La presse, 28 avril 1990, K. Arts et spectacles
[" « Littérature Arts plastiques V Restaurants Vins 1 i la Presse, Montreal, samedi 28 avril 1990 Le Musée des beaux-arts ouvre ses portes au grand excentrique du XXe siècle, paranoïaque.?C'est en 1929 que Salvador Dali rencontra sa muse, Gala, qui lui a inspiré de nombreux tableaux dont celui-ci créé en 1945.«L'unique femme mythologique de notre temps», selon l'expression de Dali, a également prêté son nom a une certaine comédie musicale.Al'Exposition internationale de surréalisme, â Paris, en 1938, une «chose» retient l'attention.Il y a là un taxi, un vrai, occupé à l'arrière par une jeune femme blonde en robe de »oirée assise au milieu d'endives et de laitues sur lesquelles se promènent un tas d'escargots vivants.Le chauffeur, sur le siège avant, a une tète de requin.Il pleut continuellement dans le taxi, ce qui ravit les escargots.L'oeuvre s'appelle Taxi pluvieux.Elle est signée Salvador Dali.cuite a la pace K4 i jam mm MM 'MA \"¦ -.1 IMMpHW Du cinéma au roman LES LIÈVRES DE 5aïnt-Gîron \\ 4, » ¦ Jean Fontaine raconte à Reginald Martel, en page K3, que son premier roman, qui lui a valu le prix Robert-Cliche, était à l'origine un scénario de film.I 1990 I I Sartre, le symbole ¦ Le perc de l'cxistèntia-lisme, « penseur sauvage dynamiteur des valeurs bourgeoises», lean-Paul Sartre, est mort il y a dix ans déjà.À la fois philosophe, romancier, critique, journaliste, homme de théâtre et homme politique, Sartre est devenu un symbole: celui de là résistance aux idées.'rç-çucs, de.In contestation! et de la remise en question de soi.pis rttA-.> Le besoin d'écrire ¦ C'est une femme traquée, révoltée, blessée, mais pas une pleurnicheuse que Bruno Dostie a rencontré cette semaine.Maintenant qu'elle a publié son premier roman, Osther, le chat criblé d'étoiles, France Vé-zina, qui se définit comme une délinquante de 44 ans, est déterminée à continuer : « Écrire, pour moi, c'est pas un sideline.C'est là 24 heures sur 24.» À lire en page K7 Le MuSél de u Civ hill OQ eit une coi ?passe en Toscane, et à Milan, et c'est très contemporain, assez snob, vicieux, plein d'humour.Les fous sont lâchés, et ma foi, c'est agréable.Jacques Folch-Ribas La nostalgie Morand LA ROUTE DES INDES.Paul morand, coll.«Lieux dits., edit.Arlea.aul Morand, c'est un esprit et c'est un style que La route des Indes (écrite en 1936 et qui vient d'être rééditée pour la première fois) manifestent à leur meilleur.C'est l'obsession des villes du bout du monde ou aux confins des empires.Tout particulièrement ici de l'empire britannique des années 30, puisqu'il s agit de la route des Indes; mais aussi du Levant et de la Grèce.L'art de l'auteur y fait revivre les climats, les odeurs et les couleurs rattachés à la nostalgie de ces paquebots prestigieux qui contournaient l'Afrique et aux premiers pétroliers qui instituaient une ère nouvelle et allaient alimenter les voies aériennes après avoir supprimé celles du désert.Se faisant le poète de l'air après avoir été le chantre de la navigation transtlantique, Paul Morand montre justement à quel point l'avion a changé toutes les stratégies.«Le sort des empires, écrit-il, se décide donc aujourd'hui au banc d'essai.» Livre prémonitoire aussi qui annonçait déjà les grandes transformations qu'allait connaître le monde.Il faut le lire pour son style incomparable qui parvient à raviver au-delà des années le vieux frisson de l'aventure.(ean-Claude Dussault Géorgie ne s'ennuie pas AMOUR FOU, Luanne Rice.Collection Super Sellers.Édition Flammarion eorgie n'a jamais voulu rien faire d'autre que de rester à la maison et de s'occuper de son mari, tant la vie est agréable dans le magnifique domaine familial situé sur le bord de la mer au Connecticut.Un beau jour, elle a l'idée de faire des enquêtes sur les différents faits divers qu'elle Ut dans le journal.Elle fonde l'Institut de recherche Swift, obtient une bourse d'une généreuse fondation newyorkaise et se met au travail.Malgré elle, elle deviendra une vedette et goûtera à l'aventure romanesque avec un photographe.Tout cela survient au moment où son mari, un brillant avocat de Wall Street spécialisé dans les OPA (offres publiques d'achat), travaille de plus en plus étroitement avec une jeune avocate.Le mariage de Géorgie y survivra-t-il?Ce qui surprend le plus dans le livre, c'est qu'une femme à la maison en soit l'héroïne.En ce moment, on est plutôt habitué aux super femmes, qui surmontent toutes les embûches et se taillent une place de choix dans un monde d'hom- mes.Francine Osborne Jean Fontaine ne se perçoit pas encore comme un écrivain; il se dit, plus simplement, l'auteur d'un roman REGINALD MARTEL \u2022 i r ans les provinces maritimes, il y a ce dicton idiot : Old fishermen never die, they just smell that way.Il en va ainsi de nos villages d'antan.que la télévision parait avoir tués et qui malgré ce désastre conservent le brin de vie dans lequel tient encore leur parfum singulier.Ainsi la Gaspésie, ou plutôt son contour, n'en finit plus de renaître, drôle surtout mais tragique parfois, sous la plume de ceux qui l'ont aimée.De mémoire récente : MM.Noél Audet et Bertrand-B.Le-Blanc, et puis cette semaine M.