La presse, 19 décembre 1991, B. Informations nationales - Économie - Le monde
[" Informations nationales f/ Economie f/ Le Monde LA PRESSE.MONTREAL, JEUD119 DECEMBRE 1991 Les solutions de Marc-Yvan Côté mises en doute Tous sont heureux de voir Québec lancer un débat public sur les coûts du système de santé DENIS LESSARD du bureau de lai Presse QUEBEC eureux de voir le gouvernement lancer un débat public sur les coûts du système de santé, institutions, médecins et syndicats mettent toutefois en doute les solutions mises de l'avant par le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté.Tout le monde souligne cependant sa hate de participer à la commission parlementaire convoquée pour le début février sur ce débat.«Ce qu'il faut c'est réduire la lourdeur administrative, l'encadrement des bureaucrates, c'est cela qui coûte cher», de lancer le président de la Corporation des médecins, Augustin Roy, en réaction au document de discussion rendu public hier par le ministre Côté.Il semble à M.Roy que le ministre ait appris du cuisant échec qu'il a subi l'an dernier avec sa réforme.Avant de proposer des mesures précises, le gouvernement a opté pour un profond brassage d'idées.«Ils faut que les gens décident qu'ils veulent mettre fin à la gratuité des soins, cela ne peut être imposé.Côté a compris le message», a dit le Dr Roy.Très présente dans le secteur de la Santé, la CSN repousse du revers de la main les propositions du ministre Côté qui visent à mettre fin à la gratuité des soins.«C'est une véritable opération de démolition d'un système auquel tiennent les Québécois», dira Mme Céline Lamontagne, vice présidente de la centrale.Ces intentions «traduisent la terrible fin de l'espoir d'une réforme, et minent la crédibilité des engagements antérieurs du ministre».La CSN désavoue l'« impôt sur la maladie» que constituerait l'impôt service et s'inquiète de la volontée de désengagement du ministère exprimée par le document d'hier.«Ce serait un choix très coûteux pour la société», dira Mme Lamontagne, selon qui le Québec se rapprocherait ainsi du système américain, «l'un des plus inefficaces et le moins apte à contrôler ses dépenses» d'après l'OCDE.Pour la CSN, c'est par une révision de son régime fiscal que Québec pourra générer les revenus nécessaires pour payer la facture de la santé.La FTQ a un point de vue similaire, s'in-quiétant du fait que «certaines mesures envisagées (.) signifieraient la fin de la gratuité des services sociaux et de santé».La centrale croit que le financement d'un tel régime doit être réparti sur l'ensemble de la société.De l'avis de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec, «les mesures proposées mettent en péril les principes fondamentaux qui font la force de notre système de santé, particulièrememt son caractère public, l'accessibilité et l'universalité.Cette brèche conduit directement vers la privatisation, qui n'a rien d'une mesure équitable.» La FIIQ admet aussi que les pressions sur le financement du système de santé se font de plus en plus fortes, mais estime que ce n'est pas le citoyen qui doit payer davantage pour rétablir la situation.La Fédération des CLSC estime de son côté que Québec devrait envisager d'autres solutions que «la désassurance de certains services, l'augmentation du fardeau fiscal et la tarification de la consommation ».Pour Maurice Payette, le president de la Fédération, la prévention en matière de santé reste l'investissement le plus rentable.D'autant plus que les contribuables doivent vivre avec un fardeau fiscal sans précédent et «n'ont tout simplement plus d'argent».À la commission parlementaire, la fédération se promet de ramener le débat sur la qualité de vie des contribuables.Pour Michèle Lanquin, du Comité provincial des malades, toute la poussière soulevée par le ministre Côté depuis un an a provoqué «une grande insécurité» chez lea patients chroniques et les aines en foyers.«Les gens se demandent s'ils seront frappés par le 5$ par jour, s'ils devront payer une partie de leur marchette, si la réadaptation sera toujours assurée», déplore Mme Lanquin, qui a hâte de voir les prestataires rassurés.Le document «dit que l'accessibilité est un principe absolu, mais on semble déjà prévoir des exceptions», note-t-elle.Quant à la Conférence des conseils régionaux de santé et de services sociaux, son président Gilles Fortin, se dit tout au moins «réjoui» que le gouvernement respecte son engagement d'un débat public sur le financement.Les Québécois tiennent au caractère public de leur système de santé, et le docuement déposé «démontre que nous sommes devant des enjeux de taille qui appellent un débat et un choix de société», dira M.Fortin.Conférences constitutionnelles: une centaine de participants tirés au sort Le général De Chastelain invite l'armée au calme V; il Les militaires n'interviendront pas pour influencer l'issue du débat constitutionnel, assure-t-il Canadian Press OTTAWA Le commandant en chef des forces canadiennes de terre, de mer et de l'air a exhorté ses 84 000 subordonnés à conserver leur calme dans le débat constitutionnel, en leur donnant l'assurance qu'ils ne seraient pas appelés à intervenir pour en influencer l'issue.Dans un message de cinq pages qu'il a fait parvenir la semaine dernière à toutes les bases canadiennes, le général John de Chastelain, chef de l'état-major de la défense, déclare notamment: «Je juge inconcevable qu'un gouvernement canadien dûment élu ait recours à la force dans une dispute intérieure, si ce n'est pour assurer le respect de la loi et de l'ordre».Selon lui, les Forces canadiennes constituent l'organisation nationale la plus importante que possède le pays, et elles devraient être une source de stabilité tant durant le débat qu'après celui-ci.Les Forces canadiennes, affirme le général de Chastelain, demeureront silencieuses durant le débat constitutionnel.«Le sentiment de stabilité que nous pouvons inculquer à des Canadiens inquiets est notre première responsabilité en ce moment, et notre plus grande force.» Les Forces canadiennes sont comptables au gouvernement fédérai, et dans certaines circonstances \u2014 comme lorsque l'armée est appelée à maintenir la loi et l'ordre \u2014 aux gouvernements provinciaux.L'officier général a insisté sur le fait que, sauf dans les cas où l'armée a été appelée à soutenir la police lors d'émeutes, ou lors de la crise d'Oka, en 1990, le Canada n'a pas fait in- tervenir les forces militaires dans une crise intestine au cours du dernier siècle.«11 est essentiel que cela continue.» Dans son message, De Chastelain semble laisser entendre que les gens qui font allusion à une intervention armée éventuelle en cas de conflit constitutionnel n'aident en rien à résoudre le problème.«Si l'on peut convaincre les Canadiens que l'armée ne jouera aucun rôle dans toute décision que nos représentants élus pourraient prendre, sauf pour préserver la loi et l'ordre, le débat constitutionnel pourra alors se dérouler dans une atmosphère raisonnable, non perturbée par des craintes inutiles.» On sait que le leader libéral, lean Chrétien, a déclaré la semaine dernière, lors d'une causerie qu'il donnait au Québec, que l'intervention des FC pourrait être souhaitable si un conflit sérieux venait à éclater.Certains se sont interrogés sur le rôle que le Royal 22e Régiment, basé au Québec, pourrait être appelé à jouer advenant la séparation.Le général admet que ses hommes s'inquiètent de l'avenir et de ce qui pourrait advenir d'eux en cas de rupture du Canada.«S'il doit y avoir des changements, nous leur ferons face au moment voulu, et nous veillerons du mieux possible aux intérêts des membres des Forces canadiennes, dit-il.D'ici là, la meilleure façon pour nous de servir les intérêts de notre pays et nos propres intérêts est de demeurer fermes, de prouver que nous sommes capables de servir ensemble dans l'harmonie et de savoir que si des temps difficiles surviennent, notre unique rôle sera d'aider nos représentants élus à préserver la loi et l'ordre.» MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Vous vous intéressez à la constitution, vous avez une position articulée sur la question et une bonne expérience de travail communautaire?Et'bien vous avez maintenant la chance de gagner un voyage gratuit dans une des cinq métropoles canadiennes qui accueilleront les conférences constitutionnelles thématiques nationales.Le gouvernement et les instituts de recherche « indépendants» qui organisent les cinq conferences du ministre |oe Clark, annonceront en effet demain dans les médias un vaste tirage au sort qui permettra à plus d'une centaine de citoyens de toutes les régions du pays, d'aller s'exprimer ouvertement, durant les rencontres sur la constitution qui auront lieu en janvier et février prochain.La première rencontre, qui sera présidée par l'ex-ambassadeur du Canada aux Nations unies, Yves Fortier, aura lieu du 17 au 19 janvier à Halifax et portera sur le partage des pouvoirs.Chaque conférence, qu'elle soit organisée par l'institut CD.Howe, ou la Canada West foundation ou l'Institut de recherche politique ou le Conseil économique des provinces maritimes.comptera environ 200 participants.Parmi eux se retrouvera obligatoirement une délégation de politiciens fédéraux (dont les membres de Beaudoin-Dobbie), provinciaux, territoriaux et de représentants autochtones.En plus des politiciens, des spécialistes et des représentants des groupes de pression de tous genres, gens d'affaires, groupes environnementaux, travailleurs, assistés sociaux, etc.seront invités.Le tirage, en revanche, a pour but de choisir le groupe de citoyens «ordinaires» qui seront invités, au frais du gouvernement, à venir compléter le ta-, bleau.Pour avoir la chance d'être choisi il suffit de faire parvenir au secrétariat des conférences, à Ottawa, un bref curriculum vitae accompagné d'une lettre expliquant pourquoi vous vous intéressez à la question constitutionnelle, ce que vous croyez pouvoir y apporter et quel est votre sujet préféré.Au début de l'année prochaine, les fonctionnaires effectueront un tirage au sort pour choisir les gagnants.Un tirage au sort pas tout à fait au sort quand même, parce que chaque lettre tirée pourra être mise de côté si les fonctionnaires estiment que le dossier ne remplit pas les conditions nécessaires, a expliqué le directeur du secrétariat des conférences, Arthur Kroeger.La liste finale des participants «ordinaires», a-t-il ajouté, devra aussi assurer une représentation équitable de la population.Il faudra donc sélectionner un certain nombre de femmes, de francophones, d'autochtones, de citoyens de toutes les régions canadiennes, de toutes les couches de la population.Le nombre de ces invités «ordinaires» sera différent d'une conférence à l'autre.Tout dépend de l'organisme qui s'en charge, a précisé M.Kroeger.Ainsi, CD.Howe et l'Institut de recherche politique comptent réunir une trentaine d'individus, tandis que la Canada West Foundation entend faire participer 80 personnes.Après Halifax, une conférence sur les institutions gouvernementales, dont le Sénat, aura lieu du 24 au 2b janvier à Calgary.Montréal sera l'hôte de la conférence sur l'économie, du 31 janvier au 2 février.La société distincte et la clause Canada seront débattues à Toronto, du 7 au 9 février.La conférence de clôture se tiendra à Ottawa, du 14 au 16 février.A chaque conférence, tous les participants seront regroupés en petites équipes qui discuteront en atelier de questions précises.Ces sous-groupes se retrouveront en séances plénières un ou deux fois par jour.Le NPD perd en un mois la moitié de ses appuis au Québec GILLES PAQUIN du bureau de I.a Presse 07 TA WA rappé de plein fouet par le ressac de la vague anti-Québec qu'il a lui-même déclenchée au parlement, le Nouveau parti démocratique a perdu la moitié de son électorat québécois en un mois, selon la maison de sondage Gallup.Le Parti d'Audrey McLaughlin a en effet vu sa cote de popularité au Québec chuter à 8 p.cent en décembre, alors qu'elle était de 15 p.cent au milieu du mois précédent.Une semaine avant l'enquête Gallup de décembre, cinq députés du NPD s'élevaient à la Chambre des communes contre le versement d'une contribution fédérale de 160 millions au programme de développement industriel du Québec.Ils soutenaient qu'Ottawa savait trouver de l'argent pour aider le Québec, mais se refusait à en faire autant pour les régions moins favorables aux conservateurs.Sévèrement critiqué par les autres partis à la Chambre des communes pendant les jours suivants.le NPD a prétendu qu'il n'avait jamais voulu profiter du ressentiment de certains électeurs anglophones à l'endroit du Québec pour se faire du capital politique.Volontaire ou non, c'était néanmoins le message transmis par ses attaques.Les résiliais du dernier sondage démontrent que la moitié des électeurs Québécois antérieurement favorables au NPD ont changé d'avis par la suite.Le NPD est maintenant retombé sous la barre des 10 p.cent des intentions de vote au Québec, ce qui le situe en dernière place sur l'échiquier politique.Libéraux et conservateurs ont profité de la déconfiture des néo-democrates et légèrement améliore leur sort pendant que le Bloc québécois est demeuré stable en première place au Québec, avec 41 p.cent.Le Parti libéral est passe de 25 à 28 p.cent des intentions de vote au Québec alors que les conservateurs ont progressé de 16 à 18 p.cent en décembre.Pour le NPD ce recul au Québec est d'autant plus cuisant qu'il n'a pas produit la remontée espérée dans les autres provinces.Au contraire, le parti d'Audrey McLaughlin a aussi perdu 2 p.cent de ses appuis en Ontario, où il n'a plus que 22 p.cent de la faveur populaire.De même il a régressé dans les provinces maritimes, où il a glissé de 28 à 15 p.cent des intentions de vote.Dans l'ensemble du Canada, le NPD a reculé de 25 à 23 p.cent pendant que les conservateurs gagnaient 2 p.cent pour atteindre 16 p.cent des intentions de vote.Le Parti libéral est pour sa part fort de l'appui de 38 p.cent des électeurs, soit un p.cent de plus que le mois dernier.Le Reform Party a lui aussi augmenté d'un point pour atteindre 12 p.cent tandis que le Bloc en a perdu deux pour se situer à 9 p.cent a l'échelle pan-canadienne.Ce sondage Gallup a été effectué auprès de 1006 électeurs entre le 4 et le 7 décembre derniers.La marge d'erreur est de 4 p.cent pour l'ensemble du pays, mais elle est légèrement plus élevé pour les régions en raison de la taille restreinte de l'échantillona-ge.Autres textes enpageB-16 £89 Joey Smallwood Joey Smallwood s'éteint à 90 ans Presse Canadienne SAINT-JEAN, IN.Vénéré des uns, honni des autres, Joey Smallwood est décédé au bout d'une turbulente carrière politique qui a débuté avec sa campagne historique pour convaincre les Terre-neuviens d'entrer dans la Confédération, en 1949.M.Smallwood, qui dirigea Terre-Neuve à sa manière colorée et controversée pendant près de 23 ans, est décédé dans son sommeil mardi, peu avant minuit.Il était âgé de 90 ans.Sa dépouille sera exposée en chapelle ardente à KAs- -semblée législative aujourd'hui et vendredi.M.Smallwood sera inhumé samedi après un service funèbre célébré avec tous les honneurs qui lui sont dûs à la basilique catholique qui domine le port de Saint-lean.Les drapeaux étaient en berne hier à travers toute la province.Ces dernières années, celui qui fut un bouillant polr-ticien avait souffert de pneumonies récurrentes, et une attaque, en 1984, l'a privé de sa voix.« Nous avons perdu le seul Père de la Confédération vivant, et l'une des personnalités les plus éloquentes, dynamiques et énergiques du Canada», a déclaré le premier ministre Brian Mulroney, dans un communiqué diffusé hier.