La presse, 1 novembre 1992, Cahier A
[" CAHIER SANTÉ Docteur, faites-moi maigrir J page C1 % t 22 28 29 30 36 47 18 27 28 36 40 42 La métco Aujourd'hui: mélange de nuages et de soleil.Minimum -6° Maximum 3° Demain: partiellement ensoleillé et frais.DÉTAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 13 Bonjour! Tous les détenus du pays seront vaccinés contre la tuberculose La personnalité de la semaine 3 CLAUDE CHARTRAND Sports SUZANNE COLPRON et MARTIN PELCHAT réoccupées par la propagation de la tuberculose dans les prisons américaines, les autorités fédérales ont décidé de lancer un programme sans précédent d'immunisation de tous les détenus de tous les pénitenciers canadiens à partir de janvier prochain.Cette opération, qui touchera 3500 prisonniers au Québec et 12 000 au pays, représente la première réaction du Canada à la recrudescence de cette maladie aux États-Unis.Ill le étonne toutefois les spécialistes des maladies infectieuses au Québec car aucun cas de tuberculose n'est présentement signalé dans les pénitenciers fédéraux ni dans les prisons provinciales.On note, de plus, une décroissance continuelle des cas depuis 50 ans.Au Québec, le taux d'incidence de la maladie est de 5,8 pour I00 000 habitants alors qu'il est de 7,l au Canada et de I0.4 aux États-Unis.En I991, 400 Québécois ont contracté la tuberculose.Tuberculose et sida L'augmentation de l'incidence de la tuberculose reliée à la séro-positivité inquiète cependant les responsables du service correc- tionnel canadien.11 semble, en effet, que le sida soit responsable d'une recrudescence significative de cette maladie aux États-Unis.«On pense que les détenus sidatiques vont développer la tuberculose dans les années à venir», explique le docteur Denis Harris, président du comité d'experts chargé d'évaluer les modalités du programme d'immunisation des détenus, au service correctionnel du Canada.Dans les pénitenciers du Québec, un prisonnier sur 100 est porteur du virus du sida.Cette proportion passe à un sur 800 dans la population en général.Curieusement, le nombre de détenus séropositifs est plus élevé au Québec (43) que dans toutes les autres provinces reunies ( 22).L'écart s'expliquerait, selon le docteur Jacques H.Roy, directeur général des services de santé du service correctionnel du Canada, par un plus grand nombre d'usagers de drogue par intraveineuse au Québec.En outre, les médecins du Québec insisteraient davantage auprès des détenus afin qu'ils subissent le test de dépistage du sida.Faire l'impossible Actuellement, ce test est offert sur une base volontaire à tous les prisonniers, de même que le vac- VOIR DETENUS EN A 2 sommaire La ville de Québec honore la mémoire de René Lévesque Addition croisées.C11 Annonces classées immobilier.C8 a C10 marchandises.C10 et C11 emplois.C11 automobiles.C11 à C13 propositions d'affaires.A6 Arts et spectacles informations.B9 à B13 clne-horaires.B11 et B12 télé-horaires.-.B13 Bandes dessinées.B14 Décès.C13 Etes-vous observateur?.C8 Feuilleton.C9 Horoscope.C10 Le bridge.C12 Le monde.A11 Livres.Cahier B Loteries.A4 «Mot mystère».C11 Santé.Cahier C Cahier sports Réjean Tremblay.S10 et S11 4& wmœs i/our fceei4&?Mec.ON $]*N fàoT* OU4 P&S Tes nécAuTtovS Four MARIE-FRANCE LÉGER et CILLES PAQUIN F est en donnant son nom à une des plus grandes artères de sa ville que le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, entend commémorer aujourd'hui le cinquième anniversaire du décès de l'ancien premier ministre René Lévesque.D'autres événements, qui se tiendront dans la capitale et à Montréal, rappelleront également le souvenir de cet homme qui a laissé une profonde empreinte dans la mémoire collective des Québécois.Au cours d'une brève cérémonie, ce matin, M.L'Allier remettra à Mme Corinne Côté-Léves-que la première plaque marquant le changement d'appellation du boulevard Saint-Cyrille qui deviendra, à partir du premier jan- vier prochain, le boulevard René-Lévesque.La décision a été prise au printemps dernier et elle sera rendue officielle par cette manifestation, a dit M.L'Allier.Le remplacement des autres plaques commencera près de l'Hôtel du Parlement et se poursuivra progressivement au cours des mois suivants.«Donner le nom de quelqu'un à un boulevard, c'est peut-être pas très original mais cela prend un intérêt particulier dans ce cas-ci.René Lévesque a travaillé sur ce boulevard lorsqu'il était au Parlement, il y a étudié au Collège des Jésuites et il y est enterré au cimetière de Sillcry», a souligné le maire.Si la ville a mis du temps à trouver le moyen d'honorer la mémoire de René Lévesque c'est qu'elle voulait quelque chose d'important pour l'Histoire et qui VOIR LÉVESQUE EN A 1 >i Abitibi-Témiscamingue: 55cents îles de La Madeleine: 1.00 60 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Region est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents' Routes motorisées : 70 cents- 50e Taxes en sus M ST-SAUVEUR, C'EST DÉJÀ L'HIVER L hiver est arrivé hier a Saint-Sauveur.et quelque 1000 skieurs s'en sont donné à coeur joie en dévalant la pente nordique du centre de ski du Mont Saint-Sauveur.Selon le président et directeur du centre, M.Louis Du four, la température a été suffisamment froide depuis vendredi pour fabriquer de la neige artificielle et la station est officiellement ouverte depuis hier.Dès aujourd'hui, une seconde piste sera ouverte si la température le permet II faut croire que le bonheur des skieurs fait le malheur des automobilistes.photo bernard brault.l* presse Amnistie d'un mois pour les détenteurs d'armes prohibées BOB COX de la Presse Canadienne OTTAWA Vous venez juste de réaliser que votre vieux fusil est désormais une arme prohibée ou que ce coup-de-poing américain que vous possédez est lui aussi interdit par la loi.Eh bien, vous avez de la chance.Car dès aujourd'hui et durant tout le mois de l'amnistie des armes, il vous est possible de remettre ces armes illégales à la police, sans crainte de poursuites.A la suite de la nouvelle législation sur les armes adoptée récemment par le gouvernement, on a décrété une amnistie, qui permet aux détenteurs d'armes de se débarrasser d'armes désormais prohibées ou de faire enregistrer des armes à autorisation restreinte.Aucune amende ne sera imposée, sauf si l'arme a été volée ou utilisée pour commettre un acte criminel.Les fonctionnaires du ministère fédéral de la (ustice pressent aussi les citoyens de se défaire des armes dont ils ne se serviraient plus, ou dont ils auraient oublié l'existence.Ces armes peuvent en effet se retrouver dans des mains criminelles.Elles peuvent également devenir un jouet dangereux dans les mains d'un enfant, et provoquer des morts accidentelles, explique lames Hayes, du ministère de la Justice.