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L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
Développement international
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2008-11-15, Collections de BAnQ.

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[" Développement international photo : DFID En collaboration avec l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI ), L\u2019Itinéraire vous propose de découvrir les réalisations des ONG canadiennes dans trois pays d\u2019Amérique du sud : la Bolivie, le Honduras et le Nicaragua.Ceci est le deuxième cahier de la série de quatre.Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire Cahier s pécial de 8 p ages à c o n s e r v e r Les objectifs du millénaire En septembre 2000, 147 chefs d\u2019État et de gouvernement et 189 pays se sont engagés dans la Déclaration du Millénaire pour faire du droit au développement une réalité pour tous et à mettre l\u2019humanité entière à l\u2019abri du besoin.Ils ont estimé que les progrès reposaient sur une croissance économique durable, qui devait faire une place centrale aux pauvres et aux droits de l\u2019homme.Afin de suivre les progrès accomplis, le Secrétariat de l\u2019Organisation des Nations Unies, les organismes des Nations Unies, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont défini huit objectifs et cibles mesurables assortis d\u2019échéances.Ces huit objectifs furent baptisés «objectifs du millénaire pour le développement» (OMD).Les objectifs de développement du millénaire à réaliser pour 2015 sont les suivants : 1.Éliminer l\u2019extrême pauvreté et la faim; 2.Atteindre l\u2019éducation primaire pour tous; 3.Promouvoir l\u2019égalité des sexes et l\u2019autonomisation des femmes; 4.Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans; 5.Améliorer la santé maternelle; 6.Combattre le VIH/sida, le paludisme et d\u2019autres maladies ; 7.Assurer un environnement durable; 8.Mettre en place un partenariat pour le développement.Trois générations de femmes guatémaltèques : la grand-mère Bernardina Alvarado, 60 ans, la mère Nicolaza Xitumul, 32 ans, et la fille Candelaria Ismaly, 14 ans.Le Guatemala est l\u2019un des 70 pays qui n\u2019a pas réussi à atteindre les objectifs du millénaire concernant l\u2019égalité des sexes en éducation, en 2005. «L\u2019égalité des sexes, c\u2019est d\u2019abord et avant tout une question de droits.On parle ici d\u2019accès aux services et à la pleine réalisation en tant que citoyen», affirme Maria-Luisa Monreal, directrice générale de l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).Au Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), l\u2019égalité des sexes est également au coeur des préoccupations.«C\u2019est crucial, car les femmes jouent un rôle de premier plan dans la famille.Elles donnent la vie, bien sûr, mais ce sont aussi elles qui s\u2019occupent des enfants et des aînés.C\u2019est primordial de les inclure dans les efforts locaux de développement et de démocratie.Malheureusement, ce n\u2019est pas très souvent le cas en Amérique latine», croit Marie-Dominik Langlois, coordonnatrice au CDHAL.La directrice générale de l\u2019AQOCI croit aussi que l\u2019Amérique latine a encore beaucoup de travail à faire dans le domaine.«Après la période des dictatures, la montée du modèle néolibéral a accentué significativement les inégalités sociales et liées au sexe.La grande majorité des pauvres en Amérique latine n\u2019ont pas accès à la santé, à l\u2019éducation et à l\u2019eau potable.De plus, de nombreux actes de violence sont perpétrés contre les femmes», remarque Mme Monreal.Accès à l\u2019éducation\u2026 en théorie! En Amérique latine, tout dépendant des pays et des familles, l\u2019accès à l\u2019éducation peut être difficile pour plusieurs femmes.«Devant la loi, les femmes ont accès à l\u2019éducation, mais dans la réalité de certains villages très pauvres, c\u2019est moins évident.Pour la survie de la famille, les enfants doivent participer au travail dans les champs et parfois, ils sont envoyés en ville pour travailler.Or, souvent, c\u2019est plus facile et plus rentable d\u2019envoyer les jeunes filles travailler comme aide familiale que d\u2019envoyer des garçons pour essayer de trouver un emploi.