«Personne dans notre longue histoire n'aura contribué même une fraction de ce qu'il a fait pour le bien-être général des gens de cette province», a commenté le premier ministre Clyde Wells.Probablement le plus influent Terreneuvien de l'histoire de sa province, M.Smallwood.qui était connu de plusieurs générations simplement comme « loey >\\ aura dirigé celle-ci avec une énergie et un zèle que même ses détracteurs lui reconnaissaient.Mais il a aussi souvent été blâmé pour ce que les Terre-neuviens considèrent comme des échecs, tels L'entente sur l'énergie hydroélectrique des chutes Churchill avec le Québec, ou le transfert de populations de petits villages de pécheurs, dans les années 50 et 60.Il se trouvait dans une chambre d'hôtel de Montreal, en 1946, lorsqu'il a pris la décision, lourde de conséquences, de se battre pour faire de Terre-Neuve la dixième province au sein de la Confédération.Sa chute devait survenir aux élections de 1971, quand Frank Moores, le leader conservateur, remporta 21 sièges contre 20 pour M.Smallwood.K K A' IA W^Hjf^___.- xi / X i!21 I Oie: Toshiba, nous avons pris bonne note de vos exigences en matière .l'ordinateur bloc-notesi Nous ¦viii.n donc ca-c le T:\\YSX.IViner en ttrre de carbone plus léger et robuste écran plia grand d plus, mince ; batteries en hydmre Je nickel plus durables et qui se rechargent plus vite.Plusieurs autres options.Tout-puissant pour son poids (5,5 IM.k nouveau T2200SX (version *S6 SX .le 20 MHz), possède une capacité du 60 Mo.Voilà le T: AVSX.Un ordinateur anuarquable, coriçu par le plus important rabru ini d'ordinateurs portatita au monde : Toshib « Le nouvel ordinateur bloc-notes T2200SX : ce que client veut, Toshiba le peut.TOSHIBA 1 800 387-5645 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 DÉCEMBRE 1991 Éditorial Paul Desmarais president du conseil cl administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Diibuc éditorialiste en chef Le réveillon historique du Kremlin a révolution soviétique est arrivée à mi-parcours.L'Union .soviétique cessera d'exister le 31 décembre sans fracas et sans regrets, comme ce fut le cas lors de la dissolution du Parti communiste en août.Mais l'Union soviétique entraîne dans sa chute beaucoup des principaux architectes de cette révolution - à commencer par Mikhaïl Gorbatchev.» - ¦ \u2022 D'autres personnalités seront responsables de la prochaine phase et leur tâche sera formidable.Les problèmes économiques et sociaux, qui ont convaincu M.Gorbatchev et M.Eduard Chervardnadze il y a plus de dix ans que de profondes réformes seraient nécessaires, demeurent et se sont souvent aggravés.Le grand mérite de M.Gorbatchev est d'avoir présidé au démantèlement par des moyens pacifiques du caractère oppressif de l'État soviétique.La démocratisation et l'établissement de relations amicales avec les pays occidentaux sont des réalisations sans lesquelles une réforme durable de la société n'est pas possible.Mais aucune des réformes sur lesquelles comptent les Soviétiques ( on peut encore les appeler ainsi pendant quelques jours ) pour se nourir, pour se garder au chaud et pour travailler n'a encore pris une forme concrète.Des questions d'ordre constitutionnel et juridique ont capté f attention des politiciens et de la population au détriment des problèmes plus terre-à-terre.Les reformes politiques ont parfois aggravé les problèmes matériels.À Moscou, on repproche au maire Gavriil Popov d'avoir augmenté l'enchevêtrement bureaucratique par une réforme mal conçue et de ne rien faire avec les pouvoirs qu'il a tout en se plaignant de ne pas en avoir assez.Or, M.Popov est un des chefs de file du mouvement démocratique sur lequel les Russes devront pouvoir compter.Le président russe, Boris Eltsine, qui a si bien manoeuvré pour éliminer l'État soviétique, s'est fait vertement critiquer par son vice-président qui l'accuse d'être autoritaire et inefficace.Certains liens au sein de la Communauté d'États indépendants deviennent tendus avant même qu'elle soit officiellement constituée.La vie publique commence à être troublée par des excès qui ont suivi la démocratisation et la libéralisation.Par exemple, l'Église orthodoxe ne voit pas d'un bon oeil les libertés accordées aux catholiques et aux baptistes.Le maire de Saint-Pétersbourg se plaint du fait que les ex-communistes parviennent souvent à noyauter les marchés dès qu'ils sont libéralisés.La Russie s'est enfin engagée à faire le grand saut vers une économie de marché - plus ou moins de concert avec d'autres républiques.Les consommateurs devront avaler l'inévitable pilule.Mais les occidentaux auront maintenant une idée plus claire de la façon dont ils peuvent aider les Soviétiques et participer à leur développement économique futur.Dans ce contexte, l'idée du président Bush de convoquer une conférence internationale sur l'aide aux républiques est intéressante.Des centaines de ministères et d'organisations à l'Ouest sont engagées dans cette aide et il faut coordonner leurs activités.Mais ce qui est plus important est de forcer les républiques à se concerter entre elles dans leurs rapports avec l'Ouest pour que l'aide soit la plus efficace possible.Une conférence internationale peut aussi souligner à des politiciens qui n'ont pas une longue habitude de la démocratie -comme M.Eltsine et le président ukrainien Leonid Kravchuk -que les difficultés économiques ne sont pas une excuse pour mettre la démocratie en veilleuse.La notion de «loyale opposition» qui est centrale au pluralisme démocratique est difficile à comprendre pour des personnes qui ont fait carrière dans le Parti communiste.Le succès de la seconde phase de la révolution russe dépendra en grande partie de l'attitude des hommes au pouvoir et de ceux qui y aspirent.Les changements de leadership, quand les circonstances l'exigent et la loi le permet, sont un levain pour le développement économique.Il faudra, le moment venu, que les nouveaux chefs politiques, comme M.Eltsine, s'inspirent de l'exemple de Mikhaïl Gorbatchev, qui doit renoncer au pouvoir après sept années historiques de leadership inspiré.Frédéric WAGNIÈRE Les Warriors bleus e jamais rendre les armes.Même quand le combat est terminé.Les 5200 pauvres cols bleus de Montréal acceptent les propositions patronales mais refusent de signer leur nouveau contrat de travail.Par solidarité avec leurs 200 collègues de la CUM toujours en négociation.| Que de chichis.Le motif invoqué peut parai-| tre bien juvénile si l'on ne connaît pas l'ardeur aux combats musclés du président Jean La-pierre.Ce guerrier revendicateur et toujours insatisfait n'a pas fini de nous étonner.Près de 94 p.cent de ses membres acceptaient démocratiquement, dimanche dernier, les offres de la Ville, enterrant ainsi la hache de guerre pour la période des festivités entourant le 350e anniversaire de Montréal.Les cols bleus ont obtenu une réduction de la semaine de travail de 40 à 37 heures et demie, réduction étalée sur cinq ans (sans diminution de salaire), et des augmentations de cinq p.cent en 1.991 et deux p.cent en 1992.D'autre part, le nouveau contrat de travail venant à expiration à la fin de 1992, prévoit la mise sur pied d'un comité paritaire chargé d'examiner la compression des horaires de travail, la hausse de la productivité et la réduction des coûts d'exploitation et, vraisemblablement, la semaine de quatre jours.Le principal cheval de bataille du conflit.Des gains intéressants èn\"période de récession.Mais la lutte doit se poursuivre.C'est ici que la solidarité devient chantage: le comité paritaire sera formé après la signature du contrat de travail.Et le contrat sera signé après que les 200 collègues de la CUM auront obtenu les mêmes conditions.Quand on aime jouer à la guerre, on a du mal à faire la paix: Claudette TOUGAS 2G0 ans de démocratie ord Durham n'en reviendrait pas.Pour «un peuple sans histoire», c'est fou ce que les Québécois ont d'anniversaires à célébrer.À croire que leur engouement pour des événements à commémorer est proportionnel à l'absence de perspectives claires quant à leur avenir.On a beau, depuis vingt-cinq ans, avoir totalement saboté l'enseignement de cette matière à l'école, nul ne pourra oublier de fêter, en 1992, le 500e de l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, le 350e de Montréal ou le 125e de la fédération canadienne.Dans tout ce tintamarre, il serait dommage de ne pas faire assez écho au bicentenaire des institutions parlementaires du Québec.Deux cent ans d'un appareil législatif qui est une des assises de la prétention du Québec à décider de son destin.-Si/en effet, le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est, en théorie, universellement reconnu, les critères définissant l'existence même de ces communautés sont beaucoup plus restrictifs.La langue et les traditions communes, même avec une forte concentration sur un territoire, suffisent rarement à accréditer la notion de peuple pouvant légitimement aspirer à une identité reconnue internationalement.Les Kurdes, les Bretons ou les Occitans en savent quelque chose.Même si elles ne suffisent pas à lui assurer une place au soleil, ce $ont ses institutions parlementaires et l'existence d'un gouvernement représentatif qui lui donnent la crédibilité nécessaire pour au moins se faire entendre.C'est, par exemple, une des différences essentielles entre l'ensemble des Québécois, sans égard à leur langue ou à leur origine, et la minorité anglophone du West-Island qui serait, par hypothèse, tentée de faire bande à part dans l'éventualité d'un Québec souverain.Il faut donc souhaiter que cet anniversaire amène tous les Québécois \u2014 fédéralistes ou souverainistes, de vieille souche ou dé fraîche date \u2014 à prendre conscience de leur bonne for-I turte.Et à se familiariser, afin de mieux l'apprécier, avec ce qui représente sans doute le plus précieux héritage légué par le colonialisme britannique.Mais il serait dommage que ces célébrations ne débouchent que sur un béat sentiment de satisfac-,tion*: -Elles devraient également s'inscrire dans une dynamique de modernisation qui accroîtrait le caractère démocratique de ces institutions.En comparaison d'autres pays, comme la France, le Québec est déjà largement en avance sur le plan du financement des partis politiques.Mais il reste beaucoup à faire.Par .exemple, pour stopper la dévalorisation constante du travail 'des simples députés.Surtout en raison de la sacro-sainte règle de là solidarité partisane et de la tendance malsaine à déléguer au pouvoir exécutif des responsabilités normalement du ressort de l'Assemblée nationale.Sans parler de la nécessité de revoir toute la rémunération des parlementaires de façon à favoriser le recrutement d'un personnel politique de haute qualité.Célébrer les acquis du passe, c'est bien.Mais s'assurer aujourd'hui qu'ils seront encore plus utiles demain, c'est mieux.Pierre GRAVEL 7J te/s, SiPAPA AVfrYérà Off s'&foT PAS vAm DROITS RESERVES // est imprudent pour les politiciens de spéculer sur la possibilité de violence MARCEL ADAM ersonne ne peut prédire avec certitude que la sécession du Québec serait paisible ou non.Les enseignements de l'histoire à cet égard ne portent guère à l'optimisme.Mais la tradition pacifique du Canada et le fait qu'il ait reconnu le droit du Québec à la souveraineté (en acceptant qu'il tienne un référendum sur cette question et qu'il y participe lui-même), encourage à penser que les choses se pas-seraient mieux que ce fut généralement le cas ailleurs.Il s'agit d'une question extrêmement délicate qui ne devrait jamais être traitée à la légère, particulièrement par les chefs politiques qui devraient se montrer à ce chapitre prudents et responsables.Interrogé l'autre jour sur lu possibilité que la sécession du Québec se fasse dans la violence, Brian Mulroncy se contentait de qualifier ces spéculations pessimistes de stupidités et de bêtises, sans autre commentaire.Questionne a deux reprises cette semaine par les journalistes, Jean Chrétien, maigre ses réticences, n'a malheureusement pas su éviter de spéculer plus que de raison sur cette question délicate.Disant souhaiter qu'on n'en vienne pas à la violence, le chef liberal a néanmoins parle comme si cette éventualité était possible, voire même probable.Défiant ses interlocuteurs de lui citer un cas où une sécession s'est faite à l'amiable, pour lui il n'y aura pas de violence si le Québec demeure au sein du Canada.je ne suis pas prêt à dire qu'un chef de parti ne devrait jamais traiter de cette question.Des circonstances peuvent se présenter où ce serait faire preuve d'une impardonnable irresponsabilité, particulièrement de la part d'un premier ministre, que de ne pas mettre en garde contre un risque dont aucun pays ne peut prétendre être exempté.Mais il devrait alors le faire dans les formes, c'est-à-dire de manière à ne pas allumer le feu qu'il veut éviter.Le tort de M.Chretien, c'est de s être laissé entrainer à répondre de manière impromptue à des questions hypothétiques sur le sujet le plus névralgique qui soit.Une imprudence que le chef d'un parti de gouvernement ne devrait jamais se permettre en ces temps difficiles.* * * Le statut de la Société Radio-Canada la protège contre toute ingérence du pouvoir politique dans sa politique d'information.Est-ce que cela signifie que les politiciens ne peuvent jamais se plaindre auprès de la direction de la manière d'informer de la SRC.ou que celle-ci ne peut s'amender à la suite d'une telle plainic avérée fondée?Ce problème auquel est confrontée périodiquement la société d'État se pose à nouveau ces jours-ci.Le soir du dépôt du rapport du Vérificateur général du Canada, le Téléjournal débutait par cette manchette: «Le Vérificateur général rend son verdict: Ottawa jette l'argent par les fenêtres».Indigné, le député conservateur Charles DeBlois ( un ancien journaliste ) envoie une lettre au président Gérard Veilleux pour protester.Il affirme n'avoir rien vu dans le rapport «qui puisse justifier ce raccourci démagogique qui frise le commentaire éditorial à sensation», dénonce ce «charriage (qui est) presque de la désinformation» et se dit «déçu par ce manque flagrant à l'éthique professionnelle et ô la tradition de rigueur de Radio-Canada».Après avoir réclamé «que Radio-Canada fasse sans délai une mise au point et présente ou public une analyse du message nuancé du Vérificateur général», il termine en déplorant que « Le Point» n'ait pas invité M.Denis Désautels (le premier francophone à occuper le poste de Vérificateur général du Canada) pour l'interroger sur son rapport.Dans sa réponse, le président Veilleux reconnaît, en accord avec le vice-président de la télévision française Guy Gougeon, que «la manchette pouvait induire en erreur» et «ne reflétait pas adéquatement le ton et le contenu du rapport».Il assure que « nous avons de nouveau attiré l'attention de nos salles de rédaction sur nos politiques et pratiques journalistiques en la matière» et annonce au député que M.Désautels sera l'invité de I émission «L'envers de la médaille» (le samedi 21 décembre).«Le Soleil» de Québec révélait cet échange de correspondance vendredi dernier.Les journalistes ne furent pas lents à réagir.Le syndicat des journalistes de Radio-Canada trouve «préoccu» pant que cette intrusion dans le choix éditorial (se produise) alors que s'amorce le débat constitutionnel».Pour sa part, la Fédération professionnelle des journmalistes du Québec (FPJQ) voit dans cette démarche «un exemple flagrant d'ingérence de la haute direction de Radio-Canada au sein du service d'informtion».La manchette du Téléjournal dénaturait-elle le ton et le contenu du rapport, comme l'affirme M.DeBlois et le reconnaissent MM.Veilleux et Gougeon?Lorsque, deux jours plus tard, on lui demande, au Comité des comptes publics, s'il est exagéré de lui faire dire que le gouvernement jette l'argent par les fenêtres, le Vérificateur répond: «On dit exactement le contraire dans notre rapport.» Les politiciens ont comme tous les citoyens le droit de se plaindre auprès de la direction d'un organe d'information, fût-il de propriété privée ou étatique.Mais pour la SRC, reconnaître son tort et s'amender, est-ce laisser le politique s'ingérer dans la gestion de l'information?Pas plus que ce ne l'est pour un journal ou une télévision privée de reconnaitre et corriger une erreur ou un faux-pas professionnel.On peut véritablement parler d'ingérence du politique quand le pouvoir détermine ou réussit à infléchir la politique d'information.Comme ce fut le cas en France jusqu'à l'arrivée des socialistes, mais ne le fut jamais a Radio-Canada. Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTREAL, JEUD119 DÉCEMBRE 1991 Opinions // faut bien saisir les forces et les limites du système de vérification comptable PIERRE LORTIE Ancien dirigeant de la Bourse de Montréal et de Provigo, l*auteur de l'opinion qui suit est présentement président du groupe des services financiers de Bombardier.es critiques sévères ont été exprimées au cours des derniers mois mettant en cause le jugement professionnel de vérificateurs comptables et, dans certains cas, l'adéquation des normes comptables.Ces interpellations sont particulièrement troublantes car elles visent un élément critique dans la prise de décisions d'affaires, particulièrement celles ayant une incidence financière.En effet, on prête volontiers au rapport du vérificateur la valeur de sanction de la fiabilité de l'information financière communiquée par une entreprise.Churchill aimait affirmer que «la démocratie est le pire des systèmes, sauf que personne n'a encore réussi à en inventer un meilleur».Le même jugement s'applique à la vérification comptable externe.Il suffit d'être plongé dans une situation où une décision d'affaires ou d'investissement ne peut être fondée sur des états financiers vérifiés parce que l'entreprise n'a pas recours à des vérificateurs externes pour réaliser la valeur du certificat de vérification.Par exemple, au Canada, on observe qu'environ 85% des marchands au détail ont des états financiers vérifiés, une situation qui découle sans doute d'une discipline imposée par nos grandes banques.Aux États-Unis, à peu près 15% des marchands ont des états financiers vérifiés.Cet environnement distinct a des conséquences pratiques tant pour l'accès que pour les coûts de financement.Il importe donc de bien saisir les forces et les limites du système de vérification comptable.La profession comptable est régie par un ensemble d'exigences professionnelles qui visent à assurer la compétence, l'intégrité et l'indépendance des vérificateurs.Au Québec, cette responsabilité est assumée par l'Ordre des comptables agréés qui est d'ailleurs sou- Pierre Lortie mis à la surveillance de l'Office des professions.La Loi exige que l'Ordre maintienne un processus rigoureux d'inspection professionnelle et que tout manquement soit sanctionné par un Comité de discipline.Les règles interdisent notamment à un comptable agréé de s'associer à l'information financière d'une entreprise ou d'un organisme s'il a quelque raison de croire qu'elle est erronée ou trompeuse.La question de l'indépendance des vérificateurs comptables est particulièrement critique.Elle exige de définir le mandataire.Les mandants sont normalement les \u2022actionnaires de l'entreprise bien que ce soit les administrateurs qui transigent le plus souvent directement avec les vérificateurs et qui retiennent les services de ceux-ci.Mais les utilisateurs du rapport des vérificateurs comptables dépassent largement les cadres étroits de l'entreprise.La seule façon d'assurer la satisfaction de ce trio dont les intérêts ne sont pas toujours convergents est de preserver l'indépendance des vérificateurs.Les normes standardisées sont nécessaires mais non suffisantes; l'indépendance est la clé.C'est ce qui explique que les exigences d'indépendance contenues dans le code de déontologie de l'Ordre des comptables agréés soient si sévères.Un vérificateur ne peut exprimer une opinion sur des états financiers que s'il est libre de toute influence, de tout intérêt ou de toute relation qui puisse porter atteinte à son jugement professionnel ou à son objectivité ou qui puisse avoir l'apparence d'un tel effet.Elle implique par exemple que si l'associé d'un cabinet d'experts-comptables était nommé administrateur de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, ce cabinet ne pourrait continuer d'agir comme vérificateur externe pour toute entreprise dans laquelle la Caisse a ou effectuerait un investissement important suite à sa nomination.Ce cas n'est pas théorique et illustre bien l'importance des exigences d'indépendance.Les normes comptables sont utiles à plusieurs points de vue.D'abord, elles assurent l'uniformité dans la présentation et la divulgation des informations financières aussi bien que dans les normes de verification.Celle qualité est essentielle car la capacité d'effectuer des comparaisons valables est cruciale pour les gens d'affaires et les investisseurs.Deuxièmement, parce que ces normes sont connues et standardisées, elles permettent à l'analyste ou au décideur d'interpréter correctement les résultats ou de faire les ajustements qui semblent opportuns dans le contexte de la décision à prendre.L'application de normes ne saurait toutefois garantir l'infaillibilité du système.Le rapport du vérificateur exprime un jugement professionnel, selon lequel les états financiers qu'il accompagne présentent fidèlement la situation financière de la société dans le respect des pratiques reconnues de présentation des étals financiers.Il vise à fournir un degré raisonnable de certitude que ces états financiers sont exempts d'inexactitudes importantes.Si tel n'est pas le cas, le vérificateur doit exprimer des restrictions et même une opinion carrément défavorable.Il convient d'admettre que les situations ne sont pas toujours claires et nettes et qu'elles nécessitent parfois le jugement du praticien.Cependant, les exemples sont généralement suffisamment nombreux pour guider la decision.Les nouvelles pratiques commerciales et le progrès technologi- que ont évidemment un impact considérable sur l'adéquation des normes comptables.Les innovations financières en particulier peuvent avoir une incidence sur la situation réelle d'une entreprise.Par exemple, le recours de plus en plus fréquent à la « tit rati sa-lion» des comptes à recevoir par les entreprises manufacturières soulève des interrogations quant aux responsabilités financières véritables de l'entreprise.On se préoccupe de plus en plus d'établir des normes qui permettraient de rendre compte des passifs contingents résultant des nouvelles réglementations concernant la protection de l'environnement.L'objectif des normes comptables est d'assurer que les états financiers reflètent correctement l'essence économique des transactions et des risques encourus par l'entreprise.Il est donc nécessaire que les normes comptables évoluent de façon à s'ajuster continuellement aux nouveaux besoins ainsi qu'aux nouvelles réalités.Dans la mesure où cet effort continu d'adaptation s'effectue selon des règles rigoureuses et prudentes qui prévoient, entre autres, un processus de consultation avec les principaux utilisateurs, le système d'information financière est renforcé.Au Canada, cette fonction est attribuée à l'Institut canadien des comptables agréés.L'autorité de l'Institut en ces matières, les efforts de recherche et les consultations qui précèdent toute modification aux normes assurent leur uniformité à l'échelle canadienne.Compte tenu de l'intégration des marchés financiers au Canada et des milliers de transactions qui dépassent les frontières de chaque province à chaque année, il serait ridicule qu'il en soit autrement.En fait c'est vers une plus grande normalisation des normes a l'échelle internationale que l'effort doit porter et non en sens inverse.Est-ce dire que la vérification comptable est exempte de toute lacune?Dans la mesure où on connaît ses limites, elle constitue un appui considérable à la prise de décisions économiques.On doit continuer à affiner l'outil mais, tel le jugement de Churchill, « personne n'a encore réussi à en inventer un meilleur».Une culture à deux drapeaux (2) La bruyante opposition au rapport Arpin demeure très minoritaire WES BEAUCHEMIN La Presse continue de publier aujourd'hui et demain l'opinion de l'écrivain Yves Beaucbemin sur le rapport Arpin et le dilemme Canada-Québec de nos créateurs.e grand brouhaha soulevé par des personnalités influentes laisserait croire que le rapport Arpin, après avoir été couvert d'infamie sur la place publique, finira ses tristes jours sur les tablettes.Mais a-t-il autant d'ennemis qu'on serait porté à le croire?Première constatation: sur les 264 mémoires reçus par le secrétariat de la commission, une cinquantaine seulement ont abordé le sujet de la juridiction gouvernementale en matière culturelle.Une quarantaine d'intervenants se montrent favorables à un rapatriement plus ou moins poussé de pouvoirs, les choix allant d'une augmentation limitée jusqu'à la juridiction exclusive.De ce nombre, une vingtaine d'associations et organismes optent pour l'exclusivité de ces pouvoirs: parmi eux, la FTQ, la CSN, la CEQ.l'Union des écrivain(e)s québécois, l'Union des artistes, les villes de Québec et de Montréal, la Fédération des cégeps, le Mouvement des caisses Desjardins, etc.Une dizaine d'intervenants, quant à eux, favorisent le statu cjuo, c'est-à-dire la double juridiction actuelle: parmi eux, l'Association des éditeurs anglophones du Québec, Bell, le Cirque du Soleil, l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec, la Writers' Union of Canada, le Quebec Drama Federation, la SARDEC, etc.Comme quoi la taille réelle d'une opposition ne se mesure pas toujours en décibels.Le fond de la question Notre opinion dans ce débat dépendra de la réponse à une question bien simple: les Québécois veulent-ils assumer le développement de leur culture ou laisser ce soin à d'autres, en tout ou en par-tic?La réponse à cette question dépendra elle-même de notre conviction qu'ils forment ou non un peuple.Tout le reste n'est que fafi-nage et ergotage.Si nous croyons qu'ils en forment un, la juridiction exclusive en matières culturelles ira de soi, même si son application exige un profond changement d'attitude chez certains.On choisira de corriger nos carences plutôt que de continuer à boitiller avec les béquilles du fédéral.Mais si au contraire les Québécois ne forment à nos yeux qu'un groupement quelconque, une «société distincte» (pour nommer ce minable équivalent conceptuel de notre bêlant mouton national), la double juridiction paraîtra naturelle et bienvenue.On aura deviné depuis longtemps que je fais partie du premier groupe.De ceux qui croient profondément dans la capacité des Québécois à s'assumer comme peuple.C'est d'ailleurs, j'en suis sûr, l'intime conviction d'une écrasante majorité de nos créateurs.Depuis longtemps, la mythologie canadienne n'est pour eux qu'une vieille guenille - ou un subtil gaz empoisonnant.Et le manque de cohérence de certains d'entre eux dans ce débat n'est dù.à mon avis, qu'à la mauvaise humeur provoquée chez eux par l'indifférence chronique des gouvernements québécois.Affaire de circonstances et non question de principes.Évidemment, la seule idée que le Québec pourrait exercer des pouvoirs exclusifs en matière de culture donne des sueurs froides au Canada anglais.Le 30 septembre dernier, le ministre fédéral des Communications, M.Perrin Beat-ty, déclarait a Québec devant l'Association de la radio et de la télévision de langue française que «le gouvernement fédéral entendait continuer à protéger la culture québécoise».(11) On pourrait répondre différentes choses à M.Beatty.D'abord, qu'on n'est jamais si bien protégé que par soi-même.Et puis qu'on ne protège que les faibles ou ceux qu'on veut maintenir dans la soumission.Car protéger, c'est contrôler.Mais supposons que je me trompe et ijue la «générosité » du Canada soit dépourvue d'arrière-pensées et donc une excellente chose en soi.Si elle l'est pour nous, elle devrait l'être aussi pour les Canadiens anglais, non ?Alors, comme marque de sa bonne foi.pourquoi le Canada ne proposerait-il pas au Québec un réaménagement constitutionnel en matière de culture qui prendrait la forme d'un échange de bons procédés?Le Canada anglais obtiendrait tous pouvoirs nécessaires pour protéger notre culture, mais en contrepartie, Québec obtiendrait des pouvoirs équivalents pour protéger la culture canadienne-anglaise.Trêve de plaisanteries.Quand il tient ce langage, le ministre des Communications fait tout simplement preuve de cynisme et de mépris.Chacun le sait, contrôler la culture, c'est contrôler les idées.La réaction de certains membres du milieu culturel en est une manifestation éloquente.Leurs tremblements à la seule pensée de perdre la manne fédérale montre assez l'emprise d'Ottawa sur nous.Guy Bouthillier, porte-parole du MQF, citait à ce sujet devant la commission sur la culture le texte d'un maître de la «protection» fédérale, Pierre Elliott Trudeau: «Un des moyens de contrebalancer l'attrait du séparatisme, écrivait l'ex-premier ministre, c'est d'employer un temps, une énergie et des sommes énormes au service du nationalisme fédéral.(.) Il faut affecter une part des ressources à des choses comme le drapeau national, l'hymne national, l'éducation, les conseils des arts, les sociétés de diffusion radiophonique et de télévision, les offices du film».(12) «Savez-vous, disait Balzac, qu'il n'y a pas dans une nation plus de cinquante ou soixante tètes dangereuses et où l'esprit soit en rapport avec l'ambition?Savoir gouverner, c'est connaître ces têtes-là pour les couper ou pour les acheter.» ( 13) |e ne sais si M.Beatty connaît son Balzac mais il connaît bien son Trudeau! On trouve le MAC moins efficace que le Conseil des arts?C'est justement ce que recherche Ottawa: nous maintenir dans la sujétion culturelle.De celle-là découlent toutes les autres.Mais on aurait d'autres raisons de se soustraire aux élans protecteurs d'Ottawa en matière culturelle.Quand on veut protéger quelqu'un, m'est avis qu'il faut être en meilleure posture que lui.Comment le Canada anglais, à demi noyé par la culture américaine, pourrait-il à long terme protéger efficacement la nôtre ?Semaine après semaine, les sondages BBM nous montrent que les émissions de télé les plus écoutées par les Canadiens anglais viennent des États-Unis.Seules exceptions: le sport et les nouvelles et, de temps à autre, des superproductions comme Ann of Green Gables ou Love and Hate (du réalisateur québécois Francis Mankie-wiez ).Ne pouvant compter comme nous sur le facteur de différenciation de la langue, le Canada (comme la Belgique vis-à-vis la France) éprouve d'énormes difficultés à définir sa personnalité nationale face aux États-Unis et subit depuis toujours une hémorragie des cerveaux qui le maintient dans un état d'anémie.Certains la croient incurable.«|e me demande toujours comment le Québec a réussi à conserver sa culture, disait (ohn Mann du groupe rock Spirit of the West.11 faut vraiment que les Québécois soient fiers, l'aimerais que le Canada anglais ait un peu plus de cette fierté.Nous ne savons pas qui nous sommes.» (14) Nous ne sommes ni plus fiers ni plus futés que les Canadiens: nous parlons français.C'est à la fois notre chance et la source de tous nos soucis.Car la mainmise d'Ottawa sur notre culture risque, en nous privant de leviers essentiels pour assurer la pérennité de notre différence et son épanouissement, de nous faire connaître le sort qui menace les Canadiens: celui de devenir de simples satellites de l'astre culturel américain.(À SUIVRE) (11) UPrws*.1er octobre 1991.p.B-1.(12) Le Devoir, 24 octobre 1991.p.B-6.(13) Honore de Balzac.Les employes.Cercle des Bibliophiles, p.219.(14) U Presse, 12 octobre 1991.p.D-11.Elégance et raffinement dy italic musique live au piano le son- Parties des fêtes Réveillon du 31 décembre Restaurant - Bar 2095, McGill College 288-7901 Sur les pas de Jacques Cartier Le Québec a souvent eu tendance à centrer sur Paris ses échanges avec la France.Normal, d'ail-leurs: en France, patrie du jacobinisme, Paris est à la fois capitale, métropole, coeur et cerveau du pays.Mais peu à peu les régions bougent, s'affirment et se libèrent de la prestigieuse tutelle parisienne.L'une des plus dynamiques \u2014 la région Rhôné-AI-pes.qui gravite autour de villes comme Lyon et Grenoble \u2014, a entrepris ces dernières années une action concertée pour s'ouvrir au monde directement sans passer par Paris, et développer des réseaux d'éenan-ges avec l'Amérique du Nord, le Québec faisant en l'occurrence figure de tète de pont.