La presse, 28 juin 1992, Cahier A
[" La météo Aujourd'hui: partiellement ensoleille et chaud.Minimum 11° Maximum 23' Demain: partiellement ensoleille avec une ou deux averses.DÉTAILS CAHIER SPORTS m mi ii ÏÔTT& \t\t I\t\t 12 4 15 17 21 33 42 ^ 10176, AV.PAPINEAU, MONTREAL 381-3987 Bonjour ! La personnalité de la semaine i 3Michèle Rouleau - Sports Sommaire Addition croisées.B8 Annonces classées immobilier- \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 B5 à B9 marchandises.B9, C10 ^n^^lois automobiles.C10 et C1 propositions d'affaires.\tC12 Bandes dessinées.\t.^\\18 Décès -.\t.C11 Etes-vous observateur?.B5\t Feuilleton.\t.a B7 Horoscope.\tB6 le bridge.\tB9 \t.A13 Livres\tCahier C Arts et spectacles.\tC7àC9 do^*horî^hr©$.\t\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ^é§^*hO^^^^G$ \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\t\u2022>\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 -.C 8 Loteries.-.\tA4, A7 «Mot mystère».\t>.139 Quoi faire.\t.C6 Sciences.\t.A16 4v %if Mh MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 108e ANNÉE N° 244 Abitibi-Temiscamingue: 55 cents îles de La Madeleine 1 00 58 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents _A domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées 70 cents HHB8HHHSBHHHHB 50* Taxes en sus Mitterrand tente de briser le siège de Sarajevo Aux rythmes ties caraïbes d'après AFP et Renter PARIS e président François Mitterrand s'est rendu hier soir en Yougoslavie pour tenter de briser le siège de Sarajevo et organiser l'acheminement de secours aux civils de la capitale bosniaque, assiégée par les Serbes.Le chef d'État français, accompagné de Bernard Kouchner, ministre de la Santé et de l'Action humanitaire, est arrivé, hier soir, dans le port croate de Split, sur l'Adriatique, et tentera de gagner Sarajevo ce matin, par la route ou par hélicoptère, afin de s'entretenir avec le président bosniaque Alija Izetbegovic, a précise le Palais de PÊlyséc.Sarajevo, dont l'aéroport est toujours fermé, se trouve à quelque 160 km de Split, à trois heures de route environ dans des circonstances normales.Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a précisé que le président français avait décidé de se rendre à Sarajevo «pour apporter aux populations civiles qui souffrent le témoignage de la solidarité de la France et de la volonté du peuple français de leur prêter assistance».Le Quai d'Orsay précise que ce déplacement fait suite à un «message angoissé» adressé par le président bosniaque Alija Itzebego-vic à François Mitterrand il y a trois jours, ainsi qu'à une lettre du nouveau président de la République fédérale de Yougoslavie, Dobrika Cosic.Le président Mitterrand a pris l'avion pour la Yougoslavie dès la fin du Sommet européen de Lisbonne.Par sa démarche, qui se veut plus humanitaire que diplomatique, le président Mitterrand entend contribuer à la fin du blocus de Sarajevo et à la réouverture de son aéroport.Vendredi soir, le secrétaire général de l'ONU Bou-tros Boutros-Ghali a lancé un ultimatum de 48 heures en ce sens à la Serbie.VOIR MITTERRAND EN A 2 ' v - Ce superbe costume à tète d'oiseau a été très remarqué lors du défilé de la Carifète.« Ça change des rigaudons.» MARIE-FRANCE LÉGER Un jour un jour.C'était en 1967.Et hier c'était jour de retrouvailles dans l'Île Sainte-Hélène et à la Cité du Havre pour celles qui furent les hôtesses du pavillon du Canada et les dirigeants de l'Exposition universelle.Et que de souvenirs remémorés dans un reportage photographique en page A15.claboussée de soleil, le défilé de la Carifète de Montréal a fait vibrer hier la rue Sherbrooke Ouest pendant plus de trois heures sur des rythmes entraînants des Caraïbes et des Antilles.Sur un parcours de plus de six kilomètres, entre les rues Atwater et West Broadway, les participants, vêtus de superbes costumes colorés, ont dansé et chanté sans relâche au grand plaisir de la foule.«C'est superbe.Avec un peu d'imagination on se croirait quelque part dans le Sud.Ça change des rigaudons», a dit Sylvie Tremblay, en com- pagnie de ses deux enfants qui se trémoussaient en essayant d'imiter les plus vieux.Présente dans le cadre du 350° anniversaire de Montréal, le 20e Festival annuel des Caraïbes a connu cette année un grand succès.Hier matin, le maire lean Doré et la présidente du Conseil de la communauté noire du Québec, lune Mayers, ont donné ensemble le coup d'envoi du défilé.Lors de l'ouverture du festival, le 12 juin, le maire Doré souhaitait que le défilé de la Carifète devienne aussi l'occasion pour les Montréalais de toutes origines de faire preuve de compréhension mutuelle.L'appel semble avoir été entendu puisque, de l'avis de plusieurs, beaucoup plus de VOIR CARAiBES EN A 2 Donner un droit de veto au Québec ?C'est aussi compliqué que mettre le caramel dans la caramilk MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA lus le débat constitutionnel avance, plus il devient difficile d'imaginer comment les offres constitutionnelles sur lesquelles le Québec aura vraisemblablement à se prononcer en septembre pourraient contenir le droit de veto que cette province tient tellement à récupérer.En fait, quand on demande à certains stratèges du gouvernement de Brian Mul-roney comment ils entendent s'y prendre pour inclure cet élément essentiel dans l'ensemble des offres faites au Québec, on a l'impression qu'on leur a demandé com- ment mettre le caramel dans la Caramilk.C'est faisable, assurent-ils en pesant leurs mots.Sauf qu'ils ne veulent pas dévoiler la recette.Une recette qui doit, en fait, être très compliquée et sûrement assez périlleuse.En étant optimiste, on peut s'imaginer qu'après avoir rencontré les premiers ministres provinciaux demain, et après d'autres discussions multilatérales durant les jours suivants, le premier ministre Brian Mulroncy sera capable de déposer au Parlement le 15 juillet des offres constitutionnelles jouissant de l'appui d'un bon nombre de provinces.Ces offres pourraient même avoir l'appui de sept provinces représentant 50 p.cent de la population, et comme pour un bon nombre d'amendements constitutionnels c'est tout ce dont on a besoin, le projet aurait de bonnes chances de survie, sans même qu'Ottawa n'ait à faire de référendum national.Sauf que pour pouvoir offrir au Québec un droit de veto, on a besoin de l'accord de tout le monde, puisqu'il s'agit d'un de ces amendements constitutionnels qui, en vertu de la Constitution de 1982, nécessitent l'unanimité.Et ça, c'est loin d'etre chose faite.D'abord Terre-Neuve n'est pas du tout friande de cette idée, et le premier ministre de cette province, Clyde Wells, n'est pas du genre à céder aux pressions politiques.Il a la tète dure, et n'entend pas changer de cap même s'il obtenait le Sénat triple-E qu'il demande.Pour lui, les deux questions ne sont pas liées; chaque élément de la réforme doit être considérée à part, selon son propre mérite.On peut donc prévoir que Clyde Wells ne changera jamais d'idée au sujet du veto.Mais on sait aussi, parce qu'il l'a dit à maintes reprises, qu'il serait prêt à laisser l'Assemblée législative de sa province se prononcer là-dessus, si un référendum mené à Terre-Neuve venait à démontrer que la population de cette province est prête, elle, à redonner au Québec son droit de veto.Ainsi, si Ottawa décidait de tenir un référendum à Terre-Neuve, peut-être pourrait-il faire céder cette province.La popularité de M.Wells se porte toutefois très bien dans les sondages.Il est populaire dans sa province, et selon un sondage récent, il jouit d'une crédibilité certaine dans l'ensemble du pays sur les questions constitutionnelles.Bref, Ottawa est loin d'être sûr de gagner un référendum à Terre-Neuve.Et il n'y a pas que Terre-Neuve.L'Alber-ta non plus n'est pas pressée de donner son accord pour un droit de veto.Non pas que le premier ministre Getty en fasse une question de principe; l'Alberta attend plutôt la réforme du Sénat qui la satisfera.VOIR VETO EN A 2 r.141 > 13 ans ai 4 494-2400 sans Ua%ntt*C£b ASSIST a A 2 + LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 Dernière tragédie française: le permis à points le 1er juillet LOUIS B.RQ BATAILLE collaboration spéciale PARIS E&jfc uisque personne ne ¦F* me demande mon avis sur cette question, le voici en deux mots: je trouve bien exagérées les limitations de vitesse sur autoroute en Amérique du Nord, à commencer par les 100 km/h des États-Unis.Même beaucoup plus rapides et beaucoup plus chargées, les autoroutes européennes l'ont «peu» de victimes en comparaison des artères citadines (la nuit), et surtout des routes nationales \u2014 cinq p.cent des victimes françaises sur autoroute dans Tannée.Cependant, je dois admettre également que.de manière générale, les gens conduisent en France comme des malades et réussissent, précisément, a rendre très dangereuses même les autoroutes.Mais on est loin du 100 ou du 120 à l'heure.Quand vous faites Paris-Nice ou l'inverse \u2014 le trajet le plus chargé \u2014 .et que vous vous installez sur une vitesse de croisière de 145, vous vous trouvez dans la petite moyenne.Les plus petits véhicules produits sur le continent ( une R 5, une petite Opel ), tiennent allègrement les 160 sur 1000 km, sans chauffer ni déraper.Et à 145, il faut généralement appuyer sur le champignon pour doubler les voitures- escargots.Par contre, pendant que vous dépasse/ à 150, vous avez dans le dos une modeste Golf ou une Peugeot 205 qui vient faire du pare-choc à parc-choc en arrivant à 150, joue des freins et des appels de phares.La vitesse sur autoroute a été limitée à 130 km il y a 15 ans \u2014 au scandale général \u2014, mais sauf rarissime exception, il fait dépasser les 170 pour se faire courir après par les flics (beaucoup plus sévères sur les lignes blanches, le dépassement interdit, etc ).Quant aux motos, elles tiennent allègrement leurs 160-180.Sur les nationales \u2014 responsables dune très forte majorité de tués, style bal du samedi soir\u2014 on roule volontiers à 120 de moyenne (90 autorises) mais, bien entendu, c'est là que préfèrent s'exprimer les grands artistes du volant, les Fangio amateurs armés de Porsches ou Lamborginis.De temps à autre, on apprend que l'un de ces héros s'est fait attraper en traversant un hameau (60 km/h)à 225 kilomètres! Le résultat de celle activité, sur un réseau routier infiniment plus chargé que celui de l'Amérique du Nord, c'est une hécatombe spectaculaire chaque année sur les routes françaises qui restent en proportion de la population les plus dangereuses d'Europe (un peu plus que l'Italie, qui n'est pas un exemple» et à égalité avec le petit Portugal ).Une consolation: c'était encore pire il y a vingt ans, avec 13 000 morts dans l'année, seulement 9500 l'année dernière! Mais une comparaison suffira: avec une population similaire, la Grande-Bretagne, avec 5000 tués environ, affiche \u2014comme depuis des années\u2014 un bilan deux fois moins lourd que la France.Et, malgré ce qu'en disent certains, les Britanniques ne sont pas des extra-tèrrestres, leur réseau routier serait plutôt un pneu plus vieux que le français.Et ils ont inventé le whisky.Il y aurait donc, quelque part dans l'ADN français ce petit grain de folie qui produit, bon an mal à an, ses quelque 5000 morts «de plus», gratuits en somme.Car si on ne peut empêcher les accidents de la route, rien n'explique le désastreux décalage français.Imaginons ce que dirait l'opinion, ou ce que tenterait un gouvernement s'il était confronté à un fléau unique et contrôlable totalisant 5000 morts et 100 000 blessés dans l'année, alors que les pays voisins ont réglé le problème! On décréterait l'état de siège! En France, le bain de sang a fini par contraindre les autorités à cette trouvaille de génie, qui d'ailleurs semble traumatiser la moitié du pays: le permis à points.Longtemps après l'Amérique du Nord, l'Angleterre et l'Allemagne, peu de temps avant la Belgique, la France passe au fameux permis à (six) points, ce mercredi 1er juillet.(Quelques tarifs locaux: trois points pour alcoolémie, délit de fuite, homicide involontaire; deux points pour dépassement dangereux, excès de vitesse de plus de 30 km sur autoroute, soit plus de 160; un point pour excès inférieur à 150 km, etc.Mode de recuperation : un stage de «sensibilisation» (payant) vous redonne deux points.Trois ans de sagesse intégrale vous rendent votre virginité à six points.Malgré le bain de sang routier annuel, on ne peut pas dire que cette mesure \u2014 désagréable, mais de bon sens \u2014 ait été accueillie avec soulagement en France.L'opposition politique a évité de pousser la démagogie jusqu'à faire de ce sujet un cheval de bataille et s'est plutôt réjouie de laisser les socialistes faire ce boulot ingrat.Par contre, tout ce que le pays compte de poujadistes, de beaufs, de farceurs, est descendu sur la place publique pour hurler à la mort de la démocratie.Voir à ce sujet le débat de «Ciel mon mardi » de Dechavanne, diffusé sur TF 1 le 23: le pauvre secrétaire d'État aux Transports routiers, Georges Sarre, qui n'est d'ailleurs pas une personnalité fulgurante, a passé une très mauvaise heure.Parmi les ennemis de la loi «scélérate», Alain Ayache, propriétaire de feuilles polémiques à grand tirage.Lui parle d'atteintes aux libertés, et a même déposé un recours à cet effet.devant le Conseil constitutionnel.«Cette nouvelle loi est un barreau de prison de plus!» Suivent les «professionnels» de la route: camionneurs et commis-voya- geurs.Vu leur nombre dans le pays et leur présence massive sur les routes, ils devraient être plutôt exemplaires.Et ce qu'on demande aux VRP en bagnole, c'est de ne pas dépasser les 150 sur autoroute: ils crient à l'étranglement! Chez Dechavanne, l'autre soir, il ne manquait évidemment pas le traditionnel coureur automobile (Jacques Lafft-tc), venu expliquer que le problème n'est pas la vitesse, mais la maladresse des conducteurs! Bon sang mais c'est bien sûr! D'ailleurs pourquoi ne réserverait-on pas les routes aux champions de Formule un, qui se trouveraient du fait même peu nombreux sur le réseau! Bien entendu, les mêmes champions du volant avaient mené une campagne scandalisée il y a quinze ans lorsqu'on avait limité les autoroutes à 130-145 ou 155 en pratique.Seulement 150 km/h sur autoroute, imaginez le drame! Cette fois, c'est le goulag de la route qui menace.«Pratiquement aucun pays n'a adopté cette mesure autoritaire», osait dire M.Ayache, en passant sur le fait que «seulement» les États-Unis, le Canada, le Japon, la RFA et la Grande-Bretagne ont adopté le fameux permis depuis de longues années déjà! Un système français, en somme, dont la sévérité se compare en gros à ce qu'on connaît au Québec.Mais couplé avec un barème de vitesses beaucoup plus généreux.Rendez-vous à la fin de l'été, pour voir si cette gravissime atteinte aux libertés individuelles a sauvé quelques vies.MITTERRAND Mitterrand tente de briser le siege de Sarajevo M.Mitterrand a indique a bord de l'avion présidentiel qu'il ne cherchait pas à se substituer aux missions de paix de Lord Carring-con, de Cyrus Vance ou des Na-tjôns-Unies.Il a déclaré son intention de fournir à ces derniers toutes les informations qu'il pourra recueillir.Tout s'est passé dans le plus grand secret.Le chancelier Helmut Kohi n'avait été averti que d'une action française immédiate.Seul le président portugais Mario Soares avait été mis dans la confidence durant le trajet de Lisbonne à l'aéroport avec pour mission d'en informer son premier ministre Anibal Cavaco Silva qui assure actuellement la présidence du Conseil européen.Les Douze y ont déclaré qu'un recours à la force militaire, sous l'égide de l'ONU, pourrait être envisagé pour forcer le blocus de l'aéroport de Sarajevo.11 s'agirait de permettre l'acheminement d'une aide humanitaire dans la ville, où 300 000 personnes sont assiégées.«L'urgence prend à la gorge tous les honnêtes gens», a dit le président Mitterrand à l'issue du sommet en parlant d'une «obligation morale, hors texte, hors diplomatie».L'aéroport Butmir (Sarajevo) est fermé depuis des semaines.Les Serbes tiennent le périmètre même de l'aéroport, mais le faubourg voisin de Dobrinja, quartier d'immeubles qui contrôle l'accès à Butmir, est toujours le théâtre de violents combats.Bernard Kouchner s'est récemment rendu en Bosnie pour tenter d'y acheminer des secours et son convoi humanitaire a été stoppé à quelques kilomètres de la capitale bosniaque.11 s'est rendu à Lisbonne pour donner son témoignage et son appréciation de la situation aux douze chefs d'État et de gouvernement de la CEE.Les Nations-Unies ont imposé une série de sanctions à la Serbie et à son allié, le Monténégro, pour tenter de mettre fin aux combats en Bosnie.La visite surprise de M.Francois Mitterrand en Yougoslavie est un «acte considérable» et \u2022< prometteur», a affirmé hier le général Lewis MacKenzie, chef de la Force de Protection des Nation s-Unies (FORPRONU) à Sa- m En dépit de la chaleur, cette danseuse, au visage recouvert de poudre dorée, balançait en cadence une coiffe surmontée de plumes multicolores.rajevo.Le général MacKenzie, qui était interviewé par la BBC, a indiqué qu'il «se réjouissait de cette visite» et que ses forces «feront tout pour lui apporter leur soutien».