L'itinéraire, 1 janvier 1997, novembre
[" L'Itinéraire est produit et vendu en majeure partie par des sans-emploi, des personnes itinérantes, ex-itinérantes ou toxicomanes, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion future sur le marché du travail.Pour chaque exemplaire vendu à 2 dollars, 1 dollar revient directement au vendeur.Les profits de L'Itinéraire servent à financer les coûts de production du journal, les projets de réinsertion sociale, et le- Café sur la rue, destiné aux personnes itinérantes.Pour toute information concernant la distribution ou les camelots de L'Itinéraire, communiquez avec Mme Josette Bouchard au (514) 525*5747.Les personnes QUi dÉSiRENT VENdRE VU'lNÉRAIRE SONT INViTÉES À SE RENfJRE AU CaIé sur Ia rue, AU 1 104, RUE ÛNTARio Est.(coIn AmIherst) bHIIU Semaine québécoise de la citoyenneté «Participer à la Semaine québécoise de la citoipneté.c'est prendre le temps de tracer la suite de notre histoirexommune.» Hndrë Boisclau Ministre des Delations avec les citoyens et de l'Immigration RENSEIGNEMENTS : [S14] 873-2445 1 800 46S-244S hftp://www.mfci.gouv.qc.ca ou au bureau de Communication-Québec de voire région Gouvernement du Quebec Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration ($) Desjardins Québec 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 CANADA Tél.: (514) 597-0238 Fax:(514) 597-1544 E-mail: itineraire@vidéotron.ca Site internet: http://itineraire.educ.infinit.net Plus de la moitié de cette publication est rédigée par des personnes ayant connu le milieu de l'itinérance.Les articles écrits par des journalistes pigistes professionnels portent la mention «collaboration spéciale».Enfin, les propos tenus dans les pages de L'Itinéraire n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.La formation professionnelle des travailleurs(euses) au journal L'Itinéraire a été rendue possible grâce entre autres au support de la SQDM, la CDEC du Plateau Mont-Royal/ Centre-Sud, la ville de Montréal, la Régie régionale de la Santé MontréalCentre et l'UQAM.Conseil d'administration du Groupe communautaire L'Itinéraire: Président: Mario L a n t h i e r.Vice président: Jean L es I e u r.Secrétaire: Réjean Mathieu.Trésorier: FrançoisThivierge.Conseillères: Claudette Godley, Micheline tefebvre, Gabrielle Girard.Comité de direction: Alain Demers, Serge Lareault, Josette Bouchard, Denise English.Équipe de production du journal Rédacteur en chet: Serge Lareault.Adjoiotes à la rédaction: Reine Côté,Cylvie Gingras.Collaborateurs: Gabrielle Girard, Jean-Pierre Lizotte, Gina Mazerolle.Alain Coulombe.Illustrateurs: Pol Mall,André-Philippe Côté, lan Fortin.Photographe: Gabrielle Girard.Relations publiques: Gabrielle Girard Révision: Jean-Paul Baril, Cylvie Gingras,Guy Boulanger.Mots-croisés: Gaston Pipon.Infographie: Jocelyne Sénécal, Serge Lareault.Distribution: Josette Bouchard (coordonnatrice), Michèle Wilson, Michel Desjardins, Mario Lanthier.Imprimeur: Mebdo Litho.Tirage: 15 000 exemplaires vendus par des itinérants et des sans-emploi dans les rues du centre-ville de Montréal, Administration du groupe Administrateur: Alain Demers.Secrétaire-comptable: Sylvie Boos.Coordination du Calé sur la rue: Denise English.Resp.Caté électronique: Serge Lareault (coord ), Roger Bélanger, Richard Baribeau (animateurs) AMECQJ1- entièrement recyclable A^DÀ ^ L'Itinéraire t* DWil/Butlon asmk/monté* Journal Itinéraire Montréal novembre 1991 Show au Coeur Spectacle-bénéfice au profit de l'Accueil Bonneau Le spectacle GADRiElU CJRARd Le 7 novembre prochain, une soirée bénéfice d'une durée de six heures aura lieu au Medley au profit de l'Accueil Bonneau.«Show au coeur» est le deuxième concert au profit de la ressource d'aide aux sans-abri, organisé par Sinbad et Jean-Daniel Rohrer.L'Itinéraire est fier de s'associer à cet événement.Entre autres artistes connus, Louise Forestier, France d'Amour et Sylvie Durant la première partie du spectacle, un groupe de musiciens professionnels accompagnera les artistes qui seront invités avec un(e) de leur choriste ou un artiste-invité de leur choix.La deuxième partie du spectacle sera un genre de mini-festival où se succéderont plusieurs formations.Un public plus jeune sera ciblé ce qui leur donnera forestier, trance a amour ei symc | mmvnsm .occasion de côtoyer des groupes Tremblay feront partie de la Richard Desjardins, Jean-Daniel Rohrer, Sylvie de musiciens plus connus dans le distribution.Tremblay, Sinbad, dans gens du show business qui monde du spectacle.C'est en octobre 1995 que le ont à coeur la cause des sans-abri.chanteur rock Sinbad a rencontré Jean- Enfin, un kiosque de L'Itinéraire sera ouvert pour la vente de journaux ainsi que la vente de 50 tirages signés du petit bonhomme de «Show au coeur».Les profits seront versés au Groupe communautaire L'Itinéraire.A ne pas manquer! L'Itinéraire Daniel Rohrer, son futur gérant.Cette rencontre a été le début d'une grande amitié.Sensibilisés tous les deux à la misère et aux problèmes reliés à l'itinérance, ils ont décidé d'agir.Un an plus tard, un de leurs projets se réalise: le premier «Show au Coeur».Parmi les artistes participants, on notait Sinbad, Breen Leboeuf, Richard Desjardins, Lina Boudreault, Sylvie Tremblay, Biaise et Daphné.Grâce à ce spectacle, «Show au Coeur» a rempli un camion de vêtements chauds et neufs qui ont été remis à l'Accueil Bonneau.«Show au Coeur» a comme principal objectif de recueillir des vêtements neufs ainsi que des produits hygiéniques de base directement auprès des commerçants pour les remettre à l'Accueil Bonneau ou à d'autres organismes.show GUI/ CJ3ZÂÂA/ montréal .Soirée bénéfice banqui 7 novembre 1997 QQ laurentienne sjx heures de spectacle avec: BA«S L'Itinéraire a besoin d'un(e) journaliste Nous recherchons une personne sur l'aide sociale, eligible à une mesure d'employabilité, pour un poste de journaliste.Venez acquérir de l'expérience en écrivant des articles à L'Itinéraire, en participant à la correction du journal et en aidant les collaborateurs à écrire leurs articles.Une expérience enrichissante! Appelez Serge Lareault au 597-0238 427, rue de la Commune Est Montréal (Québec) £ H2Y l|4 Louise Forestier accompagnée de Jean-François Groulx Sylvie Tremblay McGale & Toyo François Jean Claude Péloquin DNA (Grèce) La chorale de l'Accueil Bonneau Christine Elisabeth Jaccard (Suisse) Saiid et les Fous du Roy Une initiative de Sindbad et Jean-Daniel Rohrer au profit de l'Accueil Bonneau et d'autrci organismes d'entraide._ La mission do Show au i^hmfd venir en aide, par des operations concretes, aux personnes démunie France d'Amour La Bande