L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 11 août 1900, samedi 11 août 1900
[" \u20187me année + DIA a go NE CE 00 Rat RP Ying «PF fit ie of puns on a \u201c775560: LE AUGUSTE BOURBEAU, Editeur-Proprietaire Vietoriawille, 11 aout 1900.ORG ANE DU COLON .x alive 0 LA CHINE DU NORD DE PEKIN A KALGAN M Marcel Monnier, dont nous avons fait connaître à nos lecteurs les intéressants récits d\u2019un séjour à Pékin, d'une visite de Li Hung Chang à la légation de France, eto., raconte avec le même charme, dans son livre sur \u201cl'Empire\u201d du Milien,\u201d un voyage qu'il a fait au nord de Pékin, à Knlgan (Mongolie), en compagnie du comte Cassini, alore ministre de Kussie à Pékin, aujour- d'hui ambassadeur à Washington.Nous laissons la parole a M.Marcel Monnier : La Mongolie, qui étend ses vas tes plaines au nord de Pékin et que sillonnent les caravanes transportant le thé et les laines vers In Russie, est le pays des vastos horizons, des étés courts mais brulants, des durs hivers oil le vent du pôle \u201csouflle en tempête, 1a terre du mirage et du rêve, aitirante et sévère tout ensemble.Cette vision de la plaine her- bense déroulée à l'infini, balayée par les brises du nord, est surtout obsédante au début de l'automne, lorsque, avec In saison sé- che apparaissent les premières ea- ravanes venues de Mongolie.Elles arrivent, les longues files de chameaux, les bandes de poneys à tous crins à demi sauva- @v8 ; elles afflnent vers In capitale, se pressent autour des rem parts, font irruption dans l\u2019enceinte, onvahissent les places, les carrefours, re disputent la possession d'un terrain vague, d'une cour de yamen abandonné.d\u2019une pagode en ruines.Les bêtes parquées.les hommes ont dressé la lourde tente de feutre, tandis que les femmes suspendent la marmite à trois perches disposées en faisceaux et que la marmaille s'éparpille à la recherche du combustible.Sur l'emplacement désert il y a quelques minutes, une wille a surgi, ville de nomndes, qui met dans ce décor immuable da note imprévue el piltoresque, le provisoire d\u2019un campement dont l'aspect change d'ur.e heure à J'autre.Crs agglomérations improvisées deviennent de plus en plus nombreuses à mesure que ln saison s'avance.C'est désormais dans la cohue de la cité chi- poise et de la cité tartare, la poussée d'une autre plèbe, du Pékin mongol représenté pur de robustes gaillards de haute taille, coiffés de bonnets \u2018fourrés, vêtus de longues pelisses en peaux graisseuses et se dandinant dans leurs lourdes boîtes avec la gaucherie de cavaliers qui mettent rarement pied à 1erre.A les voir, ces rudes enfants des plateaux.errer par les rues, le regard étonné, presque inquiet, comme s'ils se sentaient à l'étroit et regrettaient leurs solitudes, on éprouve, plus aigue que jumaie, l\u2019euvie du \u201cdépart, des longues chevauchévs vers l'étrange contrée d'où ils vionnent, vers la prairie aux herbes grises semée dE-tentes blanches.Depuis des mois, il me hantait, ce projet d'excursion anx plaines mongoles.Que de fois j'y avais songé durant mes lentes pérégri- Datjons dans , l\u2019intérieur! C'était le complément, obligé de ce grand voyage de deux années aux pays jaunes, une partie de l\u2019empire d'un aspeet très spécial, très dif- férent:de ce que j'avais observé, jusqu'alors.Après la Chine proprement dite, Chine des circons- eriptions administratives et du fonctionnarisme effréné, il me restait à voir une \u201ccolonie.\u201d Car \u201cJal cst le terme.sous lequel les Oëlestes ont coutume de désigner les territoires situés en\u2018dehors des dix-huit provinces, tels que -la Mongolie, l'Illi, le Turkestan chi- Mois, le Thibet, pays semi-indé- peñdants où l\u2019allégeance à l'autorité suzorainese traduit simplement par le droit de résidence ac- dordé à un commissaire impérial \u2018Oû\u201cpar l'envoi plus ou moins Tégülier d\u2019un tribut.Lo moment est enfin venu de se mettre en route.Nous voici a là.fin de septembre, la meilleure épéque pour voyager dans la Chine dü nord.Depuis une quin- zsine, les pluies ont cessé, le ter- T&iN s'asèche, les routes ou, pour eux dire, les pistes, irds man- praticables.