La presse, 13 janvier 1990, B. La Presse Plus
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED113 JANVIER 1990 CELTEXinc PTR 800 PORTATIF 953-0292 > * canal de Panama qu'il faut chercher le motif de l'invasion américaine il par la prise de La leader révolution-ivier 1959.Ince politique crois-1 rêve de la consoli-e et économique de lains.Sa théorie est lérique latine, seul, |ble; regroupés, ils capable d'exercer le tout aussi réelle.u Amérique centra-tint Washington.À Canal qui, selon un [inistré par le Pana-isscr complètement idviendrait-il du ca-ii de Panama et de ce qui énerve les jjntre les lignes des laiBU Castro, ni Passas* iml:ain soûl, ni le viol d'une Américaine, ni la capture d'un trafiquant de drogue ne justifiaient la sortie des G.l.s et de l'artillerie lourde américaine.Il s'est adressé à l'ONU pour dénoncer cette intervention et déplorer que, selon lui.les combats continuaient de s'y poursuivre alors que Washington Unis soutenait que le calme était revenu.S'adressant à la Croix-Rouge internationale, le président cubain a également accusé les militaires américains d'empêcher les secouristes de venir en aide aux blessés panaméens.lamais, ces dernières années, les discours du premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba n'évoquaient l'hypothèse d'une lutte armée avec le géant américain.Ses discours, jusque là, consistaient à entretenir le feu de la revolution auprès de la population.11 y avait bien quelques flèches, régulièrement décochées contre le géant américain, symbole de l'impérialisme mondial et que Cuba voit comme le violeur des droits des peuples à l'autodétermination.Mais de guerre.jamais il n'en était question.Si le président des États-Unis, George Bush, a pu interpréter comme une déclaration de guer- re certains propos du général Noriega, qu'en serait-il de ces affirmations plus récentes de Castro, que lui ont inspiré les événements du Panama, le 21 décembre, à l'occasion d'une cérémonie d'hommage aux meilleurs sportifs de l'année?«Ils (les Etats-Unis) savent bien ce qui les attend si un jour ils osent envahir notre patrie! Je crois qu'ils le savent \u2014 s'ils ne le savent pas, ils auraient intérêt à le savoir-\u2014 parce que nous n'avons pas perdu notre temps; parce que nous avons affronté cet empire pendant 30 ans; parce que plus cet empire devenait agressif, plus nous nous préparions pour l'affronter avec nos propres forces, qui sont suffisantes pour défendre la patrie.Une patrie\" qui serait défendue non seulement avec un héroïsme in-surpassable mais aussi avec les meilleurs moyens techniques, avec les meilleures conceptions militaires et politiques, avec la meilleure stratégie, avec la meilleure lactique.» La drogue, un prétexte Quant au trafic de drogue auquel les États-Unis relient l'ex-homme fort du Panama, le chef cubain y voit avant tout un prétexte et la suite d'une opération consistant à «le discréditer suffisamment pour justifier une intervention éventuelle au Panama», comme il le soutenait dans une entrevue accordée le 24 février 1988, à la journaliste Maria Shriver, de la chaîne de télévision américaine NBC.C'était quelques jours après la déposition, devant le Comité des Affaires étrangères, de losé Blandon, ex-consul général du Panama à New York, lequel avait accusé Noriega de s'être édifié une fortune d'un milliards en prenant le contrôle des banques, des industries et des affaires de son pays, et en protégeant ou participant au trafic des stupéfiants.Brandon avait également déclaré que Castro avait agi comme médiateur dans une dispute opposant Noriega à des négociants de drogues de Colombie, et qu'il avait recommandé au chef panaméen de rendre une somme de 5 millions $ à ceux-ci.Ce qu'a nié vigoureusement ie président de Cuba.À cette occasion, Castro niait l'existence de tout trafic de drogue à Cuba: «Cuba est le pays le plus propre au monde pour ce qui est de la drogue.» Et le president de préciser qu'entre 1970 et 1988, Cuba a condamne à des peines sévères 375 trafiquants de drogue, 108 Nord-Américains et 267 d'autres nationalités.Cuba a saisi bl embarcations et 25 avions, en plus de confisquer et de brûler 359 366 livres de marijuana et de confisquer 2619 livres de cocaïne.Cependant, l'histoire récente indique que de hauts-militaires cubains ont participé à un trafic de drogue.En effet, le 13 juillet 1989, Fidel Castro faisait fusiller l'un de ses généraux, Ar-naldo Ochoa.le commandant Amado Padron.le colonel Antonio De La Guardia et le capitaine lorge Martinez.Certains observateurs croient que Castro a autorise ces executions pour éviter de fournir aux Etats-Unis un prétexte pour intervenir à Cuba.Mais, retour de choses et prétexte pour prétexte, la revue française Globe a prétendu que cette affaire de drogue avait servi de prétexte a Castro pour se débarasser d'individus ayant conspiré contre lui.vrmwH B G Plus LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 JANVIER 1990 SLes icnécosfo vannes ciof vera* apprendre à vbwfg en situation® ne concurrence La libération des entreprises du joug des ministères a rendu inutiles des pans complets de l'appareil bureaucratique PIERRE TOURANGEAU collaboration spéciale a vieille garde a résisté, niais la Tchécoslovaquie a elle aussi fini par tomber.Oue le pouvoir communiste se soit Maintenu un peu plus longtemps à Prague qu'à Budapest ou à Varsovie n'a rien d'étonnant.Les tenants des réformes avaient retenu les leçons du passé: 20 ans après la sanglante répression du Printemps de Prague, alors que Gorbatchev et sa perestroïka ne parvenaient pas à faire oublier les chars russes toujours stationnés dans le pays, les réformateurs n'allaient pas commettre l'erreur de confronter à nouveau le pouvoir sur le plan politique.C'est donc sur le front de l'économie qu'ils firent porter leurs efforts.Cette stratégie a bien servi le pays.Avant même la chute