Le devoir, 24 janvier 2004, Cahier A
e littéraire ahier F w w w .1 e d e v o i r.c o m LE DEVOIR PERSPECTIVES Vendeuse de permis ?Hydro échange-t-elle le Suroît contre la dette de GE à SM-3 ?Le président d’Hydro-Québec, André Caillé, confirmait avant-hier qu’il songeait à céder le Suroît à General Electric (GE), le fournisseur de la turbine à gaz de cette centrale.Il se pourrait bien que cette négociation, tenue secrète jusqu’à hier, cache l’amorce d’un important règlement hors cour en ce qui concerne les pertes encourues à cause du mauvais fonctionnement des turbines de GE à la centrale de Sainte-Marguerite 3, sur la Côte-Nord.Louis-Gilles Fr a ncœur ydro ne peut pas vendre la centrale du Suroît à General Electric (GE) parce qu’elle n’existe pas.Pas encore, du moins.Tout ce qu’Hydro-Québec peut céder ou vendre à ce stade-ci, c'est le certificat d’autorisation que devra lui émettre le ministre de l’Environnement, Thomas Mul-cair, à la suite du feu vert accordé par le conseil des ministres.Il y a quelques années, le conseil consultatif d’Hydro-Québec avait accusé la société d’Etat de blanchir des mégawatts provenant des centrales thermiques américaines, achetés la nuit et revendus le jour sous l’étiquette d’énergie verte.Faudra-t-il maintenant ajouter aux nouveaux marchés d’Hydro-Québec celui de courtier en permis?La question ne relève pas de la boutade et porte à conséquence, notamment pour le ministre de l'Environnement En levant le voile sur ces négociations, le président d’Hydro-Québec a insisté sur sa préférence, c’est-à-dire «garder toutes les options ouvertes» dans le dossier du Suroît, dont le public croyait connaître les véritables paramètres.D serait surprenant que le président d’Hydro-Québec cherche seulement à obtenir un prix plus avantageux de GE sous prétexte que la nouvelle turbine, si performante, n’a pas encore prouvé son efficacité, ce qu’il n’avait pas dit en annonçant l’achat de cette merveille, il y a deux semaines.D faudrait être obtus pour ne pas voir qu’Hydro-Québec se retrouve en position Le public doit prendre la véritable mesure de la gestion des réserves nationales d’électricité VOIR PAGE A 10: HYDRO SCIENCES Deux degrés de plus et des milliers d’espèces en moins ¦ À lire en page B 6 INDEX Actualités.A2 Annonces.C 7 Avis publics.C 8 Bourse.C2 Carrières.C 6 Décès.C 7 Économie.C 4 Éditorial .B 4 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.C 9 Météo.C9 Perspectives.B1 Rencontres.D 2 Société.B 6 Sports.C 10 Sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC - The Globe and Mail Le Bloc chauffe les libéraux Les élections se joueront sur le troisième parti INTENTIONS DE VOTE HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Oubliez l’effondrement du Bloc québécois ou le raz-de-marée Paul Martin.S des élections fédérales avaient eu lieu la semaine dernière, la lutte au Québec aurait été à ce point serrée entre bloquistes et libéraux qu’il est difficile de dire qui en serait sorti gagnant Chose certaine, dans la province, le nouveau Parti conservateur du Canada jouera le rôle du joker de sa performance dépendra lequel, du Parti libéral ou du Bloc québécois, récoltera le plus de sièges.Selon le sondage Léger Marketing fait la semaine dernière pour le compte du Devoir, du Globe and Mail et de CKAC, libéraux et bloquistes se livrent une chaude lutte au Québec: le PLC de Paul Martin Total Francophones Non-francophones PLC 47% 40% 75% BQ 36% 42% 13% NPD 8% 8% 7% PCC 6% 7% 3% Autres 3% 4% 3% VOIR PAGE A 10: BLOC Le PQ, premier au Québec, à lire en page A 3 Huissiers en liesse JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le malheur des uns fait le bonheur des autres.Tchik-a-tchik ! Le haut niveau d’endettement des Québécois fait saliver les huissiers FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Davantage de joie?De bonheur?le passé», poursuit cet homme dont le costume D’amour?Moins de tabac?Ou encore sombre masque difficilement un côté espiègle et bon des visites plus fréquentes au centre vivant «La raison est simple: le recours à un huissier est sportif?Pour l’année 2004, qui pour- à la baisse car les taux d’intérêt sont bas et parce que les suit froidement sa course gens ne manquent pas de travail.Cela leur depuis trois semaines, Cari Lortie ne «Avec une hausse permet de composer facilement avec leur veut rien de tout ça.«Cette année, avec o 0/j endettement.» «Mais si la situation devait mes amis, nous ne nous sommes souhai- de 3 X> des taux se détériorer et les taux d’intérêt grimper, té qu’une seule chose: une hausse des d’intérêt, on l’impact sur les procédures serait épouvan-taux d’intérêt», dit-il en rigolant.table», ajoute son collègue, Luc Saulnier.Cette demande, lancée à la blague aux achète 1 immeuble Épouvantable et hautement lucratif esprits du monde économique à l’aube de on atn4natfrme habituellement en association avec de Teau liquide.Des conditions qui peuvent produire de l'hématite grise, comme un lac ou des sources d'eau chaude, pourraient être assez favorables à la vie», espère la NASA.Cette mission, la plus ambitieuse jamais menée sur Mm's, est dtc tée de 820 millions de dollars pour assurer pendant trois mois le fonctionnement de chaque robot alimenté par l’énergie solaire.Des choses simples pour sauver des vies PRESSE CANADIENNE Toronto — Des centaines de vies au pays, pourraient être sauvées chaque année si les soins cardiaques d’urgence étaient améliorés dans les hôpitaux, selon une étude rendue publique hier.De simples mesures, notamment administrer sans tarder des médicaments à la suite d’une crise cardiaque ou s’assurer que les patients quittent l’hôpital avec la bonne combinaison de médicaments, peuvent sauver des vies, affirment les auteurs de l’étude, intitulée Effect, acronyme d’Enhanced Feedback for Effective Cardiac Treatment «A Tère des lits d’hôpitaux en nombre limité, des salles d’urgence surpeuplées et des ressources restreintes, les résultats d’Effect nous procurent une façon peu coûteuse, pratique et efficace d’améliorer la santé de nos patients cardiaques», a affirmé le Dr Milan Gupta, à la tête de l’un des comités d’experts ayant contribué à cette étude.«Simplement prescrire des médicaments de survie à davantage de patients cardiaques fera une différence.» De réels progrès ont été réalisés dans le secteur de la recherche sur les problèmes cardiaques, mais parfois, le système est lent à embrasser les changements, a indiqué le Dr Jack Tu, principal enquêteur.«H en résulte un fossé entre ta façon dont les patients devraient idéalement être traités et celle dont ils le sont en fait», a affirmé M.Tu, scientifique à l’Institut de recherche en services de santé, à Toronto, qui a mené l’étude.Ces recommandations n’ont rien de compliqué et elles s’appliquent à tous les hôpitaux à travers le pays, ont affiimé les chercheurs.