La presse, 30 octobre 1992, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE O E.P U I S 19 5 2 5441, rue St-Hubert, Montréal 2 74-5 47 1 Le haut de gamme à la japonaise vu 7050 JEAN-TALON.EST PRÈS DES GALERES D'ANJOU 352-1010 Aujourd'hui: Partiellement ensoleille et frais Minimum -4° Maximum 5* Demain: Périodes de nuages et de soleil détails cahier sports MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 109e ANNÉE N° 11 62 PAGES.4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus ¦¦¦¦ Aujourd'hui Taux d'escompte 29oct.6,30%~l Source: Banque du Canada (PC) 1 ÉCONOMIE La baisse du taux d'escompte de la Banque du Canada devrait inciter les banques à charte a réduire à nouveau leur taux préférentiel.1 lâ WEEK-END SPORTIF Nos chroniqueurs vous soumettent quelques suggestions pour le week-end.A lire dans notre nouveau cahier «Week-end sportif».3 CUM Le budget de la Communauté urbaine de Montreal pour 1993 s'ele-ve à 1.1 S milliard, une hausse de 0.6% sur celui de cette année.4 HECTOR WARNES Reconnu coupable d'écarts sexuels en Ontario, le psychiatre Hector Warnes démissionne de son poste a l'hôpital Sacre-Coeur de Montreal.Sommaire Annonces classées immobilier.C8 à C11 marchandises.C11 emplois.C11, C12 automobiles.C12 à C14 propositions d'affaires.B6 Arts et spectacles informations.C1 à C7, C16 cine-horaires.C4V C5 teié-horalres.C7 télévision.C16 Bandes dessinées.C11 Bridge.C14 Décès.C15 Économie.B1 àB10 Éditorial.B2 Etes-vous observateur?.C8 Feuilleton.C9 Horoscope.C10 Le monde.B12àB14 Loteries \u2014 résultats:.A4 ¦ Mot mystère».C13 Mots croisés.C12 Kordic a consommé de la cocaïne avec plusieurs joueurs de LNH Le coroner pourrait étendre son enquête au hockey professionnel MICHEL MAROIS envoyé special la Presse à QUEBEC elon sa fiancée Nancy Massé, |ohn Kordic a «consomme de la cocaïne avec plusieurs autres joueurs de la LNH» au cours de \"a période qu'ils ont passée ensemble entre août I99l et août 1992.Kordic a joué pour deux équipes durant cette période: les Nordiques de Québec, de la LNH, et les Oilers de Cape Breton, la filiale d'Edmonton dans le ligue Améri- caine.Le procureur du coroner.Me Jean-Guy Picard avait demandé à Mme Massé de ne pas identifier les joueurs ou les équipes impliqués.Le témoin a toutefois avancé que ces joueurs n'étaient «pas seulement des Nordiques, mais aussi de plusieurs autres équipes».Ces révélations, survenues dans la sixième journée de l'enquête du coroner Gerald Locas sur la mort de |ohn Kordic, pourraient bien entraîner une extension significative de l'enquête.« Le témoignage de Mme Massé est encore trop partiel mais il est maintenant évi- dent pour moi qu'il y a un problème de consommation de cocaïne dans le hockey professionnel», a expliqué le coroner Locas.Son procureur.Me Jean-Guy Picard, a précisé qu'il ne fallait pas s'attendre à «une procession de joueurs de hockey devant le coroner», mais qu'il serait maintenant «bien difficile de ne pas aborder la question dans le cadre de l'enquête».«Nous ne voulons pas antagoniser cette affaire, a expliqué Me Picard.Il n'est pas question de nommer des joueurs ou des équipes pour le simple plaisir de la chose.C'est un peu pourquoi nous n'avons pas pousse plus loin l'interrogatoire de Mme Massé sur la consommation des drogues dans la LNH.D'autres seront mieux placés qu'elle pour le faire.» Une peur maladive des policiers Mme Massé, qui est danseuse, a décrit dans les grandes lignes la relation qu'elle a entretenue avec |ohn Kordic.Après leur rencontre au mois d'août 199I, ils ont vécu ensemble à partir de novembre jus- VOIR KORDIC EN A 2 Mulroney veut créer 700 000 emplois PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA Apres une décourageante défaite référendaire, le premier ministre Brian Mulroney a voulu relever le moral de ses troupes, hier, affirmant que son gouvernement mettra toutes ses énergies à trouver réponse à la principale préoccupation des électeurs: la relance de l'économie.Au cours d'une réunion de plus de deux heures du caucus conservateur, la première depuis près de deux mois, M.Mulroney a rapidement fait le post-mortem de la campagne référendaire.Il a ensuite livré un discours économique, soulignant que son gouvernement irait de l'avant avec certains projets pan-canadiens.«Une reflexion en profondeur s'amorce au sein du gouvernement sur l'économie.Plusieurs projets pan-canadiens sont sur les tables à dessin et pourraient être annoncés au cours des prochains mois pour relancer l'économie.C'est le message qu'il nous a li-vré», indiquait à La Presse un dé-_VOIR EMPLOIS EN A 2 ¦ Un groupe fédéral propose un plan de relance fondé sur l'innovation et la qualité totale.Page B11 m Mulroney promet de diriger le PC aux elections.Page B 11 FUNESTE COLLISION NOCTURNE Un homme de 24 ans est mort écrasé par la camionnette dans laquelle il se trouvait, à la suite d'une violente collision avec une auto-patrouille de la police de la CUM, angle Saint-Laurent et Sherbrooke, au centre-ville de Montréal.L'accident est survenu à 3 h 49, hier matin.Une camionnette Econoline avec à son bord deux jeunes hommes a d'abord brûlé un feu rouge, boulevard Saint-Laurent, direction nord.La voiture de police roulait rue Sherbrooke.L'impact a été si violent que la victime a été projetée hors de la camionnette, avant d'être écrasée sous ses roues.L'un des deux policiers a subi une fracture de la clavicule, tandis que son compagnon s'en est tiré avec des égratignures.Des accusations de conduite avec facultés affaiblies seront portées contre le conducteur de l'Econoline.PH0T0 C,LLES RENAUD collab0fat,on «>cc,a,e La Cour suprême abolit le délai de prescription dans les cas d'inceste Presse Canadienne OTTAWA La Cour suprême du Canada a statué, hier, que les victimes d'inceste dans leur enfance peuvent attendre d'être des adultes avant d'intenter des poursuites civiles contre leurs agresseurs.Le tribunal a donc rétabli les dommages de 50 000$ qu'un jury avait accordés à Karen Micrsma, de Guclph en Ontario, mais qu'un juge avait annulés par la suite, parce que la victime avait attendu trop longtemps avant d'intenter la poursuite judiciaire contre son père.La loi ontarienne stipule que toute victime d'agression doit porter plainte au cours des quatre années qui suivent l'incident ou son 18e anniversaire de naissance.Dans un jugement unanime, la Cour suprême a fait remarquer que les victimes d'inceste ne réalisent bien souvent le tort qui leur a été fait qu'une fois adultes, de sorte que la limite de temps ne devrait commencer qu'après qu'elles ont pris conscience de leurs blessures, soit habitucllc- VOIR INCESTE EN A 2 Tabac: les Mohawks tentent d'établir un réseau national de contrebande PIERRE CINCRAS on seulement les Warriors des réserves mohawks de Kahnawake, d'Akwesasnc et de Saint-Régis sont-ils les principaux artisans de la contrebande de cigarettes au Canada, mais ils tentent actuellement d'inciter les autres autochtones du pays à former un réseau de distribution national afin d'écouler leur marchandise de façon encore plus efficace.Les Warriors ont visité au cours des derniers mois des réserves indiennes de l'Alberta et de la Colombie-Britannique à cette fin et des contacts auraient déjà été établis avec des autochtones des provinces maritimes.Selon les auteurs de l'étude rendue publique hier sur l'« Évaluation de la contrebande des produits du tabac», les Warriors fournissent aussi, en cigarettes originaires des Étals-Unis des réseaux de contrebandiers asiatiques dans les principales villes canadiennes.De plus les Mohawks sont de plus en plus utilisés par les parrains du crime organisé qui oeuvrent dans le même domaine parce qu'ils ont beaucoup de facilité à passer des cigarettes de contrebande.Cette étude menée par un exagent de la GRC, Rodney Stam-ler, au nom d'une firme compta- Une mégaproduction de Rozon pour les 80 ans du «fou chantant» LOUIS-BERNARD ROB IT A ALLE collaboration spéciale PARIS harles Trcnet, il faut le croire, n'est pas superstitieux.Son agent-producteur non plus \u2014 un certain Gilbert Rozon, petit gars de la province du Québec ayant beaucoup prospéré avec l'humour.Monsieur Charles Trcnet, en effet, né en 1913, fêtera ses 80 ans le 18 mai 1993, mais par un somptueux récital à l'Opéra-Bastille de Paris, avec orchestre symphonique et choeurs.Mais, pour lancer comme il se doit ce que Gilbert Rozon appelle «l'année Trcnet», un premier rendez-vous spectaculaire est pris.le vendredi 13 novembre à 13 heures.À ce moment précis sera mis en vente, à Paris, à Montréal, à Bruxelles et è Genève, le nouvel album de Trcnet.le premier depuis dix ans.Un album intitulé «Mon coeur s'envole» et composé bien entendu de treize chansons inédites.Gilbert Rozon, qui avait pris contact il y a douze ans avec un Trcnet déjà à la retraite, et pour un seul spectacle au Québec, était progressivement devenu son agent pour les pays hors-France, puis son agent exclusif pour le monde entier.C'est lui qui avait produit son très beau retour au théâtre des Champs-Elysées en 1987, pour ses (pres- que) 75 ans.Après quoi avait suivi une formidable tournée en France et autour du monde: New York, lapon etc.Rozon, dont l'admiration pour Trcnet est plus que réelle, a fortement contribué à monter cette «année Trcnet», qui culminera avec un hommage (forcément) triomphal à I Opéra-Bastille.«Ce pourrait être, dit Gilbert Rozon dans ses bureaux de la rue Marbeuf aux Champs-Elysées, comme l'hommage que Paris rendit à l'époque à Victor Hugo pour ses 80 ans.Le matin, le président de la République était venu lui rendre visite à son domicile, lout Paris avait défilé.» On a beau être un incondi- \\fp\\R ROZON EN A 2 blc travaillant pour le compte du Conseil canadien des fabricants des produits de tabac, indique que la contrebande de tabac a privé le Canada et les pro-vinces de revenus de 989 millions en 1991 en raison des taxes qui n'ont pu être perçues sur ces produits.Norton réagit Pour les auteurs du rapport, il n'y a pas de doute possible, ce sont les taxes considérables imposées sur les cigarettes vendues au Canada qui sont responsables de la situation.Si bien qu'en 1991, le tabac de contrebande représentait 10 p.cent de tout le tabac vendu au Canada par rap- VOIR TABAC EN A 2 P'tit vlimeux d'oiseau.venimeux Reuter PHOTO AP Le pitohui a capuchon.WASHINGTON n oiseau chanteur au plumage éclatant qui vit dans la jungle de la Nouvelle-Guinée est le premier oiseau venimeux à jamais avoir été découvert.Beaucoup de vertébrés sont toxiques, mais jusqu'à maintenant, on ne pensait pas qu'il en existait parmi la gent ailée.L'oiseau en question, appelé pitohui à capuchon, secrète une toxine qui cause l'engourdisse ment, la paralysie ou même la VOIR OISEAU EN A 2 1 i A2 LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 SUITE DE LA UNE KORDIC Kordlc a consommé de la cocaïne avec plusieurs Joueurs de la LNH qu'en juillet 1992.L'ancien joueur du Canadien et des Nordiques avait alors été appréhendé, à la suite d'une plainte pour voie de faits de Mme Massé, et ils vivaient séparés depuis.Kordic devait comparaître à son enquête préliminaire le lendemain de sa mort.