( Méds préparatifs ont pris peu de temps.J'ai choisi, dans les premiers arrivages de poneys nmenés de Mongolie, deux bêtes de selle de premier ordre.loné pour les bagages et les pro- vigions nn-chariot attelé de deux mules vigoureuses.Mon \u201cma- fou\u201d est un serviteur précieux, à la fois palfrenier et maître-queux, guide sûr qui plus est, possédant non seulement le patois sino-en- ropéen du littoral, le \u201cpingin English.\u201d mais uns:i le mongol et le mandchou.Il est homme d\u2019expérience, apts à se tirer d'affnire en toute occasion, ayant accompagné pendant près de quatre années consécutives le voyageur américnin Rockill dans ses ex plorations*mongoliennes et thi- bétaines.En cut équipage, une tournée de trois à quatre cents lieues est chose aisée, et je suis à peu près sûr de ne pas rester en détresse.Ainsi paré, je n'attends plus que le signal du départ.En effet, ina boune étoila permet que je ne parte point seul.Il me sera donné d'effectuer In première partie du voyage, la moins longue, à mon vif regret, en tres agréable compagnie.Le comte Cassini, ministre de Russie, sur le point de partir en congé, se disposait à regagner l'Europe par la voie de terre.Son itinéraire était Je mien, sur un parcours de 300 à 400 kilomètres.Il avait bien voulu m'offrir de cheminer de conserve jusqu'à Kalgan, et même un peu au delà, ju-qu\u2019aux premières stations de la route postale d'Ourga.À pvine est-il besoin d'ajouter que la proposition fut acceptée avec joie.J'avais, dans mes différents séjours à Pékin, rencontré à la legation de Russie le même accueil qu'a la légation de France, accueil d'une cordialité familiale et tout à fait charmante.Ces relations, je dirais presque ces affections, sont de celles dont le souvenir ne s\u2019efface point ; le malheur est qu'\u2019elles semblent toujours trop brèves.Celui qui en n connu tont 1» prix n\u2019envisage pas sans tristess* le jour prochain où il lui faudra quitter les amis déjà chers.À ussi avais-je accuvilli de grand cœur une combinaison qui me permettait de retarder de plusieurs fois vingl-quatre heures le moment des adieux.Le 80 septembre dans la matinée, nouns sorlions de Pékin par la porte Tienmen.Notre troupe assez nombreuse se développait.pour le grand plaisir des badauds sur une longueur de deux à trois conts mèêlres.Des soldats chinois,en casaque rouge et noir, armés de la lance et du mousquet, ouvraient la marche.Ensuite venaient cinq palanquins à mules dans lesquels avaient pris place le ministre et sn famille, le deuxième interprète du In légation, M Kolisof, ainsi qu'un de nos compalriotes, le Dr Depas-emédecin des colonies.actuellement professeur à l'Ecole imné- riale de médecine de Tien-Tsin.Lui aussi partait en congé, et retournait en France en traversant l'empire russe.A Kalgan senle- ment, les voyageurs devaient trouver des voitures (tarantass) envoyées de Russie au devant du ministre, les premiers véhicules de provenance européenne qui aient jamais traversé l'Asie de part en part.Jusqu'à Kalgan le pays est montagneux, le chemin exéorable.la seule machino rou- \u2018lante qui puisse, non sans peine, franchir ce chaos de roches et de sables est le grossier char pékinois à roues zarydées de fer, dont le coffre massif est posé directement sur l\u2019essieu, un des pires instruments de forture qui soient au monde.Quiconque en a usé, fût-ce une fois.n'hésitera plus dorénavant à lui préférer la litia- re portée par deux mules ou mê- mo le palefroi mongol, indocile, rageur, mais