Magnétik Vincent Vallat (Suisse) Bob Walsh French B Claude Marchand et son invitée Guy Nantel Persephone Sindbad Corbach Et d'autres invité(e)s.entrée 10$ portes: 19h spectacle: 20h billeterie admission (514) 790-1245 1-800-361-4595 -4?archambauu MAYA Téléphone: (514) 845-3906 Télécopieur: (514) 845-7Q1 9 P/G iubomck* u*\u2014 , ^fgfi «ST.'fittrs\"; uç*mi 8ym bai.l» £gu&5 Œ= Journal L'Itinéraire Montréal novembre l 9 9 7 Une autre nausée mensuelle d'un rédacteur en chef.Serqe LareauLt RÉcJACTEVR EN CHEf Pauvres étudiants! Je me dois encore ce mois-ci de revenir sur le cas des étudiants et sur l'acharnement des gouvernements à bloquer leur avenir, à brimer leur droit à une liberté financière et intellectuelle qui leur permettrait de faire du Québec de demain une société.distincte! Lorsque je vois un conseiller de la ministre, un monsieur Montmarquette, produire des rapports sur la situation financière des ex-étudiants et jeter le blâme sur le dos des jeunes qui font faillite en déclarant pompeusement qu'ils remettent en cause le système d'aide financière aux étudiants, j'en ai la nausée.Eh bien oui, M.Montmarquette, remettons-le en cause ce fameux système qui ne profite à personne d'autres qu'aux banques! Sortez de vos beaux bureaux de l'Université de Montréal, descendez la montagne jusqu'à la rue Ste-Catherine où sont rendus vos ex-étudiants et constatez ce que fait votre fameux système d'aide financière.Nos jeunes sortent de l'université et ne sont pas rémunérés à leur juste valeur, et ne trouvent pas d'emploi dans le domaine de leur compétence.Les salaires n'ont pas augmenté en rapport avec l'accroissement de la dette étudiante.Le jeune n'a pas le choix: il se met sur le BS ou travaille à un salaire de crève-la-faim et, une fois le paiement de la dette étudiante avalé goulûment par la banque, il ne lui reste pas plus d'argent en poche que s'il était sur l'aide sociale.Il doit quand même vivre le rythme de vie d'un travailleur: s'habiller, se déplacer, manger, sans compter tous les autres frais qui s'ajoutent au travail.Je vois sans cesse des jeunes exténués, découragés par leur situation encore plus misérable que lorsqu'ils étaient étudiants.Je n'ai que du mépris pour tous les Montmarquette du Québec et leurs employeurs (les gouvernements) qui les paient pour entendre ce qu'ils veulent.J'enrage de voir nos gouvernements couper sans cesse du côté des pauvres, dans les programmes d'employabilité, souvent la seule porte de sortie d'un jeune sans expérience que personne ne veut embaucher.Fini les articles 25, les programmes Paie, Extra, etc.«Il y aura autre chose, ça s'en vient», nous dit-on depuis deux ans.Ouais.Le gouvernement ne cesse de réduire les bourses et d'augmenter les prêts.Pas de danger qu'un Monsieur Montmarquette blâme le gouvernement qui, le premier, pousse ces jeunes vers un endettement impossible à surmonter, qui les conduit inévitablement à la faillite.Pas de danger non plus que l'on blâme les banques qui jamais ne distribuent de brochures ou de programmes de prévention pour aider ces jeunes à voir clair dans leur endettement.Ben non! Elles sont trop heureuses, les banques, elles sont engraissées par le gouvernement, quoi qu'il arrive.J'enrage, je vous dis! Enfin, j'entends des rumeurs voulant que le gouvernement veuille passer une loi après les Fêtes qui empêcherait désormais les jeunes de se libérer de la dette étudiante lors d'une faillite.Hélas! Plus de salut dans ce monde pour les jeunes! Imaginez le gâchis social que cela représenterait pour notre nouvelle génération si le gouvernement poussait l'odieux jusqu'à voter une telle loi! Y a-t-il quelqu'un au Québec qui aime suffisamment ses enfants pour s'élever et crier que l'on veut un avenir pour nos jeunes?Pas de stagiaire Il ne faudrait pas trop compter sur nos grands médias pour contrer ce phénomène.Imaginez que cette année, nous n'aurons probablement pas de stagiaire en journalisme à L'Itinéraire parce nue presque tous les étudiants se sont trouvés des stages, non rémunérés bien sûr, dans les grands médias tels RDI, Canal Nouvelles, etc.Tous ces jeunes sont bien heureux de leur expérience acquise dans ces grosses boîtes à fric et L'avenir des étudiants?on les comprend: c'est quand même plus intéressant de participer à l'enrichissement d'une société d'État, que de fréquenter une gang d'itinérants qui essaient de faire du journalisme.Ce que ces jeunes ne réalisent peut-être pas, c'est que les nombreux postes qu'ils occupent en ce moment sont des emplois qu'ils n'auront pas à leur sortie de l'école parce qu'ils seront encore occupés par d'autres étudiants.pas payés une crisse de cenne, eux non plus! Une façon de faire qui tue l'emploi et permet aux grosses entreprises de presse de s'en mettre encore plein les poches.Aujourd'hui, les stagiaires ne font pas qu'aider un employé et acquérir de l'expérience: ils font la job de l'employé qui n'est plus là.Notons que ce phénomène est en pleine croissance au Québec.Pas seulement dans les entreprises de presse, mais partout.Et l'on s'étonne de tant de faillites! Pendant ce temps-là, nous, à L'Itinéraire, malgré un budget déficitaire, on s'évertue quand même à payer à nos stagiaires le moindre texte, dessin ou photo au prix du marché, histoire de ne pas les exploiter, mais surtout de les encourager, parce que l'on sait qu'ils en arrachent souvent.C'est vraiment le monde à l'envers, je vous le dis! Du moins, c'est le monde qui me met à l'envers.Journal Itinéraire Montréal novembre 1997 Montréal à l'ouvrage Uni presentation dj Serqe LareauIt RÉdACTEUR EN cllEf Ce n'est pas facile de travailler en 1997! Il n'y a pas beaucoup d'emplois.Vous êtes une marchandise facilement remplaçable.Vous ne faites pas l'affaire, trop vieux, trop souvent grippé, pas assez rapide ni assez polyvalent: Bye Bye Boss! Mais ce n'est pas avec le sourire d'un gagnant de Loto-Québec.Nous vous présentons ce mois-ci un dossier sur des gens qui travaillent.et qui font ce qu'ils peuvent.Leur métier est bizarre, pas payant, précaire, etc.Ils s'y accrochent comme la moule zébrée sur la coque d'un rafiot qui menace de couler.Et ils ont bien raison, car on ne sait pas ce qui peut arriver si on perd sa job aujourd'hui.Vous lirez dans les pages qui suivent un reportage exclusif de Reine Côté sur les pratiques d'embauché et les tests médicaux exigés par de plus en plus d'employeurs.Cette façon de faire qui annonce une nouvelle forme de ségrégation risque de devenir dangereuse, d'autant plus qu'elle n'est réglementée par aucune loi.Les travailleurs seront-ils bientôt poursuivis à la trace?Faudra-t-il mettre