La presse, 22 avril 1990, B. Sciences et techniques
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AVRIL 1990 u À'TIRE-DlAILE.Le merle d'Amérique (un juvénile sur notre photo), est parfois considéré comme un des meilleurs chanteurs du continent.photo pierre cincras.La Presse Léchant de l'oiseau: un cri de guerre pierre cingras o m b î e n d'auteurs Sont chanté le xJbM gazo u i 111 is amoureux des oiseaux.Pourtant la réalité SBHBB est beaucoup moins poétique.Considéré comme un caractère sexuel secondaire, le chant, chez les oiseaux, est habituellement l'apanage du mâle et il est sous contrôle hormonal.Ce comportement a pour objectif d'avertir tous les autres mâles de son espèce qu'il est en pleine en possession de son territoire aux frontières invisibles.Le chant joue aussi un rôle d'attraction auprès des femelles en vue de former un couple.U servirait aussi de «lien» entre le couple au cours de la couvaison; il est inné.La longue et complexe tirade du mâle serait, aussi, le fruit d'un apprentissage à l'école des parents.Règle générale, les oiseaux ne font entendre leur chant qu'au printemps, lors de prise de possession de territoire, durant la formation du couple et durant la période de nidification.Le chant cesse quand cette étape est terminée, habituellement durant la mue.Ceux qui défendent leur territoire durant toute l'année, comme le moqueur polyglotte, le troglodyte de Caroline ou encore le cardinal, vont chanter même au cours de l'hiver (surtout dans le Sud du continent), mais moins souvent qu'au cours de la période nuptiale.D'autres vont faire leurs vocalises également durant la migration comme c'est le cas du bruant à gorge blanche, du bruant à couronne blanche et du bruant faune ainsi que des parulines qui vivent en forêt.Plus de 2000 par jour Contrairement au cri dont nous avons parlé la semaine dernière, le chant est une suite de notes assez élaborées, souvent regroupées sous forme de «phrases» et répétées à intervalle régulier.La sérénade dure environ quatre secondes mais peut s'allonger durant dix secondes chez le troglodyte des forêts.L'auteur Arthur Cleveland Bent rapporte que la mélodie du cardinal à poitrine rose varie de 2 à 6,8 secondes alors que celle du cardinal rouge dure de 1,8 à 4,2 secondes.(C'est ce qu'on appelle avoir le souci du détail).L'auteur John K.Terres dans The Audubon Society Encyclo-pedia of North American Birds, raconte que les études sur la fréquence du chant ont donné des résultats étonnants.Far exemple, un bruant chanteur a répété son air 2 305 fois au cours d'une journée de mai.On a aussi calculé qu'une pa-ruline verte à gorge noire avait chanté 3 000 fois durant 16 heures.Il semble cependant que le record «mondial» pour le nombre de cantates répétées au cours d'une journée appartiendrait à un vireao aux yeux rouges particulièrement en voix: il aurait chanté 22 197 fois ce jour-là.Dans certaines circontances, explique pour sa part Christo-pher Leahy, dans The Birdwat-cher's Companion, les oiseaux chantent un chant exceptio-nellement doux, souvent plus élaboré que chant principal.Ce «subsong», selon la littérature scientifique américaine, s'entend parfois les jours de mauvais temps ou encore dans la chaleur du jour.En duo ou en concert Les oiseaux chantent habituellement au lever du jour mais l'intensité du concert baisse progressivement jusqu'à midi pour reprendre jusqu'à la fin de la journée.Un mâle peut toutefois se mettre à chanter vigoureusement en plein soleil si un intrus envahit son territoire.Certaines espèces ( merle d'Amérique, bruant vespéral, burant indigo) chantent lorsqu'ils sont sur le sol mais la plupart d'entre eux se donnent en spectacle du haut d'un perchoir.Us sont plus discrets lorsqu'il vente ou quand le temps est humide mais la chose peut néanmoins se produire, même au cours d'une pluie fine.Certaines espèces chantent aussi la nuit.Le troglodyte des marais, la paruline couronnée, le moqueur polyglotte et le bruant sauterelle sont de ceux-là.je me souviens par ailleurs d'avoir entendu en pleine nuit, dans un quartier de Montréal où les arbres étaient plustôt rares, un bruant à gorge blanche durant un long moment.La lumière urbaine lui laissait peut-être l'impression d'être en plein jour.Il arrive parfois que l'on entende aussi des merles d'Amérique chanter à la noirceur.Chez certaines espèces, les femelles sont aussi douées pour les vocalises.Parmi quelques espèces tropicales, rapporte Terres, mâle et femelle chantent ensemble le même chant, parfois des chants différents, mais à certaines occasions des portions d'un chant que les deux oiseaux entonnent alternativement.Parfois, la coordination est si précise qu'on a l'impression que le chant provient d'un seul oiseau.Chez les espèces nord-américaines, les femelles chantent moins souvent qu'ailleurs dans le monde, semble-t-il.Durant la période de nidification, certaines d'entre elles possèdent un chant aussi élaboré que celui du mâle.Il s'agit notamment du moqueur chat, de l'oriole du nord, du cardinal rouge, du dur-bec des pins, du moineau domestique et du cardinal à poitrine rose.Les couples de grives à joues grises, de troglodytes de Caroline et de cardinaux chantent même en duo.11 semble que le chant de la femelle sert à consolider les liens qui les unissent.Quel est l'oiseau qui chante le mieux?SUITE A LA PAGE B4 Les m jours hors du temps de véronique Le Cuen Les résultats en valent-ils le coup?carole thibaudeau m- n se souvient de Véronique Le Guen, cette belle aventurière de 33 ans, spéléologue, \" MmÊmÊ vie un peu plus d'un an après son séjour de 111 jours «hors du temps», à 80 mètres sous terre, ayant ainsi battu le record de l'isolement temporel.Ce suicide soudain a soulevé bien des questions d'éthique sur la pertinence de certaines expériences scientifiques.Les résultats scientifiques obtenus valent-ils le coup d'une telle souffrance vécue par le cobaye?Pourquoi une jeune femme considérée comme forte ne se remet-elle pas de cet épisode, éprouvant certes, mais dans des limites qu'on croyait humainement acceptables?Michel Siffre, le directeur scientifique du projet, attribue la cause de son suicide à la vie pjrivée de la jeune femme.«II y a peut-être eu des problèmes relationnels avec son entourage, des problèmes d'ordre intime», a-t-il commenté laconiquement au lendemain de sa mort le 18 janvier dernier, soit un peu plus d'un an après sa sortie du gouffre de Valat-Nègre.Le spéléologue refuse de voir un lien entre le suicide de son «cobaye» et son expérience «hors du temps».Interrogé par La Presse, il a affirmé que la vie hors du temps est plutôt un «élément de stabilisation» et que de tels séjours sont parfois recommandés pour guérir des cas d'insomnie.«On appelle cela une expérience de libre cours, explique-t-il.On y laisse le corps vivre selon son propre rythme, sans les stimuli du soleil ou de la vie sociale.» Les rythmes fondamentaux L'objectif de cette réclusion volontaire, dans le gouffre de Valat-Nègre, près de Millau, en France, était d'étudier les rythmes biologiques fondamentaux, spontanément adoptés par l'organisme en l'absence de jours et de nuits.Entre autres, le cycle veille-sommeil est différent du rythme nuit-jour terrestre.Véronique Le Guen a ainsi vécu des «nuits» de trente heures et plusieurs i -, m Véronique Le Guen.juste avant sa descente dans le gouffre où elle devait passer 111 jours.photothèque, u presse «journées» de cinquante, voire soixante-dix heures, à tel point .qu'elle a vécu quarante-deux jours en trois mois et demi.Elle ne possédait pas de montre sous terre et la température ambiante, en quatre mois, n'a pas varié d'un iota : 9,5 degrés Celsius.Grâce aux échantillons de sang, d'urine et de salive qu'elle envoyait sur terre régulièrement et grâce aussi aux électrodes dont elle était bardée et qui captaient son activité cardiaque et son activité cérébrale, la spéléologue a fourni aux scientifiques une batterie de données physiologiques sur les réactions de l'organisme lorsque plongé hors du temps.On peut étudier ainsi les variations périodiques de la température du corps, de la tension artérielle et de multiples sécrétions hormonales, contrôlées en permanence par nos horloges biologiques.Ces notions sur la réponse de l'organisme à un contexte sans jour et ni nuit peuvent s'avérer utiles à ceux qui planifient des voyages dans l'espace, des longs séjours dans les sous-marins nucléaires, les expéditions polaires, etc.Résultats d'ici quelques mois «Nous sommes en train d'établir sur ordinateur une banque de données assez astronomique.Nous avons recueilli une centaine d'échantillons d'urine, sur lesquels nous avons pratiqué 18 000 analyses.Il en reste encore quelques centaines à faire, sans compter les analyses sanguines», affirme M.Michel Siffre, directeur du projet.Les conclusions relatives à cette études devraient être publiées d'ici quelques mois dans des revues scientifiques.«Nous ne sommes pas pressé, soutient M.Siffre.Ma banque de donnée devance et écrase celle de tous les autres chercheurs qui travaillent dans le même domaine dans le monde.» M.Siffre, lui-même spéléologue, avait battu un record d'isolement dans les années 60.Pour l'expérience Le Guen, il s'est adjoint la collaboration de laboratoires reconnus: le centre anticancéreux Antoine-Lacassagne de Nice, le laboratoire de thcrmologie biomédicale de l'Université de Strasbourg et le Centre neurologique de Lyon.Expériences mystiques Les expériences hors du temps sont une chose assez bien documentée.«On en compte 300 à 400 dans la littérature scientifique, principalement allemande, britannique et soviétique, explique Michel Siffre.Il ne faut pas les confondre avec les expériences de privation sensorielle, bien qu'il y ait évidemment une réduction sensorielle dans les expériences hors du temps.» Il n'est pas exceptionnel que les personnes soumises à une privation ou à une réduction sensorielle soient sujettes à des épisodes dépressifs encore longtemps après l'expérience.«l'ai peur de la vie» disait Véronique le Guen, un an après être sortie du gouffre de Valat-Nègre, indemne physiquement mais profondément atteinte psychologiquement.Au cours de ses 111 jours d'isolement sensoriel, Véronique Le Guen avait vécu des expériences mystiques et avait pensé devenir folle.Elle avait cependant acquis durant ce temps une mémoire phénoménale.Ces expériences sont difficiles et angoissantes, mais la réadaptation à la réalité, après l'expérience, est plus dificile encore.Pour Véronique Le Guen, cela a été l'expérience la plus dure de sa vie.«Il y a des revers très difficiles à vivre quand on revient sur terre, confiait-elle il y trois mois à la radio française.C'est une alternance de hauts cl de bas.Néanmoins, c'est une expérience à vivre.C'est une expérience que l'on met dix ans à digérer totalement.» Il semble que Véronique Le Guen n'ait pas eu le courage d'attendre si longtemps.Quatorze mois après son exploit de recluse volontaire, la spéléologue avalait un tube de barbituriques.