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Titre :
Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec
Le Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, publié à Montréal de 1973 à 1983, rend compte des activités de la bibliothèque et présente ses richesses documentaires. [...]
Le Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, publié à Montréal de 1973 à 1983, rend compte des activités de la bibliothèque et présente ses richesses documentaires. Le Bulletin est publié au rythme de quatre à six parutions par année. Il fait suite au Bulletin de la Bibliothèque nationale (1967-1972). Créée en 1967, la Bibliothèque nationale du Québec est logée au 1700, rue Saint-Denis à Montréal, dans le bâtiment de la Bibliothèque Saint-Sulpice, dont elle est l'héritière. Elle a pour principale mission de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire québécois. Le Bulletin contient de nombreux articles rédigés par les bibliothécaires de l'institution, qui y présentent des portraits de collections et des trouvailles. On y découvre aussi les activités de l'institution, telles que le travail bibliographique, les expositions et les initiatives de mise en valeur des collections, les acquisitions de fonds d'archives, la référence, la reliure et les services techniques. La Bibliothèque nationale du Québec étant dépositaire légale de l'imprimé québécois, on trouve dans le Bulletin de nombreuses études statistiques sur l'édition québécoise ainsi que des portraits de l'état de la publication sur différents sujets. La bibliothèque profite de la revue pour présenter ses activités de rayonnement ainsi que ses publications d'ouvrages bibliographiques et de référence. Médium d'information sur le livre, l'imprimé et la bibliophilie, le Bulletin publie autant des articles sur la littérature et l'histoire que sur des incunables, des livres d'artistes et des cartes géographiques. En 1984, le Bulletin fait place à L'Incunable - Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec (1984-1986).
Éditeur :
  • [Montréal] :la Bibliothèque,1973-1983
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Bibliothèque nationale
  • Successeur :
  • Incunable,
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Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, 1977-09, Collections de BAnQ.

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Gouvernement du Québec Ministère des Affaires culturelles La bibliothèque nationale du Québec reçoit les bibliothécaires canadiens bulletin de la bibliothèque nationale du québec Montréal — Vol.1 T/No 3 — Septembre 1977 ~ ISSN 0045 — T967 ?Li UDDDanUDDDQ bulletin de la bibliothèque nationale du queb SOMMAIRE Montréal-Vol.11, No 3-Septembre 1977' DIRECTION Louis Bélanger COMITÉ DE RÉDACTION Rolant Auger, président Yolande Buono Hélène Roussel PHOTOGRAPHIE Jacques King (Service de microphotographie) COLLABORATEURS Jacques Beaudry Onil Dupuis Luce Payette Courrier de la deuxième classe Enregistrement no 1503 Dépôt légal — 3" trimestre 1977 Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0045 — 1967 Reproduction autorisée des textes non copyright, sur demande et mention de l'auteur et de la source.Les articles publiés n'engagent que leurs auteurs.LE BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC est publié trimestriellement.Il est distribué gratuitement à titre personnel.On peut se le procurer en adressant sa demande à la: Bibliothèque nationale du Québec Service des publications 1700, rue Saint-Denis Montréal IQuébec) H2X 3K6 1- Dixième anniversaire de la Bibliothèque nationale du Québec 2- La Bibliothèque nationale du Québec reçoit les bibliothécaires canadiens 3- Exposition estivale de la Bibliothèque nationale du Québec 4- Enfin Baptiste et Catherine logent à la Bibliothèque nationale du Québec 5- Projet d'un Répertoire des publications périodiques du Québec 6- Le territoire du Québec en 1815 7- Des microfilms dans le Grand Nord 8- La Presse québécoise et les élections provinciales au Québec, de 1970 à 1976 9- Rapport de la deuxième étape de l'étude sur les statistiques 10- Automatisation de la Bibliographie du Québec 11- Nouvelles brèves Onil Dupuis Jean-René Lassonde Luce Payette Lise Bergeron Pierre Lépine Jacques Beaudry Réjean Savard Anastassia Khouri-St-Pierre Marcel Beauchamp Roger Robert DIXIÈME ANNIVERSAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC Les origines de la Bibliothèque nationale du Québec remontent au milieu du siècle dernier.L'ancêtre fut l'Oeuvre des Bons Livres située dans le Vieux Montréal et inaugurée en juillet 1844 par les Messieurs de Saint-Sulpice, créée dans le but de « défendre la Foi et les moeurs attaquées par des productions impies et immorales ».Le Cabinet de lecture ou Bibliothèque paroissiale de Notre-Dame lui succéda vers 1860 et fut absorbé à son tour, en 1884, par le Cercle Ville-Marie qui s'était développé en marge de l'institution.Les collections accrues manquant d'espace, les Sulpiciens firent construire la Bibliothèque Saint-Sulpice, en 1912, au 340 (devenu plus tard 1700) rue Saint-Denis, entre les rues Emery et Ontario.L'architecte Eugène Payette en conçut les plans et les travaux furent confiés à la firme Huberdeau.Lors de la construction rien ne fut épargné pour en faire véritablement un « palais des livres ».Les verrières, réalisées par la maison Henri Perdriau de 2 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 Montréal, font toujours l'admiration de tous.Uniques en leur genre sont les tables en marqueterie et les lustres originaux, dont le lampadaire en bronze ouvragé de 700 livres suspendu dans le hall d'entrée.La Bibliothèque fut inaugurée le 12 septembre 1915 et la direction en fut confiée à Monsieur Aegidius Fauteux.Installée dans le Quartier Latin de l'époque, à proximité de l'Université Laval de Montréal et de l'École Polytechnique, la Bibliothèque fut considérée comme la bibliothèque universitaire des étudiants montréalais.Elle vécut une ère de plein épanouissement jusqu'en 1931 alors que la crise économique de l'après-guerre l'obligea à fermer ses portes.Dix ans plus tard le gouvernement en fit l'acquisition; elle fut placée sous la juridiction du Secrétariat de la province et réouverte au public en 1944.Rappelons que le conservatoire de musique et d'art dramatique y avait aussi des bureaux et des studios au rez-de-chaussée et au sous-sol.Au cours de cette période, trois conservateurs se succédèrent à la direction de la Bibliothèque: Me Jean-Marie Nadeau, de 1942 à 1944, Monsieur Jean-Jacques Lefebvre, de 1944 à 1947 et Me Damien Jasmin, de 1947 à 1963.En 1961 le gouvernement du Québec créa le ministère des Affaires culturelles et la Bibliothèque y fut rattachée.Monsieur Georges Cartier fut nommé conservateur en chef, le 10 février 1964.Dès son arrivée, il entreprit une réorganisation administrative complète des services et départements de la bibliothèque et obtint une augmentation importante des budgets et du personnel.Le Conservatoire quitta la Bibliothèque pour s'installer dans des locaux plus grands.Les politiques des services techniques furent revisées et d'importantes décisions furent prises; c'est ainsi que le système de classification Dewey fut remplacé par celui de la « Library of Congress » et que le catalogue des imprimés fut transformé.Un plan quinquennal de développement fut établi.Il comprenait en tout premier lieu la rénovation de l'immeuble de la rue Saint-Denis et l'acquisition de l'annexe Aegidius-Fauteux.Situé à l'angle des avenues de l'Esplanade et du Mont-Royal, cet immeuble avait été précédemment occupé par la Bibliothèque juive de Montréal.Lors de son inauguration, le 14 novembre 1966, on y avait regroupé les départements suivants: Documents spéciaux, Périodiques, Publications officielles, Service de catalogage et de reliure.Le public y fut admis dans les locaux aménagés à cet effet.Après avoir été connu pendant plus de cinquante ans sous le nom de Bibliothèque Saint-Sulpice, la Bibliothèque nationale du Québec recevait ce titre le 12 août 1967, alors que l'Assemblée législative de Québec sanctionnait le Bill 91 ou Loi de la Bibliothèque nationale du Québec.En janvier 1968, les collections de la Bibliothèque Saint-Sulpice devenaient celles de la Bibliothèque nationale, selon l'article 2 de la loi: « .tous les documents faisant partie de la bibliothèque Saint-Sulpice au moment de l'entrée en vigueur de la présente loi constitue la Bibliothèque nationale du Québec ».Cette année, l'institution dirigée par l'actuel conservateur en chef, monsieur Jean-Rémi Brault, fête son dixième anniversaire.L'événement a particulièrement été souligné lors d'une réception offerte en l'honneur des participants au congrès de la Canadian Library Association.Les invités au nombre de plusieurs centaines ont littéralement envahi la Bibliothèque: l'aménagement de la salle de lecture, et l'ouverture des bureaux ont permis d'accueillir avec aise cette foule venue manifester d'une manière enthousiaste sa foi dans le rôle que la Bibliothèque nationale du Québec doit jouer au sein de notre collectivité et dans le monde.Il ne reste qu'a anticiper la répétition de nombreux anniversaires tout aussi symboliques de la vitalité de la culture québécoise.