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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
dimanche 1 janvier 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1939-01-01, Collections de BAnQ.

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¦ ' .\ r* Éi ïmm *mMn .» l'ii ' a y&fpyj?' mem* :?3 JAM&»i»i»s v .jQ A ean Lalonde est-il amoureux?reçoit en moyenne 10 demandes en mariage par mois.— C’est réellement le Don Juan de la Radio.(Par A.COOSTICiC) ean Lalonde est-il enfin amou-x?Test ce que se demandent anxieu-îent des centaines de ses admira-!ces, qui, chaque semaine, lui a-ent des lettres touchantes de cérité.et de naïveté.Nous verrons plus loin ce que an, à qui on a décerné les sur-ms de "Don Juan de la Chan-a”, de "Beau Brummel”, de “Baton Romanesque" et de “Romani-el” ou autres qualificatifs, pense l'élément féminin auprès duquel est si populaire, à preuve ce cour-er volumineux qu’il reçoit de tous Jk ; recoins de la province.et qu'il ait de l’oreille, n s’agit -créer un genre spécial, selon la voix qu'on possède, pour être, non pas peut-être un grand artiste ou une vedette de l’opéra, car ceci demande énormément d’école, mais pour pouvoir intéresser le public.TAU-INTS MAL CULTIVES —J’admire beaucoup Jean Clément, continue Jean, pour sa technique quasi parfaite.Chez les Cana- il est A la fois homme d'affaires, et de ceci, personne ne pourra le blâmer, même si cela cause quelque déception à quelque lointaine correspondante qui se fait des châteaux en Espagne (bien qu’on les démolisse à coups de canon ces temps-ci).Non, Jean Lalonde n’est pas en a-mour.Il n'a aucune “steady girl friend” comme disent les Américains.H n’a que des amies, de bonnes camarades, c’est tout! C’est "just too bad”.mais que voulez-vous.il en est ainsi et rien mais pensé à écrire à telle ou telle vedette de la radio ou du cinéma pour lui exprimer son amour, sa passion, son admiration, lui exposer telle ou telle demande, parfois saugrenue?.On considère les artistes comme des demi-dieux, on oublie que ce sont des simples humains comme les autres et simplement doués de talents musicaux.mais la musique est le langage que saisit le mieux le coeur, c’est le langage universel que toutes les races comprennent.c'est l’interprétation des I BIOGRAPHIE tr.u rand! B IXmnèns tout d abord quelques ¦notes biographiques.Né à Montréal, ¦il séjourna à Ottawa où il fit ses ¦premières armes avant de devenir ¦ annonceur â C.K.A.C.Pendant H plus d’un an, il fut le “Morning Sc- ¦ renader”.Ambitieux et persévérant, ¦ car Jean est un travailleur infati- ¦ gable, il sut triompher rapidement I des difficultés des débuts.Toujours ¦ affable et d'un caractère sérieux, il jf ne tarda pas à se faire multitude d amis.C’est un chic type dans la force du mot.Il ne connait pas d’ennemis et sa générosité est bien [connue.Jamais il ne refuse d’aider |dans la mesure du possible ceux qui [lui demandent quelque service.Il fit [ses études au collège Laval de St-|Vincent-de-Paul.Le chant, il ne Ta jamais étudié, ce qui ajoute au mérite de ses succès.UN ARTISTE OCCUPE Jean est probablement l'un des arts tes les plus occupés qui soient, eci dù surtout au fait que jamais 1 ne néglige son courrier et qu’il epond A TOUTE LETTRE EN ALANT LA PEINE.Il travaille de ouze à quinze heures par jour, soit omme annonceur, soit à signer des holographies, â rédiger des textes mmerciaux, des lettres, des pro-ammes, à répéter ses programmes ! chant, à étudier les dernières éations de la chanson française, chanter devant le micro, à faire » tournées dans la province, en {us d avoir à répondre à des cen-nes de téléphones ou de requêtes nent abracadabrantes, et même, quiri» JjjjH'.'i.uc ses rares loisirs le lui per-ttent, à étudier la clarinette, car i a l’intention de former pro-iinement son propre orchestre, rsqu’i! en a le temps, il goûtera randonnées en automobile et le rt, car il est