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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 15 juin 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1973-06-15, Collections de BAnQ.

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[" ue 19 rue Le.Montreal 62e année Trois-Rivières, No 24 Vendredi, le 15 Juin 1973 1563, nue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 ORGANE .Raymond Denault J YRoyer Quest fév.DU TRIF OIIC Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents L'HOMME INDUSTRIEL Une chose est certaine : la venue d'industrie dans une région dépend des avantages que l\u2019on offre aux investisseurs.Ceux-ci acceptent d'engager capitaux dans une affaire quand ils sont sûrs de retirer des bons bénéfices.Si on doit favoriser la venue et l'établissement d\u2019industries dans une région, on ne doit pas le faire à n'importe quel prix.Sans quoi, on laisserait la porte ouverte aux pires abus.Surtout quand on sait que c\u2019est souvent avec l'argent des contribuables, sous forme de subventions, qu'on attire ces investisseurs.A cause de cela, les industriels ne peuvent décliner la responsabilité sociale de participer au bien-étre de la population.lls doivent donc recon- naitre aux travailleurs le droit de se faire entendre par la voix de leur syndicat, et tenir compte des aspirations de la population a vivre et a travailler dans sa langue .maternelle.La pollution est aussi un problème dont les industries doivent se préoccuper même si cela implique des dépenses qui ne rapportent pas.Sur le plan économique, il est indispensable qu'on obtienne qu\u2019une partie des profits soient réinvestis au Québec.C\u2019est donc à nous, en tant que collectivité, comme on dit maintenant, de définir les règles du jeu de l'expansion industrielle au Québec.Dans cette partie, I'état n'est pas seulement appelé à tenir le rôle de l'arbitre chargé de faire respecter les règlements, mais encore à devenir, lui aussi, un joueur actif au côté de l'entreprise privée.A vrai dire, pour sortir gagnant, le Québec doit absolument faire de la planification économique à plus ou moins long terme.J.B.Le temps Mon amour, Mon amour Quand nous serons vieux Et les jours.plus longs Et la lune plus claire Nous regarderons longtemps L\u2019eau muette couler dans nos rides profondes Jusque sur nos lèvres perlées Jusqu'en nos coeurs restés amoureux.Maurice Gabias Notre \u2018région bientôt dotée d'une station FM \\ J //, % L'Université du Québec à Trois-Rivières, prendra l\u2018initiative de la création d'une ccrporation indépendante, sans but lucratif, afin de doter la région économique no 4 d'une station de radio stéréophonique F.M.Consciente de son rôle d'agent de développement économique, social et culturel L'UQTR veut s'intégrer et mieux servir.Elle veut porter dans les foyers, dans les automobiles, dans les camps d'été, sur les campings, les facilités d\u2019acauisition de la connaissance sous toutes ses formes.D'ailleurs, les politiques relatives à la radio FM forniulés par le Conseil de la radio-télévision devraient faciliter la réalisation du projet.Cette station radiophonique FM offrira une programmation de dix-huit heures par jour lorsqu\u2018elle sera en service, Sur cette photo prise lors de la conférence de presse annon- gant le projet, on reconnaît deux des principaux instigateurs du projet; MM.J.P.Belleville, directeur des relations publiques à FU.Q.T.R.et Gilbert Bériault, directeur de l\u2018Audio-Visuel.(A.B.) Lhabilité d'un gars de Saint-Etienne Lors d'une récente graduation à l\u2018Ecole de Recrues des Forces canadiennes Saint-Jean, Québec, le soldat Réal Lemire s\u2019est mérité un trophée pour le tir au fusil.Sur la photo, le trophée lui est présenté par le Lieutenantcolonel G.B.C.Parenteau, Commandant de l'Ecole de Recrues.Le soldat Lemire est le fils de M.Noël Lemire du 970 Principale, St-Etienne des Grès, Comté St-Maurice, P.Q Le prog rès La venue du premier Ministre Robert Bourassa en notre ville a été l\u2019occasion d\u2019une conférence de presse présidée par Lise Bacon, jeudi dernier à l'Auberge des Gouverneurs.Plusieurs libéraux influents accompagnaient la présidente du parti libéral à cette occasion.Parmi eux, nous avons noté la présence de M.Claude Péloquin, directeur des relations publiques du parti, M.Pierre Laforte, président de l'Association libérale de Trois- Rivières, M.Jacques Langevin, trésorier et M.Guy Guévremont, publiciste du Congrès, au cours duquel M.Bourassa sera entendu.Tout au long de cette conférence de presse, il a été question des problèmes relatifs à l\u2019économie de la région de Troisrégional Rivières: administration, industries, voirie, tourisme.Les journalistes venus nombreux y sont allés de leurs questions sur les sujets les plus divers.De bonne grâce, avec clarté, Lise Bacon apportait les réponses et parfois se reférait à la présence d\u2019un expert chargé d'apporter les précisions.Cette conférence avait été commandée par M.Paul Denis au nom de l\u2019organisation.Elle devait préparer la voie au grand congrès des libéraux de la région.Elle a surtout servi à faire progresser la discussion de certains problèmes importants qui confrontent la communauté mauricienne.« Le progrès régional », tel semblait le thème de cette conférence de presse fort animée.québec, ancienne colonie viking?Le professeur Thomas Lee, du Centre d'études nordiques de l'université Laval, prétend que les premiers colons à venir s'établir au Québec furent les Vikings.Les fouilles qu'il a effectuées dans la péninsule d'Ungava, dans le grand nord québécois, l'ont amené à croire que les Norsemen avaient établi une colonie à cet endroit quelques siècles avant l'entrée de la Grande Hermine de Jacques Cartier dans les eaux du Saint-Laurent.Les travaux du professeur Lee dans l'Ungava débutèrent en 1964, quand il dirigea une expédition archéologique pour effectuer des fouilles sur un site jusque là considéré comme esquimau.L'examen attentif des vestiges d'anciennes habitations qu\u2019on y trouva ne tardèrent cependant pas à le convaincre du contraire.Les pierres qui avaient servi à la construction étaient très pesantes et avaient été posées selon un plan précis et de façon régulière: on y trouvait également des foyers surélevés et des planchers de galets.Toutes ses caractéristiques sont loin d'être typiques des habitations esquimaudes.Les fouilles donnèrent aussi une hache de fer et des fragments de récipients faits en stéatite, toutes des choses semblables à celles qu\u2019on a découvertes sur les sites des Vikings en Europe.L'analyse de ces matériaux a indiqué qu'ils remontaient à l'année 1342 environ.Cette date et les autres objets trouvés sur les lieux \u2014 surtout des outils pour la chasse et la péche \u2014 ont amené le professeur Lee à croire que des émigrants vikings avaient vécu là.Ils venaient sans doute du Groenland, dont la colonie était alors en voie d'extinction, et ils avaient vraisemblablement été attirés vers la région de l'Ungava par l\u2019abondance du caribou et du poisson.Au cours de quatre autres expédi- - Un des membres de l'expédition archéologique du professeur Thomas Lee prend des notes au sujet du «Marteau de Thor», un gros monument de pierre qu'on pense avoir été érigé par une colonie de Vikings au Québections subséquentes, le professeur Lee et ses assistants firent diverses trouvailles nouvelles, y compris un gros monument de pierre, que le professeur Lee a baptisé « Le marteau de Thor».Ce monument pourrait bien avoir été érigé par des colons vikings.dans le but de faire connaître leur présence à des compatriotes qui au- raïent pu visiter ces parages.Le professeur Lee est convaincu que cette colonie a existé, mais pas longtemps, car elle a dû être.détruite par d'autres colons venus également du Groenland.Mais d'autres recherches seront nécessaires pour prouver hors de tout doute la vérité de cette hypothèse au moyen de preuves scientifiques irréfutables. Page 2 Comment Loti, à Constantinople, fut victime de ses désenchantées L\u2019ILLETTRÉ Il arrive que la télévision ressuscite Pierre Loti, par la présentation de l\u2019un ou l'autre des films tirés de son oeuvre: Pêcheur d\u2019Islande, Ramuntcho.On aura peut-être remarqué, en