Évoquant les problèmes de sécurité, le général a indiqué qu'il espérait que les belligérants «montreront beaucoup de retenue, c'est dans leur intérêt et la meilleure garantie» d'une bonne sécurité.D'autre part, le président George Bush a téléphoné hier à plusieurs dirigeants étrangers pour s'entretenir de la situation en Bosnie-Herzégovine, a annoncé la Maison-Blanche.M.Bush, qui passe le week-end dans la résidence de campagne des présidents américains à Camp David ( Maryland ), près de Washington, a appelé le président russe Boris Eltsine ainsi que les premier ministres britannique John Major et canadien Brian Mulroney, a précisé un porte-parole de la Maison-Blanche, Paul Clarke.?CARAÏBES Aux rythmes des Caraïbes Blancs ont participé cette année à la fête.«C'est bien, cette fois il y a plus de races à la parade», a remarqué une dame d'origine jamaïcaine.Pendant le parcours, des chanteurs étaient juchés sur une trentaine de chars allégoriques surmontés d'énormes haut-parleurs.- - y:- Cette jeune fille souriait d'aise dans son superbe costume bordé d'ailes transparentes.PHOTOS BERNARD BRAULT.La PreiSC Les costumes, piqués de plumes multicolores, tous plus chatoyants les uns que les autres, faisaient le ravissement des spectateurs.Les plus beaux, à tête d'oiseau, valaient le coup d'oeil.«On voit que les gens se sont vraiment forcés.Ça a sûrement pris des heures à fabriquer», s'est exclamé Pierre Lessard.Les musiciens s'exprimaient tour à tour en anglais, en français et en espagnol.Après les Noirs de Jamaïque et de Trinidad, les Lati-no-Américains ont pris le relais.Aucun incident n'est venu assombrir cette belle fète au cours de laquelle la police s'est faite particulièrement discrète.Une seule personne a été arrêtée pour agression «armée» avec un «2 x 4».?Ces véritables scènes mobiles ralentissaient la marche entre chaque tableau pour permettre aux spectateurs d'entrer dans la danse.À chaque arrêt, des dizaines de jeunes se massaient autour des chars, en chantant et se déhanchant.Plusieurs ont réussi à grimper près des chanteurs afin de mieux apprécier les couleurs du défilé.A l'invitation des animateurs, les spectateurs agitaient des foulards et vibraient en cadence.Malgré la chaleur, les participants costumés ont tenu le coup.«l'ai apporté une bouteille d'eau avec moi.l'ai bien fait.Sans ça, j'aurais peut-être été obligé de prendre un break», a lancé, essoufflé, Sandy Williams.La Quotidienne\tà trois chiffres\t660 tirage de samedi\tà quatre chiffres\t9559 Des Allemands qui s'éclipsent ! GEORGES LAIYION [^ABONNEMENT , Le service des abonnements i est ouvert du lundi au 1 vendredi de 7h a 17h50 REDACTION \" PROMOTION I COMPTABILITE ' Grandes annonces | Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES ClASSSS Commandes ou coi i ectHM m kjndl au vendredi de 8h50â17h30 285-7111 I GRANDES ANNONCES 1 Détaillants National, Té*+ Vacances Von mai Carrières et 285-7202 I m mu I i i i M prbssb est oubliée oar LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal Hit U& Seule u Presse Canadienne est autorisée à diffuser les inftXTnatiorts de LA PRESSE et «tes des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de rerxoductwn des MDHWttWB particulières à la presse sont également réserves.« Courrier de la deuxième cfesse\u2014 Enregistrant**: nuncro 1*00-Port de retour garanti cuspsœm) chm*** hv.im*isi* j ROeSBOCMBCTS 295-7272 i i i i i i DIMANCHE 28 JUIN 1992 26-7-01 I l l ¦ l'aime bien la musique, et en particulier le Lac des Cygnes.Tout comme moi, les spectateurs n'étaient pas venus hier soir pour écouter un concert, mais surtout pour voir un feu pyromusical.À l'ouverture, il ont eu droit à deux petites envolées bien placées.Où étaient donc les Allemands vainqueurs en 1989?Ils n'ont certes pas décroché la lune.Un début timide d'un «Éclair de lune» qui nous laissait sur notre appétit.On attendait bien plus des artificiers de Lûnig Fcucrwcrk, quatrièmes concurrents à ce Ville «International Benson & Hedges ».U n'y avait pas l'émotion, le contraste qui surprend, qui émerveille.Et surtout la concision qu'on leur connaît.Un spectacle dans l'ensemble inégal autant dans sa synchronisation que dans son choix des pièces.Et qui manquait vraiment de cohérence.Avec l'extrait de Pcct Gynt de Grieg, première pièce au programme, le feu prenait une allure douce à la Panzera, avec les chandelles bleues.Tout-à-coup on changeait de style et de rythme.U ressortait une impression de spectacle pensé par plusieurs concepteurs qui auraient accolé les morceaux les uns aux autres, sans cette communion de pensée qui crée la réussite d'un feu.Heureusement, leurs bombes superbes aux teintes de lilas.turquoises mariées à l'or et l'argent, rehaussaient la féerie des tableaux.L'agencement pyrotechnique sur l'extrait de la Moldau du Tchèque Smctana, pièce maîtresse de ce spectacle et dont on attendait davantage de contrastes et d'harmonie, semblait monotone en comparaison de la musique.De nouvelles figures: des araignées dorées sont venues tisser leurs toiles dans le ciel de La Ronde dans une sorte de ballet aux couleurs riches et variées.Avec VAlleluia de Hacndcl, on aurait cru que pour ce final on voulait enfin être gagnés par le charme de la grande musique enveloppée dans un splcndide écrin doré oubliant ainsi les moments moins réussis.Malgré la puissance des bombes, les couleurs étonnantes, on n'a pas vibré à l'unisson.n s'attendait à ce que le concepteur du spectacle louchim Berner se renouvelle, même si le choix de la musique s'apparentait à celui de 1989, on misait sur un art pyrotechnique supérieur sinon de même calibre et d'égale performance.Pourtant, la foule nombreuse ( plus de 32 000 spectateurs sur La Ronde) \u2014la plus importante depuis ce concours\u2014 s'était donné rendez-vous pour cette exceptionnelle soirée d'été.À 16 heures déjà tous les espaces de stationnement des îles ( 5 000 places) étaient remplis.U faut dire qu'à La Ronde c'était une de ses rares soirées depuis le début des feux: 35 000 personnes.Donner un droit de veto au Quebec?Quand elle l'aura, elle sera prête à parler de droit de veto.L'Alberta veut un Sénat triple-E, c'est-à-dire élu, efficace et où toutes les provinces auraient un nombre égal de sénateurs, une idée qui n'inspire pas grand-chose de bon en Ontario, au Québec et à Ottawa surtout.Même si la province a fait preuve de souplesse à la fin du processus multilatéral de négociation, il y a deux semaines, le bureau de M.Getty tenait à rappeler la semaine dernière que la province n'a pas changé sa position fondamentale sur le sujet et que c'est bien cette revendication que M.Getty entend faire entendre au lunch des premiers ministres demain raidi.Comme Terre-Neuve est aussi farouchement déterminée à défendre le triplc-E, on peut supposer que l'Alberta ne voudra pas donner l'impression qu'elle est plus molle et en profitera pour rester sur sa position, tout comme le Manitoba.L'axe triple-E Mani-toba-Alberta-Tcrre-Neuvc a donc de bonnes chances de rester solide.Si bien qu'il est difficile d'imaginer que ces trois provinces réussiront à s'entendre avec les autres participants sur une réforme du Sénat, avant le 15 juillet, délai fixé par le premier ministre Mulroney.Pas d'entente sur le Sénat, pas d'unanimité, pas d'unanimité, pas de veto pour le Québec.Une entreprise périlleuse Pour mettre le caramel dans la Caramilk, le gouvernement fédéral pourrait décider de passer pardessus la tête des premiers ministres récalcitrants et de demander aux populations de ces provinces de donner leur accord à un ensemble d'offres fédérales incluant un veto, par voie de référendum.C'est cependant une entreprise hautement périlleuse, dont Ottawa aimerait bien se passer.Le gouvernement de Brian Mulroney est littéralement détesté dans le pays.En tenant un référendum, Ottawa prendrait le risque que les électeurs votent contre les auteurs des offres plutôt que de se prononcer sur les offres elles-mêmes.Le gouvernement fédéral commande régulièrement ses propres sondages pour se guider dans ce genre d'entreprises.Or il refuse de les rendre publics.Est-ce qu'il les cacherait si jalousement si les résultats lui étaient favorables?Personne dans l'entourage du premier ministre n'ose dire qu'il va falloir mettre de côté le droit de veto du Québec, même dans ses offres de septembre, le gouvernement fédéral avait proposé de traiter de cette question à un autre moment.Le premier ministre québécois, Robert Bourassa, a tellement dit et redit depuis ce temps que ce veto était essentiel, que c'était une des conditions de Meech et que le Québec n'accepterait jamais moins que Meech.Que faire?La formule magique Ce que plusieurs cherchent actuellement à Ottawa, c'est une formule magique qui permettrait à M.Bourassa de gagner un référendum sur les offres fédérales, sans que le droit de veto soit parmi les éléments des offres liant formellement le reste du Canada.Une formule combinant promesses et substituts, peut-être?Style, il y a déjà certaines provinces qui sont d'accord, le reste est en marche, et puis on va vous donner autre chose à la place.Qui sait?Comme le caramel dans le Caramilk, la recette demeure un mystère.?W; \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 I \u2022 ¦ \u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 I des photos de petites vies en forme de culs-de-sac /\\ un rcxTE or.Robert Mailloux MNDl^i Mazda mx-3 precidia: **^\\ allure etriquee, conduite agréable ^(êJ*m I u:j artici i - i .né EMM duûuet ImpHlflJ a l'* h eu re MARDIJM du jazz ^^^^Jj UN ARTICLE SIGnÏ ™^LΙ Viviane ¦LLLlJB Roy r.vv.! > \\y , .* .T le phénomène ^F^^À des magasins d'usine Un article, signé Danielle : BoNneau \u2022:\u2022 il-.Offensive de la CEO pour syndiquer dans le secteur privé LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 A3 * * J » * MARTIN P^LCHAT ¦ Même si elle vient de se donner comme priorité la syndicalisation du personnel des écoles privées et des garderies, la Centrale de renseignement du Québec (CEQ) continuera d'accueillir en son sein des travailleurs de secteurs non liés à l'éducation, comme les loisirs, la culture, les communications, la santé et les services sociaux ainsi que la fonction publique.Ainsi en ont décidé hier, au terme d'un débat vieux de deux ans, les délégués au 33° congrès de la centrale, en confirmant, à l'unanimité, ses champs d'action actuels.Quelque 23000 des 116000 membres de la CEQ n'appartiennent pas au secteur de l'éducation.«Pendant un certain temps, on a pu avoir l'impression que certains membres de la CEQ remettaient en question cette diversification du membership de la centrale», a indiqué la présidente de la CEQ, Lorraine Page, au deuxième jour du congrès de Montréal.«|c pense que c'est un vote très important, qui pour nous est porteur d'espoir, et qui va dans le fil de l'évolution de la centrale», a-t-ellc ajouté.Mme Page note cependant que le recrutement dans ces secteurs ne connaît qu'une lente croissance, « parce que nous portons notre attention sur des groupes qui ne sont pas syndiqués».Nouveau nom Maintenant que cette tendance est confirmée, les dirigeants de la CEQ solliciteront auprès des 850 délégués au congrès le mandat de trouver, d'ici deux ans, un nouveau nom pour la centrale.«Pour que la CEQ se dote d'un nom plus conforme à son évolution et son membership actuel», précise Mme Page.Même si elle est encore majoritairement composée de membres oeuvrant dans le domaine de l'éducation, la CEQ n'est certes plus que la centrale des «enseignants», puisqu'elle compte dans ses rangs des syndicats d'employés de soutien, de professionnels, et de travailleurs d'autres domaines.Le nouveau nom de- vrait être soumis au congrès de 1994.Par ailleurs, il n'est pas question de tenter des percées dans des secteurs, de la fonction publique notamment, où la CEQ n'est pas encore présente.Les délégués ont en effet voté en faveur d'un moratoire sur le développement de nouveaux secteurs, moratoire dont on ne dérogera qu'au cas où un groupe d'importance se montrait intéressé à passer à la CEQ.Plan de développement Le plan de développement approuvé par les délégués donnera la priorité à la syndicalisation.«Et les secteurs qui sont particulièrement importants pour nous, ce sont les établissements privés d'enseignement, où il y a un effort marqué à faire, et les services de garde, un milieu majoritairement formé de femmes, qui ont un salaire tout à fait dérisoire pour les responsabilités qu'elles assument auprès des tout-petits», explique Mme Page.Dans les institutions privées, où le taux de syndicalisation ne serait que de 30 à 40 p.cent, selon Lorraine Page, la CEQ compte actuellement 1362 membres.Depuis cinq ans, poursuit-elle, c'est le secteur où la centrale recrute le plus de nouveaux syndiqués.La CEQ dégagera donc des fonds pour soutenir les campagnes d'organisation syndicale dans ces institutions.La présidente affirme qu'il n'y a pas de contradiction entre son opposition au financement public des écoles privées et son intérêt pour la syndicalisation des enseignants de ces institutions.«Parce que syndiquer dans ce secteur-là, c'est défendre les conditions de travail des membres qui y oeuvrent, mais c'est aussi se donner un instrument qui permet de suivre de près la qualité de l'enseignement dans le secteur privé», dit-elle.«Souvent, soutient Lorraine Page, les salaires (du privé) sont calqués sur le secteur public, mais il arrive régulièrement que les administrations demandent aux salariés de faire des sacrifices pour permettre à l'institution de garder son bassin de recrutement sans augmenter les frais de scolarité, ce qui est passablement pernicieux.» Peu de gens sont venus appuyer Susan Thibodeau Presse Canadienne B Une poignée de femmes seulement sont venues manifester leur appui, hier à Montréal, à Susan Thibodeau, cette Trifluviennc qui lutte pour que les pensions alimentaires versées aux enfants ne soifcnt pas considérées comme revrfius imposables pour les conjoints qui en ont la garde.Pas plus d'une trentaine de personnes, incluant les organisatrices, se sont rassemblées au Parc olympique en cette belle journée d'été, une des premières cette année.Mme Susan Thibodeau, quoique un peu déçue, ne semblait pas vouloir désarmer.«Je vais aller jusqu'au bout», a-t-elle lancé aux femmes et aux deux ou trois hommes qui l'appuyaient.Mme Thibodeau a entamé une bataille juridique, en cour fédérale de l'impôt, pour soustraire de sa déclaration annuelle la pension alimentaire versée par son ex-conr*-,t à l'intention exclusive de *;s deux enfants.Elle estime que ces sommes doivent être mises sur le compte de ses enfants, et elle a d'ailleurs rempli depuis 1988 des déclarations séparées pour eux.Le fisc fédéral, lui, ne l'entend pas de cette oreille et lui réclame 4260 $ pour la seule année 1989.La loi est claire, soutient-on, et les pensions alimentaires constituent une source de revenus au même titre que le salaire gagné chaque semaine.Le juge Alban Garon, de la cour fédérale de l'impôt, a pris la cause en délibéré le 23 juin dernier.Il devrait rendre son jugement à la fin du mois d'août.«Les femmes sont tannées de payer la note du gouvernement.(.) l'ai la garde de mes enfants, je ne suis pas une gardienne.Mais je paie l'impôt de l'autre parent», a-t-elle dénoncé.«l'ai une bonne pension \u2014 13000 $ \u2014 mais presque la moitié s'en va aux gouvernements.«Contrairement à ce qu'ont pu laisser entendre les médias, ma cause est une cause de femmes, parce que ce sont surtout elles qui sont touchées.Mais ma cause est aussi un élément déclencheur pour repenser la fiscalité globale de la famille», a expliqué Mme Thibodeau.Venue l'appuyer dans sa démarche juridique, la militante féministe et animatrice sociale Simone Monet-Chartrand, qui a «eu sept enfants et plusieurs petits-enfants», a noté qu'il fallait «partager les tâches, pas les injustices».«Les gens (non-informés) disent des conneries: ils pensent que les pensions alimentaires versées aux femmes leur permettent d'aller chez le coiffeur, de s'acheter des robes chics.«Qui vous dit que ce sont vraiment les enfants qui en bénéficient?», se demandent-ils.» PHOTO LUC SIMON PERRAULT.U Presse La soeur de Jean-Guy Trépanier, Marie-Andrée Trépanier, a accueilli son frère à Mirabel hier après-midi, soulagée de la revoir en bonne santé.Trépanier est relâché par Cuba après quatre jours de détention MARIE-CLAUDE HARVEY D Un sourire aux lèvres et quelques kilos en moins, Jean-Guy Trépanier est arrivé à Mirabel hier après-midi, après avoir été détenu quatre jours par les autorités cubaines qui le soupçonnaient de mener des activités contre-révolutionnaires.M.Trépanier, assistant-réalisateur surnuméraire à Télé-Métropole, avait été arrêté mercredi dernier au domicile de Ida Valdez, une militante dans une association cubaine pour les droits de la personne.