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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-09-08, Collections de BAnQ.

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[" n » M ' La meteo ».> ibtft- /- .1 .il .v LE NOUVEL AN 6*19 1 518343517 __ ¦ 1 8 9 23 37 42 SfTFCT Aujourd'hui: généralement ensoleillé et chaud.Minimum 12* Maximum 24* Demain: partiellement ensoleillé, averses en après-midi.DÉTAILS CAHIER SPORTS : io 175, av.nmm, moutbeai m_____ je- ¦ * MONTRÉAL, DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 107e ANNÉE N° 314 62 PAGES, 4 CAHIERS t» \u2022 .rfe fa semaine ¦A B3 HUMPHREY Information X I a FT LA VENTE jf \\ J3 DE GINETTE Des milliers de fans, venant d'aussi loin qu'Ottawa, se sont rendus hier chez Ginette Reno, à Boucherville, pour mettre la main sur les objets que la chanteuse laissait aller au cours d'une «vente de garage».tACfœ Qum lAo*S, eesrt&D&foilL Des \\ 2 PAB%, fort.abe/fbn&.i : :ï- Abitibi-Témiscamingue : 55 cents Iles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 5©« Taxes en sut Le juge JIM BROWN Presse Canadienne amorce sa «mission impossible» OTTAWA «H*à ffichant un sourire cordial non dépourvu de détermination, le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, Alan B.Gold, a amorcé, hier, le processus de médiation pour tenter de rapprocher la Société canadienne des postes de ses employés mécontents.« Peu importe l'écart qui sépare les parties, il y a un moyen de les rapprocher», a déclaré le juge Gold après sa première rencontre informelle avec les cadres des Postes et les représentants du Syndicat des postiers du Canada.«je me suis déjà trouvé dans des situations désespérées et nous nous en sommes sortis», a dit le juge.Le juge Gold a accepté ce mandat à condition que les employés mettent un terme aux grèves tournantes déclenchées il y a près de deux semaines et que la direction respecte les dispositions du contrat échu.Les grèves tournantes, qui ont débuté le 24 août, ont touché près 300 villes et localités du pays.Des incidents violents ont éclaté sur les piquets de grève, laissant leur lot d'amertume tant chez les grévistes que chez l'employeur.Le juge Gold a donné un aperçu de son style terre-à-terre, hier après-midi, quand il s'est dirigé à grandes enjambées vers le bout de la table dressée pour les négociations dans la salle de bal de l'hôtel où se rencontrent les parties.Observant les négociateurs des deux bords qui s'installaient en silence aux deux extrémités de la table, il leur a lancé avec un certain sourire: «Ne pourriez-vous pas vous rapprocher un peu de moi?Nous ne sommes pas dans un autobus scolaire où tout le monde s'asseoit en arrière».Allan B.Cold Le magistrat a déclaré que deux jours de pourparlers à huis clos lui seraient nécessaires pour être adéquatement informé des positions patronale et syndicale.Les négociations seront ensuite suspendues pour deux jours, demain et mardi, à l'occasion du Nouvel an juif, le « Roch Hachanah».« Nous nous mettrons sérieuse- ment au travail au retour du congé», a-t-il affirmé.Le juge Gold, dont la médiation a été fructueuse lors des conflits de travail des cheminots et des débardeurs tout comme lors de celui des postiers, au début des années 1980, a été nommé, jeudi, parle ministre fédéral du Travail, Marcel Dan is.Le président du Syndicat des postiers du Canada, Jean-Claude Parrot, et le négociateur en chef pour la Société canadienne des postes, Gilles Courville, conviennent que cette négociation a atténué les tensions._ VOIR POSTES EN A2 4 Les Soviétiques ont cherché CHÂTEAU D'UN JOUR mwm$ \u2014 le «génie» dans le cerveau de Lénine d'après UPI NEW YORK Les cerveaux de Vladimir Lénine et de Joseph Staline, ainsi que d'autres chefs historiques de l'Union soviétique, ont été étudiés et conservés pendant des années dans une pièce secrète d'un institut scientifique de Moscou, a rapporté hier le réseau de télévision américain CBS.L'émission 60 Minutes doit diffuser aujourd'hui l'histoire étrange et inquiétante de la «Salle 19» de l'Institut du cerveau, où les chercheurs auraient examiné la matière grise pour «des raisons scientifiques.» CBS a rendu publique hier une transcription de l'émission.Le journaliste soviétique Ar-tyom Borovik, qui a fait des reportages après le putsch pour l'émission, raconte en détail l'his- toire de la salle qui pendant 67 ans a été hermétiquement fermée au public par le KGB et considérée comme l'un des secrets.les plus étroitement gardés par l'État soviétique jusqu'à maintenant.Borovik déclare avoir observé d'abord un modèle en cire du cerveau de Lénine, puis avoir été admis ensuite dans le saint du saint, où on lui a montré lé cerveau du père du communisme, qui, dit-il, a été coupé en 30000 lamelles séparées et conservées dans des classeurs.: : ï .V ¦ m m «Quand la directrice des études du cerveau a tenu pour la première fois des lamelles du cerveau de Lénine dans sa main, elle a dit que cela lui avait donné des frissons dans tout son être», explique Borovik, ajoutant qu'on lui avait confié que les travaux sur le cerveau de Lénine avaient été arrêtés VOIR CERVEAU EN A2 if* *.Escarmouches avant la grève des fonctionnaires MARIO GILBERT Presse Canadienne Les membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada mettaient la dernière main, hier, aux préparatifs devant mener à la grève générale de 70 p.cent des fonctionnaires fédéraux, déclenchée ce soir à minuit.À Ottawa, le président de l'Alliance, Daryl Bean, a accusé le gouvernement d'envenimer la situation en désignant à la dernière minute de nouveaux travailleurs pour assurer les services essentiels.Tout ce dossier des travail- leurs désignés, sur la base de la «sécurité des citoyens», avait pourtant été réglé à la table de négociations, il y a un an, et approuvée par la Commission des relations de travail dans la fonction publique.Mais selon le syndicat représentant les 155 000 fonctionnaires fédéraux, certains ministères \u2014 Transports, Défense, et Anciens .Combattants, notamment \u2014 auraient prévenu tous leurs employés de se présenter au travail demain pour assurer les services essentiels.VOIR OTTAWA EN A2 PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Presse Tout à son travail, Jean Déry met la touche finale à son château de sable.Pas moins de 25 équipes venant de cinq pays ont participé hier, à la plage de l'Ile Notre-Dame, au Concours international de châteaux de sable de Montréal.Les participants pouvaient aussi s'inscrire dans la catégorie sculpture de sable.Yougoslavie: la conférence de paix connaît des ratés d'après AFP ZAGREB, Yougoslavie Le chef de l'État yougoslave, M.Stipe Mescic, a menacé hier à Zagreb de traduire le haut commandement de l'armée en cour martiale s'il n'ordonnait pas le retour immédiat des troupes fédérales dans les casernes.S'exprimant dans une conférence de presse à son retour de la conférence de paix sur la Yougoslavie de La Haye, M.Mescic a affirmé qu'il demanderait dès aujourd'hui aux chefs de l'armée d'ordonner ce retour dans les casernes.«S'ils ne le font pas nous les accuserons d'agir hors de la légalité constitutionnelle et ils seront passibles de la cour militaire», a-t-il dit.M.Mescic, qui se tenait au côté du président croate, M.Franjo Tudjman, a déclaré qu'il ne démissionnerait pas de son poste de président de la présidence collégiale yougoslave, auquel il avait accédé en juillet, selon les règles constitutionnelles, grâce à la pression de la CEE.«Cela servirait certains que je démissionne», a-t-il dit, tout en affirmant qu'il ne regagnerait pas Belgrade, la capitale fédérale, tant que l'armée n'obéirait pas à ses ordres.M.Mesic a de nouveau accusé l'armée fédérale d'être responsable des combats en cours en Croatie, en violation des accords de cessez-le-feu signés il y a une semaine.M.Tudjman s'est par ailleurs déclaré «satisfait de l'atmosphère générale» qui a entouré la séance de la conférence de La Haye.«Il s'agit d'un succès politique pour la Croatie qui a fait un pas en avant vers sa reconnaissance internationale», a-t-il dit.«le crois que le monde est désormais bien informé au sujet du conflit en Croatie» et met également en cause la «responsabilité de l'armée et des Serbes dans la guerre agressive contre la Croatie», a-t-il estimé.11 a enfin exclu toute concession territoriale dans le cadre des négociations de paix engagées sous l'égide de la CEE.«11 n'y aura ni compromis ni discussion sur le plan territorial.Nous ne céderons pas un pouce de notre terrain».D'autre part, les électeurs de Macédoine sont appelés aujourd'hui à se prononcer par référendum sur l'indépendance de cette république du sud de la Yougoslavie, qui marche sur la trace de ses deux soeurs du nord-ouest, la Slovénie et la Croatie.Il est d'ores et déjà certain, estime-t-on, que la majorité des quelque 1,3 million d'électeurs répondront par «oui» à la question : « Etes-vous pour une république de Macédoine souveraine et indépendante ayant le droit d'adhérer à une association d'Etats yougoslaves souverains».Les Macédoniens sont animés par les craintes de se retrouver après le départ prévu de la Slovénie et de la Croatie, dans une Yougoslavie dominée par la Serbie, où certains partis politiques, suspects d'exprimer à haute voix les souhaits du président serbe Slobodan Milosevic, parlent de la Macédoine comme de la Serbie du sud.VOIR PAIX EN A2 Sommaire Annonces classées Immobilier.B7 à B9.C12 et C13 marchandises.C15 emplois.\u2022 \u2022.Cl 3 et C14 automobiles.C14 et C15 propositions d'affaires.A13 Bandes dessinées.B10 Décès.C16 Économie.A12 et A13 Êtes-vous observateur?.B7 Feuilleton.Horoscope.Le bridge.C13 Le n*fconde.B5 Livres.CahterC Arts et sp#ct»cies.C7 é Cl Kw9wmfmWWKfWm .>.v Loteries.A4etB6 «Mot mystère».C12 Sciences._i} CLOTURES ET RAMPES DE 9 MM r A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 ¦ / r » Douloureuse rentrée LOUIS S.ROBITAILLE collaboration spécial* PARIS ¦ Une rentrée littéraire sous le signe de la panique.Panique raison-née, mais panique tout de même, chez les éditeurs.La très grosse maison Albin Michel annonce une réduction de 30 p.cent de sa production (350 titres l'année dernière).La très jolie maison Actes Sud va passer de 136 à 110 titres.Moins dix ou quinze p.cent au groupe des Presses de la Cité.Quant à la fameuse bande des Trois Gallimard-Grasset-Seuil, ils n'ont rien annoncé en ce sens, mais le mot d'ordre est à la prudence et à la «modération» dans le nombre de publications.Chez Denoel \u2014 propriété de Gallimard\u2014 on licencie le quart des salariés, et on ramène la production de 140 à 90 titres.Et, pour finir en beauté, la maison Stock, fondée au 18e siècle, propriété de Hachette, 80 publications l'année dernière, ferme tout bonnement ses portes,'et son fonds est transféré chez Fayard.L'année 91 \u2014 qui n'est pas tout à fait finie \u2014 a été franchement mauvaise pour les éditeurs et les librairies.Raison invoquée unanimement: la Guerre du Golfe.Les livres sortis pendant cette période se sont trouvés sinistrés, et les éditeurs ont bien souvent choisi de retarder la sortie de beaucoup de titres.Résultat immédiatement après la fin des hostilités, les librairies ont été submergées par un raz-de-marée de nouveautés, en ont refusées beaucoup, ont retourné bien plus tôt que prévu les «offi- ces» invendus, et ont môme liquidé une partie de leur stock (dictionnaires, guides) pour se faire une trésorerie.Sauve-qui-peut dans les maisons d'éditions qui, d'une part, ont décidé de réduire leur production et d'autre part, ont lâché leurs gros vendeurs cet automne dès le mois de septembre (alors qu'en général ils attendent que la vague des «romans de la rentrée» soit passée) pour se refaire au plus vite une santé financière.La récession, en fait, n'est pas si considérable: une baisse de 2,5 p.cent du nombre d'exemplaires vendus en 1990 par rapport à 89.Le bilan de 91 ne devrait pas être brillant non plus.Et il semble que l'édition travaille sur des marges de profit plutôt étroites: une stagnation prolongée des ventes, après 30 années de croissance continue, a suffi à provoquer la crise.Ou alors c'est la Guerre du Golfe qui a servi de révélateur à une crise plus profonde et permanente: celle de ce qu'on appelle la «littérature générale» (romans, essais, histoire), qui ne représente que le quart de la production dans l'édition, mais qui est la plus voyante.Et, à l'intérieur de ce secteur, le roman lui-même.