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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-12-14, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Théâtre Musique Télévision Restaurants Vins LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED114 DÉCEMBRE 1991 Ces spectacles qui colorent les Fêtes.SONIA SARFATI m 1M collaboration spéciale Pas question que je reste plantée là.Quand j'ai Signé le contrat, c'était clair qu'il faiiaii que je patine.» Non, ce n'est pas Denis Savard qui parlé.Ni Elizabeth Manley.C'est Marjo.L'artiste invitée de ces Ice Capades qui, année après année, font les Fêtes comme les hirondelles, le printemps.Ces Ice Capades dont le spectacle en est à sa 52e édition, et qui donneront 16 représentations au Forum de Montréal, entre le 26 et le 31 décembre.«En patinage, il y a des affaires que j'ai jamais faites, et que j'ai toujours rêver de faire.C'est ce genre de choses que je vais faire dans le spectacle.Des choses que des chanteuses ont jamais faites avec les Ice Capades», a expliqué la rockeuse avec la fougue et l'énergie qu'on lui connaît.Il y a un mois, Marjo a vu le nouveau spectacle de la troupe de patineurs et, comme tout le monde, est «retombée en enfance» pendant deux heures.Tout en restant assez terre à terre pour visualiser comment elle pourrait «se placer là-dedans».C'a bien l'air qu'elle a trouvé.La semaine prochaine, elle va passer trois jours £ à Cleveland pour mettre en pratique tout cela.Le résultat?Vingt minutes de prestation réparties en trois apparitions et environ quatre chansons.On n'en dit pas plus, surprise oblige.L'autre spectacle qui revient annuellement pour les Fêtes est, bien sûr, l'incontournable on ne s'en plaindra pas! Casse-Noisette , présenté par les Grands Ballets canadiens.Du 18 au 29 décembre, le ballet que le chorégraphe Fernand Naultacrééen 1963sur la célèbre musique de Tchaikovsky, sera présenté à 15 reprises à la salle Wiïfrid-Pelletier de la Place des Arts.Près de 150 danseurs dont Anik Bissonnetteet louis Robitaillc dans cette imposante production renouvelée en 1987 au coût d'un demi-million de dollars.Au théâtre ce soir Un nouveau venu, cette année, dans cette période forte en traditions qu'est celle des Fêtes: Titom, une pièce de théâtre qui se veut destinée aux grands, comme à leur progéniture.Titom, présenté 12 fois au Théâtre |ean-Duceppe entre le 26 décembre et le 3 janvier, c'est un texte de Gilles Vigneault et de Marcel Sabourin, une mise en scène de lean Asselin, les visages et le jeu de Françoise Faucher, de Paul Buissonneau, d'Hugolin Chevrette Landesque et de dix autres comédiens.Titom.c'est également un défi.Celui de raconter aux enfants une histoire de Noël, tout en tournant le dos au Père Noél et à la Fée des étoiles.L'histoire?Eh bien, imaginons la rencontre d'un enfant et d'un mendiant nommé Zacharie.Ce dernier, autrefois aubergiste, est celui-là même qui, il y a 2000 ans, a refusé d'accueillir Joseph et Marie.Depuis, il erre.Titom le libérera de ce mauvais sort après tout, c'est quand même Noël! Du 26 au 29 décembre, et pour six représentations, l'impressionnant Seigneur des anneaux du Théâtre Sans Fil s'installe au Théâtre Denise-Pelletier.Ce spectacle de marionnettes géantes créé en 1986 à partir de la trilogie de J.R.R.Tolkien a été présenté à quelque 200 reprises, un peu partout dans le monde.États-Unis, Allemagne, Yougoslavie, etc.À noter que marionnettes n'est pas synonyme de «bébéisme».Avec une durée de deux heures et quart et un scénario quand même assez complexe.Le Seigneur des anneaux n'est pas recommandé aux moins de 12 ans.Pas de limite d'âge supérieure, toutefois.L'univers fantastique de Tolkien, ici peuplé par 65 marionnettes géantes manipulées par 12 personnes, s'adresse à tous ceux qui veulent y entrer.Et qui, souvent, en sortent à regret.En cette période de Noël, le théâtre ne néglige toutefois pas ses futurs grands adeptes.Les tout-petits auront en effet l'occasion de revoir en reprise.comme à la télévision! Passe-Partout fait du théâtre.Un spectacle de 50 minutes mettant en vedette nos deux Passe nationaux (Passe-Partout et Passe- Montagne: Marie Eykel et lacques L'Heureux) et Tourmaline (Sylvie Gosselin), qui sera présenté 15 fois entre le 21 et le 29 décembre à la Salle André-Mathieu, de Laval.Juste avant le vrai de vrai temps des Fêtes, soit jusqu'au 22 décembre, la Maison Théâtre présente Le Passeur.Destinée aux six à 12 ans.cette production de la Compagnie de la Casquette une troupe belge retrace la «résurrection» d'un musicien, Henri, dont le passe-temps favori et perpétuel est de