« Nous étions sur le point de réaménager ensemble, a laissé entendre Mme Massé hier.Nous nous voyions régulièrement.Le jour de sa mort, il m'a appelé trois fois.Il m'a demandé ce que j'avais fait, m'a dit avoir joué à la balle et être fatigué.La dernière fois qu'il a appelé, vers I9h 30, il m'a dit qu'il avait hâte qu'on revienne ensemble, mais il semblait très triste.» Mme Massé a raconté que Kordic ne consommait pas de cocaïne quand ils se sont connus.Il aurait toutefois renoue avec la drogue à la fin de l'automne pour n'arrêter, brièvement, qu'à l'occasion d'un séjour d'environ un mois, au printemps, avec l'équipe de hockey de Cape Breton, en Nouvelle-Ecosse.«Quand il en 'faisait', |ohn pouvait consommer de trois à quatre grammes de cocaïne par jour», a expliqué Mme Massé.«Il devenait paranoïaque, s'enfermait dans une pièce pendant des heures, disait qu'il avait peur des policiers.Quand il en 'faisait', il disait qu'il y avait des caméras et des micros dans la maison, il disait que j'étais moi-même une policière, que mon chien était un chien policier, qu'ils l'attendaient dans la rue.Il disait aussi qu'il avait peur d'être pris par les ciiri- Stéroïdes : la GRC enquête chez les hockeyeurs juniors MICHEL MAHOIS QUÉBEC B Un canular monté par deux jeunes a permis hier d'apprendre que la Gendarmerie Royale du Canada s'intéressait au phénomène de la consommation des stéroïdes anabolisants dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.Deux jeunes se faisant passer pour des joueurs de la LH|MQ ont appelé dans la nuit d'hier l'animateur Gilles Baril, sur les ondes du réseau RadioMutuel, pour dénoncer la consommation des stéroïdes chez les Har-fangs de Beau port et les autres équipes de la ligue.Des journalistes de la station ont découvert par la suite que les individus n'étaient pas des joueurs et, qu'au mieux, l'un d'eux connaissait un joueur des Har-fangs.L'histoire avait toutefois déjà fait le tour du Québec et la direction de la LH|MQ avait eu le temps de la commenter.Le vice-président de la ligue, Maurice L il ion, a expliqué : «La GRC a déjà été appelée à enquêter sur une équipe, les Lynx de Saint-Jean, il y a environ un mois (à la suite de la publication d'informations dans La Presse).Aucune preuve n'avait alors été trouvée.Cette fois, nous allons contacter les équipes concernées et nous demanderons encore à la GRC d'enquêter.» Le président de la ligue, Gilles Courteau, a lui-aussi souhaité que toute la lumière soit faite sur cette affaire, dont le caractère loufoque ne doit pas dissimuler la possible gravité.géants du hockey * Mme Masse a révélé que Kordic avait déjà etc victime d'une défaillance physique à la suite d'une consommation de cocaïne.Transporté à l'hôpital, les médecins avait diagnostique des spasmes de l'oesophage et recommandé des tests approfondis auxquels Kordic ne s'était jamais soumis.Un cycle de stéroïdes pour revenir dans la LNH Pour la première fois depuis le début des audiences, la mère de Kordic a manifesté un intérêt très vif pour un témoin.Son fils lui avait présenté sa fiancée quelques mois avant sa mort.Mme Kordic n'en a pas moins été bouleversé par certains passages du témoignage, éclatant en sanglots quand les détails relatifs aux drogues ont été abordés.Mme Massé a notamment raconté qu'elle avait souvent été témoin du dopage de Kordic.«Quand je l'ai rencontré, au mois d'août 1991, il venait de commencer un cycle.Il m'a d'abord dit que c'était la première fois avant d'admettre qu'il l'avait souvent fait.Les cycles duraient de six à huit semaines et il recommençait à tous les trois mois.«Il s'injectait des stéroïdes devant moi, toujours au même endroit, dans une fesse.Invité au camp d'entraînement des Oilers d'Edmonton, cet été, il venait de commencer un programme spécial pour le début de la saison de hockey.» Selon le témoin, Kordic consommait des stéroïdes pour «son image de marque».«Il était un 'policier' dans la LNH, il était là pour se battre et, à 27 ans, il disait que tous les jeunes voulaient l'essayer.C'est pour ça qu'il se sentait obligé de prendre ça, pour garder sa job.» A sa peur des policiers, Kordic ajoutait une phobie des aiguilles.Sa fiancée a expliqué qu'il éprouvait des ennuis à s'administrer des stéroïdes.Triste paradoxe, |ohn Kordic est apparement mort d'une overdose, entouré de policiers.?tiatives à saveur économique au cours des prochains mois: ¦ Le ministre de l'Industrie, des sciences et de la technologie, Michael Wilson, doit donner suite au cours des prochaines semaines à certaines recommandations contenues dans la plan d'action dévoilé hier par le comité directeur de l'Initiative sur la prospérité; ¦ le Secrétaire d'Etat, Robert de Cot ret.a remis au premier ministre son rapport sur la restructuration de l'administration gouvernementale.Le premier ministre devrait y donner suite en annonçant le regroupement ou l'abolition de ministères et agences gouvernementales; ¦ le président du Conseil du trésor, Gillies Loiselle, devrait présenter un budget révisé des dépenses visant à contenir sous la barre des 30 milliards le déficit budgétaire pour l'exercice 1992-93 et à dégager une marge de manoeuvre pour lancer de nouvelles initiatives créatrices d'emplois et stimuler l'embauche au sein des entreprises.?que la «police spéciale» mise sur pied pour contrer le phénomème est inutile et impuissante en dépit de ses saisies importantes, disent-ils.Selon le ministère québécois du Revenu, au 30 septembre, on avait saisi pour quatre millions de produits du tabac cette année.Y a-t-il des solutions?S'il évitent directement de répondre à la question, les auteurs du rapport laissent voir dans leur document qu'une baisse des taxes pour que les cigarettes américaines et canadiennes soient de prix équivalents, pourrait résoudre une bonne partie du problème.?INCESTE TABAC EMPLOIS Les organismes de santé s'opposent à une baisse des taxes sur le tabac PIERRE GINGRAS ¦ Les organismes de santé estiment que le gouvernement ferait une erreur grave en réduisant les taxes sur la cigarette.Non seulement la société perdrait-elle ainsi des revenus considérables \u2014 on parle de plusieurs milliards par année \u2014, mais la hausse inévitable du nombre de fumeurs à la suite de cette mesure provoquerait des milliers de morts de plus par le cancer du poumon.Cela représente, à leur avis, des pertes incalculables en matière de productivité et de soins de santé.Selon certaines estimations avancées hier par la Fondation des maladies du coeur du Canada et par la Société canadienne du cancer, chaque année le tabagisme coûte de sept à huit milliards par année à la société canadienne et serait responsable de 38 000 décès au pays.Les deux organismes tenaient hier une conférence de presse afin d'inciter les médias à se méfier du rapport qui devait être rendu public au cours de la journée sur la contrebande de la cigarette.Selon eux, cette étude n'est qu'une facette de la stratégie pour amener le gouvernement à réduire les taxes sur le tabac.« Il est démontré que c'est la hausse du prix du tabac qui incite le plus les gens à cesser de fumer.Et on parle de baisser les taxes pour contrer la contrebande.Pourtant, en dollars constants et en rapport avec les revenus actuels des gens, le prix des cigarettes n'a pas augmenté depuis des décennies», a indiqué le porte-parole de la Société canadienne du cancer.Les organismes de santé estiment au contraire que le gouvernement canadien devrait faire pression sur les États-Unis pour que les taxes sur les cigarettes américaines augmentent.Les sept pays industrialisés d'Europe, ainsi que le Canada, perçoivent des taxes qui correspondent environ à 70 p.cent de la valeur du paquet.Aux États-Unis, cette proportion est de l'ordre de 30 p.cent seulement.On suggère donc notamment de réinstaurer la taxe à l'exportation et de faire en sorte que les cigarettes vendues aux Etats-Unis soient bien identifiées afin de mieux les détecter lorsqu'elles repassent au Canada en contrebande.« Le Canada est un leader mondial en matière le lutte au tabagisme, et il doit poursuivre son action», estiment-on.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 223 8511 ITbONNEMENT____ ¦ Le Mfvtct des âbonntfntnts ttt ouvert du lundi H 1 vendredi de 7h à 17hS0 RÉDACTION ¦ PROMOTION I COMPTABILITÉ ufaooei annonces Annonces classées i Mutroney veut créer 700 000 emplois puté à l'issue de la réunion à huis clos.Selon nos informations, M.Mulroney a souligné devant ses troupes que si chacune des 700 000 petites et moyennes entreprises canadiennes embauchaient une personne, 700 000 emplois seraient créés au pays.Une déclaration qui pourrait devenir le slogan de la prochaine campagne électorale.Le premier ministre canadien a notamment souligné devant ses députés que son gouvernement, en collaboration avec les provinces, lancerait un programme de réfection des routes.Le projet pourrait être ficelé lors de la rencontre fédérale- provinciale des ministres des Finances prévue le mois prochain.Le dossier du TGV (train à grande vitesse) entre Québec et Windsor pourrait aussi être débloqué.Mais en raison de sa situation financière difficile, le gouvernement fédéral a peu de marge de manoeuvre pour multiplier les in-tiatives créatrices d'emplois.Les données publiées hier par le ministère des Finances démontrent que le déficit fédéral est loin de se résorber comme prévu, comme le rapportait La Presse.Il pourrait se situer, encore cette année, au-dessus de la barre des 31 milliards.Pour les cinq premiers mois de l'exercice financier 1992- 93, amorcé en avril, le gouvernement fédéral accuse un déficit de 16,9 milliards comparativement à 17,1 milliards à pareille date l'an dernier.Les recettes provenant de l'impôt des particuliers et des sociétés ainsi que les revenus tirés de la TPS sont nettement plus faibles que prévus.