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 3 LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC REÇOIT LES BIBLIOTHÉCAIRES CANADIENS À l'occasion de son dixième anniversaire, la Bibliothèque nationale du Québec offrait, vendredi le 10 juin 1977, en collaboration avec l'ASTED, une réception en l'honneur des participants au 32e congrès annuel de la Canadian Library Association.À cette occasion également, l'ASTED a procédé au lancement d'un ouvrage en hommage au R.P.Edmond-J.Desrochers, s.j.Plus de 500 bibliothécaires, bi-bliotechniciens, spécialistes de l'information, éditeurs, libraires, de toutes les régions du Québec et de toutes les provinces du Canada, se sont rendus à cette invitation de rencontrer et mieux connaître la Bibliothèque nationale du Québec.Chacun des invités, accueilli dès son arrivée par le personnel de la bibliothèque, recevait un dépliant décrivant les principales fonctions et priorités de la bibliothèque en plus d'effectuer une rétrospective de ses activités de 1967 à 1977.Parmi les invités de marque, on pouvait noter la présence des présidents et des directeurs généraux des plus importantes associations de bibliothécaires et de spécialistes de l'information, des directeurs de plusieurs bibliothèques de même que des représentants des réseaux de bibliothèques québécoises et canadiennes, et de plusieurs éditeurs et libraires.Après avoir souhaité la bienvenue à ses invités, le Conservateur en chef, monsieur Jean-Rémi Brault, a fait un rapide historique du développement de la Bibliothèque nationale du Québec, rappelé ses origines modestes, les principales étapes du développement de ses services et souligné particulièrement son ouverture à la collaboration avec les autres organismes provinciaux et nationaux.Il a terminé -son allocution en rendant hommage au R.P.Edmond Monsieur Georges-A.Chartrand en compagnie du R.P.Edmond-J.Desrochers J.Desrochers, insistant sur son universalité et sa polyvalence.Par la même occasion, il a tenu à rendre hommage aux membres des différentes communautés religieuses et souligner l'importance de leur contribution au développement de ce peuple auquel nous appartenons et de ses institutions.Il a tenu à souligner la présence et à saluer le R.P.Gabriel Allard, s.j.et le R.P.Auguste-M.Morissette, o.m.i.Madame Anne Piternik, présidente du Canadian Library Asso- LIVRE BIBLIOTHÈQUE ET CULTURE QUÉBÉCOISE Mélanges offerts à Edmond Desrochers, s.j Livre, bibliothèque et culture québécoise: mélanges offerts à Edmond Desrochers,.I sous la direction de Georges-A.Chartrand; prêt, par Jean-Charles Bo-entant.— Montréal: ASTED, 1977.dation, s'est fait le porte-parole de tous les participants au congrès du CLA pour remercier la Bibliothèque nationale du Québec de son chaleureux accueil et les bibliothécaires québécois de leur hospitalité.Le président de l'ASTED, monsieur Daniel Reicher, a remercié également la BNQ d'avoir offert à l'ASTED un cadre approprié pour rendre hommage au R.P.Desrochers, pionnier aussi énergique que courageux de la profession.Au nom des membres de l'ASTED et de tous les invités, en témoignage de leur reconnaissance, il lui a ensuite remis le premier exemplaire de l'ouvrage rédigé en hommage à ses 25 années au service de la profession.Le R.P.Desrochers a d'abord exprimé sa gratitude, sa fierté et son appréciation de la collaboration d'aussi nombreux auteurs à la préparation d'un ouvrage qui représente une contribution substantielle à l'avancement de la biblio-théconomie.Il a tenu ensuite à témoigner de façon particulière sa gratitude à l'éditeur intellectuel, monsieur Georges-A.Chartrand.Le succès de la réception qui a suivi se mesure facilement à la réticence des invités à quitter la bibliothèque et à leur volonté de prolonger cette rencontre.Plusieurs groupes d'invités ont préféré l'hospitalité de Montréal, son quartier latin, ses vieux quartiers, son centre-ville, au retour à l'Hôtel où se poursuivaient, malgré tout, les activités du congrès.Tous les invités ont été unanimes à exprimer leur appréciation de leur visite et, pour les Québécois, de l'occasion qui leur était offerte de faire montre de leur fierté de Québécois.Onil Dupuis ONIL DUPUIS est chargé de recherche à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.4 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 EXPOSITION ESTIVALE DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC Retourner dans le temps, c'est déjà faire un voyage, mais revivre les récits des voyageurs anciens, c'est voyager en trois dimensions.Voilà pourquoi la Bibliothèque nationale du Québec s'est offert des vacances en voyage, d'autant plus que l'occasion était excellente: l'institution fête le dixième anniversaire de sa création.Tous ces découvreurs, découpés, pour la plupart dans le moule de l'héroïsme, furent souvent et assez heureusement, à la fois auteurs, cartographes, dessinateurs, naturalistes, scientifiques.pour le plus grand avantage des historiens de tout acabit.Ils firent du tourisme leur métier et eurent sans le savoir, la bonne idée de mettre sur pied une agence de voyage à explorer le temps.L'écrit et l'image sont tout ce qui reste du développement de cette colonie grande comme un empire: la France d'Amérique.Même s'ils ont laissé plus de traces que de textes, les Vikings seraient parmi les premiers à débarquer sur les côtes Atlantiques.À leur suite, et pendant bien longtemps, Bretons et Basques pèchent annuellement la morue sur les bancs de Terre-Neuve.Et les voyages commencent.Cabot, Corte Real Verrazano puis Cartier: Terre-Neuve devient Neuve-France et François 1er prend fièrement sa part, avec Charles Quint et les rois du Portugal et d'Angleterre de l'héritage laissé par « le testament d'Adam » dans les Nouvelles Terres.Un certain Ramusio (Giovanni Baptista) fait état, dans Delia Navigation! et Viaggi [.] parue en 1554 des fracassantes découvertes de Cartier.On inclut dans l'ouvrage une carte de la Nouvelle-France, et, ce qui est moins courant, une vue d'Hochelaga.De sorte qu'on peut, en rétrospective, jeter le dernier coup d'oeil de Cartier sur Saint-Malo, par les gravures de l'époque, et faire de même pour le point d'arrivée à l'endroit qui deviendra Montréal.Richard Hakluyt reprend, à la fin de ce siècle le récit des trois voyages de Cartier et on se doute aisément qu'André Thévet se soit servi de Bref récit et succincte narration de la navigation [.]par le Capitaine Jacques Cartier pour en faire la trame d'une partie de Les Singularitez de la France An-tartique [.] En 1660, Pierre d'Avity décrit le monde d'alors qu'il divise en quatre parties.Dans la troisième (l'Amérique), il traite de la Nouvelle-France, du Pays de Labrador et du Pays des Hurons.Déjà en 1609 Marc Lescarbot publie une Histoire de la Nouvelle France.La première édition des Voyages du Sieur de Champlain parait en 1613 illustrée de cartes et des nombreux dessins de l'auteur.Il est très intéressant de constater qu'en 1719, Alain Manesson Mallet dans Des beruhmten Koni- Dialogue de M.le Baron de Lahontan et d'un Sauvage dans l'Amérique.page frontispice.Lahontan, La Haye, Isaac Delorme, MDCCVll, p.1, vol.3.