un fervent de la he, du tennis et du golf.LES GOUTS DE JEAN eaux non* d'Y- è le 4 mai, Jean est âge de 24 .Pour ceux qui aiment les dé-is, et ils sont légion, ajoutons à s brèves notes: Jean est blond, mesure 5 pieds et 10 pouces, il se 130 livres, il adore les animaux, campagne, la tranquillité, il ne teste aucunement les femmes et.cuisine française!.Il fait de la radio depuis cinq ans prej avoir débuté dans un bureau arbitrage puis comme publicist:, est l’un des rares artistes qui ait son matériel indispensable pour auditions dans les salles publiques C’est dire qu'il est un peu ingénieur, ayant à veiller lui-même à l’installation des haut-parleurs, fils, transmetteurs, bobines, etc, etc formant l'attirail nécessaire à telles fins.Il a enregistré une quinzaine de ues phonographiques de ses plus ands succès.Ils se vendent par centaines.Jcai.st de plus un grand rêveur, ce qui ontribue â le rendre populaire avec es jeunes filles sentimentales.Est-l en amour?.Nous vous le direr antôt!.patientez, mesdemoiselle ul lui envoyez votre prose sur palier parfumé chaque .jour.POUR ETRE CHANTEUR Jean est persuadé que bientôt, L Révision deviendra une industrie ^dispensable et une des plus gran qu! soient.Maintenant, vo.iiyau” épatant que nous confie n.-N'importe qui, dit-il, posséda’' voix passable, peut avec un mois deux d'étude, devenir chanteur i radio, pourvu que le travail so! eux, que la diction soit beu voir Jean Lalonde ou autres, n'onV aucunement pour bat de ridiculiser celles qui les ont écrites, au contrai* re! elles ont simplement pour but de démontrer quelle est la mentalité de ceux qui se* laissent guider par leurs sentiments.Quelques-unes sont écrites en français rustique, mais là encore, il n’y a aucunement matière à sourire: ceux qui n'ont pas eu l'avantage de recevoir de l’instruction sont à plaindre.Ceux qui l’ont eu et n’ont' pas su en profiter le sont davantage.DEMANDES STUPIDES Il n’y a qu une chose de stupide, ce sont les jeunes gens ou jeunes) filles qui, sans réfléchir, demandent! en mariage des artistes dont ils ne savent rien, qui leur offrent leur fortune, comme s’ils étaient à vendre, ou sans tenir compte des differ-.rences de tempérament .d’éducation* ou autres qui les séparent, vou-l «iraient lier leur avenir, toute leuri vie, à des gens qu’ils n’ont jamais) connus autrement que pour leur ta-i lent ou leurs aptitudes LES LETTRES 1 Jean LALONDE a recours aux excellents services de sa secrétaire Mlle Pauline MARQUIS, pour répondre au nombreuses lettres et demandes qu’il reçoit chaque jour.(Photo Famous Studio) diens-français, celui qui, à mon avis, possède la voix la plus merveilleuse qui soit, est Louis Bourdon.Le plus souvent, ajoute Jean, les gens ne savent pas mettre à profit leurs talents pour la musique.Us les négligent ou les cultivent mal, et pourtant, il ne manque pas de voix magnifiques.Plusieurs me demandent si jamais j’irai chanter à Paris ou à New York.Cela n’est pas impossible, mais chose certaine est qu'à moins d’empêchements très sérieux, j’irai passer une vacance à Paris l’été prochain.Je ne crois pas que j’accepterais de contrats si on m’en offrait, à moins qu’ils ne soient très avantageux, car je préfère demeurer au Canada où l’on me donne tout l’encouragement voulu.Cependant, si plus tard, on me demandait aux E-tats-Unis, car je puis chanter aussi bien en anglais qu'en français, é-tant de descendance écossaise et parlant avec la même facilité les deux langues, il se pourrait que j’accepte de m’exiler, ce dont personne ne pourrait me blâmer si vraiment j’y trouvais des avantages financiers intéressants.Hollywood ne m’intéresserait guère cependant, mais qui cohnait demain?ne laisse prévoir que Jean changera en quelques jours, quelques semaines, et même quelques mois.JEAN ET LES ENFANTS —Lune des choses que j'aime le mieux, continue Jean, est de diffiser la chanson canadienne-française.Je fais tout mon possible dans ce but.J'ajouterai que j’aime beaucoup les enfants et que l'un ue mes plus grands plaisirs est d'agir comme maître de cérémonies à la “Ronde des Enfants”.J’ai fait le tour «le la province de Québec et je n’ai jamais rien négligé pour populariser nos vieilles chansons si typiques et souvent si harmonieuses.L JEAN EN AMOUR?Jean Lalonde est-il en amour?.patience, mesdemoiselles, nous y venons, enfin!.et à cette question, Jean lui-même répond.NON.