Le samedi, 1 septembre 1921, samedi 17 septembre 1921
[" Samedi/ 10URNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE VOL, XXXIII, No 15 \u2014Montréal, 17 septembre 1921 LE NUMERO 10 cents lie.-Imu m 'Æm A L\u2019AFFUT I 2» IE SAMEDI Vol.S3, ïïo 15, Montréal, 17 septemfcrs 1921 r a THEMES FAMILY Le Family nous donne, cette semaine, Judas, ou Fleur d\u2019Irlande, un grand drame de monsieur Armand Leclaire.Monsieur Leclaire est sans contredit le meilleur dramaturge que nous ayons au Canada et nous ne pouvons que l\u2019applaudir du nouveau drame dont il vient de doter la scène canadienne.La pièce est admirablement bien conduite et monsieur Leclaire a su confier à des artistes compétents les différents rôles de sa pièce.PRINCESS Une très belle semaine au Princess, cette semaine.Tous les numéros sont splendides et de tout premier ordre.Le grand numéro est certainement ce que nous avons vu de mieux à Montréal depuis longtemps et nous ne pouvons que féliciter la direction de nous avoir procuré le plaisir de l\u2019applaudir.ral de la pièce.Le spectacle de cette semaine est un des meilleurs que l\u2019on puisse voir; les décors sont de toute beauté et les jolies toilettes de ces dames rehaussent le spectacle déjà si attrayant.CRYSTAL PALACE Le Crystal Palace est décidément le meilleur cinéma de Montréal pour les personnes avides de belles vues dramatiques et comiques.Les vues en séries sont ce qui s\u2019est donné de mieux dans le genre depuis longtemps.Le public est toujours nombreux ce qui prouve la vogue de ce populaire établissement.MONT-ROYAL Le Mont-Royal est toujours à la hauteur de sa réputation.Le spectacle de cette semaine ne le cède en rien à celui de la semaine dernière- La grande vue dramatique est de toute beauté et interprétée de façon merveilleuse par une des meilleures artistes du cinéma.-o- UN QUI S\u2019Y CONNAIT \u2014\tJe lui ai dit que je ne voulais plus le voir.¦\u2014 El qu\u2019a-t-il fait?\u2014\tIl a éteint la lumière.UNE CURE RAPIDE THEATRE NATIONAL Le théâtre National est sans contredit le meilleur théâtre de la partie Est de Montréal.Les artistes, tant hommes que femmes se donnent la main pôur concourir au succès géné- Un médecin vient voir un malade.U place son thermomètre sous la langue du patient.Après quelques secondes il le retire et regarde la température pendant que le malade reprend; \u2014 Merci, docteur, je me sens déjà beaucoup mieux.i 1374-OUEST, NOTRE-DAME TELEPHONE: VICTORIA 63 A.ST-GERMAIN W.LANCTOT, gérant Semaine du 12 septembre La troupe Bella Ouellette présente UDA ou FLEUR D\u2019IRLANDE grand drame, par Armand Leclaire DU RIRE NOMBREUSES CHANSONS DES LARMES PRIX: MATINEE 29 30 - 40 cents SOIREE 25-35-50-75 cents NOUVELLE TAXE COMPRISE jllllllilll: 'Sib YoiL 33, Ho 15, Montréal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 3 Çü F^IO|S/\u2018 7-^ 6 A e LES VASES DE FLEURS Les vases de Heurs peuvent être maintenus solidement à la balustrade de la galerie à l\u2019aide de fds de fer que l\u2019on passe autour du vase et que l\u2019on attache à la galerie.Ce fil de fer doit être assez solide pour tenir le vase bien en place les jours où le vent souffle avec force.Ce fil de fer ne nuit en rien à l\u2019apparence générale des vases de fleurs.Un regard sur notre vignette vous montrera la manière d\u2019attacher les vases à la balustrade de la galerie.POUR LES NETS DE TENNIS Mi MÎCO Ï.AIT O ES > DAMES ROMAINES* ^7 CiÇiP Ci CQGP&RkCO rCi fAr*ADA V \t\t\t Wm, DANS SA NOUVELLE TOILETTE Un paquetage plus compiode que l'ane en et plus digne de la reuommee universelle de ce produit qui depuis au delà d'un quart de siècle a beaucoup contribué à la préservation de la en rehaussant la blancheur [et la j finesse de la peau, en éclaircis-' saut le teint, en le protégeant et en faisant disparaître, ROUGEURS, BOUT O N S, ; DARTRES, RIDES, POINTS NOIRS, etc.En Vente Partout ROSE OU BLANC 50 c (Envoyez 10 cents pour échantillons généreux.Cooper & Co., ch.108, 55 des Commissaires 0., Montréal.VOICI MESDAMES LE POPULAIRE Notre vignette nous fait voir une nouvelle méthode de bander les nets de tennis.Avec ce procédé le net du tennis reste constamment en place et, s\u2019il lui advient de se détendre, il est alors très facile de le remettre en état sans aucune difficulté.Sur le sommet des poteaux soutenant le net on fait une ouverture dans laquelle on pose nue poulie sur laquelle s\u2019enroulera la corde du net.Au bout de la corde on place un anneau légèrement plus grand que le poteau.Lorsque cet anneau sera placé dans le poteau, le net ne pourra plus se desserrer.Hotel Alexandria 250 OUEST ]03ème RUE, NEW-YORK Entre le Pare Central et la rivière Hudson Sans contredit l'endroit le pins frais de la ville.Stat on du chemin de fer souterrain à la porte, du chemin de fer élevé deux blocs plus loin.Chambres simples avec ba n privé, $3 et an-dessus Chambres doubles avec bain privé, $4 et au-dessus Attention spéciale donnée a us dames voyageant seules.Bestaurant exceptionnel à prix très modérés.S.L.ROOT, gérant PENSEE Un homme n\u2019est jamais complètement bon à rien; mémo une pendule qui ne va pas du tout est bien, deux fois par jour.L'huile puisante\u2014On ne prétond pas nue 1 Huile Bclectrique du Dr Ihomas éuérira tous .les maux, mais kon usage est si varié qu\u2019on peut la considérer comme un tue-douleur général.Elle s\u2019est acquis la première place et rien n a encore pu la surpasser.Sa valeur est connue de tous cew gufont fait l\u2019expérience de ses vertus.COMPLIMENTS Le juge.\u2014 Qu\u2019avez-vous à dire pour votre défense?L\u2019accusée.\u2014 Le monsieur en question m\u2019a appelé microbe, alors je lui ai retourné le compliment CONNAISSEZ-VOUS LA CELEBRE POTION AMTILAITEU8E du Dr.N.ALPHONSE SIROIS, de Ste-Anne de ia Pocatière, P.Q.C\u2019est le plus grand STettoyeuv ©*> Furüicateux?du corps et du sang.Le secret de la santé est de se tenir le système en parfait ordre par le bon fonctionnement des intestins et des reins.INDICATIONS.Sevrage, Oter le lait dans les membres et le sang, le temps de la grossesse, fausses couches évitées, jambes de lait, maux de matrice, retour de l\u2019üge, hydropisie, mal de reins, rhumatismes, clamp-sies, impuretés du sang de toutes sortes, le trop d\u2019embonpoint, la constipation et la mauraise digestion.Remède absolument inoffensif.Il agit en nettoyant les intestins, les reins et le sang.Consultations gratuites verbalement ou par écrit.En-voyez-moi $2.50 et je vous enverrai le traitement qui convient dans chaque cas.\tAGENTS DEMANDES.Représentant: A.DOVTRELOVX, 16kl, \"boulevard Saint-Laurent\tTéléphone: St-Louis 84I2w Succursale aux Etats-Unis.1S9 Wilson St., Manchester, N.H.¦ \u2014- 28 janvier 1920.Docteur Slrots, »?e vous écris pour vons dire que votre rOTlON AïsTIDAITEt SK m\u2019a fait un grand bien.Je n\u2019ai plu» de rhumatisme dan» les membres et ma digestion k© fait très bien.(Surné) Mme Je».DES.IARDFNS.Ste-Thérèse d© lilainvillo. 4 LE SAMEDI Toi.33, Uo 15, Montréal, 17 septembre 1921 \\\\WV- LA h* ¦! t.1 \\%wam OJUIltt»»»1 5*22.«Ht i §§ife>-Vj§K' ! / '\u2022 V É» A: %S mwE, vvZ&r-x HP BES»#* Sfe&si â?SS WftLTHftM Lft MONTRE SCIENTIFI- QUEMENT FABRIQUÉE LE MOUVEMENT Entre les deux plaques ou pièces de métal supportant la montre Waltham, qui réunies constituent le boîtier, se trouve un système d\u2019engrenage appelé communément le mouvement ou les rouages d\u2019une montre.A l\u2019une des extrémités du mouvement est fixé un barillet en acier trempé (autre création Waltham) qui contient le grand ressort.Quand le pouce et l\u2019index tournent le grand ressort, son énergie accumulée se communique à la roue de rencontre suivante dans le mouvement, de celle-ci à la plus rapprochée et ainsi de suite.mm AWALXHAM \"VANGUARD\u201d (L\u2019avant-garde) ha montre de chemin de fer la pim recherchée du monde.Demandes-la à votre bijoutier.Le mouvement consiste en quatre roues et pignons.La roue centrale se trouve au centre précis de la montre; elle est directement rattachée par le manchon du pignon aux roues qui règlent les aiguilles des heures et des minutes; et par l\u2019intermédiaire de cette roue centrale, la force du grand ressort est propagée à la petite roue d\u2019engrenage d\u2019éeliappemeni, au moyen des autres roues du mouvement, combine mécanique qui sera illustrée dans une prochaine annonce.Le mouvement d\u2019une montre Waltham \u2014 chaque roue, chaque pignon est séparé à la fraction d\u2019un cheveu humain \u2014 mécaniquement parfait, échangeable entre toutes les différentes montres sur lesquelles il est fait \u2014 étalonné dans son absolue exactitude et qualité, fabriqué par des machines accordées à l\u2019étalon de mesure et auxquelles aucune main d\u2019homme n\u2019a touché.Le \u201cmouvement\u201d de la montre fabriquée à la main est fait suivant un vieux procédé manuel \u2014 inéchangeable et de qualité variante.Le soin apporté à la fabrication de cette partie vitale de la montre Waltham est une des raisons pour lesquelles votre choix doit tomber sur la montre Waltham.F obliqué au Canada.\u2014 Texte explicatif sur demande.La maison de la Wateham, 189 rue Saint-Jacques, Montréal.WALTHAM LA GARDIENNE UNIVERSELLE DU TEMPS VARIÉTÉ EN 1950 L\u2019étranger (à la porte du palais) .\u2014 C\u2019est le jour des visiteurs aujourd\u2019hui, n\u2019est-il pas vrai?Le guide.\u2014 Oui, monsieur, si vous désirez que je vous accompagne pour visiter les différentes chambres du palais?L\u2019étranger.\u2014 Non, je vous remercie, je connais très bien le palais, j\u2019a-vais l\u2019habitude d\u2019être roi ici, jadis.AU TRIBUNAL Le juge.\u2014 Est-ce que ce cas ne pourrait pas s\u2019arranger hors de cour?Un des accusés.\u2014 C\u2019est ce que nous voulions faire, son Honneur, lorsque la police est intervenue.AU TRIBUNAL Le juge.\u2014 Connaissez-vous un homme du nom de Lalonde?Le témoin.\u2014 Non, monsieur, c\u2019est la première fois que j\u2019entends ce nom- ACCIDENT DE CHEMIN DE FER Un monsieur vient de tomber du wagon.On arrête le train et le conducteur se précipite.Le conducteur.\u2014 Avez-vous beaucoup de \u201cmal\u201d?Le voyageur.\u2014 Non, deux petites valises seulement.PAS DE DANGER Un monsieur en bouscule un autre sur la rue.Les deux hommes se regardent.Un prend la parole et dit à l\u2019autre: Vous n\u2019êtes tout de même pas pour me manger?\u2014 Non, répondit l\u2019autre, car je suis juif, monsieur.\u201c - .urv 11U a son tyre I! wit devant lui seulement il nés de torture sans fin.I ,a pent nouvelles attaques l\u2019empêche de jot instante de repos.Qn\u2019il fasse usa Kernède pour l\u2019Asthme du Di ,1 D log qui lui donnera un soulagemen plet.S\u2019il l\u2019emploie fidèlement, il s\u2019t vra bientôt que sa maladie est uue du passé. Vol.33, Ho 15, Montréal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 5 OE3C ÏOE IOBOX -i innnr IOE aot tong ABONNEMENT (Payable d'avance) Excepté Montréal et banlieue On an .Six mois .Trois mois *5.00 2.50 1.25 Heures de bureau : 8.30 à 5.30 Le samedi: 8-30 à midi.10 cts LE NUMERO 10 cts LE NUMERO ^ Samedi (FomU m 1889) POIRIER, BESSETTE & CIB, Propriétaires.129-IJ1-133 rue Oadletra.Montréal.\tTel Bell É«t 5281 Entered March 2»rd at the Poet Offloe ol St.Albans.Vt., as second class matter under Act of March 3rd 1879.AVIS A NOS ABONNES Lfts abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de 8 jours, P empaquetage de nos sacs de malle commençant 5 jours avant de les livrer à la posta IOE 30E30E IODOI 20E30Z LE CANADA A L\u2019ETRANGER Un film cinématographique bien construit basé sur des documents' sérieux, peut, mieux que le livre le plus réaliste présenter une tranche de vie.Le cinéma^ est devenu pour la foule le meilleur medium d\u2019enseignement qui se puisse trouver.Une pellicule instructive, savamment montée, est appelée à faire plus de bien que vingt forts volumes traitant du même sujet.Ainsi, qu\u2019est-ce qui peut, mieux que le cinéma, nous faire connaître à l\u2019étranger ?La littérature?Oui, si mous avions des écrivains lus dans le monde entier; ce qui n\u2019est pas.Et qu\u2019y a-t-il de vraiment typique au Canada qui puisse servir de thème à un film ?Deux choses, deux choses seulement, le Far West et l\u2019élément canadien-français.Et encore le Far West est-il mi-américain et mi-canadien.Nous pourrions ajouter que les moeurs sauvages peuvent aussi fournir à plusieurs vues animées un cadre intéressant.Mais encore là, ces mêmes Peaux-Rouges se retrouvant aussi bien aux Etats-Unis qu\u2019au Canada, on ne peut pas dire qu\u2019ils soient exclusivement particuliers à notre pays- Il reste donc l\u2019élément Canadien-français.Pour les romanciers, les voyageurs, les curieux, les historiens mêmes, le Canada n\u2019aurait aucun cachet véritable sans les Canadiens-français.C\u2019est curieux à dire mais non moins vrai pour cela.En effet, le Canada ne serait sans eux.sans nous, devrions-nous dire plus justement, qu\u2019un vaste et insondable pays où immigrent chaque année 150,-000 individus venus des trois autres coins du monde pour tenter fortune dans le quatrième; qu\u2019une terre de boutiquiers, de fermiers et de chevaliers d\u2019industrie- La France.l\u2019Angleterre, le Japon, l\u2019Allemagne et les Etats-Unis mêmes ne connaissent notre pays que ,par nous.Nous parlons sans doute des populations de ces diverses contrées prises en bloc, les commerçants et industriels de chacune d\u2019elles connaissant le Canada depuis longtemps comme un pays de magnifiques débouchés- Comment pourrait-il en être autrement?Comment pourrions-nous être connus de l\u2019étranger (les hommes d\u2019affaires exceptés), autrement que par cette caractéristique que nous donnons au Canada?Le Canada est en effet l\u2019un des rares pays du monde qui ne compte aucun peintreraucun sculpteur, aucun musicien, aucun littérateur, aucun savant, aucun inventeur de quelque notoriété dans Funivers.En effet, pour plusieurs millions d\u2019étrangers dispersés sur toute la face de la machine ronde, les Etats-Unis sont connus par leur Longfellow, leur Edgar Poe et par leur peintre Sargent; l\u2019Espagne moderne par Vincente BLasoo Ibanez; la Pologne, par Paderewski ; l\u2019Italie, par Caruso, d\u2019An-nunzio et Marconi ; l\u2019Allemagne lonoi rrosaou\t- oczo et l\u2019Autriche par leurs philosophes et musiciens; la France, par ses pléiades d\u2019écrivains traduits dans toutes les langues; la Tcthéoo-Slovaquie même par les pianistes Kube-lick et Fiml; la Russie par Tolstoi, Gorki, Tourkeneff et autres.Au Canada, nous avons naturellement une phalange 6 f°iS qu\u2019un fllm de 06 «enre est projeté Jean LIMOGES- 6 LE SAMEDI Vol.33, Ho 15, Montréal, 17 septembre 1921 LES AFFAIRES j L\u2019agent d\u2019assurances.\u2014 Vous ne prendriez pas une petite assurance sur la vie \u2022 en cas d\u2019accident?LE CLOITRE Un crucifix de fer tend ses iras sur Te seuil, De larges rem-parts gris ceignent le cloître austère, Où viennent Se iriser tous les iruits de la terre, Comme de# flots mourants aux angles d'un écueil.Le saint lieu, clos à tout, gît comme wn grand cercueil, Plein de silence, plein d'oubli, plein de mystère.Des vierges dorment là leur sommeil volontaire, Et, sous le voile blanc, portent leur propre deuil.Tous les ressorts humains se sont rompus en elles.Dans Véblouissement des choses étemelles, Elles marchent sans voir, hors du Temple, hors du Lieu.Elles vont, spectres froids, corps dont l'âme est ravie.Etrès inexistants qui s'abîment en Dieu, Vivantes dans la mort, et mortes dans la vie.Edmond Habaucouet.ERREURS VMMrn 1 > / A -\t¦ WmeW'.mm ï; WM Hfrr ¦y.-.* , Mji %mÆ Mm \u2014 Vous vous trompez de porte, sonnez ailleurs ! \u2014 Non, monsieur, c\u2019est vous qui vous trompez de fenêtre pour répondre! LE MA AU TRIBUNAL Le juge.\u2014 Vous avez assisté à la querelle entre les deux ; époux?I Le témoin.\u2014 Oui, son honneur.Le juge \u2014Vous étiez là lorsqu\u2019elle a commencée?Le témoin.\u2014 Oui, son honneur, î Le juge.\u2014 Quand a-t-elle commencée?Le témoin.\u2014 Il y a six ans, le jour de leur mariage; j\u2019étais un des témoins au mariage.LE SECOND MARI Le méaecin (à sa femme).\u2014 Je suis un des meilleurs 'médecins de la ville, ne l\u2019oublie jamais.Sa femme.\u2014 Non, mon chéri, et si je l\u2019avais connu plus j tôt mon premier mari ne serait jamais mort.NON Monsieur.\u2014 Tu devrais voir un médecin, lu engraisses à vue d\u2019oeil! Madame.\u2014 Mais tu devrais être content que j\u2019engraisse, cela me fait plus de place pour mettre les diamants et les perles que tu m\u2019achètes! L\u2019ATTENTE Il est deux heures du matin.Un agent remarque un homme appuyé à la porte d\u2019une maison et qui semble écouter ce qui se passe à l\u2019intérieur.L\u2019agent s\u2019amène.L\u2019agent.\u2014 Qu\u2019est-ce que vous faites-là?Le monsieur.\u2014 J\u2019attends.L\u2019agent.\u2014 Qu\u2019est-ce que vous attendez?Le monsieur.\u2014 J\u2019attends que la dame à l\u2019intérieur de la maison s\u2019endorme.Nous sommes mariés.UN PEU DE REPOS Madame.\u2014 Je suppose que si je mourrais demain tu te remarierais vivement avec une autre?Monsieur.\u2014 Je me remarierais, mais pas vivement, je prendrais un peu de repos avant.LE POURQUOI Amandine.\u2014 Je ne veux pas que tu regardes une autre femme que moi.Oscar.\u2014 Mais, ma chère, je ne regarde les autres femmes que dans le but de trouver une plus jolie femme que toi, et je suis forcé d\u2019avouer que je n\u2019ai pas encore trouvée.UNE BONNE NOUVELLE Rose.\u2014 Je sais ce que je vais te donner pour ta fête.Albert.\u2014 Qu\u2019est-ce que tu vas me donner pour ma fête?Rose.\u2014 Un beau bock pour la bière.Albert.\u2014 Mais j\u2019en ai déjà un.Rose.\u2014 Non, car je viens de le briser.1.Joseph Patteseobois était en n tard pour prendre son bateau, aussi loua-t il une voiture à an ami.t-*r\tt.y L\u2019INFIRME DE GENIE 2.Mais ra coûts de route la voiture se brisa sur une borne.Que faire?Comment ne pas manquer le navire.3.Mais Joseph Pattesrnbois a du g£nie, com- me vous pouvez en juger.Aussi arriva-t-il en temps au quai pour prendre son navire.: Vol.33, No 15, Montréal, 17 septembre* 1921 LE SAMEDI 7 L\u2019ETERXEU*E HISTOIRE UN COMBLE GARÇON CHARITABLE Denise.\u2014 lorsqu'il apprit nue je dépensais 2000 dollars par années pour mes toilettes, il a brisé son engagement et il a épousé ma couturière.Le client, engraisser ?Je voudrais un remède pour me faire LE AMOUR \u2014 Voulez-vous quelques briques mettre dans vos poches, m\u2019sieur?FAUX BRUITS pour ACCORDEE L\u2019amoureux.\u2014 Monsieur, je viens vous demander la main de mademoiselle voire fille.Le père.\u2014 Mais certainement, jeune homme, prenez celle qui est toujours dans ma poche.UN SECRET Charles.\u2014 Mais je te demanderais pour le présent de tenir notre engagement secret.Claire.\u2014 Oh, c\u2019est impossible, car Pierrette m\u2019a dit que je resterais fille toute ma vie, parce que jamais un imbécile voudrait me demander en mariage, et je lui ai dit hier que tu m\u2019avais demandée.UN COMPROMIS L\u2019amoureux.\u2014 Que voulez-vous que je vous apporte à ma prochaine visite: des fleurs ou des bonbons?Elle._ Faisons un compromis: apportez-moi les deux.Jeanne.\u2014 Il paraît que lu dois épouser Lucien, l\u2019année prochaine?GabrieUc.\u2014 Mais c\u2019est absolument faux.Gomment veux-tu que j\u2019épouse un homme qui ne sait pas jouer au tennis' qui ne sait pas jazzer, qui ne fait pas d\u2019équitation et qui ne sait pas conduire une auto?Jeanne.\u2014 Il paraît qu\u2019il est un nageur de première force.Gabrielle.\u2014 Mais tu ne supposes pas que j\u2019épouserai un mari qu\u2019il me faudra tenir constamment dans un aquarium.PROPOSITIONS Romuald.\u2014 Répondriez-vous \u201coui\u201d si je vous demandais en mariage?Jeanne.'\u2014 Me demanderiez-vous en mariage si je vous disais que je répondrais \u201coui\u201d?UN QUI SAIT ATTENDRE Charles.\u2014 Voulez-vous consentir à devenir ma femme?Yvonne.\u2014 Combien gagnez-vous par semaine?Charles.\u2014 Huit dollars.Yvonne.\u2014 Mais, mon pauvre ami, cela ne suffirait même pas à acheter mes mouchoirs.Charles.\u2014 Très bien, je vais attendre que votre rhume de cerveau soit passé! LA DEMANDE Lucile\u2014Je dois réfléchir à votre proposition avant de vous donner une réponse.Henri\u2014Une jeune fille intelligente comme vous n\u2019a pas besoin de réfléchir lorsqu\u2019elle reçoit une demande d\u2019un jeune homme comme moi.LA GALANTERIE Denise.\u2014Je dois faire une conférence devant un club d\u2019hommes sur \u201c La femme idéale\u201d; crois-tu que j\u2019aurai du succès?paul\u2014 Un triomphe, ma ohérie ; tout ce que tu auras à faire sera de rester debout et de laisser ces messieurs te contempler- LE CADE AT DE LA BELLE-MERE ê (S> / O.3.Malheureusement il tomba sur la couverture de la serre de son oncle qui.\u2014 Crois-tu que ton patron acceptera cette excuse?\u2014 Ma femme l\u2019a bien acceptée! Q.lui donna une chaude correction.Ros tte n\u2019a paa glissé à son tour. LE SAMEDI 9 Vol.33, Ho 15, Montréal, 17 septembre 1821 LE PRUDE U'-r* Anatole.\u2014 Il y a dix ans, mademoiselle, si vous étiez sortie avec one robe aussi courte vous vous seriez faite arrêter.Jeannette.\u2014 11 y a dix ans je portais des robes courtes et des bas courts, j\u2019avais 7 ans.A LA GARE Le voyageur.