«Vous n’avez pas besoin d'être dans un grand hôpital universitaire pour atteindre ces objectifs.Même le plus petit hôpital à la campagne avec des médecins et des infirmières professionnels peut réaliser les mêmes performances», a affirmé M.Gupta, responsable du service de cardiologie au Centre de santé William Osler.Un des frères Khadr est arrêté au Pakistan PRESSE CANADIENNE Toronto — Un adolescent canadien de 14 ans, blessé le mois dernier lors d’une fusillade avec des soldats pakistanais à la recherche de son père, soupçonné de terrorisme, est détenu au Pakistan, a rapporté hier le National Post.Abdul Karim Khadr est le fils cadet d’Ahmed Said Khadr, et le troisième de ses enfants à avoir été appréhendé par les forces luttant contre le terrorisme, a précisé le quotidien torontois dans un texte en provenance d’Islamabad.Le garçon a été sérieusement blessé, le 2 octobre, lors d’un raid mené par les forces pakistanaises à la recherche de membres du réseau al-Qaida et de talibans le long de la frontière afghane.Les autorités pakistanaises ont fait savoir au gouvernement canadien, cette semaine, que l’adolescent était détenu à Rawalpindi, a indiqué le Post.Des membres de la famille Khadr, qui ont habité à Toronto et sont de nationalité canadienne, ont affirmé au journal ne pas avoir été informés de la détention d’Ab-diü Karim.Des informations contradictoires circulent au sujet d’Ahmed Said Khadr, certaines voulant qu’il soit lié à Oussama ben Laden, d’autres qu’il ait été tué lors d’un affrontement avec les forces pakistanaises.Un autre fils d’Ahmed Said Khadr, Omar Khadr, 17 ans, a été arrêté en Afghanistan en 2002.Soupçonné d’avoir lancé une grenade ayant tué un médecin américain, il est détenu dans un camp pour présumés terroristes à Guantanamo Bay, à Cuba Son frère, Abdurahman Khadr, 20 ans, a également été détenu pendant près d’un an à Cuba à titre de combattant ennemi.Relâché, il vit aujourd’hui à Toronto.D ne fait face à aucune accusation.3 9 13 BLEU NUIT SOLDE DU 8 AU 28 JANVIER INCLUSIVEMENT 20 jours à 20% sur tous les produits que vous aimez.et des fins de séries à 30% et à 50% Arthur Quentin ARTHUR QUENTIN 3960 RUE ST-DENIS MONTRÉAL TÉL.843.7513 BLEU NUIT 3913 RUE ST-DENIS MONTRÉAL TÉL.843.5702 Le solde des prix çivréf de est de retour chez Patrimoine I J.M' T 1 /j/j i i -~r V T*' Jte I ’Slien ‘r -x' , V l m "f LJ, | j i Profitez de réductions allant jusqu'à 40% sur nos mobiliers-démonstrateurs sélectionnés.^Pntoiwoine , rt^ -T r y T~r \ lW * (S'si.y yr L/.JVX_M ‘ l 1.M i .id fj/J.riJl 3932 Autoroute Laval Ouest (coin Curé-Labelle) Laval (Qc) H7T 2P7 450.687.6867 Sur toute la marchandise o c Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 SI07.av.du Parc 277-7558 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JANVIER 2 0 0 4 A 8 LE DEVOIR LE MONDE EN BREF Remaniement ministériel au Brésil Brasilia (AK’) — Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a procédé hier au premier remaniement de son gouvernement en l’ouvrant au Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) de centredroi-te, ce qui lui assure dorénavant une majorité stable au Parlement Le PMDB, deuxième parti à la Chambre des députés avec 78 élus et premier parti au Sénat avec 22 représentants, s’est vu attribuer les ministères de la Prévoyance sociale, avec le sénateur Amir Lando, et de la Communication, avec le député Eunido Oliveira.Le parti de José Samey, président du Sénat et an-den président de la République (198589), est ainsi récompensé pour l’aide apportée au gouvernement l’an passé lors du vote de deux grandes réformes, celle de la retraite et celle de la fiscalité.En présentant les nouveaux ministres, Lula a souligné que son Parti des travailleurs (PT, gauche) «avait compris la nécessité d’avoir le PMDB comme base de soutien et le PMDB, qu’il ne pouvait refuser un soutien nécessaire pour assurer une gouvemabüité tranquille du pays».Un Sénat plus strict que la FCC américaine Washington (AFP) — Le Sénat américain, à majorité républicaine, a adopté des limites plus strictes à la concentration des médias télévisés que celles déridées en juin dernier par la Commission fédérale des communications (FCC).Par 65 votes contre 28, la Chambre haute s’est prononcée dans la nuit de jeudi à hier pour plafonner à 39 % le contrôle de l'audience nationale par l’un des quatre grands réseaux télévisés.La réforme adoptée le 2 juin dernier par trois des cinq administrateurs de la FCC donnait la possibilité à une société de contrôler jusqu’à 45 % de l’audience télévisée nationale contre 35 % jusqu’alors et permettait également à un groupe de posséder des chaînes de télévision et des journaux couvrant les mêmes marchés.En septembre, malgré la menace de veto de la Maison-Blanche, le Sénat avait rejeté ces règles édictées par la FCC.La Chambre des représentants avait également rejeté ces propositions.Plans d’armes libyens Vienne (AP) — La Libye a remis des plans d’armes nucléaires aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a annoncé hier l’agence des Nations unies basée à Vienne.«On nous a montré des dessins d’armes nucléaires que les Libyens avaient en leur possession, a déclaré Mark Gwozdecky, porte-parole de l’AlEA.Nous avons placé ces plans sous scellés et ils sont en lieu sûr» Selon un diplomate s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, c’est la première fois que quelqu’un reconnaît que la Libye avait l’intention de construire une arme nucléaire.Il a précisé que les plans ne montrent pas un système complet comme un missile mais plutôt une partie, comme une ogive.Armes de destruction massive en Irak «Je ne pense pas qu’elles existaient», déclare l’inspecteur démissionnaire Kay TABASSUM ZAKARIA JEREMY LOVELL REUTERS ashington et Londres — Le responsable de la V V mission américaine chargée de découvrir un éventuel arsenal d’armes de destruction massive (ADM) en Irak a démissionné hier en affirmant qu’il ne pensait pas que le régime de Bagdad détenait des stocks d’armes interdites.«Je ne pense pas qu’elles existaient», a déclaré David Kay, dont les propos sonnent comme un défi lancé à l’administration Bush.La présence présumée d’ADM en Irak avait été présentée en effet par Washington et Londres comme la principale raison de la guerre contre le régime de Saddam Hussein au printemps 2003.Jusqu’ici, aucune preuve de l’existence d’un tel arsenal n’a été découverte sur le terrain par les équipes du Groupe de sur-veillance de l’Irak (IGS) que David Kay dirigeait jusqu’à hier.«Ce dont tout le monde parlait, c'est des stocks produits après la fin de h guerre du Golfe [en 1991] et je ne pense pas qu’il y ait eu un programme de production de grande ampleur dans les années 1990», a ajouté David Kay lors d’un entretien téléphonique accordé à Reuters.«Je pense que nous avons probablement découvert 85 % de ce que nous recherchons et je pense que nous avons la preuve manifeste que [les Irakiens] n’ont pas relancé de production de grande ampleur, et c’est ce dont nous parlons vraiment», a-t-il poursuivi.La Maison-Blanche n’a pas réagi immédiatement aux déclarations de David Kay.Mais à Londres, les services de Tony Blair ont aussitôt diffusé un communiqué balayant les propos de l’inspecteur démissionnaire.