«La faiblesse de l'économie crée une pression à la hausse sur le déficit, a déclaré le ministre des Finances Don Mazankowski.Nous révisons les dépenses de programmes pour tenter de les 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 Dételant* National, Téié+ Vacjnces, Voytoes Carrières et professions, 285-7202 285-7306 285-7265 i i i i I VENDREDI j 30 OCTOBRE 1992 285-6911 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou con et lions lundi au vendredi de 8h50 à 17hS0 285-7111 l comprimer».GRANDES ANNONCES J Le ministre des Finances a ré- 5 pété hier qu'il entendait faire une déclaration sur l'état de l'économie et des finances publiques d'ici un mois.Cette déclaration pourrait prendre la forme d'un mini-budget destiné à rassurer les marchés financiers.La firme de cotation américaine Moody's a placé sous surveillance la dette en devise étrangère du gouvernement fédéral.Le gouvernement fédéral avait prévu dans son budget de février dernier de réduire à 27,5 milliards le déficit pour l'exercice 1992-93 par rapport aux 31,4 milliards de l'exercice précédent.Tout indique que l'excédent des dépenses sur les revenus sera supérieur à 31 milliards sans un sérieux coup de barre du côté des dépenses.Le gouvernement conservateur prévoit néanmoins plusieurs ini- la presse est publiée par la PRESSE.ltêe.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les Informations de LA presse et celtes des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA presse sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe\u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour gmntt.(USPSO03692) ChjmpWn N.Y.12919-1511.RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-r.~.~.:\u2014-\u2014-1 44-5-01 I I I _l Tabac: les Mohawks tentent d'établir un réseau national de contrebande port à deux p.cent Tannée précédente.Ces chiffres devraient être encore plus élevés cette année d'autant plus que la vente au noir de cigarettes américaines «grimpe à un rythme alarmant», dit le rapport.La plupart des cigarettes de contrebande sont des cigarettes canadiennes qui ont été vendues aux États-Unis pour fins de ventes locales.Ces produits retraversent ensuite la frontière pour être vendus au pays, à environ 35 $ de moins la cartouche que si elles étaient taxées normalement.Selon les auteurs de l'étude, même la taxe spéciale de 8 $ la cartouche imposée par le gouvernement canadien pour enrayer l'exportation aux États-Unis n'a pas enrayé le trafic.Elle a même permis l'émergence de nouveaux produits de contrebande fabriqués aux États-Unis qui répondent au goût des consommateurs canadiens.Dans certains cas, l'emballage et l'étiquetage de ces cigarettes ont été modifiés par des autochtones américains afin d'imiter des marques canadiennes.Cette taxe imposée le 12 février dernier a cependant été abolie deux mois plus tard à la suite de pressions des fabriquants de tabac.Présent dans le même hôtel où l'on dévoilait le rapport, le chef de bande de Kahnawake, Joe Norton, a réfuté du revers de la main les accusations de contrebande.Selon lui, la frontière ca-nado-américaine est une création des Blancs.Les Mohawks ne connaissent pas de frontières.Il ne saurait donc être question de contrebande, a-t-il dit.11 considère aussi que la vente de cigarettes est l'une des ressources économiques des Mohawks et qu'on pourrait tout aussi bien transiger de la même façon des souliers ou des meubles.«Mais peu importent nos gestes, on nous dirait encore qu'on est de travers.» Des diplomates étrangers Mais selon les auteurs de l'étude, il n'y a pas que les Mohawks, la pègre ou le crime organisée qui s'adonnent au trafic.De nombreux diplomates étangers en poste au Canada ont aussi découvert qu'il s'agissait-là d'une méthode aisée d'arrondir leurs fins de mois.Ces diplomates ont le droit d'acheter des cigarettes directement des manufacturiers sans payer de droits ou de taxes.Or si les ventes de cigarettes aux gens des ambassades et des consulats ont été relativement stables ces dernières années, baissant même entre 1988 et 1989, elles ont connu un bond spectaculaire de 1990 à 1991 passant de 22,8 millions de cigarettes à 1 14 millions» l'équivalent de 557000 cartouches, une valeur de plus de 20 millions.Le corps diplomatique étranger est composé d'environ 600 personnes et statistiquement, chacune d'entre-ellcs aurait consommé 1000 cartouches au cours de la dernière année.L'enquête fait plutôt valoir que 90 millions de ces cigarettes auraient été vendues illégalement.Même si tous ces achats de produits de tabac par les dimplomatcs sont enregistrés, il a été impossible de savoir le nom des pays dont la délégation avait été prise soudainement d'un désir inassouvi de fumer.Des milliers de Canadiens participent aussi à leur façon à la contrebande, transigeant quelques cartouches à la fois.Tous les moyens sont bons pour en importer illégalement et on en trouve même cachées dans des dindons congelés.Les auteurs de l'étude estiment même que cette forme de criminalité est courante chez une bonne partie de la population ce qui n'est pas de bon augure pour la moralité de la société.Si bien La Cour suprême abolit le délai de prescription dans les cas d'inceste ment au moment où elles entreprennent une thérapie.Dans le cas de Karen, les agressions sexuelles ont commencé au moment où elle était âgée de neuf ans.Elles se sont terminées huit ans plus tard, à son départ de la maison.Elle a porté plainte à l'âge de 28 ans.Autres poursuites « Les dommages causés par l'inceste sont particulièrement complexes et dévastateurs, se manifestant souvent d'une façon lente et imperceptible, de sorte que la victime ne peut seulement réaliser le tort qu'on lui a fait, et ses causes, que longtemps après (l'expiration ) de la limite», a écrit le juge Gérard LaForest.La Colombie-Britannique a modifié ses lois, récemment, afin de permettre aux victimes d'agressions sexuelles dans l'enfance d'intenter des poursuites n'importe quand.À Toronto, le procureur général Howard Hampton a fait savoir qu'un projet de loi dans le même sens que celui de la Colombie-Britannique sera déposé à l'Assemblée législative de l'Ontario avant Noel.Me lames Neeb, l'avocat de Karen Miersma, a prédit que le jugement du plus haut tribunal du pays va susciter un grand nombre de plaintes judiciaires de la part d'adultes qui, dans leur enfance, ont été victimes d'agressions sexuelles.«Pour des raisons évidentes, a noté le juge LaForest, la société a imposé aux parents l'obligation de s'occuper de leurs enfants, de les protéger et de les éduquer.L'inceste constitue une odieuse violation de cette obligation.» ?Le lancement du disque \u2014 et de cette «année Trenet» \u2014 est concoctée avec un grand luxe de soins.Un certain nombre de médias parisiens ont été conviés â venir écouter sur place la copie DAT originale de l'album.Dans la journée d'hier, toutes les stations de radio importantes recevaient le 45-tours qui servira de « teaser » au lancement.La chanson, plutôt enlevée, s'appelle «Le Cor».Quant aux médias, ils doivent en principe publier d'importants articles à la veille même de la sortie de l'album.Une machine impressionnante, ne serait-ce que sur le plan financier.Mais la maison Rozon en a vu d'autres qui, seulement en France, gère l'énorme succès de «Surprise sur prise» (passée maintenant sur la 2), des émissions tirées du Festival «juste pour rire» (achetées cher) et, entre autres, la carrière fructueuse de Michel Courtemanche.Mais Trenet c'est autre chose: Victor Hugo ou pas, l'étonnant jeune homme de presque 80 ans l'un des monuments dans le siècle au rayon des variétés.?ROZON Une méga production de Rozon pour les 80 ans du «fou chantant* tionnel de Trenet et un petit amateur de Hugo, la comparaison parait audacieuse.Il est certain en tout cas que ce récital sera un événement de première grandeur à Paris.Il est probable entre-temps que le disque sortant le 13 novembre fera aussi un malheur.Déjà le récital des 87 enregistré en public (double) s'est plus que bien vendu (200 000 copies comme le dit Rozon).Un album lancé en 1972 était passé inaperçu.Mais, de l'avis général, l'opération avait été montée très distraitement, à la fois par Trenet \u2014 qui n'a pas besoin de ça pour vivre \u2014, et par des producteurs un peu négligents.Avec «Mon coeur s'envole», il s'agit d'un produit haut de gamme, soigneusement mis au point et réalisé avec tous les énormes moyens financiers et techniques actuels: au moins un demi-million de dollars de frais avant l'impression de la première copie.Quant au budget de publicité et de promotion dans l'année, il se chiffre en millions de dollars.Quant au nombre de copies pour la mise en place initiale, il tourne par centaines de milliers.Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve ( métro Préfontaine), de 9 h à 18 h; \u2022 à Sainte-Marthe-sur-le-lac : organisée par les agents du Permanent de Saint-Eus-tachc.Promenades Deux-Montagnes, 2801, boni, des Promenades, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Sorel : Les Promenades de Sorel en collaboration avec les Filles d'Isabelle, 450, boul.Poliquin, de 14 h 30 à 20 h 30: \u2022 à LcGardciir : organisée par la Sécurité publique, centre récréatif, 1, montée des Arsenaux, de 14 h 30 à 20 h 30.1 1 La Presse la famille Ma il hot présente du SALON INTERNATIONAL TOURISME VOYAGES Après six ans en mer autour du monde, la famille Mailhot débarque au Salon international tourisme voyages.Pendant 3 jours, au stand 817, le public est invité à les rencontrer.