\u2014 Voilà 30 mina tea few] 14 LE SAMEDI Vol.33, ÎTo 15, Montréal, 17 septembre 1921 ; Les jours qui suivirent, on vit ce singulier spectacle: un individu déguenillé, barbu mais quand même l\u2019air joyeux et bon enfant donner des ordre à toute une petite armép d\u2019ouvriers; ordre bien accueillis et scrupuleusement suivis car M.Sylvain avait fait la leçon à son personnel.Sans entrer dans des détails superflus, il avait fait comprendre que le directeur qu\u2019il venait d\u2019installer en fonctions était un original, qu\u2019il y avait un pari, etc.Josias, pourtant, se décrottait un peu plus chaque jour.Un mâtin, il parut, la face soigneusement rasée et vraiment, la bonne chère y ayant aidé, il avait fort bonne mine.Puis il quitta ses loques ou plutût celles-Ci trop aisées le quittèrent 'et il les remplaça par des vêtements convenables.La coquette rie vint.Josias prenait goût à sa nouvelle yie et il voulut s\u2019en montrer digne; à la grande stupéfaction de M.Sylvain et des ouvriers, on le vit un jour apparaître en véritable gentleman.Le \u201ccoco\u201d troué qu\u2019il affectionnait auparavant avait fait place à un panama superbe; qn paletot de bonne coupe, une culotte cavalière, des jambières en cuir fauve lui donnaient une allure superbe et.stupeur! le tout était complété par un faux-col dont I! était plusieurs fois millionnaire.l\u2019éblouissante blancheur faisait ressortir une cravate soigneusement nouée et ornée d\u2019une épingle de prix! Josias lui-même ne s\u2019était pas reconnu quand il s\u2019était regardé dans le miroir.Il y avait quatre mois maintenant qu\u2019il était au service de M.Sylvain; il avait acquis de bonne manières qu\u2019il améliorait sans cese et il découvrait chaque jour des nouvelles aptitudes qu\u2019il n\u2019avait pas soupçonnées jusque-là.Décidément le truc de la lettre lui avait bien réussi; toutefois il y avait quelque chose qui l\u2019inquiétait: M.Sylvain finirait bien par découvrir qu\u2019il avait été mystifié et cela tournerait sans doute mal pour l\u2019auteur de la farce; or Josias se sentait réellement transformé, il avait conscience d\u2019avoir trouvé sa véritable voie et il ne pensait plus qu\u2019avec horreur à sa vie de jadis.Il eut tout d\u2019abord l\u2019idée de tout avouer à M.Sylvain mais il n\u2019en fil rien; il combina une explication simple et définitive.Elle ne manquait pas d\u2019astuce et, ajoutons-le, faisait une légère entorse à la vérité mais comme elle ne faisait de tort à personne, Josias l\u2019adopta définitivement.Il vint un jour trouver M.Sylvain avec l\u2019air attristé d\u2019un homme qui vient de recevoir une fâcheusé nouvelle.\u2014 Je viens d\u2019apprendre la mort d\u2019un excellent ami, lui dit-il.Le comte de la Poche-Percée a été victime d\u2019un accident d\u2019automobile et les soins des meilleurs médecins n\u2019ont pu le sauver.M.Sylvain se montra compatissant et trouva de bonnes paroles pour Josias.\u2014\tEt ce n\u2019est pas tout, continua celui-ci; un malheur n\u2019arrive ordinairement jamais seul.J\u2019avais une fortune, modeste il est vrai mais suffisante pour moi.Ceci vous surprend étrangement sans doute mais je puis vous le dire maintenant, si j\u2019avais l\u2019allure d\u2019un bum quand vous m\u2019avez connu, c\u2019était à la suite d\u2019un pari.\u2014\tJe le savais, interrompit M.Sylvain.\u2014\tGomment! Vous le saviez?répliqua Josias en simulant l\u2019étonnement.M.Sylvain ne voulut pas avouer l\u2019indiscrétion qu\u2019il avait commise en lisant la prétendue lettre adressée à Josias et il se rattrapa.\u2014\tJe le savais, reprit-il, je veux dire par là que j\u2019en avais la certitude.Napoléon se connaissait en hommes, dit-il, je suis un peu comme lui sous ce rapport là et dès la première minute j\u2019ai deviné le gentleman en vous.Emu par l\u2019affectueuse candeur du bonhomme, Josias ne répliqua rien mais il sentit encore augmenter en lui les profonds sentiments de gratitude qu\u2019il avait pour son bienfaiteur.\u2014\tEh bien, continua M.Sylvain, je vais vous faire une proposition.Depuis près de cinq mois que vous êtes ici, j\u2019ai pu vous apprécier à l\u2019oeuvre; grâce à votre intelligente collaboration mes bénéfices ont plus que doublé; or je n\u2019ai pas de famille ni d\u2019héritiers, je suis donc totalement maître de mes biens et de ma fortune et je n\u2019ai de conseil à demander à personne pour prendre une décision: dès aujourd\u2019hui vous devenez mon associé.Stupéfait de ce coup inattendu de fortune, Josias bredouilla quelques paroles inintelligibles.\u2014\tOui, continua M.Sylvain, je deviens vieux et je puis manquer d\u2019un jour à l\u2019autre.Je ne voudrais pas que tous mes biens, que tout ce que je possède aille à des étrangers rapaces et malhabiles, je vous le répète, je vous ai jugé à l\u2019oeuvre et je ne puis faire un meilleur choix qu\u2019en vous instituant mon associé pour le présent et mon héritier pour l\u2019avenir.Vous êtes encore jeune, vous fonderez une famille et je pourrai au moins mourir en paix avec la certitude que toute mon industrie est en bonnes mains.Vingt ans ont passé.Depuis quinze ans, l\u2019excellent M.Sylvain dort dans la tombe et Josias est aujourd\u2019hui père de famille, respecté dans tout le pays et à la tête d\u2019une formidable exploitation qui occupe des centaines d\u2019ouvriers.Il est plusieurs fois millionnaire.Parfois, quand il fouille au fond de ses souvenirs, il se rappelle vaguement d\u2019un nommé Tirlapatte, bum de première classe, miteux, piteux, galeux et pouilleux qui lui ressemblait.Mais il n\u2019est plus bien sûr que c\u2019était lui-même.-o- LA GRANDE RAISON Yvonne.\u2014 C\u2019est extraordinaire, vous qui avez les cheveux tous blancs, d\u2019avoir une moustache si noire.Albert.\u2014 Que voulez-vous, mademoiselle, ma moustache a vingt ans plus jeune que mes cheveux.RESSEMBLANCE \u2014\tPardonnez-moi, monsieur, mais il me semble que je vous ai déjà vu quelque part.N\u2019êtes-vous pas un parent ou un ami du général X.?\u2014\tJe suis le général X.lui-même.\u2014\tOh, alors, c\u2019est ce qui explique cette ressemblance remarquable que vous avez avec lui.f % VoL 33, Jo 15, Montreal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI LA FILLE DU CONTREBANDIER (SuiLe et fin) Il arriva à une porte solide et bien verrouillée de l\u2019autre côté.Le douanier aurait bien votthi savoir où ouvrait cette porte, mais persuadé qu\u2019un plus long séjour dans cette caverne l\u2019exposait à un mutile danger, il regagna sa barque et, tant bien que mal, luttant contre J a tempête, il retourna chez lui, - se promettant de passer la nuit il surveiller les environs pour tâcher de reconnaître la maison communiquant avec la grotte mystérieuse.md WWk Sur le soir, Al mayor, qui devait recevoir, la nuit même une cargaison de poudre, se rendit dans le souterrain pour juger de l\u2019état de la mer, qui lui parut trop agitée pour permettre au convoi d\u2019arriver autrement que par voie de terre.En s\u2019en retournant, il vit briller quelque chose sur le sol; il ramassa l\u2019objet qu\u2019il reconnut pour un bouton de la-tunique du douanier.Al-mayor fut atterré il la pensée que son secret était connu et une résolution féroce brilla dans ses yeux.Pendant ce temps, Luiza, suivant son habitude, se disposait à aller se coucher sitôt la nuit venue, lorsque porte fut heurtée du dudiors.Elle ouvrit et oe vit on présence d\u2019un étranger dont la mine l\u2019effraya horriblement et qui, résolument, entra dans la maison.Or, c\u2019était un envoyé des contrebandiers venant annoncer à Almayor l\u2019arrivée des sacs de poudre à dos de mulet.Luiza n\u2019avait jamais vu aucun des complices de son père et elle restait toute interdite de crainte, quand Je free mager parut, vraant de la grotte.A la vue de l\u2019étranger, il ordonna durement à sa fille d\u2019aller se coucher.Luiza se , retira, mais, troublée par l'aspect de cet inconnu et craignant pour la vio de soq père, au lieu de gagner sa chambre, elle prêta T oreille à la conversation des deux hommes.>.y fl»** ipiÉP - J,A ir ¦Tv'V*\" Frémissante d'horreur, elle entendit son père dire à l\u2019autre \u2014 qui s\u2019appelait Pédro \u2014 qui tout avait été découvert par le douanier et que, sitôt les sacs de poudre arrivés, ils iraient égorger celui-ci et sa famille, aidés des aù-tros contrebandiers.\u201c\u2014Pendant que je me rends au-devant du convoi, dit-il il Pédro, tu te tiendras aux abords de Roque-Main^ pour épier le douanier.et lorsque, sa ronde faite, tu l\u2019auras vu rentrer, tu allumeras un feu sur le plateau que l\u2019on voit d\u2019ici et où débouche le sentier, pour nous prévenir que nous pouvons aller frapper les Bar-nuel, sans doute endormis.\u2014 C'est dit!\u201d fit l\u2019autre.Et les deux bandits sortirent, se rendant aux lieux convenus.Luiza, affolée, s\u2019élança à son tour hors de la maison et courut vers Ilo-qu-e-Maure.Bamuel veillait déjà, dans la campagne ooseu-re.Tout ;l coup, parvenu à un tournant, il entendit des pas de bête de somme.Il se tapit dans L'a broussailles de l\u2019étroit sentier mou-tueux, où déjà un convoi de mulets s\u2019engageait.Trois montures pesamment chargées passèrent à portée de sa main, suivies de trois hommes, dont il ne put voir les traits.La lourde charge aes mulets, autant que la déclivité du sol, alourdissait Jenr marche.et ie douanier put reconnaître qu\u2019ils portaient des sacs ce poudre.Une idée lui vint alors.Sortant du buisson sa main armée d\u2019un couteau, il éventra un des sacs du dernier mulet, pensant que la poudre qui, de la sorte se répandrait au long du chemin y tracerait une piste aisée à suivre au jour.Au surplus, le sentier débouchait sur m plateau dénudé où Barn,uel nVùi pu s'aventurer à la «ruit.' du convoi sans être découvert.i&H&t il féLcdta donc de son stratagème rt regagna sa.maison.I*édro, qui éoiait.Layout vu rentrer, s\u2019empressa, suivant les conventions arrêtées par Almayor, de se rendre «ut le plateau où, avec les broussailles qui croissaient dans le sentier, il alluma son feu sur îa piste même du convoi tout» semée de poudre.Dès la première flambée Je fou se mit à courir tel un sprpent flamboyant au long de la traînée de poudre.Lorsque Luiza était arrivée à I toque-MauTe, toute haletante de sa course et de son horrible émoi, el-L» trouva la femme du brigadier et André seuls.Sans oser nommer Bon père, elle leur révéla le danger qui les -menaçait tous.On devin,?la terreur de Mme Barauel et de son fils, et s\u2019ils furent rassurés au retour du brave douanier qui, aidé d\u2019André se prénara à la défensiv e.Mais, tout it coup, une détonation formidable ébranla les rochers u\u2019alen-toar, se répercutant horriblement dans le silence nocturne.Les Barauel et Luiza, terrifiés, s\u2019élancèrent au dehors où une immense clarté les éblouit.Das hauteurs de Roque-Maure, ils virent alors un incendie que de nouvelles détonations rendaient plus affreux encore.D\u2019énormes quartiers de roc bondissaient avec un épouvanta^ - fracas.LVta t la maison et la av,vu* n\u2019Almayor qui, atteintes en un clin d oeil par la non due incandescente, venaient ue sauter.Le lendemain, les bandits cou trr band; ers furent, retrouvés parmi les décombres.Luiza n\u2019ava t plus do père, mais les bons Barnuel la recueillirent et elle trouva au milieu n eux une famille vertueuse et dévouée.Et, demus, il n\u2019y eut pins de trace dé contrebande, dans la région de Roque-Maure.F / N EN CE TEMPS DE PROHIBITION LA POINTURE Le docteur X.\u2014 L\u2019autre jour, un homme est entré dans mon bureau, sa figure était souriante.Deux minutes plus tard il en sortait le visage rempli de haine.Le docteur Y.\u2014 Tu n\u2019avais pu lui dire sa maladie?Le docteur X.\u2014 Non, je n\u2019avais pas de blancs de prescription.Un jeune homme vient de tomber à l\u2019eau.Il demande une dame sur le quai une ceinture de sauvetage ¦\u2014 Cuel point prenez-vous, lui demande la dame en ™ sur le JeUne homme qui plonge pour la troisu\u2019u 16 1E SAMEDI Vol.33, Mo 15, Montréal, 17 septembre 1921 au ru.be ta m>nc /pMLirir mm.COMMENT VIVRE JUSQU\u2019A CENT ANS Un médecin américain, le docteur James-Martin Peebles (parvient de fêter son quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire et qui est l\u2019auteur d\u2019un livre intitulé: \u201cGomment vivre pendant un siècle et vieillir gracieusement\u2019^ a résumé aujourd\u2019hui pour ses cadets du reste du monde, ce qu\u2019il considère comme les apophtegmes essentiels de sa doctrine.Le premier est qu\u2019il faut éviter tout aliment animal.\u201cOn ne peut, dit-il, prolonger la vie en vivant de la mort \u201d Le docteur Peebles donne encore les conseils suivants: se coucher régulièrement à huit heures trente; ne jamais fumer; ne jamais boire d\u2019alcool; ne jamais se plaindre; éviter tout souci et conserver une âme harmonieuse-\u201cSe faire du mauvais sang est une des pires choses au monde \u201d ; chercher toujours du nouveau, garder son cairn e- Quant aux intentions du futur centenaire, elles sont simples\": vivre pendant encore beaucoup d\u2019années et écrire au moins un autre livre.Les amateurs de bonnes choses dans l\u2019existence se demanderont si c\u2019est véritablement vivre que' .suivre la règle monastique recommandée par le médecin américain-\u2014o\u2014- LE PETIT BEBE, LE BON MAÇON ET LE MECHANT SERPENT Depuis deux mois environ un bébé, la petite Lucienne Boiret, âgée de 20 mois, dépérissait à vue d\u2019oeil, à la grande inquiétude de ses parents habitant la commune de Tartas (France) \u2022 Un matin, la jeune mère aperçue dans le berceau de son enfant un petit reptile qui disparut aussitôt.Un maçon commandé pour faire un nettoyage complet de la chambre où dormait la petite finit par découvrir le reptile endormi sous une descente de lit?Il lui trancha la tête d\u2019un coup de truelle- On «(aperçut alors que o'était une vipère d\u2019une dangereuse espèce, qui portait bien sur la tête le \u201cY\u201d caractéristique- On suppose que cette vipère provoquait des vomissements chez l\u2019enfant pour se nourrir du lait rejeté- Actuellement la petite est déjà en voie de rétablissement.UNE DISTINCTION BIEN MERITEE Parmi las nouveaux chevaliers de la Légion d\u2019honneur en France, nous relevons le nom de Paul Lafont- M- Paul Lafont, né à Givet, le 23 septembre 1852, est l\u2019invalide qui a reçu mission de veiller sur le tombeau de Napoléon 1er- Au reste, voici la citation qui retrace la belle carrière du vieil Ardennais : Engagé volontaire pendant la durée de la guerre au 29e dragons, a donné en tout temps, le plus bel exemple de patriotisme, de courage et de discipline- Evacué en novembre 1914, à la suite de blesisures, a demandé aussitôt guéri, à rejoindre l'escadron à pied- Malade des suites de ses blessures, ne s\u2019est laissé évacuer qu\u2019à bout de forces, et a rempli toutes les missions qui lui ont été confiées- L\u2019ASSAUT D\u2019UN CARfiP DE FANATIQUES Aux environs de Queenstown, dans la qolonie anglaise du Cap, une secte religieuse s\u2019était constituée, obéissant aux ordres d\u2019un chef qui se donnait le nom d\u2019Enoch le Prophète- Ces fanatiques s\u2019étaient retirés dans une sorte de camp retranché afin de se soustraire à leurs obligations civiques et de vivre, telle une colonie anarchiste, en marge de la loi- Des troubles sérieux s\u2019étant produits dans la région, le gouvernement anglais décida d\u2019en finir.Il envoya un détachement de polioe, fort de 300 hommes environ, faire le siège de cette étrange citadelle- Les rebelles refusèrent de se rendre- La lutte s\u2019engagea et le camp fut pris d\u2019assaut- On ramassa sur le terrain plus d\u2019une centaine de tués et de blessés.LE PRESIDENT HARDING REVE DE PAIX UNIVERSELLE Le président Harding a parlé dans un discours prononcé à Lancaster, de ses projets de désarmement- \u201cJe cro^ dit-il, que l\u2019univers est résolu à ce que les guerres finissent.Je suis heureux de déclarer que le gouvernement américain est engagé dans une entreprise qui, sans nécessiter aucun abandon de nationalité ou de liberté, ou de droits, supprimerait les raisons des guerres et mettrait fin à celles-ci.Je crois que nous réussirons-\u201d Voilà qui n\u2019est pas très certain.L\u2019AUTO SANS CHAUFFEUR Les habitants de Dayton, dans l\u2019Ohio, ont vu l\u2019autre jour une automobile sans pilote évoluer dans leur ville-Tout le monde fut pris de panique;.les piétons s\u2019enfuyaient affol'és) les boutiquiers tiraient leurs rideaux de fer.Pourtant il n\u2019y eut pas d\u2019accident.L'auto était dirigée par radio par le capitaine Vaughan qui la \u201cmirait\u201d à 150 pieds dans une autre voiture.Et déjà les Américains pensent que, si cette invention devient pratique, elle pourrra servir aux contrebandiers \u201cpour faire passer du whisky-\u201d \u2014o\u2014 LES FEMMES ECHEVINS Au cours d\u2019une séance, la Chambre des députés de Belgique, a adopté sans discussion le projet autorisant la femme à exercer les fonctions de bourgmestre, d\u2019échevin et de secrétaire communal- Le féminisme est en marche en Belgique.UN BROCHET DE TAILLE A Saint-Omer, un membre de la société \u201cla Concorde\u2019\u2019 a capturé dans une rivière un brochet mesurant 13 pieds- Il l\u2019a gracieusement offert à l\u2019Union commerciale pour être servi au banquet de la Ligue du -commerce.TOUGHE-A-TOUT. IIAiiO NUMÉRIQUE Page (s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec EJ ES ES ES Vol, 33, Uo 15, Montreal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 19 ¦\u2014Père !.père.je vous en supplie, je vous en conjure, ne les touchez pas.ces papiers maudits!.- .J'étais fou quand je les ai écrits.je ne savais ce que je faisais.Pour l\u2019amour de Dieu !.ne les lisez pas !.ayez pitié de moi ! Sans même le regarder, le général repoussa son fils de la main.Fiévreusement il saisit les feuilles et se rapprochant de la table, les étala devant lui.A la lueur de la lampe, il les examina.C\u2019était le billet à ordre et les deux lettres que Contran avait adressée à Denis Cathc-lin, dans lesquelles il escomptait lia mort de son père.\tij Et à mesure que son regard dévorait le contenu de ces papiers, une expression Je colère, de désespoir et de honte navrait le visage du marquis de Montalais.De convulsifs soupirs, pareils à des hoquets de râle, lui éohapaient de la poitripe,.Par instant, portant son mouchoir à scs tempes humides, il en étanchait la sueur.Il acheva enfin sa lecture.Alors, jetant sur Contran un regard où le mépris se mêlâ t à une infinie tristesse : -\u2014Je comprends tout, murmura-t-il d\u2019une voix suffoquée.Le malheureux !.Il trouvait que je tardais trop à mourir!., Mais pourquoi n'est-il pas venu me demander l'argent que son créancier lui refusait ?Il savait pourtant que je me serais ruiné plutôt que de laisser le déshonneur entrer dans ma maison ! Oh ! mon Dieu ! mon Dieu !.pouquoi ai-je vécu si longtemps ?Il joignit les ma:ns et, courbant le front, poussa un gémissement étouffé.Et soudain se redressant comme mû par ¦un rersort, il se dirigea vers son fils et, se croisant les bras : -\u2014Ainsi donc, le crime, c\u2019est bien vous qui.Il n'en put dire davantage, sa voix expirait dans sa gorge.\u2014Mon père! dama Gontran, quoi! vous écoutez cette femme ?.Vous croyez que je suis un assassin ! moi ! moi ! moi ! Non ! je vous le jure ! .J'étais, il est vrai, dans cette nuit maudite.avec cette femme! Mais c\u2019est elle!.entendez-vous?.elle seule qui a commis le meurtre et .Un insultant éclat de rire de Valérie l'interrompit, \u2014La belle histoire! cria-t-elle, et la belle lâcheté ! Quel pleutre vous avez pour fils, monsieur le marquis! Moi, j'assume toute ma responsabilité, toute ma part dans le crime.Oui, j\u2019ai attiré mon mari dans un guet-apens! Mais c\u2019est vous, mon joli monsieur, vous seul qui l\u2019avez frappé, qui l\u2019avez achevé! ____,(> n'est pas vrai ! ce n\u2019est pas vrai ! protesta désespérément Gontran.Il sentait, le malheureux, que trop inégal en audace avec Valérie, il était sans force pour démentir les men onges de cette femme.\u2014Regardez donc votre père ! poursuivit-elle en riant toujours, la pâleur de son visage! Il comprend trop bien que si 1 un de nous ment, ce n\u2019est pas moi ! Gontran s\u2019approcha de M.de Montalais et, d\u2019une voix entrecoupée : \u2014Mon père, de grâce, écoute2-mo: ! Ge meurtre, dont j\u2019ai été le témoin et l\u2019involontaire complice, je.\u2014.Taisez-vous ! interrompit brutalement le général.Je ne vous crois pas!\ti, Gontran poussa un cri de douleur et alla s\u2019effondrer sur un canapé.\t; Un long silence s\u2019établit entre le$ trois personnages de ce drame de famille.Enfin, et toujours avec son abominable cynisme : \u2014Et maintenant, monsieur le mârquis.dit* Mme Çathelin, il se fait tard; je i ous quitte.Une seule question toutefois : que décidéz-' vous ?\u2014Ceci, madame, fit avec lenteur le gêné- -ral, c\u2019est mon affaire! \u2014Et aussi un peu beaucoup la mienne, cher monsieur.Elle se leva, s'approcha de la table, s\u2019empara des lettres et des papiers et les glissa dans sa poche.Puis, donnant à sa voix des inflexions douloureuses : \u2014Nous sommes amis, n\u2019est-ce pas ?fit-elle souriant et minaudant, en attendant que nous soyons parents.Oui, parents, ajouta-t-elle en soulignant le dernier mot, car \u2014 pardon de l\u2019expression \u2014 non?avons désormais entre nous notre petit cadavre.Puis, montrant le coll er d\u2019émeraudes enroulé sur sa poitrine : Voilà d\u2019ailleurs, ce qui vaut une bague de fiançailles.Est-ce un bijou de famille, oui ou non ?Le général tressaillit.Il reconnaissait, en effet, ce b jou que, jadis, il avait lui-même attaché au cou de sa fiancée, \u2014Ou votre fils m\u2019a menti, poursuivit Valérie, ou ce bijou ne peut appartenir qu'à une marquise de Montalais.C\u2019est moi qui le porte ! Je l\u2019ai reçu de votre fils le soir du crime, comme gage d\u2019amour et en récompense de ma complicité! Je suis sa fiancée! Le général esquissa un geste menaçant.Mais elle, toujours minaudant, souriait toujours.