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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-01-30, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales ci LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JANVIER 1992 Constitution : la Chambre de commerce rejette les offres d'Ottawa mario fontaine_ Wê a Chambre de Commerce Hb du Québec qualifie d'inacceptables les offres d'Ottawa sur le renouvellement du fédéralisme.Le gouvernement central s'accapare trop de pouvoirs au détriment de leur décentralisation vers les provinces, explique le plus important lobby du monde des affaires au Québec.Le président de la Chambre, Denis Mercier, tentera d'en faire la démonstration dès ce week-end dans la métropole, où se déroulera la troisième conference sur le renouvellement du Canada, celle-là consacrée à l'union économique.Car ce sont justement des arguments de nature économique que M.Mercier a avancés hier pour rejeter le projet de réforme déposé par le premier ministre Mulroney en septembre dernier.Ce projet ne constitue par une base valable de discussion.Il faut y apporter des améliorations majeures, assure M.Mercier, pourtant fédéraliste convaincu.C'est ainsi que la Chambre de Commerce du Québec, si elle appuie le renforcement de l'union économique canadienne, juge excessive l'intention d'Ottawa de s'accaparer la compétence exclusive de légiférer en toute matière qu'il déclare utile à l'efficacité du fonctionnement de l'union économique.Au contraire, l'organisme (7100 entreprises individuelles, 225 Chambres de commerce oeuvrant sur le territoire québécois et 64 000 individus) réitère le principe d'une plus grande décentralisation.«On souhaite que, dans un champ de competence donne, un seul gouvernement opère», d'expliquer M.Mercier, qui n'exclut pas toutefois le partage de certains pouvoirs.Autre point de friction, le Sénat.Fin ire bon nombre de Québécois qui souhaitent son abolition pure ctfsimplc et certaines provinces qui le veulent élu, égal et efficace, la Chambre de Commerce du Québec relance le débat en proposant de remplacer le \"Sénat et le Conseil de la fédération projeté par une seule Chambre fédérale, plus représentative des intérêts des régions et capable de résoudre la plupart des questions relatives à la gestion de la fédération et de l'union économique.y'' MÊÊ Denis Mercier Comme elle l'explique dans son mémoire, «La Chambre croit que les propositions d'accroître le rôle de la Cour suprême, d'élire le Sénat et de créer un nouveau Conseil de la fédération donneraient au Canada l'une des structures institutionnelles les plus lourdes, les plus complexes et les plus coûteuses au monde en matière de gestion de l'économie».La Chambre est également d'avis qu'Ottawa ne devrait pouvoir dépenser que dans ses propres domaines plutôt que d'envahir les champs de compétence des provinces, des intrusions sources de nombreux affrontements dans le passé et qui ont, au dire de l'organisme, contribué au déséquilibre actuel des finances publiques.Tout comme elle est profondément déçue de l'absence de propositions destinées à contenir les dépenses et l'endettement des gouvernements.Au total, la Chambre de Commerce du Québec critique 19 points précis du projet fédéral de réforme de la constitution.Un désaveu qui pourrait peser lourd si son mémoire a autant d'effet que celui qu'elle déposait devant la Commission Bélanger-Campeau, et qui lui avait donné son ton souverainiste.La Chambre y exigeait du gouvernement québécois qu'il réclame vigoureusement du Canada tous les pouvoirs utiles à son évolution politique, économique et sociale.GATT: les politiciens exagèrent, selon un expert «is lessard du bureau de La Presse québec Au gouvernement comme dans l'opposition, les politiciens exagèrent dans le débat autour de l'impact sur le Québec du projet d'entente du GATT.«Le document Dunkel constitue un tour de vis supplémentaire sur des balises qui existent déjà», d'expliquer un spécialiste dans le domaine du droit international, M.Yvan Bernier, de l'Université Laval.Selon lui il est improbable que le projet d'accord présenté aux pays membres \u2014 et qui soulève des inquiétudes chez les politiciens canadiens et québécois \u2014 puisse être modifié.Si les 108 pays membres du GATT approuvent le document Dunkel \u2014 le projet d'entente qui rend «spécifiques» les subventions émanant des gouvernement provinciaux \u2014 peu de subventions pourront échapper à la contestation sur les marchés étrangers, d'expliquer M.Bernier.Mais le fait qu'elles puissent être identifiées ne rend pas pour autant ces subventions passibles de représailles.Les tribunaux auront à juger de leur im- pact réel sur la compétivité des produits exportés.Déjà dans la situation actuelle, nul ne peut prétendre \u2014 comme le fait pourtant M.Ciaccia \u2014 que les interventions de la Société de développement industriel, par exemple, sont à l'abris de sanctions.Les subventions de cette société québécoise ont d'ailleurs déjà été montrées du doigt par les Américains, rappelle l'universitaire.« La SDI sait très bien qu'elle se trouve toujours à la marge, que ses interventions ne sont pas à l'abris de représailles», souligne le professeur Bernier.Selon lui, l'argument du chef de l'opposition, Jacques Pari/eau, voulant qu'un Québec indépendant puisse subventionner sans s'exposer aux même représailles est tout simplement «loufoque».Inversement, le ministre des Affaires internationales, |ohn Ciaccia, se trompe lourdement quand il soutient \u2014 tout comme les hauts fonctionnaires fédéraux \u2014 qu'une entente bilatérale entre le Canada et les États-Unis pourrait préserver le statu quo.La position adoptée dans le projet d'entente vient de la Communauté économique européenne.La GRC avait déconseillé le recours à la Loi sur les mesures de guerre, en 70 Presse Canadienne orrA wa eux jours seulement avant d'invoquer la Loi sur les mesures de guerre, en octobre 1970, le gouvernement fédéral s'était vu conseiller par le commissaire de la GRC de ne pas y avoir recours, démontrent des documents obtenus en vertu de la Loi d'accès à l'information.Selon ces documents, le commissaire Len Higgitt avait demandé aux membres du cabinet de ne pas tenir compte des estimations «exagérées» portant sur le nombre de terroristes québécois.Mardi, l'ex-dirigeant civil du service de sécurité de la GRC, John Starnes, a déclaré que ces documents dégonflaient le mythe selon lequel la GRC était mal informée sur la situation au Québec et n'avait pas été très utile au pouvoir politique durant la Crise d'octobre.