«Dès le premier jour, ils m'ont dit que si je ne parlais pas, je pourrais rester là pendant très, très longtemps», raconte le jeune homme de 29 ans originaire de Chicoutimi, qui a refusé de manger pendant ses quatres jours de détention.11 a eu particulièrement peur lorsqu'il a perdu le contact avec les gens du consulat canadien à Cuba, que les autorités cubaines lui ont interdit de voir jusqu'à temps qu'il leur fasse une déclaration officielle.Chambre privée Contrairement aux autres prisonniers du centre de détention pour touristes, M.Trépanier a eu droit à une chambre privée, munie d'un système d'air climatisé, d'un vidéo et d'une télévision.Un traitement de faveur qui aurait été lié, selon lui, à son appartenance au milieu médiatique.«|e savais qu'ils étaient inquiets en ce qui concerne ma santé ; ils voulaient que rien ne m'arrive».M.Trépanier avait déjà visi- té Cuba à plusieurs reprises en tant que touriste, mais ses derniers voyages avait pris une teinte politique.Cette toute dernière visite, qui devait durer une semaine, était entièrement financée par la Cuban -American Foundation, un puissant groupe anti-castriste américain.En échange, il devait remettre du matériel et certains documents à des militants cubains pour les droits de la personne.Pourtant, l'assistant-réalisa-teur se défend bien d'être un activiste politique.«Je n'étais pas là pour militer.l'ai une cause qui me tient à coeur, c'est les droits humains.le connais des gens là-bas, je voulais simplement leur transmettre ces messages-là.» Pas d'accusation Selon M.Trépanier, les autorités cubaines ont particulièrement réagi au fait qu'il avait transporté et remis une cassette vidéo contenant une entrevue avec un des leaders de la Fondation, M.Jorge Mas Ca-nosa.Les autorités l'ont pourtant libéré tôt samedi matin, sans qu'aucune accusation ne soit portée contre lui.«Ils ont de très bonnes relations avec le gouvernement canadien, avec les touristes, affirme-t-il.Ils avaient très peur de la réaction que ça allait avoir au Canada ».Précisant qu'il n'a pas été expulsé de Cuba, Jean-Guy Trépanier ne rejette pas la possibilité d'y retourner un jour, pour des motifs exclusivement touristiques.«De toute façon, je ne pourrais plus agir pour le compte de la fondation, je suis maintenant connu des autorités cubaines comme Barabbas dans la Passion!».L'Italie réclame sept ans de prison pour Sylvie Roy Presse Canadienne ROME ¦ Le procureur Lucio Bochicchio a réclamé, hier, devant un tribunal romain une peine d'emprisonnement de sept ans pour Sylvie Roy qui aurait servi d'intermédiaire, en 1986, dans une affaire d'importation d'héroïne à laquelle avaient été mêlées les soeurs Micheline et Laurence Lé-vesque.Sylvie Roy avait cessé de danser nue et abandonné la consommation de drogue.Elle travaillait comme agent de bord lorsqu'elle a été arrêtée en novembre à Bruxelles.Les autorités belges avaient émis contre elle un mandat d'arrestation.Elle était recherchée par la police italienne relativement à l'affaire des «valises rouges» qui a conduit au procès de sa mère et de sa tante, Micheline et Laurence Lévesque.Les soeurs Lévesque, de Jon-quière, avaient été arrêtées à l'aéroport Fiumicino, de Rome, en janvier 1986 avec près de cinq kilogrammes d'héroïne cachée dans le double fond de leurs valises.Les deux femmes revenaient au Québec après des vacances passées en Inde.Elles ont subi leur procès et ont été acquittées, faute de preuve.Me Bochicchio a affirme qu'avant l'arrestation des soeurs Lévesque, Sylvie Roy travaillai! comme danseuse nue dans un bar de Montréal.Il a déclaré qu'elle était aussi cocaïnomane et qu'elle dépensait jusqu'à 400$ par semaine pour acheter de la drogue.Sylvie Roy, a poursuivi le procureur, s'approvisionnait souvent auprès d'André Ghanime, de Montréal.À cette époque, a-t-il ajouté, l'accusée considérait Ghanime comme son meilleur ami.Il était de dix ans son ainé et était marié.Elle se confiait à lui, particulièrement depuis le décès de son père, l'année précédente.«Elle était une personne faible, sous influence, a soutenu le procureur, et il doit y avoir eu une entente pour envoyer sa mère et sa tante en voyage pour faire le trafic de drogue.» Les autorités italiennes affirment que Sylvie Roy était un simple intermédiaire dans cette affaire.Conséquemment, le procureur a réclamé une peine qu'il estime peu sévère: sept années d'emprisonnement et 15 000S d'amende.En Italie, la peine maximale pour trafic de drogue est de 20 ans.Le procès reprendra mardi.En bref DÉCÉDÉ APRÈS AVOIR JOUÉ AVEC DES ALLUMETTES ¦ Un garçonnet de 11 ans a péri brûlé vif hier, à Trois-Rivières Ouest, alors qu'il s'amusait à craquer des allumettes avec un ami à l'arrière d'un entrepôt de solvants jouxtant une manufacture d'ébénisterie.Son camarade, de 11 ans également, a été très gravement brûlé.11 a été transporté à l'hôpital Saint-Sacrement de Québec où son état est jugé critique.Le drame est survenu à l'arrière de l'Ébênisterie Leclerc, au 2765 rue de l'Industrie, aux environs de 16 h 25.Les deux enfants avaient probablement rampé sous la clôture entourant l'entrepôt.En jouant avec les allumettes, les garçons auraient provoqué l'explosion des solvants.Transformé en torche vivante, le premier enfant n'a pas pu éteindre les flammes.Le second, les vêtements en feu, a réussi à sonner chez un résidant de la rue Le Royer.La manufacture était déserte à cette heure-là.Le propriétaire, Paul Leclerc a appris la terrible nouvelle hier soir seulement.Il a affirmé à La Presse que l'emplacement était conforme aux normes de sécurité.«L'entrepôt est un peu plus loin que l'usine.Il est fermé par des cadenas et entouré d'une clôture assez haute.Le solvant est placé dans des containers.Je ne sais pas comment les enfants ont pu entrer.Ils sont peut-être passés en-dessous de la clôture», a-t-il indiqué.JEUNES BLESSÉS PAR BALLES ¦ Un homme a fait feu hier matin sur deux jeunes de 20 et 25 ans, à l'intérieur du bar-restaurant Le Damier-Checkers, situé au 4514 de l'avenue du Parc.L'incident est survenu vers 4 h 15.Les victimes ont été atteintes par des balles.La première a été blessée à l'abdomen et l'autre au coude.Leur état n'inspire toutefois aucune crainte.Le suspect a réussi à prendre la fuite avant l'intervention de la police.L'enquête n'a pas permis pour le moment de déterminer les causes de la fusillade.SAISIE DE STUPÉFIANTS ¦ Les policiers de la Sûreté du Québec de l'escouade du crime organisé de Saint-Jérôme, ont procédé vendredi soir, vers 23 h.à l'arrestation de deux individus qui procédaient à une transaction de stupéfiants, dans un terrain de stationnement d'un centre commercial de la région Saint-Antoine des Laurentides.Cette enquête, amorcée il y a quelques jours, a permis la saisie de deux livres de haschisch évaluées à 19 000 S.Les deux suspects ont été identifiés comme étant Serge Duquette, 25 ans, de Saint-Iérôme, ainsi que Denis Fitzback, 23 ans, de Saint-Colomban.Deux perquisitions au domicile des suspects ont permis de retrouver divers équipements utilisés par les trafiquants de stupéfiants, tels que balance, produits pour la coupe, papier d'aluminium.Les deux hommes ont comparu ce matin au Palais de justice de Saint-lerome.FILLETTE TUÉE B Une fillette de 9 ans.Sandra Boucher, est morte après avoir été happée par une automobile a La Guadeloupe, en Beauce.L'accident est survenu, hier midi, alors que la jeune victime, qui circulait en vélo, a ete heurtée de plein fouet par la voiture.Selon certaines informations, la conductrice de l'automobile aurait perdu la maîtrise de son véhicule quand un insecte est entre dans la voiture.LE TORONTO STAR N'EST PAS PUBLIE ¦ Les grévistes qui ont empêche, pour la premiere fois en un siècle, la publication du Toronto Star d'hier ont affirmé qu'ils ne comptaient pas repeler leur geste de sitôt.Les membres de la Guildc des journaux ontariens de Southern avaient reçu la consigne de ne pas empêcher les pressiers \u2014 qui sont affiliés à un autre syndicat \u2014 de se rendre à leur travail, a déclaré le porte-parole de la Guildc, Dan Smith.«Ils ont decide de ne pas les laisser rentrer; c'était une décision spontanée», a commenté M.Smith au sujet du geste des 500 grévistes qui ont formé un barrage pour empêcher les autres employés de se rendre au travail.« Nous avons exprime ce que nous avions à dire.Nous n'entendons pas continuer.» Le Toronto Star a pu distribuer ses cahiers habitation, voyage et automobile, ses bandes dessinées en couleurs' et son horaire de télévision, qui* avaient été imprimes plus tôt du-; rant la semaine, a affirme un porte-parole du journal.Frcdj Ross.- ROBERT DUGUAV Lendemains patriotiques renons Westmount.Taux de chômage infinitésimal, le plus bas de toutes les villes du Canada, prospérité: 498 000$ la maison unifami-liale, en moyenne, sommaire du rôle foncier en main ; c'est-à-dire que tout là-haut, sur Summit Circle, il se trouve quelques shacks asphyxiés sous les phlox dont la valeur dépasse le million, même les deux.Ils n'ont pas célébré l'anniversaire du Baptiste avec beaucoup d'éclat, là-haut.Même qu'en se promenant sur Belvedere, sur Oakland, sur Clarke, sur The Boulevard, l'autre lundi matin, on ne remarquait aucun signe extérieur de ferveur nationaliste.Rien qui ressemble à une fête de quartier ou à un party de city.Pas davantage de pavoisement unifo-lié.À l'Hôtel de Ville, on m'a dit que la seule activité prévue le 1er juillet était le «splash bash» annuel à la piscine municipale, une cspècc^dc sauectte collective pour donner comme un élan à Tété, exercice bien plus sportif que patriotique.Même que lors de la dernière campagne de financement du Parti libéral, Westmount, le comté, s'est pour ainsi dire retire du débat: 25 622$, moins de 75 p.cent de l'objectif, des miettes.C'est vrai que la dernière fois, ils avaient élu le Parti Égalité.Des miettes quand même.Rien de particulier à célébrer quand on est aussi bien installé.Ni le 350e du voisin d'en bas, ni le 125e du pays, ni le 75e de la ligue Nationale de hockey ( pas la moindre pensée non plus, je le crains, pour les 275 ans de l'Assomption et son célèbre méandre ).Abstention totale, sans doute définitive, prérogative des mieux nantis.En passant.Vous avez le droit d'y aller, vous autres aussi, à Westmount.Pas besoin d'autorisation spéciale, la seule condition, c'est d'aller moins vite, 10 k/h de moins qu'ailleurs.on tourne à dp;ite, trois rues après Atwatcr si on ar- rive de l'est sur Sherbrooke.Et on monte, lentement, pour ne rien manquer.Vous allez tout voir, les vieilles maisons de très vieille pierre, avec les toits en bardeaux d'alliage durable, les corniches, les donjons pour enfermer les enfants malcommodes; les parterres, les rocailles, les massifs, orgie de roses tré-mières, de giroflées et que sais-je encore, d'ifs plusieurs fois centenaires, comme des clochers d'églises; l'autre jour, je vous le jure, j'ai vu un jardinier nettoyer un trottoir avec un balai de branches de bouleau! Vous allez voir, ils tiennent ça pas mal propre, faites attention où vous mettez les pieds.C'est d'ailleurs un peu à cause de toute cette nature bien entretenue qu'eux aussi doivent sentir passer comme un frisson dans la ramure, quand Claude Gauthier chante «je suis de sucre et d'eau d'érable», comme il l'a fait si joliment au parc lurry le 24 au soir.Et cette vue! Jusqu'au fleuve et au-delà.« |c suis de lacs et de rivières.» Mais on ne voit pas beaucoup les gens: une couple de quinquagénaires qui font leur petit footing, alertes, d'autres qui promènent leur chow-chow.Un gentleman qui m'a peut-être sauvé la vie dans la côte de la rue Victoria en observant que mon shoelace du pied gauche était défait.Pour essayer de découvrir les autres, choisissez un week-end, où il fait beau de préférence, et amenez votre famille faire un tour de machine en haut (le mieux, autant pour les bosquets que pour la quietude des résidents, serait de rester à 1 intérieur du véhicule, les fenêtres ouvertes, ce n'est pas le parc Safari.) Ou bien, mine de rien, allez faire vos commissions au mprché Métro, coin Sherbrooke et Victoria, l'ancien Steinberg.Vous allez voir, c'est du monde comme nous autres.Les consommatrices, comme dans tous les Métro du monde, de Rcfeemont à La- val, examinent leur demi-douzaine de bananes pendant 15 minutes avant de les mettre dans leur chariot.Et elles profitent des spéciaux.Ni plus ni moins que des Quebeeoises ordinaires, Rosemontoises.Lavaloises.L'entre-deux fêtes.une période floue, équivoque, les limbes.entre une Saint-Jean ratée et la Fête du Canada Day qui approche, comme entre Noel et le Joui?de l'an quand la moitié de votre visite q eu peur de la tempête et n'est pas venue au réveillon ; et que vous demeurez tout seul avec les restes d'une dinde de 24 livres et demie.Sept jours de spleen et de hot chicken.Frustré, un peu amer, vous pestez contre les absents, contre la volaille et contre le temps; vous espérez en secret qu'il va grêler jusqu'aux Rois.Mince consolation.Ou bien vous jurez qu'on ne vous y prendra plus à trop espérer des autres.Éphémères promesses d'abstention, sinon d'abstinence.Mais l'abstention, disions-nous, est une prérogative de riches.Prenons Westmou ti.' A4 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 28 JUIN 1992 En bref GAULIN, CHEF DE LA DIRECTION D ULTRAMAR ¦ (can Gaulin devient chef de la direction des opérations de la transnationale Ultramar pour l'Amérique du Nord.La pétrolière vient de créer un nouveau holding, Ultramar Corporation, qui regroupera les actifs d'Ultra-mar et de Canadian Ultramar; il s'agit d'une transaction d'un milliard et demi de dollars.La nouvelle entité comprendra 1500 sta-tibns-service au Canada et 400 aux États-Unis, ainsi que deux raffineries canadiennes, à Saint-Romuald.près de Québec, et à Halifax, de même que deux raffineries californiennes.Cette nouvelle a de quoi réjouir les 270 travailleurs de la raffinerie de Saint-Komuald pour qui la transaction constitue un gage de stabilité.Ceux-ci craignaient que l'usine soit rachetée par un compétiteur pour ensuite être fermée.DOROTHY BUSH SE REMARIE ¦ La fille unique de George Bush s'est remariée samedi dans l'intimité de Camp David.La Maison-Blanche a annoncé que la presse devrait se contenter, hier, d'une photo des époux et d'une courte description de la robe de la mariée.Dorothy Bush, 32 ans, divorcée et mère de deux petits garçons, épouse Bobby Koch, 31 ans, collaborateur jusqu'à la semaine dernière du président démocrate de la Chambre des représentants, Richard Gephardt.Pour prévenir toute tension avec sa belle-famille, le nouvel époux a renoncé à cet emploi.MANIFS PRO ET ANTI ¦ La police a interpellé samedi plus de 70 manifestants anti-avor-tement qui tentaient de bloquer les entrées d'une clinique de Milwaukee (Wisconsin) pratiquant les interruptions volontaires de grossesse, a indiqué la police.Une quinzaine d'enfants font partie des personnes interpellées.La manifestation a rassemblé quelque 400 membres d'un groupe anti-avortement, « Missionnaries to the Preborn », qui a lancé une campagne de six semaines contre six cliniques de la ville.De leur côté, quelque 400 contre-manifestants ont formé une chaîne humaine pour escorter quatre femmes se rendant à la clinique.SEPT MEMBRES D'UNE FAMILLE TUÉS ¦ Un jeune Néo-Zélandais de 25 ans a été inculpé samedi pour le meurtre de sept personnes, à coups de poignard ou de gourdin, la veille dans une maison de Mas-terton, à une centaine de km au nord de Wellington.Les sept victimes étaient toutes membres de la même famille, a précisé la police.Deux adultes, beau-frère et belle-soeur du meurtrier, ainsi que cinq enfants âgés de deux ans et demi à 13 ans, ont été trouvés morts par les policiers alertés par le voisinage.Le meurtrier a été arrêté sur les lieux.LE PRÉSIDENT D'EXXON EST MORT ¦ Le président d'Exxon International, disparu depuis le 29 avril dernier, serait mort début mai de causes naturelles, a rapporté, hier, la chaîne de télévision américaine WCBS.Depuis la disparition de Sidney Reso de son domicile, deux personnes ont été arrêtées et inculpées d'enlèvement.L'une d'entre elles, Irene Seale, a avoué aux autorités que le dirigeant était mort, d'après la soeur de la victime qui en a informé une religieuse amie de la famille, Soeur Angelette.Sidney Reso serait mort de causes naturelles et enterré dans un parc, a déclaré la religieuse.LE COUPLE PRINCIER UNI MALGRÉ LUI ¦ La princesse Diana veut se se\u2014 parer officiellement de son mari, le prince Charles, avant la fin de l'année, mais l'héritier du trône d'Angleterre s'y oppose, écrit la presse populaire britannique.Le Sun et le Daily Mail affirment que Charles préfère en rester à là situation actuelle, des vies séparées sous un même toit.Selon le Sun, qui cite des sources proches de la famille royale, Charles et Diana reconnaissent que leur mariage, célébré il y a onze ans, est «irrémédiablement atteint».