« Les risques pour la santé mentale n 'ont pas été pris assez au sérieux » Le Carnet d'observation Page B 4 S carole thibaudeau SÊ WQl ePu's 'e Procès de %t BU?Nuremberg, après les horreurs perpétrées par les médecins nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale, on s'entend sur deux grands principes éthiques de base, explique le docteur Frédéric Grunberg, psychiatre à l'Hôpital Louis-Hippolite Lafontaine.» La première balise à respecter, c'est le ratio risque/bénéfice.Les risques encourus par la personne sur qui on expérimente doivent être en proportion avec les bénéfices escomptés.La seconde, c'est que les sujets de recherche doivent donner leur consentement libre et éclairé, et ils doivent pouvoir se retirer du processus librement lorsqu'ils le décident.« Dans le cas de l'expérience de Véronique Le Guen, la seconde balise était certainement respectée.La spéléologue était tout à fait partie prenante de l'expérience», affirme le docteur Grunberg.« Mais c'est sur la première condition morale de l'expérience que l'on peut s'interroger, poursuit le psychiatre.Le risque pour la santé mentale n'a pas été pris très au sérieux par les expérimentateurs.On n'a pas le droit de faire prendre un tel risque, surtout dans une expérience n'ayant aucun but thérapeutique.Chose certaine, il aurait fallu assurer un suivi psychologique à long terme après l'expérience.» Mis à part cette lacune, le docteur Grunberg assure que la base scientifique de l'expérience Cent jours hors du temps était solide.But humanitaire, ou non Nous pouvons diviser en deux catégories les recherches sur des humains, explique le docteur Grunberg.D'une part, on distingue les expériences qui ont pour unique but l'augmentation des connaissances scientifiques, sans nécessairement apporter d'autres bénéfices particuliers à l'humanité.«On n'a pas le droit de faire prendre un tel risque, surtout dans une expérience n'ayant aucun but thérapeutique ».C'est le cas de l'expérience Cent jours hors du temps vécue par Véronique Le Guen.Ce projet visait à augmenter les connaissances que nous avons des réactions de l'être humain à l'isolement.D'autre part, il y a les innombrables recherches comportant une visée thérapeutique: tous les tests cliniques sur les nouveaux médicaments, par exemple.«Les souffrances et les risques encourus par les sujets d'expérience sont davantage justifiés dans le cas de recherches à caractère thérapeutique» conclut le docteur Grunberg.Le docteur Frédéric Grunberg.PHOTO MICHEL CRAVEL, Li Presse B2« LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 22 AVRIL 1990 * i # i l t i i HHHBflSBBHflBH L3 tPcr casse V?-\t4*1'9 \u2022 ,.É \u2022 \\ ,\t».»\t\u2022 \u2022 \u2022 '.\u2022 c*\t\u2022 ^* .\u2022 * \u2022 TPI 1 \u2022 i \u2022 1 Paul Desmarais Roger D.Landry H tfll ¦ tfYI*ï Q 1 président du conseil président et éditeur JJiVlJLLvf JL JL&JL 1 'irtmini-r'^-on\t\tClaude Masson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins directeur de 1 information\tAlain Dubuc éditorialiste en cnef \t\t\t\t Fête de la Terre: séparer l'ivraie du bon grain Aen croire les nouveaux baptisés de l'écologie, de la «qualité de vie» et de l'environnement, on ne pourra bientôt plus respirer, ni boire de lait ou d'eau, ni manger salé ou sucré, ni se nourrir de viande ou de poisson, ni se tenir debout ou assis, ni demeurer dans nos maisons ou dans nos bureaux, ni se départir de nos déchets liquides ou solides, ni se promener sur les routes ou dans les forêts, ni se baigner ou skier, ni construire d'usines, ni posséder de centrales électriques ou nucléaires, ni écrire sur du papier journal.Tout est mauvais, pollué, taré, souillé, irrespi-A \"mr rab\\e, nocif, malsain, délétère, empoisonné, ve-mk nimeux, vénéneux, corrompu, gâte, toxique, ! A^t'' v N dangereux, mortel.En résume, nous sommes WBL JBii \\ des morts en sursis, des morts ambulants.C'est la grande mode.C'est la décennie des trois «R»: récupération, recyclage, récurage.Les gouvernements s'embarquent tête baissée dans des programmes d'environnement à coups de millions sans trop savoir où ils s'en vont.Mais le sujet est électoralement rentable.Les entreprises se donnent bonne conscience en dépensant des sommes énormes souventes fois reçues en subventions, ou fer- ment leurs usines en se cachant derrière la trop grande sévérité des normes environnementales à observer.Des groupes de pression naissent presque quotidiennement pour dénoncer telle situation, des lobbyistes font «la passe du siècle» en se recyclant dans ce domaine encore tout vierge, des agents de développement utilisent à outrance cette nouvelle valeur, des animateurs communautaires se trouvent une nouvelle vocation.L'industrie de l'environnement est née.La «business» roule à milliards dans les divers pays du monde: assainissement de l'eau, de l'air, de la nature, de l'homme et de ses habitudes.Tout nouveau, tout beau! Le Jour de la Terre, qui est célébré aujourd'hui même dans 135 pays du monde, est une occasion propice de réflexion positive sur la protection de notre environnement.Il faut cesser d'être exclusivement négatif et pessimiste en regard de la qualité de vie.Le monde existe depuis si longtemps et les gens d'hier ont aussi bien vécu que ceux d'aujourd'hui.Des progrés écologiques énormes ont été accomplis par et pour l'homme.Partout dans l'univers, d'heureuses initiatives sont enclenchées et des réalisations en cours ou complétées pour améliorer le sort de l'humanité.Aujourd'hui, des millions de personnes vont planter des arbres, nettoyer des plages, marcher dans les rues, participer à des concerts sur les cinq continents pour sensibiliser le monde à la protection de la planète.Voilà qui est positif, qui incite bien davantage à s'occuper de son environnement individuel et collectif que toutes ces dénonciations à remporte-pièce qui donnent au noble thème écologique un caractère de punition, de correction, de sanction, de châtiment.Trop souvent, depuis que l'environnement est devenu un sujet majeur, un thème de société, une priorité mondiale, des ténors plus ou moins sincères ont cherché des coupables, ont levé un doigt accusateur, ont crié à la vengeance envers qui n'était pas de leur école de pensée.Paris ne s'est pas construit en un jour.Avant que la Terre ne devienne propre, propre, propre, il faudra du temps, de la compréhension, de la conviction, de l'encouragement, de l'incitation.Le positivisme fera beaucoup plus que le négativisme pour l'amélioration de la qualité de notre planète, de notre pays, de notre ville, de notre quartier, de notre rue, de notre cour.\u2022Un sourire, c'est un moyen peu coûteux de vous embellir».(WYOMINC TUCKER) awûm MASSON La boîte aux lettres ¦ ».t > i \\ \\ » t t I 1 I Les sages-femmes : un anachronisme Le président de ia Corporation professionnelle des médecins du Québec, le Dr Augustin Roy, commente ici un récent article de notre collaboratrice Franche Pelletier.Madame, Je lis avec beaucoup d'intérêt vos articles dans La Presse et j'accepte votre engagement féministe et politique.Vos articles me paraissent documentés.Ceci étant dit, j'ai été fort étonné de certains propos que vous teniez dans votre article du 17 mars dernier, intitulé «Sage-femme sur la sellette».Au-delà des conceptions oppo-.sées que l'on peut avoir sur le déroulement d'un accouchement, il demeure qu'en 1990 la mort d'un bébé pendant le travail est un drame le plus souvent évita-ble, si l'équipe de soins est compétente.Près de 90 000 bébés naissent chaque année au Québec.Lorsque vous dites que 150 meurent sans qu'il n'y ait enquête, vous êtes dans l'erreur.Vous ignorez en premier lieu les vérifications faites par le Comité d'appréciation des actes médicaux et le Comité d'étude de la mortalité périnatale de chaque hôpital qui examinent chaque décès hospitalier.Vous ne connaissez pas non plus l'existence du Comité d'étude de la mortalité périnatale de la Corporation professionnelle des médecins qui étudie tous les dossiers de mort-nés et de décès néonatals.Depuis dix ans, ces études ont permis d'identifier des problèmes et de faire des recommandations pour une meilleure surveillance des patients pendant la grossesse et pendant le travail.Comme un grand nombre de décès néonatals surviennent chez des prématurés et des bébés de petit poids, la Corporation a publié en 1986 un Guide intitulé La nécessaire corrélation des services obstétricaux, dans lequel elle incite les médecins et les centres hospitaliers dépourvus d'un service de néonatalogie à établir des ententes de services avec les milieux spécialisés pour s'occuper des mères et des bébés à risque.Même si la mortalité périnatale au Québec est une des plus basses au monde, la Corporation est consciente qu'il faille diminuer l'incidence des prématurés, des bébés de petit poids et des bébés handicapés physiquement ou mentalement, et qu'il soit nécessaire d'établir une politique de périnatalité pour atteindre ces objectifs.Vous vous trompez également lorsque vous affirmez qu'une étude publiée dans The Lancet du 12 décembre 1987 a démontré qu'il n'y avait aucune différence de mortalité et de morbidité périnatales entre les accouchements à domicile et à l'hôpital ».Vous reproduisez alors l'opinion erronée du docteur Michel Odcnt.En fait, l'article en question ne parle même pas d'accouchement à domicile.Tout ce qu'il conclut, c'est qu'il n'est pas justifié de procéder au monitoring foetal de routine chez toutes les femmes en travail.C'est d'ailleurs la position très claire de la Corporation des médecins.Tout accouchement est un acte naturel et physiologique potentiellement dangereux pour la mère ou l'enfant.C'est pour cette unique raison qu'il doit se dérouler en un lieu bien équipé et en présence de personnes capables d'intervenir rapidement à la moindre complication.Le comportement des femmes qui en 1990 consentent à accoucher ailleurs qu'à l'hôpital est incompréhensible et ne peut être cautionné par le gouvernement.La reconnaissance des sages-femmes est un anachronisme arrivant au moment même où elles sont en perte de vitesse partout dans le monde.Le Québec est décidément une société distincte.Est-il cependant nécessaire de toujours naviguer à contre-courant?Augustin ROY, m.d.Un crime dégoûtant ¦ Combien de cas d'inceste révèle-t-on par année?Il y en a trop, beaucoup trop.Avez-vous déjà pensé combien il pourrait y avoir de personnes qui gardent ce secret à l'intérieur d'elles-mêmes pendant des semaines, des mois et même des années?i \u2022 \u2022;ie connais personnellement .'uh&amie qui a été victime d'in-cçste il y a plusieurs années, le \u2022 fus la première personne à qui ; etle.révcla son «secret honteux» \u2022r-[c'est son expression.Lorsque H;La Presse accorde priorité '¦¦ipî/g'.cette rubrique aux lettres qiihfont suite à des articles publics dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer pon texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adressât toute correspondance comme suit: La boite aux lettrés, La Presse, 7, rue Saint-lac-ques, Montréal.H2Y IK9.j'y pense, j'éprouve du dégoût, parce que cet homme savait ce 3u'il faisait; il était conscient es actions qu'il posait à l'égard de cet enfant.Même si ma compagne ne voulait pas, même si elle haïssait ce que cet individu lui faisait, il ne s'est pas privé.le trouve ça dégoûtant.le suis tellement peinée de voir qu'il a profité d'elle, de sa naïveté, de ce qu'il y a de plus beau chez un enfant: son innocence.