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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-05-16, Collections de BAnQ.

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[" Le Monde à CELTEX inc.0000 M MOTOROLA PORTATIF 1399s 984-52S2 BUREAU ACTIVATION 967-S770 ' AVtCBAT'Eflli CHARGEUR El EU'i LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 16 MAI 1990 Le rapport Charest inquiète des députés du PC Le comité a fait l'unanimité autour de 24 recommandations, attendues dans les prochains jours GILLES GAUTHIER tlu lui u-.m de In Presse OITAW'A es députés conservateurs du Québec Un n'ont manifeste aucun enthousiasme hier après avoir été mis au courant des principaux éléments du rapport du comité Charest sur l'Accord du lac Meech.Certains ont exprimé leur désaccord, mais personne n'a encore claqué la porte.Le comité qui comptait des représentants des trois partis politiques, remettra au cours des prochains jours un rapport unanime comptant 24 recommandations.De dire le député Gilbert Chartrand (Verdun), «ce qu'on offre comme solution (pour sortir de l'impasse) constitue pour moi des amendements â l'Accord du lac Meech ».«Les grandes craintes que j'ai, ajoute-t-il, c'est la suprématie de la Charte des droits sur la société distincte, ainsi que la promotion de la dualité linguistique (par le gouvernement fédéral)».«Les amendements proposés m'inquiètent, poursuit M.Chartrand.La parole est maintenant aux trois provinces récalcitrantes et au Québec.l'attendrai leur réaction et je prendrai par la suite ma décision personnelle parce que j'ai été élu avant tout pour représenter une circonscription du Québec dans un Parlement fédéral.|c n'ai pas l'intention de laisser aller aucun droit».«On nous dit, explique le député de Verdun, que la Charte des droit a préséance sur la société distincte et que ces deux paragraphes doivent être interprétés en même temps.Mais allez voir si les juges les liront en même temps».«|e ne souhaite pas que le Québec soit isolé encore une fois.Le premier ministre Bourassa est assez intelligent pour s'assurer que les autres répondront avant lui».Défait, le député François Gérin s'est dit très déçu et s'est refusé à tout commentaire.«Pour moi, il faut Meech tel quel sans aucun amendement».Le président du comité, l'ex-minislrc lean Charest (Sherbrooke) a déclaré que «le rapport va contribuer a faire avancer le débat et c'est ce qui est important pour nous au départ ».Est-il acceptable pour le gouvernement du Québec?«Il va s'y retrouver», repond M.Charest.Il ajoute que le mandat du comité s'appuyait sur les propositions constitutionnelles du premier ministre du Nou-veau-Brunswiek, Frank M.McKenna, «c'est-à-dire d'adopter d'abord l'Accord du lac Meech et ensuite une resolution d'accompagnement, ce qui sera reflète dans le rapport».«Le rapport, poursuit l'ex-ministre, va rassembler le leadership politique plus que le diviser et va réussir à faire débloquer l'impasse actuelle, ce qui passe par la ratification de l'Accord du lac Meech».Le president du caucus conservateur.André Harvey ( Chicoutimi ), affirme que le rapport «met l'emphase sur toute l'importance de signer l'Accord du lac Meech.Dans cet esprit-là.je pense qu'on respecte totalement les exigences du Quebec.Le rapport est aussi intéressant en ce sens qu'il nous sensibilise aux preoccupations de l'ensemble du pays, a d'autres dimensions du pays.Il ne faut pas négliger cet aspect-la.Mais d'abord et avant tout, c'est l'Accord du lac Meech et après, c'est un agenda intéressant pour les prochains mois».M.Harvey affirme que la Charte des droits et la notion de société distincte «doivent s'envisager de façon convergente et intégrée.On ne peut traiter de la société distincte d'une façon séparée de la Charte».« je suis satisfaits pour les autochtones», a déclare le depute d'Abitibi, Guy St-Ju-lien.