du pouvoir communiste, tout était en place pour faire rouler la Tchécoslovaquie sur le chemin qui mène à l'économie de marché.Les entreprises d'Etat jouissaient dorénavant d'une autonomie d'action presque complète; les sociétés étrangères pouvaient posséder plus de 50 p.cent d'une entreprise en coparticipation (joint venture), les simples citoyens lancer leur propre entreprise, etc.Cette clairvoyance confère aujourd'hui à la confédération tchécoslovaque une nette avance sur ses partenaires de l'ex-bloc de l'Est, d'autant plus que le pays jouit d'infrastructures industrielles et agricoles des plus enviables et de finances on ne peut plus saines.Les Tchécoslovaques fabriquent de tout et exportent beaucoup.Ils se targuent également d'habiter le seul pays de toute l'Europe à ne pas avoir de dette extérieure! «Sky is the limit » À entendre parler les dirigeants des entreprises tchécoslovaques et des ministères à vocation économique, on a du mal à se croire à Prague ou à Bratislava.Leur discours étonne: concurrence, croissance, expertise, joint ventures, fusions et acquisitions, tous ces termes qu'ils brandissent avec autant d'enthousiasme qu'un étudiant ses nouveaux diplômes arrachent des sourires en coin à leurs interlocuteurs nord-américains.Dans son français presque parfait appris à l'université de Kiev, Igor Varga, 50 ans à peine, exprime sa perplexité.Les réformes économiques ont mis toutes les entreprises tchécoslovaques sur le même pied, de sorte que lncheba, l'agence de communications installée à Bratislava dont il dirige le département de la publicité, a perdu le monopole qu'elle partageait avec Rapid, l'autre grande agence nationale, celle-ci installée à Prague.Dorénavant, même les plus petites agences, dont le mandat était limité par la loi à certains domaines ou à un territoire donné, pourront concurrencer lncheba et Rapid, en Tchécoslovaquie comme à l'étranger.C'est ainsi que, le matin de l'entrevue, Igor s'interrogeait tout haut sur la pertinence de fusionner avec un de ces nouveaux concurrents, une entreprise quatre fois plus petite ( lncheba compte près de 500 employés), mais dont l'expérience et le dynamisme inquiétaient.«Je crois plutôt que nous leur livrerons une concurrence plus féroce en é-largissant nos cadres et en tentant de pénétrer leurs marchés, confiait Varga.Après, s'ils existent encore, nous leur ferons une offre.» Facile de comprendre, en entendant pareil discours en pareil lieu, que les réformes changent fondamentalement les règles du jeu économique et ouvrent des perspectives formidables.Parmi ses activités principales, lncheba organise et gère d'importantes foires internationales, pour l'industrie chimique notamment.L'entreprise loue les terrains et les irnmeubles d'exposition.Ses dirigeants rêvaient depuis 11 ans de construire leurs propres installations.Mais comme il leur fallait se soumettre au bon vouloir des fonctionnaires du ministère de l'Industrie, le projet a dormi sur une tablet- te, faute de décision politique et de financement.Depuis le Ier janvier, lncheba, comme toutes les autres sociétés, est devenue «entreprise indépendante».On se préparait à ce changement depuis longtemps.Et le vieux rêve est en voie de se réaliser.«Maintenant, nous conservons la majeure partie de nos profits et nous en faisons ce que nous voulons.Fini d'attendre la manne ministérielle, explique Varga.Si nous travaillons bien, nous pourrons développer l'entreprise.» lncheba discute déjà avec une société autrichienne la construction d'un hôtel sur son futur site d'exposition ! Plus démocrates que les vrais! Miroslav Hedbavny, pdg de Rapid, le principal concurrent de lncheba, jongle à peu près avec les mêmes préoccupations.Les grandes agences comme celle qu'il dirige effectuent entre autres la mise en marché et le marketing de produits et services pour des clients tchèques: agences de tourisme, producteurs industriels, transporteurs aériens, etc.Les réformes ont dénoué les liens obligatoires qui existaient entre les différentes sociétés et les clients de Rapid sont aujourd'hui libres de faire affaire avec qui ils veulent.«Certains de nos clients ont déjà décidé d'assurer eux-mêmes leur marketing, explique-t-il.Par contre, nous pouvons nous aussi diversifier nos activités en nous lançant dans la production de biens ou en acquérant certaines entreprises.Nous devons apprendre à vivre en situation de concurrence.» Hedbavny n'a pas attendu bien longtemps avant de profiter du nouveau contexte.Rapid a fondé avec un partenaire grec une co-entreprise qui fera la promotion de produits tchèques en Grèce.La Rapid-Hellas a déjà tenu des semaines tchèques dans des grands magasins d'Athènes pour mousser ses produits du verre, ses marques de bière, ses équipements de sport.«Ce genre de joint venture, soutient-il, permet aux agents commerciaux de maximiser leurs efforts, à l'entreprise d'obtenir de précieuses devises étrangères et même de décrocher des contrats de représentation en Grèce pour des producteurs d'autres pays de l'Est.Rapid-Hellas est un banc d'essai.Si l'expérience fonctionne, nous la répéterons ailleurs.Nous avons étudié de près l'expérience des trading houses japonaises auxquelles nous avons un peu emprunté.Nous croyons que ça marchera.» Tous ces chambardements sont le fruit de la compétition que les nouvelles lois ont introduite, compétition qui touche aussi les dirigeants d'entreprises eux-mêmes.Auparavant, ils étaient pratiquement nommés à vie par le gouvernement.Maintenant, ils doivent répondre de leur mandat devant leurs employés et mener une véritable campagne électorale car ce sont eux qui les choisissent, au vote secret, une fois tous les cinq ans.Logique, puisque toutes les entreprises tchécoslovaques sont propriétés collectives.Prochaine étape: on distribuera une partie de l'actionnariat aux employés.Une façon comme une autre de réintroduire