infatigable.A 1'arrière, cheyauchaient des cosaques précédent les mulets chargés de bagages et quelques serviteurs tenant en main des bêtes de selle.Cela formait nn imposant défilé ; la marche dans les fanbourgs populeux fat d'abord très lente.Enfin-nau.delà du Chat La Enl, nous débouchions en rase campagne, l'allure devenait plus vive, obliquant à travers la plaine vers le nord-onest, dans la direction des collines, nous suivions la ronte ou, plus exactement, le profond labour.creusé par le passage in- cessant-des convois circulant en- | Vaises toüjonré Sont» nésnmoins.de Nankon.Dr Pékin à Knlgan on compte environ 400 li, c'est-à-dire 225 à 230 kilomètres.L'unité de distance est ici plus foite que dans l'ouest et dans le sud.Au Sé Tchouen et au Qunnan, le li correspond à 500 mètres ; il en représente ici 600 et même un peu plus.Les Chinois estiment qu'un marcheur ordinaire ne fait pas, en moyenne, plus de huit li à l'heure.Le trajet nous a pris quatre jours el demi en voya- veaut à cheval : avec un train moins nombreux on l'accomplirait très facilement en trois êta- prs.La route de Kalgan, c'est, an début celle qui conduit aux sites les plus fréquemment visités dans les envirous de la capitale.J'ai déjà eu l'occasion de la décrire lors de mes excursions dans la grande banlieue pékinoise.C'est le chemin suivi par les touristes qui se rendent aux tombeaux des Mings et vont contempler la vrande muraille ou plutôt une wrande inuraille, mais non pas précisément la vraie, la plus vénérable, celle qui fut élevée sous Jus Tsings deux siècles avant notre ère.Cette dernière, désignée également sous le nom de mur des Dix Mille Li (Wau Li Tchang Tehing).part de Shan Hai Kouan, sur le golfe du Petchili, passe par Kou Pei Kou, Kalgan.et suit jusqu\u2019au Kansoun, pendant 2,500 kilomètres.la frontière de la Chine proprement dite.Ce que l\u2019on moutre au voyageur dans le défilé de Nankou est un rempart de date beaucoup plus récente, cousiruit au temps des Mings et s'embranchant sur la grande muraille 4 Kou Pei Kou.Les deux tronçons décrivent chacun un are de cercle de près de trois centr lieues, celui ci au nord-ouest ov Mni-là au sud-est et se joiguen : sur la rive droite du Hoang Ii (Aeuve jaune).un pru en amont de Piang Kounng.Cette immense étendue dv territoire muré constituait une zone militaire destinée à protéger Ia Chine contre les incursions des hordes nomades de l'intérieur.Ces peuplades ont passé, leur chef est devenu le maître de l'empire.La première idée qui vient à l'esprit en présence de la grande muraille, c'est l'inutilité de ce prodi- gienx effort, la somme de temps et de labeur gaspillée dans I'achèvement d\u2019un ouvrage de proportions giganlesques et de con ception enfantine.Lorsqu'on y réfléchit pourtant, ou se dit quo peut-être ce ne fut point là simplement une fantaisie de monarque nffolé de grandeur.Sans donte, avec les engins de guerre actuels, le mur des Dix Mille Li ne résisterait guére mieux qu'un cartonnage de théâtre.Tout autre était sa valeur défensive au temps de l'arc et de la flè:he.S'il n'a point en 1219, arrêté les armées de Gengis Khan, il n'avait pas moins contribné à retarder lougtemps la catastrophe à protéger pendant quatorze siècles la Chine des Tsin, des Han, des Tang et des Sung.Quatorze siècles, c'est raisonnable ; on ne sau- Tait exiger davantage d'une clôture.De la passe de Nankou, jusqu'aux approches de Kalgan.la contrée garde aujourd'hui encore vette appareuce de camp retranché Plusieurs fois par heure se dressent au bord du chemin d'énormes pans de murs, un fragment des bastions, tandis qu\u2019à l'horizon de hautes tours de guet en pierres rougeâlres couronnent les sommets découpés en vigueur sur le ciel clair.On dirait des sentinelles en faction depuis des âges, impassibles, insoucienses du temps et des décadences veillant sur