«|e crois que la GRC estimait que la situation n'était pas aussi grave que certains voulaient bien le laisser croire», a déclaré M.Starnes.Les documents obtenus fournissent des détails sur deux rencontres clées tenues le 14 octobre 1970 par un comité du cabinet sur la sécurité et le renseignement.Le premier ministre d'alors, Pierre Elliott Trudeau, et plusieurs ministres importants assistaient à ces rencontres au cours desquelles M.Higgitt les a informés sur les développements survenus au Québec.A ce moment-là, le chargé d'affaires britannique, lames Cross, et le ministre québécois Pierre Laporte avaient déjà été kidnappés par le FLO, qui les détenait en otages.M.Higgitt leur avait déclaré que même si ses services n'étaient pas à la veille d'élucider l'affaire, ils croyaient avoir mis la main sur un personnage qui était relié aux membres du FLQ.Cette personne était sous surveillance depuis la veille au matin et la police espérait qu'elle les mènerait aux kidnappeurs.«Le commissaire Higgitt a déclaré qu'aucune loi ne pouvait empêcher quelque action que ce soit de ses services de sécurité», lit-on dans les minutes de ces rencontres.«En plus, le commissaire Higgitt estimait que des arrestations massives et des détentions préventives ne pourraient vraisemblablement mener aux endroits où les otages étaient détenus.«Dès lors, il ne pouvait recommander le recours à des pouvoirs spéciaux à ce moment-là.» M.Trudeau, dit-on, subissait des pressions du gouvernement québécois afin qu'il accorde des pouvoirs spéciaux aux services de police et à l'armée afin de démanteler le FLQ.Mais M.Higgitt avait prévenu les membres du cabinet qu'il lui semblait que Québec «voulait de l'action pour de l'action » et qu'Ottawa «ne devait pas accepter toutes ses demandes afin de pouvoir réagir aux événements de façon plus calme».Le ministre fédéral des Finances, M.Don Mazankowski (à droite), a rencontré hier, à Ouébec, le premier ministre Robert Bourassa.photo pc Levesque représentera encore le Ouébec à la conférence des premiers ministres denis lessard du bureau de La Presse OUlHtC Le Québec sera représenté à la conférence des premiers ministres sur l'Économie, le 10 février prochain.Cependant, le premier ministre Bourassa déléguera encore une fois son ministre des Finances, Gérard D.Levesque.Hier, à l'issue d'une brève rencontre \u2014 une vingtaine de minutes \u2014 avec le premier ministre Bourassa et M.Levesque, le titulaire fédéral des Finances, Don Mazankowski s'est dit convaincu que «le Québec sera représenté» à la réunion du 10.Son hommage à la façon dont son homologue québécois avait représenté les intérêts du Québec à une conférence des premiers ministre, en décembre, laissait toutefois peu de doute sur la reprise du même scénario en février.Officiellement, au bureau de M.Bourassa on indique qu'aucune décision ne sera prise avant les conclusions de la conférence des ministres des Finances, aujourd'hui à Québec.Retenu pour acceuillir ses homologues des provinces, le ministre Gerard D.Levesque n'a pas voulu s'adresser aux journalistes.En revanche M.Mazankowski a soutenu que M.Bourassa s'était dit «satisfait » des indices laissant prévoir une reprise économiques.«Les taux d'intérêts baissent, l'inflation aussi, tous les ingrédients sont présents pour la croissance», a dit le ministre fédéral.Québec entend profiter de cette rencontre pour faire le point de façon définitive sur les intentions du gouvernement fédéral en matière de transferts fiscaux.Le Québec, comme les autres provinces, se plaint amèrement de la constante réduction de ces transferts, une tendance qui force les provinces à réduire leurs dépen- ses et à augmenter leur déficit.A partir des intentions indiquées aujourd'hui par Ottawa, Québec pourra amorcer la préparation de son budget de mai.Hier, M.Mazankowski a soutenu que la question contentieuse des transferts n'avait pas été abordée lors du bref entretien avec M.Bourassa.Pour Ottawa, il n'est toutefois pas question de se lancer dans des programmes de dépenses pour stimuler l'économie.«Cela a été fait en 1981 et 1982 et n'a contribue qu'à jeter de l'huile sur le feu de l'inflation », a soutenu le ministre fédéral.Commentant brièvement les informations filtrant d'Ottawa et voulant que le gouvernement considère de nouvelles reductions de dépenses de deux milliards sur deux ans, le ministre s'est contenté d'indiquer que des compressions importantes restaient à annoncer, sans en préciser l'ampleur.Un diplomate de carrière remplace Scowen à Londres du bureau de \\j\\ Presse QUÉBEC Le gouvernement Bourassa a finalement opté pour un diplomate de carrière pour remplacer l'ancien député Reed Scowen comme délégué général du Québec à Londres.L'ancien représentant du Québec à Tokyo, M.Harold Mailhot, obtiendra officiellement d'ici peu le poste de Londres, laissé vacant pendant près d'un an.La nomination devait être approuvée hier à la reunion hebdomadaire du Conseil des ministres.M.Scowen avait démissionné de son poste en début d'année pour revenir au Quebec.Dans sa tournée européenne \u2014 M.Bourassa quitte le Québec aujourd'hui \u2014 , M.Bourassa doit passer à Londres et il eut été déli- cat de soutenir que la relation avec la Grande-Bretagne est importante pour le Québec tout en maintenant vacant ce poste de représentant.Plusieurs noms avaient circule depuis un an pour ce poste, notamment ceux de M.John Peppers, un ancien vice-président du PLQ, de l'ancien ministre québécois Fernand Lalonde et de Francis Fox, ex-membre du cabinet Trudeau.M.Higgitt entretenait des doutes quant au nombre de personnes que la police devait arrêter pour miner le FLQ.Le gouvernement du Québec estimait ce nombre à 900 ou plus, la première rafle devant mener à l'arrestation de quelque 200 Québécois.Mais M.Higgitt a indiqué que selon les estimations de la GRC, ce nombre était de 188 personnes, et que seulement 68 d'entrés elles étaient considérées des sup-porteurs «purs et durs» qui auraient dû être mis aux arrêts.Malgré les mises en garde de M.Higgitt, le cabinet devait proclamer la Loi sur les mesures de guerre deux jours plus tard, le 16 octobre, suspendant les libertés civiles et gouvernant par décret.Le jour suivant, le 17 octobre, Pierre Laporte était retrouvé mort.Plus de 450 personnes ont été détenues au Québec durant la Crise, et la plupart ont été relaxées sans même avoir été accusées de quoi que ce soit.La constitution amenée discrètement au Canada Presse Canadienne OTTAWA m 1 est ;irri\\c dans les colo-m nies en premiere classe, occupant presque son propre siège dans l'avion.En plein débat sur l'avenir du Canada, le document à la source du problème est récemment arrivé à Ottawa, sans faire de bruit, dans un porte-documents.L'Acte de l'Amérique du Nord britannique, la constitution de 1867.sera exposé durant toute l'année au Sénat, dans le cadre du 125e anniversaire du pays.Le chancelier d'Angleterre de la Chambre des Lords a accepté l'été dernier de prêter le document, a indiqué (ill Anne Pickard, une adjointe au greffier du Sénat.