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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-11-01, Collections de BAnQ.

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[" r^.±.Kfi.'X* .ail.'.1 »'-¦\u2022 32 r»«Ç'\".' ¦ ¦ Le haut de gamme à la japonaise 705© JEAN-TALON, EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU 1 0 ¦ 1 11 4.I : AMÉRIQUE U 7.AUTOMOBILES depuis 1952 :\\Po , ST-HUBERT 274-5471 Aujourd'hui: Melange de nuages et de soleil Minimum 4' Maximum 13' Demain: Nuageux, quelques averses détails cahier sports ©MONTRÉAL, VENDREDI 1er NOVEMBRE 1991 108° ANNÉE N°13 64 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 Taxes en sus Aujourd'hui A13 OURAGAN Les derniers soubresauts de l'ouragan Grace sèment la dévastation sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, où de nombreuses maisons du bord de mer sont anéanties.TOMBEAU L'archevêché de Montréal et la Congrégation de Notre-Dame procèdent à l'ouverture de ce que l'on croit être la tombe de Jeanne Le Ber, «la recluse de Ville-Marie».SOUVERAINETÉ Robert Bourassa s'étonne de l'accueil fait par Jacques Parizeau aux données du Conseil économique du Canada, pour qui la souveraineté coûterait cinq milliards au Québec.Sommaire Annonces classées immobilier.B11 à B14 marchandises.B14, C11 emplois.C11, C12 automobiles.C12 à CI 4 propositions d'affaires.B10 Arts et spectacles informations.C1 à C10 ciné-horaires.C6, C7 telehoraires.C10 radic-telé.C3 Bandes dessinées.B14 Bridge.C12 Décès.C14 Économie.B4âB10 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.B11 Feuilleton.B13 Horoscope.B12 Le monde.A14 à A16 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.C13 «Mot mystère».C11 LE PUSSV CAT: 5 h'émfyDir.oHfû/fe pes tètes feriTBs ogœ-jmWL - A LA HAiH f ! i » l 1 Baisse de la richesse nationale en août après 3 mois de croissance MAURICE JANNARD n pas en avant, deux en arrière.Voilà l'impression que dégage le portrait de l'économie tracé par les dernières données de Statistique Canada.L'agence fédérale a rapporté hier que le produit intérieur brut canadien avait diminué de 0,3 p.cent au mois d'août dernier, après avoir augmenté de 0,1 p.cent le mois précédent.Parmi les secteurs les plus déprimés vers la fin de l'été, on notait les ventes d'automobiles neuves et les faibles transactions par les agents immobiliers.En raison de la mauvai- se performance des concessionnaires d'autos, le commerce de détail a reculé globalement de 1,8 p.cent en août, ce qui ramène ce secteur à son niveau du mois de mars.De son côté, l'industrie manufacturière a reculé de 0,5 p.cent.«On s'attendait un peu à ee genre de résultats», a déclaré à La Presse un économiste du Conference Board, Luc Bussières.Mais l'idée générale, ajoute-t-il, «est que la reprise économique est essoufflée.» D'après cet analyste, la situation personnelle des consommateurs les rend très prudents.Dans le contexte actuel, il ne peut y avoir de redressement, selon M.Bussières.L'endettement des consommateurs est massif, les gouvernements ne cessent d'augmenter les impôts et le chômage demeure élevé.Il trouve inquiétantes les dernières données de Statistique Canada.«C'est le signe que l'économie est à quatre pattes.» L'activité économique est en effet dans une position fluide.Selon l'économiste régional de la Banque Royale, Benoit Duro-cher, «on est comme sur la clôture et on ne sait pas de quel côté pencher».Il voit des signes positifs pour l'avenir, notamment dans le nombre de mises en chantier qui a augmenté.VOIR PIB EN A2 SRAELlgftlS DEVANT L'INCONNU UJ UJ ue O X Cà.Le premier ministre israélien Itzhak Shamir prend la parole au sommet de Madrid.A gauche, le chef de la délégation, Abdel Chaf i.?REPÈRES s compromis