La presse, 25 juin 1992, B. La fête nationale
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1992 Mgr Turcotte invite les Québécois à définir leur avenir collectif avec courage et générosité JULES BELIVEAU gr Jean-Claude Turcotte a proposé hier aux Québécois et aux Québécoises d'aujourd'hui de s'inspirer des qualités des personnes qui ont fondé Montréal afin de participer serci-nement au débat constitutionnel actuel et de définir avec courage et générosité ce que devrait être leur avenir collectif.L'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, où a été célébrée hier matin la messe traditionnelle de la Saint-Jean, était remplie à craquer.Il y avait dans l'assistance un très grand nombre de personnes d'origine haïtienne de même que de nombreux ressortissants portugais et latino-américains.Cette célébration commémorait v le 350e anniversaire de la fondation de Montréal et soulignait tout à la fois la Fête nationale du Québec.Pour cette occasion, plus de 200 choristes recrutés dans une quinzaine de chorales et l'Ensemble de cuivres du Québec ont interprété la messe du 350e anniversaire de la fondation de Montréal composée par l'organiste Pierre Grandmaison.À la fin de la cérémonie religieuse, l'archevêque de Montréal a béni les petits pains de la Saint-Jean, dont un bon nombre ont été distribués à l'extérieur de l'église, où se produisaient les membres de la troupe de danse folklorique les Sortilèges.Dans son homélie prononcée au cours de la messe.Mgr Turcotte a invité les personnes présentes à entreprendre un long pèlerinage dans le passé afin d'y rencontrer les fondateurs et les fondatrices de Montréal.«Quand nous prenons le temps d'accomplir ce pèlerinage, a-t-il dit, nous découvrons rapidement que nos ancêtres n'étaient pas des êtres quelconques.Les Jérôme Le Royer, les Jeanne Mancc, les Mai-sonneuve.les Marguerite Bour-geoys, les Marguerite d'Youville sont, parmi tant d'autres, des personnes remarquables qui méritent notre estime et notre admiration.Mlles ont été des chrétiennes et des chrétiens aux convictions profondes, des gens à la fois très courageux et très audacieux.Nous gagnons à les mieux connaître car ils demeurent pour nous des modèles et des inspirateurs.» L'archevêque de Montréal, bien sûr, n'a rien dit qui puisse être interprété comme un appui pour l'une ou l'autre option dans le débat politique actuel.Mais il a rappelé certaines valeurs auxquelles, selon lui, la société québécoise devrait demeurer attachée.«Quel que soit l'orientation constitutionnelle dans laquelle nous aurons à évoluer, a-t-il dit, je pense que notre patrie devra demeurer un lieu où il est possible de grandir et de s'épanouir dans le respect mutuel, la tolérance, l'accueil des différences et l'attention aux plus faibles.Un lieu où chacun pourra placer ses talents personnels au service d'une plus grande richesse collective.» Mgr Turcotte a souligné que les voeux qu'il formulait pour les Québécois et les Québécoises à l'occasion de la Fête nationale* n'étaient pas d'abord d'ordre économique ou politique.«Ils sont de l'ordre du coeur», a-t-il indiqué.Et il a poursuivi: «Pour que notre société soit prospère, pour qu'elle soit un lieu où se développent la fraternité et la justice, pour qu'elle soit un lieu recherché pour sa qualité de vie, il est nécessaire qu'elle soit d'abord habitée par des hommes et des femmes de coeur.» Comme Mgr Turcotte, les membres du Comité exécutif de l'Assemblée des évêques du Québec ( AEQ) ont souligné que l'héritage spirituel du peuple québécois doit inspirer ses réflexions actuelles quant à son avenir.«Notre héritage spirituel nous appelle à la générosité, au respect de soi et d'autrui, à la tolérance», ont indiqué les dirigeants de l'AEQ dans leur message émis à l'occasion de la Fête nationale du Ouébec, soulignant que «la paix sociale en notre milieu n'aura de rayonnement et de stabilité que si nous construisons notre avenir avec ces matériaux durables».Les évêques ont également insisté sur l'importance de l'exercice d'une «vraie démocratie» dans la recherche collective à laquelle est actuellement convié le peuple québécois.«Les citoyens, ont-ils souligné, ont droit d'accès au débat constitutionnel et aux enjeux qui touchent leur avenir.C'est le devoir des spécialistes et des décideurs de présenter les choix actuels ainsi que les conséquences de ces derniers en s'adressant à l'intelligence des gens.Les arguments fallacieux ou les propos alarmistes n'ont pas de place dans des discussions respectueuses de la vérité historique et de la dignité humaine.» Louant la solidarité dont le peuple québécois a su souvent faire preuve, les évêques du Québec ont exprimé leur appui à l'initiative Qualité-Québec lancée récemment.«Afin de créer des emplois, de relancer l'économie, de tisser des liens serrés entre nous, ont-ils dit, nous sommes invités à privilégier l'achat de biens et de produits québécois.Sans nous replier en un ghetto ni nous fermer à la collaboration avec les autres peuples, une solidarité créatrice et vivante nous rend davantage fiers de nos succès, forts devant les défis, ouverts à une saine coopération.» PHOTO PC Jean-Guy Lemieux, le député libéral de Vanier, en banlieue de Ouébec, n'en revenait pas hier: son chef, Robert Bourassa, portait une cravate couverte de fleurs de lys, 1 emblème floral du Ouébec.Robert Bourassa: «.il ne faut pas perdre confiance.» Presse Canadienne QUÉBEC M Une centaine d'invités se sont rendus hier au Musée du Québec serrer la main au premier ministre Bourassa, lors de sa réception annuelle de la Fête nationale du Québec, avant de se prélasser sur la terrasse avec vue imprenable sur les Plaines d'Abraham et le fleuve.Au journaliste qui lui demandait quel message il avait laissé à tous ces gens, l'instant d'une poignée de main, M.Bourassa a hésité avant de répondre: «La confiance.Je leur ai dit de ne pas perdre confiance», a-t-il dit en faisant allusion au différend constitutionnel.Le député péquiste de Lévis, M.Jean Garon, représentait le chef de l'opposition, M.Jacques Parizeau, qui avait choisi de participer au défilé de la Saint-Jean à Montréal.Le maire de Québec, M.Jean-Paul L'Allier, a délaissé quelques moments la réception qu'il donnait lui-même à l'hôtel de ville pour venir saluer le premier ministre et ses invités.M.L'Allier en a profité pour rappeler à M.Bourassa, une autre fois, le rôle de Québec comme capitale.Brian Mulroney : fierté et fidélité; espoir et volonté Presse Canadienne PHOTO ARMAND TROTT1ER U Prttse La Fête nationale, à Montréal, on la fête dans la rue.Le drapeau du Ouébec est roi : dans le costume, les accessoires et le coeur! OTTA WA Voici le message du premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, à l'occasion de la Fête nationale du Québec: « Pour les Québécois et tous les francophones canadiens, la fête de la Saint-Jean-Baptiste est l'affirmation d'une fierté et d'une fidélité.C'est aussi l'expression d'un espoir et d'une volonté.«En 1608, on ~ parlait déjà français à Québec.Et en 1642, il y a 350 ans cette année, on parlait français à Montréal, qui est aujourd'hui la deuxième ville française du monde.«En trois siècles et demi depuis la fondation de Ville-Marie, le destin d'un peuple et l'avenir d'un pays se sont joués miers fondateurs et fondatrices du Canada ne furent longtemps qu'un petit groupe isolé d'hommes et de femmes qui avaient tout abandonné pour affronter des dangers auxquels nulle expérience ne les avait préparés.Leurs déceptions furent nombreuses et le succès de leur entreprise longtemps incertain.«Mais, grâce à la force de leur foi et à la constance de leur détermination, cinq millions et demi d'hommes et de femmes vivent aujourd'hui en français au Que- C'était fête du Québec en France, en Belgique, en Angleterre, en Italie et à l'Expo de Seville pre- MICHEL DOLBEC de la Presse Canadienne bec, la moitié d'entre eux dans la grande région de Montréal, deuxième communauté française du monde.