à-côté, qu\u2019aucun cinéaste ne prit sur lui de rappeler son apitoiement sur les harems turcs de l\u2019époque 1900, d\u2019après ses Désenchantées.Le roman de ce titre connut pourtant de la popularité, puisqu'il eut 419 éditions du vivant de l\u2019auteur, lequel mourut en 1913.Ce qui n\u2019est pas d'hier, mais les dessous des Désenchantées \u2014 sans jeu de mots\u2014offrent autant d\u2019intérêt que le livre, sinon plus.Loti y raconte la triste vie des femmes musulmanes, prisonnières dans leurs harems, qui ne sortent que voilées et gardées par des eunuques noirs, risquent la mort à parler à un homme dans la rue, surtout s\u2019il est d'Occident.Il les dit désenchantées parce que, instruites et cultivées, n\u2019ignorant rien de la civilisation la plus raffinée, elles restent esclaves de leurs tyrans de maris, despotes et jaloux, en vertu d\u2019un régime familial qui survécut aux siècles.Régime impitoyable et rigide pour les femmes, mais qui permet à leurs seigneurs et maîtres d\u2019avoir jusqu\u2019à quatre épouses à la maison, si leurs moyens le permettent, et quelques concubines par dessus le marché.Telles sont les moeurs que Loti essaye de décrire, grâce à de jeunes Turques, qui le mirent dans le secret, lui demandant de révéler leur détresse à l\u2019uni- Vers.* * * Loti hésita longtemps avant d\u2019accepter.Il craignait la réaction des autorités, avec lesquelles il entretenait d\u2019excellentes relations, il redoutait surtout le sultan Abdul Hamid, peu commode a son ordinaire, qui pouvait l\u2019inviter à quitter les lieux en vitesse Officier de marine, Loti, de son vrai nom Julien Viaud, vivait à bord du petit croiseur Le Vautour, stationné en rade de Constantinople, ou dans une maison louée à Péra, qu\u2019il quitta bientôt pour s\u2019installer à Stamboul, quartier islamique de la capitale du temps.Son premier contact avec la Turquie remonte à 1870, alors qu\u2019il séjourne à Smyrne et s\u2019y amourache de celle qui sera l\u2019héroïne d'Aziyadé.En 1904, quand commence l\u2019aventure qui va le conduire aux Désenchantées, il est un écrivain en vue, membre de l\u2019Académie française, auteur d\u2019une quarantaine d\u2019ouvrages.Un jour dans une atmosphère de profond mystère, le hasard lui amène trois jeunes femmes turques, lui offrent de lui révéler ce qui se cache au plus secret des harems.Elles s\u2019appellent Djénane, Mélek (Ange) et Zevneb, dans son roman.Après ses hésitations, Loti finit par accepter d\u2019écrire le livre, son souci de rendre service, l\u2019emportant sur son désir de tranquillité Il le prépare avec ses nouvelles amies, qui risquent leur vie et la sienne \u2014 à ce qu\u2019elles disent \u2014 en le rencontrant aux endroits les plus insolites, pour ne pas éveiller l'attention des gardiens de la vertu musulmane: sur le Bosphore et aux eaux douces d\u2019été, au cimetière d\u2019Eyoub, à l'hôpital français du Taxim, à bord de son navire, dans le harem qu\u2019il essaiera de détruire dans l\u2019opinion.Loti s\u2019éprend même de Djénane, qu\u2019il associera plus tard à la très chère Aziyadé, dans 1\u2019évocation de ses belles amours.* * * Au vrai, Loti est dans cette histoire l\u2019innocente victime d'une imposture en règle, qu\u2019il ne soupçonne pas et sur laquelle il ne saura jamais rien.Il nota pourtant que son livre causa peu de remous à Constantinople, y tombant à plat ou presque.Si on lui accorda un intérêt d\u2019estime ou littéraire, personne ne parut s\u2019en offusquer pour la peine, et Loti continua d\u2019être accueilli partout avec l\u2019amitié et la déférence habituelles, chaque fois qu\u2019il mettait le pied à Constantinople.Sans doute s\u2019y trouvait- il ça et là des désenchantées ressemblant aux siennes, mais elles étaient l\u2019infime minorité, ce qui explique le peu de scandale que provoqua son roman.Les trois femmes qui se payèrent sa tête étaient une Française et deux de- mi-Turques : Mme Léra, connue en littérature sous le pseudo de Marc Hélys, et les soeurs Zennour et Nouryé Noury Bey.LE BIEN PUBLIC Diplômés de I'UQTR L'assemblée générale qui devait avoir lieu à l\u2019Universitéé du Québèc à Trois-Rivières samedi le 17 juin, en vue de mettre sur pied l'association des diplômés de l\u2019'UQTR, à été reportée à une date ultérieure.Le comité provisoire a en effet préféré tenir cette réunion à l\u2019automne, ce qui permettra de rejoindre un plus grand nombre de diplômés.Les buts de l\u2019association sont de regrouper les diplômés de l'UQTR, d'unir et coordonner leurs efforts dans une perspective de solidarité et de rayonnement \u201cuniversitaires.Un projet d'aide sociale aux personnes âgées Claude 'G.Lajoie, député fédéral de la circonscription de Trois-Rivières - Métropolitain, est heureux d'annoncer, par l\u2019entremise du ministère de la Main-d\u2019oeuvre et de 1'Immigration, en vertu du nouveau programme des Initiatives locales, qu\u2019une subvention (prolongement) a été accordée au projet Aide sociale aux personnes âgées, de Trois-Riviè- res, projet H-1159.La contribution fédérale proposée s\u2019éleve a $21,294 et créera sept (7).nouveaux emplois.Les activités que propose le projet Aide sociale aux personnes agées sont de faire des recherches voulues pour localiser les personnes handicapées et les vieillards confinés à leurs foyers et leur proposer les services culturels et sociaux, Ce projet, l\u2019an dernier, a été une réussite tant pour les services rendus à la population que pour son administration.Les deux dernières étaient petites-filles d\u2019un comte de Chateauneuf, parti de France pour s\u2019établir en Turquie devenu musulman sous le nom de Rechad Bey.Zennoub Bey paraît avoir été une véritable déchantée, qui vécut longtemps en France fut infirmière pendant la guerre gréco-turque, se suicida sous Kemal Pacha, une fois gagnée pour les femmes de son pays la bataiile de la liberté.Pour sa part, Mme Léra raconta en 1930 dans Le Secret des Désanchantées, 1\u2019 indélicate supercherie dont Loti tira un chef- d'oeuvre, après en avoir été l\u2019inconsciente victime.Il n'en coûte que $3.pour sabonner a notre journal.VEUILLEZ ADRESSER .LE BIEN PUBLIC POUR UN AN A Vendredi,.le 15 juin 1973 AU SOIR Vieillir ! .se l\u2019avouer à soi-même et le dire Tout haut, non pas pour voir protester les amis, Mais pour y conformer ses goûts et s\u2019interdire Mais pour y conformer ses goûts et s\u2019nterdire Ce que la veille encore on se croyait permis.François Fabie Au soir du jour, au soir de la vie, on a recours à la lampe, car depuis quelques heures l\u2019après-midi baisse.De ses derniers éclairs le soleil a quitté le mordoré fauteuil, la douce marqueterie du parquet, Subrepticement il a repassé la fenêtre sans qu\u2019à nos regards absorbés rien n\u2019y paraisse.La lumière du plafonnier, qui d\u2019un seul geste prétend chasser la nuit, arrache trop brutalement à la chambre ses secrets.C\u2019est le haut lampadaire avec abat-jour, l\u2019applique ou la lampe de chevet qu'il faut alors atteindre, Celle-ci qui veille avec nous et sait ménager plus d\u2019ombre à ces yeux bien des labeurs ont fatigués.Le soir n\u2019est pas la nuit et il serait faux de croire qu\u2019avec le départ du soleil tout doit s\u2019éteindre.Mais nos pas ne sont-ils pas plus lents ?Nos bras et nos mains n\u2019ont-ils pas perdu leur première agilité ?Pourquoi craindre d\u2019interroger l'aiguille au cadran ?Mieux n\u2019est-il pas d\u2019accepter autour de soi ces zones de pénombre, D\u2019ajuster ses activités a ce coeur plus las, à cette âme alourdie de souvenirs, De se limiter à la plus douce clarté de l\u2019espace qui nous est ménagé et qui, elle, n\u2019a rien de sombre ?Cela s'appelle, je pense, porter son âge avec décence, découvrir les joies de la méditation, savoir vieillir.Simone ROUTIER de l\u2018Académie canadiennesfrançaise RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 = \u2014 \u2014_ \u2014 = 0 \u2014 \u2014 \u2014 O Paiement inclus.(D Paiement sur facture.