qui vont trancher dans le vif CHARLES DAVID a corrida va enfin pouvoir commencer.Quoi qu'on puisse penser du délire verbal des deux principaux protagonistes \u2014 Palestiniens et Israéliens \u2014, de leur intransigeance, de leur passion débordante, à la limite, de leur fanatisme, ce n'était que prologue, l'essentiel est à venir.Toreros pénétrant dans l'arène, face aux estrades chauffées à blanc, ils ne pouvaient que se retrancher derrière leur rhétorique classique pour mieux justifier leur passé et tenter d'accrocher des parcelles d'avenir.Ces discours sont d'abord l'ultime adieu à une vision d'une terre sacralisée qui ne sera jamais plus ce qu'on a voulu désespérément qu'elle fût.Ne pas comprendre cette logique de rigorisme, c'est vouloir nier la nature fondamen- tale de la querelle israélo-palestinienne: avant les exigences géopolitiques, avant les contraintes économiques, politiques et sociales, elle est d'abord passion et déchirure.Paradoxalement, parce que toute cette démarche psycho-politique était attendue, souhaitée, donc rendue nécessaire pour rassurer l'opinion publique palestinienne des Territoires occupés et conforter la fragilité juive, on sait, maintenant, que les compromis seront difficiles, douloureux, et trancheront dans le vif.On sait surtout qu'il y aura des compromis et que toutes les thèses archiconnues.ressassées de Jérusalem à Naplouse, de Tunis à Tel-Aviv, vont exploser pour donner naissance à autre chose.On ignore, pour l'instant, ce qu'elle sera.Mais on sait, d'ores et déjà, ce qu'elle ne sera pas.c'est-à-dire l'immobilisme de la question israélo-palestinienne et la dérive forcée de la fraction ultra-nationaliste du Sionisme vers VEretz Israel de Jabotins-ky.On voit mal, en effet, pourquoi Shamir se serait déplacé à Madrid pour venir tenir au monde entier le succint résumé des thèses classiques du sionisme et laisser croire que l'exposé valait, à lui seul, le déplacement.On comprendrait difficilement que Abdel Chafi ait pris place à la table de négociations uniquement pour évoquer le martyre du peuple palestinien et appeler au retour des réfugiés, persuadé que la chaleur de son lyrisme conduirait automatiquement à un embouteillage monstre sur le pont Allenby.Quelle que soit la véracité de leurs allégations.Palestiniens et Israéliens, en rafraî- VOIR MADRID EN A2 Boisbriand: l'usine CM restera fermée plus longtemps que prévu La Presse La réouverture de l'usine de General Motors à Boisbriand sera reportée de plusieurs mois, voire d'un an, et 700 des 2800 employés mis à pied temporairement perdront leur emploi, selon Radio-Canada, Joint en soirée par La Presse à son domicile, le directeur de l'usine.M.Robert Moran, s'est montré peu loquace, se contentant de dire qu'un communique de presse sera émis aujourd'hui.Au printemps dernier, la haute direction de GM laissait entendre que les premières voiture produites à Boisbriand verraient le jour en juin 1992.Hier, M.Moran refusait de préciser l'échéancier de la société.«Nous n'avons jamais parlé d'une date précise pour entrer en production », a dit M.Moran, visiblement contrarié d'être dérangé chez lui par un soir de l'Hallowcen.Radio-Canada a diffusé hier soir un bulletin affirmant que la réouverture de l'usine était retardée d'un an.