s'asseoir devant sa télévision.Au grand désespoir de son «ange gardien», qui va lui réapprendre à se lever, à lutter, à espérer, à jouer de nouveau du violon.Pas facile.Henri est têtu.L'ange aussi.Pour les enfants encore plus jeunes, un petit tour de Biscuit, peut-être?Le minuscule et chaleureux théâtre installé dans le Vieux-Montréal présente, du 21 décembre au 5 janvier, sa fameuse Parade.qui a remporté cette année le Prix de la meilleure production jeunes publics.L'histoire, sans parole mais ô combien explicite, est celle d'un chiot qui, à la veille de Noël, est abandonné parson maître.Il rencontre un clown SUITE A LA PACE E 8 Ci-haut, Marjo, l'artiste invitée par les Ice Capades cette année, a bien l'intention de «bouger» sur la patinoire du Forum, du 26 au 31 décembre.Ci* contre, un autre grand classique de la période des Fêtes, Casse-Noisette, présenté par les Grands Ballets canadiens, tiendra l'affiche à la Place des Arts du 18 au 29 décembre.\u2022 .¦ ' ' à Monique Mercure et André Brassard font école ! ¦ Nommée le 4 novembre dernier directrice générale de l'Ecole nationale de théâtre, Monique Mercure s'est adjoint, un mois plus tard, les services d'André Brassard au titre de directeur de la section française.Ce tandem formé de l'une des plus grandes comédiennes au pays et de l'un de nos principaux metteurs en scène plonge littéralement dans un bain de jeunesse.Les projets et l'énergie pour les réaliser, tout en poursuivant leur carrière respective, ne manquent pas, comme a pu le constater lean Beau-noyer.«Ce jour-là, j'avais rendez-vous avec la passion », nous dit-il.En page ES Bottine Souriante et cie.¦ Après avoir monté au ciel pour ensuite descendre aux en-fers, la musique traditionnelle québécoise est en voie de réhabilitation.Le passage de la Bottine Souriante au Club Soda à l'occasion de la période des Fêtes (les 17, 21,22,27 et 28 décembre) n'est que la pointe de l'iceberg.Partout au Québec, l'avènement de nombreuses productions indépendantes ainsi que l'organisation de modestes manifestations musicales témoignent d'une effervescence certaine.En pages E10 et E11 ' W ¦ A : h r il PHOTO MICHEL C5?AVEL.U Pnss* Samedi, 14 Dimanche, 15 -Lu«ûi.J6 La semaine à la Place des Arts Réservations: H42-2112 Saw WllFRlD-PEUlftCR ThCAtri MAlSOWtfUVt Thcàirl Theatre'ou Ca>l de IA PlACt Les Eto'lcs du Ballet Bolchoï Louis Quilico et Les Petits Montage Chanteurs du Mont-Royal The Phantom of the Opera The Phantom of the Opera Relâche Montage Montage Montage Mardi, 17 Montage Mercredi, 18 Jeudi, 19 Casse-Noisette Casse-Noisette Vendredi, 20 Casse-Noisette The Phantom of the Opera Tho Phantom of the Opera The Phantom of the Opera The Phantom of the Opera Montage Compagnie Jean Ouceppe Compagnie Jean Duceppe Compagnie Jean Ouceppe Chapitre deux.Chapitre deux Chapitre deux.Anne est morte Relâche Relâche Anne est morte Anne est morte Anne est morte Anne est motte E2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED114 DECEMBRE 1991 TÉLÉVISION Le sadisme de Cormoran Scoop et son « monde fascinant » LOUISE COUSINEAU té® i vous avez regardé le dernier épisode de Cormoran mardi dernier, j'espère que vous avez compris les flash-backs.Dans mon cas, ce n'est pas évident, même après quatre visionnements de la dernière demi-heure de l'émission.Premier regard en arrière, celui de la belle Ginette (Katerine Mousseau).Oh la la, elle avait le sang chaud, cette belle petite de l'Anse-aux- Maud its! On la voit d'abord faire vigoureusement l'amour avec un monsieur dont on ne voit pas la tète.Puis arrive présumément René Cormoran, qu'elle poursuivra de ses avances jusqu'à ce qu'il succombe, (usque-la, ça va.Arrive enfin une créature qui ressemble à Bella et qui va fouetter Ginette.Le problème, c'est que Ginette .rappelle d'un nom qui n'est pas Bella.Flash-back de Bella (Nicole Leblanc): toujours à TAnse-aux-Maudits, Bella, Angélique et René enfants.Dans une tasserie de foin, un monsieur \u2014qu'on croit être le père Cormoran \u2014 besogne une créature.Il entend des cris d'enfants, sort et voit les trois petits.Bella s'avance pour voir la créature de près.Il est furieux, renverse l'enfant sur ses genoux et lui donne une fessée, en disent : « Ça vous apprendra à désobéir à votre père».On ne voit jamais de près le visage du monsieur, mais il a l'air d'être interprété par Raymond Legault, qui joue \u2022 aussi Pacifique.Se pourrait-il que ce soit Pacifique lui-même?Un peu trop vieux dans la scène, non?Mais on \u2022 ne voit jamais Pacifique enfant.Donc ce serait le père?! Mais pourquoi ne pas avoir embauché un acteur de plus, puisqu'on l'a