son âme et son corps à nu pour obtenir le moindre emploi?La vie privée recule constamment devant de telles pratiques et les nouvelles technologies qui se retournent finalement contre nous.Vous lirez dans ce numéro qu'aujourd'hui, votre employeur n'a besoin que d'un seul de Baptiste le Clochard d'André-Philippe Côté vos cheveux pour savoir ce que vous avez consommé ces trois derniers mois! Quand j'ai vu à la télé la nouvelle invention qui permet à la Sûreté du Québec de détecter un plant de pot dans un immense champs de blé, j'ai d'abord applaudi comme tout le monde.Un ordinateur capable de faire une telle chose! Découvrir ce qu'ils appellent la signature spectrale d'une plante! Wow! Les trafiquants n'ont qu'à bien se tenir! Puis une fois dans mon lit, j'en ai rêvé.Je me voyais chez moi, tranquille, entendant le bruit d'un avion survolant mon quartier pauvre du Centre-Sud.Quelques minutes plus tard, on arrêtait mon voisin qui avait des plants de pots chez lui.Puis, je me disais que si un plant de pot a une signature spectrale assez particulière pour qu'on la détecte à ce point, sûrement que nous, les humains, chaque individu même, avons notre propre signature spectrale.Je me suis imaginé traqué par des ordinateurs capables de nous suivre à la trace, d'émettre des rapports sur tout ce que nous faisons.J'ai senti ma vie privée disparaître au profit d'hypothétiques employeurs qui ne reculent devant rien pour tout savoir, tout connaître de moi afin de m'éliminer au premier préjugé qui fait leur affaire.Je délire, direz-vous?J'ai surtout peur de n'imaginer qu'une infime partie de ce qui nous attend.Alors travaillons tous ensemble afin d'éviter que Big Brother ne se concrétise.Vite, car il est déjà à l'état embryonnaire.Nouveau collaborateur à L'Itinéraire, voir détails en p.32 Çqu est- d'Hors est une galerie ou sont exposées des oeuvres d'artistes d'ici, et qui se veut un milieu d'évolution socio-culturelle pour artistes ou avant-gardistes.Ils ont pour mandat de rapprocher les artistes des possibilités que leur offrent les nouveaux développements du multimédia en leur faisant connaître les entreprises qui oeuvrent dans ce domaine.La galerie elle-même aura une extension multimédia par le biais d'une vitrine internet.Feet Back Multimédia est une entreprise de multimédia, de gestion de base, de données en réseau et de recherches Internet.Elle annoncera aussi sur Internet toutes les activités qui auront lieu au centre World Beat.Un studio d'enregistrement professionnel captera tous les spectacles LIVE et en fera des copies sur CD.Cette entreprise recevra les artistes, les conseillera, les orientera, et les aidera en mettant leur profil et leur CV sur CD pour leur promotion.banale avec, au menu du jour, une nouvelle variété de pains.Ces derniers seront distribués dans les magasins d'aliments naturels Go Man Go est un \"smart bar\" qui sert des jus de fruits et de légumes frais, des soyas-frappés, une variété de thé vert, de tisanes, de vins désal-coolisés, bières à 0,5 % d'alcool, etc.Le smart bar est ouvert pour tous les événements et à certaines heures, un peu à la manière des \"happy hour\".Vision-Aire est une salle de cinéma, mais aussi une salle de conférence, cours, ateliers, théâtre, spectacles de musique, poésie, yoga, méditation et salons philosophiques.C'est une salle multi-fonctionnelle, mais d'abord et avant tout un cinéma de répertoire.Journal L'Itinéraire - Montréal novembre 1991 Taxi driver, un métier qui coûte cher CUudE «Why not be» BrûU Chauffeur de taxi.Métier de liberté, métier de rencontres privilégiées?Métier payant?Qu'y a t-il de vrai dans tout ça en 1997?Gens sur mon chemin Bert, âgé de 60 ans, est chauffeur de taxi depuis des siècles! Il en a vu du monde et on peut presque dire que les personnes essentielles pour sa vie se trouvent sur la route.C'est un voyeur privilégié parmi tous ces gens qui déambulent sur la rue avec leurs préoccupations différentes.«Cependant, la personne la plus importante, c'est moi, confie Bert.Lorsque je me trouve dans mon auto-taxi, je suis la personne la plus libre de mes allées et venues».Mais conduire un taxi à Montréal, est-ce la liberté itinérante sur quatre roues?Bert est chauffeur de taxi depuis 1958.«Le métier de chauffeur de taxi n'est plus ce qu'il était auparavant.Quiconque veut conduire une auto-taxi doit suivre un cours de trois mois au coût de 1 000 $.Deux options s'offrent à la personne qui a réussi le cours: d'abord, on peut s'acheter une auto avec les coûts inhérents que cela comporte, c'est à dire entre 55 000 $ et 62 000 $, ou encore louer une auto à 300 $ par semaine, ou à la journée.» Bert, pour sa part, conduit son taxi de 18h à 3h.Il débourse 65 $ pour la location de l'auto et à peu près 30 $ d'essence avant de faire de l'argent.De plus, un chauffeur débourse 475 $ par année pour l'immatriculation du véhicule, 2 000 $ pour les assurances, 120 $ de cotisation au bureau du taxi, parfois 216 $ à la ligue de taxi pour avoir le droit de recevoir des calls, 10 $ par année pour sa vignette, 100 $ d'inspection du véhicule deux fois par année, et enfin 40 $ d'inspection du compteur deux fois par année.Ouf! Un métier dangereux Selon lui, il y a peu de clients avec qui le chauffeur ne peut pas régler un problème quelconque.«La mésaventure la plus fréquente qui se produit est lorsqu'un client te demande d'attendre à une adresse donnée pendant qu'il se rend à l'intérieur et que son chum l'attend dans l'auto.Après une attente prolongée, son chum décide d'aller voir ce qui arrive; la plupart du temps les deux gars ne réapparaissent pas.Tu as donc deux options, soit t'oublies le montant de la course ou t'appelles la police.La plupart du temps, la première chose que font les policiers c'est de vérifier si le chauffeur lui-même n'est pas en infraction vis-à-vis la loi ou encore s'il n'a pas de contraventions impayées.Dans la majorité des cas, t'oublies le montant de la course, car tu perds ton temps, qui est de l'argent.» Agressions de nuit En une seule occasion, je me suis senti confronté à une situation d'urgence.Un soir vers minuit, j'avais alors fait monter deux types qui me demandent de les conduire quelque part.Arrivé dans les environs de l'adresse indiquée, je me rends compte qu'il s'y trouvait seulement des industries.J'ai paniqué.Je me suis donc arrêté et je suis sorti de mon auto avec un couteau en invitant les deux types à venir m'affronter s'ils voulaient avoir mon \"cash\".Ils sont alors sortis de l'auto en m'expliquant qu'ils ne voulaient pas mon \"cash\", mais seulement qu'ils se rendaient travailler dans une usine