[I C\u2019est un renouvellement.O C'est un abonnement-cadeau au destinataire dont les noms et adresse apparaissent ci-dessous, suivis de mes propres noms et Le Bien Public, 1563 rue Royale, (vos noms et adresse s'il s'agit d\u2018un abonnement-cadeau) 0 n 2 adresse.Q LA 3 Nom 2% v > n ue Adresse > © w= a gee 2 = Ville Y 9 2 4H © Vendredi, le 15 juin 1973 BEECBELGELEE MESSIEURS LES POLICIERS, RENDEZ NOS RUES PLUS SECURITAIRES Avec l\u2019arrivée du beau temps certaines rues des villes-soeurs sont devenues de véritables pistes de course, il est même parfois dangereux pour les conducteurs prudents de se trouver près des malades de la \u2018vitesse.Il nous suffit de circuler sur les rues Thibeau, Latreille, Ste- Miadeleine au Cap ou encore sur le boulevard Royal, le boulevard Jean XXILI à Trois-Rivières où pas moins de 46 billets pour vitesse excessive ont été distribués en un seul mois, c\u2019est-à-dire plus du tiers de toutes les contraventions émises.Depuis des années, cette artère a le don d'attirer les amateurs de vitesse qui, en raison de sa largeur et sa conception, se prête assez facilement à des manoeuvres audacieuses.Nous ne blâmerons certes pas les policiers de faire respecter le règlement, d\u2019ailleurs nous avons pu constater nous-mêmes que les agents faisaient preuve de souplesse à l\u2019endroit des contrevenants.S\u2019il en était pas ainsi, eh bien la circulation serait paralisée sur cefte artére et sur d\u2019autres également.Remarquez bien ici que nous ne sommes pas contre tous les excès de vitesse, il se peut qu\u2019à l\u2019occasion chacun d\u2019entre nous ait à dépasser les limites et les policiers la plupart du temps savent reconnaître une urgence.Ce à quoi nous nous opposons, c\u2019est la vitesse pour le seul plaisir d\u2019en faire et là l\u2019unique moyen pour ralentir les pieds-pesant, c\u2019est l\u2019action de la police et l\u2019éducation populaire.Regardez au Cap-de-la-Madeleine, la situation s\u2019est beaucoup améliorée depuis quelques années, mais pour en arriver là, cn s'est montré sévère et aujourd\u2019hui, les critiques sont moins nombreuses à l\u2019endroit des hommes en bleu.À Trois-Rivières si on veut obtenir les mêmes résultats, il va falloir sévir et le conseil municipal appuie les directives des autorités policières en ce sens.Il est encore trop tôt pour compter sur le système de pointage et le civisme des mordus de Ja vitesse.Donc affilez vos crayons messieurs les policiers et rendez nos rues plus sécuritaires pour l'été.JACQUES GINGRAS Acceptation du site de l'édifice du Centenaire le bien LE BIEN PUBLIC Page 3 uDllC-ce2ccoocose EEGEGELELELEBLELELEE \u201cVoyez vos mains incertaines qui brisent les lumières fragiles\u201d L'écrivain qui se promène entre l\u2019asphyxie et la respiration, entre le monde parlé, pénétrable, monde soluble, monde de ce qui se répète, et sa sortie, monde éclipsé, rencontre comme la duplicité de \u2018lui-même, l'ombre, l\u2019espace mortal que le regard du demi-dieu, de l'homme bête, s\u2019assujettit.\u201cTranses-Mutations\u201d (1) se déploie, incoercible scission d\u2019avec le réel, dans cet espace clos où chaque mot, mot que l\u2019auteur précède et suit, chaque prononciation de ce qui nous échappe, qui s\u2019évade, poussé par I'irrésistible besoin d\u2019habiter tcujours dans un ailleurs impossible, de revenir sans cesse pour repartir aussitôt, souplesse de l'objet ou de l'extase, besoin d'habitude et d'appartenance à la mort, de refuser l\u2019étreinte à jamais ininterrompue, de dissuader de la terre, de mourir, mourir n\u2019importe où, sur le plancher de la chambre, sur le plancher de la page, sur le plancher de la respiration, sur tous les planchers qui ne savent pas soutenir, professent la révolte, l\u2019ultime chemin du demi-dieu.Aventure séditieuse et insidieuse par ses retranchements, la poésie du Bonenfant, soleil d\u2019infortune et soleil purement, ressassement de gouffres qu\u2019il appréhende dans le silence, la peur ct la joie, ressassement de vertiges, trouvés quelque part, sur la rétine, la bouche et qui s\u2019effaceront le temps de les aimer, poésie délétère, du dedans, de l\u2019insaississable, explosive et nécessaire, de nuaze, de déception, qui proclame l\u2019amour et ne répond pas d'elle-même, poésie sans réponse, sur le vide quand le chant déserte, narrative mais brisée, par l\u2019émoi, le rève et l\u2019espace, le prodigieux espace qui la culbute dans le noir quand il pleut et le blanc, d'abandon, de sortie, de respiration, le blanc de tous les hommes, collé au bout du monde comme un suçon, n\u2019est qu\u2019un immense dépotoir, douloureusement beau, dépotoir pour le réel épuisé, plein de trous, de failles, inutilisable (ne-pas confondre), dépotoir comme dans désespoir.\u2018Concernant contre et pour l\u2019incartade, l\u2019écart dangereux qu\u2019une infinie tristesse habite, en tentant l'extermination, la mort de la servi- rade, la haine de ce qui nous porte, l'extermi- vation de ce qui attaque ou la mort des misères, il s\u2019invente un retour qui, pour lui, apparait comme un départ, une dissidence, du réel, de autoritaire et péremptoire, départ de l\u2019amour, qui essaime et .rassemble, départ sans durée, sans peine, départ de l\u2019éternité comme un très long voyage qui ne finira plus, voyage où l\u2019on oublie, où l\u2019on s\u2019introduit, voyage d'altitudes, étouffant et rédempteur.Le recueil, écrit dans une langue très française, qui coule, sans chaos, suns choc, douce et harmonieuse, avec une forme opposée diamétralement à son contenu, à part les passages d'exhortations, où l\u2019auteur se plait à magnifier la splendeur triomphante de ce qui l\u2019entoure et l\u2019enterre, louange d'humilité et témoignage d\u2019émerveillements, de beauté, de l\u2019incompatibilité rêche de la \u201cfureur\u201d ct du \u201cmystère\u201d, pose le problème d'un insoluble pathétique qui se résorbe en soi-même, fièvreux, pensant trouver la lande invulnérable et désaltérante qui ne réside que dans nos rêves ou au royaume de l\u2019'esprit.Pathétique qui lutte, prisonnier sans prison sans fenêtre, allant de la fascination, éclat d\u2019arborescence, à l\u2019éclatement, du schisme qui exile comme un délire invitant mais involontaire, à la guerre, de la paix à la paix, de l\u2019errance à l\u2019éphémère clarté, de l\u2019isolement saisonnier à la présence étrange et salutaire du cri ou du regard, sans bruit, de la multitude dans l\u2019unité, de la souffrance à la volupté, toujours avec excès, désespérance et espérance, avec soif, insatiable pour qu\u2019elle revienne et attaque, attaque encore, sans fin, infatigable soif qu'une trop grande terre attise, déçoit quelque fois, et tue, par pitié peut-être, par bonté sûrement.Le jour viendra où les délires changeront d\u2019azur, de forme, où \u201cles colonnes renversées (qui) geignaient dans leur mémoire d\u2019arbre couché\u201d, ne gcindront plus, où le mal s\u2019épongera le front qu\u2019une dernière goutte asseptisera, où la lecture ne sera plus permise parce qu\u2019elle cache plus qu\u2019elle ne découvre, où écrire sera vain, où souffrir impossible, mais jusque là, jusqu\u2019à dimanche peut-être ou lundi, avant que le boulanger ne passe ou que le laitier sonne, la lecture de ce recueil vaut bien un programme de télé, ou sinon à quoi aura-t-il servi.