ce rôle.Un titre de CAE serait également un atout, de même que la bonne connaissance des deux langues officielles.Le nouveau directeur général sera un leader fort, et pas seulement un administrateur : une personne dotée de superbes capacités de communications, qui peut mettre sur pied des partenariats, se gagner des consensus et offrir des services à valeur ajoutée s’étendant jusqu’aux niveaux de base de la profession.Si ce poste exaltant, situé à Ottawa, vous attire, veuillez répondre sous pli confidentiel, en mentionnant le numéro de dossier 66519, aux adresses suivantes : KPMGllp, a/s Jim Parr, par courrier régulier : Recrutement des cadres, C.P.51, Succursale Commerce Court, Toronto (Ontario) M5L 1B2; par télécopieur : (416) 777-8070; par courriel : executivesearcA@kpmg.ca KMPG LLP, a/s Chris K/us (M), par courrier régulier : Recrutement des cadres, World Exchange Plaza, 45, rue O'Connor, Bureau 1000, Ottawa (Ontario) Kl P1A4; par télécopieur : (615) 258-5698; par courriel : cktus@kpmg.ca Nous vous remercions à l'avance de /'intérêt que vous manifestez pour ce poste, mais nous ne communiquerons qu avec les seules personnes qui auront retenu sérieusement notre attention.L’ADC est un employeur qui souscrit à l’égalité des chances en matière d'emploi.Tous pourrez en savoir davantage en visitant le site web de l’ADC, à l'adresse : www.cda-adc.ca samedis et les mercredis dans Le Devoir .-V ' " - % Renseignements : Christiane Legault, (514) 985-3316 L’Université de Moncton sollicite des candidatures ou des mises en Recteur ou rectrice commençant le 1er juillet 2000 pour un mandat de cinq ans, renouvelable L'Université de Moncton, établissement d'études supérieures de langue française fondé en 1963, regroupe trois campus situés dans les principales régions francophones du Nouveau-Brunswick, soit à Edmundston, à Moncton et à Shippagan.Elle compte environ 6 000 étudiantes et étudiants, soit 4 600 à temps complet et 1 400 à temps partiel.Son budget de fonctionnement pour l'année 1999-2000 est d'environ 67 millions de dollars.Le recteur ou la rectrice doit être un leader capable de faire progresser l'Université sur tous les plans, particulièrement ceux de l'enseignement et de la recherche.Investie d'une autorité personnelle étendue, la personne qui occupera ce poste sera tout autant responsable de la planification à long terme que de l’administration courante de l’Université et assumera la présidence du Sénat académique.Son autorité s’étendra aux trois constituantes de l'Université de Moncton.Enfin, la maîtrise de la langue française, tant à l'oral qu'à l’écrit, est essentielle.Les candidatures ou mises en candidature seront acceptées jusqu'au 30 septembre 1999.Elles doivent être présentées par écrit, accompagnées d'un curriculum vitæ détaillé, et adressées sous pli CONFIDENTIEL à l'adresse suivante : Comité consultatif de sélection du recteur ou de la rectrice, a/s de M.Dennis Savoie, président, 34, rue Reading, Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 6B9 université unaccent.DE MONCTON sur le Savoir L’Université de Moncton souscrit i l'équité en matière d’emploi.Ce poste est offert également aux femmes et aux hommes.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce concours s'adresse aux citoyennes et citoyens canadiens ainsi qu'aux personnes ayant obtenu le droit d'établissement au Canada théâtre ubu APPEL DE CANDIDATURES DIRECTION DE PRODUCTION Le Théâtre UBU, compagnie de théâtre de création, recherche des candidates pour assurer le poste de direction de production.Sous l’autorité du directeur artistique, le ou la titulaire de ce poste assumera les responsabilités suivantes: Coordination générale de l’ensemble des activités de production de la compagnie / Supervision des aspects techniques, matériels et budgétaires des productions / Participation à l’élaboration des budgets de production Engagement du personnel technique