\u2022 Dans les autres domaines (dictionnaires, guides, manuels scolaires ou techniques, livres pratiques), on peut connaître des échecs et de mauvaises surprises, mais le marché est plus facilement quantifiable.Pour un dictionnaire ou un ouvrage scientifique, on connaît à peut près le niveau de la demande, ainsi que les concurrents.Cela vaut également pour le livre pratique, sur l'astrologie chinoise ou le parachutisme.Même dans le domaine des biographies ou des essais, on peut faire des paris raisonnables sur leurs chances de succès.\t\t 1 1 1\tPARIS FRANCE\t a - :- * Pour ce qui est du roman, c'est toujours et de plus en plus le grand saut dans le vide.Sauf bien entendu pour ce qui est.des valeurs sûres.À Paris, elles ne sont pas éternelles, mais durent quand même longtemps, les Sagan, Bazin, Clavel, D'Ormesson, Japrisot, Vautrin, sont bien accrochés au club des 100000 (exemplaires de l'édition originale).C'est également vrai pour les étrangers, une fois leur adoption par le grand public: John Irving/William Boyd, Paul Auster, Mary Higgins Clark, etc.Quand les journeaux les moins ignorants en la matière dressent le bilan romanesque à la fin d'une année, les titres considérés comme des succès ne doivent pas dépasser la cinquantaine: des romans qui, règle générale, n'ont pas rapporté la fortune, mais tout simplement dépassé la barre des dix mille exemplaires.Là-dessus, la quasi-totalité de ces auteurs privilégiés sont des noms déjà connus, pas nécessairement du très grand public, mais au moins des amateurs.Ce sont des écrivains qui en sont souvent à leur cinquième ou huitième roman.Quand on trouve, dans cette cinquantaine de succès, deux ou trois romans, ou des oeuvres d'un inconnu, on sonne les cloches.( Bien entendu, je mets à part une oeuvre inconnue qui aurait été couronnée par un Goncourt ou un Fémina).Si j'essaie de trouver un nom nouveau qui ait émergé depuis le début de l'année, j'en trouve pratiquement un seul : celui de Nina Bouraoui.Une «beur» (française d'origine algérienne), ce qui est déjà un bon argument de littéraire vente.Elle publie chez Gallimard, ce oui est certainement mieux que les Éditions du Dé bleu ( La Roche sur Y von ), mais ne suffit nullement à faire vendre un livre.Mais Mlle Bouraoui a aussi le double avantage d'avoir 23 ans, d'être fort jolie.Et son roman \u2014 de très bonne qualité, comme beaucoup d'autres \u2014 a quand même gagné le prix du Livre-Inter (radio publique), ce qui là non plus ne garantit rien.Mais l'addition de tous ces facteurs favorables a fait un énorme succès en librairie: une surprise comme il s'en produit à l'unité.Car, pour le reste, l'édition française se trouve dans une situation bien étrange: en ne comptant que les «vraies» maisons, il doit se publier 700 ou 800 romans français dans l'année (sans compter la S F et les polars, sans compter les romans étrangers, de qualité et bons vendeurs).De ce nombre, la très grosse majorité restent au niveau plancher.Un romancier de grand talent, encensé par la critique, et qui a raté en 90 de peu deux bons prix littéraires (contre.Yves Beauchemin), a vendu à peine plus de mille exemplaires de son roman, qui était aussi son quatrième.Au magazine Lire dirigé pas Bernard Pivot, il y a 18 mois, j'avais vu ce qu'on pourrait appeler le cimetière des nouveautés.Des étagères bien ordonnées où l'on aligne les livres reçues dans la semaine.Une section Gallimard, une Seuil, une Grasset etc.etc.Rien des grandes maisons! Ce sont là tous les livres dont ce magazine littéraire ne parlera pas, et qui seront ramassés dans les jours qui viennent par un soldeur qui fait le tour des grandes rédactions.De ces centaines de romans qui n'ont pas de signature déjà connue, la plupart se contenteront de trois paragraphes dans des journaux plus ou moins connus (au prix d'un service de presse de » \u2022 * 200 exemplaire et de quelques pressions amicales sur les rédactions).Les librairies accepteront d'en prendre un exemplaire (ou zéro) et les mettront directement dans les rayons.Et à la fin, on en aura vendu quelques centaines d'exemplaires.Ces romans destinés au pilon font déjà partie d'une aristocratie privilégiée: celle des romans.publiés par un ( vrai ) éditeur à Paris.Car, pour trois ou quatre textes inconnus publiés (en septembre comme il se doit: 47 premiers romans ce mois-ci ), les grandes maisons reçoivent cinq mille manuscrits.Beaucoup de mauvais, bien sûr, mais aussi beaucoup de textes «publiables», «de qualité», mais que les principales maisons refusent tout simplement de publier, pour ce motif raisonnable que d'autres romans, encore meilleurs, finissent déjà au pilon.On se trouve à Paris dans cette situation étrange où il y a beaucoup plus de «bons textes publiables» que de gens pour les acheter.Les vocations de romanciers se seraient-elles mystérieusement multipliées dans les dernières années?Toujours est-il que, de l'avis général, les romans avaient une chance de faire une «petite carrière» à deux ou trois mille exemplaires, sur l'année.Cette catégorie des succès modestes a disparu depuis quinze ans.Les romans, bons, très bons ou très très bons, restent collés au niveau zéro, sauf miracle imputable à un prix ou à la télé.Et il arrive que la critique l'ignore totalement.Mais, après tout, Paris est une ville où les grandes maisons d'éditions ont pour ainsi dire cessé de publier de la poésie, réduite aux cercles confidentiels.Un de ces jours» les romanciers à Paris se promèneront avec, des exemplaires photocopiés qu'ils liront aux terrasses de café.Un de ces jours?C'est déjà commencé.\u2022 » - .» .Spectacle princier pour SUITE DE LA UNE fi V.1 une cathédrale anglaise ottawa AP SALISBURY, Grande-Bretagne ¦ Des milliers de personnes ont assisté vendredi soir à un spectacle son et lumière organisé à la cathédrale de Salisbury (à 120 km au sud-ouest de Londres) pour recueillir des fonds destinés à restaurer la flèche médiévale du bâtiment, en présence du couple princier Charles et Diana.Durant cette «Symphonie pour la flèche» de trois heures, les spectateurs ont pu écouter Placido Domingo et Jessye Norman, assister à un feu d'artifice ou encore écouter Charlton Heston, star des «Dix commandements», lire la Bible et une sélection de poèmes américains.Le prince Charles, président de l'association pour la préservation de cette flèche, qui avec ses 123 mètres, est la plus haute d'Angleterre, a expliqué dans une interview sur la chaîne de télévision 1TN qu'il voulait faire tout son possible «pour préserver ce bâtiment magnifique et sa flèche remarquable».La flèche, qui date du 13e siècle et qui a été qualifiée de «miracle médiéval» par le prince, a en effet subi les effets des pluies acides et du temps, si bien que les autorités ont prédit que sans restauration, elle n'aurait plus que 20 ans à vivre.Le couple royal a donc organisé ces festivités pour recueillir un million de livres (2,5 millionsS) afin de contribuer aux 6,5 raillions (13 millionsS) qui seraient nécessaires pour remplacer une grande partie des pierres et placer dans la flèche une structure de soutien en acier.Les spectateurs ont donc déboursé 100 livres (250$ environ) par personne pour assister au spectacle tandis que les fonds restants doivent provenir de droits de rediffusion et de donations, selon les organisateurs.».Professeur à 18 ans Router LONDRES ¦ Faute de pouvoir trouver un professeur qualifié, une école secondaire du Hertfordshire a dû faire appel à un ancien élève âgé de 18 ans pour enseigner la géographie et l'éducation physique.Le proviseur de l'établissement, lan Shaw, explique dimanche dans l'Ohserver n'avoir pas eu d'autre choix, en raison de la pénurie chronique de personnel enseignant.Le jeune homme ainsi embauché remplace une enseignante en congéde maternité et aura affaire aux élèves les plus jeunes.Des milliers de professeurs cer- tifiés ont abandonné l'enseignement au cours des dernières années, en raison de salaires insuffi-sants et du manque de considération attaché à un travail pourtant extrêmement éprouvant.Les syndicats accusent le gouvernement conservateur de ne Ks subventionner suffisamment nseignement national, à tel point que, faute d'un budget suffisant, les écoles doivent faire appel à des professeurs jeunes et inexpérimenté.En Grande-Bretagne, un professeur certifié débutant gagne environ 10 000 livres (17 000 $ US)par an, et ne parvient à 18 000 livres qu'après de longues années d'expérience.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 419 3144 ABONNEMENT 285-6911 Lm ttfvie* de» abonnements \u2022et ouvert du lundi au vendredi de 7hé 17h30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi d«8h.à 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Télé-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 ! I LA PRESSE est Dubhée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des Informations I particulières à LA PRESSE sont également reserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400* Port de retour garanti.(USPS0O3692) Champiain N.Y.12919-1518.I j RENSEIGNEMENTS 285-7272 I i i i i I DIMANCHE L 8 SEPTEMBRE 1991 36-7-01 Escarmouches avant la grève des fonctionnaires M.Bean n'a pu fournir de chiffres précis mais selon lui, plusieurs syndiqués auraient reçu dernièrement une lettre de leur supérieur les enjoignant de se présenter au travail comme à l'habitude.À la suite d'une plainte de l'Alliance à ce sujet, la Commission des relations de travail dans la fonction publique a d'ailleurs émis une directive, hier, ordonnant à tous les chefs de service de cesser l'envoi de telles lettres.