«le trouve ça intéressant parce que ça fait passer le lac Meech».affirme le sénateur conservateur Gérald Beaudoin.La plupart des autres deputes conservateurs se sont refuses a tout commentaire, se contentant de repeter le mot d'ordre qui leur avait été donne lors de leur réunion a huis clos, soit d'attendre la reaction des provinces récalcitrantes, soit Terre-Neuve, et le Manitoba et le Nouveau-Brunswick.Promotion des minorités : Bourassa ne nie pas la possibilité d'une concession DENIS LESSARD du bureau île La Presse QUÉBEC ¦B e gouvernement du Qué-fân bec n'a pas change de position datis le dossier constitutionnel; pas question d'amender l'entente conclue en 1987, a soutenu hier le premier ministre Bourassa.sans nier toutefois que Québec considère la possibilité de reconnaître, par la suite, à Ottawa un rôle de «promotion» de la dualité linguistique canadienne.I lier à l'Assemblée nationale, l'opposition péquiste a brandi la transcription d'une entrevue accordée à Radio-Canada, par le député libéral fédéral lean Lapierre.Selon le député de Shefford aux Communes, le rapport du comité federal sur la constitution, présidé par (ean Charest, préconisera une réforme du Sénat «sans droit de veto pour le Québec» et «noiera la société distincte dans le multiculturalisme et les aborigènes».Toutes les provinces du Canada anglais ont pu ajouter leurs demandes et le comité Charest a l'intention de dire au Québec «si vous voulez avoir votre Lac Meech, faudrait avaler cette grenouille-là», de lancer M.Lapierre.Pour le députe péquiste de Laç-Saint-Jean, Jacques Brassard, devant ces faits «d'un témoin oculaire» des intentions du comité Charest, le premier ministre Bourassa devrait immédiatement «dire non et mettre en panne la machine infernale qui est en marche actuellement à Ottawa».Hier, M.Bourassa a évité de nier les informations publiées par La Presse voulant que Québec soit disposé, à accepter qu'on reconnaisse à Ottawa un rôle de promotion des droits des minorités linguistiques, à la condition que ce rôle soit étroitement balisé.Il s'est refusé à commenter «tel oui-dire d'une source anonyme qui voudrait que le gouvernement puisse changer d'idée».«On ne peut pas prendre position sur toutes les hypothèses, lés spéculations», a-t-il dit.Dans son édition d'hier, toutefois, le quotidien torontois Globe and Mail, dans un reportage d'Ottawa, affirmait lui aussi que Québec serait prêt à accepter un rôle de promotion île la dualité linguistique, au gouvernement fédéral.Le ministre québécois Gil Rémi Hard l'aurait reconnu lors d'une rencontre avec le seul député néo-démocrate du Québec aux Communes.Phil Iidmonston.à Quebec, la semaine dernière.Dans l'entourage du premier ministre Bourassa, toutefois, on affirmait que toute proposition susceptible de porter ombrage aux compétences du Quebec serait inacceptable.Ottawa a déjà dans les faits un rôle de promotion des minorités linguistiques et peut sans problème financer le réseau anglais de Radio-Canada au Quebec et subventionner un groupe comme Alliance Que-bec, rappel le- t-on.Lapierre: «des conneries»» Rejoint hier soir alors qu'il soupait avec le député conservateur François Gérin, (ean Lapierre a maintenu que le comité Charest se prêtait à «javelliser» l'Accord du lac Meech.Le comité demandera des «assurances» (certainties) que des amendements seront apportés au Lac Meech.Le texte du rapport avait été transmis à l'avance à Clyde Wells et Sharon Carstairs, alors que le Québec était laissé dans l'ignorance, a affirmé M.Lapierre.En dernière heure, a-t-il dit, le comité Charest a reconnu au Québec un droit de veto sur la réforme du Sénat.D'autre part, d'une source au sein du comité Charest, Lu Presse a obtenu hier l'assurance que le rapport sera unanime.Le texte définitif fut signé hier après-midi par les 15 députés qui en sont membres, représentant les trois formations politiques.Finalement aucun député n'a décidé d'y aller d'un texte distinct pour exprimer des opinions personnelles \u2014 la libérale Ethel Blondin voulait à un moment donné s'exprimer sur les droits des autochtones.Selon un membre du comité, rien dans les propositions Charest ne contrevient aux cinq conditions posées par le gouvernement du Québec.On ne niera pas au Québec un droit de veto sur la réforme des institutions fédérales, notamment le Sénat.Le député Lapierre a beau affirmer que la réforme du Sénat ne sera pas soumise â un veto du Québec, «on ne pourra jamais empêcher M.Lapierre de dire des conneries», de répliquer l'un de ses collègues.Les attentes du comité Charest quant à la société distincte et ses rapports avec la Charte des droits sont moins claires cependant.Selon le député néo-démocrate Svend Robinson, le comité demanderait que la Charte fédérale ait clairement préséance sur la clause de la société distincte.Ce principe serait carréme-nent inacceptable pour le premier ministre Bourassa qui a déjà soutenu qu'une telle formule serait pour le Québec un recul par