«Il est important que nous soyons patients et que nous laissions le Groupe de surveillance de l’Irak [ISG] faire son travail.H reste du travail à accomplir et nous en attendons les conclusions.Mais notre position est inchangée», a déclaré un porte-parole de Tony Blair.Deux rendez-vous cruciaux attendent dans les prochains jours le chef du gouvernement britannique, dont l’engagement dans la guerre contre l’Irak a été sérieusement contesté par son opinion publique.Mardi, il lui faudra affronter une possible mutinerie d’élus travaillistes aux Communes contre son projet d’augmentation des droits d’inscription à l’université.Le lendemain sera rendu public le rapport d’enquête du juge lord Hutton sur les circonstances du suicide du scientifique britannique David Kelly, une affaire directement liée celle-là au dossier irakien.Pour l’administration Bush, la sortie de David Kay constitue aussi un revers, puisque dans son récent discours sur l’état de l’Union, le président des Etats-Unis s’est appuyé sur un rapport du chef démissionnaire de IISG pour tenter de justifier de nouveau les opérations militaires en Irak.La CIA avait annoncé un peu plus tôt dans la journée la démission de David Kay et son rem- David Kay.placement à la tête de 1TSG par Charles Duelfer, un ancien inspecteur en armement des Nations unies.Interrogé sur les raisons de son départ, David Kay a avancé un «ensemble complexe d’éléments».Mais, a-t-fl précisé, sa démission est «en partie liée à une réduction des ressources [de l’ISG] et à un changement des priorités».«Lorsque j’ai commencé [cette mission],/arais posé comme condition que l’ISG se concentre exclusivement sur les armes de destruction massive.Ce n’est plus le cas», aA-il dit ajoutant que ses équipes d’analystes étaient de plus en plus mises à contribution dans la lutte contre la guérilla irakienne.Dans le communiqué annonçant le départ de David Kay, le directeur de la CIA, George Tenet rend hommage au «rôle extraordinaire» rempli par l’ex-chef inspecteur «dans des circonstances dangereuses et difficiles».Son successeur, Chartes Duelfer, est un ancien vice-président de la Commission spéciale des Nations unies qui était chargée du démantèlement des armes de destruction massive en Irak.«M.Kay et son équipe ont cherché très attentivement.Je pense que s’ils n'ont pas trouvé [ces armes], c’est qu’elles n’y sont probablement pas», indiquait-il récemment sur NBC.Dans une déclaration diffusée en même temps que le communiqué de la CIA, il se dit toutefois «absolument engagé à rechercher ces preuves où qu 'elles soient».ARCHIVES REUTERS Les chiites acceptent de patienter en attendant l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Kerbala — Un représentant du dirigeant de la communauté chiite d’Irak a appelé hier à la suspension des manifestations hostiles aux projets américains de transfert du pouvoir, affirmant vouloir attendre l’avis de l’ONU sur la possibilité de tenir des élections générales.Mais dans un geste qui pourrait nuire à l'apparent assouplissement de la position du grand ayatollah Ali Sistani, le jeune chef radical chiite Moqtada Sadr s’est dit opposé à une participation de l’ONU au processus électoral.Des dizaines de milliers de chiites, qui forment 60 % de la population, ont manifesté ces derniers jours notamment à Bagdad, Najaf, Kerbala et Bassorah pour exiger l’élection des membres de la prochaine assemblée nationale transitoire qui choisiront le gouvernement intérimaire en juin.«La Marjaiya [plus haute autorité religieuse chiite] estime nécessaire au- La galerie ART SÉLECT Importateur de meubles exclusifs de France $0 Lb £ a ^ * S siff A * r 25% >rsJj3r£ rh 30% L+J O: * ^ $ s * ï+k - ^ > k 3$ m mHf\/£K Du 17 au 31 janvier 100, avenue Laurier Ouest, Montréal (Québec) H2T 2N7 (514) 273-7088 • www.artselect.ca jourd’hui d’attendre que les États-unis et l’ONU clarifient leurs positions sur la procédure des élections pour choisir le prochain gouvernement, et sur la loi fondamentale provisoire», a affirmé le représentant à Kerbala du grand ayatollah Sistani, cheikh Abdel Mahdi al-Karbalaï.Ce cheikh, qui s’exprimait lors d’un prêche à la prière hebdomadaire, avait menacé d’organiser des «grèves et des manifestations» si la coalition dirigée par les Américains maintenait sa position sur le processus de désignation de l’assemblée transitoire.Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a indiqué hier qu’il ferait une déclaration «bientôt» sur l’envoi d’une mission d’évaluation de l’ONU en Irak.Lundi, après une réunion avec des responsables américains et irakiens au siège de l'ONU à New York, M.Annan avait indiqué qu’il étudiait «la possibilité d’envoyer une mission en Irak pour offrir ses conseils», en particulier sur l’organisation d’élections et le transfert de souveraineté.Mais lors de son prêche hebdomadaire à Koufa, près de Najaf, Moqtada Sadr s’est déclaré opposé à une implication de l’ONU.«Je refuse que l’ONU participe ou supervise des élections car elle n’est pas honnête, suit les États-Unis et a donné une légitimité à l’occupation» de l’Irak par la coalition, a-t-il dit, soulignant que la Marjaiya pouvait «superviser le scrutin».Il a aussi appelé «tous les partis islamiques» à rédiger «une Constitution islamique pour permettre aux Irakiens de préserver leur droit».Le bureau du grand ayatollah Sistani s’est déjà déclaré mercredi «très satisfait» de l’intention de l’Onu de dépêcher une mission technique en Irak.Le grand ayatollah insiste sur la tenue d’élections générales afin de désigner les membres de l’assemblée transitoire qui choisiront le gouvernement intérimaire en juin.Mais l’accord du 15 novembre 2003 conclu entre la coalition et le Conseil de gouvernement transitoire irakien prévoit que cette assemblée sera issue d’une désignation indirecte.Par ailleurs, deux soldats américains ont été tués lorsque l’hélicoptère militaire qui les transportait s’est écrasé au sol hier soir au nord-ouest de la ville de Qayyara dans le nord de l’Irak, a indiqué un porte-parole militaire américain.La cause du crash restait inconnue, mais l’équipage d’un autre hélicoptère qui volait à ses côtés n’a pas fait état A'«actions hostiles», a-t-il dit 11 s’agit du quatrième hélicoptère qui s’écrase depuis le début du mois de janvier La cache de Saddam Hussein La quatrième division d’infanterie de l’armée américaine, qui a procédé le 13 décembre à la capture de Saddam Hussein, a demandé l’autorisation de combler le trou dans lequel le président irakien déchu a été découvert «Afin d’éviter qu’il ne se transforme en attraction touristique ou en lieu de pèlerinage, nous pensons que la meilleure chose à faire est dele détruire», a expliqué Robert Cargie, porte-parole de l’unité.SOLDE ANNUEL B&B JUSQU’À 40% de rabais SUR LES MODÈLES DE PLANCHER a van MAXALTO «vww.bebitalia.it www.maxalto.it Mobilier Avant Scène - Place de la Cathédrale 600, Bout de Maisonneuve 0.Suite 106 (Angle Rue Union) T.(514) 281-6782 F.( 514) 281-5605 WWW.avant-SCene.COni Ouvert le dimanche l« 10 décwvwtes de l'année À la une de Québec Science ce mois-cl ¦ 9 C3 Rcdonnc/-nioi mes trésors! Science lr io DECOUVERTES DE LANNEE AUSSI > Redonnez-moi mes trésors ! Plusieurs pays revendiquent la restitution de leur patrimoine éparpillé dans le monde.> Hubert Reeves appelle la Terre.• Un requin de 400 millions d’années • Du sang que l’on peut fabriquer .DJ • L’évolution en direct • Les racines de la i-N rlUo douleur • Le prion, un neuroprotecteur.> Travail de nuit : les vrais dangers.En kiosque VttoOA février à.