du coin.Ils m'ont payé le montant de la course, et un bon pourboire.C'est la fois où j'ai eu l'air le plus fou de ma vie», avoue Bert.Je m'étais procuré ce couteau dans une période où il se produisait beaucoup d'agressions armées et qu'il y avait eu un chauffeur de taxi grièvement blessé.La publicité m'avait foutu la trouille.Le fait d'avoir une arme accentue l'impression que tu vas te faire voler.Après cette expérience, j'ai cessé d'avoir une arme.Il vaut mieux te servir de ta psychologie que d'une arme» La Coalition nationale sur l'aide sociale La Coalition nationale sur l'aide sociale en a marre! Ce qu'elle demande, c'est un barème plancher intouchable.C'est rendu qu'avec la réforme, un prestataire pénalisé pour toutes sortes de raisons pourrait se retrouver avec un revenu mensuel de 236 $.Le 15 novembre prochain, la Coalition organisera une activité politico-culturelle et fera un coup d'éclat (une surprise) qui frappera l'imagination et les coeurs.Serge Roy, président de la Fonction publique du Québec, soutient: «Les écarts de revenu ne cessent de s'agrandir.» Pour la Coalition, c'est scandaleux et elle répondra au scandale par des actions.Un exemple de l'implantation tout croche d'une mesure: le 1er octobre dernier, l'allocation-logement était en vigueur et le personnel en a été avisé le.lendemain! Journal l'Itinéraire - Mont en a marre! _cyivit gjnqras «Il ne faut pas se leurrer: le gouvernement va arriver avec des bonbons!, révèle M.Desgagnés, de la coalition.La liste de \"nanannes\" continue: pas de pénalité pour le partage de logement lorsqu'il s'agit de familles monoparentales; augmentation des gains de travail permis et un mois de prestation suivant le retour au travail, finalement, ce sont presque toutes des mesures qui existaient avant qu'Axworthy ne donne le coup d'envoi de la réforme de l'aide sociale qui, depuis, n'a cessé d'être réformée, gouvernement après gouvernement.Le dernier recours de la Coalition sera de profiter de la conjoncture politique québécoise en rencontrant Lucien Bouchard, car c'est de lui que viennent les politiques néo-libérales, selon les manifestatnts.«Il veut faire la souveraineté pour les financiers or, sur 800 000 assistés sociaux, il y en a 500 000 qui voteront aux prochaines élections.» réal - novembre 1997 V91 / Gardien dans l'enfer vieux rose de Bordeaux Jean-Pierre Uzotte CoRRESpONdANT dE pRJSON Je suis encore revenu à Bordeaux après avoir passé six merveilleuses semaines Chez ma cousine Evelyne, un centre d'hébergement pour séropositifs.Je suis dans le nouvel \"hôtel de fer\" qu'est L'Enfer vieux rose de la prison de Bordeaux.C'est le nouveau secteur D, que les prisonniers avait complètement détruit, lors de l'émeute de juin 1992.J'ai interviewé deux gardiens pour m'informer des nouvelles conditions de travail dans ce secteur différent des autres.Depuis les émeutes de Bordeaux, les gardiens sont sur les nerfs.Ils ont peur de vivre de nouvelles attaques dans un milieu où le mécontentement gronde toujours.Le nouveau secteur D, reconstruit après l'incendie allumé par les détenus en 1992, offre des conditions de sécurité exceptionnelles.En fait, on ne voit pas du tout les gardiens qui sont derrière des vitres miroirs.On n'a plus aucun contact avec eux.Tout est peint de couleur vieux rose et les activités sont réduites.Les gardiens suivent les détenus à l'aide de caméras, mais sont rarement en contact direct avec eux.Pour les gardiens, c'est l'idéal, ils sont plus en sécurité.Une gardienne de 25 ans, m'a dit s'y plaire, malgré quelques inconvénients: «C'est un beau secteur, propre et neuf, comparé au secteur A où je travaillais auparavant.C'est aussi plus sécuritaire.Par contre, avec ce nouveau design, nous avons perdu un certain contact avec notre clientèle, alors il est plus difficile de créer des liens.L'aspect physique de cet endroit ne nous permet plus cette approche.» Même si les contacts entre détenus et gardiens ne sont pas toujours harmonieux, un gardien peut apporter une bonne aide psychologique.Il a souvent une solide formation avant d'arriver au service correctionnelle.«J'ai un baccalauréat en criminologie et une formation en toxicomanie.J'ai fait mon stage à la prison des femmes, La Maison Tanguay», m'a expliqué la gardienne.Son collègue de 35 ans qui l'accompagnait, avait lui aussi un bon bagage: «J'ai fait un baccaralauréat en criminologie et un certificat en toxicomanie, et j'ai déjà travaillé en maison de transition.À l'université, on me montrait à faire du \"clinique\" et de \"la relation d'aide\".En prison, on demande cette même approche tout en faisant des interventions physiques et répressives.» Tous deux m'ont affirmé vouloir faire plus pour les détenus.«J'aimerais, à l'avenir, avoir un poste de professionnelle, style travailleuse sociale ou encore, conseillère spécialisée en milieu correctionnel (C.S.M.C.), ou agente de probation à l'extérieur», de dire la gardienne.Son collègue aussi voit son travail comme une forme possible de relation d'aide: «Quand tu travailles dans ce milieu, tu peux te faire traiter de tous les noms, mais il s'agit qu'un incarcéré te dise que tu lui as fait du bien en l'écoutant et que tu l'as aidé à remonter la pente de la déprime, alors la motivation revient.Côté détenus J'ai aussi interrogé Irwins et Rolland, 34 et 49 ans, deux détenus du nouveau secteur D qui a été rénové au coût de 13 millions $.«C'est beau et propre, mais il y a une surveillance maximale, à l'aide de caméras, de dire Irwins.Je trouvais que dans le secteur A les journées passaient plus vite.Il y avait plus de place pour bouger.Je m'ennuyais moins qu'ici, dans le D.» «Je le trouve terrible, de dire Rolland.Ce n'est pas vivable.Si un gars a une sentence de six mois et plus à faire, il devient fou.On manque de tout: café, sucre, pain, on mange mal.On mange dans la \"wing\" (corridor).Dans le secteur A, on allait manger à la cafétéria.J'ai l'impression qu'on joue avec mon moral et avec ma tête tellement il y a de sécurité dans le D.Par contre, s'il fallait que je revienne à Bordeaux, je demanderais d'aller au pen plutôt que de revenir dans le secteur D.Je ferai quelque chose de plus grave parce que je ne reviendrai plus jamais ici! Avant, on avait trois tabacs par semaine à la cantine d'indigent, maintenant on nous donne 6$ et on peut à peine acheter un tabac avec ça; avant, on nous donnait du café, maintenant on ne nous donne plus rien.C'est une place écoeurante! La nouvelle sécurité du secteur D dépeint très bien ce qui attend la future génération de criminels.Les prisons ne semblent pas appelées à s'humaniser et le contact entre les détenus et leur \"geôlier\" sera de plus en plus ténu.Est-ce une bête sauvage, qui aura perdu l'habitude des contacs humains, qui sortira demain, lorsque s'ouvrira la porte de sa cage?Appel aux lecteurs et lectrices de L'Itinéraire Suzanne Deschênes, directrice de la ressource pour sidéens \"Chez ma cousine Evelyne\" a besoin d'argent pour continuer à faire sa bonne oeuvre.L'objectif visé de la demande de fonds est 70 000 $.