fait pour les enfants et René à 20 ans?Juste pour nous faire pâtir?Toujours est-il qu'on comprend un peu mieux l'attitude complexe de Bella devant l'amour, faite à la fois d'attirance et de répugnance.Et ça continue.Le flash-back d'Angélique (Mireille Thibault) est plus doux, comme elle d'ailleurs.Il s'agit présumément de la scène suivant celle où Bella a reçu la fessée.L'homme les pousse, sans trop de méchanceté, vers un petit bâtiment en pierre où il enferme les trois enfants.Un léger sourire sur le visage de Mme Thibault indique que l'expérience n'a pas été tellement traumatisante.Finalement, le rêve, car c'en est un vrai, de la jeune Flavie Bellavance.Elle se marie avec le Docteur Pacifique (qui traîne d'ailleurs sa trousse) et défile avec lui sur un tapis rouge.Arrivant près du kiosque, elle voit le visage de son père, de Bella, d'Angélique, tous trois affublés d'un rictus de dérision.Finalement Mariette (Margot Campbell) lui fait carrément non de la tète.Elle se retrouve seule en robe de mariée sur le tapis rouge.Scène suivante: Pacifique a rejoint le groupe familial dans la gloriette et ricane aussi.La conversation qui suit avec le père ( René Caron ) indique qu'il ne peut même pas entrevoir un mariage de sa fille avec Pacifique, que la chose lui apparait tellement impossible qu'il ne la prend pas au sérieux.On sait par ailleurs que Pacifique est porté sur les amours ancillaires.Bref, le mystère Cormoran est loin d'être éclairci.Et comme l'émission de cette semaine était tellement courte qu'on a été obligé de nous servir presque cinq minutes de celle de mardi prochain, je me dis que l'auteur et la réalisatrice auraient dû en profiter pour répondre à nos questions en jetant de la lumière sur le passé des personnages.On n'a sûrement pas assez d'une heure pour en venir à bout! DANIEL LEMAY coop, lamais monosyllabe n'aura si bien synthétisé l'essence d'un métier, la raison d'être de ceux et celles qui le pratiquent.Pour un reporter, le scoop, c'est la motivation de base, le modus operandi, la nourriture ultime de l'ego.Le titre, en grosses lettres noires en haut de la une du journal, avec la signature, juste en bas, et la mention «Exclusivité».Les félicitations des collègues qui voudront savoir comment, la télé qui vient dans la salle, les livres pour la postérité.Scoop, mon ami Mon pareil à moi Si lourd de musique Sous les doigts du vent Qui te feuillette Comme ûn conte de fées ( 1 ) Deux cracks de L'Express: Stéphanie Rousseau (Mâcha Crenon) et Michel Gagné (Roy Dupuis).Le 29 janvier 1980, Jean Pelletier, alors correspondant de La Presse à Washington, signait un des plus J;ros scoops de I histoire du journa-isme: en falsifiant des passeports diplomatiques canadiens, l'ambassade du Canada à Téhéran avait permis à un groupe de diplomates américains d'échapper aux militants de l'ayatollah Khomeiny.impact mondial,- la gloire pour Pelletier, prestige inestimable pour La Presse.Comme le reste des affaires humaines, le scoop a sa hiérarchie: international-local, politique-sportif-artistique, etc.Il y a les vrais scoops, grattés à l'os, et les devinettes plus ou moins interrogatives.Et le 8 janvier à 20 h à Radio-Canada, il y aura Scoop, la télésérie.Écrite par Réjean Tremblay en collaboration avec Fabienne Larou-che, la série de 43 épisodes «nous entraine dans le monde fascinant de la presse écrite».Les artisans du miracle Un grand journal montréalais, L'Express, de jeunes reporters ambitieux, des chefs de pupitre, des directeurs de l'information, des éditeurs, des propriétaires, enfin tout ce joli monde qui, bon an mal an, participe au «miracle» du journal quotidien.Fascinant?«Quand on va dans votre journal, il ne se passe jamais rien», nous disait jeudi Vincent Gabriele, producteur de Scoop avec lacques Blain.«Vous faites tout au téléphone.Dans la série, il y a plus d'action.» Plus d'action.mais «rien n'est travesti», ajoutait Fabienne Larou-che à la conférence de presse qui marquait la fin du tournage: 105 jours et 100 sites, 17 rôles principaux, 60 seconds rôles, plus de 1000 figurants.Une production de plus de 8 millions, tournée en 16mm cinéma.Des noms: Roy Dupuis, Rémy Girard, Claude Léveil-lée, Andrée Lachapelle, Mâcha Grenon.Martin Drainville, en journaliste aux faits divers, Michel Barrette, en photographe, Charlotte Laurier, et Raymond Bouchard, en vilain éditeur.Grosse machine, build-up média comme vous le voyez.Dans le même genre que Lance et compte, la première série de Tremblay qui avait révolutionné la fiction-télé québécoise.