\u201cMarcherons-nous un jour, dans les herbes divines et sauvages des débuts du monde Pour n\u2019être alors que désir et beauté\u201d Le Conseil municipal du Village de Sainte-Thècle a accepté officiellement le site de l\u2019édifice du Centenaire sur le parc Saint-Jean tek que demandé par la Commission du Centenaire de Sainte-Thècle.Cette décision a été prise dors de la session spéciale de vendredi, le 8 juin 1973, à l'Hôtel de Ville de Sainte-Thècle.Avant de prendre une décision finale, le Conseil du Village avait suggéré trois choix de terrain pour aménager l\u2019édifice.Toutefois aucun de ces choix ne pouvait se prêter aux besoins des festivités du Centenaire qui se dérouleront à partir du 7 octobre prochain.: Aprés deux longues délibérations en comité, le Conseil du Village a décidé sur la proposition de M.Maurice Vallée d\u2019accepter le terrain du parc Saint-Jean situé entre la rue Saint-Jean et le terrain de M.Léo Vallée.L'acceptation du site par :e Conseil du Village fut cependant accompagnée de six clauses restrictives qui sont les suivantes: 1\u2014Que l'édifice du Centenaire redevienne la propriété de la Corporation du Village après le Centenaire pour la somme nominale de $1.00; 2\u2014Les plans de construction devront être aménagées à l'inspecteur provincial des édifices publics; 3\u2014Des portes à deux battants devront être aménagés à l\u2019étage inférieur, 4\u2014L'édifice devra être construit à 30 pieds de la rue Saint-Jean et à 7 pieds du terrain de M.Vallée; 5\u2014Les alentours devront être remis dans l\u2019état actuel, soit arbres et gazon.6\u2014Lors de l\u2019exécution des travaux, que touté modification au plan fourni par la Commission du Centenaire, soit soumise au Conseil municipal du Village.D\u2019autre part, le Conseil du Village dont tous les membres étaient présents lors de cette .session spéciale, a accepté de verser un montant de $3,000.en deux versements et a offert sa collaboration pour les festivités du Centenaire.L'utilisation de l'édifice du Centenaire comme musée historique, comme centre d\u2019attraction, comme lieu de coordination des festivités et comme restaurant temporaire.La coupe de bois de la Compagnie Consolited Bathurst se terminera mercredi le 13 juin.Cette coupe est effectuée près de la rivière Tawachiche au nord d\u2019Harvey-Jonction.Le bois coupé sera mis à l'eau bientôt.pour être épluché.I servira principalement à Ja construction de l\u2019édifice du - Centenaire.Les deux Conseils municipaux ont apporté une importante collaboration pour les festivités du Centenaire par des services et dons en argent à la Commission du Centenaire.Les ac- tivitées s\u2019annoncent plus grandioses que prévues suntout avec les derniers développements.Jacques Piché et Gaétan Veillette, publicistes sa violence ou son insanité, une désapprobation mais plus précisément un départ: de l\u2019orgasme, de la phrase, départ de l\u2019e ance, adulée, MARC GARIEPY (1) Transes-Mutations, recueil de poésie d\u2018Yvon Bonenfant, 57 pages, Ecrits des Forges, 1973.ee EE.LANGUE FRANCAISE UN RECUEIL DES MISES EN GARDE DE L\u2019ACADEMIE FRANÇAISE A ce propos, signalons l\u2019erreur trop fréquente qui consiste a dire non pas et caetera mais excétéra.EXACTION signifie action d\u2019exiger par menace ou par violence ce qui n\u2019est pas dû.L\u2019emploi de ce mot pour désigner, par exemple, des attentats terroristes constitue une extension de sens à éviter.EXPRES, EXPRESS Le substantif exprès désigne une personne chargée de porter un message.Par ellipse, on dira une lettre exprès, Le mot express, au sens de un message acheminé par exprès.Il ne faut pas dire: une lettre express.Le mot express, qui est un anglicisme, désigne un convoi, un service de transport relativement rapide.On dira un train express ou, par ellipse, un express, GRACE A L\u2019expression grâce à ne doit s\u2019appliquer qu\u2019à ce qui produit un effet heureux.On doit dire: C\u2019est par de mauvaises fréquentations que cet homme a été détourné de son dévoir, et non : C\u2019est grâce à de mauvaises fréquentations, etc.HABITAT Ne veut pas dire habitation, mais milieu géographique convenant à l\u2019existence d\u2019une espèce animale ou végétale.IGNORER L\u2019expression: Vous n'étes pas sans ignorer signifie: Vous ignorez certainement.L\u2019expression: Vous n'êtes pas sans savoir signifie Vous savez certainement.IMPACT Désigne au sens propre le point de chute d\u2019un projectile.On donne aujourd\u2019hui a ce mot le sens d\u2019effet, de conséquence ou de résultat.Il ne peut s\u2019appliquer a une influence diffuse ou générale.IMPASSIBLE ET IMPAVIDE On confond à tort ces deux adjectifs que sépare une nuance de sens importante.Impassible dont le premier sens est: non susceptible de souffrance, signifie par extension : qui est assez maître de soi pour dissimuler ses émotions.Impavide qualifie la personne qui n\u2019éprouve ou ne semble éprouver aucune peur.INDIFFERENT On doit dire: Cela m'est indifférent, et non : Cela m'\u2019indiffère.(à suivre) Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 15 juin 1973 UNE PAGE D'HISTOIRE LITTERAIRE Le cinquantenaire de & # la Société des poètes El, (PHOTOS ANDRÉ BOUCHARD) I] y a cinquante ans, le 8 juin 1923, se tenait à la Tour de pierre du Parlement de Québec, la première réunion des cinq fondateurs de la Société des Poètes Canadiens français.Cinq poètes qui ne désiraient rien autre chose que de vivre leur poésie.Leur geste fut amical et gratuit.ils ne se doutaient certainement pas que, cinquante ans plus tard, leur souvenir serait toujours évoqué et que d'autres poètes leur rendraiert: un témoignage de reconnaissance et c\u2019estime, Car les poètes, de quelqu\u2019époque qu\u2019ils soient sont des hommes qui parlent dv beauté, d'amour du verbe, parc: qu\u2019ils posssèdent en eux toute la ferveur du monde.\u2026 Les fondateurs de la Société furent Louis-Joseph Doucet, Avila de Belleval, Alonzo Cing- Mars et Alphonse Désilets.Louis- Joseph Doucet est né a Lanoraie, le 30 octobre 1874.Aprè: la petite école, il abandonna les livres pour courir un peu l\u2019aventure à bord d\u2019ur bateau, puis, la réflexion aidant, il revnt à l\u2019étude, il écrivit et devint professeur à l'Ecole Normale Jacques- Cartier.Il fonda la revue LE TERROIR avec des amis et devint notre premier Prince des Portes, en 1924.Avila de Belleval, était fonctionnaire, il écrivit des poèmes lègers, ironiques, spirituels, Il était de Québec, plus particulièrement de Cha-lesbourg où j'ai retrouvé l\u2019emplacement de sa maison au pied de la Côte du Roi.Alonzo Cing-Mars était de Lotbinière, comme Pamphile Lemay qu\u2019il a d\u2019ailleurs connu et qui eut certainement une bonne influence sur lui.Il était journaliste et sculpteur.Il à publié De l\u2019Aube au Midi, Il y a deux ans, il nous écrivit sa joie de voir la Société non seulement encore vivante mais en pleine expansion.Il est décédé, il y a à peine un an.Alphonse Désilets, agronome.a peut-être laissé une image plus concrète dans l'esprit de ses contemporains, parce qu\u2019il a vécu et qu'il est décédé à Québec, où il était presque de tous les mouvements littéraires.Quant à Francis DesRoches, journaliste, il fut le plus solide car au cours des années qui se bousculèrent par la suite, il fut presque toujours là.Depuis 1923, il a été un-peu-beaucoup celui qui a gardé jalousement le flambeau allumé.Dans un siècle où la gratitude et l'amour du passé semblent à beaucoup de personnes des sentiments périmés, à nous, il nous semble bon de croire encore que les actes des hommes ont été des grains vivaces jetés en terre fertile Il faut que nous soyons capables d'apprécier les autres si nous voulons que nos actes actuels puissent valoriser aussi notre existence, Les vrais poètes s'oublient lorsqu'ils ont quelque chose de sérieux à faire et de profond à exprimer, et le monde marcherait peut-être un peu mieux, si nous les écoutions davantage et si nous nous donnions la peine de creuser leur sagesse cachée sous les symboles et les images ensoleillées.Æn 1923, il faut bien le dire, on regardait un peu les poètes comme des êtres à part, des espèces d'illuminés quelque peu faméliques.Mais la Société con- par REINE MALOUIN présidente de la Société tribua à faire changer cette optique et vers 1950-60, un commencement de liberté souleva une révolution poétique qui amorça une transformation radicale.En 1973, le mouvement se maintient et nous sommes en pleine effervescence.Bien que nos jeunes poètes s\u2019en défendent avec énergie, ils n'en continuent pas moins la tradition.Leur approche de la poésie est différente, leur vocabulaire plus marquant, leur richesse d\u2019expression positive et cela nous justifie d'être pour eux plus exigeants.Ce qu'il y a de changé depuis 1923 c\u2019est qu'ils reçoivent beauchup plus d'encouragement, d\u2019aide morale et pécuniaire.Aujourd\u2019hui, les autorités comprennent mieux le prix de l'acte intellectuel.On a érigé des statues à Victor Hugo, non pas pour ses idées politiques, mais bien pour son génie poétique.C'est une lecon a retenir.Ce qui demeure des hommes dans le monde, c'est le produit de leur esprit.Cependant.une Société, si dynamique soit-elle, ne saurait donner de rendement si elle ne possède pas l\u2019aide indispensable à ses activités.Le Ministère des Affaires culturelles lui apporte une