\u2014Rasseurez-vous, cher monsieur! Nul autre que nous trois, vous, votre fils et moi, ne connaît cet.ennuyeux secret.A condition, bien entendu, reprit-elle sur un ton de menace, que mon enfant, monsieur le marquis de Montalais, porte votre nom.Elle inclina légèrement là tête, rabattit son voile sur son visage et se dirigea vers lia porte.Se retournant alors vers Gontran, et d\u2019une A yoix mielleuse : \u2014Au revoir, mon cher fiancé .Je vous attendrai drma\u2019n à Féeamp.y \u2014Je n'irai pas.,! gronda sourdement le jeune homme.\u2014Mais si ! mais si! vous viendrez.La nuit porte conseil et demain vous serez calme.\u2014Non! advienne ce que pourra, je n'irai pas! répéta-t-il.Un ironique sourire plissa .les lèvres de Valérie.\tu i, \u2014'Vous auriez tort, mon très cher.i, Le Havre et son Palais de Justice ne, sont pas loin de Féeamp.\t; »hî4 Croyez-moi, faites-moi votre visite et, sans\t tarder.\t Passé vingt-quatre heures,\til sera tïop tard.\tno4.Mais je ne suis pas inquiète,\tvous viendrez.Donc, à demain,!\t.10 > Elle esquissa de la tête un\tnouveau salut et sortit.\t- Jiir XXIV\t LA VOIX DE L\u2019HONNEUR s r\t.¦ , Us étaient seuls maintenant, le pere.et le fils, dans cette grande salle ancestrale,, peuplée de glorieux souvenirs, et dans laquelle semblaient encore vibrer les paroles -do l Valérie Çathelin.Dans leurs cadres d'or, toute la lignée des Montalais, lieutenants .généraux, maréchaux de camps, chevaliers de Saint-Louis, cordons rouges, paraissaient regarder -avec mépris l'indigne rejeton de leur race, le maudire, le renier!\t.Toujours affalé sur le canapé, les coudes sur les genoux, Gontran, terrassé par la honte, demeurait immobile.Le général arpentait silencieusement la pièce.Le tremblement de ses narines, la flamme de ses yeux, la rougeur de son front, tout en lui dénonçait le combat d\u2019un homme qnî s\u2019efforce de dominer sa colère, de reconquérir son sang-froid.S\u2019arrêtant enfin devant son fils et d'une voix incisive^ \u2014A quelle heure, comptez-vous demain rendre visite à la femme qui sort d\u2019ici ?Le jeune homme sursauta et levia sur son père des yeux effarés.\t! \u2014Ne m'avez-vous pas compris, reprit le général.A quelle heure irez-vous rejoindre celle qui réclame de vous la récompense due à sa com plie té ?\t, , \u2014Quoi ! s\u2019exclama Gontran, vous me croyez capable d\u2019aller chez.\u2014.Je vous crois capable de tout! Quand on s'est comme vous, enlizé jusqu\u2019an cou dans les bas-fonds de l'ignominie, un déshonneur de plus ne saurait compter.Celle qui se dit votre fiancée vous attend, donc vous la rejoindrez! \u2014'Mon père! s'écria impétueusement Contran, je n'implore plus votre pitié, mais ta» pende justice!\ty Daignez m\u2019écouter, daignez me croire.Oui, j'ai été un misérable lâche! Oui, Je me suis laissé dominer par cette créature maudite! Ma s ce n\u2019est pas moi.non, non, ce n\u2019est pas moi qui ai commis ce meurtre, \u2014 c'est pile! Un affreux sourire crispa les lèvres de M, de Montalais,\t¦ \u2014Des mots! fit-il, je ne vous crois pas! \u2014J en fais le serment, mon père ! \u2014tTç ne vous croîs pas! répéta l\u2019autre cette fois, d\u2019une voix tonnante. 20 LE SAMEDI Ta.iS, flo 16, Montréal, 17 septembre 1921 Dans le guet-apens préparé par cette fem-me, vous, l\u2019homme, vous avez joué te rôle principal.Vous êtes le meurtrier.\u2014Non! non! s\u2019écria avec une sauvage «saltation Gontran.\u2014Vos dénégations ne sauraient me convaincre! fit avec une douloureuse sévérité te vieillard; elles valent vos serment»! Puis, sur un ton implacable : \u2014Le vil, l\u2019ignoble mensonge habite dans votre coeur, il coule de vos lèvres ! Rappelez-vous, tout à l\u2019heure, quand je vous serrais dans mes bras, avec une tendresse de père, vous m\u2019avez menti comme un Saquais.Vous ne connaissiez pas, m\u2019avez-vous soutenu, la femme au domino noir! Vous ne l\u2019avez pas reconnue, vous ne lui.avez pas parlé î C\u2019était quelque intrigante comme il s\u2019en rencontre souvent sur nos plages à la mode !\u201d Menteur! menteur! Et moi, triple imbécile, je croyais en vous.Tl fit une pause, comme pour chercher à se maîtriser.Enfin, d'une voix «frémissante: \u2014>En dépit de vos serments, de vos protestations, je dis que c\u2019est vous qui avez tué.Vous étiez là, vous l\u2019avez avoué vous-même, la nuit du crime.Le meurtre, toujours selon vous, s\u2019est accompli squs vos yeux ; votre seul crime serait de ne pas l\u2019avoir empêché ! A qui ferez-vous croire de pareilles sornettes î Une femme qui assassine à coups de fusil, tondis qu\u2019un homme, son amant, reste les bras croisés à la regarder faire L.A d\u2019autres, monsieur, à d\u2019autres! Moi, je ne vous crois pas.\u2014Pourtant, mon père, s\u2019écria Gontran, je vous jure que.\u2014Taisez-vous, je ne vous crois pas! Et ce n'est pas tout, vous avez lâchement laissé un autre porter la peine de vos crimes.Fabien Daub ray ! un bon, un brave, un honnête homme, a dû subir l\u2019ignominie d\u2019une condamnation infamante! Et vous, vous le vrai, le seul criminel, vous n\u2019avez pas couru à son secours, vous n\u2019avez pas crié à la face du monde l\u2019innocence de ce malheureux ! Votre conscience tout entière ne s\u2019est pas soulevée d\u2019horreur et de remords! Mais de quelle boue, de quelle fange êtes-vous donc pétri f .Mon fils!.C\u2019est mon fils cela ?Non ! non! je ne le connais plus! H s\u2019arrêta; puis avec une amertume concentrée : \u2014E'h bien ! soyez heureux ! Allez épouser votre digne complice! Continuez avec elle votre vie d\u2019opprobre, votre existence de fainéantise, de lâcheté et de vice.De nouveau, il s\u2019arrêta.\u2014Fabien Dadbray! reprit-il d\u2019une voix qu\u2019entrecoupait un sanglot.Dire que moi aussi, j\u2019ai ma responsabilité dans sa condamnation.Savez-vous ajouta-t-il en se penchant veiB Gontran, savez-vous que, durant instruction de ce malheureux, on est.venu secrètement K» demander des renseignements sur lui ?U avait été mon adversaire politique-, je ne l\u2019ai pas ménagé ! Et puis, je 1e croyais coupable ! Peut-être aussi, me faussant dominer par de mesquins ressentiments, ai-je ajouté un poids de plus à k balance qui pesait contre lui! Dieu! fiauteil donc que j\u2019aie contribué à une erreur judiciaire, à une monstrueuse iniquité! En proie à un tumulte de désespoir, la vieillard se frappait te front De grosses larmes, tes premières qu\u2019il eût jamais versées, pareilles à des gouttes de plomb fondu, roulèrent sur tes joues brou-nées de ce vaillant, aguerri contre toutes tes tempêtes de la vie, mais sans fonce pour supporter la honte qui s\u2019abattait sur sa vieillesse.Le spectacle de cette tragique douleur remua profondément Gontran.\u2014'Mon père ! oh ! mon père ! s\u2019exclama-t-il, écrasez-moi de tout votre mépris.Jetez-moi toutes les malédictions de votre colère.De vous, je saurai tout supporter, tout accepter! Je ne suis pas l\u2019abject scélérat que vous me supposez !.Mais, par pitié, veuillez me croire !.J\u2019ai souffert!.oh! oui, cruelitement souffert! Le remords n\u2019a jamais cessé de me pour-su ivre.Vous me demandez comment j\u2019ai pu laisser condamner un innocent.Eh bien, je serai franc ! Mon père, j\u2019aimais! Ardemment, passionnément, j\u2019aimais k fiancée que vous m\u2019aviez choisie, cette pure et noble Adrienne ! Coupable de lâcheté \u2014 oui.je le jure, de lâcheté seulement \u2014 dans k scène du crime, je ne me sentais pas le courage, en me dénonçant, de perdre à tout jamais le bonheur qui s\u2019offrait à moi.Mais à présent, je veux expier ma lâcheté\u2014 réparer le mial que j\u2019ai fait.Je.\u2014Réparer!.répéta le vieillard avec une douloureuse ironie.\u2014Oui, oui, s\u2019écria Gontran.Un long, très long silence suivit cette véhémente objurgation.A grandis pas, la tête inclinée sur sa poitrine, les bras croisés, M.de Montalais marchait dans la salle.Il réfléchissait., Par instant, il s\u2019arrêtait devant les portraits suspendue sur les murs et, du regard, semblait les interroger et chercher une inspiration.Enfin, s\u2019approchant de la taible, il ouvrit un buvard, et prit une feuille de papier à lettres.Puis, d\u2019un geste, l\u2019indiquant à Gontran, il dit sur un ton bref : \u2014'Ecrivez! Sans prononcer une parole, Gontran alla s\u2019asseoir devant la table.\u2014Ecrivez, répéta 1e général \u2014Je suis à vos ordres, mon père, répliqua 1e jeune homme.Alors, debout derrière la chaise de son fil», M.de Montalais dicta lentement : \u201c Monsieur te président, \u201cUne lamentable erreur judiciaire a été commise durant la session d\u2019assises que vous avez présidée.\u201c Fabien Daub ray, te prétendu assassin de Denis Gatbehn, est innocent.\u201cLe vrai coupable, je vais vous le dénott* car : c\u2019est moi, Gontran de Montalais.\u201c Je ne suis pas le seul criminel; j\u2019ai un complice, mais il ne m\u2019appartient pas de le dénoncer.\u201c A la justice de chercher et de trouver.\u201c Veufliez, je vous prie, monsieur le président, adresser sans retard cette lettre à M.te procureur général et qu\u2019il fasse diligence.\u201c Peut-être Fabien Daubray n\u2019a-t-il pas encore quitté la France, peut-être n\u2019est-il pas en route pour son lieu de déportation.* \u201c Une révision s'impose.\u201c Il fiant qu\u2019elle soit faite dans le plus bref délai.\u201cJ\u2019ajouterai, monsieur, que je me tien» dès aujourd\u2019hui à k disposition du Parquet si\u2014\u201d Brusquement, le général s\u2019arrêta dans sa dictée.On eût dit que les mots lui faisaient dé>-faut.Assez surpris.Gontran leva k tête et regarda scm père.Aussitôt, il tressaillit.Le visage du général était blanc comme, du marbre.Ses traits sembkient, en leur dignité porter l\u2019empreinte de k mort.Mais dans ses yeux, étrangement agrandis, se concentrait 1a flamme d'une terrible pensée.Un instant, il demeura silencieux; puis, respirant avec effort : \u2014Gontran, dit-il, vous allez accomplir votre devoir, réparer vos torts.Vous allez rendre à un innocent l\u2019honneur, la liberté, la vie qu\u2019il a perdus par votre faute.Mais dites.dites\u2014 avez-vous songé à l\u2019éclaboussure de honte, à l\u2019ineffaçable tache que vous allez imprimer au nom de votre famille.Et, comme toujours, le regard rivé sut son père, Gontran gardait le silence.\u2014Un Montaalis.à la Cour d\u2019assises ! balbutia le général.Un Montakis sur le banc d\u2019infamie!.Un Montalais au bagne! Et soudain, baissant la voix : \u2014Gonfcam.reprit-il dans un rauque murmure, votre courage, votre orgueil ne vous suggèrent-ils rien.Faut-il vons dire qu\u2019il est un moyen de réparer les erreurs de votre vie et de regagner en même temps le pardon, même k tendresse d\u2019un père que vous avez mortellement désespéré dans tontes ses fiertés, comme dans tout son amour ?U dut s\u2019arrêter, l\u2019émotion l\u2019étranglait.De grosses veines tendues comme des cordes sillonna\u2019eut ses tempes inondées de eueur, ses traits se contractaient convulsivement, et un tremblement agitait sa large poitrine.Gontran de Montalais se leva brusquement et poussa un cri. Vol, 33, No 15, Montreal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 21 \u2014Père, je comprends.Vous voulez que je #me fasse justice! Vous voulez que je me tue.Sans répondre, le vieillard inclina légèrement la tête.Alors, très pâle, les yeux étincelants mais la voix assurée : \u2014Père, pard omnez-moi de ne pas avoir su devancer votre désir, pardonnez-moi de ne pas vous avoir épargné la douleur de l\u2019exprimer, car je devine oe que vous devez souffrir en oe moment.Merci ! oh ! merci ! de m\u2019indiquer la route à suivre.Oui, vous avez raison, il est un moyen d\u2019effacer tout le mal que j'ai fait et de sortir de cette épreuve l\u2019honneur sauf 1 Il fit une courte pause.Puis, avec une exaltation contenue : \u2014Nul n\u2019aura le droit d\u2019insulter ma mémoire quand de mon propre sang j\u2019aurai lavé toutes mes ignominies.Ma mort réhabilitera ma vie! Et animé d\u2019une virile résolution pour la première fois de cette soirée, peut-être -pour la jremière fois de sa vie, Gontran releva fièrement le front.Ce n'était plus à présent le même homme, vicieux parce qu\u2019il était faible et débile devant la tentation.Le sentiment de la conscience apaisée, la révélation de oe qu\u2019est la grandeur morale, transfigurait son visage et lui imprimait une nouvelle et mâle beauté.\u2014Je retrouve mon fils.enfin!.murmura M.de Montalais.A ce moment, une plainte sanglotante promptement étouffée, se fit entendre.C\u2019était peut-être le gémissement de quelque brise marine frôlant les arbres du parc ou bien encore le cri lointain de quelque oiseau de mer appelant au loin sa couvée.Mais ,trop absorbés par leurs communes pensées, aucun des deux hommes ne l'entendit.Gontran v:nt se rasseoir devant la tabfe et reprit la plume.Maintenant, ce n\u2019était plus son père qui dictait, c'était lui-même qui rédigeait la fin de sa lettre.Et chacun des mots tracés sur le papier, Gontran lesriisiat à haute voix : \u201cJ\u2019ajouterais, monsieur que je me tiendrais dès aujourd'hui à la disposihon du Parquet, si je n\u2019avais le désir d\u2019épargner aux miens la honte de ma condamnation judiciaire.\u201c Ma résolution est prise.\u201c Je veux prouver qu\u2019un Montalais sait se rendre justice et que s\u2019il a mal vécu il saura bien mourir.\u201c A l\u2019heure où vous reoeverz ces lignes, monsieur le président, j\u2019aurai cessé de vivre; la société n aura plus de dette à exiger de celui qui se sera fait justice soi-même.\u201cGontran de Montalais\u201d.Sa lettre achevée, Gontran se leva de non-veau et rega rda autour de la galerie.Sur un des panneaux de la muraille gauche était suspendue une panoplie d\u2019armes.Dans le scintillement des épées, des sabres et des rapières, brillait un revolver.Gontran alla le décrocher et l\u2019examina attentivement.Il était chargé.Alors, s\u2019approchant de son père et lui montrant l\u2019arme : \u2014Mon père, dit-il, voulez-vous que maintenant, sons vos yeux, je.\u2014Non! non! interrompit le vieillard, pas ici.pas devant moi ! .Allez chez vous», dans votre appartement.et demain».Il s\u2019interrompit en étouffant un spasmodique sanglot.\u2014Demain, au point du jour, reprit avec fermeté Gontran, entrez chez moi.Votre fils aura cessé de vivre et l\u2019honneur des Montalais sera sauf ! Le général répondit par un sourd gémissement.Gontran demeura un instant pensif.Puis, très ému, mettant un genou à terre: \u2014Et maintenant, monsieur, que je vais mourir, oserais-je implorer votre pardon et votre bénédiction ?murmura-t-il.D\u2019un mouvement emporté, le vieillard le releva.Avec une passion douloureuse, il l'étreignit contre sa poitrine.\u2014Gontran! mon fils bien-aimé! fit-il d'une voix entrecoupée.Que Dieu te pardonne comme je t\u2019ai pardonné.Va, mon fils, mon enfant, précède-moi devant PEtemel, tu ne m\u2019attendras pas longtemps ! Et pendant de longues minutes, ils demeurèrent ainsi étroitement embrassés.Le premier, Gontran s\u2019arracha à cette étreinte, et à voix basse : \u2014'Adieu ! fit-il, adieu ! Et vivement, il s\u2019élança hors de la salle, sans regarder en arrière.\u2014'Gontran ! s\u2019exclama M.de Montalais.mon fils!.ô mon fils! Mais déjà la porte s\u2019était refermée sur le fugitif.Alors, avec désespoir, s\u2019affalant dans un fauteuil, le vieillard s\u2019écria : \u2014Il le fallait!.oui! oui!.l\u2019honneur le commandait, l'implacable honneur! Le sacrifice était consommé.XX V\t^ L\u2019EXPIATION En quittant M.de Montahrs, Gontran courut d\u2019un trait vers son apporfcement.Vivement il alluma deux flambeaux et posa le revolver sur une table.Le monotone tic-tac de la pendule attira son attention : l\u2019aiguille marquait onze heures trois quarts.Un amer sourire entrionvrit les lèvres de Gontran.\u2014Onze heures trois quarts! dit-il.Ma foi j\u2019ai bien le droit de m\u2019accorder un répit de quinze minutas.A minuit sonné pas une seconde pins tôt, je me brûlerai la cervelle.Quinze minutes ! ce n\u2019est pas trop pour prendre son élan avant de faire le grand saut dans l\u2019éternité.Et Gontran riait, riait d\u2019un rire nerveux et angoissé.Machinalement, il regarda autour de lui Il se trouvait dans son fumoir.Les objets qui l\u2019environnaient lui étaient familiers.Pourquoi donc prenaient-ils à présent un aspect étrange ?Quelle subtile métamorphose avaient-Do donc subis ?Et pourtant, rien autour de Gontran n\u2019avait changé.C\u2019était la même disposition des meubles, les livres rangés dans la même bibliothèque; ks mêmes bibelots étalés sur les consoles.Au fond de la pièce, la tenture orientale qui séparait le fumoir de la chambre à coucher, se drapait dans les même plis inégaux, un peu affaissés par l\u2019usure.Gontran se jeta dans un fauteuil et, oBoi-sant les jambes, réfléchit.Ainsi donc, il allait mourir, mourir de son plein gré, en toute connaissance de cause.\"La mort seule pouvait le sauver des ignominieuses dégradatons que demain lui réservait.Oui, oui, il allait mourir! Les oreilles encore remplies des reproches indigne de son père, Gontran sentait la rougeur de la honte lui brûler le front.Seule l'idée d\u2019une fin prochaine apaisait sa cuisante humiliation.Mourir ! Bah! une 'balle dans le cœur ou bien vers la tempe, et tout est fini ! A peine une souffrance d\u2019un moment.Il se leva.Ali ça! que ressentait-il donc ?Pourquoi la vie semblait-elle en ce moment se précipiter et bouillonner en M ?D\u2019où venait cette sur excitation de toutes ses forces physiques ?.Les artères de son corps se tendaient à se rompre, son cœur bondissait avec violence, ses pulsations 'battaient la fièvre.Sous l\u2019empire d\u2019une croissante exaltation, son cerveau acquérait une extraordinaire lucidité.Toutes ses facultés mentales semblaient s\u2019aiguiser, ses idées prenaient une ne'teté insolite.Mille scènes oubliées de son enfance, mille images effacées par le temps, son passé tool entier surgissait devant sa mémoire.Par moments, il s\u2019apostrophait lui-même à haute voix : \u2014Malheureux ! qu as-tu fait de ta vie f Cette vie que tu vas tout à l\u2019heure détruire de te= mains ?.Rien que du mal! toujours et partant d!u mal ! Le souffle aride d\u2019un desséchant égoïsme « étouffé en toi les germes des qualités virilea .Seule Prvraie des malsaines passions a poussé dans k désert de ton âme! Et ces années de jeunesse si follement gâchées! Ces années qui auraient pu être à belles, si fécondes, avec quel désespoir Contran les regrettait! Quel remords de n\u2019avoir pas su noblement les dépenser! Quelle douleur de n lavoir à laisser derrière txè qu'un souvenir de honte, qu\u2019une mémoire ternie par le déshonneur! 22 LE SAMEDI Yol.33, So 15, Montréal, 17 septembre 1921 A grands pas, à présent, il arpentait la pièce, s\u2019arrêtant toutefois par soubresauts nerveux.Eh ! sans doute on porterait son deuil.on pleurerait peut-être sur son cercueil.Son père, ce père si dur pour lui, souffrirait sans doute, et cruellement.Mais son désespoir ne ressemblerait pas à la douleur noble, sacrée et touchante, qu'avait laissée là mort de Gérard.Le malheureux vieillard aurait à supporter l\u2019affreux scandale d'un procès criminel en révision.Que ne lui dirait-on pas pendant les débats nouveaux ?Son fils, le \u201c sieur Gontran de Montalais \u201d était lé meurtrier, le véritable assassin de Cathelin l\u2019usurier.11 avait tué cet homme parce qu'il lui devait de l'argent! Il avait peur d\u2019un procès de chantage.Mais cela n\u2019était pas vrai.lui-même\u2014 il n\u2019avait pas.Allons donc, son père lui-même n\u2019avait pas voulu croire à cette demi-innocence ! Les juges et les jurés croiraient-ils davantage ?Avëc accablement, Gontran retomba dans un fauteuil.Sa pensée, à présent, suivait un autre cours.Et sa mère ?Elle mourrait sans doute, la pauvre femme, mais elle, du moins, chérirait sa mémoire.L\u2019image d'Adrienne de Virville surgit aussitôt devant les yeux de Gontran.Adrienne, son Adrienne! Il semblait au malheureux jeune homme qu\u2019un s ècle, au lieu de vingt-quatre heures, s\u2019était écoulé depuis sa dernière entrevue au jardin de la villa des Tamaris avec sa fiancée.\u2014Qüe dira-t-elle, que pensera-t-elle, quand elle apprends la vérité, quand elle saura que l'homme quelle aimait setait suicidé pour éviter le bagne.Comment supportera-t-elle cette découverte ?.Lé mépris et l\u2019horreur succéderont-ils à son amour ?.Oui, oui, sans doute! .Et pourtant, avec quelle généreuse, quelle divine tendresse elle m\u2019interrogeait la nuit d'hier! \u201c Si terribles que puissent être les révélations que je devrai entendre, elles ne sauraient, croyez-le, ébranler mon amour.\u201c Peut-être avez-vous commis une faute, plus qu\u2019une faute, un de ces actes que le monde, l'honneur, que Dieu même condamne et dont le souvenir vous poursuit comme la brûlure d\u2019une plaie vive! \u201cEh bien, Gontran, je veux, moi aussi, prendre ma part de cette faute, subir avec vous la honte et la douleur qui vous accablent, alléger, en les partageant, les remords de votre conscience! \u201d F-be était sincère.Si java\u2019s eu le courage de lui faire ma confession, elle ne m\u2019aurait pas retiré son cœur.Mais je lui ai menti !.Maintenant, elle rongirait de m\u2019avoir aimé.Plus tard, elle se consolera.Un jour elle se mariera avec un autre et j\u2019aurai disparu de sa mémoire, comme un songe opportun.Mais non! non!.je ne veux pas qu\u2019elle m\u2019oublie ! .Si je lui écrivais une lettre, un mot, un suprême adieu! Elle ip accordera peut-être l\u2019aumône d\u2019une larme.d\u2019un regret.Il allongea la main vers son encrier.Presque aussitôt il tressaillit.La pendule venait de sonner minuit.Dans le silence de la chambre, le bruit des douze coups s'égrenant avec une lugubre sonorité semblait être 1 échos d'un glas funèbre.Brusquement, Gontran se leva : \u2014Allons! assez de rêveries! s\u2019écria-t-il.11 est temps de mourir.Il saisit son revolver et alla se poster devant la glâce de la cheminée.