écrit en majuscules!.et ceci pour la bonne raison qu’il «’en a pas le temps, qu'il vit trop pour son art.Non pas que son coeur soit incapable «le vibrer.au contraire!.car Jean est né pour être un poète: il ¦ t, est un artiste dans son coeur, mais | INFLUENCE DE LA MUSIQUE | H n’en demeure pas moins très intéressant de constater combien la musique peut exercer une influence extraordinaire sur le coeur ou l’âme des gens !.combien la musique fait rêver, combien elle fait naître dans l’imagination des rêves fous, des rêves ten«lxes, combien elle fait perdre la tête au 'point que souvent, et même presque toujours, elle cause des bêtises.Qui n’a Jamais aimé tel ou tel artiste?.qui, pourvu qu’il ait le moindrement de coeur, n’a jamais aimé la musique?qui n’a ja- rêves qui n'osent s'exprimer.c’est la magie des voix aimées, des mélodies préférées.puis, l’on s’oublie parfois.on écrit au petit bonheur, sans même savoir si le chanteur, le violoniste, l’organiste ou le pianiste aimé n’a pas quelque autre amour, s’il n’a pas quelque «iéfaut, sans s'inquiéter s’il est beau ou laid, s’il est jeune ou vieux.Peu importe, c’est lui qui FAIT REVER.et on lui écrit n’importe quoi, quittes parfois à le regretter.UN COEUR SINCERE Mais les artistes, quels qu’ils soient, ne songent jamais à rire de ceux qui se confient à eux.Ces lettres, choi sies au hasard, que nous a laissées Il est à remarquer que quatre vingt dix pour cent des lettres a-dressées aux vedettes de la radio ouj du cinéma ont deux buts : deman-i der leur photographie ou l’interprétation de quelque chanson.Ceci est! très compréhensible.On aime avoir la photo des artistes aimés ou on, aime s’illusionner qu'il chantera telle ou telle romance, UNIQUEMENT! POUR SOI.Ceux-ci voudront obtenir quelque situation pour un cousin ou neveu, quand ce n’est pas] pour eux-mêmes, peu importe s’il! est vraiment doué pour une carrière artistique, d’autres feront des de-, mandes, des exigences plutôt, qui! demeureront sans réponse, et ce, a-vec raison.Voici maintenant quelques extraits; de lettres récentes reçues par Jean! qui nous les a communiquées, aucunement pour rire de ses admira-, trices, du tout, il est trop gentil-* homme pour cela, mais parce quo nous avons insisté pour savoir ca que le public pensait vraiment de lui.La première que nous ouvrons est d’une jeune fille évidemment très.sentimentale.Après avoir raconté en quelle occasion elle rencontra Jean au "Gesu”, lors d'un programme de “Chantons en Choeur ”, cette admiratrice déclare : — J’aurais voulu reculer la colonne pour mieux vous voir, mais au risque d’attraper le torticolis, j’aii fini par y parvenir.Peu après, la première chose que j’ai su, c’est que tout était fini.Plus rien!.et la nuit, obsédée par mon chan-(A suivre en page 12) â * ‘ httmt «le Jean LALONDE, dorant la beBe saison sont consacrés à des exercices au grand air: magnifVrue Aie» RIP Tac compagne toujours.t P A< i ft 12 KADIOMONDE yy 1er JANViWtt 1939 Jean Lalonde est-il amoureux?