des éléments de capitalisme en attendant que les Tchécoslovaques réapprennent l'entrepreneurship et profitent des nouvelles lois pour lancer leurs propres sociétés.Pas un jardin de roses Dans un pays dont la monnaie nationale n'est pas convertible, il faut user d'astuces pour obtenir des devises étrangères.Conscient du potentiel touristique du pays (20 millions de visiteurs l'an dernier), le parlement tchécoslovaque a décidé il y a quelques années de faire le maximum pour améliorer l'infrastructure d'accueil et attirer encore plus de touristes.Cedok \u2014 H5 hôtels et 70000 employés \u2014 engendre suffisamment de profits pour trouver facilement le financement dont elle a besoin dans le cadre de l'approche qu'elle privilégie: le joint venture.Cette société vit actuellement des changements profonds.Le parc hôtelier, malgré ses 20000 lits, ne répond pas à la demande.Il faut en construire de nouveaux.Plusieurs hôtels, financés à 50 p.cent par des entreprises étrangères (Warimpex d'Autriche, CBC de France) sont actuellement en chantier.Les services dont raffolent les touristes occidentaux \u2014 location d'auto, excursions ou réservations \u2014 sont rares.La création de filiales spécialisées devrait remédier à cette situation, tout comme l'ouverture de bureaux à l'étranger permettra d'attirer encore plus de touristes.et de devises.Désuète, la structure administrative de Cedok a été dégraissée et complètement décentralisée.«Tout va tellement vite, s'exclame lose!' Vacl, directeur de Cedok.C'est tout un défi que nous devons relever.Mais, après tout, la vie n'est pas un jardin de roses ! » Malgré la bonne volonté de Cedok, cette société ne réussit pas à combler tous les besoins de CSA, le transporteur aérien national, qui se plaint de ce que l'agence de voyage ne le soutient pas dans ses efforts pour attirer le tourisme d'outre-Atlantique.«Pour Cedok, les touristes sont des touristes, qu'ils viennent en voiture de l'Allemagne toute proche, ou par avion (sur CSA) d'Amérique du Nord, explique Zdenek Kaspar, directeur des affaires internationales de la compagnie aérienne.Pas question de donner priorité à La concurrence va sans aucun doute provoquer de nombreuses fusions.nos clients sur les chambres d'hôtels; nous vendions des billets d'avion à des touristes que nous ne pouvions loger!» Devenue à son tour entreprise indépendante, libérée du statut qui la confinait au transport de passagers, CSA n'a pas perdu de temps.Depuis.le Ier septembre dernier, elle possède une licence d'exploitation d'agence de voyage et construit un hôtel de 500 chambres à 1,5 km du centre-ville de Prague avec des entreprises française et autrichienne.Essentiellement pour accommoder ses passagers et alimenter ses agents de voyage.D'autres projets \u2014services de location de voiture et autres\u2014 n'attendent que les fonds nécessaires pour voir le jour.Pour l'heure, CSA consacre ses profits et son nouveau pouvoir d'emprunt au renouvellement de sa flotte et à la reconstruction complète de l'aéroport de Prague qui passera à la fin de 1992 d'un à trois terminaux et sa capacité de 1,4 à quatre .millions de voyageurs.D'ici un an, la société prendra livraison de deux Airbus 310 pour le transport interconti- Maintenant, les banques tchécoslovaques prêtent aux entreprises.Même en devises étrangères, si nécessaire.préférons produire moins et conserver notre renommée.» Même dilemme à la célèbre brasserie Pilsner Urquell de Pilsen.Sa bière étant exportée partout dans le monde, la brasserie ne répond plus à la demande.Or, pour accroître sa production, elle devrait renoncer aux méthodes de production qui ont rendu sa bière si populaire.«Pas question de grossir si on ne peut maintenir la qualité», s'obstine Pavel Prucha, le maitre-brasseur.Autrefois, ces positions pleines de bon sens auraient été balayées du revers de la main par le ministère de l'Industrie, plus intéressé à récolter les devises qu'à maintenir la qualité de la production.Aujourd'hui, même s'il en avait encore le pouvoir, il se garderait bien d'intervenir, soucieux de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or.Ce ministère-là, comme tous les autres, doit consacrer toutes ses énergies à régler ses propres problèmes.La libération des entreprises du joug des ministères a rendu inutiles des pans complets de l'appareil bureaucratique.Aux ministères du Commerce et du Tourisme, de l'Industrie, et du Commerce extérieur, par exemple, des douzaines de comités de coordination et un des trois niveaux de gestion, celui auquel se rapportaient les entreprises, ont été éliminés.En tout, le tiers des effectifs de ces ministères ont été mis à pied, à la retraite ou reclassés.En fait, tous les postes ont été réévalués et tous ceux dont on a jugé qu'ils ne remplissaient pas un rôle productif ont été rayés.«Le ministère du Commerce et du Tourisme ne gère plus, indique Eva Ska-lova, directrice du marketing.11 définit les objectifs et les grandes stratégies.Ça n'est pas facile.11 y a plus de 40 ans que les employés sont habitués de travailler dans un contexte où tout est planifié jusque dans les moindres détails.Mais nous avançons.» Tout l'appareil gouvernemental est touché par les changements.Les trois plus importants ministères, ceux de l'Industrie légère et des Industries électro-techniques, ont été fondus en un seul, leurs effectifs ont été considérablement réduits, leurs mandats redéfinis.