rapport au statu quo.Le Soleil de Québec rapportait hier que le rapport recommanderait que les premiers ministres provinciaux «réaffirment solennellement» que la clause de la société distincte «ne déroge pas aux droits déjà inscrits dans la Charte des droits notamment ceux des femmes et des groupes multi-culturels».Selon un membre du comité Charest, le juriste Roger Tassé, l'ancien sous-ministre de Jean Chrétien lors du rappatrie-ment de la Constitution, en 1982, a assuré les parlementaires que la clause de la «société distincte» n'entravait pas la Charte fédérale des droits et libertés.Par conséquent on n'avait pas à donner explicitement priorité à cette dernière.Ironie du sort, M.Tassé était aussi l'un des conseillers du gouvernement Mulroney lorsque les premiers ministres ont accouché du texte légal de l'Accord du lac Meech, en juin 1987.Le comité Charest se contente «de recommandations» aux premiers ministres qui devraient être convoqués tout prochainement a une ultime conférence constitutionnelle.Services français : le PC rompt l'unanimité à Queen's Park JEAN SERGE TURCOT collaboration spéciale TORON ro Après un débat houleux, ponctué de maints rappels à l'ordre du président de l'Assemblée législative de l'Ontario, la belle unanimité sur les droits des francophones en Ontario a été rompue par le Parti conservateur on la rien, preside depuis samedi dernier par un nouveau chef.Mike Harris.La «résolution sur les services en français», présentée par Bob Rae, le chef de l'opposition officielle, et endossée par le gouvernement libéral de David Peterson, vise a reaffirmer son appui à la Loi 8, qui a institué des services en français dans les zones désignées.Mais elle élargit le de-bal à la question constitutionnelle, ce qui n'a pas plu aux conservateurs.Non seulement la résolution présentée réaffirnte-t-elle le droit pour les francophones d'obtenir ces services dans leur langue, mais elle «témoigne de la conviction du gouvernement ontarien que la dualité linguistique constitue une caractéristique fondamentale de notre pays».Au cours d'une entrevue accordée à Lu Presse, M.Harris a affirmé, après le vote hier soir, que la résolution était trop vague: «On n'est pas là pour discuter du sort du pays si l'Accord du lac Meech échoue».En faveur des droits des francophones Le Parti conservateur de l'Ontario, par la voix de ses porle-parole.Mike Harris, et Dianne Cunningham (qui était elle-même candidate à l'investiture), se sont déclarés pour les droits des francophones au pays et en Ontario.Mais ils ont du même souffle reproché au gouvernement Peter-son de n'avoir pas su manoeuvrer dans la délicate opération d'implantation de la Loi 8: «Nous avons voyage à travers tout l'Ontario, ont-ils dit, et partout, les gens sont en colère.Ils sont fatigues des manoeuvres du gouvernement Peterson.» La résolution, qui a tout de même été adoptée par le gouvernement, prévoit que le Comité spécial sur la Constitution, institué par le gouvernement ontarien.tiendra des audiences publiques, dans tout l'Ontario et « invitera les Ontariens (ainsi que les autres intéressés) à venir exprimer leurs opinions sur les questions touchant les relations entre anglophones et francophones en Ontario».f..*b M DROITS RESERVES La boîte aux lettres Les « gras durs » et les autres fl Madame Franchie Pelletier nous révélait récemment dans La Presse que M.Yves Beau-chemin bénéficiait d'un congé sans solde à Radio-Québec depuis 1979.Comment peut-on justifier un emploi après 11 ans d'absence du bureau?Un scandale! Il faudra bien qu'un jour les babyboomers rendent des comptes à ma génération qui va de «p'tit contrat à p'lit contrat» en espérant trouver une «job steady » avant 50 ans.Josée LEMIEUX, 28 ans contractuelle de Québec Remède pire que le mal Monsieur Michel Pallascio, président de la CÈCM H Le meilleur moyen de faire détester le français pour toujours, c'est de chercher à l'imposer aux élèves en dehors des heures de cours, comme vous songez a le faire.