¦\u2014Voyons ! fit-il, où frapperai-je ?à la tempe, au cœur ?.Dieu ! comme ma main tremble!.comme je suis pâle ! Ardemment il examinait son propre visage reflété dans la glace.Sa figure, en effet, était verdâtre, ses paupières couleur de plomb, ses joues comme creusées et tous ses traits tirés.Ses lèvres frémissaient, ses dents cla-qua\u2019ent.Avait-il peur ?Un rire convulsif desserra sa bouche crispée.\u2014Je n\u2019ose.murmura-Uil : ah! si mon père me voyait ainsi ! Machinalement, il jouait à présent avec son revolver, le tournait, le retournait, en examinait la crosse, le canon, la marque de fabrique.\u2014Vieux genre déjià, ce revolver.on fabrique mieux aujourd'hui.Avec une pareille arme, il y a trop de ratés.Certes, j\u2019aurais mieux fait d\u2019en choisir un autre, je.De nouveau, le même rire étranglé s\u2019échappa de sa poitrine.\u2014Vraiment, mon cher, tu fa;s triste figure ! On dirait que tu as peur!.Eh bien, oui ! fit-il sur un ton, farouche, à quoi bon mentir à soi-même ?.j\u2019ai peur! .Si j\u2019attends plus longtemps, je ne pourrai plus! Cric, crac! d'un geste rageur il arma le chien du revolver.Puis, levant l\u2019arme vers son visage, il ferma les yeux.\u2014Un! deux! Eh bien, non ! et ses yeux se rouvrirent.Us se rouvrirent, et tout aussitôt il poussa un cri.Reflétée par la glace, derrière son épaule, venait de se drerser une tête de femme au regard éperdu, au visage d'une pâleur de mort! Sa mère! Et tout aussitôt elle allongeait la main, lui rabattait le bras et lui arrachait le revolver.\u2014Ma mère ! exclama Gontran, effaré, vous.vous ici ! \u2014Oui, moi ! répliqua-t-elle haletante.Ah! béni soit Dieu! j\u2019arrive à temps! Et comme, stupidement, Gontran l\u2019interrogeait du regard : \u2014Je sais tout! je sais tout! fit-elle d'une voix frémissante.Tout à l'heure, pendant ta conversation avec ton père, j\u2019étais oahée derrière une ta-' piserie, aux aguets, aux écoutes.J\u2019ai tout entendu ! Mon sang s'est glacé dans mes veines en entendant les paroles de ton père !.Ob! le cruel homme!.Condamner son enfant au suicide! Père dénaturé.bourreau de son fils! Mais non.non.ce ne sera pas! Je ne veux pas, m\u2019entends-tu ?.je ne veux pas que tu meures! Tout en parlant, elle l'enveloppait de ses bras, l'entraînant vers une causeuse, elle prenait place à côté de lui.Puis, a vec une infinie douceur : \u2014'Mon enfant, murmura-t-elle, mon cher petit enfant, mon Gontran bien-aimé! C'est donc vrai ce qu\u2019est venu nous dire cette ter-jî rible femme ?Tu as commis.Elle s\u2019interrompit; elle allait dire \u201cun crime \u201d, elle n\u2019osa prononcer ce mot.\u2014Oui, un crime! répliqua Gontran.complétant la phrase interrompue.Et l\u2019air sombre, le regard farouche, les dents serrées, il poursuivit : \u2014La cour d'assises m\u2019attend, la prison, le bagne peut-être.Voilà pourquoi il faut que je meure! Un silence se fit entre la mère et le fils.Enfin, et toujours très douce : \u2014Tu exagères, reprit Mme de Montalais, tout net pas désespéré.D\u2019ailleurs, moi, j'en suis certaine, ce n\u2019est pas toi qui a commis le meurtre, mais l\u2019autre, cette femme ! Tu l\u2019as juré à ton père, je t\u2019ai entendu.Ton père n\u2019a pas voulu te croire, mais moi, moi qui t\u2019aime, je te crois! \u2014Et puis après ?exclama furieusement Gontran.A quoi me sert votre foi en ma parole ?Personne ne la partagera! \u2014Mais je t\u2019assure que je saurai devant les juges faire éclater ton innocence! \u2014La bonne histoire ! s'écria-t-il en haussant les épaules.On ne vous écoutera même pas ! .Je vous dit que tout m acable, tout ! Cette Valérie de malheur m\u2019accuse d\u2019être l\u2019auteur principal du meurtre.On la croira ! \u2022\u2014Mais pourquoi ?Ah ! ah ! ah !.mais l\u2019ignoble créature n\u2019aura qu\u2019à produire mes lettres à son mari ainsi que notre correspondance amoureuse, et tout le monde croira à son accusation.Vous voyez bien que je suis perdu ! Et il riait.\u2014''Ne ris pas ainsi, mon Gontran, supplia la marquise.Tu me fais trop de mal ! *\u2014Vraiment! répondit-il.Et moi ?Croyez-vous peut-être que je suis à la noce.Oh! lamentable perversité du cœur humain! Sous les cinglants, encore que justes reproches du général, la conscience endormie de Gontran s\u2019était subitement réveillée. VoL33, No 15, Montréal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 23 Saisi de remords, il s'était élevé alors presque jusqu\u2019à l'héroïsme.Il avait réellement aspiré à l'expiation par la mort, de ses méfaits.Mais à présent, il redevenait brutal, insolent, gro.sier même, envers Cette mère si tendre, dont l'inlassable amour avait depuis longtemps dégénéré en idolâtrie.Faut-il croire, hélas! que la bassesse de certaines natures trouve une âpre volupté à faire souffrir ceux qui les aiment ?Mme de Montalais porta la main à ses yeux pour essuyer ses larmes furtives.La vue de ce chagrin, loin de l'émouvoir, exaspéra Gontnan.\u2014Allons, fit-il avec humeur, à quoi bon prolonger une entrevue navrante pour tous les deux ?.Quand nous discuterions jusqu\u2019à l'aube, nous ne pourrions r en l'un et l\u2019autre contre la fatalité.Quittez-® oij ma mère, laissez-moi accomplir ma destinée.\u2014Non, répondit Mme de Montalais en se redressant, tu ne mourras pas.Je suis venue pour te sauver et je te sauverai malgré toi.Se levant alors, elle alla ramasser un large sac de maroquin qu'en entrant elle avait déposé sur une chaise.Elle l'apporta, l'ouvrit et en versa le contenu sur le bureau.C'étaient des écrins, des liasses de billets de banque des rouleaux de pièces d'or.\u2014Regarde, Gontran, dit-elle, c\u2019est pour toi le salut.Tout à l'heure, quand tu as quitté la.galerie, je suis allé rassembler tout ce que je possède de bijoux, de valeurs et d\u2019argent.C'est même ce qui m\u2019a retardée pour te rejoindre.Elle fit une courte pause.\t.Puis, désignant de la main ces richesses : \u2014Ah! soupira-t-elle, je destinais cet argent, comme ces parures, à tout autre usage.Voilà cinq ans que je me plais à économiser, louis par louis, sur ma dépense personnelle.pour donner un jour à Noëla une corbeille de noces digne d\u2019elle, digne de nous.Prends-le tout, mon enfant.Ce n'est pas beaucoup, mais cela suffira pour subvenir durant plusieurs mois à ton entretien.Maintenant, pars, gagne au plus tôt Paris, pu s la frontière.N'aie pas peur! Je veillerai sur toi! Qui sait ce que l\u2019avenir peut nous réserver, à toi, à moi, à nous tous! Cette fois, vaincu par tant de sollicitude, le dur égoïsme de Gontran parut enfin se fondre.Il venait de se rappeler comment, quelques mo:s auparavant, sa mère était venue lui apporter ses bijoux pour le libérer de ses dettes.Hélas! le collier d\u2019émeraudes n'avait servi qu\u2019à le plonger plus avant dans l\u2019inextricable gouffre où il s\u2019était enlizé! Il saisit les deux mains de sa mère et leur imprima un long baiser._Oh! ma mère! s\u2019écria-t-il, vous serez donc toujours la même.Quoi, les misères de votre fils ne vous.ont pas détachée de lui.Vous voulez le sauver ! .Eh bien soit; j'accepte.Il releva la tête, et souriant d\u2019un sourire bizarre : Seulement, ajouta-t-il, croyez-le bien, c\u2019est pour vous obéir! .Ah ! vrai de vrai ! ce que vous me faites faire ressemble beaucoup à l'acte d\u2019un lâche! \u2014Non ! non! protesta Mme de Montalais; ce n'est pas d\u2019un lâche! mais d\u2019un fils qui aime sa mère et veut la sauver du désespoir.\u2014'San?doute, répliqua Gontnan, dont le sourire était devenu un ricanement, c\u2019est bien d\u2019un fils qui aime sa mère, mais aussi sa petite personne.Enfin, qu\u2019il en soit selon votre volonté! Il prit le sac de maroquin et y empila les écrins et l\u2019argent.Puis déchirant un des rouleaux de pièces d'or, il en tira, une vingtaine de louis et les glissa dans sa poche.En même temps, il murmurait : \u2014Voilà ce qui suffira pour les dépenses du moment.Il s\u2019interrompit, et soulevant le sac de maroquin : \u2014Peste! c'est lourd; dit-il.Vous devez avoir eu le poignet quelque peu fatigué.Mme de Montalais le regarda avec un douloureux étonnement.Malgré son invincible tendresse, un tel cynisme la révoltait.Gontran jeta un coup d\u2019œil sur la pendule.Aussitôt, poussant un cri : \u2014Une heure et demie du matin! En jouant bien du jarret, je pourrai prendre le train de Fécamp pour aPris, mais pas de temps à perdre.Il courut vers sa chambre à coucher et s\u2019y enferma.Quelques instants plus tard, il en sortait en costume de voyage.S'approchant alors de Mme de Montalais et lui présentant le front : \u2014Adieu, ma mère, un bon baiser, et à bientôt j\u2019espère! La pauvre femme l\u2019étreignit convulsivement contre son sein.\u2014Gontran! mon Gontran chéri, balbutia-t-elle, mon enfant bien-aimé, mon.Mais l\u2019autre, rompant l'étreinte et avec une impatience mal dissimulée : \u2014Vous me brisez le cœur, ma bonne mère, vous allez m\u2019enlever tout mon courage.Il vaut mieux, voyez-vous, me laisser mon sang-froid.D\u2019ailleurs, le temps presse! Si je tardais trop, je manquerais le train.\u2014Pars! pans vite, mon enfant! interrompit Mme de Montalais.Gontran s\u2019élança d'un bond vers la porte.Au moment de l\u2019ouvrir, il se retourna.\u2014'Surtout, ma mère, diteil, ne quittez pas la chambre avant que le jour ne soit levé.Enfermez-vous ici et si vous entendez la voix de.mon père, n\u2019ouvrez pas! \u2014Oui, oui, mon enfant, sois tranquille.Mais, au nom du ciel, hâte-toi ! Ah! un dernier mot encore : où et quand m'écriras-tu ?\u2014Vous écrire! Y songez-vous, ma mère?Ce serait me perdre, et.Mais se ravisant presque aussitôt : Soit ! ! \u2014Vous aurez de mes nouvelles quand tout danger aura disparu.Adieu! Debout au milieu de la chambre, les bras allongés pour l'étreindre de nouveau, Mme de Montalais attendant un dernier mouvement, un élan de tendresse de son fils.Mais non! de la main gauche il lui fit un geste d\u2019adieu et s\u2019élança dehors.La malheureuse mère courut à la fenêtre.A la clarté de la lune, elle aperçut Gontran qui traversait la cour.La grille était fermée.Gontran frappa au carreau de la loge du concierge.Celui-c:, endormi sans doute, n'ouvrait pas.Et de sa fenêtre, Mme de Montalais pouvait voir Gontran piétiner sur place, et piétiner avec rage.Enfin la porte de la loge s\u2019entrebâilla et la tête du concierge se montra dans l\u2019ouverture.Les deux hommes échangèrent quelques mots et la grille d'entrée fut ouverte.Gontran alors prit son élan et disparut dans la nuit.Il n'ava't, même pas retourné la tête.Et durant ce temps, là-bas, dans la vaste salle aux ancêtres, celui que Mme de Montalais avait dénommé \u201c père dénaturé \" et \u201c'bourreau de son fils\u2019\u2019, achevait sa veillée solitaire, en proie aux affres du plus cruel tourment que jamais ne broya un cœur d'homme dans ses affections les plus sacrées, dans res fiertés les plus hautes.L'horreur, la pitié, le désespoir, la honte surtout, tout un torrent de tumultueuses et angoissantes sehsat\u2019ons semblait vouloir rompre les digues de l'orgueil- et submerger l\u2019âme du malheureux gentilhomme.Tantôt il arpentait fiévreusement la galerie en murmurant d\u2019incohérentes paroles : \u2014Mon devoir!.Oui, mon devoir!.exigeait la réparation d\u2019un monstrueux forfait?.J ai brisé mon cœur.j\u2019ai envoyé mon fils, mon unique enfant, à la mort.A l'heure qu'il est, il agonise peut-être.baigné dans son sang.ce sang qui doit laver son crime.Ce n\u2019ert pas tout!.demain.demain, grâce à cette confession, par moi dictée, écrite et signée de sa main, le monde entier saura la dégradante.l\u2019infâme vérité ! Je l'ai voulu.il en sera ainsi.Qu'importe la douleur! Le devoir avant tout! Et tantôt encore, s\u2019arrêtant devant les portraits suspendus aux murs, il les interpellait.\u20141Qette confession souvera un innocent qui sortira la tête haute de l'abîme où l\u2019a plongé la lâcheté de mon indigne fils.Il le faut!.il le faut!.Dites! dites! il le faut! Mais du haut de leurs cadres d\u2019or les têtes remballent le regarder avec une silencieuse colère.Et voici que soudain, dans le délire de son angoisre, les yeux hallucinés du général crurent voir remuer les lèvres de ces portraits : \u2014Non! murmuraient les voix spectrales du passé, tu n\u2019as pas le droit d'avilir la race dont tu sors,\u2014notre race,\u2014et de nous imprimer à nous tous, par un irréparable scandale, le sceau d\u2019un déshonneur éternel ! 24 LE SAMEDI Si tu oses envoyer au Parquet cette confession extorquée à ton fiis, tu voues à l\u2019exécration, au mépris et à la haine le nom glorieux par nous illustré, que nous t\u2019avons légué ! Ton fils expie par une mort volontaire le «rime dont il s\u2019est rendu coupable.Sois satisfait ! \u2014Ils ont raison 1 ils ont raison! se disait alors M.de Montalais.Et son regard se portait vers la table sur laquelle se trouvait la lettre dénonciatrice.\u2014Ah! cette lettre!.pourquoi ne pas la brûler ?Pourquoi ne pas anéantir cette preuve d\u2019infamie ?Après tout, l'honneur d\u2019un glorieux nom, l'honneur de toute une race, valait mieux le sacrifice d'un scrupule, même d\u2019un principe.Quant à Fabien Daubray ! Mon Dieu, plus tard, le plus tôt possible, on intercéderait pour lui, on ferait adoucir sa peine.Et puis, on prendrait soin de son enfant; on ferait sa fortune.La vision de tout lkttirail de la Justice, la Cour d\u2019assises, les avocats, le jury, surgissait devant l\u2019esprit affolé du général.Oh! pourquoi s\u2019exposer à tant de honte inutile! N\u2019était-ce pas assez de souffrances sans cette dégradation ?Sûrement, la mort de Gontran devait suffire à l\u2019honneur! Mais aussitôt une autre voix, tapie celle-là dans les obscures profonedurs de sa conscience, clamait, persistante, impérieuse, implacable : \u2014Trêve de saphismes! Assez de casuistir que et d\u2019hypocrisie! Il n\u2019est pas deux honneurs! Le véritable honneur ne saurait reposer sur une volontaire supercherie, sur lé devoir méconnu.Le devoir exige que tu proclames au monde entier l\u2019innocence de Fabien Daubray.Si, connaissant la vérité, tu laisses accabler cet innocent sous l\u2019opprobre tu te rends aussi vil que les vrais coupables, tu deviens leur complice.Fais ton devoir! rien que ton devoir! dût ton coeur en saigner jusqu\u2019à la mort! Epuisé par tant de meurtriers conflits, le général s\u2019affala dans sa douleur.Puis, se relevant, il recommença à marcher dans la salle.Et la nuit entière s\u2019écoula ainsi, à la fois mortellement longue et sinistrement rapide.Enfin, une faible lueur, ressemblant plus à une grisaille transparente qu\u2019à de la clarté, pénétra à travers les carreaux des fenêtres.Brisé de fatigue, les membres engourdis, le général sé dirigea péniblement vers l\u2019une des fenêtres et, l\u2019ouvrant, regarda le ciel.Une à une, les étodes s'éteignaient dans les ténèbres pâlissantes.A l\u2019horizon, des bandes mauves et orangées s\u2019étendaient, minces d\u2019abord, mais grossissant par degrés.L\u2019aube frissonnait.Avidement, M.de Montalais aspira l\u2019humide fraîcheur du matin, si vivifiante pour son front brûlé par la fièvre de cette nui* d\u2019insomnie et d\u2019angoisse.La lutte entre son orgueil de caste et son cœur d\u2019honnête homme avait été dure; mais c\u2019était la victoire.\u2014Je ferai mon devoir., murmura-t-il, j\u2019enverrai cette confession au Parquet.Fabien Daubray sera réhabilité, libéré, rendu à l'honneur.Quant à moi, fasse le ciel que je puisse bientôt mourir.A ce moment des pas furtifs se firent entendre, traversant la salle.Vivement, le général se retourna.Aussitôt, il réprima un cri d\u2019étonnement.A l\u2019indécise clarté de l'aube, une femme se tenait devant lui.C\u2019était Mme la marquise de Montalais.Pâle, le visage tiré, les paupières cerclées de noir, mais dans ses yeux une flamme ardente et, répandu sur tous ses traits un air de résolution et de défi que le général ne lui connaissait pas, elle, le regarda fixement.Pour la première fois de sa vie, M.de Montalais éprouva auprès de cette femme, qu\u2019il avait toujours tenue sous le po ds de son autorité, un sentiment de timidité qui était presque de la crainte.Connaissait-elle le drame qui s\u2019était joué dans cette salie après son départ ?Si elle l\u2019ignorait, comment son cœur de mère supporterait-il l\u2019effroyable nouvelle ?Et muets, tous les deux, ils se regardèrent l'un l'autre, cherchant à découvrir leur mutuelle pensée.La première, Mme de Montalais rompit le eilence.\u2014Etes-vous heureux, monsieur ?s\u2019écria-t-elle frémissante.Votre orgueil est-il enfin satisfait ?ou bien faut-il d\u2019autres victimes ?Stupéfait de ce dur langage, de ce ton âpre et amer, de cette attitude hautaine chez une créature d'habitude si soumise et si douce, mais attribuant ce changement à la douleur qu\u2019elle devait ressentir, le général ne répondit rien.\u2014Ainsi donc, poursuivit la marquise d\u2019une voix d\u2019abord contenue, mais qui montait par degrés, ainsi donc vous avez 09e vous armer de votre autorité parternelle pour condamner à la mort votre fils, \u2014 Punique enfant qui nous restait ! Et pourquoi ?.Parce qu\u2019il fut plus malheureux que coupable! Vous le savez aussi bien que moi, il est innocent du crime que vous lui avez ordonné d\u2019expier ! .Vous avez feint de croire à l\u2019accusation calomnieuse d'une femme de rien, d\u2019une créature perdue, afin d\u2019assouvir contre votre fils votre haine impie et sacrilège ! .Oh! ne protestez pas!.j\u2019étais là, derrière cette tapisserie.et j\u2019ai assisté à cette entrevue.J\u2019ai entendu les paroles que vous avez prononcées.Et Gontran.mon Gontran, toujours s< >us votre terreur, a répondu qu\u2019il vous obéirai*.Mais quel homme êtes-vous donc ?Après tout, si le malheureux enfant a commis des écarts de conduite, des égarement des fautes même, qui en est responsable, monsieur, dites, qui, smon vous ?\u2014Moi ! balbutia le général, moi!.reepon* sable.des fautes^.Vol.33, No 15, Montréal, 17 septembre 1921 Il ne put achever, les paroles s'étranglaient dans sa gorge.Mais la marquise, avec une croissante véhémence : \u2014Oui, vous! s\u2019exclama-t-elle.' Un peu d\u2019affection ou seulement de sollicitude et d\u2019indulgence aurait pu détourner Gontran de la voie funeste dans laquelle il s\u2019était fourvoyée.Si vous avez été pour lui un guide, un protecteur, un vrai père, enfin, il serait devenu un tout autre homme.Mais non ! Dès sa naissance, vous lui avez préféré son frère aîné.A l'un toutes vos tendresses, à l\u2019autre vos rebuffades, vos odieuses sévérités.\u2014Madame! clama le général plus attristé qu'indigné par ce flot de paroles amères, injustes et durs reproches.\u2014Oh ! je parlerai dit Mme de Montalais en le regardant en face- Le temps est passé, monsieur le général, marquis de Montalais, où votre femme tremblait devant vous! Votre barbarie a tué toute crainte! Aujourd\u2019hui, je n'ai plus peur de vous, ni de rien! Elle s\u2019exaltait en parlant.La bravade était dans ses yeux, sa voix avait des inflexions menaçantes.Arec accablement, M.de Montalais s\u2019était laissé tomber dans un fauteuil.Inclinant la tête sur la poitrine et fermant les yeux, il laissa échapper un sourd gémissement.Il souffrait dans sa douleur muette, le malheureux, il souffrait atrocement.Mais Mme de Montalais demeura indifférente au spectacle de cette détresse.\u2014Où est le papier ?demanda-t-elle sur un ton péremptoire.\u2014Le papier ?répéta le général.que voulez-vous dire.\u2014La lettre que vous avez dictée cette nuit à Gontran.\u2014Que voulez-vous en faire \u2014Donnez-la moi, fit toujours impérieuse, Mime de Montalais.\u2014Non! répondit l\u2019autre.\u2014Pourquoi ?Cette fois, le général ne répondit rien.Un nouveau et pénible silence s\u2019établit entre le mari et la femme.Le jour, cependant, complètement levé, épandait sur la fenêtre ouverte un ruissellement de lumière mobile.Les oiseaux, éveillés de leur nocturne repos, égrenaient leurs chansons matinales auxquels se mêlait le strident clairon du coq.Dans la cour, les voix des gens de service, paleferniers et garçons d\u2019écurie, l'ébrouement des chevaux, le jappement des chiens de garde, toutes les rumeurs effarées de la vi© commençant.se faisaient entendre.Et dans la salle aux ancêtres, le général, courbant sa tête vieillie de dix ans, la marquise livide, farouche, tragique, semblaient en ce joyeux renouveau de journée deux sinistres figures détachées d\u2019un mauvais rêve.