«La structure de l'appareil d'État, explique (indrich Lacko, secrétaire de presse du ministre du Commerce extérieur, n'a plus rien à voir avec celle d'il y a quelques années.Nos manches sont relevées.Nous sommes prêts.» Conscient du potentiel touristique du pays, le parlement tchécoslovaque a décidé il y a quelques années de faire le maximum pour améliorer l'infrastructure d'accueil et attirer encore plus de touristes.nental et de quatre Tupolev 154 pour les trajets courts et moyens qui s'ajouteront aux cinq reçus l'an dernier.Des vieilleries pleines de fric Glassexport, la société de mise en marché de l'industrie du verre tchécoslovaque, s'installait dernièrement dans un magnifique château, à Libérée dans le nord de la Bohême.Ce château, l'entreprise l'a acquis en 1985 en vue d'y installer des salles de montre permanentes pour les dizaines d'usines de cristal de Bohème qu'elle représente.L'idée était bonne, mais le château dans un état plutôt lamentable.Sans autonomie financière, Glassexport ne pouvait le restaurer.«Auparavant, posséder un château ne rapportait rien à Glassexport, explique Stefan Hronsky, directeur adjoint de la stratégie commerciale.de l'entreprise.Mais depuis les réformes, ce château est très important pour nous; c'est devenu un actif avec lequel nous pouvons obtenir du financement.» Maintenant, les banques tchécoslovaques prêtent aux entreprises.Même en devises étrangères, si nécessaire.Ça peut paraître banal, mais c'est quelque chose de nouveau dans ce pays où l'argent, il n'y a pas deux ans, ne sortait que des coffres de l'État.quand il sortait.Maintenant rénové, le château de Libérée est une pure merveille qui réunit dans ses salles les plus belles pièces de verre et de cristal de toutes les usines de la Bohème.Glassexport a fait un beau coup immobilier et n'a plus à balader à grands frais les acheteurs étrangers à travers le pays.Fin du dirigisme économique Certaines décisions prises par les dirigeants des entreprises nouvellement affranchies semblent aller à rencontre de l'intérêt de l'État.Par exemple, l'usine de verre Moser, de Karlovy Vary, dont les produits de grand luxe se retrouvent sur les tables de toutes les cours du monde, a quitté récemment le trust au sein duquel elle était regroupée avec plusieurs dizaines d'autres producteurs.«Crystalex vendait nos produits sous la marque de commerce «Cristal de Bohème», explique le directeur des ventes de l'usine, losef Slunecko, alors que le nom de Moser est reconnu mondialement.Le trust voulait aussi que nous augmentions notre production, ce qui impliquait que nous renoncions à nos procédés de fabrication artisanaux.Nous PIERRE TOURANGEAU, journaliste économique Je Montréal, a séjourné à plusieurs reprises en Tchécoslovaquie.\u2022«V, mi' r±M \\kk»\\k .wrMi m.' ¦ - , ¦ m:.Le verre et la porcelaine sont aussi d'excellentes sources de devises étrangères.> LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 JANVIER 1990 Le français et la langue scientifique Plus B 7 \u2022 \u2022 \u2022 entre Ba confusion et Ses bons sentiments LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS A u cours de la table ronde qui.en pratique, concluait mercredi ce premier colloque de deux jours sur l'utilisation du français comme langue scientifique \u2014 ou plutôt sa disparition au profit de l'anglais \u2014.la scène avait quelque chose de surréaliste.De part et d'autre de la table, deux participants qui ne faisaient pas vraiment dans l'art oratoire, mais dont on comprenait parfaitement le propos, d'ailleurs divergent: Pierre Martel, président du Conseil de la langue française du Québec, «nationaliste linguistique», et Yakov Rabkin, d'origine russe, professeur depuis 16 ans en histoire des sciences à l'Université de Montréal, «anti-nationalis-ic» culturel.Leur originalité: d'abord d'être des Québéco-Canadiens invités à ce colloque (sur 1 500 participants, une dizaine de Québécois au grand maximum).Ensuite, de parler concrètement dans le sujet, et même de faire une évaluation apparemment réaliste de la situa-lion dans ce domaine.Entre les deux, des spécialistes du style fleuri, mais dont j'avoue avoir été incapable de saisir l'ombre d'une proposition rnatérielie.Il y avait là le directeur du Monde diplomatique.Claude Julien, grand ami du tiers monde, et donc heureux de voir des gens du tiers monde à la tribune.Des francophones, bien entendu! Ce qui lui a permis de souligner le prestige incontestable dont jouit son journal sur les cinq continents.À ses cotés, un élégant ministre ivoirien, très spirituel et qui s'est plaint avec humour de ce que les ouvrages de référence et les banques de données étaient en anglais.Un universitaire tunisien aussi, qui s'est lancé dans des envolées flamboyantes sur les poètes arabes du 16e siècle.Le sommet cependant, fut atteint par le secrétaire général du Haut commissariat français à la langue française.Stelio Frandjis.héroïque militant de francopho-nophilie dans un pays qui s'en fout totalement.Dans une improvisation enflammée.M.Frandjis a ni plus ni moins agité le spectre du totalitarisme linguistique.Dénoncé la thèse selon laquelle le broken english ne serait pas pire comme langue de communication savante que le latin sous l'empire romain: «Le latin, a-t-il dit contre tout bon sens, n'avait rien à voir avec l'américain, qui est la langue d'une puissance politique mondiale.» Après quoi, de la langue utilisée dans les revues scientifiques de haut niveau, il est passé directement à l'impérialisme des séries américaines à la télévision.Menace ou pas?«La raison de ce flou total, nous disait après coup M.Martel, c'est que les Français vivent depuis toujours dans un ensemble linguistique parfaitement homogène, dans lequel ils ne sentent aucune menace extérieure.Au contraire: pour eux, le bilinguisme, l'acquisition de termes anglais, est considéré comme un enrichissement.» Ce qui était une façon de constater que la plupart des participants (universitaires) français à ce colloque organisé par le ministère de la Francophonie, s'en étaient tenus à des discours rhétoriques parfaitement vides et extrêmes: I \u2014 C'est l'horreur, l'impéria- 11 lisme linguistique américain est en train de nous dévorer, nous sommes submergés, etc.Le tout, s.uïs même essayer de faire un tri dans les problèmes.Exemple: une revue de mathématiques internationale à 800 abonnés est un cas de figure difficile à confondre avec le dumping international de series américaines interchangeables.Autre exemple: les revues très haut de gamme, à diffusion restreinte, ne doivent pas être confondues avec l'existence ou la non-existence de bonnes revues de vulgarisation ou de manuels u-niversitaires disponibles dans les langues nationales.