«Si ce geste provoque une confusion ou des confrontations sur les lignes de piquetage, les chefs de services et le Conseil du Trésor en seront entièrement responsables», a prévenu M.Bean.Environ 110 000 fonctionnaires fédéraux devraient débrayer à partir de ce soir sur tout le territoire canadien, alors que plus de 45 000 autres assureront les services essentiels.Ainsi, les gardiens de prison, certains douaniers et une partie des travailleurs des aéroports se trouveront à leur poste lundi.Les préposés à l'impôt seront tous sur la ligne de piqueta-ge.Le service des pensions aux personnes âgées devrait fonctionner aux deux tiers, celui des allocations familiales à la moitié de sa capacité, et les bureaux d'Emploi et Immigration ne s'occuperont que des prestations d'assurance-chômage, a expliqué hier M.Jacques Roy, coordonnateur régional de la grève pour l'Est du Québec (environ 7500 fonctionnaires fédéraux).La distribution des chèques aux plus démunis devrait donc s'effectuer malgré certains retards.Selon M.lean Morin, coordonnateur de la grève pour la grande région de Montréal (25 000 syndiqués sur les 35 000 fonctionnaires au Québec), les travailleurs désignés vont essayer de réduire au minimum les inconvénients de la grève pour les personnes qui attendent impatiemment leur chèque.«Notre chicane n'est pas avec les plus démunis, a-t-il dit.On ne pourra pas assurer qu'il n*y aura pas de souffrances mais il peut arriver que ces personnes reçoivent leur chèque dans sept jours plutôt que cinq.» Selon M.Morin, le passage des «travailleurs désignés» au-delà des piquets de grève pourrait être long dans certains cas.«Si on a du succès à monter les lignes de piquetage, ces gens-là ne les traverseront pas.Légalement parlant, ils vont demander à l'employeur de leur offrir un #dé-blayage des lignes'.Ca veut dire en définitive que les opérations de l'employeur vont être arrêtées, ou du moins ralenties», a-t-il expliqué hier.L'employeur devra alors demander aux policiers de libérer un passage pour laisser passer les travailleurs désignés et assurer leurs sécurité.«Nos membres sont très bien avertis: quand la police arrive, vous ouvrez les lignes», a indiqué M.Morin.«On ne veut pas de chicane, après tout on est entre confrères et consoeurs.«Mais il y a tellement de lieux Des membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada qui assurent le fonctionnement des écluses du canal Rideau entre Ottawa et Kingston ont débrayé hier laissant les plaisanciers bloqués sur leurs embarcations dans la voie fluviale.PHOTO C* de travail, je ne sais pas si il va y avoir assez de policiers pour ouvrir toutes les lignes», a laissé tomber M.Morin.Hier, contrairement à vendredi, on n'a signalé que peu de débrayages spontanés des fonctionnaires fédéraux.A l'Institution Archambault, un pénitencier à sécurité maximum situé à Sainte-Anne-des-Plaines, au nord de Montréal, des travailleurs «non désignés», selon le syndicat, ont bloqué pendant plusieurs heures, hier, la grille principale.Une cinquantaine de voitures \u2014 des visiteurs, en majorité \u2014 ont dû rebrousser chemin.À Ottawa, une douzaine de plaisanciers ont été coincés sur leur embarcation dans les écluses du canal Rideau, les préposés ayant quitté leur poste inopinément.La voie maritime Trent Severn, reliant le l&c Ontario à la baie Géorgienne, a été fermée à toute circulation et des piquets de grève sont apparus en face d'un poste de la Garde côtière canadienne à Prescott, en Ontario.n paix Yougoslavie: la conférence de paix connait des ratés En cas d'échec du projet de transformation de la Yougoslavie en alliance d'Etats souverains en raison de l'opposition de la Serbie, la Macédoine évoluera en toute indépendance, pratiquant une politique de bon voisinage et de frontières ouvertes, selon son président, M.Kiro Gligorov.«La Macédoine n'a aucune visée territoriale à l'égard de ses voisins et tout ce qu'elle demande est le respect des droits de l'homme conformément à l'acte de la CSCE», a-t-il déclaré à la veille du référendum.M.Gligorov s'adressait ainsi aux deux voisins de la Macédoine, la Grèce et la Bulgarie, qui voient d'un mauvais oeil les aspirations indépendantistes de cette république.Athènes et Sofia nient l'existence d'une nation macédonienne et à plus forte rai- son la présence chez elles d'une minorité macédonienne.En attendant, sur la grande place de Zagreb, une foule, plus curieuse que vraiment inquiète, a assisté hier au milieu de camions de pompiers au premier «grand exercice de défense civile» puis sagement visité un abri anti-aérien, en prévision d'éventuelles attaques des «expansionnistes serbes».Des sacs de sable aussi ont fait leur apparition sur les voies circulaires de la capitale de la Croatie.Des tranchées ont été creusées dans ses banlieues.Et les médias croates diffusent sans cesse des programmes qui disent que la guerre est presque aux portes, à seulement 70 km s au sud, et sur l'autoroute coupée par l'armée fédérale et les Serbes depuis mercredi.Pourtant, Zagreb qui ne se donne guère l'air martial, semble n'y pas croire tout a fait.Le président croate, M.Franjo Tudjman, avait bien menacé de décréter une mobilisation générale, pour faire face à une «guerre totale».Mais il a renoncé à une décision aussi radicale, pour jouer la carte diplomatique, notamment lors de la conférence de paix sur la Yougoslavie à La Haye.Pour l'instant, la CEE et toutes les parties yougoslaves, réunies hier à La Haye dans le cadre d'une conférence de paix, se sont mis d'accord sur le texte d'une déclaration conjointe qui prévoit un engagement de tous à un règlement pacifique de la crise en Yougoslavie.Les Douze, les représentants des républiques et le président de la fédération yougoslaves se sont déclarés déterminés à «apporter la paix à tous en Yougoslavie et à trouver des solutions durables», à l'issue de trois heures de réunion.La Communauté européenne et toutes les parties au conflit yougoslave, réunies en séance publique puis à huis clos au Palais de la paix à La Haye, se sont également mises d'accord pour établir une commission d'arbitrage composée de cinq présidents de cours constitutionnelles.Cette commission doit se mettre en place mercredi, avant d'entamer ses travaux dès le lendemain.?¦ postes le juga Cold amorce sa «mission Impossible\" «le l'ai toujours dit: je suis de nature optimiste, a déclaré Mi Parrot, hier.Le but (de la médiation ) est d'en arriver à un accord et nous allons tenter d'y parvenir.» M.Courville a écarté l'idée qu'un conflit de personnalités entre les négociateurs ait freiné la progression des négociations jusqu'à ce que le juge Gold soit appelé à la rescousse.«Nous nous sommes impatientés, mais pas fâchés», a-t-il commenté.Aucune des deux parties n'a voulu se risquer à prévoir la durée des négociations.?Les Soviétiques ont cherché le «génie» dans le cerveau de Lénine il y a 40 ans.Tous les rapports et toutes les études ont alors été classés documents ultra-secrets.\" «Il n'y a pas moyen de comprendre la peur et le secret qui entourent la Salle 19, à moins de comprendre la folie et l'esprit diabolique de l'homme qui a créé l'Institut du cerveau, Joseph Staline», précise Borovik.Le mandat donné par Staline à l'Institut était de prouver que Lénine et les autres grands pionniers du communiste représentaient une sorte de «race supérieure sur le plan mental.» Borovik relate ensuite avoir vu également une diapositive de ce qu'on lui a dit être le cerveau de Staline.D'après Borovik, les autres cerveaux conservés dans la salle sont ceux d'artistes, de dignitaires du parti communiste et de savants.* Le cerveau du médecin qui a extrait le cerveau de Lénine se trou-' ve également dans un classeur.\u2022 * Parmi les plus récents, ajoute.Borovik, il y a eu celui d'Andréi Sakharov, lauréat du prix Nobel et «père de la bombe soviétique.»?\u2022 ¦ 1 Spectacles, volley-ball, échecs.Soyez des nôtres ! RENSEIGNEMENTS: 987-7889 ammm^\"\"\"\"\"mmmm \u2014 V LE MARDI 17 SEPTEMBRE 1991 rue Sainte-Catherine entre Saint-Denis et Berri site du Québec à Montréal d'animation communautaire Service .¦ ¦¦¦¦¦¦¦ ¦ : :¦ ¦ ¦¦¦ : LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 \u2022 A3 La police arrête le «maniaque à la bombe aérosol » »¦ - s.» r,V -* * .\u2022 \u2022 \u2022 v' ¦ Les policiers du poste 51 ont arrêté nier midi le «maniaque à la bombe aérosol» qui a aspergé vendredi soir une susbtance toxique sur une vingtaine d'employés .et de clients de Ta pharmacie Jean Coutu, située au 4466 est, rue Beaubien.En tout 17 personnes, dont quatre employés du comptoir pharmaceutique et une quinzaine de clients, ont été transportées dans les hôpitaux Santa-Cabrini, Saint-Michel et Maisonneuve, souffrant d'un blocage des voies respiratoires.La pharmacienne Tina Nguyen, qui a reçu une forte dose de cette substance à base de poivrier, a été hospitalisée toute la nuit.«Ce produit, le Capsicum, est illégal au Canada.Il se vend aux États-Unis», a révélé le sergent Paul Quidoz, du poste 51.Vers 17 h 45 vendredi, un client, âgé de 34 ans, s'est présenté avec une ordonnance.«Il n'avait pas l'air tout à lui», a expliqué hier Mme Rollande Gen-dron, l'adjointe du gérant.La pharmacienne Nguyen n'aurait pas accepté de lui donner le somnifère qu'il demandait car il avait déjà dépassé la quantité prescrite sur l'ordonnance.Fu-jrieux, l'individu a «braqué» son .\"atomiseur sur Mme Nguyen.Cette dernière a poussé des cris étouffés car elle n'arrivait plus à respirer.% Trois employés sont venus à la rescousse, dont Mme Gendron et une assitante de laboratoire, Nathalie Baillargeon.La panique a commencé à gagner le magasin et le client en a alors profité pour asperger une bonne vingtaine de 'personnes, dont des clients qui attendaient devant le comptoir.«L'insomniaque» agressif a ensuite pris la fuite à pied.«Tout le monde toussait, les employés à l'arrière et les clients.Pendant qu'on étouffait, le gars est sorti très calmement du magasin», a raconté Rollande Gendron, qui a passé une heure à l'hôpital.Dans son cas, les médecins ont simplement attendu que les effets neutralisants se dissident.«C'est une substance très volatile qui atteint les voies respiratoires; les poumons et la gorge.On ne m'a rien donné, il fallait attendre», a-t-elle précisé.La police a pu coincer l'individu hier midi parce que son nom et son adresse figuraient sur l'ordonnance qu'il a abandonnée sur le comptoir.D'ailleurs, il a recommencé son manège vers 23 h vendredi soir, aspergeant un passant coin Pie IX et Saint-Zotique.L'homme de 34 ans, prestataire de l'aide sociale, devrait comparaître demain sous des accusations d'agression armée et de méfait à l'intérieur de la pharmacie.Il avait déjà été arrêté pour des infractions mineures.Saint-Laurent, ville fleurie Presse Canadienne KJNGSEY FALLS ¦ ¦ Les Villes de Québec, Saint-Laurent, Saint-Lambert, Kirkland et Saint-Nicolas ainsi que le village de Kingsey Falls et la municipalité rurale de Sainte-Sabine sont les sept municipalités qui, dans leur catégorie respective, ont été couronnées, hier, «villes, village et campagne fleuris» du Québec pour l'année 1991.La liste des gagnants de ce concours a été rendue publique, hier à Kingsey Falls, dans les Bois-Francs, par le ministre Yvon Pi-cotte, de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation du Québec, en présence d'ua millier de personnes dans le cadre de la journée provinciale des «Villes, village et campagne fleuris».'Le titre de «grande ville fleurie» a été décerné à la Ville de Québec dans la catégorie des municipalités de 100000 habitants et plus.