requis par les productions / Organisation technique et suivi des tournées au Québec et à l’étranger / Gestion des équipements et locaux de la compagnie Exigences Formation en direction technique et/ou de production / 5 années d’expérience dans la direction de production au Québec et à l’étrcnger / Un sens de l’organisation et une capacité à diriger un groupe de travail avec dynamisme et leadership / Une connaissance approfondie des méthodes de production et du processus de création artistique / Une bonne connaissance de la langue française et de la langue anglaise, parlées et écrites.La rémunération sera déterminée en fonction de la compétence et de l’expérience du (de la) candidat(e).L’entrée en fonction est prévue pour août 1999.Les candidatures, accompagnées d’un curriculum vitæ et de références, devront nous parvenir au plus tard le 1" juillet 1999.Théâtre UBU, Poste de direction de production 4387, avenue Christophe-Colomb, Montréal (Québec) H2J 3G4 Fax : (514) 521-7157 / ubu@surf.to Le Conseil canadien de développement social, un organisme national bénévole à but non lucratif dont le siège social est à Ottawa et qui se consacre à promouvoir la sécurité sociale et économique de tous les Canadiens, est à la recherche d’une personne avec les qualités d’un leader dynamique pour occuper le poste de DIRECTEUR(TRICE) GÉNÉRAL(E) Le Conseil canadien de développement social est un des organismes les plus réputés au Canada en matière de politique sociale.Guidé par des principes de justice sociale et d’équité, le Conseil élabore et fait avancer des politiques et des programmes sociaux progressifs au moyen de la recherche, la consultation, la sensibilisation et la défense des droits.À titre de directeur(trice) générale(e), votre principale responsabilité sera d’orchestrer le déploiement d’approches novatrices afin d’assurer la gestion responsable et efficace d’un organisme réalisant d’importantes recherches et travaillant étroitement avec la collectivité des politiques sociales, les organismes de services sociaux, les gouvernements, le milieu de la recherche ainsi que les syndicats et le monde des affaires.Stratège et gestionnaire chevronné(e) ayant une connaissance approfondie de la politique sociale et de la défense des droits, vous avez à votre actif de l’expérience en travail avec des conseils d’administration bénévoles et des organismes de membres nationaux ainsi qu’en développement organisationnel.Vos antécédents démontrent que vous comprenez la recherche et son rôle dans l’élaboration de politiques sociales.Vous avez l’esprit ouvert; vous croyez au travail d’équipe; vous avez une excellente capacité personnelle de communication, ainsi que l’aptitude nécessaire en relations publiques et l’expertise pour établir des contacts variés.Le bilinguisme est un atout significatif.La rémunération est proportionnelle à l’expérience.Le Conseil offre une bonne gamme d’avantages sociaux et applique l’équité en matière d’emploi.Si vous avez le dynamisme et les compétences nécessaires pour guider notre organisme, nous vous invitons à soumettre votre candidature, en toute confidentialité, avec tous les détails pertinents, d’ici le 16 juillet, à: Concours - Directeur général du CCDS BRIDGES Consulting 200, First Avenue, Bureau 204 Ottawa, Ontario K1S 2G6 Téléphone: (613) 231-3804 Télécopieur: (613) 231-6018 Courriel: consulting@bridgescanada.com Nous remercions d’avance toutes les personnes qui soumettront leur candidature mais nous ne communiquerons qu’avec celles retenues. L E DEVOIR.I.E S SAMEDI 11) ET DI M A N CHE 2 0 ,1 U I X 1 I) » S> A 11 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 AVIS À TOUS NOS ANNONCLURS I Vi'uilkv, s'il vous j)l;iîl, prcndiT roim.iissnnrt' de votre niinomc Cl nous si(|ii;dri immcduilcnunt Ionic ;mom;ilie (|iu s'y situ il ((lissée.I il cas d'ei l eur de l’edi leur, sa responsabilité se limile au eoùl de la parution.