«La situation francophone en ce qui concerne les revues de vulgarisation est satisfaisante ».constatait Pierre Martel en toute simplicité devant le colloque.2 \u2014 Les horizons radieux : après avoir hurle a la catastrophe, les plus francophiles annoncent que la situation peut être radicalement inversée.Peu leur importe q ue I ' americano - esperan to ait depuis longtemps gagné la guerre.Que.sur le plan international, l'espagnol puisse revendiquer sa primauté sur le français.Que l'allemand, dans la seule lui rope, compte 100 millions de locuteurs et se prepare a retrouver son influence sur l'Europe centrale.Non: on repète comme une incantation que le français a la vocation de constituer la seule solution de rechange a F «impérialisme » anglo \u2022 américain.Ne le parle-t-on pas «dans 44 pays»?Là-dessus, des spécialistes patentes vous tracent des cartes de l'Europe où toute une zone sud.allant de l'Espagne jusqu'à l'URSS (?) en passant par la Roumanie et la Tchécoslovaquie ( ?) aurait vocation de parler français.Pas d'histoire.Non seulement Yakov Rabkin ne croit pas beaucoup à ce messia- *t4 U 4 , Il fi m.Pierre Martel, président du Conseil de la langue française du Ouebec.nisme francophone, mais il se pose la question de fond: «Pourquoi les Français ont-ils senti le besoin de tenir ce colloque?|e ne comprends pas.Les savants italiens communiquent en anglais et n'en font pas une histoire, l'ai l'impression que c'est lié a la nostalgie de l'Empire.» D'ailleurs, a ceux qui jetaient des cris épouvantes, entre autres sur la qualité dégradée ce ce broken english, il expliquait poliment à la table ronde: « Il y a toujours eu dans l'Histoire des sciences une lingua franca directement imposée par la situation politique.D'abord le latin.Puis le français.Puis l'allemand.Aujourd'hui le broken english.C'est la réalité.» Si un mathématicien japonais utilise l'anglais pour se faire comprendre de distingués collègues espagnols ou bretons, y a-t-il vraiment un manque à gagner culturel, une perte importante d'iden- tité?M.Rabkin ne le pense pas.Mais, selon lui.il convient de distinguer sciences dures (maths, bio, chimie, etc.).très codifiées, et sciences plus molles, comme la sociologie ou l'économie quantitatives.« Il serait impensable que.par exemple, les historiens dans le monde soient obliges d'utiliser l'anglais pour communiquer ou publier.» S'il y a danger en ce sens, autant l'identifier.M.Rabkin est également prêt a admettre que la domination sans partage du sous-américain donne un avantage aux chercheurs américains et crée un pôle d'attraction majeur aux USA \u2014 «y cnmnrit.nnnr lot.rhur/'linnri .viétiques, qui utilisent tous l'anglais».Mais cette domination n'est pas sans partage: «sur les quelque 2000 revues scientifiques de haut niveau recensées et cotées dans le monde, dit-il, l'écrasante majorité sont en langue anglaise.Cependant, elles sont de tous pays, Allemagne.France, l.alie, etc.» Affaire Pasteur Dans des domaines 1res «pointus», une revue de «découverte» ne peut avoir de vrai rayonnement que si elle peut loucher tous les spécialistes de la question.Ell quelle langue?C'était le choix pratique auquel étaient confrontées les revues de l'Institut Pasteur: il s'agissait de revues tirées a quelques centaines d'exemplaires, réservées a de petits groupes de spécialistes.Entre le combat perdu \u2014 ou triomphalement gagné \u2014 sur lu us les fronts.MM.Martel et Rabkin sont au moins d'accord sur les distinctions a faire : ¦ «Les résultats et produits de la science doivent être absolument disponibles au public le plus large possible, et dans sa langue, dit M.Rabkin, sinon la science devient une culture étrangère, exotique.» De ce point de vue, tout le monde, est d'accord sur la qualité satisfat?santé de la vulgarisation en français: elle est de bon niveau et elle \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 est bien diffusée.B «Les facultés, les étudiants, les groupes de recherche, dit M.Martel, doivent également pouvoir communiquer dans leur propre langue, sinon c'est l'appauvrissement gênerai.» De ce point de vue.la situation est beaucoup plus discutable: dans beaucoup de domaines, les manuels scientifiques sont soit indisponibles soit trois fois plus chers en français.On suppose que c'est ce genre de situation que les organisations francophones devraient avoir à coeur de corriger: en mettant en.commun les energies, les mai-, chés, les ressources financières face au monopole géant des Etat*-Unis.Un problème concret, a peine abordé pendant le colloque de deux jours a la Villette.Et qui a certainement plus de conséquences sur notre avenir culturel que la question de savoir si cinquante physiciens spécialistes dans le liig Bung parlent en petit english.«Cette question, nous disait l'économiste Michel Bcaud, qui a finalement refusé d'aller au colloque, est déjà réglée.Quand, dans un colloque, quelqu'un demande la traduction simultanée en français, les gens demandent: pourquoi pas l'italien ou l'espagnol?Et en effet : s'il est question de bilinguisme scientifique, pourquoi la seconde langue ne serait-elle pas le russe ou le chinois?A ce niveau, il n'y a certainement pas de solution française.Et, a cause îles coûts, peut-être pas de solution tout court.» D'où l'intérêt, peut-être, de concentrer les efforts sur les domaines prioritaires et où des solutions concretes sont envisageables.Ce sera l'objet d'un prochain colloque.