À la Place d'animation, vendredi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 00, ils raconteront leur passionnante expérience.OISEAU P'tit vlimeux d'oiseau.venimeux mort au contact avec sa peau ou ses plumes.C'est tout à fait par hasard que cette propriété a été découverte par les chercheurs, bien que les indigènes l'aient connue depuis longtemps déjà, puisqu'ils affirment que l'oiseau doit être écor-ché et cuit selon un procédé spécial avant d'être consommé.Lors d'une expédition qu'il effectuait dans la jungle de Nouvelle-Guinée en 1989, un chercheur du nom de |ohn Dumbacher s'était infligé des coupures aux mains en libérant plusieurs pito-huis du filet dans lequel ils s'étaient pris.Il lécha les blessures, et perdit immédiatement toute sensation dans sa bouche.Il mit tout d'abord l'incident sur le compte d'une plante avec laquelle il aurait pu entrer en contact, mais le doute s'installa peu à peu dans son esprit, et l'année suivante, il retourna sur les lieux pour en apprendre plus sur le pitohui.Une analyse de l'oiseau en laboratoire a permis d'établir que la peau et les plumes de celui-ci étaient enduits d'homobatracho-toxine, une toxine analogue à celle que sécrètent les grenouilles à dard empoisonné de l'Amazonie.Un extrait du poison contenu dans une parcelle de 10 milligrammes de peau tua une souris en moins de 20 minutes.Le poison agit en coupant le signal électrique entre le nerf et les cellules musculaires.Selon Dumbacher, dont les conclusions sont publiées dans le numéro courant de la revue Science, le poison dont sont enduites les plumes de l'oiseau avertissent ses prédateurs qu'il est venimeux.«Il ne sert à rien a un animal d'empoisonner son prédateur s'il a déjà été mangé.Il faut qu'il l'avertisse du danger pendant qu'il est encore bien en vie.» conclut le chercheur.?OBJECTIF 23,5 millions $ 9 Merci de donner >r.V.*t»i 12 206 046* 493, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A1B6 Tél.: (514) 288-1261 m Cenbralde iiE.DON DE CHANGER ï PLACE AU.VOYÂGE-place bonaventure DU 30 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE 1992 ¦, LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 A3 La CUM propose une infime hausse budgétaire GILLES GAUTHIER ¦ Le président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Michel Hamclin, annonce ce matin que la proposition budgétaire de cet organisme pour I993 s'élève à 1,15 milliard, une hausse de 7 millions ou 0,6 p.cent par rapport à cette année.La contribution de la Ville de Montréal et des municipalités de banlieue de l'île au financement de ce budget s'ac- Agressions sexuelles: des sentences trop clémentes au goût de la Cour d'appel LUCIE CÔTÉ ¦ Coupable de deux agressions sexuelles très violentes, Denis Bélanger, qui avait reçu des sentences totalisant 14 ans de prison en février dernier, devra finalement purger une peine de 22 ans, a décidé mardi la Cour d'appel.La Cour d'appel, explique le juge Michel Proulx dans sa décision, considère que le juge Yves Lagacé n'aurait pas dû imposer des peines concurrentes, mais .bien consécutives.La Cour d'appel a imposé une peine de 10 ans pour la première agression, et de 12 ans pour la seconde.«Chacune des deux agressions justifiait séparément une peine se situant près du total de 14 ans retenu par lui (le juge Lagacé) (.) J'estime que le total de 14 ans pour ces deux incidents ne reflète pas la triste et brutale réalité de ce dossier», écrit le juge Proulx dans son opinion, à laquelle souscrivent les juges Jean-Louis Baudoin et Marie Deschamps.Le ministère public, qui en avait appelé de la décision du juge Lagacé, réclamait l'emprisonnement à perpétuité.Denis Bélanger avait reconnu sa culpabilité à des accusations de vol, de menaces, de séquestration et d'agression sexuelle.L'accusé, qui possède de nombreux antécédents judiciaires, a commis à Laval les deux crimes dont il est ici question à trois mois d'intervalle, le 9 janvier 1991 et le 18 avril 1991.La première fois, il s'est attaqué à une adolescente.Depuis, la jeune fille se plaint de pertes de mémoire, de cauchemars et de peurs, lorsqu'elle est seule ou qu'il fait noir.La deuxième victime était une femme déjà malade, dont le récit «suscite révolte et réprobation devant l'acharnement et la violence manifestées par l'agresseur», écrit le juge Proulx.L'accusé s'est introduit chez elle par effraction, l'a agressée pendant quatre heures et est parti avec ses bijoux et ses cartes de crédit.Elle est restée terrorisée et, devenue dépressive, est incapable désormais de demeurer seule un seul instant.Denis Bélanger était en probation depuis sept mois lors de la première agression, après avoir reçu une sentence suspendue le 14 juin 1990 pour une autre agression sexuelle.Il souffre de troubles psychologiques graves nécessitant un traitement prolongé et présente un danger pour la société, selon deux psychiatres.Il avait abandonné les traitements entrepris lors de sa dernière condamnation parce que les individus qu'il devait côtoyer avaient des fantasmes qui lui faisaient peur, relate le juge Proulx, qui a trouvé ces raisons peu sérieuses.À la demande de Ryan, enquête sur la police de Laval JEAN-PAUL SOULIÉ_ ¦ La police de Laval fait actuellement l'objet d'une enquête réclamée par le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, à la suite de divers incidents et de statistiques assez catastrophiques publiées récemment.L'enquête a été confiée au sous-ministre |ean-Marc Boily, qui doit en transmettre les résultats au ministre dans une semaine.«Nous avons reçu des rapports de la Fraternité des policiers de Laval ainsi .que de la direction de ce corps policier», a déclaré hier le sous-ministre associé, Charles Côté, qui assistait au lancement de la Semaine de la prévention de la criminalité, en compagnie du ministre Claude Ryan et d'une brochette de personnalités représentant tous les corps policiers et les organismes engagés dans la prévention de la criminalité.Le sous-ministre associé a expliqué que le ministère de la Sécurité publique produit lui-même les statistiques qui lui sont fournies par les programmes spéciaux de Statistique Canada.La méthodologie d'une telle enquête statistique existe sur le plan local depuis une dizaine d'années.D'autre part.M, Charles Côté a souligné qu'il est fréquent que le ministère de la Sécurité publique entreprenne des enquêtes semblables sur les corps policiers de la province.croît de 1,4 p.cent, soit 12,25 millions, augmentant de 884,54 millions à 896,8 millions.Les subventions du gouvernement du Québec passent de 199,6 millions à 206,36 millions, 3,4 p.cent de plus.Les «autres revenus» chutent de 19,3 p.cent, de 62,1 millions à 50,08 millions.Le coût du service de police de la ÇUM sera inférieur à celui de la proposition budgétaire qui avait été présentée il y a quelques semaines et cjui demandait une somme de 404,8 millions.M.Hamelin annoncera qu'un étalement de certaines dépenses et des compressions ont permis de ramener le total sous la barre des 400 millions, plus précisément à 396,72 millions.Ce qui constitue une hausse de 7,95 millions ou 2 p.cent par rapport aux 388,77 millions qui avaient été inscrits dans le budget de 1992.On confirme par ailleurs un «gel» des contributions de la Communauté urbaine à sa Société de transport.Elles demeurent à 305,25 millions.Le fardeau du «service de la dette» coûtera 306,56 millions aux contribua- bles, une hausse de 0,8 p.cent (2,3 millions) comparativement à cette année.Les autres dépenses de la CUM diminuent de 3,24 millions (2,2 p.cent), passant de 147,96 millions à 144,72 millions.La proposition budgétaire, qui a fait l'objet de nombreuses négociations en privé entre la Ville de Montréal et les villes de banlieue, sera maintenant soumise à un examen public par les commissions et le conseil de la CUM avant d'être adoptée.PHOTO JEAN GOUPIL.L> Presse Le quatrième Salon international tourisme voyages s'est ouvert hier à la place Bonaventure, en présence du ministre du Tourisme, André Vallerand (à gauche).On a profité de l'occasion pour rendre hommage à Cari Mailhot et à sa femme Dominique Manny qui, avec leurs enfants, reviennent d'une odyssée de six ans sur les mers, à travers le monde.Plus de 350 exposants provenant de 70 pays participent à cet événement ce week-end.La famille Mailhot sera constamment sur place et elle prononcera deux conférences, l'une à 19h 30, ce soir, l'autre à 15h, dimanche.La sécurité des policiers de la SO n'est plus assurée à Oka, prétend le chef Peltier BRUNO BISSON ¦ Le grand chef de Kanesatake, M.Jerry Peltier, a fait grimper de quelques crans la tension latente entre les Mohawks et la Sûreté du Québec, hier, en affirmant que la sécurité des policiers qui patrouillent ce secteur n'est désormais plus garantie et qu'ils devront s'y aventurer «à leurs risques et périls».M.Peltier a brandi cette menace à peine voilée en conférence de presse, réagissant à un sérieux accrochage, survenu mercredi, et au cours duquel des policiers de la SQ auraient tiré à quinze reprises en direction d'une voiture suspecte.Répétant plusieurs fois qu'il en avait marre (I'm sick and tired) d'inciter les siens au calme contre «les agressions de la SQ», le chef Peltier est allé jusqu'à remercier la population du Québec d'avoir dit non à l'accord de Charlottetown parce que cet accord, a-t-il soutenu, aurait servi de justification à ce genre d'incident.Il n'a pas précisé en quoi.Le chef Peltier, flanqué de son homologue de Kahnawake, M.Joe Norton, s'est bien gardé de dire clairement que des Mohawks d'Oka ont l'intention de s'armer pour faire face à la Sûreté du Québec.«Mais il y a des gens qui ont peur et qui veulent se protéger, et protéger leur famille», a-t-il ajouté.Pour sa part, la SQ a confirmé que des agents avaient été forcés d'utiliser leur arme de service lors de l'incident en raison du comportement du conducteur de cette voiture suspecte qui aurait volontairement tenté de pousser la voiture de police hors de la route.De plus, dans un communiqué émis en fin d'après-midi, la SQ a précisé que le suspect, qui serait originaire de la réserve d'Akwesasne, près de Cornwall, était armé.Après avoir actionné les gyrophares et leur sirène, les deux agents auraient pris la voiture en chasse en constatant que son chauffeur accélérait.«Devant le refus du fuyard et l'accélération subite du véhicule poursuivi, affirme la SQ, les policiers ont réussi à doubler le véhicule par la gauche pour arriver à sa hauteur, et constater que le conducteur fautif avait dans sa main droite une arme de poing.» Un peu plus loin, le véhicule poursuivi aurait alors tenté de faire perdre le contrôle au conducteur de l'auto-patrouille.Ce n'est qu'à ce moment-là que le policier, prenant place du côté passager, aurait fait feu, « voyant leur vie en péril ».Le véhicule immatriculé en Ontario ne s'est pas arrêté.Mais quelques instants plus tard, le conducteur suspect aurait tenté une autre fois.de pousser la voiture de police hors de la route, après quoi les policiers ont abandonné la poursuite, et demandé du renfort.Les enquêteurs n'ont obtenu aucune aide des Mohawks, ni du conseil de bande, qui connaît l'identité du suspect.