Également disponible au service des abonnements au (514) 875-4444 ou à www.cybersciences.com/abonnement & .-s Science www.cybersciences.com DEVOIR A MED! .1 A N V I E L E MONDE Élection primaire dans le New Hampshire Les candidats démocrates ciblent Bush John Kerry maintient son avance sur Howard Dean PATRICK ANIDJAR AGENCE FRANCE-PRESSE Manchester — Les candidats démocrates à la Maison-Blanche ciblent leurs critiques sur George W.Bush, le sénateur John Kerry essayant de maintenir son échappée du peloton à quatre jours de la primaire dans le New Hampshire.Un débat particulièrement courtois, qui a réuni jeudi soir à Manchester les sept prétendants à la présidence, a été l’occasion de ce changement dans le ton d’une campagne focalisée désormais sur les programmes politiques des uns et des autres.«Je suis impatient d'affronter» le président Bush, a affirmé le très présidentiel Kerry, 60 ans, sénateur du Massachusetts et héros de la guerre du Vietnam dont l’avance sur ses rivaux, nette depuis jeudi, s'est confirmée après le débat.Un sondage de l’université du New Hampshire publié hier donne Kerry en tête avec 30 % des inten- tions de vote pour la primaire, contre 25 % pour Howard Dean, l'ancien sénateur du Vermont qui ne se remet pas de son revers dans Howa et d'une crédibilité contestée.«Le président Bush est en train d’altérer les fondations de notre démocratie», a affirmé hier matin M.Dean, 55 ans, lors d’une réunion publique à Londonderry, dans le New Hampshire.Des commentateurs politiques dans le New Hampshire estiment cependant que le général à la retraite Wesley Clark, 59 ans, en troisième position avec 19 % des voix, pourrait supplanter Dean did mardi.Selon le directeur de l’institut de sondage de l’université du New Hampshire, Andrew Smith, dté par le quotidien local The Telegraph, Kerry table sur son expérience politique, tandis que Clark mise sur son charisme et sa crédibilité en matière de sécurité.John Edwards, 50 ans, le sénateur de Caroline du Nord propulsé à la seconde place dans llowa, est pour sa part crédité de 8 % des votes, tandis que l’ancien candidat à la vice-présidence en 2000, Joe Lie-berman.61 ans, en récolterait 7 %.De plus en plus virulent à l'encontre de M.Bush, John Kerry l'a accusé durant le débat d'avoir «échoué au test de commandant en chef en Irak».«J’en fais le serment devant le peuple américain: je ne mènerai ni ne déclencherai une guerre uniquement parce que je le veux.Les Etats-Unis n 'iront en guerre que si cela est indispensable», a-t-il promis.Une opinion qui est largement partagée par les autres candidats, y compris ceux ayant ouvertement soutenu l'intervention américaine en Irak et les 87 milliards de dollars débloqués par le Congrès pour la reconstruction de ce pays.«Je n 'ai pas attendu M.Bush pour savoir que Saddam tjussein représentait un danger», a souligné Joe Liebennan.Dean a pour sa part rappelé qu'il était «contre la guerre en Irak lorsque tout le monde la soutenait».Clark, ancien commandant su- prême des forces alliées en Europe et vainqueur des Serbes au Kosovo en 1999, a de son côté promis de «faire tout ce qu'il,taut pour éradiquer la menace terroriste» contre les Etats-Unis, y compris «l'utilisation d’une force armée».Le général, qui n'a intégré les rangs du parti démocrate que l'an dernier, a déployé plus d'efforts que les autres dans l'expression de ses convictions liberales, se disant «pro-afortement, pro-environ-nement et pro-travailleurs», de même que favorable à l’intégration des minorités dans les universités et le service public.Dean, quant à lui, continue de lutter contre sa propre image, les chaînes de télévision américaines ne cessant de passer une scène où on le voit hurler et agiter les bras, suscitant les moqueries de nombreux commentateurs.Il est apparu jeudi soir sur la chaîne de télévision ABC avec sa femme, Judy Steinberg-Dean, médecin, jusque-là très réticente à l'idée de s’exposer.^ ^ & ut CLARK FOR PRESIDENT H Kl AN SNYDEK RKUTKRS Karl Tiedeman, un vétéran de l’armée de l’air, a fait son choix.Anciens colonisateurs, les Britanniques sont plutôt bien acceptés à Bassora MICHEL BÔLE-RICHARD LE MONDE Bassora — Cinq soldats britanniques déambulent dans les rues boueuses de Bassora.Béret noir sur la tête, casque à la ceinture, débonnaires, ils serrent les mains des enfants, saluent les habitants.Une telle scène est impensable à Bagdad, ville bunkerisée, où les patrouilles américaines se font en véhicules blindés, les M-16 prêts à tirer et les mitrailleuses armées.Ici, pas de forteresses construites autour des hôtels, des bâtiments publics, des immeubles occupés par les étrangers.Seules les forces de la coalition et les bases militaires sont protégées par des blocs de béton, comme le siège de l’Autorité provisoire de la coalition (CPA).Bassora n’est pas en état de siège.La capitale du sud respire une certaine sérénité et tolère la présence des troupes britanniques.«Ce sont nos sauveurs.Ils nous ont débarrassés de Saddam», approuve Razak.La cohabitation n’est pas parfaite, mais les quelque 3000 soldats britanniques, sur les 8215 déployés dans le sud-est du pays, ont appris à vivre côte à côte avec les habitants.Depuis le 1" mai, date de la fin officielle des combats, l’armée de Sa Majesté n’a déploré que 23 morts, dont 12 victimes de tirs, les autres ayant succombé à la suite d’accidents ou de maladies.Un chiffre sans comparaison avec les 231 GPs tués.Certes, le déploiement n’est pas le même et la situation dans le sud chiite n’est pas comparable à la résistance sunnite au centre de l’Irak.Pour les chiites, les Britanniques sont des libérateurs.Il n’y a donc pas d’attentats suicide, peu d’attaques, seulement quelques bouffées de révolte, comme au mois d’août, en raison des difficultés de la vie quotidienne, qui tarde à se normaliser.Et puis, comme le constate Tim Smith, porte-parole de l’armée: «Nous les connaissons bien en tant qu’anciens colonisateurs, ce qui facilite les choses, car nous savons comment procéder.Mon grand-père était déjà ici il y a 60 ans.» Plus de souplesse, moins d’arrogance, la gâchette moins facile: telles sont les recettes pour une occupation jusqu’à présent tolérée.Et pourtant, les difficultés ne manquent pas et les critiques sont légion.La situation de la ville s’est améliorée en neuf mois.Mais il y a encore des coupures d’électricité, l’eau n'a été rétablie qu’à 80 % et il y a toujours des queues aux pompes à essence alors que la production pétrolière ne cesse d’augmenter et va prochainement franchir la barre des deux millions de barils par jour.Pour les habitants de Bassora, les choses ne vont pas assez vite et la reconstruction patine.«Où en sont tous les projets annoncés?On ne voit rien venir.Les changements sont cosmétiques.On a donné quelques coups de peinture, rafistolé les écoles et certains bâtiments avec des matériaux de Pourtant, les difficultés ne manquent pas et les critiques sont légion basse qualité.On peut acheter des voitures, mais nous n’avons pas d’argent ni d’essence.Les seules choses positives sont l’extension du réseau koweïtien de téléphone mobile et la connexion aux chaînes par le satellite», déplore Kamil Jo-dali, un ingénieur.Dominic d’Angelo, directeur de la communication et des affaires publiques au CPA, reconnaît que la situation est loin d’être satisfaisante.Il fait remarquer que le sud déshérité et opprimé par l’ancien régime a un retard énorme à combler et qu’il faut aussi apprendre à la population à se prendre en main et à ne pas se reposer sur la coalition.