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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-09-16, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED116 SEPTEMBRE 1992 Les sondages ne permettent pas de faire des prédictions De nombreux sondages seront publiés durant la campagne référendaire.Pour aider ses lecteurs à s'y retrouver, La Presse publiera régulièrement d'ici le 26 octobre des analyses faisant ressortir les grandes tendances indiquées par ces enquêtes d'opinion publique.LOUIS FALARDEAU SOAIDAG Les sondages nous fournissent une foule de renseignements intéressants pour peu qu'on ne leur demande pas de nous donner ce qu'ils n'ont pas.C'est ainsi que les sondages ne sont pas des instruments de prédiction.On ferait donc erreur en disant que les trois derniers qui ont été publiés nous annoncent une victoire du NON au référendum du 26 octobre.II s'agit plutôt d'instruments de mesure qui nous indiquent avec beaucoup de précision quelle est l'opinion d'un ensemble de personnes au moment où ils sont réalisés.Le Gallup d'aujourd'hui nous apprend que le NON l'aurait sans NON pour que le résultat soit plutôt une égalité.On peut accorder moins d'importance à la marge d'erreur lorsqu'une série de sondages donnent des résultats semblables, permettant ainsi de dégager une tendance.C'est un peu le cas ici puisque les trois derniers sondages donnent l'avance au NON, par des marges variant de quatre à 17 points.Encore que les deux sondages précédents, menés dans l'ensemble du pays par des maisons de Toronto, donnaient le OUI en avance au Québec par quatre et 1 1 points.Ces différences étonnantes n'ont pas été expliquées jusqu'à maintenant, mais il faut noter qu'Angus Reid et Envi-ronics recensent presque deux fois moins d*« indécis» que CROP, SOM et Léger & Léger et un peu moins que Gallup.L'expérience ayant prouvé que ceux qui ne se prononcent pas sont plus fédéralistes que souverainistes, on pourrait hâtivement conclure que la clé de l'énigme est là.Mais il faut aussi noter que les deux sondages « favora- LES SONDAGES DEPUIS L'ENTENTE D'OTTAWA \tQuebec\t\t \tOui\tNon\tIndécis CROP, (24 août)\t30%\t37%\t33 % CROP, (25-28 août)\t37%\t41 %\t22 % ANGUS REID, (25-31 août)\t49%\t38%\t13% ENVIRONICS.(28 SOÛt-1\" sept.)\t43%\t39%\t18% SOM, (2-6 septembre)\t34%\t39%\t27% LÉGER & LÉGER, (8 et 9 sept.)\t30,5 %\t41 %\t28,5 % GALLUP, (10 au 14 septembre)\t31 %\t48%\t21 % doute emporté au Québec si le référendum avait eu lieu entre le 10 et le 14 septembre, période au cours de laquelle les 253 répondants ont été interrogés.«Sans doute», parce que chaque sondage souffre d'une marge d'erreur et parce que 21 p.cent de ces répondants n'ont pas dit s'ils voteraient OUI ou NON.La marge d'erreur, qui varie selon l'importance de l'échantillon, est cette fois très élevée à 6,2 p.cent.C'est donc dire que le résultat obtenu de 48 p.cent pour le NON contre 31 p.cent pour le OUI pourrait aussi être de 42 p.cent pour le NON contre 37 p.cent pour le OUI.L'écart \u2014 cinq points \u2014 devient bien mince compte tenu qu'il n'y à même pas 80 p.cent des répondants qui ont indiqué leur intention de vote.Les indécis Les journalistes, au grand dam des scientifiques, répartissent allègrement les «indécis» au prorata des «votants» pour obtenir des données comparables à ce que sera le résultat réel.Mais il s'agit d'un exercice présomptueux.Car le groupe des «indécis» est formé d'un ensemble de personnes qu'il est périlleux de vouloir répartir de quelque façon que ce soit.Il comprend des gens qui ne se sont pas encore fait d'opinion, mais aussi des personnes discrètes qui savent très bien comment elles voteront, mais ne le diront jamais aux sondeurs.Il y a enfin parmi eux une bonne proportion des 10 à 25 p.cent d'électeurs qui ne voteront tout simplement pas.(Un certain nombre de ceux qui indiquent leur intention de vote ne voteront pas non plus, ce qui complique encore les choses.) L'avance d'au moins cinq points du NON \u2014 mais peut-être aussi de 29 si l'erreur jouait en sens contraire \u2014 constatée par le Gallup est donc moins forte qu'elle paraît puisqu'il suffirait que les «indécis» aillent sensiblement plus vers le OUI que vers le bles» au OUI \u2014 et le Gallup \u2014 comptent moins de répondants au Québec et souffrent donc d'une marge d'erreur plus grande.Et on peut s'étonner qu'Angus Reid, qui donne une avance de 11 points au OUI, n'ait trouvé que 13 p.cent d'indécis entre le 25 et le 31 août! Ces deux sondages ont aussi été faits alors qu'on savait davantage qu'il y avait une entente que ce qu'elle contenait vraiment.Les trois derniers, SOM, Léger & Léger et Gallup, ont au contraire été administrés au cours d'une période \u2014 du 2 au 14 septembre \u2014 où presque toutes les informations publiées étaient défavorables au camp du OUI: division chez les libéraux, cafouillage au sujet du contenu de l'entente, etc.Cela nous ramène à notre point de départ.Les sondages ne permettent pas de faire des prédictions car l'opinion évolue.Les événements des dernières semaines ont de toute évidence grossi le camp du NON aux dépens du camp du OUI.Une opinion fragile On a constaté que l'opinion variait peu lors de la campagne qui précède une élection.Les gens ont eu plusieurs années pour se faire une idée et à moins d'un changement majeur \u2014 nouveau chef, découverte d'un scandale important \u2014 ils seront peu nombreux à en changer quand viendra le temps de voter.Ce raisonnement s'appliquait aussi au référendum de 80 car la plupart des électeurs avaient depuis longtemps choisi leur camp.C'est différent cette fois-ci.Le choix se fait sur une entente qui date de quelques semaines et dont le texte final ne sera connu que trois semaines avant le scrutin.L'opinion de beaucoup d'électeurs est donc fragile et pourra changer dans un sens ou dans l'autre d'ici au scrutin.Les prochains sondages nous promettent une lecture intéressante.Les libéraux pour le NON veulent battre les offres et rétablir le rapport Allaire Le PLQ réclame la démission de Mario Dumont GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC attre les offres fédérales au référendum du 26 octobre et rétablir le rapport Allaire, même si l'effort doit coûter la tète de Robert Bourassa.Telle est la double mission à laquelle s'attaquera désormais le «Réseau des libéraux pour le NON », concentré principalement autour de l'avocat lean Allaire, ex-président de la commission juridique du Parti libéral du Québec, et du jeune leader Mario Dumont, qui prendra une part active à la campagne en dépit des pressions énormes exercées sur lui par le premier ministre Robert Bourassa de même que par plusieurs ministres et membres de l'exécutif du parti pour qu'il se taise.Le référendum est pour eux une étape après laquelle il faudra réhabiliter le rapport Allaire, le programme constitutionnel du parti, «pour recréer le consensus et le rapport de force qui ont été détruits au Québec», jugent-ils.Le président du PLQ, Jean-Pierre Roy, a vivement réagi en réclamant de Mario Dumont qu'il démissionne de son poste de président de la commission jeunesse, et donc de l'exécutif du parti.M.Roy, qui a également dit de Me Allaire qu'il allait «un peu loin», a indiqué à la station de radio CKAC qu'il demanderait une rencontre à M.Dumont.«{e n'ai pas été élu (à la tête de la commission jeunesse du PLQ) pour me taire», a indiqué le président de la Commission jeunesse qui, au cours des sept prochaines semaines, travaillera à partir d'un bureau mis à sa disposition par le «Réseau des libéraux du NON».Ce qui signifie qu'il ne mettra plus les pieds au Secrétariat général du parti, rue Saint-Denis, où l'atmosphère est devenu irrespirable, a-t-il affirmé à La Presse.L'engagement officiel de Mario Dumont dans le camp du NON, pour combattre «une entente dommageable pour le Québec» \u2014 dixit Jean Allaire \u2014 a un effet plus dévastateur qu'on ne veut bien le reconnaître dans la formation de Robert Bourassa, dont le Secrétariat vient de perdre quatre permanents sur neuf, chez les jeunes libéraux.Ces salariés, deux à Québec et deux à Montréal, ont remis leur démission parce qu'ils n'acceptent pas de travailler pour vendre ces offres auxquelles ils ne croient pas.Bien qu'acceptant de contribuer à l'organisation de la campagne pour le OUI, quatre des cinq jeunes permanents qui restent ont demandé à ne pas être utilisés à la mobilisation de jeunes, a in- Jean Allaire (à droite) et Mario Dumont ont uni leurs forces, hier, sont contre l'entente.C'est vrai, il y a des comtés orphelins», précise M.Rochette.diqué Mario Dumont à La Presse.Ce qu'un démissionnaire a confirmé.«l'ai démissionné comme représentant régional dans l'est de Montréal, comme coordonnâtes adjoint de la campagne référendaire et comme membre de l'exécutif de la commission jeunesse.)e ne peux continuer à travailler auprès d'un parti oui a fait un virage à 180 degrés, je ne peux toucher un salaire et travailler contre leur option», a confié à La Presse Michel Rochette, qui conserve néanmoins sa carte de membre.M.Rochette de même que sept autres membres de l'exécutif de la commission jeunesse qui ont manifesté leur appui à Mario Dumont, hier, lors de la conférence de presse à laquelle il participait à Québec, ont tous signifié que la presque totalité des 39 membres de l'exécutif des jeunes appuyaient la démarche de leur président et qu'une majorité d'entre eux allait s'impliquer activement dans la lutte pour faire rejeter les offres fédérales.«11 y va de notre avenir à nous», ont-ils expliqué.Selon MM.Dumont et Rochette, le camp du OUI n'arrive même pas à former une organisation référendaire dans certaines circonscriptions.«Dans l'est de Montréal, le camp du OUI a beaucoup de mal à trouver des combattants.Je connais un comté en particulier où les gens en place Appel aux libéraux Qualifiant une fois de plus l'entente d*« inacceptable et de dommageable pour le Québec», Jean Allaire a affirmé qu'il la combattra sur toutes les tribunes qu'on voudra mettre à sa disposition.Flanqué de l'ex-président de la commission d'animation et d'organisation.Me Philippe Garceau, de la secrétaire de la commission politique, Lucie Granger, du député libéral indépendant de Drummond, Jean-Guy Saint-Roch, et de Mario Dumont, Me Allaire a invité les éléments les plus prometteurs du PLQ qui sont opposés à l'entente à ne pas quitter les rangs, ni à s'aliéner inutilement les autres militants.Mais il leur ouvre la porte toute grande pour qu'ils aident le Réseau libéral pour le NON, «discrètement».