À ce jour, Madame Deschênes a amassé 20 000 $.Il manque 50 000 $.Si chacun des lecteurs de L'Itinéraire envoyait un dollar, la ressource serait en bonne santé.Montréal 94, rue Ste-Cathe M o n t r é a I ( Q u H 2 X 1 Téléphone: (514) nine Est ibec) K 7 879-1949 Journal L'Itinéraire Montréal novembre 1991 5 SAQ: LA PRIVATISATION N'A PAS BON GOÛT OMPTES du PROF LAUZON j'en passe.Si on le laissait aller, il privatiserait sa mère! Est-ce pour ce penchant idéologique, que notre super ministre (Super Bernard pour les intimes) a retenu les services de RCMP?Léo-Paul Lauzon est professeur au département des sciences comptables et titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM Cher lectrices et lecteurs, veuillez excuser ma chronique d'aujourd'hui, elle sera plus sobre que d'habitude pour la simple et bonne raison que je me suis laissé aller sur le gros gin hier, après avoir entendu parler des projets de privatisation de la Société des Alcools du Québec (SAQ).Je n'en reviens pas encore que cette idée puisse hanter l'esprit de nos ministres, après les tentatives de privatisation ratées de 1985 et 1994.Le nouveau gadget pour privatiser cette vache à lait de l'État est un document de réflexion sur l'avenir de la SAQ.Ce rapport a été préparé par un comité de travail mis sur pied par le \"ministre de la Privatisation et des Privations\", Bernard Landry.Ce comité regroupe des représentants des ministères des Finances et de l'Industrie, de la SAQ et trois consultants de la firme Raymond, Chabot, Martin, Paré (RCMP).Le chef de la direction de RCMP, Serge Saucier, est ce sinistre individu qui souhaitait la privatisation des réseaux d'aqueduc partout au Québec à pareille date l'an dernier.M.Saucier s'intéresse aussi à la privatisation des ponts, des autoroutes et Le document sur l'avenir de la SAQ avance dans sa première hypothèse, sournoisement qualifiée de \"statu quo\", la possibilité qu'on cède les activités d'embouteillage à une société privée.Le deuxième scénario ne prévoit rien de moins qu'une privatisation partielle (le gouvernement garderait entre 20 et 40% des actions) ou totale de la SAQ! La troisième possibilité ferait ensorte de privatiser les 342 succursales de la SAQ.Enfin, dans le quatrième scénario la SAQ conserverait son réseau de succursales, mais \"il y aurait des boutiques privées à côté\".Pourquoi to'utes ces simagrées?Pourquoi cet intérêt si grand pour privatiser ce joyau collectif?La réponse est que la SAQ est une véritable mine d'or et le secteur privé se bouscule pour profiter de cette manne.Au cours des cinq dernières années, la société d'État a versé plus de 1,7.milliard $ au gouvernement en dividendes et plus 730 millions $ en droits et taxes, pour un total de plus de 2,4 milliards $ dans les, coffres de l'État! Durant cette même période, le taux de rendement sur le capital investi de la SAQ a rapporté du 1 000% par année! Personne dans le privé ne se départirait d'actions rapportant un tel rendement.Expliquez-moi pourquoi il faudrait que nous,, collectivement, on se déleste d'une telle poule aux oeufs d'or?II ne faut pas perdre de vue que le commerce de l'alcool n'est pas une activité du même type que la vente de fromage en crottes ou de poils de chameau.La consommation d'alcool a des répercussions significatives sur la criminalité, les frais de santé, l'absentéisme au travail, etc.Actuellement, les profits de la vente d'alcool sont versés à 100% en dividendes au gouvernement.Cet argent sert à couvrir une partie des frais sociaux engendrés par la vente d'alcool.Céder entre 60 et 80% des dividendes au privé (scenario 2), c'est soustraire entre 1,0 et 1,4 milliards $, des 1,7 milliards $ que l'État a empochés en dividendes au cours des cinq dernières années! Il est surprenant, voire suspect, qu'un gouvernement en manque d'entrées de fonds se prive ainsi de revenus importants.Vous ne trouvez pas bizarre la propension de nos hommes d'affaires à se rabattre sur nos sociétés d'État?N'ont-ils pas mieux à faire?Dire qu'à une époque pas si lointaine, ceux qu'on appelait alors nos requins d'affaires du Québec Inc, devaient conquérir le monde.Il semble que le monde est petit en criss, puisqu'ils sont encore au Québec et qu'ils se ruent sur nos acquis collectifs! Nos requins d'affaires sont plutôt d'inoffensifs poissons rouges sur le marché mondial.Au Québec, par contre, leur nature profonde refait surface et ils se transforment en sangsues de l'État.LES OEUVRES DE LA MAISON DU PÈRE 550, boul.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L3 Tél.: (514) 845-0168 Fax: (514) 845-2108 Journal L'Itinéraire o n t r é a 1 novembre 1997 Martin, 1er prix pour la beauté L'organisme Spectre de rue, qui aide les jeunes en difficulté, a organisé un concours de photos avec la collaboration du Bunker.Ils devaient photographier ce qu'ils trouvaient de plus beau et de plus laid à Montréal.Neuf jeunes ont participés au concours, soit Marc, Chantai.Martin, Isabelle, Josée, Natacha, Frédéric, Nancy et Sébastien.Les participants ont dû choisir cinq photographies dans chaque catégorie, afin de les exposer au local de Spectre de rue.Le concours était surtout basé sur la différence d'opinions et d'idées de chaque participant, ainsi que sur le caractère expressif de chacun d'entre eux.Ce projet a permis à chacun de se prendre en main afin de réaliser un rêve: être le ou la gagnante dans l'une ou l'autre des catégories.Marc, 2ième prfa la beauté Isabelle, 1er prix pour le moins beau Abonne et Ultîrv lent Un abonnement d'un an (12 numéros) frais de poste compris ments supplémentaires |mbre d'abonnement(s) À compter du mois de Téléphone: ignature.Envoyez un chèque o 1907, rue AmherSpi du Journal L'Itinéraire bec), H2L 3L.7 journal L'Itinéraire Montréal novembre 1997 Les prix ont été décernés le 22 octobre dernier et les participants ont pu échanger ensemble sur le contenu des clichés sélectionnés.Pour chacun des 1er prix, un certificat cadeau d'une valeur de 200$ échangeable dans tous les Canadien Tire a été remis, un autre de 20$ échangeable chez Archambault Musique ainsi qu'un agrandissement de la photo gagnante.Il faut mentionner que tous les participants ont reçu des prix de participation.Le tout s'est déroulé dans une ambiance agréable et très chaleureuse, rempli d'échanges et de partage.Un gros merci à Spectre de Rue pour ce concours si bien organisé.F rédé rie.,' 2 i è m e pri % pour te moins Heau Formation de maîtres pour le préscolaire et le primaire Baccalauréat de V Université de Montréal L'Institut catholique de Montréal Tél.: (514) 735-4881 L'Itinéraire» Ies ÉdiTiQNS passées Une parole sur la place » ^- / / t t n n r> n i Z 'Itinéraire! Une sérieuse implication .Les Soeurs de la Providence Province Notre-Dame M L'Itinéraire offre la possibilité aux gens de la rue d'acquérir de la formation en informatique et de s'initier à Internet.Nous avons plein de projets pour leur ouvrir de nouveaux horizons.mais nous manquons de matériel.Avant de jeter vos vieux Macintosh, appelez Serge Lareault, à L'Itinéraire (Téléphone: 597*0238 ou par E-Mail: itiner@cam.org).