(ean Fontaine.Imintat Hu prix Rn- bert-Cliche pour les Lièvres de Saint-Giron \u2014 des lièvres au fumet inquiétant.On songe aussi, en d'autres lieux, au Gabriel Chevallier de Chchcmerlc ou, en plus polémique, aux Vendeurs du temple d'Yves Thériault.À Saint-Giron, dans la vallée de la Matapédia, la population est presque tout entière vouée au chômage.Ce qui ne l'empêche pas, bien au contraire, d'avoir le goût de la féte : on boit, on chante et on baise.Et si quelque étranger ose se mêler de telles affaires, qui se font entre soi, on n'hésite pas à lui faire la guerre, la vraie, celle qui, comme l'amour, permet tous les coups.Les empêcheurs de s'amuser en rond, des Américains normalement pacifiques soudainement inspirés par leur dieu Rambo, sans doute, seront fustigés comme il se doit.Faut-il, au delà de la simple anecdote, lire dans ces épisodes quelque message caché?« Ça vient sans doute, dit M.Fontaine, de ma formation en cinéma.Dans mes cours, je prends un malin plaisir à analyser l'idéologie de films comme Rambo.Mais les Américains sont accessoires, ce sont des déclencheurs.Pour provoquer des situations, il fallait un corps étranger.Je ne suis pas xénophobe du tout.D'ailleurs, les Saint-Gironnais ne s'en tirent pas mieux que les Américains.Une fin ouverte La guerre, yes Sir, mais aussi une foule de péripéties menées en parallèle et plutôt rondement, afin que jamais l'intérêt du lecteur ne flanche.Pour que ça fonctionne, il faut terminer chaque chapitre sur une note forte.Ça fonctionne.« Il faut comprendre qu'au départ, ce roman était un scénario de film.Donc, écriture cinématographique : montage en séquences, qui paraissent auto- WÊ y ¦+ f , 1 1:1 la Yves Navarre la terrasse des audiences' au.moment de; l'adieu 28.50$ « Un livre do ferveur qu'on quitte à regret (.) * Et qui hante le lecteur bien longtemps après la dernière page.(.) la littérature se fait ici le creusel des plu* vives émotions.\u2022» ~ ;Mlchel Laurin7\" LE DEVOIR ¦ L'intelligence ça s'achète! :m.IBM PC 640 K ' 84,95$ .-.\u2022* ¦\u2022 \u2022 .\u2022 .< nMi'.Yiici.i: t m-jr.«.i«-.w .r.< \".-t.h-* «.H» t.**.II.,-».>% |l \u2022 I m m .ni.OGmiSQi.rF HUGO PLUS .le dictionnaire et la grammaire pafiMansaïu.Malka; Des Roches.l.izce, lléui Vérification orthographique [clgrammaticale, compatible avec Word Perfect 5J, Word-Perfect 5.0, Word Perfect 4.2, Wordstar 4, Word 5, Kcrivain ' public.Secrétaire personnel.; 1225.K- Vlwil Montrai tjC IHK 21-1 \u2022 t5T4)j)i3&!25 l-AX: t V W ¦' La couverture du livre d'Ignacio Gomez de Liano, Dali, publié par Albin Michel dans sa collection Les grands maitres de l'Art contemporain images vertigineuses, anamorphoses livrant un paysage en même temps qu'un personnage en même temps qu'un animal se transformant encore en visage ou en nature-morte.Ou encore le peintre mystique et psychédélique des années cinquante et suivantes.Dali s'est tellement célébré lui-même \u2014 il s'est même offert un musée consacré à sa gloire \u2014 qu'il n'a guère eu besoin des autres pour chanter son génie.Il a tellement parlé de lui (dans une douzaine de livres), de ses célébrations masturbatoires et scato-logiques, de ses terreurs et de ses orgasmes, de ses obsessions morbides et de ses géniales inspirations \u2014 sans oublier sa femme Gala \u2014 qu'il a enlevé les mots de la bouche à ses futurs biographes.Dali, bien avant Andy Warhol et Josef Beuys, a fait une oeuvre de son personnage.Pour comprendre l'oeuvre de Dali, il faut, selon Dali lui-même, connaître la méthode qu'il a mise au point en s'inspirant de la thèse du Dr.Jacques Lacan ( 1932) sur un cas de paranoïa, et qu'il a appelée la paranoïa critique.Il la décrit ainsi : « Méthode spontanée de connaissance irrationnelle basée sur l'association interprétative-critique des phénomènes délirants.L'activité paranoïaque-critique ne considère plus isolément les phénomènes et images surréalistes, mais dans un ensemble cohérent de rapports systématiques et significatifs.» Autrement dit, vous prenez les événements surréalistes de la journée: «pollution nocturne, faux souvenir, rêve, fantaisie diurne, caprice nutritif, rétention volontaire d'urine, acte manqué», etc., et vous en tirez des significations nouvelles qui «font passer le monde même du délire sur le plan de la réalité.» Dit autrement, la paranoïa de Dali est critique parce qu'elle est déclenchée volontairement, qu'elle est contrôlée, et peut-être, selon certains, simulée.Dali aurait bien aimé épater Sigmund Freud avec sa méthode.Mais la rencontre de deux grands du siècle, en 1937, a été bien décevante pour le Catalan.