aide grandement appréciée.Je dois souligner tout spécialement la compréhension et le jugement du Directeur général du Service des Lettres, Clément Saint-Germain, un expert en la matière et dont les conseils sont appréciés.2 iE) an ATER Quelques personnalités assistant aux manifestations qui le cinquantenaire de fondation de marqué, à Québec, Le Conseil des Arts du Canada a facilité les colloques de la Société, ses travaux en ateliers et son \u2018aide aux étudiants.Madame Marie Lemelin lui offre le prix qui porte son nom depuis 1966.La Librairie Garneau vient de lui faire don de tous les volumes de poèmes qu\u2019elle a édités.Ceux-ci seront versés à la bibliothèque de la Société.Depuis 50 ans, la Société a toujours bénéficié de grandes générosités de la part de ses amis, ce qui lui a permis d'aider les jeunes et -d\u2019offrir des prix substantiels lors de ses concours, Ft + as ont la Societé des Poètes: au premier plan on reconnaît l\u2018éminent folkloriste et écrivain Luc Lacoursière, de la Société Royale et de la Société des Dixn Ad 5 P| oC Ici, on reconnait Claude Bruchési, essayiste, directeur d'impor- 1ants services administratifs au département de la justice, causant avec Gérard Marlin, poète et romancier, directeur général du Service des Bibliothèques.À leur droite, Emilia Allaire, journaliste.Lors cu cinquantenaire de la Société des Poètes, célébré à Québec, le 8 juin dernier, on reconnaît, de gauche à droite : Charles-Marie Boissonneault et Francis DesRoches, deux anciens présidents, Reine Malouin, présidente actuelle, et Clément Saint-Germain, directeur général des services de l\u2019édition québé- çoise, qui a obtenu pour la Société des Poètes plusieurs subventions du Ministère des Affaires Cultureliesdes cinq fondateurs de la Société.Fancis En récompense de ces cinquante années DesRoches est le dernier survivant au \u2018\u2019service\u2018\u2019 de la poésie, on a offert une sculpture sur bois signée d\u2018un des Bourgault de Sant-Jean-Port-Joli.Il faut beaucoup de désintéressement et d'amour pour faire fleurir les talents des autres, et conserver en même temps en soi, la flamme poétique.La seule récompense des directeurs est la certitude d\u2019avoir servi la poésie, de l\u2019avoir diffusée dans la mesure de leurs moyens, de l\u2019avoir aimée assez pour s'oublier eux-mêmes.Je ne veux penser qu\u2019aux talents que la Société a découverts ct mis en mar- qu\u2019elle a suscitées, qu'à l'estime et à l'amour dont elle a été l\u2019objet.Tant qu'il y aura des hommes sur la terre, la poésie exprimera l'âme d'une bonne partie de notre humanité, avec des formes variables, bien sûr, mais ayant toujours des sources, do vérité, des sources d\u2019âmes.Il y a 50 ans, les fondateurs ont implanté dans les esprits une idée poétique, comme on che vers leur vérité, qu\u2019aux plante un arbre.Is étaient cinq.joies profondes de la création L'arbre u grandi.| Nouveautés | aux Editions.du Bien Public \u2014 OUVRAGES PUBLIÉS SOUS LES AUSPICES DES AMIS DE L'HISTOIRE DE LA PERADE COLLECTION « NOTRE PASSÉ » Cahier No 1 \u2014 Sainte-Anne-de-la-Pérade, par Mgr Albert Tessier.Cahier No 2 \u2014 Souvenirs d'une \u2018institutrice, par Vénérande D.-Veillet.Cahier No 3 \u2014 Figures politiques de La Pérade, par Raymond Douville.Cahier No 4 \u2014 Mgr Laflèche, missionnaire dans l\u2019Ouest, par Mgr Albert Tessier.À paraître Souvenirs du Rapide-Nord, par Vénérande D.-Veillet.Un grand éducateur: Mgr Irénée Douville, par P.-H.et R.Leboeuf.Nos vieilles maisons et leur histoire, par Jean-Claude Lizé.Hilaire de la Pérade, par le Dr Marcel Lapointe.Chaque brochure, illustrée : un dollar.COLLECTION « NOS VIEILLES FAMILLES » Cahier No 1\u2014 Narcisse Gervais et sa famille, par Joseph Gervais.À paraître , Pierre Moran, ancêtre des familles Douville, Grimart, Rompré, Dusablon, Périgny.Chaque brochure, illustrée : deux dollars.P.S.\u2014 D'autres brochures sont en préparation dans les deux séries.- Juin 1973 Vendredi, le 15 juin 1973 LE BIEN PUBLIC Page 5 à À mis a ll peut communiquer en direct avec les astronautes Un as reporter est certes, José Matthieu de la station radiophonique CHR C - Québec.En effet, celui- ci est un spécialiste pour la couverture des exploits spatiaux des astronautes américains.Depuis six ans, il décrit en bonne partie pour le compte des auditeurs de langue française les péripéties de ces aventures de l\u2019espace.Il est te seul québécois d'expression française à pouvoir entrer, par la voie de la NASA, en communication directe, avec les voyageurs spatiaux.Récemment, nous avions le plaisir d'admirer son so- voir-faire, à un grand centre d'achat de la vieille capitale, \u2018lors de notre récent voyage à Québec.Peutêtre pourra-t-il être le premier reporter à entrepren- Première réunion du nouvel + - Voici le nouvel exécutif des Femmes de Carrière de Trois-Rivières pour les années 1973-75.De gauche à droite: Mme Marcelle Valois, secrétaire - correspondante; Mlle Jeannine Hébert, trésorière; Mme Nicole Beaudry, secrétaire-archiviste; dre un voyage dans l\u2019espace ?Une chose est sûre, par ses connaissances dans le demaine (autant en anglais qu\u2019en françois), il nous a surpris de constater Mme présidente ; Mille Simone Mlle Carole Roque publici- toire, était absente à ce moment.x PEsa connaissance de l\u2019astronautique.Sans doute, le magazine \u2018\u2019Perpectives\u2019\u2019, a eu raison de faire un excellent reportage à son sujet.André Bouchard Michelle Martin, deuxième vice-présidente; Mlle Arna-Rose Boudreau, ex-prési- dente; Mme Thérèse Lamarre, présidente; Grenier, première vice- * Le tournoi \u201cEvasion\u201d Pag-CHLN C'est du six au huit juillet gu\u2019\u2018aura lieu, au \u201cClub de Golf\u2019 du Moulin du Cap, le tournoi \u2018Evasion\u2019.présenté conjointement par la Maison P.A.Gouin et la Station radiophonique CHL N.Une fabuleuse somme de $4,500 en bourses pour les gagnants et deux magnifiques prix de participation seront tirés ou sort, soit un lave-vaisselle et un télé-couleur.Le tournoi se déroulera par la journée des dames, la journée des classes \u2018\u2019B\u2019\u2019 et C, les classes \u2018\u2019B\u2019\u2018 et \u2018\u2019A\u2019\u2019 et Atlantic.Le tout se terminera par une soirée - dansante et la remise des prix.On peut accueillir près de 550 participants et les intéressés peuvent s'adresser à la Maison P.A.Gouin.Ce tournoi est l'événement marquant de la saison estivale dans le domaine du golf.Il est un des points saillants de l'été trifluvien pour les sports.Sur cette photo prise lors de la conférence de presse, on peut reconnaitre, Mmes Monique Grenier, présidente du Comité féminin, Denise Dubé, capitaine, Robert Fleury, de CHLN, Jean Robillard, publiciste chez \u2018\u201cP.A.G.\u201d, Robert Beaudry, gérant général de la Maison P.A.Gouin, Roland Leblanc, président du comité et Marcel Dargis, gérant au Club de Golf du Moulin.(A.B.) HUILE A CHAUFFAGE ALBERT H@ 74 461 IVIERF * NOUS ASSURONS \"VOTRE CONFORT.HEURES PAR JOUR, 8 hcures COURSES ® COURSES ® COURSES MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR ATTENTION GUICHET DE VENTE À L'EXTERIEUR DE L'ESTRADE OUVERT DE 5h À 7h15 TOUS LES SOIRS DE COURSES COURSES ® COURSES COURSES ® COURSES ® COURSES LICENCE COMPLETE ADMISSION: $1.25 Mercredi, soirée des dames 50° Les enfants en-dessous de 16 ans accompagnés ou non ne sont pas admis.SISYUNOI + SISYNOI Pour mieux vous servir Nouvel emplacement, angle Des Forges & Champlain à Trois-Rivières.Vous trouverez à la Banque de Commerce non seulement les meilleurs taux mais aussi un personnel courtois et bien renseigné.Pour plus de renseignements composez 374-4685 et demandez le responsable des prêts bancaires ou le directeur M.P.F.G.Binette.Une succursale est aussi à votre disposition au centre d'achat Trois-Rivières Ouest.Téléphone: 375-7779, M.J.D.P.Véronneau, directeur.mp BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE.IMPÉRIALE Prêts bancaires ERCE BANQUE DE Come LE BIEN PUBLIC Page 6 Vendredi, le 15 juin 1973 pA ELOIGNONS CES ETRES DANGEREUX Destination Soleil Avec les yeux de mon imagination, avec beaucoup de réve qui me rode sans cesse autour du coeur, et surtout à la lumière d\u2019un vivant récit de voyage effectué par un cousin, qui arrive tout justement du Maroc, ce pays des \u201cMille et une nuits\u201d, voici, je tenterai de vous décrire ce royaume des parfums redoutables, des mets d\u2019une cuisine la plus épicée, ce pays des mille secrets légendaires, aux mosquées mystérieuses et millénaires, dont quelques-unes n\u2019ont jamais été violées par les pieds des \u201cRoumi\u201d (les Occidentaux).Le Maroc, sur les côtes de l\u2019Atlantique, à proximité du désert du Sahara, porte encore les vestiges des invasions des Phéniciens, des Grecs, des Romains, des Arabes, des Portugais, des Espagnols et des Français.D'origine cerbère, ce peuple eut d\u2019abord comme gouverneur (le père du Maroc), le sultan Moulay Ismaïl, qui vécut de 1672 à 1727.