Ça peut aider bien du monde! Nom: Adresse:, Ville: Province: Code postal:_ Tél.: (_).Signature:_ Veuillez nous faire parvenir un chèque ou mandat-poste à l'ordre de: Groupe communautaire L'Itinéraire À l'adresse suivante:7«Hr«a/ L'Itinéraire 1907, rue Amherst, Montréal (Québec) H2L 3L7 Veuillez me faire parvenir lets) numéro(s) suivant(s) à 2^0 $ la copie (frais de poste compris) ?Tous les nos.suivants au pris de 40$ ?juin 96 / Qui sont les bizarres?juillet 94 / Balconville ?décembre 94 / Noël et itinérants ?février 95 / L'envers de la santé ?mars 95 / L'action au-delà de l'âge ?avril 95 / Des bêtes et des hommes ?mai 95 / Les femmes ?juin 95 / La presse alternative ?juillet 95 / Face cachée de Montréal ?août 95 / Santé psychologique ?novembre 95 / Riches vs pauvres ?décembre 95 / Différents Noëls ?janvier 96 / Les journaux de rue ?février 96 / Les drogues ?mars 96 / Les enfants ?avril 96 / Art et itinérance ?mai 96 / L'Itinéraire a deux ans ?juillet 96/Architecture à Montréal J août 96 / Église et pauvreté ?septembre 96 / Les jeunes de la rue ?octobre 96/ Les nouvelles technologies novembre 96 / Les fonctionnaires décembre 96 / Joyeux Noël janvier 97 / Pauvres étudiants février 97 / La sexualité mars 97 / Créer son propre emploi avril 97 / Immigration et pauvreté mai 97 / 3e an.de L'Itinéraire juin 97 / Se nourir avec peu d'argent ?juillet 97 / Préjugés envers les gais ?août 97 / La beauté m'écoeure ?septembre 97 / Don Quichotte J octobre 97 / Ecstacy_ Journal Itinéraire n t r é a 1 b r e 19 9 7 D'itinérante à conférencière sur l'estime de soi! CyLvJE CJNCjRAS Les 3 et 4 octobre dernier, on m'a demandé de donner une conférence pour le deuxième colloque québécois sur l'estime de soi.Organisé par L'Association des intervenantes et intervenants pour le développement de l'estime de soi (AIDES), en collaboration avec la Direction de l'enseignement de l'hôpital Ste-Justine, le colloque avait pour thème «L'estime de soi: un rendez-vous avec la dignité».On me demandait à moi, une ex-itinérante qui s'en est sortie, entre autres, en collaborant à L'Itinéraire, de parler de l'estime de soi! Beau contrat! Albert Jacquard a ouvert le colloque et a critiqué la compétitivité dans notre société en racontant l'anecdote suivante: «J'étais professeur en 1ère année de médecine.Sur 220 étudiants, seulement 120 seraient admis en 2e.Je trouvais ça stupide! Qu'en aurait-il coûté de plus à l'État pour former 100 étudiants de plus?Une infime proportion.Je me disais que le tiers des étudiants s'élimineraient d'eux-mêmes; un deuxième, parce qu'ils ne sont pas faits pour les dissections; il resterait un tiers à devenir médecins.Mais parmi ceux et celles des deux tiers qui sont partis, il y aurait des gens qui deviendraient avocats, dentistes ou autre, mais combien plus riches! On me demandait de bien noter 120 étudiants sur 220: seuls les salauds passeraient en 2e! Je ne suis pas resté professeur de médecine en 1ère année longtemps!» Un colloque réussi Quand j'ai vu l'assistance, plus de 200 personnes, j'ai dit: «Ouais, une chance que j'ai une bonne estime de moi sinon je me cacherais sous de la table!» J'étais très impressionnée! J'ai fait le lien entre notre futur café électronique ouvert aux gens de la rue et l'estime de soi.J'ai expliqué aux gens: «Moi, ti-cul Gingras, itinérante, alcoolique et toxicomane veux aller jaser avec le recteur de l'UQAM sur les coupures dans le système d'éducation.Bon, je suis plutôt moche, sale.Pensez-vous que je vais me rendre jusqu'à son bureau sans que la sécurité ne m'intercepte?Voyons! On va me Cylvie Gingras et Marguerite Lescop, les Wonder women, l'une de l'itinérance et l'autre des personnes âgées.foutre à la porte le temps de le dire! Mais si je passe par Internet, il y a de bonnes chances que le directeur réponde à mes commentaires.Au-delà de l'image, il va se rendre compte que je suis une personne intelligente, articulée, lucide et spirituelle! Sans Internet, le contact n'aurait pas été possible.Il en va de même pour les gens de la rue qui vont sortir de leur isolement en se créant un réseau social virtuel.Ils pourraient prétendre être ce qu'ils ne sont pas, mais je crois qu'avec Internet, ils peuvent se permettre d'être ce qu'ils sont puisque la barrière de l'image n'existe plus.Et une personne revalorisée aura sûrement plus de facilité à reprendre le pouvoir sur sa vie, à se reprendre en main.Finalement, Internet devient un outil technologique dans la quête de l'estime de soi.» À ma droite, étaient aussi invités Jean Panet-Raymond, professeur à l'École de service social de l'Université de Montréal, l'opinion \"pédagogique\"; Madame Marguerite Lescop, la Wonder Woman des personnes âgées a fait croulé de rire la salle et Jacques Proulx, président de Solidarité rurale, a fait le lien entre l'amour de notre environnement et l'estime de soi.Quatre personnes tout à fait différentes, n'ayant pas le même vécu, ni le même âge.Bref, tout nous «éloignait» et pourtant, cela a donné lieu à tout un bagage (babillage!) riche, diversifié et surtout, transparent! A en juger par la réaction et les commentaires des participants, nous avons fait ce qu'on attendait de nous! Besoin de minis laveuses- sécheuses pour aider des femmes en difficulté.Appelez Denise English au 525-5747 Vous avez besoin d'un(e) conférencier(ère) ayant connu le monde de la rue et la drogue pour parler de sujets tel l'itinérance, la toxicomanie, l'estime de soi, la réinsertion sociale ou ^encore l'impact des nouvelles 1 technologies et du travail sur la vie des gens de la rue.Nos conférenciers s'adressent à des publics de tous âges, étudiants, associations, etc.Un tarif horaire raisonnable est