« Les gens doivent penser à tous les risques que comporte une arme à feu conservée dans une maison», ajoute M.Hayes.Un récent sondage montrait que la moitié des armes à feu con- VOIR AMNISTIE EN A 2 \u2022 - r : r M> .Sentiment d'impuissance et de frustration chez les électeurs américains CHARLES DAVID envoyé special PHOTO AP Le président George Bush a attaqué son rival démocrate en disant qu'une présidence Clinton signifierait chaque jour «effroi et peur».h La Presse à COLUMBUS, OHIO mm&R hangement, change-\"^H ment.Ils n'ont que ce mot à la bouche! C'est vrai qu'il faut bouger pour relancer les Etats-Unis.Mais ce n'est pas parce qu'on vit en plein Halloween qu'il faut nous raconter des histoires à dormir debout.Vous savez, le véritable malheur de cette élection, ce qui me fait le plus mal.c'est qu'on n'a aucun choix veritable.Toutes les cartes sont pipées.Pourtant, il va falloir voter, se decider à choisir.Pour l'instant, tout ce que je sais c'est que j'irai voter mardi.Pour le reste.» Mark Kisrchner, 32 ans, gérant-adjoint d'une petite boite d'informatique, ne l'avouera pas d'emblée.Au départ, son idée était faite, il comptait voler pour Clinton, même si, en 1988, il avait appuyé Bush.Mais, depuis une dizaine de jours, il reconnaît qu'il a décroche parce qu'il «a des doutes».Surtout cette affaire de taxes éventuelles \u2014 «soit disant sur les fortunes.Yeah, Yea h, on connaît la musique» \u2014 qui lui est resté à travers la gorge.On sent que le blitz de Hush dans la région a porte ses fruits.Campagne «négative» ou pas.VOIR AMERICAINS EN A 2 la presse.montréal, dimanche 1er novembre 1992 La chasse aux fumeurs ouvre aujourd'hui en France LOUIS B.RODITAILLE I collaboration spéciale our des millions de Français, c'est comme si on venait de réinventer la guillotine en cette nuit fatale du 31 octobre au 1er novembre.Depuis minuit hier soir, sur tout le territoire de la République \u2014 y compris, on suppose, la Martinique et Saint-Pierre-et-Miquelon, départements d'outre-mer et terres de contrastes \u2014le mégot pendouillant façon Pompidou ou jean Cabin est déclare hors-la-loi dans tous les lieux publics répertories.Comme l'écrit un journaliste qui a mauvais esprit, «il n'y a plus guère que la chambre de vos enfants où vous avez le droit de griller une cigarette».Deja les ignobles recommandations de la tyrannique Commission de la Communauté économique européenne avaient réussi à tuer ces institutions nationales qu'étaient la Boyard et autres cigarettes à gros modules et à papier mais, pour cause de goudronnage extravagant.Depuis hier soir minuit, il est interdit de fumer une cigarette dans tous les lieux publics sous peine de contravention allant jusqu'à 150 $ environ.Le tabac n'est plus autorisé \u2014sauf scènes de ménage qui ne regardent pas l'État \u2014 que dans les lieux strictement privés, dans les bureaux individuels (ce qui semble aller de soi).Plus question de s'en allumer une petite en attendant le train ou le métro, ou pendant que madame fait des essais en cabine dans un magasin de lingerie.La règle est l'interdiction, la tolérance une exception.Le lieu le plus sensible de cette nouvelle disposition est, on s'en doutera dans ce pays du beaujolais-camembert-baguette, le restaurant et, surtout le bistrot.A partir de demain matin vers six ou sept heures, au moment où les calvas et petits blancs s'alignent sur les comptoirs de zinc sous la chaude lumière des néons, le travailleur de base devrait normalement trouver dans chaque établissement une séparation entre zone fumeurs (avec ventilation appropriée) et zone non-fumeurs.S'il n'y a pas de ventilation, pas de zone fumeurs, et donc pas de cigarettes: Mme Georgina Duschmoll pourra alors quérir le gendarme au coin de la rue et venir faire constater l'infraction.Pour le bistro-tier, amende maximun de I 200 $ environ.Cependant, le gendarme est indispensable à cette affaire: lui seul peut constater le délit.Est-il besoin de dire que cette mesure, préparée depuis deux ans, à l'époque du gouvernement Rocard, constitue l'un des principaux sujets de conversation dans les 6600 cafés qu'on trouve à Paris.«Va déjà ma femme qui gueule quand je fume à la maison.Alors si l .' maintenant j'peux plus fumer au bistrot avec les copains !» Le Mur des Lamentations est une plaisanterie en comparaison.Dans cette estimable profession de la restauration et de la limonade, certains réagissent sans aucun émoi : ce sont les propriétaires des établissements haut de gamme, où les tables sont espacées, et où il y a de l'espace.Faire un coin non-fumeur chez Bocuse ne pose aucun problème: à 400 $ l'addition par personne, la maison Bocuse avait déjà les moyens de se payer des ventilateurs.Mais le vrai BISTROT (nom d'origine russe mais institution fondamentale de la France profonde et même parisienne), se caractérise en général par le manque absolu d'espace, des tables serrées les unes sur les autres où l'on doit se tenir en serrant les épaules pour ne pas déborder sur le voisin.Et surtout l'âme, le coeur, la colonne vertébrale du bistrot sont le comptoir lui-même, où les tarifs sont plus bas qu'en salle, où a droit de venir boire l'ouvrier en bleu de travail et où traîne le journal avec les résultats des courses de chevaux.Or le comptoir traverse la totalité de la salle \u2014 et il rassemble les derniers amateurs de gauloises sans filtre du pays.Le comptoir est le lieu où l'on prépare le tiercé en vidant des «canons» et en écrasant sa vieille gauloise par terre.Un bistrot sans cigarette, ce serait comme un bordel des années 30 sans le velours rouge: ça ne se fait pas.L'impression qui d'ailleurs prévaut, c'est que ça ne se fera pas (sauf dans les entreprises de plus de 20 personnes, où des arrangements semblent se faire à l'amiable).