La presse, 13 octobre 1991, B. Informations générales
[" \u2022 ¦ - informations generates _., \" ._ .,___ - ; 2& LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 OCTOBRE 1991 : ¦ i ' ' if, MÛ Entre la revolution d& iQGfi : A,: # est le président de la République de Hongrie en personne, M.Arpad Goncz, qui sera à Montréal samedi prochain pour commémorer avec nos concitoyens d'origine hongroise le 35e anniversaire de la Révolution de 1956.1 Celle du 23 octobre contre le joug communiste et dont on ne peut oublier le bilan effroyable: ; 65 000 martyrs, un nombre indéterminé d'adolescents et de jeunes déportés en Sibérie ou en j Asie centrale, quelque 200 000 réfugiés, une grande partie aux États-Unis, une quarantaine de mille au Canada.Tous victimes de la répression soviétique d'autant plus foudroyante et barbare qu'elle était couverte en quelque sorte par l'agression franco-bri-N tan nique se déroulant au même moment au Canal de Suez.; Survivant de cette insurrection populaire, condamné à la prison à vie puis libéré à l'amnistie générale de 1963, M.Goncz s'est consacré depuis à la traduction d'ouvrages anglais en particulier.Il est aussi l'auteur de plusieurs nouvelles, d'un roman et d'une pièce de théâtre.Trente-trois ans après le rêve ensanglanté, jour pour jour, le 23 octobre 1989, quand disparaissait prodigieusement le rideau de fer, il a assisté enfin avec la Hongrie en liesse à la proclamation de la République soulagée désormais de son épithè-te de socialiste.Et qui l'a porté à la tête de l'État à la suite des élections libres de Tan dernier.* Quelques mois auparavant, une autre présidence lui avait été offerte: celle de l'Union des écrivains hongrois.Au cours de sa visite officiellQ.au Canada qui commence demain à Vancouver, il participera d'ailleurs le 18 octobre à Toronto, au Forum international des auteurs hongrois où il lira des extraits de ses oeuvres.La veille, il aura inauguré un festival culturel de la communauté hongroise de cette ville.Notons ici que si les premiers Hongrois arrivés à la fin du siècle dernier s'étaient installés' dans l'Ouest, surtout en Saskatchewan dont » e » \u2022 1 c 5 t S e ci 8 S \u2022 A.Katalin Botos, ministre responsable des réformes du système fi- ! - nancier, accompagne le président ; de la République dans ses rencon- -très au Canada.Une autre présence à signaler aussi, celle de Pe- ; ter Keszthelyi, président de la -Chambre de commercé de Buda* \\ pest, qui assistera le 21 octobre à ; une réception donnée par la Chambre de commerce Hongrie* : Canada et ouverte aussi aux non- -membres.\\ .\u2022 \u2022 ¦ t.\u2022¦ ' ¦ ¦ \" \u2022 ¦ I ;\u2022 \u2022 % dèpiore-t-il.Rappelons que les quotidienne».Précisons ici que : Hongrois parlent le magyar, une langue, du groupe ouralo-altalque qui comprend notemment te finnois, l'estonien et le lapon.Des réfugiés de 1956, plusieurs, on s'en doute, vivent à Montréal.«J'avais 11 ans à l'époque et nous étions à Budapest l'aidais mon père à préparer des cocktails Mo-iotov.fe ne comprenais pas que nous faisions une révolution, le savais seulement qu'il fallait se mettre à l'abri lorsqu'on entendait des coups de feu», raconte istvan Herédi, cadre dans une compagnie d'aviation et chef des scouts hongrois.II se souvient aussi que son père était recherché par la police qui avait effectué des perquisitions chez eux.À la veille de.Noël, 1 a famille déguerpit pour se réfugier dans une étable près de la frontière autrichienne.En traversant celle-ci deux nuits plus tard, lui et les siens sont accueillis providentiellement par un scout anglais dans son tracteur au phare éclaireur, c'est le cas de je dire.A 13 ans, à Montréal, Istvan s'empressera d'entrer dans le scoutisme.Marika aussi, une enseignante d nui cheftaine qes guides.Du même âge qu'Istvân, elle avait été mise à l'abri chez sa grand-mère, dans la banlieue de la capitale.Elle évoqué avec horreur la file des centaines de chars d'assaut.«La terre tremblait sous nos pieds», semble-t-elle éprouver en- càreanrès 35 ans  Montréal: 11 755* Au Québec: 12 935* AU 189 7.En Hongrie: 10375 000 (ret censément de janvier 1390) Hors de la Hongrie: 5 millions environ (en Europe, aux USA, au Canada, en Amérique latine et en Israel) \u2022 chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d'origine hongroise unique et d'oriç> ne multiple) Marika et Istvan Hérédi, entourés Notre-Dame-de-Hongrie.core après 35 ans.Le souvenir de ces blindés dépêchés par Moscou et qui tiraient sur les foules hante plus d'un.Imre de Thôkôly, un microbiologiste, à la retraite, se rappelle comment le peuple, ne supportant plus l'oppression, était descendu dans la rue et combien sa révolte avait été «spontanée, sans dirigeants ni provocateurs».Pour sa part, Tom Szirmay, un homme d'affaires, décrit la soîiuariié des 38 000 ouvriers de l'usine sidérurgique de Miskolc, sa ville au nord-est du pays, avec les étudiante de l'université qu'il fréquentait alors.Rapportant en détail la lutte qui s'organisait et sa fuite à la fin, deux'mois et demi plus tard, avec'femme et bébé de huit mois, grâce à la complicité d'un chef de police hongrois: La Chambre dé Commerce Hongrie-Canada qu'il a fondée Tan dernier et que préside aujourd'hui I^h Me^l^vdompte déjà une eeritaine de membres entre Montréal et Ttfrbi^b, Vancouver et Victoria., «tes entreprises canadiennes et québécoises ont l'oc-| casion aujourd'hui de faire des af-Pifaires avec la Hongrie », affirme Ity.Srirmay en soulignant par ail-leûr|f^u*elles se lancent dans de I.nombreux jbfnï ventures.De son \"èoté, Sandor Fehrer, vice-président d'une corporation financière, qui fait souvent la navette entre Montréal et Budapest, cite à propos de cette dernière «son rythme extraordinaire et la .- w - _______' ' \u2022if .\u2022 r*>.¦ \u2022 MA - .J I Association des commer- Sants et professionnels ongrois, 2114, Saint-Laurent, Montréal H2X2T2 tél.:845-3112 Président: M.Henri Keleny f5 \" - -if Association des - > 1 ingénieurs hongrois-canadiens, ~ ~ B.P.1191, station A, ' Montréal H3C2Y3 V .7.-, - .Mpa Notre-uame-ae-fiongne.photo pwnatobrauit.ufws \u2022 \u2022 .s .; \u2022-* ' N ' ¦ -V \u2022-^'r-VrV.jJV v plusieurs localités portent des de l'empire austro-hongrois.Il en de-Hongrie.Le père Charles.Cso- noms hongrois, une grande partie sera de même au lendemain de la kay, curé de la paroisse; évalue à de ceux qui sont venus plus tard Seconde Guerre mondiale qui a 70 p.cent le nombre des catholi-^ ^ 1 ^ ; rais sur les routes et dans les ont choisi l'Ontario.Au Québec, une première vague débarquera à Montréal quelque temps avant la Grande Guerre, suivie d'une autre durant les années 1920 après la dislocation camps une multitude de personnes déplacées et celles fuyant le régime communiste.À Montréal, bien des Hongrois d'ici se retrouvent à Notre-Dame- ».nues, les autres appartenant à 1 Église unie, à l'Église, presbytérienne ou à la religion juive.«Malgré nos efforts et surtout notre école de fin de semaine, tous ne gardent pas la langue», à e c c It i II II I.c Des armoiries royales pour une république attachée à son histoire 1H-' V'.- ' *\u2022 \u2022 ¦ La République de Hongrie a repris les armoiries des premiers rois du pays.L'écu comprend les deux couleurs royales, le rouge et le blanc, en quatre bandes respectives au sénestre% çe qui veut dire du côté gauche en terme héraldique, et une croix à deux branches sur le côté dextre, à droite.Le vert a été ajouté pour symboliser l'espoir.La couronne qui surmonte l'écu est appelée la Sainte couronne, en magyar Szent Koro-na.Sa partie supérieure, corona latlna, avait été envoyée en l'an 1000 ptir le pape Sylvestre II à Etienne 1er à qui il conférait le titre de «Roi apostolique».Canonisé en 1083, celui qui avait christianisé son peu-pic et réussi à fonder un Etat indépendant deviendra le saint patron de la Hongrie.La partie inférieure, corona graecat c'est l'empereur byzantin Michel Vil Doukas qui l'avait offerte au roi Géza 1er.Ses plaques en émail représentent «la hiérarchie céleste», les archanges Michel et Gabriel avec quatre saints, Georges, Démétrios, Côme et Da-raien, et «la hiérarchie terrestre», l'empereur Michel VII, son fils Constantin et le roi Géza 1er.Ce patrimoine national avait été caché en Autriche durant la Seconde Guerre mondiale.Les Américains l'ont découvert pendant l'occupation et l'ont transporté aux États-Unis.Il à été restitué à la Hongrie en 1985.Mme Victoria Madarasz I Chambre de commerce Hongrie-Canada.1236, rue du Fort, Bureau A, Montréal H3H 2B3 Tél.: 932-1988 Fax:933-3340 (à partir de novembre: 932-5188) Président: M.Ron Meisels I Comité hongrois * de Montréal, 2580, St-Jacques Ouest, Montréal \u2022 .H3J2M8 : \"> Tél.: 934-1777 Président: M.Laszlo Korsos I Commission scolaire : catholique hongroise, ; 80, rue Guizot Ouest, Montréal H2P 1L4 Tél.: 387-9503 Directrice: Mme Elisabeth Siket * \" Consulat général de la République de Hongrie, 1200, McGill College, Bureau 2030, Montréal H3B 4G7 » Tél.393-1555 Fax: 393-3528 Consul général : .