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.IDISTRICT DE MONTREAL, COUR [MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD, ’NO.97CI-2Z313 ¦ BREF |D EXÉCUTION.LA VILLE DE ST-(LÉONARD, Partie demanderesse -vs-‘RICHARD RAYMOND, Partie /défenderesse Le 30rème jour de juin a 999 à tOhOO.au 7900 ave Bodlnler, # J 6, Anjou, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens jet effets de RICHARD RAYMOND, ’saisis en cette cause, consistant en: 1 j tour micro-ondes blanc, 1 télécouleur d environ 27», 1 sola 3 places en -jcuirette noire et autres.Conditions: j ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIORE huissier du district de Montréal.Macéra S Associés, HUISSIERS • 514-048-0979 • Fax, 848-7016, 31.rue St-Jacques ouest.Rez-de-chaussée.Montréal, Québec, H2Y1K9 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL.COUR MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD.NO.99CI-2B871 BREF D’EXÉCUTION, LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie demanderesse -vs-NAGLIALAVORE VINCENZO.Partie défenderesse Le 30léme jour de juin 1999 é 11 hOO.au 12135, Germain Charland.Montréal, district de Montréal.serpnt vendus par autorité de justice, les biens et effets de NAGLIALAVORE VINCENT, saisis en cette cause, ccnslstant en: 1 véhicule de marque Jeep modèle Grand Cherokee Ltd Conditions: ARGENT COMPTANT eLou CHEQUE VISÉ.Information: LAURENT SOLARI huissier du district de Montréal Macéra 8 Associés, HUISSIERS - 514-848-0979 • Fax.048-7016, 31, rue St-Jacques ouest, Rez-de-chaussée.Montréal, Québec H2Y1K9 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, DIVISION PETITES CRÉANCES.NO.500-32-026683-971 • BREF D EXÉCUTION, ROLLAND RABY INC., Partie demanderesse -vs-STEVEN SILVER, SONNY SILVER ET ANDRÉ LAROCQUE, Partie défenderesse Le 30ième jour de juin 1999 é 14H00, au 14 816, Labelle, Pierrelonds.district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de STEVEN SILVER, SONNY SILVER ET ANDRE LAROCQUE, saisis en cette cause, consistant en: 4 télécouleurs, 2 vidéos, 1 ordinateur complet.1 chaîne stéréophonique, t aspirateur Electrolux, 1 four micro-ondes et autres biens.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MCIHEL BOISSEAU huissier du district de Terrebonne Boisvert, Lanctôt Poullot, HUISSIERS, (450) 471-0078, Mtl (514) 328-1122, 955, bout.Des Seigneurs.« 21.Terrebonne, Qc, J6W 3W5 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, NO.57286-0014583113-1, COUR MUNICIPALE, VILLE DE LAVAL, Pâme demanderesse -vs- PANAGIATIS KALAMVOKIS.Partie défenderesse.Est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 1117, rue Hennessy, Chomedey district de Laval, à 11:00 heures, le 30 juin 1999, à savoir: 1 téléviseur avec meuble de couleur brun S accs.1 vidéo VHS 8 accs.1 système de son avec haut-parleurs 8 accs, etc.Lesquels effets seront vendus AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans !’affaire da la talllite da : ACIER ERECTO INC.Faillie AVIS est par les présentes donné que la talllite de ACIER ERECTO INC., personne morale légalement constituée ayant son siège social au 127, ave.du Manoir, Léry (Québec) J6N 3N7, est survenue le 8* jour de juin 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 291 jour de |uln 1999,111 h OR au bureau du syndic.Daté de Brossard, ce 19* lourde juin 1999.CLAUDE MOQUIN, CA.CIP Syndic désigné Rémlllard Moquln Nadeau Lebel Inc.Syndic de talllite 5811, boul.Taschereau, Bureau 410 Broieerd (Québec) J4Z1A5 Tél.: (514) 875-6633 Æm.m DIAMOND ASS.INC MW 345, AVENUE VICTORIA SUITE 400, WESTMOUNT (QUÉBEC) H3Z2N2 TÉL.: (514) 483-2303 FAX: (514)483-2373 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 9066-6041 QUÉBEC INC., un corps politique, dûment Incorporé selon la loi, faisant affaires dans la Ville et District de Laval, province de Québec, au 2341 boul.Curé Labelle, Unit # 16, sous le nom et raison sociale de : • Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue de Hleury.u etagr.Montreal.