«Nous interviendrons sur toutes les tribunes qui seront mises à notre disposition et qui nous permettront d'éclairer la population du Québec sur cette entente», a précisé l'avocat montréalais, estimant le coût de sa campagne à près de 200 000$.Celle-ci sera financée bien sûr par le camp du NON.Se défendant de faire du recrutement ou de tenir des assemblées partisanes, l'ex-président de la commission juridique a ajouté: « Nous écrirons des articles, parti- sous le parapluie du NON.PH0T0PC ciperons à des lignes ouvertes, prononcerons des conférences pour transmettre tous les faits qui nous conduisent à rejeter cette entente.» S'adressant spécifiquement aux militants libéraux inconfortables avec l'entente, M.Allaire leur dit qu'ils «ont le droit d'exprimer leur opinion et de voter contre ces offres».«Dans le secret de l'isoloir, en votant NON, vous jouerez un rôle aussi important que nous tous qui auront pris position publiquement!» «Nous disons aux libéraux dans les cabinets ministériels, à la permanence du parti, qui travaillent sans enthousiasme pour le camp du OUI: votez selon votre conscience, selon vos convictions!» \u2014 Êtes-vous conscient que celte démarche peut coûter la téte du premier ministre Bourassa?a-t-on demandé.\u2014 |e ne sais pas.Je n'ai pas de boule de cristal.Je n'ai pas l'intention de l'abattre, de le provoquer, de l'affronter.Nous voulons nous opposer à l'entente et expliquer \"pourquoi elle n'est pas bonne, a répondu Me Allaire.Quant à l'image du parti, qui pourrait en ressortir ternie, les discidents se disent que « le PLQ a été un grand parti et ce n'est pas parce qu'il fait une erreur \u2014 et nous pensons qu'il fait une grave erreur \u2014 qu'il doit disparaître.Un congrès n'est pas tout dans la vie d'un parti».Le Sénat adopte la question réf érendai À contrecoeur, les sénateurs libéraux appuient l'entente constitutionnelle Presse Canadienne OTTAWA mmWLêM onstre», «échec abso-%%BwH lu», «gains sans valeur».Malgré ces critiques sévères, la majorité des sénateurs libéraux ont décidé de suivre leur chef et d'appuyer l'entente constitutionnelle conclue le 28 août à Charlottetown.Résultat: la Chambre haute a adopté la question référendaire fédérale hier soir avec l'appui de 58 sénateurs.L'indépendant Edward Lawson et le libéral Herbert Sparrow se sont opposés tandis que le libéral John Stewart s'est abstenu.Le plus étonnant fut le vote positif de sénateurs libéraux qui, lors de leur discours, s'étaient montrés très insatisfaits de l'entente survenue entre les premiers ministres, les représentants des territoires et les leaders autochtones.«Ce document peut constituer un bon tremplin vers un accord acceptable mais il peut aussi donner naissance à un monstre», a déclaré le sénateur indépendant Michael Pitfield, ancien conseiller de Pierre Elliott Trudeau et ex-greffier du Conseil privé.Malgré tout, a-t-il expliqué aux Michael Pitfield journalistes, il appuiera «cet embryon d'entente» lors du référendum du 26 octobre prochain afin que les discussions se poursuivent pour aboutir à un accord acceptable.À son avis, on ne peut pas parler d'accord pour le moment car trop de points restent à négocier.«Les progrès réalisés sont si peu importants qu'ils n'ont pratiquement aucune valeur», a indiqué le sénateur et stratège Michael Kirby.Particulièrement critique face au nouveau Sénat et au transfert de la formation de la main-d'oeuvre aux provinces, il a ajouté que «l'entente garantira un niveau de malheur égal pour tous les citoyens».Mais lui aussi votera OUI le 26 octobre prochain.M.Lawson craint pour sa part de voir le «Sénat émasculé».11 s'est opposé à la question référendaire mais n'a pas dit ce qu'il ferait le 26 octobre.Quant à Louis Robichaud, il croit que le futur Parlement sera un «monstre» mais il votera OUI «parce qu'un NON serait désastreux pour le pays».«L'entente de Charlottetown représente un échec absolu.Absolu est peut-être un peu fort, mais c'est un échec», a ajouté le sénateur Jack Austin, en parlant de la réforme du Sénat, une institution qui ne jouera plus son rôle de contre-poids, croit-il.11 a averti qu'il n'appuierait l'entente qu'à certaines conditions, en particulier une promesse du premier ministre de répondre aux questions soulevées et de clore le dossier constitUiionnel pour au moins cinq ans.Son collègue John Stewart se dit incapable de voir le Sénat se transformer en «une nuisance dispendieuse».Il a préféré s'abstenir car un NON serait vu com- me un rejet du Québec et des autochtones, a-t-il dit.M.Herbert Sparrow a été le seul liberal à briser les rangs.«Dites-moi ce que le Québec a cédé ou ce que l'Ontario a cédé?Rien, alors que l'Ouest a cédé un Sénat efficace.Quant au Parti liberal, au Parti conservateur et au Nouveau Parti démocratique, ils ont trahi l'Ouest», a-t-il dit sans ambages.L'ancien ministre Pierre de Bané a appuyé la formule référendaire mais a refusé de dire ce qu'il ferait le 26 octobre.Certains sénateurs libéraux ont tenu à se réjouir publiquement de l'entente de Charlottetown, en particulier M.Richard Stanbury, Mme Joyce Fairbairn et M.Philippe Gigantès.Ces derniers ont même promis de faire campagne pour le OUI.Plusieurs autres étaient relativement satisfaits mais, comme plusieurs conservateurs, ils ont souligné leur doute face a la future réforme du Sénat.Le vote du Sénat ouvre la voie à l'émission des brefs référendaires et au lancement officiel de la