-r 1 m à 'frill* Une bien lointaine solitude.La forêt Muir, la plus vieille du Québec CHRISTIAN LATREILLE collaboration spéciale Lorsqu'on entre dans la forêt Muir pour la première fois, rien n'indique que les arbres qui l'habitent sont âgés entre 250 et 300 ans.Pourtant, cette forêt pré-coloniale qui est située à deux kilomètres à l'est de Huntingdon tout près de la frontière américaine, est en effet la plus vieille forêt de feuillus du Québec.Malgré la taille peu spectaculaire de ses arbres, cette forêt qui appartient à la famille Muir depuis plusieurs générations et qui s'étend seulement sur quelques hectares, représente un intérêt scientifique important pour les écologistes.C'est d'ailleurs presque par hasard en 1984 qu'une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Montréal découvre ce lieu unique qui a complètement échappée au cours des siècles à toutes formes d'exploitation forestière.«Lorsqu'on sait que l'âge moyen d'un arbre au Québec se situe entre 70 et 120 ans, on ne peut que constater le potentiel de recherche exceptionnel de la forêt Muir.L'âge de ces arbres nous permet de savoir quelle était vraiment la forêt de feuillus au Québec il y a trois cents ans», dit André Bouchard, écologiste et membre du groupe de recherche en écologie forestière de TU AQM.Cette découverte a passablement ébranlé certaines certitudes scientifiques en ce qui concerne la composition de la forêt de feuillus au Québec.L'érable à su-ére avait été considéré jusqu'à maintenant comme l'étape finale de développement d'une forêt adulte.«Mais au cours de notre étude, nous avons remarqué à notre grande surprise une présence importante du hêtre à grandes feuilles et de la pruche du Canada qui deviennent, avec le temps, même plus compétitives que l'érable à sucre», ajoute André Bouchard.L'érablière ne serait donc pas le stade final de développement d'une forêt adulte, mais plutôt l'étape de transition vers le hêtre et la pruche.Les chercheurs ont également étudié les actes notariés du sud-ouest du Québec au siècle dernier et se sont aperçu que les ventes de bois à cette époque, dans cette région, reflétaient une toute autre constitution de la forêt que celle qu'on connaît aujourd'hui.C'est-à-dire que les ventes de pruches et de hêtres étaient beaucoup plus considérables.Présentement, il y a beaucoup de spéculation quant à savoir ce qu'était la forêt de feuillus au sud-ouest du Québec avant la colonisation.Pour André Bouchard, cette question est loin d'être simplement théorique.«II est essentiel de savoir quels sont les arbres qui poussaient avant que l'homme intervienne afin de connaître le véritable potentiel de nos forêts.Ces connaissances nous permettront de favoriser un reboisement efficace et de privilégier certaines espèces qui se développent mieux que d'autres dans cette région.» Mais comment cette forêt tout-a-fait exceptionnelle a-t-elle pu résister, au cours des siècles, à l'exploitation sauvage que les colons pratiquaient?Cette question qui relève plus des historiens que des écologistes, nous apprend que les membres de la famille Muir, installés sur cette terre vers 1827, étaient d'excellents cultivateurs.Ils n'ont donc jamais eu besoin d'exploiter leur forêt pour vivre: les revenus que rapportait leur terre étaient suffisants.Présentement, selon Alain Meilleur, écologiste à l'UQAM, la forêt Muir est menacée plus que jamais.Déjà certaines coupes mineures ont été effectuées.Mme Anne- Muir, l'actuelle propriétaire, elle-même presque centenaire, est également la dernière descendante de la famille.Ses quelques petits enfants qui seraient en mesure de prendre la relève ne demeurent pas dans la région et ne semblent pas intéressés à conserver cet héritage unique.Quand Mme Muir décédera, ces vieux arbres qui sont, comme l'écrivent les auteurs de l'étude, «les derniers témoins d'un processus succcssionnel observable seulement dans les forêts très peu perturbées», seront à la merci du premier venu qui pourrait détruire sans discernement le joyau du patrimoine écologique québécois.Cependant, elle est encore en excellente santé, dit Alain Meilleur.«Il y a beaucoup de regéné-rescenec et toutes les classes d'âge y sont représentées, ce qui est très rare.» D'ailleurs, ce qui frappe lorsqu'on pénètre dans cette forêt luxuriante, c'est ce toit de verdure opaque formé par les érables, les hêtres et les pruches qui filtrent presque complètement les rayons du soleil.Malgré son bon état, la forêt Muir doit être protégée, selon André Bouchard.« En ce moment, plus personne n'est responsable du maintien de la forêt.Mme Muir n'habite plus la maison située sur la terre.Étant donné son inestimable valeur écologique et sa précarité, un statut de réserve écologique doit lui être accordé de toute urgence», dit-il.Le ministère de l'Environnement du Québec étudie actuellement la possibilité d'acheter la forêt Muir et d'en faire une réserve écologique axée sur la recherche afin de la préserver de toute forme d'exploitation.PIERRE GRAVEL n I y a quelque H chose de révélateur dans le fait que He ward Graff-ley ait demande a Hugh MacLennan, son « maître et ami», de préfacer ses mémoires politiques.Des 1945, le célèbre essayiste et romancier avait décrit, dans Two Solitudes, le gouffre séparant les communautés francophone et anglophone au Québec.Treize ans plus tard, son ancien disciple.He-ward Grafftey.entreprenait une longue carrière politique qui allait toute entière se dérouler sous le signe de ia marginalité.Voire de la solitude.Même aujourd'hui, le récit qu'il en fait, dans A l'écoute du passé/de Diefenbaker à Mulroney, risque peu de faire époque dans la littérature politique canadienne.Est-ce dù au contexte politique dans lequel il nous replonge?