+ Tanger a gardé un peu, beaucoup de culture française, espagnole et arabe.Ainsi, la femme musulmane, voilée ou non, porte volontiers sa tunique marocaine appelée \u201cjellaba\u201d\u201d, sous laquelle se cachera souvent un costume acheté à Paris et signé: \u201cChristian Dior.\u201d La capitale du Maroc est Rabat, et ressemble drôlement à toutes les capitales du monde entier : boutiques internationales, hôtels américanisés, grandes artères et buildings, etc.Cependant, pour un dépaysement qui étonne, il faut voir Fez, la ville la plus romantique du globe.Capitale à la fois intellectuelle, artistique et religieuse par excellence.Sans oublier Marakech, la berbère, où l\u2019on trouve des dattiers, des orangers, de superbes cyprès.Vous humez partout, dans les rues de cette ville, une odeur suave de \u201cJacarandas\u201d aux couleurs violettes.Vous y rencontrez le \u201cTargui\u201d au teint modéré, jusqu\u2019au Sénégalais, noir comme l\u2019encre ! Le marché le plus fascinant au monde, s\u2019offre à vos yeux émerveillés : c\u2019est le \u201cDjemaa el Fina\u201d.Du matin au soir, cet endroit est envahi par une foule animée, bizarre et babillarde.Ici et là, des charmeurs de serpents, des collectionneurs de scorpions, des mangeurs de feu, des écrivains publics assis à plat dans le sable, des conteurs d\u2019histoires les plus hétérocltes, enfin, des personnages étranges qui vous subjuguent ! Vient enfin Casablanca I\u2019enchanteresse, qui éveille en nous les Contes des Mille et une Nuits.On y vend toujours la lampe d\u2019Aladin.On vous fera voir aussi la grotte d\u2019Ali Baba et ses 40 voleurs, et puis, une moderne Scheherazade ne danse-t-elle pas encore, tous les soirs, dans les \u201cnight clubs\u201d les plus étranges, jamais vus ?\u2019 Casablanca possède une place merveilleuse de sable blond qui s'étend langou- sement jusqu\u2019à Agadir (ville entièrement détruite en 1960, par un tremblement de terre); aujourd\u2019hui reconstruite, c\u2019est un paradis, la station balnéaire où le soleil vous donne rendez-vous 365 jours par années ! Au Maroc, en causant dans les rues, vous apprendrez de la page.que destinataire.LY EXCAVATION.SUBOTIQUE DES PAYSAGES DÉPLIÉS AUX CHAMPS (10 Mise en fonction des paysages dépliés oux champs (lecture) : le lecteur face à l\u2018appareil textuel devient en quelque sorte l\u2019opérateur du texte, l\u2019agenceur des différentes pièces dans le champs de fonctionnement Son application au matériau (travail de lecture) est nécessaire à la bonne marche du discours: excavation suboptique de la page imprimée.Il y a donc pour le lecteur possibilité de s'inscrire dans l\u2019organisation du paysage qui lui est soumis par l\u2019auteur et de ce fait acquérir une certaine conscience du champs de manoeuvre où il s'affirme en tant L'articulation du sens (sa circulation) est technique en champ: non ipas affirmation de la\u2018\u2019 réalité \u2018\u2019 d'\u2019entre l\u2019auteur et le lecteur dans un niste, mais opération des plans d\u2019efficience du langage où se construit cette mise à jour des abris culturels tenus par le langage et ses traversées idéologiques.vers discours de l'imaginaire: champs d\u2018hiver ou l\u2019oeil, emmitouflé dans les paysages géophoniques de l\u2019alphabet, explore les Corps d'imprimerie.\u2019 \u2018 espace huma- + \u2018 réalité \u201d.Le jeu d\u2019une L'animation des di- Pierre Milot.DES PAUVRES MALADES: Dernièrement on apprenait une nouvelle qui nous a littéralement fait sauter sur notre chaise.* Deux employés de l'hôpital Saint-Michel Archange ont comparu devant les tribunaux pour y être formellement accusés de voies de fait avec lésions sur la personne de malades mentaux de cet établissement.Aussi invraisemblable que la chose puisse paraître, une quarantaine d\u2019accusations ont été portées contre les deux individus qui, au cours des dernières années, auraient battu à coup de pied et coups de poing des patients de l\u2019institution.Ce n\u2019est pas la première fois que l\u2019on entend de telles choses, un livre fort intéressant intitulé «Les fous crient au secours » a dénoncé les traitements que l\u2019on infligeait aux malades mentaux dans certains établissements de la province.Outre les deux messieurs mentionnés plus haut, 9 gardiens d\u2019une maison de Baie St-Paul subiront leur procès sous les accusations d\u2019avoir maltraité les malheureux dont en principe ils devaient prendre C\u2019est vraiment dégueulasse de constater que des individus se servent de leur autorité et de leur force physique pour insulter, bafouer, voire terroriser des pauvres d\u2019esprit qui ne demandent rien d\u2019autre qu\u2019un peu d\u2019affection et de sympathie.Jusqu\u2019à présent ces tristes sires ont presque toujours réussi à faire casser les décisions des dirigeants des institutions qui les mettaient à la porte.Le tribunal du Travail qui est fort sympathisant à la cause des employés congédiés les réinstallait dans leur fonction et bien souvent blâmait la direction.- Cette fois on a porté les causes devant.les tribunaux criminels et il est à espérer que les coupables seront châtiés, comme ils le méritent.Il est déjà assez pénible pour les familles d\u2019avoir à placer un des leurs dans une institution pour malades mentaux, on ne devrait pas en plus avoir à s\u2019inquiéter si on les traite comme des êtres humains, qu\u2019ils sont, ou comme des objets.soin.JACQUES GINGRAS que la langue arabe a donné toute une série de mots à notre langue française.Ainsi: algèbre, alcool, alcôve, almanach, arabesque, azur, chiffre, carafe, zénith, nadir, jasmin, safran, bazar, magasin, tarif et tellement d\u2019autres.Un détail important.Le Maroc en est un, parmi quelques autres pays du monde, où l\u2019homme règne en seigneur et maître ! La femme doit s\u2019effacer sans cesse, et n\u2019a même pas accès au salon des invités.Ainsi, l\u2019épouse n\u2019aura dégusté qu\u2019un seul repas avec son mari: celui du soir des noces ! N\u2019est-ce pas là un \u201cprofond sujet de; méditation\u201d pour nous, femmes québécoises, qui nous libérons de toute consigne un peu plus, chaque jour ?.CELINE LEBLANC Importante transaction du Québec avec la compagnie Redpath Dans le but, d\u2019une part, d'améliorer l'efficacité et la rentabilité de la raffinerie de sucre de Québec a St-Hilaire et, d'autre part, de fournir aux cultivateurs du Québec le meilleur débouché possible pour leurs récoltes, un accord a été conclu entre le gouvernement du Québec et les sucres Redpath Limitée.C'est ce qu\u2019a déclaré à l\u2019Assemblée Nationale aujourd'hui le Ministre de I'Agriculture du Québec, Monsieur Normand Toupin.De par \u2018cette entente, d\u2019expliquer Monsieur Toupin, la raffinerie de sucre de Québec produira à l\u2019avenir du sucre à l\u2019état brut qui sera raffiné par les sucres Redpath Limitée dans leur raffinerie de Montréal.Nous sommes assuré que cet accord permettra une mise en marche plus rationnelle de la production totale de la raffinerie de sucre de Québec et, en même temps permettra aussi l\u2019expansion possible de la raffinerie avec le minimum de dépenses d\u2019investissement dans la cas d\u2019un accroissement de la production betteraviére.Cours de physique pour adultes \u2018 par des étudiants le cadre du projet Perspectives-Jeunesse \u201cPhysique Nouvelle 73\u201d, six étudiants en Enseignement secondaire physique à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières ont mis sur pied une série