Ça ne se fera ni dans les bistrots ordinaires, où les minuscules toilettes, collées sur la mini-cuisine, sont déjà dépourvues de ventilation.Ça ne se fera pas non plus dans les innombrables petits restaurants de Paris ou parfois il faudrait percer de vieux murs de pierre pour faire une ventilation.« le mettrai une table avec deux chaises près de la porte d'entrée avec la mention SECTION NON-FUMEURS», dit un patron.Quant aux policiers eux-mêmes, ils déclarent volontiers et publiquement leur intention .de ne rien faire.«Nous avons déjà beaucoup de travail avec la petite et moyenne délinquance, dit un responsable syndical, donc pas question d'aller verbaliser un patron de bistrot ou un fumeur dans le métro.On enregistrera la plainte, mais elle sera en queue de priorité.» On prend donc pour acquis que la nouvelle réglementation ne sera pas appliquée à la lettre.Mais elle constitue une soudaine et nouvelle pression sur les fumeurs français qui, jusque-là, étaient presque totalement épargnés par la persécution collective qui frappe leurs collègues de l'Amérique ou de l'Europe du Nord.En France, le prix du paquet de cigarettes reste à peine plus de la moitié du prix québécois (ou britannique).Les limitations à la publicité sont très récentes et ont été largement contournées par les fabricants (sous prétexte d'annoncer.des allumettes!!!).Cette fois, cette règlementaion s'accompagne d'une hausse brutal\" de 15 p.cent du prix moyen du paquet.Depuis des années, les spécialistes, et en particulier le docteur Claude Got, tirent la sonnette d'alarme: le tabac, s'il rapporte quelque 10 milliards de dollars à l'Etat, lui en coûte au moins autant pour les maladies ducs au tabagisme.Avec les mesures actuelles, la France se met en gros au diapason des pays les plus avancés \u2014 ou répressifs: à commencer par l'Europe du Nord.À noter cependant: le degré de consommation des Européens est très variable.et n'a rien à voir avec la sévérité de la réglementation et le prix des cigarettes.Si la (pauvre) Grèce arrive en tête avec 43 p.cent de fumeurs, par contre le Portugal et l'Italie sont derniers avec seulement 28 p.cent.En revanche, avec des lois draconniennes et le paquet à 6 $, il y a 40 p.cent des Danois pour fumer.La France, avec 32 p.cent, était dans la moyenne absolue.Parions que les chiffres se maintiendront \u2014mais que les non-fumeurs respireront moins de nicotine du voisin.Sauf au comptoir comme de bien entendu! SUITE DE LA UNE DÉTENUS Tous les détenus du pays seront vaccinés contre la tuberculose cin contre l'hépatite B.Les détenus des pénitenciers subissent, par ailleurs, un test de dépistage de la tuberculose, une maladie qui se transmet d'une personne à une autre dans d'infimes gouttelettes d'humidité produites par la toux et l'éternuement.Plusieurs facteurs contribuent à sa propagation : la pauvreté, les mauvaises conditions d'hygiène et la promiscuité.On estime que, dans les pays développés, 5 à 15 p.cent des gens infectés développent la maladie.«Le programme de dépistage de la tuberculose existe depuis plusieurs années, souligne le docteur Jacques H.Roy.Tous les détenus sont testés lors de leur admission dans un établissement fédéral.» Avec la mise en place, au début de la prochaine année, du programme d'immunisation nationale contre la tuberculose, les détenus qui n'avaient pas réagi au test de dépistage subiront un nouveau test tous les ans.Les médecins des neuf pénitenciers du Québec se sont réunis jeudi pour discuter des modalités d'application de ce programme.Quel médicament sera administré aux détenus?Pendant combien de temps?Faudra-t-il former du personnel médical?Combien coûtera l'opération?«On va faire l'impossible pour accélérer le début du programme», déclare Paul-Henri Côté, directeur des services de santé du service correctionnel du Canada pour la région du Québec.«C'est toute une opération parce qu'il faut dépister les cas, les traiter pendant 12 mois et assurer le suivi dans la communauté.On pense qu'on devrait être prêt à commencer dans trois mois.» Et d'ajouter: «Il n'y a pas encore d'épidémie, mais les États-Unis sont près de nous.On ne peut pas prendre de risques; nous sommes responsables des détenus et du public.» Phénomène marginal Les cas de tuberculose ont augmenté d'au moins 15 p.cent aux États-Unis depuis 1985.Les spé- cialistes attribuent cette hausse à l'abandon de la surveillance de cette maladie, au début des années 80.Le taux de résistance aux médicaments a également connu une forte augmentation.Par contre, au Québec, «on possède un excellent programme de suivi des cas de tuberculose», soutient le docteur lean Robert, chef du Département de santé communautaire de l'hôpital Saint-Luc.Le phénomène de la tuberculose chez les malades souffrant du sida demeure marginal.En 13 ans, il n'y a eu que 107 cas au Québec.Selon le docteur André Beauchesne, du ministère de la Santé et des Services sociaux, cela est sans doute dû au fait que les personnes infectées par la tuberculose et les gens exposés au sida ne sont pas dans le même groupe d'âge.En effet, c'est en 1949 que le gouvernement québécois a pris à sa charge le traitement des tuberculeux.Résultat: la population née avant 1950 a été très largement contaminée par la tuberculose tandis que celle née après ne l'a été que sporadiquement, lors de contacts avec des cas contagieux.En revanche, le sida semble avoir touché au Québec surtout des personnes de moins de 40 ans, nées après 1950.Cette constatation ne vaut cependant pas pour les immigrants provenant de pays à forte prévalence de tuberculose et qui sont porteurs du virus du sida.Plus de 60 p.cent des sidéens tuberculeux sont des immigrants.Pour cette raison, les médecins ne préconisent pas d'emblée le dépistage systématique des détenus au Québec.Selon le docteur Beauchesne, le service correctionnel du Canada a tendance à remettre à jour un programme contre la tuberculose à partir de la situation américaine.