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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 9 août 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1952-08-09, Collections de BAnQ.

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VOL.XIV —No 36 MONTREAL, 9 AOUT 1952 10 CENTS •> ié '+ j ' ' VOtCT, MESDAMES, LE BEAU BRUMMEL que vous ave* élu le comédien le plus populaire de l’année! Jean Cou tu.en chair et en os.mais dans un costume particulier que requerrait son role dans *-Yvan L’Intrepide , an* I estivah de Montréal.Il prend vraiment ici “la pause qui rafraîchit”, et, dans une moue à la western, fait “La parade” de ses dons physiques.Son elieval “Fédèrigo” s’est sauvé en le voyant venir! Le lendemain, cependant, apprenant que Willie Lamothe revenait à Montréal furieux et vexé, Jean » »ite repris ses habits de me- qui lui vont tellement mieux! LES FEMMES SONT DES JALOUSES! déclare Estelle Caron * “J’SCIS PAS PEIGNEE COMME IL FAUT!” cr ia Monique Leyrac à notre photographe, quand celui-ci la surprit au téléphone.C'était la 1ère photo qu’on prenait d’elle depuis qu’elle est redevenue noire, et elle aurait voulu être mie ux coiiféc.Mais cette expression démontre nettement le caractère ingénu et aventurier de cet te fille qui, au sommet de la gloire, laisse le Canada et son métier pour aller s’installer à P aris.Voir l’article à l’intérieur.— mm.if -v * y- -ï '¦M A la radio les animateurs ont souvent des tâches bien agréables.C’est l’opinion de Marie VERDON à gauche et Raymond TAILLEFER du "CLUB 730" à CKAC (samedi — 2 h.05 p.m.i.Nos deux personnages sont en compagnie des “ Demoiselles de Parla* ce* artistes française# actuellement en vedette dans un cabaret de la métropole £ üadiomonde "le seul périodique exclusivement consacré à la radio et à ses artistes'* Rédaction et adminittrafion : 425 rue Guy j^embrE Montréal — Wllbank 3072 DE L' Y Oc It numéro $3.50 par onnéo "Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe par le Ministère des Postes.Ottawa.IL EST ENCORE TEMPS.BEAUCOUP de vedette* de la radio parlent de Télévision avec ferveur; elles y voient un nouveau champ d'activité dans lequel, à leur avis, elles pénétreront à leur heure choisie et avec un succès accrû.Cet optimisme pourrait leur réserver des désillusions douloureuses.Ce danger guette principalement celles que, seul, le micro a mis en évidence en raison de la qualité de leur voix et des inflexions habiles de celle-ci, mais qui n’ont jamais fait de scène pour y apprendre l'interprétation visuelle.Gardons en mémoire la tragédie dont furent victimes des étoiles célèbres de l’écran muet qui, prenant la parole, exigea de ses interprètes l'art de dire en plus de celui la pantomime.Combien île célébrités du cinéma sombrèrent alors parce qu’elles n'avaient jouer que pour la vue et qu'elles ne savaient pas s’adresser à l’ouie.Hollywood dut les remplacer par des artistes de la scène, qui jusqu’alors n’avaient pas les bonnes grâces des studios cinématographiques.La même situation peut se produire à rebours.Jusqu’ici les ondes hertziennes ne se sont soucié que de l’oreille; maintenant voilà qu’elles en appellent au regard.La technique change complètement.Il faut une interprétation "intégrale”, si l’on peut dire, c’est-à-dire mettant en contribution: la voix, la mimique, le geste, le maintien etc.Là encore, on fera appel aux gens de théâtre et, les autres — si réputés soient-ils maintenant — pourraient être mis de côté.Il est encore temps de prévenir ce malheur.La saison théâtrale, qifi s'annonce, sera riche en spectacles scéniques.Que les intéressés au video, qui n’ont pas d’expérience du plateau, y assistent et étudient.Mieux même qu’ils cherchent à jouer devant la rampe à tout prix — même sans profit.Qu’ils suivent des cours de mise en scène.En un mot, qu’ils fassent tout pour réussir dans la nouvelle carrière.LA TELEVISION apportera déjà assez de déception à ceux qui n’auront pas le physique de leur voix, qui ne seront pas photogénique ou qui souffriront de divers handicaps sans que les faillites de certains autres ne soient dues à leur imprévoyance ou à leur fatuité.René-O.BOIVIN TVous souvenez-vous RAD10M0NDE DANS ¦W1 si y a O' LE RAPPORT DU COMITE DE LA RADIO recommande l'établissement, par la Société RatJîb-Canada, d'un fonds de retraite ou d'un plan de pension pour ses employés sur une base de contribution, en l'imcorporant si possible dans le plan de pension du service civil.Le même Comité recommande “qu'à son fonctionnement présent, CBF ajoute plus de coordination entre les chefs des divers services, plus de rapprochement sinon de cordialité sympathique entre ces derniers et les employés ainsi que plus d'appui à l'initiative personnelle et affirme que tout ira bien”.(Sans commentaire).Henry Deyglun obtenait une douce revanche.Dans un sketch de la série des “Aventures du docteur Morhanges”, H avait imaginé des incursions de submersibles allemands dans le fleuve Saint-Laurent.Ce fut l'occasion de gorges chaudes chez certaines coteries.Quelques mois après, le gouvernement canadien annonçait le torpillage de trois navires marchands dans le Bas du Fleuve.On ne trouvaient plus les cabaleurs qui avaient tant ri au détriment de l'auteur radiophonique.MARIAGE de Fernand Robidoux et de Jeanne d'Arc Couet, à la Cathédrale de Saint-Jacques Yves Bourassa quitte Radio Programme Producers pour se consacrer au service de l'armée, où il est capitaine aux Fusilliers Mont-Royal.(Il en est maintenant le commandant) .Oscar O'Brien et Roger Filiatrault sont élus membres de l’Académie de Musique de Québec.Roger Filiatrault devient professeur titulaire de l’Ecole Supérieure d'Ou-tremont.Une Controverse bouillonne dans la région de Québec — particulièrement dans la Beauce — autour de la valeur du soldat LeBrun.Ce débat devient même virulent.Notre courriériste de la Vieille Capitale rapporte même qu’à un concert (?) donné par le “cowboy militaire” dans un bourg beauceron: “Ce fut tout un événement.Tout le village était enfiévré.Il y avait les pro-Lebrun et les anti-LeBrun.Ces derniers peu nombreux devaient «e tenir en groupe au cas d'attaque." (Et on s'étonnera, ensuite, qu'il y oit de* guerres).L'ARCHIVISTE "J’vous dis que j suis pas ROGER B AU LU, ni annonceur de radio.vous ne trouverez pas une cent sus moé.” W £7^ ROB LES auditeurs de la région montréalaise clament aisément à l’abus des annonces-éclair (spots) aux programmes des postes commerciaux.Ils n’ont rien à envier aux radiophiles de Québec, de Charlevoix et du Saguenay.La réclame y vient encore plus drue.Dans la métropole, rares sont les postes qui couperaient la durée d’une pièce musicale pour y glisser de l’aboyage.Là-bas, on n’a pas le même scrupule et