* * * ;|: Sous l'impulsion de l'infatigable Alain Bideaii, chercheur en démographie génétique et de son corti-plice québécois l'anthropologue Lionel Vallée-, Tde l'Université de Montréal, le Centre (acques Cartier, refaisant le voyage du grand navigateur, vise précisément à tisser des liens entre la région Rhône-Alpes et le Québec, le Canada anglais et les États-Unis.\u2022 \u2022 \u2022 Les colloques multidisciplinaires qui chaque fois mettent en présence des centaines de chercheurs et de décideurs rhône-alpins et nord-américains, ont lieu tantôt à Lyon, tantôt au Québec, tous les deux ans théoriquement \u2014 exception à la règle, les colloques, a peine terminés à Lyon, réapparaîtront dés Tan prochain à Montréal à cause du 350e anniversaire de la belle équipée du Sieur de Maisonneuve.Les colloques sont financés conjointement par les gouvernements de divers paliers, des deux côtés de l'océan, de même que par un certain nombre d'entreprises et d'instituts de recherche.Jusqu'à présent, près de deux mille décideurs, praticiens et experts de toutes catégories ont participé à ces colloques dont la particularité est de couvrir une extraordinaire diversité de sujets et de réunir à la fois* des universitaires et des gens d'affaire, des artistes et dés écrivains aussi bien que des hauts fonctionnaires et des gens engagés dans des activités communautaires.Ainsi, lors des quatrièmes entretiens du Centre lacques Cartier qui se déroulaient début décembre a Lyon, huit colloques se déroulaient simultanément aux quatre coins de la ville: musées, conservation^ ét restauration; patrimoine et développement; régulation des déplacements urbains par leurs prix; cadre théorique de la gestion des crises dans les sociétés complexes; gestion environnementale des grands bassins hydrographiques; action humanitaire internationale; tendances en chimie supramoléculaire; Mozart ou l'éthique des lumières.Plus une table ronde sur le capital-risque! Autant de forums où l'on retrouvait un nombre égal de Rhône-alpins et de Nord-Américains, la part du lion revenant aux Que* bécois, associés à l'entreprise depuis le début.Des personnalités aussi diverses que Claude Be-land du Mouvement Desjardins, l'urbaniste Phyllis Lambert, l'ancien député lean-Pierre Charbonneau (invité pour son expérience d'animateur au Rwanda ), le chimiste T.C.Chan de McGill, Louise Roy dé la STCUM, l'architecte torontois Kenneth Green* berg, l'écrivain Yves Beauchemin et le pianiste Marc-André Hamelin (parmi beaucoup d'autres, dont une forte délégation d'Hydro-Quebec), avaient fait le voyage cette année.L'an prochain, pour les cinquièmes entretiens qui auront lieu à Montréal; le menu sera beaucoup plus considérable.Pour quelques critiques, ces colloques élargis* ont le défaut d'être trop pointus pour les profanes, èt pas assez pour les spécialistes.Pour d'autres, au contraire, c'est justement cette diversité d'intervenants qui en accroît l'intérêt.Ainsi Mme Roy de la STCUM, qui se disait ravie d'avoir pu rencontrer des gens qui n'ont pas tous la même perspective sur les questions de transport urbain.* * * 11 y a d'innombrables secteurs où l'on a intérêt à puiser à même l'expérience française.En recherche pharmaceutique par exemple, l'une des rares industries de pointe de la région montréalaise, la France reste l'un des pays les plus avancés au monde \u2014 dépassant à plusieurs égards les États-Unis.Et c'est justement autour de Lyon-que sont concentrés les «grands» du domaine: l'immense Rhône-Poulenc, et les laboratoires Mérieux, spécialisés dans les vaccins.;.\\ L'hydrographie est un autre secteur d'intéfét commun.Cette région de vallées et de montagnes e$t irriguée de partout et traversée par le plus large-dès' fleuves français.Les gens d'affaires aussi veulent établir des contacts \u2014 ainsi le Mouvement Desjantf n$,* qui cherche des partenaires européens.; * 1 ?* Au chapitre du transport urbain et du tfatri-1 moine, Lyon partage avec Montreal la mémoire vi~ vante de nombreux massacres.Par suite d'une de ces decisions délirantes dont Montréal n'a pas, semble-t-il, le monopole, l'autoroute Paris-Marseille arrive en plein centre de Lyon ; les rives de la Saône sont bordés de parkings*; celles du Rhône, bordés de voies rapides.Embouteillages monstrueux, pollution, inextricable echeveau de sens uniques.Un désastre.On a enfin fait dériver les camions, et l'on prévoit des voies peripheric ques d'ici quelques années pour le reste de la circula-\" Hon.Il reste que Lyon vit encore avec ce legs empoisonne.Heureusement, l'intervention de résidants \u2014 dont au premier chef le journaliste Régis Neyrèt,\" amateur passionné de sa ville \u2014 a réussi à rescaper l'essentiel du Vieux-Lyon du pic des démolisseurs.La fameuse loi Malraux, qui prévoit de puissants-incitatifs a la restauration, a fait le reste.Aujourd'hui, nombre d'édifices et de cours intérieures du Vieux-Lyon ont retrouvé leur beauté d'origine, à ce detail près qu'on les a revêtus de couleurs rose, beige, ocré et mordoré.Toutes les restaurations s'inscrivent d'ailleurs dans cette palette de couleurs définie par une équipe, d'architectes.Lyon, la ville grise qu'on disait synonyme d'ennui, est devenue uuc .*!e presque aussi rose que Toulouse, et ma foi, fori t*.:.\\ On a voulu, peut-être pour mieux se démarquer de Paris, lui donner une allure plus italienne que nordique.On a aussi, à un rythme plus lent cependant, amorcé la restauration du quartier historique de la Croix-Rousse, la colline où vivaient les tisserands qu'on appelait les canuts, à l'époque où Lyon était Jè.grand centre du commerce de la soie.Quand Lyon s'attaquera à ses rives, elle regagnera son atout suprême: les deux fleuves qui la traversent.^ Parmi les autres sujets d'intérêts communs, mentionnons la recherche en génétique.Ce n'est pas -un hasard si c'est l'un des domaines où Lyonnais et Québécois collaborent depuis le plus longtemps, et si c'est comme chercheur en génétique qu'Alain Bi-deau a eu ses premiers contacts avec le Quebec.Le Québec est le paradis des généticiens à cause de sa population homogène et stable, du peu de migra-lions qui l'ont affectée et des registres qui remontent au debut de la colonie, et qu'aucune guerre n'a dé: * truits.\u2022i A .1 .» .1 ,1 %X .» .4 'I 1 B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 DECEMBRE 1991 LES DERNIERS JOURS DE L'UNION SOVIÉTIQUE L'Ukraine demande l'aide de Washington pour détruire son arsenal nucléaire : d'après AFP KIEV.(URSS) Le président ukrainien Leonid Kravtchouk a demandé, hier, à Kiev, l'aide des États-Unis pour détruire l'arsenal nucléaire stationné en Ukraine, tandis que le secrétaire d'État américain lames Baker a déclaré que cette république était « sur le point » de remplir toutes les conditions mises par Washington à une reconnais- sance diplomatique pleine et entière.« L'Ukraine a tout à fait l'intention de s'en tenir aux décisions et aux actions conduisant à la destruction complète des armements nucléaires stratégiques et tactiques » sur son territoire, a dit M.Kravtchouk à l'issue de trois heures d'entretiens avec M.Baker.M.Kravtchouk a annoncé que l'Ukraine avait demandé aux Etats-Unis d'envoyer ses experts en armements nucléaires pour « aider à résoudre les problèmes C'était au tour de Leonid Kravtchouk, président de l'Ukraine, de rencontrer hier le secrétaire d'État américain James Baker, à Kiev- ?REPÈRES un chaos peu commun DENIS NIAULT Agence France-Presse PARIS ¦ L'application systématique à Moscou de la maxime « du passé faisons table rase » s'est traduite par un chaos peu commun dans les frontières de l'ex-URSS, mais promet aussi un vaste imbroglio sur la scène internationale à tous les échelons diplomatique, économique ou sportif.La mort annoncée de ce qui fut pendant 70 ans l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques suscite en effet des inquiétudes d'ordre géostratégique et une cascade d'interrogations.Celles-ci portent aussi bien sur l'avenir du siège permanent de l'ex- URSS au Conseil de sécurité de l'ONU que sur le respect des traités et engagements économiques qu'elle a souscrits, sans oublier le casse-tête posé.par la participation aux J« manifestations sportives \u2022 Td'athlètcs qui ont vu leurs équipes voler en éclats en |* même temps que l'empire.Les responsables de l'ONU en sont réduits à espérer que la Russie héritera du siège permanent de l'URSS au Conseil de sécurité, au nom de l'hypothétique contrôle par cette république de l'arsenal nucléaire de l'ex-URSS.Mais les répu-bliques nouvellement indépendantes et avides de reconnaissance pourraient en juger autrement.Par ailleurs, toutes peuvent à terme revendiquer leur adhésion à l'ONU.à deux exceptions notables, celles de la Belarus (ex-Biélorussie) et l'Ukraine, ces deux républiques étant déjà membres de l'organisation internationale depuis sa création en I945.Il est aussi envisageable que la Communauté des Etats Indépendants (CEI \u2014 Belarus, Ukraine, Russie auxquelles pourraient se joindre d'autres républiques, à commencer par celles d'Asie centrale) cherche à hériter aux Nations unies des responsabilités assumées par l'URSS.Le scénario poserait cependant un problème juridique aigu, la charte de l'ONU prenant en compte les États et non les associations d'États.C'est pour cette raison que la CEE ou le Commonwealth britannique n'y sont pas représentés.Le problème des contributions de l'URSS à l'ONU devra aussi être réglé.L'URSS a cessé de verser le moindre argent à la plupart des organisations de l'ONU depuis la mi-9l.La question se pose également pour le règlement des dettes de l'État soviétique.Le cas des ambassades Dans un autre registre, nul n'est à môme d'indiauer aujourd'hui ce qu'il adviendra des ambassades soviétiques apres la dissolution du minis- tère soviétique des affaires étrangères (MID) et le limogeage du tiers de ses 3000 fonctionnaires, au terme d'une décision du conseil d'État.La décision s'était accompagnée de la fermeture du ministère des relations économiques extérieures et des représentations commerciales soviétiques à l'étranger .Résultat, l'on s'attend par exemple à ce que le tiers des diplomates soviétiques en poste à Genève plient bagages dès le début de l'année 92.Et l'on suppute, en attendant des clarifications officielles, que la Russie prendra la relève des ambassades de l'ex-URSS et accueillera dans ses locaux diplomatiques des représentants des diverses républiques.En revanche, l'éclatement de l'URSS ne devrait pas affecter outre mesure d'un point de vue juridique les relations de la nouvelle entité à venir avec les institutions financières internationales.Des précautions avaient été prises dans ce domaine.Ainsi l'accord passé en septembre dernier avec le fonds monétaire international (FMI) et la banque mondiale stipulait que la coopération s'établirait avec l'Union et la plupart des républiques.Cela étant, le dialogue avec 12 interlocuteurs au lieu d'un seul risque de compliquer les choses.Souplesse pour les Olympiques Au plan sportif, le président du Comité International Olympique (CIO).l'Espagnol |uan Antonio Samaranch, a plaidé pour une attitude souple.« Les choses vont tellement vite qu'il faut s'adapter rapidement, mais sans précipitation », a-t-il déclaré.Pour les feux olympiques d'hiver à Albertville (France) qui s'ouvrent en février, il a été conve-nu entre les responsables olympiques des républiques que l'équipe serait unie et qu'elle conserverait son ancien hymne et son vieux drapeau.Le compromis pourrait cependant être remis en cause après la décision d'amener une fois pour toutes le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau le 31 décembre au soir, au Kremlin.Les dirigeants des 12 républiques ont été par ailleurs conviés le 9 mars prochain à une réunion à Lausanne (Suisse) pour tenter de se mettre d'accord sur les modalités de leur participation aux Jeux olympiques d'été, prévus à Barcelone (Espagne) à la fin juillet et au début août.Pour le reste, chaque jour qui passe amène son lot d'interrogations et de surprises.Ainsi, les défenseurs d'un homme d'affaires israélien d'origine soviétique, détenu à Genève sous le coup d'une demande d'extradition émanant du procureur de l'URSS, ont réclamé cette semaine la relaxe pure et simple de leur client.Motif invoqué : comment pourrait-on prétendre extrader un prévenu quand l'Étal requérant « n'existe plus?» de leur destruction ».Il a souligné que l'Ukraine respecterait tous les accords internationaux passés avec l'URSS en matière de désarmement conventionnel ou nucléaire.Les États-Unis prévoient d'affecter quelque 400 millions de dollars pris sur leur budget de défense aux projets de désarmement dans les quatre républiques qui possèdent des armements nucléaires.Des officiels américains ont confié aux journalistes, d'une manière informelle, que des spécialistes américains du nucléaire pourraient commencer à arriver dans ces républiques dès janvier.M.Kravtchouk a estimé qu'une reconnaissance diplomatique complète des États-Unis aiderait à « garantir » des réformes économiques et politiques rapides, mais des officiels ukrainiens ont précisé qu'ils n'avaient pas demandé ouvertement à Washington d'instaurer de telles relations actuellement.M.Baker, pour sa part, s'est à nouveau référé à son discours prononce à Moscou en septembre dernier dans lequel il ennuierait les conditions d'établissement d'un marché libre et de réformes démocratiques dans les républiques souveraines avant que celles-ci puissent être reconnues par Washington.« Les républiques qui adoptent ces principes et ces valeurs seront reconnues par les États-Unis », a-t-il dit ajoutant que « l'Ukraine est en pointe parmi ces républiques ».Par ailleurs, les Etats-Unis doivent agir vite pour répondre aux souhaits d'anciennes républiques soviétiques d'entreprendre la destruction d'armes nucléaires, a déclaré hier le sénateur républicain de l'Indiana Richard Lugar, ajoutant que « c'est la plus sérieuse affaire de sécurité nationale à laquelle nous faisons face ».M.Lugar a enjoint « le président et les Américains de commencer un compte à rebours quotidien » pour ces destructions.«Cesarmes représentent une terrible menace pour la sécurité des États-Unis et pour la qualité de vie de l'Ukraine », a poursuivi le sénateur, ajoutant que « la reconnaissance diplomatique de l'Ukraine et des autres républiques doit être considérée sur la base de leur acceptation complète des obligations du traité de contrôle des armes, négocié auparavant avec l'Union soviétique, et sur la base de leur totale coopération pour une rapide et systématique destruction des armes nucléaires tactiques et stratégiques actuellement sous le contrôle de diverses républiques ».M.Baker avait rencontré plus tôt dans la journée à Minsk le président du parlement de Belarus (ex-Biélorussie), M.Stanislav Chouchkevitch, qui avait lui aussi annoncé que sa république avait l'intention de se dénucléariscr.Les officiels qui accompagnent M.Baker se sont dits très rassurés par la position de la Belarus sur la question nucléaire.vrorea-t-om 1e retour die i'aiaie a dieux têtes ?L'aigle à deux tètes pourrait bien redevenir l'emblème national de la Russie \u2014 sans la couronne ni le sceptre des tsars.Le gouvernement de Boris Eltsine a indiqué hier qu'il recommanderait au parlement de substituer l'aigle à l'emblème où se croisent le marteau et la faucille communistes.Le premier vice-premier ministre Cuennadi Bourboulis juge souhaitable que l'oiseau de proie n'ait * pas l'air trop méchant ».Dépouille de la couronne et du sceptre, le symbole national ne pourra être assimilé au régime impérial prérévolutionnaire, a-t-il dit aux journalistes.Un air extrait de l'opéra * La Vie pour le Tsar *, du compositeur Ivan Clinka, est devenu cette année l'hymne national russe.VERS LA FIN DE L'UNION SOVIETIQUE ETATS BALTES Indépendant* reconnue par IVRSS le 6 septembre 1991 ESTONIE l,6miIHondhabiiams LETTONIE 2.7 millions tfhabcants LITUANIE 37 millions d'habiams BELARUS LETT ESTONIE LITUANIE MOLDAVIE '\\.'