Évidemment, dans ces cas-là, les jeunes filles doivent arrêter l\u2019école», déplore Mme Monreal.Toutefois, elle remarque que dans certains pays, d\u2019énormes progrès ont été réalisés.Par exemple, le Venezuela a lancé une campagne d\u2019alphabétisation en 2003.«En 2005, le Venezuela a été déclaré territoire libre d\u2019analphabétisme.D\u2019ailleurs, plusieurs pays d\u2019Amérique latine font preuve de volonté dans le domaine», ajoute-t-elle.Des salaires d\u2019appoint Dans bien des régions latino-américaines, les femmes ont aussi de la difficulté à gagner des salaires décents.«Nous travaillons dans des communautés rurales très pauvres et là-bas, les femmes n\u2019ont pas d\u2019autonomie financière», tranche Marie-Dominik Langlois.Il faut dire que dans ces villages, les familles vivent avec des moyens très réduits.«Elles vivent grâce à l\u2019agriculture de subsistance.L\u2019hom- «La femme n\u2019est pas maître de sa santé reproductive.On ne reconnaît pas l\u2019avortement, même dans les cas de viol.La pilule du lendemain est également interdite.Il y a beaucoup de pression de la part de l\u2019Église sur ces questions.» \u2014 Maria-Luisa Monreal, directrice générale de l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale.photo : Marie-Josée Béliveau, CCD HAL L\u2019égalité des sexes / Au coeur des objectifs du millénaire Martine Letarte Objectif du millénaire #3 : Promouvoir l\u2019égalité et l\u2019autonomisation des femmes.Capital, cet objectif est d\u2019ailleurs inscrit dans les droits de la personne.De plus, l\u2019égalité est conditionnelle à l\u2019atteinte de nombreux autres objectifs du millénaire, comme celui de réduire l\u2019extrême pauvreté et la faim, ou encore, celui d\u2019assurer l\u2019éducation primaire pour tous.Voilà pourquoi plusieurs ONG québécoises travaillent dans le domaine de l\u2019égalité des sexes et de l\u2019autonomisation des femmes.2 Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 Bolivienne avec son poupon au marché de LaPaz. me rapporte à la maison de la nourriture des champs et se fait un peu de sous en revendant ses surplus au marché.Les femmes ont de l\u2019aide financière du gouvernement, pour leurs enfants, mais ça ne couvre pas toutes leurs dépenses», explique-t-elle.Si les femmes ont accès au marché du travail, à compétence égale, elles n\u2019ont généralement pas accès au même salaire que les hommes.«On considère toujours que leur salaire sert d\u2019appui au salaire de l\u2019homme, alors il est toujours moindre», explique Maria Luisa Monreal.Les femmes et la santé Prendre soin de sa propre santé n\u2019est pas toujours évident non plus pour les femmes latino-américaines.«C\u2019est certain que l\u2019accès aux soins dépend des régions, mais généralement, les femmes reçoivent des soins de base, comme des suivis de grossesse, mais cela demeure très minimal», indique la coordonnatrice du CDHAL.Pour sa part, la directrice générale de l\u2019AQOCI remarque que le travail à accomplir dans le domaine de la santé reproductive est encore très important.«La femme n\u2019est pas maître de sa santé reproductive, indique-t-elle.On ne reconnaît pas l\u2019avortement, même dans les cas de viol.La pilule du lendemain est également interdite.Lorsqu\u2019on parle de protection contre les infections transmises sexuellement, on parle généralement plus d\u2019abstinence que de moyens de protection.D\u2019ailleurs, il y a beaucoup de pression de la part de l\u2019Église sur ces questions.» L\u2019Amérique latine : un contexte particulier Il est donc incontestable qu\u2019il reste encore beaucoup de travail à faire pour arriver à l\u2019égalité des sexes et à l\u2019autonomisation des sexes en Amérique latine, mais il faut toutefois garder en tête le contexte particulier de cette région du globe.«Plusieurs pays d\u2019Amérique latine ont vécu des régimes de dictature et beaucoup d\u2019instabilité politique et de violence.De plus, les populations sont souvent divisées, avec des pourcentages importants d\u2019autochtones et l\u2019écart entre les riches et les pauvres est très grand», indique Mme Monreal.Ainsi, les groupes de femmes sont généralement bien organisés en Amérique latine, mais leurs préoccupations sont souvent assez globales.