- Ecoubez-moi, monsieur, dit enfin Mme de Montalais, et camprenea-moi.Je suis venue ici pour vous empêcher de commettre le plus monsbruex des attentat» Vol.33, ITo 15, Montréal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 25 Vous n\u2019enverrez pas cette feuille au Parquet ! -''Non, vous ne lien verrez pas ! Vous ne jetterez pas oette souillure sur le nom de Montalais! Ce nom m\u2019appartient, vous me l\u2019avez donné, je l\u2019ai accepté avec orgueil.Toute me vie je me suis efforcé de le porter dignement.J\u2019ai gardé intact le dépôt d\u2019honneur confié à ma garde.Et vous voulez aujourd\u2019hui faire entrer l\u2019opprobre dans votre maison ! Un Montalais convaincu d\u2019un crime! Un Montalais devenu pour tous un objet de mépris et de réprobation!.Y songez-vous ! .Quoi ! tout l\u2019orgueil de votre race ne se révolte-t-il pas en vous ?Le général releva son front et leva sur sa femme des yeux hagards.\u2014Madame, fit-il avec effort, épargnez-moi, de grâce! Croyez-vous que je n\u2019ai pas souffert, que je ne souffre pas autant et plus que vous ?Croyez-vous que les mêmes tentations n\u2019ont pas assailli mon cœur de père ?Mais le devoir, l\u2019honneur exigent la réparation d\u2019un épouvantable forfait.Fabien Daubray!.\u2014Eh ! que vous importe ce Fabien ?interrompit-elle impétueusement.Croyez-vous que la partie entre lui et nous soit égale ?Croyez-vous que l\u2019opprobre sous lequel sombrerait à jamais l\u2019honneur de toute notre race puisse l\u2019atteindre de la même manière ?Allons donc! .Il vous sera facile, plus tard, de le dédommager des ennuis qu\u2019il aura subis ! En les faisant riches, lui et les siens, vous aurez amplement réparé le mal et satisfait vos scrupules.La malheureuse ! dans le paroxysme de sa passion maternelle, elle ne comprenait même pas ce qu\u2019avaient d\u2019odieux ces paroles, ce qu\u2019avait d\u2019infâme cette proposit on.payer plus tard Fabien Daubray pour son martyre, le dédommager à prix d\u2019argent de la ruine de toute sa vie d\u2019honnête homme! \u2014Voyons, mon ami, poursuivit la marquise, en adoucissant sa voix, un bon mouvement.C\u2019est votre femme, la mère de vos enfants qui vous implore.Faut-il que je me mette à vos genoux pour vous émouvoir ?Le général eut un geste de douloureuse indignation.\u2014'Assez ! Marie-Thérèse ! assez, je voue en conjure! s\u2019exclama-t-il.J\u2019ai besoin de toot mon courage, de toute mon énergie! Ne voyez-vous pas que vous me torturez comme à plaisir ?A ce moment, des pas légers courant dans le couloir se firent entendre.En même temps, une vo x argentine chantait à tue-tête : J'ai descendit dans mon jardin Pour y oueiïBr le romarin.Gentils coquelicots mesdames.Gentils coqudicots nouveauté.\u2014Noëla ! murmura la marquise, c\u2019est Dieu qui l\u2019envoie! Et elle courut ouvrir la porte.Aussitôt Noëla, rose et souriante dans sa robe blanche, entra dans la pièce.\u2014Bonjour, grand-papa ! Bonjour grand\u2019-maman ! fit-elle joyeusement.Déjà levés! et moi qui comptais vous faire une surprise.Puis, comme on ne répondait pas à son bonjour, elle fut prise d\u2019inquiétude : \u2014Que vous êtes tristes! fit-elle.Seriez-vous fâchés ensemble ?\u2014Viens par ici, mon enfant, loi dit Mme de Montalais.Et prenant la main de la fillette, elle la conduisit vers la table.\u2014Regarde, mignonne, tu vois ce papier?\u2014 Ton grand-papa voulait l\u2019envoyer à des gens qui nous feraient, à toi et à nous tous, beaucoup de mal! Demande-lui d\u2019avoir pitié de toi.Il t\u2019écoutera peut-être.Moi, il ne peut même pas entendre mes supplications ! Noëla regarda attentivement sa grand\u2019-mère puis se retournant vers le général.Toujours affaissé dans son fauteuil, M.de Montalais demeurait immobile.La fillette s\u2019approcha de lui et, doucement, timidement : \u2014Grand-papa, dit-elle, tu veux me faire du mal ?.Ce n'est pas vrai, dis ?Et se hissant sur la pointe de ses petits pieds, elle entoura de ses bras le cou*du vieillard et leva le visage pour l\u2019embrasser.Mais pour la première fois de sa vie le général parut insensible aux caresses de sa petite-fille.Alors, pleurant à moitié : \u2014Grand-papa, s\u2019écria Noëla, tu ne veux pas m\u2019embrasser! .Tu ne m\u2019aimes donc plus ?Ce naïf reproche parut réveiller le vieillard de sa torpeur.Il ouvrit lés bras, serra la fillette contre son cœur, et la couvrit de baisers passionnés.Mme de Montalais, cependant, s\u2019était rapprochée de l\u2019enfant.\u2014Noëla, enjoignit-elle, prends cette feuille de papier.Très étonnée, la petite fille regarda son grand-père comme pour l'interroger.Mais le vieillard avait refermé les yeux et paraissait absorbé dans ses pénibles réflexions, ne riencomprendre de ce qui se passait autour de lui.\u2014Prends ce papier, répéta Mme de Mon-talas.La fillette s'approcha de la table et ramassa la lettre de Gontran.\u2014Et, maintenant, reprit la marquise, déchire ce papier-! Noëla parut hésiter.\u2014Fais ce que je te dis ! Toujours indécise, l\u2019enfant tournait et retournait la feuille entre ses doigts.\u2014Déchire donc ! ordonna pour la second» fois Mme de Montalais.Et saisissant les menottes qui tenaient le papier, la marquise le déchira elle-même.Les morceaux tombèrent à terre.Prestement, Mme de Montalais les ramassa et les déchira en mille pièces.Comme réveillé en sursaut, le général se redressa : \u2014Qu\u2019avez-vous fait, madame! s\u2019écria-t-il, qu\u2019avez-vous fait ?\u2014Ce que j\u2019ai fait ?répliqua la marquise, j\u2019ai sauvé l\u2019honneur du nom que pourte Noëla, une Montalais, la fille de votre fils aîné.\u2014Ah! madame! Vous avez commis une abominable action, vous.Mme de Montalais l\u2019interrompit.Ironique, presque souriante : \u2014Ma conscience est tranquille, monsieur, fit-elle, subitement apaisée.Tout est sauvé.Gontran n\u2019a plus rien à craindre de votre colère.Elle fit une courte pause.Puis, sortant de sa poche un revolver elle le tendit au général.\u2014Voici l\u2019arme, dit-elle d\u2019une voix brève, que dans votre folie parracide vous avez osé placer entre les mains de votre fils.C\u2019est moi, entendez-vous, moi qui l\u2019ai arrachée de ses doigts.Il est parti ! \u2014Parti ! clama le général, parti.Cela vous chagrine ?fit-elle froidement.Eh bien! oui, il n\u2019est pas mort, comme vous l\u2019auriez souhaité.M.de Montalais se dressa de toute sa hauteur et un cri pareil à un rugissement s\u2019échappa de 9es lèvres.Soudain, une rougeur violacée s\u2019épandit sur son visage, ses yeux s\u2019injectèrent de sang, sa bouche se tordit en un conmdsif rictus.Un spasmodique tremblement contracta sa poitrine.Pendant quelques secondes, haletant, hoquetant, le malheureux s\u2019efforçait en vain de respirer.Mais brusquement il tomba comme une masse sur le parquet, évanoui.Une demi-heure plus tard, un médecin mandé à la hâte, se tenait au chevet du malade.Durant plusieurs heures, celui-ci ne donna plus signe de vie.Vers le soir, grâce à d\u2019énergiques révulsifs, le malade ouvrit enfin les yeux.Lentement, il promena autour de lui un regard étonné.L'abbé Laurent, Mme de Montalais, la petite Noëla veillaient, tout en pleurs, autour de son lit.Les reconnut-ils?Oui, sans doute, car de la main il voulut leur adresser un geste d\u2019amitié.Mais son bras demeura figé le long de son corps: Et soudain un susurrement confus, un incohérent bégaiement s\u2019éobappa de ses lèvres inertes : \u2014Gontran.Daubray.Honneur.A minuit, quand après une journée de larmes, d\u2019angoisses, mêlées aussi de remords, Mme de Montalais sortit de la chambre du malade, elle fit signe au médecin de venir la rejoindre.\u2014Eb bien, docteur, demanda-t-elle anxieusement.y a-t-il quelque espoir ?L\u2019autre poussa un soupir et, très grave : 26 \u2014Armez-vous de courage, madame la marquise, dit-il.La vie n'est plus en danger, mais la paralysie est à peu près complète1.FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE Ce jour-là, 17 août 1891, quinze ans après les événements que nous avons relatés plus haut, llhôtel Continental était illuminé sur toute sa façade.Dans une des vastes salles de ce palais caravansérail, une cinquantane de convives, homme et femmes, en toilette de gala, banquetaient à grand renfort de toasts.La salle elle-même était pompeusement décorée de fleurs, de tentures rouges, de drapeaux tricolores et une musique militaire la faisait retentir, par intervalles, des sonor tés de ses cuivr > et du ronflement de sa grosse caisse.Ce soir-là, la Société géographique et coloniale fêtait le retour du jeune et déjà fameux explorateur Jacques Châtel, lieutenant dans la légion étrangère.Depuis plus de huit jours, il n'était bruit dans toute la presse que de son retour en France et des exploits qu\u2019il avait accomplis en Afrique.Les revues et journaux illustrés, les vitrines des magasins exposaient son portrait.Les feuilles les plus diverses et de toutes nuances pol': tique donnaient des détails sur les voyages, aventures et découvertes du hardi explorateur.Les éloges les plus enthousiastes accompagnaient ces récits.Ils racontaient comment Jacques Chàtel, avec une petite troupe de cinquante tirailleurs sénégalais, s'était frayé un chemin à travers les broussailles et les marécages qui s'étendent du Haut-Oubanghi à la rivière Qiari.Us décrivaient les effroyables dangers que le jeune et vaillant voyageur avait affrontés parmi les populations anthropophages ou fanatiques d'isiam sme; bravant les privations, les fièvres, les maladies de toutes sortes avant de parvenir sur les bords encore peu connus du lac Tchad.On disait aussi comment, après 'une année d'indicibles souffrances, l\u2019explorateur avait pu regagner à travers l\u2019Afrique le Niger d'abord, la côte de la Guinée ensuite.Là, ajoutait-on, à Konakry le lieutenant Châtel avait trouvé une décoration de la Légion d\u2019honneur qui depuis quelque temps l\u2019y attendait.Oui, mais qui éta't ce Jacques Ohâtel ?Officier de la Légion étrangère! Pourquoi ?Ou savait que cinq ans auparavant il S\u2019A tait engagé dans le régiment qui tient garnison à Beb Abbés.U était presque auss'tôt parti pour le Ton-kin.Dans une série de combats contre les Pavillons-Noirs, il avait péniblement gagné ses galons d'abord, son épaulette ensuit®.De retour en Algérie, sans prendre même un semestre de repos, il s\u2019était proposé pour faire l\u2019exploration du Tchàd, Et ma n-tenant, après dix-huit mois de campagnes couronnées d\u2019uïi éclatant succès, on le fêtait à Paris.LE SAMEDI Anémié par les fièvres, blessé d\u2019ailleurs dans une -rencontre et portant encore une cicatrice qui lui traversait le front, Châtel avait sollicité et obtenu une congé de convalescence.\u2014Oui.disaient quelques envieux, tout cela est fort -beau.Mais -pourquoi cet engagement comme soldat dans la Légion étrangère! Une auréole de mystères enveloppait le lieutenant et irritait les curiosités.Les suppositions les plus saugrenues, les bru ts les plus fantastiques allaient leur train.Les uns soutenaient qu'un roman d\u2019amour, suivi d'un duel, avait déterminé le jeune homme à prendre du service dans un corps où Ion n'est pas obligé de donner son vrai nom.D\u2019autres, enfin, et ceux-là étaient le plus grand nombre, attribuaient sa détermination à quelque brou lie de famille.Quoi qu\u2019il en soit, nul journal, nulle revue n'avaient -pu donner la moindre indication sur la fam'lle et les antécédents d\u2019e Jacques Châtel.Et, joyeux, bruyant, à chaque instant coupé par les fanfares, le banquet en l'honneur - de l'explorateur touchait à sa fin.On était au dessert.Soudain, M.le comte de Ma-rcillac, président de la Société géographique et coloniale, se leva.Le verre à la m-aïn, il se tourna vers le lieutenant'Jacques Châtel, assis à sa droite, et prononça le toast suivant : \u2014A la santé du lieutenant Jacques Châtel, notre jeune et déjà si illustre convive.Messieurs, les exploits, les héroïques faits d\u2019armes, la carrière glorieuse de notre hôte peuvent servir d\u2019exemple et d'encouragement à tous les Français.Oui, je voudrais qu\u2019animés comme lui du noble amour de la patrie, beaucoup de nos compatriotes cherchent -à planter le drapeau de notre France bien-aim-ée dans les plus extrêmes limites du monde! A la santé de Jacques Châtel ! répétèrent en se levant les autres convives.A son tour le héros de la fête se leva.Le jeune gamin que nous avons vu autrefois tout en pleurs, sous les insultes de ses camarades, à l\u2019Insritut Industriel Commercial Maritimes, était devenu un homme de vingt-cinq an-s.Grand, vigoureux, bien découplé, l'allure martiale, le visage fortement bronzé par les intempérias, l\u2019œil à la fo's ferme et doux, avec, dans sa physionomie, un air de froide intrépidité, d\u2019enthousiaste ardeur, de loyauté et de franchise qui prévenait en sa faveur et inspirait la confiance, tel était le lieutenant de la Légion étrangère Jacques Châtel.Toutefois, sous leur lucide rayonnement, ses yeux étaient souvent traversés par un regard d'intime mélancolie.On eût dit le reflet de quelque mystérieux et ineffaçable regret, caché au fond de son âme et prêt à remonter à la surface sous le premier choc des émotions un peu vives.Il était revêtu dte Timiforme d-e la Légion étrangère et sur sa poitrine, -à un ruban rouge, pendait la croix d'honneur.éol.33, Fo 15, Montréal, 17 septembre 1921 \u2014Messieurs, fit-il d\u2019une vox claire et vibrante, je voudrais pouvoir vous dire à quel point votre accueil si chaleureux me touche et m\u2019émeut.Mais je ne suis qu\u2019un soldat, -plus prompt à manier l'épée qu\u2019habile a exprimer mes sentiments.Merci et encore merci, Messieurs! Je bois à votre santé et à celle de vos familles.La série des toasts continua.Il y en eut de longs, de courts, d\u2019éloquents, de naïfs, mais tous vïbarnts et sincères dans leur différence.Enfin on allait quitter la table quand une voix nasillade, et dont l\u2019accent dénonçait un étranger, passa pardessus la table et apostropha le président.\u2014Mister speaker, permettez à un fils de la libre Amérique de parler aussi.C\u2019était un petit homme court, massif et trapu, à la face illuminée et comme vernie par des libations trop prolongées, aux yeux allumées.A côté de lui se tena t une assez jolie jeune fille très blonde.La tapageuse excentricité de sa toilette, son regard hardi, sa tenue très libre, tout en elle trahissait la miss américaine, indépendante et décidée.Le président consulta du regard l'assistance déjà fatiguée de tous ces excès d\u2019élo-quen-ce.Mais sans attendre qu\u2019on lui accordât la parole, le petit homme s\u2019était levé, son verre de champagne à la main.\u2014Ladies and gentlemen! je suis un Américain, un Yankee, comme vous dites; un compatriote de Washington et de Lincoln.Aussi suis-je franc et loyal.Franchement et loyalement je parlerai, ladies and gentlemen ! Il fit une pause, comme pour entendre les \u201c hear hear Mais seulement quelques murmures d\u2019ap-probat\u2019on -polie circulèrent dans la salle : Il reprit : \u2014Ladies and gentlemen ! j\u2019ai beaucoup' connu le grand traveller Stanley, Jacques Châtel lui ressemble! Ah! ce dear Châtel! je l\u2019ai connu quand il était un véritable petit lad.Dès le premier regard j\u2019ai deviné qu\u2019il valait son dollar.Et c\u2019est dans mon va\u2019sseau, ladies and gentlemen, dans le \u201c Lively-Fanny \u201d qu\u2019il a complété son éducation.Je l\u2019ai aimé comme un fils à moi.Je voulus l\u2019adopter, en faire un enfant de la libre Amérique, mais il s'est refusé, voulant, disait-il, demeurer Français.J'approuvai, sans comprendre.Pourtant, maigre son refus, nous sommes restés d'excellents amis.Ladies and gentlemen! je ne suis pas un orateur, mais foi de Ben Jefferson, je vous dis ceci : Châtel est un bon, a verv eood fellow.\t* Il est mon œuvre, et j\u2019en suis fier.Je réclame ma part de vos félicitations.A la santé de vous tous, ladies and- gentlemen ! Hip! hip! hurrah! Vol.33, No 15, Montréal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 27 Et d\u2019un jÿul trait, il lampa son verre de champagne.Très surpris, chacun se regardait.Quelques ricanements se faisaient entendre.On regardait aussi le lieutenant Jacques Châtel.On s'attendait à le voir sourire, comme le reste de l\u2019assemblée.Mais, à l'étonnement général, Châtel se leva civilement.Très grave, il s\u2019approcha du grotesque personnage, et lui tendant les deux mains : \u2014Oui, mon bon Jefferson, fit-il d'une voix émue, vous avez été un père pour moi; je vous dois beaucoup, je ne suis pas un ingrat.Vous êtes et serez toujours le meilleur de mes amis.Cette fois, les applaudissements éclatèrent.\u2014Bien, très bien, Jacques, approuva la jeune blonde assise auprès de Jefferson.\u2014Vous ne rougissez pas de mon oncle Ben, je suis contente de vous.\u2014Je vous disais, ladies and gentdemen, qu\u2019il était un bon good fellow ! s'écria l\u2019Américain ravi.Durant ce colloque, chacun avait quitté la table.Tout le monde s\u2019était dispersé, qui dans le fumoir, qui dans les salons adjacents.La fête était d\u2019ailleurs terminée et la musique avait csesé ses fanfares.M.Ben Jefferson, à son tour, avait gagné le fumoir.Là, allongé et se dandinant dans un fauteuil à bascule, il fumait avec délice un long cigare de la Havane.En même temps il dégustait une série ininterrompue de petits verres.Toutes les liqueurs de l\u2019ancien comme du nouveau monde se succédèrent à la file dans son gosier.Parfois, cependant il exhalait un long sou-irp non de contentement, mais de regret.\u2014Quelle pitié, murmurait-il, que dans ces pays arriérés du vieux monde, en France, à Paris, on ne puisse goûter après son repas la reine des liqueurs, le \u201c'bourbon \u201d! Jacques Châtel, pendant ce temps, était fort entouré.M.de Marc illac le pressait de questions.Le président de la Société géographique et coloniale était un homme parvenu déjà entre deux âges.Ancien officier de marine, il s\u2019était démis de son grade à la suite de discussions politiques avec son ministre.Auteur de nombreux et savants mémoires, ouvrages divers d\u2019histoire et de géographie, il avait un beau renom de savant dans ce monde spécial qui s\u2019occupe d\u2019explorat ons et d\u2019explorateurs.Aussi la Société géographique et coloniale Pavait-elle élu cette année-là, pour président.Au surplus on ne connaissait pas grand chose de sa vie privée.Très entiché d\u2019idées légitimistes, vivant de préférence dans le milieu restreint du noble faubourg, il frayait peu avec ses confrères et ne les voyait guère que dans le local de la Société, aux jours de séance.On le savait pourtant marié, et marié malgré une forte disproportion d\u2019âge, à une femme jeune encore, très riche, assurait-on, appartenant à une famille die magistrats.Son beau-père, quoique très âgé, siégeait encore à la cour de cassation.C\u2019était lui, M.le comte de Marcillac qui, dans son enthousiasme pour les hauts faits de Jacques Châtel, avait organisé le banquet.11 était venu le chercher à la gare du P.-L.-M.à sa descente du train, l\u2019y avait harangué, et sans même lui laisser une minute de répit, il l\u2019avait conduit à l\u2019htôel Continental.\u2014Monsieur Châtel, disait-il en ce moment, combien de temps comptez-vous demeurer à Paris ?\u2014Trois ou quatre mois, pour le moins, répondit Jacques.J'ai un congé de semestre; je ne compte rejoindre mon régiment qu\u2019à la fin de ce congé.\u2014Eh bien, mon cher explorateur, fit M.de Marcillac, vous allez trouver à Paris une canicule encore plus implacable que celle qui sévit au Congo et sur les bords de l'Ou-banghi.A votre place, je préférerais aller me refaire les poumons à la campagne.\u2014J\u2019y ai bien songé, répondit le jeune homme.Mais où ?La bourse d'un simple lieutenant n\u2019est pas b:en grosse.\u2014Vous ne pouviez dire un mot qui vous fît plus d'honneur, dit avec courtoisie le président.Mais les lieutenants qui se nomment Jacques Châtel trouvent dans nos châteaux des amis trop heureux de les recevoir.Jacques s\u2019inclina.M.de Marc llac reprit : \u2014Voulez-vous nous faire l\u2019honneur et le plaisir^ à Mme de Marcillac et à moi, de venir passer une quinzaine de jours en Normandie ?\u2014En Normandie ?répéta Jacques avec une certaine émotion.\u2014Oui, monsieur, dans une propriété de mon beau-père, M.le conseiller de Virville.Cette fois, Jacques ne put réprimer un tressaillement.\u2014Virville! le conseiller Virville! balbutia-t-il en rougissant.\u2014Oui, l\u2019ancien président à la Cour de Rouen, aujourd'hui conseiller à la Cour de cassation.Son nom, je le vois, ne vous est pas inconnu ?\u2014'En effet, murmura Jacques, il m'est connu.très connu ! \u2014Alors, mon cher explorateur, je compte sur votre bonne visite ?Jacques Châtel parut un instant réfléchir.Puis, d\u2019une voix légèrement tremblante : \u2014Non, monsieur, veuillez agréer mes remerciements.Mais j\u2019ai des engagements antérieurs et ne puis disposer de mon temps.\u2014Je le regrette, fit avec une certaine hauteur M.de Marcillac.La conversation prit fin et les deux hommes se séparèrent.L\u2019hésitation, le trouble même du lieutenant Châtel n\u2019avaient pas échappé à M.le comte de Marcillac.Surpris d\u2019abord, bientôt frois'é de se voir éconduit dans ses politesses, il resta un ins-tant silencieux.Son regard suivait Jacques, que d'autres membres de la Société avaient accaparé.\u2014Tiens, tiens, se disait le président, voilà qui est fort bizarre.De famille inconnue, m\u2019a-t-on dit, adopté, autant que j\u2019ai pu comprendre par ce grotesque Américain et cependant connaissant le nom de Virville, même paraissant le connaître beaucoup.Voilà qui corse encore le mystère du personnage.H faudra que j\u2019interroge mon beau-père aussitôt que je le verrai.Et Ben Jefferson poursuivait lé cours de ses libations.Chartreuse, curaçao sec, kummel, bénédictine, rhum, kirch, cognac et fine, très apoplectique, il sommençait à s\u2019assoupir.Une petite main gantée s'abattit sur son épaule et se mit à le secouer vigoureusement.C\u2019était la jeune Américaine, qui venait de se risquer dans les fumées du fumoir, où, d\u2019ailleurs Jefferson était demeuré tout seul.