«Deux génies s'étaient croisés sans étincelle, dit-il.Ce qui intéressait Freud, c'était sa propre théorie, pas ma personnalité.» En entrant dans l'oeuvre de Dali, c'est donc dans un univers irrationnel contrôlé que nous pénétrons, un monde trouble et dérangeant, hallucinatoire et fascinant, qui fait grimper les fourmis que nous avons dans les jambes jusque dans notre cerveau.Ames fragiles, s'abstenir.Principales sources biographiques: Comment on devient Dali, Dali et André Parinaud, Éd.Laffont, 1973.La grande aventure de l'art au XXe siècle, ouvrage collectif, Éd.Chêne, Hachette, 1988.La folie dalinienne est un peu à l'étroit au Musée des beaux-arts de Montréal JOCELYNE LEPAGE ali a tellement parlé de la grandeur de son génie que les visiteurs montréalais le découvrant pour la première fois «en peintures» risquent d'être étonnés devant les humbles dimensions de la plupart de ses tableaux réunis au Musée des beaux-arts.Et en parcourant les sept salles que le Musée consacre à la rétrospective Dali, jusqu'au 29 juillet, et qui débordent de choses et d'autres, ces mêmes visiteurs repartiront avec cette conviction : l'agrandissement du musée de la rue Sherbrooke est loin d'être un caprice, c'est une nécessité.Mais même présentée dans ce qui ressemble à un labyrinthe, l'exposition Dali est un événement d'envergure pour les Montréalais.U n'y a pas eu de rétrospective de Salvador Dali en Amérique depuis 25 ans et Dali est, avec Picasso, le peintre le plus célèbre du XXe siècle.Fous de Dali \u2014 c'est le titre de l'exposition qui flotte sur les colonnes du temple montréalais à côté d'un énorme homard gonflé battant au vent \u2014 rassemble quelque 135 pièces couvrant, d'une part, toute la carrière du divin marquis et, d'autre part, les diverses facettes de cette carrière: peintures, sculptures, dessins, gravures, bijoux, objets en pâte de verre, projets de décors pour des films, manuscrits.Aux oeuvres signées Dali viennent s'ajouter des photographies nous montrant le grand excentrique dans toute son extravagance, mais sous lumière tamisée.Et, dans une salle Hommage à Dali, on peut voir des oeuvres d'artistes que Dali admirait.U y a là des «pompiers», comme Meissonier et Bouguereau dont il enviait le savoir-faire, et quelques rares «modernes», les seuls en fait dont Dali pouvait supporter I l'idée même qu'ils puissent exister, soit Picasso, Miro et Duchamp.L'exposition du MBA n'est pas la grande rétrospective du siècle, notre musée n'ayant guère les moyens de s'offrir un tel luxe.Sa mise en scène souffre également de l'étroitesse des espaces utilisés qui sont habituellement réservés à la collection permanente du Musée.Mais s'il n'y a ni Taxi pluvieux, ni Grand Masturbateur, on y trouve quand même des oeuvres très représentatives du «génie paranoïaque-critique» de Dali.Comme L'énigme d'Hitler ou ces Cygnes réfléchis en éléphants ou Ma femme, nue, regardant son propre corps devenir marches, trois vertèbres d'une colonne, ciel et architecture ou encore Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une pomme-grenade, une seconde avant l'éveil.Avec des titres pareils, toute description serait de la surenchère.Au moins trois Vénus de Milo aux tiroirs viennent ponctuer le parcours de l'exposition comme autant de colonnes d'un temple onirique.Et il y a même quelques montres molles dans l'un des rares grands tableaux de l'exposition, Le rêve de Vénus, que l'on doit admirer depuis une mezzanine pour avoir un peu de recul.Parmi les curiosités daliennes, il faut absolument mentionner les deux portraits de Sir lames Dunn et de Lady Dunn, deux Britanniques de la Nouvelle-Ecosse que Dali a peints dans toute leur «ardeur» anglaise et qui tranchent résolument sur reste de l'exposition.Fous de Dali donne une idée de l'évolution de l'artiste depuis son premier tableau, un Paysage peint à 11 ans.jusqu'à ses derniers des années quatre-vingts, dont Le cheval gai est peut-être ce qui ressemble le plus à la mort.Entre ces extrêmes, on voit un Dali cherchant son style sous influence impressionniste et cubiste, puis exploitant à fond les ressources surréalistes dans un style académicien, pour ensuite s'adonner à un certain mysticisme qui doit quelque chose à la vogue psychédélique desannées soixante.Tout en suivant cette évolution, le visiteur découvre ça et là dans des îlots aménagés à cette fin, d'autres aspects de la carrière dalinienne.Ses liens, par exemple, avec le cinéma, représentés par des dessins de décors pour un film des Marx Brothers (qui ne fut pas réalisé) ou un autre d'Alfred Hitchcock; ses illustrations on ne peut mieux appropriées aux chants de Maldoror, de Lautréamont.Ou encore la transformation, en or, sous forme de bijoux, de certaines images fétiches comme la montre molle ou la langouste.Sans oublier une autre curiosité, une série d'anamorphoses que l'on déchiffre en regardant le reflet de l'image dans des petits cylindres métalliques.Salvador Dali n'était pas du genre à apprécier un tableau comme voice of Fire, de Barnett Newman, dont l'achat par le Musée des beaux-arts du Canada scandalise aussi les éleveurs de porcs canadiens.U préférait de loin des académiciens comme Meissonier dont un grand tableau présenté au Musée, dans la salle Hommage à Dali, intitulé Friedland, trouvera certainement des supporteurs montréalais.Pendant la durée de l'exposition Dali, le Musée des beaux-arts est ouvert sept jours par semaine, de 10 h 00 à 19 h 00.On peut se procurer des billets à la Billetterie du Musée ou aux comptoirs Admission.L'entrée est de 10$, de 5$ pour les étudiants et les gens de 65 ans et plus, de 1 $ pour les douze ans et moins.Le billet permet de voir également l'exposition du sculpteur québécois Alfred Laliberté.Signalons par ailleurs que le Musée présente, certains jours, Un chien andalou, le film de Dali et de Luis Bunuel qui marqua l'entrée fracassante du Catalan à Paris, en 1929.Da-Iire JEAN BASILE collaboration spéciale André Breton croyait à la réalité des rêves.Aussi n'appréciait-il pas que Salvador Dali le sodomisât (le peintre utilisait un mot plus expressif) toutes les nuits en rêve.Salvador Dali eut donc son «procès».C'est ainsi que le plus efficace des agents de promotion du surréalisme fut exclu du mouvement en 1934 et devint «Avi-dadollars», comme le rebaptisa Breton qui ne les détestait pas non plus.Tout le monde sait que Dali était un «anti-moderne» et .»