il arrive souvent qu’après avoir annoncé l'audition de tel ou tel disque, on n'en sert qu’un certain nombre de mesures pour ensuite conseiller d’acheter ceci ou cela chez celui-ci ou celui-là.C’est ainsi que j’ai eu le plaisir, en passant par la Malbaie, d'entendre une speakerine à la voix séduisante interrompre un refrain populaire pour aviser les dames à l'écoute que certain marchand faisait une vente — ou plutôt un solde — de jupes légères qui « vous feront comme un gant ».Dès à présent je l’avoue, j’ai trouvé ce gant fort déplacé et je me suis pris à me demander avec une certaine joie quels drôles de spectacles pouvaient offrir aux témoins les chevaliers qui, pour l’honneur de leurs dames, jetaient le gant à la face de leurs rivaux.surtout à l’époque que ces beautés ne portaient rien de plus précis pour voiler leurs attraits.Et comme ma pensée allait batifoler tout aux abords d’une île, qui inspira à Watteau un chef-d’œuvre célèbre, un souvenir vint mettre un terme à mes vagabonuages délictueux.Comme les conditions d’existence peuvent changer en peu de temps i Le jour est bien loin que la justice arrêtait et punissait les femmes parce que le volume de leurs jupes obstruaient la voie publique.Et j’ai retrouvé dans mes notes une surprenante anecdote.Elle provient d’un journal de modes publié aux Etats-Unis en l’année 1858.Voici l’histoire dans toute sa saveur : Un agent de police de Boston avait cité devant le juge correctionnel une jeune et belle dame fort connue, l'accusant d’obstruer les trottoirs de Washington Street par un rand développement de crinoline.Le juge emande où est la prévenue; l'agent répond qu'elle est à la porte et qu'elle attend, mais qu on a essayé en vain de la faire entrer, la porte étant trop étroite.Force fut de la recevoir à la grand'porte qui a 120 pieds de large 1 L’agent dépose ainsi : «.Madame occupait toute la largeur du trottoir; j'ai été obligé de sauter une dizaine de fois sur la chaussée pour la laisser passer; je me suis même trouvé en contact avec une voiture et j’ai failli être écrasé.Serait-ce la ville ou la dame qui paierait une pension à ma veuve, si j'étais tué ?».« L’affaire est embarrassante » prononça le juge « car je ne connais pas de précédent; toutefois, attendu qu’une ordonnance municipale défend tout encombrement sur les trottoirs par les ballots ou paquets volumineux, la Cour condamne la prévenue à cinq dollars d’amende et aux frais.» Il est évident qu'il vaille mieux traiter les femmes avec des gants que de ballots et paquets— A LIRE r^\EPUIS quelques semaines, notre journal publie, sous la rubrique : « La Télévision » et la signature de Video, des renseignements sur l'utilisation de ce nouveau medium de communications.Si techniques puissent paraître ces précisions au lecteur, elles valent son attention et son étude.Il n’est pas facile, à l’heure présente, de choisir un appareil récepteur, de savoir où l’installer et de quelle antenne le munir.Lorsqu’on considère le prix d’achat et mise en opération, il y a de quoi demeurer perplexe.La chronique de Video cherche à être pratique et à étudier le mieux possible les points obscurs qui se présentent à l'esprit de l’amateur et de lui fournir des indications afin qu’il obtienne le plus pour le moins cher et en •oit satisfait.Video est un pseudonyme qui cache un expert en la matière et ses conseils méritent l’attention.TIENS, BONJOUR! ON A BEAU récriminer sur les romans-fleuve, ils gardent leur emprise.Vous ne les entendez pas durant trois ou quatre semaines, loin que vous êtes de l’écoute et, quand vous revenez, vous vous trouvez tout heureux de les retrouver avec leurs héros, héroïnes et leurs aventures.Vous vous prenez à vous demander ce qui est advenu pendant votre absence.Il en est comme si on revoyait des amis, qu’on jugeait an peu ridicules en les quittant, et qu on retrouve avec joie.Le roman-savon n’est pas mort.aea easimis devraient lui envier sa longévité.• RomoMoode .irrr-r • août ma «r • .m : &, -m ¦ -•y Un casse-tête gfamoureux Le beau mais lourd travail des réceptionistes de Radio Canada Si vous êtes reporter d’un jour nal de radio et que vous fréquentez régulièrement les corridors du somptueux immeuble de Radio-Canada.rue Dorchester ouest, si blasé soyez-vous, vous ne pouvez vous empêcher d’être impressionné par la bonne tenue générale et la discipline qui régnent aujourd'hui dans l'organisation de la Société.Plusieurs faits et plusieurs personnages du poste CBF s'imposent & votre attention, si vous avez carte blanche pour les voir et les connaître de plus près.Quelques-uns des nôtres, éduqués chez nous, font une cause magnifique pour la culture et la distraction familiale des foyers du Québec: J.Alphonse Ouimet à la haute direction de Radio-Canada; Marcel Ouimet, directeur du réseau français; le colonel R.P.Landry, secrétaire-général de la Société; Jean St-Georges, directeur de la publicité; Aurèle Séguin, directeur-général de la télévision, bien aidé quant à cela de Florent Forget; Armand Bérubé, directeur des é-missions du Québec rural; Ephrem Bertrand, chef du Service des Nouvelles; Gérald Renaud, le jeune et brillant directeur des émissions sportives.et il serait trop long de nommer ici tous ces jeunes gens qui ont charge de la réalisation des programmes radiophoniques ou télévisés de la Société, des techniciens responsables de la bonne transmission de nos ondes, comme naturellement tout cet autre personnel du réseau anglais et du service international.Tous ceux là ont une lourde responsabilité vis-à-vis l’auditeur du Canada français et un travail personnel très lourd.Mais là où le reporter des choses radiophoniques trouve le plus de couleur dans tout l’immeuble de Radio-Canada, c’est justement dans le joli et vaste lobby d’entrée du premier étage.Accoudé pendant quinze minutes au comptoir en demi-lune des réceptionistes des lieux, il écoute sans faire semblant de rien les conversations de tous genres qui ont lieu à toute minute du Jour entre le public auditeur et ces aimables et courtois agents de liaison de la Société.Car, les récep- rr t » w * • • television C B F T “ (Canal 2) — Emissions d’essai — JEUDI, 7 août 8:00- 8:15—CBC Newsreel; 8:15- 8:30—Clinique de golf; 8 30- 9;00—“Le Seigneur de Brln-queville" (Théâtre) — reprise; » 00- 9:45—Films: “Chasseurs du Pôle Nord", “A String of Beads”, “Rythm of a City”; » : 45-10 : OO—L’Actualité ; VENDREDI, 8 août J 30- 4:00—"Rêves.Réalité” (émission féminine); 5:30- 6:00—“Magic”; 8.00- 8:15—L’Actualité; 8:15- 9:45—Film; » 45-10:00—CBC Newsreel; SAMEDI, 9 août 6 30- 6:00—"Tic-Tac-Toc”; 8 00- 8:30—“Terre de Caïn” (film); 8:30- 9:00—Forum — circulation Montréal; 9 °0- 9:30—"Deep Sea Fighting Fish” (film); 9 30-10:00—"Drôle de Ville”, (variétés).DIMANCHE, 10 août 8 30- 6:00—“Pépinot et Capucine" 8 00- 8:15—L’Actualité (Marionnette*).8.15- 9:00—Films 9 00- 9:30—"PoU de Carotte* de Renard — (Théâtre).