(Quebec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LiSalle.77-13.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.012.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne .est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir Ij Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Grou|>c Québécor Inc .900, boulevard Saint-Martin t Juest.I-aval Knvoi de publication — {Enregistrement n‘l*p858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.WENDERS «Leur musique, c’est l’authenticité vécue» SUITE I)E LA PAGE 1 Times: «Avec la délicatesse aigre-douce d'un boléro classique.Buena Vista Social Club a célébré la vitalité et la virtuosité de ses musiciens en même temps qu’il a pleuré l'époque qu’ils incarnent.» Commentaire du magazine Rolling Stone: «L’entrée de Compay Segundo nous a donné un premier indice révélant qu'il s’agirait d'une soirée extraordinaire de musique.» L’avenhire de Ry Cooder en terre cubaine et la magie du groupe Buena Vista Social Club ne sont d’ailleurs pas étrangères à la résurrection dont jouit présentement le jazz latino.Depuis Buena Vista Social Club, au moins cinq autres albums ont été réalisés avec des musiciens ayant participé de près à l’aventure du premier disque.Les membres du collectif réuni par Cooder partent chacun de leur côté en tournées à travers le monde.Ibrahim Ferrer et le pianiste Rubén Gonzales jouent notamment ensemble.Ry Cooder avouait même récemment en entrevue au Globe and Mail qu’il s’inquiétait de voir autant de micros et de caméras sur file de Cuba, les médias s’étant lancés dans une recherche effrénée de magie.Tout juste cette semaine vient par ailleurs de paraître sur le marché québécois un album intitulé Buena Vista Social Club Presents Ibrahim Ferrer.C’est lors du deuxième séjour de Ry Cooder à Cuba, pour cet enregistrement avec Ibrahim Ferrer, que Wim Wenders s’est laissé séduire par les rythmes cubains et qu'U est parti avec un seul caméraman et un seul ingénieur du son sur la piste de son ami Cooder.Il a filmé l’enregistrement, la vie à La Havane et les deux concerts d’Amsterdam et de New York.«La musique cubaine, je ne connaissais pas tellement, explique Wim Wenders dans un français posé, fort bien maî- trisé.Je ne connaissais aucun de ces musiciens.Quand Ry m’a donné la cassette détno.je l'ai écoutée et, dès les premiers sons, je savais que c'était quelque chose de très spécial.Il y avait de l'énergie, de la détente, une transparence et une modernité liée à quelque chose de très traditionnel, très vieux.C’était un mélange que je n’avais jamais entendu, et ça donnait envie d’en entendre plus.C’est contagieux.» Pas surprenant que la musique occupe une place si prépondérante dans ce documentaire.Parenthèse: Ex-Centris est l’endroit idéal pour voir ce film; la sonorisation y est plus que surprenante, entre autres dans les scènes tournées au Carnegie Hall, où le Buena Vista Social Club a connu d’une part la consécration, d’autre part la ville de New York.Il faut voir ces Cubains déambuler dans les rues de la Big Apple dont ils n’avaient pu qu’imaginer les contours durant leur vie.Il faut les voir devant la vitrine d’un magasin, essayant de deviner qui sont les célébrités représentées par une série de statuettes.Miles Davis n’a plus de nom, sinon celui du «plus grand de tous», celui qui «claironnait au-dessus des étoiles».Ray Charles passe pour «ce gars aveugle» et Marilyn Monroe ne leur rappelle strictement rien.Ils viennent d’un autre monde, un monde où l’authenticité n’est pas recherchée, mais réelle.Ils sont authentiques dans leur vie et dans leur musique.C’est du moins ce qu’essaie de montrer Wim Wenders dans son documentaire.