|e trouve malheureux que ces victimes d'inceste aient à payer pour le mal qu'on leur a fait.En effet, ce sont ELLES qui en subissent les conséquences, ce sont ELLES qui font des cauchemars, ce sont ELLES qui doivent se battre contre cet horreur, ce sont ELLES qui doivent vivre avec ce mauvais rêve pendant toute une vie.le pense qu'il ne faut pas garder ça à l'intérieur.Ces personnes ne sont jamais seules avec elles-mêmes, il y a toujours des gens qui sont prêts à les écouter.Sinon, l'agresseur pourrait revenir.Melanle OINCRAS Greenfield Park 1 r -ta L'insignifiance érigée en système ¦ Bien des gens ont sursauté en apprenant que le Musée national du Canada venait de payer 1,8 million $ pour un tableau constitué de trois bandes verticales de couleur, du peintre américain Newman, La politique d'achat de l'ex-Galerie nationale a toujours été teintée de secret et d'arbitraire.Quelques temps après le décès de Borduas, la Galerie allait acheter à New York un de ses tableaux qu'elle aurait pu obtenir pour dix fois moins cher chez la veuve de l'artiste, à Saint-Hilaire!.La peinture abstraite n'a pas que des adeptes et des chefs-d'oeuvre.Elle est responsable d'une immense nroductio.i de pochades sans hiiérèt et de croûtes frigides.Barnett Newman ( 1905-1970) faisait partie d'un quatuor qui voulait remplacer l'expressionnisme abstrait par un art sobre, discipliné, débarrassé de la littérature et de tout ce qui n'était pas purement visuel.Lui, Morther-well, Rothko et Baziotes (tous influencés par Albers, du Bau-haus) ont voulu aller plus loin que l'école qui mettait l'accent sur la couleur, le ton et la texture plutôt que sur la ligne \u2014 en réduisant le tableau à un rectangle presque vide, qui dit si peu qu'il devient presque muet.On n'est alors pas loin de l'insignifiance érigée en système! Ces oeuvres sans âme, dont le but maintes fois avoué était de choquer, ne choquent plus depuis longtemps.Depuis le carré blanc sur fond blanc de Malévitch, en 1919, on a vu de moins en moins de couleurs.Par définition, les modes passent.L'avant-garde se change fatalement en académisme.Il est vraiment difficile de justifier l'achat d'une oeuvre sophistiquée qui n'a eu qu'une valeur locale, éphémère et plutôt historique qu'artistique.Le tableau de Newman n'est ni américain et canadien.C'est un objet de nulle part, impersonnel et interchangeable.U y a de nombreux artistes canadiens mille fois plus dignes de figurer dans ce musée qui se dit national!.Paul CLADU Écrivain Une insulte ¦ Nous les artistes et citoyens canadiens ci-dessous signataires, protestons avec véhémence contre l'achat par le Musée national du tableau « Voice of Fire » de Barnett Newman, artiste américain peu connu, pour la somme-ex-horbitante de 1 800 000 $.Le tableau est digne d'un décorateur de magasin.Dans cette période de restrictions budgétaires du gouvernement, cette dépense est une insulte faite aux artistes canadiens.Nous croyons que le petit groupe qui préside à ces achats se paie la tête des payeurs de taxes en choisissant des oeuvres hermétiques et dont la popularité et la compréhension sont inversement proportionnelles au nombre de ceux qui pourraient les regarder et les apprécier.Si le Musée national est subventionné par tous les Canadiens, pourquoi faire preuve de tant de parti-pris envers une élite en délire qui ne connaît ni retenue, ni décence.Dans un premier temps, nous exigeons, la révélation publique des noms de ceux qui ont présidé à cette transaction.Ensuite, nous voulons connaître les commissions qui ont été payées et à qui ! Membres de la Société canadienne de l'aquarelle: Richard Bélanger, Sylvie-Dorval Veilleux, P.Langevin, Pierre Veilleux, Léopoid Tanguay, Odette Moreau, Jacques Latulip-pe, Suzanne Rioux, Lulgl Tiengo, Barbara Simmons, Nicole Grisé, M.S.Martin, R.Hedesdorf, P.Gilbert, Jeanne Lamoureux, André Poulin, Yvon Gougeon, Yo-laine Lefebvre, F.Turenne.Fran-cine Girardin, Madeleine Bélanger, Yolande Gauthier, Liliane Michaud, Robert Lortie, Jean G.Mongeau, Laurette Le-gault, Claire Comte, Louise R.Mongeau, Claire Fortin, Mlcheles Thervenln, Oliver Toupin, Norbert Lemlre, Jacqueline Gougeon, Nicole Foreman, Gaétan Ladouceur, André Hamel, Hélène Brunet, Suzanne Marinier, Noémi Bull, Jean P.Vogel, Adrlenne Sherwin, Corinne Pelletier, Gaétan Marseille, Claire Paré, Denis Lalonde.Jean-Paul LADOUCEUR, prés.SCA.L'histoire de l'art etlesBD À M.Jacques Dufresne ¦ J'ai lu avec intérêt votre chronique du 10 mars intitulée Etudiants ou consommateurs?J'ai fortement réagi lorsque j'y ai appris que les étudiants, exténués par leur travail à l'extérieur, réclament des cours à rabais, «que les bandes dessinées remplacent l'histoire de l'art dans les cégeps».Historienne de l'art de formation et malgré cela (?) grande lectrice de BD, je n'ai pu que m'inquiéter de la hiérarchie des genres artistiques sous-tendue par votre phrase.Si je vous lis bien, l'histoire de l'art avec un grand A constitue le temple sacré accessible aux seuls étudiants sages, ceux .qui n'occupent pas d'emploi, et la BD, genre mineur, ne serait qu'une sorte de braderie de bas étage.La BD est un art du XXe siècle qui n'a d'ordinaire plus besoin d'être défendu pour être reconnu comme tel; il y a des décennies que cela se fait.Ainsi le très respectable Institut d'art et d'archéologie de l'Université de Paris offre des cours sur la BD depuis 1970.(.) Mais vos propos m'inquiètent davantage en tant que professeur d'histoire de l'art et aussi en tant que responsable au niveau provincial de la révision des cours complémentaires.En effet, quand vous annoncez que les bandes dessinées remplacent l'histoire de l'art dans les cégeps, vous faites de la désinformation puisque vous n'expliquez nullement la situation concrète d'une telle offre de cours.D'une part, nous ne formons pas au collégial d'historiens de l'art, mais intervenons dans la formation des étudiants d'Arts plastiques et d'Arts appliqués.D'autre part, nous offrons, en cours complémentaires, des cours d'histoire de l'art.Au Cégep d'Ahuntsic où j'enseigne, tous les étudiants, qu'ils proviennent des programmes techniques ou généraux, se voient offrir la possibilité de suivre durant leurs études au moins un cours d'histoire de l'art.Cette présence assurée de notre discipline auprès de tous les étudiants constitue un acquis important et contredit vos affirmations, puisque notre offre de cours est variée.Dans ce contexte de cours complémentaires, certains groupes d'étudiants se verront offrir de l'histoire de l'art contemporain, d'autres de l'histoire de l'architecture, de l'art moderne ou de la BD.La BD ne remplace pas les cours d'histoire de l'art, elle constitue le sujet d'un cours parmi d'autres.(.) Christiane GOSSELIN Collège Ahuntsic De Nelligan à l'avortement [ ¦ Au moment où Montréal affiche l'Opéra Nelligan, Chantai Daigle lance son livre dans lequel elle déclare que c'est le foetus lui-même qui lui demandait d'interrompre sa grossesse! Autrefois, on enfermait le génie; aujourd'hui, on publie la bêtise.Est-ce vraiment du progrès?Peut-on appeler cela de l'évolution?I Chantai Daigle aurait mieux fait d'accoucher de son bébé ét d'avorter de son livre, parce qu'un enfant est toujours une merveille quelles que soient ses origines, tandis que la qualité d'un livre dépend uniquement de son auteur.i Marie ROBILLARD Outremont à I LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AVRIL 1990 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 22 AVRIL 1990 La personnalité de la semaine Le père du théâtre québécois et auteur de la pièce à succès «Ti-Coq» est fait Compagnon de VOrdre du Canada jean beaunoyer On a joué sur différentes scènes du Québec trois pièces de Gratien Gélinas durant la saison théâtrale 1989-90: La Passion de Narcisse Mondoux, Les Fridolinades II et actuellement Bousille et les justes au théâtre de la Compagnie lean Duceppe.jamais il n'a été autant joué.Jamais il n'a été aussi célébré, honoré, admiré par ses semblables.La semaine dernière, il était fait Compagnon de l'Ordre du Canada, la plus grande distinction pour un citoyen de ce pays.«Peut-être que je reçois tous ces honneurs, parce qu'on pense que je vais mourir», lance Gratien Gélinas, aussi direct que le fut Tî-Coq ou Fridolin dans le temps.J'ai envie de répondre dans la même veine: pas de saint grand danger! Monsieur Gélinas a célébré son 80e anniversaire de naissance le 8 décembre dernier.Ce soir-là il jouait le personnage de Narcisse Mondoux pendant deux bonnes heures sur la scène d'un théâtre de l'ouest de Montréal.Quelques mois plus tard il allait jouer le même rôle à New York en anglais et en français s'il vous plaît (le mardi seulement) pendant cinq semaines.l'avais bien envie de lui demander s'il avait ressenti quelque chose de spécial en voyant le chiffre huit sur le gâteau.«Absolument pas.Ce serait différent si je souffrais d'une quelconque maladie mais tout ce que j'ai eu c'est une opération pour des pierres aux reins en 1984 à Minneapolis.Rien d'autre.Je n'ai jamais pris de pilules, médicaments et j'ai tou- jours été actif.C'est différent pour des gens très malades, vieux qui voudraient mourir et qui souffrent trop longtemps.Moi j'ai été chanceux ! » Une pièce à succès Chanceux, têtu, enragé de vivre, de créer à tout prix.Personne ne parlait d'écrire une pièce québécoise dans les années 30.Lui y pensait déjà.Il pensait au cinéma aussi.Presque autant.77-Coq c'était d'abord un film dans sa téie.Mais ce fut finalement une pièce à succès.Plus de 500 représentations, c'était le record absolu de l'époque.Évidemment, il a réussi à le faire son film mais au début des années 50.Gratien Gélinas a admiré Charles Chaplin plus que tout autre artiste.Comme lui, Gratien Gélinas a écrit, joué, dirigé, produit: «Mais moi, je n'écrivais pas la musique», précise-t-il.Fondateur de la canadienne On sait que le père du théâtre québécois a fondé la Comédie canadienne qu'il a dirigée pendant une douzaine d'années, qu'il a été président de la Société de développement de l'industrie du cinéma, membre-fondateur de l'École nationale de Théâtre et administrateur de bon nombre d'autres organismes.Je me suis souvent demandé comment il avait pu concilier aussi efficacement les arts et l'administration.