\u2022.M!-a-S._ .!*_ !.______ U il uuiirm lies-vue iva aimed 3 e son espièglerie intarissable pour se moquer de toutes les avant-garde dans les nombreux textes qu'il publia.À l'occasion de l'expositon Dali, au musée des Beau-arts, voici quelques livres sur ou de Dali,.actuellement disponibles.À remarquer, il n'y a rien de très récent.Dali et son contexte Si on veut comprendre ce que Dali fut pour le surréalisme, je suggère la lecture de trois livres: 1) L'histoire de la peinture surréaliste de Marcel Jean (édition du Seuil, paris 1959), un des meilleurs écrits sur le sujet, malgré les parti-pris inévitables pour un surréaliste orthodoxe.2) Les deux ouvrages-frères d'André Thirion, Révision déchirantes et Révolutionnaires sans révolution (éditions Le Pré aux Clercs, Paris 1987 et 1988).Ces deux livres sont une D.IA 1*0:1 « on ot contre-histoire du surréalisme officiel et théologien.André Thirion fut un des fondateurs du mouvement.Il s'en écarta et en donne ici les raisons.Après tout, pouisque les surréalistes étaient fascinés par Lénine et Staline, pourquoi Dali n'aurait-il pas été fasciné par Hitler («qui avait quatre couilles et six prépuces»), les poils durs et les montres molles?3) Les trois tomes de la réédition en fac-similé de la revue La Minotaure (éditions Flammarion; hélas le premier tome est épuisé maintenant; on doit donc le chercher dans les magasins de livres d'occasion).C'est là que Dali publia ses premiers textes de paranoï-que-critique.C'est lui qui dessina le célèbre minotaure de la couverture du numéro 8, dont l'estomac est remplacé par une langouste, la poitrine par un tiroir, avec un verre dans la cuisse droite, une bouteille dans la gauche et une clé dans le genou.Les livres d'art 11 existe, naturellement, de nombreuses éditions d'art à tirage limité de Dali (la Bible parce que Dali se voulait catholique et monarchiste, Don Quichotte parce qu'il était espagnol, etc.).Plus accessibles et toujours disponibles sont les livres, magnifiques, que Dali a publiés aux éditions de Drae-ger: 1) Dali, Dali, Da//(1968), un exercice de haute masturbation artistique où le peintre commente ses propres oeuvres en leur appliquant sa méthode préférée de paranoïque-criti-que.Malgré son coût (110 dollars), c'est un livre à avoir.2) Les Dîners de Cala (1978) est, comme le titre l'indique, un livre de recettes de cuisine de l'épouse illustré par le Mai-tre-queue.Rien ne dit que ces «recettes» sont mangeables.Rien ne dit non plus qu'elles ne le sont pas.Reproduction # Quelques livres de reproduction consacrés aux oeuvres de Dali maintenant: 1) Dali, par Ramon Gomez de la Sema (édition Artaud, 1979), un magnifique album mais qui coûte, lui aussi, 110 dollars.2) Plus modeste et donc de prix moindre, on trouvera également un Dali par Ignacio Gomez de Liano (éditions Albin Michel, 1983).La préface, respectueuse et admirative, -1 \\ « r\"\" \u2022 « i m t fait fi des farces de Dali (les : siennes et celles qu'on lui a Ré-* néreusement prêtées) el reste une excellente introduction air : peintre et â l'homme.L'auteur rappelle que, à l'inverse de n beaucoup de surréalistes, doôt le bel Aragon, le point de vue-de Dali ne fut jamais «morali-Z sateur et prétendument humanitaire.quoique tout à fail respectable sur le plan des .principes moraux et du point , de vue économique».3) Encore plus modeste,-Dali, par Jacques Dopagne (édition F.Hazan, 1974 ci., 1978).4) Dali's Moustache, par Phi- \u2022 lippe Halsman (édition Artaud, 1985).Il s'agit d'une entrevue en quarante questions avec les inévitables moustaches de Dali «ultra gaies, et; mystiques», ce qui est une des meilleures définitions qu'on i ait données du peintre.Dali auteur \u2022 * Dali peintre a été aussi écrivain.U a écrit un roman, Le , Visage caché (éditions Carrère.1988) que je n'ai pas lu.On lui doit surtout des ouvrages criti-' ques, polémiques et pseudo-autobiographiques dans lesquels il explique (à sa m aniê-re) les tenants et aboutissants , de sont art el de sa philoso- .phie.C'est un écrivain Je grande qualité, remarquable pai-o] moment quoiqu'un peu répeti-^ tif.Ses livres, tout à fait personnels, n'ont pas vieilli.Voici quatre de ses ouvrages:.1) La vie secrète d'un geniù et Le Journal d'un génie (editio de La Table ronde, 1952 el 1964).Ce sont les textes léi plus importants de Dali.On y., retrouve l'ensemble de ses ob- \\ sessions, de ses délires avec tendances à la scatoligie ({le V longues pages sur le pet), ses-demis mensonges; ses demiesî vérités, ses apparentes éxcëfi-**1 trichés critiques ou picturales; :\u2022.etc.,v>.->n 2) Dans le même genre, les., deux volumes Oui 1 et Oui 2: d'autant plus indispensables qu'on les trouve en livre de poche (éditions Gonthier-Dc-noôl, 1971) 3) Lettres ouverte ù Salvador Dali (éditions Albin Michel, 1966).Là, Salvador Dali répond à Avidadollars.«Lorsque mon arrivisme, enfin, prit le \u2022 dessus, coûte, et par n'importe quel inavouable moyen.