«Par exemple, explique-t-elle, avant de s\u2019attaquer spécifiquement à l\u2019égalité entre les hommes et les femmes, il faut lutter de façon plus générale contre cet énorme écart entre les riches et les pauvres tout en gardant un accent particulier sur les femmes.C\u2019est souvent ce que font les mouvements de femmes, et on leur doit d\u2019ailleurs beaucoup de changements sociaux.» Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 3 photo Marie-Josée Béliveau, CCD HAL Fillettes à l\u2019école en Bolivie 4 Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 «Au Nicaragua, les cas de violence domestique sont fréquents et souvent extrêmes.Les centres d\u2019hébergement pour femmes battues doivent être gardés secrets.Une femme peut s\u2019y présenter les doigts coupés à la machette par son conjoint.Avec ses cinq enfants, elle n\u2019a rien devant elle et elle a très peur.C\u2019est dur et l\u2019accompagnement doit se faire sur de multiples aspects et pour longtemps.Ce n\u2019est pas n\u2019importe qui, n\u2019importe comment qui peut aider ces femmes et ces enfants», affirme Jaime del Carpio, gestionnaire de programmes en Amérique latine pour L\u2019OEuvre Léger.Ainsi, les interventions très délicates menées auprès des femmes d\u2019Amérique latine doivent être réalisées par des gens qui connaissent bien les réalités complexes du terrain.Pour arriver à accomplir un travail efficace, un véritable diagnostic doit être fait pour bien déterminer les besoins.Donner la chance aux femmes de se prendre en main Avant toute action concrète, explique le gestionnaire de programmes, il faut donner à ces femmes une certaine estime d\u2019elles-mêmes qui leur permettra ensuite de se libérer et de commencer à changer leur vie.Rapidement, vient le temps de donner un coup de main à ces femmes pour qu\u2019elles aient accès à un emploi.«C\u2019est très important, surtout que bien des hommes abandonnent leur foyer, alors les femmes se retrouvent seules pour subvenir aux besoins des enfants», indique Jaime del Carpio.L\u2019OEuvre Léger, par l\u2019intermédiaire de ses partenaires d\u2019Amérique latine, offre aux femmes des services de finance de proximité.«Nos partenaires leur fournissent également un appui technique pour démarrer des unités de production adaptées au milieu de vie de ces femmes.Si on est en campagne, on parle d\u2019activités de jardinage, alors qu\u2019en ville, il est question d\u2019artisanat», ajoute-t-il.Au Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), amener les femmes à se lancer dans des activités génératrices de revenus est aussi une priorité.«Pour renforcer les capacités des femmes en Amérique latine, nous appuyons des organismes qui soutiennent le développement de coopératives de femmes et cela donne de très bons résultats.En plus d\u2019avoir accès à un revenu, en travaillant ensemble, les femmes sortent de l\u2019isolement, partagent leur expérience, s\u2019entraident et retrouvent une certaine dignité à travers leurs activités», indique Marie-Dominik Langlois, coordonnatrice du CDHAL.De grandes campagnes de sensibilisation Les ONG organisent ou participent également à de grandes campagnes de sensibilisation contre la violence dans différents pays d\u2019Amérique latine.«Pour agir à grande échelle et tenter de diminuer la violence, nous devons faire des campagnes d\u2019éducation grand public», indique M.del Carpio.«Au Nicaragua, les cas de violence domestique sont fréquents et souvent extrêmes.Les centres d\u2019hébergement pour femmes battues doivent être gardés secrets.Une femme peut s\u2019y présenter les doigts coupés à la machette par son conjoint.» \u2014 Jaime del Carpio, gestionnaire de programmes en Amérique latine pour L\u2019OEuvre Léger Photo: DFID Violence importante subie par les femmes Martine Letarte Dans la lutte pour l\u2019égalité des sexes en Amérique latine, l\u2019approche varie selon qu\u2019on intervienne auprès d\u2019une femme bolivienne ou nicaraguayenne, vivant en milieu rural ou urbain, autochtone ou blanche, instruite ou pratiquement analphabète.Les ONG doivent faire preuve d\u2019une grande sensibilité et d\u2019un grand professionnalisme, et opter pour l\u2019approche appropriée lorsqu\u2019elles interviennent auprès de femmes pour affirmer leurs droits et leur permettre d\u2019accroître leur autonomie.Rita Caal, 31 ans, fait une toilette à son fils, Milton Guillermo Maquin Caal, 5 ans, pendant que sa fille Claudia Aracely,12 ans se bidonne en observant. Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 5 Il faut bien sûr cibler les femmes afin qu\u2019elles connaissent mieux leurs droits, mais aussi les hommes qui les bafouent souvent.Il faut aussi viser les policiers et les juges.«Chaque pays a sa loi contre la violence domestique, mais le problème, c\u2019est qu\u2019elle est souvent méconnue et très peu appliquée, ajoute-t-il.Alors, il faut faire connaître la loi à la population en général, mais aussi aux autorités locales.» «Il faut tout de même faire attention avec les grandes campagnes de sensibilisation, parce que certaines sont très loin de la réalité ou véhiculent un message très flou.Certains gouvernements font aussi des campagnes qui sont très infantilisantes», prévient Mme Langlois.Toutefois, on observe que certaines campagnes fonctionnent.«Par exemple, dans certaines régions du Honduras et du Nicaragua, lorsqu\u2019un cas de violence domestique a lieu, toutes les femmes du village sortent et dénoncent l\u2019agresseur jusqu\u2019à ce que la police intervienne.Pour les femmes, c\u2019est devenu un moyen de se défendre», remarque M.del Carpio.Des progrès réels malgré les embûches Les femmes partent souvent de loin en Amérique latine.«Les femmes pauvres, notamment autochtones ayant plusieurs enfants à leur charge, sont beaucoup plus touchées par la pauvreté que les autres habitants de leur région.Elles sont vraiment dans des situations complexes et difficiles», affirme M.del Carpio.Et ce n\u2019est vraiment pas évident pour elles de prendre la parole, de dénoncer, de demander des changements.«En Amérique latine, la politique, ce n\u2019est pas une affaire de femmes.Traditionnellement, elles ne peuvent pas participer aux assemblées de villages et c\u2019est très difficile pour elles d\u2019aller contre cette coutume.Il est évident que les hommes sont souvent réticents à leur faire de la place dans la vie politique.Toutefois, avec les projets d\u2019appui à la création de petites entreprises communautaires, les femmes s\u2019organisent et arrivent tranquillement à gagner de la crédibilité et à se faire reconnaître au sein de leur communauté.C\u2019est une bonne façon de les faire commencer à prendre leur place», croit Mme Langlois.Les défenseurs des droits des femmes et de l\u2019égalité des sexes doivent parfois lutter contre des gens à l\u2019intérieur même de leur rang, tellement la violence et les inégalités sont répandues.«Dernièrement, dans des régions très pauvres et autochtones du Mexique où nous travaillons, huit femmes qui travaillent pour un organisme de promotion de la justice sociale se sont regroupées pour faire des dénonciations.Ces femmes avaient été victimes de harcèlement ou de viol par des collègues masculins.Alors, c\u2019est évident qu\u2019il y a encore beaucoup de travail à faire», indique Mme Langlois.Toutefois, certains pays ont fait des progrès remarquables pour les femmes, comme la Bolivie.Entre autres, les travailleuses du foyer (domestiques) qui traditionnellement, travaillaient des heures de fou sans la moindre protection sociale et qui subissaient souvent des abus, ont enfin été reconnues.«Elles ont formé un syndicat et ont réussi à faire passer une loi auprès du gouvernement qui reconnaît leur métier et leurs droits, en plus de leur donner accès à des protections sociales», affirme M.del Carpio.La femme autochtone qui est la fondatrice et ancienne dirigeante de ce syndicat bolivien, Casimira Rodriguez, a même été nommée ministre de la Justice en 2006 et a occupé le poste pendant un an.