campagne.Les brefs doivent être émis au plus tard samedi.Un cahier à ne pas manquer samedi dans B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED116 SEPTEMBRE 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Deslardlns éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Seule l'opinion publique mondiale pourra sauver la Somalie L| horreur absolue.La famine et la mort en partage dans un pays inexistant, aux frontières de l'oubli et de l'indifférence, avec le néant comme avenir.Plus encore que l'ex-Yougoslavie, la Somalie est la quintessence de l'absurde.Et de la désespérance.A elles seules, la sécheresse et la misère qui en résulte auraient normalement suffi, depuis longtemps, à propulser la Somalie au premier rang des préoccupations humanitaires de toutes les grandes puissances.Comme, avant elle, les pays du Sahel victimes de la désertification.Mais d'autres circonstances aggravantes ont emoèché \u2014 et empêchent encore \u2014 les sept millions et demi de Somaliens d'entrevoir pour bientôt un commencement de debut de solution à leur problème de survie.Sur le plan intérieur, la Somalie a en effet, à toutes fins utiles, cessé d'exister comme entité politique.Sans gouvernement démocratique et privée de toute autorité politique ou militaire susceptible de la représenter sur la scène internationale, sa capitale, Mogadiscio, est totalement livrée au pillage et aux affrontements entre bandes armées.En fait, tout le pays est devenu une sorte de far-west totalement soumis à la terreur et à la loi du plus fort.Un contexte qui réduit singulièrement l'efficacité des opérations de secours lancées par les grandes organisations humanitaires internationales.Totalement livrée à l'anarchie, la Somalie est également victime de son insignifiance stratégique sur la scène internationale.Contrairement à l'ex-Yougoslavie, dont les désordres internes constituent un baril de poudre au coeur même de l'Europe, ce territoire africain n'a même pas la chance de constituer un enjeu géopolitique susceptible de préoccuper les autres gouvernements.Un pays du bout du monde ne suscitant même pas la convoitise de ses voisins qui pourraient n'en faire qu'une bouchée.Sans que l'équilibre politique de l'Afrique n'en soit le moindrement affecté.Sans pétrole ni autre ressource naturelle, c'est devenu l'arrière-cour de la planète où les grandes puissances donnent l'impression d'attendre que les combats et la famine cessent faute de combattants.Ou de survivants.Ne restent, en fait, que des millions d'êtres humains errant à la recherche d'un peu de nourriture.Et de dignité.Sous l'oeil des représentants des organismes humanitaires qui, lorquïls parviennent à surmonter leurs stériles rivalités, consacrent une large part de leurs énergies à se défendre contre les attaques de ceux qu'ils sont venus aider.Ou encore à créer de toutes pieces une logistique des secours que même les premiers bénéficiaires semblent s'acharner à saboter systématiquement.Tous les observateurs sur le terrain s'entendent pour dire que la Somalie constitue, de tous les temps, un des plus sérieux défis à la conscience de l'humanité.Et jamais autant qu'aujourd'hui, cette même humanité n'a parue, à tort, aussi impuis- sante.Car cette apparente impuissance n'est en réalité que la manifestation dune absence totale de volonté d'y faire face.Dans tous les pays civilisés, il est en effet admis que la collectivité a le droit et le devoir d'empêcher un individu de se suicider.Au besoin en le privant momentanément de sa liberté au profit d'une tutelle lui assurant une protection contre lui-même.On voit mal pourquoi le même principe ne s'appliquerait pas dans le cas de millions d'êtres humains emportés dans une spirale de démence et d'auto-destruction.On n'a pourtant pas hésité à invoquer le devoir d'ingérence dans le cas de l'Irak, où le voisinage de l'Iran et le pétrole du Koweït, étaient considérés comme des enjeux majeurs.A qui fera-ton croire qu'avec les moyens dont disposent aujourd'hui les grandes puissances, on ne saurait mettre à la raison quelques factions rivales qui empêchent l'organisation de secours en Somalie?Ne serait-ce qu'en plaçant momentanément ce territoire sous tutelle directe des Nations-Unies en attendant que les premiers intéressés, la tète froide et le ventre plein, soient en mesure de reprendre en mains leur destin.Mais pour en venir à cette solution radicale qui s'impose, il faudra que l'opinion publique mondiale fasse admettre à ses dirigeants que la vie de millions de personnes est aussi importante que quelques barils de pétrole.Et ça, ce n'est pas demain la veille.Pierre gravel Les dérapages du Oui La Presse dévoilait hier le contenu d'une correspondance entre les premiers ministres Mulroney et Bourassa où l'on décelait des tiraillements, tant sur la portée exacte du partage des pouvoirs prévu dans l'entente que sur l'échéancier des négociations devant mener au transfert de ces pouvoirs.Ces lettres ne permettaient pas de conclure que le torchon brûle entre les deux gouvernements.Leurs désaccords étaient en effet mineurs et se sont depuis résorbés, comme en fait foi une lettre que M.Mulroney a fait parvenir hier à son homologue québécois.Ce qui est significatif, ce n'est pas la discorde, mais la désorganisation.Tant que les deux pilliers du camp du Oui au Québec, les