écrit-il.C'est une réponse, évidemment, aux accusations de 1934 des surréalistes puritains.,, 4) Les Cocus du veil arl^t moderne (éditions Grasset, les: Cahiers rouges, 1956).Dali en,\" profite pour se distinguer de l'art moderne français («le cassoulet cartésien») ou américain (à propos de Pollock: «même bouillabaisse que Monticelli, mais bien moins succulente,.\\ juste l'indigestion») pour se dé-., finir espagnol et mystique («|e # t'aime comme on aimé s'a* mère, comme on aime l'ai:-, gent»).«i r Les biographies Il n'y a pas encore de biogra phie «définitive» de Salvador* SALVADOR DALI 1 11 m.\u2022 l'A .V \u2022i - ' I ¦.JtKIXtOpljtÇ ÏLrluifi Dali.C'est, évidemment, un ?trou énorme qui ne tardera pas à être comblé.Du moins, il existe un ouvra-: ge biographique de Meryle Se*\" crest, Salvador Dali, l'extarva*?gant surréaliste )éditions Hachette, 1986).Américaine.,., Meryle Sccrest a les défaut les qualités de sa formation:*;: tendance à la reconstitutiôaVt, psycholigique, relative inco«n-M préhension des sources espa1\"' gnoles et françaises de Dali, re-ï?lative brièveté du tecte considéré la richesse et la complexité de l'époque durant laquelle Dali a vécu, perspectives fausses concernant certains personnages,\" mais c'est vivant. I LA HKcodc, iviu.« I KcHL.:>MMeDI 28 AVRIL 1990 K 5 MM - - ¦ .¦¦pi ; A J r Vl .^^nsée est plus réel que son fonctionnement rationnel.Comment ne pas voir dans cette hiérarchie l'influence, voire la fascination, exercée par la psychanalyse naissante sur les surréalistes?Breton, qui avait fait la rencontre de Freud, estimait que la réalité profonde du spychisme humain se trouvait dans l'inconscient.Ce qu'il voulait, ce que voulaient les surréalistes, c'était un dévoilement de tout ce qui, en l'homme, paraît caché.Les peintres issus du surréalisme ont à leur manière projeter un faisceau de lumière sur des zones où.avant eux.régnait la nuit.Déjà en 1925 la première exposition du groupe rassemble Arp, Chirico, Ernst, Klee, Masson, Miro, Picasso, Man Ray et Pierre Roy.Plus tard, Magritte, Tanguy et Dali font leurs apparitions fracassantes.Mais, pour être juste, il faudrait aussi parler de Picasso, Picabia, Wilfredo Lam et de centaines de peintres qui, d'une manière ou d'une autre, ont à voir avec les prémisses du surréalisme.La peinture surréaliste, au sens vrai du terme, se trouve désormais confrontée avec l'exploitation frénétique que font de certaines de ses découvertes des artistes qui n'entretiennent aucun rapport avec le mouvement et.en même temps, avec la parenté spirituelle qui unit, en fin de compte assez loinlainement.des peintres soucieux d'une authenticité qui recoupe les préoccupations du surréalisme.Une grande décennie au MBA LUCIE CÔTÉ collutforation .sptV/Vi/f Sans le savoir, le Musée des beaux-arts de Montréal préparait lo public à la venue de l'exposition Salvador Dali depuis quelques années déjà.«En présentant de grands peintres du XXe siècle, Picasso.Miro, Chagall, nous avons crée un contexte historique pour Daii.rviéme Dougue-reau en 1984 et Léonard de Vinci en 1987 étaient deux artistes que Dali admirait.Le public est prêt aujourd'hui a voir Dali», se réjouit M.Pierre 'I héberge, directeur du Musée depuis quatre ans.En 1980, le MBA tient sa première grande exposition de la décennie en présentant le Musée imaginaire de Tintin.«Le MI5A souhaitait alors attirer un plus grand public el a fait l'effort bien naturel d'aller vers les gens.Puis les choses se sont précipitées, si bien que 525 000 personnes ont vu l'exposition Picasso en 1985», rappelle M.Tiicbergc, conservateur en chef du Musée à l'époque.Le Musée offre chaque année au moins une exposition de grande envergure, pendant l'été.la moitié de la clientèle environ provenant de l'extérieur de Montréal.«C'est agréable de penser que nous pouvons offrir aux gens d'ici ce plaisir de voir chez eux de grandes oeuvres», apprécie M.Thé-berge.Le directeur du MBA a constaté avec un étonne-mcnt heureux que le public ne boudait pas les expositions plus difficiles: celle, spécialisée, sur Léonard de Vinci, ou l'exposition de tableaux abstraits de Paul-Êmile Borduas, qui exigeait davantage du spectateur.«Les Québécois ont longtemps été privés du monde moderne, comme s'il n'existait pas.obscrve-l-il.Pellan et Borduas, il y a seulement 50 ans, nous ont fait accéder à la modernité.Nous avons avalé le XX*^ siècle très rapidement et nous sommes, en ce moment, dans une belle période», estime-t-il.«Nous soignons nos visiteurs, c'est le point fort du Musée, remarque encore M.Théberge.Notre approche consiste à être le plus possible à l'écoute des besoins de la population.De grands panneaux fournissent des renseignements au sujet de l'exposition en cours, des audio-guides sont disponibles et le Musée édite un catalogue spécialement destiné aux enfants.» Tout de suite après Dali, le Musée accueille la collection Biihrle, commencée dans les années trente, qui comprei)d 85 tableaux de grands impressionnistes.Van Gogh, Manet, Moneî, Cézanne.«Cette exposition a un cachet spécial, une personnalité, remarque M.Théberge.C'est l'oeil d'une personne, Émil Bûhrle, sa perception, et cet homme avait un sens extraordinaire de la qualité.» L'an prochain, de juin à novembre, le Musée exposera les Années folles.