«£l MEUBLES ^ et porcelaines La découverte sur l'enzyme du sida pourrait accélérer les traitements AFP WASHINGTON ¦ La découverte par des chercheurs américains de la forme exacte de la « transcriptase réverse», une enzyme-clé dans le processus d'infection par le virus du sida, pourrait accélérer la mise au point de nouveaux traitements contre le sida, selon une étude publiée dans le journal Science.\u2022 \u2022 \u2022 En connaissant la forme exacte de l'enzyme du sida, les chercheurs vont être en mesure de trouver plus rapidement des médicaments qui s'attaquent efficacement au virus du sida avec un minimum d'effets secondaires, a indiqué Thomas Steitz, directeur de recherches à l'Université de Yalc, au Connectitut.Les chercheurs sont parvenus à déterminer la forme exacte de la « transcriptase reverse» (TR)t en cristallisant .a protéine complexe, puis en tirant des clichés aux rayons-X, opération réalisée par ordinateur afin d'obtenir une image tri-dimensionnelle de la molécule.Grâce à cette image de la structure, les chercheurs seront ainsi en mesure de déterminer quelles parties de la molécule jouent des fonctions réelles à l'intérieur d'une cellule, à partir de quoi il sera alors possible de mettre au point des médicaments qui bloquent l'action de l'enzyme, sans affecter les autres protéines du corps, a souligné M.Steitz.La TR joue un rôle essentiel dans la propagation du virus HIV dans le corps, car une fois à Tinté-rieur d'une cellule, elle pousse le gènes de la cellule à fabriquer les protéines nécessaires au virus HIV pour se reproduire.Si la fonction-même de la TR peut être bloquée, on peut alors s attendre à ce que l'infection par le virus HIV puisse être arrêtée, a-t-il conclu.CAW TC SA ¦ .« tfroÈt de Bob Mfftffe est éiu \u2022 L'ex-president du Syndicat canadien des travailleurs de l'automobile Bob White (à g.) lève le bras du nouveau président Buzz Hargrove après l'élection de celui-ci au congrès du syndicat à Toronto hier.Hargrove était le bras droit de Bob White depuis que le syndicat canadien s'est séparé du syndicat américain.PHOTO CP > 0 fcrtaquôbec IBM numéros 965680 65680 5680 680 80 E S U LTAT S t o U Tirage du 92-06-26 lots 50 000 S 5 000 $ 250 S 25$ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10$ INTERS RLUS numéros 709035 09035 9035 035 35 Tirage du ?92-06-26 lots 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25$ I0S numéros mobiles I 96451 4973 065 000 S 100$ 25$ Tirage du 92-06-26 9 22 25 26 29 31 34 35 36 39 40 42 50 61 63 64 66 Prochain tirage: 92-06-27 45 49 £9_ Tirages du 92-06-22 au 92-06-27 \t3\t4 LUNDI\t653\t1460 MARDI\t046\t1744 MERCREDI\t560\t9666 JEUDI\t810\t1542 VENDREDI\t952\t1127 SAMEDI\t660\t9559 PR'OiVmClAL Tirage du 92-06-26 NUMÉRO DECOMPOSABLE numéros 2851218 851218 51218 1218 218 18 lots l 000 000 $ 5 000$ 500$ 100$ 25$ 5$ TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priotlté.CHINE LIQUIDATION FINALE 3 DERNIER JOURS: LES 28, 29 ET 30 JUIN \u2022 Tout le stock doit être liquidé avant la fermeture jusqu'à l'hiver.* DE 30 À 70% DE RABAIS SUR NOS PRIX D'IMPORTATION: 30% sur tout le stock, sauf les meubles en bois de rose; 50% sur articles provenant de la Chine populaire; 70% sur articles présentant des défauts d'apparence.Pour certaines pièces, toute offre raisonnable sera acceptée.\u2022 POUR 150 000 $ DE STOCK A LIQUIDER.gAja Nous ne referons Jamais une telle braderie! VTTRINE CMOS 903$ Mt 195* Mt im P»r#**ni en laque.peinte.6 pi.4 ptTMMu ¦ Ca6*ef en laque no»».pe*rte ou pwrt « m von SêêÊÈ m*nge» en leque notre vrtnt*».________ Ubto owe* et 6 UéQM 3 jail 2 3731 Cnemtxe * couener ig»en0e commode.»TTTy>i»«f»l?tib*«l*tnjrt)t?nl»qyeoo*»0 wttnt^fl 2 t*ttl 11181 Bêt en teck me»»*» sculpte 10411043 S TeOM ro«0» en l«qu« et (m»rre \u2022 Mvon w^l (64faut ri aspect) l«KWt t*wr*?00-Wwr, I00p0*nesel 100at*nflan»fr-» Rosemont : mon quartier, ses souvenirs, son avenir Exposition du concours d'arts visuels COVIÛde Rosemont (514)524-1797 Transit 92 Vieux-Port, Navire Fort St-Louis (514)527-9221 Jusqu'au 12 OCL > Un fleuve, un quartier, une ville Maison de la Cufture Frontenac (514)872-7882 Jusqu'au 30 août Vues de jeunes du Sud-Ouest Édifice Le Nordclec (514)939-2149 Jusqu'au2ocL Marché Bonsecours 3S0, rue St-Paul Est Racines du futur, l'aventure des communications à Montréal : une présentation de Bell Canada, Northern Telecom, Recherches Bell Northern et Bell Cellulaire.A mille lieux: des installations-vidéo.Kahswenhtha: une introduction à la culture amérindienne.Omnicité: vidéo interactif Expositions temporaires : Les marchés publics à travers les âges de Montréal-1642-1992 ' Clins d'oeil et collections.(514)872-7292 Tous les jours, de 10h à 20h .ET BIEN D'AUTRES ENCORE ! RENSEIGNEMENTS : (514) 872-7292 à né pas manquer Montréal, une histoire à suivre : Ainsi va la ville Une exposition exceptionnelle.Une formidable incursion dans l'histoire de Montréal.Un événement majeur.« Ainsi va la ville » vous offre un portrait des Montréalais du 20 siècle.Venez vous voir ! 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Pour en finir avec ce mort un peu trop bavard à leur goût, ils lèvent la chevelure et jettent la tète ainsi dénudée.Rien n'y fait.Le bon et peut-être crédule sulpicien continue à écrire dans son «Histoire de Montréal»: «Ils ne cessaient pas d'entendre encore la voix du côté où ils mettaient la chevelure.l'ai appris ceci, ajoute Dollier de Casson, de personnes dignes de foi, entre lesquelles je puis dire que la dernière qui m'en a parlé et qui assure l'avoir entendu de la propre bouche de ces barbares, est un homme d'une probité très avérée et qui comprend aussi bien l'irqouois que je puis entendre le français.» Ou les légendes se répandent plus vite que la vérité ou.la chose est vraiment arrivée, car la bonne soeur Marguerite Bour-geoys (qui ne pouvait dire des mensonges!) raconte le même événement de cette façon: «Les Sauvages ayant emporté la tète de Saint-Père pour avoir sa belle chevelure, on rapporta, peu de jours après, que cette tête parlait.Monsieur (René) Cuillerier, qui, ayant été pris, était dans leur pays, a attesté que cela était vrai ; d'autres ont assuré aussi que la tète parlait et que les Sauvages l'ont entendue plus d'une fois».Qui dit vrai?HeiencAndree Bizier et Jacques Lacoursiere sont deux des principaux spécialistes de l'histoire du Canada.La gare Dalhousie, vers 1886.C'est arrivé un 28 juin 1857 \u2014 Quelque 250 personnes perdent la vie dans l'incendie du vapeur Montréal qui transportait 500 emigrants de Québec à Montréal.I886 \u2014 Le premier train transcontinental quitte la gare Dalhousie (celte gare restaurée se trouve à l'angle sud-est des rues Notre-Dame et Bcrri) à destination de Fort Moody sur la Côte du Pacifique qu'il atteindra cinq jours plus tard.9 0 EPHEMERIDES MONTRÉALAISES cent-vingt ans séparent ces photos Cette comparaison d'hier à aujourd'hui est particulièrement intéressante.Tirée des archives du port de Montréal et vraisemblablement prise de la tour de l'édifice de la Royal Insurance, qui occupait le même emplacement que le nouveau Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, la première photo date de 1871 et a été prise par Alexander Henderson.Le remblayage du fleuve, au pied de la rue des Commissaires (actuelle rue de la Commune) est déjà bien engagé, et il existe déjà des embryons de jetées qui s'avancent dans le fleuve.Les voiliers qui sont à l'extrême-droite de la photo sont amarrés au quai de l'île du Marché, qui se situerait aujourd'hui entre la jetée Alexandra et la jetée no 1.Dans le lointain, on aperçoit à gauche le dôme et la lanterne du marché Bonsecours (ils ont brûlé quatre fois \u2014 en 1891,1948, 7954 et 1976\u2014 entre ces deux photos), devant le clocher de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, et on remarque deux absences fort notoires, celle de l'entrepôt frigorifique du port et celle du pont Jacques-Cartier.La photo du collègue Jean Coupil a été prise exactement au même endroit et presque à la même hauteur puisque Coupil a réussi à monter dans la tour du Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal.Cette photo permet de constater que tous les édifices qui longeaient la rue des Commissaires en 1871 sont toujours là, parfois exhaussés d'un étage, parfois coiffés d'une autre façon.Mais elle permet surtout de constater l'importance du remblayage à même le fleuve entre 1871 et aujourd'hui.On parlait peu d'environnement à l'époque.PHOTOS Archives du Port de Montré* et JEAN COUPIL.U Presse -m LE MONTREAL D'HIER La métropole québécoise Montréal accueille jusqu'au 11 juillet, le «Sommet des 10* 12», qui réunira 17 jeunes âgés de 10 ù 12 ans venus des quatre coins du pays et choisis parmi quelque 2000 participants à un concours organisé par la Société Radio-Canada dans le cadre des festivités du 350e anniversaire de Montréal.La Presse public quotidiennement un message rédigé par un de ces jeunes avant qu'ils ne quittent leur patelin en route pour Montreal.ontrcal.qui célèbre son 350e anniversaire cette année est l'une des plus anciennes villes d'Amérique du Nord.l'Ile est, par conséquent, une cité riche au niveau patrimonial et touristique.De tous les coins du monde, les visiteurs admirent ses monuments; le parc Maisonneuve, le jardin botanique, le parc Olympique qui, avec son stade, offre une extase aux voyageurs le découvrant pour la première fois.Pour les passionnés de l'astronomie, le Planétarium est l'endroit rêvé, a proximité d'une bouche de métro.Pour les exaltés de la faune marine, pour les fervents des insectes, se trouvent l'Insec-tarium et le Biodôme, qui doit ouvrir ses portes cet été.Les pèlerins en retraite à Montréal ne seront jamais déçus.Pour eux, ce voyage représente même un privilège.Effective- ment, l'Oratoire Satnt-foseph, le second lieu de pèlerinage au monde, représente un endroit important sur les itinéraires de pérégrination.Pour les gens qui souhaitent se rendre rapi-dement dans cette ancienne métropole, l'accès est facilité par la pré- DES 10-12 ANS sence de deux aéroports internationaux: l'aéroport de Dorval et l'aéroport de Mirabel.Bien que j'aie eu l'occasion de me rendre au Vieux-Port, ce dernier et le boulevard René-Léves-que me sont inconnus, l'espère LE MONTREAL que mon séjour me permettra de les découvrir.L'espérience du sommet représente pour moi un nouveau défi; je souhaite visiter complètement cette grande ville, apprendre son histoire, peut-être ses moeurs et surtout ce qui la différencie de la capitale québécoise.Également, la visite au Planétarium me permettra de me renseigner sur un sujet qui m'intéresse beaucoup, l'astromomie.Enfin, le 350e anniversaire de Montréal est sans doute l'occasion de reconnaître cette ville à l'échelle planétaire.Philippe HUOT.12 ans, Beauport, représentant de Québec \u2022A ».2013 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 » 1 M » » \u2022 - ., sfABS-eptne- Ens.'Régence', 'Chiro-Suprême' et 'Célébration' à dessus moelleux en un choix de formats.Ord.839,98$- 2299,98$.Ens.418,158-1144,66$ Les prix ord.mentionnés sont des prix Sears pas k mm pas 01 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CANADA \u2022 LA CARTE DE CRÉDIT N 1 DES MAGASINS À RAYONS AU CANADA \u2022 LE MAGASIN DES MARQUES KENMORE, DIEHARD, CRAFTSMAN Les mentions Ord.' ou 'Était' de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Région de Montréal: Anjou: 353-7770.Brassard: 465-1000, LaSalle: 364-9727.Laval: 682-1200.Repontigny: 582-5532, St-Bruno: 441-6603.Ste-Marthe-sur-le-Lac: 491-5000, Ville St-Laurent: 335-7770.Région de Québec: Québec: 529-9861, Levis: 833-4711.Ste-Foy: 658-2121 En province: Aima: 662-2222, Arthabaska: 357-4000, Chicoutimi: 549-8240, Drummondville: 478-1381.Granby: 375-5770, St-Jean: 349-2651, St-Jérômo: 432-2110.Sherbrooke: 563-9440.Sorel: 746-2508, Trais-Rivières: 379-5444, St-Georges de Beauce: 228-2222.Copyright Canada, 1992, Senrs Canada Inc.Tous les articles, couleurs ou tailles fie cello pape n'ont par, été oflerts dans tous les magasins Sears ft LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 28 JUIN 1992 A 11 ¦M ml NI PAIEMENT SUR APPROBATION OU ., .- \u2022 RABAIS IUTILS SEARS 1\" CHOIT IE LA 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658-2121 En province: Aima: 662-2222, Arthabaska: 357-4000.Chicoutimi: 549-8240.Drummondville: 478-1381.Granby: 375-5770.St-Jean: 349-2651.St-Jérôme: 432-2110.Sherbrooke: 563-9440, Sorel: 746-2508, Trois-Rivières: 379-5444, St-Georges de Beauce: 228-2222.Copyright Canada.1992.Sears Canada Inc.Tour, les articles, couleurs ou tailles de celte pape n'ont pas été oflerts dans tous les magasins Sears A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 Les truands de légende : Paolo Violi On ne s'y retrouve pas.Il y a d'une part la mafia omnipuissante des best-sellers et des grands reportages de la presse américaine, celle des Al Capone ou Lucky Luciano, qui tient dans ses tentacules un monde d'ombres inquiétantes et d'autre part, une mafia du fait divers, sorte de syndicat quasi anarchique de fiers-a-bras qui régnent par la terreur, se disputent sans cesse la poche et s'entretucnt pour un rien.Paolo Violi, à son apogée, fut une star, à la seule évocation de son nom on tremblait dans les chaumières.Mais s'il y a deux mafias, il y aurait aussi deux Paolo Violi.Celui des manchettes et celui de la petite histoire.La chute du seigneur de Saint-Léonard ».DANIEL PROULK collaboration spéciale n I951, Paolo Violi a lout juste vingt ans, il met le pied en terre canadienne.Il laisse derrière lui.dans son village natal de Sinopoli, en Calabre.huit frères et soeurs, sa mère et son père, qui le suivront tous plus tard sur le continent.Le paternel, quatre ans après son départ, sera interdit de séjour dans son village par les autorités italiennes qui le soupçonnent d'être le chef de la mafia locale.En 1965.à Hamilton, où il s'est établi à demeure, on lui colle une accusation de meurtre sur la personne d'un autre jeune Calabrais.Natale Brigante.qui aurait porté atteinte à l'honneur d'une jeune fille du temps où il était encore au pays.Violi s'en tire, faute de preuves, et obtient sa citoyenneté canadienne un an plus tard.Hamilton, c'est le fief de Giacomo Luppino.le grand manitou de la mafia calabraise en Ontario et l'un des caïds du Milieu canadien.Violi s'est lié d'amitié avec ses fils, |ohn et Natale, et courtise Grazia.la fille de la maison.En 1963.il porte ses pénates à Montréal et oeuvre à l'enseigne de la Violi Pizzeria.Les brigades anti-gang tant de la Sûreté que de la GRC ne tardent pas à remarquer sa présence dans la mouvance de Vincenzo «Vie» Cotroni, le présumé maître incontesté des clans calabrais et siciliens de la mafia montréalaise.Violi est de toutes les rencontres au sommet auxquelles participent les caïds américains et canadiens.Bien plus, il entretient d'étroites relations avec des mafieux d'outre-mer.En septembre 1964, par exemple, la police apprend que Cotroni et Violi ont été vus dans un restaurant montréalais en compagnie d'Antonio Manno, une star de la Cosa Nostra italienne.Le parcours du combattant Le 10 juillet 1965, le gratin du crime organisé canadien est en smoking, à Hamilton, pour les noces de Grazia Luppino et de Paolo Violi.Vie Cotroni est le témoin du marié et comme si cela ne suffisait pas, il sera le parrain du premier fils du couple.Le jeune émigré sans le sou d'il y a quinze ans s'est introduit dans le Saint des Saints.Ce qui sera confirmé l'année suivante quand, en compagnie de Cotroni, à la résidence de son beau-père, à Hamilton, il obtient une audience de Peter, le fils de Stefano Maggadino, boss de la redoutable famille américaine de Buffalo qui a la main haute sur la mafia de Hamilton et de Toronto tandis que Montréal est sous la coupe de la famille Bo-nanno de New York, alors ennemie de la première.Paolo Violi est en position pour manger à plus d'un râtelier.Ce Rastignac de l'ombre fuit toute publicité, comme il se doit, mais son nom n'apparaît pas moins à l'occasion dans la chronique policière du temps.Comme en mars 1970.quand La Presse, sous la plume du très renseigné Michel Auger, divulgue un retentissant scoop.Le mois précédent, s'est tenue à Acapul-co une rencontre au sommet des pontes du crime organisé américain et canadien.Le célèbre Meyer Lansky, ministre des Finances de la mafia américaine, en était, Cotroni et Violi aussi.