¦ AZERBAÏDJAN MOLDAVIE 4.3 millions d'habitants Indépendance adoptée par référendum le 8 décembre 1991 GEORGIE 5.4 millions d'habitants Indépendance proclamée après rélérendum le 9 avril 1991 ARMENIE 3,3 millions d'habitants Indépendance ratifiée par rôferenoum le 21 sepiemore 1991 AZERBAÏDJAN 7.1 millions d'habitants Indépendance votée par le Parlement le 30 août 1991 REPUBLIQUES SLAVES Signataires de l'accord sur la Communauté des Etats Indépendants, le 8 décembre 1991 RUSSIE 145 millions d'habitants Souveraineté proclamée le 12 juin 1990 UKRAINE 52 millions d'habitants Indépendance confirmée par référendum ta 1er décembre 1991 BELARUS 10,2 millions d'habitants Indépendance déclarée le 25 août 1991 REPUBLIQUES MUSULMANES D'ASIE CENTRALE Favorables i une Communauté des Etats Indépendants TURKMENISTAN 3.5 millions d'habitants Indépendance proclamée le 27 octobre 1991 OUZBEKISTAN 20 millions d'habitants Indépendance proclamée le 31 août 1991 KAZAKHSTAN 17 millions d'habitants Indépendance déclarée lo 16 dôcerr.bro 1991 TADJIKISTAN 5.2 millions d'habitants Indépendance déclarée le 9 septembre 1991 KIRGHIZSTAN 4.3 millions d'habitants Indépendance déclarée to 31 août 1991.TURKMENISTAN KIRGHIZSTAN BTAN AFP infographie \u2022 franci s N allier Gorbatchev et Eltsine ont décidé que l'URSS cessera d'exister avant la fin de l'année.Vladimir Jerinovski se pose en « leader fort » PAULE ROB IT AILLE collaboration spéciale MOSCOU Vladrimir Jerinovski n'aurait pu choisir meilleur moment pour lancer son blitz publicitaire.Comme s'il avait prévu l'effondrement de l'URSS.Vladimir Jerinovski est une version russe du leader de l'extrême-droite française Jean-Marie Le Pen.Troisième aux élections présidentielles de juin dernier, loin derrière Boris Eltsine, aujourd'hui, il sème le doute.Par ces temps de crises, les idées nationalistes se vendent bien.Au deuxième étage d'une vieille bibliothèque du gouvernement jadis soviétique, le leader du Parti libéral démocrate donne une conférence de presse.« La déchéance de l'URSS, c'est la catastrophe pour tout le monde, mais surtout pour les Russes! C'est comme se réveiller un matin et découvrir que toute sa famille a été tuée.Nous deviendrons les nègres de l'Union soviétique!» Des bonnes dames bien en chair applaudissent.Interrogées après la conférence de presse, ces dames diront que la Russie est au bord du gouffre, quelles en ont marre de faire la queue devant des comptoirs vides.Elles sont essoufflées, fatiguées.Leur héros leur promet l'ordre de jadis.« L'abdication de Mikhaïl Gorbatchev, je m'en réjouis, lance l'une d'elles.Mais que mon pays disparaisse et que tout s'écroule, cela je ne l'accepte pas.» Le leader nationaliste, tout rouge et en sueur, affirme son credo : « Il n'y aura plus d'Etats baltes, plus de pays géorgien, ni de républiques asiatiques, mais seulement une Grande Russie! Une Russie grande comme l'ancienne URSS, ou les republiquestseront des provinces.Plus question d'in- dépendance.Les Russes seront chez eux une fois pour toute!» Applaudissements.Décidément, l'homme a beaucoup de charisme.Jerinovski exige maintenant des élections présidentielles et un référendum sur l'Union à la grandeur du territoire de l'URSS.« C'est la seule façon d'éviter le chaos.Et ces élections, j'en suis convaincu, je les gagnerai ! » Le leader nationaliste veut un État fédéral et un gouvernement central fort.Il rêve de régner à la manière de Bismark en Allemagne ou de de Gaulle en Fraude.« Chez nous, il faut un leader fort, c'est la seule façon de s'en sortir.» Jerinovski pointe l'index vers le ciel et promet qu'avec lui il n'y aura plus d'ambiguïté, il y aura un gouvernement, une armée, un système financier, et une langue officielle : le russe.» Puis, il parle du traité de Minsk : « Quelle bêtise! » Les grasses femmes hochent la tête en signe d'approbation.«c C'était trois États, samedi ce sera neuf États, et un jour, ils seront 60! » Selon le leader nationaliste, les Russes, qui sont minoritaires dans les républiques sécessionnis- tes, n'ont déjà plus de droits et sont victimes de discrimination.Jerinovski prévoit de plus que le territoire de la Russie sera dépecé; chacune des régions autonomes revendiquera son indépendance, ne laissant aux Russes qu'un petit bout de territoire grand comme la Pologne.La quarantaine, Vladimir Jerinovski a tout d'un avocat : il plaide sa cause avec entêtement.«Fasciste, moi?Voyons donc! C'est de la propagande de journaliste tout ça! Je ne dis pas que les Russes sont supérieurs, je dis seulement qu'ils sont en danger.C'est l'apartheid qui s'installe ici! » *s\u2014i Le Monde Autres informations ?ë,6 Jerinovski affirme qu'il peut compter sur un nombre croissant de partisans au sein de l'armée.Il a déjà rallié à sa cause les vieux communistes purs et durs et les jeunes monarchistes.Interviewé par La Presse après la conférence de presse, dans son bureau à moitié vide, Vladimir Jerinovski se calme.Il parle au téléphone à un homme qui doit lui acheter quelques grosses voitures.« Vous savez, si je veux c^ue mon parti soit populaire, je dots investir.» Il explique qu'il a opté pout la thèse nationaliste parce qu'il n'avait pas d'autre choix.« C'est impossible d'utiliser telle ou telle idéologie ces jours-ci.Les gens sont fatigués de la politique.Le nationalisme est la seule idée qui se vend bien.» Puis, il s'empresse d'ajouter : « Mais ne croyez pas que je ne suis qu'un simple opportuniste.Ce n'est pas moi qui a profité de cette idée le premier, ce sont les démocrates des autres républiques.Ceux-là même qui ont tout gâehé.qui font fait de mon peuple des nègres soviétiques et qui ont détruit l'URSS! » Ultime convocation du Soviet suprême d'après AFP et Reutcr MOSCOU ikhail Gorbatchev s'est prononcé pour la convocation une dernière fois du Soviet suprême de l'Union soviétique afin d'annoncer « de façon civilisée » le transfert des fonctions du parlement à une nouvelle structure représentative inter-étatique, u annoncé l'agence TASS hier.Dans une lettre adressée aux chefs d'État devant participer samedi à la rencontre d'Alma Ata, M.Gorbatchev a par ailleurs precise sa position sur le processus en cours, selon le président du Soviet des républiques, Anouar-bek Alimjanov, cité par l'agence TASS.Le président soviétique a rencontré mardi les présidences des deux chambres du parlement soviétique ainsi cjuc les représenr tants des commissions parlementaires.Dans sa lettre, M.Gorbatchev donne son sentiment sur l'accord de Minsk créant une Communauté des États indépendants et la déclaration commune adoptée vendredi dernier à Achkhabad par les cinq républiques d'Asie cen- trale.Il insiste pour que tout soit fait par la voie constitutionnelle et souligne la nécessité d'une transition devant aboutir è la création d'une nouvelle forme d'État, selon M.Alimjanov.Par ailleurs, la requête d'un groupe de députés soviétiques pour la convocation d'Un congrès extraordinaire des députés du peuple a recueilli 441 signatures, soit un cinquième des députés, quorum nécessaire pour que cette requête soit valable, a annonce hier le porte-parole de ce croupe, M.Vladimir Samarine.cité par l'agence Interfax. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 DÉCEMBRE 1991 amis non « 4 « ¦ Achetez un billet d'avion de 299$ pour New York (aéroport La Guardia) ou Boston, et emmenez gratuitement un ami avec vous ! Delta vous propose le tarif le plus amical qui ait jamais été offert: le tarif gratuite En effet, dès maintenant, lorsque vous achetez un billet de 299 $ pour New York (aéroport La Guardia) ou Boston, vous pouvez emmener un ami avec vous, gratuitement! Il vous suffit de partir n'importe quand entre le 6 janvier et le 12 mars, et d'être de retour au plus tard le 21 mars 1992.Bien entendu, même s'il ne vous en coûte rien, vous profitez du meilleur service oui soit à bord d'un avion.En effet, Delta, depuis 17 années consécutives, est la championne des principales compagnies américaines en ce qui a trait à la satisfaction des passagers.* Pour réserver ou obtenir plus de renseignements, consultez votre agent de voyages ou appelez Delta au 337-5520.et profitez du rabais le plus amical qui soit! I \u2022 m \u2022 \u2022 \u2022 EAmourDu MétierNousDotmeDes Aûes.™ ' Restrictions: *Le tarif ne comprend pas les taxés applicables el 'ou les frais excédentaires 1 c premier passager doit assumer les frais excédentaires de 66.53$ en dollars canadiens, qui comprennent les taxes américaines el canadiennes, la taxe sur les biens et services et les frais d'immigration.Le deuxième passagei ne doit assumer que les Frais d'immigration de 5.o8$ en dollars canadiens.Les deux passagers doivent voyagei ensemble tout au long de L'itinéraire.I e depatt doit avoir lieu entre le o jam ici et le 11 mais h>02 inclusivement.I e voj age doit étu* complété au plus tard le 21 mars 1992.Les réservations doivent être faites au moins H jours avant le depart 1 es billets doivent être achetés .m moins 14 jours avant le depart ou trois jouis après les reservations, selon la preinieie éventualité.Aucune substitution n'est permise.Les billets ne sont pas remboursables l e nombre de Sièges est limité: les sièges peuvent ne pas être disponibles pour tous les vols.Les tarifs sont sous réserve de 1 approbation gouvernementale et sont sujets a changement sans préavis.L'offre est salable pour la liaison sans escale Montréal Nev« Yotk (aéroport La Guardia) ou Boston en classe économique.*Sclon les statistiques stir la satisfaction des passagers établies par le ministère des Transports des ttats-L'nis.© 1991 Delta Air Lines.Inc f Fiducie SunLife 8.5% 1*800-387-1298 5 ANS CPG/RËER Taux sujet a changement Économie [514) 398-0468 B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 DECEMBRE 1991 s/CANDEREL MAISON TRUST ROYAL 630 ouest.boul.René-Lévesque Renseignements de location 842-8636 .|h«r ' \u2022I- » MONTRÉAL 1769,31 (+5,82) (+0.33°o) TORONTO 3332,62 (+7,54) (+0.23°o) NEW YORK 2908,09 (+5.81) (+0,20°o) DOLLAR CANADIEN 87,18e (-0.06e) PÉTROLE (N.-Y.) 19,40$ ( - 0,05*) OR (N.-Y.) 359,00$ (+1,70s) i TAUX D'ESCOMPTE 18 décembre 7,57% J A S 0 N déc.91 Source: SaoQUi t j Canaaa ;«'cc.-*y.~u ft.Hausse du taux d'escompte Presse Canadienne OTTAWA La Banque du Canada a augmente son taux d'escompte de 0,05 p.cent, hier.Lee taux directeur est donc passé à 7,57 p.cent.Cette progression faisait suite à quatre reculs consécutifs.On prévoyait d'ailleurs une légère hausse du taux d'escompte dans le but de soutenir le dollar canadien.Celui-ci a été pris de quelques accès de faiblesse ces jours-ci et hier, il reculait de six centièmes à 87,18 cents US.Au cours des 12 derniers mois, le taux directeur a at-teinî son niveau le plus élevé le 20 décembre 1990 ( I 1,78 p.cent).Durant cette même période, son niveau le plus bas a été enregistre la semaine dernière (7,52 p.cent).La Banque du Canada établit le taux d'escompte toutes les semaines à un quart de point de pourcentage au-dessus du rendement moyen des bons du Trésor à échéance de 90 jours.La banque vend ses obligta-tlons par adjudication aux distributeur^ initiaux d'obligatious négociables du gouvernement.T Plan de relance de Montréal : un accueil partagé LISA BINSSE Le plan de relance de Montréal proposé celte semaine par le ministre Daniel lohnson suscite un accueil à la fois positif et partagé.Certains hésitent à se prononcer sur ce plan sans en connaître mieux tous les aspects.«le m'y perds, de commenter Gaétan Derosiers, secrétaire-général de Pro-Est.Les objectifs \u2014 innovation, modernisation, formation \u2014 sont intéressants et louables, mais je ne vois pas encore le comment.» Outre sa deception quant au choix de remplacement de l'école des métiers de plastique (dans le sud-ouest et non dans Test), M.Desrosiers a aussi peur que les problèmes aigus du coeur de Montréal, dont la pauvreté, soient oubliés.11 s'interroge sur la définition, un peu vaste à son goût, qu'on donne à la région de Montréal.Odette Mercier, directrice régionale de la Société des industries de plastique du Canada, division Québec, est très contente de voir la création de cette école de métier, réclamée par son groupe depuis plusieurs années.Selon elle, le plan aura des retombées positives pour l'industrie, localisée à 73 p.cent dans le Grand Montréal.Participation Luigi Liberalore, président du Bureau de commerce de Montréal (Board of Trade), est pour sa part emballé: «Je suis encouragé de voir que le gouvernement commence à être sensibilisé au fait que toute relance passe par la créativité et la participation des gens.Les solutions à moyen et long terme passent lion pas par l'argent mais par un changement d'attitude des gens.Les solutions doivent venir de la base, des gens, c'est ça qui va faire notre richesse.» 11 pense que le budget (une somme globale de 415,4 millions de dollars sur cinq ans) est substantiel compte tenu des restrictions financières du gouvernement.«C'est un bon départ.Il faut s'assurer que l'argent soit dépensée au bon endroit.» Il est heureux de voir que le plan de relance englobe les régions, ce qui devrait permettre d'éliminer les sempiternelles chicanes de comtés.Pierre-Paul Proulx, professeur d'économie à l'Université de Montréal, note que le contenu semble y être (innovation, ressources humaines, marketing international, collaboration globale) mais certains cléments y manquent, dont la place de Montréal dans un espace économique qui tient compte de l'accord du libre-échange.Innovatech Quant à la création d'innovatech Grand Montréal, le principal aspect de ce vaste plan, M.Proulx est d'avis que la qualité des nominations au conseil d'administra- tion sera très importante.Il espère y voir des gens qui pensent et qui agissent.Il est satisfait des sommes allouées à ce plan.«Il faut s'en réjouir.C'est une bonne chose.Il faut bien dépenser cet argent.» 11 est aussi content de la reconnaissance de Montréal comme moteur économique de la province.Innovatech, qui gérera un fonds de 300 millions, veut, selon André Marcoux, coordonnâtes des programmes de relance dans l'est et le sud-ouest pour le Conseil du Trésor, à Montréal, inciter l'innovation dans les entreprises.Déjà certaines pourraient être considérées, dont Johnson & lohnson, qui dispose présentement d'un produit innovateur dont l'application pourrait être étendue à d'autres secteurs.Mme Ghislaine Lavigne, chargée de projets affaires publiques, s'intéresse énormément au plan de relance et I & J, a-t-elle dit, va sûrement se mettre se mettre sûr les rangs.Les Canadiens subissent une baisse de revenus à cause de la récession Plus d'un million d'enfants vivent dans des familles pauvres Les consommateurs ne boudent pas les décorations de Noël Presse Canadienne OITAWA Les revenus des familles canadiennes ont diminué au cours de la première année de la récession, faisant en sorte que plus de gens \u2014 particulièrement les enfants\u2014 vivent dans la pauvreté, a rapporté hier Statistique Canada.Le revenu moyen d'un ménage a chuté de 1.6 p.cent l'an dernier, une fois l'inflation pris en compte, et s'établissait à 51 633 $.Ce sont les jeunes gens et les mères chefs de familles monoparentales qui ont été les plus affectés.Le revenu.moyen d'une famille dont le père est âgé de moins de 25 ans est tombé de 10,9 p.cent à 32387 $.Dans une famille monoparentale où la mère est chef de famille le revenu moyen a baissé de 7,3 p.cent à 21 961 $.Un million d'enfants On estime à 1013000 le nombre d'enfants vivant dans des familles dont les revenus sont inférieurs aux sommes d'argent nécessaires pour subvenir aux besoins de base ( nourriture, transport et logement), selon les données établies par Statistique Canada.Par rapport à 1989, on compte 150000 enfants de plus vivant dans la pauvreté.Le niveau de pauvreté tel que défini par Statistique Canada varie selon la grosseur et le type de famille.En 1990, un ménage de quatre personnes était considéré comme étant pauvre lorsque son revenu était inférieur à 23676$.Une famille composée d'un parent unique et de deux enfants vivait dans la pauvreté si son revenu totalisait moins de 20125 $, de même qu'une personne seule ayant reçu moins de 11 838 $ durant l'année.En vertu de ces données, on chiffre à 3821000 le nombre de Canadiens pauvres en 1990, par rapport à 3487000 l'année précédente.On attribue cette baisse de revenus aux pertes d'emplois.Le nombre moyen de personnes re- vevant un salaire au sein d'une famille est passé de 1,8 p.cent en 1989 à 1,75 l'année dernière.