\u2022> M.Lajos Szuhay : v Ensemble folklorique \u2022 hongrois Bokreta, 90, rue Guizot Ouest Montréal * H2P1L4 Tél.: 387-9503 Directrice: Mme Elisabeth Siket - - Foyer hongrois, 2580, St-Iacques Ouest, Montréal H3J 2M8 Tél.934-1770 Gérante: Mme Magda Kiraly Groupe de danse folklorique Szazszorszep, 90, rue Guizot Ouest, Montréal H2P1L4 Tél.: 748-8190 Directrice: Mme Irène Kulcsar : j Szirmay .Livres AUJOURD'HUI Automobile MARDI Mode MARDI Consommation MERCREDI Design et art de vivre JEUDI VOUS OFFRE ffÊT/M Turcotte: *La Toyota Camry: *M'en allant tVieUlir t Treize décors »4 CETTE une belle voix le standard promener.» êtes à l'heure du design SEMAINE s ôldvc» de ta sagesse.» privilèges^ chez Eaton.» j.H Un toxta d# LiMùm Côté Un text* de Dents Duquet Un texte d'Anne Richer Un texte de Danielle Bonneau Un texte de Raymond Bematchez j 4 \u2022« \u2022 «\u201e?¦* ./-.- Paul Desmarais president du conseil d administration ¦ Roger 0.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint ¦ \u2022 ¦ Marcel Oeslardim directeur de l'information Alain Oublie i éditorialiste en chef La clochardisation de .3\" * '¦ .3 Seringues et immondices jonchant le sol.junkies affalés sur ( La misère urbaine a toujours été présente dans les rues du les bancs, clochards faisant leurs besoins devant l'entrée 1 centre-ville, comme elle l'est dans la plupart des grandes métro- des maisons: le Carré Saint-Louis est aujourd'hui infréquetv pôles.Mais depuis quelques années, cette misère a changé de table.L'été dernier, devant les pressions des résidants, la police a visage et est devenue beaucoup plus insupportable intensifié son contrôle du quartier.La situation s'est légèrement.améliorée, puis elle est revenue à la «normale» ^.ÏTE avec le retrait des patrouilles spéciales, à la mi-septembre.^ ' ; p|||S dérangeants.Près des trois quarts des Itinérants montréa Un peu plus au sud, des citoyens qui n'en lais souffrent de problèmes de santé mentale ou de toxicomanies diverses.Deuxièmement, les habitudes de consommation de nar- >ente dans les rues du qui arrête les oushers.et oermet de restaurer un semblant de les ont contribué à ce changement.D'abord, avec la récession et la «désinstitutionnalisation» des malades \u2014 - t mentaux, les sans-abri sont devenus à la fois plus nombreux et s qui arrête les pushers, et permet de restaurer un semblant de paix dans les quartiers les plus touchés.Or, devant l'ampleur du problème, la police se heurte, entre autres, à un problème de priorités et de ressources: c'est pour pouvoir se concentrer sur la rue Ontario que le poste S3 a dû relâcher sa surveillance du Carré Saint-Louis.Il n'avait pas les moyens suffisants pour mener ces deux opérations de front.\u2022\u2022V.pouvaient plus de voir la rue Champlain se transformer en un bordel doublé d'une pique* rie, ont déclaré, il y a deux ans, la guerre à la prostitution.Ils n'ont réussi qu'à déplacer le problème: les prostituées, en majorité toxicomanes, ont émigré rue Ontario, avec leurs sou- \u2022 - r- cotiques se sont modifiées.Ce n'est pas d'hier que la drogue circule au Carré Saint-Louis.Mais autrefois, on s'y réunissait pour fumer un joint.Aujourd'hui, l'endroit est devenu un repaire de cocaïnomanes.Or, la cocaïne coûte plus cher que le pot: elle entraîne donc dans son sillage une inévitable criminalité.Il s'agit V ^^œBK teneurs, leurs vendeurs de dope et toute la feu- , .«wsi, feut-ll le mentionner, d'une drogue autrement plus nocive, gravite autour.y Oui peut transformer ses adeptes en véritables loques humaines.ne qui Une opération conjointe de la police, des résidants et des commerçants du quartier a cours actuellement pour tenter de déloger cette petite pègre des bas-fonds.Les résultats, pour le moment, se font attendre.Et encore, il n'est pas clair qu'une fois l'opération réussie, le problème ne resurgira pas trois coins de rue plus loin.Ces deux exemples suscitent une seule et même question: les pouvoirs publics sont-ils devenus impuissants à empêcher une inexorable détérioration des quelques rares coins où l'on puisse encore habiter dans le centre-ville?Ces deux phénomènes conjugués font en sorte que les rués de Montréal abritent aujourd'hui des «cas* beaucoup plus lourds qu'autrefois, créant, comme au Carré Saint-Louis, des situations totalement intolérables.Et risquant, en bout de ligne, de tuer le centre-ville.À court terme, la lutte contre cette clochardisation du centre-ville doit passer par des méthodes policières.La police a plusieurs moyens pour faciliter son travail.La collaboration avec les résidants et les marchands en est un.Mais en bout de ligne, c'est elle La police de toute manière ne réglera pas tout, et les véritables solutions sont à long terme; elles passent par des politiques sociales adéquates.Nous sommes encore loin du compte: le débat sur Dernier Recours a èu beau forcer une réflexion d'urgence sur les sans-abri, les plus poqués d'entre eux continuent de déambuler dans les rues du centre-ville, n'ayant toujours aucun autre endroit où aller.Ne serait-il pas temps d'admettre que te fameuse, politique de «désinstitutionnalisation.n'a pas fait ses preuves et qu'un délire paranoïaque a peu de chances d'être soigné sur les trottoirs?Egalement à long terme, des débats de fond, comme celui sur la légalisation des drogues versus une accentuation des méthodes répressives, auraient tout au moins le mérite d'attaquer de front l'une des.principales causes du problème.Malheureuse* ment, au récent congrès «Drogues et Société», on a préféré, pour des raisons politiques, éluder ce débat.Cela en dit long sur le chemin qui reste à parcourir.: A0Hè8 CKUB A I \u2014 ¦ Opinions .\u2022r \u2022 is-; V.\" \"1 Vv- .>.\u2022¦:¦,.,;.,¦¦ i \\4m ; la loi sur r assurance encore ) ! pierre beaudry \u2022ft *s î ; r\\ i S 3ti C » ; ¦ ! i I II » 4 ¦ i I I I I \u2022 i! Il II e toutes les injures faites à la langue française 'Sans notre minable Loi sur -l'assurance automobile, les ~ pijes ont été perpétrées tout récemment, à l'occasion \u2022 cKùne modification apportée * fcrt 1989, alors qu*U tfy avait \"certainement pas l'urgence ïcflft pouvait \u2014 si peu \u2014 ex-cuser celles qui avaient été commises à son adoption.7e Ivèux parler de l'article 88.1.Ou plutôt je voulais en par-.\u2022 1er.Car en m'apprêtant à en \u2022 reproduire le texte, je suis '.tombé sur celui de 1 article \"90- et je ne puis pas résister à \u2022la'tentation de présenter \" tout de suite les incroyables \"sottises de ce dernier, que Tvoici : \u2022i -Le contrat d'assurance est renouvelé de plein droit, pour une prime identique et jpour la même période, à cha-que échéance du contrat, à moins d'un avis contraire émanant de l'assuré ou de l'assureur; lorsqu'il émane de l'assureur, l'avis de renouvellement ou de modification de la prime doit être adressé à l'assuré, à sa dernière adresse connue, au plus tard le trentième jour précédant et incluant le jour de l'échéance.' Avant de remettre ce joli fouillis en français compréhensible, commençons par nous demander pourquoi Ton n 'a pas utilisé le mot reconduction qui a toutes les acceptions juridiques voulues, et d'où sont venues la pédanterie du verbe émaner et la prétention du changement d'adjectifs devant les mots prime et période alors que le même adjectif \u2014 l'adjectif même \u2014 aurait été juste dans les deux cas.Notons aussi l'emploi du \"Wot échéance dans le sens d'expiration.L'échéance est la date du paiement d'une dette: en assurance, c'est la prime qui vient à échéance ; le contrat, lui, vient à expiration.Et par quel tortueux raisonnement (si raisonnement il y a eu) a-t-on pu en venir à parler du trentième jour précédant et incluant le jour de cette