«Quand j'ai commencé, on pouvait compter sur les doigts d'une seule main, les gens qui pouvaient vivre du théâtre au Québec.J'ai donc décidé à cette époque de suivre des cours des ¦Vf 4 a k* * v ¦ - r7 m GRATIEN GÉLINAS «Écrire c'est très important et ça demande tout ce que j'ai, parce qu'ennuyer les gens pendant toute une soirée, c'est une chose grave.» Hautes Etudes commerciales pendant trois ans pour me protéger, pour pouvoir vivre décemment.J'ai été comblé par la suite de vivre de mon théâtre mais mon stage au HEC m'a aidé à gérer et à produire mes spectacles.Disons que je ne savais pas tout du monde de l'administration mais j'en savais assez pour bien choisir les hommes qui m'entouraient et apprécier leur travail.» Un premier doctorat honorifique Si Gratien Gélinas est littéralement bombardé d'honneurs et d'hommages aujourd'hui, il n'était pas pour autant oublié ou mésestimé pendant sa carrière.En 1950, il recevait de l'Université de Montréal le premier doctorat honorifique jamais accordé au Canada à un homme de théâtre.L'Université de Toronto lui accorda le même honneur pour la version anglaise de Ti-Coq.Trois autres universités firent de même, celles de Saskatchewan, Trent et Mount Allison.Après tant d'honneurs, tant de succès, on oublie parfois les échecs.Gratien Gélinas en a essuyé un de taille à New York avec la présentation de Ti-Coq.Il était le producteur de ce spectacle et assumait tous les risques financiers.La pièce n'avait pas marché comme il l'espérait et le déficit était énorme.Pour payer cette énorme dette, il a hypothéqué sa maison d'Oka et il a payé pendant 20 ans jusqu'à la dernière «cenne».Un solitaire Il a aussi écrit une série pour la télévision qui en était alors à ses débuts.Il s'agissait des Quatre Fers en l'air où il interprétait également le personnage principal, un barbier: «l'étais conti- nuellement stressé par les délais, l'écris toujours dans la solitude et je me souviens d'un soir de Noël où je me cachais dans mon bureau pendant que la famille fêtait.Ça été un enfer par moments».Gratien Gélinas écrit lentement, laisse mûrir parfois pendant des années une prochaine pièce.Neuf ans qu'il lui a fallu pour accoucher de Bousille et les justes, quatre ou cinq ans pour La Passion de Narcisse Mondoux et il pense encore à une prochaine pièce.«Écrire c'est très important et ça me demande tout ce que j'ai, parce qu'ennuyer les gens pendant toute une soirée, c'est une chose grave», dit-il.Et ce diable d'homme qui préfère parler du présent et de l'avenir, prépare encore plusieurs projets.«le songe à partir en voyage avec mon épouse Huguette Oli-gny vers un pays que nous n'avons pas encore visité.Probablement la Grèce.Nous allons emporter des cassettes et elle me posera des questions sur toute ma carrière.Apres ça, en revenant de voyage, je pourrais commencer à écrire mes mémoires.«Mais il y a un problème: je dois me préparer au tournage du film basé sur la pièce La Passion de Narcisse Mondoux.Je dois tout refaire le scénario en fonction du film et interprêter le rôle.Vous savez, j'ai découvert l'ordinateur quand j'ai écrit cette pièce.J'avais 75 ans.l'ai adoré ça et j'ai bien hâte de retourner à ma machine.» Voilà! Gratien Gélinas Personnalité de la semaine de Lu Presse en avril 1990 comme il aurait pu l'être en 1946 avec Les Fridolinades, en 1948 avec Ti-Coq, en 1959 avec Bousille et les justes et encore et encore.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.Air Canada i ALCAN ^3 h 3?a les rendez -vous de \u201e\u201e vous P,eS POUR VOUS AVANT TOUT iScêfc Radio-Canada Télévision La grande peur dû cholestérol Les animaux brenda coleman AP-PC_ CHICAGO ¦ La campagne menée depuis deux ans par le gouvernement américain pour réduire la consommation de cholestérol, cette substance grasse censée jouer un rôle capital dans les maladies cardiaques, divise le corps médical.Les chercheurs continuent à publier des éludes expliquant avec force détails comment l'excès de cholestérol conduit à l'obstruction des vaisseaux et, à terme, aux crises cardiaques.Mais d'autres ne manquent pas de rappeler que cette substance joue un rôle tout aussi important dans les membranes cellulaires, les hormones sexuelles et la vitamine D.L'industrie alimentaire a inondé le marché de produits garantis «exempts de cholestérol », des gâteaux tout préparés au beurre de cacahuète qui de toutes façons n'a jamais contenu de cholestérol.Certains spécialistes pensent que l'on inquiète sans nécessité l'opinion car, ce qu'il faut changer, ce sont les habitudes alimentaires plutôt que de se polariser sur le cholestérol.Recherches exhaustives La communauté scientifique américaine a dépensé des millions de dollars pour essayer de savoir si la diminution de la consommation de cholestérol rallongeait véritablement l'espérance de vie.«La preuve du lien entre un taux de cholestérol élevé et les maladies coronaires est indiscutable, a affirmé récemment un groupe de chercheurs de deux grandes institutions américaines, American Heart Association et National Heart, Lung and Blood Institute».Les études de population, les essais cliniques et les expérimentations animales concluent tous dans le même sens.En outre les essais cliniques ont montré qu'en réduisant le taux de cholestérol par des médicaments ou des régimes spéciaux, on limitait parallèlement la fréquence des crises cardiaques.Les résultats les plus sensibles sont obtenus chez les hommes dans la cinquantaine qui avaient de forts taux de cholestérol.Deux études ont montré qu'une baisse de un pour cent du taux de cholestérol dans le sang se traduit par une baisse de deux pour cent des risques cardiaques.Un résultat non négligeable dans un pays comme les États-Unis, où les maladies cardiaques font 300 morts par an.Une obsession Mais les experts font remarquer que l'obsession du cholestérol aboutit à négliger d'autres facteurs contribuant aux maladies cardiaques.Ainsi le professeur Robert Oison estime que le cholestérol n'intervient que pour 20 pour cent dans les risques cardiaques.Quarante pour cent des autres risques sont héréditaires et le reste est dû au tabac, à l'hypertension, à l'obésité, au diabète et à l'absence d'activité physique.En février dernier, le Royal Collège of Physicians de Londres avait recommandé aux médecins de se soucier davantage de l'hérédité familiale que du cholestérol.«Si personne dans une famille n'a eu de crise cardiaque, vous n'allez pas en avoir», estime le professeur Victor Herbert, de New York.La recherche du cholestérol ne doit être effectuée selon lui que lorsque l'hérédité familiale le justifie.D'après deux chercheurs américains, seuls 15 pour cent de la population américaine présente un taux de cholestérol critique, c'est-à-dire aux alentours de 240 milligrammes par décilitre de sang.Mais dans ce cas il faut proscrire l'automédication et consulter un médecin.Les cheveux et la drogué AP CHICAGO ¦ Un test sur des échantillons de cheveux permet de déterminer avec plus de certitude qu'une analyse d'urine si une personne se drogue, selon des chercheurs canadiens.Au contraire de ce dernier, l'examen sur des cheveux permet de découvrir si la personne a pris de la cocaïne plusieurs mois avant l'examen, car le cheveu reste imprégné de drogue tout au long de sa croissance, selon une étude publiée récemment par le tournai ofthe American Médical Association.«Si un adulte décide d'arrêter la drogue plusieurs jours avant l'examen (urinaire) \u2014 et choisit de vous dire qu'il n'a pas pris de drogue \u2014 vous n'y pouvez rien», note le Dr Gi-deon Koren, auteur de l'étude.«Mais, il y a un endroit du corps où la cocaïne se concentre sans qu'on puisse l'éliminer, ce sont les cheveux, ajoute M.Koren.Si un examen urinaire peut être négatif, on ne peut pas cacher qu'on a pris de la drogue avec l'examen capillaire.» Tests probants Le Dr Koren et ses collègues de l'Hôpital des enfants malades de Toronto a procédé aux examens d'urine et capillaires, en 1987, sur 21 patients qui ont affirmé ne s'être jamais drogué.Ils ont comparé ces résultats avec ceux d'une analyse d'urine et d'échantillons de cheveux chez sept cocaïnomanes enceintes et neuf autres drogués.Les analyses d'urine ont été négatives mais les examens d'échantillons de cheveux ont montré que certaines personnes s'étaient droguées autrefois avant d'abandonner la drogue, rapporte le Dr Koren.# Mais il ne désire pas généraliser ces analyses.«Si, à première vue, cette pratique semble efficace, elle ne se généralisera certainement pas immédiatement.» Un des objectifs de ces analyses est de découvrir l'utilisation de drogue chez les femmes enceintes qui refusent de l'avouer.«Si un enfant semble très malade ou a des problèmes qui ne peuvent s'expliquer autrement, l'analyse peut le prouver», explique M.Koren.Le carnet d'observation fà FESTIVAL DES OUTARDES A PLAISANCE ¦ C'est au cours de la semaine prochaine, du 21 au 29 avril, que se déroule la sixième édition du Festival des outardes, à Plaisance, sur le territoire de la réserve faunique du même nom, le long de l'Outaouais, non loin de Hull.Ce festival est l'occasion tout indiquée pour observer plus de 100 000 bernaches du Canada qui séjournent dans ce coin du Québec, au printemps, avant de regagner leur territoire de nidification dans le nord de la province.Organisé par la Société d'écologie de Papineau, en collaboration avec le Club des ornithologues de l'Outaouais et du Ministère du Loisir, de la Chasse et de la pèche, l'événement permettra de vous initier à l'observation d?la bernache grâce à des animateurs du encore en visitant un salle d'interprétation de la nature consacrée à l'outarde.Il y aura également des conférences sur l'initiation à l'ornithologie et présentations de vidéos sur les oiseaux ainsi qu'un exposition sur le faune menacée du Québec.Un sentier «flottant» permet également au visiteur de faire de voir encore de plus près la vie du marais.L'an dernier, environ 20 000 personnes ont participé au festival.Plaisance est à environ lh45 de route de Montréal.On se renseigne davantage sur les activités du festival ou encore sur les facilités d'hébergement dans la région en signalant le (819) 427-5006.P.G.SUITE DE LA PAGE B1 Dans les années 70 un chercheur américain s'est penché sur le sujet et il en est arrivé à la conclusion suivante: le meilleur chanteur entre tous serait le tro-goldyte de Bewick, un petit oiseau que l'on retrouve du sud de l'Ontario jusqu'au Mexique.Parmi les espèces rencontrées au Québec, figuraient dans cette liste, par ordre décroissant, selon le talent du chanteur: le troglodyte de Caroline, le troglodte des forcis, le moqueur polyglotte, le moqueur roux, la grive solitaire.la grive des bois, la sturnelle des prés, le cardinal rouge, le bruant chanteur.La catégorie dite de «talents moyens» regroupait notamment le cardinal à poitrine rose, le bruant fauve, le bruant à gorge blanche, le roselin familier, le dur-bec des pins, le moqueur chat, la grive fauve.Par contre, un autre chercheur considérait la grive solitaire comme le plus doué de nos oiseaux suivie par la grive des bois et la grive fauve, le moqueur polyglotte, le moqueur roux, le bruant à gorge blanche, le bruant fauve, le merle d'Amérique.Quel est votre chanteur préféré?Des puces, et autres « bibittes ».dr françois lubrina collaboration spéciale L e retour des beaux jours n'aidant pas, en ce domaine, nos petits compagnons se retrouvent soudain exposés à toutes sortes de maladies (parasitaires ou infectieuses) dont ils étaient bien à l'abris, calfeutrés sagement et au chaud l'hiver devant la cheminée.Les vaccins: Tant pour nos chats que nos chiens, une bonne protection printanière contre les maladies infectieuses consiste en une solide vaccination.Dès l'âge de six semaines en effet, les chiens devraient être inoculés contre: \u2014 la maladie de carré (alias le «distemper»); \u2014 l'hépatite ( maladie du foie) ; \u2014 la leptospirose (maladie