«Nous avons toutefois dû nous soumettre à plusieurs conditions avant que le prêt ne soit finalement accepté.» Entre autres, la pièce devait occuper son propre siège d'avion à côté d'Helen Forde, responsable de la préservation au Bureau du document public de Londres, qui a emmené le précieux document législatif à Ottawa, en décembre dernier.Finalement, il a été jugé trop petit pour justifier la réservation d'une place à part.C'était la première fois que l'extrait de naissance du Canada traversait l'Atlantique.L'acte, qui est exposé depuis ce mois-ci, établit la structure constitutionnelle du pays.Bien que promulgué par le Parlement britannique, il a été conçu dans les colonies par les pères de la confederation.Le document, à peu près de la taille d'un gros magazine, est l'un de deux originaux.«L'un est conservé à la Tour de Londres, a explique Mme Pickard.L'autre est aux mains du Bureau du document public.» Les responsables britanniques ont exige une surveillance de tout instant et des conditions strictes d'entreposage du document \u2014 assuré pour 10 000$ \u2014 durant son séjour au Canada.\u2022 I\" ¦ Dans les petits ordinateurs, les meilleurs vendeurs! La vente automatisée! les portatifs Toshiba font ça comme des grands! 1 e portatif Toshiba, ^ 'est toute la puissance d'un ordinateur de bun tu à portée vie la main! Chef de file mondial en matière vie recherche et développement, Toshiba possède un réseau de vente et un service inégalés au v Canada.En fait, tout ce que conçoit Toshiba est impressionnant.Sauf le format Et le prix! TOSHIBA 1 800 387-5645 B2 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 30 JANVIER 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d .îdmimstntion Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adiomt directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Lequel des deux George Bush l'emportera?Ceux qui ont regardé à la télévision le président George Bush presenter son message sur l'État de l'Union savent bien qu'il n'y avait qu'un George Bush devant le Congrès.Mais ceux qui l'ont entendu a la radio peuvent se demander s'il n'y en avait pas deux \u2022 l'homme d'État et le politicien.La tradition veut que le président s'adresse au Congrès chaque année à la fin janvier et, une fois sur quatre, cela coïncide avec le début de la campagne électorale.À neuf mois des élections, il est encore possible de présenter un budget et de réclamer des lois qui pourraient w**^- influencer le scrutin.k jfe^^ Les Etats-Unis traversent une période trou- Wfc il JBù^ blante.Au lendemain d une série de succès di- plomatiques remarquables, ce pays donne néanmoins l'impression d'être une grande puissance sur le retour.Son économie a beau être la plus productive au monde, on se pose mille questions sur sa capacité de survivre dans le climat concurrentiel des marches internationaux.Les Américains doutent de leur capacité de maintenir un niveau de vie élevé et beaucoup voudraient se replier sur leur propre communauté pour ne pas avoir à subir la comparaison constante avec les Japonais et les Allemands, ces premiers de classe agaçants.Le mal n'est pas chronique.Les Américains ont les ressources en imagination, en connaissances et en volonté pour le guérir.Ils ont toutefois besoin d'un minimum de leadership pour que leurs qualités ne se dissipent pas en querelles stériles, à commencer par celles qui existent entre le président républicain et le Congrès a majorité démocrate.La question qu'on se posait avant le message sur l'état de l'Union était donc de savoir si George Bush allait offrir ce genre de leadership ou s'il allait se montrer sous son jour de chef partisan avant tout intéresse à se faire réélire.Malheureusement, la plus grande partie de son discours était dans cette veine électoraliste.Fier de ses succès en politique étrangère, il a traité de la récession prolongée comme d'un aberrant coup du sort et offert des remèdes aussi classiques qu'inutiles pour en sortir.Ainsi, il a propose des mesures fiscales destinées à encourager une augmentation des dépenses de la part de la classe moyenne dans le but de sortir celle-ci de sa morosité.Car, une classe moyenne morose est portée à voter pour le changement politique.Ces mesures n'auront guère d'effet sur la reprise économique avant les élections - elle a, du reste, probablement déjà commencé - mais elles compliqueront les calculs budgétaires dans un an et détourneront des fonds publics des investissements qui ne peuvent plus attendre.M.Bush lance le pays dans une politique anticyclique avec un an de retard pour la simple raison qu'il doit se faire réélire dans neuf mois.Ayant ouvert la porte, il ne pourra pas s'offusquer quand le Congrès, qui n'est pas plus ver- tueux que lui, fera de la surenchère sur le dos de l'équilibre financier des États-Unis.Mais M.Bush n'est pas devenu président des États-Unis seulement qu'en vertu de manoeuvres électorales.Il a des idées claires et il voit la nécessite de trouver des solutions a long terme aux grands problèmes économiques et sociaux.C'était peut-être pour contrer la fâcheuse impression laissée par son voyage au Japon que sa voix était si forte et si claire quand il a parlé de la nécessité de libéraliser le commerce extérieur, créer une zone de libre-échange en Amérique du Nord, faire un bond en avant en matière d'éducation et améliorer la qualité des investissements.Il n'y avait alors plus trace du ton presque narquois qu'il avait utilisé pour présenter des mesures budgétaires qu'il lançait comme un défi à ses adversaires démocrates.George Bush croit sincèrement à la nécessité de lutter contre la criminalité qui paralyse la vie des communautés pauvres et de créer un système simple pour financer les soins de santé.Un grave défaut chez M.Bush est sa tendance, en période électorale, à suivre son instinct politique le plus superficiel au lieu de se fier à ses profondes valeurs civiques.Ce calcul est parfois astucieux, mais beaucoup d'Américains cherchent une qualité de leadership plus solide, celle dont le président Bush est capable quand il ne la cache pas sous un boisseau.Frédéric WAGNIÈRE Juste un peu d'oxygène Ottawa vient de réussir à bon compte une belle petite ope-ration publicitaire: l'annonce d'un nouveau programme de subventions a l'intention des éditeurs canadiens.Cent quarante millions en cinq ans! Assez pour frapper l'imagination et retenir l'attention des médias distraits.