de cours de vulgarisation de la physiqque à l'intention des adultes désireux de parfaire leurs connaissances dans ce domaine.Ces cours sont offerts gratuitement en raison de deux par semaine.Ils se donnent le lundi, mardi, mercredi et jeudi de 19.00 3 21.00 heures Dans et le mardi et jeudi de 14.00 à 16.00 heures dans des locaux du pavillon Benjamin-Sulte sur le campus des Forges de I'UQTR.Aocun préréquis n\u2019est nécessaire.Chaque cours est unité indépendante.Il est donc possible d'assister au cours de son choix On y enseigne, par exemple, comment fonctionnent iles appareils méca- gers, en quoi consistent les défauts de la vue chez l'humain ou comment opérer une caméra.Un voyage à la Centrale nucléaire de Gentilly est prévu pour la fin de la session le 22 juin prochain.Par ailleurs, une série de cours semblable sera organisée pour les étudiants du secondaire, plus particulièrement ceux du secondaire I et II, à compter du 25 juin et ce jusqu\u2019au 10 août.a SOUSCRIVEZ GENEREUSEMENT À LA LUTTE CONTRE LE CANCER SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER POUR VOS ASSURANCES © Automobile ® Accidents © Responsabilité © Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2656 578, rue Bonaventure Troie- Rivières ) | | Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u2019 Entretien et réparations de | brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Tirois-Rivières Tél.: 375-9666 - +++++++++++++++++++ LE BIEN PUBLIC 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $3.par année Vendredi, le 15 juin 1973 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Bravo ! .C\u2019est bien en retard que nous venons signaler, par un mot d'appréciation, le très intéressant cahier spécial que Le Nouvelliste a publié il y a quelques semaines sur le tourisme en Mauricie.D\u2019habitude, les numéros spéciaux nous laissent froids: impersonnels la plupart du temps, bourrés d\u2019articles sans saveur et surtout de publicité à outrance, on les feuillette à peine.Cette fois-ci, les rédacteurs de notre quotidien se sont surpassés.Articles originaux même sur des sujets anciens, signés de leurs auteurs que nous sommes heureux de féliciter, car on sent qu\u2019ils y sont allés de tout leur coeur pour faire connaître notre ville et notre région à leurs lecteurs.C\u2019est un numéro particu- ièrement bien documenté et que, nous en sommes assurés, les familles voudront conserver \u2026 précieusement, car il apporte une foule de renseignements de premier plan.Réflexion Certains de ces articles nous forcent à réfléchir sur le peu de cas que les autorités font de notre ri-\u201d chesse touristique, principalement nos vieux monuments et tout ce qui rapelle notre passé.C\u2019est avec mélancolie et tristesse que nous lisons certains de ces articles.Le manoir Niverville, «oeuvre inachevée», écrit avec raison cet excellent observateur qu'est Fernand Gagnan.Quant à Roger Noreau,, qui parle de l\u2019ancien presbytère de Batiscan, on ne peut que l\u2019approuver quand il constate que tous les projets qui ont été soumis \u2018aux divers gouvernements qui se sort succédés à Québec jusqu\u2019à maintenant ont été ignorés.Pourtant ce sympati- que édifce reçoit chaque année de nombreux visiteurs qui ne peuvent que déplorer Jl\u2019abandon «de cette vénérable maison ».A-t-on besoin d\u2019autres exemples signalés dans ce numéro spécial et qui est\u2019 en somme un réquisitoire contre l\u2019apathie des autorités dans ce domaine ?L'ancien couvent des Récolletsle manoir de Tonnancour (véritable honte présentement), le vieux cimetière protestant, etc.Et le vieux moulin ! , Oui, le vieux moulin précieuse relique sur laquelle des imbéciles ne cessent d\u2019étaler leur ignorance.Espérons que le maire, qui arrve d\u2019un pays où tous les souvenirs du passé sont tenus pour sacrés, résistera et maintiendra son attitude ferme.La population saine de notre ville l\u2019appuie et le félicite.* * * Souvenirs récents sur le vieux moulin Il y a quelques semaines, M.le maire Beaudoin a demandé à monsieur Pierre Bellemare un estimé pour le transport et la réfection du vieux moulin.Cette demande a sans doute rappelé à monsieur Bellemare des souvenirs qui datent d\u2019au moins un de- mi-siècle, Ses filières renferment certainement; des demandes de soumission du genre qui lui avaient été demandées à l\u2019époque par l\u2019ancienne Commission des monuments historiques, dont faisaient partie MM.Paul Gouin ,Gérard Morisset, Léopold Fontaine, Léon Trépanier, et quelques autres.De l\u2019avis unanime de ces derniers, qui ont fait plusieurs visites à Trois- Rivières à cette époque, ce monument d\u2019un autre âge devait être conservé coûte que coûte.À cette période, le moulin était encore entouré de montagnes de charbon, ce qui le rendait encore plus sympathique dans sa triste solitude.Hélas ! le projet de l\u2019époque a été retardé (faute de fonds, disait-on !), puis abandonné.Le projet reprend vie.Il n\u2019est pas trop tard.x * * \u201cUne agression permanente: le bruit\u201d Comme disait le fabuliste La Fontaine, «c'est un mal qui répand la terreur », aussi pernicieux que la peste.Jusqu\u2019a date, on n\u2019a pas trouvé de remède pour le combattre.Aucun texte de loi ne tient; le bon sens non plus.Nous y revenons souvent dans nos commentaires, mais il est tenace, et ses ravages ne sont pas limités a notre ville.Sous le titre qui coiffe cet articulet, nous publions ici quelques extraits d\u2019un article que nous puisons dans une revue officielle du gouvernement frangais: France Information.On en tirera, croyons-nous, d\u2019utiles réflexions: «A Paris, s'il est des jours ou lair sent bon, il n\u2019en est pas de silencieux.Or ce bruit, monstrueux et incessant, vient, au banc des accusés de la vie moderne, bien loin derrière la fébrilité de la vie et la longueur des transports.À dire vrai, tout se passe comme si le citadin \u2018avait assimilé les bruits, légers ou importants, qui émergent du ron-ron quotidien : la moto mal réglée, souvent volontairement, les élans de la musique contemporaine le marteau-piqueur du chantier voisin.Certains s\u2019émeuvent de ces agressions.Il en est ménic qui attendent l'heure fatidique (10 heures du soir) où ils pourront faire valoir leurs droits contre les tapages nocturnes de leurs voisins.«On est beaucoup plus indulgent avec ce que l'on identifie peu ou mal.Tout le monde sait que l\u2019automobile est une des causes principales de bruit.Elle bénéficie pourtant de l\u2019impunité, qu\u2019il s\u2019agisse de bruit ou de stationnement, de sécurité routière, de circulation urbaine.Le bruit de l\u2019automobile apparaît aussi comme un bruit tolérable.Serait-ce parce que nous sommes de plus en plus « automobilistes » ?« En l\u2019occurence, ce qui est grave pour l\u2019homme de la ville c\u2019est d\u2019avoir admis, par accoutumance ou par résignation, une certaine dose de cette nuisance qu\u2019est le bruit et à la considérer comme inéluctable.» L\u2019auteur de cet article, dont mous ne citons que quelques extraits, en arrive, parce probablement désabusé, à une conclusion que nous ne partageons pas.C\u2019est que le citadin, las de protester contre le bruit, en arrive à le croire essentiel à la vie quotidienne moderne.Et il en arrive à faire \u2018appel « à la bonne volonté de chacun.sachant bien que le remède réside plus dans un effort librement consenti que dans une répression.» * * x Un remède: la persuasion De brillants avocats sont d\u2019avis que la loi la plus rigide contre linvasion du bruit ne serait d\u2019aucun effet.Il faudrait faire la preuve que le bruit, à tel moment donné, est réellement nocif et nuisible à des citoyens.On assisterait à bien des pétarades de motards agressifs avant qu\u2019un juge donne son verdict.Un septuagénaire philosophe, paisible \u2018assis sur un banc du parc Champlain, a récemment réglé de façon amicale un problème de motards.Nous avons été témoin de la scène.Le règlement s\u2019est fait tout simplement par la persuation.A l\u2019angle des rue Hart et Bonaventure, trois motocyclistes arrivent en trombe et doivent s'arrêter brusquement voyant poindre la lumière rouge.Notre bon retraité se lève brusquement et demande aux trois écervelés