demandé.Renseignements: Serge Lareault (514)597-0238 BmSec&mlne.Centre de réhabilitation pour démunis alcooliques/IoHicomanes de Z5 ans et plus de 9 à 16 heure* 565, ftuéfat (514) 935-27X2 novembre 1997 Itinéraire - Montréal Journal L Journée internationale du Sida Encore une fois cette année, la journée du 1er décembre sera consacrée à la sensibilisation du sida \"ce fléau des temps modernes\".Quelques lueurs d'espoir du côté de la recherche pointent à l'horizon.Déjà, la trithérapie, combinaison de trois médicaments attaquant le virus et l'empêchant de se multiplier, permet aux chercheurs de prolonger la vie.Mais les obstacles et barrières à franchir demeurent multiples avant de trouver la solution miracle.Le plus grand appui possible est donc requis, autant de la part du grand public que de celle des milieux politiques et d'affaires.L'organisme GEIPSI (groupe d'entraide à l'intention des personnes séropositives et itinérantes) organise, 'conjointement avec la Cinémathèque québécoise, une journée unique dédiée à la cause des sidéens.Je participe aux activités hebdomadaires de cet organisme.Menu du jour Au menu, des conférences données par Madame Peppier, Docteur en recherches, affiliée à l'Université McGill.Des membres du département de médecine préventive de l'hôpital St-Luc aborderont la problématique sous tous ses aspects.Le milieu communautaire y présentera aussi quatre conférenciers de différents organismes.Certaines personnes atteintes du sida pourront aussi témoigner.Je serai probablement dans le lot.Chaque organisme communautaire aura un kiosque ce qui lui permettra de donner de l'information sur le sujet.Projection de films Vu qu'une image vaut mille mots, nous pourrons visionner une brochette de films traitant du sujet, à la Cinémathèque québécoise: Les soldats de l'espérance, Les nuits fauves, Le singe bleu, Médecins du coeur, Course documentaire sur le sida dans le milieu des itinérants, J'me sus poussée, faut que j'me sauve, Vivre à mort, Pour l'amour de Salomé, et Mortel désir.Cérémonie officielle Une cérémonie officielle aura lieu en présence de représentants des différents paliers de gouvernements.Les différents organismes communautaires oeuvrant dans ce milieu espèrent, par la présence des dignitaires, assurer leur survie.Le monde culturel sera aussi largement représenté.Cette cérémonie devrait se dérouler vers 19h et sera suivie d'un buffet défrayé en partie par la compagnie pharmaceutique Merck Frost.Il en coûte environ 10 $ par personne, pour la journée.Pour plus de détails, composez le (514) 523-0979.Soirée bénéfice Pour clore cette journée en beauté, un spectacle bénéfice sera donné au Théâtre St-Denis.Pour l'instant, j'ignore toujours quels seront les artistes invités.Les quotidiens dévoileront les détails en temps et lieu.Tous les profits amassés seront partagés entre quelques organismes communautaires.P.S.Si vous aimez mes articles ou ma face en tant que camelot, c'est une excellente occasion qui s'offre à vous de venir échanger avec moi avant que je disparaisse de la \"map\".Laissez vos coeurs parler et venez en grand nombre vous renseigner, témoigner de votre solidarité et partager vos idées et votre richesse.L'occasion en vaut la peine.Qui sait?Cet argent investi servira peut-être un jour à prolonger la vie de vos proches parents ou amis.Prière de laisser vos préjugés à la maison.De votre envoyé \"Spatial K\" Alain Coulombe, alias \"Alcatraz\" Séropositif depuis plus de 5 ans Alcatraz PRIÈRE AU SACRÉ-COEUR Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles, Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N'oubliez pas de remercier le Sacré-Coeur avec promesse de publication quand la faveur sera obtenue.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveurs obtenues.Persévérez dans la prière.G.B.TRANSPORTS MOLINA RAMIREZ LIVRAISON DE TOUTES SORTES DE MEUBLES PETITS ET GRANDS Déménagement 1 et transports LIVRAISON DE TABLE DE BILLARDS Montréal et ses environs Tél.: (514) 721-6737 Pagette (numérique) (514) 765-2191 L'honorable Lucienne Robillard CP, Députée / P.C., M.P.# Saint-Henri - Westmount 2360, rue Notre-Dame Ouest, Bureau 300 Montréal (Québec) H3J 1N4 Tél.: (514)283-2013 fi\tVille de Montréal Sammy Forcillo, CA Vice-président du Comité exécutif Conseiller du district de * j Saint-Jacques \tO Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est Bureau 2.100 Montréal H2Y 1C6 Téléphone: (514) 872-3108 Télécopieur: (514) 872-3124 J o u r n a 1 Itinéraire Montréal novembre 1991 L'organisme Bouffe-Héberge a fermé ses portes._Gerry Çigoux et Serqe LareauIt Bouffe-héberge, un organisme qui offrait près de 300 repas par jour, depuis cinq ans, à un prix dérisoire (entre 1 et 2 dollars), a fermé ses portes à la mi-octobre, au grand détriment des plus démunis du centre-ville.Ce sont des milliers de personnes qui fréquentaient cette ressource d'aide alimentaire, et plusieurs d'entre eux ont perdu leur maigre contribution de trois dollars pour être membre mensuel et obtenir des rabais.L'Accueil Bonneau, qui avait tenté d'aider l'organisme à s'en sortir au cours d'une levée de fonds, y a perdu pas moins de 8 000 $.Bertrand Beaulieu et Johanne Daudelin, qui dirigeaient Bouffe-héberge, accusent le propriétaire du nouveau local sur Ste-Catherine (ils avaient été expulsés de l'ancien local, faute de non-paiement de loyer), de ne pas leur avoir laissé une chance.«Ils me devaient déjà plusieurs milliers de dollars et je ne pouvais prendre le risque de continuer puisqu'ils ne remplissaient pas leurs obligations, soit respecter leur plan d'implantation ou créer un vrai conseil d'administration fonctionnel», a déclaré M.Taillefer, propriétaire des lieux.Selon les aveux mêmes de M.Bertrand et Mme Daudelin, il y avait un sérieux problème d'organisation à Bouffe-Héberge.«Ils n'ont pas su passer d'une organisation \"familiale\" à une véritable organisation sans but lucratif», a déclaré à L'Itinéraire Sr Nicole Fournier, directrice de l'Accueil Bonneau.«On s'est défoncé pour que ça marche, de dire M.Bertrand.On a fait tout ce que l'on a pu.On s'est presque rendu malade.» Bouffe-Héberge est un autre exemple des difficultés qu'éprouvent les organismes qui tentent de venir en aide aux plus démunis.Il est nécessaire plus que jamais d'avoir une organisation très stucturée afin de passer aux travers des obstacles financiers.