* 30- 9:45—“Madones canadiennes” * 45-10:00—CBC Newsreel.tionistes de Radio-Canada ont été placées là après entraînement spécial et triage entre douzaines de candidates justement pour leur tact personnel et surtout leur patience à affronter quotidiennement la lourde tâche qui est la leur.Nous ne dirons pas que leur responsabilité est base du succès de Radio-Canada chez notre population, mais nous soumettons que ce sont ces cinq jeunes femmes qui ont le plus gros casse-tête quotidien de tout l’immeuble.DES FEMMES MODESTES Surpris et édifié par leur travail énervant, le reporter de Ra-diomonde s’adresse à l’une d'elles: par chance, c’est Mme Pierrette Plamondon, aujourd’hui chef des réceptionnistes.Non, elle ne veut pas de publicité personnelle pour le travail magnifique qui se fait dans ce joli coin d’entrée du grand immeuble.Il va falloir demander permission à M.Jean St-Georges, directeur de la publicité de la Société, dont le service des réceptionnistes relève directement depuis quelque temps.Celui-ci admet que les réceptionnistes font une besogne plus qu’importante et méritent de voir leur travail connu du public.Avec sa “bénédiction”, il conseille au reporter de citer le travail de ces jeunes femmes.Mais là encore, Mme Plamondon, une dame dé parfaite distinction et encore beaucoup plus modeste, suggère de s'adresser plutôt à M.Jean-Jules Trudeau, gérant du Bureau des Renseignements de la Société qui, lui, a responsabilité encore plus directe du travail des réceptionnistes, du courrier volumineux qui parvient quotidiennement à la Société et, pour cela, un peu des relations extérieures de l’organisation.VOULEZ-VOUS LA JOB?Une fois tout le ruban de red tape démêle.M.Trudeau et Mme Plamondon veulent bien donner quelques faits au reporter de Ra-diomonde sur la tâche quotidienne et toujours de plus en plus lourde des réceptionnistes.Tout d’abord, ces cinq jeunes femmes qui répondent à vos appels téléphoniques, répondent courtoisement et sans jamais perdre patience un moment aux milliers d’appels téléphoniques de visiteurs qui se présentent dans une semaine sont: Mme Pierrette Plamondon, chef des réceptionnistes.Mme Ida Cou-lombe, Mlles Faby Desjardins, Marcelle Leblanc, Louise Barsalou et Françoise Moreau (qui, elle, est réceptionniste pour les réalisateurs au quatrième étage).Or, avant de demander un renseignement téléphonique ou de vous approcher de leur comptoir pour demander une direction, pensez surtout à une chose.Ces cinq personnes, choisies comme nous l’avons dit pour leur tact, leur parfait bilinguisme, leur culture générale et leur connaissances des choses et des gens de la radio, sont humaines comme vous et moi et la patience a ses limites, même si elles n’y faillisent Jamais.Disons tout d’abord que ces réceptionistes doivent avoir en mémoire les noms, numéros de téléphones.et locaux de bureaux ou de résidence de 650 membres du personnel de la Société, d’à peu près autant d’artistes et agents de radio de toutes dénominations dans la ville de Montréal.Naturellement qu’elles peuvent parfois avoir une hésitation à donner le renseignement exact, et pour cela il leur faut fouiller dans la volumineuse documentation étallée devant elles.Une idée de leur travail cet été?De quatre à cinq cents appels téléphoniques par jour en ce qui regarde la télévision.La semaine dernière, quand un transformeur fit défaut et que la T V.fit défaut subitement, 1,500 appels vinrent en demander la cause aux réceptionnistes.Pour la télévision seulement, on fv ^ à ' - “ - .w mm a enregistré 3,898 appels en moyenne par semaine, ces derniers temps, nous prouve M.Trudeau.Ceci n’inclut naturellement pas la partie radiophonique qui apporte une moyenne de 7,400 appels téléphoniques par mois.Et à toutes ces personnes, faut-il que les réceptionnistes répon- dent avec tact, patience et surtout connaissance générale du sujet à répondre qui peut-être des plus varié.Ceci n’inclut pas encore la masse de visiteurs, surtout pendant l’été.Mme Plamondon nous dit qu’une moyenne de 2,000 personnes viennent chaque mois visiter les superbes et nouvelles installations techniques de la Société et chacune doit être bien reçue et obtenir aussitôt que possible les services de l’un des cinq guides des lieux, eux aussi des jeunes gens entraînés spécialement pour la responsabilité.LES RADIOPHILES A Mme Plamondon et ses assistantes, nous demandons quelles sont les appels, demandes d’information ou renseignement les plus généraux de la journée de travail.A ceci, elle nous répond que la plus grande difficulté de sendee public provient quand un accident de transmission technique se produit à la radio ou à la télévision, si rares soient ces accidents.D’autres choses qui tiennent brûlants les trois appareils de téléphones des réceptionnistes: les messages aux centaines d’artistes et musiciens qui fréquentent quotidiennement les studios; les autres centaines de personnes qui viennent au comptoir demander le numéro de bureau et d’étage des 650 employés; les demandes d’information pendant un programme en cours (quel est le thème qu’on joue actuellement, qui tient le rôle dë Joseph ou Marie dans tel programme actuellement sur les ondes) ; les demandes d’emploi qu’il faut référer aux autorités responsables; les télégrammes de fin de semaine aux artistes et membres du personnel quand ceux-ci sont en vacances.ce sont surtout ces gens qui tiennent les réceptionnistes occupées".— “Vous ne perde* jamais patience?” demandons-nous aux réceptionnistes.— “Non! les ordres sont que le -public a toujours raison et qu’il nous faut le traiter courtoisement, quelles que soient les difficultés!” —“Et.ces difficultés?.Vous arrive-t-il parfois d’avoir affaire à des visiteurs ou appels téléphoniques.disons trop pressés?” — “Tl v a nuelaues maniacs du téléphone qui semblent prendre plaisir à nous appeler régulièrement pour commenter, critiquer ou vanter un programme.Ainsi, plusieurs personnes viennent nous commenter longuement les malheurs et vertus de Donalda sans se soucier du temps qu’elles enlèvent à nos autres obligations.Quelques autres, très rares, s’indignent si nous ne savons pas toujours sur le moment une tech-nicalité d’identification d’artiste ou de programmation et nous prétextent que Radio-Canada leur appartient personnellement et qu’ils ont droit à plus de rapidité.Mais tout cela, c’est dans l’ordre de nos responsabilités et nous y faisons face avec courage.Malgré l’intensité de notre travail, dites bien aux lecteurs et auditeurs de* émissions de Radio-Canada et de sa télévision qu’ils seront toujours bienvenus à venir visiter notre immeuble ou à nous appeler par téléphone pour tous renseignements exigés.Nous sommes là pour cela et notre contact avec le publia est en très grande généralité excessivement plaisant”.Mais, ne venez plus dire au reporter que ce sont MM Ouimet, Landry, St-Georges, Bertrand "t autres big shots qui ont le plus gros casse-tête dans la marche de la Société! Ce sont réellement ces cinq jeunes femmes qui, comme échantillons, font vitrine à la belle marchandise que sert Radio-Canada aux visiteurs et auditeurs du Québec.; MADAME MADELEINE SICOTTE, brillante comedienne de nos ondes, qui sera entendue au Festival de Montiéal, dans la pièce “Beethoven” de René Faochois, au chalet de la montagne, mardi le 12 août, en soirée.9 AOUT 1952 • RadioMonde • PAGE 3 NOÉ ET SES FILS ENLEVÈRENT ALORS LE TOIT DE LARCHE ET VIRENT QVJE LA SURFACE OU SOL AVAIT SÉCHÉ.l'Histoire m »i ev CHAJ?G.