La Justice, 23 août 1888, jeudi 23 août 1888
[" ol 8-No 110 PRIX DE L ABONNEMENT FOISION QUOTIDIERAE \"PAU cuccovososcececenconc0scacecc0 se Intros arss0e0s fix wile ove : Te pabchneen\u2019 et 1DITION SIERDOMAPAIRES Una SU'ONpt DÉdu À CdLcosvoneeseressecennencess BEFLLBAU & CIB, administrateurs, ee Te L'HON.M.MERCIER pPAN3 -\u2014- LES CANTORS DE L'EST Shesdbrocxe 22 acût.Ta réception faite hier soir à l'hon M.Mercier évhipet tuutes les evatiozs do.t si tn Lona publ Cc ait jatoa\u2019s été lob.jet i i.L'hon, premier m nistre eat ari.vé per le tr iu cu Québ.e Central vers the tres, acc mpagné de M.Beivin, son scaétaite particuler, de M.Charle Lancer, M.P., et do M, Erscet Pa coud, Des acc\u2018amal'ons cnilousiastes (c'.tèrent ler qte M.Mercier sortit du th cr eæcurté des membres dus C mité du peep ion MM.LC.Belanger, Loomis, Me Manamy, de Lottinville, De Pelletier, AM.le votatie Noo'y M, Leoaard, avo at ple, ote, Aud hora, dea milliess de per.onnrs pews poutricns dire la population cuts red 1- ville, couvraient Ja placo qui r'iter.d do la gave au Eherbro: ke Houte Cet hôtel, où des aprartements avait 6 eteru.s pour le praaicr mi uistre 0° RCS \u20ac: Mpagnons, Cat tout pi vi sé at Lril] mment Eliane de lag trucs chinoi, es.Aprisav-ir conduit M Mur ior aa balon de l hôtal, au bruit des ac.lama tiens rotentissaits de la foule, M OL.Ut.Lél.n.o-, av-cat, M.John Leo vaurd nvocat, lucetit.respect vemeut, en fran- ais et en anglais, les adresses Euivantes : A Plonorabde Honoré Maren, Premier min'stre de la prosiuce de tquébce, ministre de | Agriculture, chevalier grand'.roix de Vode d.Saut Gedy dre lo Grad, «te, Honorable morsicur, Vos avis de She:Lronte sut Lecreux fiz vous couliaiter Is bienvenue à vetre sreivée au sein de la wétr pele des Cantons de let.Ha sont fiers d'avoe les premiers l'o.cision de vous saluer co:nm: chef du gouvernement Co la | ro: ince de Québee, au mo nent où Vous venez, pour la prenvère fois dvpui: votre arrivés aux nilsires, Visiter cetts rég'en importante fe notre Leau p.ys, appclée avec raison lo ja din do la province.Ms espèrent ue c tte virile vous sera ageéable, a Vous tiv v8 compaghons, et qu'el'e preduiru d'heur.ux routats dans lin térit commun : l'union «t l'en\u2018ente cor- Éile que doiv.nit exister au s.in de toirmut cités wixtee counne les nôtres.Cito certaine, c'est que vous avez tout a guguer et rien à psrdr: à vous fgire connaitre.Votre préseuce el votre parole cuntribuerout sais doute puis- sanmen: d faire tomber les pré us et les prévontons ragret ables qui t'ennent cujourd'hui cos comtés à l'écart, auzein de li représentation watiourl dans la \\éyi-latero de Québes, Dai:s tous les cas, loncrablo monsieur, vous aves iciet Clans teUs Cix contons de nombreux amis, À » partisans deévouls et siucères, qui se ré,nis-ent cerd'a'emer t de vos succès t: sur Jesquols Vors pouvez compier au busoan.Si le nurebre n'en est pas encore nesi gr nd gu'ds le désirent, ils B'en condulont en sov-geant gue la qua.J:té sey pide paifois au rembre, Cm:e vous l'avaz si bien de tnos.tré Ty a d-ux au: C1 chaug aut, #4 meyen de voire excellent poo ramme (tds votre par le (loguente un-itime majoiitéer vne maj tité triom; hante.Lhistuire go ré- pete vite de ves jours ct riez ne réussit comme lc £ucecs.Au reste, il ya une d'zaine d'arnées, it n\u2019y avait ii, eu de du peliticion haut pie\u2019, qu'un Lbh'r | et demi, Aujourd hui Tes pastisne de la Li une c.vso, les patriotes s'y comptent pat cenrince, preuve gus le aol est festile tt quo ls Bemieuce ap or.