de venir à lui.Voici à peu près le langage qu\u2019il leur a tenu: BILLET Page 7 Les Frangipanes L\u2019on raconte que François, qui était d\u2019Assise (fondateur de l\u2019Ordre monastique des Franciscains), n\u2019a pas toujours été porteur des stigmates du Christ; bien avant d\u2019être le saint que l\u2019on connaît, il avait eu une jeunesse très ardente et assez tapageuse; habitant chez son père, lequel était alors un riche marchand de draps et de velours; François y menait chez lui une existence facile et opulente et s\u2019était lié d\u2019amitié avec les fils d\u2019un certain Frangipani, pâtissier prospère de Pérouse.Ce Loulanger italien, en plus de fabriquer de savoureuses brioches, s\u2019est surtout rendu célèbre en créant une spécialité, laquelle existe encore anjourd\u2019hui: c\u2019est un gâteau doré, craquant, aromatisé et fourré aux amandes que le langage populaire des gens du temps avait baptisé à juste titre: la \u201cFrangipane\u201d.François d\u2019Assise et ses amis pérousiens, en ces \u201cjours insouciants et heureux de leurs 20 ans\u201d, en ont-ils assez dévoré à belles dents des frangipanes chaudes et croustillantes, fraîchement sorties du four.tellement que notre futur moine en était devenu un véritable gourmand ! Bien plus tard, les fils Frangipani deviennent d\u2019excellents militaires qui, armes à la main, défendent la liberté de leur pays; tandis que, François, lui, quitte le monde et tourne le dos à l\u2019aisance et au luxe en distribuant ses biens aux pauvres et prêche l\u2019esprit de joie, de fraternité et de pénitence.Ce grand saint était l\u2019ami des oiseaux, avec lesquels il conversait; c\u2019est lui \u2018aussi qui nommait la pluie \u201cma soeur\u201d et le soleil, \u201cmon frère\u201d, et l\u2019on sait le reste, c\u2019est connu.Au fait, les Frères Fioretti nous ont conservé les traits exquis d\u2019une légende fort attendrissante.Voici.Sur la fin de sa vie, vers l\u2019âge de 44 ans, étant parvenu à la dernière extrémité, le doux François d'Assise éprouve subitement un désir ultime de malade.une faiblesse pour la gourmandise.\u201cun sursaut de frangipane\u201d, figurez - vous! Une surprise du diable ?Certainement pas.Puisque la préposée à la cuisine, Dame Jacqueline, (une clarisse), ressent sur l'heure même une transmission de pensée.intention délicate ou révélation providentielle ?A cet amant du Christ, elle apporte bien vite un morceau de l\u2019exquise friandise, François déguste une bouchée avant de \u201ctourner de l\u2019oeil\u201d, son âme emportée par un vol de colombes.avec quelques \u201cmiettes de fragipane \u201cau coin des lèvres ! Est-ce un péché de gourmandises ?Mais non ! Tout simplement un rêve, un adieu à la douceur du pays, un désir extrême de se parfumer la bouche avant d\u2019entrer au Paradis, tout en se rappelant ainsi au souvenir de cette saine et sincère amitié de ses vingt ans: les Frangipani.Egalement à ce monde fascinant auquel François a dit: non.Et puis, d\u2019ailleurs, qui sommes-nous, pauvres mortels, humbles profanes pour oser pénétrer dans l\u2019intimité de la vie de cet illustre apôtre quest saint François d\u2019Assise ?, CELINE LEBLANC (Capté sur les ondes radiophoniques et rédigé pour vous).«Mes jeunes amis, un jour, vous serez vieux, comme moi.Comme vous, j'ai été exubérant.Vous avez tout ce qu\u2019il faut pour réussir dans la vie.De l\u2019énergie, du courage de l\u2019inita- tive.Mais vos motos peuvent vous tuer.N\u2019importe quand; même ce soir, ou demain.Vous jouez avec la vie.De plus, à quoi vous sert-il de faire tant de bruit.Je comprend que ça correspond à votre tempérament.Mais, permettez- moi de vous le dire, vous ne réfléchissez pas.Vous avez fait inutilement tout à l\u2019heure un bruit infernal.Pourquoi ?Pour rien !Vous n\u2019avez pas réfléchi.Avezvous pensé qu\u2019il peut y avoir dans les maisons avoisinantes des personnes souffrantes qui ont besoin de calme ?Non, vous n\u2019y avez pas pensé.Je ne vous en fait pas de reproche.«.Vous me faites le plaisir de m\u2019écouter, et je vous en remercie.Je n\u2019ai pas de conseil à vous donner.Mais vous pouvez réussir dans la vie, en pensant aux autres, en réfléchissant et surtout en pensant qu\u2019il ne faut pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas souffrir soi- méme.Le bruit que vous faites avec vos motos peut coûter une vie.\u2018 «., .Avez-vous jamais réfléchi à ce mot : la vie.ne parle pas.de la mienne: elle s'achève.Mais la vôtre.Vous avez l\u2019avenir devant vous.» Tous trois se sont levés en silence et sont partis sans dire un mot.Mais après avoir enfourché leurs motos, le bruit insolite avait cessé.Ce sage septuagénaire a accompli une bonne action.La persuasion, la bonhomie la douceur valent mieux que les lois et les réglements dont on se fiche.N'est-ce pas là un bon exemple à suivre par les policiers ?.VILLERAY Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi; le 15 jüin 1973 \u2014% UN PROFIL DE COURS.C C'EST QUOI! Nous vous avons parlé dans notre chronique de la semaine dernière de notre service d'évaluation.Cette semaine, Éducad veut illustrer ce service en vous présentant un modèle de profil de cours qui permet dans un premier temps, d'établir les crédits acquis et dans un deuxième temps de tracer avec exactitude le programme des cours à suivre pour l'obtention d'un dipld- me dans le secteur de votre choix ÉXHVICE EOLCATION PERMANENTE EVALUATIEN AG i Cas d'un adulte Atudiant ayant terminé un secondaire lil (plein temps) wefTIFICATION ACHEMTIFMERT CERTIFICATION ACHENTNENENT SES, IV sec.IV SEC, V SEC, V 36 CREDITS 36 CREDITS Si CREDITS Sh CREDITS FRANCAIS = 6g FARACAIS | FRANCAIS = 126 Nos: ER 7371 FRY! Mod tL] _ AWAY 3 i Toma.Lé ANGLAIS = 6c ANGLAIS pe ' oran L\u2014} Ais sas 13 Pr \"18 CREDITS(Se) e ifc 28 CREDITS(Sa) ss 239] 13 .J tora.LÉ] 3 2L CREDITS æ 2ke 24 CREDITS % La ou 58) Le ou 5e) | y WAVE NA 3 0.EM m/ 37} |3] Po Ser 393i |} | Eursal |3 TOTAL | Se 4 3/ | |3 ANGLAIS = 6 ANGLAIS colo Anny FT] { BS 37 ç UT TOTAL : TOTAL .eo 8 / FR: français : 4 2 AS: anglais i 18 AL: algèbre GM: géométrie SC: science RH: relations humaines TOTAL EFUF=124 [= \u2014 \u2014 rome LE SERVICE D'ÉDUCATION AUX ADULTES DE LA RÉGIONALE DES VIEILLES- FORGES.c'est l'accès, sans détour et sans perte de temps aux objectifs de l\u2019eduite qui se recycle et qui s'adapte au rythme de son temps.EDUCAD EN FERA LA PREUVE PROCHAINEMENT! * Pour tous renseignements, communiquez avec la COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DES VIEILLES-FORGES, SERVICE EDUCAD, CASE POSTAL 100, Trois-Rivières ou en telephonant à 379-5121 poste 301, Service d\u2019Education aux \u2014 Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges Es La joie de l'effort: thème des Jeux Tout est maintenant en branle pour les prochains jeux régionaux d'été du Québec, Mauricie 1973.Un nouveau drapeau régional, une nouvelle formule de classement, vingt-et- une disciplines au programme dont seize ont été prévues pour les finales provinciales, & Rouyn-No- randa, huit municipalités hôtesses, voilà en gros l\u2019aspect de la quatrième édition des Jeux régionaux en Mauricie, du 20 ou 29 juillet prochain.Le thème choisi pour cette année est: La joie de l'effort\u201d.On comiptte ra vingt -et-une disciplines.C'est donc un rendez-vous pour tous les athlètes de la région afin d'assurer la Mauricie d'une participation future aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal.Cette année le président d'honneur du tournoi est M.Sylvio St-Amant, du Nouvelliste, avec lequel on peut reconnaître, Yvon Marineau, (information), Dr Sole Gauthier, président C.L.H., Alain Juneau, président et Jacques Leblanc, coordonnateur.(A.B.) OCCASION UNIQUE A VENDRE Supermarché géré par le méme propriétaire depuis 27 ans.CHIFFRE D\u2019AFFAIRES: $600,000 PAR ANNEE © Clientèle bien établie ,® Conditions faciles d'achat S\u2019adresser à: Case postale 667 Trois-Rivières Congrès Régional PARTI LIBERAL du Québec Région Mauricie Dimanche le 17 Juin à 9h 30 a.m.Séminaire St-Joseph 858 LAVIOLETTE Trois-Rivières INVITE Hon.ROBERT BOURASSA Premier Ministre de la Province de Québec Invitation à tous les militants "]
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