fausse échéance?Un trentième jour qui précède un jour?Et qui l'inclut par surcroit?Alors que tout ce qui est trentième doit nécessairement venir APRÈS ving-neuf autres choses?Faisons aux «rédacteurs» de cette loi la charité de leur fournir un texte pouvant ex- Erimer leur intention, si né-uleuse qu'elle soit : Le contrat d'assurance est à reconduction tacite, l'assureur ne pouvant ni refuser de le renouveler ni augmenter la prime sans préavis d'au moins trente jours adressé à l'assuré à sa dernière adresse connue.1 Passons maintenant au deuxième alinéa de cet arti- sition que je viens de citer et son sens est usurpé par le verbe remettre (à l'assuré) un peu plus Guy Cormior i loin: mis à part les autres de qui, bien qu'aboli récem- ' défauts 4e la construc-mnnt \u2014 nnur dp* rai^niiR tion, il aurait fallu dire ment \u2014 pour des raisons bien éloignées du respect de la langue \u2014 a trop 16m-temps donné le mauvais exemple pour ne pas mériter dè figurer au palmarès des horreurs: Lorsque l'assuré fait affaires par l'entremise d'un courtier, l'avis pmfu dans le premier alinéa est transmis par l'assureur-au courtier, à charge parftp dernier de le remettre à l'assuré.Cette fois, c'est avant de souligner l'inconséquence dè ce texte que j'en propose un autre plus clair: Si rassuré utilise les services d'un courtier, le préavis ci-dessus peut être adressé à ce dernier, qui doit alors le transmettre à l'assuré.¦t Entrons maintenant dans les ténèbres de là confusion : \u2014 En français, on peut dire «faire affaire» (avec le mot affaire au singulier) ou «faire des affaires*.Ces deux tournures ont le sens de conclure une ou des affaires.Elles sont donc ponctuelles, c'est-à-dire qu'elles se rapportent à des événements définis et non pas à une habitude^ En outre, elles n'ont ces sens qu'à condition d'être suivies du nom de la ou des personnes avec lesquelles on fait cette ou ces affaires.On dira par exemple: «l'ai fait affaire avec un tel* ou «l'ai fait des affaires avec un tel», selon que Ton a conclu un ou plusieurs marchés avec cette personne.Et la tournure «par l'entremise de» n'arriverait même pas à apporter cette précision \u2014 si elle était nécessaire \u2014 puiôqu'\" peut servir à expliquer avec qui on « fait (des) affaires.\u2014 On trouve encore dans cet alinéa la mauvaise habitude dont j'ai parlé tion, i| aurait fallu dire que l'avis doit (ou peut?) être envoyé au courtier et transmis à l'assuré.La toufnure «à charge par (ce dernier)» arrive comme un cheveu sur la soupe : synonyme des mots «à condition de.» plie ne peut s'employer qu'à propos d'un privilège (ex.: 1 assureur a droit à une prime, à charge par lui de respecter ses obligations).Encore une fois, on a voulu faire savant sans l'être le moindrement Voilà donc pour l'article 90, ét me voici prêt à aborder l'article 88.1.Mais hélas! Malheur! le tombe sur le deuxième alinéa du 89, qui énonce les droits de l'assureur une fois qu'il a versé à des tiers une somme faisant l'objet d'une franchise à là charge de l'assuré, et où deux grosses fautes lue sautent aux yeux: L'assureur est alors subrogé aux droits de la victime contre rassuré pour la part qu'il a dù payer à la victime mais que rassuré a conservé à sa charge, én vertu du contrat Encore du joli, du vrai de vrai joli: s'il est vrai qu'on peut être subrogé à quel- au'un, on ne peut pas l'être à es droits, et je mettrais ma main au feu que le participe passé conservé irait beaucoup mieux au féminin s'il est vrai qu'il se rapporte au mot part.Finalement, la séquence des événements est un peu à l'envers: si l'assuré a conservé cette part à sa charge, il l'a certainement fait avant que l'assureur ait payé quoi que ce soit.Pour toutes ces raisons, voici comment ce texte pour rai t être amélioré : À concurrence de toute indemnité versée par lui bien qu'elle soit à la charge de l'assuré au titre du contrat, l'assu- \" Vv*: hbïr-&.e-;;r-v ,;ii.;.:.\\v *'\u2022 ireii \u2014 .\u20227,w » V'.S- \u2022 \u2022\u2022 ' .«.'.* .- - , .«.* .,v » .;., v4-i .\u2022 .\u2022 j.: .v.* ''''-\"Ai ^ è .w .plus ! t ' Ai .:.::v.» » \u2022 < .m .'* énis soient les gestionnaires qui prêchent en faveur d'une réduction des impôts ! M.Jacques Parizeau suggère fortement au gouvernement de surseoir à l'imposition d'une taxe de vente dé 8 p.cent sur les services à partir de janvier* Selon le même calendrier, la taxe de vente sera perçue à la frontière, sur les achats faits aux Etats-Unis.En principe, ce.sont les doua- ;gj niers qui ™n*V*g^^ U est bien certain que Mulroney nlrapasen depliispourlecontribmbledéjàexc^é^ ^SS ponctions incessantes des pouvoirs publics.11 > ,e.i pfiî Haïti offre donc au Canada, nouveau membre actif de l'OEA, sa première grande crise.Dans cette affaire, l'action d'Ottawa, est-elle autre chose que1 vaine gesticulation?Si Washington ne s'engage pas à fond dans ce dossier, auront eu finalement raison ceux qui ont toujours soutenu que le Canada n'avait rien à faire au sein d'une organisation dominée par lés Etats-Unis.3*i J !* Le prélèvement aux frontières vise à freiner la frénésie d'achats aux États-Unis.Mais il comporte un inconvénient.Les centres d'achats dans les villes de l'État de New York et du Vermont comptent sur l'afflux de clients venus du Québec.Les Chambres dé Commerce, en particulier, sont parfaitement conscientes de 1 importance de ces échanges commerciaux.À une heure où il es) devenu impératif pour le Québec de soigner sa propagande en Nouvelle-Angleterre, en vue de ventes fermés d'électricité, est-il habile de décourager le tourisme?P.S.Le 9 octobre, tombait cette nouvelle: «Burlington dit non à Hydro-Québec» (La Presse).Selon les optimistes, tout n'est pas irrévocablement joué.\u2022 ACCHHe (g* bus le thème SURPRENANTE ACADIE, 3P la Société Nationale des Acadiens, son Bureau au Québec, le Conseil culturel acadien de la Nouvel le-Ecosse, le Conseil provincial des sociétés culturelles du Nouveau-Brunswick, ja Fédération culturelle de l'He-du-Prince-Edouard, la Fédération des francophone de Terre-Neuve et du Labrador, en collaboration avec la Fédération acadien ne du Québec et la Maison de la culture de Maisonneuve, ont organisé une semaine artistique et culturelle.dm nouvelles d'Aristide ristide parci, Aristide par-là.On ne voit qu'Aristide à la une de nos journaux.En quelques jours, il est devenu une vedette mieux cotée que Brian le Téméraire ou Robert Bourassa.À croire que la république d'Haïti est devenue une province nouvelle du royaume du Canada! Aristide, le lecteur l'aura deviné, c'est le président démocratiquement élu d'Haïti, chassé par un coup d'État militaire.Ceux qui l'ont renversé sont dénoncés par l'ensemble de la communauté internationale.L'OEA (Organisation des États américains) veut chasser les imposteurs et réinstaller à la tète du gouvernement le président déchu.Par quelle opération?Par des négociations et des palabres.Jusqu'ici, les missions de l'OEA à Port-au-Prince n'ont rien donné.Si appels et admonestations ne donnent toujours aucun résultat, les imposteurs seront-ils délogés par la force?Rien n'est moins sûr.Cette semaine, qui se termine aujourd'hui, aura permis, selon le voeu des organisateurs, de faire découvrir les artistes acadiens d'aujourd'hui.Vernissages, expositions, spectacles de tous genres auront fait découvrir et apprécier dans toute sa diversité une culture à la fois proche et différente.Au programme : Herménégil-de Chiasson, Nathalie Renaud, Ronald Bourgeois, Rhéal Pelletier, Eric Surette ne sont Sue quelques noms parmi une longue liste d'ar-stes et d'artisans qui défendent les couleurs de TAcadie nouvelle.Par-delà la survivance ourquoi l'Acadie nouvelle serait-elle surprenante?Dans les manuels de géographie des écoliers de 1930, les Acadiens, victimes du Dérangement de 1755, étaient dépeints comme des êtres nostalgiques, enclins à la mélancolie.U y avait de quoi ! Mais on ne peut pas s'installer en permanence dans la nostalgie.Sans renier le passé, il faut savoir aussi regarder résolument le présent et l'avenir.Survivre ne saurait constituer un objectif.Vivre est un objectif.C'est le message, m'a-t-il semblé, Qu'a voulu dégager Antonine Maillet, lors de 1 inauguration de cette semaine artistique, en présence de M.René Légère, secrétaire général de la Société nationale des Acadiens, de l'infatigable Marcel Léger de Montréal et de représentants de nombreux gouvernements.L'Acadie était en miettes.Elle se rassemble Wl .,1.1 on* EU bleui il faudra bien attendre à la semaine prochaine.Mais alors, pour terminer cette série et passer à d'autres lois tout aussi mau- que chose comme c'était chose faite, un i comme si le législateur prenait ses rêves pour dés réalités.Mais cette fois elle est encore plife dé- permet pas dé savoir si proposition «l'avie (.) est transmis nar l'assureur au courtier* exprime une obligation ou une autorisation.Le verbe «transmettre» est doublement maltraité: il est mal utilisé dans le sens d'envoyer ou d'adresser dans la propo- et la plus révoltée de toutes les analyses que l'indignation pourra me dicter.