é dus fruits.Nowa som nes fers, honoral ls mereicur, de vous aveic jour gon rid ot de suivre velre ce pau sur equ Incus voyets inst volte pati tUgue pos amo \u201c* Kevondication de l'honneur rations), oubli des divisions passé 8, a'l'ance e itre los honimes modérés d.s deux purtis, politrue d'uffai.cs, développement der TurzOurces maturclles de Ia provitice, en- covregomert 6j écia) à l'agriculture et a la col.n'satien, protection du colon et de l'ouvrier, druit égaux e: ju:tice égale pour tous.\u201d Si vous {tes fidèle à ce Programme, nul doute que votre étoile ue continue 4 monter ot que vous Le scyez un jour con pté au nombre dios grands p: tiutes de ttre pays.Nous nous réjouisscus, honorable mr nekcur, du 16t-blis ement de vo re eanté altérée p ros tiavaux ardus et votro dévurtemont ssrs borne, ct nus fa'sons des vœux ardents pour que vous suyez ! netemps conservé au p ste que VOUS \u20ac Ccl.p OZ AVEC tant d'éclatet do suc- cts.Veullez vous faire aupiès de madume Mercier, votre digne com- pssno, l'interprète des souhaits que Lous formons pour ron be nlieur et co- lui de votre intéressante et aimable famille, En terminant, honorable monsieur, nous vOUs disons do bin cœur : ** Merci Go votre ura ivuso visite ¢t au revoir, \u201d Pour le comité ; -\u2014 L.C.Berancin ADRESSE ANGLAISE (Traluction) A l'honorable Hoxoré Mir :1ER, premier ministro de la province de Québre, Honorable monsieur, Nous profitons de l'occasion de votre première visite a cette s ction de la pru- Vince qui s'az pelle les Cantons de l'Est, au nom de vos amis de langue anglaise de cette v.lle et des enviruns, pour vous tffrir In plus chalourcuse et la plus cor.dialo bionvenue, Bicn que nous n'ayons pas à montrer Une population bien considérable, nous Porséduns ici tous les éléments néces- trea nu dévcloppeme:.t d\u2019une grande tité pleine d'activité ; citons ontre au- lres notre grand aqueduc, notre réseau Àe chemins do for qui nous met en contact À rcet avec le continrnt entier, pour he rien dire de l'impulsion et do l'éner- 18 qui anime ncs concitoyens due d:ux bationalités qui vivont .6t à côto dans es meilleurs tormes et travaillent à l'envi l\u2019exécution de tout co qui tend au bie- êtro ot à lu prospérité de notre cité.ous avons la conviction qu\u2019syr's avoir viaité quelques-unos de cos industries, tous rapporteruz l'impression la plus fa Torablo des progrès que nous avons faits fomme centre manufacturier.ous regrettons seulement que vous Gez trop pou co temps à votre dispuai- | } Font fuit certains C5 \u2014 mam ou BUREAUX 111, « DIEU ET MON DROIT.\u201d Cote Lamontagne, Basse-Ville, Quebec.À TARIF DES ANNONCE La \u2014\u2014\u2014 LS Proraléreinaertion.\u2026\u202602000000000000 000 -ca00T 00e A Autresinsertions,vipubltessousies jours.- æ Âvio de natesanoe, mariage OU dÉC0N\u2026moc0000000000em DS A Les anecn:es suivantes esrontinsérées pour ua centia = le mob:\u2014Deru sudo d'empioi- de nan de de domestique où es et yés\u2014annotices pour chambres ou ;penslon\u2014annoaces d'ublets perdus ou trouséa .Toute remise d'arçente, toutes lettres, eto conosronn l'administration, devront Ctre sdressées à BuuLkAU & lle Bureau de La Jusric leit es, 080.,000 rernans [a direction La Svarios.B 111, Côte Laimontagne,et toutes rnest Chouinard, Rédacteur tion pour visitoe les grand -# mines du vois nage.Ne us espérons cependar.t avoir da:# un aventr rapproché l'honneur de Vs us recevoirde 1.UUVEaU CAS UN wo.ment où vous atrez plus de lvisir et où vous pourrez voir du pres ncs ins: itutions religieuses et d'élucation.Nous scinmes fiers ds const ter combien vcus avez su douner en infusion su public d«ns l'exécntion ds devuirs de votre charye élevée, et faigous des vœux pour qn.Vois nouss vez lo -steraps con- nerve dans le post ie vous o:cupez maintenant.