gouvernements signataires de l'entente, n'arrivent pas a ajuster leurs flûtes, ils peuvent difficilement démarrer une campagne cohérente.On pouvait certes prévoir que les partisans de l'entente seraient dans une position inconfortable dans les premières phases de la campagne référendaire.D'abord parce qu'il est toujours plus difficile de défendre un projet technique que de le critiquer, qu'on pense a Maastricht ou au libre-échange.Ce l'est encore davantage parce que le projet d'entente, résultat de marchandages de dernière minute, est sujet à d'incessants changements et vulnerable aux querelles d'interprétation.C'est surtout vrai pour la question centrale du partage des pouvoirs.Une fois que la panhue artificielle autour de la société distincte se sera résorbée, c'est cette question des pouvoirs qui sera au coeur du débat.Et, pourtant, c'est là dessus qu'on en sait le moins, sinon la liste des douze champs de compétence.Jusqu'ici, le débat s'est attaché aux aspects légaux de ces transferts, a défini ce qui est «justiciable», ce qui est ¦ constitutionna-lise ».Mais jamais personne n'a expliqué aux Québécois ce que ces transferts de pouvoirs donneront, en termes de fonds publics, de fonctionnaires, de programmes, de pouvoir.C'est pour cette raison qu'il est urgent que les gouvernements se rencontrent, comme le demande le premier ministre Bourassa, pour amorcer rapidement les premières étapes des négociations.Pour qu'on sache enfin de quoi on parle.Ce processus soulève des problèmes politiques.Des négociations rapides seraient une bénédiction pour M.Bourassa.S'il peut, dans les semaines qui viennent, rendre publiques les grandes lignes de certaines ententes, il pourra à la fois illustrer les gains réalisés par le Québec et montrer que ce genre de négociations ne sont ni interminables, ni sans issue.Cela changerait la face de la campagne référendaire.Mais les choses ne sont pas si simples pour Brian Mulroney.L'annonce de gains pour le Québec peut incommoder ailleurs au Canada.C'est sans doute ce qui l'amène à préférer que les transferts de pouvoir soient négociés après la signature de l'entente.Certains Québécois y verront une manoeuvre pour éviter d'avoir a tenir promesse.Cette théorie du complot ne cadre absolument pas avec la feuille de route et la personnalité de M.Mulroney.Il faut plutôt y voir une expression du double langage inghérent â l'entente: attendre que Clyde Wells ait apposé sa signature avant de reveler trop crûment les gains du Québec.Au delà des intérêts politiques de chacun, l'intérêt public, lui, commande que les Québécois puissent savoir le plus rapidement possible quelle est la portée réelle de l'entente.Tant que les électeurs seront tenus dans l'ignorance, le camp du Oui ne peut que s'enliser.Alain dubuc Quel Naftagate?Le magazine Maclean's vient de publier sur quatre pages des extraits d'une conférence téléphonique entre différents conseillers politiques de ministres fédéraux sur la stratégie a adopter pour vendre l'Accord de libre-échange nord-américain aux Canadiens.On y apprend que les conservateurs ont réussi a identifier le premier ministre ontarien, Bob Rae, le président du Congrès du travail du Canada, Bob White, et la présidente du Conseil des Canadiens, Maude Barlowe, comme chefs de file de l'opposition à l'accord, ce que tout le monde sait depuis belle lurette.On y apprend aussi qu'un sondage confidentiel estime à 45 pour cent l'appui pour le libre-échange en général et pour l'accord avec le Mexique en particulier.Ça c'est du nouveau.Bob White est monté sur ses grands chevaux pour dénoncer ces «enregistrements secrets» et cette «chasse aux sorcières digne de McCarthy*.Il semble régner une confusion dans son esprit quant a la difference entre une conversation privée et une déclaration officielle.On peut se demander ce que Bob White, Herb Grey et Dave Barrett se disent en privé au sujet du libre-échange, de Brian Mulroney et de Michael Wilson quand on sait qu'en public ils n'hésitent pas à parler d'«abdication canadienne», d-insulte» et de «vente de la souveraineté économique».Le ton des stratèges conservateurs - tantôt méprisant, tantôt exaspère - au sujet de l'opposition au libre-échange date peut-être d'il y a quatre ans quand «la gauche lunatique» et l'intelligentsia torontoise se sont surpassées en exagérations, faussetés et idioties pures et simples.Prétf érlc WACNlÈRl dOQË A MOSCOU, Bi\u20acAÎ70rLf ça c'egr m coupDt/.:,'\u2022«\u2022\u2022\u2022.blanc ou ivoire prix cour, jusqu'à 17.98S le m 50% de rabais blanc ou ivoire prix cour.9.98$ le m maintenant 4.99S le m \u2022 blanc ou ivoire \u2022 longueurs de 45 \"ou 64\" de rabais de rabais JABRIGVILLF.R ¦ » - »» .LE PLUS GRAND OlSTRlBUfEUR OE TISSUS l T T ENTuRt S AU CANADA ' .140 MAGASINS A TRAVERS LE CANADA MEILLEURE QUALITÉ - MEILLEURS PRIX t^'jison 3f mj^qoeû tvpjcf louv'es Jic'ei sont pj* J.spo^C t% ajns «ow% >t * \"M^ym \u2022 RUE SHERBROOKE 7275.rue Sherbrooke Est 493-6666 \u2022 STE Catherine 354 St* Catherine Ouf si.Monireal (Quebec) H3B 1A1 .866-1821 \u2022 LAURENTiEN 1240 bûul Laufenhen Si Laurent (Quebec) M4R 1J8 334-0910 \u2022 SCVERLEO 644A avenue SomerierJ N F D-lQuebeci M4V 1S4 483-2685 \u2022 DOLLARO DES ORMEAUX 2050 St Regis Doiia'd des Ormeaui (Québec» ,h9p IH6 683-4550 \u2022 rue BE AUMCNT 11*8 rue Beaumont Montreal (Quebec) H3P 3E0 737-4755 \u2022 lASALLE 7803 bout Ne*nran LaSane(Quebec) H8N1X7 365-8045 ?