«Cette baisse ressemble à celle survenue durant la récession du début des années 80», explique l'agence fédérale de statistique.Environ 17,4 p.cent des enfants étaient considérés comme pauvres alors que 14,6 p.cent de l'ensemble de la population tombaient dans cette catégorie.Quelque 38,4 p.cent des jeunes ménages (moins de 25 ans) vivaient sous le seuil de la pauvreté en 1990.Ils étaient 28 p.cent en 1989.Par ailleurs, 60,6 p.cent des familles monoparentales dont le chef est une femme vivaient dans la pauvreté, comparativement à 52,9 p.cent en 1989.La récession a commence en avril 1990.L'économie a connu une croissance au printemps mais on se rend compte de plus en plus que la dégringolade se poursuit.LISA BINSSE L Revenu moyen Le revenu familial moyen en 1990, ajusté pour tenir compte de l'inflation, était en baisse de 1,6 pour cent par rapport à 1989.- :-r.-f.- ¦.\u2022\u2022.¦.fff.;:-.:-i Ontario C.-B.Alberta Manitoba Québec N.-E.Saskatchewan N.-B.T.-N.L-P.-E.S Canada 57 027 $ 54 448 $ 51 985 $ 47 178$ 47 158$ 44 385$ 44 234 $ 42 356 $ 40 770 $ 39 701 $ 51 633 $! esprit de N o è I oblige, les con-som mateurs sont aussi nombreux à venir voir dans les magasins les arbres et les décorations de Noél.Et, malgré la récession, ils achètent ne serait-ce que pour enjoliver la maison qu'ils quitteront moins en cette fin d'année.«Noël, c'est différent, souligne Andy Rafelman, directeur du marketing chez Noma Industries Ltd.Les gens achètent spontanément.Et pendant une recession, les gens ne vont pas en Floride.Ils sortent moins et reçoivent plus.Donc, ils décorent plus.C'est une façon peu dispendieuse d'ajouter un peu de joie et se sentir bien.» _ Noma, une société qui dessine, fabrique et vend différents produits électriques \u2014 rallonges électriques, éléments d'éclairage de jardins, tracteurs, tondeuses, etc.\u2014 est aussi l'un des plus importants fabricants et détaillants de décorations de Noél au Canada.M.Rafelman affirme que Noma, qui compte quelque 3000 employés en Amérique du Nord, dont entre 600 et 1200 juste dans la division des decorations de Noèl, n'a rien ressenti lors de la récession de 1981-82.Cette fois, c'est différent.«On la ressent plus.C'est un marché compétitif, mais nous nous maintenons.» Les décorations de Noel constituent un marché de 250 millions de dollars au Canada où la société Noma détient 25 à 30 p.cent de ce marché particulier (le pourcentage atteint 70 p.cent dans certains secteurs comme les lumières extérieures).M.Rafelman note que le taux de change élevé est mauvais pour Noma parce que cela facilite l'entrée des produits importés.\u2022 Reduction de prix Noma, société entièrement canadienne qui a vu le jour il y a 37 ans en Ontario, a dû réduire ses prix, parfois jusqu'à 20 p.cent sur certains articles.pour rester compétitive, mais le volume des ventes a progressé.D'où la stabilité des ventes.Sa division de decorations de Noél offre «tout ce que vous pouvez imaginer»: arbres artificiels, guirlandes, glaçons, décorations diverses, bas de Noèl, habits pour le Père Noèl, lumières intérieures et extérieures.L'essentiel, soit 65 p.cent, des produits sont fabriqués au Canada.La plupart des ornements pour l'arbre ainsi que les lumières miniatures proviennent d'Orient.SUITE A LA PAGE B 8 Les decorations de Noël constituent un marché de 250 millions de dollars au Canada.(PC) «Ciel ouvert»: le Canada veut contrôler l'accès de ses aéroports Presse Canadienne OTTAWA Le Canada est bien prêt a mettre tous ses aéroports commerciaux à la disposition des transporteurs américains, mais il tient à contrôler l'accès de Pearson, Vancouver et Dorval.Telle est la position prise par le négociateur en chef du Canada, M.lames Harris, au cours des discussions sur une politique dite de «ciel ouvert», qui se sont poursuivies hier à Denver, au Colorado.Dans une entrevue téléphonique, M.Harris a explique que les trois plus importants aéroports du pays ont besoin de protection, parce qu'ils deviendraient des proies faciles pour les compagnies américaines, qui enlèveraient un trop grand nombre de voyageurs aux compagnies canadiennes.Les États-Unis, a-t-il signale, insistent pour obtenir un accès illimité à ces aéroports, «mais ce n'est évidemment pas acceptable pour le Canada».Le Canada, par contre, réclame l'accès à des aéroports américains importants com- me La Guardia à New York et National à Washington.Mais comme les aéroports américains relèvent des administrations municipales, a tait remarquer M.Harris, il est difficile au gouvernement fédéral d'en garantir l'accès.Cabotage Le négociateur en chef canadien a souligné, d'un autre côté, que les deux pays se sont entendus pour reporter à plus tard les discussions sur le cabotage.Le cabotage permettrait aux sociétés aériennes d'un pays de se servir des routes intérieures de l'autre pays.Le cabotage est déjà interdit aux États-Unis.«Nous avons décidé, a dit M.Harris, qu'il n'est pas dans les meilleurs intérêts du Canada de négocier maintenant le cabotage réciproque.Mais nous avons proposé d'inclure une clause dans le nouvel accord, qui permettrait de discuter de ce sujet plus tard.» Les prochaines négociations de «ciel ouvert» auront lieu à Ottawa, probablement à la fin de février.L'endettement freine la reprise de l'économie américaine Agença I raiwePresse Alan Greenspan PHOTO AP \\\\ \\SIIINGION La reprise de l'économie américaine a «clairement flanché», a affirmé hier le président de la Réserve fédérale (FED) Alan Greenspan en appelant toutefois le Congrès a se montrer très prudent dans l'examen de mesures destinées à relancer la croissance, afin d'éviter un gonflement du déficit budgétaire.M.Greenspan, qui s'exprimait devant la puissante Commission des voies et moyens du Congres, a également souligné que la FED se tenait prête a relâcher a nouveau les renés du credit si cette mesure s'avérait nécessaire.«La reprise de l'activité économique qui avait débute plus tôt cette année a clairement flanché», a indiqué M.Greenspan.Cet affaiblissement devrait néanmoins constituer seulement « une pause » dans « une économie qui, d'une façon globale, est dans un processus de reprise», a-t-ilestimé.« Il est clair que l'économie se débat et qu'il y a des forces puissantes agissant contre une reprise cyclique modérée», a noté le président de la FED en citant notamment l'endettement très élevé des entreprises et des particuliers.La reprise, amorcée au printemps dernier, s'est enrayée car les entreprises et les particuliers, inquiets de la situation économique, ont préféré réduire leur endettement plutôt que de dépenser et d'investir, a-t-il expliqué.«Les comptes de la nation ont été sévèrement» affectés par la forte progression de l'endettement des entreprises et des particuliers au cours des années 80.«Ces événements ne signifient pas nécessairement qu'une période prolongée de faiblesse économique est inévitable, mais ils signifient que les responsables politiques doivent considérer ces forces inhabituelles en forgeant leur réponse à la situation actuelle», a dit M.Greenspan.À cet égard, le président de la FED a appelé le Congres à se montrer « très prudent » face a toute proposition qui augmenterait le déficit budgétaire.Avec 362 milliards, le déficit budgétaire américain devrait atteindre cette année un nouveau record. LA PRESSE, MONTREAL, JEUD119 DÉCEMBRE 1991 B7 Les profits des contrats d'Hydro aux É.-U devraient servir au développement à long terme, dit Yves Rabeau MICHEL VAN de la Presse Candicnnc DE WMLLE ¦ Les exportations d'électricité d'Hydro-Québec aux États-Unis ont une rentabilité élevée.Mais au lieu d'utiliser les profits d'environ 8,5 milliards tirés des contrats connus à payer des dividendes au gouvernement du Québec, ils devraient plutôt aller dans un fonds spécial qui servirait à financer du développement économique à long terme.Voilà la conclusion mais aussi la suggestion auxquelles en arrive le professeur Yves Rabeau, du département des sciences administratives de l'Université du Québec à Montréal, dans une étude qu'il rendait publique hier sur la rentabilité des exportations d'Hy-dro-Québec.L'étude, faut-il préciser, a été financée par Hydro-Ouébec.Le professeur Ixâœau a eu accès à certains documents confidentiels de la société d'État.Selon le professeur Rabeau, la marge bénéficiaire entre le prix de vente moyen du kilowattheure aux États-Unis et le coût de production à partir des centrales de Grande-Baleine et du complexe NBR est de 28,5 p.cent.Plus précisément; l'électricité est vendue aux Américains a un prix moyen de 6,3 cents le kilowattheure alors que les centrales produiront à un coût moyen de 4,5 cents le kilowattheure.Rentable 28,5 p.cent, c'est nettement plus que la marge bénéficiaire moyenne de 10 p.cent qu'Hydro-Québec a enregistrée au cours des cinq dernières années, en excluant 1990 où elle était plus mince en raison de la faible hydrauli-cité.Cette marge bénéficiaire signifie que le taux de rendement interne serait de l'ordre de 14 à 15 Yves Rabeau p.cent, lorsque l'on compare la valeur des recettes futures tirées de ces contrats d'exportation avec tous les coûts en capital et en exploitation des nouvelles centrales, y compris les frais de devancement.Ramené sur l'avoir propre de l'actionnaire, il s'agit d'un taux de rendement de 25 p.cent alors que de 1987 à 1989, ce rendement sur l'avoir propre chez HydroQuébec fut de 7,5 p.cent.«Les exportations d'électricité en vertu des contrats signés et en fonction des coûts connus des centrales à devancer pour produire l'électricité pour satisfaire à CCS engagements sont donc fort rentables et procurent des taux de rendement nettement supérieurs à ceux que la société d'Etat obtient sur son marché interne», écrit M.Rabeau.Scénarios Le professeur Rabeau a mené son analyse à partir des contrats d'exportation connus, soient celui d'environ 300 mégawatts avec le Vermont Joint Owners et celui de 1000 mégawatts avec le New York Power Authority.* Il importe de signaler que ce contrat substantiel avec New York est actuellement en renégociation et que son annulation ou une modification de ses principales clauses viendraient évidemment changer dans le détail les conclusions du professeur Rabeau.En plus de se fonder sur les contrats tels qu'ils sont actuellement libellés, l'analyse tient compte aussi d'autres variables comme les prévisions d'inflation, le taux de change, les hausses de coûts du capital ou de construction, etc.Même en mettant les choses au pire, dit le professeur Rabeau, Hydro-Québec tirerait de ces contrats un rendement supérieur au taux de base de 11 p.cent qu'elle exige de ses investissements.L:un des éléments importants est le taux de change du dollar canadien.Les prévisions sont fondées sur un dollar à 0,80 $ US.Il est actuellement de 0,88 $ US.Selon M.Rabeau, une variation de 10 p.cent du taux de change n'aurait qu'un effet limité sur le taux de rendement.De l'ordre de un à 1,5 p.cent, estime-t-il.Il souligne qu'Hydro-Québec emprunte beaucoup en uoiiars américains mais qu'elle se fait payer aussi en monnaie US, ce qui la met relativement à l'abri des fluctuations.Fonds Hormis la période de construction des barrages, ces exportations ne sont pas créatrices d'emplois et n'ont pas d'effet structurant sur l'économie.Mais puisque les contrats ont une durée limitée, M.Rabeau croit qu'il faut maximiser l'enrichissement collectif qui peut en être retiré.D'où sa proposition de mettre les profits dans un fonds spécial, un peu comme le Heritage Fund que l'Alberta a créé à partir des revenus pétroliers.TELEGLOBE ¦ \" M.Robert J.White M.Gilles Leduc M.Jacques Demers Cogeco : une perte nette de 1361000$ Les droits d'auteur pour te câble ont entraîné des frais de 2,9 millions Presse Canadienne M Les droits d'auteur pour le câble, découlant de l'Accord de libre-échange canado-américain, ont suscité des frais supplémentaires de ::,9 millions chez Cogeco, durant l'exercice clos le 31 août.Une perte nette de 1 361000 $ ( 15 cents par action) marque donc le bilan 1990-91, présenté hier à l'assemblée des actionnaires; l'exercice précédent s'était soldé par un bénéfice 3,1 millions ( 34 cents par action ).L'exercice écoulé a été caractérisé par «l'intégration et la rationalisation de l'exploitation», a expliqué Henri Audet, chef de la direction du groupe diversifié (câble, radio, télévision, impri- Le vice-président exécutif et chef de l'exploitation de Téléglobe Canada Inc., M.Martin Fournier, a le plaisir d'annoncer que d'importants ajustements ont été apportés à l'organigramme de la Société.Ces changements organisationnels reflètent notre volonté de mettre l'accent sur la planification stratégique des activités commerciales de Téléglobe et une approche plus dynamique axée sur le service à la clientèle.M.Robert J.White, anciennement vice-président, Développement du réseau, est nommé vice-président, Développement stratégique qui regroupe les fonctions Développement du réseau, Développement du marché, Affaires gouvernementales et internationales.M.Gilles Leduc, auparavant vice-président, Marketing et Développement du marché, devient vice-président, Marketing et Réglementation.M.Jacques Demers, vice-président, Exploitation du réseau, assumera la responsabilité additionnelle des groupes Bâtiments et Installations de transmission, et Systèmes de commutation et communication d'entreprises.Il continue d'être responsable de l'exploitation du réseau de télécommunications par câbles sous-marins et par satellites de Téléglobe qui relie le Canada à plus de 230 pays.Plusieurs points d'accès permettent aux entreprises canadiennes de se raccorder directement à ce réseau.Téléglobe s'est donné pour mission de devenir le premier fournisseur mondial de solutions globales en matière de télécommunications et de gestion de l'information, et de poursuivre son développement pour le plus grand bénéfice de ses clients, de ses partenaires, de ses actionnaires et de ses employés.mes); Cogeco possède aussi 37 p.cent de Productions SDA, qui produit pour Radio-Québec et Radio-Canada.Avec l'acquisition de Cablenet Ltd, pour plus de 250 millions, le chiffre d'affaires de 1991 du groupe a d'ailleurs bondi à 164,7 millions, de 116 millions qu'il était en 1990 ; Cablenet exploite des réseaux de câble à Kingston, Burlington et Oakville, en Ontario, et dans l'Ouest canadien.Cablenet amenant 207 000 abonnés, Cogeco en totalisait environ 400000 dans cinq provinces, au 31 août.Au Québec, elle dessert l'Estrie, les Cantons de l'Est, Trois-Rivières, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Bas du Fleuve.Durant l'exercice, Cogeco a fait des immobilisations de neuf mil- lions, consacrées à l'amélioration des réseaux et lieux de riécepiion.en faveur des abonnés des regions.L'arrivée l'an dernier de droits d'auteur pour la «retransmission de signaux éloignés» a obligé les compagnies de câble canadiennes à prévoir un nouveau poste budgétaire; presque tous ces droits sont pour des signaux des États-Unis, une petite partie pour des signaux canadiens.De plus la Commission du droit d'auteur, à Ottawa, prépare une révision du tarif général îdc ces droits de retransmission.Les gens du câble entendent bien convaincre la commission de ne pas accorder une hausse demandée par les divers ayants droit, souligne Yves Mayrand, vice-président de Cogeco.Quand la gestion de votre REER autogéré passe par nous, c'est payanLvoire doublement payant.Tout d'abord, vous épargnez sur la commission lors de chaque transaction concernant votre REER autogéré.Plus vous épargnez, plus vous avez d'argent à investir.Deuxièmement, vous pouvez épargner 50 % additionnel sur les frais d'administration de votre REER autogéré 1992, pour les comptes ouverts jusqu'au 31 janvier 1992.C'est pourquoi les investisseurs avertis passent par Actions en direct pour leur REER autogéré.Vous trouverez tous les détails aux succursales de la Banque Royale ou en appelant sans frais 987-8000 à Montréal, ou 1-800-363-3967, en province.LE COURTIER À ESCOMPTE DES INVESTISSEURS AVERTIS ACTIONS \u20acN DIRECT ^£3 COURTAGE BANQUE ROYALE INC.t09 * Marque de commerce de Courtage Banque Royale Inc.Offert seulement dans les province* de l'Atlantique, au Quebec et en Ontario.Courtage Banque Royale Inc.est une personne morale distincte de la Banque Royale du Canada à laquelle elle appartient en propriété exclusive.Courtage Banque Royale Inc.n'offre pas de conseils en placement ni ne sollicite d'ordres de \\ ente ou d'achat pour quelque titre que ce soit Courtage Banque Royale Inc.n'offre que le service d'achat et de vente de titres.Cette publicité n'est pas une offre de vente ou une sollicitation aux Tins de placement (In service complet de courtage est offert par l'entremise de RBC Dominion valeurs mobilières Inc.) Québec Nancy Avoine Stéphane Boies Claude Bouchard Sylvain Caya Marc Fleury Christine Lafrance Nathalie Lavoie Lina Leblanc Daniel Martel Brigit Pelletier Annick Pilon Kathy Plamondon Granby-Bromont Stéphane Vachon Laval Lucie Arbour Johannc Beausoleil Pascale Blouin Luc Charbonneau LineCossette Luc Cyr Nathalie Dufort André Lahaie Christine Lalondc Stéphane Lavoie Nancy Marchesseault Guilaine Martel Martin St-Pierre Nous pourrions vous parler longuement de la qualité de ce personnes.