-&/ECS &ÉA//T A/OÉ ET LES S/EA/S.pOUR UNE SECONDE FOIS.NOÉ LÂCHA LA COLOMBE HORS DE L* ARCHE, NIAIS CETTE FOIS, ELLE NE LUI REVINT PLUS, SUR L ORDRE DE DIEU.NOÉ SORTIT DE LARCHE AVEC SES TROIS FILS.SA FEMME ET LES FEMMES DE SES F\LS.NOÉ, AIDÉ DE SES FILS, SEM, CHAM ET UAPHETH ÉLEVÈRENT UN AUTEL AU SEIGNEUR FOUR LUI OFFRIR DES SACRIFICES.¦'V' Mi LES SUIVIRENT: LES BÊTES, LES REPTILES ET LES OISEAUX QUI AVAIENT PRIS PLACE DANS L’ARCHE.wm LE SEIGNEUR HUMA L’AGRÉABLE ODEUR, ET DIT EN SON COEUR*.* DÉSORMAIS, UE NE MAUDIRAI PLUS LA TERRE % A CAUSE DE L*HOMME." /' .DIEU BENIT NOÉ ET SES FILS: " SOYEZ FECONDS.MULTI-PU EX ET REMPLISSEZ LA TERRE .* v «>«1 À A©;i, *.IL NN AURA PLUS DE DÉLUGE POUR DÉSOLER LA TERRE.L’ARC-EN-CIEL, TEL EST LE SIGNE DE L’ALLIANCE QUE UE CONCLUS AVEC VOUS POUR.TOUJOURS* X suivie I Ecoutez mL'Histoire de Dieu" à 1 h.30, les dimanches, è CKYL — CKCV.— CHLN — CJSO CH LT CFD A % RttâoMomk % PAGE 4 V AOUT ma mwnf '+(¦** .-y * ^.*ej53î*tî«fc.stfmtmmmi'mi* /mmmmmmw "Wr .JH .jglRMigii •< 4H mm&i 1 11 "- r > ^r-Wfâ !•*:•;, -iiaggg > -;. .riÿ# k i a: : de-Ci, de ^ca.- pAR-Cl, PAR-LA COÛci’Coüçâ^ PAR LA P’TITE DU POPULO /E SUIS DEÇUE: pourquoi le cacherais-je?.Après avoir été à la rencontre de tant de gens, crayon et papier en mains, après avoir reçu tant de confidences, tant d’impressions au retour des voyages entrepris par artistes, chroniqueurs et Journalistes, voilà que je suis rentrée samedi soir en gare Centrale, sans qu’aucun de mes confrères n’ait songé à venir m’accueillir.afin qu’à mon tour je puisse livrer “au monde’’ mes notes et réflexions, sur ce que j’avais vu durant ces dix derniers jours.Et pourtant songez donc, comme j’étais bien documentée pour parler d Old Orchard.Ne m’y -tais-je pas rendue pour la troisième fois consécutive?Et cette année, il ne s’agissait plus comme les deux fois précédentes, d’un week-end à la hâte, mais de huit belles journées passées là-bas, étudiant gens et choses.Combien de touristes ne sont passés chez nous que le temps de descendre de l’avion pour remonter dans le bateau, et qu’est-ce que nous avions alors pris comme littérature! Vous souvient-il d’avoir lu dans certaines publications des rapports dans le genre de ceux-ci: "lies Canadiens de la Province de Québec, forment une minorité arriérée dont les sanatoria marquent le plus haut pourcentage de tuberculeux dans toute l’Amérique du Nord" ou alors “On ne sait pas voyager au pays du Québec, et l’on reçoit mal les touristes D’ailleurs on en est en-oore au tissage domestique et l’on défend l’instruction libre dans les écoles", et autres fadaises du genre.Pour ne pas être en reste, (je n’ai jamais aimé être dépassée même dans ce domaine,) j’ai ouvert tout grands me» yeux, afin d'être en mesure de renseigner mes lecteurs.avec le succès qu’on connait.LA VENGEANCE EST DOUCE AU COEUR DE L’INDIEN: et au coeur de l’Indienne également! C’est pourquoi je me la fais, mon intervioue! LA PTITE DU POPULO.Dites-moi, ma chère Hughette, vous avez fait un bon voyage?HUGHETTE PROULX: Excellent oui.Quoiqu’ayant voyagé dans des conditions un peu pénibles LA PTITE.Un chauffeur faisant du 100 à l’heure.Je suppose?HUGHETTE: Que non! U ne s’agit pas de ça! J’ai voyagé par train et dieu merci, ceux de la Canadian Pacific sont très confortables.Ils n’ont que l’inconvénient de se rendre à Portland uniquement, au lieu d'Old Orchard même.LA PTITE: Mais alors?HUGHETTE: Alors, je dois avouer que je suis partie en vacances, avec un remord de conscience, qui m’a pesé sur l’estomac, beaucoup plus que n’aurait pu le faire un 3teak-à-la-Jean-Duquette, préparé par Germain, au “400 ”.i.A PTITE: Mince alors! Quel «rime aviez-vous donc commis?HUGHETTE: Vous n’ignorez pas que j’ai deux patrons?Enfin, je veux dire, deux officiels! Parce qu'avec tous ceux qui s’arrogent le Amlt de vous donner des ordres, on \ LA BRASSIERE i y * D-VEL-UP mt «mil.-ut MMp PMf IM t-nun*» «finit la huit— a'Mtt pmn nfAiimimal dNilot Pi r.ii» faM paraître le batte btaawtp ptas proa ai plat * Sr"** «’¦rorm ttt.St (tat allai HAYES MFO.CO.•.r.m S, Tardes H.F.* en arrive à perdre vite ie sens du calcul mental! LA P’TITE: Et que vous ont donc fait “ces vilains?" hughette;: Figurez-vous que l’un me donnait congé.et que l’autre ne voulait pas en entendre parler.IA PTITE: Et naturellement, vous avez écouté le premier! HUGHETTE: Qu’auriez-vous fait à ma place! LA PTITE: La même chose que vous, assurément.HUGHETTE: Seulement, voyez un peu l’ingratitude de notre nature humaine, alors qu’à peine montée à bord du train avec la bénédiction du premier, j’oubliais celui-ci, je n’arrivais plus à me sortir l’autre de la tête.IA P’TITE: Quel problème! HUGHETTE: D’autant que J’étais partie sans aller le saluer.LA P’TITE: Quelle impolitesse im pardonn able ! HUGHETTE: En même tem$s que la seule façon de partir sans me faire descendre les murs de son cabinet de travail sur la tête.I'A PTITE: Oui, mais enfin ne vous êtes-vous pas dit que la pire chose qui pouvait vous arriver était encore de perdre votre situation! HUGHETTE: Je ne me le suis que trop dit, hélas! LA PTITE: Là vous exagérez.Votre situation n’est tout de même pas la seule qui existe, sans blagues! HUGHETTE: Non, mais elle me plait Et quand quelque chose me plait, moi.LA P’TITE: C’est comme quand, quelqu’un vous plait, vous y tenez! HUGHETTE.Plutôt oui! LA P’TITE: Une fois arrivée, vous vous êtes j'espère, fait une raison?HUGHETTE: Comme de bien entendu.Je n'allais pas m’empoisonner l’existence durant tout mon congé consenti.ou non.