\u2022L'autre «grande ville fleurie», comptant, elle, de 40 000 à 100000 habitants, est Saint-Laurent, sur l'île de Montréal.Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, a reçu pour sa part le titre de «ville fleurie» dans le catégorie des agglomérations de 20000 à 40000 habitants, tandis que Kirkland, à l'extrémité ouest de l'île de- Montréal, a mérité le titre de «ville fleurie» de la catégorie des localités de 10000 à 20000 habitants, et que Saint-Nicolas, en face de Québec, remportait la palme chez les municipalités de moins de 10000 habitants.PHOTO MAURICE TH1800EAU, COttiboratkXI spéciale Des motocyclistes ont été surpris par les policiers de Mascouche et Charlemagne alors qu'ils utilisaient la vole de service de la 640 comme piste d'accélération.La piste d'accélération de la 640 Interdite aux motos.la nuit ! MARTIN PELCHAT ¦ Quelque 200 motocyclistes de la région de Montréal qui avaient adopté comme piste de course improvisée la voie de service de l'autoroute 640 à Mascouche, dans Lanaudière, ont reçu au cours de la nuit de vendredi à hier la visite de policiers décidés à mettre fin à leurs activités.À l'instar de ces automobilistes amateurs de vitesse qui avaient fait au cours de l'été un circuit pirate du parc industriel de Chomedey, à Laval, les motocyclistes interpellés à Mascouche profitaient de ce que la voie était déserte, le vendredi soir, pour courir le quart de mille ou le demi-mille.De la sortie de la 40 jusqu'à la montée Dumais, ils disposaient d'une «piste» de quatre à cinq kilomètres.« À cette heure, il n'y a aucune circulation, d'expliquer le sergent Michel Desrochers, de la police de Mascouche.C'est le plus bel endroit qu'on puisse trouver.Et ils l'avaient trouvé!» À la suite d'une plainte reçue d'un citoyen les ayant aperçus de l'autoroute vers 22 h 30 vendredi, les policiers du détachement de Lachenaie de la Sûreté du Québec ont refilé le tuyau à leurs confrères de la Sûreté municipale de Mascouche.Ces derniers se sont assurés de la collaboration des policiers de Charlemagne afin qu'ils dressent un barrage sur la voie de service de la 640 aux limites de Mascouche et Charlemagne.Une quinzaine d'agents ont donc investi les lieux.Quelques motocyclistes ont tenté de fuir et l'un d'eux s'est même blessé graveront en percutant un ponceau dans une courbe du chemin de la Cabane-Ronde.Victime de fractures à une jambe, il a été conduit à l'hôpital de LeGardeur.Le jeune homme était sous le coup d'une suspension de permis.Les policiers n'ayant surpris aucun motocyliste au milieu d'une course, ils n'ont pu invoquer l'article 422 du Code de la sécurité routière punissant la conduite «pour pari ou enjeu» d'une amende de 600 $ et de neuf points d'inaptitude.Us ont donc dû se contenter de leur décerner contraventions et avis de vérifications mécaniques.Plusieurs ne possédaient pas le permis autorisant la conduite de motos.L'opération spontanée a pris fin vers 1 h hier matin.Il appert, selon le sergent Desrochers, que les coureurs étaient surtout de Montréal, Laval et les environs, et qu'ils se rencontraient à Montréal-Nord avant de prendre la route de Mascouche.On ne comptait parmi eux aucun membre d'une bande cri m i nalisée de motards.Un soir au cours de l'été, a ajouté le sergent, des citoyens avaient fait état de telles compétitions au même endroit, mais à l'époque, les policiers n'avaient pu intervenir, faute d'effectifs suffisants.Même si la belle saison achève, les policiers de Mascouche feront le nécessaire pour éviter une récidive.«Nous avons commencé à planifier des choses pour arrêter ça dès le début», a précisé Michel Desrochers.En août dernier, les policiers de Laval avaient dû eux aussi sévir contre une centaine d'automobilistes, qui la nuit venue, le vendredi, envahissaient une rue du parc industriel de Chomedey.Le 16 août, lors de l'opération policière, ils com-pétitionnaient devant 2000 spectateurs.contrôle Un Sorellois de 22 ans s'est tué vers 3 h, hier matin, après avoir perdu la maîtrise de son véhicule sur la rue Nobel, à Boucherville.L'automobile a heurté un lampadaire devant le 1250 Nobel.Le passager avant s'en est pour sa part tiré avec de légères blessures.L'identité de la victime n'a pas été révélée par la police de Boucherville.PHOTO FERN AND MBtQEff.colUbontkxi spdc&û La CUM enquête sur une fuite de gaz RAYMOND GERVAIS ¦ Les inspecteurs du Service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal, division de l'assainissement de l'air, font présentement enquête afin de déterminer l'origine exacte d'une fuite d'un gaz à base de souffre qui a laissé de mauvaises odeurs dans plusieurs quartiers de la ville, jeudi soir et vendredi matin.Selon M.Fernand Cadieux, de la CUM, les odeurs en question, identifiées co^me sentant les oeufs pourris* ne peuvent provenir que d'un produit à base de souffre et résulteraient d'une mauvaise manutention du produit.«On ne peut pointer du doigt pour le moment les raffineries de l'est, mais une chose est certaine, la fuite du gaz provient de ce secteur de la ville.À ce stade de l'enquête tout porte à croire que la fuite du produit pourrait provenir d'une compagnie qui dessert les raffineries», a indiqué M.Cadieux.Comme il l'a expliqué, la CUM ne sera jamais en mesure de porter des accusations en rapport avec ces fuites de produits chimiques, les fonctionnaires n'ayant pu constater sur place les fuites au moment où elles se sont produites.«Ce oui importe, c'est de déterminer d'où provient la fuite et de faire en sorte qu'elle ne se reproduise plus.Il faut aussi identifier le produit qui a causé ces odeurs qui ont été perçues dans les quartiers Rosemont, Maisonneuve et aussi aux abords du quartier Ahuntsic», a déclaré M.Cadieux.Le torchon brûle entre l'Association des pompiers de Delson et le maire MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Parce qu'il juge qu'il ne faut pas confondre syndicalisme et oeuvre charitable, le maire de Delson, M.Georges Gagné, a décidé d'expulser l'Association des pompiers de la caserne qu'elle occupe depuis 25 ans.Vendredi, le maire a envoyé une mise en demeure à l'association lui ordonnant de déménager avant lundi matin car il n'apprécie pas que cet organisme de bienfaisance entretienne des liens trop étroits avec le tout nouveau Syndicat des pompiers du Québec, section Delson.«Il y a un conflit d'intérêt.Le président de l'Association des pompiers est aussi président du syndicat.Et ce monsieur, Gino Tremblay, est également cadre, car il est lieutenant au Service des pompiers», a expliqué le maire de Delson, hier.Selon M.Gagné, oui est également préfet de la MRC de Rous-sillon, l'association n'est plus la même depuis la création du syndicat.L'organisme sans but lucratif, dit-il, est devenu un «club social où les gens boivent de la bière».«Il y a même un pompier qui est parti avec la femme d'un autre», a déploré le maire qui entend faire régner les bonnes moeurs dans la municipalité.M.Gagné va même jusqu'à s'interroger sur l'honnêteté des membres de l'Association des pompiers.Nos citoyens sont en droit, dit-il, d'exiger une certaine sécurité.«L'association a organisé dernièrement une épluchette de blé d'inde et une partie de balle molle et l'argent, on qe sait pas trop où il va.11 y a aussi un de ces membres qui a été accusé dç frau- de dernièrement », a repris le maire.De son côt£, M.Gino Tremblay reconnaît qu'il cumule les deux fonctions maie il soutient qu'il est capable de faire la part des choses.En fait, suggère-t-il, M.Gagné se venge sur l'association parce qu'il ne digère pas fa création du syndicat.«C'est un dictateur.Il règne sur Delson sans aucune opposition.Pourquoi s'en prend-t-il à une association sans but lucratif?J'ai essayé de lui expliquer que le syndicat et l'association, ce n'était pas la même chose.Mais il ne veut pas comprendre», a précisé M.Tremblay.Depuis 25 ans, l'Association des pompiers occupe un local à l'intérieur de la caserne.Les fonds amassés pour des organismes de charité et d'aide aux handicapés a aussi servi, en partie, à meubler le petit bureau.Par le passé, l'association a aussi investi 10000$ pour l'achat d'un camion de pompiers et de pinces de survie.Tout allait bien jusqu'en 1989, quand une partie de l'équipement des pompiers a brûlé dans un incendie! Depuis lors, la municipalité et les pompiers se chamaillent pour savoir à qui reviendra le remboursement des assurances.«On a pris des avocats.La Ville aussi.Ensuite, le conflit a pris de l'ampleur.Depuis qu'on est syndiqué, le maire a décidé de faire payer la taxe d'amusement à l'Association des pompiers, comme par hasard», a ajouté M.Tremblay.Lundi matin, à 9h, si l'Association des pompiers n'a pas déménagé, la Ville de Delson saisira l'équipement de bureau.Pour le récupérer, l'Association devra pjjyçf 100 $ par jour de frais d'en- 5^ Un voleur de dépanneur a failli y laisser son RAYMOND GERVAIS ¦ Mohamed Massali, un propriétaire de dépanneur de Lon-gueuil, n'aime pas les voleurs et un individu qui croyait faire main basse facilement sur le contenu de la caisse du commerçant l'a appris à ses dépens et peut se compter chanceux d'avoir réussi à prendre la fuite en conservant son.par Il était 14b 15 hier lorsqu'un homme de forte stature, âgé de 35 à 40 ans, armé d'un fusil à canon tronçonné et portant cagoule, s'est présenté au dépanneur Mon Dépanneur, sis au 1700 rue Marquette à Longueuil, dans l'ancien Jacques-Cartier.«L'homme s'est avancé vers moi en pointant le fusil, une fois rendu à un demi-mètre de moi, j'ai empoigné l'arme par le canon et j'ai réussi à le désarmer.Nous nous sommes batailles et je lui ai fait perdre sa cagoule.Il a ensuite tenté de fuir à l'extérieur, mais je l'ai rattrapé en l'empoignant par la ceinture de son pantalon.Là, pn s'est battu à nouveau et je lui ai enlevé son chandail.Comme je craignais qu'il cache un çputeau dans son pantalon j'ai décidé de le laisser tfler»; a raconté à La Presse, M.Massali, upe heure à peine après avoir et* ta victime du braqueur.Le fuyard n'a cependant pas couni bien longtemps et a été intercepté par les policiers de Longueuil, quelque cinq minutes après la tentative de vol.Le suspect a été arrêté à l'intersection des rues Cartier et Sainte-Foy.Le commerçant a indiqué que tout s'était passé très vite à partir du moment où il a aperçu l'individu qui se dirigeait vers lui et le moment où il l'a désarmé qu'il n'avait pas eu le temps de réaliser ce qui se passait.