\u2014Oncle Ben ! cria la jeune miss, il se fait tard ! Allons à la maison ! \u2014All right, Minnie, répondit l'autre.\u2014Old drunkard (vieil ivrogne), reprit Minnie, vous m'avez menti ! \u2014Moa.moa, mentir ?For shame, Minnie! pouvez-vous pâler ainsi ?\u2014Parfaitement ! fit Minnie d\u2019un air boudeur, vous m\u2019aviez annoncé un bal et on ne danse pas ! Quelle fête assommante! Ben Jefferson poussa un bruyant et profond sonp\u2019r.\u2014Moa aussi, ma chère Minnie, je suis déçu, très déçu.J\u2019espérais pouvoir tailler une banque après le repas.Mais non, rien.Ah! on ne s\u2019amuse bien qu'en Amérique.Partons, rentrons Chez nous.Il se leva et, malgré ses copieuses libations, sortit sans tituber du fumoir.Entré dans un des salons encore plein de monde, il aperçut Jacques dans un groupe.Il l\u2019interpella à haute voix : \u2014Holà ! Châtel! come along! Nous allons rnetrer chez nous ! Chacun se mit à rire.Quant à Jacques, tout en riant lui-mêma, il s\u2019approcha de l\u2019Américain.\u2014Vous voulez rentrer chez vous, mon ami 1 demanda-t-il.\u2014Oui, et je vous emmène.Il est entendu que vous allez demeurer chez nous tout le temps uqe vous resterez 11 Paris.\u2014Vous êtes bien bon, fit aJcques, mais jVw arrêté une chambre à l'hôtel et.\u2014Pas un mot : vous êtes \u201c my guest \u2019 (mon hôte).Quant à vos bagages, on les enverra chercher demain.Et prenant le bras de Châtel, Ben Jefferson l\u2019entraîna dans k salle, Bientôt Minnie s\u2019enveloppait d\u2019une sortie de bal ; 9on oncle endossait son pardessus et tous les trois sortirent de l\u2019hôtel.\u2014Torn! cria Jefferson apostrophant un des cochers dont la voiture stationnait devant k porte. 28 LE SAMEDI Vol.33, ïfo 15, Montréal, 17 septembre 1821, Une élégante victoria attelée de deux superbes chevaux s\u2019avança.En même temps, un valet de pied ouvrait la portière.\u2014Voilà mon fiacre à moi ! s écria 1 Américain avec un gros rire.Montez, Minnie; montez, Jacques.Puis s\u2019adressant au cocher : \u2014A la maison, et vivement, s'il vous plaît ! Quelques minutes plus tard, la voiture s\u2019arrêtait à l\u2019hôtel du Trocadéro, devant une haute maison à six étages, surmontée d'une toiture en forme de dôme.C\u2019était l\u2019hôtel quhabitait M.Ken Jefferson.Il était riche aujourd'hui très riche, l'ancien patron de la \u201cLively-Fanny\u201d.La voiture pénétra sous une porte cochère et les trois personnages entrèrent d'ans la maison.Sur le palier de l'hôtel attendaient deux grands diables de laquais poudrés à 1 anglaise, c\u2019est-à-dire les cheveux collés de pommade, saupoudrés de farine blanche, avec une raie au milieu de la tête.Chacun d'eux tenait un candélabre d argent à la main.Aussitôt, ils précédèrent l\u2019opulent Jefferson, ni plus ni moins qu'un directeur de l\u2019Opéra ou de la Comédie-Française quand il exhibe les beautés de son théâtre à quelque roi ou à quelque emepreur.curiosités glanées dans tous les pays qu'avait visité Ben Jefferson, donnaient à cette pièce l'aspect d\u2019un immense bazar.Une profusion de plantes tropicales, véritable forêt, dressaient vers le plafond leurs sommets empanachés sur lesquels la radiance un peu dure de la lumière électrique mettait des reflets criards.Quelques animaux égayaient ce décor fantastique.C\u2019était des oiseaux des îles dans des cages suspendues aux rameaux des palmiers, un superbe kakatoès bleu et vert huppé de jaune, se balançait sur un perchoir de bambou, deux ouistitis se chamaillant en poussant des mW i M» r v 4 mm mi: A iW mm i»1.SA*\u2019 : M N : ^ .Ipïëpn papstl lli \u2014Old drunkard, 'reprit Minnie, row m\u2019avez menti! De hardies et heureuses spéculations sur les blés l\u2019avaient en quelques années mis à la tête d upe fortune considérable.Suivant l\u2019expression américaine, il valait à présent plus de soixante millions.Mais n\u2019étant en son pays qu\u2019un \u201cnew rich\u201d (nouveau riche), c\u2019est-à-dire nappartenant pas à cette burlesque aristocratie du Nouveau-Monde qui s\u2019intitule \u201cold rich\u201d (vieux riche), Ben Jefferson s\u2019était vn dédaigner par la hante société de New-York ou de Boston.Quittant donc son pays, il avait résolu de finir ses jours ai Europe.Après avoir quelque tempe hésité entre FTba.Iie et la France, il avait fixé son choix gat Paria \u2014-Venez.Gbâtel, lui disait Jefferson tout en s\u2019amusant de l\u2019air stupéfait de son compagnon, tout cela n\u2019est rien! Vous allez en voir bien d\u2019autres, my dear fellow.Mais ce soir, nous allons causer dans mon réduit.Et le prenant familièrement par le bras, il l\u2019entraîna vers une galerie, ouvrit une porte et introduisit Jacques dans un vaste hall occupant au rez-de-chaussée toute la longueur de la façade.Wonderful, le réduit de l\u2019ex-cap'taine de la \u201c Lively-Fanny ! \u201d Des tentures orientales, de riches tapis de Smyme, des meubles japonais, des bibelots indiens, des armes exotiques, toutes sortes de cris aigus, un chat angora ronronnât auprès d\u2019un scotch-terrier.\u2014Eh b en, Jacques, comment trouvez-vous mon réduit ?demanda Jefferson.\u2014Beautiful ! répondit le jeune homme en regardant autour de lui.Le visage de Jefferson s^épanouit dans un sourire de triomphe.Il s\u2019assit dans un fauteuil, et de la main faisant signe à Ohâtel de prendre place, il reprit : \u2014-Demain, mon cher, je vous montrerai tout l\u2019hôtel.Ah! vous verrez comme il est beau, confortable.luxueux,riche, riche surtout! Mais hélas! ajouta-t-il avec un sourire, j\u2019y manque d\u2019air. fdL 33, Ho 15, Montréal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 29 H est petit, mon home, beaucoup trop petit; ne le trouvez-tous pas ?\u2014Comment! s\u2019écria Jacques, autant que fai pu en juger d\u2019un rapide coup d'œil, la maison a six étages.Il me semble que pour un veuf sans enfant, c\u2019est plus que suffisant.\u2014Pshaw 1 qu\u2019est cela, six étages.une niche à chien, mon cher.P&ries-moi des maisons à vingt-cinq étages, comme è Chicago.Quant à mon état de.célibataire, il n\u2019est que transitoire.\u2014Quoi! vous auriez l\u2019intention de vous remarier ?s\u2019écria Jacques.Pendant ce temps, Mlle Minnie eæayuit devant la glace une nouveau chapeau arrivé durant son absence à l\u2019hôtel et laissé par les domestiques dans le hall.A h dernière question de Jacques, elle se retourna : \u2014Oui, Jim, fit-elle en riant, cet \u201c old sea odg \u201d (vieux loup de mer) est tombé «« amour! H vent se marier de nouveau.Oh.I pauvre tante Fanny! oubliée déjà! L'ex-capitaine prit un air scandalisé.\u2014Vous oubliez, Minnie, que Fanny est mprte depuis dix ans.Dix ans de larmes ont toujours suffi, en toute contrée, pour pleurer les morts.Et puis, ajouta-t-il en redressant sa courte taille, cm a bon pied, bonne dent, bon œil, même de la jeunesse.Je n\u2019ai que cinquante-huit ans, et \u2014Oh! la bonne blague! interrompit irrévérencieusement Minnie.Voilà cinq ans, au moins, que vous parlez de vos cinquante-huit ans! \u2014Raison de plus, répondit Jefferson pour que je les aie bien.Quant à mon nouveau choix, Fanny elle-même l\u2019approuverait.\u2014'Non! non! jamais! s\u2019écria énergiquement Mlle Minnie.Jacques, prévoyant une scène entre l\u2019oncle et la nièce et voulant l\u2019empêoher : \u2014Et c\u2019est une Américaine que vous voulez épouser ?demanda-t-il \u2014Non, répondit M.Jefferson, je connais l\u2019amour de la femme américaine.Maintenant, je veux apprendre celui de la Française, \u2014Ah! toujours à l\u2019affût des découvertes, capitaine! fit Jacques en souriant.Et, sans indiscrétion, quel est le nom de votre cpnquête ?\u2014La baronne de Valmondois ! fit en se rengorgeant Jefferson.\u2014Valmondois! baronne de Valmondois! répéta Jacques, je ne connais pas ce nom.Il est vrai qu\u2019ayant vécu si longtemps hors de la France, je connais peu de choses de mon pays.5\u2014Ah ! mon cher! s\u2019écria l\u2019Américain, si vous saviez quelle femme ! Grande dame jusqu'au -bout des ongles, old gentry (vieille noblesse), belle, intelligente, pleine d\u2019esprit et de cœur ! Et, mon cher Jacques, elle m\u2019aime ! elle m\u2019adore ! \u2014Oh ! you foolish fellow ! s\u2019écria Minnie, elle a surtout l\u2019amour dé vos dollars! Indigné, Ben Jefferson allait se récrier.Jacques l'interrompit.\u2014Et, comment, capitaine, avez-vous fait connaissance de votre baronne ?\u2014C\u2019est Dieu lui-même qui me l\u2019a adressée ! répliqua Jefferson.Elle est venue un matin quêter pour une œuvre de charité.Oh ! cher Jacques, quel éblouissement soudain pour moi.Imaginez-vous, mon vieux, une statue bel le comme celles qu'on v,oit sur les squares de New-York, et vivante encore! Des cheveux couleur de vos louis d\u2019or français.Dés yeux! ah ! des yeux!.une nuance divine : tantôt bleus comme le saphir, tantôt verts comme l\u2019émeraude.Il s\u2019arrêta, comme suffoqué par l\u2019émotion.Minnie haussa les épaules : \u2014Peuh! Quel en thousiasme ! En fait de saphirs et d\u2019émeraudes, elle a d\u2019assez jolis écrins.Oh ! ils sont beaucoup plus beaux que ses yeux, indeed ! Elle me les a fait voir et, là, j'ai sincèrement admiré.Un collier d\u2019émeraudes, surtout, m\u2019a ravie.C\u2019est m'a-t-elle dit, un joyau antique, héréditaire.(A suivre) MIS - POUR VOUS, MESDAMES! - GRATIS Embellissez votre poitrine en 25 jours, grâce au REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL Toutes les femmes doivent être belles et toutes peuvent l\u2019être, avoir * une belle poitrine, être grasses, rétablir vos nerfs, cela en 25 jours avec le REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL Approuvé par les meilleure médecins du monde, des hôpitaux, etc.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Réformateur.JQ mérite la plue entière confiance car il est le résultat de longues années d\u2019études consciencieuses ; approuvé par les sommités médicales.Le REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL est un produit naturel possédant la propriété de raffermir et de développer la poitrine en môme temps que, sous son action, se comblent les creux des épaules.Seul produit véritablement sérieux, garanti absolument inoffensif, bienfaisant pour la santé générale comme tonique.Le Réformateur est très bon pour les personnes maigres et nerveuses.Convenant aussi bien à la jeune fille qu'à la femme dont la poitrine a perdu sa forme harmonieuse par suite de maladies \u2022u gai n\u2019était pas développée- Le Réformateur Myrrunm Dubreuü jouit dans le monde médical d\u2019une renommée universelle et déjà ancienne comme reconstituant et aliment de la beauté, tout en restaurant ou en augmentent la vitalité sans oublier qu\u2019il contribue en même temps à chasser la nervosité, neurasthénie.Engraissera les Personnes Maigres en 25 jours Envoy«'7 5c en timbres et nons tous enverrons pratit une brochure illustrée de 32 pages, avec échantillons du Réformateur Myrriam Dubrouil.Notre réformateur est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d\u2019épuisement nerveux, etc., quel que soit leur fige.Tout' oorrrjtponda.nce strictement confidentielle.Les Jon*» de consultât km suât: jeudi et samedi de chaque semaine de 2 à 6 heures p.m.Mme MYRRIAM DUBREUIL, 250, Para Lafontaine, MONTREAL Batte postale 23SS Département 2 ~ « mm New-York.\u2014Interrogée sur la cause de sas succès sans cesse grandissants, Mies Dorothy Dalton, cette beète artiste qui vient de se distinguer dans l\u2019interprétation du rôle d\u2019Aphrodite, répondit : \u201cMon teint.\u201d Pressée de questions, elle ajouta : \u201cTous mes amis et connaissances raffolent du ton de ma chair et je n\u2019ai aucun doute que c\u2019est mon teint incomparable qui me valut ma réputation.L/es gérants sont faibles comme les simples mortels ; ris admirent comme tout le monde une peau éblouissante et quand iis font le choix de leurs personnages ils préfèrent s\u2019attacher les artistes qui ont du teint.C\u2019est pourquoi, je n\u2019hésite pas à dire que la force d\u2019une femme réside en son teint et en ea peau.Rien de phre facile que de cultiver son teint II suffit de lui accorder quelques minutes par jour.Due femme peut avoir des traits irréguliers, mais si elle a un beau teint, elle attirera partout l'attention.Qa me fait grandement plaisir d*indiqu»r à tonte femme la manière d\u2019avoir le teint aussi trais que te mien.Voici la recette : Matin et soir, lavez-vous d\u2019abord la fi rare à l\u2019eau chaude, puis appliquez un cold oream (le L/iska de préférence).Après avoir bien frictionné la figure, enlevez avec un petit linge ce qui reste de crème.Puis avant de sortir, de jour ou île soir, appliquez le Derwillo, orne simpk' préparation que vous pouvez vous procurer an rayon des articles de toilette de toute pharmacie et de tout grand magasin.La première appîH-caticn de ce Derwiüo vous étonnera.Oe sera toute une révélation.11 donne immédiatement à la peau une rare beauté et au teint un ton rose-blanc sur lequel tout le monde vous félicitera.Je trouve le Derwillo excellent à mon teint parce qu\u2019il 1e protège contre toutes les intempéries, aussi bien contre le chaud que le froid.C\u2019est pourquoi je le préfère à toute autre préparation hygiénique du genre et que je le porte sur moi en permanence.Maintenant que tes chemisettes courtes sont à la mode, il vous faut montrer des bras et dee main s dignes d\u2019admiration.Il n\u2019y a eneor^rien de tel que le Derwillo pour cette fin.Plusieurs de mes amies qui font du théâtre ou du cinéma en usent comme moi, depuis que je Je leur ai recommandé.Dssayezde tout juste une fais, si vous voulez, avant de vous rendre au théâtre ou dans toute autre réunion mondaine et vous verrez l\u2019effet que vous allez produire.Le Derwillo vous met immédiatement aux joues des conteurs absolument natureües.Il remplace la poudre ordinaire et reste en place jusqu\u2019à oe que vous iavtez la figure.Ia transpiration ne F affecte pais.B empêche aussi le nez et la figure de reluire.C\u2019est merveiBeux pour un teint jaunâtre et rugueux, la peau huileuse, tes rides, les rousseurs, le hâte, tes furoncles.U y a plus de 50U,U0Û jeunes fûtes et femmes qui l'emploient Le Darwiüo est absolument inoffensif, même à la peau k pkis sensible.Jomme nous voue l\u2019avons dit plus haut, essayez-le une fois et rien après aourra vous convaincre qu\u2019il y a quelque chose d\u2019ejoan bon, de mieuw ou a\u2019 éqvÀvaient.Servez-vous exclus ivemeot du Derwillo et vous ne serez pas désappointé.Note.\u2014Les pharmacies et magasins à rayons vendent te Derwillo avec la garantie que s\u2019il oe vous ~daît pas, l\u2019argent payé vous sera remboursé.C\u2019est l\u2019embeltisseur par excellence qui donne satisfaction en toutes saisons, vous pouvez vous 1e procurer au rayon des articles de toilette ur so trouver un amoureux ayant une ord.J carme G.étudie depuis quelque temps ^astronomie.Jeanne G.pleure encore Arthur L.Pauvre Jeanne.Mes sympathies.Jeanne St-D., cours pas tant après Arthur L.Yvonne McL.a beaucoup de peine depuis qu\u2019Enfile L.l\u2019a lâchée.Alice McL.se recommaïutte au Samedi pour se trouver un cavalier.SHERBROOKE EST George R., à qui le frais l\u2019est?Alice T., la taxe s\u2019en vient.Paknire R., achètes-tu ta poudre par baril ou bien à la livre?LAC-AÜ-SAUMON Hudges M., vas-tu te mettre marchand de Tèrraiiles ou de vieilles guenilles l\u2019automne?Ri.B., as-tu assez die ton $22.75 que tu as gagné l\u2019autre jour aux noces pour tie conserver frais sur la glace jusq-u\u2019â l\u2019hiver?Wilfrid L.dit que c\u2019est bien ennuyant depuis que Roso St-L.Fa abandonné, mais il ne perd pas F espérance.On annonce le prochain mariage de Luc.L.avec Philomène G.pour le 48 août 1924.Adèle D.se recommande au Samedi pour avoir un petit mari.Qui la veut?Anna L.se recommande au Samedi pour se trouver un mari.Suzanne C.maigrit beaucoup depuis qu\u2019Yvonne D.ne lui parie plus.Yvonne D.dit qu\u2019elle ne sait pas assez compter pour savoir le nombre de ses cavaliers.Ida Y., arrose-toi si tu veux pousser, ma petite.Thomas L., malgré ses contre-vents, marche toujours vant devant.Maria M., si tn n\u2019ôtes as ton tour de cou l\u2019hiver va venir passer l\u2019été ici.Zelie O.ne vent pas de cavalier.rite craint les déceptions d\u2019amour mais.aucun refus à ceux qui voudront bien se présenter.Marie-Anne R.est très éclatante n\u2019est-ce rxas?Rosa St-L., quel beau toupet frisé ; je crois qu'elle se fait friser par les lutine.Yvonne D., ma cruelle, si tu rus, je te détèle.Ida Y., est-ce fini les amours avec Tit-Onarles ?Tit-Jos.Y.est toqué sur Marie St-P.Emile St-L.dit qu\u2019il a la bourse assez grosse pour continuer â payer la taxe de célibataire.On annonce pour le phis tôt possible Je mariage de Béatrice B.avec Th ±j.On va-fy aller aox noces, tme fois?JeandPauü S.sort avec Béatrice.Richard B.s\u2019en fait accroire quand il est dans sa brouette.Albert P., tu es vraiment gentil, je crois que tn penses à te marier.Pense à moi, mon cher.Isidore P\u201e toi tu es moins joli, mais assez gentil.Anna L., penses-tu encore à Ernest M.tu Faimes pourtant?STE-ROSE DE LIMA Léo.R-, comment aimes-ta tes jeunes filles de Ste-Rose?Blanche O., comment payes-tu de taxes pour changer de cavaliers?Yvonne S., ne fexcite pas tant pour les garçons.Aurore P., à quand ton mariage avec Joe G.?Je te souhaite du plaisir.Edna C., comment vont les amours avec H.P.?Germaine T., fais attention à Xavier C., c\u2019est un gars d\u2019Amgus.SAINT-PIE DE RAGOT Jean-B.O.aune tant le one-»ten et le fox-trot que lorsqu'il marche sur le trotted t il steppe continuellement.Jean-Mi G., comment vont les amours avec ta québécoise?Marie-A.G.est heureuse dams sa détresse* car elle est parvenue à se trouver un petit veuf.ST-EPHREM On dirait que Oordélia D.a un ressort de vieille Ford dans le corps car elle sautille tout le temps, Léon le R., est-ce que Jos.L.t\u2019a envoyé une poignée d\u2019avoine de l\u2019ouest?Gathering Aurore et Mary B.sont trois bel les épinglettes.J eûmes garçons, acheter-les pour mettre sut vos cravates.J.G., as-tu tué assez de bûtes puantes pour garnir IA manteau d\u2019hiver à ta Jeanne M.?On dit que Philippe P.est engagé à Québec pouT pelleter la fumée Marguerite M.aime Pit C.à la folie comme une puce à F agonie et Catherine arnissL Qui aura la prime.Anna-Marie P., excite-toi pas tant pour A.H., c'est la même chose qu'essayer d\u2019avoir le bonhomme dans la lune.Georges N., ne retarde pas trop à rencontrer ImeJda car elle mfa dit avoir des , Vues sur les jeunes gens de Ste-Marte.ST-FREDERIC On dit qu\u2019Alexandna P.écrit souvent à G.N.sans recevoir de réponse.G.N., de St-Ephrem, est un garçon à deux blondes.Fais-y attention, Alexandra.CHAR LES BOURG OUEST Walter J., gagnes-tu bien cher pour t\u2019en faire tant accroire?Juliette L., ne cours donc pas tant les garçons, tu pourras en avoir un.Alphonse S., ne te balance pas tant quand tu marches, tu vas tomber.Antoinette S., c\u2019est très magnifique de te voir toujours en rouge feu.Germaine J.est la plus indépendante mais qui sait si elle sera toujours comme cola?Les amours d\u2019Alexandre L., Onésime S., Henri J., Jean-B te J.ressemblent à un élastique bien étiré.Lucienne L., qu\u2019a donc fait ton petit poisson de l\u2019autre jour?Arthur B., grande perche de neuf pieds ! Walter J.à qui le beau coeur?C\u2019est à Annette toute seule ! Juliette B., Blanche P.se recommandent a.u Samedi pour avoir un cavalier.Cécile J., ton cher de Québec n\u2019y va plus?Maria J., tes petits cheveux dorés ne te font pas faire de cavaliers.Attends.Germaine J.s'achète un cornet de crème à la glace par jour quand il fait bien chaud.ST-CYRIAC François T., mes félicitations, tu fais bien des progrès, mon vieux avec Alida B.Cécile S., ne te pousse pas tant pour Albert G.car il ne veut pas de toi.On annonce pour le 91 septembre le mariage de Lüiurette S.avec Henri C.Pas de carte.Thomas P., sais-tu depuis que tu as une auto que les jeunes filles te comirent?Marie-Al ma T., tu vas rester vieillie fille.Julia P., quand sors-tu ton chapeau blanc ?Del.E\u201e pousse-toi donc et vas donc voir les jeunes filles, elles te trouvent toutes de leur goût.Marie-Laure B., tu fais bien pitié toute seule sur la galerie.Oh, jeunes gens, allez lui porter secours.Marie G., tu ferais mieux d\u2019ôfcer le baril de farine près de la porte, cela f éviterait de tomber dedans quand tu sors.SHAWINIGAN Yvette N., ne t\u2019en fais pas tant accroire avec ta petite beauté.Tous ces beau Xi mois sont écoulés.RIVIERE AU DORE , Eu trope A., tu nous fais de la belle musique dans tes parades.Alfred M.est d^ la Doré car iü ne va pas souvent à St-Fébeteru Simon O., ne fois pas tant ton indépendant parœ que tn vas voir la plus belle fi&e de la Dosé.Ernestine C.est un joli petit pétard, mais elle s'en fait un peu trop accroire lorsqu\u2019elle chante.Avis est par le présent donné qu\u2019Aimé C.