* \u2022 * \\ * * Mais leur nom sur cette liste veut tout dire.Montréal Place Alexis Nihon Nathalie Boutin Marco Di Sabato Nathalie Faille Paola Farnesi Joanne Eerstmah Robert Foran llyaGutlin Marcello Lamberti Nata Maggio Robbie Manis Marc Poirier Andrew Porporino \"Felicia Preziuso Anna Scioli Allan Udashkin Montréal Place Ville Marie Nick Athanasopoulos Eric Bertrand Que dire de plus?Ces 72 membres de notre personnel professionnel ont franchi une étape marquante de leur carrière en comptabilité et atteint une nouvelle norme de qualité.Notre engagement à I égard de la gestion de la qualité totale s en trouve grandement rehausse.Félicitations! s!l Caron Bélanger Ernst & Young Jean Bérard Lync Boisvert Richard Carrière David Cavallin Jean Fleury Alexandre Guertin Chien Huang Robert Mason Richard Morrison Jean Pellerin Gordon Row e Daniel Roy Eric Séguin Zoya Shchupak John Touliopoulos Loris Zancan Montréal Rive-Su J Marie-Josée Cardinal Josée Cartier Julie Denis Martin Dumont Guv G arceau Denis Grou Eric Lamarre Sylvie Lapaline Stéphane Leblanc Stéphane Letendre François Mongraih Yvon Pronovost François Veilleux M.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 DECEMBRE 1991 Ottawa a le feu vert pour se départir de Télésat AUWÎCE JANNARP ¦ \u2022Le projet de loi autorisant le gouvernement fédéral à se départir de ses intérêts dans la soyiete Te lésât Canada a reçu mardi la sanction royale au sénat canadien.Ottawa détient 53 p.cent des actions de P entreprise, les autres actionnaires importants étant les plus grandes sociétés canadien-nés de téléphone.MTCrûg Ebel.le secretaire de presse du ministre fédéral d'État à la Privatisation, |ohn McDermid, a déclaré à La Presse que le gouvernement sera en mesure de recevoir les soumissions d'achat au début de la prochaine année.« Le ministre espère avoir complété la vente des intérêts du gouvernement vers la fin du mois de mars», a affirmé M.Ebel.C'est une société de la Couronne, en ! occurence la CDIC, qui sera chargée de trouver le meiieur acheteur pour l'administration fédérale.BCE, Spar et autres Parmi les entreprises qui ont déjà fait part de leur intérêt pour acquérir le bloc d'actions gouvernementales, on retrouve les sociétés BCE Inc., Spar Aerospace, Téléglobe et Telecom Canada.En 1990, Télésat a réalisé des ventes totales de 177,8 millions et le bénéfice net a atteint 30,5 millions.La société exploite u des fins commerciales des satellites de télécommunications.Selon M.Ebel, le gouvernement aura une idée plus précise du déroulement de la vente de Télésat au tout début du mois de janvier.LasrilO : l'OPE est prolongée I Ouebecor vend Desmarais Frères et Cala ?m m * PI Irây^trolière indépendante LaSBtî>0-déjà la main sur plus de la ttieDté des actions d'Ultramar et poursuit de plus belle son offre publique d'échange hostile lancée en;oçtobre dernier.Dans' un communiqué émis hier, Lasmo annonce qu'à ce jour, 202.7 millions d'actions ordinaires d'Ultramar lui ont été tendues, ce qui représente 54,6 p.cent de son objectif d'acquérir toutes«les actions en circulation de la .pétrolière britannique.L'OPE, qui devait prendre fin hiéi% à ainsi etc prolongée «cjus-qu'-à nouvel ordre» et n'est plus conditionnelle à ce qu'une majorité .d'actions lui soient offertes.Lasmo prendra donc possession de toutes les actions tendues ei souligne que, si elle en obtient suffisamment, elle pourrait forcer la conversion des actions restantes en vertu des dispositions de la loi britannique des compagnies.Lasmo a majoré son offre au début du mois et offre maintenant 23 de ses actions pour 20 actions d'Ultramar.Initialement, l'OPE visait un échange au pair.À la Bourse de Londres hier, les actions de Lasmo ont clos la séance à un cours de 245 pence (environ cinq dollars canadiens), en baisse de 10 pence, tandis que celles d'Ultramar se transigeaient pour 265 pence, en baisse de un penny.11 s'agit d'un rapport de 1,08 pour un alors que l'offre de Lasmo est de 1,15 pour un.I Le Groupe Québécor Inc.de Montréal fait savoir que sa vente des 80 p.cent qu'il détenait dans la compagnie Desmarais & Frère Ltée et Reliure Gala a été conclue avec M.Claude Desmarais, l'un des fondateurs de l'Entreprise dont il détenait déjà 20 p.cent du capital-actions.Le prix n'a pas été divulgué mais Québécor a révélé que les re- cettes des deux firmes, qui fabriquent notamment des albums de photographie et des porte-disques compacts, s'étaient élevées à 38 millions en 1990.Québécor a précisé que la cession de ses filiales s'inscrivait dans un programme de retrait du secteur des produits manufacturiers et de concentration des efforts de l'Entreprise dans l'édition et la distribution.Les pertes de Plastibec ont triplé c.I Fabriquant environ 2000 articles en plastique, dont des éléments de persiennes, de fenêtres, de portes et de piscines, la compagnie Plastibec Ltée de Sainte-Thérèse annonce pour son exercice complété en octobre une perte de 1,7 million, soit 13 cents l'action, qui représente une aggravation de 315 p.cent du déficit de 423000 $f ou 4 cents l'action, enregistré l'année précédente.Les consommateurs ne boudent pas les décorations de Noël Si l'acquisition de Plastiques P.V.C.Montréal Ltée et de Steele-wood Extruding Corp.en avril 90 a permis d'augmenter de 11 p.cent le chiffre d'affaires, celui-ci a subi un recul de 4,8 millions si on en soustrait l'apport des nouvelles filiales.Les administrateurs ajoutent que, en raison des acquisitions, leurs déductions de dépréciation et d'amortissement ont augmenté de 1,2 million, les intérêts bancaires grimpant quant à eux de 773000$.Nonobstant quoi le refinancement terminé en août 90 a aidé l'Entreprise à résister aux effets de la récession en préservant son fonds de roulement à 6,5 millions au 30 septembre, a conclu un porte-parole.Biochem: un bénéfice de 14 millions SUITE DE LA PACE B 6_ Noël,' c'est un peu comme la mocfer explique M.Rafelman.H y ajdes tendances à suivre.Et, tout comme la mode cette ah née, c'est le retour aux cou-leurs'rfches, vibrantes.Les ornements de verre sont toujours favoris.La grosse vogue cette année est l'ornement motorisé (ornamotion).L'or-n;e: vîr Me Joshua C.Borenstein Spigel Sohmer a le plaisir d'annoncer que Me Joshua C.Borenstein se joindra, a compter du 1er janvier 19*J2.au.cabinet à titre d'associé senior.Membre du Barreau du Québec depuis 1663, Me Borenstein est specialise eiT litige civil et commercial et possède.une vaste expérience en droit dcslassuônces, y compris l'assurance aérienne, l'assurance responsabilité civile des produits et l'assurance contre ;ia responsabilité professionnelle.Me*Borenstein détient aussi un doctorat en droit international comparé.Sa tUesu a.portê sur le droit canadien et apvoîkjiin régissant la pollution par k$ tl(i.*hcts toxiques.McBûrtrÛMem est un conférencier in-\\ ite fcj'ifier de l'Université McGillet est cJwStfiJIcr auprès de la Commission *i-i£-»ormc de la loi canadienne.Il esl-Ortiietir de nombreux articles *-ui kw responsabilité professionnelle des JfTjHQUibles agrees et la responsa-bilit£»4«£ administrateurs et dirigea i >?CdcL.it ) c i e t és.Me Borenstein est membre souscripteur ie l(oyd's de Londres et un arbitre agree.Spiegel Son mer offre à ses clients un cveàtail complet de services dans les \u2022 ioniMincs du droit commercial, du dioiClïscaf et du litige.1A CORPORATION CADILLAC FAIRVIEW LIMITEE EATON PROPERTIES LIMITED ET TERBERT INVESTMENT PROPERTIES LIMITED en ce qui concerne leur intérêt dans TOROiNTO EATON CENTRE AVIS DE RACHAT PARTIEL POUR LE FONDS D'AMORTISSEMENT Obligations de première hypothèque à 16-3/4 % du fonds d'amortissement, série F Aux porte un» des obligations de première hypothèque à 16-3/4 °/o du fonds d'amortissement, série F susmentionnées à échoir le 15 janvier 1997 de La Corporation Cadillac Fairview Limitée, La ton Properties Limited et Terbert Investment Properties Limited.AVIS EST DONNÉ PAR LES PRÉSENTES que, conformément aux dispositions de l'acte constant it de fiducie et hypothèque conclu le Y* avril 1975, complété par l'acte de fiducie complémentaire du 15 janvier 1982, complété par l'acte de fiducie complémentaire du 3 novembre 1982 entre La Corporation CadlMgC Fairvicw Limitée, Eaton Properties Limited, Terbert Investment Properties Limited et La Compagnie de Fiducie, Canada Permanent (maintenant La Société Canada Trust) complété par l'acte de fiducie complémentaire du 31 décembre 1989 stipulant la démission et te remplacement de La Société Canada Trust par Compagnie Montréal Trust du Canada en qualité de fiduciaire ( l'acte de fiducie et hypothèque ainsi complété et modifié étant ci-après désigné par l'expression -acte de fiducie-) le fiduciaire a choisi de racheter à même l'argent du fonds d'amortissement, les obligations à coupons suivantes, série l de la société, dont le capital total s'élève à **0 000,00 $, lesdltes obligations devant être rachetées le 15 janvier 1992 (la ¦ date de rachat») à leur valeur en capltaL Les obligations à coupons suivantes d'un capital de 1 000,00 $ chacune doivent être intégralement rachetées.M HA) «M MF00ft-f» Ml 03201 Ml OiOO*l M1055SO MFOsibJ MF05JS6 Ml 05394 M H» »Oi Mf0§4i7 MIOÎ.^1 Mf05«55 MTO494 MIOSitW» Ml 03491 MI03«'>i MF0363I MF05634 MF0S6S9 Ml 03662 M103673 MPQ96I74 MF036SO Ml 03641 Ml 056*9 Ml 2023* MF262*7 MJ2b2i8 MF262M Mf26252 MF262S4 MP26292 MF 26307 Mt263«S MF27222 MI2-V.7 MF2-336 MF273M MF173H7 AVIS LST EN OUTRE DONNÉ que le remboursement du capital des obligations ainsi chobies sera effectué en monnaie-légale du Canada dans n'Importe quelle succursale, au gré du porteur, de La Banque Toronto-Dominion* au Canada, contre remise et rachat de chacune desdites obligations avec tous les coupons qu'elle comporte dont l'échéance est postérieure au 15 janvier 1992.Le coupon venant à échéance le 15 janvier 1992 doit être détaché de l'obligation et encaissé de la manière habituelle.Certaines obligations enregistrées doivent également être rachetées et l'avis de rachat partiel est envoyé par la poste aux porteurs enregistrés desdites obligations.AVIS EST ÉGALEMENT DONNÉ que, conformément aux dispositions de l'acte de fiducie, tout intérêt allèrent aux obligations qui doivent être rachetées cesse à compter du 15 janvier 1992 et tous les coupons d'intérêt venant à échéance après ladite date sont nuls et non avenus.FAIT À TORONTO ce 12 décembre 1991.LA CORPORATION CADILLAC FAIRVIEW LIMITÉE EATON PROPERTIES LIMITED ET TERBERT INVESTMENT PROPERTIES IJMITED Par: Compagnie Montréal Trust du Canada, fiduciaire 1 Pour en obtenir le reiul>oiirseinent, le* porteurs d'obligations doivent remettre leurs obligations (avec un exemplaire du present avis) à la banque ou institution financière a\\i c laquelle Us traitent normalement.Celle-ci, de son côté, en obtiendra le remboursement de la Banque Toronto Dominion.Écono-flashes ,5* POWER CORP rachète de ses actions ¦ La société Power Corporation du Canada a déposé un avis d'offre publique de rachat aux Bourses de Montréal et de Toronto visant jusqu'à 10 p.cent environ du flottant de ses actions subalternes en circulation (soit un maximum de 6,75 millions), d'ici au 19 décembre 1992.Le conglomérat montréalais explique que le rachat de ses actions est un investissement financièrement avantageux dans les circonstances pour lui.De plus, ces rachats, note-t-ïl, pourraient empêcher la dilution des portefeuilles des détenteurs d'actions subalternes découlant de I émission d'actions aux termes du régime d'options d'achat d'actions à l'intention de ses dirigeants.La CAISSE DE DÉPÔT reprend du CANADIAN TIRE ¦ La Caisse de dépôt et de placement du Québec, l'organisme qui gère notamment le régime de pension québécois, a investi près de 1,5 million dans l'achat de 60000 (0,07 p.cent) actions de catégorie A de la société Canadian Tire Ltd.Ce placement a porté à un total de 3,6 millions les actions de ce type que la Caisse détient, sbit 10,03 p.cent des titres en circulation.LX DÉPÔT tT PLACEMENT DUQllÉMC:.StGlGO STELC0 cherche un autre acquéreur pour une mine ¦ L'aciérie ontarienne Stelco Inc.de Hamilton signale la fin d'infructueuses négociations entreprises avec la Rochester & Pittsburgh Coal Co.en vue d'un contrat de fourniture de charbon lié à la vente de la mine Chisholm que Stelco possède à Phelps, dans le Kentucky.Un porte-parole de Stelco a ajouté que 1 aciérie poursuivait ses efforts en vue de vendre sa mine et d'assurer ses besoins futurs en charbon.DOMINION TEXTILE modifie les réinvestissements ¦ Les administrateurs de la compagnie Dominion Textile Inc.annoncent à Montréal qu'un amendement au Régime de réinvestissement de dividendes et d'achat d'actions de la Société interdit désormais aux actionnaires participants d'effectuer des versements facultatifs en espèces pour l'achat de nouvelles actions ordinaires.Inactif depuis que les conditions économiques ont amené Dominion Textile a suspendre en avril dernier tout paiement de dividendes sur les titres ordinaires, le Régime permettra encore aux actionnaires d'investir les dividendes en espèces dans de nouvelles actions.Les versements facultatifs en espèces avaient été interrompus pour l'année civile en cours, rappelle la Compagnie.Neuf mois de léger recul pour HARTC0 ¦ Exploitant près de 140 boutiques de matériel informatique réparties au Canada ainsi que 21 magasins à rayons situés au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, les Entreprises Hart-co Inc.de Montréal publient pour neuf mois d'activités un bénéfice de 1,7 million, soit 32 cents l'action, qui représente une baisse de 19 p.cent sur les 2,2 millions, ou 40 cents l'action, gagnés l'an dernier durant la même période.Le chiffre d'affaires a été de 125 millions, soit 12 p.cent de moins que 143,4 millions précédemment.Considéré séparément, le 3e trimestre témoigne néanmoins d'un redressement avec des profits de 548000$, soit 10 cents l'action, qui reflètent une augmentation de 18 p.cent sur les 463000 S, ou 9 cents, obtenus un an auparavant.Se décrivant comme le plus grand franchiseur de magasins d'informatique au Canada, Hartco distribue notamment sous les noms de MicroAge, Coiqpucentre et Microvar.SHIRMAX a fortement réduit ses pertes ¦ Avec 1600 employés et 195 magasins à travers le Canada, la compagnie Modes Shirmax Ltée de Montréal, qui produit et distribue surtout des vêtements féminins, annonce pour neuf mois d'activités une perte 272006 S, soit 3 cents l'action, qui représente un redressement de 88 p.cent sur le déficit de 2,2 millions, ou 22 cents l'action, subi dans les trois premiers quarts de l'année dernière.Le chiffre d'affaires s'est établi à 62,3 millions, une augmentation de 17 p.cent sur les ventes précédentes de 53 raillions.Considéré séparément, le 3e trimestre s'est soldé par un bénéfice de 351000 S, soit 3 cents l'action, contre une perte de 341000 $, ou 3 cents l'action, l'an passé.Les ventes ont progressé de 21 p.cent à 22,2 millions.Un porte-parole a imputé le relèvement à l'abandon d'activités déficitaires aux États-Unis ainsi qu'à des compressions de coût qui ont inclus des réductions de salaire.La Cie Ress.STE-GENEVIÈVE va devenir Expl.SEC.