(Suite de la page 11» tour, j’ai rêvé deux fois à lui.Je ii'oi pu malheureusement vous attendre après le programme et l au-ivs-je fait, je me serais sentie trop intimidée, car je ne suis ni Gre; ¦ Garbo ni Danielle Darrieux.i LETTRES EN VERS Une autre écrit en vers: U s'agit d une poétesse aveugle.Son poeme cinq copies au carbon) s'adresse à cous les Jean de C.K.A.C.Les voici textuellement.Jean au poste C K.A.C.tlxerce une si aimable hantise Sous plusieurs formes ils cour-[ Usent Uu public nombreux dispersé.C'est d’abord Jean Clément qui [chante Les jolis couplets de Paris.Jean Nolin, de sa voix touchante Nous parle de tous les pays.Puis le Don Juan, Jean Lalonde, Nous annonce d'un air joyeux Un Jean aimé de tout le monde Le musicien merveilleux.3ouquet de Jean, fleurs immortelles bouquet d'artistes bienveillants, Gardez vos âmes toujours belles Dans la gloire de vos talents Gentils oiseaux de l'harmonie.Vos nouvelles et vos chansons Dissipent la monotonie Qui se glisse dans les maisons A vous toujours, succès sans [nombre.Obtention de vos bons voeux, St que le bonheur de son ombre Vous couvre sans fins en tous f lieux ! -n rv'^^-v ’* '?| : ¦ - i C ,-Ç V:' • • • ):• Emilia HEYMAN accordéoniste Au Programme Lowney’s souhaite à ses commanditaires et à tous ses amis radiophiies une BONNE ET HEUREUSE ANNÉE El 36, I MMMiKiPBMKUK^giMMiMrogw¦««'gwiwwcwc'rigiWMifc-rg’ï'c- Jean recevait jadis des appels téléphoniques en pleine nuit.H lui fallut enlever son nom de l’annuaire téléphonique pour ne pas être forcé de se lever au coeur de la nuit.Demandez également aux autres artistes et annonceurs comment il aime être tirés de leur sommeil à tre ou quatre heures du matin par quelque admirateur.Lorsque Jean termine les programmes du soir, à une heure de la | nuit, 11 lui arrive fréquemment recevoir des Invitations de ’ • V Bonne et Heureuse % Année un i ¦ 193 Cie Industrielle de Radiodiffusion Ltée “La Province en Progrès” 10, St-Jacques-Ouesl H Arbour 5228 IVUMIVMUMT BE.1156.‘"fou! ea fait de Musique** P.MARRAZZA INC.“Io tournée de chant en Abitibi.St-Hubert Tire Shop Les phis importants marchands de pneus DUNLOP à Montréal 6349, St-Hubert.CR.2971.O-BEL-O Eau de Javelle de qualité supérieure.7363, d?la Rnche CR 6731.STADIUM TIRE SERVICE Vulcanisation de pneus une spécialité 1871 DHorimier.CH.Bonne et Heureuse Année RRTÎ5TÇ BUREAU HOTEL FORD — MONTREAL Bon Succès aux Artistes t\ R SV»; O TIlTDiliSoil IHIRIRIi « H B R R LT « n- ¦ ! K (•MAM » M kkMMMkM PAGE 14 ‘ * RADIOMONDE ” 1er JANVIER J9H9 La Pension Velder de Robert Chonuet A.C.B.F.Jeux Radiophoniques par 1.LECOUTE Je me souviens d’un Robert Choquette que j’ai connu au collège de Saint-Laurent.Nous étiuns dans la même classe.Déjà ses grands yeux rêveurs laissaient présager tout le grand poeme qu'il avait en lui, tous les larges espaces qu’il entrevoyait, qu’il devinait pour plus tard.Déjà il faisait des vers qui laissaient bouché bée d'étonnement.les pères.Je le revis plus tard.Il s’était lancé dans la poésie, il était poète dans l’âme -Moi, j’avais choisi le journalisme, et heureux ainsi, je pouvais suivre le courant de son talent déjà né.Je “mangeai" son premier recueil de poèmes.Puis ce furent ensuite d’autres oeuvres, et il était lancé.II versa dans la prose avec la “Pension Leblanc”, un aperçu du terroir, dans les Laurentides.Je distinguais déjà qu’il avait “l'oeil” et qu'il savait observer.Il était décidément lancé et ce fut le “Curé du village ”, sa première tentative, et quelle tentative! à la radio.Le “Curé du village”, une fresque magnifique, abondante, crue, de nos villages de campagnes, les plus typiques.M.Choquette était allé s’approvisionner sur place; c’était visible pour quiconque écoutait chaque soir le quait-d’heure.Et pendant ce temps là, toujours pareil, il étudiait.Il se renseignait sur la technique dé la radio.Il projetait de nouvelles oeuvres.L’autre soir, à la demande des ?autorités", je lui téléphonai.