«Qu\u2019une femme autochtone soit nommée à la tête d\u2019un grand ministère était un message très fort envoyé à la population de Bolivie et d\u2019ailleurs, ajoute M.del Carpio.Ainsi, même si on part de loin, on peut constater qu\u2019il y a eu beaucoup d\u2019avancement pour la reconnaissance et le respect des droits des femmes et leur autonomisation dans certaines régions de l\u2019Amérique latine ces dernières années.Mais pour y arriver, ça prend du temps et beaucoup de travail.» Boliviennes et leurs enfants dans la région d\u2019Altiplano Photo: DFID 6 Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 Sur différents fronts, le travail réalisé par ECAM (El equipo de Comunicacion Alternativa con Mujeres), le partenaire de L\u2019OEuvre Léger en Bolivie, est colossal.D\u2019abord, essentiel à l\u2019autonomisation des femmes, l\u2019organisme appuie les activités de 12 micro-entreprises gérées par des femmes des quartiers les plus pauvres du département de Tarija, au sud du pays.«ECAM accompagne environ 150 femmes actives dans les microentreprises de production qu\u2019elles ont elles-mêmes mises sur pied, grâce aux fonds de démarrage que nous leur avons fournis.Les secteurs d\u2019activités sont variés : tricot, travail du cuir, tissage, macramé, rembourrage de meubles, bijoux, boulangerie, conserves et autres activités manuelles», indique Jaime del Carpio, gestionnaire de programmes en Amérique latine pour L\u2019OEuvre Léger.Le soutien financier accordé à ECAM lui permet aussi d\u2019offrir de la formation technique à ces femmes.«Ils engagent alors des professionnels du milieu, que ce soit en gestion, en couture ou dans d\u2019autres domaines d\u2019expertise», ajoute-t-il.ECAM a aussi ouvert deux magasins pour vendre les produits confectionnés par les groupes de femmes.De plus, l\u2019organisme est en train de négocier avec le gouvernement local pour qu\u2019il acquière un terrain et y construise un immeuble qui abriterait les 12 ateliers de production.L\u2019organisme s\u2019occupe aussi de l\u2019aspect social lié à cette autonomisation des femmes.Ainsi, ECAM a mis sur pied un service de garderie pour accommoder les femmes qui travaillent dans les ateliers.Et le projet fonctionne très bien! «Les femmes administrent bien les micro-entreprises.Elles savent très bien compter leur argent puisqu\u2019elles sont habituées à faire très attention aux ressources pour assurer la survie de leur famille.Elles sont aussi moins corrompues que les hommes et elles ont de très bonnes idées pour démarrer des petites entreprises», remarque le gestionnaire de programmes.Nicaragua : la lutte contre la violence Au Nicaragua, les femmes se battent surtout contre la violence domestique.L\u2019OEuvre Léger soutient les efforts du Colectivo de Mujeres 8 de Marzo dans les quartiers pauvres de Managua et dans la région éloignée d\u2019Esquipulas où l\u2019organisme mène une grande campagne d\u2019éducation contre la violence.«Les femmes font beaucoup d\u2019efforts, entre autres, pour former les policiers et les membres de l\u2019appareil judiciaire pour que la nouvelle loi contre les violences domestiques soit appliquée», indique M.del Carpio.En fait, le Colectivo de Mujeres 8 de Marzo est ni plus ni moins que le moteur du mouvement des femmes au Nicaragua.«Ces femmes font un travail monstre pour que la loi contre les violences domestiques soit respectée.Elles ont une capacité de mobilisation impressionnante.Elles font du plaidoyer auprès des institutions gouvernementales et dénoncent de plus en plus des situations de violence», explique-t-il.L\u2019organisme offre aussi un appui juridique gratuit aux femmes victimes de violence.Et leurs efforts ont porté fruit.«La violence domestique a diminué depuis 10 ans», affirme le gestionnaire.Enfin, le collectif ne se limite pas à agir contre la violence domestique.Des efforts sont aussi réalisés dans les domaines de la nutrition des enfants, de la planification familiale et de la santé des femmes.«Avant la venue du Colectivo de Mujeres 8 de Marzo, plusieurs femmes n\u2019avaient jamais eu accès à un suivi médical ou à un PAP test qui peut détecter notamment le cancer du col de l\u2019utérus.Ainsi, le travail de l\u2019organisme est impressionnant et très important sur plusieurs fronts», affirme Jaime del Carpio.Les femmes du Honduras se prennent en main Au Honduras, pays dans lequel L\u2019OEuvre Léger est active depuis des années, la situation politique est particulière, remarque le gestionnaire de programmes.