À sa façon un peu agaçante de donner des conseils aux dirigeants conservateurs d'aujourd'hui pour réussir là où ceux de sa généra-lion ont échoué?Qu encore en raison des maladresses de la traduction?Toujours est-il qu'il faut avoir un goût marqué de l'anecdote ou la passion de l'histoire politique canadienne pour traverser sans s'ennuyer les 300 pages de cet ouvrage.Des la préface, a la page 17, on est prévenu: ce livre «pour le public non averti, sera d'une lecture difficile».Et comment! Difficile en effet de maintenir l'intérêt du lecteur sur le fonctionnement interne du Parti conservateur de John Diefenbaker, Robert Stanfield ou |oe Clark dont bien peu de Québécois garderont un souvenir impérissable! Qu sur les dessous de la politique fédérale à une époque ou le Québec concentrait le plus clair de ses énergies à sa propre Revolution tranquille.«Mais l'historien trouvera sans doute d'une grande richesse celte chronique de plus de vingt années» sur la scène fédérale.Il est tout à fait exact que certains souvenirs de M.Grafftey ne manquent pas d'intérêt et apportent un éclairage nouveau à des incidents ayant, un jour, retenu l'attention.Comme, par exemple, les tractations ayant amené I ex-ministre libéral Claude Wagner à quitter la scène québécoise, en 1972.pour devenir, en échange de 300 000$, le bras droit du chef conservateur Robert Stanfield.«Mon instinct de survie politique motivait mon refus de participer à cette âneric.» Il eut mieux valu, estime l'ex-depute de Brome-Missisquoi, consacrer ces ressources a la construction du PC au Quebec.Dans la conjoncture de l'époque, «il ne fait aucun douie que Bob Stanfield nous aurait menés au pouvoir.Au contraire, la direction du parti décida, grâce à une valise pleine d'argent, de métamorphoser un rouge en bleu.Aux urnes, le peuple québécois repondit a cette insulte par un rejet écrasant du parti.» Curieusement, ce sont ces échecs répétés du Parti conservateur au Québec qui finissent par rendre attachant cet homme, anglophone et protestant qui, pendant une vingtaine d'années, est parvenu à se maintenir en sellé dans un comte majoritairement catholique et francophone.Toute la vie politique de Heward Grafftey a en effet été marquée de luttes difficiles pour prendre pied et survivre sur la scène politique locale, dans son propre parti et au gouvernement ou sa carrière ministérielle aura été bien éphémère.tu Au fond, son cheminement illustre, de façon un peu pitoyable, les touchants efforts d'un représentant d'une des deux «solitu-.des» pour jeter un pont durable vers l'autre.Et tenter de faire valoir son point de vue au sein de là majorité anglophone du Canada.Evoquant ses difficultés de s'intégrer dans l'un ou l'autre groupe à Ottawa, il avoue: «l'en vins bientôt à éprouver les sentiments des metis qui n'acceptent jamais vraiment aucun des deux côtes de leur héritage ancestral.» Le lecteur francophone aura peut-être aussi le sentiment d'un étrange métissage devant certaines maladresses dans la traduction du livre de M.Grafftey.Ou.à tout le moins, il constatera.' qu'on n'a pas fait appel à un fami-: lier de la vie politique d'ici.Comment, autrement, expliquer que.l'ancien Parti CCI* soit présente comme le FCC?Ou que les anglophones deputy ministers acee-' dent subitement au rang de «députés ministres» alors qu'on les croyait sous-ministres?Ou encore qu'un nom aussi répandu ici que celui de l'ancien lieutenant gouverneur du Québec, Paul Comtois, s'écrive tout a coup Compioisl En rédigeant ses mémoires, M.Grafftey a voulu nous mettre À \u2022 l'écoute du passé.Plusieurs de ses ! lecteurs francophones auront plutôt l'impression d'entendre l'expression d'une bien lointaine ; solitude.À l'écoute du passé De Diefenbaker à Mulroney par Heward Grafftey 310 pagçs Guérin Editeur ISBN-2-7601-2344-8.- - Be Mission accomplie, Columbia récupère le laboratoire de l'espace Associated Press Le satellite LDEF (Long duration exposure facility, ou laboratoire d'exposition de longue durée dans l'espace) mesure neuf mètres de long et pèse plus de 11 tonnes.De la taille d'un autobus, c'est le plus gros satellite jamais chargé dans la soute d'une navette spatiale.PHOTO REUTER UPI CAPCARNAVERAL ¦ Mission accomplie.Les astronautes de Columbia ont récupéré hier le laboratoire de l'espace LDEF, grâce au bras articulé du robot embarqué à bord de la navette spatiale.L'opération s'est déroulée à la vitesse de 28000 km/h à 323 km exactement au-dessus de la Terre.«Nous avons LDEF», a annoncé le commandant de bord Dan Brandenstein.« Felicitation », a répondu la mission de contrôle au sol.«Vous avez rendu heureux pas mal de scientifiques».En effet, si la mission Columbia avait échoué, le satellite se serait désintégré aux alentours du 9 mars en pénétrant dans l'atmosphère terrestre.L'attraction terrestre l'attirait tout doucement vers la Terre au rythme d'un kilomètre par jour et les données qu'il collecte depuis ses six années passées en orbite autour de la Terre auraient été irrémédiablement perdues pour la communauté scientifique.La taille d'un autobus Le satellite LDEF (Long duration exposure facility, ou laboratoire d'exposition de longue durée dans l'espace) mesure neuf mètres de long et pèse plus de 11 tonnes.De la taille d'un autobus, c'est le plus gros satellite jamais chargé dans la soute d'une navette spatiale.Il contient une moisson d'informations sur la résistance d'un satellite à l'espace, comme l'effet du bombardement par les micro-météorites et l'oxygène atomique.Le résultat de ces expériences est important pour la création des futures stations orbitales et donc pour le programme de «guerre des étoiles».Depuis son lancement trois jours plus tôt, la navette poursuivait le satellite dans une course folle au cours de laquelle les deux objets volants ont fait plus de 50 fois le tour de la Terre.Hier, le personnel au sol à Cap GRANDE VENTE DE JANVIER EPARGNEZ 3QO/0 jusqu'à sur tous les tissus de marques réputées PROFITEZ DE L'UNE DE CES OFFRES 1- 2- SUR PRESENTATION DE CETTE ANNONCE VOUS OBTIENDREZ 50* DE RABAIS 25$ 50$ de rabais sur le rembourrage d'un fauteuil de rabais sur le rembourrage d'un canapé et d'un fauteuil \u2014 30% de réduction sur tous les tissus de marques réputées Estimation verbale gratuite 6 RAISONS DE FAIRE RENOVER VOS MEUBLES 1.Choquo plèc« eif ontl»-tdé romont démontft*.2.lo codro do bol» oj» renforcé «t, tl noconolro.cortol-no» piocoi sont romplacoo>.3.loi couitint ion» coupé! «t ojuitoi talon lo motif choisi.4.L*i tlmi» sont îolijnou- semtnt coupé* por noi or-fiions.5.lo* hjjuj «ont ciiorth por un* couturier* «xporimontéo.6.Lo finition oit complété* dvk un grand soin *t cttoqu* maubl* *tt entièrement r*« vérifié «t ombelle pour lo II-vrolion.