Ça parlait du hockey et de ses demi-dieux, un statut auquel le journaliste québécois moyen ne peut guère aspirer.Bon, il y a quand même des ressemblances: le journalisme a ses vedettes, réelles et soi-disant, ses prima donna et ses humbles.Ça se bat pour le prestige, ça couche et découche.Etripe et ego-trippe, poignards dans le dos.Le triangle pouvoir-argent-sexe; l'éternel.« Ne cherchez pas Lance et compte, vous ne trouverez que le nom de l'auteur.» Georges Mihalka, le réalisateur de Scoop, met vite les choses au clair: «On a voulu s'éloigner le plus possible de Lance et compte, autant dans le traitement que dans le style d'écriture.» Mihalka, un Hongrois d'origine, a déjà travaillé au défunt Montreal Star; il a «une bonne idée» de ce qu'est un grand journal.«On n'a jamais eu l'Intention de faire un documentaire, mais Scoop respecte la réalité du métier.Rien n'est tout noir ni tout blanc: on travaille dans les teintes de gris.» Lionel Rivard, le chef de pupitre de L'Express, est toujours gris, lui, mais c'est à cause du dix-onecs de cognac qu'il garde à portée de la main.Un «vrai journaliste», ben oui.«Moi, je suis le tampon entre la direction et la salle de rédaction.Quand c'est bon, c'est à cause des autres; quand ça va mal, c'est moi.» Pauvre loulou.Grisaille de la réalité quotidienne du journal, «entre l'idéal journalistique du scoop, l'engagement envers l'information, et les conflits humains.Moi, je les brasse: 'Ton texte vaut pas de la marde! Grouille-toé l'cul!'»» Mal engueulé, le Ncl, surtout à l'approche du deadline.La fille du boss Stéphanie Rousseau, elle, n'a pas besoin d'être motivée.La «vedette» des faits divers a de la drive en masse.comme Mâcha Grenon qui tient le personnage.«Stéphanie, c'est la superwoman qui a des choses à prouver à son père, le propriétaire du journal (Emile Rousseau, joué par Claude Léveillée).Elle est déterminée, mais fragile en dedans.Surtout en amour.» Ce n'est pas un scoop mais on peut d'ores et déjà imaginer une histoire entre Stéphanie et l'autre crack de L'Express, Michel Gagné, joué par Roy Dupuis.Comme Réjean Tremblay \u2014projection autobiographique \u2014 Gagné vient du Lac Saint-lean.Rien de plus dangereux (pour les autres) qu'un Bleuet qui débarque en ville.Gros sabots, grande gueule, tassez-vous! Et il se promène en Porsche, le jeune! (Il doit faire pas mal é'overtime.de la vraie fiction, ça.) «C'est un fonceur, un sportif», dira Dupuis de son personnage.«11 est toujours en danger de se perdre parce qu'il s'implique à fond émoi i -vement.Mais il est conscient, cons-cient de son énorme pouvoir.Lourd à porter.» On va rire, on va pleurer et on va se fâcher, avertit Réjean Tremblay.Nous fâcher?Oui, après les «messagers du malheur», ceux par qui le scandale s'écrit.Ahhh! le poids.La croix fait mal aux épaules et au bas du dos.Notre profession, discrète sur elle-même, qui flashe dans l'écran.Angoisse.Réjean Tremblay, Bleuet entre les bleuets, a vu le piège depuis longtemps.«On fait de la télévision, pas de la philosophie.» Ça, ce n'est pas un scoop.CD Adaptation de Arbre, mon am/, poème de Manon Drouet.T R Lie gala DpS prix gemeaux Normand Brathwaite anime cette grande fête de la télévision qui réunit vedettes et artisans.Parmi les invités: Roch Voisine, Richard Séguin et Marie-Lise Pilote.Réalisation: Jean-Jacques Shcitoyan Demain 20h00 ^wf TÉLÉVISION POUR VOUS AVANT TOUT I I B I ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED114 DÉCEMBRE 1991 E3 C'est pas moi, c'est lui! MARIO ROY Il y a deux mois, une touriste égyptienne de passage à Montréal tenait pour responsable de sa grossesse l'hôtel Ritz Carlton, où elle s'était fait voler ses contraceptifs.La plainte a abouti devant les tribunaux, où elle a été rejetée pour cause de ridicule.En 1987, un commis d'épicerie de Portland, en Oregon ( USA ), poursuivait un collègue en justice, alléguant que les.vents réguliers et intempestifs de ce dernier lui occasionnaient «stress et humiliation» à un point tel que cela mettait en péril son emploi.La défense a plaidé le droit constitutionnel à la flatulence et a eu gain de cause.En 1989, le cinéaste noir Spike Lee accusait le jury du Festival du film de Cannes, en France, d'avoir fait preuve de racisme,en décidant de ne pas lui décerner la Palme d'or pour son film Do the Right Thing.Mercredi dernier, remettant la médaille Jacques-Blanchet à Richard Desjardins, Sylvain Lelièvre (lequel, sans doute, n'a jamais remporté les succès de vente qu'il mérite même s'il a toujours été un chouchou des milieux culturels) vilipendait les autres: «producteurs 'reconnus'.fréquences abêtissantes de la radio commerciale et médiocrité rentable.inculture ambiante et ignorance institutionnalisée.»1 La veille, à la radio de Radio-Canada (En direct, avec Christiane Charette), le comédien Yves Jacques tombait à bras raccourcis sur le dos du confrère Jean Beaunoyer.