À Tordre du jour du concile: l'éventuelle implantation de casinos à Montréal et en province.La police resserre sa surveillance et assiste à l'ascension de celui qu'elle estime être l'héritier présomptif et peut-être trop pressé du compare.Les deux sont associés dans Reggio Food qui fait le commerce de viandes et a le quasi-monopole de la vente de pepperoni aux pizzerias montréalaises.Paolo est aussi propriétaire, avec ses frères Francesco et Giuseppe, de Gelateria Violi, un fabricant de glaces italiennes lui aussi monopoliste.On l'y trouve tous les jours, quand il n'est pas à son Reggio Bar, un café d'habitués.Tous ces commerces ont pignon sur rue à Saint-Léonard, une banlieue montréalaise où vit une importante colonie italienne.Paolo y a aussi élu domicile.Il est au faite de sa carrière, estime-ton, quand, à la fin de l'année 1973.il participe à une importante réunion a l'hôtel Americana de New York, à titre de représentant de la mafia montréalaise.Un cancer a emporté Natale Enova, le chef du clan Bonanno, il faut élire son successeur.Ce sera Phil Rastelli, qui confie a Violi le mandat de veiller au grain à Montréal.Pour qui sonne le glas Voilà pour le Violi côté cour.Voyons maintenant le même, côté jardin.En septembre 1972, le ministre de la Justice du Québec, Jérôme Choquette, annonce les débuts des travaux de la Commission d'enquête sur le crime organise.Ses audiences, publiques et télédiffusées, s'ouvrent en février 1973.il y est d'abord question de maisons de jeu et de paris illégaux.En juillet 1974.Vie Cotroni est appelé à témoigner.Il refuse et sera éventuellement condamne a un an de prison pour outrage a magistrat.Trois mois plus tard, ses recours devant les tribu- Paolo Violi et Vie Cotroni, photographiés lors d'une fête de famille.PHOTOS La Presse - m ».:.v% En décembre 1975, Violi comparaît devant la CECO.Il ne refuse pas de témoigner, mais, dit-il, il n'a rien à déclarer.Le juge Dutil lui impose douze mois de prison.Le 22 janvier 1978, Violi tombe dans le piège tendu par ses amis siciliens.naux épuisés, le voilà derrière les barreaux.Paolo Violi se volt confier par la maison mère new-yorkaise le leadership intérimaire.II touche au but.Mais novembre 1975 sera le mois de tous les malheurs pour le tandem Violi-Cotroni.À la suite d'une longue enquête policière sur le noyautage par le crime organisé des milieux boursiers montréalais et torontois, Paolo est condamné le 4 du mois à un an de prison et à 25000$ d'amende pour avoir agioté, entre décembre 71 et mars 72, sur les actions de la Buffalo Gas and Oil Com; pany.Son appel de la condamnation lui vaut un sursis mais trois jours plus tard, lui et Cotroni sont arrêtés puis amenés à Toronto où on les accuse d'extorsion.Leur procès est remis à l'automne 1976.Le 17 du même mois, la CECO inaugure une série d'audiences consacrées au clan Cotroni.Dans Le crime organisé a Montréal, paru aux éditions Asti-cou, le savant Pierre de Champlain écrit: «C'est la première fois qu'une commission d'enquête étudie de près la structure et l'organisation hiérarchique d'une société criminelle secrète, ses règles et ses conditions rigides de recrutement et l'admission de ses membres, ses ramifications internationales et ses activités criminelles».Cet épisode s'avérera le plus spectaculaire de l'histoire de la Commission.Il s'ouvre sur un coup de théâtre: la police a truffé de micros les deux repaires de Violi, la Gelateria et le Reggio Bar.L'histoire abasourdit tout un chacun: en 1970, un as de la police de la Communauté urbaine de Montréal, Robert Ménard, s'est fait passer pour un électricien ontarien venu s'établir a Montréal.11 se présente au Reggio Bar et rencontre Paolo Violi qui a un appartement à louer juste au-dessus.Le proprio méfiant l'examine sous toutes ses coutures, lui pose moult questions puis consent finalement à lui faire signer un bail.Une semaine plus tard, l'agent secret est à l'oeuvre, il met sous écoute le Reggio Bar de même que les locaux de la Gelateria Violi.Ce n'est pas tout, les deux hommes deviennent copains comme cochons, ils partagent certaines opinions politiques: ils ont tous les deux le Parti québécois en horreur.Le policier emprunte même à l'occasion de l'argent a Violi qui ne demande pas d'intérêts.On devine le retentissement de ces révélations, la presse québécoise, voire canadienne, en a que pour Paolo Violi et ses camarades.On devine aussi la stupéfaction de ceux-ci.Dans ce monde où règne l'omerta, la loi du silence, on ne doit pas goûter la bévue de l'ami Paolo qui s'est fait avoir comme un gamin.Pis encore, il ne dit pas que du bien sur leur compte.Et il a mouillé des confrères de partout en Amérique du Nord et en Sicile.Un petit chef de pègre de quartier?À partir des dépositions d'une dizaine de ses victimes et de celles de quelques hommes de main, qui refusent cependant tous d'accabler Violi, la CECO démontre qu'il évolue parmi des individus peu rccommandablcs et a tâté de tous les rackets: «protection», extorsion, intimidation, chantage, tout y passe.On s'en remet à lui pour régler une créance, éloigner un indésirable, se débarrasser d'un partenaire encombrant ou pour en finir avec les menaces d'un employé congédié.Paolo Violi apparaît comme un homme efficace mais exigeant qui n'hésite pas à proférer des menaces de mort pour museler un opposant, un acolyte indocile ou un adversaire politique.Ce déballage déçoit bien des observateurs, on s'attendait à plus de panache d'un chef de la mythique mafia.La face cachée du truand est bien terne, quatre ans d'écoute électronique et point de rapines ou d'escroqueries d'envergure, point de brigandages de haut vol.Paolo Violi a une mentalité d'épicier.L'excellent Conrad Bernier, qui suit le dossier pour La Presse, a ce commentaire: « (usqu'à maintenant, ce qui nous a été révélé de Paolo Violi en fait tout au plus un petit chef de pègre de quartier, incroyablement borné et utilisant des méthodes artisanales.» Il n'est pas plus tendre à l'endroit de notre mafia: «Une organisation criminelle délabrée, fissurée, divisée, dirigée par des amateurs bornés qui embauchent des apprentis non moins bornés pour des besognes insuffisamment pensées et planifiées, incapable d'affronter la concurrence et de mater les gangs rivaux.» Comme pour appuyer ses dires, quelques jours plus tard, la CECO fait entendre une conversation téléphonique entre Cotroni et Violi où celui-ci raconte que la veille, le 16 août 1973, à la faveur de la nuit, il s'est introduit en compagnie d'un de ses piciotti, un de ses sbires, chez un certain Pierre Lacer-te et lui a tiré trois balles à la tête.Ce jeune homme, revolver au poing, avait proféré des menaces de mort publiques à son endroit dans un restaurant montréalais.Violi avait été pris par surprise et avait dû fuir par une porte dérobée.Profondément blessé dans son orgueil, il avait décidé de régler lui-même son compte à ce blanc-bec.Il n'est pas un tireur d'élite non plus, Lacerte s'en tirera.Son agresseur en sera quitte pour s'avérer à la face du monde un tueur peu efficace.Les commissaires veulent entendre Violi, que l'un d'eux surnomme «le seigneur de Saint-Léonard».Il demeure introuvable.On fait émettre contre lui un mandat d'arrestation sous l'accusation d'avoir fait infliger des blessures à un certain Pasquale Tullio qui avait eu la mauvaise idée d'incommoder un de ses proches.Violi est arrêté à Toronto et comparait devant la CECO le 2 décembre 1975.11 ne refuse pas de témoigner, déclare-t-il, mais il n'a rien à dire.Il est condamné à un an de prison pour outrage à magistrat.Un homme seul Après avoir tout tenté pour s'éviter la prison, il se rend au quartier général de la Sûreté du Québec le 10 avril 1976 afin de purger sa peine.Paolo Violi est maintenant un homme marqué.Quelques jours plus tôt, Michel Auger et Jean-Pierre Charbonneau, un remarquable duo de reporters, signent dans Lu Presse un article au titre éloquent: Des dissidents de la mafia ont donné un contrat pour assassiner Paolo Violi.À l'automne, expliquent-ils, pendant que les profanes s'instruisaient, grâce à la CECO, sur le fonctionnement interne de la mafia, les mafiosi eux-mêmes en apprenaient beaucoup sur la direction de leur organisation.Les conversations secrètes de Paolo Violi ont apporté à ses adversaires un éclairage nouveau sur les rivalités d'antan.Une querelle opposant en 1970 le Calabrais Violi au Sicilien Nicolas Rizzuto, un esprit indépendant, que l'on croyait réglée depuis 1972, a été ravivée.Paolo ne peut plus compter sur l'appui de ses maîtres et de ses amis de New York ou de Hamilton.Le roi est nu.Et impuissant devant le sort qu'il sait l'attendre.Ce n'est pas un pleutre, c'est un homme d'honneur qui ne se terrera pas le restant de ses jours, il a vécu par cette .loi-là, il en périra s'il le faut.La mort par les armes est une tradition dans ce monde où il a vécu et prospéré.Du fond de sa prison, le 9 février 1977, il voit son pressentiment confirmé.La veille, son frère Francesco, le rc^ doutable exécuteur des hautes oeuvres du clan, a été éliminé dans la plus pure tradition mafieuse, dans ses bureaux de la Violi Importing et Distributing Company.On lui a tiré une décharge de fu-.sil de calibre .12 à la tête avant de l'achever avec des balles de petit calibre.C'est la première fois depuis au moins 30 ans qu'un personnage aussi important de l'aéropage interlope montréalais est victime d'un règlement de comptes.Le 22 janvier 1978, en après-midi, Paolo Violi est invité par un ami à se joindre à une partie de cartes au Jean-Talon Bar qui n'est autre que son Reggio Bar qu'il a vendu depuis.C'est dimanche, il promet à sa femme et aux enfants d'être de retour pour le souper.Mais il se laisse prendre par le jeu, il y est encore à 19 h 32 précises quand deux hommes masqués font irruption sur les lieux.On devine le reste: Paolo Violi est atteint de deux décharges de fusil à l'arrière de la tète.Il meurt sur le coup.On retrouvera l'arme du crime à quelques pas de la.Elle est très particulière, on n'en trouve pas de pareille dans le commerce en Amérique du Nord.C'est un fusil Lupara de calibre .12, l'arme traditionnelle des mafiosi siciliens.Ses funérailles, les plus imposantes jamais faites à un mafioso canadien, laissent songeur.Qui était donc Paolo Violi?Un géant du crime ou un truand à la petite semaine?On ne le saura jamais, il a emporté son secret avec lui.ses amis ne parleront pas.DIMANCHE PROCHAIN: Changer de peau et de decor Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 A 13 Mandela conserve une position ferme sur les négociations Agence Frmnce-Presse KUPTOWN (Afrique du Sud) elson Mandela, président du Congrès national africain (ANC), a estimé hier que les alternatives pour parvenir au pouvoir en Afrique du Sud étaient nombreuses, en dehors des négociations.Toutefois, « la nouvelle tournure des événements indique que le gouvernement de Pretoria et l'ANC reprendront bientôt leurs conversations», a déclaré M.Pik Botha hier à Abuja, après y avoir rencontré M.Boutros Boutros-Ghali.M.Mandela s'adressait à 10 000 partisans réunis dans le ghetto noir de Klip-town, près de Johannesburg, à l'endroit où avait été signée le 26 juin 1955.1a Charte de la Liberté, qui fonde toujours les bases de la politique de l'ANC.Dans un discours très ferme, M.Mandela a dé- claré que les actions de masse et les sanctions internationales pouvaient être utilisées pour amener le gouvernement de la minorité blanche à quitter le pouvoir.«La mobilisation de masse pour la démocratie est maintenant la priorité numéro un de l'ANC», a-t-il indiqué, ajoutant que si le .président Frederik de Nelson Klerk décidait de sévir Mandela contre l'ANC, cela donnerait lieu à une campagne de protestation «sans précédent».«Ceux qui disent qu'il n'y a pas d'alternative aux négociations .ne veulent pas que le peuple réponde», a dit le président de l'ANC à la foule, dans laquelle certains militants brandissaient des armes à feu et des lances.Mandela n'a toutefois pas fermé la porte aux négociations et affirmé que l'ANC reprendrait «sans hésitation» les discussions si les conditions posées par son organisation étaient remplies.On sait que M.Botha a eu l'occasion d'exposer à M.Boutros-Ghali les principales raisons qui ont conduit l'ANC a quitter les négociations constitutionnelles de la CODES A entamées avec le gouvernement sud-africain.L'ANC s'est retiré mardi des négociations en signe de protestation contre le massacre, dans la nuit du 17 au 18 juin, de 45 personnes, femmes et enfants en majorité, dans un bidonville du ghetto noir de Boipatong, au sud de lohannesbourg, rappelle-t-on.L'ANC a demandé que le gouvernement prenne des mesures contre la violence et Mandela a dit qu'il avait encourage le président de Klerk à «contribuer positivement à la création d'un climat favorable à la liberté de l'activité politique dans le pays».Mandela a confirmé qu'il partirait aujourd'hui pour Dakar, la capitale du Sénégal, où il rencontrera des membres de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) et le secrétaire-général des Nations Unies Boutros Boutros-Ghali.Il a également démenti des rumeurs selon lesquelles il en profiterait pour rencontrer le ministre sud-africain des Affaires étrangères Pik Botha, qui est au Nigeria cette fin de semaine où il a rencontré M.Boutros Ghali.D'autre part, le Parti Inkhata (rival à dominante zouloue de l'ANC en Afrique du Sud) «ne croit pas à la violence, mais croit à la négociation», a déclaré son président, le Dr Frank Mdlalosi, hier à Abuja.L'Inkatha est accusé «faussement» d'être responsable de la violence chez les Noirs en Afrique du Sud, a-t-il ajouté, avant sa rencontre avec M.Boutros Boutros-Ghali, dans le cadre des entretiens multilatéraux du secrétaire général des Nations unies dans la capitale nigériane.«Nous savons que certains de ses membres ont été précipités dans la violence, mais ce n'est pas là la politique de l'Inkatha», a-t-il déclaré.Affirmant son «optimisme» dans l'instauration de la démocratie en Afrique du Sud, le Dr Mdlalosi a enfin qualifié de «malheureuse» la décision du Congrès national africain (ANC) de quitter les négociations au sein de la CODESA (Conférence pour une Afrique du Sud démocratique) avec le gouvernement de Pretoria.Une Communauté très divisée Renter USBONNE n dépit de manifestations d'unité destinées à leurs opinions publiques, les dirigeants européens ont donné hier à Lisbonne l'image d'une Communauté profondément divisée entre pays riches et pauvres.Les chefs d'État et de gouvernement des Douze, qui se réunissaient pour la première fois de- Ruis le «non» danois au traité de laastricht, ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le processus de ratification dans les autres pays.«La volonté et la détermination des chefs d'État et de gouvernement de poursuivre la construction européenne sont apparus très clairement», a déclaré le premier ministre portugais.Anibal Cavaco Silva, qui présidait la réunion.«L'événement danois ne modifie en rien le parcours,» a expliqué le président François Mitterrand.Soucieux de démontrer que la Communauté continue à aller malgré tout de l'avant, ils ont donné leur feu vert à l'ouverture de négociations pour l'adhésion de certains pays de l'Association européenne de libre-échange (AELE), notamment la Suisse, l'Autriche, la Suède, la Finlande et, probablement, la Norvège, dès que le processus de ratification aura été achevé.Pour éviter la répétition de l'accident de parcours danois, les gouvernements se sont par ailleurs engagés à mieux expliquer l'Europe à leurs citoyens.«Il y a des craintes, par exemple, exprimées à propos d'un monstre bureaucratique supranat Informations générales A 14 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 28 JUIN 1992 Québec va-t-il recycler les voies ferrées en un réseau de pistes cyclables?VINCENT MARISSAL collaboration spéciale ¦ Parti de bon matin avec la petite famille, vous enfourchez votre bicyclette au départ d'une longue piste cyclable située dans une petite ville du Québec, tout près de la frontière américaine.Vous pédalez tranquillement vers le nord en toute sécurité et en pleine nature, vous traversez des bois magnifiques, des champs interminables balayés par un vent chaud et vous longez ensuite la rive capricieuse d'une petite rivière.Après une heure ou deux de route, vous faites halte à Granby, puis Farnham un peu plus tard avant d'arriver a St-|ean-sur-le-Richelieu.De là.rien ne vous empêche de continuer vers Montréal, que vous traversez peinard pour poursuivre votre périple en direction des Laurentides en rejoignant la piste du P'tit Train du Nord pour filer jusqu'à Mont-Laurier.Une balade de plus de 350 km sur les anciennes voies ferrées! Un rêve loufoque?«Peut-être pas, répond Élie Fallu, le président du Conseil régional des loisirs des Laurentides et maire de Ste-Thérèse.Et de toute façon, il faut toujours rêver!» dit-il.Si ça se fait en train, alors pourquoi pas en vélo?Fervent défenseur du recyclage des voies ferrées abandonnées à des fins récréatives et touristiques, M.Fallu, comme ses confrères des autres régions, voit dans les déboires de l'industrie du chemin de fer l'occasion unique de développer un véritable réseau de pistes cyclables au Québec.En 1950, les compagnies ferroviaires transportaient 70 p.cent des marchandises à travers le Québec alors que le réseau routier ne comptait que pour 30 p.cent.Quarante ans plus tard, c'est l'inverse.Le CP et le CN sont donc forcés d'abandonner les tronçons les moins achalandés.Le malheur des uns.Le Québec à vélo La Conférence des Organismes régionaux de loisirs du Québec (CORLQ) a répertorié 22 projets de pistes récréatives dans 11 régions, soit tout près de 1 000 km de voies ferrées, et ce, sans compter les pistes cyclables aménagées par la Ville de Montréal.De ce nombre, six ont été réalisées et 16 sont présentement à l'étude ou en voie de réalisation.Actuellement, la plus longue piste aménagée est le «Corridor aérobique» reliant Morin Heights à St-Rémi d'Am-herst dans le Parc du Mont-Trem- blant.Suivent les pistes Granby-Waterloo et Oka-Deux-Monta-gnes d'une longueur de 20 km, celles de Chicoutimi et Breakey-ville de 4 km et une courte piste de 2 km à Thetford Mines.Pour ce qui est des projets sur le point de se réaliser, c'est celui du P'tit Train du Nord qui emporte la palme de la distance avec ses 200 km.Le P'tit Train du Nord passera du fer au vert dès cet été.Le tronçon Richmond-Victoriaville-Charny, présentement à l'étude, s'étendra sur 145 km, celui de Ri-vière-du-Loup-Dégelis, sur une centaine.Les projets concernant les axes Wyman-Waltham-Buy-son et Drummondville-Foster sont de 72 km chacun.