\u2022 * Quand un contrai *tt à reconduction tacite, chaque partie peut t'oppoaer à la reconduction moyennant preavb.L'article 90 ne precise pat le nombre de Jour» de pre-avii à donner par I'aaaure.Ce dernier peut donc attendre jusqu'à la àcm\\tT\u20ac minute et c'est pourquoi le n'en parle pee dens ma venta*.Celle-ci énonce cependant les restrictions imposées à l'assureur.De toutes parts, d'Europe e?d'Amérique, pleuvent embargos et sanctions économiques.Torutf aau « Autant de mesures punitives qui, il y a un an, étaient jugées insuffisantes et trop- lentes dans leurs effets, quand il s'agissait de rappeler l'Irak à l'ordre! Un démocrate suipKt et regarde vers l'avenir.érique, niques, rrueseau» now antftttsn» ristide n'a pas seulement perdu son porte le 30 septembre, il a perdu sa réputation de grand démocrate, quand il a été révélé qu'il ne lui répugne pas d encourager la violence, lorsque la violence peut servir ses objectifs., Barbara McDougall, ministre canadien des Affaires extérieures, n'est pas impressionnée par ces révélations fâcheuses.Elle passe vite sur ces écarts, pour insister sur un point : Aristide a été élu démocratiquement.Mais Hitler aussi avait été élu démocratiquement.Bien entendu, Aristide n'est pas Hitler.Mais c'est un démagogue.S'il n'est pas sans reproche, les crimes Tes moins pardonnables sont commis en ce moment par la soldatestquc qui a pris sa place, à la suite d'une opération qui a déjà coûté I 000 vies scion des estimations.élu» Que le protocole anglo-saxon oblige à ¦ appeler le Très Ho- norable Pierre Elliot Trudeau fait de nouveau scandale en émettant l'opinion que, théoriquement, les Québécois pourraient envisager la déportation de quiconque n'est pas conforma aux critères et exigences de la société distincte.Trudeau, 11 est ce qu'il est.Il ne change pas.La revue Cité \\libre est née le 14 juillet 1950 dans un chalet de l'Ile Perrot.Vers minuit, éclate une discussion amicale mais très vive.L'un des accoucheurs vient de dire ceci: «Trudeau, je ne veux pas le voir dans l'équipe de Cité libre.Il n'a jamais été avec notre peuple.Il ne sera jamais avec notre peuple.» Tel il était, tel il est resté.\u2022 r-\u2022 - i.C \u2022 - ? .Ï.J \u2022\u2022 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 13 OCTOBRE 1991 f \u2022 * \u2022 3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ - _ _- _ a semaine f i ¦ i Cette «relieure» a d'art 1991 dans un concours international » \u2014S ».' fi-.-,.l\u20acfi^.^ ï ; .'.'fy- - ^ ^ - '.i__, .\u2022 \u2022 \u2022 i.' r .* - : - \u2022 -1 RAYMOND BCRNATCHEZ «i , - J v orsqu'on arrête d'apprendre, on arrête de grandir.» C'est par ces mots 2ue Louise Genest-ôté, relieure d'art (elle insiste sur le e muet), Personnalité de la semaine de La Presse, a conclu l'entrevue qu'elle nous accordait vendredi.La veille, Louise Genest-Côté recevait le Grand prix des métiers d'art 1991 pour une oeuvre, une reliure d'art, qu'elle avait présentée dans un «concours» d'envergure internationale auquel participaient 33 artisans québécois et 12 artisans des autoes provinces canadiennes, des États-Unis, de la Finlande et de la Grande-Bretagne.Toutes les oeuvres produites par tous ces artisans étaient également exposées la veille à la Maison de la culture Frontenac.En visitant cette exposition, accessible au public jusqu'au 3 novembre, nous pouvions admirer des merveilles.Des tissages d'une grande finesse, des pièces de joaillerie réalisées par des maîtres du métier, puis de la céramique et de la porcelaine, de l'orfèvrerie, des éléments utilitaires ou ornementaux en verre.Or parmi tous ces objets, toutes ces formes et tous ces contrastes, un jury d'experts, international comme il se doit, a.primé une oeuvre, un livre, une reliure d'art, Lumière noire, de Louise Genest-Côté.Et ce Grand ftrix lui a été attribué parce que e jury a voulu signifier que Louise Genest-Côté avait atteint la plénitude de l'exercice dé son art, le niveau d'excellence.Pourtant, modestement, à la toute fin de l'entrevue qu'elle nous accordait, Louise Genest-Côté estimait qu'elle avait encore beaucoup à apprendre, à assimiler, parce que «lorsqu'on arrête d'apprendre, on arrête de grandir.» Originaire de Québec elle a d'abord opté pour le monde de l'éducation.Elle était orthopédagogue lorsqu'elle décida de rompre avec cette profession, à l'âge de 26 ans, à la faveur d'un séjour à Paris.C'est dans cette ville qu'elle fit la découverte de la reliure d'art en suivant durant deux ans les cours de l'Ecole de l'union centrale des arts décoratifs, institution rattachée au Musée du Louvre.Elle se souvient encore du premier livre qu'elle a relié, Le roi Lear de Shakespeare, et de sa détermination de se consacrer totalement dorénavant à cette forme d'activité artistique.De retour à Montréal, elle _ poursuit ses études durant deux ans avec Monique Lallier, à l'atelier Les relieurs artisans.Elle étudie ensuite chez Deborah Evetts à New York, puis la restauration chez Carolyn Horion and Associates à New York toujours.Elle ne cessera jamais d'évoluer entre ces deux pôles, la reliure d'art de livres plus ou \u2022 / « \u2022 - \\ moins récents et la restauration- des «coutures apparentes» jxiur f i*r»~ * s.' x' 2 r .\\.conservation des livres anciens, men qu'à son avis, la reliure réunir la couverture, l'épine et le dos de son livre.Or cette fôrtne\".d'art ne se soit jamais mieux por- dej^t^^ppai^ qui était: tée au Québec, il n'en demeure utilisée du XVe au XVUe siècle,.pas moins que nous ne disposons pa$ d'un vaste bassin de population.La reliure d'art nécessitant parfois des heures incalculables de travail, nous avons affaire à un art onéreux qui s'adresse à a été employée par Louise.-Ge-: nest-Côté pour restaurer un Deu-téronome sur parchemins dans' la tradition espagnole daté de l'an 956.Cette forme de lien-apparent qui était inconnue lors-: des amateurs à l'aise sinon fortu- 4 * .1 Table ronde sur les relations Québec-Canada, organisée par l'Institut d'économie politique Karl-Polanyi et l'Ecole des affaires publiques et communautaires.Philip Resmck, professeur en sciences politiques à l'Université de la Colombie-Britannique, présentera un vidéo en guise d'introduction et Hubert Cuindon, de l'Université Concordia, agira comme modérateur.Les panelistes seront: Claude Beauchamp, président du Regroupement économie et constitution ; Anne-Marie Bourdouxhe, éditrice de Cité libre; Daniel Latoucbe, de l'Institut national de recherche scientifique en urbanisation; et Francine Lalonde, conseillère au program- Après avoir procédé A la remise de son prix d'excellence pour la publicité et la diversité ethnique, le Centre de recherche-action sur les relations racia- -les a choisi d'inviter le président de la Federation fj des Caisses populaires Desjardins, Jocelyn Pro-tèau, à prendre la parole A son prochain déjeuner*' causerie, le Jeudi 17 octobre, à 11 h 30, salle West-mount du Bonaventure Hilton de Montréal, II JOCwvn sera question de l'impôt» râteau tance économique et démographique des immigrants et des communautés ethnoculturel-les, et de leur rapprochement avec la majorité francophone tant sur le plan économique que social.Billets: 35$.Renseignements: ©< te acheter un appareil coeur-poumon avec les profits de ce concert-bénéfice.Billets: 150$ et 175$.Renseignements: 340-8216.1 CM i «A m o ES 939-3342.rranewe uuonae, conseillère au program- ^< me du Parti québécois.Une période de gués- Première canadienne du pianiste et chan- tions suivra.Rendez-vous le mercredi 16 octobre, à compter de 18 h, à l'Université Concordia, Ecole des affaires publiques et communautaires, 2149, rue Mackay, au sous-sol.Renseignements: 848-2575.teur Michael Feinstein, le mardi 15 octobre à 20 h, au temple Emanu-El-Beth Sholora, 4100, rue Sherbrooke Ouest Le réputé interprète de Gershwin, living Berlin, Cole Porter, etc., consacré sur Broadway par le «Cir-cle Award », offrira ce concert au profit des Auxiliaires de l'Hôpital Général Juif de Montréal, un organisme bénévole qui comp &'o&*&&m&ei La Corporation des célébrations du 350e -anniversaire de Montréal recevait récemment une centaine de bénévoles, représentant les quartiers, la jeunesse; les communautés culturelles et les différents secteurs d'activités avant contribué aux projets du milieu pour célébrer le 350e anniversaire de Montréal.Use Payette, auteure de La Fresque historique, a ainsi pu s'entretenir avec André Btaulieu, représentant du comité .consultatif - de l'arrondissement Sud-Ouest et Jacques Renaud, vice-president aux opérations de-la Corporation.IPS, » f .