\u2022TaschERFau 60S boui JaschereauGreenfieldParh iQuebeci J4V2M8 672-6884 \u2022 CmOMEOÉv 1205 boui Labeiie Chomedey L.wai H7V 2V5 688-1039 \u2022 \"DE la CONCORDE l9S0.boui deiaConcocde Duvemay iQuebeci H7G4P5 662-1880 \u2022 »»854 jEAN TAlON est s^ Leonard 899-0060 pour LE GRAND SPECTACLE D'OUVERTURE DES FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL AU FORUM, LE VENDREDI 2 OCTOBRE À19H duMaurier Ltée Présente > % \u2022 A M l MOVTMAl *^ /'\" ^* AVEC Robert Charlebois, Michel Rivard, Claude Dubois, Richard Séguin, Jean-Pierre Ferland, Dominique Michel, Kate & Anna McGarrSgle, ' lue De Larochellière, Pierre Flynn, Louise Forestier, Dan Bigras, Éric Chardon, Gino Vannelli et Nanette Workman Tous les jours, jusqu'au 18 septembre 1992.nous publierons les noms de 15 abonnes, ceux-ci gagneront automatiquement deux billets pour assister au spectacle.abonnés Nos fidèle^ ont des avantages 1 i Abonnez-vous dès maintenant Pre 3 duMourér Iv* 03 ' .2*.B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED116 SEPTEMBRE 1992 On entre ici pour s'en sortir.La liberté, tous nous y aspirons, nous en rêvons, nous y avons droit.Mais les obstacles pour l'atteindre sont nombreux, particulièrement pour les plus démunis de notre société.Ces femmes qui fuient un homme violent ou une famille désorganisée, qui viennent manger et dormir convenablement ou pleurer sans se faire juger, qui viennent chercher conseil et réconfort ou retrouver un équilibre physique et mental, elles ont besoin d'un milieu chaleureux et compréhensif.Le Chaînon les accueille sans poser de questions et les accompagne dans leur démarche de réorganisation.Le bilan des réalisations du Chaînon depuis 1932 est impressionnant : plus de 3 000 000 de repas servis et au-delà de 1 000 000 de couchers offerts.Si l'Association d'Entraide Le Chaînon a réussi à survivre depuis 60 ans, c'est grâce à l'extraordinaire mobilisation de talents et de ressources au profit de cette œuvre.Le Chaînon a toujours géré ses opérations sans l'aide de subventions gouvernementales, préférant faire appel à la générosité de fournisseurs et de travailleurs bénévoles et en comptant sur l'appui de la population.Cette année encore, Le Chaînon tend la main.Il n'y a pas de petit don pour Le Chaînon.Chaque dollar compte et c'est en mettant en commun l'apport de milliers de personnes que Von pourra continuera venir en aide à celles qui en ont le plus besoin.Le Chaînon, c est aussi la liberté Depuis 60 an s Appuyer Le Chaînon, c'est aussi croire en la liberté.te Chaînon remercie de tout coeur votre journal pour cet espace gratuit.Oui, moi aussi, je veux aider les femmes du Chaînon.Merci aux commanditaires qui défraient tous les coûts reliés à notre 60e anniversaire.mm Am Yvon Deschomps et Judi Richords ¦ y I i Voici ma contribution de : l I l I l l I l l l Nom Rue : Ville Prénom Code postal : Veuillez m'envoyer un reçu pour usage fiscal Oui Non ?Postez à: 4373, de l'Esplanade, Montréal H2W 1T2 Tél.: 845-0151 Les nouvelles pièces de monnaie font le bonheur des collectionneurs, petits et grands ! PHOTO Pmso Cirudicnno Aussitôt émises, les pièces commémoratives disparaissent.Presse Canadienne OTTAWA ¦ La popularité des pièces de monnaie spéciales émises pour le 125e anniversaire de la Confédération est telle qu'on n'en trouve pratiquement aucune en circulation.La société de la Couronne a distribué 66 millions de pièces commémoratives de 25 cents et 12 millions de pièces spéciales d'un dollar, a indiqué hier un fonctionnaire de l'Hôtel de la Monnaie.Mais peu sont restées en circulation: dès qu'ils mettent la main dessus, les gens s'en emparent et les gardent chez eux, a expliqué M.Murray Church, directeur des communications et de la recherche pour la Monnaie royale canadienne.«Tout le monde est un peu un collectionneur de monnaie dans l'âme», commentait M.Church.11 ajoutait qu'à la Monnaie royale, on croit que ce sont les caissiers, qui sont parmi les premiers à y avoir accès, qui ont accumulé le plus de pièces spéciales.La Monnaie frappe 12 pièces de 25 cents, une pour chaque province et territoire, et les met en circulation au rythme d'une par mois.Au lieu du traditionnel caribou, c'est une scène typique de la province ou du territoire représenté qui apparaît au dos de la pièce.Le premier 25 cents, émis en janvier, illustre le pont couvert de Hartland, représentant le Nou-veau-Brunswick.La plus récente pièce, dévoilée la semaine dernière en l'honneur de la Nouvelle-Ecosse, porte l'empreinte du célèbre phare de Peggy's Cove.La Monnaie royale n'avait pas prévu que plus de 30 p.cent de cet'e nouvelle émission serait accaparée par les collectionneurs.Elle envisage maintenant de frapper davantage de pièces.Il écrase son chien en reculant et son chat en avançant ! Agence France-Presse LONDRES ¦ Un automobiliste britannique a joué d'une incroyable malchance en écrasant l'un après l'autre son chat et son chien en l'espace d'une minute, lors d'une manoeuvre malheureuse.Steve Partridge, 35 ans, quittait samedi son domicile de Sher-bourne pour aller jouer au football.Dans sa hâte, il n'a pas re- marqué son terrier Jacko, tapi derrière la voiture et lui a roulé dessus en marche arrière.Sentant le choc, et aux cris de sa femme et de son fils, témoins de la scène, l'homme a fait immédiatement marche avant.pour écraser l'infortuné Chivers, le chat de la famille, tué sur le coup.