«Je'ne sais pas de quoi vous parlez», a dit abruptement M.Moran quand on lui a demandé de confirmer ou de nier la nouvelle.L'usine a fermé ses portes le 19 juillet afin d'amorcer un ré-outillagc complet.L'investissement de 100 millions a pour but de fabriquer dans la région de Sainte-Thérèse les nouvelles Ca-maro et Firebird de General Motors.?Le tueur eie Kllleen était §aselné par les massacres d'après UP! HOUSTON Les enquêteurs affirment que l'homme qui a tué 23 personnes avant de se juicider, au restaurant Lucy de Killeen, il y a deux semaines, était fasciné par les massacres et les meurtriers en série.Les policiers du Texas, selon le Houston Chronicle, ont découvert que George Kennard avait en sa possession deux vidéos enregistrés par un amateur retraçant plusieurs crimes horribles, y compris le massacre du 18 juin 1984 dans un restaurant McDonald's de San Ysidro, en Californie, qui fit 18 victimes.Le détective Greg Holloway a précisé que les enquêteurs tentent de retracer les allées et venues de Hcnnard le jour de la fusillade au McDonald's.On tente de déterminer si ce massacre ne lui aurait pas servi de modèle.«Un rapprochement est possible et nous tentons de déterminer s'il n'était pas sur les lieux ce jour-là, II a peut-être été témoin de toute la couverture télévisée que ce gars (le tueur James Huberty) a obtenue», explique le détective Holloway.Les autorités, y compris les Rangers du Texas, ont rouvert également une enquête sur^ la disparition non élucidée d'un marin qui a déjà navigué avec Hennard et de déterminer si ce dernier a joué ou non un rôle dans cette affaire.«Le gars était fasciné par les meurtriers en série, de dire Holloway.Plusieurs personnes ont témoigné en ce sens.» Plusieurs de ceux qui ont rencontré Hennard par le passé ont reconnu que ce dernier défendait fréquemment les meurtriers en série lorsqu'on abordait le sujet.Il a déjà déclaré: «Vous ne sa- VOIR MEURTRIER EN A2 Emeute à Albwesasne: 2 policiers BRUNO BISSON eux policiers de la Sûreté du Québec ont été blesses et de nombreux véhicules de patrouille ont été endommagés, hier, au cours d'une émeute qui a forcé !a SQ à dépêcher des renforts sur la réserve mohawk d'Akwesasne qui chevauche la frontière cana-do-américaine, près de Cornwall.La SQ a été très avare de commentaires, en soirée, confirmant seulement que des agents du groupe d'intervention tactique ont été dépêchés de toute urgence, vers 21 h 30, pour prêter main-forte à leurs collègues affectés en permanence aux secteurs Saint-Régis et Snye de la réserve, où résident 9000 mohawks.L'émeute aurait débuté vers 20 h.Selon un témoin interviewé par la Presse Canadienne, et qui a refusé d'être identifié, une quinzaine de jeunes mohawks, brandissant un drapeau de la société des Guerriers, auraient pris d'assaut le poste de police de la SQ.Mais selon des sources de La Presse, les premières étincelles auraient plutôt été provoquées par quelques jeunes qui auraient simplement lancé des injures à l'endroit des agents de la SQ alors qu'ils «fêtaient» l'HalIoween.Les choses se sont toutefois gâtées rapidement et les policiers, bombardés de cocktail molotov de fabrication artisanale, de bouteilles et de projectiles divers ont dû retraiter, peu après les premiers signes de tension.Des émeutiers auraient profité du regroupement des policiers à l'intérieur du poste pour allumer des feux et s'en prendre aux véhicules de patrouille.En peu de temps, une foule évaluée à une centaine de personnes s'est formée sur les lieux et quelques bagarres auraient éclaté entre policiers et mohawks.il n'a pas été établi si l'ensemble de la foule a participé à l'émeute ou s'il s'agissait simplement de gens curieux ou inquiets.