^ M fe^fe (Ann rmimi a tion palestinienne approuve cette formule**; .Le secrétaire * d'État a, d'autre part, cherché vendredi à minimiser la portée des réserves émises par la.Syrie sur sa participation aux négociations régionales sur des questions comme le contrôle des armements qui devraient suivre la res occupés, a mécontenté Israel eo re-: tardant l'octroi de garanties à des «n-; points bancaires que doit effectuer m*èî pour installer ses nouveaux immigrants, notamment soviétiques.Les Américains ont vu d'un mauvais oeil le récent survol de l'Irak et de plusieurs pays des avions israéliens.fi.' .i - - ¦ ¦ \u2022 \u2022 \u2022 * \u2022 Sance un raid dans le Kurdistan irakien i i t I i Agence France-Presse ANKARA \u2022 armée turque a mené hier une opération terrestre dans le nord de l'Irak contre des camps de rebelles kurdes de Turquie réfugiés en Irak, après deux raids aériens lancés vendredi, de sources bien informées à Ankara, î Cette opération, qui a été confirmée hier soir par une haute personnalité militaire de l'armée de terre turque qui a requis l'anonymat, n'a pas été annoncée officiellement.«L'opération est terminée», l'armée turque «est entrée hier matin en Irak du nord et a regagné la Turquie en fin d'après-midi après une opération sur une profondeur de 5 km en Irak», a affirmé cette même source.i ' ** Précisant ne pas avoir reçu «l'ensemble des rapports», cette haute personnalité a cependant déclaré que l'unité turque «n'a pu délivrer les sept soldats turcs» détenus depuis le 4 août par les rebelles kurdes réfugiés en Irak après l'attaque d'un poste-frontière turco-irakienne, lors de laquelle neuf gendarmes avaient été tués.\u2022 r * \u2022 , \u2022 z.*- % \u2022 \u2022 ' :.L'opération terrestre d'hier avait été précédée de deux raids aériens vendredi avec huit sorties d'appareils et hier matin avec 16 sorties, selon cette même source.Forte de 3000 hommes des commandos de montagne de la gendarmerie et de protecteurs de villages (milice pro-gouvernemen taie turque), elle avait commencé hier matin au sud de la localité de Cukurca à la frontière turco-irakienne dans la région de Hakka-ri, et au sud de Uludere à 40 km au nord-est de Zakho en Irak, selon des sources bien informées à Ankara.Ces raids aériens et cette opération terrestre dans le nord de l'Irak, à une semaine des élections législatives anticipées du 20 octobre en Turquie, avaient été déclenchées à la suite d'une nouvelle attaque commando de rebelles kurdes qui avaient tué onze gendarmes lundi en Turquie.La première opération terrestre de «poursuite à chaud» de l'année en Irak, après des attaques rebelles meurtrières de postes de gendarmerie turcs en Turquie, avait été lancée avec une préparation aérienne les 5 et 6 août contre des camps de rebelles kurdes séparatistes de Turquie du Parti des travailleurs du Kurdistan ( PKK ) réfugiés en Irak.Cette opération du mois d'août, la quatrième depuis mai 1983 sur le territoire irakien, n'avait eu qu'un succès «limité» comme les trois, précédentes, d'après la presse turque.A ; .- .^ Selon une personnalité proche du PKK contactée par ailleurs hier soir à Zakho, dans le nord de l'Irak, les rebelles kurdes, «oui s'attendaient» à cette nouvelle opération terrestre, «ont envoyé la plus grande partie de leurs forces en Turquie» de l'autre côté de la frontière.Ce mouvement vers la Turquie de rebelles kurdes qui avaient trouvé refuge en Irak avait commencé avant le raid aérien de vendredi, a-t-on affirmé de même source dans le nord de l'Irak.PHOTO AP mm 3k ZAGREB n convoi d'aide humanitaire international, bloqué depuis deux jours, devrait entrer ce midi dans la ville croate de Vukovar, assiégée par l'armée yougoslave, aux termes d'un nouvel accord conclu samedi soir à Zagreb entre l'armée et la Croatie.\u2014 _ _ -__^ Un premier convoi militaire, ayant quitté déclaré un officier du corps médical croate le camp vers 13 heures GMT, a été bloqué accompagnant le convoi.« il y a quinze pendant près de trois heures sur un éfchan- mille personnes à Vukovar qui noua atten- - geur à la sortie de Zagreb, avant de prendre dent S'ils ne laissent pas passer le convoi.| l'autoroute de Karlo vac, et ce en réponse au nous devrons, faire usage de la force », aH-il < -efus de l'armée fédérale de laisser entrer le ajouté.nWT*.»^ O -, ^3 \u2022 Le convoi d'aide bloqué à Vukovar Agence France-Presse - -.~ fjn nremier convoi militaire, avant Quitté déclaré un officier du corna 1 refus convoi ie l'armée fédérale de laisser entrer le ajouté, i humanitaire à Vukovar.Vukovai', dévastée de bombardements i rl- Il s'agit du troisième accord depuis vendredi soir sur le sort de ce convoi qui conditionne l'évacuation d'une caserne de l'armée fédérale dans la capitale croate, Boron-gaj.\u2022 .-j.r.À Vinkovci, un porte-parole du convoi humanitaire, Miljenko Majnaric, a indiqué pour sa part qu'une trentaine de véhicules feraient une nouvelle tentative pour entrer à Vukovar dès l'arrivée d'une équipe d'observateurs de la CEE, à la suite de l'accord entre le gouvernement croate et les autorités militaires yougoslaves.« II faut absolument que nous passions», a par plusieurs semaines de bombardements des forces yougoslaves, est totalement isolée et encerclée depuis douze jours et ses habitants n'auraient pat-.tiquement pas quitté les abris depuis claquante jours.Ils sont privés d'eau et d'électricité et la nourriture commencerait à manquer, selon les rares témoignages venus de cette localité limitrophe de la bie, à quelque 300 kilomètres à t'est de creb \u2022 - « t I f I f » f * f * » i i I La par les mal reçue I Agence France-Presse turcs \\ ! \u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 : NICOSIE r-.Un Jeune Bulgare scande des slogans avec la foule lors d'un rassemblement de l'Union des forces démocratiques (anticommuniste) qui s'est tenu hier à Sofia.PHOTO RRJ71R .w.rOfc.\\ v.: - 1 k SS 281 .v.v » - GUV PINARD e ertains bâtiments de Montréal servent de points de repère aux usagers de la route.Les uns sont mieux connus que les autres, soit à-cause de leur taille, soit à cause de la place qu'ils occupent dans l'histoire de la ville.La « maison rose », ça ne vous dit sans doute pas grand'chose.Pourtant, les chauffeurs de taxi et les camionneurs §ui empruntent le chemin de la Côte-aint-Antoine, n'ont pas besoin de chercher longtemps l'avenue de Vendôme; ils savent qu'elle longe la «maison rosé».C'est tellement vrai que l'été dernier, sa propriétaire Patricia Claxton a dû rassurer les nombreuses personnes qui s'inquiétaient de voir changer de couleur la brique qu'on s'apprêtait à re-peindre.\u2022 ; Cet attrait particulier n'est évidemment pas le plus important de la maison Descaris dont le carré originel date de 1698 selon plusieurs sources, sans qu'on puisse confirmer la date sans 1 ombre d'un doute par un document irréfutable.En fait, le premier texte où on fait état de la maison date de 1793.11 faut donc s'en remettre à des éléments architectoniques comme la pente du toit, l'épaisseur des murs, l'orientation 4e la façade tournée vers le sud (elle se trouve aujourd'hui du côté nord, en bordure du chsmin), la présence de meurtrières au sous-sol pour croire un tant soit peu à cette thèse.La chaîne de titres Le terrain qui nous intéresse faisait à l'origine partie du lot portant le numéro 616.2 au terrier, concédé par François Dollier de Casson, supérieur des sulpiciens, aux frères Michel et Louis Descarris (ou Descaris).Michel hérita d'une terre de 2 arpents sur 20, et Louis d'une autre de 6 arpents sur 10 jouxtant la précédente du côté sud-ouest.Le document est daté du 30 avril 1698.