(sizaë), G.B.Loost, Président, M.Medcior vcp nit en anglais cot en français.Le lungsge dont il ss scriit à l'.dresse de Ia population an lrise pro- flioit Une vive mpressiou.Chacune de sus declarations était recueillie avec en- thousissme parle futcle entière, les Ca uat'ens-franç-is se joignant à nos comp trotes arglais, M.Lavgeli.r ct M.Belanger a \u2018rosserear quelques wi ta de La fculs, puis l'un se furms où processi- n.M.Merci r fut placé dans un enpert é,uipac, et l'une diriges rue Welhuxion.L' vation fut-en co momert à M.M 1c'es éclipse peut-être les marches Liemip'a'es do \u20ac In-ci à tavers St Rech.Sur la grande ruo étut l:ttéralo ment miassée Une foule c-mMipa.te ct enthousiaste.Doux m-gviti,ues corps de was que sl ersuient au leu des Liao «t des :* Vivo M, Mercier ! ?Teutes les résidez.ces privées, hôtels, 1'agueits, Ctaienl illeminés ; de part ut s'étancsient des gort us lo feux d'artitires, La jroce-sion s\u2019arrèta au Grand Cone trel !louge, oft eut lien un grind ban- Met sous lu préaid-nce de M.Lrumia Voici le menn : Lunch M I Move, prend mirastre de Le prarine 4 a owl Glee, a Ve cos on de ste \u20ac Shasbreke cé d'Fst Cirand Can:ral House, le mardi août 3 août Is, =\u201c prewire cl tu.adi MENU Foust Chican al Bionn San, Fee, and dead tiravy Lod d Homand Tongue roved nt wuee à ia Lancelier, Vee abi s mashed l'utsices Ven hr boa, un ind Event cout Saad orale Desseat Aid pe.Cait gn pu litn 11.erange pu dix.Sweet poking, Whippe.! cream Von Pets, Monel Cones, Cora Nr und Chie ete de.Gores + Custaged ae, Looerconea a Pacand, Fras Me SE Vaiis Graver Fouare Wats oon, boa ies Loge ty Molen ale | BHATT i Sheri sous at Port vane Shes Pouety wine a tal un Las k tia Coffre Gen \u2026 Apres les suntés d'usage, M.1e président s proposten anglais, 8) puvé pat M.de Lottin:illo, let ast at'hre de la srirée.N.3 avens entendu j8r'or M.Ner.er bien des fois depuis viuge nus, a0nis ja- mis encore tous nr J'av.ns v.t s'élever à un aussi haut desré d'étoqu- rce.Nous ne rezrett ns qu'ute chose,c\u2019ust de ne pas avoir cu un s\u2018é:.cgraphie pour recucillr ce lanyine élevé, eutrainmnit, qui t'rt pendant 11s d'ene heure cet auld t ire d'él te Jans un anthousiagiae in Ceserip title.M.Mercier lui-n.ême ne pourrait rien écrire de compmiable i son di-cours d'hier evir, Les orstcurs ec succédèrent cnsnite daus Vordre suivant : M.L, C.D lager, M.«ts Lavgelier, M, Noël, M.Doherty.M Lo.mnard, M.Ernest Pacaud, M.Hoven, M.MM acleracln: banquet en pro prrnut la sunté des citoyens de £her- biooke.Co matin, M.Mercier et ses compa- gncns aont allés rendre visite a Mor Racine, ct ont aus 1 Vi.ité : V.C inté:ét toutes lea principales manufictures, notam- mer t 1a grande manufaztureide corse's, de not1o eutreprenai.t compatriote M.G nlron.Les org n'sateuis de cette grande réception, MM.l'élanze.Loniuis, Nut, de Lottnvillo, Lennard, Ur Pelletier, 1.1.Pré ortaine, McMaramy, A.Olivier, Alenis Liicher, A.N.Denis, cte, miécitent les félicita:ions de to iz les nationaux de la province.