«Leur musique, c’est l’authenticité vécue, vraiment.C’est une musique qu’on ne pourrait pas imiter, estime-t-il.C’est une musique qui est complètement originale et complètement vécue, pleine de vie, d’expériences, et pleine de souffrance, aussi.» Documenter Cuba Wim Wenders s’est laissé séduire par la musique cubaine en même temps qu’il a voulu «documenter» tout un pan de la culture cubaine dont Ry Cooder lui a révélé l’existence.Son but principal avec Buena Vista Social Club?Il réfléchit longuement.Très longuement.«Faire parler cette musique et ces gens-là.J’aime énormément la vie, et dans ma photographie, il y a un certain besoin de préservation.Et pour moi, la chance défaire un film à La Havane à ce moment-là, avec ces gens, c'était aussi un besoin de préserver quelque chose, peut-être au dernier moment possible.» Les musiciens apparaissant dans le film sont en effet âgés de 60, 70,80 et même 90 ans.Ibrahim Ferrer, un personnage prépondérant dans le documentaire, avait 69 ans au moment du tournage.Ce vieil homme attachant, qui a eu à «plonger dans la vie» après que ses deux parents sont décédés alors qu’il n’avait que 12 ans, explique à la caméra qu’il en était rendu à cirer des chaussures dans la rue depuis des années quand son ami Rubén Gonzales est venu le chercher.11 l’a pratiquement traîné de force au studio où les attendait Cooder.Ferrer a brisé son long silence pour interpréter une version déchirante du boléro Dos Gardenias, et sa vie s’en est retrouvée changée à jamais.En bout de piste, le documentaire porte sur Ry Cooder, la bougie d’allumage de Buena Vista Social Club, le disque ou le documentaire.Ry Cooder rêvait depuis des années sinon des décennies d’une expérience musicale authentique, et c’est ce qu’il a trouvé à Cuba.«C'était l’expérience la plus belle de sa vie professionnelle, selon lui.Et c’était aussi l’expérience la plus accomplie musicalement, révèle Wim Wenders.Il me disait: “J’ai appris mon métier, je me suis préparé pendant trente ans pour faire ce boulot-là.» C’est dire tout l’amour qu’éprouve Ry Cooder pour la musique cubaine et les vieux monuments qui la jouent C’est cet amour que Wenders a voulu transposer en promenant sa caméra sur la ville, les gens et leurs rêves.« On coupe encore comme au siècle dernier» LO UIS-G ILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La grande faiblesse de l’aménagement forestier québécois, et peut-être mondial, c’est que l’aménagement forestier est une activité socioéconomique qui génère des profits et des emplois mais qui ne prend pas en compte ces mêmes aspects socioéconomiques dans sa planification.La planification forestière ne tient compte que des exigences financières des exploitants actuels.Ce qui explique qu’on coupe encore comme au siècle dernier.» Selon Louis-Jean Lussier, un ingénieur forestier de renom qui s’est spécialisé en économie forestière, à un premier niveau de gestion, le planificateur se contente de tenir compte du volume de bois produit par la forêt.C’est là que se situe le Québec en raison des pressions des exploitants pour avoir chacun le plus de bois possible.A un deuxième niveau,(OÙ le Québec «devrait déjà se situer», à son avis, le gestionnaire devrait planifier la récolte «la plus payante possible sur le plan commercial», chaque arbre n’étant coupé qu’au moment où il atteint sa valeur commerciale maximale.Ce défi implique «probablement de revoir à la baisse» les taux de récolte actuels plutôt que d’artificialiser davantage les forêts par de nouvelles plantations, dont l’entretien est fragile et coûteux, afin de gonfler le calcul de la «possibilité» globale.Mais la foresterie de demain ira encore un cran plus loin, ajoute Louis-Jean Lissier, en tenant compte cette fois de la valeur globale non seulement des arbres mais aussi du potentiel économique de toute la forêt: les forestiers, dit-il en substance, doivent se faire à l’idée qu'ils doivent planifier leur exploitation en fonction des besoins des pourvoyeurs, des acériculteurs, des cueilleurs, des chasseurs et des pêcheurs, des randonneurs, des observateurs, des canotiers, etc., au lieu de coexister à côté tant que cela ne les dérange pas trop.