À un certain moment, selon un Mohawk qui habite la réserve, des gaz lacrymogènes ont été lancés par les policiers mais aucun coup de feu n'aurait été tiré.La SQ a demandé l'assistance VOIR RESERVE EN A2 E3roifs: aUtOChtOlie5 at tendent Bes propositions écrites MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Joe Clark a ouvert la porte hier à la reconnaissance constitutionnelle des droits «inhérents» des autochtones à l'autonomie gouvernementale.La déclaration a réjoui l'Assemblée des Premières nations, mais celle-ci attendra toutefois un engagement écrit avant de célébrer.Le ministre Clark, qui témoignait hier devant le comité constitutionnel parallèle de l'APN, a en effet expliqué qu'il y aurait moyen de trouver une façon d'inscrire dans la Constitution ces «droits inhérents» à l'autonomie gouvernementale, si chers aux autochtones.Mais il a insisté: le mot «inhérent» ne pourra pas être écrit seul.Il devra être accompagné de précisions dont la forme reste à définir/ Elles devront indiquer, entre autres, que ce droit ne pourra être invoqué qu'à l'intérieur de la Confédération.Elles devront aussi le rendre acceptable aux yeux des provinces.Pour l'Assemblée des Premières nations, qui représente les 633 bandes indiennes du pays, l'ouverture est positive.«Il a dit très clairement que la reconnaissance des droits inhérents dans le contexte canadien, rie causait pas de problème.C'est un pas en avant qui me réjouit.Toutefois, nous avons entendu de bons mots avant.(.) 11 nous faut VOIR INDIENS EN A2 WBÊBKÊBBBÊBKHOKBÊBBKÊÊtBSBÊSSOÊ II PROFITEZ DE 1/4%' DE PLUS SUR UN REER, UNE OFFRE RICHE EN AVANTAGES.\u2022TAUX BONI APPLICABLE SUR LES NOUVELLES CONTRIBUTIONS ET TRANSFERTS D'AUTRES INSTITUTIONS.POUR LES REER DE 36 MOIS OU MOINS.JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 1991 + TRUST GENERAL Joliette 752-0666 Laval 682*3200 Polnte-Claire G94-5670 Ville Mont-Royal 341 1414 Outiomont Vincentd'Indy 739-3265 Laurier Ouest 272-4777 Montréal 1100.University 871-7200 Place Ville-Mario 871-7500 5995.Boul GouinOuost 745-1515 Rivière-dcs-Prairies 043-4040 Anjou 355-4780 Lasallo 3660730 Brossard 466-2500 St-Lambert -.66-8666 A 29 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 1er NOVEMBRE 1991 SUITE DE LA UNE PIB L'économie est à quatre pattes Par contre, le grand responsable de toute reprise durable, le consommateur, n'est pas.au rendez-vous.«Les dépenses de consommation représentent les deux tiers de la dépense nationale», af-firme-t-il.M.Durocher voit dans la mauvaise nouvelle d'hier une bonne nouvelle quand même pour les prochains mois.«Cela peut inciter la Banque du Canada à réduire son taux d'escompte.» .C'est d'ailleurs ce que la banque centrale a fait hier puisque le taux directeur a baissé de 13 centièmes de point pour se situer à 8,04 p.cent.M.Peter Parrish.un économiste torontois à la Banque de Montréal, estime préoccupants les chiffres de Statistique Canada car ils affecteront l'ensemble des deux derniers trimestres de l'année.« Il y a eu d'importantes grèves dans l'industrie forestière de l'ouest du pays, a expliqué M.Parrish, et la grève des fonctionnaires fédéraux n'a pas aidé non plus».Ce dernier arrêt de travail a provoqué d'interminables attentes dans les aéroports et les postes frontaliers.En outre, les manutentionnaires des élévateurs à grains de Thunder Bay ont cessé de travailler durant trois semaines, ce qui a nui à l'économie agricole des Prairies.M.Parrish entrevoit quand même une croissance positive pour la seconde moitié de l'année.Cependant, à Ottawa, le ministre des Finances Don Mazan-kowski, questionné par les partis d'opposition, s'est montré optimiste pour l'avenir.Les données du mois d'août sont «volatiles», a-t-il dit.Il a ensuite précisé que les résultats préliminaires du mois de septembre affichent une meilleure performance dans les secteurs de la construction résidentielle, le niveau d'emploi et les ventes de voitures neuves.«Depuis le début, nous disons que la reprise sera modeste et nous maintenons notre déclaration», a affirmé le ministre.De son côté, l'économiste Durocher souligne que si le PIB de septembre est au même niveau qu'en août, la croissance globale du troisième trimestre sera de 0,1 p.cent.