À mi-mot, Jacques faisait presque de lui le responsable du demi-succès \u2014 ou demi-échec, c'est comme le fameux verre\u2014 de L'Opéra de quai'sous et, de façon générale, des difficultés actuelles du théâtre local.Pas ma faute.C'est eux-z-autres., Pas moi, c'est lui.;W; .1 \u2022 \" - * \u2022 Dites-moi, monsieur Jacques, est-ce que par hasard, comme le plus réactionnaire des patrons de PME, vous n'aimeriez les journalistes que lorsqu'ils véhiculent sagement vos plogues ou lorsqu'ils vous encensent \u2014ce qu'ils ont d'ailleurs fait abondamment, et à bon escient, au fil des ans?Est-ce que la réception plutôt tiède faite à L'Opéra \u2014 notez que La Presse n'a pas publié la critique la plus sévère\u2014 vous aurait froissé au point de vous amener à vous en prendre à un homme qui aime le théâtre et les gens qui le font au moins autant que vous.Un journaliste qui, depuis des années, se dévoue \u2014 bien au-delà des exigences de sa condition de travailleur syndiqué, puisque vous avez fait allusion à ce statut \u2014 pour faire partager cette passion au plus grand nombre de gens possible?2 .Est-ce que, samedi dernier, vous n'auriez pas apprécié que .- Beaunoyer juge peu impressionnant le menu théâtral offert en novembre aux Montréalais, ajoutant avec un indéniable courage: «Mais personne n'a admis avoir fait un mauvais choix ou présenté un spectacle qui ne rejoint pas le grand public.»?Est-ce que vous auriez reconnu quelqu'un de votre connaissance lorsque, dans la même page, le confrère écrivait: «11 faut souligner la susceptibilité des gens de théâtre, qui questionnent de plus en plus la critique et les critiques»?Car, monsieur Jacques, vous avez, sur les ondes radio-canadiennes, utilisé des arguments d'une telle gratuité, d'une telle perfidie et d'une telle inconvenance qu'il serait indécent de les publier dans un journal qui peut tomber entre les mains de jeunes lecteurs non avertis de l'existence, chez les adultes, de tels détours de l'esprit.Sous la plume d'un journaliste et dirigés contre des personnes à l'épiderme sensible \u2014il y en a\u2014, des propos de cet ordre mériteraient au malheureux scribe une épouvantable volée de bois vert et, éventuellement, une visite guidée des salles d'audience de la Cour supérieure.Pire encore: votre discours était d'une totale impolitesse.C'est Félix Leclerc \u2014 un homme bien élevé\u2014 qui disait: «Moi, la politesse, surtout dans la chicane, m'a toujours étonné.» Si ma pauvre mère vivait encore, monsieur Jacques, elle vous laverait la bouche avec du savon.» ¦ ¦ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014W^\u2014\u2014\u2014 -te \u2022 1 W-'auteur-compositeur-interprete reprend ainsi, les fréquences abêtissantes en sus, \u2022 les paroles de Titus Lucretius Cams, poète latin bien connu et observateur attentif de la société de son époque, qui accouchait en l'an 60 avant Jésus-Christ de la célèbre tirade: ~*0miseras hominum mentes! o pectora caeca! » ( û misérables esprits des hommes! Ô coeurs aveugles!).2) Au cours des 49 dernières semaines, La Presse a place le théâtre en manchette de cahier à 21 reprises, lui accordant ainsi une importance presque égale a la musique, à la danse, aux arts visuels, au spectacle, a la chanson, au rock, à la télévision et à la radio RÉUNIS.La très grande majorité de ces textes étaient signés Jean Beaunoyer.THEATRE Chantez Noël.avec la police La Symphonie vocale de la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal \u2014ce qui, pour faire court, doit s'appeler la SVFPPCUM \u2014 donnera un concert de chants de Noèl mardi soir, à 20h, à l'église Saint-Jean-Baptiste, avec l'Orchestre Métropolitain et le Choeur de l'OM dirigés par Jacques La-combe.Ce soir-là, la police vous fera même chanter.En effet, la foule pourra se joindre aux policiers \u2014 et policières\u2014 pour entonner les beaux cantiques de notre enfance.La «vieille» Midori Juan Fernandez, membre de la section des premiers-violons de l'Orchestre Sym-phonique de Montréal, a eu ce mot, cette semaine, en écoutant la violoniste coréenne Sarah Chang, 11 ans: «Comment s'appelle, déjà, cette vieille violoniste japonaise?.» Juan faisait évidemment référence à Midori, autre violoniste prodige orientale, qui nous fut révélée à 15 ans et qui en a aujourd'hui.20.Aux Etats-Unis court une autre blague: « Midori a pris sa retraite».Les Saisons, opus 158 Les producteurs