des reins); \u2014 le para-influenza (maladie respiratoire); \u2014 la rage (à partir de 3 mois); \u2014 et le parvovirus (maladie du système digestif).S'ils sont à l'occasion gardés dans un chenil, où fréquentent assidûment les expositions canines, contre le bordetella (ou « toux de chenil » ) aussi.Les chatons de deux mois ou plus devraient recevoir, eux, un vaccin contre: \u2014 le typhus (alias la panleuco-pénie ou «distemper»); \u2014 la rhi no trachéite ; \u2014 le calici-virus; \u2014 la chlamydiose; \u2014 la leukose féline (leucémie); \u2014 et enfin la rage ( vers 4 mois).N'oubliez pas que même le meilleur vaccin ne saurait conférer une immunité instantanée, mais après plusieurs semaines PHOTO COURTOISIE DE THOMAS ROBITAILLE de la compagnie Vet-Kem Puce de chat comme vous ne l'avez jamais vue: car la peur dune image vaut mille maux! seulement.De plus, si vous emmenez votre gentil protégé à l'étranger, son vaccin anti-rabi-que devrait dater de plus d'un mois, et de moins d'un an.Il vous faudra d'autre part présenter un certificat de bonne santé de moins de trois jours dans certains pays.Ver du coeur: Chaque année désormais, le retour des maringouins taquins déclenche un branle-bas de combat général dans toutes les cliniques vétérinaires de la province.Il s'agit de détecter tôt au microscope les larves de ver du coeur.Transmise en toute impu- nité par les moustiques (dan?; le cadre du libre-échange?) la di-rofilariosc nous est en effe'.arrivée incognito de Floride.Pour échapper à cette pluie, votre pitou devra subir une prise de sang chaque printemps.Si, par bonheur, l'analyse est négative, il prendra chaque mois sa pilule préventive.Grosse et succulente inovation gastronomique cette année, le comprimé «Heart-Guard» est désormais vendu sous forme de délicieux bonbons agréables à croquer, bons à s'en lécher les babines.Les puces: C'est un fléau dont on ne ressent vraiment les effets chatouillant ou gratouillant sur soi,* dans son lit, ou sa chemise de nuit, qu'en octobre-novembre.Cependant, le combat devrait débuter dès aujourd'hui.Ceci pour éviter d'avoir â se gratter soi-même les jambes, les bras, ou.la tète pour régler ce pénible problème la bise étant venue.Afin de prévenir l'invasion de cette horde furieuse, organisez-vous dès maintenant pour que minou ou pitou soient vraiment protégés (et vous aussi) contre ces intruses sautillantes et pri-mesautières.Une multitude de produits efficaces existent: colliers (qu'il faudra changer régulièrement), médaillons, aérosols, shampoings, poudres, gouttes à mettre dans la nourriture, mousses.Demandez conseil à votre vétérinaire.Tout comme l'avis de votre compagnon! Ces petits vampires assoifés de sang sont en effet de plus en plus envahissants et ravageurs avec nos étés chauds et humides.Bien d'autres dangers guettent, bien sûr, votre protégé l'été.Mais si, â l'impossible nul n'est tenu contre ces plaies et bosses, un minimum de prévention est quand même possible.Sismographie et gravitation AP-PC LOS ANGELES ¦ Certains chercheurs pensent que des changements dans la pression atmosphérique et l'attraction exercée par le Soleil et la Lune pourraient expliquer les tremblements de terre.Cette théorie inhabituelle est plausible, même si elle reste à prouver, estiment de nombreux scientifiques.Quelques études ont en effet montré que les tremblements de terre se produisent le plus souvent lors de grandes marées \u2014 quand la force de gravité du Soleil et de la Lune s'exerce aussi sur des masses solides \u2014 et quand d'importantes masses d'air lourd créent des hautes pressions et des vents qui s'abattent avec force sur la surface terrestre.Les autorités américaines avaient prévenu, le 12 octobre dernier, que- les plus grosses marées qu'ait connues le Pacifique depuis des années allaient se produire dans la semaine où eut lieu le tremblement de terre de San Francisco, le 17 octobre.Il a eu lieu par temps sec, chaud et venteux, un temps de tremblement de terre, comme disent les Californiens.Bien sûr, ce n'est pas ce genre de temps qui provoque les séismes, mais ceux-ci ont peut-être la même cause: des conditions de pressions atmosphériques qui créent des vents chauds, selon le météorologue Jérôme Na-mias, de l'Institut d'océanographie de La Jolla.Un premier hôtel spatial vers l'an 2020 didier fauqueux de l'AFP_ TOKYO ¦ Dans une trentaine d'années, des touristes fortunés, à la recherche de sensations fortes, pourront s'envoler vers le premier hôtel de l'espace spécialement conçu par une firme japonaise pour des séjours de courte durée.Ce projet fait actuellement l'objet d'une étude approfondie par l'une des plus grandes firmes de construction japonaises, Shimizu, la première au lapon â avoir créé, il y a deux ans et demi, son propre département de recherche spatiale.Selon Seishi Suzuki, directeur de recherche de Shimizu, ce premier hôtel de l'espace devrait pouvoir accueillir les premiers touristes vers l'an 2020.En orbite autour de la Terre à une altitude d'environ 450 km, cet hôtel sera constitué de modules transportés par avion spatial et assemblés dans l'espace par des hommes et des robots.Construit autour d'un cylindre de 240 m de long, ce premier hôtel de l'espace comprendra au sommet de la structure une circonférence de 140 m de diamètre dans laquelle seront installées 64 chambres modulaires pouvant accueillir jusqu'à cent personnes.Au-dessous des chambres, un grand module de 64 m, de for- me pyramidale, la pointe vers le bas, servira de hall de réception, de restaurant, et de salles de sport spécialement aménagées pour pratiquer des exercices en état de micropesanteur.Le transport La pointe inférieure du cylindre sera équipée d'une plateforme d'amarrage pour les avions spatiaux chargés de transporter les touristes'et le ravitaillement.Selon l'étude réalisée par Shimizu, il est prévu cjuc cet hôtel effectue une rotation de trois tours par minute pour créer une pesanteur artificielle, proche de celle existant sur Terre.On accédera à cet hôtel par des avions spatiaux, à partir d'une base qui devrait se trouver dans la région du Pacifique, proche de l'Equateur.Les États-Unis ont déjà un projet de construction d'un avion de transport spatial qui devrait, en principe, être opérationnel vers l'an 2010.Le week-end spatial ne sera pas à la portée de toutes les bourses.Shimizu estime le prix d'un séjour de deux jours, pension complète, voyage compris, entre 175000Set 210000$.L'hôtel de l'espace n'est pas le seul projet auquel s'intéresse la firme japonaise.La construction par le Japon, en collaboration avec d'autres pays, d'une base permanente sur la Lune retient également l'attention des milieux scientifiques nippons.Base lunaire L'Agence nationale japonaise pour le Développement de l'Espace (NASDA) étudie depuis l'été 1988 la possibilité d'envoyer pour une mission de dix jours sur la Lune une équipe de trois hommes afin de recueillir les informations indispensables à la construction d'une base permanente, probablement vers l'an 2010.«Un projet de cette ampleur n'est plus une utopie et il est possible de le mener à bien si nous utilisons la technologie dont le Japon dispose maintenant», estime Tsutomu Iwata, l'un des responsables de l'Institut de recherche des Sciences spatiales.La firme Shimizu a déjà procédé par exemple à des expériences pour fabriquer du ciment à partir de matériaux disponibles sur la Lune.Le Japon, qui est bien décidé à prendre une part active au cours des prochaines décennies à l'exploitation de l'espace, participe déjà au programme de la future station spatiale Freedom (liberté), un.projet auquel sont associés les États-Unis, l'Europe et le Canada.Cette station habitée par huit astronautes, qui sera mise en orbite autour de la Terre par la navette spatiale américaine à 460 km d'altitude, devrait être opérationnelle avant la fin de cette décennie.Médecine En chirurgie, la coquetterie peut tuer 1 w.gifford-jones | collaboration spéciale f il est tragique que des opérés meurent des suites d'appendicecto-mics ou d'excisions de la vésicule biliaire, la mort causée par des interventions comme la «liposuccion» et autres interventions de chirurgie esthétique superflue est tout simplement effroyable.L'année dernière un agent immobilier de Marhkam, en Ontario, a succombé à une thrombose pulmonaire massive deux jours après s'être fait enlever par liposuccion de la graisse encombrante.Des opérations analogues ont tué au moins une dizaine d'autres personnes aux États-Unis.Ceux qui songent à passer sur la table d'opération devraient y penser deux fois! La liposuccion n'est pas nouvelle.En 1929, voulant améliorer la circulation sanguine au genou d'un danseur, le médecin français Charles Dujarrier en retira le tissu adipeux.Mais les effets furent désastreux et l'infection subséquente entraîna l'amputation de la jambe.Cette issue malheureuse fit perdre au corps médical tout enthousiasme durant des décennies pour cette méthode.Dans les années 60 et 70, des médecins allemands et italiens tentèrent à leur tour de retirer des tissus adipeux d' endroits précis du corps.Les complications réapparurent et il y eut des cas de gangrène.Enfin, le médecin parisien Yves-Gérard Illouz trouva une solution en concevant un tube effilé pour prélever par succion les surcroîts de graisse.Mille personnes ont subi l'opération avec peu de complications et sans qu'on ait de décès à déplorer.L'organisme humain comporte à la naissance un nombre fixe de cellules adipeuses qui se multiplient jusqu'à la puberté.Plus tard dans la vie, l'obésité résulte d'une augmentation vo-lumétrique des cellules graisseuses.Une fois retirées par liposuccion, elles ne peuvent être remplacées.Si vous envisagez la liposuccion, gardez-vous bien d'y voir un remède miraculeux contre l'obésité: l'intervention ne permet en moyenne que la suppression d'un kilo de graisse.Un plasticien de Toronto, Ronald Levine, évoque le cas d'une femme de 86 kilos (env.190 Ibs) qui comptait sur la liposuccion pour l'embellir à temps pour des vacances au soleil, mais cette intervention accentue surtout les lignes du corps que l'exercice ou le régime amaigrissant ne peuvent modifier.C'est aux gens de poids normal ou légèrement obèses qu'elle convient le mieux et pas question de vous métamorphoser en étoile de l'écran par la liposuccion! Elle peut affiner votre silhouette et renforcer votre assurance, mais pas faire de vous une Isabelle Adjani.Ni même résoudre des problèmes conjugaux.Si l'âge n'est pas le critère déterminant pour les candidats les plus aptes à la liposuccion, plus votre peau est élastique, mieux ça vaut.Et inutile de dire qu'une peau jeune, avec son élasticité, reprend plus rapidement sa place.Réciproquement, chez une personne d'âge, l'extraction de tissus adipeux laisse souvent dépressions, rides et boursouflures à l'endroit opéré.Les complications sont aujourd'hui relativement rares, mais la possibilité d'infection post-opératoire persiste et une anomalie même infime peut mettre la vie en danger.Le sang peut s'accumuler sous la peau et former un hématome en dépit des bandages compressifs qui doivent prévenir ce problème.Certaines