«|e pense qu'il y aurait une adaptation à faire, dit-il.On la fera probablement après le dépistage global.» Les autorités provinciales n'entendent d'ailleurs pas adopter de programme d'immunisation des prisonniers contre cette maladie.Près de 3500 détenus sont incarcérés dans les établissements pro- La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 236 4483 [\"abonnement I Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h a 17h50 rédaction promotion I comptabilité Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classées Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h S0 à 17 h S0 285-7111 grandes annonces Détaillants National.Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 i i i 285-7320 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÊE.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la I Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Ienregistrement: numéro 1400 ¦ Port de retour garant).(USPS0O3692) Ctamplain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i-, vinciaux (sentences de moins de deux ans).«Ce n'est pas une préoccupation au Québec», a laissé tomber Denise Rouffignat, au ministère québécois de la Sécurité publique.?AMNISTIE Amnistie d'un mois pour les détenteurs d'armes prohibées servées dans des foyers n'avaient pas été utilisées depuis plus d'un an.lames Hayes ajoute que les gens doivent également se défaire de leurs armes s'ils ne peuvent satisfaire aux nouveaux règlements sur l'entreposage sécuritaire des armes à feu.Toutes les armes à feu doivent en effet être conservées non chargées et rangées loin de leurs mu-, nitions.Les armes autorisées, les fusils de chasse, par exemple, doivent être verrouillés à l'aide d'un cadenas conçu à cette fin, ou ran- , gées dans un casier mis sous clé.Les armes à autorisation restreintes, les armes de poing, par exemple, doivent elles aussi être conservées dans une armoire verrouillée.Durant le mois de novembre, les postes de police accepteront toutes les armes à feu ou autres armes, les souvenirs militaires ou les matières explosives.Les armes reçues seront détruites, données aux musées ou utilisées dans le cadre de cours de maniement sécuritaire des armes.Les armes prohibées comprennent les «poings américains», les sarbacanes, les bracelets cloutés, les gaz lacrymogènes, et diverses armes automatiques et semi-automatiques, ainsi que certains types de carabines utilisées par la police et les militaires.Une autorisation restreinte couvre certaines armes, les fusils semi-automatiques, les fusils AK- 47 par exemple, ainsi que toutes les armes de poing.Les propriétaires d'armes à autorisation restreinte devaient les faire enregistrer avant le 1er octobre, mais ils ne seront pas poursuivis si ils re- i i i i_ DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 44-7-01 l I I J tardent l'enregistrement jusqu'au mois de novembre.Selon la nouvelle loi, la capacité des chargeurs des armes de poing est limitée à dix projectiles et le chargeur des fusils doit contenir un maximum de cinq projectiles.La limite des cinq projectiles ne s'applique cependant pas aux carabines de type 22, aux fusils Lee Enfield ou aux armes à pompe, à levier ou à culasse mobile.Les collectionneurs d'armes doivent tenir des registres identifiant toutes les armes à autorisation restreinte qu'ils possèdent et prouvant qu'elles ont bien été enregistrées auprès de la GRC.?LÉVESQUE La ville de Quebec honore la mémoire de René Lévesque ait aussi un sens* a ajouté M.L'Allier.La Ville entend également donner le nom de M.Lévesque à un parc qui sera aménagé en face de la gare l'an prochain.Dans la même veine, Il serait intéressant que la maison natale de M.Lévesque, à New-Carlisle, en Gaspésie, soit classée monument historique.À Québec, ce n'est pas possible.Il n'avait pas de résidence officielle a noté le premier magistrat.Après la cérémonie, Mme Côté-Lévesque se rendra déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l'ancien premier ministre au cimetière Saint-Michel de Sillery.Une messe commemorative sera ensuite célébrée en la chapelle historique des Soeurs du Bon Pasteur de Québec.La journée se terminera par une rencontre des amis, des collaborateurs, de tous ceux qui ont aimé et appuyé M.Lévesque au Pavillon Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port de Montréal.Cette réunion sera l'occasion de témoigner, d'échanger et de retrouver cette chaleur humaine particulière pour retrouver en nous cette flamme irremplaçable allumée par René Lévesque, a dit l'une des organisatrices.?AMÉRICAINS Sentiment d'impuissance et de frustration chez les électeurs américains la femme de Mark, Jennifer, 27 ans, qui dirige, avec deux copines, un petit magasin de jouets \u2014 a dépassé ce genre d'angoisses, «le reconnais, j'ai hésité au début.Plus maintenant, je vote Bush.Period! l'ai pas l'intention de vivre comme en Arkansas.On a assez de difficultés dans la région, mais c'est quand même pas si catastrophique qu'on nous le répète.Bush n'est peut-être pas génial, mais on sait ce qu'il vaut.Ce Clinton, je ne lui fais