\u2014_\u2014 py \u2014\u2014\u2014 ENTRE NOUS J'ui écrit, ily a deux ans, un :riicle intitulé : La langue gue n us parlons, dans lequel je soutions que nous n'avons pas do patois au Canada et que notre langage, à part quelques jucorrcctions, est le français des dix-septième et dix-huitième siBclus.J'ai cu l'honneur do développer l'A même iléo dans une séanco publique à l\u2019Institut Canaditn de Québec.Je citais, er-tre autres témoignages, celui de M.A.M.Elliott, profosseur de langues romanos à l'université Juhns Iopkins de Baltimore.M, Ellistt a fait un séjour de plusieurs mois dans notre [roe viner, et voici ce qu\u2019il me dissit avant son départ : \u2018* Sur la foi d'un do mes correapondnnts d'Ontario, je m'attendais a tomb.r ici en plein patois, et à ne pouvoir me fai:e comprendre que de quelques hommes inatruite.Quolle n'a pas été ma surprise on rencontrant partout, ch.z lu paysan comme chez le citadin, le véritable français des dix-septième et dix-huitièmo siècles parfaitement con- sorvé et pur de tout alliage I\u201d Jo citnis aussi les paroles de M.de La Mutho, dans son Foyage au Canadu, publié au v lumo II du Tour du Monde de 1875 : ** .En approchant, on entend bientôt lo deux parler de Fiance qu\u2019un accent tout particulier souligne sans le défqurer.Un is-lement do cent ars d'avec la 11 étropole à pour ainsi dire criatallisé jusqu'à ce jour lo français du Canada.et lui a fait conserver fidèlement les oxpressions cn usage dans la première nvitié du 180 siècle ; mais ce terait nno injustice do dire, comme voyageurs, qu'au patuis nore parle le Canada, l\u2019on mand.T us les mots, cu pou s'en faut, dont se acrt le Canadien ss trouve t| dure sice dictionnaires.Son larg ge est Plas ci rrect que celui que l'un parle Can nos petites villes, Puis lord Du ham, duns un rapport très-éla' o:é, its aussi por M.de Ladothe : ** L'essoxtion généinloment répandue gne toutos 1 sclussesdo la so:iété canadientne-\u2018raçaise sent É_u'em- nt ignoran'es, cst erronée, car ju ne connai- puiet de peuple chez loquel ilexit vn® plus 'a-ze s.mmo d'édu:ation Clémer.s taire éluvér, où choz qui une telle éducat'o 1 suit répartie eur vue p'us grande portion de la population.Li piété et la bienveillince des p emiers p-azer.seurs du paya ont fondé dans les rémi- nai es, qui cxist.nit sur difffrents puir.ts de la province, des instituti.ns Cont les ress ur.os ot Pacti itd ent longtemps été divisées vors l'éduation.L'in true tion quo l'on dunno duns ces céminaires et'ces colli cs rssemlle beavevup à e'les des écil a pull'ques en Ansleterreiusis Cie cat pl s variée, M cu sort au- nullement deux à trois couts jeunes seus inatruts.\u2026.J'incline à ervire que lu plus ginnde some do rutlivenent ia- teilec uel, du travail de la ponsés dans l'ordre spé-ulatif, et do connaissances que puisse do\u2026ner In lecture, so trouve.sauf quelques brillantes oxce:tins, du côté dos Can:diens-français.\u201d Voila au moins un Lémcignige qui n\u2019est pus tntéress®, cl il faut quo ls chose soit Lieu vraie pour qu'on on fase ainsi l'aveu.Du reste, teus ceux qui ont pr ouru la p.ovinze,\u2014 d\u2019ure façon iutellisente et not pas à le mauicre du plunist.K-walsti où d'ut Crartes Limousin, \u2014en ont rap; erté In même impression.Notre 1Anga co est vieux, souvent incorrect, mai.il no contient pas de patois.Mais ce qui aurprendra peut-être plus d'un lect sur, c'est qu'un a\u2018sez grand rotabre de cos incoir:ctions, qui cent récl'ouout dos fates aujourd'hui ct dont neusfaisonshien de nous corriger, formaient autrefois partie du bean langage, du boau porter Et à l'époque de la cession du pays,on enseign at à l'a rs même,nrec privilège du roi, des façons de dire que l'on trouve si singulières cles uvus ct que nous avons relgieusecuent