«Ne me demandez pas pourquoi j'ai fait ça, je ne le sais pas.)'ai réagi tout simplement face à mon agresseur et je n'ai même pas eu le temps d'avoir peur, tout c'est fait si rapidement», a ajouté M.Massali qui est âgé de 40 ans.Décès de Louise Lavigueur MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Louise Lavigueur, fille cadette de Jean-Guy Lavigueur, rendue célèbre en 1986 lorsqu'elle réclamait sa part de la cagnotte familiale de 7,6 millions gagnée au Lotto 649, est décédée hier à l'âge de 22 ans.Selon le réseau TVA, la jeune fille se serait éteinte à l'Institut de cardiologie de Montréal où elle était hospitalisée depuis le début de la semaine, pour insuffisance cardiaque et pulmonaire.Les Lavigueur se sont refusés à tout commentaire hier mais un membre de la famille a confirmé le décès de Louise, sans rien préciser de plus.On avait d'abord cru que Louise Lavigueur était décédée en attente d'une greffe coeur-poumons.Chez Québec Transplant, on affirmait de toute façon hier soir que la jeune fille n'était pas en attente de greffe.«Nous avons la liste de toutes les personnes en attente pour une greffe d'organe au Québec.Nous n'avons personne sous le nom de Lavigueur», a soutenu Mme Colette Dionne-Birks, directrice de Québec Transplant.Mme Birks a aussi précisé que l'Institut de cardiologie ne faisait Louise Lavigueur plus aucune greffe coeur-poumons.Du côté de l'Institut, personne ne semblait au courant du décès, pas même la coordonnatrice de fin de semaine, Mme Anne-Marie Rouette, qui filtrait toute l'information.Louise Lavi- gueur s'était rendue célèbre à l'âge de 16 ans en traînant son père Jean-Guy devant les tribunaux, prétextant à l'époque qu'elle avait droit à une part du butin de plus de 7 millions remporté par la famille en mars 1986.Trois mois plus tard, la Cour supérieure donnait plutôt raison à son père, en affirmant que M.Lavigueur n'avait jamais voulu la léser.Rappelons que Louise, pour une fois, n'avait pas participé à l'achat du billet de 649.Avant l'intervention fracassante de Louise, les Lavigueur avaient déjà défrayé les manchettes quand un passant avait retrouvé le portefeuille de Jean-Guy contenant le billet gagnant.Pour le remercier, M.Lavigueur lui avait alors offert un million de dollars.Quelle chance 9\"e vous I ¦ Plus de 30 000 $ en prix à gagner.r F Voyez tous les détails aujourd'hui page A 4 r ; LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 \u20224 \"f.» ^«rXVCMUL^UWUtT.érets blancs ont presque conduit Jimmy Poulin au suicidé MS Jimmy Pouiln estime que sa vie chez les Bérets blancs ne Ta pas préparé i entrer i l'université.«Au contraire, dit-il, j'étais préparé à ne pas réussir.» photo cent, u prw$« Quelle chance \"1 que vous soyez abonne a La Presse! 4» - 'S z V 4.ft Votre nom apparaît sur cette liste?Quelle chance! Dans ce cas.vous avez jusqu'à demain 17 h pour nous joindre au numéro 285-6964.Vous gagnez une adhésion gratuite au CLUB MULTI-POINTS, d'une valeur de 24,95 $, en plus de 100 $ en bons d'épicerie STEINBERG.Vous êtes déjà membre du CLUB MULTI-POINTS?Double chance! Car, dans ce cas, vous gagnez 1 000 $ en bons d'épicerie STEINBERG au lieu de 100 $.tr*.\u2022s H to Et les personnes gagnantes sont : M.Tremblay, rue Des Fondateurs à Aylmer (210007T04) M.Carrière, me François à Verdun (210107C04) M.Langlois, rue Dunrae à Ville Mont-Royal (210887104) M.Roy, rue Saval à Saint-Vincent-de-Paul (237111R03) Mme Sanche-Lavoie.rue du Rouge-Gorge à Sainle-Rose (239813S ) La valeur totale des prtx offerts est de plus de 30 000 $.Le boo d'épicerie de 1 000 $ est offert aux dix premières personnes gagnantes qui sont aussi membres du CLUB Multi-points.Ce concours se termine le 30 septembre 1991.Le texte des règlements du concours est disponible à La Presse.JULBS BBLIVBAU ¦ Oui» Jimmy Poulin a songé sérieusement à se suicider.Mais s'il ne Va pas fait, c'est qu'il- y avait la damnation éternelle au bout de ce geste.Il a donc demandé à un ami de l'aider à mettre fin à ses jours.À prime abord, le Jeune homme semble tout à fait bien portant Rien n'annonce effectivement en début d'entrevue les in* croyables tourments qu'à dû con* naître cet étudiant d'université.Mais lorsque Jimmy Poulin, qui est aujourd'hui âgé de 27 ans, se met à raconter sa vie d'ancien membre du mouvement des Bérets blancs, on comprend pour* quoi il lui arrive encore aujourd'hui de sentir le plancher lui glisser sous les pieds.L'aventure de Jimmy Poulin chez les Bérets blancs a commencé lorsqu'il était encore tout jeune enfant Son père, qui était alors un photographe célèbre de Saint-Georges-de-Beauce, a un jour embrassé la doctrine politico-religieuse des Pèlerins de Saint-Michel, mieux connus sous le nom de «Bérets blancs».«Lorsque j'avais trois ans, se rappelle Jimmy Poulin, je disais mes trois chapelets par jour.» «Mon père nous a retirés de l'école» Mais le rosaire quotidien, même récité en s'cfforçant le plus possible de garder les bras en croix, n'était encore rien à côté de ce qui allait suivre pour le jeune enfant de même que pour ses deux soeurs et ses deux frères.«Un jour, raconte Jimmy Poulin, mon père a décidé de nous retirer de l'école publique pour nous faire lui-même la classe dans notre maison.Les Bérets blancs ont convaincu plusieurs de leurs membres d'agir ainsi parce que, comme ils le disaient le* 1 * publiques étaient devenues de*> lieux de perdition pour l'âme, parce que le sexe y avait remplacé la religion et parce que l'enseignement qu'on y donnait était communiste.J'avais huit ans lors- SI ne mon père a commencé à me aire la classe.Je n'ai plus jamais remis les pieds dans une vraie école jusqu'à l'âge de 17 ou 18 ans.» À cette époque, le jeune homme ne s'appelait pas encore Jimmy Poulin.Il portait non seulement le nom, mais également le prénom de son père, Gilbert Ga-mache, avec la mention «junior» pour éviter la confusion.Et ce n'est qu'à l'âge de 24 ans que l'ancien membre des Bérets blancs, cherchant par tous les moyens à se détacher de son passé, a décidé de changer légalement de nom.Il a adopté le patronyme de sa mère, Poulin, et a choisi de se prénommer Jimmy parce qu'il trouvait cela «sympathique».De l'instruction que lui a dispensée son père pendant tant d'années, Jimmy Poulin souligne qu'elle était pour le moins très peu adaptée à l'époque moderne.«Mes frères et soeurs et moi, dit-il, étudiions dans des livres des années 50.Nous ne faisions pas des mathématiques, mais de l'arithmétique.Mais nous avions surtout des leçons de morale et de catéchisme,» C'est ainsi que les jeunes de la famille Garoache ont appris comment le monde était rempli de méchants et que, même enfants, ils devaient se préparer à subir le martyre dans oes camps de con* centratlon communistes: «Il fallait toujours se mortifier, jeûner, prier, assister aux très nombreuses réunions des Bérets blancs et accumuler des indulgences», souligne Jimmy Poulin.Et il ajoute: «D'une certaine façon, c'était super» beau.C'était beau parce que nous faisions cela pour la vie éternelle, pour gagner notre Ciel I» On comprend que dans ces conditions, il n'y avait pas de téléviseur chez les Gamache de Saint-Georges-de-Beauce.Et Jimmy Poulin se souvient de son émerveillement lorsque pour la ?lumière fois de sa vie, à l'Age de 8 ans, il s'est retrouvé dans une salle de cinéma.Il faut dire qu'à cette époque, l'adolescent éprouvait déjà de fortes réticences devant le régime de vie prôné par tes Bérets blancs et par ses parents.Contre là volonté de son père, il s'était d'ailleurs inscrit au programme pour décro-cheurs de l'école polyvalente de sa ville afin d'y effectuer ses études secondaires.Et c'est grâce A sa détermination et à un acharnement de tous les instants qu'il est parvenu en une seule année à gravir avec succès tous les échelons des secondaires 1,2,3,4 et 5.«Je disais que je voyais la Sainte Vierge» S'il n'était cependant pas encore «sorti du bois», le rebelle d'alors était déjà loin du temps où, jeune enfant, il avait des.apparitions.- « Les apparitions que j'ai eues, raconte Jimmy Poulin, j'ai compris cela lorsque j'ai gardé des enfants: à l'heure d'aller au lit, les enfants inventent n'importe quoi pour retarder le coucher.Les enfants de ma soeur veulent aller à » toilette, d'autres doivent boire de l'eau.Moi, je disais que je voyais la Sainte Vierge.» La chose, en fait, serait tout à fait banale si les Bérets blancs, à cette époque, ne lui avaient pas attaché tant d'importance.Mais il semble que cela n'ait pas été le cas.Et partout ôù ses parents l'amenaient, que ce soit à la maison mère de Rougemont des Pèlerins de Saint-Michel ou à quelque autre lieu de réunion, le petit Gilbert Gamache junior a été pendant quelques années l'objet d'une vénération que d'autres, en d'autres lieux, avaient réservée aux jeunes voyants de Fatima ou de La Salette.«Les gens, se remémore Jimmy Poulin, plaçaient toutes sortes de choses dans ma chambre et lorsqu'ils les reprenaient, ces objets étaient devenus des reliques.» Mais faut-il absolument que la foi conduise à de telles méprises?Jimmy Poulin a, lui, sa petite idée là-dessus.11 lui suffit, pour faire le tour de la question, de remplacer le mot «foi» par « fanatisme ».«La foi des Bérets blancs, n'hé-site-t-il pas à dire, c'est du fanatisme.Ce n'est pas la foi religieuse Sui est mauvaise, c'est le déséqui-bre.» Presque sans transition, Jimmy Poulin parle de son père, qui, depuis qu il a été consacré «esclave Invitation du Festival de la santé à un grand rendez-vous Presse canadienne ¦ Un grand rendez-vous populaire met fin, en fin de semaine à Montréal, au premier Festival de la santé qu'on qualifie de successeur du Marathon international de Montréal.¦\u2014 * Ce festival comprenait le Salon de la bonne forme, qui offrait Jusqu'à hier soir, au complexe Desjardins, une multitude d'informa- tions à propos de la nutrition, du sport et de la santé en général.Aujourd'hui, plus de 5000 personnes doivent participer à la course-marche de 10 km dont le départ doit être donné, ce matin, sur le pont Jacques-Cartier.Le festival prendra fin en après-midi par un grand rassemblement populaire dans le parc du Mont-Royal où se déroulera une chasse au trésor familiale dont l'enjeu est un lingot d'or valant 10000$.¦ » En l'air, la beauté avant tout! Rcutcr BANGKOK ¦ La première qualité professionnelle d'une hôtesse de l'air, c'est la beauté, pas l'intelligence, déclarait vendredi le président de la compagnie Thai Airways International dans le quotidien 7Yie Nation.«Les femmes intelligentes ont Recherché ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal demande la collaboration du public afin de mettre la main au collet d'un dénommé Giovanni Mai-da, 20 ans, soupçonné d'avoir commis un vol par effraction le 31 août dernier dans un dépanneur Provisoir de l'ouest de la ville où il travaillait.Maida s'est emparé des recettes de la journée et de billets de loterie.Maida mesure 1,88 m, pèse 128 kg, a les yeux et les cheveux bruns et s'exprime en français.Toute personne pouvant fournir des renseignements sur les allées et venues du suspect tendance à ne pas avoir belle allure», explique le maréchal d'aviation Kaset Rojananil, membre de la junte militaire au pouvoir à Bangkok.Il a ordonné à Thai Airways d'embaucher des hôtesses plus jolies, certains voyageurs s'étant plaints du personnelactuel.Le maréchal a l'explication à cette insuffisance: la compagnie a embauché trop de femmes ayant eu une éducation supérieure.est priée de communiquer avec la section des enquêtes du district 21 au numéro de téléphone 280-2521 ou au 280-2221.PHOTO ROBCTT NAOON.La Presse 06.10.1968 À Saint-Bruno, en 1968, les Bérets blancs appellent les fidèles à assister à l'apparition de la Vierge Marie.Alors enfant, Jimmy Pouiln, lui, la volt presque tous les soirs avant de s'endormir.de Jésus par Marie» chez les Bérets blancs, porte comme d'autres membres aussi méritants du mouvement une lourde chaîne soudée autour de sa taille.