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 5 Québec au XVIIle siècle Bacqueville de la Potherie.Histoire de l'Amérique septrionale, 1722, Tome 1.p.23.glichen Geographi [.] nous montre une vue de Québec à la fin du XVIe siècle (p.325).Le contraste est énorme avec le dessin que nous a donné Champlain de Québec (L'Abitation) au début de ce siècle; et l'évolution est encore très sensible pour cette même ville présentée au XVIIIe siècle par Bacqueville de la Potherie (Histoire de l'Amérique septentrionale, 1722, T.1 p.23).Gabriel Sagard nous raconte son Grand Voyage au Pays des Hurons et peu après, François-Xavier de Charlevoix trace une volumineuse description historiée de la Nouvelle-France enrichie de cartes de Nicolas Bellin et d'une foule d'illustrations.Tout ce temps d'ailleurs, des cartographes de métier nous ont laissé des chefs d'oeuvre artistiques déterminant la géographie des découvertes plus ou moins nouvelles: ainsi un Planisphère de Nicolas Desliens (1566) dont la merveilleuse décoration or et bleu n'est pas sans rappeler le raffinement des miniatures persanes.On y remarque la curieuse disposition des éléments géographiques en particulier en ce qui a trait à la forme et à l'emplacement de la Nouvelle France.Autre exemple: la Carte Universelle hydrographique de Jean Guérard (1634) enluminée sur vélin.Le naturaliste suédois Pehr Kalm a soulevé par son ouvrage Travels into North America un intérêt qui subsiste encore aujourd'hui chez le moindre chercheur en histoire.Mais d'autres voyageurs des XVIIe et XVIIIe siècles vont laisser des récits dignes d'intérêt: Bacqueville de la Potherie, le Baron de La Hontan.Il est d'ailleurs amusant de voir comment ce dernier s'est fait représenter, dialoguant avec un sauvage dans l'Amérique.(Dialogue de M.le Baron de La Hontan [.], page frontispice, 1707).L'établissement de la foi dans la Nouvelle France fait évidemment partie des grandes préoccupations de l'époque.Chrestien LeClercq en a fait le titre d'un de ses ouvrages descriptifs où il y raconte les découvertes de Monsieur de la Salle.Celles-ci furent racontées aussi par Henri Joutel (Journal historique du dernier voyage que feu M.de La Sale [.] 1713, Henri de Fonty (Dernières découvertes dans l'Amérique septentrionale de M.De La Sale [.] 1697) et Louis Hennepin (Nouvelle découverte [.], Nouveaux Voyages [.], Dernières découvertes [.], Description de la Louisiane [.[).Parmi les gravures intéressantes des oeuvres de ce dernier, retenons: « Hennepin et La Sale devant le Niagara », « La Construction du Griffon », sujets souvent repris par les graveurs et les pein- tres par la suite et, évidemment le caractère anecdotique de « Le Sieur de La Sale Mal-heureusement assassiné ».Les descriptions de la Louisiane par Hennepin sont précieuses tant pour les cartes que pour les textes, mais on peut recourir à d'autres auteurs sur le sujet, tels Le Page du Pratz et Jean-Bernard Bossu.Pour certains personnages les mythes développés sont aussi importants que Monsieur de La Salle; songeons à Jolliet et au Père Marquette.Ceux-ci ont alimenté les chroniques de Hennepin (A New Discovery of a Vast Country in America) de même que celle de Melchisedech Thévenot (Recueil de voyages de Mr.Thévenot.Les Grands Lacs, la Louisiane, la Gaspésie, le Labrador, la Baie 6 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 d'Hudson.on n'a pas lésiné sur la longueur des frontières.Chrétien LeClercq et Nicolas Denys ont consacré chacun un ouvrage à la Gaspésie (Nouvelle Relation de la Gaspésie et Des- cription géographique et historique des costes de l'Amérique septentrionale).La campagne d'Iberville à la Baie d'Hudson est couverte par Bacqueville de la Pothe-rie (Histoire de l'Amérique septentrionale.Tome 1).On remarque que les anglophones ont beaucoup, écrit sur ces contrées du Nord [.] Samuel Hearne (Voyage [.] dans la Baie de Hudson à l'Océan Nord [.], Arthur Dobbs (An account of the countries adjoining to Hudson Bay [.}, George Cart-wright (A journal of transactions and events [.] on the Coasts of Labrador [.]).En 1760, Thomas Jeffreys publie The Natural and Civil History of the French Dominion [.].Il s'agit encore ici du territoire de la Nouvelle France, mais en 1773, un ouvrage The History of the British Dominions in North America: from .] Sebastian Cabot in 1497, to .] 1763, traite sensiblement des mêmes terres devenues britanniques.On voit désormais se répandre cette catégorie de voyageurs isolés, imbus d'une curiosité qu'ils satisfont avec beaucoup de gratuité.Georges Hériot parcourt les Canadas (Travels through the Canadas [.] et laisse en tant qu'artiste des souvenirs indélébiles.D'autres, comme Hugh Gray et John Cosens Ogden suivent divers itinéraires et d'autres encore, allongent le parcours en faisant presque toute l'Amérique du Nord: Francis Hall, John Lambert, John Palmer, Daniel Harmon, Isaac Weld, Thomas Anburey.Aujourd'hui il est tellement facile de visiter la Gaspésie, Louis-bourg, le fort Sainte-Marie ou la Nouvelle-Orléans, mais l'intérêt pour les lieux ne peut naître que d'une culture et celle-ci doit une certaine importance aux courants populaires tout en dépendant beaucoup des facilités d'alimenter ce type d'appétit de la connaissance.Le rôle d'institutions comme la nôtre est justement d'exciter et d'apaiser à la fois cette curiosité motrice dans le mécanisme du savoir.Jean-René Lassonde BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 7 PROJET D'UN RÉPERTOIRE DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES DU QUÉBEC La Bibliothèque nationale du Québec vient de lancer un programme dans le domaine des publications en série québécoises et se propose de les recenser dans leur ensemble et sous divers aspects par la publication de la Bibliographie du Québec, du Catalogue des revues et journaux québécois conservés à la BNQ, du Répertoire analytique d'articles de revues du Québec (RADAR) et maintenant d'un Répertoire des publications périodiques du Québec.Quatre publications complémentaires Ces quatre publications se complètent et se distinguent par le traitement qu'elles accordent aux publications en série et par les titres qu'elles retiennent.La Bibliographie du Québec décrit déjà le premier numéro des publications périodiques québécoises parues depuis 1968: elle signale leur apparition sur le marché.Le Catalogue des revues et journaux.donnera une description catalographique et l'état des collections de la BNQ pour toutes les publications québécoises acquises par la BNQ (1764-0000).RADAR, quant à lui, analyse le contenu des articles d'environ 130 publications actuellement sur le marché (il pourrait un jour s'étendre à toutes les publications périodiques du Québec et même à celles parues depuis 1764).Pour sa part, le Répertoire des publications périodiques du Québec fournira des données pour tous les titres (y compris les journaux) existant sur le marché au moment de sa parution («titres vivants »): ces informations décrivent le dernier numéro publié, contrairement à la Bibliographie du Québec qui décrit le premier numéro paru.Le Catalogue des revues et journaux.