«Nous présenterons alors la fascination pour la métropole-muse, les grandes villes des années vingt, Paris, Berlin, New York.Ce sera une grande exposition de plus de 400 oeuvres, peinture, sculpture, architecture, photographie et arts décoratifs, qui va exiger tout l'espace disponible du Musée», signale le directeur, enthousiaste.Le 15 octobre 1991, le MBA célébrera l'ouverture de sa nouvelle aile, présentement en construction en face du Musée actuel.Les collections permanentes, déménagées, dégageront alors plusieurs salles.Le personnel du Musée s'affaire déjà à préparer une exposition sur le meuble victorien au Québec, prévue pour la fin de 1991 ou le début de 1992.«Ce sera une redécouverte, promet M.Théberge.De 1840 à la fin du siècle, les artisans québécois ont créé des meubles victoriens très sophisiti-qués», assure-t-il.En 1992 également, le Musée des Beaux-Arts fêtera le 350*^ anniversaire de fondation de Montréal et le 500= anniversaire de la venue de Christophe Colomb en Amérique.Une grande rétrospective Riopelle est aussi au programme, de même qu'une vaste exposition sur Michel-Ange. K6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 AVRIL 1990 MOTS CROI SES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 3 4 6 7 8 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Honteuses.2 Pour mettre des provisions \u2014 Navire de charge.3 Levant \u2014 Géant de la mythologie germanique \u2014 Banal.4 Au-dessus de nos têtes \u2014 Se tresse.5 Caractère de celui qui est fortement attache a ses idées (pl.) \u2014 Abréviation religieuse.6 Acide ribonucleique \u2014 Cite antique \u2014 Faire des cauchemars.7 Surveiller \u2014 Fait des vers.8 Effleurer \u2014 Accord.9 Idem \u2014 Ce qui peut amplifier un état \u2014 Roulement bref.10 Degré d'estime \u2014 Opinions.11 Époque \u2014 Marque la compagnie \u2014 Terme de sport.12 Étourdie \u2014 Mise en circulation.VERTICALEMENT 1 Applaudissent ou sifflent.2 Espace de rangement \u2014 Aime passionnément.3 Sur la tete des insectes \u2014 Trois fois.4 Nickel \u2014 Note \u2014 Chauve.5 Chef de la Régence d'Alger \u2014 Mettre au four \u2014 Douze mois.- 6 Meuble \u2014 Alerte.7 Point cardinal \u2014 Mouvement impétueux.8 Le cavalier y met le pied \u2014 Parente.9 Ville de Mésopotamie \u2014 Substance organique très toxique.10 Se dit d'un hareng \u2014 Respire \u2014 Pronom personnel.11 Se jette dans la mer du Nord \u2014 Propager \u2014 Coutumes.12 Personne hâve et maigre \u2014 Division d une.piece.SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO i 2 3 4 5 8 7 8 9 10 11 12 23 4 56 78 9 10 11 12 nranm nmm mam mwamum arasas seas rsrafa@@ nm mm niiEransfiffflii EH@@riEFa sans solution du dernier numero VOTRE HOROSCOPE 4, TAUREAU OU 21 AVRIl AU ?0 mai Une surprise vous attend sur le plan sentimental; il y aura des attitudes osées, des palpitations de coeur, des baisers nombreux et émouvants.Votre tension sera à surveiller.Le temps est propice aux déplacements et aux démarches diverses.A la maison, ce n'est pas le moment de bousculer vos proches, démontrez de la logique dans votre comportement, faites appel a votre sens de l'humour.i GEMEAUX OU 21 MAI AU 21 JUIN Sur le plan des amitiés, vous risquez de vous faire des ennemis â cause de votre franc-parler et de votre goût pour la provocation.À la maison, un climat déconcertant sera créé par des pointes, des flèches lancées par une personne amie de la famille.Sur le plan du coeur, il y aura des tremblements d'émotion, une complicité tendre.On trouvera le moyen de vous rencontrer seul a seul.CANCER 9 \\ OU 22 JUIN AU ?JUILLET Ne oerdez pas de temps précieux a rêvasser d'événements qui, très probablement, ne se produiront pas.Cardez les deux pieds sur terre, car votre travail exigera une grande capacité mentale et physique.Sur le plan affectif, votre vanité vous causera des ennuis et suscitera la jalousie chez la personne qui vous aime.LION OU 23 JUILLET AU 23 AOUT Vous vous faites trop d'angoisse a propos d'une remarque de la personne aimée.Le mieux serait de prendre ses allusions avec un grain de sel et d'adopter une attitude conciliante.Au travail, une personne que vous redoutez vous rendra un service appréciable.Vos soucis d'argent seraient moindres si vous ne prêtiez pas à la légère. a i oit du pont jacQUbS-Cartior 1 r Stationnement gratuit Principales cani»s do credit acceptées K10 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 28 AVRIL 1990 restaurants Deux points de rencontre intéres nts FRANÇOISE KAVLER ous des allures de bistrot distingué, héritées d'un premier occupant, ce restaurant est, presque, un établissement spécialisé dans la préparation des poissons.La plus grande partie de la carte leur est consacrée.Les menus «table d'hôte» le sont aussi.Des poissons frais dont le choix proposé aux clients bouge avec les arrivages.Au point où l'on confie au service le soin de mentionner, oralement, les nouveaux plats inscrits.Le service s'acquitte fort bien de sa tâche, prenant soin de préciser le prix, ce que l'on ne fait pas toujours, ailleurs.En entrée, l'artichaut servait d'accessoire pour présenter une mousse de poisson.Moulée au coeur du légume-fleur, elle était de belle texture mais un peu fade.L'idée de la rencontre aurait été intéressante si les deux