À cette époque-là, la propriété s'étendait du chemin de la Côte-Saint-Luc jusqu'à la falaise qui surplombait le lac à la Loutre, ou petit lac Saint-Pierre.Michel (sur la terre duquel se trouve la maison) et Louis étaient les fils du maçon Jean Descaris dit Le Houx, arrivé au Canada avec Jeanne Mance le 25 septembre 1650, en compagnie de deux autres maçons, Marin Hurtebise (ancêtre des Hurtubise) et lean Leduc, deux censitaires voisins de Descaris.( On notera que le nom de !s famille a évolué au gré des actes légaux, de sorte qu'on retrouve plusieurs graphies, Des-caris, Descarris, Descary, Descarie et enfin Décatie, comme le boulevard qui perpétue le patronyme.) Michel naquit le 5 décembre 1656.Il épousa Marie Cuillerier le 30 août 1691.Michel et Marie eurent pas moins de 14 enfants, mais seuls Francois (1693), Marie-Joseph ( 1699 ), Marguerite (1701), Jean-Marie (1713) et Joachim ( 1716) survécurent à leur père, qui décéda en 1716.La propriété échut donc à la succession, représentée par la mère, Marie Cuillerier.Joachim Descaris devint le propriétaire suivant, à un moment que l'on sait -1 RENDEZ 1992.350* ANNIVERSAIRE DE LA ANC' s.\" La maison Descarts vue du nortHxwst U vigne a complè- L'arrière de la maison avec ses excroissances, tement recouvert la face ouest.*omtuK>oH.uPm» postérieur à î769.De toute manière, nous savons avec certitude que Descaris vendit la propriété au marchand Barthélémy Billon le 8 avril 1793, peu de tempe avant sa mort survenue le 4 août 1793.¦'A ¦ Les propriétaires subséquents furent le marchand Henry Hill par achat le 6 juillet 1803 (la terre lie mesurant plus que 3 arpents de front sur 13 de profondeur); l'agriculteur Jean-Marie Gougeon et Marie Amable Parent, par achat le 22 septembre 1803: lierre Gougeon, par donation le 16 février 1821 ; l'agriculteur Gervais Décary père, par achat le 20 février de la succession de Pierre Gougeon, représentée par Antoine Gougeon, tuteur des dix enfants mineurs de Pierre Gougeon et de Sophie Birabin dit Saint-Denis; l'agriculteur Joseph Décary père, par donation survenue entre le 23 février 1834 et sa consignation au terrier en 1836; l'agriculteur Félix Décary, par donation de ses parents Joseph Décary père et Véronique Gougeon le 16 février 1870 ( Félix hérite d'une terre, celle qui nous intéresse, de 3 arpents sur 8 de profondeur, puis de 4 arpents de largeur' sur 4 de profondeur, son frère Joseph héritant du reste de la terre, de 4 arpents sur 6).On reviendra plus loin sur certaines contraintes de cette donation puisqu'elles touchent directement la maison Descaris.Rose de Lima ( Délima ) Hurtubise, épouse de Félix Décary, hérita de la terre (désormais connue sous le numéro de cadastre 189) et de la maison (qui portait alors le numéro 742, chemin de la Côte-Saint-Antoine) par testament signé le 24 juillet 1899.Sa fille, Ursule Décarie, épouse du chirurgien-dentiste Eugène Lemieux, acquit la propriété de sa mère à l'issue d'une vente par licita-tioh exécutée le 12 décembre 1910 à la suite d'un jugement de la Cour supérieure du 18 mai 1910, ordonnant la vente de la ' propriété.Entre*temp*,'le lot 189 avait été lotisse le 23 avril 1906.Au moment dé ce lotissement, !a propriété de Félix s'étendait à peu près du chemin de la Côte-Saint-Antoine.à l'avenue Western (partie de .l'actuel boulevard de Maisonneuve) entre les avenues Marlowe et Claremont, puis de la rue Sherbrooke et l'avenue Western entre les avenues Marlowe et Prince-Albert.Le terrain de la «maison rose» tel qu'on le connaît aujourd'hui fut acquis en deux temps.Le 24 mars 1925, l'avocat Brooke Claxton, futur ministre ue la Défense du Canada, versa 4500 S pour acquérir les lots 189-255-1 et 189- La grande pièce de séjour du rez-de-chaussée.\u2022 \u2022 \u2022' ¦ » v \u2022 » - ï- r.La maison Descaris, vue du sud-est.».-il.,'-\" \\ ' ' au centre de chaque vantail.Lee linteaux et les seuils sont en bois.LerttK carnes de l'étage sont séparées par Ses pleins de 8,5, 6,5, 8,7 et 9,5 pieds rêt-' pectivement Le mur oriental ne comprend tf&C deux grandes fenêtres; celle du batfee trouve à 8 pieds de la façade, et celled* I haut, postérieure aux réaménagements-intérieurs de 1925, signés par l'architeè-te Grattan D.Thompson, ae trouve-uni Î>ied plus loin.Sauf pour la grande enêtre du rezrdu-chaussée situ^OtnUt pieds du mur arrière, toutes les du mur ouest sont postérieures à 1! puisqu'on ne les retrouve pas sur plans de Thompson.L'intérieur L'intérieur de la maison est sant à deux égards.Au plan arcl rai, bn peut y admirer d'abord la pente en bois et les gros troncad'i de 24 pouces de diamètre qui tent le plancher du rex-de-chaus poutres en bois ouvrées oui ne sont d'époque supportent le plafond à Les fermes à contreflebes comptent m- 256-1, et la maison qui nous intéresse peu de temps avant d'épouser Helen Gait Savage.Le 2 septembre suivant, Allan George Brooke Claxton, époux de Blanche Novat Simpson et père de Brooke, paya 1500 $ pour acquérir les lots 189-255-2 et 189-256-2.Brooke Claxton hérita de ces deux lots à la mort de son père en 1946.Helen Claxton hérita de la propriété par donation le 12 février 1955 et elle la vendit à son fils, l'avocat John Brooke Claxton le 6 décembre pour la somme de 10000 $.Finalement, le titre dè propriété d'une valeur de 200000$ fut transféré à la propriétaire actuelle, Patricia Carson, épouse de Claxton, le 14 juillet 1983.Le terrain actuel mesure 76,8 pieds le long du chemin de la Côte-Saint-Antoine, 109 en bordure de l'avenue de Vendôme, 76 à l'arrière, et 98 pieds sur la ligne mitoyenne, pour une superficie totale de 7865 pieds carrés.* w pit1 \u2022.*'-\u2014 ' .' ¦ it La maison Comme on l'a dit précédemment, même si tous les documents proposent 1693 comme date de construction, aucun d'entre eux n'indique la source de cette affirmation.H n'en reste pas moins que cette date est plausible, tout comme il est plausible qu'elle ait été construite par Michel et Louis Descaris, maçons comme leur père.Le plan principal de la maison (sans les excroissances à l'arrière) mesure 50,3 pieds sur 30,6 de profondeur et 26,5 de hauteur.On note pas moins de quatre excroissances à 1 arrière soit, d'ouest en est, une galerie,, une rallonge de 17 pieds de largeur sur 13,8 de profondeur, un appentis de même proton* deur mais de 7,5 de largeur, et enfin un deuxième appentis qui protège l'accès extérieur à la cave.On remarque une autre excroissance à l'étage, laquelle contribue à assurer plus de volume à la chambre des maîtres.Le toit à pente moyenne de 45 degrés est recouvert de cuivre posé comme de la tôle à baguettes et il se termine par un coyau probablement ajouté lors des travaux de 1870.Le cuivre a remplacé les bardeaux de cèdre d'origine.Le toit est percé par deux cheminées centrées sur l'arête faîtière, mais seule la cheminée située du côté ouest est encore activé.Cinq lucarnes à pignon, dont quatre en façade, percent également la toiture mais elles ne sont sûrement pas d'origine.On remarquera que la deuxième lucarne à partir de la gauche est légèrement différente, situation qui s'explique par le fait qu'elle se trouvait jadis à l'arrière de h maison jusqu'en 1963.' La maison comprenait initialement un rez-de-chaussée et un grenier utilisé strictement pour l'engrangement des grains et des foins.Depuis, on a aménagé l'étage pour le rendre habitable, laissant un volume plus restreint aux combles où on peut admirer les fermes, et on a excavé le sous-sol (dont une partie est toujours sur terre battue) afin notamment d'y installer un atelier pour le décapage des meubles antiques.À l'origine, la maison mesurait environ 32 pieds de largeur, et jelle était presque carrée, comme c'était la coutume à la fin du XVIIe siècle.Cette partie de la maison est en pierre des champs, mais un revêtement de brique fut ajouté entre 1870 et 1874, conformément à l'acte de donation de Joseph Décary père à son fils Félix, en même temps qu'il agrandissait la maison vers l'est (soit la partie qui se trouve à la gauche &&&& Prin^P*,e>- fc*^ J*P£ toire: Répertoire dsnhftectun ******** kWb s était faire construire une maison plus cMtecture runée-, tt documents divers.