\tveut se marier,\t\u2022 On annonce pour un mois incertain le mariage de Jules S.avec te macadam.Rosanna T., prends garde à ton petit Noir car Ernestine C.lui fait encore de Foeil.Joséphine P., comment vont tes amours avec Hector S.?Emilien B.monte plus souvent à la Doré depuis que Thérèse A.est chez «Ile.Aimable A.se croit bien bon avec Aurore O.Qu\u2019il fasse attention car d\u2019autres veulent se planter.Maria T., je crois que tu préfères les veufs aux jeunes garçons?Rosaire B., je crois qu\u2019il serait tempe que tu ôtes tes bottines blanches car les mauvais chemins approchent.Edmond C.et Fortunat L.ont usé 52 fonds de culottes cet été sur la bicyclette pour aller voir les jeunes filles.Joseph P., comment vont tes amours avec Adrienne M.?Armand A_ tu parais vouloir aimer Marie-Ahna G.mais prends garde â toi car rendu à St-Féüciêc tu ne seras pas seul.Cécile A., je crois que tu parères la ville il la campagne, on œ te voit pas souvent â la Doré.Aimé C., on le sait que tu as une jolie blonde à Jcuquière.Mate prends garde on pleut' te FOterr.Edgar G., mets donc la gêne d« côté pendant les veillées, tn seras mieux regardé.René T., sois plus timide et les jeunes filles t\u2019aimeront biwn mieux, va.Ernestine C., ne tren fais pas tant accroire La Doré ne f appartient pas.OT-GABRIBL DE BRAiNDON Johnny M.trouve cela bien ennuyant de ne pas pouvoir parier à son goût quand ii rencontre Palma.Philippe M.et Léon M.sont les phis beaux ]h5tards de St-Gahriri.Rosaire G., quand tu vas au bazar tâche d\u2019ôteT ton gros chapeau dur toutes tes jeunes filles veulent te faire prendre des chances.Wilfrid A.et Donat R., laissez-vous pousser avant de penser aux jeunes fûtes.Blanche L.brûle d\u2019amour mais il n\u2019y a Vente Annuelle 30 Millions .de Paquets, Le Résultat de la Qualité Supérieure et de la Qualité Seule\u2014Le Thè SALADA 11 L\u2019avez-vous essayé ?\u2022\u20227 r qu\u2019un seul i>ompier qui pourrait l\u2019éteindre, c\u2019est Léandre P.Philippe M.aime E.M.Il rappelle son petit coeur doré d\u2019amour d\u2019argent de cochon blanc.Léon M., fais-moi des beaux yeux si tu ae veux pas rester vieux garçon.LES SAULES Mes amis, à quand le voyage à Montréal avec le fameux chauffeur Paul R.?Marie-Jeanne et sa soeur Lucienne P.achèvent d\u2019user leurs balançoires.$0.00 de récompense à celui qui trouvera une hlond-e à Alphonse Y.Edgar P., fais attention à ton nez quand tu donnes un baiser.Roa*-Aimée L., comme tu as de belles couleurs ! Honoré D., on fce connaît, ne fais pas ton frais avec tes dents de cuivre.Rosaire H., comment aimes-tu ta nouvelle chérie?Au-réa D., comment vont les amours avec C.B.?Emile5* L., toutes les jeunes filles des Saules sont fatiguées de toi.FITZPATRICK Joseph V., comment aimes-tu ta voisine?Louis V.ne travaille phis, il est assez riche.René G., as-tu lu toutes tes lettres que G.t\u2019a envoyées?Si T it-Rouge C.ne veillait pas si tard quand il va veiller il serait peut-être admis plus souvent G.L.est une belle épinglette ; pourquoi Tit-Rouge ne F achète-t-i l pas pour mettre sur sa cravate?L.V., dis-moi donc ce que tu avais dans ta caisse, l\u2019autre jour, hum, ça devait être bon?N.D., tu te maries bien loin d\u2019ici, les amis ne pourront pas être invités aux noces.Tit-Rouge C., as-tu acheté des allumettes cteruièrement?Gare aux autos à l\u2019épioerie s\u2019il y en a trop à la fois il pourrait peut-être arriver un accident Géraldine L, on dirait que tu as un ressort quand tu marches.Est-oe l\u2019amour qui t\u2019éraoustrlte?Les demoiselles au restaurant savez-vous qu\u2019elles sont chics et rifles chantent si bien aussi.Philippe B.est allé en voyage, ses amis croient qu\u2019il est ailé fiancer sa blonde.ST-GEDEON Fortunat T\u201e Ce monsieur a la réputation de montrer dans une veillée le grec et île latin à la demoiseMe avec qui il passe Ja soirée.Ne t\u2019en fais pas tant accroire on en a déjà vu des gens qui font des cours classiques.Le Mine T., Jeanne t'aimerait peut-être mais elle te trouve trop.petit et pas assez d\u2019apparence.Laurette D.n\u2019a plus d'ami car tous les garçons prennent ses yeux pour fiaaaux d\u2019auto McLauglin.Juliette B., pauvre carpe! Vas-tu cesser de t\u2019enfler?Laurctte P., si tu veux savoir ce que le chroniqueur pense de toi, mêle les cancane des deux autres Laure tte.Horace L.tu peux te désoufSer car nous avons d'autres ballons que toi pour nos sports d\u2019hiver.Yvonne IL, nYst-ce pas qoe tu es moqueuse?Henri C.a fini de repasseT toutes les vieilles de La paroisse, à présent il va voir les enfants d'écote.Horace L.n\u2019a pu conquérir le coeur de Rcee-Alba T, il ne pourra pas en conquérir un outre car il veut se never.Edouard D., ton chien est mort pour Yvonne B., car tu n\u2019es pas possesseur d\u2019une OteismabBe.Joseph Gn tu n\u2019as pas besoin d\u2019alter voir Léa G.parce que tn as une petite Ford, son père en a une pareille à la tienne.Ijaurette B., quand ta collerette bleue aura des petits f*en retiens un, mate je voudrais qu'elle soit rouge.Paul CL, tu as discontinué d\u2019aller voir Antoinette P., ton chien est mort ROCHON Adélaidie est bien la plus chanceuse eu amour grâce à sa grande beauté et ses beaux cheveux blonds.Toutes les jeunes filles de Rochon sont jalouses de sa beauté.ST-GEORGBS\u2014BEAUOE Blanche P.ressemble à un beau petit serin avec sa robe jaune.J.J., comment vont tes amours avec le chauffeur?Bertha R.se dit fatiguée de son voyage à Montréal.STE-MARIE\u2014BEAUCE La Louise V., si tu veux un cavalier de Th-etford, dépêche-toi à faire ta comma nt le avant qu\u2019il neige car il va être trop tard.WARWICK Al ber tine D., pourquoi es-tu toujora» seule?Emile B., est-ce vrai que Raoul G.t'a fait manger de l\u2019avoine?Robert D., comment aimes-tn à sortir awc Donalda en auto et sa cousine ?Annette P., comment aimes-tu SvJvio H.?Alma B., tu es bien chanceuse de te promener en auto avec O.B.Annette M., ne perds pas espérance, j« vais t\u2019envoyer un sport par la malle.Avis aux chauffeurs d\u2019autos : les jeune» filles que voue promenez cet été riront de vous cet hiver.Annie H., comment fais-tu pour si bien te poudrer?Rosa H.promet une récompense à celui 'mi lui trouvera un amoureux.On dit que Rachri et Pauline T.vont revenir à Warwick.Je vois passer Albertine G., qoeî beau pétard ! Alida M., est-ce vrai que tu te maries?Liliannse K.aime Paul C.(Fun amour extrême comme une moe qui tombe dans la crème.On dirait que Donalda P.a un ressort de vieille Ford dans le corps ; elle sautille tout le temps.Armand G- quand tu prends des marches avec Isabelle K.ne vois-tu pas dfthk ses yeux qu\u2019elle voudrait que tu loi prennes le bras.Adélard S., je crois qoe tes amours vont bien avec Yvonne.Annette P., quand ta robe bd anche aurm des petits tu m\u2019en garderas un.Blanche F., lorsqu\u2019on te voit paraître dans la rue tous les garçons tombent en amour.Annette demande souvent oylvio H.: \u201cA qui la belle petite bouche, est-ce à moi ?\u2019 (Jûanœuse.Angelina M., aimerait à se marier mafa rile est trop grosse, eüe veut maigrir de 99 livres avant.Adrien G.s\u2019est acheté un petit corset pour se tenir te corps raide quand id y» à Montréal.OTTAWA, Ont r.\tVJ,«»\t«jMaamiieT «B public avec toc poisson.TIMMINS, Ont Jos.S., promesse de mariage avec Thérèse L.dans la semaine des trois lundis.Blanche P., tu serais bien mieux de mettre le baril à fleur loin de la maison, tu tomberais pas si souvent dedans.Rose R., tu serais mieux de sortir ta petite Ford, tu aurais plus de chance avec tes garçons.Orner B., vas-tu revenir à Timmins bientôt Blanche L.t\u2019attend?Adéline A.n\u2019a pas Fair à stemm yer quand bien même que Syivio B.est parti.je Fai vu avec un autre l\u2019autre soir.Marguerite G., combien de paires de chaussures as-tu usées à courir après K.?Blanche L., a Fair à vivre dans F espérance depuis qu\u2019Omari B.est narti.Clara R.porte ses robes courtes pour montrer scs belles pattes.Thérèse L.se cache bien depuis qu\u2019eûe a fait couper ses cheveux, rite a sans doute pour que les garçons ne l'arment plus.Louis L., dépêche-toi à te marier ta sais que tu es vieux garçon. Yd.33, Ho 15, Montreal, 17 septembre 1921 LE SAMEDI 41 On annonce le mariage de Léon» L.avec J infinie le 27 août 1972.Donat B., c\u2019est curieux comme tu es agité lorsque tu parles aux jeunes filles.Est-ce la gêne?Aline D.as-tu aimé ton voyage?As-tu trouvé quelques beaux garçons?Laure-Anna St-O., dépêche-toi à nous faire des noces.On attend après toi pour aller danser.Béatrice P., tu n'aimvs pas lee p tita mineurs, c\u2019est seulement les commis d\u2019épi-ceriœ a habits serrés.Maria (!.renverse tellement ses souliers qu\u2019on dirait toujours qu\u2019elle est poux se cramponner.Desneiges L.doit se marier en l\u2019année 19£f,t a celui qui voudra d\u2019elle.Aline D., ça doit te prendre tous tes gages pour ta poudre car on m\u2019a dit que tu en usais 15 boîtes par semaine.Flore C., a qui le beau coeur, a P.M.ou J.N.?Horace L., dépêche-toi à te trouver une jeune fille, c\u2019est pas beau mourir vieux garçon.Bertha B.doit partir pour les vieux pays bi-entût, en Italie.On perd un beau pétard.Arthur C., tu es bien fin, c\u2019est beau comme une F oui Elzéar B.mérite des félicitations car il sait que (g magasin ch\"z B.est le coin des gentilies demoiselles.Vue récompense de 14 sous a celui qui trouvera une blonde à Jos.B.Fm vente extraordinaire pouf le 15 septembre.Dix vieux garçons.Aucune offre raisonnable refusée.Adèle B., tu devrais changer de mode pour te peigner car Bill C.n\u2019aime pas ça.Jérôme B., tu devrais prendre des Pilules Moro : Antonio A.dit que c\u2019est bon pour faire grandir.F.B., tâche donc de ne pas dire bonjour seulement qu\u2019aux garçons, aux jeunes tilles aussi, une fois de temps en temps.Marianne D.est partie a Montréal pour essaya r de s\u2019accrocher un mari.Orner G.et Arthur C.sont partis pour aller a ia pêche a la morue et la première chose qu\u2019ils ont sue c\u2019est qu\u2019ils étaient a pêcher dans un champ de patates.ST-VICTOR D\u2019ALFRED, Ont.Faleola P.se vante d\u2019être la plus belle fille du village, mais H faut dire que Stella J.est une belle grosse tille aussi.Prends garde, Fabiola.Mais Willie n\u2019est nas difficile.Ernest B.fait son frais ; sur quoi se base-t-il?Peut-être à cause que les gens l\u2019ont vanté qu'il était le meilleur danseur du village.Evangeline S., as-tu pris des gaz allemands poux être si excitée quand tu sors avec Emile ?Eva P., si tu perds ton Ernest, prends garde.Il v a un jeune poulet du nom de Donat B., il fait son frais à cause qu\u2019il a des souliers marque Brogue.STURGEON FALLS, Ont.Marie-lxmise M ., qui choisis prend pire.Alice R.va voir son sport bientôt.Heureuse comme tout ! Rosanna T tu crois que tu es bien bonne avec Aid.L?\t.Emma M.se croit bien mais elle ne se.marie pas vite.\t.Jules L., va donc voir les jeun-s filles, c< reste lias toujours à la salle de pool.Marie T., ft quand les noces avec G.t Alice C., ne porte pas tes robes si cour- Yvonne G.s\u2019adresse au Samedi pour se trouver un mari.Marie-Arme R.se recommande au Samedi pour se trouver un cavalier.Edwidge L.et Agnès A.sont parties pour un voyage ft Montréal, an.attendant de se trouver chacune un mari.Donat L., ft quand les noces avec ta petite C.?\t.Albcrt-D.T aimes-tu toujours Annette !\u2019\u2022 tu as l'air ft Oui faire des yeux doux Aid.W.tâche de faire l\u2019amour ft Mlle N.si tu os capable, elle doit s\u2019ennuyer toujours seule.Bernadette I., tâche donc de relever tes chapeaux, on verrait tes beaux yeux.Léo L., -animent aimes-tu ta petite PanVtb-?Elle te fait de beaux yeux.pi,.s\u201e quand il rencontre une jeune fille il se\u2019ferme les yeux.Lina L.se recommande au bamieai pour se trouver un petit amoureux.Juliette M., ob, qu\u2019oile est belle -petite fil),-1 Tous les garçons veulent la croquer.Antonio M.qu\u2019est-ce que tu manges pour engraisser comme cela?\t.Yvonne H.est nouvellement arrivée date la pilaee.Fais attention, il y a des beaux pétards ici.Mann D., l\u2019aimes-tu toujours?Ovila ! nomment aimes-tu ta petite Marie M.?Noé.B., quand vas-tu faire too voyage de noces en Ford?\t.R.W\u201e quelle beau pétard.Qui era veut?LEWISTON, Me Ida P., ne t\u2019en fais pas tant accroire depuis que tu sors avec Oscar M.On dit qu\u2019Armand B.se laisse pousser la moustache pour mettre son petit chape an de paille neuf.R.G., Jeanne C.fa donne la pelle, M.G., tes amours sont pu comme elles montaient; depuis quand?V.I-., si tu continues à engraisser tu devrais t\u2019engager dans les cirques.Alma G., combien de fois par semaine Arthur va-t-il te voiT?Georgette R.se recommande au S attiédi pour se trouver un cavalier.Lucienne L.veut faire manger de l\u2019avoine â J.R, mais elle fait mieux que d\u2019en manger.On annonce le mariage d\u2019Yvonne L.avec Emile C.pour la semaine des trois jeudis.Maintenant, Eudore L.préfère le sport anix jeunes filles, on voit qu\u2019il fait du progrès.On sait que M.-L.G.viedlit parce que les jeux l\u2019ennuient, elle aime les discoure sérieux, maintenant.Marie-Anna L., Lumiua L., Lil.D.et Claire P., quand allez-vous rencontrer William L.et Léo.S.?Delphis G., prends garde à la taxe des vieux garçons.Emile P., la question du jour ne permet pas de t\u2019envoyer une farce.Ronaldo C., veux-tu dire comme moi, feu vas ôter tes culottes jaunes.Roland C., quel âge as-tu, j\u2019aimerais t\u2019avoir pour le mien?Wilfrid L., es-tu en amour denuis que tu es revenu du camp?Raymond L., comment aimerais-tu à retourner â l\u2019hôpital pour voir ta petite garde-malade?Ernest L., frises-tu naturel ou bien si tu te sers d\u2019un fer â friser?On annonce le mariage de Peter P.aussitôt qu\u2019il pourra era trouver une.Ivucien M.6e croit bon avec toutes les jeunes filles ; pauvre lui.Cyprien L., quand vas-tu emporter ton lit chez B.P.Napoléon F., quand vas-tu aller voir Rose D.?Gladys L., j\u2019ai entendu dire que tu étais pour te marier, est-ce vrai?PUTNAM, Conn.Dod.B.chante aussi bien qu\u2019un boeuf pris dans une barrière.On annonce le mariage de Léonard B.ay*1»?Clara D.pour le premier jour du carême.Otez-vous dans les roues quand Dodo et Pêbeux et Léonard B.entrent dans la salle pour danser.Rosanna R.veut toujours montrer ses jambes ; je ne la blâme pas car elle a de belles cannes.CHICOPEE, Mass.Elila F., trouve-toi un cavalier au plus vite le coeur te croehit et tu en jaunis.Imelda F., fais pas l\u2019ours.Alice D., tu as l\u2019air d\u2019un coton de blé-d'Inde avec ta grosse citrouille.Emile F'., si tu continues â grossir feu vas faire une bonne saucisse.On annonce le mariage d\u2019Eva T.pour le 30 février.Jos.L., marie-toi au plus vite tu t\u2019en vas sur la voie des vieux garçons.O.F.prédit qu\u2019elle va rester vieille fille, mais elle aime bien trop son Jos.Alma F., grosse et belle fille, use du shampoo â l\u2019huile de coco, elle croit Qu\u2019eJ-le va avoir les cheveux frisés.R.-I.M., dépêche-toi donc il y a un beau poisson pour toi.MANCHESTER, N.II.Léa.B., à quand ton mariage avec YV il-frid D.?Tu es flirt mais tout de même tu peux faire un bon ménage.Yvonne D.aime mon nouveau cavalier â la folie comme une puce â P agonie.Cherche-t\u2019en un autre.Wilfrid D., travailles-tu encore chez la Plant Co.V Tes beaux yeux me charment et je rêve à toi, belle boubouche.Wilfrid G., comment vont les amours avec Clara R.?Agnès G.aime Tit-Phonse T.à Ja folie comme une puce â l\u2019agonie.Yvonne G.et Ilenrianne L.ne peuvent sortir sans être ensemble, car ce sont deux beaux pétards.Eddie L., Ernest L., Ernest L., Roméo L., sont quatre beaux amoureux pour les jeunes filles car ils era partent toujours.Armand M.accroche une jeune fille mais il ne peut sortir 'dus d\u2019une fois avec la même.Ferdinand Q.et A.G.sont deux beaux péta i (J Ou an nonce la bataille entre Arthur D.et Oélestine G.quand elle saura qu\u2019il écrit à Rose M., au Canada.MAN VILLE, R.I.Alfred G., à quand les noces avec la veuve M., en 1099?Depuis que Xavier R.a sa Ford il marche les yeux fermés.Fais attention tu vas \u201cbumper\u201d.J\u2019aimerais savoir si Anne-Marie B.s\u2019est trouvé un cavalier à Ware, Mass.?Sarah V., si tu continues à marcher la têfce en l\u2019air tu vas manger des mouches.WOONSOCKET, R.I.Arthur T.s\u2019ennuie beaucoup depuis que Bijou est fermé, il ne peut plus parler aux jeunes filles de la dernière rangée.Promesse de mariage entre Nelly B.et celui qui voudra d\u2019elle pout le 46 juillet l\u2019an 1949.Rebecca B., belle fille à marier qui la veut V Marie D.se recommande au Samedi pour avoir des nouvelles d\u2019Ovila R.Adjutor C., après ce temps-ci sert ton chapeau de paille parce que les vaches vont le manger.Jeannette IL, où prends-tu tou blanc et ton rouge pour tes joues?Philippe G., comment sont les weaveux de Man ville?Donat V.a marchandé le coin de la Carbarn pour regarder passer les autos.Armand L., pourquoi te mets-tu au troisième, aimes-tu mieux ça.Raoul C., comment aimes-tu la blonde que tu avais dimanche quinze jours?Dorilda C., que comptes-tu faire avec Emile R.?Lucien G., as-tu une blonde, mon petit?Ernest G., tu as l\u2019air fin, bien plus que ton frère L.G.I>ora G., â quand tes noces avec ton cher R E.?L\u2019aimc-s-tu?Ida G., à quand les noces avec ton cher E.-J.M., l\u2019année prochaine j\u2019espère et la réception aux prunes?Dorilda C., excite-toi donc pas tant quand tu vois les garçons, ce sera mieux.Remy G., aimes-tu une telle?Blandine B., â quand les noces avec ton cher Victor F.?Aurore D., as-tu un cavalier et puis un tanant, aussi, l\u2019aimes-tu?\t>.Lionel L., à quand tes noces avec ta chère blonde A.F.?Louis B., comment est ta blonde?Léo.D., as-tu une autre brune?Que tu es lent, ton ancienne te fait la barbe ! Lucie R., tu es une belle dite, je t\u2019aime â la folie comme une puce â l\u2019agonie.Pitre L.est un fameux vieux garçon.Philias L.a une très grande peine.Il a perdu sa blonde.Quelle est celle qui veut Philias, il est à donner.Philias va changer son automobile pout un Packard du printemps prochain.Adélard D., si tu veux te procurer des pigeons tu iras â Social, tu pourras avoir Doris et Stella P.Jos.M., quand tu iras â Ja partie de balle, tâche donc de te tenir debout.Albert B., on a su que tu étais pour avoir du bon vin à tes noces ; tâche de ne pas noms oublier.Les gens de la D., François G.et B.A., quaud vous irez au Laurier tâchez donc de ne pas avoir peur d\u2019enlever vos casquettes.Nina A., ne* t\u2019en fais donc pas tant accroire quand tu sors avec ton petit veuf de New-Bedford, car on pourrait croire que tout te Man ville Board t\u2019appartient.Eva A., ne pairie plus â personne des petits garçons de Woonsocket depuis qn\u2019aile est de retour de ses vacances.Yvonne L.part pour 1e couvent parce qn\u2019Emile H.l\u2019a laissée.N\u2019est-ce pas, Yvonne?Eva D.ne pourra plus aller an magasin avec Yvonne pour voir Léo.V.maintenant qu\u2019elle va partir.On s'aperçoit que Tirai B.s\u2019est enrichi depuis l\u2019an dernier, il fume des cigares tous les jours.On annonce le mariage d\u2019Anatole O pour l\u2019année de la grande noirceur.Le plus grand savant, le mieux habillé, le plus distingué, le pins héroïque, 1e pins beau garçon de Social, devinez qui?is.B.Tit-Blanc B., où as-tu appris â vivre?Dans un champ de blé-d\u2019Inde ou un champ de patate?Annette L.se recommande au Samedi pour un cavalier particulier, elle fait des recherches et elle n\u2019a pas encore trouvé.Marthe G., comment fais-tu pour qne tes garçons soient toujours après toi?Yvonne C., raontre-nous donc tes belles grosses patte ! Laura T., de la Lowland, tu es arrivée chez vous bien essoufflée, l\u2019autre soir.Est-ce que Nigger courait après toi?Mathilda T., cache tes belles grosses jambes quand bu coure, car les vieux garçons te suivent.Ou annonce le mariage dTda T.avec son petit bilge quand les poules auront des dents.Clarice D., t\u2019as pas besoin de tant t\u2019en faire accroire.Fortune B.était bien contente de rencontrer Armand L.dimanche dernier.Pierre R., tu es un beau poisson quand tu joues au pool avec Adjutoa* G., feu as pleuré pour avoir perdu quinze cents.Emile R.aime bien à aller voir Dorilda G., mais quand il n\u2019a pas la chance d\u2019en avoir d\u2019autre pour passer son temps.Simon M.est te plus joli garçon de la Gau lin.Ernest C., ne vas pas trop à North Bridge poor voir les jeunes filles, il y en a beaucoup où ta restes.Irène H.se recommande au Samedi pour ®e trouver un cavalier.On annonce le mariage de Titmirae B.Pit L.essaye de se trouver une job pour se faire maigrir mais il n\u2019en trouve pas.Albertine S.se mange te pieds de voir sa soeur se marier et pas eWe.Attends» ma fille, un jour ton tour viendra, Mon- sieur J.-B.V.n\u2019est pas mort.Eugène H.se croit le meilleur danseur de Woonsocket Philotnène R., comment vont tes amours avec Al.B.?Camille C.veut avoir une blonde mais il n\u2019en trouve pas.Harry D., comment vont te amours avec Yvonne C.?Léodore M., à quand les noces avec Marie P.?Pierre D.est bien en peine d\u2019avoir perdu Blandine D.Armand L.aime bien Agnès B.et eRe l\u2019aime bien aussi.Alfred C.est bien en peine d\u2019avoir perdu Germaine F.Alfred G., comment vont les amours avec Yvonne V.?Joseph S.est bien en pien de s\u2019être fait ôter sa blonde.Earnest B.aime bien avoir une blonde mais il n\u2019en trouve pas.Léon P.se recommande au Samedi pour avoir une blonde.Pierre D., comment vont tes amours avec Diana P.?Titi L., si tu ne te remets pas avec ton beau pétard bien vite, prends garde, tu vas te Le faire ôter.Bertrand B., comment vont les amours avec ta portugaise?Aldéa C.se recommande au Samedi pouT se trouver un cavalier.René G., tu as une belle blonde, oui, une fameuse.Florence G.aime John B.à la folie.Rosanna F., combien payes-tu ton vinaigre rouge, cher beau pétard?Jos.L., tu as l\u2019air d\u2019un manche â balai.Anna G., feu es une belle princesse.Aurore F., l\u2019aimes-tu men ton cher?Marie B., dépêche-toi de te trouver un cavalier si tu ne veux pas rester vieille fille.On annonce 1e mariage d\u2019Albert D.avec L.B.dans 1 année 1999.René B., l\u2019aimes-tu bien Yvonne L.?Oui, hein?Vous, charmante madame ou jolie mademoiselle qui lisez ces lignes, | NE MANQUEZ PAS DE VOUS PROCURER E FILM DE SEPTEMBRE PARTICIPEZ AU Grand Concours de Beauté | QU\u2019IL VIENT DE COMMENCER | Envoyez votre ohoto avec le coupon I ci-dessous et vous aurez \"eut-être i la chance de gagner un beau prix en argent et de PARAITRE SUR LES TRENTE MILLE ECRANS DU MONDE ENTIER.Ad ressez : LE FILM (Concours) 131, rue Cadieux,\tMontréal CONCOURS de LA PLUS BELLE CANADIENNE organisé par LGS FILM 131 Cadieux,\tMontréal Ecrivez très lisiblement.Noms et prénoms.Age .Localité .Rue et No.Yewo.Cheveuw.Province.