personnes souffrent d'une sensibilité accrue de l'épi-derme et d'autres encore de paralysie temporaire des nerfs.Cependant, les voies du destin sont imprévisibles.Une femme, qui avait cru rentrer chez elle aussitôt après une liposuccion, mourut en clinique d'une péritonite quelques jours plus tard: le chirurgien avait malencontreusement crevé la paroi de l'abdomen.Je conseille la plus extrême prudence dans le choix du médecin oui effectue la liposuccion.Les bénéfices matériels de la chirurgie esthétique exercent sur des disciples d'Esculape la même attraction que les filons d'or sur les aventuriers.Songez qu'une liposuccion, opération relativement simple qui dure une heure et ne demande pratiquement aucun soin postopératoire, se paie 4000$! En revanche, les chirurgiens canadiens gagnent 500$ pour l'ablation d'une tumeur cancéreuse.Rien d'étonnant, dès lors, à ce que la liposuccion soit devenue l'opération de chirurgie esthétique la plus courante en Amérique du Nord._ 1 < LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AVRIL 1990 B5 I Gennain Tardif a qualité du service à la clientèle fait l'objet d'une grande attention, au congrès annuel 1990 de l'Association des restaurateurs du Québec, qui débute aujourd'hui et se poursuit demain, au Centre des congrès de Laval.C'est, en effet, le thème «L'enjeu: la plus que restauration » qui a été choisi pour ces assises.L'un des événements marquants sera la conférence cjue donnera M.Jacques Horovitz, le plus reconnu des spécialistes français en service à la clientèle, auteur du best-seller La qualité de service, à la conquête du client.Jy \" S Le centenaire de la naissance du célèbre ténor italien Benia-mino Gigli sera célébré, cet après-midi, à 14 h 30, à la Casa d'Italia, au 505, est, rue Jean-Talon.L'évocation de la vie et de l'art de Gigli sera faite par le ténor Attilio DeWOrso qui lui était lié d'une grande amitié.' .'.,»\u2022\u2022\\ ¦\u2022 .ça fait cHaud au coeur «Donner, ça fait chaud au coeur».Tel est le slogan adopté par la Fondation des maladies du coeur du Québec pour sa campagne de souscription 1990.Les Boulangeries Weston participent à cette campagne en faisant don à la Fondation de 2e sur le vente de chaque pain portant l'étiquette «soleil».Deux voyages en Martinique sont offerts par l'Office du tourisme de la Martinique et d'autres prix.Sur la photo, M.Gilbert Saint-Yves (au centre), coordonnâtes du marketing chez Weston, est entouré, de gauche à droite de MM.Cilles Deschénes et Jacques Laverdière, respectivement directeur des communications et directeur général de la Fondation, M.Gaétan Lussier, président de Weston-Québec, et Mme Francine Simard, présidente de l'agence de publicité Simcom.Journalisme et économie Trois étudiants de l'École des hautes études commerciales ont récemment été proclamés lauréats au concours de journalisme «Intérêt pour les affaires» organisé par les HEC.Sur la photo nous voyons l'un d'eux, Yves Leheurteux, gagnant du deuxième prix (750$), en compagnie de Madeleine Sauvé, directrice des communications, Poissant, Thi-beault, Peat, Marwick, Thorne, et de Mme Francine Osborne, de La Presse \u2014qui était membre du jury.Les autres gagnants sont Victor Petkov, premier prix de 1000$, et Robert Tozzi, troisième prix de 500$.Les groupes de femmes du Québec s'attendent à une forte participation à trois jours d'activités qui marqueront le 50e anniversaire du droit de vote des Québécoises, vendredi, samedi et dimanche prochains.À l'UQAM débuteront, à 17h, «Les 50 heures du féminisme» un forum de trois jours qui fera le point sur la situation actuelle des femmes et se penchera sur l'avenir.Micheline Charest (photo), présidente de l'Association des femmes collaboratrices, donnera une conférence, samedi, à compter de 14h, au local A-1750 du pavillon Hubert-Aquin.Samedi soir, l'on se transportera à l'aréna Maurice Richard pour le spectacle «Femmes en tète d'affiche» qui célébrera la vitalité de nos créatrices d'hier et d'aujourd'hui.Le coût d'admission à chacune de ces deux manifestations est de 20$.Pour renseignements ou réservation: 462-3730.Euclide Lali-berté (photo) a été élu président, pour la région de Montréal, de la Société canadienne du cancer.Homme d'affaires et ex-conseiller municipal de Montréal, il succède à Frank Léveil-le.Signalons que la campagne annuelle de financement de la Société, présentement en cours, se terminera le 30 avril.Le deuxième brunch familial au profit de la Fondation Yvon Lamarre a lieu aujourd'hui, au cégep André-Laurendeau, 1111, rue Lapierre, à LaSalle.La présidence d'honneur à été confiée à trois personnalités du Sud-Ouest impliquées dans leur milieu: soeur Raymonde Ethier, directrice générale du Centre de santé Saint-Henri, Germain Harvey, directeur général du Centre d'accueil Yvon-Brunet, et Manuel Daoust, directeur général du Centre Olivier-Chénier.La Fon- dation vise surtout à l'intégration des personnes handicapées physiques ou intellectuelles.Pour renseignements, communiquer au 766-6619.Les billets sont aussi disponibles à la porte.Le consul général d'Israël à Montréal, Chalom Schirman, fêtera le 42e anniversaire de l'indépendance de son pays, par un vin d'honneur qui aura lieu le 30 avril, au Consulat général, boul.René Lévesque.O Le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, était récemment, de passage à l'École des hautes études commerciales, à l'invitation de l'Association des étudiants des programmes de MBA et de DSA.Devant un auditoire de 300 étudiants ou professeurs, il a traité, dans un exposé de nature académique, des principes fondamentaux dont s'inspire la politique monétaire canadienne.Le département d'anthropologie de l'Université de Montréal et l'Institut culturel italien de Montréal annoncent la tenue d'une exposition de peintures de Mario Calcagnite jusqu'au 4 mai.Les oeuvres sont exposées à la salle de muséologie Marius-Barbeau, pavillon Lionel-Groulx, 3150, rue Jean-Brillant.L'Association Québec dans le Monde, organisme sans but lucratif et apolitique dont l'objectif est de faire connaître le Québec sous tous ses aspects, annonce la tenue d'un colloque jeudi, de 19 h à 23 h, à l'Hôtel des Gouverneurs, Place Dupuis, 1415, rue Saint-Hubert, La rencontre aura pour thème: «L'Europe de 1992: un enjeu pour le Québec».Les conférenciers seront MM.Bernard Landry, économiste et professeur à l'UQAM, Jean-Marc Léger, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx, et Daniel Turp, professeur de droit à l'Université de Montréal.Nicole Boudreau, ex-directrice de la Société Saint-Jean-Baptiste Je Montréal, agira comme animatrice du débat.v .A Le président de la Fondation des maladies du coeur du Que-bec.M.Jean-Yves Va il la n-court, vient d'être reçu Fcl-low de l'Ordre des comptables agréés du Québec.Exercer sa profession et être bénévole au sein d'un organisme comme la Fondation figurent parmi les critères d'attribution du titre de Fellow.O Le Programme de formation RCR (réanimation cardio-respiratoire) de Pointe-Claire, un organisme à but non-lucratif, vendra des viandes congelées de marque Macgregor emballées séparément et prêtes à cuire, pour amasser des fonds.Les commandes seront acceptées du 30 avril jusqu'au 4 mai, pendant les heures de bureau du programme.Les «clients» pourront aller chercher leurs commandes le 16 mai, entre 17 h et 19h.Les personnes intéressées à s'approvisionner peuvent se procurer les formules de commande et les pamphlets au 401, boul.Saint-Jean, à Pointe-Claire.Pour de plus amples renseignements, communiquer au 630-1226.O Le 8e Téléthon annuel de la Fondation communautaire canadienne-italienne aura lieu dimanche, sur le réseau CFCF Canal 12.Invitation est lancée au jeunes artistes qui peuvent donner de leur temps durant cette journée.Il suffit, alors d'appeler Anna ou Carole à Teledomeni-ca.au 271-3967 ou au 279-4536.O A l'occasion de la venue à Montréal du baron Eric de Rothschild, l'Orchestre sympho-nique de Montréal organise, pour demain, un souper gastronomique au Piano Nobile de la Place des Arts, en collaboration avec la maison Schenley Canada.Ce repas, précédé d'un concert de l'OSM, donnera aux convives l'occasion de goûter quelques-uns des plus grands vins de la maison Rothschild.Le baron parlera des vins et des vignobles de sa famille.Le coût des billets est de 500$ par personne.Une table pour huit personnes coûte 4000$.Les profits iront à l'OSM.Pour réserver, téléphoner à Claude D'Anjou, au 842-3402.À MARDI Montréalités r fà La plage de l'île Notre-Dame, c'est pour bientôt mariane favreau Le maire Doré a promis l'ouverture de la plage du lac des Régates de l'île Notre-Dame pour le 24 juin prochain.Tout est mis en oeuvre pour y arriver.Même que l'ouverture officielle se fera le 22 juin, apprenait La Presse cette semaine.Les infrastructures sont quasiment terminées: installation du système de pompage d'eau du Saint-Laurent, étang filtre, aérateur pour l'oxygénation, égoûts, etc.Le chalet des baigneurs \u2014¦ qui aura un petit air laurentien \u2014 avance également.On travaille en ce moment à sa finition intérieure.Et l'on s'apprête à revoir la circulation et les stationnements pour que les Montréalais puissent facilement s'y rendre.Même le sable qui garnira la plage est déjà entreposé dans l'île: on l'étendra en dernier lieu, quand tout ou presque sera prêt pour la fête.Cette plage qui aura coûté quelque 7 000 000$ pourra accueillir au maximum 5 000 personnes en même temps.On est à mettre au point un système de comptage des entrées et sorties pour respecter cet équilibre.De plus, des panneaux électroniques indiqueront, à la sortie du métro de Pile Saint-Hélène et à l'entrée de l'île Notre-Dame l'état de la situation et suggéreront d'autres activités en attendant l'accès à la plage, s'il y a lieu.La nourriture et les radios seront interdits sur la plage.Il y aura des aires de pique-nique et de jeux à l'extérieur.La ville a même passé une commande de 400 chaises de plage, de 100 parasols et des tables de jardins pour le confort des baigneurs.Leautec a obtenu le contrat de 63 700 $.De plus, la ville a donné un contrat au Groupe Média Science pour l'installation d'un système d'interprétation du parc-plage.Le but: faire comprendre et connaître l'originalité de l'équipement et inciter les usagers à respecter le milieu.Ce qui sera fait lies débarcadères, boulevard fie MX Les débarcadères d'autobus installés au centre de l'artère, commencent à prendre forme, le long du boulevard Pie IX.Ils serviront aux usagers des autobus express qui circuleront en sens inverse du traffic, aux heures de pointe.La ville de Montréal- Nord n'a pas autorisé la STCUM à poursuivre le projet dans cette municipalité.Ces express ne seront utilisés que sur le territoire de Montréal.photo paul-henri talbot.u preoe à l'aide de cartes, panneaux, jeux, modules d'information, etc.Coût: 179 910$.De plus, la ville munit son parc-plage d'un système de surveillance vidéo pour assurer la sécurité du public.On indique également qu'il y aura plus de sauveteurs que les normes ne le requièrent pour la sécurité des baigneurs.Quant à la circulation, elle nécessite des réaménagements importants.Ainsi, on aménagera cinq débarcadères d'autobus pour desservir le nouveau circuit d'autobus desservant l'île Notre-Dame à partir du métro de l'île Sainte-Hélène.Ils se trouveront au parc plage, au pavillon de la voile, au parc floral, au Palais de la civilisation et au pont du Cosmos.Ce pont qui relie l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame sera à sens unique vers cette dernière pour les autobus.Six parkings seront à la disposition des visiteurs de l'île Notre- Dame.Les véhicules privés auront un débarcadère distinct pour la plage, près de la piste Gilles-Villeneuve.Cette piste deviendra route à sens unique pour la saison estivale.Tous ces aménagements coûteront plus de 300 000 $.Mais la plage devrait être rentable, estime-t-on à la ville.Les résidants de Montréal pourront se procurer une passe leur permettant d'y entrer à demi-prix.Les autres devront débourser 5 $ pour les adultes, 2 $ pour les enfants.DES BALADEUSES AU JARDIN BOTANIQUE b Ceux qui préfèrent la tranqui-lité des fleurs et des oiseaux du Jardin Botanique à l'animation du parc plage, seront heureux d'apprendre que la ville de Montréal ajoute un élément à leur plaisir: une balade motorisée pour en faire le tour sans trop se fatiguer.Le conseil municipal a approuvé l'achat de 15 voitures d'une capacité de 18 et 20 passagers pour des visites guidées au jardin.De quoi rappeler Expo 67 aux nostalgique du bel été! Ces voitures à demi-fermées seront équipées de haut-parleurs qui permettront aux guides de donner leurs informations.F0NTENEAU: LA TRÊVE?