«Un policier est autorisé à utiliser son arme s'il juge que sa vie peut être en danger», a laconiquement déclaré, hier, M.Robert Poéti, reponsable des relations publiques de la SQ.M.Poéti a précisé que le nombre des coups de feu tirés a été consigné dans le rapport interne rédigé par les agents, mais il a refusé de préciser à La Presse combien de balles furent tirées.En conférence de presse, hier, le chef Peltier a affirmé que «les policiers visaient le réservoir à essence» en exhibant des photos montrant un impact de balle sur le pare-choc arrière, et d'autres montrant très clairement la lunette arrière du véhicule criblée de nombreux petits trous.La SQ a démenti cette information affirmant que les policiers visaient les pneus du véhicule suspect.Le chef |oe Norton, beaucoup plus calme que son homologue de la région d'Oka, a affirmé pour sa part que même si les cas de «harcèlement» sont beaucoup moins visibles à Kahnawake, ils ne sont pas pour autant moins nombreux.Le chef a précisé que ce sont surtout des gens de l'extérieur de la réserve, venus «pour affaires» sur la réserve, qui sont victimes du «harcèlement» de la SQ et de la GRC, qui patrouillent les abords de Kahnawake.Disons enfin que selon le communiqué de la SQ, le ministre de la Sécurité publique du Québec, M.Claude Ryan, a demandé qu'on lui soumettre un rapport complet sur l'incident tout en précisant «que la SQ a toujours le mandat de patrouiller le territoire de la région d'Oka et d'assurer la sécurité des citoyens».À Akwesasne, les Warriors vont viser la SQ avec des pistolets à peinture.à l'Halloween! MARCEL LAROCHE ¦ Pendant que des milliers de petits monstres, vampires et sorcières s'apprêtent à célébrer l'Halloween dans la joie et la gaieté, un groupe de Warriors de la réserve amérindienne d'Akwesasne auraient l'intention de «s'attaquer» aux policiers avec des jets de pistolets à peinture.Pour mener à bien ce qu'ils appellent un «pow-wow» de l'Halloween, certains Mohawks se seraient même procuré une bonne dizaine de fusils à peinture, sans compter quelque 2000 bonbonnes de colorants spécialement destinées aux policiers de la SQ.C'est ce qu'a appris hier de source policière La Presse qui n'a pu cependant obtenir confirmation auprès du Conseil de bande d'Akwesasne, réserve située aux frontières du Québec, de l'Ontario et des États-Unis.Selon les renseignements obtenus par La Presse, des Amérindiens auraient prévu porter des déguisements semblables à ceux de «Lasagne» pour courir les rues de la réserve.Armés de pistolets à peinture, ce groupe de fêtards auraient l'intention de « tirer à vue» sur tout agent de la paix rencontré sur leur route.Affirmant avoir eu vent de cette rumeur, le caporal Robert Poéti, responsable des affaires publiques à la SQ de Montréal, a indiqué à La Presse qu'une attention toute spéciale allait être exercée samedi soir aux abords de la réserve d'Akwesasne.Sans vouloir présumer des intentions pour le moins particulières des Mohawks qui célébreront l'Halloween, le porte-parole de la SQ a rappelé que cette soirée avait été marquée l'an dernier par de malheureux incidents.On se souviendra que les habitants de cette réserve amérindienne avaient festoyé bruyamment l'an dernier, une situation qui avait nécessité une intervention policière.Malgré une certaine atmosphère de confrontation pressentie pour le soir de l'Halloween, des policiers de la SQ seront tout de même présents à Akwesasne pour assurer l'ordre et la sécurité.L'EXPRESS du iwi#v ¦ irvi FABRIKANT DÉBOUTÉ ¦ Valéry Fabrikant, qui s'était adressé à la Cour d'appel pour obtenir le matériel \u2014 documentation, ordinateur etc \u2014 qu'il estime nécessaire à la préparation de sa cause, a vu sa demande refusée une deuxième fois hier par le juge Gerald McCarthy.Le juge Réjean Paul de la Cour supérieure avait déjà rejeté il y a un mois la requête du professeur de génie mécanique, accusé d'être l'auteur de la tuerie du 24 août dernier, à l'université Concordia.L'accusé affirme que ses conditions de détention \u2014 normales, pareilles à celles des autres détenus \u2014 ne lui permettent pas de préparer convenablement sa défense et que son droit à une défense pleine et entière n'est pas respecté.Fabrikant s'était adressé à la Cour d'appel notamment parce qu'il prétendait que le juge Paul avait erré en ne tenant pas compte des circonstances particulières de sa situation (il est détenu et assure lui-même sa défense, sans avocat ).VANDALISME ¦ La police de Gatineau enquête sur des actes de vandalisme commis au cimetière de la paroisse Sainte-Rose-de-Lima, dans cette municipalité de l'Outaouais.C'est le deuxième saccage dans un cimetière de cette région depuis une semaine, après celui de Buckingham où six pierres tombales datant des années 1850 ont été endommagées.Au cimetère Sainte-Rose-de-Lima,.32 pierres tombales ont été renversées ou brisées.La responsable du cimetière, Louise Sans-Cartier, s'expliquait mal, hier, les motifs qui ont pu pousser des gens à de tels actes.INCENDIAIRE À L'OEUVRE ¦ Les pompiers de Pierrefonds sont aux prises avec un incendiaire soupçonné d'avoir allumé une demi-douzaine d'incendies criminels en moins d'une semaine.Une quinzaine d'incendies suspects ont été répertoriés depuis un mois dans le secteur de la Place Riviera, près de Roxboro.Mercredi seulement, les pompiers ont dû faire face à sjx incendies, dont trois seraient d'origine criminelle.La plupart des brasiers suspects ont pris naissance dans des boîtes à déchets, sous des escaliers, dans des remises de sous-sol d'immeubles à appartements.Le suspect utilise du papier journal pour nourrir le feu.Jusqu'à maintenant, les incendies n'ont pas fait de dommages majeurs, ni de blessés.Les pompiers et la police aimeraient toutefois mettre la main au collet du suspect avant qu'il ne soit trop tard.Toute information à son sujet peut être transmise au 620-5111, au directeur adjoint Michel Ramsay, du service de prévention des incendies de Pierrefonds.RÉSEAU DE FAUSSAIRES DÉMANTELÉ ¦ La Sûreté du Québec a démantelé un réseau de faussaires qui s'apprêtaient à mettre sur le marché quelque 30 millions de dollars en argent américain contrefait.Cinq perquisitions ont été effectuées mercredi dans la région de Québec, dont une dans une imprimerie de Sainte-Foy.Par la suite, quatre hommes et une femme ont été arrêtés.Ils ont comparu hier au palais de justice de Québec pour être accusés d'avoir fabriqué de la fausse monnaie.BLAME CONTRE PHOTO POLICE ¦ L'hebdomadaire Photo Police et son journaliste Normand Maltais ont été blâmés par le Conseil de presse du Québec, après l'étude de la plainte de Denis Filion concernant deux articles parus le 7 décembre 1989 à propos d'une enquête publique de la Commission de police du Québec.Filion, condamné pour le meurtre de Ramiro Melo, demandait à la CPQ de se pencher sur la conduite de quatre policiers.L'hebdo a entre-temps rapporté que Filion était un délateur.Celui-ci a tenté vainement de donner sa version des faits, croyant que sa vie était menacée en milieu carcéral.«Les médias doivent livrer au public une information complète et accorder un traitement impartial, équilibré aux parties en conflit dans une affaire», signale le Conseil de presse.LA BOURSE PERISCOOP ¦ Michel Bellemare, journaliste à la radio de Radio-Canada à Montréal, a remporté la bourse Péris-coop d'une valeur de 25 000 dollars et décernée, pour la première fois, par le Centre de recherches pour le dévelopement international (CRDI).C'est ainsi que le journaliste Bellemare entreprendra, en janvier, un stage d'un an à l'Agence de nouvelles Périscoop Multimedia, établie à Montpellier, en France.of DEMAIN DANS TROIS SIECLES D'ENSEIGNEMENT PRIVÉ Dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal, le cahier salue toutes ces maisons d'enseignement privé \u2014 institutions religieuses et plus tard laïques \u2014 qui, contre vents et marées, n'ont cessé d'enrichir depuis plus de trois siècles la vie des Montréalais et des populations avoisinantes._PUBL1REP0RTAQE A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 Sa faute rendue publique, un psychiatre de Sacré-Coeur démissionne // s'est reconnu coupable, en Ontario, de rapports sexuels avec une patiente JEAN-PIERRE BONHOMME 0 À la suite de révélations faites hier à son sujet, un psychiatre, maintenant chercheur au laboratoire du sommeil de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal, le docteur 1 lector Warnes, a remis sa démission au directeur du département de psychiatrie de l'hôpital, le docteur Camille Laurin.Cette démission sera soumise au conseil d'ad-ministraion de l'hôpital dans les jours prochains.De son côté, l'Office des professions du Québec a formellement demandé hier à la Corporation des médecins du Québec de procéder à un examen pour déterminer si le psychiatre Hector Warnes.run de ses membres, reconnu coupable de mauvaise conduite sexuelle en Ontario, peul pratiquer sa profession au Québec sans risque pour sa clientèle.Le Dr Warnes est un spécialiste d'origine argentine dont l'expertise est reconnue en médecine psychosomatique.Il a occupé diverses fonctions au Québec; il a notamment été chef du département de psychiatrie de l'hôpital Saint-Mary's.Avant de revenir au Québec, il exerçait à Ottawa.Le laboratoire du sommeil, où travaille le Dr Warnes, est situé dans le pavillon principal de l'hôpital Sacré-Coeur; il relève techniquement du département de psychiatrie de l'institution (le pavillon Albert-Prévost).Le quotidien The Gazette révélait hier que le Dr Hector Warnes s'est reconnu coupable, en septembre I99l, devant le comité de discipline du Collège des médecins et chirurgiens de l'Ontario, d'avoir eu, en 1979, à plusieurs reprises, des relations sexuelles avec une de ses patientes âgée de 21 ans.Celle-ci, devenue alcoolique, avait été victime d'agressions sexuelles dans sa jeunesse.Le corps médical ontarien considère que le comportement du médecin a un grand caractère de gravité et il a manifesté son intention de lui retirer son droit de pratique.Le Dr Warnes, précise toutefois le Dr Laurin, en aurait appelé de cette volonté.Intervention de l'Office L'Office des professions du Québec est un organisme d'État qui a le mandat de veiller à ce que les 41 corporations professionnelles protègent les intérêts du public.Son président, M.Thomas Mulcair, informé de la situation, a convoqué hier le président de la Corporation des médecins du Québec, le