«Cette journée a été un vrai cauchemar», a déclaré Steve Partridge, dont l'équipe amateur a par ailleurs dû «joncéder un match nul, un but partout.Et un tas d'autres gens l'attrapent aussi! t Ce n'est pas étonnant.La fièvre des points frappe fort à la Banque Nationale, la seule banque où l'on peut obtenir des Multi«points.Et la seule banque où l'on peut attraper la fièvre.des points! BANQUE NATIONALE PASSER À LA BANQUE N'A JAMAIS ÉTÉ AUSSI EXCITANT! 1 WB/(futâf>o&& ÎÏÏL DES MULThPOINTS.OÙ ÇA?CHEZ LES PARTENAIRES SUIVANTS: W 9 Vidéotron CFTfïl CKAC73AM tfWOW tautti f» 4 9 »»v LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCRED116 SEPTEMBRE 1992 B9 Le pain « spatial » est cuit, mais on est loin de la baguette parisienne ! CAROLE THIBAUPEAU_ ¦ Annick Tremblay, de La Plaine, et Isobel Lowden, de Pin-court, voient se réaliser cette semaine un projet qu'elles ont conçu il y a huit ans: la cuisson de pain dans l'espace.L'expérience a eu lieu lundi, à bord de la navette spatiale Endeavour, de la mission STS-47, aussi nommée Spacelab I, actuellement en orbite à 302 kilomètres au-dessus de la croûte.terrestre.Loin encore de la baguette parisienne ou du pain de ménage, le Ï>remier pain de l'espace \u2014 s'il a evé! \u2014 fait neuf centimètres de lon^ par 3,8 cm de diamètre.On croit qu'il n'a pas de croûte et on ne sait pas encore s'il est mangeable.L'apesanteur déboussole les têtards nés à bord de la navette Endeavour d'après UPI CAP CANAVERAL.Floride ¦ Les têtards nés à bord de la navette Endeavour manifestaient hier un comportement clairement anormal, nageant en rond ou se précipitant ici et là, de toute évidence fort affectés par l'apesanteur.Contrairement à des oeufs de grenouille africaine qui ont été fertilisés à bord dimanche, les têtards étudiés hier étaient éclos d'oeufs fertilisés sur terre avant le départ de la navette, samedi.Une demi-douzaine de têtards ont succombé, et les spécialistes soupçonnent que l'absence de gravité a joué un rôle dans cette mort prématurée.Mais c'est surtout le comportement des survivants qui les étonne.Le directeur du projet, Kenneth Souza, explique que sur la Terre, les têtards nagent la tête tournée vers le bas, prêts à plonger au moindre signe de danger.A bord de la navette, certains font soudain une culbute, demeurent un instant immobiles, puis se lancent en avant à toute vitesse.«Un comportement tout à fait incohérent que nous ne pouvons expliquer», avoue-t-il.Les oeufs fertilisés dimanche doivent éclore dans le courant de la semaine, et Souza a hâte de déterminer si les nouvelles larves se comporteront de la même façon.Les nombreuses expériences médicales et biologiques prévues se déroulent jusqu'à maintenant sans anicroche, et la NASA songe déjà à prolonger la mission d'une journée, pour donner aux scientifiques l'occasion de recueillir autant de données que possible sur les avantages et les inconvénients de l'apesanteur.Endeavour retournerait ainsi sur terre dimanche au lieu de samedi.\u2022 Cette 50ème mission prévoit en tout 43 expériences, dont 34 seront effectuées au profit du lapon; la participation financière de ce pays se monte à 90 millions de dollars.À bord se trouvent par ailleurs 180 frelons d'Orient qui s'inscrivent dans une expérience israélienne visant à déterminer si ces insectes sont en mesure de construire leurs nids en état d'apesanteur.Jusqu'à mainenant, il semble que l'absence de gravité les dérange au moins autant que les têtards.«Aucun nid n'a été construit jusqu'ici, et les frelons paraissent incapables d'organiser leur travail.On se croirait dans l'armée.», a fait remarquer le co-pilote Curtis Brown, lieutenant-colonel dans l'Armée américaine.En étudiant les effets de l'apesanteur sur des batraciens ou des insectes, les scientifiques espèrent acquérir de précieuses connaissances sur les dangers éventuels auxquels l'homme ou d'autres animaux pourraient être exposés en passant de longues périodes de temps en état d'apesanteur.Cette modeste réplique de notre nourriture quotidienne a demandé cependant 101 livres de charge utile de la navette, pour contenir un four miniature automatisé dont les batteries représentent l'essentiel du poids.L'idée de cuire du pain dans l'espace a été émise en 1984, simultanément par 10 Canadiens, lors d'un concours organisé par Spar Aérospatiale.La compagnie invitait les Canadiens à soumettre un projet pouvant être entrepris dans l'espace.Sur un grand nombre de participants d'un bout à l'autre du pays, dix ont eu exactement cette même idée de faire du pain, symbole universel de la vie des hommes et aussi du blé canadien.Deux d'entre eux sont des Québécoises de la région de Montréal, nommées ci-haut.Les neuf gagnants \u2014 l'une des dix personnes est malheureusement décédée dans l'intervalle \u2014 ont assisté au lancement de la navette, le week-end dernier, invités par Spar Aérospatiale.La mission STS-47 enfin partie, sept ans en retard sur le calendrier initial, Annick Tremblay récolte à 20 ans ce qu'elle avait semé à 12.