- LA P’TITE: Alors et le paysage américain?HUGHETTE: Le quoi?LA P’TITE: Le panorama?HUGHETTE: J’avoue n’en pas avoir vu grand chose.Car tous les jours entre dix et onze heure» 11 y a “rush on the beach".LA PTITE: Oui.pendant qu’à la ville il y a grève sur le tas, là-bas si je comprends bien on fait tas sur la grève!.HUGHETTE: Comme vous dite»! C’est même une image assez amusante le premier jour, lorsque vous voyez toute» ce» ombrelles bariolées, ces maillots de bain multicolores, ces pliants rayés.I/ennul vient après, lorsque vous cherchez un endroit où poser vos effets et d'où vous pourrez distinguer la mer.LA PTITE: C’est difficile?HUGHETTE: Assez I J'ai pensé rompre la difficulté en renonçant au paysage pour me plonger le nez dans un bouquin.LA PTITE: C’était assurément un palliatif.HUGHETTE: Mai» apparemment dan» ce coin-là, on n’est pas très habitué aux livre».Le mien en tous cas est revenu ave» une drôle d'odeur .LA PTITE: L’atr satin sans doute?HUGHETTE: Quelle naïve voua faite»! Mai» non, »eulemeiït l’huile de bébé pour l’épiderme, et la graisse de hot dogs, n’ont aucune propriétés adoucissante» pour la "peau de chagrin!" LA PTITE: On mange done beaucoup sur la plage?HUGHETTE: Sur la plage et ailleurs! Et quelles délices encore.De quoi rendre le Père Lelarge jaloux I Voyez-mol un peu le menu: hot dogs, hamburger», fried clam», french fried entons, french fried, ouetard et autre» friandise» du môme acabit Sur la pler e,»n eet «a mataOtnnl LA GAGNANTE FINALE DE “REINE D’UN SOIR”, le populaire concours du mardi soir au Café Saint-Jacques, a été couronnée par Sita Riddez.Il s’agit de Mlle Rachelle Laverdure.On voit, au micro, l’animateur Roger Guil, qui fait l'éloge de celle qui a gagné, entr’autres, un beau voyage à Miami, ainsi que le populaire Armand Marion, à l'extrême droite.En arrière l'accordéoniste Nick Battista, et le guitariste-chanteur Nino Franco.Le concours hebdomadaire du Café Saint-Jacques avait soulevé, à Montréal, un plus grand intérêt que tout autre concours du genre n'avait encore soulevé.Bravo à la gagnante ! LA PTITE: Ça fait partie intégrante de la vie américaine?HUGHETTE: En Amérique oui.Eu Europe ' U parait que ça fait surtout partie du plan Marshall! LA PTITE: Mais l’endroit est gai.au moins?HUGHETTE: Ah! pour ça, on s’est efforcé de laisser reposer les touristes du bruit de la mer.Pas question d’entendre la musique des vague» sur la grève, qui pourrait rendre mélancolique ou rêveur.LA P’TITE : Par quel moyen ont-ils réussi ça?HUGHETTE: Par le "Jam session” avec orchestres de tam-tam LA PTITE: Je vois! HUGHETTE: Vous devriez dire: j’entends surtout.Par moyen dé s’y soustraire vraiment.LA PTITE: Côté modes, ils se reprennent bien quand même?HUGHETTE: Comme toute bonne Canadienne, j’ai accompli le rituel pèlerinage Old Orchard-Portland Old Orchard Biddeford.LA PTITE: Et vous avez rapporté des choses éblouissantes?HUGHETTE: Surtout une étrange impression, après m'être fait appeler, autant par les vendeuses que par les vendeurs de l’endroit: “honey", “sweetheart”, “dear”.Il y a même un calicot qui a poussé la fantaisie Jusqu’à me vanter la belle qualité de la ratine de ses serviettes, en fumant le gros cigare.De grands humoristes vraiment! LA PTITE: Et il y a beaucoup de monde dans ce coin, pour le moins original?HUGHETTE Assez pour mon goût! LA PTITE: Des gens que nous connaissons?HUGHETTE: J’ai eu d’heureuses surprises: la douce Estelle Mauf-fette voisinait sur la plage avec te frileux André Louvain qui ne se baignait pas (l’eau est pourtant délicieusement fraîche, donnons-leur ce qui leur revient!.) Madame Robert Choquette, une friande du homard celle-là; Micheline Larcey avec sa famille M.et Mme Lan-dreau installés un peu plu» bas, à Wells Beach, mai» venant rendre .visite aux amis.Yves Bourassa et •a «tic Lyette devaient k» rejoindra, mais J» *ui» partie «ans k» peintre, Madame Paul Dupuis et dans ce domaine n’ayant pas de ses deux petits grands.meilleures à vous donner pour le» LA PTITE: Aie, minute que Je remplacer! note tout ça.n.HUGHETTE: Le fait est, que j’ai l©» derniers jours de l’été et Tr°P mème 84114 l’automne sont encore un bon temps aucun doute ! LA PTITE: Laissez, J’arrangerez Pour le» vacances, d’autant plus le tout de manière satisfaisante et que l’armée principale des lnsec-pour que chacun soit satisfait.qui piquent et qui mordent a HUGHETTE: Ça mon p’tit, de- rompu les rangs.Mais il y a en-puis cinq ans tantôt que vous si- core à craindre les égratignures, gnez cette chronique, que vous es- m coupures et les morsures.Une sayez d’y arriver.bonne trousse de secourisme per- LA PTITE: Que voulez-vous je mettra d’atténuer le danger que crois encore a«x miracles moi! présentent les blessures, graves ou HUGHETTE: Dans ce cas.allez légères.Quand la peau est rom-en paix! Ça n’est certes pas moi, pue, on la nettoiera et pansera im-qui vous enlèverez vos illuslonsmédiatement.rca Victor • Aval nouveau ''Moniteur Magique" exclut# .og» comma "ingénieur" dam votre appareil • Antenne à mi ma I.a "Prête nce-letoge' — la tonorlté la plut superbe aa télévision jointa A le ateilleure latoge •« télévWoa * Option da Contrat de Service «fUtine RCA Victor — exclut# aux propriétaire! de RCA Victor.App^Ui-oout avjaurd'bal—JwilMi-H demala STERLING TYPEWRITER C0.IA rrm: re»t tout» tiïi bleury HT?GUETTE: Won, H 7 Pmnmke PncntMla.-— LA.8611 f *om t»*t • SbaSoMoade • N Près des murs du vieux Québec „.avec le Veilleur Lourde perte pour le monde radiophonique québécois : la mort de Charles-E.Harpe, auteur du roman "Les Trottoirs de Québec"à CKCV — Roman radiophonique inédit de Christo Christy.COLETTE et ROLAND conservent auprès du public radiophile on succès considérable.U est vrai que chacune de leurs interprétations est dotée d'une touche personnelle du meilleur aloi.Le fini de leur programme est aussi remarquable.L'annonceur ALBERT BRIE accompagne ce couple sympathique chaque mercredi et vendredi à 7 heures, 45, sur les ondes de ClIRC.COLETTE et ROLAND sont présentés pat les fabricants des produits LIBBÏ.l'n concours intéressant et rémunérateur est proposé aux auditeurs de COLETTE et ROLAND.La representation du pageant historique présenté à l’émission du centenaire de St-Alexandre de Ka-mouraska s'est terminé brusquement mercredi dernier par un coup de théâtre aussi tragique qu’imprévu: la mort soudaine de l'auteur et réalisateur de ce pageant M Charles E, Harpe.Ce décès subit a non seulement Jeté l’émoi à St-Alexandre et à St-Aubert, lieu de residence de M Harpe, mais il a semé la consternation dans le monde des artistes.du théâtre, des lettres et de la radio.On avait peine à croire les premiers messages annonçant la triste nouvelle et on recherchait aussitôt une confirmation qu'on espérait être remplacée par un démenti.Pourtant il fallut M.Charles E.HARPE, président de la Société des Poètes, membre de la Société des Ecrivains canadiens et de l'Union des Artistes de Québec, décédé subitement alors qu'il dirigeait