«Si au lieu de couper à blanc sur de grandes surfaces, ce qui fait fuir longtemps origtiaux et chevreuils, on calculait la valeur économique de toutes les activités susceptibles d’être développées dans une forêt dont toutes les ressources sont à leur optimum, on obtiendrait une plus-value économique plus élevée encore», ajoute l’ingénieur forestier, dont les collectivités rurales ont autant besoin que les industriels ont besoin.de profits! «Le rôle premier de l’ingénieur forestier, conclut l’ancien président de cet ordre professionnel, c’est de trouver la meilleure stratégie en fonction d'objectifs socioéconomiques qu'on n’enseigne malheureusement pas en foresterie.Son travail ne peut plusse résumer à simplement planifier des volumes de bois.Il doit plutôt optimiser les choix d’aménagement.» A FORET Un potentiel gonflé artificiellement SUITE DE LA PAGE 1 atteignaient leur maturité autour de 45 et 60 ans respectivement.En réalité, ajoute le forestier, ces arbres n’auront pas atteint alors leur valeur maximale sur le plan commercial.Mais si on décidait d’attendre 10,15 ou 25 ans de plus avant de les récolter, on se retrouverait aujourd’hui devant l’obligation de ralentir la récolte puisque les forêts de remplacement se présenteraient plus tard dans les modèles mathématiques.Louis-Jean Lussier estime qu’il est très difficile de restreindre actuellement l’appétit des industriels même si ce sont leurs successeurs, voire leurs propres entreprises, qui vont éventuellement écoper des politiques à courte vue d’aujourd’hui.«Les modèles actuels, explique l’ingénieur forestier, qui est aussi un économiste forestier, visent à obtenir uniquement des volumes de bois.Ils ne nous renseignent pas sur la valeur commerciale de ce bois ni sur le moment où elle atteindra son point optimum.Des milliers de petits arbres peuvent fournir un volume de bois identique à quelques centaines de gros arbres: on comprend facilement que la valeur et l’utilité ne sont pourtant pas les mêmes.» L’impact d’une planification des récoltes sur des horizons trop courts, ajoute le forestier, sera d’autant plus dur à absorber plus tard que la vaste majorité du bois coupé au Québec est d’abord utilisée par l’industrie du sciage, les papetières fabriquant désormais l’essentiel de leurs pâtes à partir de copeaux plutôt qu’avec de la «pitoune» (sections d’arbres entiers).Une fausse sécurité Il existe plusieurs façons, explique Louis-Jean Lussier, de gonfler artificiellement le potentiel de la forêt québécoise, ce qui nous justifie d’autoriser maintenant des coupes plus intensives.Planifier des récoltes prématurées, dit-il, donne ce genre de fausse sécurité mais au détriment des forestiers de demain.Même chose pour les coupes en forêt boréale, plus au nord.Le ministère des Ressources naturelles, explique L)uis-Jean Lissier, avait limité l'aire commerciale d’exploitation de la forêt boréale à la hauteur de Waswani-pi.En décidant d’ajouter soudainement les forêts situées au nord de cette frontière dans le calcul de «possibilité forestière», il y a quelques années, on se justifiait d’en couper davantage même si la forêt n'avait pas changé! Louis-Jean I ussier parle de «foresterie-fiction» quand on se justifie aujourd’hui de couper des forêts bien réelles en nous disant que leur relève sera au rendez-vous dans 45,60 et 100 ans.La coupe actuelle des derniers arbres produits naturellement par la forêt pose un autre problème, selon Louis-Jean Lussier.Les forêts de remplacement, actuellement planifiées par ordinateur, ne seront au rendez-vous des industriels de demain que si la prochaine génération de forestiers y effectue tous les traitements coûteux et non rentables qu'il faudra y effectuer à intervalles d’environ 15 ans, une facture refilée à la prochaine génération pour nous autoriser de faire rouler les usines