de disques ne savent plus comment « vendre » leurs enregistrements d'oeuvres archi-con-nues.La marque française Opus 111 annonce comme «celle que Vivaldi attendait depuis longtemps» sa nouvelle version des fameuses Quatre Saisons.Jouée par Fabio Bion-di et l'ensemble Europa Galante, cette version serait la 158° réalisée à ce jour.Une vente radioactive La coutume bien anglaise du boxing day est de plus en plus répandue à Montréal où, le 26 décembre, des milliers de consommateurs envahissent les magasins en quête d'aubaines.Voilà que cette année, les producteurs de la pièce de théâtre Les Palmes de monsieur Schutz, qui a connu le succès que l'on sait l'été dernier au Théâtre du Nouveau Monde, se mettent de la partie et annoncent une vente à rabais.En effet, une partie des billets disponibles pour certaines des supplémentaires de février, au Saint-Denis 11, se vendra 17$ l'unité, environ la moitié du prix habituel, le lendemain de Noël.Mais attention, cette offre ne sera valable que le 26 décembre.ui Arts, Spectacles, Cinéma et Communications De CL Adjoint au directeur de l'Information: MICHEL C TREMBLAY Chef de division : MARIO roy Chef de section Musique.Spectacles: ALAIN de repenticny Secretaires de rédaction: FLEURETTE BÉLANGER.NICOLE SAINT-GERMAIN Pupitre: NICOLE BEAUCHAMP, YVES DE REPENTICNY, GILLES PRATTE.MONIQUE PRINCE Theatre: JEAN BEAUNOYER Chanson, rock, jazz: ALAIN BRUNET Television : LOUISE COUSINEAU Information générale: BRUNO dostie.jocelyne LEPAGE Cinema: SERGE DUSSAULT.LUC PERREAULT.HUGUETTE ROBERGE Musique : CLAUDE CINGRAS Communications : DANIEL LEMAY Collaborateurs réguliers : Vin : JACOUES BENOIT Danse : PASCALE BRÉNtEL A New York : SOPHIE DUR0CHER Actualité: FRANCINE GRIMALDI Restaurants : FRANÇOISE KAYLER Theatre : GILLES G.LAM0NTAGNE A Paris : LOUIS-B.R0BITAILLE.RENE VIAU Un tandem tout feu tout flamme à l'École nationale de théâtre JEAN BEAUNOYER ¦ Ce jour-là, j'avais rendez-vous avec la passion.C'était tout feu tout flamme, dans le bureau de la directrice générale de l'École nationale de théâtre, Monique Mercure qui me présentait le nouveau directeur de la section française, André Brassard.L'une est peut-être la plus grande comédienne au pays, l'autre, s'il n'est pas le plus grand metteur en scène, est sûrement le plus productif.Monique Mercure a été nommée le 4 novembre et André Brassard, un mois plus tard et je les ai surpris au moment où ils plongeaient littéralement dans un bain de jeunesse.l'avais pensé à une coupure avec le milieu, à une espèce de retraite, à une vie d'administrateur, de gestionnaire, de pédagogue qui n'a rien à voir avec le milieu artistique.«Mais qu'est-ce que vous pensez?me dit Monique Mercure.Ecre artiste, c'est administrer, gérer, planifier des saisons, préparer des programmes, avoir des responsabilités».Pour André Brassard, la situation est différente : « )'ai fait beaucoup de mises en scène, peut-être trop, je ne sais pas mais ce nouveau poste arrive au bon moment, l'avais besoin de me retri-rer quelque peu.l'avais besoin d'être moins public, d'apprendre de nouvelles choses.Moi, je suis un autodidacte, je lis énormément et pourtant il y a des choses qui me manquent, le songe même à suivre des cours de base en théâtre l'an prochain».Curieusement, les deux directeurs de l'École nationale de théâtre n'ont jamais fréquenté .l'école de théâtre.À l'époque, ça n'existait pas ou si peu.Se mettre la tête sur le billot «L'important pour moi, raconte Monique Mercure, c'est de grandir, encore grandir et je n'ai pas l'intention d'abandonner mon métier de comédienne pour me consacrer exclusivement à la direction de l'école.Ici, on insiste sur l'implication du personnel, des professeurs dans le milieu.Je ne lâcherai pas la pratique de mon art et c'est possible.Ce n'est qu'une question de savoir gérer son temps».André Brassard est tout à fait d'accord : « II faut se mettre la tête sur le billot, être jugé.C'est important pour l'enseignement.Pour moi tout arrive au bon moment, parce qu'être pigiste ici, c'est un véritable marathon et je dois dire que finalement c'est épuisant.On ne paye pas très cher les metteurs en scène et il faut travailler constamment.Durant la première année, je ne serai pas très visible parce qu'il y a beaucoup de choses à assimiler à l'école mais par la suite, je ferai beaucoup d'autres mises en scène à l'extérieur de l'école.Mon travail ici est beaucoup plus exigeant.C'est un nouveau rôle d'éducateur, une présence constante avec les élèves, comme un « La nuit blanche de Barbe-Bleue» bien applaudie en France ¦ La nuit blanche de Barbe-Bleue de loe! da