«complétera et de ce fait remplacera le Répertoire des périodiques québécois»' préparé par Ginette Henry et paru en 1974.Le premier tome, qui sera publié en 1978, présentera, par ordre alphabétique, une description catalographique et l'état de la collection de toutes les revues québécoises que possède la BNQ.Le deuxième tome recensera les journaux, le troisième les microcopies et un quatrième les publications annuelles et celles à périodicité plus espacée.Ce Catalogue reprend donc une partie des titres parus dans le précédent répertoire, mais les présentera d'une façon différente en regroupant dans chaque tome la totalité des titres que possède la BNQ pour chacune des catégories.Présentation et contenu du Répertoire Le Répertoire des publications périodiques du Québec présentera, par sujets, une description bibliographique de tous les titres de publications en série, tant du secteur privé que du secteur public actuellement publiés au Québec; aucune sélection ne sera opérée.Il faudra cependant attendre la deuxième édition pour y retrouver les publications annuelles et celles à périodicité plus espacée.Les notices y seront regroupées par ordre alphabétique à l'intérieur d'un classement par sujets.Cette présentation est celle 6'Ulrich's international periodicals.Quant aux sujets retenus, ils se rapprocheront de ceux d'Ulrich's tout en respectant la réalité de l'édition périodique québécoise.La rédaction des notices suivra les normes existantes à la BNQ, telles que les Règles de catalogage anglo-américaines et l'ISBD (S).Les règles de classement, abréviations et signes conventionnels seront les mêmes que dans la Bibliographie du Québec.Les éléments d'information suivants seront donnés: 1.indice de classification Dewey, 2.indice de classification LC, 3.ISSN, 4.titre propre, 5.titre parallèle, 6.sous-titre, 7.langue(s) du texte, 8.date de fondation, 9.périodicité, 10.prix de vente par abonnement et au numéro, au Canada et à l'étranger, 11.nom et adresse du distributeur, 12.adresse de l'abonnement, 13.parrainé par., 14.nom et adresse de l'éditeur, 15.nom du rédacteur en chef ou du directeur, 16.publicité, 17.critiques de livres, films, disques, dièces de théâtre, spectacles, 18.section analytique, 19.section bibliographique.20.graphiques, 21.illustrations, 22.brevets, 23.statistiques, 24.publication commerciale (catalogue etc.), 25.marques de fabrique, 26.index annuel, 27.index cumulatif, 28.supplément, 29.diffusion, 30.format, 31.microreproduction (nom et adresse de l'éditeur), 32.indexé dans., 33.tire-clé, 34.filiation.Il se pourrait cependant qu'il survienne quelques modifications sur ce point pendant la préparation de la première édition du Répertoire.Plusieurs index sont prévus afin de fournir différents accès à l'information, tels que: index alphabétique des titres, noms de personnes et collectivités, renvois; index géographique (les villes étant fournies par l'adresse de l'éditeur).Ce dernier index devrait être particulièrement utile dans le cas des journaux et revues d'information générale et d'intérêt local.De plus, nous signalons que les statistiques de l'édition des publications en série québécoises seront présentées en annexe au Répertoire.Nous nous proposons de publier le Répertoire annuellement car le Québec voit naître chaque année près de 400 publications périodiques alors que 200 disparaissent et cela sur un total de 2 000 titres.8 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 Groupe de travail sur les publications en série québécoises La production du Répertoire sera automatisée et cela a suscité la formation d'un groupe de travail qui a pour mandat l'étude du traitement global des publications en série à la BNQ et de l'automatisation de ce secteur.En effet, les publications périodiques québécoises qui ont commencé depuis 1968 et qui paraissent encore sont communes à la Bibliographie du Québec et au Catalogue des revues et journaux.et seront également recensées par le Répertoire des publications périodiques du Québec.Malgré les différences entre ces publications à certains éléments se retrouvent à la fois dans l'une et l'autre et c'est pourquoi le traitement des publications en série à la BNQ ne peut plus se faire de façon fragmentaire mais doit être vu comme un tout et réalisé d'un mouvement continu par les différents services concernés.Les conclusions de ce groupe de travail seront déterminantes dans la planification et l'organisation nécessaires à la production du Répertoire.Nous mettrons tout en oeuvre pour que la première édition du Répertoire des publications périodiques du Québec paraisse vers la fin de 1978.Lise Bergeron 1 HOUDE (DENIS).— Le Catalogue des revues et journaux québécois.In: Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec, vol.10, no 3, septembre 1976, pp.8-10.Notices de la Bibliographie du Québec, de RADAR, du Catalogue des revues et journaux québécois conservés à la BNQ* et du Répertoire des publications périodiques du Québec * Bibliographie du Québec 1308 Nous, v.1- juin 1973- Montréal, Nous Magazine Limitée.v.ill.28cm mensuel.$1 le no, $10 par année (Canada) $12 (étranger) Distribution Éclair, 8320 Place de Lorraine, Montréal 437, Que.AP21 054 DL73-5-137 Catalogue des revues et journaux québécois conservés à la BNQ PER N-31 Nous: pour les québécois libérés.-Montréal, Nous Magazine, juin, 1973 (vol.1 no 1)- III.(part en coul ) ; 28cm.Mensuel.1.Périodiques québécois ( Français) -Québec (Province) - Montréal.La Bibliothèque a: v.1, no 1 - juin 1973 RADAR Section analytique BOURGAULT, PIERRE MÉDIA NOUS.V.3, NO 9, FÉV.1976, p.16-170018 Section méthodique AG-JOURNALISME 0018 BOURGAULT, PIERRE MÉDIA NOUS, V.3.NO 9.FÉV.1976.P 16-17 À QUELQUES EXCEPTIONS PRÉS.LES MÉDIA, MÊME LES PLUS SÉRIEUX.EXPLOITENT EXCLUSIVEMENT LE CÔTÉ SPECTACULAIRE D'UNE TRAGÉDIE:.Répertoire des publications périodiques du Québec GÉNÉRALITÉS NOUS.Nous magazine Itée, 1390 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Que., Can.H3G 1J9.juin 1973- III.(part, en coul.): 28cm.Mensuel.Réd.en chef: R.Homier-Roy.Comprend critiques: livres, films, disques, pièces de théâtre, spectacles.Accepte publicité.Diffusion: 100,000.Indexé dans RADAR.$1.25 le no, $10.00 par année, $18.00 pour 2 ans, $24.00 pour 3 ans (Canada) $12.00 par année (étranger).Distribution: Les Messageries dynamiques, 775, boul.Lebeau, Montréal; 840 ouest, rue St-Vallier, Québec.Abonnements: CP.28 /Suce.H., Montréal, Que.H3G 2K5 AP21 054 ' à paraître BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 9 ENFIN BAPTISTE ET CATHERINE LOGENT À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC Miroir grossistant et déformant, la caricature met en évidence une variété d'images de la société.Dans ces dessins se reflète la réalité canadienne ou québécoise sous ses multiples dimensions.Depuis les premières tentatives du général George Townsend, lors du siège de Québec en 1759, jusqu'au tout dernier coup de griffe, il est encore impossible de reconstituer bribe par bribe, la toile de fond des moeurs et coutumes qui régissent la vie politique, économique et sociale du Québec.La Bibliothèque nationale du Québec, en achetant la collection de Madame Albéric Bourgeois, acquiert les oeuvres d'un artiste qui a illustré avec brio le vingtième siècle.Albéric Bourgeois naît à Montréal le 29 novembre 1876.Ses humanités terminées, il fréquente les Beaux-arts.Il remporte le premier prix du Conseil des arts en 1899.Poursuivant ses études à Boston, il débute comme caricaturiste au Boston Post; il participe alors à la création de «The Education of Anney ».Il peint les fresques de l'Opéra de Boston.Répondant aux pressions d'Israél Tarte, Bourgeois entre à l'emploi de La Patrie en 1904.Il crée pour ce journal «Timothée » et «La famille Ci-trouillard ».Son coup de crayon sert alors d'arme à Israel Tarte dans son opposition à Wilfrid Laurier.Un an après, Bourgeois se retrouve au service de La Presse où il crée une chronique illustrée: « Baptiste ».Quatre ans plus tard, il dessine Catherine, donnant ainsi une compagne à Baptiste.Ces deux personnages vivront une multitude d'aventures pendant près d'un demi-siècle.Bourgeois ne chôme pas; outre son travail au journal, il écrit des revues: En roulant ma boule et La noce canadienne.Il ouvre un cabaret, Le Matou botté, en 1928.Il ne limite pas son talent au seul médium de la presse: une émission humoris- tique de son cru, Joson Josette, débute à la radio en 1932.L'Université du Kansas, reconnaissant la valeur de l'ensemble de son oeuvre, lui décerne un « fellowship » en 1955.Après une vie très active, Bourgeois meurt en 1962.Heureusement, ses oeuvres sont conservées et pourront être consultées au Département des documents spéciaux de la BNQ.Bourgeois a suivi les péripéties de la politique internationale et nationale pendant plus de cinquante ans.Il a été à l'affût de tout ce qui se passait sur les cinq continents.Ses caricatures sont des représentations de l'actualité.À travers ses dessins, nous pouvons sentir diverses réactions de ce Québécois face aux événements et aux personnages politiques.