éléments avaient eu plus de pré- sence.Par contre, le beurre blanc qui couvrait l'assiette, valait la peine que Ton aille au bout du plat.La bûche de saumon est faite d'une tranche de saumon fumé roulée sur une préparation, serrée, à l'avocat.L'équilibre se fait bien entre la douceur, la texture grasse du fruit et le mordant du poisson.La présentation est simple et agréable.La dégustation aussi.Le Mahi-Mahi est un poisson exotique de style caméléon.Chair ferme, chair blanche, il peut avoir des penchants terre â terre.Les cuisines de Bagatelle l'avaient assaisonné ce soir là, à la moutarde.Moutarde ancienne, il est vrai, douce et parfumée, ponctuée de petits grains, fondue dans une sauce crème enveloppante.Avec elle, pour adoucir le poisson, quelques légumes fondants étaient glissés.Le plat a une «vigueur» que les plats de poisson n'ont pas souvent.?5 f»S?**r*f m.Le mérou, tout au contraire, est un poisson à chair douce très distinguée.Parfumée au gingembre, mais sans l'insistance particulière aux cuisines asiatiques, la sauce avait une finesse élégante, juste faite pour mettre la qualité photo jean goupil, lê Presse de la chair en valeur.Les garnitures de légumes sont servies â part.Le choix était intéressant.Mais la préparation, qui sentait l'attente, l'était beaucoup moins.Au dessert, le gâteau au froma- goélette 8551, BOUL SAINT-LAURENT 388-8393 (prés de crémazie) DÉJÀ 10 ANS Pour cette occasion nous vous offrons le menu suivant: FESTIN 10e ANNIVERSAIRE Pour 2 1 SGUTEîLLE SURPRISE Au choix: l'assiette du pêcheur (' î homard, crosses langoustines, crevettes goantos êt cuisses de grenouilles) ou LE FILET MIGNON BOUQUETIÈRE servi avec soupe ou salado maison et 4450$ 2 r Redécouvrez la paella / X àla J ?Casa fealtcta 15 2087, rue Saint-Denis, Montréal Réservation: 843-6698 café.Le tout pour SPECIAL OU CHEF Crevettes grillées Saumon sauce veloutée Steak sauce aux champignons servi avec Soupe ou salade maison et ente 1195* Mutch êftoucAcVid Réservez tôt pour la i7ftf nfs mfbfs Menu spécial le samedi et le dimanche reynaldo pianiste-chanteur les jeudis, vendredis et dimanches SAMEDI SOIR souper musical avec DENIS LAVERGNE ET SES INVITÉS extraits de comedies musicales, opérettes airs populaires, etc STATIONNEMENT GRATUIT HALL OE RECEPTION et l'tr sur le service exceptionnel de la Goélette.Salles de reception disponibles Menus à prix spéciaux pour groupes 881, boul.de Maisonneuve est Rés.: 527-1221 Metro Bi»rnUOAM Sortie couloir Dupms le vieux restaurant Bêcheur maritime VALEUR INCOMPARABLE J\" rno> \u2022CMtuunNti *mm^r\\ Ouvert à midi pour la Fête des Mères EMMENEZ LA FAMILLE, LES AMIS.TOUT LE MONDE.À NOTRE SUPER TABLE D'HÔTE DU DIMANCHE' - De 16 h30 à 22h 795$ 395$ 995$ \u2022|095$ 1195$ FILET MIGNON ET 3 QUEUES DE LANGOUSTINE 1295$ *Y compris: soupe maison du jour ou jus de tomate, salade verte ou salade de chou, dessert, thè ou cafe.FETTUCCINI MARINERA AUX CREVETTES DARNE DE FLÉTAN GRILLÉE FILET DE SAUMON GRILLÉ OU POCHÉ CINQ QUEUES DE LANGOUSTINE 16 6z.DE CÔTE DE BOEUF GRILLÉE pour réserver, composer683-1320 1300, route Transcanadienne, Dorval à l'est du boul.des Sources Ac* ttétice* d& m Gastronomie pékinoise et szechuannoisc 1735, St-Denis 844-5542 (Membre de IA.R.O.î te bcivoir-loitc ou service du savoir-vivre t avril au portugal» a montreal au &olmar DINER GALA AVEC VIN fidos et danse 364 soirs TIRAGE D'UN VOYAGE POUR 2 AU PORTUGAL U^T SOUVENIR A TOUTES LES DAMES ARTISTES INVITES.DU PORTUGAL 111, rue Saint-Paul est 861-4562 Stationnement Fax 878-4764 ultime *1 j ( ne dccou\\ crte gastronomique K est ;i u rant de line cuisine 5393, houl.Gouin ouest 332-1706 Stationnement Salon pour t os receptions de groupe LA DIFFERENCE POUR 1650$ c'est le de TABLE D'HOTE Beloeil.sortie 112.route 20 midi et soir Réservation: 467-4477 Dans une atmosphère mystique et romantique.venez partager avec nous une soirée en douceur tout en dégustant notre fine cuisine vagabonde.Laissez-vous envoûter par nos clairvoyantes.Bonne soirée Reservation: 849-6838 352 est, rue Sherbrooke ueux ^ brunch DU DIMANCHE (CÔTE DE BOEUF) 14 ca$ AVEC MUSICIEN Il \"f ill ii FESTIVAL DU HOMARD 13,95$ Venez déguster notre nouveau menu élaboré par nos chefs Yves et Robert 158, rue Saint-Paul Est;; Tél.: 866-5194, 866-5988 RISTORANTE ANTICO MARTINI Fine Cuisine Italienne Nous vous invitons à dîner dans notre élégant restaurant récemment rénové, où vous pourrez savourer la fine cuisine italienne la plus exquise.Installations de banquet pour les occasions spéciales «Bonne chère plus copieuse que jamais au nouveau Antico Martini.» - As\\-k THEGAZETTE Hjamiet 1990 La tradition se poursuit.m m i u - r.lr ANTICO MARTINI - 4 _ 4 , 6450, Somerled, N.D.G.(angle Cavendish) Réservations: 489-6804 gc, avait une douceur crémeuse et une légèreté peu courantes.Un coulis mordant de petits fruits rouges le rendait, encore, plus blanc et plus léger.Le gâteau de crêpes est un beau dessert oublié.Celui-là n'avait que le défaut d'être trop sucré.BAGATELLE 4806, avenue du Parc 273-4088 Artichaut et mousse de poisson Bûche de saumon Mahi Mahi a la moutarde ancienne Merou au gingembre Gâteau au fromage Gateau de crêpes Cafes Menu pour deux, avant vin.taxe et service: 46$.