À y regarder de plus près, force est cependant de constater qu'il ne s'agit même pas de la totalité des revenus provenant de la TPS sur les ventes de livres.À l'échelle canadienne, ce commerce représente en effet un volume d'affaires annuel d'environ 500 millions qui en rapporte 35 en TPS au Trésor fédéral.Sur cinq ans, 175 millions dont 140 retourneront aux éditeurs qui, de toute façon, bénéficiaient déjà d'une aide gouvernementale de 38 millions.Il ne s'agit donc que d'une injection de 102 nouveaux millions, ce qui en laisse 73 à Ottawa sur les 175 provenant de la taxe sur le livre.En somme, le gouvernement fédéral redonne d'une main une partie seulement des sommes perçues par l'autre.Comme si le ministère des Communications libérait un peu d'oxygène au profit d'une industrie que celui des Finances contribue à étouffer par une taxe qu'on n'aurait jamais dù appliquer.C'est vraiment trop de bonté! Parions qu'en plus, Ottawa s'attend à des remerciements ! Le seul element positif de cette mesure vient du fait que cette aide à l'industrie canadienne sera en partie financée par la vente de livres étrangers.La TPS s'applique en effet à tous les volumes vendus au Canada où l'ensemble de la production venant de l'extérieur occupe une place importante.On se retrouvera donc dans la situation où chaque vente d'un ouvrage français ou américain contribuera indirectement au développement de l'édition locale.On peut y trouver une maigre consolation devant une situation qui demeure collectivement inadmissible.La totalité des sommes en jeu provient en effet de ce qui reste d'un marché déjà malmené par la crise économique et dont la TPS a largement accentué la faiblesse.Le vrai défi, à l'heure actuelle, n'est pas de mieux partager le fruit des taxes payées par les rares clients qui s'aventurent encore dans une librairie.Mais bien de prendre tous les moyens pour y attirer une plus importante clientele.Et une façon non négligeable d'y arriver serait précisément de ne pas grever le prix du livre, déjà assez élevé en raison de l'exiguïté du marché, par une taxe qui lui donne presque des allures de produit de luxe.Il a déjà fallu une bataille épique pour persuader le gouvernement du Québec de mettre le livre a l'abri des effets de sa TVQ.On y a, à juste titre, invoque le caractère essentiel de cette industrie dans le maintien et le développement dune culture qui différencie une collectivité de ses voisins.Au moment où le Canada tout entier est en proie à des problèmes existentiels et cherche désespérément à se donner une identité, on aurait souhaité qu'Ottawa soit sensible aux mêmes arguments.Le gouvernement fédéral a malheureusement choisi de se cantonner dans une opération comptable dont il est le principal béfé-.ficiaire.Surtout que rien ne garantit que ces subventions contribueront à diminuer le prix des ouvrages.S'il voulait vraiment favoriser cette industrie, c'est tout le produit de la TPS sur le livre qu'il réintroduirait dans le circuit.Ou mieux encore, il l'abolirait.Pour que tout le monde en profite.Pierre gravel i # Chauve qui peut ! Apres avoir livré un combat sans merci contre une roulotte à patates frites et les boites à journaux, les bureaucrates municipaux viennent de s'engager dans une lutte à finir contre.une chauve-souris.Le chiroptere en question orne la devanture de la Maison Hantée, ce resto-théâtre établi dans un coin désolé de la rue Bleury, ou l'on peut manger du poulet plutôt médiocre, dans un décor de film d'horreur.Volontairement repoussante, la chauve-souris peut difficilement être accusée de déparer le quartier: il est déjà assez moche, merci.Au contraire, elle attire des tas de curieux vers un restaurant qui ne désemplit pas, dont la liste de réservations est longue de plusieurs mois, et qui fournit des emplois à une centaine de jeunes comédiens.En ces temps de récession, voila un honnête effort de relance économique, non?Mais que Ion ne s'y trompe pas: officiellement, ce ne sont pas les qualités esthétiques de la chauve-souris qui lui valent ses démêlés avec la Ville.Le conflit est plutôt d'ordre sémantique: s'agit-il ou non dune enseigne?Si oui, et c'est ce que prétend l'administration municipale, elle requiert un permis qui a toutes les chances de ne pas lui être accordé, pour des raisons de non conformité.Conséquence: exit la chauve-souris.Si, au contraire, on la considère plutôt comme une sculpture - c'est la thèse du propriétaire de la Maison Hantée - le sinistre mammifère pourra rester la ou il est.Pour trancher cette angoissante question, la Ville ne lésine pas sur les moyens: elle vient d'intenter une poursuite en Cour municipale contre la Maison Hantée.La preuve est maintenant faite : l'administration Doré est bel et bien capable de sortir de sa proverbiale léthargie.Il s'agit de lui fournir une noble cause.Par exemple, une occasion de déployer tout son acharnement bureaucratique contre de petites initiatives qui fonctionnent bien, qui sortent des sentiers battus, et qui font qu'une ville est vivante.m « Agnes CRUDA 1g O^/^VFlAFTcp DROITS RESERVES Les dossiers des anciennes polices communistes : une boîte de Pandore MARCEL ADAM Les initiés savaient que les régimes marxistes-léninistes ne pouvaient se maintenir que par le secret, le mensonge, la suppresion de tous les droits et libertés, grâce à une police secrète qui traitait les citoyens comme de potentiels ennemis de l'intérieur et ne reculait devant rien pour éliminer toute dissidence.Mais la chute de