la representation de l'un de ses pageants.Il était l'auteur du roman radiophonique “Les Trottoirs de Québec’’ que ( Jvt'V a popularisé.admettre le fait indéniable: Charles E.Harpe nest plus.Etre un écrivain à l’imagination fertile, à la sensibilité vive et à la plume alerte ne suffisait pas â M.Harpe.Homme d’action il veillait lui-même â la realisation des oeuvres qu’il destinait au théâtre.Ce fut particulièrement le cas pour les nombreux jeux scéniques qu’il a produits ces deux dernières années.Pour ne mentionner que ceux de cet été.disons qu’il avait compose des pageants pour St-Jean-Port-Joli, St-Raphaëi, St-Aiexan-dre et St-Charles.A ce dernier endroit il avait trouvé un réalisateur compréhensif, ce qui fait que les representations ont lieu quand même cette semaine.Mais ailleurs, après avoir écrit le texte, il procédait lui-même au choix sur place des interprètes, dirigeait le travail de répétition et veillait, l’heure de l’exécution étant venue, à la bonne marche des representations.Ceux qui l’ont déjà vu à l’oeuvre en ces circonstances savent jusqu’à quel point sa presence était indispensable, non seulement pour donner confiance aux interprètes, mais pour assurer en qualité de régisseur, maquilleur, etc.la perfection du spectacle.Charles E.Harpe devait diriger un autre de ses jeux à Ste-Anne de la Pocatière le 20 août, et en octobre reprendre la ’’Passion" qui depuis quelques années connaît un si beau succès à St-Jean-Port-Joli où on voulait en faire une tradition.Mais cette année M.Harpie projetait plusieurs améliorations rendues possibles par de nouvelles facilités techniques et inspirées des observations qu'il a faites lors de son récent" voyage en Europe M.Harpe célébrait l’an dernier ses vingt-cinq ans de vie de théâtre.Parmi les nombreuses pièces qu’il a écrites, plusieurs sont encore au répertoire de nos bonnes troupes, comme: “Soeur Blanche”, “L'Angelus de la mer", “La femme enchaînée”, “La deserteuse”, “La gardienne du foyer”, “Chômeur de luxe", “Le semeur de haine”, “La croix d'une mère”, “La fin du rêve”, "Les jardins sous l'orage”, etc.Charles E.Harpe était l'auteur de trois ouvrages littéraires: “Les Croix de chair ’, (chronique sanatoriales», “Le Jongleur aux étoilés” et “Les oiseaux dans la brume”.Il y a deux ans l’un de ses poèmes était choisi pour figurer dans une anthologie de poètes de langue française publiée en France.Apôtre de la dévotion à Marie.on lui doit de nombreuses légendes mariales et des Contes.Ces ouvrages ont été traduits en plusieurs langues.Il y a quelques mois il était élu président de la 8ociété des Poètes canadiens-français et à ce titre il a pris une part active au récent congrès de la langue française.Il en avait profité p»our faire part des projets qu’il voulait mettre à exécution à l’automne au profit de la Société qu’il présidait.On regrettera vivement qu'il n’ait pas eu le temps de réaliser ces idées.Il était également membre de la Société des écrivains Canadiens et de l'Union des artistes Lyriques et Dramatiques de Québec.Dans le domaine radiophonique, Charles E.Harpe a déjà écrit pour Radio-Canada et pour "Raconteur de chez-nous” au réseau de la Radio Française du Québec.Mais c'est surtout au bénéfice de CKCV que son activité s'est exer- cée depuis deux ans environ.H y a d’abord réalisé la belle série “R&-dio-Fatima” que CKCV a diffuse pendant tout le mois d’octobre de l’Année Sainte pour appuyer la Croisade du Rosaire.Allant à Fatima l’an dernier, il portait avec lui une version enregistrée de “Radio-Fatima ”, avec narration en portugais.Puis ce fut le radio-roman “Les Trottoirs de Québec ”, exclusif à CKCV, et devenu rapidement si populaire qu’on en a fait une e-mission quotidienne.La série, interrompue par la campagne électorale devait reprendre le 25 août prochain.L’hiver dernier, M.Harpe fournissait aussi des textes comiques pour l’émission de variétés “Donnes-y Thimo-thée” que CKCV présentait du Cinéma Laurier., Homme d'action il donnait beaucoup de son temps à diverses organisations.C’est ainsi qu’il fut président-fondateur de la St-Jean-Baptiste de St-Aubert: il était secrétaire de la ligue du Sacré-Cœur et appartenait à plusieurs autres mouvements paroissiaux.Tous ceux qui ont eu l’occasion de travailler avéc Charles E.Harpe savent jusqu’à quel point il donnait le meilleur de lui-même lorsqu’il entreprenait une œuvre; il n'est pas surprenant qu'il «oit mort à la tâche.Tous gardent de lui l’impérissable souvenir d’un excellent camarade, d’un homme de cœur, d’un ami sincère CKCV, pour sa part, estime perdre en lui un collaborateur très précieux.C’est une lourde perte aussi pour tous les mouvements auxquels U prêtait son concours.A son épouse.née Gabrielle Arsenault, nous offrons l’expression de nos plus sincères condoléances.Christo Christy, chroniqueur du cinéma à CKCV, et titulaire d une autre émission hebdomadaire au même poste est en vacances pour tout le mois d'août.Mais cela ne signifie pas qu’il n'emploiera pas son temps de façon utile.Bien au contraire, puisqu’il a l’intention de faire des études de moeurs qui lui permettront de mettre le point final au nouveau roman quil réserve à ses auditeurs de CKCV à partir du 3 septembre prochain et par la suite, chaque mercredi soir.“Le soir est toujours solitaire”, tel est le titre de cette œuvre nouvelle.L'histoire est celle d’un père de famille qui raconte la vie de chacun de ses onze enfants.Afin de pouvoir décrire avec beaucoup de réalisme les personnages qu’il créé et donner une excellente de leur mode de vie respectif.Christo Christy entreprend un voyage à bord d’un cargo.Intimement mêlé aux membres d'équipage il pourra faire sur place des observations qu'il traduira par du pittoresque dans son texte.Il appert que.toujours dans le même but, il a également passé au moins une soirée complète à la Maison du Bûcheron, étudiant les mœurs et expressions des ‘ia-vailleure de nos forêts.Pour la circonstance, il est évi-dent qu'il lui avait fallu revêtir le seul costume qui était approprié: celui du bûcheron Voilà qui 6'appelle aimer son métier et ne pas craindre de faire les efforts nécessaires pour donner à son public quelque chose de neuf et de typique.Les potins de 1« fin;.Malgré J* température qui invite encore aux vacances et en dépit de certaines rumeurs.St-Georges Côté est bel et bien de retour au micro de CKCV.— D'autre part Guy Tremblay, titulaire d’une autre émission matinale de CKCV: “Soleil Levant.” part à son tour.Il se dirige vers la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick.Bon voyage.LE VEILLEUR •'JUtfnonKmne^ est édité pat Radl amende TAêe, 425 me Guy, WUbank 3072 et imprimé par La Compagnie de Publication de "L* Patrie'» Limitée.180 Sainte-Catherine Eet, Ecoutei St-Georges Coté de 7 h.