\u2014 The, opulente en 1820 ( la maison Joseph-Dé- Montrealstvw octobre 1964): nv.c.Housetos?lient au sous-faîte et sont par des chevilles en bois.On hauteur de 66 pouces seulement embrasures de portes, lès plafonds etc.La maison est d'autant plus chaleureuse que les Claxton l'ont richement g meublée d'antiquités et d'oeuvres d'âft.; Mme Claxton regrette à cet ésard 4uc~ les plus intéressantes soient disparues lors d'un cambriolage.Cette maison ne servit pas toujours de résidence/De 1876 à 1902, elle abri-\" ta un poste de péage dont les revenus défrayaient les travaux d'entretien.effectués par les familles Décary et Hurl tubise.Pendant cette période, la ma&çn V servit aussi de lieu de rassemblement pour les randonnées cyclistes ou pédestres et pour la pratique de la raquette-.l'hiver.sources Claxton.Patricia: tous tes documerrtsxr^ , tifs a la chaîne de tid^sjrttwne de ta cte*w demtjC non signe ; notes personoeftes de Brooke Qa^tofT; pians de I architecte Grattan 0.Thompson : plan ttem Z pentage de 1925 (le nom de l'auteur est illisible) documents divers \u2014 James.Ben: TheOescertfàbv±+ se on Côte Stmt Antoine \u2022 1698\u2014 Communauté orVi baine de Montréal.Service de b planification du tort- encouragent la briqueterie familiale.Les murs longs de 10 pieds de hauteur mesurent 34 pouces d'épaisseur au rez-de-chaussée et 30 à l'étage.Les murs-pignons mesurent 39 pouces au.rez-de-chaussée et 30 pouces à l'étage.Selon Mme Claxton, la couleur rose ne date pas de 1870 seulement Lors de travaux de restauration, on a découvert que la pierre des champs était recouverte d'un crépi, de couleur rose lui aussi ! 11 est aussi bon de savoir que le mur arrière servit Jadis de façade et longeait alors le chemin dé la Côte-Saint-Antoine dans son tracé d'origine (le chemin a été légèrement déplacé vers le nord).On orientait les maisons plein sud pour profiter du maximum d'ensoleillement, se protéger des vents hivernaux et se défendre contre les Amérindiens, d'où la présence de meurtrières dans ce mur.L'ordonnance de la façade est asymétrique et arythmique, puisque les pleins entre les croisées sont de 8, 10,4,5,9,5 et 3,5 pieds respectivement.II.est vraisemblable de penser qu'avant les transformations de 1870, la porte se trouvait à la place de la deuxième fenêtre à partir de la droite, car le portail de l'entrée principale n'est sûrement pas d'origine avec son fronton plein reposant sur des consoles fixées à des pilastres à chapiteau dorique et son imposte peu volumineuse ornée de rayons en bois.Les fenêtres sont dotées de 12 carreaux, ma .s le petit bois vertical n'est pas situé Métro : station Vendôme, bus 124, descendre au de la Côte-Sâint-Àntoiri£ Le texte original oe ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par tes Éditions La Presse et par les éditions du Méridien, sous le titre Montrée/, son Pis* 7 toire, sonst thitecture.Renseignements: Guy Pinerd, au 2S5-7070.Architecture .-r fascinante rue (de JOtBLVN DU FF collaboration spédeh Le développement immobilier pit lent à Montréal que dans certain s ! '.*! tt \u2022 ?lus que dans certaines autres grandes villes comporte au moins un aspect positif : des vestiges architecturaux ont été préservés et peuvent encore être aperçus au détour d'une rue ou au hasard d'une promenade.L'une de ces curiosités architecturales qui a miraculeusement échappé à Une démolition certaine occupe une rue presque entière à la limite du quartier de Pointe Saint-Charles.Il s'agit de la rue de Sébastopol.un cul-de-sac difficile d'accès dissimulé à la sortie d'un tunnel.La rangée de maisons occupe un côté de la rue.En face, la cour de triage du Canadien National dégage une vue spectaculaire sur le centre-ville.La rue déserte, les maisons vides et le bruit de locomotives errantes donnent l'impression d'entrer dans une autre époque et de laisser derrière soi le mirage evanescent des gratte-ciel.Les maisons de la rue de Sébastopol sont Tun des rares témoins de ce type d'architecture domestique en Amérique du Nord.Leur construction remonte au moins a l'année 1865, date a laquelle elles étalent habitées par des ingénieurs et des ouvriers à l'emploi de la compa- fnie de chemins de fer du Grand-ronc.Mais la rue fut probablement ouverte quelques années auparavant, car elle fut nommée ainsi à cause de la victoire franco-britannique sur les Russes à Sébastopol durant la guerre de Crimée (1855).C'est justement dans les années 1850 qu'un règlement de la Ville de Montréal oblige de construire les maisons avec un revêtement de maçonnerie.Le bots étant meilleur marché et la crise du logement aidant, des villages comme Saint-Henri sé développent un peu plus loin.Il faut dire que Montréal connaissait à cette époque un rythme de croissance démographique Qui s'apparenterait aujourd'hui aux villes des pays en voie de développement.Les travailleurs irlandais immigrés au Canada ne devaient pas se sentir tout à fait dépaysés par le style d'architecture de la rue de Sébastopol qu'on dirait sorti tout droit des villes industrielles d'Irlande ou d'Angleterre.Ces maisons présentaient cependant une qualité de construction supérieure par rapport aux logements de la classe ouvrière de la même époque et même1 des décennies suivantes.le mur qui s'est écroulé à l'extrémité sud de la série de maisons eat riche d'enseignements.Monsieur John Archer, secrétaire général de la Commission canadienne de recherche sur la construction (CCRC), a visité le site et s'est dit surpris des techniques de construction employées ainsi que de la bonne conservation de la structure du toit Les pièces de bols et de métal qui composent les fermes de à protéger ¦ toit sont inhabituelles pour cette époque et sont sans doute l'oeuvre d un ingénieur.Cela en fait l'un des plus anciens logements à avoir été conçus dans le cadre d'un projet d'ensemble et c'est probablement le Grand-Tronc qui l'a lancé pour loger ses travailleurs.»: .\\ Ce type de logements superposés en brique a marqué le développement des quartiers populaires de Montréal pour les cent années suivantes.D'abord chaque lot est desservi par une ruelle, rendant inutile la porte cochère.Ensuite, deux maisons d'environ 25 pieds de largeur occupent tout un lot, dimension qui s'imposera graduellement ailleurs à Montréal, comme la norme pour la largeur des façades des résidences.Il faudra.attendre un demi-siècle pour voir apparaître des innovations significatives à ce modèle d'architecture telles que le toit plat et l'escalier extérieur.Pour autant que Je me souvienne, les maisons de la rue Sébastopol étaient déjà vacantes en 1986.C'est un miracle qu'elles soient encore debout.Mais pour combien de temps encore?Lea maisons de la rue de Sébastopol ne sont pas aussi flamboyantes que les riches demeures bourgeoises, mais ce modèle d'architecture a joué un rôle décisif tur le développement des quartiers de la vilîe.Elias sont aussi un témoin de la vie ouvrière sur laquelle les patrons t i L«s maisons de la rue d« Sébastopol, comptèrent pour édifier leurs vastes demeures.Ce serait une erreur que d'ignorer l'habitat ouvrier comme element essentiel du patrimoine architectural québécois, d'autant plus qu'il réalise une ^ - ¦ .V.il V.R I PC PHOTO TALtOT, U Pnmê 3k- la via ouvrière du XDC» stède.-«\u2022\u2022 \u2022 jonction entre l'héritage résidentiel et industriel du XIXe siècle.A ce titre, les maisons de la rua de -Sébastopol méritent d'être sauvées «*« restaurées.^^n' % 4 \u2022 \\ LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 15 OCTOBRE 1991 1M MAISONS DE de Miiw tnw ^3?UnSIx \" COUT: m MUAI UAtti fioldfn «rand coMo UauÉUJL 4 «m èi 14 mor» dt kl mer, 451-: ¦J Mil nov.dfc MIomI BtacD: IJ05) 53»-714a ou 41MI4-2H^ luxuÉUJL 4 4m ou 11 ovrHlm.g77.lUAaiGondo(W>«.foc« i, 2 ««oint, p(KM< net yiHoi«IOUtr.1.7ou à 3 mia dt la mtr, contertttl pm.Hort x: 3, ou TAKIV ' MT1:5}^S94^ft«pe^ttgnr.4U\u20221324.A iôiUA.studios, vlllo;pf«dnt.tounockjs, X*Yv«i, 5944742.quH npcr.prMuvut donnant ur Ion.Oi mon 4S0 ; Mm.44M2Û.KVEtt£Y mobonlouf (5ovWPU prés mtr.du ont ?.4)0-2421 227-414?, 9|3*7740.dAMùMC du Uord, r prIvéM, borétrès màr, tout Pè,àpQr1lr»6tUS««in.}7 w ptoot, caudï?4.72f4I7X brts Docr rttroMt dons grand 3SM41f:*' Wûad,.^^io«nl eMS6 W mtiM, Wplooe; Fort Louderd(at« 40*r M5-73^Sf9i .neufv 2 0 3 chombrtt.bonUetM m 8t6c^ à partir 450$ USsem^ 5 min.ocèon.M3-77S3 lour, 44M37 Soir tt fin de sem.WestPolm ces prlv4«s, pr«s mtr.119-564-3947 sir mer, gotr/44iM4é7, 474-93f5 condo meuMè/spacieux, 3 cttom t>reL 3 tMM^fifiH vue sur ta à proxtmlïè d» Mt>qtit, «00 i coh' I dM|Présmer.pouchtvef,àportlr â>>tlr d* 40 000 S, .