À titre de comparaison, l'Ontario possède 21 parcs linéaires pour un total de 313 km.Les États-Unis ont 315 pistes, une longueur totale de .41 000 km.Les états du Wisconsin et du Michigan ont chacun aménagé plus de 1000 km.L'Iowa, le Minnesota et Washington ont pour leur part recyclé entre 500 et 600 km de voies ferrées chacun.Le «rail to trail» marche très fort chez nos voisins du sud.Des pistes, des pistes, encore des pistes.Compte tenu de l'enthousiasme que suscite chez nous le concept du «fer au vert» \u2014 traduction libre de l'expression américaine « rail to trail » \u2014, de la volonté du gouvernement québécois de s'impliquer dans le dossier et de la disponibilité des deux géants du rail canadien, la liste des pistes à venir va probablement s'enrichir de quelques projets ces prochains mois.Le premier Forum québécois sur le recyclage des voies ferrées à des fins récréatives et touristiques, tenu le 8 niai dernier à St-Hyacinthe, a permis au CORLQ de faire le point sur l'ensemble des projets en cours ou à venir en plus de réunir autour de la même table les représentants du gouvernement, des municipalités, du tourisme et du loisir, du CN et du CP et de l'Union des producteurs agricoles (UPA).Dans certaines régions, des membres de l'UPA s'opposent farouchement aux pistes cyclables traversant leurs terres pour des raisons de sécurité, de responsabilité en cas d'accident et d'exploitation de la terre.Cette première rencontre pourrait bien être la bougie d'allumage de plusieurs projets inter-mu-nicipaux partout en province.Elle aura permis aux profanes de recueilir les informations nécessaires auprès des promoteurs qui ont mené leur projet à terme.Il faut savoir que l'achat d'une emprise ferroviaire implique toujours de longues négociations entre les municipalités et la compagnie ferroviaire \u2014 surtout avec le CP qui, contrairement au CN, se laisse parfois aller au jeu de la surenchère là où les terrains sont très convoités, déplorent les initiés.Dans bien des cas, les «propistes» devront aussi convaincre les agriculteurs riverains et les conseils municipaux du bien-fondé de l'aménagement d'une piste.À lui seul, le Canadien National désire se départir incessamment de quelque 800 km de voies désaffectées.La société d'État a vendu 300 km d'emprises abandonnées ces trois dernières années seulement.Les négociateurs du CP et le CN proposent leur marchandise selon un ordre de priorité: les gouvernements fédéral et provinciaux, les municipalités et, en dernier recours, les riverains.Ils se défendent de privilégier les promoteurs de pistes cyclables, mais ils admettent toutefois que le recyclage de leurs voies abandonnées à des fins récréatives ne peut nuire à leur image publique.Autre avantage de taille: les projets de parcs linéaires intermunicipaux leur permettent de vendre les tronçons en un seul morceau plutôt que de devoir négocier avec tous les riverains éventuellement intéressés à acheter la parcelle de ligne qui passe sur leur terrain.Pour comprendre l'ampleur de telles négociations «porte à porte» il suffit de penser à la ligne du P'tit Train du nord qui fait 200 km et regroupe pas moins de 28 municipalités.Québec entre en piste «On est plus de trois millions de cyclistes au Québec, et on n'est même pas foutus d'avoir une politique de développement des projets cyclistes», se plaignait dernièrement Jean-François Pronovost, le directeur de Vélo-Québec.Ses voeux seront peut-être exaucés sous peu.En effet, le gouvernement du Québec semble avoir compris l'énorme potentiel de ces axes de tranport abandonnés et souhaite ardemment se doter d'une politique globale de recyclage des voies ferrées.Pour ce faire, le ministre des Transports, Sam Elkas a besoin de temps.11 a donc demandé au CN et au CP de ne rien vendre jusqu'à l'automne afin d'éviter la spéculation.En outre, M.Elkas a réuni un nouveau comité de travail composé d'élus représentants des ministères des Transports, de l'Agriculture, des Loisirs et des Affaires municipales qui devraient remettre leur rapport le 30 septembre 1992.Le Québec possède quelques tronçons de pistes cyclables comme celle-ci entre Morin Heights et Saint-Rémi d'Amherst (photo de haut) ou encore celle du canal Lachine mais il n'existe pas encore de réseau pour les relier entre elles.C'est peut-être une question d'années.faut 80 mégawatts/seconde pour alimenter le tokamak CILLES ST-JEAN ¦ Varennes, au Centre canadien de fusion magnétique (CCFM).Une dizaine de scientifiques installés devant leurs ordinateurs surveillent un téléviseur-témoin dont l'écran est noir comme la nuit.Un bruit domine: le grondement d'une batterie de transformateurs électriques qui arrachent 80 millions de watts au réseau d'Hydro-Québec.Dans le cube de béton où se trouve la salle de contrôle; à cause de la demande de courant, l'éclairage faiblit pendant environ une seconde \u2014 il paraît que c'est pareil partout sur la Rive-Sud.Bruit de détonation.Pendant une seconde, un éclair bleu et rouge illumine l'écran-témoin.C'est tout.On vient de procéder à un tir de tokamak, création de plasma de deuterium destiné à la fusion, le phénomène qui nourrit le Soleil et qui pourrait se révéler la forme d'énergie de l'avenir sur Terre.Le tokamak est à toutes fins utiles un mini-réacteur mais c'est surtout un laboratoire, explique le physicien Réal Décoste, directeur de l'exploitation au CCFM.> Une fusion de deux secondes Rappelons que la communauté scientifique s'est réjouie, l'hiver dernier, quand une équipe britannique a réussi à reproduire une fusion pendant deux secondes sur un gros tokamak appelé )ET.Il y avait de quoi : le jour où la fusion sera disponible comme source d'énergie domestique, elle pourrait assurer l'avenir énergétique de l'humanité, pensent les savants, puisqu'elle requiert peu de combustible (une seule camionnette contiendrait le carburant d'un an d'une centrale de un gi-gawatt) et présente selon eux peu de risques pour l'environnement.La fusion consiste à libérer l'énergie contenue dans des atomes en provoquant leur collision de plein fouet.Pour cela, il faut leur communiquer une vitesse IJ5\"iM'.M.Réal Décoste, directeur de l'exploitation au CCFM, devant le tokamak de Varennes.très élevée en augmentant la température du milieu où ils sont confinés.Sur le Soleil, les réactions de fusion sont facilitées par la température élevée \u2014 des centaines de millions de degrés Celsius \u2014 et la pression gravitationnelle de l'astre.En laboratoire, on doit reproduire.On utilise du deuterium, appelé aussi «hydrogène lourd».Combiné à l'oxygène, le deuterium produit de l'eau lourde.Sur la Terre, on trouve un atome de deuterium pour 7000 à 8000 atomes d'hydrogène ordinaires.«Une petite bouteille alimente quelques milliers dé tirs au toka- mak de Varennes, le lot d'un an », souligne M.Décoste.Si le processus parait simple, il , est tout de même drôlement compliqué: le gaz doit être exempt de toute impureté, l'alimentation en énergie doit être sans faille, et le tout doit être coordonné au millionième de seconde.Des recherches sur la fusion se poursuivent dans plusieurs pays du monde, et le Canada y est associé par le truchement du CCFM, un organisme chapeauté par Hydro-Quebec et financé moitié-moitié par Québec et Ottawa.Le centre de recherche, dont le budget annuel est de 14 millions, emploie une centaine de scientifiques et ses travaux gravitent autour d'aspects très précis de l'utilisation des tokamaks.Des micro-ondes À Varennes, on étudie certains problèmes pratiques \u2014 et cruciaux \u2014 dans la recherche en vue de reproduire la fusion sur petite échelle: l'épuration du plasma et la production d'une source de puissance à haute fréquence, c'est-à-dire les micro-ond^s, m «< L'an prochain, l'entrée en service de deux klistrons d'une puissance combinée de 1,4 million de watts (un four micro-ondes do- PH0T0 MICHEL GRAVEL, u Presse mestique dégage 500 watts en moyenne), permettra de porter 'a longueur d'impulsion du tokamak de Varennes de deux à 30 secondes», souligne M.Décoste.« Le plasma sera chauffé de 40 à 50 millions de degrés, du double au triple de sa température actuelle.Les micro-ondes vont chauffer le plasma et agiront comme une vague entrant dans le tokamak; les électrons feront ni plus ni moins du surf dessus», ex-pliquc-t-il.Pour améliorer la performance des micro-ondes et des tokamaks, les chercheurs du CCFM ont conçu des modules conducteurs en «glideop», d'une capacité de 100000 watts chacun; 16 ont été fabriqués par Sidertech, une société de Longueuil, qui pourrait par la suite en exporter à l'usage des autres laboratoires qui utilisent des tokamaks.« Le CCFM n'en est pas à sa pre-mière découverte ('break-trough'): en plus de ces modules, nos gens ont aussi mis au point des panneaux de contrôle informatisés fabriqués et commercialisés par la suite par une firme de Montréal; ce sont des panneaux semblables qui équiperont l'alu-mineric Alouette», souligne M.Décoste.Menace Le tokamak de Varennes avait fait parler de lui, l'hiver dernier: au moment même où les savants britanniques réussissaient l'exercice de fusion sur le JET, on ignorait si le gouvernement fédéral contribuerait comme prévu au fonctionnement du centre de recherche de* Varennes.Le projet de Varennes étant à financement partagé, Québec en aurait fait autant si Ottawa avait réduit sa contribution de sept à cinq millions par année, ce qui aurait retardé sinon mis en danger le programme de recherche sur les micro-ondes.À la suite d'une sortie des responsables du centre et des députés du coin, Ottawa a contribué les millions sur lesquels comptaient les savants de Varennes pour poursuivre le programme de recherche.On aurait dû couper le matériel neuf ou réduire le personnel; d'une manière ou d'une autre, disait-on, c'était disqualifier le tokamak de Varennes du peloton de tête.Jeudi dernier, le député fédéral du coin, le ministre du Travail Marcel Danis, est allé contempler de ses yeux l'objet de ses démarches auprès du cabinet et en a manifestement été satisfait.Dans le discours de circonstance, il a souligné que le CCFM avait contribué entre autres à instituer une tradition dans un domaine scientifique nouveau, et en français encore! r LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 28 JUIN 1992 A 15 -M^ ____ \"maire» d'Expo 67 ~~ d*is.celui qui était vlï!' Phl,|PPe de CacnT^\u2014 «responsable du pavwo^; retrouvailles i ' 6 Deux anciennes hôtesses se rencontrent 25 ans plus tard.PHOTOS: BERNARD BRAULT RAYMOND CERVAIS f était journée de retrouvailles hier pour plusieurs centaines de personnes qui ont fait d'Expo 67 le succès qu'elle a connu.Hier après-midi, quelque 60 hôtes et hôtesses de l'ancien pavillon du Canada se sont retrouvés dans l'île Sainte-Hélène, plus précisément au théâtre de la Poudrière, pour un pique-nique.Puis ce fut le tour hier soir des anciens dirigeants de la Compagnie canadienne pour l'Exposition universelle de se réunir dans l'enceinte du musée des Beaux-Arts de l'Expo, à la Cité du Havre, pour un buffet gastronomique.Pour des milliers de personnes, Expo 67 demeure un souvenir inoubliable, mais pour deux hôtes du pavillon du Canada, Robert Desramaux et Louise Filiatreault, âgés tous les deux de vingt ans à l'époque, l'Exposition universelle de Montréal a été l'occasion de faire connaissance et un an et demi plus tard, de se marier.Hier, ils sont venus d'Ottawa pour assister au pique-nique organisé par les anciens du pavillon du Canada.Cet été-là, au moins deux autres hôtesses du pavillon du Canada ont rencontré l'âme soeur sous ce chapiteau.Il s'agit d'Elizabeth Jacoban et de Marshall lohnson qui ont épousé deux employés de la compagnie IBM, qui avait un kiosque dans le pavillon du Canada.Pour eux comme pour des milliers d'autres personnes, la magie de l'Expo les a conquis.Robert Desrameaux s'est plu à rappeler hier qu'il avait adoré travailler à l'Expo.«L'atmosphère internationale qui y régnait, la foule, bref, c'était enivrant».Nous sommes revenus en 1968 pour Terre des Hommes, mais ce n'était pas la même chose.Il n'y avait pas cette foule et l'ambiance que nous avions connue l'année précédente était absente», a ajouté M.Desrameaux.Celui qu'on a surnommé le «maire» d'Expo 67, M.Philippe de Gaspé Beaubien, a dit pour sa part que l'Expo avait été un événement grandiose et extraordinaire qui avait placé pour la première fois Montréal sur la scène internationale.L'auteur de la chanson-thème d'Expo 67, Stéphane Venne, a déclaré quant à lui que sa chanson Un jour, un jour avait fait de lui, écrivain peu connu, une personnalité, et cela du jour au lendemain.Le commissaire adjoint de l'Expo, Robert F.Shaw, n'a que de bons souvenirs de cet événement qui, dit-il, a été marquant pour le Canada.¦ ] Stéphane Venne, l'auteur de la chanson-thème Un jour, un jour, évoque des souvenirs avec Roger D.Landry.mk té , Pi \\i 4 A 3* : V* \u2022 \u2022 Louise Filiatreault et Robert Desrameaux, deux anciens hôtes du pavillon du Canada, ont fait connaissance en travaillant à l'Expo et se sont mariés un an et demi plus tard.Ils se sont rendus avec un peu de nostalgie, hier, sur l'emplacement du pavillon du Canada dans l'île Notre-Dame.M.Richard Gauthier, responsable du transport, des douanes et de la manutention des oeuvres lors de l'Exposition examine une photo des hôtesses.Trois ex-hôtesses de l'Expo entourent Angle Paschalis, qui portait hier le costume officiel bleu azur des hôtesses.M.Andrew C.Kniewasser, directeur général d'Expo 67, en compagnie de l'ancien ministre des finances Mitchell Sharp et de Robert F.Shaw, commissaire général adjoint. Sciences et techniques r \\ A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 Les tâtonnements de la recherche génét ique : par exemple, une souris, «humaine» à 0,1 p.cent GLENN de la Canadian Press ¦ Examiner l'intérieur de toute cellule, c'est découvrir Il'essence même de la vie.La structure génétique de l'acide déoxyri-bonucléique ( ADN ) permet à l'homme d'être ce qu'il est plutôt que de se retrouver poisson, d'être blanc plutôt que noir et, peut-être, d'être libre de tout cancer plutôt que d'être envahi de tumeurs.Au cours des siècles antérieurs, le code génétique était un mystère.Aujourd'hui, les chercheurs ont non seulement commencé à déchiffrer ce code, mais ils réussissent même à le modifier pour créer ce que certains considèrent comme de nouvelles formes de vie.Ainsi en est-il de l'OncoSouris, commercialisée par le géant de la chimie, la multinationale Du Pont.Eile ressemble à une souris ordinaire: génétiquement, c'est une souris à 99,9 p.cent, mais elle porte un gène additionnel de provenance humaine.Elle porte des droits d'auteur et se détaille en cinq modèles valant entre 50 et 75$ US l'unité.L'OncoSouris est idéale pour la recherche parce que son gène additionnel la rend très vulnérable au cancer.Certains modèles sont vulnérables au cancer du sein, d'autres au cancer de la peau ou au cancer du sang.L'OncoSouris est probablement la mieux connue du nombre croissant des «animaux transgéniques», des créatures qui possèdent dans leur organisme des cellules génétiques provenant d'autres espèces.Les plantes transgéniques Il existe également de nombreuses plantes transgéniques \u2014 créées pour croître plus rapidement ou pour résister à certaines maladies\u2014 qui font actuellement l'objet d'expériences.Cette forme de manipulations génétiques devient de plus en plus courante, affirme le chercheur Ros McGowan.Ce dernier, un professeur de zoologie de 36 ans de l'Université du Manitoba, estime que les manipulations génétiques sont plus qu'une forme de haute technologie appliquée à l'élevage des animaux.Mais le génie génétique, dit-il, ne procède aucunement de ces expériences de cauchemar souvent décrites par les auteurs de science-fiction.«L'addition d'un gène ne modifie que très peu l'organisme d'un sujet d'expérience», affirme M.McGowan.«Il n'est pas question de produire un monstre ayant une taille de 30 mètres, 16 bras et au mauvais caractère.» Avec le temps, les gens deviennent de plus en plus familier avec les manipulations géné- tiques et les modifications de structure de l'ADN.soutient-il.Ceux qui s'inquiètent et qui croient que les scientifiques vont créer des mutations mortelles n'ont aucune raison de craindre l'avenir et c'est pourquoi les réglementations pertinentes aux manipulations génétiques sont beaucoup plus laxistes que par le passé.Nous ne changerons pas « le crois que les gens ont finalement réalisé que notre objectif n'est pas de modifier l'organisme humain », ajoute M.McGowan.