Dr Augustin Roy.M.Mulcair a dit à La Presse, hier, que les explications du Dr Roy, à ce sujet «sont loin d'être satisfaisantes».Le Dr Roy, a-t-il dit, a admis avoir, depuis longtemps, été mis au courant des déboires du Dr Warnes.Aussi a-t-il «sommé» verbalement la profession médicale d'engager un processus d'examen pour déterminer si le droit de pratique du Dr Warnes doit ou non être enlevé ou restreint.La requête de l'Office sera communiquée par écrit à la Corporation demain.Le président de l'Office a expliqué hier que, prima facie, la corporation aurait dû se demander si le comportement du médecin le rend mentalement capable de pratiquer sa profession.Selon le code des professions, dit-il, la corporation des médecins peut réunir un bureau de trois médecins pour en décider; la corporation peut aussi choisir de restreindre cette même pratique.La conduite des médecins, a-t-il dit, doit, selon la loi, être «irréprochable».Le Dr Roy a signalé pour sa part que le Dr Warnes n'est pas à proprement parler un «malade» et qu'aucune plainte n'a été por- tée contre lui au Québec.Il a dit que son bureau demandera à des avocats de déterminer si les dirigeants de la corporation peuvent, de leur chef, porter une plainte auprès du comité de discipline.Il a soumis que le Dr Warnes est «une sommité internationale» dans son domaine; il s'est demandé si la faute commise en 1979 «doit le poursuivre pour le reste de ses jours».Droit de pratique De son côté, le Dr Laurin explique que le Dr Warnes a reconnu sa faute passée; mais il précise que le psychiatre a depuis longtemps «réorienté» sa pratique en recherche psychosomatique.À ce titre de «clinicien-chercheur», il n'a jamais, à l'hôpital Sacré-Coeur, eu de rapports «à risque» avec des malades; il n'a jamais fait de travail de psychothérapie.Il est un «évaluateur-chercheur».Le Dr Warnes, dit le Dr Laurin, « nie beaucoup de choses» qui ont été dites.Par exemple, il n'a pas perdu son droit de pratique en Ontario, comme on l'a relaté.Le Dr Warnes, dit-il, estime que la relation des faits, dont une part «est sub judicc», est «indélicate et étonnante».Le Dr Warnes, précise enfin le Dr Laurin, a été recruté à titre de clinicien-chercheur dans le cadre de programmes du Fonds de recherche en santé du Québec.Il a droit de pratique au Québec depuis 1967.Hôtel-Dieu : Marc-Yvan Côté refuse toujours de dévoiler son «bilan-lits » Le gouvernement lève la tutelle à I ' hôpital Louis-Hippolyte-Laf ontaine ANDRÉ NOËL GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC B Le gouvernement du Québec \\ ient de mettre fin à la tutelle imposée à l'hôpital psychiatrique 1 ouîs-Hippolyte-Lafontaine depuis deux ans et demi.La nouvelle a été confirmée à La Presse hier, par le cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté.Décrétée en mai 1990 avec la nomination du tuteur Réjean Cantin, actuel président de la Régie de l'assurance-maladie du Québec, cette tutelle a donné lieu à des péripéties juridiques qui ne sont pas toutes terminées puisque la Cour d'appel du Québec doit encore rendre une décision prochainement dans ce dossier.C'est pour mettre fin à un conflit médico-administratif que Quebec avait imposé la tutelle à l'hôpital psychiatrique montréalais, a rappelé la porte-parole du ministre, Mme Marie-Claire Ouellet.Le chef des services de psychiatrie, le docteur Claude Vanier, avait été relevé de ses fonctions, ce qui avait amené le Conseil des médecins, pharmaciens et dentistes de l'hôpital à contester cette décision devant la Cour supérieure.Le juge Danielle Grenier, dans un jugement rendu en mars 1991, donnait raison aux plaignants selon lesquels le ministre Côté avait agi de façon arbitraire et avait outrepassé sa compétence en nom- e toto-quêbec R É S U LTAT S t O u Tirage du 92-10-28 3 11 13 15 20 39 Numéro complémentaire: 32 \u2022 q LOTS 2 041 386,80$ 104 630,80$ 2170,10$ 67,30$ 10,00$ Ventes totales: 17 822186,00$ Prochain gros lot (approx.J: 2 600 000,00$ Prochain tirage: 92-10-31 GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 7 5/6 270 4/6 16 681 3/6 313 721 Tirage du 92-10-28 NUMÉROS 049142 49142 9142 142 42 2 LOTS 100 000 $ I 000 $ 250 $ 50$ 10$ 2$ fin Tirage du 92-10-29 1\t4\t9\t13\t20 22\t24\t36\t37\t38 40\t49\t51\t52\t55 58\t61\t64\t67\t69 Prochain tirage: 92-10-30 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.mant un tuteur.Le juge concluait que le docteur Vanier avait été relevé de ses fonctions illégalement, la qualité de ses services professionnels n'ayant pas été mise en cause.Bref, la cour déclarait nulle et illégale la tutelle du ministre Côté.Québec a porté la cause en appel tout en maintenant la tutelle.Entre-temps, un nouveau directeur a été nommé pour prendre en main les destinées de l'hôpital Louis-Hippol y te-La fontaine.Il s'agit du docteur Raymond Cari-gnan, ex-sous-ministre à la Santé.Le Conseil des médecins a déploré que la tutelle ne prenne fin avec la nomination du nouveau directeur, mais, au ministère, on soutenait qu'il n'y avait pas urgence, que l'aspect administratif du problème était réglé, ce qui n'était pas encore le cas du volet médical.L'appel du gouvernement quant à la légitimité de la tutelle a été entendu le jeudi 22 octobre, et la cour a mis l'affaire en délibéré.Quoi qu'il en soit, la tutelle prend bel et bien fin le 1er novembre.Le nouveau président du Conseil des médecins, pharmaciens et dentistes, le docteur Raymond Morrissette a toutefois déclaré à La Presse qu'il s'adressera au nouveau conseil d'administration de l'hôpital, pour réclamer que le docteur Vanier soit réinstallé dans ses fonctions de chef des services psychiatriques.Selon Mme Ouellet, le ministre Côté avait pris sa décision à partir du rapport Voisine, c'est-à-dire le rapport d'un groupe de travail qui avait identifié un conflit médico-administratif, et qui recommandait le déménagement dans des centres d'accueil des personnes âgées et des personnes déficientes parce que leur maintien à l'hôpital ne correspondait pas à la vocation de l'institut.¦ Le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, est prêt à rendre publics plusieurs documents entourant le déménagement de l'Hôtel-Dieu, mais pas le «bilan-lits» qui dresse la liste du nombre de lits dans toutes les régions du Québec.m À la mi-octobre, la Commission d'accès à l'information a ordonné au ministère de la Santé de divulguer tous les documents, y compris »ce bilan-lits.Le ministère a refusé jusqu'à maintenant de se plier à cet ordre; il a jusqu'au 13 novembre pour porter la cause en appel.«|e n'ai pas de problèmes à divulguer la plupart des documents, a indiqué M.Côté, au cours d'un entretien avec La Presse.Mais il n'est pas question de diffuser le bilan-lits.Si je le faisais, le gouvernement subirait des pressions incroyables de plusieurs régions qui estimeraient qu'elles n'ont pas assez de lits.» Cependant, il semble qu'aucun document cité dans la décision de la Commission d'accès à l'information ne constitue une étude valable sur laquelle le ministère aurait pu s'appuyer pour justifier le déménagement de l'hôpital.«Sur quoi se base M.Côté pour affirmer que l'hôpital doit déménager?» a demandé le député péquiste Rémy Trudel, critique en matière de santé, au cours d'une conférence de Marc-Yvan Côté presse hier.Il a aussi condamne la volonté de M.Côté de garder secret le bilan-lits.«Depuis quand la connaissance de la vérité dessert-elle l'intérêt public?a-t-il demandé.En quoi cette connaissance mine-t-elle l'autorité du gouvernement?En fait, elle oblige le gouvernement à mieux expliquer ses choix.C'est quelque chose de positif, non?» Michel Bourdon, député péquiste de Pointe-aux-Trcmbles, a contesté les prétentions du gouvernement selon lesquelles il y aurait trop de lits dans le centre-ville de Montréal.«Sur les 5000 lits qui se trouvent dans le centre de la ville.seulement 1800 sont effectivement occupés par des résidents de ce secteur, a-t-il dit.Les autres patients proviennent d'ailleurs, parfois même de régions éloignées.Selon plusieurs médecins, il n'y a pas un excès, mais bien une déficience de lits au coeur de Montréal.«On compte 3300 lits dans la ville de Québec, pour une population bien inférieure à celle du centre de Montréal, a-t-il ajouté.Cela signifie-t-il qu'il faudrait déménager l'Hôtel-Dieu de Québec à Laval ou dans l'est de Montréal?» Par ailleurs, le caucus des députés péquistes demande à M.Côté de lui remettre tous les documents relatifs à l'octroi des contrats de services professionnels.Plusieurs firmes travaillent déjà aux plans de construction.Le PQ n'est pas sûr que le gouvernement a bien suivi les règles dans le processus d'allocation de contrats.Le PQ demande enfin un moratoire.«Nous demandons au premier ministre Robert Bou-rassa de ramener le ministre Marc-Yvan Côté à la raison, a déclare Rémy Trudel.Il faut lever le voile du secret qui entoure ce projet depuis le début.» M.Côté a indiqué qu'il répondrait bientôt à toutes les attaques dont fait l'objet le projet de démagement.Le ministre a téléphoné à un journaliste de La Presse, cette semaine, pour se plaindre de certains articles qui seraient, selon lui, biaises.Mais il n'a pas précisé ses critiques.La santé, bien meilleure au Canada qu'aux É.-U.Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les Canadiens vivent plus longtemps, sont en meilleure santé que les Américains et dépensent substantiellement moins d'argent pour leurs soins de santé, a révélé Statistique Canada, jeudi.On trouve au Canada un plus bas taux de mortalité infantile, moins de maladies chroniques et une plus grande espérance de vie !2H5 UNE FOIS, vous N'AUREZ PAS ENVIE DE MENTIR au SUJET de VOTRE ÂGE.DE MONTRÉAL (aller-retour) ROUYN-NORANDA/VAL-D'OR SEPT-ÎLES HALIFAX 139$ 199$ 214* VANCOUVER 369$ CALGARY 369* VICTORIA 409$ LONDRES* 478$ Canadien va plus LOIN Soixante ans bien sonnes?Tant mieux! 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Les billets ne sont pas remboursables et doivent Être achetés au moins sept jours i l'avance.Aucune restriction quant i la durée minimale de séjour ni au séjour le samedi.Les passagers doivent avoir confirmé leurs réservations le jour du départ.