«Dans les milieux ruraux éloignés, il y a peu Grâce à L\u2019oeuvre Léger et à son partenaire local, dans la région hondurienne de Choluteca, des femmes ont formé des sages-femmes et ouvert une petite usine de production de médicaments naturels à base de plantes connues depuis des millénaires pour leurs propriétés médicinales.Affranchissement des femmes latino-américaines Martine Letarte Parmi les pauvres, les femmes le sont souvent encore davantage.C\u2019est vrai ici comme en Amérique latine, sauf que là-bas, les conditions de vie sont particulièrement difficiles.Plusieurs côtoient la violence, ne sont pas autonomes financièrement et ont difficilement accès aux soins de santé.Toutefois, lorsqu\u2019on leur donne un coup de main, elles saisissent l\u2019occasion et travaillent d\u2019arrache-pied pour s\u2019en sortir.Voilà ce que remarque L\u2019OEuvre Léger dans le cadre de son travail en Bolivie, au Nicaragua et au Honduras, rendu possible grâce au soutien de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI). Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 7 de présence des institutions gouvernementales.Pour avoir accès à des services et faire changer les choses, la société doit se prendre en main à tous les niveaux.» L\u2019OEuvre Léger a choisi d\u2019appuyer les efforts de la Pastorale Sociale Caritas dans la région de Choluteca.L\u2019organisme travaille avec les femmes, dans des domaines très variés.Là aussi, la violence est très présente et beaucoup d\u2019efforts sont faits pour inciter les femmes à dénoncer les situations de violence domestique dont elles sont victimes ou témoins.La Pastorale Sociale Caritas fait aussi un travail de sensibilisation auprès de la police locale et des juges afin qu\u2019ils fassent appliquer la loi contre les violences domestiques.L\u2019un des principaux aspects du travail du partenaire se situe dans le domaine de la santé.Comme les paysans très pauvres des régions éloignées n\u2019ont pas accès aux médicaments et aux soins des grands hôpitaux, les femmes responsables de la santé de leurs enfants se sont organisées et ont décidé de changer le cours des choses.«Elles ont formé des sages-femmes et ouvert une petite usine de production de médicaments naturels, de crèmes et de sirops à base de plantes connues depuis des millénaires pour leurs propriétés médicinales.Ainsi, les femmes ont vraiment pris en main leur santé dans cette région reculée du Honduras, qui est d\u2019ailleurs l\u2019un des pays les plus pauvres de l\u2019Amérique latine», indique M.del Carpio.Cette femme et son enfant vivent sur la rive bolivienne du lac Titicaca.photo: DFID Suite et fin en page 8 24 L\u2019Itinéraire / 15 novembre 2008 Réalisé grâce à la contribution financière du Gouvernement du Canada par l\u2019entremise de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI ).8 Les femmes en Amérique latine et les objectifs du millénaire / 15 novembre 2008 La Pastorale Sociale Caritas donne aussi un coup de main aux femmes en faisant la promotion du jardinage communautaire, essentiel à la saine alimentation des familles.«Elles bénéficient d\u2019un appui technique pour diversifier la production et obtenir un meilleur rendement, entre autres, en améliorant leur accès à l\u2019eau pour l\u2019irrigation des cultures.Sur le plan organisationnel, les femmes apprennent à mieux gérer leurs activités», ajoute-t-il.Ainsi, comme les instances gouvernementales ne sont pas présentes dans les régions éloignées du Honduras, les mouvements locaux de femmes sont maintenant très organisés et très forts.«Et les programmes de la Pastorale Sociale Caritas dans la région de Choluteca réussissent tout de même à rejoindre 68 000 bénéficiaires, se réjouit M.del Carpio.Ce n\u2019est pas rien!» Suite et fin de la page 7 photo: DFID Une mère et sa fille au seuil de leur maison au Guatemala.À ne pas manquer ! Surveillez notre édition du 1er janvier 2009, avec un cahier spécial sur le développement durable en Amérique latine."]
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