«Les premiers six mois, on a réparé les dégâts; à l’heure actuelle, on tente de remettre en route l’économie, en espérant que la courbe va commencer à s'infléchir.La tâche est immense et il faudra des années pour obtenir des résultats, dit-il.Par où commencer lorsque seulement 20 à 30 % de la population a accès à l’eau courante, que 92 % de celle-ci se perd dans les canalisations éventrées, que le ciment manque et que toute l’infrastructure était déjà au bord de la rupture?» Il comprend «les frustrations» provoquées par un chômage démesuré.C’est la cause essentielle du mécontentement — avec le problème de la sécurité.La nuit tombée, les rues se vident et les coups de feu résonnent.Le pillage s’est organisé.Meurtres, enlèvements, vols sont devenus routiniers.La morgue et la prison débordent.La police, en cours de recomposition, est impuissante car insuffisante, mal équipée, mal payée et peu formée.Les nouvelles recrues doivent souvent acheter leurs armes et leurs munitions.«Pas d’argent» «Que voulez-vous que je fasse?Nous n’avons pas d’argent.Donnez-moi de l’argent et ça marchera, j'en prends la responsabilité car les plans existent», déplore Ali Shani, vice-gouverneur chargé de la sécurité.Cet ancien militaire n’en estime pas moins que «le baromètre de la sécurité s’améliore» et que la différence est notable de-ptds six mois.Il en veut pour preuve qu’un match de football a été disputé avec 10 000 spectateurs sans aucun incident et que des agents règlent la circulation.La nouvelle armée, en voie de recomposition, prête main-forte, ainsi que les supplétifs de la police.L’impatience grandit et la population se demande où va l’argent du pétrole, qui pourrait être utilisé pour reconstituer les forces de l’ordre.Nombreux sont ceux qui rappellent qu’après la guerre de libération du Koweït, en 1991, il avait suffi de quelques mois pour rétablir les services publics.Les troupes britanniques pallient certains manquements mais, comme le dit Tim Smith, «on ne veut pas créer une situation de dépendance.On veut les aider à se prendre en charge en assurant notamment une formation et une assistance».Pour lui, le rôle des soldats n’est pas de courir après les voleurs.Une attitude que la population a du mal à comprendre.Fontaine Perfectionnez votre anglais au Canada! c’est tellement différent ! VOUS AVEZ II GOÛT 01 VOYAGER P Faites connaître votre culture tout en découvrant une culture différente et en faisant l'expérience d’un travail des plus intéressants.Comment?En vous inscrivant au Programme de moniteurs de langues officielles (PML0) pour devenir assistant de langue.Le travail d'assistant de langue consiste à soutenir un professeur de français en organisant des activités qui favorisent la compréhension et l’expression orales auprès de jeunes du primaire et du secondaire dont la langue maternelle n’est pas le français.Pour être admissible, vous devez avoir obtenu un diplôme d'études collégiales (DEC) à la fin de la présente année scolaire et avoir terminé au moins une session dans une université reconnue.Date limite d'inscription 13 février 2004 Pour en savoir davantage sur le Programme, il suffit de visiter le site Web du Conseil des ministres de l’Éducation à l'adresse : www.cmec.ca/olp/ économisez de 10% à 50% sur 100% de la marchandise exposée pendant tout le mois de janvier 9780 EST, RUE SHERBROOKE, MONTRÉAL, (514) 352-3913 Pour les assistants de langue à temps plein environ 14 $ l'heure pour un total de 13 500 $ pour 9 mois rie travail, à raison de 25 heures par semaine Pour les assistants de langue à temps partiel : environ 14 S I heure, pour-un total de 4 000 S pour 8 mois de travail, à raison de 8 heures par semaine Patrimoine Canadian Canadian Harttaga Décroché ,esreves Québec' Le dictateur turkmène pourrait devenir «prophète» Achkabad (AFP) — Le président turkmène Saparavourat Niazov pourrait se faire ériger en «prophète national» sur proposition du principal mouvement de jeunesse du pays, soutenu par le pouvoir, rapportait la presse locale hier.Le conseil de l’Organisation de jeunesse a décidé que M.Niazov devrait être déclaré «prophète» en signe de respect pour ses «grands services» ainsi que pour sa «politique avisée et son rôle inestimable dans la formation de la jeune génération», a déclaré la vice-présidente du conseil, Djennetgoul Pirmam-medova, citée par le journal Nei-tralny Turkmenistan.Depuis son accession au pouvoir, en 1991, le président Niazov a développé un culte autour de sa personnalité et des membres de sa famille dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale où se sont multipliés les portraits et statues de M.Niazov tandis que l'opposition était écrasée.Saparmourat Niazov, qui aime à se faire appeler «Turkmen-bachi», le «père de tous les Turkmènes», avait été déclaré «président à vie» en 1999.L’Organisation de jeunesse turkmène, construite sur les ruines de l’ancien Komsomol, l’organisation de jeunesse soviétique, qui recrute jusqu’à l’âge de 37 ans, avance quelque 700 0(X) membres dans ce pays de cinq millions d'habitants.L’organisation prendra la décision de donner le statut de prophète à Niazov lors de son congrès, le 19 février, a précisé Mme l’innammodie va.Niazov est également auteur de livres «spirituels» et de poésie.Félicitations 1 SÈgM à notre collègue Richard Cloutier, désigné scientifique de l’année 2003 par Radio-Canada.SPPUQAR Syndicat du professeur* »t dss profs assuras (fs rUnhwalM du Québse à Rlmouskl alÜP H Perfectionnez votre anglais ou votre allemand en Europe! Date limite d’inscription Pour le Royaume-Uni et l’Iriande : le vendredi 30 janvier 2004 Pour l’Allemagne : le vendredi 13 février 2004 Consultez le site Internet du ministère de l'Éducation wwvrjneq.gouv.qcci/dalc pour obtenir plus de renseignements Décroche te8rev8 Baveux assistants le prefesseurs le fraaçals eu Royaume-Uni, en Irlande et an Allemagne Fonction Soutenir un professeur de français pendant 12 heures par semaine en organisant des activités qui favorisent la compréhension et l'expression orales, en animant des groupes d'adolescents dont la langue maternelle n'est pas le français Durée du séjour De 8 à 9 mois, selon le pays d'affectation Allocation Environ 12 500 $ pour le séjour (de 25 à 30 $ l'heure) Principales conditions • Étudier à temps plein dans une université québécoise • Résider en permanence au Québec • Être citoyen canadien Éducation „ __ Québec SS A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JANVIER 2 0 0 4 LE DEVOIR ACTUALITÉS HUISSIERS SUITE DE LA PAGE 1 de DVD acheté à Noël, comme une affiche colorée le proposait hier dans un centre commercial de Montréal.Et au cours des derniers mois, la performance collective de ces dépensiers aigus ou chron niques a eu de quoi les faire trépigner de joie.