«On est loin des taux atteints au deuxième trimestre.» Avec le recul du mois d'août, le PIB s'est accru de 1,3 p.cent depuis mars, soit moins de la moitié du gain de 2,9 p.cent sur la période de cinq mois qui a suivi le creux atteint en octobre, lors de la récession de 1981-82.En fait.Statistique Canada refuse de dire officiellement que la récession a pris fin.Avant de connaître le verdict final, il faudra attendre les données du PIB de septembre, qui seront publiées dans un mois.Tous les experts consultés par La Presse pensent que les résultats pour l'ensemble du troisième trimestre de 1991 seront positifs.Mais il ne s'agit pas d'une conviction très solide.Les trois économistes interrogés ne croient pas en effet que l'activité retombe en récession après ce début de reprise, un phénomène appelé « double-dip » dans le jargon économique et qu'on pourrait traduire par double plongeon.Les analystes croient plutôt à une reprise constante, mais qui aura une très faible amplitude.La récession canadienne a débuté en avril 1990 et c'est en avril dernier que l'activité canadienne a enregistré pour la première fois un taux mensuel positif de croissance.La hausse du PIB fut de 4,7 p.cent (sur une base annualisée) au cours des mois d'avril, mai et juin.D EUga Presse ramporffe ses* &pSm ga'&xeeË$off%&ès locaux.Le ministère a souligné dans sa |iote «qu'il attache le meilleur prix à connaître au plus tôt le hojnbrc et l'identité des citoyens, eur statut à l'ambassade et tous lutres renseignements de nature i permettre aux autorités haïtiennes de prendre une décision à cet j:gard ».Selon des informations non Confirmées, plusieurs membres lu gouvernement renversé, dont e premier ministre René Préyal, hc seraient réfugiés ces derniers Jours dans l'ambassade de France h Port-au-Prince.Interrogé, l'ambassadeur de Tance à Port-au-Prince, M.jean-Rapjia&l Dufour, a déclaré qu'il pavait pas eu connaissance de bette note.Il s'est également |< étonné» que l'on puisse invoquer la notion de réfugies car il l'y avait, selon lui, «que des invi-és à l'ambassade, les dites personnes ne faisant l'objet d'aucune poursuite», à sa connaissance.D'autre part, M.Gérard Bailly, le président de la Chambre de commerce et de l'Industrie, a déclaré hier à la radio et à la télévision que l'embargo économique de l'Organisation des États américains (OEA ) contre Haïti «aurait des conséquences désastreuses pour le pays».De son côté, l'ambassadeur américain Alvin Adams a rencontré hier des hommes d'affaires haïtiens pour les informer que l'embargo contre Haïti sera mai-tenu jusqu'à ce que le président Aristide soit réinstallé.Radio-Métropole a déclaré hier que quelque 160 compagnies américaines allaient partir et que 40 000 Haïtiens seraient par conséquent privés de travail.La radio a de plus dit que la fermeture des compagnies locales depuis le coup a coûté au moins 1600 emplois au pays.Un porte-parole de l'Association américaine des manufacturiers a de plus fait savoir sur les ondes de La Voix de l'Amérique que les compagnies américaines seraient forcées de fermer leurs portes s! une solution rapide n'était pas trouvée à la crise.Entre-temps, la délégation de l'OEA dirigée par le ministre bolivien des Affaires étrangères.M.Augusto Ramirez Ocampo, doit arriver lundi afin de renouer les négociations sur la question du retour du président Aristide.La précédente délégation de l'OEA avait été contrainte par des militaires armés de quitter le pays.Le président de la Chambre des députés, M.Duly Brutus, a déclaré qu'il ne connaissait pas l'ordre du jour de la délégation mais qu'il «était ouvert à des négociations et à la restauration de l'ordre démocratique».Brutus a ajouté que plusieurs députés se cachaient depuis le coup d'F.tat et que plusieurs d'entre eux «avaient signalé à la presse qu'ils ne retourneraient pas au parlement tant que le président Aristide ne retrouverait pas ses pleins pouvoirs en I lalti ».PEU i < i f>r >\"\u2022\u2022/>\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 mode \u2022 j- : .