le dernier sommeil d\u2019armées devenues poussière.La poussière ! Elle envahit tout.Des montagnes déboisées que corrode et effrite l'action combinée du soleil et du gel, elle descend, s'abat sur la plaine, s'ac cumnle en dunes d'une blan- chéur aveuglante, puis, rassaisie par les grands vents du nord, s'envole de nouveau, nssombrit les journé:s, fait tout à conp\u201cdn plein midi le crépuscuie, enfin va tomber en fine poudre sur Pékin, bien au delà même, à plusieurs centaines de milles, emportée en tourbillons jusqu\u2019à la vallée du Yangtsé, jusqu\u2019à Shanghaï Toutes les dix lieues en moy- enno la route traverse une place forte ; You :Li Pôn, Hr tre Pékin et Kalgansparla 4passe a A Huai, Lei Sin, DjiFMingy.$8; combate & JOURNAL HEBDOMADAIRE \"1 \u2014 l'entrée de la gorge sauvage où serpente la rivière Hun Ho, Hsouan Soua Fou, Vaste quadrilatère dont le périmêtre égale, à peu de chose près, celui de la ville tartare, à Pékin.Imposantes À distance, ces vieilles cités ri- oureusement closes au couvre- eu, comme au vieux temps, ces ligues de remparts,hants do vingt mètres troués de quatre portes aux quatre points cardinaux, ces lourds donjons à toiture ineur- vée, défendant, de leurs cinq ou six rangées de meurtrières l'accès de la demi-lune.A certaines heures, surtout lorsque lo jour décline, l'impression est saisissante, malgré le delabrement des choses, la pauvreté des êtres.Les fossés sont en partie comblés, les roûtes fléchissent, la muraille, par endroits.disparait en foule sous ies apports des dunes qui débordent dans la place.Tout cela n\u2019est que décor.L'enceinte grandiose cache un hameau perdu au milieu d'espaces vides où, le soir, campent les caravanes.Un décor rien de plus.La porte franchie, c\u2019est le silenew.l'abandon.À la nuit, cependant, ces solitudes s'animent, la ville défaute semble resgusciter par magic.A in file, les convois arrivent, des milliers de chameaux et de mulets secouant leurs sonnailles.A la lueur des feux, à la flambée des torches, des campements s\u2019installent une rumeur de foule emplit l'air.L'anbe venue, cette population instable est déjà loin.Le» soleil levant éclaire un désert, des ruines.La ville, redevenue jusqu\u2019au soir nécropolr, reste délaissée, silenvieuse an milieu des des sabl-s.Au point d'intersection de deux vallées, À la base de co'\u2018eaux pierreux dominé par arêtes de ro- he vive tailladées en dents de -vie, Kalgan se développe tout en longueur sur la rive droite du torrent que franchit un pont de marbre à huit arches.Cet ouvrage, en assez bon état, l'uti des plus élégants que j'avais vus en Chine, a été construit sous la dynastie d s Mings.A chaque extrémité s'élève un \u2018Pnilou\u201d (are de triomphe) à grands décors polychromes.Le premier aspect de cetto ville de trente à quaraute mille âmes n'est pas déplaisaut.Les murs lavés au lait de chaux, les toits en terrasse où brillent çà et là quelques fragments de poterie enchassés dans la brique crue, lui donnent de loin une vagne resemblance avec certaines locali tés de l'Asie antérieure, d'ailleurs, non moins malpropre que la pire des villes arabes.De la rue principale, ou plutôt, de l'unique rue que défonce l'incessant piétinement des caravanes, monte une odeur du \u2018\u201clout à l'égout.