¦ Lors de leur assemblée, la semaine dernière, les citoyens du nouveaux uniformes Les agents d'accueil, comme on appelle les hôtes et hôtesses de l'hôtel de ville, auront bientôt une allure nouvelle.Finis le blazer marine et la jupe (ou le pantalon) gris.Leur uniforme sera désormais d'un tissu satiné bleu gris, qui ramassera moins la poussière, estime une hôtesse.La jupe et le veston seront de môme tissu.Un gros noeud rouge pour les dames, une cravate rouge pour les hommes sont un rappel de la couleur fétiche de la ville.La ville de Montréal a fait appel aux talents déjeunes designers du Collège La sa Ile pour concevoir les nouveaux uniformes.Robert Perreault, vice-présient du comité exécutif de la ville, recevait récemment à l'hôtel de ville la gagnante, Mme Cécile Douilliez.secteur Fonteneau, dans l'est de la ville, ont décidé d'une trêve.À condition toutefois d'obtenir des engagements écrits que le développement du secteur se fera sensiblement selon les plans préliminaires préparés par le service de l'Habitation et du développement urbain de la ville.Selon le porte-parole, M.Dau-nais, la résolution adoptée à l'unanimité rappelle que les projets de développement du secteur (projets Chénier, Fonteneau nord et sud) constituent «un bouleversement du type d'habitation que nous avons choisi ».Et d'autres changements de zonage devront être effectués pour que la ville réalise ses projets.Mais les citoyens admettent que les autorités municipales ont pris leurs dernières demandes en considération.Aussi, conviennent-ils de «cesser provisoirement leur opposition active au développement du secteur Fonteneau sud pourvu que la ville s'engage par écrit à respecter le programme préliminaire de développement présenté par le SHDU».Ils demandent également de connaître le détail de chacun des projets des sous-secteurs de développement, en temps opportun, ainsi que la grille des rues proposées.Demain, ils présenteront leur position à la table de concertation qui réunit les conseillers municipaux, les coopératives, et autres intervenants du quartier. B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 22 AVRIL 1990 i C'EST LE «JOUR» DE LA TERRE: IL FAUT SAUVER LA PLANÈTE ê r V H i Jamais, en 20 ans, l'humanité n'a assisté à une destruction aussi gigantesque de ses ressources andré noël Le soleil s'est levé ce matin sur une terre beaucoup plus peuplée, dégradée et polluée que le 22 avril 1970, alors que des millions d'Américains célébraient pour la première fois le «lour de la Terre».Ce second |our de la Terre, marqué cette fois par des manifestations dans 135 pays, y compris à Montréal, devrait inciter les dirigeants politiques à prendre des mesures radicales pour sauver la planète, indique une brillante analyse du Worldwatch Institute, qui jouit d'une grande renommée.«D'ici la fin de cette décennie, ou bien nous nous serons regroupés pour bloquer les tendances actuelles qui menacent la terre, ou bien la détérioration de l'environnement et le déclin économique vont s'alimenter l'un et l'autre», affirme Lester Brown, président de ce groupe de recherche basé à Washington.«La dégradation de la terre s'est accélérée depuis 1970.la-mais l'humanité n'aura assisté, en 20 ans, à une destruction aussi gigantesque des ressources et des systèmes naturels desquels dépend la civilisation.» Depuis 1970, le nombre d'habitants s'est accru de 1,6 milliard.Pendant la même période, la planète a perdu 200 millions d'hectares de couvert forestier \u2014 une superficie égale à la moitié des États-Unis \u2014 et 480 millions de tonnes de sol, plus que le sol qui couvre tous les États-Unis.Pendant les années 1980, la sous-alimentation a frappé l'Afrique et gagné l'Amérique latine, alors que la production de céréales par habitant, dans le monde, a chuté de six p.cent depuis 1984.Depuis deux ans, le prix du blé et du riz a augmenté du tiers, ce qui laisse présager de nouvelles famines.En vingt ans, les niveaux de bioxide de carbone dans l'atmosphère ont augmenté de neuf p.cent, ce qui laisse craindre le réchauffement de la planète.Bien que l'effet de serre ne soit encore qu'une hypothèse, les climatolo-gues constatent que les six années les plus chaudes du siècle sont survenues pendant les années 1980.La pollution de l'air est pire qu'il y a 20 ans, atteignant des seuils critiques dans plusieurs villes du tiers-monde et d'Europe.Les pluies acides ont continué â faire des ravages, notamment en Allemagne, où la moitié des forêts sont affectées.L'appauvrissement de la diversité biologique se poursuit.Des milliers d'espèces de plantes et d'animaux ont disparu: elles ne reviendront jamais.«Malheureusement, nous sommes en train de perdre la bataille pour sauver la planète», affirme Lester Brown.Si nous voulons la gagner, c'est maintenant qu'il faut agir, ajoute-t-il: dans 10 ans, il sera trop tard.Worldwatch, le groupe de chercheurs en environnement probablement le mieux coté au monde, propose un programme en six points: ¦ Stabiliser la population mondiale: L'accroissement de la population hypothèque gravement les ressources planétaires.Mais il y a moyen de mettre un terme à cette explosion démographique: 14 pays européens ont une croissance zéro.II s'agit d'une tâche difficile, mais certainement moins difficile que de supporter une population démesurément grande.¦ Accroître les économies d'énergie: L'abondance de pétrole et d'autres combustibles polluants et bon marché fait en sorte que peu d'accent est mis sur les économies d'énergie.L'automobile moyenne, en Amérique du Nord, fait seulement sept kilomètres au litre, brûlant trots fois plus d'essence que les voitures les moins énergivores actuellement sur le marché.Les autorités publiques pourraient très bien investir dans le transport en commun et promouvoir les énergies alternatives.¦ Exploiter l'énergie solaire: Les techniques d'apprivoisement de l'énergie solaire sont plus développées que ce qu'on croit.Mais elles pourraient l'être plus s'il y avait des incitatifs, comme une taxe sur les énergies polluantes qui refléterait les coûts des dommages de ces énergies.Dans le désert Mojave, près de Los Angeles, une centrale solaire construite par la Luz Corporation produit de l'électricité à un coût de 8 cents le kilowatt heure, comparé à 12 cents pour l'énergie nucléaire et 6 cents pour les centrales au charbon.Luz croit qu'elle pourrait répondre à 35 p.cent de tous les besoins en électricité des États-Unis.L'électricité solaire pourrait aussi être utilisée pour briser les molécules d'eau par électrolyse et produire de l'hydrogène, qui pourrait être utilisé comme carburant pour les automobiles.¦ Recycler Les Pays-Bas et le lapon recyclent déjà la moitié de leur papier journal.Le Canada a donné l'exemple en obligeant les brasseries à uniformiser les bouteilles de bière: pourquoi ne pas avoir un seul format de bouteille pour tous les liquides, lait, eaux gazeuses, bière, etc?Mettons l'imagination au pouvoir, suggère Worldwatch.¦ Reboiser la terre: À chaque année, le couvert forestier se rétrécit.Au début de la révolution industrielle, la terre était une boule verte, parsemée de peuplements humains.Elle est aujourd'hui une boule surpeuplée, parsemée de forêts.Les forêts protègent la diversité biologique, empêchent l'érosion et font respirer la planète.¦ Stabiliser les sols: Les cultivateurs perdent environ 24 milliards de tonnes de sol à chaque année, à cause des techniques de labour désuètes et la surexploitation des terres.Seuls les États-Unis ont lancé un programme audacieux pour convertir les terres cultivées qui s'éro-dent trop facilement en prairies et en forêts, avant qu'elles ne deviennent des déserts.Le temps presse, affirme Worldwatch.Les espèces perdues ne peuvent être recréées.Le sol \u2014~r-\u2014.w ;\\ Wk L'appauvrissement de la diversité biologique se poursuit.Des mil liers d'espèces de plantes et d'animaux ont disparu: elles ne reviendront jamais.photo upi perdu prend des siècles, sinon des millénaires, à être remplacé.Une fois que la terre sera devenue trop chaude, il n'y aura pas de moyen pour la refroidir.«La question n'est pas de savoir si l'espèce humaine va survivre, dit Lester Brown, mais plutôt de savoir dans quelles conditions va vivre l'humanité dans l'avenir.» Une épinette du Québec pousse en 70 ans.Un eucalyptus du Brésil croit d'un centimètre par jour et met sept ans à atteindre sa maturité.photo ap «ai y' v mmm \u2022 .f-l__* .'Zfixf .- ' .2- *ï ¦veijdit là partie soit le résidu de terrain entre le lpt 216 nord de sa propriété le 4 avril 1949 à et la rue Victoria nouvellement prolon- Joseph Brodkîn.Laurettë Pèyette Sauvé gée au nord du chemin de la Côte-Saint- devint* la propriétaire suivante le 30 Antoine.La propriété atteignit alors sa superficie maximale de 46537 pieds carrés.La propriété changea de mains trois fois avant qu'on ne commence à la morceler.Le 22 septembre 1876, Mme Hur-tubise-Hudon vendit le lot 216 au gérant de la Banque Canadienne de Commerce, William Simpson, pour la modique somme de 13 374,60$ (60 cents et demi, pour être plus précis).Les Simpson conservèrent la maison pendant 16 ans.Sa veuve, Caroline Emma Mackenzie, George Perez Simpson et \\ç notaire John Fair, exécuteurs testamentaires de la succession Simpson, revendirent la propriété à James S.l;hpmpson, commissaire-priseur, le 16 mai 1892.Thompson ne l'habita kpas longtemps puisqu'il la céda dès le 2 novembre suivant à James Elliot, gérant La maison vue du sud-est PHOTO JEAN GOUPIL, La Presse de la Banque Molson.septembre 1970, eh versant 58000$ aux exécuteurs testamentaires de Jarvi$, son fils George C.Jarvis et la société CrOWn Trust.Après avoir vendu la petite maison du 555, avenué.Victbrîa à Joàn Ver-reault en 1971, elle revendit la maison du chemin de la Côte-Sâint-Antoine à lacques Languirand dit Dandurand le 24 avril 1972, au prix de 60000$.La.dernière transaction eut lieu le 15 juillet 1985 avec l'acquisition de la proprié?té par Philip D.Rônchetti et Pauline Woblnough qui entreprirent dè la restaurer.