Silva, produit par le théâtre de Quartier, poursuit sa carrière et célébrait hier, sa 300e représentation à Montignac en France.Près de 69 000 spectateurs du Québec, de l'Ontario, du Manitoba, de la France et de la Belgique ont assisté à ce spectacle, applaudi chaleureusement par la critique.C'est à la suite du succès d'une première tournée en France, la saison dernière, que l'équipe de La nuit blanche de Barbe-Bleue a repris son envol pour donner plus de 60 représentations en France et en Belgique de la mi-octobre 91 à la mi-février 92.La célèbre histoire de Charles Perrault revue, corrigée et jouée par loel da Silva reçoit un très bel accueil du public français.Le spectacle a également charmé la Belgique et en particulier les participants au Festival du Jeune Théâtre à Liège.Après une mise en nomination dans la catégorie meilleure production jeune public par l'Association québécoise des critiques de théâtre en 1990, le théâtre de Quartier a reçu une mention d'honneur au Festival de la télévision canadienne pour l'émission vidéo-théâtre de La nuit blanche de Barbe-Bleue en plus de participer au Rendez-Vous international de Théâtre jeunes Publics qui avait lieu à Montréal.Un conte musical made in Québec1 qui explore le monde fertile de l'imaginaire et qui pourrait bien faire son tour du monde.Monique Mercure et André Brassard.parent, un oncle avec 70 enfants et ce n'est pas un procédé d'usine».Au moment où le théâtre traverse l'une de ses pires crises, je me demande comment on se situe par rapport à tout ça, lorsqu'on forme des comédiens: «le sais que la situation est difficile, affirme Monique Mercure qui laisse voir son caractère de batailleuse, mais la morosité actuelle ne durera pas.Il y a toujours une solution.On ne peut empêcher un artiste d'être un artiste et il n'y a jamais trop d'artistes.Lorsqu'on voyait 40 ou 50 acteurs sortir des écoles, il y a quelques années, on disait que c'était absurde et pourtant ceux qui le voulaient vraiment, ont trouvé leur place au théâtre.D'ailleurs, 73 p.c.de nos étudiants qui restent jusqu'à la fin des cours, trouvent du travail».Brassard ne tarde pas à répliquer: «Depuis que je suis dans le milieu, on en est à la cinquième crise au théâtre et c'est toujours la pire!» Ce qui n'empêche pas Brassard de défendre farouchement les gens de théâtre d'ici qui \"doivent se défendre contre des multinationales de la taille du Phantom et des Miz avec bien peu de moyens et on ne reviendra pas sur le débat.En fait, risquons-nous sur un terrain encore plus glissant, celui du nationalisme.On parle actuellement de plusieurs institutions fédérales et il ne faut pas oublier que l'École nationale du Canada réunit deux cultures sous un même toit: une section française que dirige André Brassard et une section anglaise.Deux groupes, deux langues «Nous sommes privés, disait Monique Mercure, sans avoir le temps d'expliquer.L'école existe depuis 31 ans et on venait de partout au Canada pour apprendre le théâtre.Entre le groupe français et le groupe anglais, il n'y a jamais eu de problèmes, sauf quand on a voulu forcer l'amitié.Le mélange naturel des deux groupes?Non ! Ça ne s'est pas produit».Ce qui n'empêche pas des élèves d'un groupe d'assister à certaines représentations d'un autre groupe.Ce qui n'empêche pas non plus, une ancienne élève de l'École nationale, Judith Thompson, d'être traduite en français et jouée dans nos théâtres avec beaucoup de succès.Brassard a lui-même traduit et monté une pièce canadienne-anglaise, l'an dernier, Des restes humains non identifiés de Colin Fraser.Et si la séparation du Québec advenait: «On verra à ce moment-là!» m'ont-ils dit, aussi em-barassés que la plupart des Québécois actuellement.D'ici là, il y a du théâtre, des projets, de l'énergie jeune et toujours du nouveau: « Ici on se réinvente continuellement, poursuit la directrice générale.On prépare dans certains cas, les finissants à s'auto-gérer; on prête des locaux pour des répétitions; on aide; les jeunes comédiens qui sortent de l'école.Mais ce qu'il y a de vraiment nouveau si vous insistez, c'est la création d'une section mise en scène».On devine qu'il s'agit d'un projet cher à André Brassard : «C'est normal qu'il n'y ait pas de cours de mise en scène parce que c'est le métier le plus jeune du théâtre.Antoine a été l'un des premiers.Je ne connais pas les autres et c'est pour ça que je veux apprendre l'histoire du théâtre.Ici, ce qui est formidable, c'est que tous les profs apprennent.l'ai dirigé à peu près 25 exercices depuis 20 ans ici; je connais l'école et j'ai suivi l'évolution de plusieurs élèves; j'ai participé à la sélection des candidats plusieurs fois.Ce n'est jamais un problème de talents.U y en a toujours.Ceux qu'on'refuse, ont souvent beaucoup de talent et réussissent dans le métier.Et tant mieux.Nous avons souvent remarqué que les vedettes d'une classe ne sont pas nécessaiement ceux qui font les plus belles carrières.Ce sont souvent les travailleurs de fond qui avec le temps, le travail, s'imposent».A » \u2022 La passion, le rêve, les projets Évidemment la discussion s'ouvre sur la formation de l'acteur.Est-ce qu'on apprend à jouer?Peut-on réussir sans formation?