« On ne se moque que de ce que l'on craint ».Cette citation d'Hilfzi Topuz s'applique à la lettre aux angoisses profondes de Bourgeois face à la montée du fascisme et du communisme.Plusieurs de ses dessins consacrés aux nations étrangères sont intéressants à un point de vue ou à un autre.L'éventail des pays touchés est très vaste mais, si l'attention se porte sur ceux qui sont représentés de façon continue, il est alors possible de préciser l'évolution de leur image.L'artiste ne néglige pas l'emploi des moyens propres à son art.Il utilise à bon escient les symboles pour représenter les personnages politiques ou les nations'.L'Angleterre se retrouve sous les traits de « John Bull ».« Uncle Sam » personnifie les États-Unis d'Amérique.« Marianne » désigne la République française et «Jacques Bonhomme » le paysan français.« Gretchen » représente la jeune allemande, objet de sentiments amoureux.« L'ours » joue le rôle de la Russie, « le dragon » celui de la Chine et « le chameau », celui de la Palestine.Cette production abondante est aussi l'illustration de la vision de ce Québécois des événements de la politique nationale, provinciale et municipale pendant une période donnée, soit la première moitié du vingtième siècle.Le métier de caricaturiste a mis Bourgeois en contact avec tous les hommes politiques de quelque importance à Ottawa, à Québec et à Montréal.Dans une conférence sur la caricature, Bourgeois fait l'historique de cet art au Canada.En plus d'énumérer les différents artistes, il tente d'expliquer l'évolution du rôle de caricaturiste.« Il n'y a pas encore longtemps, la caricature dans notre pays n'était considérée que comme arme électorale et marchait de front avec le whisky blanc et le télégraphe ».Et Bourgeois poursuit: « Notre caricature, née de la politique, n'a pas encore réussi à s'en dépouiller complètement, bien qu'elle ait depuis quel- 10 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /SEPTEMBRE 1977 LE TERRITOIRE DU QUÉBEC EN 1815 ques années, pris une allure plus indépendante.Elle est moins partisane qu'autrefois, c'est-à-dire qu'elle tape indifféremment sur tous les partis ».Parmi les nombreux sujets abordés se retrouvent les principaux problèmes de la politique canadienne.Ainsi leur naissance, leur évolution, leur piétinement et leur répétition sont faciles à saisir.Les personnages politiques sont loin d'être négligés.Mais, c'est à travers la caractérisation de Baptiste et de Catherine que Bourgeois précise les sentiments de l'homme et de la femme du peuple.Baptiste illustre bien la ruse et l'intelligence de l'homme québécois tandis que Catherine démontre la vivacité et le gros bon sens de sa femme.De plus, il est permis de supposer que La Presse, objet de consommation, reflète autant le mode de pensée de ses lecteurs qu'elle cherche à la modeler.Ces caricatures sont donc des documents précieux pour l'étude de l'idéologie véhiculée et de la mentalité québécoise.Le plus grand quotidien français en Amérique du Nord manifeste ses préférences pour le parti libéral au fédéral durant toute cette période.Au provincial, après l'élection de Maurice Duplessis, le journal témoigne une sympathique mentalité envers le gouvernement.Les oeuvres acquises par la BNQ sont les originaux apportés à la salle de rédaction chaque jour.Ce sont des dessins exécutés rapidement pour répondre aux exigences de la mise sous presse.Certaines indications s'y trouvent encore; il est ainsi possible de s'initier un peu aux techniques de mise en page.En plus de caricatures (environ 3 000), le fonds Albéric Bourgeois comprend des esquisses, des coupures de presse, des conférences, de la correspondance et des textes.Enfin Baptiste et Catherine logent à la BNQ et vous invitent à faire un tour d'horizon dans le passé.Vous rirez parfois et serez touchés par ces événements, ces guerres, ces crises, ces élections, ces situations économiques et ces grèves qui ont bouleversé le monde, Ottawa, Québec et Montréal, durant la première moitié du vingtième siècle.et qui ressemblent fort à notre quotidien.Luce Payette LUCE PAYETTE est bibliothécaire pigiste.Elle a été recherchiste pendant deux ans pour Radio-Québec.Elle a été responsable du choix des caricatures et de la rédaction des textes pour les deux expositions itinérantes, organisées par le musée des Beaux-Arts, sur Albéric Bourgeois.Pendant longtemps les seules cartes précises que l'on possédera sur le Québec, seront les plans des parties cadastrées du territoire.Par ce terme, il faut entendre tous les territoires qui ont fait l'objet d'une concession officielle, par opposition aux terres qui, n'ayant été attribuées à personne, sont censées appartenir au Roi seul, et que l'on appelle encore de nos jours, terres de la Couronne.Le plan officiel constitue d'ailleurs, avec le livre de renvoi, l'un des deux éléments constitutifs du cadastre, celui-ci étant d'abord, par définition, un système d'enregistrement des titres et des droits réels sur un terrain ou sur une propriété immobilière qui s'y trouve.La confection du plan officiel implique, afin d'éliminer justement toute incertitude à l'égard des titres, l'arpentage du territoire ou de la parcelle concédés.Lorsque fut publiée, en 1815, la carte du Bas-Canada de Joseph Bouchette dont on parlera plus loin, on pouvait déjà très bien distinguer les deux types d'arpentage qui ont marqué et qui marquent encore aujourd'hui, le territoire du Québec.L'arpentage sous le Régime français Pendant toute la durée du Régime français, c'est par la concession de seigneuries que l'on prendra lentement possession de l'immense territoire.Les cartographes et les arpenteurs royaux seront donc occupés à effectuer les tracés extérieurs et intérieures de ces seigneuries; bien que l'alignement des limites extérieures devra se conformer, dès 1676, aux règlements promulgués par le Conseil, l'alignement des limites intérieures des seigneuries sera laissé à la discrétion du seigneur; l'arpentage en est toutefois obligatoire, et cer- BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /SEPTEMBRE 1977 11 Partie de la carte de Joseph Bouchette taines normes quant à la dimension des parcelles concédées doivent être respectées.L'arpentage sous le Régime anglais L'arrivée des Anglais allait modifier considérablement le type de prise de possession des territoires non concédés.C'est ainsi qu'on assistera, dès 1763, à la création, par proclamation dans la Gazette officielle, de cantons ou « Townships », qui sont des blocs de forme plutôt rectangulaire: l'arpentage sera exécuté, dorénavant, selon un système rationnel et géométrique, aussi bien quant aux limites extérieures qu'à celles intérieures de ces cantons.Il est bien évident, cependant, que ces nouvelles subdivisions doivent respecter les lignes déjà établies et c'est pourquoi les limites extérieures de certains cantons ne respectent pas une forme géométrique parfaite; il pouvait aussi arriver que la création d'un canton laisse un espace libre entre ce territoire et la seigneurie: cet espace était alors habituellement rattaché au premier et prenait le nom soit d'« augmentation », soit de « gore ».La responsabilité générale de tout l'arpentage au Bas-Canada fut d'abord confiée à Samuel Holland, qui occupa le poste d'arpenteur-général de 1764 à 1801.En 1804, c'est Joseph Bouchette qui allait lui succéder; il demeurera d'ailleurs en fonction jusqu'à sa mort en 1841.Joseph Bouchette était donc bien placé pour compiler les plans cadastraux et dresser une carte générale, mais très détaillée et très précise, du Bas-Canada.12 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 13 DES MICROFILMS DANS LE GRAND NORD La carte de 1815 En 1815, Joseph Bouchette publiait donc la carte suivante: To His Royal Highness George Augustus Frederic.This Topographical Map of the Province of Lower Canada Shewing its division into Districts, Counties, Seigniories & Townships with all the Lands reserved both for the Crown & the Clergy.C'est aussi au cours de la même année que Joseph Bouchette publiait un ouvrage très important sur la géographie du Bas-Canada: sa Description Topographique du Bas-Canada.La BNQ possède maintenant ces deux documents complémentaires, puisque le Département de la réserve conserve les éditions originales, en français et en anglais, du livre de 766 pages, tandis que le Département des cartes et plans vient de faire l'acquisition de la carte.La carte de Bouchette nous montre, avec une précision inégalée jusqu'alors, l'ensemble du territoire habité du Bas-Canada avec ses seigneuries et ses cantons, avec ses chemins publics et ses cours d'eau, et même avec ses habitations.On retrouve toutefois, en carton, trois plans très détaillés de Montréal, de Québec et de Trois-Rivières, avec chacune de leurs habitations.La carte de Bouchette présente donc beaucoup d'intérêt pour la recherche historique.C'est pourquoi le Département des cartes et plans à l'intention de rendre ce document disponible à un plus large public en le faisant reproduire sous forme de fac-similé.Ce projet, pour le plus grand plaisir des connaisseurs, devrait se concrétiser au cours de 1978.Pierre Lépine Vue de Nitchequon À tous ceux qui ont découvert les multiples avantages du microfilm, j'écris cette lettre afin de partager avec vous mon intérêt pour cette nouvelle façon de mettre des documents rares à la portée de tous.Lorsque j'ai acheté mes premiers microfilms, en 1974, j'étudiais encore au cégep Édouard-Montpetit.