«Mon père mourra avec sa chaîne, laisse échapper à ce propos le jeune homme.Et il mourra avec le sourire.» Jimmy Poulin avait souligné sur le même ton un peu plus tôt que des Bérets blancs, lorsqu'ils ont atteint un certain niveau de zèle, «couchent avec leur béret».S'il répète que les convictions de ses parents l'ont privé d'une enfance et d'une adolescence normales et s'il affirme qu'il porte encore aujourd'hui parfois péniblement les séquelles de son passé, Jimmy Poulin ne jette pas tous les blâmes à son père et à sa mère.«Ce qu'ils nous ont fait à mes soeurs, à mes frères et à moi, dit-il, ils l'ont fait par amour pour nous.Et ils l'ont fait pour notre salut éternel.» Pas facile de pardonner, malgré les années Jimmy Poulin pardonne toutefois difficilement au mouvement des Bérets blancs d'être responsa- ble de l'endoctrinement dans lequel il dit avoir été plongé pendant une bonne partie de sa vie.Il reproche également à cette organisation le sentiment de culpabilité qui l'a poursuivi jusque dans sa vie d'adulte, l'amenant même à se réveiller la nuit en «pleurant des chapelets».Et il lui attribue le fait d'avoir cherché un moyen détourné de se suicider pour mettre fin à ses tourments.Aujourd'hui, Jimmy Poulin étudie à l'Université d'Ottawa, où son passé d'ancien membre du mouvement des Bérets blancs, croit-il, est à la source du refus de la direction de le voir entreprendre sa cinquième et dernière session à la faculté d'administration.«Un ancien Béret blanc à l'université n'a pas grand-chose à quoi il peut s'accrocher.Il fait toutes sortes de gaffes et peut facilement passer pour un psychopathe ou un attardé.Je le sais, je suis passé par là», dit-il.Malgré son échec à la faculté d'administration, Jimmy Poulin entrevoit l'avenir d'une façon positive.H confie en effet: «Je vais étudier en sociologie.Cela me permettra peut-être de comprendre tout ce qui m'est arrivé.» LA SOCIÉTÉ DE L'OSTÉOPOROSE DU CANADA SECTION QUÉBEC Si vous désirez des renseignements sur l'ostéoporose et sur le programme de dépistage, précoce, veuillez écrire au 2170, avenue Lincoln, Bureau PH 2, Montréal\", Québec, H3H 2N5 ou téléphoner au (514) 935-3726.\u2022 i ¦ : \u2022 RÉ S II LTATS loto-québec Tirage du 91-09-07 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h fe mercredi et le samedi COMPL6TS ^T2Su 1 5 18 34 35 37 no compila i ici i une.27 PROCHAIN nRAGE: 91-09-11 Tirage du 91-09-07 Efltra Vous pouvez jouer Jusqu'à 20 h (es soirs de tirage NUMÉROS 738417 38417 8417 417 17 7 LOTS 100 000$ 1 000$ 250 S 50$ 10$ 2$ Tirage du 91-09-07 GAGNANTS LOTS Vous pouvez miser jusqu'à 20 h lé samedi 1 8 9 23 37 42 No compterfiant lire i GROS LOT: 1 6/6 1 5/6* 1 5/6 52 4/6 2485 3/6 37725 1000000.00$ 57 667.10$ 482.90$ 47.10$ 5.03$ 11 miiin i' m*r*r1« 27 *1 32 GAGNANTS lot 568.20$ À CHAQUE TIRAGE VENUS 1369060,00$ ! VA.fo resedu des tirages de» Loto-Québec modafltés d'encaissement des Mets gagnants parafes** au verso ô* Mkts.En de disparité antre cette ma» at la fete ofTWeéSe, catta dernière a priorité.i i l LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 Des milliers d'acheteurs curieux a la tf vente de garage » de Ginette Reno Les profits versés aux oeuvres du père Sablon RAYMOND CERVAIS 1 ?¦ «Tout est à vendre, tout est à vendre», criait hier matin la chanteuse Ginette Reno en se rendant ouvrir la porte du terrain de tennis où elle avait littéralement vidé sa maison.La chanteuse bien connue tenait hier, de 8 h 30 à 17h, une «vente de garage» monstre à sa résidence de la rue Jacques-Viau à Boucherville, où elle a mis en vente meubles, automobiles, toutous, livres, bibelots, toiles, tentures, souliers, etc.Les profits versés au père Sablon C'est par milliers que les gens se sont présentés à cette «liquidation» peut commune dont les profits seront versés aux oeuvres du père Marcel de la Sablonnière du Centre Immaculée-Conception à Montréal.«Le père Sablon est un ami de longue date.Lorsque j'étais toute petite, il nous habillait, mes soeurs et moi, et nous amenait au camp.le sais que c'est pour une bonne cause et surtout que l'argent servira à organiser des choses pour les enfants», a déclaré Mme Reno.Ces deux dames ne sont pas les seules à s'être présentées hier à la résidence de la vedette à Boucher-ville.C'est par milliers que les gens en quête d'aubaines ou encore de souvenirs de Ginette Reno, ont fait la queue durant près de trois heures avant de pouvoir pénétrer dans l'enceinte du terrain de tennis adjacent à là demeure de la vedette.Lise Dufresne, de Bois-des-Fi-lfons, a attendu 2 h 30 avant d'avoir accès au terrain de tennis.Elle a acheté une peinture pour 30 $, quatre petits lutteurs en plastique pour les enfants ainsi que des livres'appartenant à la chanteuse.«J'aime beaucoup Ginette Dès 6h 15 hier matin, des gens faisaient la queue devant la maison de la vedette.; Lise Caron et Lucille Laurin, deux résidantes d'Ottawa, n'ont pas hésité à prendre l'autobus de 6 h hier matin pour venir assister à la «vente de garage» de la chanteuse.«Lorsqu'on a vu l'annonce dans le journal on s'est dit que c'était l'occasion unique pour dénicher un objet appartenant à notre chanteuse préférée», a déclaré Mme Caron.Femmes échangées contre du bétail Reuter DACCA ¦ Des femmes du Bangladesh sont échangées pour du bétail à la frontière indienne, dénonce le principal chef de l'opposition à Dacca.«On échange six vaches ou six boeufs pour une femme», a déclaré cheikh Hasina, président de la Ligue A warn i, lors d'une réunion de son parti, hier dans la capitale.«Cela est honteux, et nous sommes surpris de voir le gouvernement tolérer de telles choses», a-t-elle ajouté.«Non seulement sont-elles échangées avec l'Inde pour du bétail, mais en plus nos femmes passent des moments atroces dans des maisons closes au Pakistan et dans de nombreux autres pays.» Elle a vivement critiqué l'attitude du premier ministre du Bangladesh, la begum Khaleda Zia, en déclarant: «Notre premier ministre est elle-même une femme, et nous pensons qu'elle a une responsabilité spéciale à cet égard».La presse a rapporté hier que la police avait réussi à empêcher que 45 personnes, surtout des femmes et des enfants, ne soient envoyées à l'étranger.Un trafiquant a été arrêté.Selon la police, quelque 5000 ressortissants du Bangladesh, en majorité des femmes et des enfants, sont envoyés clandestinement à l'étranger chaque année.Les victimes, attirées par la promesse d'un travail rémunérateur, finissent le plus souvent dans des maisons closes ou sont enrôlées dans des bandes de malfaiteurs en Inde, au Pakistan et au Proche-Orient, selon des rapports de police.Les trafiquants, souvent des proches des victimes, versent à la famille une «avance» sur le futur «salaire» de leur parent afin de gagner leur confiance.«Parfois les victimes elles-mêmes protestent et résistent aux tentatives de leur venir en aide», remarque un policier.En avril dernier, le premier ministre Khaleda Zia avait annoncé au parlement l'adoption de mesures très strictes contre la traite des femmes et promis une répression sévère des trafiquants.Une loi de 1983 prévoit la peine de mort pour toute personne condamnée pour trafic de femmes.Claudette s'affaiblit Reuter MIAMI ¦ L'ouragan Claudette s'est rapproché hier des Bermudes et atteint sa puissance maximale avec des vents de 200 kinh.Il devrait désormais s'affaiblir, ont prévu les météorologues du Centre national américain d'étude des ouragans.Claudette devrait atteindre les Bermudes aujourd'hui en fin de journée ou demain en tout début de journée.Reno, je suis sa carrière depuis ses débuts il y a 33 ans et je possède tous ses disques.Je désirais absolument avoir un souvenir de Ginette», a expliqué Mme Dufresne.Pauline Dubé et Jacqueline Beaudoin, deux nièces de Thérèse, la soeur de Ginette, ont fait elles aussi la queue pour mettre la main sur quelque chose.De bonnes affaires I A deux hommes qui venaient d'acheter un sofa, Mme Reno leur a déclaré : « Vous faites une bonne affaire, je l'ai fait faire il n'y a pas si longtemps et il est très propre».« L'argent provenant de la vente des meubles et des automobiles, je le garde», a dit la chanteuse.Mme Reno espère pouvoir ainsi amasser entre 5000 $ et 10000 $ pour le Centre Immaculée-Conception.Tous les objets personnel de la chanteuse, notamment des souliers, se sont enlevés comme des petits pains et une dame, une paire de souliers gris en main, a demandé à Mme Reno de les lui autographier.«Je pourrai dire que j'ai une paire de souliers ayant appartenu à Ginette Reno», a-t-elle déclaré en quittant les lieux.Ginette Reno ressemblait beaucoup plus à une vendeuse de marché aux puces qu'à une vedette de la chanson, hier, à sa «vente de garage».Une paire de souliers avec l'autographe de la chanteuse populaire.Voilà un souvenir hors de l'ordinaire.PHOTOS LUC SIMON PERRAULT.La Presse ¦ l'-ïgl -v>-' *>r>'> $*>¦¦\u2022.4.fa* m .fit / : _ 0° \u2022 ?s 6 L'événement, c'est le lien direct avec la nouvelle! L'EVENEMENT » m Du délire en images! Drôle de vidéo DROLE DE VIDEO 9h30 «Ci m Quand l'humour a des dents, Rira bien.RIRA BIEN i m A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 Montre,'1 \"il ville .«.Chronique tout usage JOMAMHB collaboration spéciale L a semaine dernier*, per* tonne n'a échap- Eé à la rentrée, et autobus d'écoliers ont envahi \u20ac Montréal en ville», let en* fanta ont repris le chemin de l'école et pour bien des parents, let vacances commencent! Fi* nies let pirouettes pour occuper let enfanta, fini le caste-tête des campe de jour, fini l'épuisant circuit La Ronde-la plage-le Dairy Quean «parce que cest l'été».Let enfanta rentrent è l'école, tout rentre dans l'ordre.Sauf cette chronique, qui est aujourd'hui tout à fait fébrile et te dandine de la rue Bernard i la rue Saint-Denis avec des air* printa-niers.TARTE AUX BLEUETS ¦ Sitôt arrivé à Montréal dans quelques points de distribution privilégiés, le chocolat aux bleuets des Pèret trappistes de Mlstasaini a aussitôt trouvé preneur.S'cusez malt pat eu la tempt de vous faire savoir qu'il y en avait quelques boites i la Pharmacie aù coin da chez moi.artie remise, promit.le confesse toutefois en avoir dévoré deux boites en deux jours.Côté bleuets, je me reprends donc cette semaine en vous invitant à aller goûter la tarte aux bleuets du lac Saint-Jean cuisinée i la Sortie Dufour (1281, nie Van Horne) là où je m'étais régalé d'une mémorable tarte au sirop d'érable au printemps dernier.Croûte juste à point, dense et non pas légère et feuilletée comme dans Tes annonces de Crisco (question de goût), et remplie è ras bord de bleuts qui ont résisté Je ne sais comment à la cuisson, c'est-à-dire qui ne sont pas devenue purée informe et sans goût.Une tarte aux bleuets entiers, quoi! (9,95$ la tarte de huit pouces, 11,95$ la tarte de neuf pouces, 2,55$ la pointe).Attention : ne cédez pas à la tentation aujourd'hui puis* Îue la Sortie Dufour est fermé le imanche.AGENDA POUR ENFANTS ¦ Sâviez-vous qu'il existe des agendas qui couvrent la période de septembre à août?Moi non.avant de les découvrir chez Pa-pillotte (1126 ouest, rue Bernard), il y a quelques jours.Ces agendas sont à l'effigie de Gaston et Astérix pour enfants et amateurs de bandes dessinées.Certains ressemblent même au Journal que je cachais précieusement durant mon adolescence, avis aux jeunes intéressés* D'autres agendas, pour les nostalgiques, sont habillés de photos de fames Dean tirées de son film A Rebel Without a Cause.Ce dernier agenda est en cinq langues, dont quatre que j'ai pu identifier: français, anglais, allemand, espagnol.La cinquième: mystère.