- ¦¦ IT1 MERCREDI alimentation consommation design art de uiure Lall cl uueeK-end ri \u2022 iures - UN JOUR, T LES E LA PRESSE.t I \u2022 \u2022 4 I Je pense donc je lis A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er NOVEMBRE 1991 Le Monde Le convoi paix et de solidarité fait briller l'espoir sur Dubrovnik d'après AFP DUBROVNIK ¦ « Nous nous sentons un peu moins seuls aujourd'hui », ont dit Lina, 19 ans, étudiante en économie, et son ami Goran, 21 ans, traduisant le sentiment de nombreux habitants de Dubrovnik, venus hier sur le parvis de la cathédrale Saint-Bède saluer les participants du convoi de solidarité et de paix, arrivé le matin après 48 heures de navigation et de péripéties avec la marine de guerre yougoslave.Une trentaine de bateaux \u2014 une dizaine ont été renvoyés par l'armée \u2014 composaient le convoi, conduit par le ferry Slavija 1 à bord duquel se trouvaient plus de 500 personnes dont notamment le président yougoslave, le Croate Stipe Mesic, le premier ministre croate Franjo Greguric et des représentants du monde des arts ainsi que de nombreux Dubrovni-kois qui ont regagné leur ville après plusieurs semaines d'exil.Des centaines d'habitants de Dubrovnik étaient venus accueillir le convoi, dans le port de Gruz Bruxelles retire ses troupes du Zaïre d'après AFP qui, la veille encore avait été la cible de rafales de mitrailleuse, parties des collines de Roijeka Dubrovacka qui dominent la partie, ouest de la ville.« La venue du convoi va nous remonter un peu le moral », a assuré le couple Ljudmila et )ure Frlan, de Mlini, près de Dubrovnik, qui ont fui devant l'armée fédérale.Le convoi de solidarité et de paix «n'est que le début de la libération du sud de la Croatie, que nous devrons ensuite reconstruire», a déclaré le maire de Dubrovnik, M.Pero Poljanic, devant plusieurs milliers de personnes rassemblées devant l'église Saint-Bède, patron de la ville.«Dubrovnik n'oubliera jamais les 30 000 obus tombés sur ses environs», a poursuivi M.Poljanic, proposant le jumelage de la ville avec Vukovar (Slavonic \u2014 150 km à l'ouest de Belgrade), «autre ville martyre qui force l'admiration par sa résistance».Une journaliste de la télévision croate, Mme Branka Separovic, a engagé les quelque 13 000 Du-brovnikois qui ont fui la ville à rentrer chez eux, soulignant que c'est là leur devoir, surtout après que le convoi de solidarité et de paix «ait réussi à briser le blocus de la ville».Dans la foule, nombreux étaient ceux qui tenaient en mains des bidons en plastic.Une centaine de mètres plus loin, hors de l'enceinte du site médiéval, une longue file s'étirait devant Des habitants de Dubrovnik ont pleuré de joie à l'arrivée des secours.PHOTO AP BRUXELLES B Le gouvernement belge a décidé hier le retrait rapide des para-commandos belges envoyés au Zaïre, a annoncé un communiqué du cabinet du premier ministre Wilfried Martens.Le retrait s'effectuera de manière à ramener en Belgique «dans les meilleurs délais» la totalité des 750 militaires belges encore présents au Zaïre, indique le communiqué.Aucune date n'a toutefois été donnée.L'évacuation des ressortissants belges vivant au Zaïre \u2014 que les paras sont chargés d'assurer \u2014 devrait toucher à sa fin aujour-dhui, a précisé le communiqué.La décision de retirer les paras belges a été prise au cours d'une réunion du Conseil des ministres.L'opération