¦ La compagnie Ressources Sainte-Geneviève Ltée annonce à Montréal que tous les actionnaires concernés ont approuvé sa fusion, à compter du 1er janvier et sous la raison sociale d'Exploration SEG Inc, avec Bay Ressources et Services Inc, Exploration Monique Inc., Exploration Duverny Inc.et Explorations Sainte-Geneviève.Ajoutant que la fusion reste sujette à l'approbation des autorités réglementaires, les administrateurs de Ressources Sainte-Geneviève rappellent que leur Compagnie détenait dans chacune des firmes impliquées des intérêts d'importance diverse.Le crédit de D0MTAR révisé à la baisse O ?MTAR ¦ Dans une initiative affectant des titres de créance qui représentent quelque 250 millions US, la firme newyorkaise de notation financière Moody's Investors Service a ramené de*Baa3 ù Bal la cote d'appréciation qu'elle confère aux debentures US de Domtar Inc.à 11,25 p.cent, échéant en 2017, et celles à 9 55 p.cent échéant en 1993.Les analystes de Moody's considèrent comme généralement élevés les coûts d'exploitation de Domtar, ce qui pourrait réduire l'aptitude de l'Entreprise à payer ses dettes.Ils estiment que cette situation s'aggrave de la faiblesse actuelle de l'ensemble des prix, à quoi s'ajoutent les effets de la plus-value relative du dollar canadien.La firme américaine relève aussi les dépenses que Domtar a faites à Windsor, au Québec, pour construire une usine de papier qui fonctionne à perte.Soulignant que le gouvernement du Québec contrôle directement ou autrement 40 p.cent des actions de Domtar, Moody's ajoute que l'Entreprise renégocie actuellement ses termes de crédit bancaire et que la vente d'actifs pourrait contribuer à l'amélioration de ses liquidités.L'achat de GUARDIAN et de GUARDC0R: c'est fait ¦ La Banque Laurentienne du Canada annonce que, conformément à l'entente de principe conclue le 30 octobre dernier, elle a signé avec le Groupe Coopérants une entente définitive au sujet de l'acquisition par la Banque de la totalité des actions de la Compagnie de fiducie Guardian et de la Compagnie dè Prêts Guardcor qui sont des filiales à part entière de Investissements Guardcor Inc., elle-même filiale de Guardian Trustco Inc.Le prix d'achat a été fixé à 18,4 millions de dollars, dont 11,9 millions seront retenus pendant une période maximale d'un an afin de protéger la Banque au cas où les pertes subies à l'égard des prêts acquis excéderaient les réserves déjà prises.Ce prix pourrait atteindre 20 millions de dollars dans certaines circonstances.Les compagnies acquises ont un actif combiné d'environ 600 millions et un réseau de six succursales à Montréal et Toronto.La clôture du contrat dépend de l'approbation des détenteurs de debentures et des actionnaires de Guardian Trustco Inc, ainsi que des autorisations gouvernementales requises.AER0FL0T continuera de voler ¦ Aeroflot continuera d'assurer ses vols internationaux malgré les pénuries de kérosène en URSS, a fait savoir hier le bureau de la compagnie aérienne soviétique en Allemagne.«Il n'y aura pas d'annulations (.) Les passagers n'ont pas à craindre de rester assis sur leurs valises», a déclaré un porte-parole d'Aeroflot à Francfort.Il a ajouté que la compagnie soviétique maintiendrait les nombreux vols supplémentaires prévus pendant la période de Noél, en plus des 60 liaisons régulières entre Francfort et Mos-.cou.Cette mise au point fait suite à des informations alarmantes, de la télévision soviétique, qui a fait état mardi soir de nombreuses annulations de vols en raison de pénuries de kérosène.Selon la télévision, Moscou n'a plus que dix jours de réserves de carburant et de nombreuses villes d'URSS ont d'ores et déjà épuisé leurs réserves, bloquant des dizaines de milliers de passagers dans les aéroports.1 \\ LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD119 DÉCEMBRE 1991 B9 JD^oit des affaires | Bon voyage Gilbert Poiiquin du cabinet d'avocats et d'agents de marque de commerce Desjardins Ducharme ¦ Le Temps des Fêtes est, pour certains, l'occasion de prendre des vacances sous des cieux plus cléments.Pour la plupart des voyageurs, ces envolées se dérouleront sans problème, mais il n'est pas inutile de savoir comment réagir face à certaines difficultés, dont la survente ou la perte de ses bagages.La survente Des études statistiques ont démontré qu'un certain pourcentage de passagers ne prendront pas place à bord du vol pour lequel ils détiennent une réservation.Leurs billets étant souvent remboursés ou honorés sur un autre vol, l'absence de ces passagers représente une perte pour le transporteur.Pour pallier à cette situation sans avoir à hausser le prix des billets, les compagnies aériennes ont pris l'habitude d'accepter plus de réservations que de places disponibles.Malheureusement, il arrive que le nombre de passagers se présentant à rembarquement soit plus élevé que prévu.Dans ce cas, la responsabilité du transporteur est engagée à l'égard de veux qui ne peuvent prendre place u bord du vol prévu.Un dédommagement forfaitaire pourra être proposé aux volontaires qui acceptent de retarder leur départ jusqu'au prochain vol.Le passager qui accepte renonce évidememnt à tout recours contre le transporteur.Alternativement, ces passagers pourront être dirigés, aux frais de la compagnie aérienne, sur un autre vol les acheminant vers la même destination, parfois suivant un parcours différent.Bien que ceci minimise leur préjudice, ceux-ci conservent néanmoins leurs recours pour les autres dommages qu'ils subissent, tel le retard.La responsabilité du transporteur face à divers incidents, (tels perte de bagages, retard, blessures ou décès,) pouvant survenir à l'occasion d'un vol international obéit en principe aux règles contenues dans un traité datant de 1929, la Convention de Varsovie (telle qu'amendée), signé par plus de 100 pays, dont le Canada.Celle-ci prévoit notamment que le transporteur est présumé responsable du dommage subi à moins qu'il ne puisse prouver qu'il a pris tous les moyens qu'il était possible de prendre afin de l'empêcher ou que celui-ci est imputable au passager lui-même.En contrepartie, sa responsabilité sera normalement limitée à un montant peu élevé.Dans le cas d'une valise perdue ou endommagée, ce montant variera suivant le poids de la valise (sauf pour les bagages de cabine).En pratique, l'indemnité maximale que pourrait être tenu de verser le transporteur n'excédera pas 500$ à 600$ pour une vingtaine de kilos.Le passager doit aviser le transporteur par écrit de la perte dans un délai très court (de 3 a 7 jours selon le trajet), à défaut de quoi il ne pourra plus le poursuivre par la suite.En pratique, les compagnies aériennes mettent à la disposition des voyageurs des formulaires à cet effet, qu'il est souhaitable de remplir à l'aéroport même, dès que la perte ou le dommage est constaté.Des règles similaires s'appliquent en cas de blessures et de décès, sauf qu'aucun avis n'est alors nécessaire et que la responsabilité du transporteur est limitée à une somme forfaitaire, laquelle variera généralement entre 12000 et 75000$ (environ), selon le trajet en cause.Il est facile de voir que ces montants seront, la plupart du temps, insuffisants et qu'un voyageur avisé et prudent devrait obtenir, pour ses bagages et lui-même, des assurances adéquates.PHOTOCOPIES URGENTES?] En noir?En couleurs?De qualité?À bas prix?Vite faites?Toutes grandeurs?Alors, adressez-vous à : Ç£f?IRFf 385-9400, 45, RUE JARRY ¦*^»B\"**fc\"^» Ch3O 50.3r -10 250 3C0 2é0 10 C 100'« OptYW 415 440 410 8 30 415 135 90 440 305 210 55 415 1)0 115 465 3Ô0 230 S3 10 11 35 20 45 13 m 13 55 40 60 425 105 1-30 460 31; CDAOC12001U C-ÎOSiâ DCS103 340 215 llfi 60 85 MR 1103 P 40 65 12 » 30 61 10 135 5 96 t 186 » 455 CptVH 2rt 250 I.43 65 120.46 50 20 - 20 S105 Oepr Miyl Relfif JA$ APS10 s?o S22 JNS17 P E0»BffMr*s.JAS11 APtn S12 JYS13 tmtKtUtf ., F3S35 \u2022 P ImpffUOiLM FB142''a P MY S42'-'j P S55 FBS30 P \u2022.S32 i .vnth p.- \u2022 S35 135 P S37\\j \u2022 P \u2022¦ S40 ¦ ?MY W li S35 XSto P MCirauCir» AGtt DCS11 \u2022 %m ' ' $13% ' %m S15 S15V: ST7 \u2022\u2022 S17/j \u2022 118 .Ill 3 119 \u2022 S19-* .$70 ¦' S20 P* S22 123 123 P S?4 JAS20 S20 P S22 S2?P S23 S24 i:$ FBS20 ' S21 J?2 $22 P $23 $23 ?124 MR $15 P $16 ' $16 P $18^ $?0 P $7?' $23 $24 124 P 170 195 142 1£ 162 35*371 35*^5 110 aÔ 135 120 5 999 h ¦*$;-,$?, .10 ni 260 >X 255 \"3 12 Î5C 230 195 14 61 C$15 1 0*Vtf 18 215 240 225 10 50 C U 1 OptVtf 29 1 10 10 5 171 15 35 25 7 625 5 25 15 5 7t 50 78 60 1î.rS7 C135* ÇMVi S 55 80 70 $ .20 C$39H OftVK S3 25Û 3C0 300 10 17 310 340 340 W 58 10 25 25 30 ' 14 Cl3*'4 OllVi- m 55 65 70 79 39 150 165 140 20 - 4! 150 US HO \\7 91 60 70 65 25 220 3C5 325 315 -20 283 500 $5JHS'i 10.316 tim/m s m 250 755 225 -5 28 123 145 120 30.294 IMt&SM 10 ' 335 C $S'.4 0P4Y< 15 30 45 » ; 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I8-4 18* 15^4 S3* 53* S3* S3« mm y.'-s XO.VA 19 19 Xrci ti 27* LES GRAINS 1 ¦J 1 (CONTRATS EN TONNES) makché à terme Cv».Haut Bas.Fem.H«f UN Oct, - 2«M 293.79 C*er.- 11X50 11130 18899 '.K « 189,09 t80 M 184.00 mie 115,00 113.10 184 W HUB ML - 1H.10 18144 VANCOUVER OtAim CANOIA S#t - - - - - - mM 277,49 I44X.29940 28100 2K.Î2 282.00 2» J8 4m.212,99 244.00 241.» 243.» 211.» Rira 244s» 244.40 244.40 248.29 244 50 Juki 272i4 274,09 272,40 273.» 7*2.35 SCKH1 Oèc 85.00 85.» Mtfl ?- - - - - 100,19 109J0 Rai - 18X50 1C05Û JwL - 194,49 199,40 ORvK (TW«r (Mry ) Oct 82.70 9Z» 92,79 H» 82.75 04C 85.S0 84.79 ISiâ 85» 84.50 **% 88.40 81.» M 40 81,» 91» tt» 99.19 91.19 9BJ9 SC29 8140 11.» 91.10 9146 lt» iU-FOUMAGM Od - - - - - - 19W0 1UCC Oèc V» 1Î# 87J0 87^0 Rtrt 19190 101.00 106,40 100,70 101.» Un 101.» 1914*0 1C12C 10130 101 SO JuL - 19240 192.19 AVOINE Od 197.79 167.79 187.78 107,79 168» Oec - 97.» 87^0 Un 19149 19149 19140 191.» 191,19 Uot - 10,44 191,78 ML - - - - - - 195,54 195,» carat (4\\RMf9» ) Rot.-9549 93.» Fév.97.» 87.» r.» 9749 8749 Rat 99.» 9940 894 9 89.30 »00 AMI - R» 84,» MARCHE AU COMPTANT: AVOINE: 1 cw 97.00 : 2 cw 97.00 ; 3 cw : 97.00 ; grams melanges 87.00 ORt3E( Tf.jncfcr Bay ) 1 cw e5 80 2 cw ; 64.60 : gratns meiar.sès 75.80 SEK3LE:1 cw 95.00 ; 2 cw 93.00 : 3cw 65.00.LIN:1 cwlS3^0;2cw 181.50 3 tw 14830 GRAINE - CANOLA: T7wn$ places, mercredi, en dollars US l'once Troy avec, entre parenthèses, les cours de la précédente clôture.Londros.357.90 (357.50) : Parts.360.87 (356,54) - Francfort.357.86 (357.51) Zurich.357.40(357,15).'.Hong Kong.357.25 (35T.45) ; -(PC) \u2014 Lor cotart 4105CAN (358SUS) à l'offre et 4tiSCA\"i (3595US) à la demande, mercreît», en clôture chez Thomas Coc* courrier en métaux précieux.' ri \\i 25 2 *îî h 15 3i \\r* -» 20 1-18 15 1 17 î 1-14 35 18 40 13 45 8'i 50 3».i 55 1-18 .25 r 35 Uj m \\i 35 V4 17'j 111-18 29 M4 13-18 1 r r r r r r 1)1 r s s 8-4 3** 1-144 î*a 23-14 r f r r r r m , r ti1 K* r r f f r r '1 r 21-11 r s r s r H8 M 3 1 r r r r r U'* r * r SO s r s 40 f 5*4 r «5 * t** r 115-14 25 25-lé r r r 30 r r 2H r Tota» Çafl fàUSCÀ Owi W 3,S37,»J Total Pu» Vd 237459i\\t Ooen int 244542 r\u2014fia! rnadid.i-*o ccfo« offend o-Od Lait H wwfvm I4urcf444 Price) r > *4 INDICES STANDARD & POOR DES OPTIONS DE CHICAGO r 17 O^nwH ti arti oèc.Joa.Qec 4aw.309 g-, 30/: 1-14 335 349 14 1 1 4 29\\4 \"j !H4 345 131a lé 3-16 24 350 4 1281 4 31% 35S 4-4 8*4 11-14 4H 349 5H 2H |M 34S 3-U 3 % ^ ».379 1-18 lh 11H 13'^ 375 1-14 - 18 29 340 r \"% 23-4 îfo 385 r 3-14 r r M r 1-14 r r Vol 18447SCH OtRfl H $17.333 Vcl 127187 Put Open M 500.412 250 133 a s r 1 309 81 2 325 58 1 345 38 a 350 r 355 r s r r r 1-14 f r Oftt-nt tt prti D4c jow, p*.j0fV 34341 «\u20224! 393.44 34348 34348 \"4348 383 48 2348 :«.44 393.43 \"Va! 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Réservation d'espace: le lundi 23 décembre 1991 à 12 h Annonces avec épreuves: le vendredi 20 décembre 1991 à 12 h Annonces sans éprouves: le lundi 23 décembre 1991 à 12 h Corrections finales: le lundi 23 décembre 1991 à 12 h Édition du samedi 28 décembre 1991 Section Habitat , Réservation d espace: le vendredi 20 décembre 1991 à 12 h Annonces avec épreuves: le jeudi 19 décembre 1991 à 17 h 30 Annonces sans épreuves: le lundi 23 décembre 1991 à 12 h \u2022 Corrections finales: le lundi 23 décembre 1991 à 12 h Édition du dimanche 29 décembre 1991 Réservation d'espace: le mardi 24 décembre 1991 à 13 h Annonces avec épreuves: le vendredi 20 décembre 1991 à 17 h 30 Annonces sans épreuves: le vendredi 27 décembre 1991 à 12 h Corrections finales: le vendredi 27 décembre 1991 à 12 h que le gouvernement fédéral se propose de mettre sur pied.Composé de représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, le Conseil de la fédération aurait pour tâche de: \u2022 dresser la liste des barrières intérieures à examiner et celle des activités et politiques gouvernementales devant être coordonnées ou harmonisées; \u2022 déterminer, dans chaque cas, les gains possibles pour l'union économique, et la nature des coûts, s'il en est, de l'harmonis-tion et de la coordination des politiques; \u2022 décider des objectifs globaux ù poursuivre dans chaque domaine \u2014 comme les politiques uniformes, les normes communes, la coordination générale, etc.Ainsi, plutôt que d'interdire à l'aveuglette toute politique qui pourrait représenter une entrave à la libre circulation dans l'espace économique canadien, le Conseil économique propose des mécanismes qui favoriseront une harmonisation des pratiques là ou il est démontré que c'est souhaitable.De plus, le Conseil économique s'oppose à ce que le gouvernement fédéral s'attribue un nouveau et vaste pouvoir de gestion.Selon la proposition 15 du projet fédéral, Ottawa veut se donner le pouvoir d'adopter toute loi qu'il juge nécessaire au bon fonctionnement de l'union économique.Toute législation adoptée en vertu de ce nouveau pouvoir ne pourrait toutefois entrer en vigueur sans l'approbation d'au moins sept provinces représentant 50 p.cent de la population.Le Conseil économique propose plutôt qu'il revienne au Conseil de la fédération de déterminer les politiques utiles au bon fonctionnement de l'union économique.L'unanimité des gou- vernements fédéral et provinciaux pourrait être exigée pour les questions délicates.Dans le cas où les avantages pour l'union sont importants et que les coûts pour l'autonomie des parties sont faibles, on pourrait alors recourir ii la règle du 7-50.Mme Maxwell reconnaît que la portée du mandat du Conseil de la fédération ainsi défini ne dépasserait pas celle des responsabilités actuellement exercées dans le cadre des réunions fédérales-provinciales.«Mais le Conseil de la fédération serait plus visible, assurerait une meilleure continuité et serait davantage responsable devant la population canadienne», assurc-t-elle.De plus, le Conseil économique suggère que le principe voulant que les gouvernements s'enga* gent à préserver et renforcer l'union économique soit inscrit dans la constitution.Le mandat du Conseil de la fédération découlerait de ce principe.Enfin, Mme Maxwell prévoit que la décentralisation des compétences vers les provinces se poursuivra.Cependant, dans un tel contexte, celles-ci pourraient être tentées d'adopter des politiques profitables pour elles-mêmes mais nuisibles à leurs voisines.« Il s'agit ainsi de créer des mécanismes qui favorisent l'harmonisation et la coordonation des politiques», conclut-elle.dans leC5^> nous publions maintenant Les codes PlusCodesMC pour magnétoscope Ces codes vous permettront d'enregistrer plus facilement vos émissions de télévision préférées.Plus de détails, aujourd'hui, en page C7 8,99 16,99 l ê chaque cassette chaque disque compact Profiter d'un choix incroyable a notre rayon des disques compacts et des cassettes! 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