pas confiance, l'ai peut-être tort, mais le diable qu'on connaît.» C'est bizarre, mais aucun des deux n'a évoqué Perot.C'est à croire qu'ils n'aiment pas la télévision.C'est à croire surtout que pour les dizaines de Mark et |en-nifer qui pullulent dans la région, cette campagne électorale \u2014 où des débats de fond devaient offrir des options claires sur l'avenir de ce pays \u2014 risque de déboucher sur un sentiment d'impuissance et de frustration.Impuissance de constater que le candidat qui émergera risque de n'être qu'un président par défaut.Frustration, en bout de ligne, de voir s'évanouir les changements attendus.D'où cette espèce d'indécision angoissante qui tiraille les électeurs et perturbe les sondages.Il est vrai \u2014 et le déroulement de la campagne, hier, n'a pas dérogé aux habitudes \u2014 que le ton, le style adopté par les candidats, a ramené les thèmes fondamentaux de l'enjeu électoral à une dimension anecdotique.Entre Clinton qui nous raconte que le temps est venu d'effectuer des changements majeurs pour relancer les États-Unis et Bush qui affirme qu'il est en meilleure position pour justifier la confiance des Américains face aux changements, les insultes ont gommé les véritables options des deux principaux candidats et placent les électeurs devant des choix contradictoires.Pourtant les arrière-pensées \u2014 surtout sur les perspectives économiques \u20149 vont peser lourd mardi prochain.D'abord sur la question des taxes.Dès qu'on a dépassé le fameux « Read my lips: No» (Lisez mes lèvres: il n'y aura pas de taxes), il va falloir se rabattre sur les programmes officiels des candidats.Là, théoriquement, le choix est clair: c'est Bush.Clinton a clairement annoncé, en effet, qu'il taxera les revenus supérieurs à 200 000 dollars.Quant à Perot, en plus de frapper la classe moyenne à revenus élevés, il compte tirer des revenus sur l'essence, les cigarettes.Bush \u2014 qui jure les grands dieux que jamais plus, il ne cédera à cette facilité \u2014 a eu beau jeu pour agiter, l'épouvantai! traditionnel des démocrates enragés à taxer pour dépenser inutilement.Sur les emplois à créer, Clinton mène la danse en promettant la.manne de plus de 8 millions d'emplois.Bush, de son côté, dans ses prévisions, n'espère que 500 000.Sur ce thème, Perot s'est réfugié dans le vague et demande une confiance absolue.Sur le déficit, Perot coiffe les deux principaux candidats.Ses cours télévisés sur ce sujet ont, parait-il, appris aux Américains plus qu'ils n'aient pu le faire à l'école.Du coup, Clinton lui a fait des offres.Mais le malheur \u2014 comme le soutiennent Ross LaRoe et |ohn Pool, deux économistes de Co-lombus \u2014 c'est qu'il est impossible en même temps de couper les taxes, de créer des emplois et d'éliminer le déficit.Alors l'idéal serait d'avoir trois présidents.C'est peut-être pourquoi, mardi prochain, des dizaines de Mark et de Jennifer vont plutôt faire parler leurs tripes qu'un choix raisonné.En attendant, à moins d'événement majeur, pour la grande majorité des Américains, la victoire d'un des candidats risque de se concrétiser surtout en constat de résignation.?La tuberculose est matée, mais n'est pas vaincue MARTIN PELCHAT et SUZANNE COLPRON_ ¦ Grand responsable de la lutte contre la tuberculose au Québec depuis deux décennies, André Beauchesne prend sa retraite avec la satisfaction du devoir accompli.Mais il espère que, malgré la régression de la maladie chez nous, le réseau de la santé ne sera pas tenté de relâcher sa vigilance, comme l'ont fait certains États américains avant d'en payer chèrement le prix.«Ce que Je me demande, c'est comment les gens vont réagir, s'ils n'auront pas tendance à s'endormir sur leurs lauriers et prendre la méthode facile?» explique le pneumologue de 70 ans du ministère de la Santé et des Services sociaux, à quelques mois de sa retraite.«Est-ce qu'on aura la patience de vérifier chacun des cas diagnostiqués?Est-ce que chacun des départements de santé communautaire \u2014 les DSC sont en première ligne dans le traitement des tuberculeux \u2014 va assurer un suivi des cas?» «Une situation similaire à celle rapportée par les Etats-Unis et certaines autres provinces peut atteindre le Québec si l'on ne de- meure sur le qui-vive», écrit d'ailleurs le Dr Beauchesne dans son dernier rapport annuel.Véritable historien de cette maladie, qu'il combat en fait depuis le début des années 50, André Beauchesne explique que le Québec n'a jamais cédé à la tentation de croire la partie gagnée.Et contrairement à l'Ontario, la Saskatchewan et les Maritimes, le Québec n'a pas eu à faire face, ces dernières années, à des regains ponctuels de la maladie.«Il faut dire que, dans le passé, le Québec a eu, à ce chapitre, un taux beRUcoup plus élevé que le taux canadien pendant de nombreuses années, raconte-t-il.On a fait une lutte beaucoup plus intensive.On a peut-être réduit un peu les effectifs, mais on n'a jamais abandonné.» Le Québec continue donc d'enregistrer, année après année, une diminution du nombre et du taux des tuberculeux, et arrivait en 1991 au septième rang des dix provinces canadiennes, avec un taux de 5,8 cas pour 100 000 habitants.La Saskatchewan était la province la plus touchée avec un taux de 18,4, suivie du Manitoba (9,3), de la Colombie-Britannique (8,8) et de l'Ontario (7,2).À l'instar du Dr Beauchesne, le pneumologue Richard Menzies, un spécialiste de la tuberculose qui oeuvre à l'Hôpital thoracique de Montréal, plaide pour que la surveillance soit maintenue, et même améliorée sous quelques aspects, même si la situation canadienne est beaucoup plus enviable que celle des États-Unis.a Depuis 1985, note le Dr Menzies, le Canada connaît plutôt une stabilisation qu'une diminution significative du nombre de cas.