«Lors de son projet initial, Annick avait même proposé qu'on fasse du jello et de la crème fouettée dans l'espace», relate M.David Miron, son professeur à l'époque, avec M.Ronald Leduc.Cuisson en vase clos Un jour viendra-t-il où la bonne odeur du pain qui cuit flottera dans les cabines spatiales?Le but de l'expérience était en partie de vérifier si on pourra faire son pain à bord de la station orbitale Freedom, qui doit entrer en opération au cours de la prochaine décennie.L'expérience à bord d'Endae-vour consiste à comparer le comportement de la levure sur terre L'équipe de Spar Aérospatiale, juste avant le lancement du four qui a cuit du pain dans l'espace.Dans l'ordre habituel: Michel Larouche, technicien, Serge Rozon, technicien, et Gerald Sénéchal, ingénieur.Mae Jemison, la première et la seule astronaute noire choisie par la NASA Agence France-Presse WASHINGTON ¦ Le premier couple dans l'espace et le premier Japonais sur une navette spatiale américaine lui ont ravi la vedette, mais la présence de l'astronaute Mae Jemison parmi l'équipage d'Endea-vour% constitue elle aussi une première: jamais avant elle une femme noire n'avait volé dans l'espace.Mae Jemison rappelle elle-même que sa vocation remonte à son enfance, lorsque la petite fille de Chicago regardait à la télévision les exploits des astronautes de Gemini et Apollo, exclusivement des hommes, et des blancs.«Je suis très consciente que je ne suis pas la première femme de couleur, la première femme Afro-américaine à avoir la capacité, le talent et le désir d'être astronaute.Je sais que je suis juste la première sélectionnée par la NASA, et que je suis encore la seule», déclarait-elle peu avant le lancement samedi dernier de la navette Endeavour.Mae Jemison a neuf ans de «retard» sur le premier astronaute noir, Guion Bluford, qui a volé en 1983.Cette année là volait également la première Américaine de l'espace, Sally Ride, une blanche.Désormais, sur les 92 astronautes que compte la NASA, cinq sont noirs, et 16 sont des femmes.Sélectionnée en 1987, Mae Jemison qualifie son premier vol spatial d'important.«C'est important, et pas seulement pour une petite fille noire, de savoir qu'on peut devenir astronaute parce que Mae Jemison l'est», ex-plique-t-elle avant d'ajouter: «c'est important aussi pour les hommes blancs plus âgés qui parfois prennent des décisions pour les carrières de ces petites filles noires.» Née dans 1'Alabama, Mae Jemison, a passé son enfance à Chicago.Diplômée de l'université m.i ¦ « \\ 4 .i ii On aperçoit Mae Jemison à l'arrière-plan.Stanford, elle a poursuivi des études d'ingénierie chimique et de civilisation africaine et afro-américaine.Elle a passé plusieurs années en Sierra Leone et au Liberia pour des programmes d'aide humanitaire.À bord dr Endeavour, c'est elle qui dirige l'expérience de fertilisation d'oeufs de grenouilles.Elle a provoqué une ovulation par hormones, pour extraire les oeufs et les féconder avec du sperme de grenouille.Les têtards devraient éclore aujourd'hui ou demain.Elle a aussi participé à l'expérience de lutte contre le mal de l'espace par une nouvelle technique mentale qui devrait permettre de contrôler cette nausée par le seul moyen de l'esprit.Chaque astronaute pouvant emporter quelques souvenirs à bord d'une navette, elle a choisi des objets d'art africains, histoire de montrer, reconnaît-elle, que l'espace n'appartient pas qu'aux pays développés.Magellan : une quatrième mission autour de Vénus Reuter PASADENA.Californie ¦ La sonde spatiale américaine Magellan a entamé hier sa quatrième mission autour de Vénus.11 s'agit cette fois d'étudier la force de gravitation de cette planète, a annoncé la NASA.L'orbite de la sonde a été modifiée lundi pour que Magellan passe à 180 km de Vénus, au lieu de 260 km.Magellan a déjà dressé la carte de 99 pour cent de la surface de avec celui de la levure en absence presque totale de gravité (il ne reste à cette altitude qu'un m il lio-nième de la gravité terrestre).Pour le moment, bien que le pain ait été cuit avant-hier, les astronautes n'ont pas humé son odeur, car il a été confectionné en vase clos.L'un des astronautes à bord a seulement mis l'expérience en marche au moyen d'un interrupteur, et tout s'est ensuite déroulé automatiquement, en 120 minutes: chauffage à 40 degrés Celsius des ingrédients ( 19 millilitres d'eau, 32 grammes de farine et 0,7 grammes de levure); injection de l'eau dans les ingrédients secs; pétrissage, sept minutes; repos de la pâte, 30 minutes; cuisson du pain, 55 à 60 minutes, à 150 degrés Celsius.Ce pain «spatial» ne redescendra sur terre que samedi le 19 septembre, au Centre spatial Kennedy, et la caisse de Spar Aérospatiale sera rendue à la compagnie fin septembre.C'est alors seulement que nous connaîtrons les résultats de l'expérience.Les ingénieurs et les chimistes s'attendent à ce que ce pain n'ait pas de croûte, étant donné que tes éléments chauffants étaient à l'intérieur des murs du four, ce qui limite l'effet «rôtissant».Le Spacelab J, une mission principalement américano-japonaise, représente le 50e vol de navette spatiale pour les États-Unis.Elle est fortement axée sur des ex-péâiences touchant les matériaux, la vie et la technologie.Un astronaute canadien est à son bord, M.Robert Thirsk, sélectionné comme «doublure» de Marc Garneau en 1984.DES VÊTEMENTS POUR HOMMES PURE LAINE CH \u2022:t\\-i.) ;fV*i.« \u2022\u2022»«-\u2022:
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