«Il est vraiment dommage que cet' organisme soit fermé, a déclaré Gérard Talbot du CLSC des Faubourgs, car il s'agissait malgré tout d'une ressource importante.Le besoin est criant au centre-ville.» LUTTE .CONTRE LA PAUVRETE PAR LA RÉINSERTION AU TRAVAIL, C'EST EN MARCHE ! Le fonds de lutte contre la pauvreté par la réinsertion au travail est prêt à accueillir des projets qui faciliteront l'accès à l'emploi aux personnes les plus démunies de la société.Le financement du Fonds est assuré par une contribution de 250 millions de dollars sur trois ans provenant des travailleurs, des travailleuses et des employeurs du Québec.Un montant de 85 millions de dollars est prévu pour l'année 1997-1998.Le Fonds est géré par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité.Les personnes ou les organismes intéressés à soumettre des projets pour l'insertion à l'emploi, la formation et la préparation à l'emploi et les projets de création d'emplois, peuvent le faire dès maintenant en s'informant auprès des directions régionales du réseau Travail-Québec ou des centres Travail-Québec.Louise Harel La ministre d'Etat de l'Emploi et de la Solidarité Québec Journal L'Itinéraire - Montréal - novembre 1997 HORIZONTAL 1- Hésitent.- Lac des Pyrénées.2- Haut commandement de la marine militaire.- Qui répond des actes de qqn et notamment de ses dettes.3-Songes.-Défaut général de connaissances.4- Qui vit dans le sable, en parlant d'un animal - Qui existe dès la naissance.5- Ultraviolet.- Grâce, distinction dans les manières, dans l'habillement.6- Meurtre de Dieu.- Interjection.7- Sang purulent.- Balle de service que l'adversaire ne peut toucher, au tennis.- Fl.d'Espagne.8- Transmettre à l'autrui la propriété d'un bien - Fils de Dédale.9- Centilitre.- Occlusion intestinale.-aucune valeur.Sans 10- Tension douloureuse et brûlure produites par l'irritation et la contraction du sphincter anal.- Inspire de l'aversion à.11- Liquide extrait de sang par les reins.-Ane.do.- Victoire de Napoléon.12- Gros fruit tropical à l'enveloppe hérissée de pointes.- Elle est entourée d'eau.13- Prén.masculin.- Résultat favorables.14- Qui n'appartiennent pas au clergé.-Morceau cubique.- C'est-à-dire.15- Écrivain et prélat grec de Palestine.-Qui a de la peine à se déterminer.Ifflfflsi 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1213 14 15 Solution page VERTICAL 1- Outil à main ou à machine servant à effectuer des filetages à l'intérieur des trous de faibles diamètre destinés à recevoir des vis.- Qui existe dans le moment présent.2- Inspirer une très vive admiration à.-Liquide incolore.3- Bord, en général.- Dans le temps présent.-Habitant de la Côte d'Azur.4- Cépage de Provence, du Languedoc et du Roussillon.- Exprimé par des paroles ou par écrit.5- Ville de Roumanie.- Provoquer l'ionisation de.- Antimoine.6- Sert à exposer les références d'un texte légal d'un jugement.- Arbre du genre thuya.-Métal précieux.7- Prive un végétal de lumière.- Qui exprime la joie.8- Soumet à un certain ordre - Ville du Japon.9- Discuter en vue d'un accord - Se permettre de.10- Terme de psychanalyse.- Rochers à fleur d'eau.11-Chacune des deux ouvertures du nez.-Dévidoir qui sert à tirer la soie des cocons.-Poisson d'eau douce.12- Résoudre en prenant une décision rapide.- Accord, harmonie (Plur.) 13- Prén.féminin - Région de l'est de la péninsule indienne et le Bangladesh.14- Grand félin vivant dans les régions froides et montagneuses.- Infinitif.- Article.-Pron.personnel - À peine.15-Retranchées.- Pron.personnel - A peine.URGENCE TOXICOMANIE 288-1515 Centre Dollard-Cormier 385-0046 Député de Laurier Sainte-marié ÎOOI, boul.de Maisonneuve Est, bureau 580, Montréal (Québec) H2L 4P9 Tél.: (514) 522-1339 Fax: (514) 522-9899 Journal l'Itinéraire Montréal novembre 1997 Souverains Anonymes: un CD pour la cause des détenus Mohamed Lotfi est celui qui a mis la radio de \"Bordeaux Beach\" en ondes, il y a huit ans.Il est très fier de la réalisation collective de sa gang \"Les Souverains anonymes\".Concepteur et producteur du CD \"Libre à vous\", il a réussi à rallier des artistes tels Richard Séguin et Sylvie Tremblay, à la cause des détenus.\"Libre à vous\" est un album bénéfice au profit du \"Fonds des personnes incarcérées de l'Établissement de Détention de Montréal\".Les profits seront investis à divers projets de réinsertion sociale.Le 20 octobre dernier, avait lieu le lancement.Lynn Boyer, 31 ans, a été incarcéré il a deux ans et a écrit un texte intitulé: \"Quel côté des barreaux\".Elle l'a montré à une co-détenue qui l'a adoré.Il y a quelques mois, Lynn apprend que sa chum d'en d'dans avait montré son texte à Mohamed Lotfi.On lui parle aussi du CD \"Libre à vous\".«J'ai appris que Sylvie Tremblay avait insisté pour chanter des paroles de femmes et qu'elle avait choisi mon texte.» Elle a en été bien surprise et heureuse à la fois: «Moi, si les autres aiment ça, c'est correct.L'amour et l'estime de soi que je n'ai pas viennent des autres et ça me suffit.Je n'ai pas de projet d'écriture: j'ai des crises, je compulse pendant quelques jours.l'inspiration est là juste quelques jours, pas plus.Après qu'elle soit passée, j'arrête tout.» Andrée Lachapelle était au lancement: «J'ai adoré les poèmes qu'ont écrits les détenus.J'en suis ressortie meilleure, avoue-t-elle.A la fin des années 70, je me suis impliquée dans une galerie où étaient exposées des oeuvres de détenus.Cela représentait leurs mains tendues vers l'extérieur.Ensuite, j'ai été très occupée, mais me revoilà!» Richard Séguin, Marie-Phillipe, Michel Rivard, Henri Band y sont allés de leur prestation au Spectrum.Un disque à se procurer absolument.Cylvie Gingras, Andrée Lachapelle, Lynn Boyer RÉPONSES DE LA PAGE 29 au 14 novembre Semaine québécoise de La citoyenneté fur l'ensemble du territoire de la grande région de Montréal, une foule d'organismes à vocation communautaire sont à l'œuvre.L'action de ce vaste réseau dynamique contribue à nous rendre chaque jour plus ouverts à l'autre et plus sensibles à sa réalité.Ce réseau constitue également une formidable et indispensable école de vie démocratique et d'apprentissage de la citoyenneté.À l'occasion de la Semaine québécoise de la citoyenneté, je salue ces femmes et ces hommes dont l'engagement nous permet de vivre ensemble dans un climat de respect et d'harmonie.Robert Perreault Ministre d'État à la Métropole Gouvernement du Québec Ministère de la Métropole Québec Journal L'Itinéraire - Montréal novembre 1997 Envoyez vos commentaires au Journal L'Itinéraire 1907, rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3L7 Téléphone: (514) 597.0238 Télécopieur: (514) 597*1544 E-mail: itinéraire ©videotron.ca Internet: http://itineraire.educ.infinit.net Une nouvelle chroniqueuse de 78 ans qui nous enrichiera de ses anecdotes tous les mois!
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