*À moitié toutefois, ajoute M.Lortie en grimaçant, car les huissiers contractent des dettes eux aussi!» N’empêche: aujourd'hui, le niveau d’endettement des ménages au pays, poussé par les taux d’intérêt les plus bas depuis 40 ans, se porte assez bien merci.Entre 1999 et 2003, il a même grimpé de 18 %, passant de 56 700 $ à 66 900 $, selon une récente étude de la Banque Scotia.Un résultat historique et appréciable qui, au rythme des hypothèques, des prêts automobiles, des marges de crédit et des «achetez maintenant, payez plus tard», représente désormais pas moins de.115 % du revenu annuel disponible de ces mêmes ménages, estime la Banque du Canada.Après impôts.Et la cuvée 2003 du temps des Fêtes n’a même pas incité les cigales à se transformer en fourmis: 2,19 milliards de dollars de plus ont été dépensés par rapport à 2002 pour les jouets des enfants, l’ordinateur de l’ado, le cinéma maison de monsieur (acheté à 19,99 $ par mois pendant 36 mois) et le plat de service en forme de cochon pour matante Adèle.Des dépenses surtout faites par carte de crédit, dont le tchik-a-tchik a résonné crescendo dans les centres commerciaux du Canada pour faire connaître à ce mode de paiement un joli bond de 8,9 % par rapport à décembre de l’année précédente.«C’est le prix à payer quand on vit dans une société comme la nôtre, qui encourage la consommation aveugle, les mouvements de mode et le “maintenant, tout de suite"», commente Caroline Arel, conseillère en budget chez Option Consommateurs.-Mais c’est aussi déprimant.Beaucoup de ménages, par manque de planification, se mettent dans des situation délicates Et la facilité avec laquée ils ont accès au crédit n’est pas pour les aider.» À l’écoute du bruit que font les intérêts qui accompagnent ces dettes généreuses, les institutions financières sautillent Et les huissiers attendent *En ce moment, plusieurs ménages sont sur la ligne, dit M.Saul-nier.Un seul point d’augmentation des taux d’intérêt peut les faire passer de l’autre côté de la ligne.» Un côté obscur où, après avoir encaissé l’augmentation des frais à la garderie, la hausse du coût de l’assurance-médica-ments, des cigarettes, de l’électricité, des taxes municipales, des taxes scolaires, des transports en commun, du loyer, du câble et d’Internet les échéances de la voiture flambant neuve et le paiement de l’hypothèque du cottage avec vue sur le Flateau deviennent soudainement douloureux.Voire impossibles.«1 % d’augmentation, nous allons le ressentir sur notre pratique, c’est sûr, dit Cari Lortie.2 %, ça va être deux fois mieux, et avec 3 %.on achète l'immeuble et on aménage un autre étage!», lance-t-il, un sourire badin sur le visage.Pas question toutefois pour lui, si ce scénario — catastrophique pour les uns mais formidable pour les 400 huissiers de la province — devait se réaliser, de multiplier alors les voyages en camion pour saisir l’ensemble des biens d’une des nombreuses victimes à venir de la surconsommation.En laissant au passage une femme en haillons et un enfant pleurant la morve au nez, sur le pas de la porte.«Cette caricature n’existe plus depuis les années 70 au Québec, poursuit M.Lortie.Aujourd’hui, nous ne saisissons plus les meubles pour défaut de paiement.D’ailleurs, aucune compagnie ne lance de procédures judiciaires pour mettre la main sur un cinéma maison ou un ensemble de salon impayés, parce que ce sont des biens peu durables.Quand une télé sort d’un magasin, elle a déjà perdu 75 % de sa valeur.Ça ne vaut donc pas la peine d’intenter des poursuites.» Et c’est très bien comme ça pour les huissiers, qui peuvent ainsi se concentrer sur la saisie d’immeubles ou de voitures, dont la valeur de revente justifie davantage les coûts de leurs déplacements.Et il y a tout le reste.En effet qui dit surendettement dit aussi stress, fragilité, irritabilité et., divorce.Avec, à la clef, des visites incessantes au palais de justice, auxquelles les spécialistes en signification et en exécution prennent immanquablement part «Ça fait plus de papier, c’est sûr!», dit Cari Lortie, donnant ainsi tout son sens à la formule hautement éculée: le malheur des uns.Précision À la suite d’un article publié dans Le Devoir mercredi, le bureau de la ministre Liza Frulla tient à préciser que cette dernière juge que les congés parentaux et les congés de compassion, dont il était question dans l’article, sont des interventions légitimes du gouvernement fédéral en vertu de son programme d’assurance-emploi et que, à ce titre, on ne peut parler d’intrusion dans les champs de compétence provinciaux.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .corn La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Otvoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue IV Bleury.^ étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 012.rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Total Francophones Non-francophones Oui 60% 62% 53% Non 37% 35% 45% NSP-relus 3% 3% 2% BLOC «En juin, les Québécois avaient un préjugé favorable à Végard de Paul Martin, mais ce n'était pas des intentions de vote.On était content que Jean Chrétien s'en aille, on était content que Paul Martin soit là.» SUITE DE LA PAGE 1 récolterait ainsi 47 % des intentions de vote des Québécois, contre 36 % pour le Bloc québécois de Gilles Duceppe, après répartition des indécis.Chez les francophones, les deux partis sont coude à coude avec 42 % des intentions de vote pour le Bloc et 40 % pour les libéraux, ce qui signifie que des batailles serrées auront lieu dans les trois quarts des 75 circonscriptions.Les libéraux détiennent actuellement 37 sièges au Québec, contre 33 pour les bloquistes.•S’il y avait des résultats comme ça aux élections, ce serait légèrement plus favorable aux libéraux.On pourrait s’attendre à ce que les libéraux gagnent quelques sièges supplémentaires au Québec», explique le sondeur Jean-Marc Léger.Mais rien n’est gagné d’avance car tout dépendra, selon M.Léger, du parti qui obtiendra la troisième place lors du scrutin, et avec quel appui.«Pour moi, les élections se joueront sur le troisième parti.Si c’est une lutte frontale entre le Parti libéral et le Bloc québécois, ce ne sera pas facile pour le Bloc.Mais plus les tiers partis iront chercher d’appuis, plus ça favorisera le Bloc.» Le sondeur ne s’attend pas à ce que le Parti conservateur ou le Nouveau Parti démocratique remportent des circonscriptions, mais advenant une performance de l’ordre de 15 % ou plus pour le Parti conservateur, le Parti libéral perdrait des plumes, les votants conservateurs étant avant tout fédéralistes.