à 9 h.c m.à CKCV.Québec gËgg PAGE S • RadtoMoade # f AOUT 1952 # Les papotages de mon amie la commère Pendant ma courte absence, Ru-fi, aimable comme a son ordinaire s'est offert spontanément à me remplacer.Et il l’a fait bellement comme à son habitude.Mais j’ai également une copine qui m'a dit: “Si tu permets j’irai un peu fureter ici et là pour voir ce qui se passe".J'ai accepté comme de bien entendu et voici pour vous, sa récolté.Le grand patron de “Radiomon-de, Monsieur Marcel Provost, lassé du blâme muet de son personnel, ou fatigué par la chaleur persistante, n’a fumé durant la canicule.que quatorze cigares par jour, au lieu de seize selon son habitude.Une amélioration sensible! Lami Maurice DesJardins a décidé de prendre lui aussi des vacances.Il s'eét mis un bandeau sur les yeux, puis avec l’aide d'une épingle il a pointé un coin du ’Canada.Résultats: Maurice est parti vers Vancouver qu’il n’a jamais vu eucore.Paul L’Anglais ne prendra pas de vacances cet été.Il est très occupé, trop pour songer à se reposer.“Mais enfin lui a dit.quelqu'un, lorsque vous avez été malade l’an dernier, vous l’avez pourtant quitté votre fameux bureau?'* “Oui.a répondu Paul L’Anglais imperturbable, mais à l'hôpital, j’avais le téléphoné!" Ces hommes d'affaires, ou ne tes changera jamais.Pierrette Champoux qui rentre d'un splendide voyage aux Bermudes, déclare qu’elle trouve très juste l'adage voulant que.“les voyages forment la jeunesse”.Et elle dit qu'elle entend demeurer jeune jusqu’à la fin de ses jours, car ainsi elle pourra faire le tour du monde, par petites étapes.Nous ne saurions l’en blâmer! Gratien Gélinas tâterait prochainement de la télévision.Actuellement “Tit-Coq’’ flirte avec Redi-fusion et avec La Société Radio- Canada.Qui des deux belles l'emportera sur le coeur du petit pous-stn?C est ce que l’avenir nous dira.Le pari du jour, est celui qu’a fait, d’une part.Marcel Ouimet directeur de Radio-Canada et de 1 autre, Jean-Louis Laporte scrip -teur.On sait que Jean-Louis écrit actuellement un roman policier basé sur : "Peter Cheney”, en français: "Le Duel dans l’Ombre”.Or.si Monsieur Ouimet, comme tout le monde reconnaît les qualités qu'U faut à Jean-Louis pour écrire une bonne adaptation de ce roman, il lui a parié qu’il ne saurait pas “pondre” lui-même un drame où les personnages seraient Canadiens.Jean-Louis qui ne manque ni d’haleine ni d'imagination, a aussitôt relevé le gant, et dans la villa qu'il habite à Verchères, pour la saison estivale, il a déjà commencé son travail.“Je m'installe en shorts, au bord de l’eau, et quand les moustiques me dérangent dans mon travail, c’est un excellent stimulant pour décrire ce qui se passe dans l à me d’un homme qui a envie de tuer!” De vous à moi.il paraîtrait que dans ce grand roman policier qui s’intitulera: “Les Aventures de Michèle”, il y aura également un sadique qui fera beaucoup parler de lui.Brrr.les cheveux nous en dressent à l’avance.Il y a également une grosse querelle qui a éclaté entre Paul Coucke journaliste et Jean Desprez auteur, ces jours derniers.La raison: un simple malentendu qui n’existera sans doute plus, lorsque nous irons sous presses.André Laurendeau a parlé très sagement de la question des reprises.à la télévision, à sa chronique lundi soir dernier.“Faute de vouloir faire des préditions à la radio, a-t-il dit, -nous avons eu beaucoup de répétitions.Et ainsi l’auteur et l'auditeur se sont ha- bitués à un travail médiocre".A la télévision, on tâchera de faire mieux.Oest ainsi que le théâtre du dimanche soir, sera filmé et représenté le jeudi soir permettant ainsi à ceux qui l'ont manqué, de le voir, et à ceux qui l’ont aimé de le revoir.Pierre Gauvreau exhulte, il travaille comme un nègre, mais fait un boulot qu’il aime bien.Ne voilà-t-il pas qu’il remplace René Lévesque pour la chronique du cinéma à la “Revue des Lettres et des Arts”; qu’il fait de la télévision, en plus de son nouveau travail à CKVL.De son côté, sa femme a obtenu pour septembre une série de programmes enfantins, dont on dit déjà le plus grand bien.Un copple intelligent, heureux et travailleur et qui réussit, voilà de quoi nous réjouir! Mon amie la commère, a aussi classé mon courrier, durant mon ahsence.Voici ce que cela donne: Chère Huguette: Après avoir passé une semaine merveilleuse au “Manoir Nominin-gue’’ je n’ai fait qu’une escale de 24 heures à Montréal (le temps de changer de chemise) puis j’ai sauté dans l'avion et me voici aux portes du Labrador au bord de la mer que je vois pour la première fois, A Sept -Iles.Je chante au Morocco Club, jusqu’au 3 août.A titre de renseignements: ici une femme pour cinquante hommes.Amicalement, Guylaine Guy.Ma chère Guylaine: C’est tenter le diable vraiment que d’adresser une pareille carte.Vrai à Sept Iles il y a une femme pour cinquante hommes?.Zut! et moi qui ai déjà pris mes vacances! Et pas question s’pas de redemander une autre semaine! Mais je note l’adresse pour l'an prochain par exemple! Terminez gaiment votre séjour, et merci pour le petit mot.HJP.“IAITES MOI RIRE" c’est ce que demandent les auditeurs de C’KAC, le vendredi soir à 9 h., aux raconteurs de cette émission, qui sont de gauche à droite: Marcel GAMACHE, Ovila LEGARE et Jean-Pierre MASSON.A l'extrême droite on reconnaît l’annonceur Louis Bélanger et le réalisateur Errol Malouin.Le public, du studio et à 1 écoute, peut gagner des dollars en soumettant aux experts des sujets ri histoire.Pour leur part les raconteurs font face à la musique et tout le monde s’amuse ferme car leur repertoire est Inépuisable.“FAITES MOI RIRE" à C’KAC est l’émission du vendredi soir à Québec, Bonjour Hughette, Ce petit mot de Québec, pour vous dire que je suis ici depuis une semaine, que je dois y rester une autre semaine et que je me plais beaucoup, dans la Vieille Capitale.Je travaille au "Club des Marchands" et c’est la première fois que je travaille à cet endroit depuis que je viens à Québec, ça me plait parce que c’est dans une cave et que ça fait très existentialiste (quel mot!) Je sais que vous arrivez de vacances, aussi j’espère quelles ont été agréables et que vous voilà bien reposée.Un beau bonjour à M Provost et à Rufi s’il est revenu et à tous les amis.ne pas manquer.prendre la tâche, que nous ne laissons jamais tout à fait, vous savez.Si seulement les gens veulent bien consentir à revenir de vacances maintenant, le boulot sera plus facile.Quand à vous, continuez à chanter c’est une si belle voie .HP.Rouyn: Bonjour: Un tout petit mot, pour te dire que je chante au Club Régionnal a Rouyn avec Fernand Robidoux.Nous nous plaisons beaucoup.Seras de retour vers le 27 août.Bye.Dominique Michel.P.S.Nous