militaire belge au Zaïre a commencé il y a un peu plus d'un mois.Le premier contingent d'un millier d'hommes a été réduit ensuite à 750.Un millier de Belges se trouvaient toujours à Kinshasa mercredi et ils ont reçu pour recommandation de traverser le fleuve Zaïre vers Brazzaville par leurs propres moyens, a pour sa part indiqué le ministère de la Défense.Quelque 10 000 Belges vivaient au Zaïre avant le début des troubles le 23 septembre dernier.Sur le terrain politique, rejeté par l'opposition, le nouveau gouvernement zaïrois désigné par le premier ministre Mungul Diaka a connu hier sa première défection, moins de 12 heures après sa formation.Mbemba Fundu, un universitaire placé au ministère de l'Éducation supérieure, a annoncé dans un communiqué qu'il refusait ce poste «par loyauté» envers l'Union sacrée, la coalition de l'opposition à laquelle il appartient.«Je ne ferai pas partie de ce gouvernement», a-t-il affirmé, ajoutant qu'il l'avait clairement dit au premier ministre quand celui-ci l'avait contacté.Les dirigeants de l'Union sacrée devaient se réunir hier soir autour d'Etienne Tshisekedi, premier ministre d'opposition limogé il y a 10 jours, pour définir leur stratégie après la nomination du cabinet Diaka.«C'est au tour du peuple de parler et le peuple rendra Mobutu inoffensif (.).Ce gouvernement n'existe pas, en ce qui me concerne.Je l'ignore complètement», avait déclaré mercredi Etienne Tshisekedi, chassé de la tète du gouvernement pour avoir refusé de prêter serment d'allégeance au président Mobutu.Mungul Diaka a assuré que son «gouvernement de combat» était prêt à réprimer durement toute violence.Il a ajouté que sa tâche prioritaire était le rétablissement de l'ordre et le sauvetage de l'économie du Zaïre.Le cabinet doit prêter serment aujourd'hui.Trois des membres du gouvernement Tshisekedi ont été reconduits dans leurs fonctions \u2014 Ngbanda Nzambo Atumba (Défense), Buketi Bukayi (Affaires étrangères) et Ifefa Mandji (Planification) mais Mungul Diaka a affirmé que 40 p.cent des membres de son cabinet venaient de l'Union sacrée.Les derniers 150 soldats français encore au Zaïre devaient quitter le pays dans la journée.L'opposition craint que les soldats restés fidèles au président Mobutu ne mènent des représailles après le depart des troupes étrangères.une citerne d'eau.Depuis un mois, la ville est privée d'eau courante et d'électricité, les rayons des magasins d'alimentation se vident peu à peu.Dans une déclaration, M.Mesic a fait partager à l'Europe la responsabilité pour «les crimes que les généraux et Slobodan Milosevic commettent en Croatie et à Dubrovnik».Par ailleurs, le principal représentant des Serbes de Croatie, M.Milan Babic, a rejeté hier le nouveau projet de règlement de la crise yougoslave élaboré par la CEE pour être soumis à la réunion plénière de la conférence de La Haye mardi prochain.«Ce plan, qui n'offre aucune perspective de négociations, est partial, ne prend en compte que les intérêts croates et ignore les intérêts serbes», a déclaré au cours d'une conférence de presse à Belgrade M.Babic, chef du gou- vernement de la Krajina, région autonome serbe du sud de la Croatie qui s'est déclarée indépendante des autorités croates.Les Serbes de Croatie, l'une des parties belligérantes dans la guerre, ne sont pas représentés à La Haye, mais ont été entendus à plusieurs reprises par les organisateurs de la conférence, sans parvenir à un compromis.La rencontre mercredi à Paris de M.Babic avec le coordinateur de la conférence, M.Henri Wijnaendts, n'a «donné aucun résultat», avait déclaré M.Babic à l'agence Tanjug.M.Babic a fait état pour la première fois de «pressions venant des plus hautes autorités serbes» \u2014 qui sont pourtant ses seuls alliés \u2014 pour amener les Serbes de la Krajina et des autres «régions autonomes serbes» créées en Croatie et en Bosnie à accepter les propositions successives de la CEE.Le Congrès de Russie refuse de supprimer des références socialistes de la constitution d'après AFP MOSCOU ¦ Les députés du Congrès (Assemblée) des députés de la Fédération de Russie ont refusé* hier, lors des'débats sur les amendements constitutionnels, de supprimer certaines références socialistes de la constitution russe.