^ 30S^5405.Am ou Ôoi^.3as^i-«4ti ou Jos^mnSh.A loubk, kuxutuso malsoo mo-Mt PrUTdu kxTa PûiH Lake, room, detomtn 3 ctniT ifflOfs:nov, aPOOS IXSh R4lérffictt 9[_______ .^%)'7»4Cm.Lohser mtssoot.tntublc a neuf, 1300 S U3.por T3P I prés de la mor» ctrambres, 3 s^MtfS» 437-S: MRf UU6âlÔlai, condo 4!/., ou â vendre.I1^)43\u202234t6 tT UUWMUufi, mdson bord du toc, novJfft968^0407 mt UU6M)AU, molson I mobile, 3 ctnmbfes à cooctier.11 nov.ou 11 déc.12001 US par mois.M]M54-$44S.3.i»W4aar«è partir aec« i 011 .nois 256-7554, i«?CTATSHiMB vfuu muni MCI ONOBMNDf '^orid^ moUon df ¦TimMtnMUbMt» courclMuré£ b6Mod6ui^ vh-tw, bof d de mer, piscine, TAMARAC Bunoolow détoché, meublé, potf, pîsâte.dub t»oust, ' Vvon: 374-our le rattraper, car ce nom jeté à la face de la nuit, avait été comme le signal attendu d'une ruée furieuse de tout l'équipage, qui passa devant lui sans qu'il eût pris le temps de mettre son projet à exécution.La glace de la portière s'était relevée, la figure de la jeune femme avait disparu.Et le .coupé, derrière lequel il courait, n'était déjà plus qu'un point noir sur la route blanche.' ^ U appela encore: Christine!.Rien ne lui répondît.Il s'arrêta, au milieu du silence.Il jeta un regard désespéré au ciel, aux étoiles; il heurta du poing sa poitrine en feu ; il aimait et il n'était pas aimé! D'un oeil morne, il considéra cette route déso-lée et froide, la nuit pâle et morte.Rien n'était .\u2022 plus froid, rien n'était plus rr.ori uue sou coeur: il avait aimé un ange et il méprisait une femme! 'Raoul, comme elle s'est jouée de toi, la petite au mensonge?.Et qu'on ne devrait pas avoir les yeux clairs de l'enfance quand on a l'âme des courtisanes?.Elle avait passé sans répondre à son appel.Aussi, pourquoi était-il venu au travers de sa route?.¦ .¦ - ¦ v-.v ¦ '.- \u2022 De quel droit a-t-il dressé soudain devant elle, qui ne lui demande que son oubli, le reproche de sa présence?.\u2022 .- 41 Va-t'en I.disparais !.\u2022\u2022 Tu ne comptes pas!.» ' ' ¦ ¦ 'v'-'\"''^: Il songeait à mourir et il avait vin^ ans!.Son-domestique le surprit, au matin, assis sur son lit.Il ne s'était pas déshabillé et le valet eut peur de quelque malheur en le voyant, tant il avait une figure de désastre.Raoul lui arracha des mains le courrier qu'il lui apportait.Il avait reconnu une lettre, un papier, une écriture.Christine lui disait: Mon am/, soyez; après^emain, au bal masqué de l'Opéra, à minuit, dans le petit salon qui est derrière la cheminée du grand foyer; tenez-vous ; debout auprès de la porte qui conduit vers la Rotonde.Ne parlez de ce rendez-vous à personne au monde.Mettez-vous en domino blanc, bien masqué.Sur ma vie, qu'on ne vous reconnaisse pas.Christine.- .AU BAL MASQUÉ aspirer longuement l'ait glacé de la nuit.Il fai-,* .fée du Nord! N'est-ce pas, n'est-ce pas qu il est sait un clair de lune superbe.On l'avait parfaite- ' inutile d'avoir une joue aussi fraîche, un front ment reconnue.Quant à son compagnon, on n'en avait distingué qu'une vague silhouette, dans rombre« La voiture allait 4tau pas», dans une allée déserte, derrière les tribuiies de Long-champ.aussi timide et toujours prêt à se couvrir du voile, rose de la pudeur pour passer dans la nuit solitaire, au fond d'un coupé de luxe, en compagnie ' d'un mystérieux amant?N'est-ce pas qu'il devrait y avoir des limites sacrées à l'hypocride et L'ENVELOPPE,, toute maculée de boue, ne portait aucun timbre.« Pour remettre à M.le vicomte Raoul de Chagny » et l'adresse au crayon.Ceci avait été certainement jeté dans l'espoir qu'un passant ramasserait le billet et l'apporterait à domicile; ce qui était arrivé.Le billet avait été trouvé sur un trottoir de la place de TOpéra.Raoul le relut avec fièvre.Il ne lui en fallait pas davantage pour renaître à l'espoir.La sombre image qu'il s'était faite un instant d'une Christine oublieuse de ses devoirs envers elle-même, fit place à la première imagination qu'il avait eue d'une imprudence et de sa trop grande sensibilité, jusqu'à quel point, à cette heure, était-elle vraiment victime?De qui était-elle prisonnière?Dans quel gouffre l'avait-on entraînée?Il se le demandait avec une bien cruelle angoisse; mais cette douleur même lui paraissait Supportable à côté du délire où le mettait l'idée d'une Christine hypocriie et menteuse! Que s'était-il passé?Quelle influence avait-elle subie?Quel monstre l'avait ravie, et avec quelles armes ?.*.Avec quelles armes donc, si ce n'étalent ccl-' les de la musique?Oui, oui, plus il y songeait, plus il se persuadait que c'était de ce côté qu'il découvrirait la vérité.Avait-il oublié le ton dont.à Perros, elle lui avait appris qu'elle avait reçà^iit \" visite de l'envoyé céleste?Et l'histoire mém^ ;> paré d'elle après la mort de son père et le dé^^ vj' qu'elle avait eu alors de toutes les choses d^ifti >.vie, même de son art?Au Conservatoire, etlie avait passé comme une pauvre machine ch^l tante, dépourvue d'àme.Et, tout à coup, eÔe-J c'était réveillée, comme sous le souffle d'uneTîp-^ tervention divine.L'Ange de la musique é^U^ venu! Elle chante Marguerite de Fmist et trionir, r phe!.L'Ange de la musique!.Qui donc, qui donc se fait passer à ses yeux pour ce merveîl*-leux génie?.Qui donc, renseigné sur la légende, , chère au vieux Daaé, en use à ce point que la < jeune fille n'est plus entre ses mains qu'un in»-! T trument sans défense qu'il fait vibrer à son grt^ Et Raoul réfléchissait qu'une telle aventMçn^' n'était point exceptionnelle.Il se rappelait^ôex-qui était point exceptionnelle.Il se rappelait d»'!^\" qui était arrivé à la princïîsse Belmonte, guiV^ naît de perdre son mari et dont le désespoir étÀitl devenu de la stupeur.Depuis un mois, la pnna' Ir?' cesse ne pouvait ni parler ni pleurer.Cette inâF^j >i tie physique et morale allait s'aggravant tous Içft jours et l'affaiblissement de la raison ameiOwCW peu à peu l'anéantissement de la vie.On portait tous les soirs la malade dans ses jardins; mais elle ne semblait même pas comprendre où elle se trouvait.Raff, le plus grand chanteur de l'Aile-marne, qui passait à Naples, voulut visiter ces jardins, renommés pour leur beauté.Une des femmes de la princesse pria le grand artisteidej chanter, sans se montrer, près du bosquet où elle, se trouvait étendue.Raff y consentit et chanta un air simple que la princesse avait entendu, dans la bouche de son mari aux premiers jours de leur hymen.Cet air était expressif et tou?.chant.La mélodie, les paroles, la voix admirable de l'artiste, tout se réunit pour remuer profonde-, ment l'âme de la princesse.Les larmes lui jaillirent des yeux.elle pleura, fut sauvée et resta.persuadée que son époux, ce soir-lô, était descendu du ciel pour lui chanter l'air d'autrefois! ' ri «Oui.ce soir-là!.Un soir, pensait maintenant Raoul, un unique soir.Mais cette belief imagination n'eût point tenu devant une expé-^ rience répétée.;.» Elle eût bien fini par découvrir Raff, derrière son bosquet, l'idéale et dolente princesse de Bel-monte, si elle y était revenue tous les soirs, pçn: dant trois mois.L'Ange de la musique, pendant trois mois, zvzii doriric des îeçons à Christine.Ah! c'était un professeur ponctuel!.Et maintenant, iMa promenait au Bois!.Î t X 1 1 i 1 à suivre i l A GAGNER, UN VOYAGE POUR DEUX PERSONNES A PARIS ET 4Q PAIRES DE BILLi^TS POUR UNE REPRESENTATION DU PHANTOM OF THE OPERA , A LA PLACE DES ARTS \u2022 Eooutex o m (y .\u20221 CFOL, tous tes Jours è 10 h 15, on vous proposs uns quMtkm sur te feuMsion pubttè pkis haut.\u2022 Rampasses te coupon ds participation cHoAnt en répondant à tequsstton slfwloumsz-teÉ r Mkmès avant mM te II nov«mbr« \u2022 Tous tes vsndrsdte.(usquau 15 n^ vsmbrs.snfrs 9 h si rMk, ÙFQL ptook- tfsra au ttrsQS des noms de 5 gagnants d'ur>s pairs ds bMsls pour uns rspré-ssmatten à Montréal du «Ptianlom of tfisOpsraj \u2022 La vendredi 22 novsmbrs.parmi tout te oourrter reçu, on attr«)usra te grand dss prtx offerts est tfsIlOOn \u2022ont dtepontotes à La réûtemsnis SSlàCFOL Concourt tLaOuMttondu tantAiMs ap.iosr, Succursali DuvtTMx Laval,QuébM H7ESM Rèponsa Nom_ Adressa.ViHa_ -App.Coda postal .Tél.Canadi^m cnsLWKi .4 * i i î t i V "]
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