«Aux États-Unis, remarque-t-il, ils ont eu quelques années de stabilité avant de connaître une recrudescence.» «Si on ne fait pas un contrôle minimal pendant six mois, souvent les patients peuvent arrêter le traitement, dit le Dr Menzies.Il faut un programme efficace, pour être sûr qu'on va suivre le traitement.» L'expérience américaine l'a démontré: le bacille de Koch, qui a fait tant de ravages dans le Québec du début du siècle \u2014 celui d'avant les sanatoriums et les traitements gratuits \u2014 peut reprendre du poil de la bête à la faveur d'un relâchement de la surveillance.La ville de New York, notamment, où les contrôles furent à toutes fins utiles réduits à zéro, l'a appris à ses dépens depuis dix ans.Dans Harlem, on compte maintenant quelque 200 cas par 100 000 habitants, soit le double du taux de la République dominicaine.Aux États-Unis, cependant, la pauvreté et la propagation du sida ont favorisé la recrudescence de cette maladie «socio-économique» qu'est la tuberculose.Ici au Québec, le nombre de sidéens atteints de tuberculose demeure marginal.Les personnes âgées de plus de 65 ans, qui ont pu être contaminées dans leur jeunesse, et les immigrants venus de pays où son incidence est élevée, sont par contre des cibles privilégiées.Ces deux groupes constituaient respectivement 31 et 39 p.cent des cas québécois en 1991.«|e pense qu'on peut faire un peu plus en matière de dépistage, notamment chez les immigrants, pour leur propre protection », estime Richard Menzies.Ce dernier a démontré, dans une étude qu'il a réalisée de 1987 à 1990 à Montréal, qu'en terme de contagion, l'immigration n'avait que très peu d'impact sur les Québécois de souche.Le groupe â risque de contagion est essentiellement formé de la famille et des gens qui occupent la même demeure que la personne contaminée, explique-t-il.présente la famille Ma a S hot \u2022 v.\\v.v.* y.y .//.OU SALON INTERNATIONAL TOURISME VOYAGES .! Ur.f> Après six ans en mer autour du monde, la famille Mailhot débarque au Salon international tourisme voyages.Pendant 3 jours, au stand 817, le public est invité à les rencontrer.À la Place d'animation, vendredi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 00, ils raconteront leur passionnante expérience.PLACE AU VOYAGE PLACE BONAVENTURE DU 30 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE/ 1992 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 \u2022A3 Le tarif du train Montréal-Riga ud fait plus que doubler GILLES PAQUIN ¦ Les usagers du train de banlieue Mont-réal-Rigaud de l'extérieur du territoire de la CUM subiront un choc lundi lorsqu'ils devront débourser plus du double du tarif actuel pour obtenir un laissez-passer mensuel.En effet, le tarif fera un bond de 67 $ à 158 $ dès le début de la semaine pour les usagers de la ligne Montréal-Rigaud provenant des municipalités situées au delà de Ste-Anne-de-Bellevue.Ce tarif ne comprend pas l'accès aux autobus et au métro de le CTCUM.«Québec et Ottawa ont injecté 100$ millions depuis un an pour moderniser cette ligne et inciter les gens à prendre le train.11 est assez désolant de voir une hausse excessive des tarifs remettre cela en cause» a déclaré à La Presse le président de Transport 2000, M.Guy Char-trand.En fait, le ministre des Transports du Québec, Sam Elkas, a décidé il y a environ un an de subventionner le service Montréal-Rigaud pour décongestionner la circulation dans ce secteur le temps d'y effectuer d'importants travaux routiers.Les travaux étant terminés, les tarifs reviennent à ce qu'ils étaient autrefois pour les citoyens de l'île Perrot, Pin-court, Dorion, Hudson et Rigaud a expliqué un porte-parole de la CTCUM, le transporteur qui assure cette liaison.Ces municipalités de l'extérieur de la Communauté urbaine refusent de contribuer aux frais d'exploitation de la ligne, a-t-il dit.Lorsqu'il a accordé la subvention, l'année dernière, M.Elkas s'est engagé à trouver une solution à long terme pour maintenir les tarifs à un niveau raisonnable, mais aucune mesure n'a encore été annoncée.Des fonctionnaires du ministère ont cependant rencontré les maires de la région la semaine dernière pour discuter de la question.Selon le maire de Vaudreuil, Monique Richardson, le ministère des Transports a proposé aux municipalités de prendre la relève du Québec en faisant miroiter la possibilité de leur verser de nouvelles subventions.«La proposition était floue en ce qui a trait aux subventions, mais on nous a prévenu que le maintien des tarifs ré- duits risquait de nous coûter environ 400 000$ dès la première année» a confié Mme Richardson.Toutes les municipalités ont donc refusé de s'engager avant d'obtenir des données précises et de savoir si les études de Québec démontraient qu'il existait bel et bien un besoin de ce service au delà de Sainte-Anne-de-Bellevue.Avant la réduction des tarifs seulement une centaine de personnes utilisaient quotidiennement cette ligne pour se rendre à l'extérieur du territoire de la CUM, mais ce nombre est passé à 400 par jour depuis un an.Les municipalités Au cabinet de M.Elkas, on prétend que les municipalités ne manifestent aucun intérêt pour maintenir le service.11 ne peut y avoir de solution à long terme sans appui de leur part soulignent les fonctionnaires.«Les maires ont longuement refusé de nous rencontrer pour en discuter et ils ont finalement accepté cette semaine parce que nous avons insisté» a affirme Andrea Payne, l'attachée de presse du ministre.Pendant Que se poursuit le dialogue de sourd avec les municipalités, le ministre des Transports s'est récemment ouvert de sa volonté d'instaurer de nouveaux services de banlieues vers St-Jean-sur-Ri-chelieu et Saint-|érôme.11 serait ironique que l'on développe de nouvelles lignes tout en laissant tomber celles qui existent déjà même si la clientèle augmente.Les habitants de la réserve sont allés chercher des bonbons dans les locaux du service de police mohawk d Akwesasne.Cette police pojrra-t-elle accomplir un meilleur travail auprès de la communauté?PHOTOS LUC SIMON PERRAULT.La Presse Soirée paisible à Akwesasne après le départ de la SQ MARIE-FRANCE LÉGER SAINT-RÉGIS ¦ Hier soir, dans la réserve d'Akwesasne.les fêtards de l'Halloween n'ont pas renversé de voitures de patrouille ou incendié les locaux de la police.Les jeunes irréductibles masqués et en pantalons militaires se sont contentés de lancer quelques roches, des oeufs et des citrouilles pendant la soirée à des automobilistes qui s'aventuraient dans les rues de Saint-Régis.Rien de comparable avec l'an dernier où des Mohawks avaient pris rudement à partie les agents de la Sûreté du Québec.