À la surprise générale, le vote sur la suppression de l'article 15 de la constitution brej-névienne de la RSFSR (Russie ), qui affirme que « l'objectif suprême de la production de la société dans le régime socialiste est la satisfaction complète des demandes matérielles et spirituelles du peuple», a été négatif.Les députés ont également refusé de lever les limitations à la transmission de la terre, comme le proposait le président russe Boris Eltsine.La constitution russe \u2014¦ amendée \u2014 impose un délai de dix ans pour la revente et le rachat de terrains.Par ailleurs, le président Eltsine a annoncé hier qu'il avait l'intention de proposer au Congrès russe la création d'une «Banque d'État de Russie» pour prévenir les émissions monétaires «inacceptables» de l'État soviétique, selon TASS.M.Eltsine a annoncé, devant une réunion de représentants de municipalités de Rus- sie au Kremlin, qu'il avait déjà signé un projet de résolution à présenter au Congrès (Assemblée) des députés russes, actuellement réunis au Kremlin, ajoute l'agence officielle soviétique.La Banque centrale russe serait créée à partir des structures de la Gosbank (Banque d'État) soviétique et reprendrait à son compte «toutes les devises et l'or» de la banque centrale soviétique en Russie, soit plus de 80 p.cent de ses avoirs.Le président russe a expliqué que sa proposition était dictée par l'émission monétaire «inacceptable» de 30 milliards de roubles ( 18 milliards de dollars), demandée par le président Mikhaïl Gorbatchev pour combler le déficit budgétaire.Cette demande du chef de l'État fait l'objet d'une enquête de la commission des Finances du parlement soviétique.M.Gorbatchev a été mis en cause par la commission pour avoir ordonne en juillet dernier l'émission de près de 60 milliards de roubles (36 milliards de dollars).Cette émission «est inacceptable pour des Etats souverains, notamment pour ceux qui ont signé le traité de communauté économique» le 18 octobre, a estimé le président russe.Cette émission est «contraire à ce traité», a-t-il ajouté.LES MAGASINS ¦ uni ¦ LES MEILLEURS PRIX LES MEILLEURES GARANTIES A I mm \u2022*> www ¦'.-je- - yt V;.*1 to c i ; hmhum 'hi r c VENDREDI ET SAMEDI, 1er ET 2 NOVEMBRE 1IW! IlilBfiii POURQUOI PAYER DES TAXES AILLEURS?SEULS LES ARTICLES SUIVANTS SERONT TAXÉS: les articles à prix Super Aubaine, les produits beauté / santé, les bonbons et friandises, les produits de consommation courante, les produits d'entretien ménager, les radios, téléviseurs, magnétoscopes, caméras et tous leurs accessoires, films et développement et la boutique «Le Château».no i.~-.i.4t.siL.I.»,- - c est maqasiner chez \\ n région de MONTRÉAL: Jean-Talon Est.Pince Versailles.Place Alexis Ninon, carrefour Laval, centre commercial Pont-Vlau.Galeries des Sources.Galeries lachine.Place Lasalle.Chateauguay.Place Longueuil.Promenades St-Bruno.Mail Champlaln a HULL: Galeries de Hull ¦ OTTAWA: Bayshore Shopping Centerr ¦ QUÉBEC: Galeries Chariesbourg.Place Ste-Foy ¦ SOREL: Boul.Fiset ¦ SHERBROOKE: Place Belvedere ¦ trois-riviéreS: Centre commercial Les Rivieres 82/27 - Prix en vigueur les 1er et 2 novembre 1991.__' "]
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