con- tervées.J'avais déja fait plusreurs citations dg vieux a:lcues pour étal-iir Ce qe int, aanis l'un trouve uno preure Lien plus fucile dins devx grannnires que M.Cyritle Tussier a eu l'obligenuce do mo prit.r.La peemicre date do 1592 et et iutitu- 160 0 Kifloxion, en re mer ques ord gis tte l'usine prés ul de la dey ve angi \u20ac par Andry de Deistegard, are pueildu dor La acconde a pour titre : Prin.CIPO GE Cron cb idée ends Cee Coinnitare fri note te\u2014 é'té À uen Crau le vre d'hléons, par M, li etaud, avocat au Parle nent 1764, ee appa t ctanx Conari's Qu res Cop elie \u201crr ron, Pata ln pr mire, à lu page 486, je trouve le sit:sulier par-grarde qui suit ** La dpt n-ue et ee doit pronoucer quelqu:f.is coumo un tout seul ; ct cela arrive dans ces mots-cy, j'ai en, tu na ct etn: jai ver, tu as veu ete, ; ot dani la premivee ey'llabe de fives car, il feut pronnecr j'ay ow, tu ag ow, Luvevx, On doit prononcer Fayen, ru- Yom, mais on duit dico j'uye, tu e cs.\u201d Pui:, un jeu plus Juin: .* On écrit les Français, mais il faut ordinairement pronotcer 18 fran:a's la lan- tt que Françoise, commo Cstant plue doux.1 n'en est pas de niceme du mot crore, craie no ferait pas tout à fait bien, surtout daus un di-coms public.Je dis le mime de froid et d'e trait ; dans Ju conversation, ou prononce fruit, e.trait ; mais ch pu tie, il est mieux de proncneur, fioid ce troit ; ce no scrait pourtant pas une fer grande faute de prononcer autrement.\u2019 \u2026\u2026.* Cotte diphtungue (o:)a, encor 3 une autre prononciation, que qu.fuis, elle se prone nce ou tv.comme daus o:sestt, car ceux qui jarlent bien prononcent vuais au (ouéscau).\u201d Cela montre, n'est-ce pas, que lor que nous avons reçu de Franco la laugue que nous parlons, non seulemunt elle était correcte, mais même élégante.Mais il y à des chosos encure plus frappantes.J'ouvre In seconde gr& nmaire et je trouve, au chapitre XVII, sur la rononciat/on, les remarques suivantes : ** Dans la prose et 16 discours ordinsi re, ce scruit uno affecta\u2018:on ridicule et qui tiendrait du pédantisme, que de vouloir prononcer les consonnes finales, etinême les s ct lcs ¢ avant tous los mots qui commencent par une voyelle vu par une h nun aspiréo, aussi exactement que dans les vers ot dans lo discours soutenu.Ains', on p ut prononcer, Me: Îrires et ros saurs reviennent ensem:L, comme s'il y avait : Mes frères et vos sœurs rev'enne 6: semble ; et de même dans une infinité d'autres cccasions.I} est assez d\u2019us-g.da pr.noncer le t final dans les troisièmes personnes du pluriel dcs verbes, lorsque leur dernière syllabe n\u2019a pas le son de l\u2019e muet, comme Ils vont @ Rome, Elles é.aicnt & table ; au lieu qu'on peut prononcer Ils dinnent à manger, commo s'ily avait, Ils denne & manger.* On négligo encore la prononciation de l'r, à la fin dcs verbes en cr, eton prononce «'mer À lire comme aimé à lire.* Il faut toujcurs prononcer l'r à la fn des mots terminés on ar, eur, oir, cur, ur, excopié dans la proposition sur, où l\u2019un peut nopas faite surmer I'v, Avant LE CMSONNC, CH plu.O1 5atit se lui comma xe lui, *\u201cL'r Ganls dis intinitifa en ir ne se prononce pas urdinairowent avaut une COLBUNNE ; Hinsi on prononce « fut o.- renir de tout, ecnume 62 y avait cone ni de tout.