—"Allô?” —“M.Choquette?” —“Oui.” —“Robert, c'est moi Marc.” —“Qu’est-ce qui t'amène?” —’Un interviou.” —"Ca va, quand?” —“Quand ça te plaira.” —"Alors viens donc ce soir à la répétition de la “Pension Velder” —“C'est justement à ce sujet.Ca va pour ce soir.” Et l'heure venue, je me rendis au studio de “Radio-Canada”, rue Sainte-Catherine ouest.J’entrai dans le studio “G” pour apercevoir Robert Choquette, entouré de quelques-uns des artistes de “La Pension Velder.” Il vint à mol et je le considérai surpris.Ce n’était plus le Robert Choquette que j'avais connu auparavant.Le visage aminci, la chevelure abondante, les yeux grands grands, renfermant tout le ’’•Metro-polUan Museum”, il me frappa par son feu si visible, si flamboyant, o serais-je dire.Il me parla : “Je suis content que tu sois venu me voir.Je voulais tant expliquer ma nouvelle technique pour que le public puisse bien la comprendre.D'abord je te dirai que l'effort que je fais n’a pas encore été tenté à la radio.On n'a pas parlé de notre grand’ville, pas assez.—“Ils avancent et reculent bien!” dis-je.—“C’est la technique qui veut ça", m’explique le jeune auteur.Nous ne sommes pas aussi avancés comme outillage qu'aux Etats-Unis et il faut que les interprètes, ici, apprennent à reculer et * avancer au bon moment, parce que le micro ne bouge pas, lui, alors qu’aux Etats-Unis la.artistes n'ont pas à bouger, c’est le micro qui avance ou recule.Mais ça viendra et plus tôt qu’on ne le pense.“J'ai aussi commencé cette technique du "dialogue intérieur”, comme on a pu le voir dans “Strange Interlude”.Je fais cela afin d'éviter la confusion entre le plan réaliste et le pian individuel.Ainsi tout le bruit disparait soudain, et, étant l'auteur, je deviens la conscience de chaque personnage.” —“Je ne comprends pas très bien” “On s'est complu à faire des fresques sur notre campagne, nos villages.Moi de même avec mon “Curé du village”.C’était bien de parler du "Curé du village”, mais ceci a été ressassé et ressassé encore.Il fallait quelque chose de nouveau.Tous nos citadins connaissent bien maintenant, grâce à la radio, nos moeurs de la campagne, mais connaissent-ils véritablement les moeurs de la ville.Les citadins, oui.peut-être, à part ceux qui ne sont jamais sortis de leurs quartiers, mats a-t-on écrit sur les moeurs de la ville d’une façon complète?“C’est ce que je veux faire avec "La Pension Velder”, une fresque de la ville complète.“Si l'on a bien remarqué, mon histoire a commencé dans une pension de Montréal, une véritable maison de pension où tous les pensionnaires se con.-iais.sent bien ou à peu près, où commence à se tramer une intrigue qui finalement nous mènera aux quatre coins de la ville.“Avec oette intrigue, comme je dis, nous irons ici et là dans la métropole.Nous connaîtrons les endroits les plus agréables comme les plus sordides, les personnages les plus propres comme les plus abjectifs.Ce sera une véritable “télévision” de notre Montréal.“Ceci, je crois, n'a jamais été tenté.” Pendant que M.Choquette me parle, le* interprètes répètent devant le micro et on étudie les "bruits” avec les ingénieurs.Je suis toutes oreilles pour Choquette, mais je ne puis m’empêcher de les regarder aller et venir, avancer et reculer devant le micro, parler, se relancer, enfin faire comme si c'était la demi-heure même.Je ne puis m’em Robert CHOQUETTE auteur de nombreux succès radiophoniques.—“Voici.Au cours d’une conversation, un des personnages dit à un autre : “Vous êtes très aimable.” Mais en son for intérieur, il pense: “Quelle saleté”.Alors je deviens le for intérieur, et d’une voix monocorde, dans le micro, je dis "Quelle saleté”, comme si c’était la voix de sa conscience qui parlait.Et immédiatement apres la conversation continue, comme si de rien n’était."J’ai de plus fait plusieurs innovations dans “La Pension Velder" Par exemple, j'ai habitué le public à comprendre que quand je me sers d'un xylophone pour représenter quelqu'un qui monte ou descend un escalier, c'est pour lui éviter des longueurs Inutiles.Cela fait une étape 'rapide d un étage à un autre, sans qu’il soit besoin d’un annonceur et cela gagne du temps et n’ennuie pas l’écouteur.” M.Choquette nous dit ensuite qu’il a plusieurs nouveautés à présenter dans son oeuvre de la "Pension Velder''.Mais