«Depuis plus de trois siècles, la langue, la culture et la tradition juridique françaises ont servi, et servent toujours, à exprimer et à réaliser les aspirations de cette «race qui ne sait pas mourir», comme l'écrivait Félix-Antoine Savard.«Il y a 125 ans, les Québécois ont contribué à définir une union politique originale, qui développe ce qu'ils ont en commun avec leurs compatriotes des autres provinces, tout en protégeant ce qui les distingue et les caractérise.« Comme société distincte au sein du Canada» les Québécois ont mis leur foi, leur courage, leur génie particulier dans ce pays.Ils y ont mis leur âme.«Aujourd'hui, une nouvelle génération de Québécois et de Québécoises est en train de prendre toute sa place au Canada et dans le monde.Elle exprime, par son dynamisme, sa fierté et sa créativité, ce que le Québec a de plus noble, de plus vrai et de plus profond.«Et comme premier ministre du Canada et Québécois, je suis fier d'offrir mes meilleures salu; tations à tous ceux et celles qui célèbrent un passé glorieux et un avenir brillant.» SEVILLE our la première fois, la Fête nationale du Québec a été célébrée en Espagne mardi soir, veille de la Saint-Jean.Cette célébration ibérique de la Fiesta de Québec s'est déroulée en marge de l'Exposition universelle de Seville et est venue s'ajouter aux réceptions organisées comme à chaque année dans les délégations québécoises à Paris, Rome, Bruxelles et Londres.Les autorités québécoises à l'Expo 92 avaient invité les Espagnols à venir fêter le Dia de San Juan sur la place de la mairie d'Espartinas, à 15 kilomètres de Seville, où se trouve la résidence du représentant du Québec, M.Claude Trudel.L'appel a été entendu et la fête a été un grand succès: entre 1 500 et 2000 personnes (l'équivalent de la moitié de la population du village) ont participé à la soirée.Cela montre bien, selon M.Trudel, «les liens extrêmement chaleureux que nous avons noués avec l'Espagne à la faveur de l'Exposition ».La ministre québécoise de la Culture, Mme Liza Frulla-Hébert, qui était l'invitée d'honneur de la fête, a souhaité pour sa part que ces nouveaux liens ne restent pas sans suite.Elle croit qu'il serait «logique» de créer une délégation québécoise parmanente en Espagne.«À Seville, on bâtit des liens solides, on crée des opportunités, a souligné la ministre.11 serait dommage que ça tombe à l'eau.Je crois que ce serait juste et logique qu'on ouvre un bureau ici.» Dans le rapport qu'il remettra au gouvernement après l'Expo, qui prend fin en octobre, M.Trudel pourrait faire une recommandation dans le même sens.«Théoriquement, c'est une excellente porte sur l'Europe et le Ma-greb, dit-il, et nous avons énormément de choses en commun.Tout ça reste à analyser, il ne faut pas brûler d'étapes, mais aujourd'hui, je serais plutôt porté à dire : Allons-y.» Actuellement, les échanges commerciaux entre l'Espagne et le Québec ne sont que de 60 millions de dollars par année et ils atteignent 300 millions avec le Canada.Pour sceller cette amitié naissante et remercier les Espagnols de leur accueil, le Québec a offert une plaque commemorative au village d'Espartinas.La plaque a été dévoilée par Mme Frulla-Hébert, qui a souligné (en espagnol ) qu'« au-delà de la barrière des langues, les Québécois et les Espagnols s'entendent bien et partagent le même tempérament latin».La barrière de la langue en tout cas n'a pas empêché la cervesa ( la bière) de couler à flots jusqu'à trois heures du matin.Les convives se sont gavés de tortillas (omelettes froides aux pommes de terres) et de tranches de porc pendant que sur scène se produisaient des artistes québécois, notamment les musiciens de Répercussion, Denis Lacombe (le chef d'orchestre sur trampoline) et les humoristes Les Foubrac.Ces derniers ont entre autres interprété l'air de Carmen sur leurs pompes à vélo.Cela était de bon ton puisque l'intrigue du célèbre opéra de Georges Bizet se déroule à Seville.C'est ici en effet que Carmen a été aimée par Don José et qu'elle est morte poignardée par son amant.Un feu d'artifice a plus tard illuminé le ciel d'Espartinas avant qu'une chorale formée par les hôtesses de l'Espace du Québec au Pavillon du Canada ne chante ( l'incontournable ) Cens du Pays.La chanson de Gilles Vignault aura été le seul air québécois de la soirée.La Fête nationale du Québec a ensuite pris une autre allure: pendant que brûlait à un bout de la place le traditionnel feu de la Saint-Jean, une troupe interprétait des airs.de flamenco sur lesquels des villageois, enfants et adultes, dansaient la Sévillane.À Paris, le délégué général du Québec, M.André Dufour, a donné une réception à sa résidence officielle, Avenue Foch, mardi soir.Hier soir, une grande fête populaire, à laquelle devaient prendre part plusieurs centaines de Québécois et de Français, a clôturé les festvités dans la cour de la Délégation générale du Québec, rue Pergolèse.Accrochages en Abitibi n adolescent de 17 ans a été arrêté et devrait comparaître ce matin en Chambre de la jeunesse relativement aux incidents qui ont opposé deux bandes de jeunes, mardi soir, à Evain, près de Rouyn, où un jeune homme de 19 ans a été poignardé au dos.L'incident s'est produit vers 22 h 45, mardi, alors que des groupes de jeunes attendaient le lancement d'un feu d'artifice prévu pour 23 h dans le cadre des célébrations de la Fête nationale.Toutefois, des insultes et menus objets lancés de part et d'autres par quelques jeunes, auraient mis le feu aux poudres et déclenché un affrontement en règle entre une douzaine de fêtards.La Sûreté du Québec a dû intervenir pour calmer les esprits au moment où le climat semblait sur le point de se détériorer, alors que près de 200 personnes entouraient les belligérants.PM0T0 JEAN GOUPIL.L» Prww Le mouton a fait une apparition surprise et remarquée hier au défilé. Editorial LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 25 JUIN 1992 Paul Oesmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adiomt directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef La parade détournée Parce que le défilé de la Saint-Jean, au lendemain de l'échec du lac Meech, a revêtu une valeur symbolique particulière, on essaie, depuis deux ans, de reproduire ce moment magique.Et c'est ainsi que ce simple défilé devient, contre toute logique, une sorte de thermomètre de la souveraineté, dont on cherche à décoder les messages politiques cachés.Y-a-t-il plus ou moins de monde que l'an dernier?Pourquoi?Les drapeaux fleurdelysés étaient-ils plus nombreux?Cet exercice politique est largement futile, mais il est hélas inévitable et le restera aussi longtemps que la parade sera détournée, que la Saint-Jean sera non seulement transformée en événement politique, mais en manifestation carrément partisane.Déjà, le fait de mettre un défilé populaire au service d'un projet politique précis, celui d'un référendum sur la souveraineté, est contestable.Tout comme l'enchaînement des sept tableaux qui menait inexorablement l'assistance vers une thèse qui n'est pas celle de tous, celle du «choix d'un pays».Mais surtout, la tradition toute récente qui veut que les spectateurs suivent le défilé et en deviennent des acteurs a permis aux organisateurs, cette année plus que les autres, de transformer le défilé en manifestation politique.Le spectateur, qui venait fêter, avait droit, après le septième tableau, à une bannière sur le référendum, et découvrait que la marche populaire qui clôturait le défilé était dirigée par les notables de la souveraineté, Jacques Parizeau, Bernard Landry, Fernand Daoust de la FTO, et les dirigeants de tous les mouvements satellites, Québec français etc.Un mois plus tôt, jour pour jour, ces mêmes leaders conviaient les mêmes citoyens à marcher dans la rue pour la même raison.Et ils avaient