«Si vous modifiez un peu l'ADN d'une espèce, vous ne produisez aucunement une espèce entièrement différente.Ce n'est pas ainsi que ça marche.» Le génie génétique a produit des techniques médicales qui, un jour, pourraient permettre de guérir certains cancers ou de renverser les effets des crises cardiaques ou même de la fibrose kystique.Un des aspects les plus prometteurs de cette science est la thérapie génétique, soit le remplacement de gènes défectueux par des gènes provenant de personnes saines.Contrairement aux techniques transgéniques, cette forme de modification génétique n'est pas héréditaire en ce que les gènes transplantés ne se transmettent pas aux descendants des bénéficiaires.À la fin de 1990, les premiers essais cliniques impliquant une thérapie génétique ont été approuvés par les autorités médicales américaines.Le premier traitement a été appliqué à des enfants souffrant d'un grave syndrome immuno-déficitaire: les enfants-bulles placés en milieu aseptisé pour les préserver des maladies extérieures.Ses victimes ne possèdent littéralement pas de système immunitaire.D'autres essais cliniques sur la thérapie génétique sont également en cours.Ce printemps, des scientifiques américains ont annoncé avoir mis au point une forme de transplantation génétique permettant de modifier des tumeurs cancéreuses de façon à ce qu'elles soient rejetées par l'organisme des patients, grâce au même processus qui permet à l'organisme de rejeter les organes transplantés.Science très complexe La thérapie génétique est une science hautement complexe et les spécialistes rappellent que son application sur une grande échelle n'est pas envisageable avant longtemps.Les techniques actuellement appliquées prouvent toutefois que ce champ de recherche a grandement progressé, ces dernières années.Ce n'est qu'au cours des 50 dernières années que les scientifiques ont découvert que l'ADN entrepose toute l'information génétique permettant à un organisme d'être un homme, une souris ou une carotte.Ce n'est qu'à la fin des années 50 par ailleurs qu'on a appris à connaître le mécanisme des longues spirales d'ADN connues sous le nom de chromosomes.Depuis lors, les découvertes se font à une cadence toujours plus rapide.Au cours des années 70, le génie génétique est né.Des scientifiques ont réussi les premiers transferts génétiques \u2014des parties des spirales d'ADN suffisamment longues pour coder notamment un trait spécial comme la couleur des cheveux \u2014 entre des organismes se ressemblant beaucoup.La recomposition génétique Us ont commencé également à maîtriser les recompositions d'ADN, en exploitant une des méthodes utilisées par la nature pour modifier le code génétique d'un organisme.La recomposition génétique s'apparente au travail d'un photocopieur.Elle repose sur la faculté que possèdent certaines bactéries d'assimiler une partie de l'ADN puis de la reproduire, fournissant ainsi une provision pure du gène.Grâce à ces techniques et à certains équipements spécialisés, il est relativement simple de créer des animaux transgéniques, affirme Liam Murphby, un chercheur de Winnipeg qui a créé sa propre souris transgénique, lui permet ta n t ainsi de poursuivre ses recherches sur le diabète.La difficulté principale consiste à obliger le gène étranger à se poser sur la partie désirée du chromosome de l'animal-hôte.Il existe des mécanismes permettant d'insérer un gène sur un chromosome mais, à moins qu'il ne soit inséré au bon endroit, il pourrait ne pas fonctionner adéquatement ou pourrait même interrompre le fonctionnement d'un autre gène, ce qui provoque normalement la mort de l'animal.«Nous insérons le gène dans le noyau, mais nous ne savons pas où il se rend exactement», affirme M.Murphy.«C'est là la principale difficulté de ce domaine de la recherche.Il est indispensable d'atteindre la cible voulue des spirales de l'ADN.» C'est une science qui en est encore à ses premiers balbutiements mais, soutient M.Murphy, la transgénétique soulève de très grands espoirs, notamment la découverte d'un traitement permettant de guérir le diabète.«Il pourrait être possible d'introduire le gène responsable de la fabrication de l'insuline dans l'organisme des personnes souffrant d'un déficit à ce chapitre», explique-t-iL «Ce sera difficile, mais c'est possible.» Le génie génétique soulève espoirs et craintes CHEATER de la Canadian Press ¦ Le médecin fait grise mine en annonçant la nouvelle: l'enfant que vous portez possède un gène anormal et il a 50 p.cent de chances d'être mentalement handicapé.Un tel diagnostic est relativement rare aujourd'hui, mais pourrait bien devenir très fréquent, avant longtemps.L'automne dernier, des chercheurs ont annoncé avoir diagnostiqué un cas de syndrome de Down en testant le sang d'une femme enceinte.De nombreux autres tests sanguins seront bientôt mis au point pour diagnostiquer, chez les enfants à naître, les cas de dystrophic musculaire, de fibrose kystique, de cécité héréditaire et de plusieurs autres maladies.Ces tests peuvent être mis au point grâce aux chercheurs qui ont réussi à identifier les gènes responsables de ces maladies.Ces tests par ailleurs conduiront inévitablement à une hausse considérable du nombre des avorte-ments dits préventifs.L'amniocentèse, une technique mise au point il y a plusieurs années, est déjà responsable d'environ 90 p.cent des avortements de foetus sur lesquels on a découvert une tare génétique.L'amniocentèse \u2014analyse du fluide amniotique retiré du sac dans lequel repose le foetus \u2014 n'est utilisé de façon routinière que sur les femmes enceintes de plus de 35 ans, du fait que ce procédé représente un faible risque d'avortement spontané.Les tests sanguins ne présentent, eux, aucun risque et ils pourraient être utilisés de façon routinière sur toutes les femmes enceintes.Tester le code génétique d'un foetus \u2014et poser ainsi un diagnostic pré-natal \u2014 n'est qu'un des nombreux aspects que représente la recherche génétique.Espoirs et craintes « Le génie génétique nous a permis de multiplier nos connaissances sur les diagnostics pré-na-taux», rappelle Michael Smith, un biologiste moléculaire de l'Université de Colombie-Britannique.Cette science a aussi soulevé des craintes chez ceux qui craignent un retour en force de l'eugénisme, soit le désir d'améliorer l'humanité par le biais de la reproduction sélective.Pour la majorité, l'eugénisme représente une théorie répugnante que l'on associe étroitement à l'Allemagne nazie et au désir d'Hitler de créer une super-race.«l'espère que la notion même d'eugénisme est aujourd'hui totalement écartée, ajoute M.Smith, (c crois quand même que c'est une question qu'étudiera et se posera chaque nouvelle génération.» M.Smith et plusieurs autres chercheurs estiment qu'il n'y a aucune raison \u2014pour l'instant du moins\u2014 de craindre que les scientistes tentent d'utiliser le génie génétique pour fabriquer un être humain supérieur.Pourtant, les chercheurs utilisent déjà le génie génétique pour créer des plantes et des animaux supérieurs.Ils ont transplanté des gènes d'autres espèces pour créer des plantes qui croissent plus rapidement, des vaches qui produisent plus de lait et même une brebis dont la laine repousse les insectes.Modifier la structure génétique d'un humain est une chose tout à fait différente, affirme un scientifique de Toronto qui a récement attiré l'attention du monde entier en créant une souris dont le sang a toutes les caractéristiques de celui de l'homme.Fossé profond à franchir «Ce serait un gigantesque fossé à franchir que de sauter de la souris à l'homme.Il existe d'immenses obstacles techniques», ajoute John Dick, un généticien moléculaire de l'Hôpital pour enfants de Toronto.M.Smith abonde: «Fabriquer de gros joueurs de football ou des gens super-intelligents est une chose très complexe et nous ne possédons pas les connaissances nééessaires pour réaliser de tels prodiges.» Malgré tout, les recherches se poursuivent sur des formes limitées de thérapie génétique.Les travaux réalisés par M.Dick et le reste de la communauté scientifique pourraient conduire à la mise au point d'une méthode permettant d'implanter des gènes normaux pour remplacer les gènes défectueux dans le domaine des transplantations de moelle osseuse.Pour M.Dick, il ne s'agit là que du prolongement normal de techniques médicales déjà approuvées.«C'est une technique nouvelle mais en réalité, elle n'est que le prolongement des transplantations normales de moelle osseuse», dit-il.«Une transplantation directe de moelle osseuse, ajoute-t-il, «est une sorte de transfer génétique à l'état brut».M.Smith et M.Dick soutiennent par aileurs que la société en général, et non pas seulement le monde scientifique, doit se pencher sur les questions de morale et d'éthique que posent lés tests pré-nataux et autres procédés médicaux découlant de manipulations génétiques.« |e crois que beaucoup de per-sonnhes ne réalisent pas toute la différence que la science et la technologie imposent à la vie quotidienne de chacun», de dire M.Dick.«l'encourage fortement les gens à s'intéresser au génie génétique parce que cette science jouera un jour un grand rôle dans leur vie.» Au Japon, les baguettes de table vont aux ordures.Beaucoup de baguettes.Ordures japonaises: entre autres, 20 milliards de paires de baguettes par an Agence France-Presse TOKYO ¦ Devenu dans les années 70 et 80 l'un des pays modèles en matière de lutte anti-pollution, le lapon croule aujourd'hui sous les déchets domestiques et industriels, rançon de son succès économique, a averti mardi un livre blanc gouvernemental.«Le temps presse et la situation se détériore», relevait le rapport annuel sur l'environnement, un texte de 690 pages, adopté par le gouvernement japonais quelques jours avant le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro où le lapon a joué un rôle de premier plan, à la mesure de sa puissance économique et technique.Outre les déchets, présentés comme le «problème majeur», l'environnement japonais est également «menacé», note le rapport, par «une aggravation constante» du problème du bruit, des odeurs et des pluies acides, ainsi qu'un aménagement intensif des lacs et des rivières qui s'est traduit par une disparition de nombreuses espèces de poissons.Le problème des déchets ne date pas d'hier mais son aggravation régulière, en dépit de toutes les campagnes de sensibilisation, commence à inquiéter sérieusement les autorités.Le rapport note ainsi que les ordures ménagères ont augmenté plus vite au Japon que dans le reste du monde au cours des dernières années, atteignant près de 50 millions de tonnes en 1989, soit 406 kg par foyer.Les ordures, plus les déchets industriels À ces ordures viennent s'ajouter les déchets industriels qui, dès 1985, s'élevaient déjà à 312 millions de tonnes, soit sept fois la valeur des déchets domestiques au cours de la même année.Aucun chiffre n'a été publié depuis.La situation est «particulièrement dramatique» à Tokyo où, note le rapport, l'espace disponible pour recevoir des déchets industriels est passé de 20 millions de mètres cubes en 1986 à 7 millions de mètres cubes en 1989.À tel point que les déchets industriels sont souvent contraints \u2022i ¦à i \u2022 > 4 X \u2022 : i ! de faire la navette d'une préfec u-re à l'autre, lorsqu'ils ne sont pas tout simplement déversés dans des décharges illégales, poursuit le rapport.Pour inciter les entreprises à réduire la quantité de déchets produits, le gouvernement a adopté, en octobre dernier, une nouvelle loi sur le traitement des déchets que les mouvements écologistes jugent très insuffisante, notamment en ce qui concerne les pénalités.Mais la lutte contre les déchets se heurte également aux moeurs du consommateur japonais qui trouve normal \u2014publicité oblige\u2014 de se débarrasser d'appareils en bon état pour acheter le dernier modèle ou d'obtenir plusieurs emballages sophistiqués pour le moindre objet acheté.Pour la plupart des observateurs, la société du «gaspillage» \u2014 comme les (aponais n'hésitent pas eux-mêmes à la qualifier\u2014; est aujourd'hui tellement entrée dans les moeurs qu'il sera difficile de faire marche arrière.20 milliards de paires de baguettes C'est ainsi que les consommateurs japonais boudent régulièrement les initiatives visant à réduire les emballages ou à mettre à l'index les baguettes jetables (20 milliards de paires sont consommées chaque année au lapon), considérées plus hygiéniques que les baguettes lavables.Le problème des déchets parait d'autant plus difficile à résoudre que la construction de nouveaux incinérateurs ou de nouvelles décharges se heurte aux objections grandissantes des associations de quartiers.Même le remplissage de la baie de Tokyo, qui pendant longtemps avait paru une solution idéale pour régler le problème des six millions de tonnes d'ordures ménagères produites chaque année par les 12 millions de Tokyoïtes, se heurte à l'opposition farouche des associations de riverains qui se plaignent des mouches et des mauvaises odeurs.Il ne reste aujourd'hui plus que 18 p.cent de zone côtière intacte dans la baie de Tokyo tandis que le remplissage a déjà réduit la surface de l'eau d'environ 20 p.cent dans la baie.» .* » \u2022 M .- n \u2022V Médecine Faites ce que je dis, pas nécessairement ce que je fais V .; I « 'i « \u2022«» .'tn i ¦ i i m « i \u2022 '1, '\u2022I KENNETH-F WALKER collaboration spéciale ¦ Les membres du corps enseignant de la faculté de médecine de l'Université Harvard sont-ils des hypocrites, ou appliquent-ils réellement leurs propres enseignements?Il ressort d'un questionnaire auquel ils ont bien voulu répondre que ces professeurs très respectés, s'ils ont sensiblement modifié leurs habitudes de vie ces dernières années, n'en demeurent pas moins, dans certains domaines, des exemples à ne pas suivre.Comment, par exemple, des gens qui vivent à Boston peuvent-ils consommer si peu de poisson, lorsque les recherches ont abondamment prouvé que la consommation de poisson protège contre les crises cardiaques?Et pourtant, à peine 14 p.cent des membres de la Fa- culté de médecine mangent du poisson plus de trois fois par semaine.Par contre, la viande n'est plus à la mode, puisqu'au moins le tiers n'en consomment qu'une fois par semaine.Les oeufs ont eux aussi perdu leur popularité: 55 p.cent en consomment moins d'une fois par semaine, tandis que 40 p.cent ne mangent que d'un à trois oeufs par semaine.Dans ce cas, néanmoins, il semble que les professeurs de dermatologie, d'ophtalmologie et d'autres sciences aient oublié le principe physiologique fondamental qui veut que si l'individu ne consomme pas de cholestérol, son foie en fabriquera.Les fibres sont pour leur part très à la mode, puisque 70 p.cent des professeurs interrogés se disent convaincus que l'accroissement de la consommation de fibres réduit les risques de contracter le cancer du gros intestin.D'autres en prennent simplement pour éviter la constipation ou pour réduire le taux de cholestérol dans le sang.Ces sommités médicales ne sont pas sans s'inquiéter de leur poids: la plu- part s'efforcent de faire de l'exercice \u2014jogging ou aérobic \u2014 pendant 20 minutes au moins trois fois par semaine, pour augmenter la teneur de leur organisme en bon cholestérol et empêcher les plaquettes sanguines de s'agglutiner en un dangereux caillot.En ce qui concerne les vitamines, 23 p.cent prennent des suppléments vitaminés, mais 13 p.cent seulement ont recours à la vitamine C pour se protéger du rhume.Et seuls 35 p.cent s'efforcent d'absorber tous les jours 800 milligrammes de calcium.Chose étonnante, 25 p.cent des répondants avalent une aspirine tous les jours pour se protéger d'une crise cardiaque.Il y a dix ans, cette proportion n'était que de 7 p.cent.Il semble qu'ils soient prêts à affronter le léger risque d'hémorragie gastro-intestinale ou de congestion cérébrale associé à un usage prolongé de l'aspirine.Autre surprise: bien qu'ils aient accès aux meilleurs soins médicaux qu'on puisse obtenir, 29 p.cent seulement disent avoir leur propre médecin.La majorité ont subi leur dernier examen mé- T Harvard : le message et la pratique dical il y a trois ans, et pour l'un d'entre eux, le dernier remonte à 1968.Quant au dentiste, 14 p.cent le voient moins d'une fois par an.Et 60 p.cent seulement font usage de la soie dentaire trois fois par semaine, alors qu'ils devraient l'utiliser trois fois par jour.Aucun d'entre eux ne semble par ailleurs en passe de devenir un alcoolique, puisque 70 p.cent prennent moins de quatre verres d'alcool par semaine et que 12 p.cent ne boivent pas d'alcool du tout, même s'il a été prouvé que de consommer deux verres d'alcool par jour accroît le taux des liprotéincs