d’aujourd’hui.Ces travaux non rentables consistent principalement à dégager les forêts en repousse pour réduire la concurrence entre les jeunes arbres et permettre aux meilleurs d’intensifier leur croissance.Mais même si ces traitements coûteux devaient être faits à temps, selon M.Lussier, il n’en reste pas moins que le Québec perdra une valeur commerciale importante si on coupe sapins et épinettes avant qu’ils n’aient atteint leur taille maximale, comme le prévoient les modèles actuels.Certes, explique l’ingénieur et expert en «économie forestière», la croissance des arbres ralentit lorsqu’ils arrivent à maturité, mais ce phénomène n’empêche pas leur valeur globale de continuer de croître.Même si on se donnait collectivement la prudence de planifier les coupes sur des horizons plus éloignés pour récolter la valeur ajoutée liée à la qualité des bois à maturité, Louis-Jean Lissier doute encore des résultats puisque, dit-il, on planifie à partir de prescriptions d’aménagement qui s’appliquent à des «forêts virtuelles», c’est-à-dire à des «forêts moyennes».«C’est comme si on essayait de commander le menu moyen au restaurant ou si on refusait une aide financière à quelqu'un sous prétexte que le revenu moyen de son village ne le justifie pas! Les forestiers connaissent l’énorme imprécision de ces outils de prévision mais ne le disent pas.C'est non seulement de la mauvaise foresterie, c’est immoral parce qu'on prive nos petits-enfants d’arbres réels en échange de forêts dont on ignore en réalité les coûts véritables de leur aménagement.A-t-on le droit de ne pas planifier le défi de la qualité pour nous justifier de tout prendre maintenant?» Pas toutes les forêts Pour Jacques Gauvin, le débat que propose Louis-Jean Lissier remet en question, bien sûr, certaines dimensions de l’activité forestière mais pas la foresterie actuelle au grand complet.Plusieurs chercheurs pensent aussi qu’il faut en effet, dk-il, perfectionner les modèles prévisionnels comme Sylva II, quitte à rediscuter en profondeur des hypothèses qui sous-tendent son utilisation actuelle.«Les industriels, ajoute-t-il, ont intérêt à voir la forêt produire un maximum de qualité.Et c’est incontournable depuis les changements survenus au cours des dernières années dans la structure de l’industrie de la forêt.Jusqu’à tout récemment, les papetières dominaient la récolte.Aujourd’hui, un virage important s’est amorcé en faveur d'une optimisation de la forêt.Une proportion importante du bois récolté est d’abord utilisée par les scieries, qui recherchent les arbres de meilleure qualité et qui vendent ensuite leurs copeaux aux papetières.» Mais la recherche de bois plus gros, de plus grande qualité, note M.Gauvin, c’est d’abord une problématique des forêts méridionales du Québec, pas des forêts nordiques ou boréales, où le bois est plus petit et impossible à faire croître en diamètres plus importants.«Mais cela ne veut pas dire qu 'il faille laisser tomber cet aspect de la foresterie, conclut le vice-président de l’AMBSQ: au congrès, quand Ijouis-Jean Lussier a soulevé la question de la qualité, personne ne lui a lancé de pierres!» ?Lundi et mardi: deux audacieuses expériences de foresterie axées sur la recherche de qualité et l’atteinte d'objectifs sociaux.Les soldats canadiens ont l’ordre de désarmer l’UCK i REUTERS 1 • Ottawa — Les soldats canadiens au Kosovo ont reçu l'ordre de désarmer les troupes de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) qu’ils croiseront sur leur chemin, a indiqué hier le ministre canadien de la Défense, Art Eggleton.Il a apporté ces précisions par téléphone depuis Bruxelles après avoir participé à une réunion des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’OTAN.Alors que l’OTAN discute toujours du désarmement avec les dirigeants de l’UCK, des divergences considérables sont apparues sur le terrain entre les différents membres de l’OTAN qui