¦ Bien sûr, il y a des saucisses au Toulouse.Beaucoup, mais pas seulement, et pas forcément, des saucisses de Toulouse.Il faudrait, plutôt, aller chercher sous le petit chapeau dessiné sur le menu, l'origine du nom de ce charmant restaurant-bistrot installé, depuis plusieurs années, dans le Vieux Longueuil.Deux étages ont été aménagé à l'intérieur de deux maisons anciennes réunies sans changer d'allure du côté du trottoir.Le décor n'a rien bousculé non plus.On a aménagé simplement, sans recherche d'effet particulier, un intérieur privé en lieu de rencontre publique.Le résultat est que l'on se se sent â l'aise, au prerpier comme au deuxième.Et, un peu comme chez soi.La crème de tomate faisait partie de la table d'hôte, une bonne préparation, légère et ve- loutée, au goût de fruit frais.Les deux entrées étaient à ia carte.L'aumônière était faite de pate filo, fragile et craquante.La farce de chèvre chaud fondait en tiédeur mordante.Une salade croustillante, nappée d'une sauce légère, complétait cette belle assiette simple.La ratatouille gratinée, servie dans son petit plat de cuisson, était dominée par la tomate, agréable sans plus.Les moules et les frites vont de compagnie au Toulouse.De belles moules, bien préparées et bien servies.Mais des frites ar-chi-cuites, molles et brunes.Le saumon, par contre, était d'une douceur onctueuse et savoureuse, cuit parfaitement, à peine nappé d'une sauce nuage.Un riz doux, une «compote» de papaye râpée et citronnée complétaient harmonieusement ce joli plat.Au dessert, le gâteau mousse aux fruits correspondait parfaitement à son appellation.La tarte aux pommes, curieuse, mais fraîche et légère, ressemblait à un gros gâteau qui aurait été fait de copeaux de pommes.TOULOUSE 260.rue Saint-Jean Longueuil 646-2315 Crème de tomate Aumôniere de chèvre chaud Ratatouille gratinée Moules et frites Paupiette de saumon Gâteau mousse Tarte aux pommes Cafes Menu pour deux, avant vin.taxe et service: 40$ i\\( )\\'if l [Al 11 2200, boul.cure-labelle1682-7450 chomedey, laval, québec MIDI: Dîner d'hommes d'affaires SOIR: Table d'hôte FERMÉ LE DIMANCHE r*i /v* Cuisine africaine Réservation: .844-5212 1/ Menu spécial pour groupe 'ouvert à partir de 17 h 30 Fermé le lundi 4865.boul.Snint-Laurcnt BRUNCH DE LA FETE DES MÈRES Table d'hôte midi et soir et menu gastronomique CUISINE FRANÇAISE ET SPÉCIALITÉ: CREVETTES i //L.HKSTAUKANT 48Wère Rue, Richelieu Tél.: (514) 658-6689 TABLE D'HÔTE 5CH0IX1795$ Fermé le lundi 4466, rue Marquette angle Mont-Royal Réservation: (514) 524-7989 mm RESERVEZ POUR LA FÊTE DES MÈRES niversity 2 it après 18 3U3TIK Juif* Oumowfhtl 47, St-Jean-Baptiste CHATEAUGUAY /DÎMANCHEN 11hà15h 10 plats chauds 4 J95$ 25 desserts I ¦! enfants 10 ans et moins (95$ BUFFET 16 h à 21 h rôti de boeuf et crevettes 1BS5S \\.»\u2022 v !.|, enfants 10 ans et moins (un enfant par adùlïëpayant) gratuit: 691-2444 691-9620 nouveau! m0uveau! la crevette «0» manie À VOLONTÉ: Bisque de homard Pain à l'ail SaladeCésar-;- Crevettes à Tail sur riz Dessert, café 2995$Saer! personne Disponible en tout temps SOUPER-SPECTACLE michel l0uvain VENDREDI 4 MAI, 19H reservez tot POUR LA FÉTE DES MÈRES BRUNCH ET BUFFET groupement qualite restaurants montreal inc le Piemontais& Cuisine italienne et française Nous vous attendons avant ou après le ihéabv 1145 A, rue De Bullion 861-8122 fermé le dimanche f l 1 Le Caveau La petite boîte où l'on mange bien.Table d'hôte midi et soir Salon privé disponible Ouvert îe dimanche Au 2063, rue Victoria 844-1624 VOTRE GUIDE DES BONNES TABLES A MONTRÉAL Un vent de Bretagne dans la cuisine française ¦ 1550.Fullum icoin Maisonneuve) 523-2551 Ferme le dimanche restaurant PORTO FINO Grande cuisme italienne 2040.rue de la Montagne 849-2225 849-0726 PARLER D'AFFAIRES AUX HALLES EST UN PLAISIR 1450, rue Crescent 844-2328 Menu du jour du mardi au vendredi Le soir, not spécialités ou notre table d'hote gourmande du lundi au samedi acceptons du grwpf s jusou'i 4s personnel J.Liftdune.prooneUire depuis 1971 r Venez è l'avant-spectacle 1 lt raffinement de la cuisine italienne Ouvert a oartir de 17h3û 2040 rueSt-Denis 844-5083 STATIONNEMENT À L'ARRIÉRE 'Depuis 1966 (t rtstoumnt Jmnçais recommande par Us grands magazines Pour toutes vos célébrations de deux à cinquante personnes.1209 rue Guy; Montréal 934-0473 ELEGANCE ET RAFFINEMENT D'ITALIE musique tlive» au piano le soir Acceptions les groupes et receptions RESTAURANT-BAR 2095, McGILL COLLÈGE MONTRÉAL 288-7901 ê>ancl)o Cuisine typique espagnole et française spectacle de flamenco LES VENDREDIS ET SAMEDIS 20 h 30 Ouvert tous les jours Menu spécial pour groupe SPÉCIALITÉ PAELLA 3458, avenue du Parc prés de la rue Sherbrooke 844-0558 La vraie cuisine française régionale du sud-ouest Vos hôtes Louis et Lise Naud 1490.rue SI ANLEY (Metro Pce!) 844-8920 - 844-5670 Salle de reception, groupes de M) a 50 \u2022 ferme le dimanche DEPUIS 1962 Charmant restaurant russe musiciens - table d'hôte OUVERT LE DIMANCHE 2171, rue Crescent 849-9333 ooo La Lucarne «UNE HISTOIRE DE FIDÉLITÉ POUR TOUS LES ÂGES.» 1030, rue Laurier O., Outremont o 'P.Lévêquc 'Tél.: 279-7355 ' \u2022 \u2022 \u2022 Du 30 avril au 12 mai QUINZAINE BOURGUIGNONNE Gastronomie, vins et alcools 801, boul.de Maisonneuve Ouest ^ 849-6331 w .Stationnement au sous-sol McGill 65 "]
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