cela viendra plus tard.La “Pension Velder”, nous explique-t-il comprend comme personnages des artistes bien connus de la radio et du théâtre.Il y a, pour n’en mentionner que quelques-uns, Mme Van Velder, "la mère Velder”, celle qui tient la pension.C’est l’étonnante, la talentueuse Mme Maubourg-Robertval qui remplit ce rôle.Et pendant que nous prenons notre interviou avec Robert Choquette, Mme Maubourg s'anime autour du micro, donne la réplique, lance des cris et s’excite de façon telle que, une fois encore nous en demeurons émerveillé.Puis il y a le fils, son fils, A-lexiske, (le “ke” est un ajouté affectueux au nom d’Alexis), c'est André Treich qui s’acquitte de cette tâche et il le fait avec le brio qu’on lui connait.Puis il y a Florence Gauthier, rôle qu’interprète Olivette Thibault, la jeune et si pétulante O-livette.Sans parler personnellement des personnages même de la pièce, (ils sont assez connus par les milliers d’auditeurs qui chaque soir écoutent “La Pension Velder”), mentionnons en outre le professeur de piano, M.Antoine Godeau, un vétéran de la scène et de la radio, la bonne, Lumi-na, en d’autres mots Juliette Béliveau, cette comédienne hors ligne dont les succès ne se comptent plus Dorothée Laviolette, interprétée par Berthe Lavoie, une autre qui a eu ses nombreux succès à date, etc.etc.ainsi aue nous connaîtrons toute la ville.M.Choquette se promène, é-coute, ootient ainsi des recueils d expressions citadmes de première main De plus, ce qui rend lu chose encore bien plus vraisemblable, c’est qu’il a obtenu la permission de ses cotn-manditeurs ne se servir de vrais noms pour les endroits où les personnages se rendent.Ainsi si Dorothée Laviolette s en va au Samovar, ce sera au Samovar qu elle ira et nous le saurons.Si Florence Gauthier s’en va dans une salle de danse, nous saurons quelle salle ce sera car elle nous le dira.Tous les personnages sont bien étudiés.Chacun à sa propre personnalité.Ainsi A-iexis nous prouve un complexe d’infériorité visible, sa mère, c’est tout un autre personnage, et ainsi de suite.C’est une fresque, une véritable fresque, avec toute sa sculpture minutieuse, ses détails les plus délicats et les mieux étudiés.Et surtout, U y a une teciinlcalité dans cette oeuvre qui mérite une mention tout-à-fait spéciale.On voit que l’auteur a étudie son sujet à fond, a étudié les meilleurs efiets qui éviteraient au public le plus subtil effort de compréhension.Il nous présente une vue panoramique de Montréal, bâtie sur une haute é-chelle, mais accessible pour tous et par tous.Et comme il nous dit en terminant ; “C'est l’oeuvre, c’est de beau coup les programmes auxquels j'ai aimé le mieux travailler, car ils ouvrent de si grands horizons.” Et nous le quittons, tout en regardant du coin de l’oeil le jeune auteur continuer à dicter à ses interprètes les choses qu’ils doivent faire, les intonations, etc.La nous.‘Pension Velder", comprenons-est un noyau autour duquel demi-heure meme.Je ne puis m em- grossit et se dêceloppe chaque per- pêcher d’en faire la remarque à Cho- sonnage.On les a connus à là pen-quett .slon; Ils commencent à sortir et c’est 77 ~ LA PUBLICITE COMME STIMULANT DES AFFAIRES (Par P.-E.OUELLETTE) Chacun convient qu’il est de nécessité fondamentale d’activer les affaires.Pour stimuler le commerce, il faut induire 1 acheteur à augmenter le volume de ses achats.Il faut aussi convaincre celui qui n’achète pas de faire quelques emplettes.La PUBLICITE est considérée comme le meilleur moyen d’obtenir ce résultat, la source d’énergie qui alimente toute entreprise moderne et qui possède à elle seule le don de créer un regain d’activité.i Tous les radiophilcs qui écoutent les programmes de CB.F.connaissent certes “Les Jeux Radiophoniques” où nos poètes amateurs peuvent mettre leur talent à l’essai en composant des quatrains sur des rimes, souvent des plus inattendues qui soient, et qui leur sont suggérées chaque semaine.Pour donner idée du résultat, voici quelques réponses choisies parmi environ deux cents lettres adressées au cours de la semaine dernière.’