l'empire soviétique permet peu à peu de faire * '^tfifr'j.10m prendre conscience du caractère diabolique de cette tyrannie à ceux qui l'ignoraient, et à faire réaliser leur égarement à ceux qui ne voulaient pas le savoir pour ne pas perdre leurs illusions sur cette idéologie.Dans les républiques de l'ex-Union soviétique on se soucie plus de savoir ce qu'on mangera au prochain repas que de régler ses comptes avec le KGB qui a terrorisé les populations durant trois quarts de siècle.Mais dans les anciens pays satellites de l'Europe de l'Est les conditions économiques ne sont pas partout mauvaises au point de faire oublier que jusqu'à la dernière minute les polices secrètes, omnipuissantes et omn-niprésenles, ont littéralement fait de la plupart d'entre eux des prisons à sécurité maximum.C'est ainsi par exemple qu'en Tchécoslovaquie et dans l*cx-Al-lemagne de l'Est (ou ancienne République démocratique allemande \u2014 RDA) la population ne se contente pas de tourner la page pour se mettre à l'heure de la démocratie et de l'économie de marché.Elle demande aussi des comptes aux dirigeants politiques qui sont responsables de l'implacable répression qu'elle a subie.En Tchécoslovaquie beaucoup voulaient que le gouvernement de Vaclav Havel ouvre les archives secrètes de l'ancien régime communmiste pour que la presse puisse en divulguer le contenu.Sans doute pour que soient enfin identifiés, et éventuellement châtiés, ceux qui ont ruiné la vie de tant de citoyens innocents ou simplement opposés au régime en place.Pendant les quatre décennies où les communistes ont été au pouvoir, la police secrète a dressé des dossiers sur plusieurs centaines de milliers de personnes.Dans la livraison de novembre-/décembre du magazine Columbia lournalism Review, un des juristes américains qui ont travaillé à la rédaction de le nouvelle constitution tchécoslovaque, l'Américain Martin Gar-bus, explique que les informations ne provenaient pas seulement de membres de la police secrète; souvent les concours extérieurs étaient involontaires, les gens ne sachant pas qu'ils se confiaient à des agents secrets.Fréquemment ces derniers enjolivaient les renseignements ainsi obtenus, pour ensuite faire croire à leurs supérieurs que leur source était une collaboration rémunérée et empocher l'argent sensé récompenser ces prétendus délateurs.Une grande partie des informations de l'ex-gouvernemcnt communiste étant totalement fausses, permettre la publication de la liste des collaborateurs aurait eu des conséquences désastreuses sur la vie de millions d'innocents.C'est parce que la liste des collaborateurs comporte beaucoup de noms de personnes qui ne sont pas des coupables mais des victimes que le gouvernement Havcl a décidé d'interdire sa publication sous peine de prison.* * * Au début de janvier le gouvernement allemand a fait adopter une loi permettant l'accès aux dossiers de l'ancien ministère de la Sécurité intérieure de l'ex-RDA, mieux connu sous le nom de Stasi \u2014 un nom qui symbolise la tyrannie totalitaire dans ce qu'elle a de pire.Le régime communiste de l'Allemagne de l'Est était en effet le plus stalinien de l'empire soviétique, c'est-à-dire le plus ty-rannique, le plus cruellement répressif.Quelque 85000 agents de la police secrète et plusieurs centaines de milliers d'informateurs occasionnels ont produit en quarante ans six millions de dossiers (pour une population de 17 millions).Dès la chute du régime, en novembre 1989, des milliers de gens sont descendus dans les rues pour manifester leur colère à l'endroit de la Stasi.Et depuis, de plus en plus de résidants de l'ancienne RDA réclament que soient châtiés les dirigeants de l'ancien régime.C'est pour une bonne part à cause du climat de méfiance que créaient chez les politiciens et d'autres secteurs de la population les allégations de collaboration avec la Stasi que des pressions populaires se sont exercées pour que le secret soit levé sur les dossiers de l'ancienne police secrète.Si une grande partie des renseignements accumulés est triviale et sans intérêt, il n'en demeure pas moins que beaucoup parmi ceux qui ont réussi à assouvir leur curiosité sont maintenant plus éclairés mais loin d'être plus heureux pour autant.Car s'il en est qui y ont trouvé la confirmation que tel ennemi était le responsable qu'ils soupçonnaient de leur malheur, il en est d'autres qui ont découvert avoir été dénoncés par des amis, des parents, voire même le conjoint qui leur a donné des enfants et avec lequel ils croyaient toujours vivre le parfait amour.Les Allemands découvrent que plusiurs chefs ecclésiastiques ont collaboré avec la Stasi pour assurer leur survivance, notamment celui qui dirige la commission qui ouvre les dossiers au public.Des politiciens ont vu leur carrière détruite à la suite de révélations incriminantes sur leur passé et ça ne fait que commencer.La mesure qui devait dissiper le climat de méfiance a donné lieu à un climat peut-être plus empoisonné.Si certains ont réagi avec philosophie à ce qu'ils ont découvert, beaucoup ont été traumatisés et crient vengeance.Un phénomène qui commence à inquiéter des sociologues sur les conséquences de l'ouverture de ces dossiers où se mêlent des renseignements véridiques avec des informations fausses que personne ne peut vérifier.On comprend que des parlementaires commencent à se rendre compte que la transparence a ses limites, surtout dans une société qui sort du totalitarisme, et que certains réclament que le gouvernement restreigne l'accès à cette boite de Pandore. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JANVIER 1992 Opinions Dès qu on s'approche des penseurs, on s'éloigne des sexologues.GEORGES DOR ommcnt aurais-je pu deviner que mon petit papier paru dans La Presse du 15 janvier dernier allait provoquer un tel remous?Ai-je touché une corde si sensible pour que bondissent pas moins de six sexologues, et qu'ensemble ils se lancent à l'assaut des barricades de mon «ignorance crasse des composantes nécessaires à une vie sexuelle et amoureuse épanouie», ce dont, bien sûr, je demande pardon à Dieu et à vous mon père sexologue, à celle dont je suis le mari depuis trente-six ans, à mes enfants et petits-enfants.Amen.Une scxologue-éducatrice me somme même d'aller me faire foutre.