«A partir de 15 %, le Parti conservateur va faire élire beaucoup de députés bloquistes.» Par contre, une bonne performance du NPD de Jack Layton aurait un effet neutre puisque son bassin de sympathisants est à mi-souverainiste, mi-fédéraliste.Le Parti conservateur du Canada, actuellement à la recherche d’un chef, n’obtient que 6 % des voix, ce qui est quand même le double de l’appui combiné que recevaient dans le dernier sondage Léger Marketing, en décembre, le Parti progressiste-conservateur et l’Alliance canadienne.M.Léger évalue le potentiel du PC au Québec à 17 %.Fait intéressant à noter, les francophones sont beaucoup plus susceptibles de s’intéresser au nouveau parti de droite (7 %) que les autres Québécois (3 %).Quant au NPD de Jack Layton, il se positionne pour l’instant comme un joueur non négligeable avec 8 %, «n y aura une lutte entre le NPD et le PC pour la troisième place au Québec», prédit Jean-Marc Léger.Le sondage a été mené auprès de 1000 personnes entre le 14 et le 18 janvier.La marge d’erreur est de 3,4 % 19 fois sur 20.L’effet Martin dégonflé?La performance des libéraux sous le leadership de Paul Martin n’est guère meilleure qu’elle l’était sous Jean Chrétien.Pis encore, en juin dernier, alors què M.Martin était encore premier ministre en devenir, un autre sondage Léger Marketing chiffrait ses appuis au Québec à 62 % contre seulement 38 % pour le Bloc.L’effet Martin se dégonflerait-il?Pas du tout, pense le sondeur.«En juin, les Québécois avaient un préjugé favorable à l’égard de Paul Martin, mais ce n’était pas des intentions de vote.On était content que Jean Chrétien s’en aille, on était content que Paul Martin soit là.» Il ajoute qu’à ce moment, Paul Martin était sur toutes les tribunes et monopolisait l’attention médiatique.D était présenté comme le «sauveur», mais depuis, il y a eu ce que le sondeur appelle «le choc de la réalité».Il n’y aurait pas eu de dégringolade constante du PLC depuis l’arrivée de M.Martin à titre de premier ministre officiel, deux semaines avant Noël «Depuis novembre-décembre, le vote est stable pour le Parti libéral au Québec», insiste le sondeur.Enfin, Gilles Duceppe sera content d’apprendre qu’il n’a pas à justifier la présence de son parti dans le paysage électoral fédéral: les Québécois la comprennent et l’approuvent.Ainsi, selon le sondage, 60 % croient à la raison d’être du Bloc québécois, contre 39 % qui n’y croient pas.Même chez les non-francophones, une majorité de personnes interrogées (53 %) croit à la pertinence du parti souverainiste à Ottawa.En fait, seuls les électeurs qui votent pour le Parti libéral au provincial sont susceptibles de ne pas approuver la présence du Bloc: ils la réprouvent à 58 %.Le parti de Gilles Duceppe peut compter sur l’appui des péquistes dans une proportion de 68 %.Les adéquistes de Mario Dumont sont divisés, penchant à 34 % pour le Parti libéral du Canada et à 30 % pour le Bloc québécois.CHIRURGIENNE Même ses plus proches collaborateurs, notamment sa secrétaire et ses assistantes en salle d'opération, ignoraient tout de son état de santé SUITE DE LA PAGE 1 comme une femme extrêmement discrète, voire solitaire par moments.Plusieurs de ses amis et collègues qui la côtoyaient presque quotidiennement n’ont appris que jeudi ce volet caché de sa vie, qu’elle tenait à taire à tout prix.Selon nos informations, même ses plus proches collaborateurs, notamment sa secrétaire et ses assistantes en salle d’opération, ignoraient tout de son état de santé.Hormis son supérieur immédiat, le chef du département de chirurgie, et quelques chirurgiens, personne, jusqu’à tout récemment, ne connaissait le drame humain et professionnel qu’elle vivait en secret depuis 13 ans.Encore en juin dernier, lorsque, amaigrie et malade, elle avait discrètement annoncé à ses supérieurs qu’elle quittait son travail pour des raisons de santé, elle aurait alors invoqué un grave problème du système immunitaire.Depuis janvier 2003, elle s’était plainte de nombreux problènies de santé et d’une grande fatigue.Tous la trouvaient extrêmement compétente mais parfois capable d’un zèle un brin intempestif.Un médecin de Sainte-Justine qui a requis l’anonymat affirme même que plusieurs médecins jugeaient la chirurgienne un peu trop exigeante en ce qui a trait aux conditions d’asepsie en salle d’opération.Une attitude qui rassure et qui s’explique fort bien aujourd'hui mais qui apparaissait surprenante à l’époque.«Elle portait toujours deux paires de gants et réagissait fortement lorsque certaines procédures n’étaient pas suivies à la lettre.Son perfectionnisme dérangeait même certaines personnes.On peut la comprendre aujourd’hui», a raconté ce médecin hier.D’autres médecins se surprenaient de voir qu’elle refusait systématiquement certaines de leurs demandes de consultation.«Elle refusait catégoriquement d’opérer des femmes enceintes, mais elle ne nous disait pas pourquoi.Parfois, cela choquait certains médecins, qui attribuaient cela à son caractère», a expliqué un spécialiste du Centre Mère-EnfanL Cette chirurgienne refusait aussi, au grand étonnement de ses collègues qui ignoraient les mesures de précaution auxquelles elle devait se soumettre, de procéder à toute chirurgie impliquant une intervention sur des os.De façon générale, on se souvient de Maria Di Lorenzo comme d’une professionnelle discrète et réservée, qui se mêlait peu aux activités sociales de l’hôpital, même si elle y travaillait depuis 1990.À l’Université de Montréal aussi, où elle avait récemment décroché un poste de professeur de carrière en 2002, une position hautement convoitée et attribuée aux seuls professeurs s’étant distingués par leurs contributions scientifiques et professorales, on ignorait tout de son état de santé.Avant cette nomination, elle enseignait la chirurgie aux étudiants de la faculté de médecine à titre de professeur de clinique.«Elle était très à son affaire.En 2002, nous l’avions recrutée comme professeur titulaire sur la base de son dossier, qui était excellent, tant sur le plan de la recherche que sur celui de l’enseignement», a soutenu hier un autre médecin, qui a tenu lui aussi à conserver l’anonymat Son départ soudain, en juin dernier, a semé la surprise parmi ses collègues.Pendant toute son agonie, le secret total a été gardé sur la cause véritable de son état de santé déclinant En août, son décès subit, alors attribué à une leucémie foudroyante, a d’ailleurs surpris ses plus proches collègues.Issue d’une famille très catholique et sans enfant ni conjoint actuel, Maria Di Lorenzo est décédée dans l’anonymat le plus total, à l'Hôpital général juif de Montréal.Selon nos informations, seuls ses médecins traitants étaient au fait des causes véritables de sa mort Ce n’est qu’au moment des obsèques, en août dernier, que certains médecins de Sainte-Justine ont appris que leur collègye était en fait décédée des complications du VIH.A l’époque, il semble qu’aucune de ces personnes n’ait jugé bon d’en aviser la direction de l'hôpital.Diplômée en médecine de l’Université de Sherbrooke, le Dr Di Lorenzo a complété sa spécialité en chirurgie générale en 1995 et a parfait sa formation de chirurgienne à l’hôpital Sainte-Justine en 1988.Avant 4V établir sa pratique, elle s’est cependant rendue aux États-Unis pour y compléter un fellowship spécialisé en chirurgie pédiatrique.Ce n’est qu’en 1991, alors qu'elle était âgée de 35 ans, que le D Di Lorenzo a dévoilé à ses supérieurs être porteuse du VM.la divulgation de la séropositivité de ce médecin a d’ailleurs causé une onde de choc dans sa famille qui, selon nos informations, ignorait tout des vraies causes de son décès.En état de choc, ses parents ont d’ailleurs choisi ces derniers jours de quitter temporairement leur domicile, harassés par les appels de parents en colère qui proféraient des injures contre leur fille.Triste histoire.Chose certaine, le D’Di Lorenzo a réussi à garder son