\"Do;, restrictions s'appliquent quant a la durée minimale ou maximale du séjour.Tarifs sujets i l'approbation gouvcrne^cntale.Canadi>:n est une marque déposée des Lignes aériennes Canadien International Itée.2- autant chez les hommes que chez les femmes, indique l'étude de l'agence de statistique, basée sur des données de 1990.Le Canada a dépensé 9,2 p.cent de son produit national brut en 1990 pour son système de santé, comparativement à 12,4 p.cent aux États-Unis.Au cours de cette année, les Canadiens ont dépensé 1837 $ US per capita en services hospitaliers, comparativement à 25bb $ US pour les Américains.«Nous dépensons moins pour notre système de soins de santé et tous nos résultats sont meilleurs», a déclaré M.Cyril Nair, porte-parole de Statistique Canada.Le pays se trouve cependant en tète en ce qui concerne les personnes atteintes de cancer.La différence est cependant minime, à l'exception du cancer de l'estomac, a précisé M.Nair.Le rapport montre également que les Canadiens reçoivent la majorité de leurs soins de santé dans les hôpitaux.Le Canada a également plus de lits d'hôpitaux disponibles par 1000 de population (6,7 lits) qu'aux États-Unis ( 5 lits).Par ailleurs, les centres hospitaliers canadiens sont administrés par moins de gens.Les patients canadiens restent en moyenne 10,5 jours à l'hôpital, soit beaucoup plus longtemps que les malades aux États-Unis (7,2 jours).On compte aussi moins de médecins per capita au Canada \u2014 un pour 448 personnes conmpa-rativement à un pour 434 aux États-Unis.lit le revenu net d'un médecin autonome aux États-Unis est supérieur d'environ 25 p.cent par rapport aux honoraires de leurs confrères canadiens.Cette situation est duc en partie au fait que l'on retrouve plus de spécialistes aux États-Unis qu'au Canada, notc-t-on.L'étude de Statistique Canada juge de façon favorable le système de santé au pays, mais selon Mme lane Fulton, professeur en matière de politique de santé à l'université d'Ottawa, il n'y a pas de raison d'être si optimiste.« Nous ne devrions pas être compares aux États-Unis, estime Mme Fulton.Nous devrions être comparés à des pays où la santé de la population est meilleure et qui dépensent moins d'argent pour les soins de santé que nous, comme la Suède, l'Allemagne, la Finlande et le Danemark.» LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 m a 5 Lorraine Page invite la CÉCM à s'attaquer au problème de la violence dans les écoles 'A , ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Les dirigeants de la Commission des écoles catholiques de Montréal devraient abandonner leur lutte pour le pouvoir et leur obsession de créer des groupes uniquement chrétiens et s'intéresser au problème de la violence dans les écoles de la métropole, un problème qu'ils cachent soigneusement mais qui grandit tous les jours.C'est ce que soutient la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Page, qui s'adressait hier aux policiers de la CUM, réunis en congrès cette semaine à Québec, justement pour s'interroger sur le phénomène de la violence.Dans un discours très remarqué au congrès, Mme Page a promis d'engager sa centrale dans une collaboration très étroite avec la police dans l'espoir de trouver des solutions au phénomène de la violence, plus remarquable dans les grands centres urbains comme Montréal.«Un élève qui tente de mettre le feu aux cheveux d'une enseignante au statut précaire, des assauts sexuels répétés, des batailles dangereuses, du vandalisme sur le mobilier ou encore des menaces persistantes à l'endroit du personnel», sont autant d'indices qui nous obligent à intervenir, a dit la présidente de la CEQ, précisant que 30 p.cent des médicaments payés par les assureurs de la CEQ le sont pour des problèmes de chocs ou de dépressions nerveuses.«Pour protéger la bonne réputation d'une école, on cache souvent ces choses, mais il s'agit d'une réalité bien quotidienne.» Les policiers de la CUM ne contredisent pas l'analyse de Lorraine Page, bien au contraire.Pierre L'Écuyer, un policier de l'escouade jeunesse à la CUM renchérit.«La semaine dernière, un étudiant de Rosemont, qui est toujours à l'hôpital, a été blessé à coup de ciseaux, dans la rue, par un compagnon.En faisant enquête, nous découvrons que les deux enfants en sont à leur troisième accrochage très violent, mais la direction de l'école n'a jamais alerté la police.C'est ce silence, qui protège la réputation d'une école, qu'il faut briser», affirme le policier.Lorraine Page est heureuse de constater qu'une prise de conscience est en train de se définir dans la société.Elle souligne longuement les problèmes de violence qui naissent presqu'invaria-blement à la maison.«Ce n'est pour rien que notre centrale réclame à grands cris des interventions précises pour lutter contre la pauvreté, détonateur de violence dans les familles.Partout, les parents ont besoin d'aide, mais encore davantage dans les milieux pauvres», dit-elle.«C'est un non sens que seule- ment 40 p.cent de nos élèves terminent leur cours secondaire.Nous n'avons plus le droit de nous cacher la tète dans le sable.Et nos dirigeants scolaires, à Montréal en particulier, devraient cesser de faire de la ségrégation religieuse et s'attaquer aux vrais problèmes.» L'éclatement de la famille, la situation malheureuse de plusieurs femmes à Montréal, nécessite une intervention urgente, dît encore Mme Page qui a plus de vingt ans d'expérience dans les milieux de l'éducation.Elle souhaite l'embauche de plus en plus de femmes policiers pour favoriser un dialogue fécond.«Il faut briser le mur du silence et ce, dès maintenant.Il ne faut pas craindre de dévoiler nos vrais problèmes!» Les membres de la Fraternité des policiers de Montréal savent ce qu'est le mur du silence.Ils sont plus d'une centaine, directement affectés à la violence chez les jeunes, à sillonner tout le territoire.Ils fournissent de l'information sur les formes d'aide, sur les dangers de la drogue, mais ils se demandent en congrès « La violence, qui va nous aider».Ce type de congrès n'apporte pas de solution miracle au problème de violence, mais il permet aux intervenants de «lever le voile», comme le dit Lorraine Page.Le travail de Police-jeunesse a d'ailleurs été loué, hier, par le président de la Commission des droits de la personne, Me Yves Lafontaine, lui aussi invité à prendre la parole au congrès.Il souhaite l'implication plus immédiate des dirigeants scolaires et des parents.Au sujet des fameux problèmes raciaux qui secouent Montréal, non seulement au niveau scolaire mais à l'intérieur de tous les groupes d'âge, Me Lafontaine souligne la nécessité pour la CUM de recruter des membres de différen-\" tes origines, mais il admet qu'on ne réglera pas ainsi tous les problèmes.«|'ai entendu l'inquiétude de certains policiers qui disent hésiter à intervenir auprès des minorités de peur d'être accusés de racisme», contate-t-il.«Tous les citoyens du Québec ont des droits, y compris les policiers», tranche Me Lafontaine.9 Le président de l'organisme invite les policiers à faire leur travail.«Dans leurs rapports avec les policiers, tous les citoyens doivent bénéficier de leur protection, mais lorsqu'ils se placent en marge de la loi, ils doivent aussi s'attendre à être rappelés à l'ordre.Ne pas intervenir équivaudrait, pour le policier, à nier à son tour le droit à l'égalité de tous les citoyens et à rompre l'équilibre qui en favorise l'exercice», a-t-il conclu.Les policiers examinent aujourd'hui le rôle des médias dans le processus de lutte contre la violence.Semaine de la prévention de la criminalité JEAN-PAUL SOULIË ¦ La septième Semaine de la prévention de la criminalité qui se tiendra du 1er au 7 novembre a été lancée hier à Montréal par le ministre responsable de la Sécurité publique, monsieur Claude Ryan, en présence de MM.Michel Hamelin, président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, Yvan Borde-leau, député et président de la table ronde sur la prévention de la criminalité, et André Lavallée, membre du comité exécutif de la ville de Montréal.Le thème de la semaine est: «Partenaires en prévention de la criminalité?Bien sûr!» Les diverses personnalités invi- tées à prendre la parole ont toutes insisté sur l'efficacité de la prévention en matière de crime.Les services policiers ont besoin de partenaires sociaux pour lutter contre le crime et le sentiment d'insécurité.Michel Hamelin a souligné que même si la croissance n'a été que de 3,2 p.cent en 1991 en comparaison avec 5,5 p.cent en 1990, il n'en demeure pas moins que le nombre de crimes augmente et qu'on enregistre pas moins de 225 000 infractions aux lois et règlements en une seule année sur le territoire de la CUM.Parallèlement à l'augmentation des crimes violents, un sentiment d'insécurité se développe, particulièrement chez les femmes et le personnes âgées.La répression ne suffit plus, il faut maintenant travailler sur le terrain de la préven- tion.C'est encore une fois l'exemple américain qui a servi à Michel Hamelin.«Malgré les milliards de dollars investis dans la construction de prisons, dans l'augmentation des effectifs policiers, et dans le développement de l'appareil judiciaire, les taux de criminalité et de violence n'ont cessé d'augmenter aux États-Unis», a-t-il relevé.