À la recherche de sources pour mes travaux en histoire, je découvris la grande richesse des documents historiques portant sur le Québec et les territoires avoisinants.Malheureusement, lorsque je voulus me procurer les documents qui m'intéressaient, je réalisai qu'ils m'étaient tout à fait inaccessibles monétairement et généralement difficilement accessibles, même pour consultation, dans les bibliothèques.Par hasard, je mis la main sur le Catalogue des microéditions du Service de microphotographie de la Bibliothèque nationale du Québec.Dès que j'eus constaté la grande qualité, la facilité d'accès et d'utilisation du microfilm, cet outil de travail m'apparut comme la solu- tion idéale à mon problème.Pour une petite fraction de la valeur du document imprimé, j'obtenais une reproduction tout à fait fidèle à celui-ci, en microformat! Ma collection de microfilms compte maintenant bon nombre de titres, mais grâce au peu d'espace qu'elle nécessite, j'ai pu l'emmener au grand complet avec moi, lors de mon affectation à la station météorologique de Nitchequon.Située par 53'12" de latitude nord et par 70'54" de longitude ouest, à une élévation de 539 mètres au-dessus du niveau de la mer, la station se trouve à l'extrémité sud d'une île mesurant environ deux milles et demi par trois milles et demi.Cette île se situe pour sa part à l'extrémité nord du Lac Nichicun.La topographie autour de Nitchequon est typique de celle trouvée n'importe où dans les régions subarctiques du Québec: quantité de petits lacs joints ensemble par nombre de rivières et rapides.On a l'impression que la terren'est plus qu'une multitude d'îles.À titre d'exemple, il est im- 14 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /SEPTEMBRE 1977 LA PRESSE QUÉBÉCOISE ET LES ÉLECTIONS PROVINCIALES AU QUÉBEC, DE 1970 À 1976 possible de marcher plus de trois ou quatre milles sans avoir à traverser une étendue d'eau.Dans ce climat peu clément, un seul type d'arbre rabougri réussit à survivre et c'est l'épinette.Nitchequon compte en tout et partout neuf habitants: trois opérateurs de radio, qui entre autres choses prennent en charge les avions se dirigeant vers le nord du Québec; trois aérologistes (techniciens en radio-sondage) qui effectuent des observations météorologiques en haute altitude; un technicien en électronique chargé de l'entretien de l'équipement; un préposé à l'entretien de la mécanique et enfin le cuisinier.Pour notre petit groupe, se retrouver et se détendre autour d'une bonne table est l'un des plus grands plaisirs.Notre isolement est quasi total des mois durant, si on excepte l'avion de ravitaillement et les Indiens qui viennent l'hiver chasser et trapper les animaux à fourrure.Les distractions sont aussi rares que les visiteurs: ski de fond et pêche à la truite.Dans ces conditions, vous pouvez aisément comprendre l'importance de ma collection de microfilms.Elle meuble agréablement et utilement nombre de mes heures de loisirs et plusieurs de mes camarades manifestent un intérêt croissant à son égard.Ne pouvant compter ni sur le journal du matin ni sur la revue du mois pour nous désennuyer et nous tenir au courant de l'actualité, nous consultons les documents qui ont fait l'actualité voici un siècle et davantage.Mais il n'y a pas que de la vieille histoire sur microfilm.Sur ce, je vous quitte: j'ai une commande de microfilms à préparer, qui partira par le même avion que cette lettre.En 1970, une toute nouvelle formation politique présentait pour la première fois des candidats aux élections provinciales: le Parti Québécois.Ce fut le début de son ascension vers le pouvoir, car six années plus tard, il remportait une éclatante victoire, dans des circonstances que toute la population connaît très bien.Peu de temps après, la Bibliothèque nationale complétait une collection de microfilms sur les élections provinciales au Québec.Il s'agit de trois dossiers de coupures de presse couvrant les appels au peuple de 1970, 1973 et 1976.Cette «trilogie » permet à tous les chercheurs d'avoir à portée de la main des milliers d'articles sur ces différentes campagnes électorales, puisés dans seize des principaux journaux du Québec.Chacun des trois dossiers est présenté par ordre chronologique suivant la date de parution des articles.La collection comprend quatre bobines de microfilm 35mm, et des repères visuels permettant une consultation facile.On peut se procurer séparément les dossiers de chacune des élections.Ces microfilms ont été réalisés pour les étudiants et les chercheurs de tous les niveaux: secondaire, collégial et universitaire.De plus, selon la politique habituelle, la Bibliothèque nationale du Québec accorde une réduction de 50% aux institutions et maisons d'enseignement québécoises.Réjean Savard SEM 35 P46 Élections provinciales 1970, 1 bobine : $ 35.00 SEM35P111 Élections provinciales 1973, 1 bobine : $39.00 SEM35P145 Élections provinciales 1976, 2 bobines: $59.00 TOTAL: $133.00 Disponibles pour les organismes du Québec au coût de: $ 66.50 Jacques Beaudry, à Nitchequon BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /SEPTEMBRE 1977 15 NOUVEAU Maintenant disponible sur microfilm LA PRESSE QUEBECOISE ET LES ELECTIONS PROVINCIALES AU QUEBEC, DE 1970 A 1976 Prix modique (50% de réduction aux institutions québécoises) Microfilm intégral • Economie d'espace • Facilité de conservation • Facilité de reproduction • Commandes par téléphone acceptées BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC Service de la microphotographie 1700, rue Saint-Denis Montréal H2X 3K6 Tél.:(514) 670-3470 16 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 RAPPORT DE LA DEUXIÈME ÉTAPE DE L'ÉTUDE SUR LES STATISTIQUES Au printemps de l'année 1975, la BNQ mettait sur pied une étude sur les statistiques.Tout en se rattachant à un programme de la Coordination de l'Informatique soit l'analyse opérationnelle des différents services de la Bibliothèque, cette étude accorde la priorité à l'analyse d'une activité particulière, la compilation de statistiques.Cette étude vise essentiellement rétablissement d'un système intégré de statistiques.Un tel système doit être libre de répétitions et/ou de dédoublements.Il doit fournir des données signifiantes, cohérentes et comparables.Enfin, il doit produire des données décrivant bien les activités de la BNQ de manière à permettre l'évaluation de son fonctionnement et en faciliter la planification.Après une étape préliminaire cherchant à préciser les objectifs de l'étude et à en déterminer la méthodologie1, il est apparu nécessaire d'analyser une à une chaque grande sphère d'activité de la BNQ.La Coordination des services techniques2 a été choisie comme première grande sphère d'activité dont les statistiques devaient faire l'objet d'une analyse approfondie.En plus des statistiques compilées antérieurement, l'étude a utilisé les réponses fournies à un questionnaire dont une copie a été complétée par chaque membre du personnel de cette coordination, ainsi que les informations recueillies au cours d'entrevues avec les responsables des divers services.L'analyse de ces données a permis de définir les activités de chaque service et les données statistiques devant être compilées pour donner une image fidèle de ces activités, d'identifier et d'éliminer certains calculs peu pertinents ou faisant double usage, ainsi que d'élaborer une répartition logique et fonctionnelle des calculs.La définition des données statistiques à compiler, des méthodes de calcul et des modes de présentation a été réalisée en se conformant à certains principes de base: — À l'exception de données statistiques pouvant être compilées temporairement afin de répondre à un besoin spécifique, les données qui peuvent et auraient avantage à être communiquées à l'extérieur de la BNQ, parce que compréhensibles et utilisables, doivent faire l'objet d'une compilation systématique.