> DANS LE CALEPIN.¦ J'avoue: l'information traîne dans mon calepin depuis quelques mois.Il y aurait rue Quer-bes, juste derrière le célèbre marchand de tuiles Raraca, d'intéressants soldes à réaliser à Tachât de tuiles de céramique, l'ai tiré l'affaire au clair.Ça s'appelle Le Marché de la tufle céramique.C'est situé au 837, rue Querbes, ouvert aux mêmes heures que les commerces et on y vend a rabais(50 à 75 p.cent de réduction) des tuiles de toutes les grandeurs pour la cuisine, la salle do bains, le foyer, le jardin.Pourquoi ces bas prix?Fin de ligne, quantité limitée ou légères Imperfections.Ça vaut la détour.\u2022 * illv i ^, i.Y a u t * h ! I i* Met trompe S'o&li COURS SUR LES ANNÉES 30 ¦ Parmi toute la panoplie de court qui t'offrent à Montréal à l'automne, deux me semblent particulièrement intéressants, sans doute parce qu'ils rejoignent mes goûts et mes préoccupations.Le premier, intitulé Récolte d'automne, nous enseigne comment récolter les fleurs sauvages d'automne, les cosses des fruits, des légumes et des baies pour confectionner des couronnes et des paniers de fleurs.qu'autrement on paie à gros prix chez les fleuristes à la mode.Le deuxième cours, Les fulgurantes années 20, est un intéressant complément à l'exposition sur le même thème du Musée des Beaux-Arts de Montréal.Pas question de comprendre les années 20 assis sur un banc d'école : le cours comprend deux visites au musée et une promenade dans les rues de Montréal à la découverte de l'architecture des années 20.Renseignement pratico-prati-que, ces cours sont donnés par le Centre des arts visuels: «Récolte d'automne» aura lieu les 28 et 29 septembre et «Les fulgurantes années 20» débutera durant la semaine du 15 septembre.Pour informations: 488-9558.Michel Harvey est ce petit fut* qui nous avait tous eus it y a quelques années en créent ce sac de céramique qui avait toutes les apparences du sac de papier, sans en avoir la légèreté.Vous vous souvenez ?On avait tous été séduits.Aujourd'hui, il fait un autre pied donna l'art conventionnel avec de beaux vases è fleurs qui tout en ayant l'air d'être sculptés dans la pierre, sont aussi on céramique.Bn nouveauté chez Carton (4077.rue Saint-Denis).Les prix: 17,99$ i 47,50$.Fort original.^^mn^umm FLASH EN VILLE I ¦ Une adresse surprenante «en ville»: au 435 Rosemont vient d'ouvrir un club vidéo où on ne trouve que des films en.vietnamien.PHOTO ROBERT NAOON.lm Ptw$$ê Qu'ont en commun Inès de Fressange et le fleuriste Phidias, à Outremont?Ils trlppent tous les deux sur les gerbes de blé ou d'avoine séchés.Inès de Fressange, vous la connaissez si vous vous plongez le nez de temps en temps dans Paris Match.C'est un modèle français top niveau (tiens, tiens, je lis trop Paris Match, ça déteint.) qui le jour de son mariage avec son couturier (sauf erreur) a fait pâmer le Tout-Paris en portant à la taille un bouquet de mariée en blé séché.Surtout que le blé, en France, c'est très très exotique, ça ne pousse pas dans la cour, comme ici.Quelqu'un, quelque part à Acton Vale, 'travaille» quant à lui l'avoine et le blé séchés, en fait des gerbes et surtout, les noue savamment grâce à un procédé non moins savant, le blé (ou l'avoine) devant être fraîchement récoltés et humides à point.Cela dit, Inès de Fressange ou non, ces gerbes sont magnifiques, tout t fait dans le courant champêtre qui fait battre mon coeur (et bien d'autres) depuis quelques mois.Vendu 69$ chez Phidias (1218 ouest, rue Bernard).ormatio ¦a aaaai vv>.i>.% .M* .'/i- », LA TRANSCRIPTION DES ACCUSATIONS DE KEALEY EST DISPONIBLE ¦ Me Brian Trafford, directeur des accusations criminelles au département du Procureur général de l'Ontario, a commencé à distribuer aux avocats de la défense la transcription ste-nographique de la préenquête du juge de paix Lynn Coulter, qui a autorisé des accusations privées contre 13 hommes politiques et trois dirigeants de la GRC.Les notes sténoçraphi-ques.a cependant précisé Me Trafford, ne seront pas mises à la disposition des journalistes et ne seront donc pas rendues publiques.Me Trafford a souligné que la publication des témoignages à la préenquête pouvait nuire au droit des accusés à un procès juste et équitable.Parmi les personnes mentionnées par M.Kealey se trouvent le ministre des Sports Pierre Cadieux, les sénateurs Guy Charbonneau et Michel Cogger, les anciens ministres Roch LaSalle, André Bissonet-te et Michel Côté et l'ex-pre-micr ministre Frank Moores, de Terre-Neuve.Au sein de la GRC, on retrouve le commissaire Norman Inkster, le commissaire adjoint Michael Shoemaker et l'ancien commissaire adjoint Henry Jensen.AMBASSADEURS NOMMÉS DANS LES PAYS BALTES ¦ La secrétaire d'État aux Affaires extérieures, Mme Barbara McDougall, a annoncé la nomiation des premiers ambassadeurs du Canada en Lituanie, en Lettonie et en Estonie.M.Michael Phillips, sous-ministre adjoint aux Affaires extérieures, a été nommé ambassadeur en Suède.Outre ses responsabilités en Suéde, M.Philippt agira également comme représentant canadien en Lituanie et en Lettonie.Par ailleurs, Mme Mary Vandenhoff, actuelle ambassadrice du Canada en Finlande depuis 1988, vient d'être accréditée auprès du gouvernement de l'Estonie.OTTAWA FAVORABLE A UNE LIMITATION DES ARMES BIOLOGIQUES m Le Canada travaillera à resserrer les restrictions interna- tionales contre let armes microbiologiques au cours d'une importante conférence qui s'ouvre à Genève la semaine prochaine.La troisième conférence de la Convention sur les armes biologiques rassemblera des représentants des superpuissances et un grand nombre d'autres pays pour discuter des progrès concernant la limitation de la mise au point et de la diffusion de la technologie des armes microbiologiques.En février dernier, M.joe Clark, alors ministre des Affaires extérieures, a promis que le Canada s'attacherait à renforcer l'efficacité du traité sur la guerre microbiologique en améliorant l'échange d'information entre les pays.Le Canada encouragera également la participation à une conférence spéciale en 1993 sur les moyens de vérifier l'application du traité.DES LIBÉRAUX ÉTUDIENT LA CRISE QUI SECOUE L'EUROPE DE L'EST ¦ La crise des pays de l'Europe de l'Est, et en particulier celle que traverse l'Union soviétique, a constitué la trame des travaux de l'Internationale libérale qui a tenu son 44e congrès à Lucerne sur le thème des minorités.Quelque 300 délé- «ués de 34 pays représentant 3 partis, dont 20 sont au pouvoir, ont demandé un renforcement du rôle de l'Organisation des Nations unies qui devrait être le cadre dans lequel serait créée une Cour internationale des Droits de l'Homme.À propos de la situation en Union soviétique, le président de l'Internationale Libérale, le, comte Otto Lambsdorff, ancien ministre allemand de l'Économie, a expliqué qu'il ne fallait « pas d'argent sans réformes et pas de réformes sans argent».«Ce dont l'URSS a besoin c'est d'expertise et de conseils», a-t-il poursuivi.Les délégués de l'Internationale libérale ont engagé un débat sur le «libéralisme des années 90» et attribué le «Prix de la Liberté» au sénateur latino-américain Domingo Laino (Paraguay) et au Journaliste africain Gitobu Imanyara (Kenya), rédacteur en chef du Nairobi Law Monthly ».La moitié des francophones hors Québec anglicisent leurs enfants, révèle une étude Presse Canadienne ES INFORMATIONS EN PACE A-14 QUÉBEC ¦ La moitié des francophones hors Québec anglicisent leurs enfants.Sur les 272 000 jeunes de 6 à 17 ans recensés en 1986 et dont au moins un des parents est de langue maternelle française, seulement 138 000 ont été élevés en français.Cette éonclusion «coup de poing» ressort d'une étude inédite obtenue par le quotidien Le Soleil, de Québec, et qui établit, pour la première fois, combien d'enfants ont acquis le droit cons-titutionnel de faire leurs études primaires et secondaires en français depuis l'adoption de la Constitution canadienne, en 1982.La recherche à été effectuée par le démographe Michel Paillé, du Conseil de la langue française.L'étude montre que la cause principale de cette assimilation impressionnante réside dans le mariage d'un francophone avec une personne d'une autre langue.Dans l'ensemble du Canada an* glais, plus de 83 pour cent des enfants de ménages mixtes ont été anglicisés.Cette proportion dépasse même les 90 pour cent dans la majorité des provinces, le «Championnat» revenant à Terre-Neuve (94 pour cent) que talonne la Saskatchewan (93,5 pour cent), elle-même suivie de la Colombie-Britannique (92) et, à parts égales, de rAlberta et de la Nouvelle-Ecosse (91).En Ontario, 79 pour cent des enfants ayant un seul parent francophone deviennent anglophones.Le danger que les mariages mixtes font courir au français saute aux yeux quand on voit que l'anglicisât ion tombe de 83 à 18 pour cent chez les jeunes du Canada anglais dont les deux parents sont de langue maternelle française.C'est au Nouveau-Brunswick et en Ontario qu'on retrouve les plus faibles proportions d'enfants élevés en anglais dans les foyers où les deux conjoints sont francophones: 3 pour cent dans le premier cas, 9^ pour cent dans le second.En fait, les Aoadiens sont les francophones hors Québec qui transmettent le plus leur langue à leurs enfants.Les parents qui envoient leurs enfants dans les écoles primaires anglaises ignorent la plupart du temps que cette décision pèsera sur tous leurs descendants.C'est un «pensez-y bien».En effet, en vertu de la Constitution canadienne, ceux qui ont le droit d'être instruits en français dans les provinces anglaises doivent à tout prix fréquenter une école française au primaire s'ils veulent transmettre leur droit constitutionnel à la génération suivante.Comme, en juin 1986, la moitié seulement des 272 000 «ayants droit» se prévalaient de cette possibilité, cela signifie que les jours du français sont comptés à l'extérieur du Québec.Une telle épée de ^amoclès n'est pas suspendue au-dessus de la tête de la minorité anglaise du Québec.La loi 101, qu'elle a tellement décriée, lui accorde des droits beaucoup plus larges.Ainsi, les écoliers admissibles à l'enseignement en anglais qui choisissent d'étudier en français ne perdent pas leurs droits, ni pour eux, ni pour leurs frères et soeurs, ni pour leurs descendants.Par ailleurs, comme la loi 101 a reconnu le droit à l'instruction en anglais à tout élève légalement inscrit \u2022 Le déclin des conservateurs: du jamais vu dans l'histoire des sondages N dans une école anglophone en 1976-1977, des dizaines de milliers de jeunes francophones et al-lophones en ont hérité, tant pour eux que pour leurs enfants.Cette différence explique en partie pourquoi, dans les écoles anglaises du Québec, plus d'un étudiant sur trois n'est pas anglophone.Par ailleurs, alors que seulement la moitié des jeunes francophones hors Québec font leurs études en français, 97 pour cent des anglophones du Québec s'inscrivent dans les écoles ( publiques et privées) de leur groupe linguistique.En juin 198b, leur nombre était de 117 539 sur une possibilité de 121 513.