faisons aussi des programmes de 3 a 4 heures l’après-midi.Petite Dominique: Sainte-Maxime sur Mer, Je fais une série de galas sur la Côte, mais ne vous oublie pas pour cela.Joyeux souvenir de Pierre Roche et Josette France.Mes chers vous, On ne -vous oublie pas non plus et de tout coeur, nous applaudissons à vos succès.A bientôt.H.P.Denyse Filiatrault.Ma chère Denyse: Rien ne me ravit tant, que les gens qui se disent heureux de leur travail et de la vie en qénàrai.Je suis donc bien aise de vous savoir satisfaite de l’un et de l’autre.Je suis comme vous te supposez, reposée et surtout disposée à re- C'est très gentil à vous de donner signe de vie.Les lecteurs aiment bien savoir où sont leurs vedettes préférées Vété, et nous sommes toujours heureux de connaître vos succès.Mes amitié à Fernand et a vous Cordial aurtvoir.HP.tH MMTfcfcfa, ’ARMAND PAR C-HARLZS BQUNET-.J‘voua t craote/ o'6ui5 ccu-ecTeue voue LE 0UCE/VU.de u impôt/ < EXTKAORDMAtCe! ELLE a PENDU LA / "N PIÈCE PE MONNAIE __ je voue > CEMECCIE, VOUE y/i &AVEZ.vraiment IpjR ( COMMENT VOUS V PCENPKE / À p*tMFr Ecoutei "Le* Amis de CharlotteH présentés par Kellogg's à 9 heures le samedi matin sur les postes CKVL - CKCV - CHLT - CHLN - CJSO - CHEF • RodioMonàe • ===== = 9AGt U 9 AOUT 1952 ¦¦ 'P/*** il//# \/ 'O ,lt//S4 i wy/sf//^ I 5 ^ v/r/'s//0J/l/£fr / '£/>/?yf Kt \ Scoaiot r«Mw 4 ~Roérait-elle, viendrait bientôt unir leurs destinées communes.Elle partait pour un voyage où son Pierre prendrait un repos nécessaire après quatre années de dur labeur pour la mise sur pied d'une usine.Elle en reviendrait, pensait-elle, toujours, plus heureuse que jamais, avec un mari reposé, doux et patient.qui aurait refait ses forces, repris sa bonne humeur d'antan, et qui lui témoignerait les marques d'affection des premiers jours, marques qui lui manquaient maintenant, et, chose bizarre, surtout depuis le jour où elle lui avait annoncé: “Je serai mère, mon amour!" Elle reviendrait avec un nouveau mari, avec le Pierre Renaud qu’elle avait épousé il y a cinq ans, et non avec cet esclave du travail, ce désabusé qui bourassait tout le temps.Elle était peinée et heureuse de partir.Le couple se rendit dans les grands lacs.Pierre fit montre d’une humeur meilleure.Seul avec sa femme sur ce bateau de plaisance qu’il avait acheté à fort coup pour transporter des marohandises importées des Etats-Unis, il se montra plus complaisant, au fur et à mesure que les journées se succédaient.Et, sur les lèvres de Marie, on pouvait maintenant voir un sourire fréquent, un sourire qui l'avait quitté un jour, mais qui revenait peu à pieu.Cet épanouissement reflétait d’ailleurs sur sa tenue toute entière.Elle prenait soin de ses cheveux plus qu’avant, de son teint, de sa beauté.Car elle était belle, avec ses che-yeux bouclés, sa figure ovale et ses yeux pers.—Je n'en reviens pas! s’exclama Pierre un bon matin, alors que sa femme était à arranger ses cils.—De quoi?—Nous sommes seuls sur la mer, et tu prends plus soin de ta toilette que tu ne le faisais depuis quelques temps, alors que tu avais à plaire à des milliers de gens.—Mais j’ai bien mieux que oela, maintenant.—Que veux-tu dire! —Ce n’est, plus à des milliers de gens que j’ai à plaire.C’est à un seul homme, un mari qui, je le sens, plus que jamais m’appartiens, puisqu’il n’a plus d’autre préoccupation que moi et son bateau.Il ne pense plus à son usine, il n'a plus de différents à régler avec ses employés.Il est tout à moi, à mes côtés, et je l’ai 24 heures par jour.Pierre, pensif, écoutait sa femme parler.Il réfléchissait profondément à ce qu’il allait faire bientôt.Il se leva soudain, et, sans mot dire, descendit dans la cave.—Où vas-tu?lui cria Marie.—Me verser à boire.¦—Apporte-m’en un verre, veux-tu?Il se retourna vers elle, surpris, et dit: —Mais, Marie, tu n'as jamais pris un verre.Commencerais-tu aujourd’hui?—Est-ce un mal pour une femme que d’accompagner son mari?—Mais non, évidemment.—Alors sers-moi un cognac I Pierre n’en revenait pas de sa surprise.U s’étonnait du changement qui s’opérait chez sa femme, redevenue volage comme au temps des fiançailles, redevenue coquine et aguichante.—Dépose-la Ici, tout prés.—Voilà! Us se regardèrent longuement.s’embrassèrent passionnément.et dans un élan réciproque couvert par un "je t'aime” sincère et mutuel, ils se laissèrent tomber à la mer.Deux heures plus tard, quand Marie revint sur le bateau, elle entendit un bruit, un clopottement sur la coque de celui-ci.Comme des noyés qui flottent encore à la surface de l’eau.Elle se pencha pour voir, mais il faisait nuit, et elle ne put distinguer.Près d’elle, elle apperçut une lettre qu'elle ouvrit, haletante, et qui se lisait ainsi: "Normande et moi ne sommes plus de ce monde.je l'aimais trop pour .« icspecrau trop pour t avouer mon amour en.vers elle .D un commun accon, nous avons débarrassé la terre d« nos deux êtres qui te nuisaient Je te laisse mon usine.et mon enfant.Adieu”.Et c’était signé: Pierre.ON DEMANDE CORRESPONDANTS, CORRESPONDANTES DISTINGUES pour renseignements, écrives : Mme Dolores, Case 63 Station Delorlmier, Montréal.(Inclure enveloppe affranchie pour réponse) Partagez ce rire chers auditeurs en syntonLsant CKAC le vendredi soir à 9 li.pour l'émission “FAITES MOI RIRE”.Avec leurs histoires drôles Ovila LEGARE, Jean-Pierre MASSON et Marcel GA-MACHE ne manquent jamais de dérider l’auditoire, taift du studio qu’à l’écoute.De plus l’émission "FAITES MOI RIRE” offre des prix alléchants qui incitent les radiophiles à envoyer des sujets d'histoires.Cette demi-heure du vendredi est une réalisation d’ErroI Malouln.Le 27 du mois arriva.Comme prévu, la goélette mouillait aujourd’hui dans le port de Saint-Louis, et, pendant que Marie était allée voir les vitrinnes des magasins, Pierre, sous prétexte qu’il allait acheter des victuailles, s'était rendu à l’hôtel Sandra.Normande y était.Elégante dans son costume bleu poudre, elle s’avança lentement, sans sourire, vers celui qui venait vers elle, d’un pas saccadé.—Bonjour, chérie.—Bonjour, Pierre.—Je croyais que tu ne viendrai* pas.—Au contraire.Un silence se fit, puis Normande reprit: —Je n’ai pas changé d’idée.Kt toi?Tu es toujours décidé?—Plus que jamais! —Pourquoi, “plus que jamais"?—Parce qu’il me serait impossible de continuer comme ça.Marie m’aime trop.Elle est folle d’amour pour moi, et je ne peux plus lui Jouer ce sale tour d’un amour non partagé, d’une vie fautive.—Allons-y, alors.Ils marchèrent tous deux vers 1» goélette, à bord de laquelle ils montèrent.Puis, arrivés près de la barre, Pierre dit à Normande: —Tu as la lettre?—La voiei PAGE 18 RodioMonde 9 AOUT 1952 , 1 ¦ ¦ ;¦ ¦ •• - • ¦ , • , ., wmrnmm,- a®
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