_ès rimes étalent : TRAIT, ATTRAIT.SINGE.MENINGE.Avouons que te jeu est moins facile qu'il le sem- ble.Quelques-unes, très rares, sont plus ou moins spirituelles ou même vulgaires, mais la plupart sont tires avec assez de bonheur.Voyons plutôt ! * * * Si vous reconnaissez dans mes [traits Ceux d’un vilain et triste singe, C'est que j'ai de vous les mê-[mes attraits, Les mêmes manières et les mè-[mes méninges * * * Ce n’est pas très aimable pour la personen à qui c’est adressé, mais Mlle X.s’en est bien tiré.Un autre, plus pratique, écrit: « * * De l'esprit, il ne m'en faudrait [qu'un trait Pour gagner ce 15 qui a pour [moi un attrait.Vraiment, je me demande si [pour le gagner, un singe Se forcerait plus que moi les [méninges.* * * Très bien, M.Armand S.Puis voici qu'un autre, qui aime certes peu le maquillage, écrit ceci : * * * Combien, pour embellir leurs traits, Se donnent un air de singe, Quand, sans forcer leurs méninges, Elles auraient bien plus d'attrait.• * * Une jeune fille à son tour, envoie les vers qui suivent: Musset, Rimbaud, Claudel, Choquette et vos attraits.Pour décrocher un prix, il faudrait que je vous singe.Laissez-moi emprunter de votre [esprit les traits, Car seule, je craindrais pour [mes pauires méninges.En voici une autre: Pauvre ganache, tu crois done [que tes vifs traiU De leur jeunesse ont gardé les [atiraits T Hélas! ton miroir lui-inéme te [dit : — Vieux singe, Inutile de te défaire les mélanges.Et celle-ci : Vous m’invitez madame à chanter vos attraits,'1 Cela m'est bien aisé sans taxer [mes méninges.En vous regardant bien, je vois (un joli singe Et sans plus de façon, je vous [décris d’un trait.Guère aimable pour la “madame* visée! Un autre, qui a dû voir certains monuments de Québec, eut cette inspiration.Devant ce marbre sans attrait Au vague profil de vieux singe, Il m’est passé dans les méninges De le retoucher trait par trait.Voici l’une des plus réalistes et de* plus pratiques, surtout des plus sincères.Lisons plutôt : Pourquoi m’ereuser davantage [les méninges ; C'est triste d avouer, mais de [fous les attraits Qui me retiennent auprès de [mon vieux singe, Le plus fort, c’est bien sa galette, non ses traits.Jehan Rictus et Jean Narrache trouvent maintenant un imitateur, Ç'te pauvre vie ! oui, pour moi, [ça manque d’attraits.On en peut pu de s’fatiguer les ¦-[ménin.•; SiùMBËi n V f Armand: “Tu ne semblés pas de bonne humeur Charlotte?Charlotte: “Non, mon l>eau frisé, je ne suis pas de bonne humeur.je viens de dire son fait au rédacteur de Radlomonde qui a placé ton portrait et le mien dans le dernier coin de la dernière page.lors du passage à Montréal du grand artiste de la scène et de la radio, Phil BAKER, Yves BOU RASSA en profita poui obtenir une entrevue radiophonique des plus intéressantes.Comme on le sait Phil BAKER vient de signer son contrat avec CBS pour un programme devant débuter le 7 janvier.(Photo Famous Studio) Ruth WARRICK, la gentille ariistedu Réseau Coiuioo.a c.c sel | j , souhaits de Bonne et Heureuse Année à travers le cal end rte».Armand Marion et Charlotte PLAISIR IVAMOUR.LA VERRONS-NOUS À TRAVERS LE NÔTRE LE 2 Yves Bourassa reçoit à CKAC REDACTION ET ADMINISTRATION HOTEL FORD MONTREAL EDITION, FINALE 5 sous SUR LA RUE PRINCIPALE avec EDDY BAUDRY (VOIR PAGE 7>, | Voie! la gentille Lucille Laporte dans une pose qui lui est bien caractéristique.Heureux micro! (Photo Famous Studio) Armand: “Ce n’est pas la dernière c’est le dos du couvert" Charlotte: “Appelle ça comme tu voudras.je suis aussi jolie que I«U-eiHe Dumont.j’aurais du être sur le couvert.(excuses à i’auteur des sketches) ’ f: Les Jeux Radiophoniques de C.B.F.(VOIR PAGE 14/ / Y" ~ A
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