\u201d La circulation est des plus malaisées par suite un grand nombre do charrettes, de bêtes de bât dont les charges occupent presque tou tes la largeur de ce long et si- neux couloir, éraflent les façades, fout choir les enseignes.11 nous a fallu près d'une heure pour traverser la ville et atteindre la porte de l'Ouest.Cette partie de l'enceinte n\u2019est autre que la grande muraille.Celle-ci se continuait, à droite et à gauche sur les crêtes ; mais il en reste seulement la trace, une ligne d'ébonlis ponctuée de distance en distance par des morceaux de briques et de moellons marquant la place des bastions-.effondrée.C\u2019est la limito de la Chine provinciale et des pays d'empire.Encore quelques pas, une dernière poussée à travers la côliñe d'hommes et de bêtes qui se pressent sous la voûù- te, nous voici hors des remparts, \u2014en Mongolie.Kalgan est flanqué d'un fan bourg dissimulé dans une vallée latérale où plus exactement,\u2018dans une gorge aux paroies abruptes.Bloitties\u2019 dans les anfractuosités des roches, des maisons enchevé- tirent leurs escaliers et lenrs terrasses.La rue, c'est le lit du torrent aux trois quarts desséché, mais qui au printemps à la fonte des neiges doit débiter un volume d\u2019eau considérable, à en juger.par la quantité de sable et de cailloux roulés épars sur outte singulière voie publique.Qui croirait que ce fond de vallée san vage, enserré entre des escarpements de deux à trois cents métres, est l'un des centres commercianx les plus importants'de l\u2019Extrôme-Orient, le grand entrepôt des thés-réexpé- diés de laipsr cafavane eur la \u201cSiru ti 7 vd .ture =; [alle de ae Legs bérie inmost TM Europe ?Le trannit s opère seulement durant la saison sèche, c'est-à-dire en hiver.*¥ x Au moment de notre arrivée, le mouvement était déjà très actif, la colonne russe au complet.Celui-ci compte en tout une vingtaine de personnes.Les trois journées passées nu milieu de ce petit groupe l'expression de cesi physionomies à la fois éuergiques de douces, le charme de ces intérieurs, l'exquise affabilité de nos hôtes, M.Batouieffet Kal-satoffne s'effaceront pas de mon souvenir.Ces trois jours ont suffi pour me douner une idée du prodi gieux courant d'affaires qui, pendant une moitié de l'année, met dans ce site désolé.dans ce chaos de roches et de sable, l\u2019animation des grandes capitales Du lever du jour a la nuit tombante les convois de thés venant de Tien-Tsin se succèdent sans interruption.J'ai vu, dans une inatinée, s'amonceler \u2018a - les rochers, au pied de la ur seure de rnon hôte, trois inille quatre cents caisses pesant chacune de 25 à 30 kilogrammes.Le nombre de chameaux occupés à ces transports entre la côte et la Sibérie.est, évalué à un demi-million.À elle seule la maison Ratonieffen emploie, bon an mal an, de cent à vent vingt mille.Chneune de ces bhétes de somme représente uue valeur d'environ 65 taels ou 100 piastres (260 francs au conrs actuel).Elle peut porter de 150 à 200 kilogrammes.Quelques anuées encore et 1'a- chévement du Transsibérien créera des loisirs A cette population errante des plaines qui possède pour toute richesse ses troupeaux.vit uniquement dn trafic transcontinental.D'ici cinq ou six aus, les caravanes, dont la mouvante silhouette se détachait depuis des âges sur les horizons brûlés du Gobi, ne seront plus quan souvenir.Les vieilles routes d\u2019 Asie seront désertes.Le mouvement commercial ne s'y révélera désormais que par quelque traînée de vapeur bien vite dissipée et par la trépidation du train sur les rails.Les indigènes n'ignorent point, paraît-il les chan - gements qui se préparent ; ils ne sont pas sans appréhender le trouble profond que ces\u2019 innovations vont apporier dans leur existence : leurs allures, lenrs discours trahissent une vague inquiétude, le pressentiment des lendemains difficiles.A Kalgan, les caisses de thé, déjà protégées par uns enveloppe de paille tressée, sont réempaque- tées, recouvertes d\u2019une deuxième housse en tissu épais de poil de chameay,- afin de mieux les garantir des intempéries pendant le trajet de 70à 80 jours qu'elles ont à parcourir avant d\u2019atteindre les premières voies ferrées sibériennes.Etant données l\u2019importance de la place et la valeur de la marchandise, je m'attendais à trouver ici de vastes magasius, des constructions solides et bien closes Rien de pareil.Les entrepôts sont