|e sympathise tout à fait avec vos frustrations, mais je trouve votre remède pire que le mal.Jean de BRABANT Montréal Reproches à CM ¦ Ayant vu a plusieurs reprises une de vus annonces publicitaires télévisées, nous tenons a vous exprimer notre indignation.Dans cette annonce, vous utilisez le stereotype ecule, datant de l'époque coloniale, d'un «coolie» chinois qui tombe en admiration devant une \\oiture UM.Le fait que votre charge de publicité ait confondu chinois et japonais n'arrange rien.Le stéréotype n'est que plus insultant puisqu'il est basé sur une ignorance crasse en plus de confondre tous les Asiatiques dans la même image méprisante.Nous ne saurions trop vous conseiller de tâcher d'imiter la qualité des voitures japonaises au lieu de vous attaquer aux Asiatiques d'une façon aussi bête et sournoise.Nous vous signalons, en outre, que les Chartes des droits canadienne et québécoise interdisent l'utilisation de stéréotypes raciaux ou ethniques à quelque fin que ce soit.Votre annonce est donc illégale.Nous exigeons le retrait immédiat de cette annonce, faute de quoi nous boycotterons vos voitures et inviterons la population â en faire autant.Chang Hwa CHIN Brossard ( et quatre autres signataires ) Une critique injuste ¦ Le récent concert du Nouvel ensemble moderne (25 avril, salle Claude-Champagne) méritait mieux que le compte rendu maussade, coiffé d'un titre insultant («A/EM: interminable») auquel votre journal lui a donné droit.Un travail comme celui que le NEM a du accomplir, pour jouer de manière aussi convaincante les classiques du XXe siècle, évoque plutôt les mots vitalité, enthousiasme, precision dans l'exécution, équilibre des masses sonores.Il y a quelque chose de maléfique, d'anticréatif et de désinformant à placer, comme Claude Gingras l'a lait, s< n éclairage du NEM sous l'angle exclusif de la maussaderie qui.semble-t-il, l'habitait ce soir-là.Heureusement, la qualité veritable peut survivre aux «papiers» de cette sorte.Mais quand donc La Presse ajoutera-t-elle, à la liste de ses critiques musicaux «classiques», des gens capables de parler d'autre chose que d'orchestres symphoniques et d'opéra?Jean LAURENDEAU, musicien, professeur au Conservatoire de musique du Quebec à Mtl Quatre ans de gaspillage Monsieur Alain Dubuc, R Vous avez tort d'insinuer que le gouvernement québécois a peur de Montreal {La Presse.2 mai).Il serait plus juste de dire que l'administration municipale en place depuis 4 uns a perdu toute crédibilité face u Québec el que la province hésite ù investir ici.Et pour cause.L'administration Dore a perçu depuis A ans, en taxes municipales, plusieurs centaines de* millions de dollars de plus que l'administration du Parti civique durant son dernier mandat.Où est cet argent?Cet argent a été littéralement gaspillé depuis 4 ans.Cet argent a servi à grossir la machine municipale, à faire plusieurs consultations el planifications bidons, à subventionner d'une façon retrograde et inefficace la pauvreté.Montréal n'a pas de problème d'argent; Montréal a un problème de philosophie politique.( !uand Monsieur Dore u déclaré, k 1er mai dernier, que toutes ces questions devront être discutée: en public, pas entre spécialistes, ci que le développement devra se faire au N.B.B La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite, à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, IÏ2Y IK9.profit de l'ensemble, sans quoi il ne se fera pas, croyez-moi, il ne blaguait pas.Avec l'administration Doré-Fainstat, on va discuter tous ensemble, et à grand frais, de nos problèmes, et ça jusqu'à notre ruine.Ça s'en vient.Nelson MORIN Montréal Merci ! Monsieur lean Beaunoyer.journaliste IS D'abord, merci pour le très beau texte sur Madame Audet: vous avez réveillé en moi de très beaux souvenirs.l'ai une dette de reconnaissance envers la très grande dame qu'est Madame Audet.le lui dois tellement, je l'aimais tellement.Combien de fois j'ai rêvé de la rencontrer, de devenir son élève.Pour moi, c'était impossible, mais elle m'a donné beaucoup.Une petite voix, inculquée certainement par Madame Audet.me disait: «Ne l'arrête pas!» le continue encore a 66 ans.Bonne féte.Madame Audet.et soyez entourée éternellement de tous ceux qui \\ous aiment.Thérèse DULUDE artiste peintre 4 it 2 LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED116 MAI 1990 \t\t\u2022\tft \u2022 .