attiré un maigre 9000 personnes.Depuis, on n'a assisté à aucun revirement de l'opinion publique.C'est la technique qui a changé.Pourquoi politiser la fête?Pour donner l'impression que l'appui recueilli par la thèse souverainiste n'est pas celui que décrivent les sondages?Cela ne bernera personne.Les sondages décrivent plus que jamais l'ambivalence des Québécois, dont la ferveur nationaliste ne se traduit pas en ferveur politique.Pour stimuler le sentiment souverainiste?Les Québécois ont le nationalisme gai.Ils expriment volontiers leur fierté d'être Québécois par la fête.Il serait téméraire d'y voir autre chose, car ce mode joyeux mène rarement aux ardeurs militantes.Ce détournement de la fête est déplorable, parce que cette fête est celle de tous les Québécois, peu importe leurs opinions.Il est en outre contre-productif, parce que la politique, on le sait, est devenue un repoussoir pour la plupart des gens.C'est peut-être pour cela que le défilé de la Saint-Jean n'a pas eu le succès qu'il méritait.Il a attiré 125 000 personnes, selon l'estimation scientifique de la firme Soderri réalisée pour La Presse.Il est difficile de comparer ce résultat à celui de l'an dernier, puisqu'on ne disposait pas alors de la même méthode d'évaluation.Mais on peut le comparer à celui du défilé du 350°, dont l'assistance a été mesurée avec la même méthode.Le défilé de nuit avait attiré 250 000 Montréalais.Deux fois plus.Pourquoi?Si le temps maussade y est pour quelque chose, l'explication la plus plausible, c'est que la politique fait fuir.On s'en rend compte encore plus quand on découvre que, selon Sodem, à peine 13 000 personne ont choisi de suivre la marche et de participer à sa portion plus politique.Cela montre que la politisation du défilé a «cassé le party ».Bref, sur la plan de la récupération, ce fut un échec.La victoire, c'est celle des Montréalais.Ils ont montré hier qu'ils constituent une société qui s'ouvre progressivement au monde.Ils ont montré leur infinie patience devant un autre de ces défilés thématiques, à la Passe-Partout, dont ils pouvaient difficilement comprendre les messages malgré les dépliants explicatifs gracieusement mis à leur disposition.Ils ont enfin montré leur remarquable talent à participer à des rassemblements monstres dans le civisme et la chaleur humaine.Et s'ils envoyaient un message politique, c'est qu'ils n'ont pas besoin de politiciens pour exprimer leur fierté d'être Québécois.Alain dubuc La Commission Baird, acte deux LLa crédibilité de la Commission royale d'enquête sur les nouvelles techniques de reproduction est à nouveau remise en question.Cette fois, par la Fédération canadienne des sciences sociales.Acte premier.Le congédiement brutal, l'automne dernier, de quatre commissaires, en profond désaccord avec le fonctionnement de la Commission, a permis de s'interroger une première fois sur le genre de philosophie pratiquée par le groupe de travail.Les quatre commissaires avaient alors dénoncé publiquement le contrôle absolu de la présidente, la généticienne Patricia Baird, préoccupée principalement par la recherche sur les NTR, négligeant ou omettant les implications sociales, éthiques et légales de ces nouvelles techniques de reproduction.Dans un geste courageux, les commissaires s'étaient adressé â la Justice, ce qui a mené à leur départ forcé.Acte deux.La savante Fédération des sciences sociales, qui regroupe 15 000 chercheurs et 67 universités, à son tour, s'inquiète et remet en question la crédibilité de la Commission.Sa demande, adressée aux commissaires, de bien vouloir expliquer le sens de leurs recherches a eu droit à une fin de non-recevoir, «faute de temps».La Fédération s'adresse maintenant au premier ministre: la Commission étudie-t-elle, en plus des promesses des NTR, les dangers qu'elles représentent et leurs conséquences pour la société?Le silence de Patricia Baird est inadmissible.Cette commission dispose pourtant d'un budget de 25 millions (l'argent des contribuables), est à pied d'oeuvre depuis deux ans et doit remettre son rapport à l'automne.Ce silence est incompatible avec le lourd contentieux qui pèse sur le dossier.Les sujets étudiés, et surtout leurs implications, modifieront sans aucun doute l'avenir des citoyens.L'étude de la manipulation génétique, des bébés-éprouvette, des solutions à l'infertilité, des mères porteuses et de la vente d'embryons ne doit pas se limiter a de simples constats d'ordre scientifique.Elle doit déborder absolument sur la morale et l'éthique.Sans cela, le rapport Baird n'aura servi qu'à alimenter la recherche des scientifiques.Mais si les commissaires ont commandé des travaux autres que scientifiques, il est plus que temps de le faire savoir.Madame Baird, la transparence va de soi quand on n'a rien a se reprocher.Acte trois.Claudette tougas Wm boîte aux lettres À bas le Sénat ¦ Nous avons enfin la vraie solution à ces interminables discussions constitutionnelles sur la réforme du Sénat: son abolition.Remercions Benoît Bouchard pour avoir dit tout haut ce que tout le monde pense.Pensez aux millions de dollars que nous épargnerons dans les prochaines années pour ne pas avoir à supporter cette institution désuète et inutile; le Québec l'a aboli depuis plusieurs années et ne s'en trouve pas plus mal.L'exercice de la démocratie est déjà assez lourd, avec tous ces comités d'études, ces commissions spéciales, les sessions parlementaires; alors allez! prenez la bonne décision une fois pour toutes et cessez de nous endormir avec vos triple-E, pondération, représentativité.et passons à autre chose ! Lucette DE GAGNÉ Montréal De « vrais » hommes ?¦ À la fin du mois de mai 1992, les vraies femmes («R.E.A.L.women » ) reprochaient à la ministre canadienne de la Jus-tice d'adopter un point de vue féministe dans ses interventions.Comme d'habitude, chaque fois que les «vraies femmes» prennent la parole, les hommes en profitent pour juger l'ensemble des femmes.Certains d'entre eux jugent les féministes et d'autres jugent les «vraies femmesb» mais aucun ne juge les hommes eux-mê- mes.Pourtant, ceux-ci constituent 91 p.cednt de la magistrature québécoise.Les hommes posent un jugement très timide sur les batteurs et les tueurs de femmes et d'enfants.Ils préfèrent considérer ces abus de pouvoir comme des problèmes personnels à traiter plutôt que de tenir l'abuseur responsable.Par conséquent, il y a trois cent mille batteurs de femmes au Québec et il n'y en a pas mille en prison.Les autres continuent de circuler librement en semant la terreur autour d'eux.Les femmes ont peur et les refuges ferment.Que font les hommes pour le financement des groupes de femmes?Ont-ils même un petit 10$ à offrir?Les hommes préfèrent juger les femmes parce qu'elles réclament le contrôle sur la maternité et sur l'avortement.Encore là, ils pourraient porter un jugement plus sévère sur le harcèlement sexuel qui mène parfois au viol.Et combien d'hommes refusent encore de mettre un condom ou de remplacer la pénétration par autre chose, question de varier un peu.Que les hommes commencent par juger leurs semblables avant de juger les femmes.Qu'ils arrêtent de reconditionner leur masculinité et qu'ils commencent à contribuer à l'égalité des femmes.Qu'ils arrêtent de reconditionner leur masculinité et qu'ils commencent à contribuer à l'égalité des femmes.Personne n'est obligé d'agir comme un «homme» et surtout pas comme un «vrai».Fernand BOUCHER Montréal DKOITS RGSERVCS Le pouvoir de dépenser nie I esprit fédéral et le gouvernement responsable MARCEL ADAM Le pouvoir fédéral de dépenser est une pratique qui contrarie le principe fédé-ràtif et mine à sa base le gouvernement responsable.C'est le point que développe le professeur de droit Andrew Petter, de l'Université de Victoria (C.