|e mets donc ici le point final à ce qui risquerait de n'être plus qu'un bavardage pseudo-intellectuel, mais non sans avoir rappelé à ces messieurs sexologues et à leurs nombreuses consoeurs qu'au dictionnaire Ouillet, au mot sexologue, on trouve la difinition qui suit: «La science de la sexualité humaine.Ce mot.précisc-t-on, a un emploi commercial.En effet, ajoute-t-on, les physiologistes qui étudient la sexualité humaine ne se disent pas sexologues.» Pour ce qui est de l'aspect anecdotique entourant la petite controverse que j'ai soulevée, sache/ que l'un des signataires des hauts cris des sexologues était justement, le semaine dernière, l'un des invités a l'émission Ab Lib, à Télé-Métropole, où il était venu faire la promotion d'une de ses activités professionnelles; je vous laisse le soin de deviner la hauteur et la noblesse de ses propos et de ceux de l'animateur, et les rires étouffés qu'ils provoquèrent dans l'assistance.le sais gré à certains ou certaines sexologues au grand coeur de vouloir jeter un baume sur les âmes meurtries des enfants victimes d'aberrations sexuelles Georges Dor de toutes sortes, mais on entre ici dans le domaine de l'horreur pure et simple, qui n'a rien à voir avec mon propos.H y a une trentaine d'années, le Mouvement laïque s'est battu, au nom de la liberté, pour soustraire les enfants aux cours de religion à l'école.Au nom de la même liberté, je demande qu'on soustraie mes enfants à un enseignement sexuel dont j'ai eu l'occasion, à maintes reprises, de mesurer l'insipidité.Et à vous, sexologues pour enfants, je pose la question suivante: si beaucoup d'enfants ont du mal a apprendre et à comprendre une règle île grammai- re élémentaire, a partir de quel raisonnement croirez-vous qu'ils comprendront bien ce que vous prétendez leur enseigner en matière sexuelle?Enfin, pour terminer, j'offre à la méditation des lecteurs le fait suivant: l'autre soir, a la télévision, une sexologue invitait les homosexuels à lui faire part de leur désir d'avoir un enfant, et des difficultés qu'ils rencontrent pour en adopter.Remplie de compassion pour l'un d'eux qui se plaignait qu'il faut un homme et une femme pour engendrer et enfanter, elle ne sut que dire: «Ah! que voulez-vous, c'est une contrainte de la nature.» |e renvoie le lecteur au petit Robert, au mot contrainte: violence exercée contre quelqu'un, entrave a la liberté d'action.Ainsi donc, selon la sexologue, la nature exercerait contre les homosexuels une violence qui entraverait leur liberté.En somme, ce serait la nature qui aurait mal fait les choses pour les homosexuels, et non pas ces derniers qui souffriraient d'un accident de la nature.Un dernier mot: la merveille de la sexualité humaine, c'est qu'elle fait croire a chacun que le désir de l'espèce a resonne pour lui tout seul mais l'on sait que la chair conspire contre l'esprit, au lieu de la secourir.Ce qui precede est du philosophe lean Guitton.Et Denis de Rougemont a écrit: «Toute conception de l'amour, sexuelle ou sentimentale, correspond, qu'on le sache ou non, à une attitude spirituelle, la traduit ou la trahit, la consteste ou l'assume, mais n'existe pas sans elle.» Et aux personnes qui seraient, comme moi, mariées et heureuses depuis longtemps, je citerai Albert Camus: «Ceux qui aiment la vérité doivent rechercher l'amour dans le mariage, c'est-à-dire, l'amour sans illusion.» Comme vous le voyez, des qu'on s'approche des penseurs, on s'éloigne des sexologues.Polyvalence et esprit communautaire à l'exposition «Art Mohawk 92» YVES ROBILLARD L'auteur, ancien critique d'art à La Presse, est professeur au Département d'histoire de l'art de rUQAM.Il est aussi coorganisa-tvur de l'exposition «Art Mohawk 92».ui il y a une idéologie artistique qui sous-tend l'exposition «Art Mohawk 92»! H y en a même deux: la première, celle de la nécessité d'un salon de confrontation des tendances et des générations pour les Québécois; la deuxième, celle de prendre exemple de la façon dont les communautés amérindiennes vivent l'art pour nous sortir du bourbier de l'intellectualisme de nos prétendues avant-gardes.(.) le reclame depuis le dernier «concours artistique du Québec» en I973, un salon de confrontation des tendances et des générations.On ignore dans les musées et les chroniques plus de 90 pour cent de la production des artistes québécois: on y parle toujours des mêmes, l'oligarchie des 7 élus québécois de l'establishment artistique et des jeunes qui suivent les tendances à la mode.Raymonde Moulin, I eminente sociologue française de l'art, appelle cela «la peur pour l'establishment de laisser l'innovation artistique se développer en dehors d'elle».|e traduis en québécois «la peur de manquer le bateau».l'ai toujours été pour les nouvelles tendances artistiques quand cela correspond pour un artiste a un besoin impérieux d'exprimer son mode intérieur.Mais ces artistes sont rares et la très grande majorité sont des suiveux! Il n'y a pas d'évolution (ce concept darwinisme de la société industrielle) en art, mais involution, c'est-à-dire transformation intérieure vers la plus grande unification du Soi.Contre l'évolution en art Constant Niewenhuys fondant Cobra en 1948 réclamait pour les artistes l'expérimentation perpétuelle et l'abolition de toute idée de style.Et lui-même changea de style aussi souvent que cela fut nécessaire.Il devint le cofondateur de l'International Situationiste, le père spirituel des «Provos».etc.En 1962, la I loi la iule consacrait son pavillon de la Biennale de Venise à son projet de la «Nouvelle Babylone».Et pourtant ce n'est pas lui qui est le plus connu du mouvement Cobra, mais Corneille et Appel parce qu'ils ont prostitué l'idéal Cobra pour le style Cobra.La nécessité pour un artiste d'avoir un style identifiable tout comme celle d'évoluer est une erreur.Elle provient de la définition moderne de l'art qui depuis deux siècles se doit d'être une aventure formelle.C'est la faute a Baumgarten qui en inventant l'esthétique la définit comme «une forme de connaissance autre que la connaissance rationnelle», l'enfermant ainsi dans sa relation avec l'univers de la logique.L'art sera contre la logique comme un fils contre son père dans une relation de délinquance.Et voila pourquoi, on assiste aux retours episodiques de divers mouvements «anti-art»! Multitude sont les prisonniers de cette logique formaliste et de sa conséquence, la nécessité de l'innovation formelle.Mea culpa pour certains de mes collègues d'uni- II a été décidé