— La grande majorité des tableaux destinés à la présentation des données doivent suivre un schéma commun permettant de lire facilement ces données, de les comparer et d'y effectuer des opérations simples.— La synthèse trimestrielle des données statistiques et le rapport d'activités de la coordination constitue l'occasion de faire le point, d'analyser l'évolution des projets et d'en planifier la poursuite de façon objective et rationnelle.Un rapport3 de cette analyse des statistiques relatives aux activités de la coordination des services techniques a été déposé au Conseil de la BNQ en 1976.Ce rapport comprenait des propositions et recommandations qui ont été acceptées par le Conseil.Dès lors, un programme de compilation de données statistiques fut progressivement mis en application à la Coordination des services techniques, à compter du début de l'année budgétaire 1976-77.Le «follow-up» de cette mise en application a été assuré durant toute cette première année et les ajustements nécessaires ont été effectués au fur et à mesure.Mais la mise en application de ce programme à la Coordination des services techniques ne constitue qu'un premier élément d'un système intégré de statistiques à la BNQ.Ce système doit en effet en venir à couvrir des activités de la BNQ de manière à fournir l'information nécessaire à des prises de décisions plus éclairées et à une planification plus rationnelle.Il est difficile de concevoir un système d'informations facilitant une saine gestion dans une institution à but non-lucratif, telle la BNQ, où le rendement ne s'évalue pas en termes de profit mais plutôt en termes de développement culturel et de services rendus à une société.Et ce n'est que lorsqu'il aura été mis en application dans son ensemble que le système intégré de statistiques de la BNQ prendra toute sa valeur à cet égard.Ce système produira alors des données signifiantes, valides et compréhensibles qui s'accumuleront progressivement en une banque apte à répondre aux besoins des divers niveaux administratifs.Le personnel des différents paliers administratifs — services, coordinations et direction — pourra utiliser la même banque de données, les uns à des fins d'opérations, les autres à des fins de planification et ' ST-PIERRE (Anastassia).— Les statistiques à la Bibliothèque nationale du Québec.In: Bulletin de la Bibliothèque nationale du Québec.Vol.10, no 1, mars 1976, pp.9-10.2 Les coordinations (v.g.Coordination des services techniques, Coordination des services publics) constituent un palier administratif intermédiaire entre la direction et un ensemble de services qu'elles regroupent sous leur juridiction.3 Bibliothèque nationale du Québec.Étude sur les statistiques, Coordination des services techniques.Par Anastassia Khouri-St-Pierre.(INF 76-06-09).BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC /SEPTEMBRE 1977 17 AUTOMATISATION DE LA BIBLIOGRAPHIE DU QUÉBEC d'allocation des ressources financières et humaines.Tant que la mise en application d'un système global n'aura pas été complétée suite à l'analyse de toutes les sphères d'activités de la BNQ, l'alimentation régulière de la banque de données et les analyses qui pourront en être effectuées seront réalisées manuellement.À moyen terme, le système ou une partie de celui-ci devrait être informatisé, ce qui permettrait de fournir des informations et analyses beaucoup plus complètes et élaborées.Ces informations et analyses devraient dès lors s'avérer d'autant plus utiles et pertinentes à la prise de décisions.Anastassia Khouri-St-Pierre L'objectif de cet article est de décrire le fonctionnement du système automatisé de préparation de la Bibliographie du Québec.Il convient dans un premier temps d'inscrire cette question dans le cadre de l'automatisation globale de la Bibliothèque nationale du Québec, aussi on abordera les principes sous-jacents au développement des systèmes automatisés, on procédera à un bref historique de l'automatisation à la BNQ, pour arriver à la description du système en tant que tel.Principes La philosophie de base sous-jacente à l'automatisation à la BNQ a été et demeure encore: « lentement mais sûrement ».Vu l'objectif de constituer une banque de données bibliographiques couvrant la documentation québécoise, banque qui devait être exploitée de façon maximale, et vu l'utilisation d'une nouvelle technologie amenant un problème potentiel de résistance au changement, il a été convenu de suivre les principes fonctionnels qui suivent: sensibiliser le personnel au contexte de l'utilisation de l'ordinateur et impliquer directement dans le processus les secteurs touchés par l'automatisation, normaliser les méthodes de traitement manuel pour les rendre plus compatibles au traitement automatisé, adopter et tenir à jour des normes reconnues pour le traitement des données bibliographiques.Cette logique s'appuyait nécessairement sur un plan global d'automatisation établi au tout début du processus.Historique En 1971 une étude de base sur les objectifs, les besoins et les moyens de réalisation de l'automatisation a débuté à la BNQ.Cette étude débouche sur un plan global d'automatisation sur lequel s'appuie- ront les développements subséquents.L'année suivante une étude préalable d'application est réalisée par le C.T.E.D.(Centre de traitement électronique des données) du ministère des Finances; dès lors il est décidé de procédera une expérience pilote pour la production de l'Index quinquennal 1968-72 de la Bibliographie du Québec.Expérience pilote: index 1968-72 Même si la réalisation de# ce projet était prévue pour l'année budgétaire 1973-74, une foule de difficultés, inhérentes à une première expérience de traitement automatisé de ce type de données, ont amené des délais importants de réalisation si bien que la publication a été produite en 1975.L'index quinquennal s'était entre temps transformé en index sexen-nal couvrant la période 1968-73.Ce projet pilote a permis de cerner les difficultés majeures à surmonter dans rétablissement d'une banque de données devant servir à la préparation d'un ensemble de sous-produits.Le principal élément retenu au cours de cette expérience a certes été la nécessité de pousser à fond la normalisation des données à la source pour éviter la plupart des problèmes d'automatisation par la suite.Le système mis au point pour cette production sera utilisé en 1976 pour la production de l'index du Catalogue de la Bibliothèque nationale du Québec, Laurentiana parus avant 1821 et de Vlndex de la production cinématographique canadienne 1976 (en collaboration avec la Cinémathèque québécoise).Normalisation du catalogue C'est ainsi qu'à la fin de 1973 un groupe de travail interne fut mis sur pied pour uniformiser le traitement bibliographique et catalogra-phique, proposer un bordereau de 18 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 FIGURE I: SYSTEME DE CATALOGAGE AUTOMATISE M y Catalogage Z_J bordereaux de catalogage ï311 des informations saisies lrification/ de l'EXAC-/ yhtude D3 sAisyi D> AN liste-temoin ri fiee et annotee mise a jour BANQUE de donnees liste corricu.des notices invalides verification programme de validation complete des notices r l liste de validation catalogage unique organisé en fonction des normes bibliothéco-nomiques et du format MARC, et rédiger le Manuel de rédaction des notices bibliographiques et catalo-graphiques (MAREQ-1).Ce manuel a été continuellement mis à jour et utilisé par tous les catalo-gueurs depuis ce temps.Une nouvelle édition est prévue pour l'automne 1977 afin de l'adapter au traitement de plusieurs types de documents en correspondance avec les nouvelles normes dans le domaine.