-B.), dans une étude publiée il y a trois ans dans la Revue du ba-reau canadien, sous le titre « Federalism and the myth of the federal spending Power».Le fédéralisme et le gouvernement responsable sont les piliers fondamentaux de la structure politique canadienne.Le principe fédératif repose sur la croyance que si certaines matières intéressent fa communauté politique nationale, les autres devraient être laissées aux communautés politiques régionales.Autrement dit, les gouvernements régionaux peuvent en certaines matières refléter mieux les attitudes politiques et les aspirations des citoyens.Ce qui est le cas au Canada.Dans un pays aussi grand et diversifié, où les opinions et les priorités des habitants peuvent varier beaucoup d'une région à l'autre, les gouvernements régionaux sont plus aptes que le gouvernement central à répon- dre à cette variété de conditions.En cela, dit l'universitaire, le fédéralisme est une force démocratisante.Du fait qu'il permet aux citoyens d'exercer une plus grande influence sur les politiques relevant de la responsabilité des gouvernements régionaux qu'ils le pourraient si ces politiques étaient attribuées au gouvernement central.Dans son dessein comme dans ses effets, dit Andrew Petter, le pouvoir de dépenser est contraire aux objectifs politiques du système fédéral.Étant donné que la raison d'être du pouvoir de dépenser ( et en particulier des subventions conditionnelles) est de permettre au gouvernement central d'utiliser la fiscalité pour fixer les priorités et déterminer les politiques dans les compétences constitutionnelles des gouvernements provinciaux.Les subventions conditionnelles étant offertes sur une base volontaire, les gouvernements provinciaux sont libres de les refuser, rétorquent les défenseurs du pouvoir de dépenser.Mais pour le juriste, soutenir cette thèse c'est ignorer qu'il y a un rapport entre la dépense et la taxation.L'occupation par le gouvernement fédéral d'un champ de taxation provincial pour y poursuivre des fins provinciales limite l'espace fiscal des provinces et en conséquence restreint leur capacité de se donner les politiques qui ont leur préférence.Mais l'impact négatif du pouvoir fédéral de dépenser sur le gouvernement responsable soulève, selon M.Petter, une objection encore plus forte à rencontre de cette pratique.En permettant au gouvernement fédéral d'influencer les politiques provinciales au moyen de la fiscalité, le pouvoir de dépenser compromet l'imputabilité politique et dès lors affaiblit l'aptitude des électeurs à exercer un contrôle démocratique sur leur gouvernement.L'auteur invoque la législation canadienne sur la santé pour illustrer son argument \u2014 un exemple brûlant d'actualité en raison du fait que cette loi a été au centre de la conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé et des Finances, la semaine dernière.Ottawa versant des fonds aux provinces qui ont des programmes de soins médicaux et d'hospitalisation conformes aux critères fédéraux, celles qui refuseraient d'adhérer à ces critères n'auraient pas droit à tout le financement fédéral prévu par la loi.Ce qui montre bien que le but de cette législation est d'influencer la politique provinciale en matière de santé publique.En entremêlant les responsabilités politiques, cette ingérence affaiblit l'aptitude des communautés politiques nationale et régionales à déterminer quel gouvernement est responsable des forces et faiblesses du système de santé publique.Et les oblige à combattre sur deux front à la fois pour obtenir une réforme.Le citoyen ordinaire pouvant difficilement déterminer quel ordre de gouvernement il doit tenir responsable des politiques, il en résulte une diminution de son influence sur la confection des politiques et une augmentation du pouvoir des élites gouvernementales.Le professeur Petter mentionne un autre effet pernicieux du pouvoir de dépenser.Une fois accepté le pouvoir du gouvernement fédéral de dépenser où il lui plaît, il devient possible pour les politiciens et les citoyens d'attribuer à un manque de support fédéral à peu près toutes les déficiences des politiques provinciales.Les gouvernements provinciaux n'encouragent-ils pas constamment, en effet, les électeurs et les groupes d'intérêt à attendre d'Ottawa les solutions qu'ils n'ont pas su apporter à divers problèmes sociaux?Utiliser le pouvoir de dépenser pour outrepasser les juridictions législatives dans un système fédéral de gouvernement responsable, c'est, pour lui, créer le pire des mondes.D'une part c'est imposer aux citoyens les coûts et les inconvénients de deux ordres de gouvernement en leur niant les avantages du contrôle local.D'autre part c'est créer une situation où le pouvoir politique est tellement diffus que les citoyens sont moins capables d'influencer et de contrôler les prises de décisions gouvernementales qu'ils le seraient dans un État unitaire.(À suivre) Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1992 B3 Rabin, un retour spectaculaire RICHARD HÉTU envoy*?spécial JÉRUSALEM H I n'aime pas donner la bise aux ¦ bébés qu'on lui tend.Il aime encore moins faire des discours.Et pourtant, Yitzhak Rabin est le grand responsable de la victoire surprise du Parti travailliste lors des élections de mardi en Israel.Dans un pays où les campagnes électorales sont davantage axées sur les positions des partis que sur leur chef, le Parti travailliste avait décidé de rompre avec la tradition et de tout miser sur Rabin cette année.Ainsi, en mai dernier, des affiches ont commencé a apparaître sur lesquelles on pouvait lire: « Israel attend Rabin.» Le slogan faisait référence à une chanson, intitulée «Nasser attend Rabin », dans laquelle un chanteur israélien avait prophétisé la victoire d'Israél contre l'Egypte et ses autres voisins arabes lors de la guerre des six jours en 1967.Rabin était alors chef d'État major de l'armée israélienne.Culte de la personnalité L'idée derrière ces affiches était non seulement d'évoquer un des moments les plus glorieux de l'histoire d'Israél mais aussi de rappeler le rôle qu'y avait joué Rabin.Certains, dans le Parti travailliste, dont Shimon Peres, l'éternel adversaire de Rabin, s'étaient opposés à ce «culte de la personnalité».Mais la stratégie a fonctionné.Né à Jérusalem il y a 70 ans, Rabin effectue un retour spectaculaire sur la scène politique israélienne.Ce militaire de carrière, qui a fait la guerre d'indépendance en 1948, avait été ambassadeur aux États-Unis de 1968 à 1973 avant de devenir premier ministre en 1974.Il avait cependant dû démissionner de ce poste en 1977 à la suite d'un scandale impliquant sa femme.Ce n'est qu'en 1984 qu'il a repris du service au sein du gouvernement, où il a été ministre de la Défense jusqu'en 1990.Réagissant à la stratégie du Parti travailliste, le Likoud a passé la campagne électorale à attaquer Rabin, l'accusant d'avoir un problème d'alcool et rappelant la dépression nerveuse dont il aurait souffert quelques jours seulement avant le début de la guerre des six jours.Rabin a nié avoir un problème d'alcool.Quant à sa soi-disant dépression nerveuse de 1967, il a déclaré: «Je crois que les guerres doivent être jugées par leurs résultats.» Dans l'opinion, les attaques du Likoud n'ont pas semblé avoir une grande influence.Ainsi, un partisan de Beit Shéan a déclaré: «Moi, le Rabin dont je me souviens, c'est celui de la guerre des six jours et de l'opération d'En-tebbe.» Cet électeur faisait allusion au fameux sauvetage des otages israéliens à l'aéroport d'En-tebbe, en Ouganda, en 1976.Rabin, qui était alors premier ministre, avait ordonné l'opération.Le choix des USA Mais en portant Rabin au pouvoir les Israéliens n'obtiennent pas seulement un homme d'action au passé militaire glorieux.Us obtiennent aussi un homme qui semble plus sincère que Yitzhak Shamir dans sa volonté de faire la paix avec les Palestiniens, tout en étant aussi soucieux que ce dernier de ne pas compromettre la sécurité d'Israél.