(Nom supposé si voue ne voulez pas que 1e vôtre soit imprimé.) Vi 42 LE SAMEDI ol.33, Ho 15, Montréal, 17 septembre 1321 SAVON \"BABY\u2019S OWN\" ^v1 Excellent Meilleur pour Bébé  et pour I Vous / Electricité Médicale, Rayon» X Accouchements.Maladie» de» femmes et des enfant».478 rue St-Wubert Tet Est 2177\t-\t- Montréal.Aucun homme ni au-cune femme ne devraient boiter de douleur il cause de leurs cors, lorsqu\u2019on peut se soulager si facilement avec le Holloway\u2019s Corn Cure./- JEUNES GENS! 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UES fféQvès LES ENCYCLOPEDIQUES Le dernier phénomène musical de Paris est un singe qui joue très bien du violon.Ht *\t* Les courants polaires contiennent moins de sel que ceux de l'Equateur- « * * En Franco, sous les dynasties des Capétiens et des Valois, l\u2019année commençait à Pâques- Ss SS * Onze mille quatre livres ont été puibliés dans le Royaume-Uni au cours de l\u2019année 1920-C\u2019est une augmentation de 2.382 comparative m ont à 1919- sS SS SS Les Japonais enterrent leurs morts, la tête vers le nord, et pour cette raison il n\u2019est pas un vivant qui dormirait dans cette position- Dans les hôtels et les maisons privées, vous trouvez une bouseole fixée sur un mur indiquant la direction qu\u2019il ne faut pas prendre.* * * Le plus long tunnel du monde est celui de Saint-Gothard, sur la ligne du chemin de fer entre Milan et Lucerne- Il a neuf milles et un quart de long et a coûté quarante bullions de dollars- * * * > Au Paraguay, le code d\u2019étiquette prescrit à tout homme qui a des belles manières1 d\u2019embrasser toutes les femmes à qui il est présenté- * * * Au début du dix-huitième siècle, on pendait en Grande-Bretagne les gens qui raffinait illicitement le sel ou le fabriquait- # # >]; Les tambours fuirent introduits en Europe par les Sarrasins- Le fifre fut adoptée par l\u2019armée anglaise, à la,suggestion du duc de Cumberland, en 1745- * ?* En Chine où les yeux sont en amandes, longs et pinces, un petit oeil rond est regardé comme une marque de beauté extraordinaire- Les chinoises s\u2019arrachent les sourcils- La plus vaste maison d\u2019habitation du monde se trouve dans la banlieue de Vienne Elle est connue sous le nom de Frei-haus.Sa contenance est de 1.200 à 1,500 chambres qui forment 400 apparterne n t s distincts.Des palais en contiennent davantage, c\u2019est vrai, mais ne peuvent être considérés comme des maisons de rapport.Ainsi le Vatican a 10,000 chambres et le château de l\u2019Es-curial 4,000- * * « La plus grosse cloche du monde se trouve dans un campanile élevé vis-à-vis le temple de Bouddha, à Tokio.Elle pèse 1,700,000 livres et est quatre fois plus haute que celle de Moscou dont la circonférence à la base est de 68 pieds et la hauteur de 21 pieds-* * * L'excavation la.plus profonde du globe se trouve à SchLa.de-baeh, près de Ketschau, en Allemagne- Elle a 5,735 pieds de profondeur et fut pratiquée en vue de recherches et investigations géologiques-* * * Les chevaux ont 'les chameaux en sainte horreur.Il y a encore plusieurs autres cas semblables d\u2019antipathie chez les animaux- Ainsi les éléphants et les rhinocéros, les pécaris, genre de cochons de l\u2019Amérique et les ours ne peuvent pas se sentir! * * * Le plus grand mur du monde est la fameuse ligne de défense construite par les Chinois contre les Tartares, environ 200 ans avant, Jésus-Christ.Cette muraille a une hauteur de vingt pieds, une épaisseur de vingt,-cinq pieds à la ba.se et s'étend sur une.longueur de 1,280 milles au-dessus des collines, des vallées et des rivières .# ?* La fameuse vieille ville de Garni, Belgique, est construite sur vingt-six îles reliées par quatre-vingts pouls- Ces îlots comprennent trois cents rues et trento squares- i ?>sïv ¦ m-;.Il tient la peau douce et tendre Beaucoup d\u2019hommes souffrent d\u2019irritations de la peau après s\u2019être rasés.Pour quelques-uns cette irritation prend la forme d\u2019un eczéma et devient très ennuyeuse et disgracieuse.En appliquant rra peu de l\u2019onguent du docteur Chase après la barbe, rirritation est combattue et ou n\u2019a pas îl craindre le mal de barbe et l\u2019eczéma.Dr CHASE\u2019S OINMENT GO sous la boîte, chez tous les marchands ou chez Edmansou, Bates & Co., Ltd, Toronto __________________________G Le bon marché de Mother Graves\u2019 Worm Exterminator le met il la portée de tous, et \\ous pouvez vous le procurer dans toute® les pharmacies.En sept jours et même moins! 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Ménagez ma modestie je vous en prie.H ne faut pas trop me dire que je suis joüe, Manon est femme, et darnel.JACK.\u2014R.1ère.Il faudrait me dire son nom et le mois dans lequel elle est née.2e.U faut encore spécifier si ce sont des hommes ou des femmes; dites-le moi, et je vous répondra' avec plaisir.BRUNETTE AUX YEUX NOIRS.\u2014 R.Je ne vous trouve jamais ennuyante, chère brunette, revenez dono sans crainte et souvent.1ère.Je ne suis pas graphologue.2e.Le langage du mouchoir : le passer sur la bouche, dé3ir de faire connaissance.Le laisser tomber: soyons amis.Le passer sur la joue: je vous rime.Le plier: je voudrais vous parler, etc.BRUNETTE QUI N\u2019A PAS 20 ANS.\u2014R.Hector, belle prestance, suffisance bon enfant, A l\u2019esprit raüleur et sceptique, le tempérament ardent, Emma, âme sensible, aimante, imag'nation vive, caractère vif, vindicatif, coquette, capricieuse, voluptueuse et pas&'onnée, a beaucoup d\u2019idéal et des idées très nobles.Adrien, caractère sans originalité, n'a pas de constance à poursuivre son but, se laisse fao'lement déeourager.A un coeur très bon et des qualités latentes qui pourraient être développées aveo l\u2019aide d'une bonne influence.Juliette, idées savantes, coeur capricieux, âme inquiète toujours en quête d'un bnt nouveau.Tempérament passionnée, réussira en amour.MONTREAL.\u2014Q.Voulez-vous me dire le caractère d'un jeune homme né en septembre; il se nomme Michel, et l'horoscope d\u2019une personne née en décembre?R.\u2014Les Mchel nés en septembre sont aimables et sympathiques.Leurs manières sont distinguées.Leur amour propre est des pins pointilleux.Ils sont prudents, pèsent sans cesse le pour ot le contre.Ils sont peu crédules et ont l\u2019esprit de criti que très aiguisé, mais ne manquent pas de jugement.Pour votre 2o il faudra, me dire si c\u2019est d\u2019une femme ou d\u2019un homme que vous voulez parler.UNE DESESPEREE.\u2014R.Prenez une branche de verra/ne que vous ferez sécher, puis vous la pulvériserez et mettrez cette poudre dans un sachet de soie que vous porterez sur vous.Gela a pour effet d\u2019attirer irrésistiblement l\u2019amour et la bonne ohance.Oui revenez.-O- PETITE COQUETTE.\u2014R.Vous trouverez toutes ces prescriptions dans une bonne pharmacie ainsi que tous les renseignements à ce sujet.DESIREUSE DE SAVOIR.\u2014R.Caractère pondéré, nature affable, assez passionnée.Amo idéaliste.CHRYSANTHEME, \u2014 R.MarjeUa, rieuse, puérile, charmeuse.Esprit moqueur et nn peu superficiel.A une vive sensibilité, aime les travaux d\u2019art, est une aiu'e sincère.Est autoritaire et n\u2019aime à faire qu\u2019à son bon plaisir, Ella est très recherchée des hommes.LA FIEVRE DES FOINS, L'ASTHME, LE CATARRHE ET LA BRONCHITE CHRONIQUE Totiis ont perdu leurs terribles effets sur pas moins de 100,000 Canadiens, par l\u2019usage dy traitement de Buckley en deux bouteilles.Ne souffrez pas une minute de plus.Demandez aujourd'hui une bouteille échantillon.10 sous.W.K.BUCKLEY LTD, 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fus soignée par de nombreux médecins sans obtenir le moindre soulagement.Un de vos livrets me tomba sous les yeux et aussitôt je décidai de f\"ire l\u2019essai du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.11 me fit le plus grand bien.J\u2019ai recommandé votre Composé Végétal à mes amies et si les faits que précèdent sont susceptibles d\u2019être utiles à quelque pauvre femme, faites-en l\u2019usage qu\u2019il vous plaira.\u201d \u2014 Mme J.F.Peasey, 200 Rectory Street, London, Ont.Ce qui porte les femmes à écrire de telles lettres au Lydia E.Pinkham Médecine Co.et à raconter leur guérison à leurs amies, c\u2019est que le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham leur a tedonné la santé et le bonheur.S\u2019il y a dans votre cas quelque com-/ ication que vous ne comprenez pas, Lcrivez au Lydia E.Pinkham Médecine Co.à Lynn, Mass.La Hernie Guérie par les FLAPAO-PADS ADHESIF DE STUART signifie Que vous pouvez jeter au loin les bariadages douloureux parce qu\u2019ils -sont faits pour guérir et non seulement pour retenir la hernie.Mais s\u2019adaptant justement ils sont aussi un facteur important pour retenir des hernies qui ne se peuvent retenir par les bandages.PAS DE BOUCLES, COURROIES OU DE RESSORTS.Doux comme le velours, facile il appliquer, pas dispendieux.Action continue jour et nuit Obtint grand nrix ù «Paris et médaille d\u2019or à Rome.Nous prouvons nos avancés en vous envoyant PLAPAO D\u2019ESSAI et le livre dp M.Stuart sur la hernie ABSOLUMENT GRATIS.N\u2019en voyez r>as d\u2019argent.Ecrievz aujourd\u2019hui à PlxAPAO CO., 2673 Stuart Bldg., St-Louis, Moo., E.-U.UN HOMMAGE AU GRAND TRONC POUR LE BON ETAT DE SA VOIE La Oie du Grand Tronc vient de recevoir un hommage remarquable au sujet de l\u2019état splendide de sa voie et du service soigneux de \u201cl\u2019International Ltd\u201d, train en service sur double voie entre Chicago et Montréal., Un voyageur qui a fait récemment le trajet affirme qu\u2019un grand vase en verre contenant des fleurs et de l\u2019eau, ayant une petite base de huit pouces seulement, a toujours été en parfait équilibre, quoique n\u2019étant pas maintenu, pendant le vôyage entier de près de 850 milles.Il est probable que peu de chemins de fer sur le continent américain peuvent prétendre avoir reçu de semblables témoignages.Courrier de Manon SUITE Y PENSE-T-IL.\u2014R.Stella, née en avril, intelligente et sérieuse, énergique et tenace.A bon jugement et sait commander mais est aussi emportée et violente.Elle est néanmoins d\u2019un grand coeur et possède une nature riche.Georges, posit f, ambitieux, capable de tout pour arriver à s\u2019élever.Il s\u2019occupe de politique pratique.H envisage la vie d\u2019une façon subtile et est rarement capable de hante conception,\u2014Je parle pour les Georges en général nés dans ce mas, il peut y avoir des exceptions car\u2014bien influencé il déploiera des quaLtés maîtresses de prévoyance et de tact.Il 3era snjet à de brusqued changements de fortunes.BRUNETTE\u2014R.Zéphirine, nom gracieux qui donne pins de passion quo de volonté.Est jolie, ame le sobre et le beau.Est d\u2019une nature artistique.Cette femme née en novembre a l\u2019esprit ouvert, inquiet et remuant.Enthousiaste et curieuse, légèrement sceptique.Vive, impressionnable, emportée, indépendante.Assez difficile de caractère.Elle est pourtant très affectueuse et très soumises avec ceux qui savent la comprendre.MARTA T.\u2014R.Vous n\u2019avez qu\u2019à adresser: Montréal, Canada.UNE LECTRICE ASSIDUE\u2014R.Cette prescription est meilleure qne tout le reste.Voici: extrait aqueux de Galéga, 25 grammes.Ean distillée, 25 g.Teinture de fenouil, 14 g.Sirop de sucre, 425 g.Prendre 4 cuillerées par jour de ce s'rop.Vou3 trouverez cette prescription dans tontes les pharmacies.COEUR BRISE.\u2014R.Jeanne, capricieuse, égoïste, autoritaire, jalouse, passionnée, a aussi do grandes quaL tés morales qu\u2019une ferme volonté peut développer.A un goût prononcé pour les intrigues amoureuses, nées en août elles sont plus douces, ont des yeux doux et lumineux, sont bienveillantes, font d\u2019excellentes mères de familles.Elles sont affectueuses, pieuses et sincères.Les Marie nées en septembre sont modérément rieuses, affables et sentimentales.Leurs manières sont gracieuses et charmantes, elles rêvent d\u2019une vio calme et tranquille.Toutefois elles sont femmes et aiment les hommages et aussi un peu la coquetterie.Elles font de bonnes femmes d'intérienr mais dépensent largement.ROSE BLANCHE.\u2014R.Odilon, esprit actif, enthousiaste, est doué d'uno grande agilité pour les exercices phys'ques.Est de bonne société et constant dans ses affections.Est d\u2019un tempérament violent et n\u2019aime pas à se la sser influencer.Est légèrement prétentieux.Est un travaillerai tenace, Adélard, caractère positif, ambitieux, ayant un bel avenir devant lui.A l\u2019esprit prompt et taquin.S'inquiète pour ses projets à réussir.Est pieux modérément mais n\u2019est pas sceptique.Pour faire ennuyer un ami la recette de l\u2019oignon est très efficace: Dérobez nn oignon à la cuisine, montez à votre chambre, tournez le dos au dehors, fendez le d\u2019t oignon en quatre et lancez-le par la fenêtre sans vous retourner.Pendant 'que l\u2019oignon pourrira, votre ami s'ennuyer» de vous.J\u2019AI HATE DE SAVOIR.\u2014R.Oui, la jeune fille doit faire l\u2019invitation.2e.Cela dépend.SOUPIRANTE.\u2014Q.S\u2019il vous plaît me di re la signification de rêve de la perte d\u2019un diamant on se faire ôter une bague.Et aussi rêver à la viande, Di-tes-moi Manon comment ferai-je pour détacher une robe de crêpe de Chine tacher du jus d\u2019orange; la robe est gris taupe.R___Rêver perte d\u2019un di amant signi- fie: chagrin de courte durée.Rêver se faire ôter une bagne, signe prochain mariage.Rêver viande, signe de joie.3o.Lavez à l\u2019eau tiède et savonneuse à laquelle vous mêlerez do F ammoniaque.UN COEUR EN PEINE.\u2014R.Certainement, il n\u2019y a aucune-inconvenance à cela.BLONDINETTE MELANCOLIQUE\u2014 R.Wilbrod, caractère pondéré, affable, porté à des crises de mélancolie.Aime le travail et l\u2019étude.Est énergique et ne rev'ent pas sur ses décisions.A nn tempérament chand.Est nn homme de progrès et d\u2019action.Sa fortune ne sera jamais bien grande mais il atteindra à l'aisance.Emile, mobil té d\u2019idées et d'impressions, vantard et de l\u2019aplomb, agressif, activité combative, égoïste et sans beanconp d'idéal.A en outre un jugement sûr et beaucoup d\u2019énergie.Réussira en affaires.ANGELE.\u2014R.Je pense que c\u2019eût été une réelle perte pour l'art musical, même une perte irréparable; mais une calamité, non, c'est trop fort! 0.D.H.\u2014R.Une jeune fiUe née en mars est généralement joi e.A le visage ovale allongé, la peau mate, des formes arrondies, est coquette, curieuse, aime les plaisirs et la bonne chère.Son caractère est capricieux mais non désagréable.Olienna: Séri erase, savante, douce et bonne.Désiré: Caractère énergique Coeur sensible mais jaloux et tyrannique.BRUXELLOISE.\u2014R.Nées en janvier les Léonie sont gaies, affectueuses, sympathiques, constantes dans leurs affections.Douées d\u2019un bon caractère eües ont de la suite dans les idées et ont beanconp d\u2019énergie.Elles aiment les plaisirs tout en sachant demeurer sérieuses.JE VEUX VOUS AIMER MANON\u2014 R.Florida v'ent de fleur, donne un car raotère agréable, conciliant, mais pas beaucoup d\u2019énergie.Est capricieuse et maniérée, enjôleuse, sait dire les mots qui plaisent.Possède un bon coeur, mais aime à coquetter.A des aptitudes pour la peinture et la musique et a le don des travaux d\u2019art.Lanra, douce, mélancolique, énigmatique.Est voluptueuse.Laisse rarement paraître ses impressions non par prémiditation mais cède à une sorte de pudeur, à une crante d'être mal interprétée ou incomprise.A un esprit brillant.Je veux bien, mais ne craignez-vous pas la foudre des brillants yeux noirs ou les écla'rs non moins \u201cdangereux\u201d des beaux yeux gris?Donne un excellent appétit Trè* souvent la perte de l\u2019appéï il est causée par un mauvais état général, et cet état s'aggrave aussi d\u2019indigestion.Une cure de CARNOL comme tonique, à cette époque, est très efficace.Dè3 le début, les aliments sont pris avec plai* sir et assimilés, le système reprend graduellement sa force, jusqu\u2019à ce qu'une santé robuste soit obtenue.\t»-«ei DEftAJfPE Z LE CARNOL A VOTBE P BA BEACH?! 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caractère noble, appelée à une brillante destinée.FRISEE.\u2014R.Oui, o'est très recommandable.\u201cOn dit\u201d que cela signifie cadeaux prochains, mais sincèrement, mo', je crois que cela ne signifie rien du tout.HEUREUSE ETOILE.\u2014R.Il vous faut absolument bien connaître l\u2019anglais; mais nous ne pouvons pas vous trouver une position, le mieux serait quo vous alliez vous même vous présenter.PETITE COMTESSE.\u2014 R.Gérard, caractère prompt, audacieux, toujours en activ té.Esprit fort, coeur généreux et sensible.A beaucoup d\u2019énergie.Fera bien 3on chemin.Albertine: caractère difficile et frivole.Ame la futilité et pourtant sait aussi être sérieuse.Elle adore les compliments et est très orgueilleuse.Gisèle, ciraotèrc franc, aime la grand et le beau.Est prompte mais a bon oœur.A beaucoup de sensibilité.Q.\u2014Voulez-vous avoir la bonté de me d're mon caractère d'après ceci: je suri née en septembre, j\u2019ai les yeux quelquefois très gris, d\u2019autres fois bleus ou encore verts.Les jeunes garçons me font passer pour très moqueuse.A mon avis je suis assez jolie, et j\u2019aime beaucoup à taquiner les gens, o'est pourquoi l\u2019on m\u2019a surnommée \u201cOhonchon\u201d.CHONCHON\u2014R.D\u2019après oo que vous me dites de vous, Mlle Ghonchôn, je puis vous dire que vous êtes une personne rieuse, affable, sentimentale, et aussi bien affectueuse.Votre voix est douce et vos man'ères sont gracieuses.Vous aimez les hommages et les compliments, vous cherchez à plaire et vous avez beaucoup d\u2019adorateurs.Vous êtes d'un esprit malicieux et passablement moqueur.Votre péché mignon est la coquetterie, mais, ne craignez r'en, ce péché-là, tout le monde le pardonne quand il n'est pas trop exagéré.Votre caractère est susceptible, mais vous n'avez pas de rancune.Vous aimez les plaisirs mais vous ferez néanmoins une excellente femme d\u2019intérieur.UN DE VOS LECTEURS.\u2014Q.Seriez-vous assez bonne de me dire le caractère de Emma née en avril tout au long et ainsi que le caractère du nom Alphonse né en septembre?R.\u2014Les Emma nées en avril ont le visage plutôt large, intelligent et sérieux.Le caractère énergique et tenace.Un bon jugement et savent commander.Sont emportées et violentes mais rachètent cela par de grandes qualités de Coeur, Elira font des épouses fidèles.Les Alphonse nés en septembre.Sont sous l\u2019influence de la Balance s'gne de l\u2019esprit critique et de l\u2019équilibre.Us sont aimables et sympathiques.Leurs manières sont distinguées, ils sont habiles en belles paroles mais ne tiennent pas toujours leurs promesses.Us sont un brin chicaniers, ont de la suite dans les idées et réuss'ront en affaire.CAPRICIEUSE.\u2014^Q.Auriez-vous l\u2019obi'geance de me dire d'où venaient les premiers Verreault?2.Que signifie le mot Zéphiro comme par exemple: Palpitante au gré du Zéphire.4e Voudrez-vous me dire quel jour se trouvait le 7 novembre 1892 ?5e Est-ce qu\u2019il serai convenable de porter avec, un costume bleu-marin une Hermine?6e Quel jour était le 5 mars 1897?CAPRICIEUSE.\u2014 R.1ère Ils venaient de Gaspésie.2e Le mot zéphire peut signifier bien des choses.Les Grecs firent du zéphyros un demi-dieu; ce fut même une danse dite; Pas .de zéph\u2019re ; mais, selon votre demande, la définition exacte est: vent doux, léger, agréable.3e Je ne puis vous donner aucune adresse, toujours pour la même raison que cela appartient au domaine do l\u2019annonce.4e C\u2019était un lundi 5e C\u2019est mémo élégant.6e C\u2019était un vendredi.Beauté de la Poitrine DISPARITION DES CREUX1 DES EPAULES ET DE LA GORGE PAR L\u2019EMPLOI DU TRAITEMENT DENISE ROY eu 30 jours Le Traitement Denise Roy développe et raffermit très rapidement la Poitrine.D\u2019une efficacité remarquable et durable sur le buste.Très bon pour les personreg maigres et nerveuses.Bienfaisant pour la Santé comme tonique pour renforcir.facile i\\ prendre, il convient aussi bien à la jeune fille qu'à la femme faits.Prix du Traitement Denise Roy, de 30 jours, au complet Ç3 Mme DENISE ROY, département 1, Boite postais 2740, Montréal Renseignements gratuits donnés sur réception de 3 sous en timbres.Toutes correspondances strictement confidentielle.LE SEUL MAGAZINE EN LANGUE FRANÇAISE, SUR CE CONTINENT, CONSACRE AU CINEMA POIRIER, BESSETTE & GIE, édit-props-131, rue Cadieux, Montréal FILM TOILET LAUNDRIES Limited La Toilet Laundries est sans contredit le meilleur établissement de la ville pour LE NETTOYAGE ET LE LAVAGE DU LINGE Aucune autre buanderie ne peut donner satisfaction à sa nombreuse clientèle comme la Toilet Laundries.On fait également la TEINTURERIE DES HABITS ET TOILETTES et ce département est un des meilleurs de Montréal.Ecrivez ou téléphonez maintenant.Laundries ¦j- \u2022\tfT* ¦ ' ÉËËL Elle est 'heureuse tPavoir une telle peau Il n\u2019y a pas de plus grand bonheur que de savoir que votre peau et votre teint ont toujours une jolie apparence.Que de fois vous avez souhaité voir une amélioration sensible \u2014 vos joues reprendre le velouté et la fraiseur de la jeunesse! 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