* Les noms sepre Ur, son eut, plasic, luis!r, 86 prononcent aussi nzant tn * consonne commune à; \u20ac fi, sct-eut, ete : munis ilsr prennent l'\u201d avant uno voyelle, Coutie dernière manière do jronén'er est plus rare ici ; je l'ai cojendant rencontrée 67 plusie:.18 endroits, Poursuivors : \u2018* On ne proLones pas lI dars : où ds, si le verbe suiv.n° commence par une contonne : il mage, As amangon!, se protonce comu.c à narve,i m.tuyent.Mais si le verbo suivant commence par une voyclle, I'l ne se prononce qu'uu singu- li.r, d ufue; quant au pluricd d'> aimes, il faut prononcer à sdimiot, Onno fait pas «ntendre Fr dans votre, ntre, quen lis cout pronoms pes- satis ab.olus, c'est-à-dire, quand ils procédent four substu-ntif, et on pro- LONE notre mi.isony otre cham.oe conune sal y avait «1; Nut'son, wt chambre ; mais quand ils sont pronoms y osseseifs relatifs, et qu\u2019on dit le nice, le rutre, \"ans substantif, il faut prononcer l'r, Trouvez vous la photographie assez rossemblante, et reconuaissez vors bien File vézitalle langa so conadton français, ** cristallisé \u201d, comme lc dit M.de La Motha, depuis unsiècle.1 y a cucore da nouveaux traits, Leoutez : \u201cCitse proncnce comme of, ot eel, comme s'e; ainsi, quoiqu\u2019on écrivo «c\u2018 ciscau, cet honneur, cette fenume, il faut proncneer stoiseurt, sthonn 1 ry stefenane, $ Que'tt, qualqiéun se prononcent Aussi Commne s'il y AVail qu'qte, qu qu'un, saisi.\u201c* On pronoi cs encure en conversation, craire, Je cra\u2019m pour c.uire, je rruis Jr! pour jroitete.Ma's on rétablit la véritable prono.-ciation de ces mots, au si bien que des précédents, dans la posiv «t dens le discours sutonu.\u201cI L'est pas moins ordin-iro d'entendre pronon-er,\u2014à Paris cemmo daus lea provinces.\u2014nerrir, ao éitare, nourri © cujord'iari ; au lieu que, pur parler pu- retnent, ii fiat dire nunsrer, noarire, erfourd'hai, none ae, De ves quidre fautes toutes parisien- nos, nous n'avent que la dernicre et nous GISURS : SOL fréquet-ment : Lhd corr Wier cto Jond wd; mais nous nots en igeons tous les jours, cs My aaasi in autre défaut que Vautour repreche sua Parisiens et doni notre conscience est Galant char do + c'est que, paraît il, on dit oie, au lieu dos Seine Je n'en disconviens pas.J'ai même euteudu dire j'eid ct Mais est rare.cela Acheven.le clupitre : \u201c Les deux :s qui term.nont l'inp.- fait du subjoi etif dans tous les verbo, doivent toujours so pr noncer forte- went; duce o ait pas qe je le coutu \u20ac Cependant, cn les gupprime tres commit- nément dans la prononciation, et rien n'est plus « rlinsire que d'ente::dro d'ro tous les jours à quantité d'hoin'tes gens ct surtout aux dames : II Julloi que Jj'écrivis, il roudait que j'alles arec lai?cotto pronounciation est alsolument irvé gulère.* On doit dire di'es-le, demaiv'e.-le, ot non pasdites-lé:, demandoz-lès comme on fait a:te: ordinairement, \u201c* On prononce crcore tris-communé- ment lcs pr noms con'o:ctifs L et lu, avant les verbes qui c,mmencoit par uno voyelle où une À non aspiréo, comme s'il y avait deux Ü jell'aime, iel l'ai étu lié notlliguoro 8 ; tandis qu'il ne faut faire entendre dan: ces phrases et autres sem- blallis que le son d\u2019une scule , je l'ei- me cte.Ces duux derniers défaut sent, je l'avoue, a:nez fréquents chez nous ; mais on vuit quo 'at.teur les traito avec une indulgence qui doit nous consoler, Nous sommes un pen hors de modo peut-être, mais, au demeurant, nous ne sommes pas plus ridicules que les juzes ct les avocats qui portent encore la perruque des anciens.Cela ne veut pas dire, tontefois, que nous devions conso: verc:e antiques manières do parler ; mais ceia signifie en môme temps qu'on à tort de nous les reprocher, commosi elles te- naicnt du patois, et que lcs autorités desquelles nous les tonons, pour 1l.illes qu\u2019el es soient, n'eu ont pas moins un Caractère qui mdrite tout notre respect.et celui des autres.Si je ne craignais pas de prolonger cette causerio au-delà des Lornes légitimes, je citerais encore quelques curieux détails du livre de M.de Bo'sregard, quo j'ai mentionné en premier lieu.Ainsi, parlant du mot infériorité : \u2018\u201c ce mot, dit-il, s\u2019emploie uslquefois ; et M.Racine s'on cst servy fort à propos.