on plein air.les cais- svs déposées sur le gravier ou empilées de-ci, de-là, partout où le rocher présente une surface plane.S'il survient une averse, chose rare en cette saison, en hi- te on étale dessus des bâches en toile ou dea nattes épaisses.Je me suis demandé plus d\u2019une fois si, comme on le prétend, ce fu- moux thé dit \u201cde caravane\u201d évitait réellement la plupart des risques inhérents au transport maritime notamment les atteintes de l'air salin, et l'humidité des cn- les.En fait, il commence par voyager pendant une semaine sur l\u2019eau doace et sur l'eau salée : trois jours sur le Yanfitsé de Hankéou à Woo Souug, puis trois à quatre jours par mer jusqu\u2019à Tien Tsin.Dans cvs conditions, sa saveur est-elle, à l\u2019arrivée, plus délicate que celle des thés expédiés par vapeur et snns trausbordement de Hankéou à Odessa ?Les dégustateurs l\u2019affirment le public est de leur avis.Je ne demande pas mieux que de le croire.\u2014Le recensement:du Mexique donne 12,461.573 âmes à ce pays.Les deux tiers de cette population ne savent ni lire ni écrire.Les tribus indienues comprounent plus de 35 pour cent de la population.On parle soixante trois se x _ No 11 ox DENIS LEBLANC,imprimeur.GRAND TR TE DEPART DES TRAINS DE LA GARE D'ARTHABASKA À VICTORIAVILLE.TRAINS ALLANT A L'EST Express.5.30 hrs a.Accommodation.8.24 hrs a.Express.11.50 hrs a.ALLANT A L'OUEST Express.BEES 9.30 hrs a.m Accommodation.0.00 hrs p.m.Lxpress.8.00 hrs p.m.Express.10 12 hrs p.m.KZ Pour billets et informations s'adresser aux agents à la Station d\u2019Arthabaska, à Mde H.Gaudet, Victoriaville et à Lavergne & Faucher, notaires, à Arthabaskaville.Cartes d\u2018Affaires AVOCATS CREPEAU & CREPEAU VOCATS, Arthadaskaville, P.Q.EUG.CREFFAU, C.R., LOUIS-F, CREPEAU, L- L.B.BG Téléphone BELL & Larose.J.EE.Methot AVOCAT Arthabaskaville, Hector Gaudet AVOCAT A VICTORIAVILLE.Bureau : Chez M.Oct.Gaudet.J.E.Perrault AYOCAT A ARTHABASKAVILLE.Burcau : Voisin du Bureau de Poste.NOLIIRES F.X.LEMIEUX NN OTAIRE, Ageut de Préts et d' Assurance, À Bureau.\u2014 Bâtisse du bureau de MM.Méthot & Noel, rue de l'église, Arthabaskavilleler avril 1848.\u20141a.THEOPHILE COTE OT'AIRE, Percepteur du Revenu de la N Province pourle district d'Arthabaska, Arthabaskaville, P.Q.F.V.LESSARD OTAIRE, Saint-Patrick\u2019s Hill, Tingwick P.Q.Greffe de M.le notaire Larue.DIVERS HONORE PEPIN Marchand géueral WARWICK Marchandises sèches, Epiceries, ferronneries, Graines, provision etc etc A vendre A IOUER.REPARATIONS FAITES Sous le plus court délai et à BON MARCHÉ Un homme d'expérience récemment arrivé des Etats-Unis, a été engagé pour faire les réparations aux Bicycles.Venez l'essayer.PAUL TOURIGNY, Fils VICTORIAVILLE.(En face de chez D.O.Beurbeau.) 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mural.12 8 Casserolle A sauce.\u2026 15 11 Cuillèr à thé, par doz\u2026.15 10 Tamis à farine.20 15 Poèle à frire.15 12 Planche a pain.\u2026 15 10 Sean en bois.2 13 Bidon à huile # ga:lon\u2026 25 19 Bouillotie.\u2026 85 927 Cafetière ou thé ère fond CUIVrE.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.85 28 Ohaudière.\u2026\u2026.\u2026.:.\u2026\u2026.25 17 Martéau' à steak\u2026.\u2026\u2026 85 28 Grandes cuillers\u201cp dbz.85 20 Couteaux et fonrchettos par douzaine.\u2026\u2026\u2026 T5 4 22 10 $6:00 $4100 \u2014 Toujours en\u201c stock Articles de ménage en tout genre: .Zopis, Plarts, Linoleum, &i- degux, Tapisserie etc.Z PAQUET | 165-167-169-171 | BUE-ST-JOSEBR-QUÉÉEO mas w a, L'EOHO DES BOIS-FRANO$ a « Ce.= ==\" L'Echo des Bois-Francs Journal hebdcmadaire \u2014PURLIÉ \u2014 A Victoriaville, P.@.cortt Juséré sans nom responsable \u2018 PRIX D\u2019ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis, payable d'avance, $1 00 TARIF DES ANNONCES : Îre insertion.