«Même au Québec, les maria* ges mixtes où l'un des conjoints est francophone conduisent à une forte anglicisation de la génération suivante», affirme le démo* graphe Michel Paillé.Sa recherche lui a permis de découvrir que, même au Québec massivement francophone, le tiers des enfants nés d'un parent francophone et d'un parent anglophone sont de langue maternelle anglaise.La TPS, cause première des MAURICE GIRARD de la Prose Canadienne 1 4 OTTAWA ¦ Réunis la semaine dernière dans la capitale fédérale, les parlementaires de langue française ont été mis au courant d'une bien singulière particularité du parti de la majorité à la Chambre des Communes: les conservateurs sont en train de «réécrire l'histoire» des enquêtes d'opinion non seulement au Canada, mais dans les pays occidentaux et provoquer en même tempt un bouleversement profond du comportement des électeurs.Au cours d'un atelier sur les gouvernants et la démocratie, le président du Centre de recherche sur l'opinion publique (CROP), M.Alain Giguére, a affirmé que «dans les pays où un électorat élit les représentants dans un système T parlementaire, je ne pense pas qu'il y ait un gouvernement en poste qui ait une faveur si basse dans 1 opinion.C'est exceptionnel, c'est du jamais vu dans l'histoire des sondages».Seul le président de l'incertaine Union soviétique, M.Mikhal Gorbatchev, pourrait rivaliser en impopularité avec le premier ministre Brian Mulroney, poursuit-il, mais l'art des enquêtes d'opinion est si nouveau dans cette démocratie naissante qu'il n'est pas possible d'établir une comparaison équitable.Cette crise pourrait de plus conduire à une sorte «d'américanisation» de la politique canadienne, qui se traduirait par une participation de plus en plus faible des citoyens aux élections comme aux États-Unis, où en 1990 la grande majorité des votants ont boycotté les élections de la roi-mandat.«A moins de chan- gements majeurs, on s'en va tout à fait vers cela», ajoute le président de CROP au cours d'une interview à la Presse Canadienne.Plus troublant encore, cette désaffection du public à l'endroit de ses dirigeants pourrait provoquer aux prochaines élections générales un réaménagement de l'échiquier politique.Le Canada se dirige tout droit vers un gouvernement à l'italienne, ou aucune formation politique ne domine et les intérêts régionaux ont préséance sur les questions nationales.«Ce qui va achever de discréditer le processus politique», croit le président de CROP.M.Giguère identifie trois causes profondes aux résultats abyssaux des conservateurs dans les sondages: le libre-échange, l'échec constitutionnel et l'imposition d'une taxe sur la valeur ajoutée (TPS).grèves Presse Canadienne OTTAWA ¦ Qui est à blâmer pour les conflits de travail qui touchent le pays?La taxe sur les produits et services, la fameuse TPS.Les décideurs ont averti, il y a plus d'un an, que l'implantation de la TPS envenimerait les négociations contractuelles en 1991, La première grève générale des 100000 fonctionnaires fédéraux, qui doit débuter lundi» leur donne raison.En provoquant une hausse de l'inflation de plus de 1,25 pour cent, la TPS a accru l'écart qui sépare les demandes d'augmentations salariales des employés des offres des employeurs en ces temps de récession. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 1991 disparition plus rapide des forêts tropicales Agence France-Presse l ¦ WASHINGTON » ¦ ' i ¦ Les forêts tropicales disparaissent actuellement à un rythme 50 p.cent plus rapide qu'il y a dix ans, a estimé dimanche à Washington la FAO (Organisation de l'alimentation et de l'agriculture, dépendant des Nations Unies), qui lance un cri d'alarme et appelle à une «action mondiale immédiate».Près de 10,8 millions d'hectares de forêts tropicales disparaissent annuellement, et selon les résultats des études préparées par la FAO pour le Congrès mondial sur la forêt qui se tiendra à Paris du 17 au 26 septembre prochains, et une superficie de forêt tropicale équivalente à celle de l'État de Washington, ou à celles de l'Autriche, des Pays-Bas et du Danemark réunis, est en voie de disparition.«À court terme, nous risquons réellement de dilapider une ressource de base fondamentale pour le développement futur de la Terre», a estimé M.Edouard Saouma, le directeur général de la FAO.La forêt tropicale couvre environ 20 p.cent de la superficie terrestre, soit 2,97 milliards d'hecta- Dix ans après sa mort, le psychanalist \\ 4» il fivi* V Jacques Lacan fait Agence France-Presse V PARIS r 3.Jacques Lacan ¦ Un millier de Français et étrangers participent à Paris les 7 et 8 septembre à une «rencontre Jacques Lacan», organisée à l'occasion des dix ans de la mort du psychanalyste français controversé Le 9 septembre 1981, [deques Lacan meurt après ces mots «le suis obstiné.Je disparais».Jusque dans la mort, il a heurté le sens commun.Dix ans après, le culte est toujours vivant, en France et à l'étranger, et son héritage spirituel, disputé entre chapelles et écoles ennemies.Pitre pour ses détracteurs ou père pour «es adorateurs, Lacan a forgé sa légende.Ses «séminaires» hebdomadaires, grand-messes du Tout-Paris, étaient célèbres pour le personnage, avec ses chemise de clergyman, son gros cigare, les grappes de micros, la foule dense qui frémissait d'aise à la moindre saillie.' Même si son oeuvre n'est lue que par des publics restreints, ses Séminaires sont tirés cependant chacun à 15000 exemplaires, certaines de ses expressions sont tombées dans le domaine public.«Ça parle en moi.quelque part., ça m'interpelle ».A l'initiative de la Fondation du champ freudien, gardienne de l'orthodoxie, un millier d'amis, élèves, venus de France et de pays où le lacanisme a essaimé \u2014 Es- lots) doit être vendu aux enchères le 5 octobre.Par ailleurs, un «Album faô*; ques Lacan», aux éditions du** Seuil, publie des photos réunies^ par sa fille f udith Miller, tirées de l'album familial du psychanalyste pagne, Argentine, USA, lapon, -né le 13 avril 1901 dans une fa-^, Italie, Belgique» Venezuela et Bré- mille bourgeoise et qui a fréqueit-j* res.F Pour les experts de la FAO, la deforestation a pour origine majeure la pauvreté croissante de populations qui détruisent des territoires boisés pour y cultiver la terre.Ainsi, entre 1981 et 1990, quelque 40% de la deforestation générale a eu lieu en Amérique Latine, et 30% en Asie.Les forêts particulièrement en danger selon la FAO sont situées dans les Andes, en Amazonie, sur la côte atlantique du Brésil, en Indonésie, à Madagascar, aux Philippines, en Tanzanie et en Gui- née.Pour enrayer le phénomène de deforestation, la FAO avait lancé en 1985 le Plan d'Action pour les Forêts tropicales (TFAP), avec les Nations Unies et la Banque mondiale.Quatre-vingt six nations adhèrent d'ores et déjà au Plan et 24 d'entre elles ont mis en place des plans nationaux.Ainsi, le Brésil a introduit une nouvelle législation de défense de la forêt, et la Colombie a replacé 20 millions d'hectares sous le contrôle des populations indiennes.En bref U LA NAVETTE DISCOVEREY A UNE FUITE ¦ Une fuite dans un circuit d'alimentation des réacteurs directionnels de la navette spatiale Discovery pourrait en retarder le lancement prévu jeudi, a annoncé vendredi la NASA à Cap Canaveral.La fuite, découverte lors d'un contrôle de routine, serait due à une soupape défectueuse de contrôle de la pression d'un réservoir de carburant d'un réacteur directionnel de la navette, a précisée un porte-parole de la NASA, Lisa Malone.«Nous espérons que la soupape va se débloquer en soufflant de l'hélium dans les canalisations», a t-elle dit.Si cette opération était infructueuse, la navette devrait être transportée dans son hangar pour sa réparation.Son lancement serait alors retardé d'environ deux semaines.Le lancement de Discovery pour sa 13e mission est prévu jeudi.Sa mission comprend le lancement d'un satellite d'étude de la couche d'ozone.TRAGÉDIE ROUTIÈRE EN IRLANDE: 6 MORTS ¦ Six personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi dans une collision entre deux voitures à Newcastle, en Irlande du Nord, a annoncé la police.Aucun des occupants des deux voitures, qui ont pris feu, n'a survécu.Les victimes, trois hommes et trois femmes, n'étaient pas encore identifiées samedi matin, a précisé la police.AFFAIRE DAHMER : DEUX POLICIERS SONT LICENCIÉS ¦ Deux policiers de Milwaukee ont été licenciés vendredi, pour avoir laissé le 27 mai dernier un adolescent nu et blessé au domicile de Jeffrey Dahraer qui a avoué deux mois plus tard l'avoir tué.Jeffrey Dahmcr, arrêté en juillet dernier à son domicile où la police a retrouvé les restes de onze cadavres dépecés, a reconnu avoir commis 17 meurtres depuis 1978.Pour Philip Arreola, responsable de la police de la ville, les deux fonctionnaires suspendus le 26 juillet dernier, «n'ont pas correctement accompli leur devoir» de protectionen laissant l'adolescent chez Dahmer qui les avait convaincus d'une simple querelle entre homosexuels.John Balcer-zak et Joseph Gabrish ont décidé de faire appel.Un troisième policier, également suspendu, n'a pas été licencié.V»' sil \u2014 se pencheront ce week-end sur «les incidences du désir de Lacan dans la psychanalyse: échecs, succès, énigmes».Le cabinet de Lacan, au centre de Paris, où il a reçu des foules de patients célèbres et anonymes, sera ouvert aux visites prochainement, alors qu'une partie de son mobilier (divan, table et bibe- té les surréalistes., L'essentiel de l'apport de Jac-5?ques Lacan qui a opéré une lectu-; re nouvelle de Freud réside sur^ «l'inconscient est le discours de l'Autre» et «l'inconscient est , structuré comme un langage».En ! 1980, il avait annoncé la dissolution de l'École freudienne, qu'il.avait créée en 1964.V ; : J NOUS AVONS TAILLÉ NOS PRIX AU COUTEAU COMME JAMAIS AUPARAVANT LE GRAND COUTEAU COUPE DANS LES PRIX DES VÊTEMENTS POUR HOMMES ET FEMMES DE SUPERBES COLLECTIONS DE VÊTEMENTS MODE POUR HOMMES ET FEMMES À DES PRIX INCROYABLEMENT RÉDUITS.TOUT A PASSÉ, AU COUTEAU.UNE OCCASION RÊVÉE POUR ÉCONOMISER.SOYEZ-Y! MAINTENANT BAT SON PLEIN A 2 ENDROITS JUSQU'À 0 DE RABAIS VETEMENTS MODE POUR HOMMES ET FEMMES i 1 40* PEWBAtS?NÛN.DENIS.W;* CB (PERSOLDE D'ENTREPOT, DONNONS UNGRANDCOUPDE couteau FAIS LE PLEIN JEAN \\ tfBTSl RARE
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