«Rabin, c'est quelqu'un pour qui la paix est très importante, mais cette paix est subordonnée à la sécurité», commente Denis Charvit, un polipologue de l'Université hébraïque de Jérusalem.« En ce sens, il rassure le public.» En portant Rabin au pouvoir, les Israéliens obtiennent aussi l'assurance que les relations entre leur pays et les États-Unis cesseront de se détériorer.L'administration Bush avait manifesté son impatience à l'endroit de Shamir en lui refusant des garanties bancaires pour des emprunts de dix milliards réservés à l'intégration des immigrants juifs de l'cx-URSS.Avec un premier ministre moins intransigeant à la tête d'Israél, il faut s'attendre à ce que les Américains manifestent plus de chaleur à l'endroit du pays au cours des prochains mois.?REPERES ysie guerre interne menace d'éclater ssu Likoud d'après AFP JERUSALEM ¦ La sévère défaite du Likoud aux législatives en Israel a ouvert la voie à une bataille de succession au sein du parti de la droite nationaliste et risque de menacer son unité forgée par le premier ministre sortant Yitzhak Shamir.M.Shamir, 76 ans, a annoncé son retrait imminent de la vie politique, à la suite de sa défaite avant-hier.«Je m'en irai bientôt mais ma décision n'est pas liée aux résultats des élec- W lions», a-t-il » déclaré hier.m t pas RpV i Mi résul- M 7 | f»5 élec- lr f Hm Fin de carrière «l'aurai démissionné dans tous les cas, même si j'avais gagné les élections.le suis à la fin de ma carrière politique», a dit M.Shamir, qui s'est intéressé à la politique depuis qu'il combattait contre le mandat britannique en Palestine dans les années 40.À ses côtés se tenait son ministre des Affaires étrangères David Levy, qui avait disputé en vain au premier ministre la direction de la liste électorale du Likoud et qui devrait être de ceux qui vont briguer la place de M.Shamir à la tête du parti.Un parlementaire proche de M.Levy, M.Reuven Rivlin, a déclaré hier que «la guerre de succession est sur le point de commencer».Pour lui, les candidats favoris sont, outre M.Levy, le ministre de la Défense Moshe Arcns, celui de l'Habitat Ariel Sharon, le vice-ministre de l'Information Benjamin Netanyahu et enfin Benny Begin, fils de l'ancien premier ministre Mcnahcm Begin.En avril dernier, M.Levy avait révélé une brèche au sein du Likoud lorsqu'il avait an- noncé son intention de démissionner à la suite d'une lutte pour le pouvoir avec le premier ministre.Il était ensuite revenu sur sa démission à la dernière minute, M.Shamir ayant accordé à ses partisans une plus grande representation au sein des instances du parti.Polémique La polémique qui s'était engagée alors avait porté tort au Likoud, M.Levy ayant accusé les ashkénazes (juifs originaires d'Europe), majoritaires à la direction du parti, de discrimination à l'égard des séphara-des (originaires du Maghreb et d'Orient).M.Arens a été parmi ceux qui se sont engagés dans la bataille contre M.Levy.Cet opposant déclaré au ministre des Affaires étrangères avait tout fait pour bloquer toute concession de la part de M.Shamir, parlant même de capitulation.Les partisans de M.Levy l'ont alors incité à former son propre parti, et ont fait courir le bruit qu'il pourrait envisager de se rallier aux travaillistes dans le cadre d'un gouvernement de coalition issu des élections.M.Rivlin a pour sa part insisté hier sur le fait que M.Levy «reste au Likoud», en voulant pour preuve le fait «qu'il était assis avant hier soir aux côtés de Shamir » à la clôture du scrutin.Mécontents Des mécontents ont commencé à se faire entendre parmi les responsables du Likoud en critiquant la manière dont leur direction avait mené la campagne.Un membre du comité central du Likoud a appelé à une purge au sein du parti, dans une déclaration hier à la radio israélienne.«M.Shamir n'a jamais été un dirigeant », a dit ce responsable qui a gardé l'anonymat.« Shamir, Levy, Arcns doivent partir.Nous avons besoin de sang neuf ».¦ m Un policier israélien enguirlande un jeune Palestinien au lendemain de la victoire du Parti travailliste, victoire qui pourrait donner un coup de pouce aux négociations de paix.photo afp Washington discret mais soulagé après la victoire travailliste en Israël d'après AFP WASHINGTON ashington s'est refusé hier à tout commentaire élaboré sur le nouveau gouvernement travailliste en Israël, dont la conception du dialogue avec les Arabes a cependant tout lieu de lui plaire davantage que celle de son prédécesseur.Le secrétaire d'État lames Baker a souligné qu'il faudrait «des jours et même des semaines» pour qu'une nouvelle équipe soit formée autour de Yitzhak Rabin, mais a souhaité que dès que cela sera fait les négociations de paix israélo-arabe reprennent immédiatement.En attendant, a indiqué par la suite le porte-parole du département d'Etat Margaret Tutwiler, le gouvernement américain s'abstiendra de toute déclaration concernant la mise en place de ce cabinet et le futur des relations entre les États-Unis et Israël.«De toute évidence, cela ira mieux entre Washington et Israël», a assuré un diplomate occidental sous le couvert de l'anonymat, en rappelant que les relations entre le gouvernement de George Bush et le premier ministre sortant Yitzhak Shamir étaient devenues extrêmement tendues.Washington a ouvertement critiqué l'équipe du Likoud qui vient de perdre les élections pour ce qu'il considérait être son intransigeance, notamment dans le domaine de la colonisation des territoires occupés.Les États-Unis avaient même suspendu des facilités de crédit de 10 milliards de dollars demandées par Israël pour loger les immigrants juifs de l'ex-URSS, devant le refus du gouvernement Shamir de geler cette colonisation pendant les négociations de paix avec les Arabes.«(C'est sans aucun doute un des dossiers qui sera réouvert en premier dès la formation de l'équipe Rabin », a ajouté ce diplomate.Promesse travailliste Dans son programme le Parti travailliste a en effet promis un gel d'un an de la construction de colonies de peuplement à son niveau actuel de 150 implantations abritant 120 000 colons.Ce gel toutefois ne concerne pas la région de Jérusalem, la vallée du Jourdain et le Golan.D'autres souhaits de la diplomatie américaine sont satisfaits par le programme de M.Rabin, notamment des négociations sérieuses sur le statut d'autonomie des Palestiniens dans les territoires occupés et l'acceptation du principe de l'échange de la terre contre la paix, même s'il a toujours refusé d'envisager le partage de souveraineté sur lérusalem.Enfin, souligne encore ce diplomate, les contacts avec les respon- sables américains ont toujours été plus faciles avec M.Rabin lorsqu'il était ministre de la Défense dans le gouvernement de coalition israélien qu'avec l'ancien premier ministre Shamir.«l'espère que nous pourrons avoir le prochain tour des discussions bilatérales de paix dès que possible après la formation du gouvernement», a déclaré M.Baker, principal artisan du processus de paix israélo-arabe.Arabes et Israéliens sont convenus de se retrouver à Rome pour poursuivre leur dialogue de paix, mais n'ont pas encore arrêté une date pour le faire.La dernière session de ces négociations bilatérales a eu lieu à la fin du mois d'avril à Washington et n'a pas permis de faire des progrès autres que purement formels.Dans le monde arabe la victoire du parti travailliste, considéré comme plus ouvert au dialogue, a été accueillie avec une satisfaction prudente.Coup d'État déjoué en Géorgie d'après Renter MOSCOU Les forces gouvernementales géorgiennes ont déjoué hier un coup de force de partisans du président déchu Zviad Gamsa-khourdia en reprenant au bout de cinq heures les installations de la télévision nationale occupées.Un porte-parole du Conseil d'État a déclaré que l'assaut avait fait trois morts et 26 blessés, un bilan confirmé au ministère géorgien de l'Intérieur.Le Conseil d'État, au pouvoir en Géorgie, avait dans un premier temps parlé de 40 morts et d'une centaine de blessés.Le gouvernement a annoncé l'arrestation des dirigeants de la rébellion, parmi lesquels un adjoint de Zviad Gamsakhourdia.Le premier ministre Tcnguiz Sigua a déclaré que la Géorgie de- manderait à la République Tchétchène l'extradition de l'ex-président, accusé d'incitation à la révolte.La crise a contraint le numéro un géorgien Edouard Chevard-nadze à reporter de plusieurs heures son départ pour Dagomis où il devait s'entretenir avec le président russe Boris Eltsine de la crise en Ossétic du Sud.