\t\tWKfë' ' I Éditorial\t\t\t\tPau! Desmarais Roger D.Landry president du conseil president et éditeur d administration\tClaude Masson Marcel Desjardins Alain Dubuc \u2022.3'teur adiotr^r directeur de I information éditorialiste en ehe* \t\t\t\t\t Une enquête publique s'impose sur le massacre de Poly I n'y a pas que limage de la police qui sorte amochée du rapport de la coroner Sourour sur la tragédie de Polytechnique.La confiance du public aussi.On trouve en effet quelque chose de kafkaïen dans cette longue enumeration d'erreurs dramatiques, de délais inadmissibles et de malentendus invraisemblables ayant jalonné l'intervention des services d'urgence le 6 décembre dernier.Sans parler des questions étonnantes que sent le besoin de poser la responsable de l'enquête six mois après l'événement.Ni de ses commentaires illustrant bien le caractère absurde d'une crise qui pourrait se répéter ail-^.leurs sous une autre forme.M ^mm^ «Grâce a Dieu, Marc Lepine a decide lui-même que c'en était assez», est-elle forcée de constater, avec une pointé de cynisme, en notant que ce ne sont pas les policiers, pourtant deja sur les lieux, qui ont mis un terme au carnage.Encore un peu et il faudrait remercier l'assassin de n'avoir pas fait soixante victimes de plus avant de se suicider! Même la direction de la police a déjà reconnu, dans un rapport publié en février dernier, les multiples défaillances de son intervention à Polytechnique.Non sans se donner facilement bonne conscience en précisant qu'elles n'étaient aucunement reliées aux pertes de vie qu'on a déplorées.La belle affaire! En d'autres mots, on doit se réjouir que la police ne soit pas directement responsable des morts que, de toute façon, elle n'aurait pas su empêcher! Au-dela des aberrations qu'elle met en lumière, l'étude ponctuelle qui vient de se terminer a surtout le mérite de démontrer la nécessité de tenir au plus tôt une enquête publique sur toute la question de l'organisation des secours d'urgence.Pas uniquement dans les cas, heureusement assez rares, de prises d'otages multiples, d'assassinats collectifs ou autres actes démentiels.Mais aussi dans toutes les catastrophes potentielles comme les cataclysmes naturels, les accidents industriels graves ou les désastres publics majeurs.A la lumière de ce qu'on sait maintenant, il ne suffit pas, en effet, que les divers organismes concernés affirment avoir profite des leçons découlant des dramatiques incidents de l'hiver dernier.Quand il y va de sa sécurité, le public ne peut plus se contenter de faire un acte de foi.Si les autorités veulent regagner sa confiance, sérieusement ébranlée par les bavures observées a.Polytechnique, elles devront faire la démonstration quelles sont prêtes à faire face à toutes les éventualités.Une telle enquête publique ne devrait pas seulement confirmer qu'on a élabore et peaufiné, sur papier, des scénarios parfaits pour des drames théoriques.On devra également convaincre tout le monde que, concrètement, tous les intervenants éventuels, depuis les conducteurs d'ambulance jusqu'aux préposés a la circulation en passant par les policiers et le personnel de santé, sauraient exactement quoi faire et où aller dans toutes les hypothèses vraisemblables.Et qu'on est disposé à procéder à des exercices et à des simulations comme on le fait deja régulièrement dans les aéroports.Une réflexion collective, et publique, sur les moyens dont on dispose vraiment en matière de secours d'urgence n'aurait pas pour seul effet que de rassurer le public.Elle aurait également un effet préventif en lui enseignant à l'avance le comportement a adopter pour collaborer utilement avec ceux qui sont charges de le protéger et de le secourir le cas échéant.On a peut-être tort d'avoir froid dans le dos en pensant aux catastrophes qui peuvent survenir à tout moment dans une ville comme Montreal.Il appartient a ceux qui ont provoqué cette inquietude de la dissiper.Une enquête publique ne rendra pas la vie aux victimes de Polytechnique.Mais elle permettra au moins de conclure que leur mort n'aura pas été inutile.Nous leur devons bien ca.pierre gravel Le cancer des circulaires g a Ville de Montreal a pris une initiative heureuse en réglemen-I tant, enfin, la distribution de circulaires commerciales, ces ms dépliants et brochures qui jonchent de plus en plus les paliers, encombrent les boites a lettres ou bouchent la fente de porte destinée au courrier.Correspondant a un besoin et a une logique commerciale, la distribution de circulaires de porte en porte a pris assez d'ampleur pour devenir une plaie.Cela pose a la fois un problème de propreté et de sécurité, en plus de constituer une intrusion de la vie privée, les citoyens n'acceptant pas qu'un étranger mette le pied chez eux sans leur permission.Le règlement propose par Montreal est toutefois modère.Il se limite à encadrer les distributeurs, en exigeant qu'ils