-t er»r.H1V 3G3 V ; an I grands gagner 1.Une réplique F-40 de Design Auto, un véhicule de collection d'une valeur de 30000$ offert par Ultramar.2.Un séjour d'une semaine, pour deux personnes, à Paris, une valeur de 2500$ offert par CJMS/CKMF.3.Dix week-ends de ski à La Réserve, avec hébergement, repas et remonte-pente, pour deux personnes, une valeur de 450 $ chacun, offerts par CJMS/CKMS.dim 97.7 At ft III' cjmst28 POUR PARTICIPER: Remplissez le bulletin de participation ci-dessous et retournez-le à l'adresse indiquée avant 16 h le 19 janvier 1990 ou déposez-le dans les boites prévues à cet effet au Salon international de l'auto de Montréal au Stade olympique, avant 20 h.le 21 janvier 1990.Ce bulletin sera publié tous les jours dans La Presse, jusqu'au 20 janvier 1990.Le tirage au sort pour l'attribution des prix se fera à la clôture du salon, le 21 janvier 1990 à 22h.La valeur totale des prix offerts est de 37 0C0 S.Le texte des règlements de ce concours est disponible au Salon international de l'auto de Montréal et à La Presse.Une initiative de la CORPORATION DES CONCESSIONNAIRES DAUTOMOBILES DE MONTRÉAL INC STADE OLYMPIQUE du 11 au 21 janvier 1990 l'H IX Concours «L'ULTRAMOBILE» La Presse.Ltèe CP.5020 Suce.Place d'Armes MONTREAL QC H2Y3M1 Nom_ Adresse Ville_ _ Age - App III Code postal Tél.4 salon international COLLÈGE MARIE- VICTORIN iiiii Le CAP Santé vous invite à choisir le mieux-être avec sa formule.MA SANTÉ EN DOUCE C0UR2 Harmonie par le yoga Initiation au massage Shiatsu Gymnastique douce Alimentation et santé, etc.\"77 ATELIERS INTENSIFS (fin de semaine) Shiatsu pour femmes enceintes Gymnastique douce (initiation) Massage de détente ~j ' \"'Semaine santé à la campagne, etc.Les cours commencent fans la semaine du 23 Janvier.Pour en savoir davantage, nous vous invitons à une soirée Portes ouvertes (information, démonstrations et inscriptions) qui aura lieu le mardi 16 janvier 1990.de 19h à 21 h, au pavillon de La Salle du Collège Marie-Victorin (3e étage).L'entrée est libre.INFORMATIONS: 328-3828 Canaveral a pu observer pendant environ deux minutes les deux engins spatiaux qui brillaient distinctement en passant à ia verticale exacte de la base de lancement.Ils n'étaient plus qu'à une vingtaine de kilomètres l'un de l'autre.Après les derniers travaux d'approche effectués par commande manuelle, la navette s'est présentée à l'envers, face au satellite, prêt à être enfourne dans la soute.La spécialiste Bonnie Dunbar a alors manipulé le satellite à l'aide de son bras télémanipulateur de 15 mètres pendant plus de quatre heures pour permettre à l'équipage de le photographier sous toutes les coutures, au cas où il serait abîmé lors de son retour dans l'atmosphère.Les cinq astronautes de Columbia doivent passer encore une semaine dans l'espace et regagner» la Terre vendredi.Le plus lourd satellite à être ramené sur Terre Agence France-Presse HOUSTON ¦ Le laboratoire LDEF ( Long Duration Exposure Facility), rattrapé et agrippé en orbite hier par la navette Columbia avant sa mise en soute, sera le plus lourd satellite à être ramené à Terre et le plus longuement exposé aux rudes conditions de l'espace.Long de 9,2 m et d'un diamètre t de 4,2 m, le LDEF pèse un peu , plus de 10 tonnes.En forme d'énorme crayon à 12 côtés, cette i, structure en aluminium est équi- i| pée d'une multitude d'appareils et de 10000 échantillons de matériaux regroupés en 57 expériences scientifiques et technologiques.De conception assez sommaire, le LDEF ne possède aucune télé-métrie qui puisse renseigner sur son état, ni d'alimentation électrique autonome.Les 57 expériences à son bord sont divisées en quatre catégories: étude des matériaux, propulsion et énergie à combustible solide, électronique et optique.Un total de 16 universités américaines, 13 sociétés privées et huit centres de recherches de la NASA, huit laboratoires du Pentagone et 43 établissements scientifiques européens et canadiens ont participé à ce programme.Les résultats des expériences du LDEF ont aussi un importance capitale pour le programme militaire américain IDS (Initiative de Défense Stratégique).À bord du LDEF, qui a coûté 15 millions $ malgré les nombreux équipements et expériences offerts par les organismes scientifi- il ques intéressés, se trouvent no- t tamment 12,5 millions de graines c| de tomate.Les savants sont curieux de savoir si une exposition de longue durée de ces graines à l'apesanteur affecte leur croissance, une fois plantées dans un environnement normal, sur Terre.Des échantillons de peinture et d'alliages révolutionnaires au moment du lancement il y a six ans risquent de ne plus être à la pointe du progrès à leur retour sur Terre à cause des progrès accomplis entre-temps.L'objet du LDEF est d'étudier le vieillissement et la corrosion des matériaux provoqué par l'effet cummulé du flux solaire, du flux d'ultra-violets, du cycle thermi; que, des rayons cosmiques, qui provoquent une dégradation de certains paramètres.En vi igu^Sment' 45 S) CP\"* eue i»sïnp**8te- vSpV°S et d'une C75%\\n-V odouc\\ssant Bou9e One Itl \u2022\u2022\u2022\u2022*«\t\t\t \t\t\t :-in£^u* .981-4742, cO0r,a\\.63v6741 Ceowe aie m "]
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