À partir de 1974, tout en terminant l'expérience pilote de l'Index 1968-72, on commence à établir un système à caractère permanent de constitution et d'exploitation de banque de données.Constitution de la banque de données Le premier module à être développé fut le module de saisie en ligne permettant toutes les opérations de saisies et de correction des données ainsi que l'interrogation par numéro de contrôle de la banque de données.L'équipement utilisé était un écran cathodique UNI -SCOPE 100 d'UNI VAC auquel était rattaché une imprimante modèle 800d'UNIVAC.Le second module développé en 1975 était chargé de la validation complète des données sous le format MARC.Avec ces deux modules, le système .de catalogage automatisé (Figure I) était né, il s'agissait alors d'en tirer les sous-produits requis.Exploitation de la banque de données Le système automatisé de préparation du Fichier MARC québécois fut le premier module d'exploitation de la banque de données bibliographiques à être mis au point.En effet il ne s'agissait pour ce sous-produit que de convertir le BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 19 format interne de la BNQ en un format MARC de communication sur bande magnétique.Le format MARC canadien pour les monographies a été utilisé, avec quelques adaptations aux besoins de la BNQ".Ce système est entré en production sur une base régulière au printemps de 1977.1 En plus de sa fonction première de communication des données québécoises à une échelle internationale, le Fichier MARC québécois est utilisé pour la production des fiches de catalogue de la BNQ via le réseau Télécat-Unicat, réseau auquel l'institution a adhéré en 1975 pour le traitement de ses documents étrangers.Le système automatisé de préparation de la Bibliographie du Québec fut le second module d'exploitation de la banque de données bibliographiques à être mis au point.Avant d'entreprendre la description de ce système, examinons le cheminement préalable à la constitution de la banque de données: — Un document est déposé au Bureau du dépôt légal où il est enregistré.— Le Bureau de la bibliographie du Québec fait le traitement bibliographique du document sur le bordereau de catalogage normalisé en se basant sur MAREQ-1.— Le Service de catalogage ajoute la cote de localisation et certaines notes catalographiques spécifiques à l'exemplaire en main.— Le Service d'exploitation des données complète la codification des éléments d'information selon le format MARC canadien adapté et effectue la saisie en ligne des données.— Le lendemain, la vérification d'exactitude de la saisie est ef- fectuée et les corrections sont apportées en ligne.— Chaque semaine les notices sont validées par programme pour détecter toute erreur logique éventuelle.— À la fin de chaque mois, la banque de données ainsi constituée est utilisée pour la préparation de la Bibliographie du Québec.Le système automatisé de préparation de la Bibliographie du Québec (Figure II) comprend trois programmes distincts dont l'un a été mis en opération dès les premiers mois de 1977 et les deux autres en juillet 1977.Le premier programme développé fut celui de définition de la section « Index » de la Bibliographie du Québec.Il devait servir en premier lieu à préparer l'index cumulatif 1974-76 de cet ouvrage.Depuis avril 77, il est aussi utilisé pour la réalisation des index mensuels.Dans ce programme, la composition des entrées suit les principes établis au moment de la mise au point de l'index 1968-72; cependant, pour tenir compte de l'adoption du format MARC canadien à la BNQ, format beaucoup plus précis que celui utilisé lors de l'expérience pilote, il a fallu produire des spécifications pour un nouveau programme.On profita de l'occasion pour définir des «tables de contrôle », externes au programme, rendant le système tellement flexible qu'on prévoit l'utiliser presque tel quel dans de nombreuses autres applications, simplement en changeant le contenu de ces tables.Les programmes d'attribution automatique des numéros de bibliographie et de définition de la section « Notices » de la Bibliographie du Québec viennent de se joindre au premier pour la production mensuelle de juillet 1977.Comme pour la section « Index », des tables de contrôle ont été définies, rendant le système beaucoup plus souple.Voici d'ailleurs un aperçu de ces tables précisant en quoi elles rendent le système aussi flexible.Tables de contrôle: section « Index » Les tables de contrôle pour le programme de définition de la section « Index » de la Bibliographie du Québec sont au nombrede deux.La première table (Figure III) contient la liste des zones MARC que le programme doit retenir dans la préparation des entrées d'index d'une notice.Pour chaque zone à retenir, la table précise: 1.la valeur des indicateurs associés à cette zone, lorsqu'ils ont un rôle déterminant dans le traitement à effectuer sur le texte.2.à quel index est rattachée une entrée débutant avec cette zone.3.le code de catégorie associé à cette zone, permettant un préclassement lorsque deux entrées d'index sont identiques jusqu'à la fin de la première sous-zone mais que les zones ne sont pas de même catégorie (ex.: personne physique, collectivité, titre).4.le code de fin de zone associé à cette dernière, permettant de classer dans un ordre particulier les entrées dont le texte est identique mais dont le type est différent (ex.: renvois, entrée principale, entrée secondaire).5.la liste des sous-zones à conserver avec une pondération appropriée qui assure un classement correct lorsque certaines sous-zones standards ne sont pas présentes.' Bulletin de la bibliothèque nationale du Québec, Vol.11, No.1, Mars 1977.20 BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 FIGURE II: SYSTEME AUTOMATISE DE PREPARATION DE LA BIBLIOGRAPHIE DU QUEBEC parametres de) selection programme d'ATtribution des; numeros de bibliographie' banque de donnees programme de definition de la section "notices" programme de definition de la section "index" ruban pour photocomposition de la section "notices" ruban pour photocomposition de la section "index" 6.le traitement spécial, s'il y a lieu, à effectuer sur le texte de cette zone.Les traitements spéciaux sont en général des pré-traitements a effectuer sur le texte avant de poursuivre les opérations normales.7.la sorte d'entrée d'index où est utilisée cette zone, selon le type de notice (indépendante, premier niveau, sous-niveau).Cette précision est le point d'accès à la deuxième table de contrôle dont la description suit.La seconde table (Figure IV) contient une description codée de chaque sorte d'entrée d'index donnant dans l'ordre et selon le type de notice, la liste des zones, obligatoires ou facultatives, pour la préparation de l'entrée d'index en question.Pour chaque zone, la table donne en plus les informations nécessaires à la préparation du ruban pour photocomposition automatique: 1.quel enregistrement de l'entrée d'index sur le ruban de photocomposition doit porter une indication spéciale lorsque la notice référencée est une publication officielle du Québec ou du Canada.2.quelles sont les caractéristiques de photocomposition (grosseur de caractère, position, espacement, italique, etc.) du texte de cette zone dans cette sorte d'entrée et pour ce type de notices.Cette information fait référence à une table fournie au photocomposeur précisant toutes ces caractéristiques.De plus, dans le cas des entrées d'index des notices à niveaux, la table informe le programme des zones de la notice de 1er niveau à utiliser pour la formation des entrées d'index des sous-niveaux.BULLETIN DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE OU QUÉBEC/SEPTEMBRE 1977 21 lu Q z lu E— o u LU Q LL, -4 CO
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