\u201d ** Tnexact : Ce mot pout avoir sa p'a- co ausai bien qu'inexa:titude ; mais il ne faut pcint d'affectation.\u201d ** Porcelaine, p'reline : on dit ordinairement vases de porcelaine, \u201d « Tous lea ¢ qui sont devant la syilabe ge, se prononcent fermés : mandge, collé- ge ; et non collde, wmanig:, comme font les Licnnais.\u201d Les Lyonnais ont raiton aujourd\u2019hui, Je pourrsis multiplier les citations prur montrer cowl ion I langue a chan gd, Livres mm dantite ows tian iis, 1h Netro défaut cat peut \u2018tro do n'avoir pas assez varié : il est toujours ter ps ce nus y mettre, Narozées Lecrsere, DEPECHES DE NUIT Ie crime Ce Hani-vaki Un des: erado dein\u2019 la polico Ottawa, 22 août.Léen Guertin, qui arrive du Manmalki, rapporte quels tillette outragés par Jean f'oitras n'est pas morte, omme on l'a dit, Mais au cons traire «st en bony vein de rreuvre ment.V'oitras, ajcue-t-il, s'est réfuvié dns eon chantier où il est armé d'une hache ot dutis qui quevescit door l\u2019arréter.D\u2019oivas cet un col-ess re douta- ble.Guertin dit que fi loiest «h se incon nue dans le voisinare du comte d'Ortawi, que la force prune tout le baret que les autonités monitrent li q'us vaude tx différence dans cette cire s'anve.L'HON.II, LAURIER A ORILLIA Brillarte recep \u2018on Ces citoyens ce cet:e V Île Presc tition dude.gs Ouillia, \u20ac2 noût.\u2014 Lundi d'rnuier, #pre.avcir visité l'école de Réforme, à l'enc- tas guistene lhou.W.Laurier s'est rendu iuneasemblée présidée parle Dr Spotin, vù on lui a présenté des udressee.1a répondu en français et en anglais, brit- venient, mais avee cordialité ot d'une uae nière particulièrement heureuro.Puis il y a eu lunch chez lo Dr Spohn, et avec ceux qui l'accompagunient M.Laurisr , et on crpère qu\u2019il se coupers Leaucoup de Lois dura:t la pruchatne raison.UN HOKNEUR Il nous fait p'aisir d'ain ncer que uotre ann M.J.J.Royer,de cette ville, vient d'être nommé mior.bre titulaire de la anciété de S:énogeaphis ** Aimé- Paris.\" Uni statut de la dite société accompagnait la carte do nominativon qui u été envoyée à M.Royer.Ce mousieur cst le même qui, ilya quelque temps, expotait dens uno vi- trino d'un magasin de cette ville un morceau de calligraphie maguifiquement exécuté ot dunt les jourusux ont fait meu- tion dais lo temps.Nos félicitations.AUTRE ACCIDENT Hier suir, vers sing heur.s, la voiture de M.Pierre Lutnbert, marchand du village Bionville, Lévis, conduit par un jeune employé, accrocha au gade-fou sur le poutuni de lu traveiscet fut ren- velsse.Lo jeune homme en tombant se fit des légèros blessures aux mains.