à haute densité et rend plus difficile l'agglutination des plaquettes sanguines, protégeant ainsi contre la congestion cérébrale.Sans parler de la relaxation que cette pratique procure à la fin d'une longue journée.Enfin, trois p.cent seulement des répondants avouent qu'ils fument encore.Mais 72 p.cent confessent de leur côté qu'ils ont un faible pour la crème glacée, les gâteaux ou les biscuits, qu'ils savourent plusieurs fois par semaine.k I i { « i \u2022 \u2022 i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 A 1 La maison James Harper 318 RENDEZ-VOUS 92 1992, 350- ANNIVERSAIRE DE LA m\\i> \\no\\ />/; \\io\\mti \\i La maison James Harper GUY PINARD PHOTOS PAUL-HENRI TALBOT.La Presse 0 entrée Le bain d'oiseaux La rue Prince-Arthur, surtout dans sa partie ouest, regorge de résidences et de maisons en rangée fort intéressantes au plan architectural.La maison lames Harper fait partie de celles-là.Mandatés par l'homme d'affaires lames Harper pour concevoir son opulente demeure bâtie en 1897, les architectes Brown, MacVicar et Heriot optèrent pour le style Queen Anne, avec beaucoup de succès comme on le verra plus loin.Au cours du dernier demi-siècle, la propriété a souvent changé de mains.Malgré tout, elle semble avoir conservé sa splendeur d'aman, même s'il est évident qu'un petit peu plus d'entretien ne ferait pas de tort.La chaîne de titres La maison Harper a été construite sur un lot qui porte le numéro de cadastre 1822-2-1, lequel mesure 46 pieds de largeur sur 135,5 de profondeur, pour une superficie de 6230 pieds carrés.La première transaction retracée au Bureau d'enregistrement de Montréal concerne une propriété de «neuf à dix arpents» qui était située «à la tête de l'allée Shuter» (actuelle rue Aylmer), remembrée par Françoise Geneviève Beaubien, épouse de Louis Tancrède Bouthillier, en partie grâce à un héritage provenant de sa défunte mère Françoise Geneviève Sabrevois de Bleury, épouse de l'avocat Basilique Benjamin Beaubien, en partie grâce à un échange avec Alexander Simpson conclu dans le bureau du notaire H.Griffin le 9 juin 1860.Le 26 mai 1868, Mme Beaubien vend donc cette propriété à Alexander M.Foster au prix de 40000 $, une somme importante pour l'époque.Après avoir lotisse la grande propriété, Foster vendit le 30 mai 1879 le lot 1822-2 de 92,6 pieds de largeur sur 135 de profondeur, cédant la partie sud-ouest au marchand Reuben Taylor et la partie nord-est au marchand John S.Shearer, au prix de 4500 $ chacun.Le 20 juillet 1881, se retrouvant dans l'incapacité de payer Foster, Shearer lui rétrocéda la partie nord-est du lot.Le 4 avril 1884, Foster revendit le même lot à Hannah Jane Mills, veuve de Natha-niel Slevcns Whitney, au prix de 5653 $.Le marchand Paul Galibert devint le propriétaire suivant du 1822-2 le 5 juin 1897, «pour le prix de 1 $ et autres bonnes et valables considérations reçues par le vendeur», stipule le contrat de vente.Trois jours plus tard, il revendit une partie du lot 1822-2 à (âmes Harper, au prix de 5604,30 $.Dès ce moment-là, la superficie du lot est de 6230 pieds carrés, celle qui est la sienne aujourd'hui.Et le contrat de vente précise bien qu'il n'existe aucun bâtiment sur le terrain.Marie Emilie Cuvillicr, épouse de Frank Alexander Routh, fut la propriétaire suivante en versant 13500 $ le 2 mai 1899 pour acquérir le lot «avec la maison en brique et autres dépendances dessus construites».Cette dernière revendit le tout au docteur Emmanuel Persillier Lachapelle le 6 mars 1903 au prix payé quatre ans plus tôt.La mort de Persillier Lachapelle survenue le 1er août 1918 compliqua bien des choses.Emmanuel Persillier Lachapelle avait, par testament, créé une substitution, faisant de ses deux soeurs, Marie Persillier Lachapelle, veuve d'Alfred Benoît et Joséphine Persillier Lachapelle, les «grevées» (ou responsables) de la dite substitution.À ce titre, ces dernières pouvaient profiter de l'usufruit de l'héritage (autrement dit l'usage de.la maison) tant qu'elles vivraient.À la mort d'une des deux soeurs, l'héritage serait assumé entièrement par les héritiers prévus.Ainsi, la mort de Marie le 19 mai 1926 eut pour effet d'«ouvrir» la substitution, faisant des héritiers des deux «appelés», ses enfants Emmanuel et Angélina (épouse de Bernard L.Brosseau).Le 20 novembre 1926, Emmanuel Persillier Benoît devint le seul propriétaire en partie par l'ouverture de la substitution, en partie à la suite du partage des biens avec sa soeur Angélina.Mais le 3 novembre 1937, Benoit fit dation en paiement du titre de propriété à la Société d'administration et de fiducie, en considération d'une quittance pour une hypothèque impayée de 12000 S.Dans cette transaction, on apprend que le lot porte désormais le numéro 1822-2-1.Les propriétaires subséquents furent le coiffeur Jacques William Lieberher, par achat au prix de 13500 $ le 26 août 1944; Elfricde Brogmann, épouse de Joseph Wueste, par achat au prix de 13500 $ le 29 septembre 1944; l'association Phi Gamma Delta (McGill) Inc., par achat au prix de 58000 $ le 16 juillet 1957, le prix comprenant un nouveau bâtiment de deux étages construit à l'arrière; l'association Thêta Delta Chi (McGill) Inc., par achat au prix de 80000 $ le 25 mars 1970; David Swicar, Robert Singer et Isidore Lechtman, par achat au prix de 53 262,74 $ le 1er décembre 1975; l'antiquaire Frank C.Higgins, par achat au prix de 71 300 $ le 14 janvier 1977; le professeur Robert Martin et le designer Pierre OUier, par achat au prix de 95000 $ le 1er novembre 1978; l'entrepreneur en construction Andrew Northen, par achat le 2 mai 1986 au prix de 275000 $; le pilote John Charles Hudson Rykert (pour 88,7 p.cent) et Zeta Psi McGill Mémorial Chapter Housc Inc.(pour 11,3 p.cent) par achat au prix de 575000 $ le 21 juillet 1987; et enfin Rykert seul par rachat de la part de Zeta Psi au prix de 65000 $ le 15 août 1989.La maison La maison lames Harper doit son nom au marchand de porc lames Harper.Elle se trouve au 481, rue Prince-Arthur Ouest.Dessinée par les architectes David Robertson Brown, D.Norman MacVicar et I.C.A.Heriot, elle fut construite par le maçon William Olman, le charpentier |ohn Allan et le briqucleur W.Lavers.Selon Le Prix Courant du 17 juin 1897, la maison et l'écurie construite derrière coûtèrent 8000 $.Dans ses dimensions hors tout, la maison Harper mesure 31,3 pieds de largeur sur 69,6 de profondeur et 41 de hauteur au-dessus du niveau de la rue.Il faut savoir cependant que cette maison est formée de quatre corps de bâtiments juxtaposés, de dimensions et de volumes différents.Le premier, situé à l'avant, comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages, dont un sous le toit en pavillon.Ce corps de bâtiment de 36 pieds de profondeur est le plus élevé et occupe la pleine largeur de la maison.D'une profondeur de 16 pieds et légèrement moins large (30,7 pieds) que le premier, le deuxième corps de bâtiment comprend un étage de moins que le précédent, et son toit plat culmine à 22 pieds du sol.Le troisième est de même hauteur que le deuxième et se situe dans le prolongement du mur oriental du deuxième, sauf qu'il est moins large (14,7 pieds), et sa profondeur est de 7,5 pieds.Enfin, le dernier, qui est sûrement postérieur aux autres comme en témoigne l'appareil de la brique, se résume au rez-de-chaussée et mesure 14,7 pieds de largeur, 10,1 de profondeur et 11,5 de hauteur.La propriété comprend un autre bâtiment, un édifice en brique rouge sans aucune imagination architecturale.Adossé à la limite nord du terrain, à l'arrière de la maison, cet édifice comprend un rez-de-chaussée et un étage, et mesure 29,1 pieds de largeur, 21,3 de profondeur et 19,8 de hauteur.Selon /.Cradock Simpson & Co's Real Estate Record de novembre 1897, «une écurie bien équipée a été construite à l'arrière de l'emplacement» (traduction libre de La Presse).Rien ne permet de l'affirmer hors de tout doute, mais l'emplacement du bâtiment et l'absence d'un sous-sol permet de penser qu'il s'agit bien de ce bâtiment de ferme qu'on aurait recyclé sous le «règne» d'Elfriede Borgmann comme propriétaire.Analyse architecturale Comme les architectes ont choisi l'exubérant style «Queen Anne», il leur fallait trouver pour l'ornementation un matériau malléable et harmonisé à la brique rouge pressée qui couvre tous les La lucarne tout près de la souche de la cheminée, du côté est murs de la maison.Ils ont donc recouru à la terre cuite rouge et chamois.Les assises de la maison sont en pierre de taille piquée à jointoiement proéminent et sont couronnées d'une moulure en forme de «quart-de-rond» sculptée dans la pierre.Le toit du premier corps de bâtiment et de la lucarne à pignon située du côté est est en ardoise.L'arête faîtière du toit en pavillon est surmontée de deux majestueux pinacles en fer forgé.La composition de la façade est tout particulièrement intéressante et comprend deux travées.L'entrée principale se trouve dans la travée de droite, insérée dans un portail absolument remarquable.On accède à la porte en chêne massif à panneau vitré arqué par un escalier de sept marches.Le portail est majestueux.De chaque côté de la porte on note d'abord les rondes-bosses formées d'une volute surmontée d'une gerbe de fruits à la base et se terminant en cariatide de la forme de la partie supérieure du corps d'un chérubin portant un instrument de musique (cornet ou flûte de Pan) d'une main et supportant un chapiteau ionique de l'autre.Un entablement en quart-de-rond surplombe la porte et il est surmonté d'un arc en accolade d'inspiration Tudor dont le tympan est orné d'un cartouche indiquant la date de construction.La partie supérieure de l'arc touche à la moulure qui délimite l'étage.La fenêtre à deux vantaux rectangulaire de l'étage s'inscrit dans une croisée aux rebords arrondis et ornée de pierres en terre cuite blanche comme partout ailleurs sur les trois faces principales.À noter également dans cette travée la remarquable descente de gouttière en cuivre dont il ne reste que peu d'exemples à Montréal.La travée de droite rappelle les maisons hollandaises par son couronnement en forme de pignon à redents.Au rez-de-chaussée, l'oriel arqué de 15,5 pieds de largeur sur 3 de profondeur comprend trois fenêtres cintrées, chacune d'elles étant dotée d'une imposte à petits carreaux.Le couronnement de l'oriel est en cuivre.Au premier étage, on note deux fenêtres géminées à deux vantaux.L'imposte en brique au-dessus du linteau en pierre est ornée d'une arabesque.Le coeur du pignon propose un oeil-de-boeuf oval qui éclaire le deuxième étage.Ornementé à la manière d'un cartouche, cet oeil-de-boeuf repose sur deux cornes d'abondance.Le pignon à redents est orné de mini-contreforts triangulaires et de volutes, et il se termine par une niche à arc en plein cintre au fond de laquelle on observe un coquillage.Dans l'élévation latérale du côté est, le fenêtrage est soit arqué, soit rectangulaire.La souche de la très haute cheminée est en brique, mais sa bouche est en pierre.Quant au tympan du pignon de la lucarne, il propose un ornement multilobé en bois.Les fenêtres du mur ouest sont rectangulaires, mais les encadrements sont arrondis et ornés de pierres blanches comme en façade.Quant aux souches de cheminée, elles sont en brique, tout comme leur bouche, où l'appareil de la brique va en s'évasant.Une intéressante clôture en fer forgé s'élève sur la limite du terrain, à une vingtaine de pieds de la maison.Cette grille est fermée par une porte à deux vantaux ornés de tètes de lion à la partie inférieure et de symboles d'abondance à la partie supérieure.Cette grille vaut à elle seule la visite.On observe encore un bain d'oiseaux en fer forgé.Ce bain, qui est cependant en piètre état, repose sur un pied orné de trois cols de cygne émergeant d'une verdure luxuriante.Sa «vocation>\u2022 Comme on l'a dit précédemment, cette maison servit à l'origine de résidence à l'homme d'affaires (et conseiller municipal) lames Harper.Sa vocation fut la même jusqu'à ce qu'elle soit vendue à la confrérie d'étudiants Phi Gamma Delta, de l'Université McGill, en 1957.Elle servît ensuite d'auberge de jeunesse et de temple Hare Krishna avant de recouvrer sa vocation de résidence privée en 1978.Le document de Cradock Simpson révèle que la maison présentait un intérieur riche: entrée, vestibule et grand hall lambrissés de chêne débité en quart de rond, tout comme le manteau de cheminée et la cimaise; salon, salle à dîner et salle à déjeuner en chêne blanc; escalier spacieux et richement ornementé; salle de billard et chambres à coucher au fini émaillé.U aurait donc été intéressant de voir ce qu'il en reste lors d'une visite de l'intérieur qui n'a pas pu se matérialiser.On a cependant pu constater de l'extérieur que la maison comprend d'intéressants vitraux polychromes.Comme le document précité n'en fait pas mention, on peut présumer qu'ils sont postérieurs à la construction.SOURCES: Bureau d'enregistrement de Montréal: tous les documents requis pour établir la chaîne de titres \u2014 Communauté urbaine de Montréal.Service de la planification du territoire: Répertoire d architecture traditJonnelte \u2022 Les résidences, et documents divers \u2014 J.Cradock Simpson & Co s Real Estate Record \u2014 Editions Libre Expression: Guide Montrée/.par Cécile Grenier et Joshua Wolfe \u2014 Ministère des Affaires culturelles: Dossier 25 \u2022 inventaire des bâtiments du Vieux-Montréal.REPÈRES 2 Lomé Crcscent \\ o 0 3 £> o j me Pnnce-Arthur 11 1 Nom : maison lames Harper.Adresse : 481, rue Prince-Arthur Ouest.Métro : station Place-des-Arts.autobus 129 vers le Nord, puis rue Prince-Arthur vers l'ouest.Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Editions La Presse et par les Editions du Méridien, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements Guy Pinard, au 285-7070. A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 28 JUIN 1992 ¦ .\u2022 ->-T' LE CERCLE DES CARAQUINS SCENARISTE PIERRE DUBOIS DESSINATEUR ROBERT RIVARD (c) EDITIONS GLENAT.1991 7 VOUS VOUS RENDEZ COMPTE*] LA SAS&A QP%OtJ A K6TROUVEE ATTACHEE, EVAMOUie ET.,.À MOiTfâ .u-Jï QUt VOULEZ- VOUS, MADAME DUCORDON : IL N'Y A PLUS VENFANCE l C'EST CE QU'ON UT TOUS LES JOURS DANS LES JOURNAUX ET CE QU'ON VO/TÀLA TÉLEQUI pO/TLEURPOURRIR LA TÊTE H FA FiNiRA MAL, Moi F VOUS CPiS! £NRN, il Y A TOUT DE MÊME UNE VUFTfFE DiViNE f F EST TERRiBCE MAIS ilS VONTETE&GNPUNIS H TOP QUAND MEME! ÊTRE AiNSi DECUiOUE TE PAR DES CHIENS // ÇA DEVAIT ARRIVER.PEPU/'S LE TEMPS QUE JE RECLAMAiS.A LA MAiRiE QU'ON FASSE ABATTRE LA MEUTE DE CES ROMANICHELS / QUAND ON PASSAIT DEVANT LEUR ROULOTTE, CES SALES CABOTS ÉTAIENT TOUJOURS A NOUS ABOYER AUX TALONS // J 39 V VE VRAIS DANCERS PUBLICS ,CES (SENS-LA, MÊME S'ilS JURENT A.TOUS LES DIABLES QU'US LES AVAieNT ATTACHES CETTE' NUiT-LA t ESPÈRE QU£ CETTSFO/SIA GENDARMERIE VA REAGIR ET NOUS EN DEBARRASSER AU PLUS TÔTl /T.CL L et ce «bon vieux Charlie |royvrj» par Schulz V J COMMENT AIMERAIS-TU FAIRE UN PETIT TOUR D AUTO?Y A-T-IL UN BALLON GONFLABLE EN ARRIÈRE?ATTENTION IL Y A UN ÉCUREUIL SUR LA ROUTE! RALENTIS! IL Y A UN CHAT AU TOURNANT! ATTENTION AU LIÈVRE! ¦ ^^^^ A PLUS JAMAIS! DORÉNAVANT.JE RESTE À LA MAISON! S-31 JE VE;UX JUSTE MÉTENDRE ICI OU JE NE BLESSERAI PERSONNE ET OU PERSONNE NE ME BLESSERA ¦ PHIIs © MÈNE par Jerry Scott ALLEZ.ALLEZ.PHILOMEME C'EST IE JOUR DE MON ALLOCATION ET JE DOIS DIRE QUE J'AI ÉTÉ UNE BONNE HUEI J'AI FAIT PRESQUE TOUT CE QUE J'AVAIS A FAIRE.JE N'AI PAS CAUSÉ DE TROUBLE.AlORS.| 7 JE REGRETTE.IpASDE BONUS AlORS TU VEUX QUE JE REVIENNE A CE QUE J'ÉTAIS AVANT.C'EST ÇA QUE TU VEUX DIRE.« A sa F* GAMUTS MISÈRE! J'AI TOUJOURS LES YEUX FERMÉS DANS MES PHOTOS.PRENDS-EN D'AUTRES! 143> V ON SERAIT PEUT-ÊTRE MIEUX D'OUBLIER ÇAI NON! NON! ENCORE UNE! ENCORE UNE! PRÊTE?5JL ¦ .-, JE SUIS DEPRIMEE PARCE QUE JE NE VEUX PAS ALU H AU CAMP CET ÉTÉ «EUE ÉTAIT EN PROIE À LA MÉIANCOUEQUI ACCOMPAGNE IES ADIEUX DEFINITIFS.» ra C ' É EST DE «MADAME BOVARY» 11 JE DEVRAIS L'APPELER.j'espère que jon VA me secourir.EVEMUBUMEN1 S v «#22 7 FRANK et MATHUSALEM, DIS-NOUS LE SECRET DE LA LONGÉVITÉ.e o J'ATTENDS UN CANDIDAT AU / POSTE DE PREMIER MINISTRE POUR QUI JE ; POURRAIS VOTER.4-'3 LA CONSTITUTION S'OCCUPE DES CHEQUES ET DES BALANCES OUI LAISSENT NOTRE GOUVERNEMENT LIBRE DE SES MOUVEMENTS CANOIOE DERNIÈREMENT.CEPENDANT.Il SEMBLE QU'ON AIT MIS PLUS D'EMPHASE SUR LES CHÈQUES * .=1 ET MOINS SUR LES BALANCES D MA RM A DUKE M ARM A DUKE « _ ni < ifiMBBi\u2014 - «Il est devenu camelot.» «Ço devrait être amusant.Vas-y Marmaduke.coursl» «Il va chercher los journaux choz les voisins et il los apporta ici.» lui UT vo AVENIR \u2022 -.- .\u2022 ».«~ «TU FERAIS MIEUX DE ME CROIRE! ET CESSE DE RIRE.C'EST MOI LE MAITRE DE LA MAISON?! .Tu peux t attendre à qut'lque chose On vient do lui prédire un stouk pour qincr \u2022 V «04* \u2022 Jo no (xtnse pas quo monsieur Soucy Aime que tu l accompagnes > OBJETS PERDUS ^2 t \u2022NllMMI««ut «Crois-moi.quand on trouvora ton maîtro, tu soras le premier a le savoir.» -, i A- m
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