d'organiser une exposition d'art amérindien parce qu'il y a du contenu dans leurs oeuvres et que cela nous change des acrobaties de la trans-trans-trans avant-garde.Ici, Corn husk doll, de Daren Bonaparte.versité! Un salon de confrontation des tendances et des générations montre l'expression multi-forme d'un peuple sans se soucier des extravagances de la mode ou de la nécessité d'un style.Amérindien et créativité Et pourquoi les Amérindiens auraient-ils quelque chose à nous apprendre?Parce que l'art pour eux ne s'écrit pas avec un grand A.C'est d'abord un art de vivre, une façon d'exprimer la créativité.Salli Benedict écrit: «Quelque chose en dedans nous pousse à utiliser ce qui est autour de nous pour exprimer cette créativité et communiquer aux autres quelque chose au-delà du monde confiné de nos intelligences et de notre temps de vie.C'est un besoin impérieux d'exprimer notre façon d'être et nos sentiments par des moyens qui dépassent le sens des mots ordinaires.Cette créativité prend la forme d'un enfant, d'un chant, un poème, un dessin, une idée, philosophie, structure gouvernementale, etc.» Nous avons décidé d'organiser une exposition d'art amérindien parce qu'il y a du contenu dans leurs oeuvres et que cela nous change des acrobaties de la trans-trans-trans avant-garde.On y parle du Grand Esprit, de l'Inspiration qui transcende I ego de l'artiste, de la Terre-Mère, du Peuple, de ses souffran- ces et espoirs, et de la fierté d'être autochtone! André Breton écrivait: «Seule l'inspiration m'inspire!» L'artiste occidental n'est souvent qu'un ego super-enflé, une signature facétieuse.Et c'est le danger qui menace tout le monde, le piège du vedettariat.Et La Presse est tombée dedans en axant son article sur deux vedettes politiques de la crise d'Oka \u2014 de très bons artistes certes! \u2014, mais dans le contexte d'une exposition où la grande majorité des oeuvres ne parlent pas de cette crise.Le problème est qu'elle n'a pas su trouver le fil conducteur.Et celui-ci se résume en ces termes: polyvalence et esprit communautaire.Les artistes amérindiens sont souvent très polyvalents.Us passent facilement d'un domaine à l'autre et ne se gênent pas pour changer de style selon les messages.Les professionnels d'autre part n'hésitent pas à exposer avec des débutants pour les aider à s'améliorer.Et cela donne à chaque été le Salon de confrontation des tendances et des générations autochtone, le «First Nation Art Show», qui se tient au Musée du Woodland Cultural Center à Brand-ford, en Ontario.Tolerance à l'égard des formes d'expression, esprit communautaire, et ne pas avoir peur de parler de transcendance: voilà ce que m'enseignent les Amérindiens.Lysiane Gagnon \u2022 B3 Le français, suite.Tout article sur la qualité du français nous attire invariablement un énorme courrier \u2014 lettres ouvertes des!inées a la tribune des lecteurs, lettres personnelles envoyées aux auteurs des articles, sans compter les coups de fil.A la suite de l'excellente série d'articles de ma consoeur Michèle Ouimet sur la détérioration de l'enseignement du français, de quelques edi-tos et chroniques sur le sujet, il y eut, comme d'habitude, déluge et avalanche de réactions -\u2014 presque toujours marquées par l'inquiétude.C'est la preuve, si besoin en était, que le Québécois moyen aime sa langue, qu'il est conscient des problèmes, et que cela lui tient à coeur.At * O» VIA R»- C*A*Ol Inc **-M*»0^» (H commun Ot VIA C**«» MO Votre soirée de télévision F: CHOIX DEMISSIONS par Louise Cousineou 20:00 OQt(D - Montréal, ville ouverte Bordel! Mme Delicato \u2014 Denise I iliatrault \u2014 se pointe.Œ \u2014 Columbo Un assez recent, de 1989.ou l'adversaire est un avocat joue par Patrick McGoohan.21:00 O Ot 03 \u2014 Claire Lamar-che Les parents qui divorcent.22:00 s GD \u2014 L.A.Law Un nouvel épisode.00:05 O $ CD \u2014 Manhattan Un Woody Allen où New York devient une ville idyllique assez difficile a gober.HORAIRi; REVISE 11:00 Q () © \u2014 Le retour de Discovery Avec ( h.«ries I isscyre et Real D'Amours.\t\t\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 o\t\t\tMontreal ce sw(i7h30)\t\tDétecteurs mensonges\tManfyn\tLes Contes d'Avonlea\t\tMetropolis\t\tLeTéléjoumal\tLe Pant (22h25)\tSîud.0 libre (23h05)\t \t\t\tThe News\t\tCBS News\tGolden Girls\tTop Cops\t\tStreet Stories\t\tKnots Landing\t\tThe News\tSilk Stalkings \t\t\tNews 5\tV: : News\tJeopardy!\tWheel ol Fortune\tThe Cosby Show\tCheers\tCheers\tWings\tLA.Law\t\tNews 5\tTonight Show (23h35) o\t\t\tNews*aîch\t\tCBC Newsmagazine\tFront Page Challenge\tAdrienne Clark son: Timothy Rndley.\t\tCodco\tKids in The Han\tThe National\tThe Journal (22h22)\tNewswatch\tNewhart o\t\t\tLe TVA\tJeopardy\tD'Amour et d'amroe\t\tMontreal, ville ouverte\t\tClaire Lamarche\t\tAd Lib\t\tLe TVA\tLes Sports Ot\t\t\tLe TVA\tJeopardy\tD'Amour et d'amrbé\t\tMontréal, ville ouverte\t\tClaire Lamarche\t\tAdLib\t\tLe TVA\tLes Sports o\t\t\tNewsline\t\tWheel of Fortune\tJeopardy!\tThe Cosby Show\tA Different World\tENG\t\tKnots Landing\t\tCTV National News\tNightlme ©\t\t\tEyewitness News\tABC World News\tWheel of Fortune\tJeopardy!\tColumbo: \"Agenda for Murder\".\t\t\t\tPrime Time Live\t\tEyewitness News\tABC News NighrJine S)\t\t\tMontreal ce soir\tPlus\tDétecteurs mensonges\tManiyn\tLes Contes d'Avonlea\t\tMetropolis\t\tLe Tetejoumal\tLe Point |22h25)\tStudio libre (23h05)\t ŒD\t\t\tLe TVA\tJeopardy\tD'Amour et d'amitié\t\tMontréal, ville ouverte\t\tClaire Lamarche\t\tAdLib\t\tLe TVA\tLes Sports (D\t\t\tPuise\t\tEntertainment Tonight\tCheers\tThe Cosby Show\tA Different Wend\tKnots Landing\t\tLA.Law\t\tCTV National News\tPuise \t\t\tMontreal ce soir\tPlus\tDétecteurs mensonges\tManfyn\tLes Contes d'Avonlea\t\tMetropolis\t\tLe Téléjoumal\tLe Point (22h25)\tStudio libre (23h05)\t \t\t\tPassePartout\tTeleseroce\t\tQuestions d'argent\tLe Monde en mouvement\t\tPoints de vue: l'An 2048.l'effet de serre.\t\tQuébec en affaires\tTéléservice\t\tUQAM Magazine \t\t\tNewscenter 22\tABC World News\tStar Trek: The Next Generation\t\tColumbo: \"Agenda tor Murder\".\t\t\t\tPrime Time Live\t\tNewscenter 22\tABC News Nightlme œ\t\t\tPolka Dot Door\tFireman Sam\tToday's Special\tDistant Voices\tFragHe Nature\t\tBetween The Lines\t\tDavid Lander\tPrisoners of Gravity\tVictorian Kitchen\tMedium Close Up \t\t\tThe MacNerf Lehrer Newshour\t\tBusiness Report\tVentunng\tThis Old House\tHome time\tMystery ! Pnme Suspect (2e de 3).