«Le coup d'État est terminé, il a échoué», a déclaré Edouard Chcvardnadzc à des partisans massés devant le Conseil d'État.«La situation est normale», a-t-il dit à des journalistes, à son arrivée à l'aéroport de Sotchi, sur la mer Noire.Il a expliqué à la radio géorgienne que les rebelles avaient tenté de bloquer les discussions de Dagomis, auxquelles doivent aussi participer les dirigeants d'Ossétic du Nord et du Sud.La Garde nationale appuyée par des armes lourdes et des hélicoptères a repris la station de télévision peu après le lancement par le gouvernement d'un ultimatum ordonnant aux insurgés de se rendre dans les deux heures.Un journaliste géorgien joint par tétéphone a rapporté que l'attaque avait commencé par l'intervention d'un commando contre la tour de la télévision, sur une colline surplombant Tbilissi.La garde nationale a déclenché des tirs à l'arme automatique sans attendre l'expiration de l'ultimatum.Elle a donné l'assaut à midi, reprenant les locaux en quelques minutes.En s'emparant vers six heures du matin de la tour et des studios de la télévision, les insurgés \u2014 au nombre de plusieurs centaines \u2014 avaient proclamé le rétablisse- ment du president ultra-nationaliste Zviad Gamsakhourdia.Depuis son renversement, en décembre dernier, ses partisans, d'abord réfugiés dans l'ouest de la République, ont lancé une série d'opérations armées contre le gouvernement provisoire.Élu à une écrasante majorité, en mai 1991, Zviad Gamsakhourdia a rapidement été accusé de se comporter en dictateur par ses opposants politiques.Après sa chute, le pouvoir a été transféré à un Conseil d'État appuyé par des formations armées autrefois fidèles à l'ancien président.Edouard Chevardnadze, qui fut chef du Parti communiste géorgien avant de devenir ministre soviétique des Affaires étrangères, est revenu en Géorgie en mars pour y prendre la téte du Conseil d'État.Afrique du Sud: la rupture des négociations par l'ANC oblige de Klerk à convoquer une réunion de crise d'après AP JOHANNESBURG c président sud-africain Fre-derik W.de Klerk a convoqué hier une réunion de crise de son gouvernement pour faire face à l'aggravation de la situation, au lendemain de l'annonce par l'ANC de la rupture des négociations sur l'avenir du pays.M.de Klerk est rentré dans la nuit de Madrid pour tenter de régler la crise la plus grave à laquelle il doive faire face depuis la légalisation de l'ANC en février 1990, puis la libération de Nelson Mandela et le démantèlement progressif de l'apartheid.Après le massacre commis mercredi le 17 juin à Boipatong par des Zoulous de l'Inkhata, qui a fait au moins 39 morts et dans lequel la police sud-africaine est mise en cause, l'ANC avait d'abord annoncé dimanche la suspension de ses discussions politiques sur l'avenir du pays avec le gouvernement.Frederlk W.de Klerk.Puis, avant-hier, le secrétaire général de l'ANC Cyril Ramapho-sa a annoncé la rupture complète des discussions, à moins que le gouvernement satisfasse a une série de 11 demandes.Parmi celles-ci figurent des exigences présen- tées par l'ANC lors des discussions sur l'avenir du pays: création d'une assemblée constituante en vue d'établir une démocratie non raciale et constitution d'un gouvernemnt de transition.Mais l'ANC, qui a décrété le 29 juin journée de deuil national pour les victimes de Boipatong, a aussi exige des mesures pour mettre fin à la violence qui ensanglante les ghettos.Celle-ci vient essentiellement de l'opposition entre l'ANC et le parti zoulou In-katha mais l'ANC affirme que la police sud-africaine aide les Zoulous.M.Ramaphosa a donc aussi demandé la constitution d'une commission internationale charge d'enquêter sur la violence des cités noires et d'une équipe internationale pour la contrôler.Avant-hier, le Conseil sud-africain des Églises (SACC), proche de l'ANC, a soutenu ces revendications et annonce qu'il prendrait part a la campagne de protestation lancée par le parti de M.Mandela.Le president de Klerk a déjà rejeté l'idée de la commission d'enquête.Dès mardi soir, il a dit «non à une intervention étrangère».Pour lui.la rupture est «fondée sur une contre-vérité fondamentale, à savoir que le gouvernement est impliqué dans l'assassinat de gens».L'attitude n'est pas nouvelle mais, en fait, le gouvernement de Pretoria a régulièrement autorise des groupes étrangers à mener des missions d'information.La crise commence à avoir des repercussions internationales.L'ANC a annonce le reexamen des engagements sportifs internationaux du pays.Elle va demander au Comité olympique sud-africain de ne pas envoyer de delegation aux JO de Barcelone, ou l'Afrique du Sud doit faire son grand retour après 32 ans d'exclusion.Une visite des rugbymen néo-zélandais et australiens est également menacée, ainsi que celle d'une équipe de football camerounaise. B4 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1992 Le Monde .»^:;V DÉPÊCHES Le gouvernement serbe soumis à une motion de censure d'après AFP ilLLGRADi: M Le gouvernement de Serbie est soumis aujourd'hui au parlement, réuni en session extraordinaire depuis trois jours, à une motion de censure, réclamée par une trentaine de députés, a annoncé hier l'agence Tan jug.\u2022 À Sarajevo, des bombardements et tirs sporadiques ont marqué la journée d'hier, après l'annonce que de nouvelles sanctions américaines contre la Serbie étaient à l'étude à Washington.Celles-ci ont été approuvées par le président George Bush hier.Le premier ministre Radoman Bozovic risque de perdre son poste pour n'avoir pas, selon ses détracteurs, pris des mesures susceptibles d'atténuer les effets néfastes des sanctions imposées à la Serbie et au Monténégro par l'ONU.Proche collaborateur du président serbe Slobodan Milosevic, M.Bozovic, un cadre de Voïvodine (nord), avait été nommé à ce poste à la mi-janvier, après la démission inattendue et inexpliquée de Dragutin Zelenovic.Le mécontentement gagne même les rangs des députés socia-listes (ex-communistes) dont une aile «dissidente», comptant une dizaine de députés, a décidé hier de créer une fraction au sein du groupe parlementaire socialiste sans pour autant quitter le parti, selon l'agence Tanjug.Cette décision confirme les rumeurs qui circulent depuis un Deux pères pleurent la mort de leurs fils, âgés de de 9 et 10 ans, tués par des tirs de l'armée yougoslave à Slavonski Brod.photo reuter » La décision équivaut à un «cheval de Troie» et «vise à casser le mouvement», ont estimé les étudiants qui en sont à leur dixième jour de protestation contre le président Milosevic dont ils exigent la démission.Un groupe d'étudiants de la Faculté d'électronique-technique a certain temps à Belgrade sur des dissensions au sein du parti au pouvoir.Le groupe «dissident» se prononce en faveur d'élections anticipées à tous les niveaux du pouvoir et d'un dialogue avec tous les partis politiques, deux conditions indispensables pour obtenir la levée des sanctions internationales et éviter la guerre civile en Serbie, rapporte Tanjug.Mécontentement également parmi les étudiants protestataires de Belgrade à la suite de la décision du Conseil enseignant, sous la pression du pouvoir, de tenir la session d'examens de juin pour les étudiants souhaitant s'y présenter.Tout Tété, on vous réchauffe Place.MONTRÉAL fête 3 5 0 A N s SEMAINE BOMBARDIER