détiennent un permis et en les obligeant a s'identifier sur les documents qu'ils distribuent.Mais surtout, le règlement interdira de déposer des circulaires au domicile des gens qui n'en veulent pas et qui l'indiqueront clairement par un pictogramme fourni par la Ville.Jusqu'ici, les citoyens refrac-taires a cette publicité n'avaient aucun moyen de faire valoir leurs droits.Plus encore qu'un facteur de malpropreté, la distribution non sollicitée de cette paperasse a toujours été une menace pour la sécurité des lieux.Qur-i message plus clair, en effet, pour un voleur a la recherche d'une victime, que ces sacs publicitaires accrochés aux poignées de nortes ou ces documents aux couleurs criardes qui trainent sur les paliers?Par ailleurs, sur le plan économique, la mesure n'est pas nécessairement néfaste, puisqu'elle permettra aux annonceurs qui utilisent ce véhicule de mieux cibler leur clientèle, leur évitant de gaspiller temps et: papier.souhaitons que le règlement serve de modèle aux autres villes de la legion montréalaise également victimes de ce fléau.alain dubuc Québec libre et États baltes tf*^ f il est une leçon que les Québécois peuvent tirer des evene-\"sa* ments récents dans les trois republiques baltes, c'est qu'il ne hsf suffira pas de crier Vive le Quebec libre pour que tout baigne dans l'huile.Bien sur, toute comparaison a quelque chose de boiteux.Il n'en demeure pas moins que pour tout observateur profane, les démêles de l'Estonie, de la Lituanie et de la Lettonie avec l'État fédéral soviétique et son chef Mikhaïl Gorbatchev sont evocateurs des querelles qui pourraient surgir entre un éventuel Québec souverain et un leader pancanadien à la Pierre Trudeau.On constate par exemple que ce n'est que du fflT mm bout des lèvres que Washington soutient les ^ / Baltes.Il y a quelques heures à peine, les USA ont t * * refuse encore une fois de se prononcer sur l'entrée des trois republiques a l'ONU.Mais pourquoi, demandera-t-on, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni ou même le Canada, s*' prompts a reconnaître l'indépendance de petites Mes des Antilles, sont-ils si lents à se porter a la défense de Baltes qui, c'est l'évidence même, constituent des sociétés distinctes depuis des siècles, ont un territoire, des frontières, bref, tous les attributs propres des nations autonomes?Par crainte de l'URSS?Pas si simple.Sans être dans le secret des dieux, on peut sans doute penser que les arguments qui permettent aux Baltes de se proclamer distincts des Soviétiques et de vouloir se gouverner eux-mêmes pourraient probablement être utilises par les Porto-Ricains.Difficile donc, pour l'Oncle Sam, de dire oui a l'indépendance de trois republiques face a Moscou mais de refuser aux habitants hispaniques de cette île des Antilles une indépendance que certains reclament depuis des décennies.En Prance, ou on refuse aux autonomistes bretons le droit d'etre juges dans leur langue, les gendarmes font face, chaque année, aux nationalistes corses Sans compter la Nouvelle-Calédonie, qui donne elle aussi bien des soucis a la Métropole.Puis, sans doute un jour, la Martinique et la Guadeloupe.On a beau dire que la Legion étrangère française n'a plus de colonies a défendre, rien n'est moins certain.Quant au Royaume-Uni, même en faisant abstraction du différend qui l'oppose aux catholiques d'Irlande du Nord, on n'a qu'a se rappeler la tentative de l'Argentine pour s'annexer les Malouines toutes proches, pour se dire qu'elle aussi n'a pas trop intérêt à donner des leçons d'affranchissement autonomiste a M.Gorbatchev.Et on pourrait allonger la liste.Il n'y a a peu près pas un pays d'Europe qui n'ait son mouvement autonomiste, dont quelqu°s-uns, tels les Basques en Espagne, sont armes.Cela dit, i! se pourrait bien que les Baltes ne se laissent pas intimider uar le fait que M.Gorbatchev considère leurs declarations d'indepen-dance comme illégales.Apres tout.George Washington était, lui aussi, dons l'illégalité lorsqu'il a decide de s'opposer a la couronne britannique vers 1775.Le Quebec n'est pas une republique balte et Ottawa n'est pas Moscou Reste qu'il ne suffit plus, aujourd'hui, de se proclamer indépendant.Il faut surtout pouvoir en assumer les consequences.Et celles-ci, surtout au debut, ne sont pas toutes sources d'allégresse.pierre vennat Si hbbcï m'est rte AeeePté fife ce (%
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