\t\tBergerac\t\tMovie: \"Juggernaut\".\t \u20acB\t\t\tLa Roue chanceuse\tCoup de foudre\tRecherché\t\tCinema: \"Popeye\".\t\t\t\tLe Grand Journal\tSports Plus\tCinéma: \"Le Pont du nord\".\t \t\t\tWmdm The Willows\tBusiness Report\tThe Mac Neil .' Lehrer Newshour\t\tNature: A Wolf in The Fold.\t\tMovie: \"Action m The North Atlantic\".\t\t\t\tEmmerdale (23h10)\tTaggart (23h35) 115\t\t\tDécouverte\tChiffres et lettres\tJournal televise\tVision S (19h35)\tTéléobjectif: la Ouête de l'mutile.\t\tLes Ritais (dem.de 2)\t\t\tGrand Ecran (22h35)\t\tTélétourisme \t\t\tMusique Video (14h)\tFarrinfoptus\tSoiidrok\t\tMusique Video\t\tRock en bulle\tMustqueVideo(21M5)\t\t\tFai: llnfoplus\tMusique Video B3\t\t\tRock'N'Roll.(Ml)\tMrandMnBodgeOBMS)\t\t\t\t\tWarlock\t\t\tThe Rookie (22M0)\t\t \t\tE\tTennis extra\tSports 30\tj Hockey: les Islanders de New York vs les Penguins de Pittsburgh.\t\t\t\t\t\t\t\tSports 30\tChasse et pèche m\t\t\tA la poursurte d'Octobre Rouge\t\t\t\tDakota (20h20)\t\t\t\tTom et Loi)\t\t\tL'Ange- (?3h4S) Changement de dernière heure. HI LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 30 JANVIER 1992 Mort, à 76 ans, du bluesman Willie Dixon AsMH-iatvd Press Willie Dixon avait remporté, en 1989, son premier Grammy en 50 ans de carrière grâce à son album Hidden Charms.PHOTO AP OURBANK, Californie ¦ Le bluesman noir américain Willie Dixon, dont les chansons ont été reprises par les Rolling Stones, les Doors, )imi Ilencirix, Led Zeppelin et Elvis Presley, est mort hier d'une crise cardiaque à l age de 76 ans au loseph Medical Center de Burbank.Il souffrait de problèmes cardiaques depuis de nombreux mois et se rendait régulièrement à l'hôpital depuis le mois de juin dernier.«Big» Willie Dixon faisait partie des très grands du blues aux côtés de B.B.King, Bo Diddlëy, Buddy Guy ou Muddy Waters.Plusieurs de ses compositions ont été popularisées notamment par les Rolling Stones et les Doors ( Little Red Rooster), Muddy Waters et |imi Henclrix ( Hoochic Coochie Man), Elvis Presley et les Everly Brothers ( My Babe), Led Zeppelin et Otis Rush ( / Cant Quit You Baby) ou les Doors encore avec Back Door Man.Né le 1er juillet 1915 à Vicksburg (Missouri), Willie Dixon est parti pour Chicago à l'âge de 17 ans où il devait très rapidement s'immerger dans la scène blues de l'époque.Apres avoir joue au sein de plusieurs groupes pendant les années 30 et 40, il gagne sa vie en composant ses chansons pour les autres et qu'il vend 30$.lîn lc)54, il signe chez la célèbre maison de disques Chess Records et obtient enfin la reconnaissance comme chanteur, bassiste, arrangeur, producteur et compositeur.Willie Dixon a fait partie des très rares musiciens à bâtir un pont entre le blues et le rock'n'roll.Si sa carrière propre discographique n'a jamais été vraiment couronnée de succès, il s'est en revanche illustré en tant que musicien de studio «de luxe» dont on retrouve les accords de basse dans plusieurs disques de Chuck Berry et Bo Diddley.«Le temps fait changer les choses mais le blues a toujours parlé des choses de la vie.Voilà pourquoi il reste toujours vivant parce que chacun doit faire face concrètement un jour ou l'autre à la réalité», confiait-il dans L'encyclopédie du Rock & Roll, de Rolling Stone.Willie Dixon avait fait paraître son dernier album ( Hidden Charms, Silvcrtone-BMG ) en 1989.(Genève et Zurich 5 fois par semaine41 via Amsterdam avec KLM.Départs de Mirabel à 21 h 40.\u2022p4J *ATt&4C*3 Tous Its soin: 7h, 9h'i0 Dim.: 2h, 4h30, 7k, 9N20 35, MILTON (ongle Clork/Sherbroeke) 849-7277 un hlm cm JACO VAN DORMAEl Tous Its soirs: 7K30, 9hl5 Mar.et sont.: 5H30, 7h]0, 9h15 Dim.: 1 h30, Jh30, 5h30, 7h30, 9h!S Londres; Manchester, ( jLmîiiW et pliMeur> autres villes 5 lois par semaine via Amsterdam avec KLM Départs Je Mirabel à 21 h 40.Jidepart lolunJutt mercredi* Li ligne Je o >nti.inccKL.MI W THÉÂTRE DU RIDEAU VERT V wicto4 r^mwtHyAMûuRw£?aasFAi(>wo DU 14 JAhJVJEP AU 8 FÉVRIER 1992 5 MODERNES Y U K I o M I S H I M A TRADUCTION MARGUERITE YOURCENAR MISE EN SCENE Martine Beaulne \u2014\u2014\u2014 AVEC \u2014\u2014\u2014 Élise Gullbault Michoiino Bernard Vincent Graton Uoulse Laorado Loulson Danls Jean-François Blanchard Kathorlno Pycock Jocoiyn Bôrube Mario Hlchaud Roc h Aubert Jean-François Casabonno Marie-France Marcotte Sylvain Masse Decor: Alain Tanguay Costum*»: Joan-Yvet Cadl«ux Eclairages: Joan-Charl«t Martel Musique: Vincent Beaulne Direction gestuelle: Jocelyne Montpetlt ÔAvoc la collaboration du Centre national dos Arts 466*.rue St-Denis Hfti'o Laurier, sortie Gilford Du mardi au vendredi 20 h \u2022 Samedi 16 h et 21 h \u2022Dimanche 15 h.844-1793 1 hi France 5 tois par semaine i Paris, Lyon, Nice et plusieurs autres villes françaises 5 fois par semaine* via Amsterdam avec KLM.Pép.iris Je Mirabel à 21 h 40.\u2022r.i» Je Jcpit k\" lutvlis il nuiifi-Jis DUCEPPE La liu'iv Je oHilianco KJLIVI de Neil Simon Du 18 au SI décembre 1991 Du 7 janvier au 8 février 1998 O Théâtre Jean-Duceppe Réservations téléphoniques: CTO Place des Arts «*842 £&f&&Z&ï: Redevance de 1 S (+T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S.EMfLfO MICK ANTHONY ESTEVEZ JAGGER HOPKINS FREEJMCK EN VERSION FRANÇAISE H «MM M HMu* ce: CDG ST-0EN:S * S?f-CATHERINE vS LANGELIER 6.BROSSARD y* l chanplain LAVAL 2000 3*95 B0UL ST MARTIN 0 ex TERREBONNE 4 tSW w t»«U SHERBROOKE lAPlTOl ST-JEAN LE CAPITOL ST-JÈRÔME CARREFOUR DU NORD 436-5944 ¦S.JULIETTE JCilETTE DRUMMONDVILLE CAPiTCl m TROIS-RIVIERES FLEUR 0E LYS 49e PRIX LOUIS-DELLUC - MEILLEUR FILM DE 1991 \" UN PUR CHEF-D'OEUVRE, PLUS CHAUD, PLUS ÉMOUVANT QUE VAN GOGH.INCONTOURNABLE, LE FILM D'ALAIN CORNEAU EST UNE PIÈCE D'ANTHOLOGIE TOUS LES MATINS DU MONDE EST V ENVOÛTANT-STUPÉFIANT DE BEAUTÉ ! \" Odile Tremblay, LE DEVOIR \"Avec Tous les matins du monde/le XVIIe siècle s'élève cTentrt les ombre* ce film est un chef-d'oeuvre !\" :f \u2022 > y v> U Point Vf.;' ' \"\u2022¦*\u2022:''*' * .\u2022 ' '- ' v .\"\"\u2022\"'¦'-'* *- .\u2022 \u2022 .¦ -.» \u2022' ' ' ¦\u2022 ' r ' ~ * r''»» r \"Superbement romanesque, ce film vous fait voir la nuit en plein Jour.\" L'Événement \u2022 u n film d e ALAIN CORNEAU AOS.CPGL 105.7 VAOSq XluancÏ «Tuerie mammm vivafilm [jrj|oa*'«Two1 DESJARDINS COMPLEXE 0ESJAR0INS version originale anglaise M I
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