\u2026.12t< par ligne ème 4 .oon Sets \u201c Cenditions spéciales pour aunonces d'affaires rapports, reclames, etc.etc.VICTORIAVILLE, 11 AOÛT Tav0 SEAR FEU L\u2019HON JUGE PLAMON- DON La toinbe vient de se refermer sur une personnalité peu ordinaire dans notre monde politique et social.L'Honorable Juge Plamondon est en efft.décédé samedi dernier à l'âge vénérable de soixante dix sept ans.La nouvelle de sa mort n créé chez chacun lim- pression profonde que laissent généralement les grands évènements.On sentait que quelqu'un dont l'existence nous était familière venait de nous quitter pour entreprendre un long voyage.Plus même, une certaine tristesse qu\u2019on éprouve quelquefois, nous empoignait et nous disait que cet homme devenu l'ami de tous, l'être pour bien dire nécessaire que nous simions à rencontrer ¢t a voir figurer dans chacune de nus fêtes, nous l\u2019avions perdu pour toujours.Mle juge, comme nous l\u2019appelions, dans notre langage familier, avait cette hu- menr qui ne connait pas de mauvais jours.Notre village depuis de nombreuses années l'a connu, l'a estimé et respecté.Aimable pour tous et pour chacun.son regard bienveillant, sa figure souriante rencontrait également l\u2019'humble citoyen comme le plus important de la localité.Sa rencontre causait toujours une certaine satisfaction intime et les pauvres ne parlaient pas du juge sans inanifes- ter des marques bien naturelles de respect.C'est que l'hon.juge Plamondon appartenait À cette écule qui suit allier la bienveillance au rang élevé que peut wœcuper un homme.Depuis 1874 il remplissait ln haute fonction de juge de ln Cour Supérieure.L'Hon Juge a été appelé à rendre des décisions dans des causes restées célé- bres dans notre district.Plusieurs avocats de renom ont plaidé \u2018avant lui, ot eu plus d'une circonstante nous avons Eu l\u2019occasion de l'entendre parler du bonheur qu'il éprouvait de , les fabricants peuvent laictracer jusqu'à son vrigine, et si elle ne séjuudaut \u20ac point à leurs promesses, rendre bonne la garantie.\u20ac © x Les chaussures «« Slater\u201d peuvent être reconnues par ce coupon \u20act ** , par le nom et le prix marqués sur la semelle.Chaque puire ** Guudyens °° & weltcd,* $3.50 et $5.00.\u201c BOOTRANCOIILEIIPICISPIEVOOOIIODS DOE 2 $4 POITRAS & POITRAS, seuls agents locaux, vent être construits cet hiver, auront 168 pierls de longueur sur go de lar- qeur, et auront 30 pieds de hauteur.Il faudra 1,000,000 de pieds de hois de construction pour les finir et prés de fo,v00 barils de ciment.Le cont dela Maçonnerie ser d'environ $1,250,000.L'ingévieur choisi est ML A.A.Ste wart, de New York, qui a été employé À la construction du pont de Brooklyn Il y aura des arehes composées de pié- ces de fer d'un seul morceau, pesant près de 110 tonnes, Le pont aura une double voie de chemin de fer ct les ingénieurs disent qu'il sera assez fort pour supporter le noids d'amant de locomotives de 150 tonnes Qu'on pourra en mettre sur les voies, Il y aura aussi double voie pour les tramways, outre une double voie nour les voitures.M.Davis estime que la quantité de maçonneris qui entrera dans la cons- iruction de Ce gigantesque travail sera de près de 50,000 verges cubes et il s'attend d ce que 5,500 verges auront êté employées par ses hommes vers le t5 novembre.Le pont merveillenx construit il v a quelques années sur la rivière Firth of Forth, en Ecosse.a une arche de 1,300 pieds qui est de 9 pieds de moins que celle du nouveau pont sur le St-Lau- rent ) M.Davis ayant jusqu'an rois d'octo- Sre 1902 pour compléter son contrat, il fera construire l\u2019une des piliers la sas- ion prochaine, vers le 15 mai 1903, pendant que la saison de 1902 sera em- vloyée à la construction de l'autre pier.cde \u2014 SIR CHARLES ET HUGH JOHN Hugh Jehe Macdonald viendra donner un coup de main à Sir Charles dans \u2018a campagne électorale pour la Puissance.Avec le concours de sir Charles, dit le \u201cMail and Empire,\u201d Hugh John a nettoyé les écuries d'Auglas de Manitoba, à la grande satisfaction de tout le monde en cette province.Avec l'appui de Hugh John, maintenant, sir Charles va débarrasser Otlawa d'une boutique encore plus malpropre, et tout le monde canadien respirera à l'aise, après la grande lessive qui va s'exécuter.TERRIBLE DRAME ON CROIT QUE HUIT PERSONNES SE SONT NOYÉES Aylmer, 8.