«On ne saura pas pourquoi ça aura été si calme ce soir.Est-ce que c'est parce que la Sûreté du Québec est partie?Est-ce c'est parce que la communauté ne veut pas qu'on pense qu'elle ne peut pas se prendre en main?», se demandait hier Brian David, membre du conseil de bande de la réserve, chargé du dossier de la police.Hier soir, les voitures de la police amérindienne patrouillaient le territoire canadien de la réserve.Le service de police mohawk d'Akwesasne compte 14 agents et un chef intérimaire, l'inspecteur Ernie Houghton de la police provinciale de l'Ontario (OPP).À part la brigade d'Ak-wesasne, il reste deux policiers de la police ontarienne en poste dans l'île de Cornwall.La Gendarmerie royale (GRC) a déserté la réserve depuis longtemps; les derniers agents sont partis au mois de février.«le suis arrivé le 1er décembre dernier.|c partirai en mars quand on aura sélectionné mon remplaçant.Ce sera probablement un Mohawk, sûrement un Amérindien », a-t-il expliqué hier soir au cours d'entrevue dans son bureau.M.Houghton a été appelé pour établir une politique cohérente et acquérir tout l'équipement nécessaire.Les 14 policiers, souligne-t-il, ne sont pas des Peacekeepers.« Ils sont assermentés.Ils ont les mêmes pouvoirs que des policiers québécois ou ontariens.Mon espoir, c'est que la communauté se responsabilise.Ils ont la chance de prouver qu'ils sont capables de s'organiser.» Les Mohawks sont partagés Le départ des derniers agents de la SQ s'est fait en douceur vendredi.Les Mohawks interrogés hier soir avaient des o-pinions partagés quant à la suite des événements.«Leur présence était une provocation», entendait-on.«Il était temps qu'ils s'en aillent.Nous pouvons assurer notre sécurité», a dit une caissière de dépanneur où les cartouches de cigarettes, à prix américains défiant toute concurrence, s'enlevaient comme des petits pains chauds.Une cliente, qui voulait garder l'anonymat, n'était pas aussi catégorique.«Il faudra voir après ce soir (hier soir) si c'était une bonne idée qu'ils s'en aillent.La SQ faisait quand même du bon travail.Mais les Mohawks doivent aussi se prendre en main.» Hier soir, les enfants mais aussi les parents étaient déguisés.Ils sonnaient aux portes des maisons qui rivalisaient de belles décorations et de couleurs.Même au poste de police, une affiche souhaitait une « loyeuse Halloween » à tous.D'abord méfiant, un père de famille s'est ensuite laissé aller à donner son avis: « le crois que les agents de la Sûreté du Québec auraient dû rester.Ils ont prévenu beaucoup de choses.Moi, j'habite du côté américain mais je sais ce qui se passe puisque j'ai de la famille ici.L'an dernier, on a eu beaucoup de problèmes à l'Halloween », a-t-il indiqué en refusant de donner son nom.L'abolition de milliers de postes de fonctionnaires amènera une diminution de la qualité des services CILLES PAQUIN ¦ L'abolition de milliers de postes de fonctionnaires fédéraux projetée par le gouvernement conservateur entraînera inévitablement une diminution de la qualité du service à la population, a déclaré hier la vice-présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada Jo-hanne Hurens.Elle réagissait ainsi aux propos tenus par le secrétaire d'État Robert de Cotret au cours d'un entretien avec La Presse plus tôt cette semaine.Ottawa entend Vandalisme à la Plaza Alexis Nihon ¦ Quelque 300 jeunes étudiants qui fréquentent le collège Dawson, se sont livrés tard vendredi soir à des actes de vandalisme à la Plaza Alexis Nihon ainsi que dans différentes stations de métro.Les jeunes venaient de se faire refuser l'accès à une danse organisée par le collé-1 ge, la salle ne pouvant contenir que quelque 150 personnes.Au moins une personne a été blessée lors d'une bagarre qui a éclatée au métro McGill et deux autres ont été arrêtées.Les jeunes ont tenu les policiers en haleine durant une partie de lu soirée se déplaçant par petit groupe.faire plus avec moins en réduisant le nombre de ministères, de fonctionnaires et d'organismes fédéraux, disait le ministre.«Ce ne sont pas de très bonnes nouvelles, mais je crois que le gouvernement tente de répondre au chef du Reform Party, Preston Manning, et qu'il prépare ainsi les prochaines élections», a noté Mme Hurens au cours d'une entrevue téléphonique.Selon elle, l'initiative annoncée par Ottawa n'est pas une surprise puisque chacun sait depuis longtemps que le gouvernement veut transférer certains services aux provinces pour ensuite réduire ses paiements de transfert.C'est une manière de réduire ses dépenses et sa dette aux dépens des provinces, dit-elle.«Ottawa forcera les provinces à faire des choix douloureux plutôt que de s'attaquer lui-même aux services à la population pour réduire son déficit», affirme Mme Hurens.Même si les dirigeants du plus grand syndicat de fonctionnaires fédéraux au Canada étaient en état d'alerte depuis 1990, le véritable coup de semonce est venu peu après la dernière grève du sec-leur public, ajoute Mme Hurens.Le sous-ministre Arthur Kroeger avait déjà prévenu que le gouvernement souhaitait réduire de moitié le nombre de ses fonctionnaires, mais au lendemain de la grève M.de Cotret a mis la machine en marche.Le plan quinquennal conçu il y a un an prévoit, par exemple, la réduction du nombre de sous-ministres au ministère du Solliciteur général et une diminution des employés; la fusion de plusieurs autres ministères; la création d'un guichet unique pour tous les échanges d'argent avec la population et un autre en ce qui a trait aux transactions monétaires avec les provinces.