«Par ailleurs, a-t-il poursuivi, pour chaque dollar consacré à des mesures de soutien aux familles et aux enfants ainsi qu'aux jeunes en difficulté ou à risque, c'est cinq dollars qui sont épargés par la suite en coûts directs du système de justice pénale.» Une table ronde sur la prévention de la criminalité a été mise sur pied, qui doit aboutir, avec la participation des syndicats, du ËncenaSG cS'um commerce cf© vËtËéos pornas Une centaine de pompiers ont combattu un incendie majeur qui a ravagé un commerce de vidéos pornos, au 222 est, rue Sainte-Catherine, mercredi soir, au centre-ville de Montréal.Le brasier a éclaté vers 23h30 et s'est rapidement propagé à l'ensemble du bâtiment Personne n'a été blessé.PHOTO CILLES RENAUD.ColHborstion spêcille milieu des affaires, du monde de l'éducation, et des groupes communautaires, à créer un conseil de la prévention et de la sécurité urbaine.Le ministre Claude Ryan comme M.Michel Hamelin et le Des erreurs médicales à Laval que I opération Tamdem-Mont-réal, et Vivre Montréal en santé.De plus, à la suite de la conférence européenne et nord-américaine sur la sécurité et la prévention de la criminalité tenue à Montréal en 1989, la CUM a décidé d'implanter à Montréal un Centre international pour la prévention de la criminalité, qui sera affilié aux Nations Unies.Un publi-reportage sur la prévention de la criminalité paraîtra le 31 octobre dans trois quotidiens du Québec, dont La Presse.et à l'Hôtel-Dieu valent une mort prématurée à 2 sidéens MARCEL LAROCHE ¦ La mort prématurée de deux sidéens traités en institution hospitalière, à Montréal et Laval, aurait été provoquée par une maladresse du personnel infirmier qui aurait injecté par erreur une dose fatale d'un médicament inapproprié.Et le plus incroyable de toute cette histoire est que les deux médecins ont sciemment produit des rapports erronnés en prétendant que les patients étaient morts du sida! Ces deux incidents survenus à quelques jours d'intervalle, en juillet dernier à l'Hôtel-Dieu de Montréal et à la Cité de la Santé, à Laval, font d'ailleurs l'objet d'une délicate enquête policière commandée par le Bureau du coroner de Montréal.Les deux cas, qui se ressemblent étrangement autant par les circonstances qui les entourent que par leur implication dans le domaine hospitalier, apparaissent pour l'instant comme de graves erreurs médicales sans aucune intention criminelle.Les deux victimes, atteintes du virus du sida, étaient en phase terminale.Le premier incident, celui dont La Presse suivait le déroulement de l'enquête policière depuis près de trois semaines, s'est produit le 22 juillet dernier, à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Hospitalisé depuis le mois de mai 1992, le malade de 39 ans qui se savait atteint du sida était dans un état précaire, à un point tel que les médecins lui avaient implanté un cathéter permanent pour le nourrir et lui administrer sa dose quotidienne de médicaments.Le jour du drame, ce patient avait sa pleine lucidité lorsque l'infirmière serait intervenue pour effectuer un examen de routine de tout l'équipement médical servant à le maintenir en vie.La jeune femme, qui travaillait depuis à peine un mois comme infirmière diplômée, aurait procédé comme d'habitude en injectant un médicament spécifique servant à nettoyer le cathéter implanté dans le cou du malade.Au même moment, le patient aurait été pris de violents spasmes.La jeune infirmière aurait alors réalisé qu'elle venait d'injecter par erreur une dose mortelle d'un médicament inapproprié.Loin de vouloir dissimuler sa terrible méprise, l'infirmère s'est empressée d'aviser sa supérieure immédiate qui a noté sur un rapport préliminaire la cause exacte de la mort prématurée du patient.Sans tenir compte de ce premier rapport indiquant que la victime était morte des suites d'une erreur médicale flagrante, son médecin-traitant, un micro-biologiste dans la cinquantaine avancée, aurait signé dès le lendemain un certificat attestant que son patient était mort du sida.Après avoir constaté que le rapport de l'infirmière venait en contradiction avec le certificat de décès du médecin-traitant, les autorités de l'Hôtel-Dieu ont décidé, le 23 juillet, d'alerter le Bureau du coroner de Montréal.C'est au cours de leur enquête commandée par le docteur Térésa Sourour.coroner assignée à ce dossier, que les policiers de la section des homicides de la CUM ont découvert un cas identique survenu à la même époque, mais cette fois à la Cité de la santé, à Laval, où un patient atteint du sida serait décédé des suites d'une erreur médicale.Une firme était justifiée de congédier une employée vivant avec l'agent d'un concurrent ANDRÉ CED ILOT ¦ La petite agence Immeubles Nl-/D1A, à Saint-Lazare, en banlieue ouest de Montréal, était justifiée de congédier une employée qui vivait avec un représentant d'une firme.concurrente.Ainsi en a décidé la juge Michèle Rivet, du Tribunal des droits de la personne, qui disposait d'une plainte de discrimination qu'avait logée, au nom de Diane Courcy, la Commission des droits de la personne du Québec.Avant de statuer sur le fond de l'affaire, la juge Rivet a dû s'assurer que le concept de discrimination relié à l'état civil évoqué dans la Charte québécoise valait aussi pour Mme Courcy, qui vivait en union de fait.Une bonne partie de son jugement d'une quarantaine de pages est d'ailleurs consacrée à s'expliquer sur ce point décisif.Voici, en résumé, les faits qui ont abouti à cette décision : secrétaire-réceptionniste depuis quatre ans chez Immeubles Nl Dl A, Diane Courcy a été congédiée le 10 mai 90, quelques mois après avoir commencé une liaison avec un collègue de travail qui s'apprêtait à ouvrir sa propre agence immobilière.Après avoir analysé les tâches précises de la jeune femme \u2014 elle répond au téléphone, dirige les clients, établit les listes de maisons sur le marché, etc \u2014 la juge Rivet a conclu que son obligation de loyauté et la relation de confiance avec son employeur ne pouvaient souffrir aucune entorse.«Il s'agit d'une position clé.et c'est particulièrement vrai au sein d'une petite agence comme Immeubles NIDIA», estime le magistrat du Tribunal des droits de la personne.Au surplus, son attitude passée et la nature même du travail de son nouveau conjoint la plaçaient dans une situation potentielle assez élevée de conflits d'intérêts.Pour ces motifs, la juge Rivest a conclu que le congédiement était raisonnable et elle a sommé la Commission des droits de la personne de payer tous les frais judiciaires encourus dans cette affaire.4 A6 LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 AINSI FAMILLE LIQUIDATION TARDEZ PAS, ILS POURRAIENT DISPARAITRE COMME PAR MAGIE! 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441-6603.Ste-Marthe-sur-le-Lac: 491-5000.Ville St-Laurent: 335-7770.Région de Québec: Québec: 529-9861.Lévis: 833-4711.Ste-Foy: 658-2121.En province: Aima: 662-2222.Arthabaska: 357-4000.Chicoutimi: 549-8240.Drummondville: 478-1381.Granby: 375-5770, Rouyn-Noranda: 797-2321, St-Jean: 349-2651.St-Jérôme: 432-2110, Sherbrooke: 563-9440, Sorel: 746-2508.Trois-Rivières: 379-5444.St-Georges de Beauce: 228-2222.Copyright Canada, 1992, Sears Canada Inc.Tous les articles, couleurs ou tailles de cette page n'ont pas été offerts dans tous les magasins Sears.1 1 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1992 Objectif: faire passer les diplômés du secondaire de 64 à 85% Le Conseil supérieur de l'éducation estime que c'est la seule façon de faire face aux défis du 21e siècle LIA LEVESQUE de la Presse Canadienne ¦ Dans son plus récent avis, le Conseil supérieur de l'éducation soumet un ambitieux programme pour accroître la scolarisation des Québécois.Dans un avis de 250 pages remis à la ministre de renseignement supérieur et de la Science, ainsi qu'au ministre de l'Éducation, le Conseil supérieur énonce des objectifs quantitatifs que le Québec se doit d'atteindre s'il veut suivre en l'an 2000 les autres pays industrialises.Par exemple, au niveau secondaire, il recommande d'ici l'an 2000 de faire passer la proportion de Québécois ayant un diplôme d'enseignement secondaire avant l'âge de 20 ans de 64 pour cent à 85 pour cent.Au niveau du cégep, l'objectif recommande est de faire passer l'accès au diplôme d'études collégiales de 3b à 60 pour cent.Idéalement, toutefois, la répartition des étudiants entre les secteurs pré-universitaire (général) et technique devrait être modifiée de 60-40 pour cent qu'elle est actuellement à 50-50.Au niveau universitaire, l'accès devrait passer pour le diplôme de baccalauréat de Ie) a 25 pour cent pour le diplôme de mai Irise de 1,5 à 5 pour cent et pour le doctorat de 0,4 à I pour cent.L'organisme note également que les francophones ont un grand retard a combler face aux anglophones pour ce qui est de l'enseignement supérieur.Pas le choix Le Conseil insiste sur le fait que le Quebec n'a pas le choix s'il veut entamer le 21e siècle en étant équipe pour concurrencer les autres pays industrialisés.Les pays modernes ont fait de l'éducation une priorité.Dans tous les États industrialisés, on dit que la formation d'une main-d'oeuvre compétente et polyvalente est l'outil principal de la réussite.«Nous n'avons plus le choix», lançait en conférence de presse M.Robert Bisaillon, président du Conseil supérieur de l'éducation.Pour parvenir à ces objectifs ambitieux, le Conseil énonce divers moyens.Par exemple, améliorer les services d'orientation des étudiants, qui ignorent sou- vent différentes options qui s'offrent a eux.Il conseille aussi de «diversifier les voies» de cheminement au collégial, permettant ainsi d'ac-croitre les chances de réussite.Le passage d'un programme à l'autre, par exemple, pourrait être facilité.Pour les adultes qui veulent retourner aux études au niveau collégial, on pourrait songer à différentes formules pour faciliter l'accès au diplôme, comme un programme réorganisé.Dans son avis, le Conseil s'attarde aussi au financement de l'enseignement supérieur, mais sans être aussi précis dans ses chiffres.Ainsi, il reconnaît qu' «il y aura un coût de système important, si l'on veut atteindre les ob- jectifs nationaux fixés».Mais il appartient à l'Etat d'établir ses priorités et de faire les choix de société en conséquence.Comme plusieurs autres organismes, il souligne qu'injecter de l'argent en éducation, c'est un investissement et non une dépense.C'est «façonner la société québécoise de demain ».Il propose aussi, dans le mode de financement des établissements, de tenir compte du cheminement des étudiants qui s'y inscrivent.L'avis du Conseil supérieur de l'éducation sur l'enseignement post-secondaire a été bien reçu, autant chez les syndicats d'enseignants que la Fédération des cégeps.La Fédération nationale des enseignants du Québec, qui regroupe les syndicats de professeurs de cégeps affiliés a la CSN, y voit «un véritable plaidoyer en faveur de l'accessibilité aux études supérieures».La Fédération autonome du collégiale, un regroupement de syndicats d'enseignants de cégeps indépendant de toute centrale, se réjouit surtout du fait que le Conseil supérieur plaide en faveur du maintien des cégeps.À la Fédération des cégeps, qui regroupe les institutions collégiales, on se montre aussi satisfait de la foi réitérée dans les cégeps par le Conseil supérieur de l'éducation.Boutique Sélection MADAME-MONSIEUR REf UECÏËSCOPfiXS) M O 1 O E T_ ENTREPOT de Boutique Sélection Am pir/o| ««TE 3 JOURS SUR TOUT l*IUàfU u SKP\t i\t1(111 H MUE!.\tMantriil Util Sanl-Uoiird J 937-7423 661-5330 326-047 1 St-Uirnt LmimmI MH-Ctt 744-2721 673-2550 2544131 % SUR TOUT 1043, AUTOROUTE «13», LAVAL entre boul.Samson et boul.St-Martin, à côté Tennis «13» LIQUIDATION DE FAILLITE Galeries d Anjou, Carrefour 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