| Hovreusemuint quelqu'un qui se trouvait là put arèter à temps le cheval qui allait prendre la fuite et aurait pu êtro Ia causa d'autre accident en cel endroit, vit il 20 tient toujours un grand nombre de vci- tures.NOUZEL!IEINCUSTR.E POUR LE LAS ST SEAN Si nous avons un bon conseil à donner à ceux qui veulent chanzer de pla e,c'ect d'allraule$iJean, LA, il y un place pour toutes les industries, petites et yr.Lies, Ou nous spprend que DEL J.A.Gravoile, d'Ottawa, a entamé des névo.in- tions avezdes capitalistes aussi d'Otta- Wa, qui reprisentent une cour; a uie sn- aise, pour achater tout Is Loalesu blanceur une concossion furestitro dc dle:x cents Luatre-vingt milles carrés.Ce bois sera exp/dié en Angloterre tout coup! et préparé, pour êtro utilisé lala fabrication de fuscaux et do Lo \u2018nes.LACLOTUREDE LA SESSION UNL LONNE LUI SANCIIONNEE Enfin! Nos législateurs ont terminé, hier, los travaux de la session ct il n'est pas rnal à propos de aire que celle-ci à été bien employée, Graud nombre de mesuros impertantes ont été passées ct ont reçu la sanction de Son Honneur le lieutonant-gouverneur, Varmi lastmesures les plus propres à promoudroir l\u2019intérôt Public, il en est une qui at'iro particu- ièrement notre attention : c'est celle pourvoyant à obliger trut le monde à aller fire leurs achats à la inaison de commerce ls plus populaire et vù le Lon marché est reconnu.ll va sans dire qu\u2019il n'est d'evé une discussion atacz animée ct une opposition assez opiniûtre, de la part (les députés, qui sont cux-mémes des marchands ; mais lo vote a drnné une JEUILLETON LE \u201c IA JUSTICE SRST ne bo LE MARQUIS DE PONTCALLEC Cependant co fat M.du Couëdic Qui succéda au pieux Ta!'houêt sur la lico.COUR DE POLICE T'enquete dans l'affaire Lippée-Larver- dière s\u2019est\u2018continuée aujourd'hui mais ne £e torminers quo lard cetto après-midi, alu18 que mademoiselle Laverd:ère finira ton téinoignage.Un nommé James Redmond, cultivateur de St Dunstan, a été arrêté sous uccusation d'assaut et admis à caution.Madeleine Richard, Âgéo de 54 uns, menace Una de tes voitines ot ke voit forcée do donner caution pour garder la paix durant six mois.LE BAIN DE TROISJEUHES FEMMES Lundi dornier l'après-midi Lno jeune femme qui ré:ile au faubourg St-Jean s'est remluo au ruisseau Duclesnay, chemin de la Petite-Ilivière, en compasgn'\u2018e de deux jeunes filles.On se proposait de choisir En endroit Lien ombragé ct de 89 | lonycr daus les eaux claires du ruisseau, La première partie du programme, celloïde so dévêtirettd'endosser un vêto- ment de bain fut bien réuasio.Il en fut de m\u2019m de la Eeconde partie, cclie de 8e n ettre à l\u2019eau.Mais liélas ! trcis fois héles * le moment de sortir de l'ouu venu.\u2018nos trois buigneusos constaté- rent à lour grand désespoir quo dus mau- va's garnementa, duraut qu'elle riveli- enient ave: les ondines d'avtrofuis, s'¢- taient emparés de leurs vêtements de ville et s'étaient enfuis, les laissait dans un costume presque pricoitif, Le bain a du t tWiaïs tout de mémo on ne peut rostur à l\u2019eau indéfin:- ment.Los trois belles éplotées so miront a appoler au accuura et b'entét ME, Päquet, un laitier, qui pacsait près de là so rendit sur In torge du ruisseau, ct leurs vè- toments de bain et I'ande claire leurs scrvant de robe d'innocenco les trois victimes Ce cette fumiatrio demandèrent à leur sauveur do bien vouluir leur foursir des vêtements un peu plus substantiols.La bonne vulonté des fermièrez du vois:- nage fut mige à contribution et tard lu soir les trois baigneuzes se décidéient de revenir à la ville, Ellas n'ont pas encore fixé la date de leur prochain bain au même cadroit.ACAZEMIE DE JESUS-MARIE, DE SILLERY Ln rintré des élèves, à l'académie de à éaus-Marie, aura lieu lundi, 3 toptem- re.23\u20144 fs\u2014e j PETIT SEMAINE DE QUECECD Le Révéreud M.Patrick S.(/Ryan, dé:6dé à Sillo-y morercdi ls 22 août, état membro de la Cengré
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