Étant donne l'enclave vendue à Mme Verreault, la Superficie du lot n'est plus que de 16299 pieds carrés; il mesure 136,75 pieds en façade sur 143,7 de profondeur.La maison La maison Justine-Solomée-Hurtubi-se mesure 45 pieds de largeur (53 pour des rallonges apportées à trois époques différentes.On remarqueta plus particulièrement le toit mansardé à quatre tyrisis qui coiffé l'étage de la rallonge est.' \u2022'\u2022 1 L'Intérieur En restaurant la maison, les Rônchetti ont choisi de lui redonner son apparence et son aménagement d'origirie, sauf au sous-sol qui est doté d'une dalle de béton à la place d'un plancher en terre battue recouvert de planches de cèdre.On notera que jadis, un ruisselet traversait le sous-sol en diagonale d'ouest en est.Les boiseries en chêne et en bouleau ont été conservées partout où elles pouvaient l'être.Toutes les portes sont d'époque, tout comme les deux escaliers, sauf pour un segment de rampe qu'il a fallu remplacer.Les ornements (plinthes, corniches, consoles, appliques, etc.) en bois et en plâtre ont été copiés à chaque fois qu'on a trouvé des exemples d'époque.Les lattes coupées à la main ont permis de retracer l'emplacement de plusieurs cloisons d'origine.On retrouve pas moins de sept foyers dans la maison.Le curetage a également permis de découvrir des restes d'un four en brique au sous-sol; avec traces d'un système de cloche pour serviteurs, d'une citerne d'eau et d'une chambre froide.\u2022 \u2022\u2022 Il n'y a qu'une seule ombre au ta-^ bleau.Après avoir consacré cinq ans de leur vie à la restauration de cette maison, les Rônchetti ont décidé de vendre.Il est malheureux qu'ils n'aient pas pu jouir plus longtemps de l'excellence de leur travail.SOURCES: Rônchetti, Philip et Pauline: Riverview -The Story of the Property 1836-1988 \u2014 Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire: Répertoire d'architecture traditionnelle -Les résidences; et documents divers.C'est sous Elliot que commença le démembrement du lot 216.Le 19 janvier 1910, Duncan H.McLennan et Angué' McLean acquéraient la partie nord, dé; la propriété, avec l'écurie et la remise à carrosse, pour une somme de 2775$.Elliot mourut le 19 décembre 1913 et sa soeur Annie acheta la propriété le 1.8 janvier 1915 des exécuteurs testamen- la galerie) sur 40 de profondeur (66 , Jobin, Antoine Isaïç;acquitta la dot de tairés.Le 22 février 1923, Annie Elliot ses parents à sa soeur Justine Solomée/ donna la bande de terrain située au en:luijdsant%donnai de sa propriété à Harold James Mowat.Le 30 septembre 1930, Mme Elliot vendit une étroite bande de terrain en bordure du chemin de la Côte-Saint-Antoine, que la ville désirait élargir.Les Elliot habitaient la maison depuis un demi-siècle lorsque, le 26 février éro de cadastrée!6.Lelot étaft ainsi décrit: un terrain ou lopin de terre situé à la Côte St-Antoinc, (.) â prendre sus et à même la terre du dit Donateur, de la contenance de cinq perches et deux pieds (ou 85 pieds) de front, sur un arpent et demi (ou 288 pieds) de profondeur, mesure anglaise, tenant en front du chemin du Roi, en profondeur êt d'un côté au dit Donateur, et Tautre côté â un passage ou ruelle de seize pieds de largeur plus ou moins, sur la profondeur du susdit terrain, laissé entre ce terrain et la ligne de division de la terre de D.L.St-Omer Esq.sans aucun bâtiment, la maison en briques et autres bâtisses qui se trouvent érigées sur le dit terrain présentement donné, ayant été récemment construites par le dit Éphrem Hùdon à ses frais et de ses propres deniers.Cette précision permet d'affirmer que la première maison érigée sur ce terrain date de 1847.x \\ Hudon agrandit le lot le 5 décembre 1865 en achetant de son beau-frère, Antoine Isaïe, deux parcelles de terrain à l'ouest et au nord de sa propriété (Hudon venait de se construire une écurie et une remise à carrosses en brique à ce dernier endroit).Cette acquisition porta à 44143 pieds carrés la superficie de -sa propriété, qui mesurait 129,6 pieds en bordure du chemin de la Côte-Saint- .Antoine, 342 pieds du côté ouest, 131,8 pieds du côté nord, et 336 pieds du côté » est.Le lot 216 était désormais complet.La dernière acquisition survint le 5 pieds si on ajoute les rallonges à l'arrière).Son toit culmine à 38 pieds du sol, six pieds de moins que les deux cheminées.Quant à la tour de 12 pieds de largeur, elle atteint une hauteur de 50 pieds, ou 56 pieds si on ajoute les éléments ornementaux.Le rez-de-chaussée est exhaussé de 68 pouces.La maison repose sur des fondations de 24 pouces d'épaisseur qui atteignent la hauteur du rez-de-chaussée, et qui supporte une charpente de poutres et de colonnes en cèdre avec écorce.La charpente en bois équarri du toit est apparente au deuxième étage.À l'origine, la maison ne comportait qu'un sous-sol à demi excavé, un rez-de-chaussée, et des combles sous un toit vraisemblablement en croupe, à cause de la ligne horizontale créée par la pose de la nouvelle brique.La rallonge de 26 pieds sur 22, du côté est, à l'arrière, fut construite pour y aménager la cuisine d'été et elle est sûrement contemporaine à la maison principale.La rallonge de 12,5 pieds sur 18, du côté ouest, a été ajoutée plus tard comme on le verra plus loin.La maison a subi ses premières transformations en 1879, possiblement avec J'hypothèque de 3000$ que Simpson obtint d'Elizabeth Smith, veuve de William Miller.On ne connaît pas nécessairement tous les travaux effectués sur ; la.maison, mais on sait qu'elle :fut exhaussée comme en' témoigne la différence dans l'appareillage en brique des murs extérieurs et des deux cheminées d'origine (deux autres sont venues s'ajouter par la suite).On a donc ajouté un premier étage et un attique sous un toit mansardé recouvert d'ardoise polychrome, avec corniche à modifions, aihsi qu'une tour victorienne, couronnée d'une rambarde en fer forgé et de quatre girouettes.On a aussi ajouté un étage au-dessus de la cuisine d'été, à l'arrière du bâtiment.Et pour donner à L'entrée principale photosu^co^^Pmsê \\a xnaison une apparence très raffinée Détail de la toiture et des fenêtres, du CÔté QUest.photo jean goupil.La Presse Simpson fit recouvrjir la brique d'une mince couche de ciment, puis dessiner le contour dp chaque brique à la main.Les travaux suivants eurent lieu en 1919, année où Annie Elliot fit construire une rallonge de deux étages à l'arrière afin de pouvoir partager la maison en deux logements dans l'axe nord-sud.La maison était ainsi divisée quand les Rônchetti en firent l'acquisition.Une fois la restauration terminée, les Rônchetti décidèrent de rediviser la maison en deux appartements, mais dans l'axe est-ouest du mur du carré d'origine.L'appartement formé des rallonges à l'arrière et doté d'une nouvelle entrée du côté ouest fut vendu en copropriété au docteur Michel M.Couture le 29 décembre 1987.Analyse architecturale Cette maison possède tous les atouts d'une maison victorienne digne de ce nom.Sa façade est parfaitement symétrique, sauf pour la présence d'un escalier à l'extrémité ouest de la galerie et l'absence d'un soupirail au sous-sol, dans la troisième travée.Au rez-de-chaussée, on retrouve deux fenêtres de 42 pouces sur 80 de part et d'autre de la porte de l'entrée principale, chaque croisée étant équidistante par rapport à l'autre.La porte à un battant ornée d'un vitrail est encadrée de deux étroites fenêtres rectangulaires.Les fenêtres à deux battants sont dotées de six grands carreaux, et toutes les croisées de la maison sont en bois.Les allèges des ouvertures du premier étage semblent s'appuyer sur la partie supérieure du toit de la galerie.Là encore, chaque lucarne à pignon ornementé de 12 pieds de hauteur est équidistante de l'ensemble de trois fenêtres de 8 pieds et.demi sur 9 pieds.Au-dessus de cet ensemble, on retrouve deux fenêtres à guillotine jouxtée, et d'une lucarne à fenêtre en oeil-de-boeuf.Du côté ouest, on remarque que la galerie .s'arrête à la porte secondaire, au rez-de-chaussée.Parmi les autres points d'intérêt, on peut souligner la fenêtre intégrée à un pignon qui surgit du versant mansardé, et la petite lucarne nui éclaire lés combles.Le côté est paraît plus éclairé.On remarquera cependant que la lucarne la plus au nord fait partie de la rallonge et non du bâtiment d'origine.Le côté nord laisse voir les styles REPÈRES Irjpl .pi ¦ chemin do la C&B-Salnt-Antoine Nom : maison Justine-Solomée-Hurtubise.Adresse: 515, chemin Côte-Saint-Antoine.Métro: station Vendôme, autobus 124 vers le nord jusqu'au chemin de la Côte-Saint-Antoine.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Architecture r- if\" *ir ''.f.r.;\u2022 \\< j, fà sa.Vivement que Québec répare son dégât Ville-Marie jean-pierre bonhomme L' un des lieux les plus désolants de la ville, c'est celui qui borde l'échancrure de l'autoroute gouvernementale malencontreusement nommée Ville-Marie.La mère de Jésus méritait une commémoration de plus douce forme que cette exposition de béton armé.Il ne fait aucun doute que cette construction est une erreur.Une erreur dont les ingénieurs du ministère des Transports (de la Voirie) du Québec sont responsables.La ville est, en ce lieu, coupée en deux et rien qui vaille n'a été fait pour cicatricer la brisure.On aurait pu s'attendre à ce que le gouvernement du Québec, l'institution collective responsable, veuille réparer le dégât.Ces jours-ci c'est la ville, au contraire, qui tente de nettoyer la brisure gouvernementale.Cette échancrure, du reste, diminue considérablement l'attrait de la ville centrale pour les Montréalais eux-mêmes et pour leurs invi- tés d'ailleurs au monde.Rien ne vaut une promenade vers l'entrée du métro Place d'Armes,-juste-, ment, pour donner à chacun le goût de déménager sous des deux plus civilisés.Le soubassement du Palais des Congrès, est une.insulte permanente faite le gouvernement du Québec au genre humain.Nous nous souviendrons toujours de l'attitude de l'ancien ministre des Transports, M.Côté, qui nous disait que, pour lui, rien n'était moins prioritaire que les correctifs à apporter à cet environnement de la Place d'Armes.Probablement parce qu'il ne prenait pas le métro très souvent.Toujours est-il qu'avec un maigre budget, la Ville de Montréal a payé, à ses frais, un architecte montréalais, M.Melvin Charney, pour que celui-ci mette un peu d'ordre dans les idées de la nation à cet égard.Voilà un certain vent d'espoir.Une bonne brise, car, au total, le rapport Charney, sur la revivi-fication du faubourg Saint-Laurent propose de réunir les deux parties déchirées de la ville par l'aménagement de ponts qui rapprocheraient la ville de sa partie A Architecture 1990 Montréal UIAXVII * \\ xnvx* «rr.»*.ipiiii^^ifKt- M.3#«.*
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