À LA PLACE DU 350e Cet été, pas besoin d'être millionnaire pour profiter de la vie et récolter son lot de découvertes.Jusqu'au 6 septembre, du mardi au dimanche, dès midi, pour le lunch ou le brunch, sous le soleil ou les étoiles, la Place du 350e propose une foule d activités gratuites : bingo, cinéma, musique classique et populaire, théâtre pour enfants et tutti frutti.Située en plein cœur du Montréal populaire, dans le quadrilatère formé par les rues Berri, Ste-Catherine, St-Hubert et le boulevard de Maisonneuve, la Place du 350e se veut le nouveau lieu de rassemblement et d animation des Fêtes du 350e.Venez faire un tour ! Pour obtenir des renseignements sur les activités de la Place du 350e, composez le (514) 790-2563.Une presentation «/t BOMBARDIER pour sa part tenté de recueillir des signatures au bas d'une pétition demandant la fin de la protestation.Après une nuit qualifiée de «difficile» par Tanjug, la journée d'hier à Sarajevo a été marquée par des tirs et bombardements sporadiques, devenus pratiquement familiers aux habitants assiégés depuis deux mois et demi.La plus grande partie de la ville est toujours privée d'électricité tandis que l'approvisionnement en eau est très réduit.Les autorités bosniaques poursuivaient néanmoins leurs efforts pour doter la Bosnie-Herzégovine de ses attributs d'État indépendant.Une monnaie provisoire, qui portera le nom de dinar comme l'ancienne monnaie yougoslave, est en cours d'impression, a indiqué le premier ministre Jure Pelivan au quotidien Oslobodjcn- En Croatie, les forces armées croates poursuivent depuis trois jours une «violente offensive» en Dalmatie, où elles ont bombardé la ville de Knin, contrôlée par les Serbes, selon Tanjug.L'hôpital municipal a été touché, selon l'agence, qui a fait état de huit morts et 50 disparus parmi les forces serbes et de 50 morts du côté croate.À Slavonski Brod (est de la Croatie), l'armée yougoslave a pour la première fois tiré des missiles sol-sol, qui ont tué deux enfants dans un abri hier, selon la télévision croate.La Croatie fête aujourd'hui le premier anniversaire de son indépendance, officiellement proclamée le 25 juin 1991, en même temps que celle de la Slovénie.VIETNAM Détenus américains ¦Plus de 130 prisonniers de guerre américains seraient restés en Indochine après le mois d'avril 1973, contrairement à la version officielle donnée à l'époque par le gouvernement américain, a déclaré hier le sénateur John Kerry.«Les informations obtenues par la commission prouvent que des Américains vivants sont restés en Indochine après l'Opération Retour», en 1973.OSSÉTIE DU SUD Accord ¦Le président russe Boris Eltsine et le président du conseil d'État géorgien Edouard Chevardnadze ont signé hier un accord déterminant des mesures en vue de mettre fin aux violents affrontements en Ossétie du sud (nord de la Géorgie, Caucase), a annoncé l'agence ITAR-TASS.RUSSIE FMI ¦Le Fonds monétaire international (FMI) est disposé à autoriser la Russie à tirer jusqu'à un milliard de dollars dès la conclusion d'un accord de principe sur la mise en oeuvre d'un programme de réforme économique, a indiqué hier un responsable du FMI.Ce responsable a également précisé, sous couvert de l'anonymat, qu'une équipe de négociateurs du Fonds retournait à Moscou aujourd'hui pour poursuivre les discussions avec les représentants du gouvernement russe.Chaussures ae qualité en FAILLITE POUR FEMME: Contoura Thomas Wallace Ted Lapidus 40.70% de rabais sur tout POUR HOMME: Hartt Florsheim WHITE CROSS RÉG.100s à 135s POUR: 29»» \u2022 39S5S \u2022 49® \u2022 5995S | Lun.t mar., mer., 12 h â 18 h \u2014 Jeu., von., 12 h à 21 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vacances estivales sur le coup de midi, mardi.«Cette session s'est déroulée sous le couvert de l'improvisation la plus totale, a noté dans son bilan le leader de l'opposition officielle Guy Chevrette, et s'est terminée en abus de pouvoir.» Ce que M.Chevrette a surtout noté dans son analyse c'est que le gouvernement a clairement démontré qu'il était «plus que jamais décidé de passer à travers la crise économique en laissant simplement les choses aller et en se croisant les doigts».En rappelant le contenu du Discours inaugural, autant que celui du budget, l'opposition parle de déception totale.Elle estime que le gouvernement compte sur des facteurs extérieurs à l'action gouvernementale «et sur l'effet du temps qui passe» pour assurer la relance économique.Il y a aussi ce que M.Chevrette a appelé «l'avalanche des taxes indirectes» contenues dans le budget.«Nous croyons avoir démontré que l'entrée en vigueur de la TVQ sur les services, a-t-il souligné, la hausse des tarifs d'Hydro, le siphonnage des fonds de la Société d'assurance automobile du Québec et les coupures dans les soins de santé sont autant de taxes indirectes qui viennent ajouter un montant de 1,3 milliard aux 3 milliards qui ont été prélevés depuis trois ans dans les poches des contribuables.» Sur le plan constitutionnel, l'opposition estime que la session a débuté par la profession de foi sans équivoque du premier ministre Robert Bourassa à l'égard du Canada, débitée lors du discours inaugural, pour se terminer avec un autre hommage au Canada par l'adoption du projet de loi 21 concernant la fête du 1er juillet.M.Chevrette a critiqué l'attitude du gouvernement qui a tenu l'Assemblée nationale systématiquement à l'écart des négociations constitutionnelles et de la stratégie gouvernementale, selon lui.; «Cela est d'autant plus grave, a-Hl soutenu, que le premier minis- Mulroney veut mettre au pas les «voleurs» d'Haïti Presse Canadienne Ottawa ¦ Le premier ministre Brian Mulroney assure qu'il fera tout pour mettre au pas les leaders militaires haïtiens qui auraient détourné trois des cinq millions de dollars d'un compte d'aide canadienne.«Nous allons cesser de leur donner de l'argent, ils ne pourront plus voler comme ils le font maintenant, a indiqué M.Mulroney à son arrivée à une réunion du cabinet restreint.Nous allons déployer tous les efforts pour remettre cet argent aux pauvres gens d'Haïti auxquels il était destiné.» Le compte a été ouvert il y a deux ans, quand le Canada a envoyé deux chargements de blé et d'autres produits en Haïti.Le gouvernement démocratiquement élu de l'époque a été autorisé à revendre les céréales et à se servir de l'argent ainsi obtenu pour financer des projets de développement.; Le Canada a cessé de signer les chèques tirés sur le compte conjoint quand les militaires ont renversé le gouvernement élu, en septembre dernier.Mais selon ÇBC, les militaires auraient réussi, à force de pressions sur la banque, à retirer de l'argent du compte, que les autorités canadiennes n'ont pas contrôlé.- On craint maintenant pour les deux millions restants dans le compte.tre a vidé de tout son sens sa déclaration solonnclle au peuple québécois lui promettant de ne plus jamais négocier à onze, en négociant à tour de bras en coulisse et au téléphone et en ne prenant même pas la peine de se cacher pour le faire.» M.Chevrette a vu beaucoup d'improvisation et d'incohérence sur le plan parlementaire et légis-' latif «et une session extrêmement décevante sur le plan des mesures sociales et économiques».De son côté, le chef du Parti égalité, Robert Libman, a profité de l'occasion pour recommander au premier ministre d'abandon- ner l'idée de récupérer un droit de veto pour le Québec dans cette ronde de négociation, de relancer les travaux de la Commission parlementaire sur les offres fédérales pour au moins discuter «de ce qui est acceptable dans le rapport Beaudoin-Dobbie», de ne pas tenir de référendum sur les offres mais plutôt sur la souveraineté «pour que les offres fédérales ne soient pas rejetees par la population».M.Libman s'est ensuite félicité d'avoir convaincu le gouvernement de voter la loi 21 sur la fête du Canada, forcé une réflexion sur le rapport Chambers traitant du sort de la minorité anglophone et suscité la réouverture du contrat de Norsk-Hydro.11 a aussi annoncé que l'audition de sa requête devant la tribunaux contestant la loi référendaire québécoise sera finalement entendue dès le 29 juin au palais de justice de Montréal.PRIX D'ESCOMPTE SUR THERMOPOMPES !:\u2022¦!' i OFFRE SPÉCIALE SANS ACOMPTE ENSEMBLE CARRIER comprenant fournaise au mazout ou au gaz \u2022 installation complète \u2022 toutes taxes comprises \u2022 basé sur 120 mois après rabais si admissible seulement 14&8$ i ¦ SEMAI» ECOSi KCH 733-1414 RHEEM 2 tonnes Prix spécial 3895* ¦¦ \u2022liti.l., r.iiîui ¦ .POUR VOUS AIDER A AFFRONTER LES RIGUEURS DE L'ÉCONOMIE On gèle nos frais de service pour trois ans.La Banque de Montréal a gelé tous ses frais de service 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main-d'oeuvre fj|Q% DE RABA,S sur tissus A%^V en stock Très beau choix de coton imprimé en stock.Tapis \u2014 Draperies \u2014 Peinture.Service gratuit à domicile.8678, 10e AVENUE, SAINT-MICHEL, MONTRÉAL POUR SERVICE RAPIDE 7OQ -i M C 7OOJM0Q DEMANDEZ ANDRE AU I.CO'.l ! 