patrouillent dans la province yougoslave.Le Canada a envoyé jusqu’à maintenant 400 soldats au Kosovo, qui servent sous le commandement britannique, et s’apprête à en envoyer 900 de plus.Les forces canadiennes au Kosovo comprennent aussi un escadron de reconnaissance de 200 hommes.CEQ SUITE DE LA PAGE 1 certains représentants syndicaux prédisaient que la CEQ plaiderait non coupable.Afin de recueillir ses preuves pénales, le Procureur général avait demandé aux commissions scolaires de lui fournir des renseignements sur les activités de leurs syndicats le 18 novembre; il avait aussi demandé à connaître le nom des dirigeants syndicaux.La très grande majorité des administrations scolaires ont transmis ces renseignements, mais un petit nombre d’entre elles, dont la Commission scolaire de Montréal, ont refusé de donner les renseignements sollicités, parlant de «délation».Il n’a pas été possible de savoir, hier, si cela signifie que le syndicat montréalais serait automatiquement exempté de toute amende.Au bureau de la ministre Linda Goupil, on a simplement indiqué hier que d’autres plaintes pourraient être émises au cours des prochains jours.Les plaintes s’appuient sur le Code du travail, qui prévoit une série d’étapes avant tout débrayage.Les syndicats doivent notamment transmettre au ministère du Travail un avis 20 jours avant tout arrêt de travail, ce qui ne fut pas fait lors du débrayage du 18 novembre, survenu, rappe-lons-le, en pleine campagne électorale provinciale.A la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), une porte-parole a confirmé hier que «les premières plaintes ont commencé à nous parvenir».Les syndicats se font imposer des amendes de 6250 $, et les dirigeants, 130 $, à la suite de «constats d’infraction».La direction de la CEQ a envoyé hier un message à ses syndicats, les invitant à acheminer toutes leurs plaintes au bureau provincial.«Les plaintes seront traitées ici», explique la CEQ.Celle-ci n’est pas restée inactive pendant que le Procureur général préparait ses munitions.La centrale a contesté en Cour supérieure la validité de l’ordonnance du Conseil des services essentiels.Ce dernier avait prévenu la CEQ que son arrêt de travail serait illégal.Devant les tribunaux, le mois dernier, la CEQ a plaidé la liberté d’expression; elle a fait valoir que son geste ne s’apparentait pas à une grève mais à une journée d’étude; elle a également dit que le dossier de l’équité salariale échappait à la négociation habituelle d'une convention collective et, de ce fait même, aux dispositions du Code du travail.Le 13 novembre, cinq jours avant le débrayage, le Conseil des services essentiels avait ordonné aux enseignants de se présenter au travail le 18.Après avoir entendu toutes les parties en cause, l’organisme avait en effet ordonné aux enseignants «de ne pas priver de cours un million d’étudiants du Québec».Il avait aussi rappelé que les enseignants s’exposaient à des condamnations pour outrage au tribunal.Au lendemain du débrayage, le premier ministre Lucien Bouchard avait dit avoir référé le dossier au Procureur général pour que des mesures soient prises contre les syndiqués.Iœ Procureur général avait un an pour enclencher un processus de poursuite.11 y a deux mois, la Fédération des comités de parents, craignant que le temps n'atténue l’ardeur du gouvernement, revenait à la charge afin que le débrayage ne reste pas impuni.Si les tribunaux imposaient des amendes, cela ne constituerait d'aucune manière un précédent.En 1989, notamment, de très nombreux syndiqués du secteur public, dont les infirmières, s’étaient fait imposer des amendes pour lesquelles leurs dirigeantes avaient organisé une collecte.Le secteur hospitalier est régi par la loi 160, qui prévoit des amendes équivalentes à deux journées de salaire pour chaque journée de débrayage dans le secteur de la santé.A1C
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