\u201411 s'est passé ici, pen dant la tempêté qui a commencé avec la nuit, de sombres drames dont on ne saura peut-être jamais tous les lugubres détails.les plus sinistres rumeurs circulent parmi la population qui est plongée dans la plus profonde anxiété.Une foule considérable est alignée depuis six heures, sur le bord du lac, interrogeant les flots comme pour leur faire révéler leur effroyable secret.On est sous l'impression que les ondes perfides ont englouti huit victimes.A neuf heures, cependant, il n\u2019y a que deux victimes de connues.Les chaloupes à rames et à voiles, les yachts à vapeur et les ba teaux sont à la recherche des naufragés, Ottawa avait un congé civique, lundi dernier.La population s'était portée en masse vers nos rives ct nos parcs.Le lac était couvert d'embarcations de toutes sortes.Vers 5.30 heures, un coup de vent terrible que l'on prévoyait depuis une demi-heure s\u2019est déchat- né sur le lac et les imprévoyants \u201cpromeneurs ont été balottés par la vague.Une partie d'entre cux se sauvaient à force de rames du côté de Britannia, tandis que d'autres se dirigérent vers Aylmer.Le bateau \u201cJ, R.Greene,\u201d chargé de 200 excursionnister, perdit temporairement su route.Le pilote crut plus pru dent de tourner complètement et de pointer contre le vent, jusqu'à ce que la tempête fut passée.Ily avait panique à bord.Les chaloupes chavirérent et les yachts disparurent à differents endroits sur le lac.On assure que les MJ.Douglass, le Dr McLaren et les Stcars, sont noyés.M.C.J.Stcars, du département de l'Intérieur, et ses quatre fils étaient dans une chaloupe.Celle-ci s\u2019est remplie d'eau ct a chaviré.Deux des enfants, Georges et Thomas, âgés respectivement de 104 12 ans, se jelèrent à la nage pour atteindre la terre, entre l'île à Chartrand et le phare.Le pére attacha Jes deux autres par le poignet avec la corde de la chaloupe et il les tint ainsi à l'embarcation.Les deux pre- -miers sc sont noyés.On attend des nouvelles des deux côtés de la rivière et l'excitation est partout à son comble.Cook's Cotton Root Compound Est omployé avec succès tous les mois au-delà do 10,000 forumce, Sûr, « 1feo- £L Meedames, demandez à votre Phurmaclen lc Cook'a Cotton Root Compound.N'on prenez pas d'autres, car tous les mélange, pilules t imitations sont dangereux, Prix, No.À, 81,00 la boîte; No.2, 10 degrés lus fort, $3.00 1a boîce Yo.lou 2 ony bs sur Fr ption du rix et de eux timbres do 3e.The Ono ompany, .ste CBF aout onde pee 081 ot 3 sont vondun et recomman: : tous los pharmaclous responsublos au: Canada?No 1 et No 2 eu vente à.Victorinville par 8.Lemay, 8.X.Mural, J.E.Auger, Paul liers dis centre*< Les caissons qui idoi- - {Tourigny.Rosaire Bourbeau, JO, -Bourbeau D> 0.Bourbeau et DeF.M: Poltier.\" Grande Exposition SHERBROOKE, P.Q.Du 3 au 8 Septembre 1900 Cing jours d' Exposition et deux sotrs de Représentations.Provramune A dota que \u2018sauër \u201csoguoau] \u2018suoFe Mi.10g, oy dt eu © CN N , nepio] 8103 3 \u2018un.1881 \u20188030 aub \u201c070: en uel ue Pp os\" gg \u2018ap tjop-ne-quesn Korg ey x .0 quou \u2018809 a1' : 5\" oo yo Agents pour lo District dArihabaska, \u2018Lo°P: Liisa! Sth Helio.Jos.Nand, Tingwick.FLefulippe, Someiag L ee Mpise Guuthior, St.Panl.Jos.Gingras, Warwiok.Jos.Hole, St.Rosairele: 16PSL.Agspit.aT.k.ete.+ "]
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