état de santé totalement secret, tout au long de sa carrière, sans éveiller l’ombre d’un soupçon parmi ses proches.Et cela, malgré toutes les mesures de sécurité auxquelles elle s’astreignait dans sa pratique quotidienne.HYDRO SUITE DE LA PAGE 1 de troquer un permis, émis dans un contexte où son statut de représentant de la collectivité a fait la différence, contre des enjeux économiques, notamment les 75 millions en pertes de production encourues à la centrale SM-3, où les problèmes des deux turbines de GE ont fait perdre à Hydro-Québec 1,2 térawatt-heure depuis un an.La centrale SM-3 ne cesse de jouer de malchance.Ce furent d’abord des fissures dans les galeries de la centrale, qui ont requis des travaux de colmatage qui ont coûté 60 millions.Début 2003, les premiers essais de la première turbine de GE — ces deux appareils de 440 MW seront les plus puissants au Québec — ont révélé un bris à l’alternateur, attribué à un problème d’assemblage, a expliqué Christine Martin, d’Hydro-Québec.En mai 2(X)3, d’autres tests sur la deuxième turbine GE ont permis de déceler des fissures dans la roue à eau.Une puissante résonance empêche fa turbine de produire plus de 300 MW, ce qui permettra néanmoins d’écouler le surplus d’eau du réservoir, qui s’écoule en pure perte depuis 2001, date à laquelle fa centrale SM-3 devait entrer en fonction.Depuis fa mi-décembre, les deux turbines ronronnent à 300 MW, soit 260 MW de moins que prévu.GE a accepté de refaire les deux nouvelles roues à eau l’an prochain.Pour l’instant.Hydro refuse d’entamer des poursuites pour la perte de production de 75 millions: «On ne poursuit pas le chirurgien pendant qu’il opère», a illustré Mme Martin.La négociation en cours, même si elle concerne une autre division de GE, ne peut pas faire abstraction de cette dette, que fa multinationale préférera inévitablement régler par un rabais de tarif sur l’électricité qu’elle pourrait produire au Suroît Hydro-Qué-bec, sans cet équipement polluant, pourrait faire semblant de ne vendre que de l’énergie verte en faisant oublier qu’elle a lancé et justifié ce projet poussant comme jamais pour obtenir cette centrale sans laquelle elle ne semble pas pouvoir remplir ses grands réservoirs, désespérément vides.Mais fa cession du Suroît à fa multinationale GE ne peut pas se faire sans une autorisation du ministre de l’Environnement On peut légitimement se demander si le public, le BAPE et le gouvernement auraient approuvé la construction d’une centrale thermique par GE en sol québécois sans que cette multinationale n’ait remporté un appel d’offres avalisé par fa Régie de l’énergie aux fins de combler des besoins collectifs validés par une autorité indépendante plutôt que par le gouvernement le véritable promoteur du Suroît puisqu’il est l’actionnaire d’Hydro et le percepteur des dividendes annuels.La réponse est à l’évidence un non catégorique.Pourquoi, dès lors, fa cession (pour ne pas dire la vente en catimini du Suroît en échange de l’effacement de fa dette de SM-3 et autres considérations sur la fiabilité de la turbine à gaz) serait-elle plus acceptable?Poser fa question, c’est déjà donner une bonne partie de fa réponse.Le ministre Mulcair ne voulait pas de ce projet.Mais au lieu de proposer un décret de refus et de courir le risque de le voir renversé au conseil des ministres, comme c’est déjà arrivé à un autre titulaire du même poste, il a décidé de parrainer l’autorisation du Suroît S’il lui était en effet difficile de s’opposer à un conseil des ministres qui ne sait plus où trouver de l’argent le ministre tient personnellement la plume qui devra autoriser ou refuser le transfert qu’on pourra éventuellement lui demander.C'est là qu’on verra où vont ses convictions, d’autant plus que le besoin du Suroît vient de décroître radicalement avec fa fer-meture de l’usine d’Alcan à Arvida, ce qui devrait libérer, chez Hydro ou chez Alcan, autour de 500 MW.De quoi combler le trou — jamais prouvé — qui doit nous ramener à fa chandelle entre 2007 et 2010.L’analyse environnementale du projet du Suroît, qui a servi à élaborer le décret mettait déjà en pièces fa justification énergétique d’Hydro-Québec.«Différents calculs, dont ceux du RAPE, contredisent cette hypothèse», affirmait le rapport publié par Le Devoir.Et, y lisait-on, Hydro-Québec peut combler ce manque passager d'électrons par des importations ponctueUes, quitte à accroître en trois ans sa capacité d’échange, plutôt que d’imposer au Québec un équipement polluant pour une génération.Le rapport finissait par affirmer que le Québec aura besoin de l’électricité puisque le ministère des Richesses naturelles (MRN) l’affirme.Or c’est le jugement du ministère de l’Environnement qui doit primer ici, en vertu de la loi, pas celui des administrés que sont Hydro et le MRN.Et les avantages du projet qu’il autorise doivent dépasser son coût environnemental, ce qui ne peut comporter un deal sur SM-3, au risque d’entacher jusqu’au décret car ces négociations étaient vraisemblablement en cours lorsque le conseil des ministres a autorisé le projet, ce qui ne peut pas ne pas avoir pesé dans fa balance.Le ministre de l’Environnement ferait mieux de perdre sa plume tant que fa politique énergétique n’aura pas été revue à fa lumière de principes environnementaux dignes d’un véritable plan vert, comme l’existence de solutions de rechange bien réelles dans le domaine de fa gestion de fa demande, des économies d’énergie et des productions alternatives.Et sans oublier le fait majeur et nouveau qu’est fa fermeture de l’usine d’Arvida.Sans oublier le potentiel des interconnexions.Si le MRN plaide en coulisse qu’Hydro manque d’eau et que seul un Suroît à pleine puissance pendant quatre à cinq ans peut permettre de rétablir l’andenne marge de sécurité, qu’il force d’abord son administré à ouvrir le dossier pour que le public prenne fa véritable mesure de fa gestion des réserves nationales d’électricité.Ce serait Toccasion rêvée pour Jean Charest de tenir sa promesse électorale de lancer une commission d’enquête sur fa politique énergétique afin de créer, de ce côté-là du moins, un véritable consensus social.Décès d’Helmut Newton Los Angeles (AP) —Le célèbre photographe de mode Helmut Newton a été tué hier dams un accident de voiture à Los Angeles, à la sortie d’un hôtel au volant de sa Ca- dilfac, a déclaré fa police américaine.D était âgé de 83 ans.Helmut Newton a perdu le contrôle de sa voiture alors qui quittait l'hôtel Chateau Marmont à Hollywood Son véhicule est allé s’écraser contre un mur de l’autre côté de la rue, a précisé fa porteparole de fa police, April Harding.Le photographe a été transporté au centre mé-dical CedarsSinai Medical Center, où il est décédé peu de temps après.Avant de s'écraser contre le mur, la voiture de Helmut Newton a manqué de faucher un photographe de l’agence Associated Press qui arrivait à l’hôtel pour y effectuer un reportage.Photographe de mode de renommée internationale, connu notamment pour ses photos de nu en noir et blanc, Helmut Newton avait collaboré avec les plus grands titres de la presse mondiale, dont les magazines Elle, Vogue, Mayboy ou Stem.
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