10 ' t COml\\\\ 00 .r;\\ -.- mier Noir à occuper la fonction de lieutenant-gouverneur, a ainsi reçu la plus haute distinction de l'Ordre.L'Ordre du Canada a été créé par la Reine en 1967 afin de rendre hommage aux citoyens canadiens qui se sont distingués dans leur champ d'action.Sont promus au titre de Compagnon: lohn Bassett, président du Comité de révision du renseignement de sécurité et propriétaire de CFTO, Jean Sutherland Boggs, qui dirige la Corporation de construction des Musées nationaux, Charles Bronfman, ex-propriétaire des Expos de Montréal et président de loseph E.Seagram and Sons Ltd., Paul-Andre Crc-peau, doyen de la Faculté de droit de l'université McGill et Helen Mussallem, une infirmière de renom qui a déjà été directrice de l'Association canadienne des infirmières.Roberta Bondar, qui est devenue la première Canadienne à se rendre dans l'espace, plus tôt cette année à bord de la navette Discovery, figure parmi les 23 personnes nommées Officiers de l'Ordre par M.Hnatyshyn, qui à titre de Gouverneur général du Canada est chancelier et princi- Roberta Louis Bondar Lortie pal Compagnon de l'Ordre d'office.Ont également été nommés Officiers: L'ancien premier ministre de la Saskatchewan Allan Blakcney, l'ancienne ministre ontarienne Bette Stephenson, le percussionniste Peter Applcyard, l'animatrice de télévision Adricnne Clark-son, le président de la Société des postes Donald Lander.Joan Chalmers, de Toronto, l'ancien lieutenant-gouverneur du Québec lean-Picrrc Côté, le Terre-Neuvien Craig Dobbin, président de CHC Helicopter Corp., Roland Doré, doyen de l'Ecole Polytechnique de Montreal, Davie Fulton, qui a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1945, le producteur de film lohn Eberts, de Londres, l'ancien lieu- tenant-gouverneur de l'Alberta Helen Hunley, Maryvonne Ken-dergi de Montreal, le pianiste montréalais Louis Lortie, Frederick MacKinnon, de Halifax, Walter Pitman de Toronto, Donald Rae, de Portage la Prairie, Man., l'ex-arnbassadeur canadien au désarmement Douglas Roch, Guy Saint-Pierre, président de Groupe SNC, l'ancien juge en chef de la Cour fédérale Arthur Thurlow, d'Ottawa, le chercheur médical juhn Wada, de Vancouver, et la poète Phyllis Webb, de Fulford Harbor, en Colombie-Britannique.Le musicien Hagood Hardy, la nageuse de longue distance Vicki Keith et l'entraîneur des Flames de Calgary, Dave King, qui a également dirigé l'équipe olympique de hockey du Canada, figurent pour leur part parmi les 45 personnes ayant été faites Membres de l'Ordre.Les autres personnes faites Membres sont: Margaret Angus, Kingston, Ont., Vaughan Baird, Winnipeg, loyce Bearc-Rogers, Nepean, Ont., Yvon Bcaulne, Hull, lean-Luc Bélanger, Balmoral, N.-B., lacques Bobet, Montréal, Anne Burrows, Edmonton, Dmytro Ci- pywnyk, Saskatoon, le père Clarence d'Entremont, Pubnico, N.-E., le révérend Laurie Dexter, Port Smith, T.-N.-O., Zane Feld-man, d'Edmonton, Ivan Peter Fcllegi, d'Ottawa, Guy Fournier, de St-Paul-d'Abbotsford, (osephi-ne Gibbons, St.Mary's Bay, T.-N., Graeme Gibson, Toronto, Ralph Gustafson, North Hatley, Agnes Hall, Winnipeg, Maj.-Gen.William Howard, Calgary, Avrom Isaacs.Toronto, Walter Joachim, Montréal, Chester Johnson, Vancouver, Ronald Joyce, Oakville, Ont., Fred Kaufman, Montréal, Claire Kirkland, Rothesay, N.-B., Frances Laracy, Conception Harbor, T.-N.lean-Noél Lavoie, Laval, Herbert MacRac, Truro, N.-E., Louise Maheu, Toronto, Victor Melnikoff, Westmount, Gerald Moreau, Victoria, C.-B., lc révérend Clément Morin, Montréal, Gilles Paquet, Ottawa, le Maj.-Gen.Roland Reid, Montréal.Ronald Rcnnic, Saskatoon, Sinclair Ross, Vancouver, le chef Samuel Sam, Brentwood Bay, C-B., Paul Schurman, Summerside, I.-P.-E., Josef Skvorccky, Toronto, Elvie Smith, St-Lambert, Steve Stavro, Toronto, Alex Van Bibber, Champagne, Yukon et Do-reen Wallace de Fredericton, N.-B.Beau temps pour économiser chez vos concessionnaires Ford et Mercury.4 portes GL TOPAZ GS 4 portes Radio am/fm stéréo électronique Glaces teintées Rétroviseurs à télécommande électrique 3 6 GARANTI E S gZ pare-chocs à pare-chocs 60 SANS FRANCHISE Entièrement équipées Climatiseur Transmission automatique Moteur 2,3 litres à injection électronique m Servo-f reins/Servo-direction Réduction sur équipement Groupe Valeur Plus jusqu'à: Remise Ford: TOTAL réduction et remise: Ou obtenez la réduction plus un taux de crédit du fabricant jusqu'à 48 mois.PROGRAMME POUR DIPLÔMÉS: Certificat de 750$ valable pour tous les modèles neufs de voitures et de camionnettes Ford et Mercury.LES CONCESSIONNAIRES 1320$f 1000$ 2 320$ \tford|\t\tI MERCURY I \t\t\tI LINCOLN! DU QUEBEC £*tCOSle> >£¦:¦:.-:::;:::::.\"'\"WKliv':''\"'':'\tVALEUR :-m m.\tNOM DU GAGNANT\tNUMÉRO GAGNANT \tChevrolet Cavalier Z24 Décapotable 1992\t23 500 S\tMTO Denise Lajoie\t048989 2°\tCroisière de sept jours sur le Crown Princess\t3 200 $\tM\"* Domina La tendresse\t060885 3e\tMontant de l 000 s en \u2022jrgent\tl OOO $\tM\"* Éllsa Desrosiers\t023650 4e\tCaméra vidéo\tl ooo $\tM.Rosaire Thérlault\t089202 5e\tÉquipement de golf\t800S\tM.Yannick Lafleur\t009996 6°\tSéjour de trois jours ei deux nuits au Château Montebello\t500 S\tM.Patrick Marion\t030657 \tLa Fondation de l'Hôpital Saint-Luc remercie sincèrement tous les participants, commanditaires et bénévoles qui ont participé au succès de cette activité.\t\t\t \tFélicitations à tous les gagnants et à l'an prochain !\t\t\t Pour dorer votre peau au soleil, Clinique vous offre la lune! 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Venez pédaler avec moi, Sylvain Giguère, et 800 mordus du vélo pour découvrir le Coeur-du-Québec.Un beau week-end bien encadré par une super équipe.Pédaler sera notre seul souci ! L'hébergement, les repas, un super party !e samedi soir et même plus.une expérience inoubliable ! Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont limitées.Info: (514) 847-VEL0 Produclrur (Menue: le Tour de I ile de Montréal ioc.Sylvain Giguère Porteparde 1992 29-30 août 1992 Louiseville Trois-Rivières DE MESDAMES, VOS DESSOUS FAVORIS SIGNES VOGUE, WONDERBRA, WARNER'S ET PLAYTEX! 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Blanc ou beige.N° 986.M.G.Ord.11 $.Solde 6,60 $ ch.TG.TTG.Ord.11,50$.Solde 6,90 $ ch.Correction Veuillez prendre note de la correction suivante à apporter au cahier (5-4) Solde de blanc, pu-bliè le 14 juin, par la Baie; ainsi qu'à l'annonce télévision sur les articles Onéida.Page 11.Article 21.On aurait dû lire : Service de 20 pièces.À la télévision, on aurait dû entendre les services Oneida de 20 pièces.Notre clientèle voudra bien excuser cette erreur.NOTRE SOLDE SE POURSUIT JUSQU'AU 4 JUILLET! dEbmpagnie De lalîaie tfljufoson "]
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