«N'importe qui parviendrait à jouer mais à quel prix et avec tellement de temps», me dira Monique Mercure qui ne croit pas à et qu'on appelle la technique de jeu.11 faut la voir jouer avec toute son âme pour comprendre son propos.On s'étend finalement sur l'inconnu: «Ce qui est formidable dans ce métier, dira Brassard, c'est que je n'ai jamais vécu deux jours pareils.Ce qui a marché avec un certain groupe, un certain jour, ne marchera pas avec un autre groupe.C'est toujours l'inconnu.«Moi j'aurais comme projet, poursuit-il avec l'approbation de Monique Mercure, de former des êtres humains.Us ne seront peut-être pas tous des vedettes, ils renonceront peut-être au métier en cours de chemin, mais ils seront de meilleurs êtres humains.On a beaucoup travaillé sur le récep-: teur en parlant de l'acteur et je pense depuis un certain temps, à travailler sur l'émetteur».Monique Mercure pense à la resacralisation : «À une époque de performance et de rentabilité, de matérialisme, je propose le rêve et les projets».Et les deux me diront: «Nous somme assez fous pour continuer à faire ce métier et nous sommes assez fous pour leur tenir la main.Sans passion, on aurait jamais fait ça».Ceci dit avec une conviction qu'on ne voit pas souvent: «Ici, on est ressourcés, c'est sûr qu'on vampirise l'énergie des jeunes qui parfois n'ont même pas vu un mise en scène de Brassard.U faut tout recommencer!» « « « { 4 « I t I t \u2022 t i \u2022 i i I i a t i i 1 f ¦ t > m OFFREZ-VOUS UN CADEAU DE JANVIER 'm TEXTE ALFRED JARRY MISE EN SCÈNE DANIEL ROUSSEL AVEC MARC FAVREAU ADÈLE REINHARDT JEAN MAHEUX CAROLE CHATEL ET NEUF AUTRES COMÉDIENS DÈS LE.21 JANVIER la nouvelle compagnie théâtrale salle Denise-Pelletier E4 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMED114 DECEMBRE 1991 \u2014jr.v MUSIQUE Alain Lefèvre, où êtes-vous?À Paris, aux USA, au Japon, en Russie! CLAUDE GINGRAS ¦ Nous étions sans nouvelles d'Alain Lefèvre depuis un certain temps.Le pianiste voyage beaucoup et tous ses engagements futurs ramèneront à rétranger.Pour l'instant, Montréal ne lui offre rien, sauf une brève télévision le 27 décembre, à Studio libre, où il jouera le deuxième Scherzo de Chopin.Des pourparlers à l'Orchestre Métropolitain, mais rien à l'OSM, à l'OSQ, chez les Musici, au Ladies' Morning, à Pro Musica, à Lanaudière ou à Orford.Rien.En revanche, le pianiste de 29 ans a plusieurs engagements à remplir prochainement, à Toronto et en France, où il joue régulièrement.Quand il revient à Montréal, c'est pour préparer son répertoire de tournée.Dans son studio de Westmount, il travaille parfois jusqu'à 4 h du matin, parce qu'il souffre d'insomnie.Deux gros projets à son pro- gramme: ses débuts au Japon et en Russie, en janvier et février 1993.11 y songe déjà, même si ces deux tournées ne se feront que dans un peu plus d'un an.Au lapon, il fera une tournée de 25 concerts avec Vladimir Spi-vakov et ses Virtuoses de Moscou, jouant 25 fois le même concerto, le K.414 de Mozart.«le finirai par le savoir!», lance-t-il avec humour.En décembre, il ira répéter avec les Virtuoses, qui sont maintenant installés en Espagne.Du Anne est morte contu-ni dos extraits .11rc?s dos œuvres de Peter BROOK Albert CAMUS * Pietro CITATI Rèjeàn DUCHARME -\"~ EURIPIDE André GIDE François HERTEL Victor HUGO Eugène IONESCO Cari Gustave JUNG Ernst JUNGER Andre MALRAUX MOLIÈRE Boris PASTEfityJAK Georges PEREC £j Jean RACINE rezvan: Musla-al-din SAADI Saint-Denys-GARNEAU William Butler YEATS Stefan ZWEIG et plus particulièrement La.Dernière Nuit de Didier Oecoin D Les Arts du Maurier Ltée présentent Anne est morte Poème de temps de guerre de René-Daniel Dubois Mise en scène de Jean-Marie Lelièvre Avec Marc Béland, Elizabeth Chouvalidzé et Patrick Goyette_ Scénographie de Stéphane Roy « Éclairages de Michel Beaul ieu Bande sonore de Richard Soly_ du 6 novembre au 21 décembre 1991 à 20 h Nouveau cette année : samedi 16h30 et 21 h cft> Théâtre du Café de la Place
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