«En se livrant à un tel exercice, le gouvernement fait d'une pierre deux coups.Il fait le ménage parmi les fonctionnaires et élimine en même temps ceux qu'il a hérités du régime Trudeau pour imposer un changement de mentalité», affirme Mme Hurens.D'après la vice-présidente de l'Alliance, la qualité du service a la population diminuera lorsque le gouvernement créera des guichets uniques pour desservir de nombreux ministères.«Il arrive très souvent que les employés du ministère de la Santé et du Bien-être social aident les gens à remplir les formulaires leur donnant droit à des prestations.Avec la réduction du nombre d'employés et la disparition des spécialistes, cela ne sera plus possible», dit-elle.Le guichet unique À son avis, le guichet unique du gouvernement fédéral répondra aux besoins élémentaires de la population, comme le fait le guichet automatique des banques.mais pour tout ce qui est un peu plus complexe il faudra attendre.Ce sera encore pire lorsque l'État émettra sa «carte intelligente», une réplique du système bancaire qui servira aux paiements aux citoyens tant pour l'assurance-chômage, les pensions que les autres services.Cela se produit déjà avec la réduction, du nombre d'employés à l'Immigration, soutient Mme Hurens.les gens doivent se rendre au bureau à cinq heures du matin et faire la file une partie de la journée pour enfin être entendus le même jour.Tout en se préparant à livrer bataille au gouvernement conservateur, Mme Hurens admet que la chose ne sera pas facile.L'employeur ne peut simplement mettre les gens à la porte, il peut par contre cesser de combler les postes de ceux qui quittent volontairement ou offrir des mutations à ceux qui détiennent des postes voués à disparaître.Il est relativement facile de trouver un autre travail dans les grands centres administratifs tels Ottawa, Montréal ou Toronto, mais cela se complique dans les régions éloignées où les fonctionnaires sont peu nombreux.Si les fonctionnaires refusent de déménager cela pourrait finir en congédiement, dit-elle.L'Alliance ne s'oppose pas à une réforme de la fonction publique si la qualité des services est maintenue de conclure Mme Hurens.Sinon, elle dénoncera la détérioration du service à la population et c'est elle qui tranchera le débat lors des prochaines élections.L'EXPRESS STATIONNEMENT OUVERT À NOTRE-DAME ¦ Fermé il y a un an afin de permettre la réalisation de travaux d'agrandissement de l'unité d'urgence de l'hôpital Notre-Dame ainsi que la construction de trois étages sous-terrains, le stationnement des visiteurs de l'hôpital Notre-Dame situé sur la rue Plessis, sera ouvert de nouveau à compter de demain.CARTES D'AFFAIRES POUR LE h RÊVE D'UN ENFANT» fi Craig Shergold est âgé de 7 ans et est atteint d'un cancer en phase terminale.Craig n'a qu'un rêve: que son nom figure dans le Livre de records Guinness pour avoir amassé le plus grand nombre de cartes d'affaires.On peut aider Craig à réaliser son rêve en faisant parvenir sa carte d'affaires à Craig Shergold, aux soins de Children's Make a Wish Foundation, Perimeter Center East, Atlanta, GA, U.S.A.30556.CADAVRE DUNE SEPTUAGÉNAIRE RETROUVÉ ¦ La police de Rosemère a retrouvé hier en bordure de l'autoroute des Laurentides, le corps de la septuagénaire disparue vendredi du centre commercial Place Rosemère alors qu'elle y faisait des achats avec un proche.Une autopsie sera pratiquée lundi sur le cadavre de Mme Yvonne Leduc Lesage, 79 ans, afin de déterminer les circonstances exactes de la mort.TENTATIVE DE MEURTRE À CHICOUTIMI ¦ Un individu de 27 ans, Gilles Bonneau, a été victime d'une tentative de meurtre vendredi à Chicou-timi.Bonneau a reçu une décharge de fusil de calibre .12 à une cuisse et une autre à un bras.À l'intérieur du domicile, la police a découvert une importante quantité de drogue ainsi qu'une certaine somme d'argent.La police croit que Bonneau s'adonnait au commerce de la drogue et qu'il aurait été victime d'un règlement de comptes.Le blessé repose à l'hôpital et la police ne détient pour le moment aucun suspect dans cette affaire.ACCIDENTS MORTELS ¦ Trois personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec depuis le début du week-end.En Beauce, M.Michel Poulin, 28 ans, est mort après avoir perdu la maîtrise de son véhicule sur la route 204 entre Saint-Georges et Saint-Prosper.Daniel Crandmaison, 33 ans, de Chicouti-mi, a péri dans une collision frontale survenue au Saguenay-Lac-Saint-lean.Finalement, M.Guy Boisvert.33 ans, de Saint-Elie d'Or-ford, en Estrie, est décédé dans un accident b ¦ ^nu à Bromptonville.VOL QUALIFIÉ À LOUISEVILLE ¦ Les policiers des crimes majeurs de la Sûreté du Québec en Mauri-cie, enquêtent présentement sur les circonstances entourant un important vol à main armée survenu vers les Ibh hier dans une résidence de Louiseville.Deux individus armés et portant cagoules ont fait irruption dans la maison puis menacé leur victime qu'ils ont ligotée avant de s'emparer d'une importante somme d'argent.Les deux suspects ont par la suite pris la fuite à bord d'une automobile.DROITS DES HOMOSEXUELS: OTTAWA NE FERA PAS APPEL ¦ Le gouvernement fédéral a décidé de ne pas en appeler d'un jugement controversé qui forcera le ministère de la Justice à ajouter une clause sur les droits des homosexuels à la Charte canadienne des droits.Le récent jugement autorise les homosexuels à utiliser la Charte des droits dans des causes de discrimination.Le ministère fédéral de la lusticc n'en appellera pas de cette décision rendue par la Cour d'appel de l'Ontario en août dernier.7e Guide de vacances publie le deuxième de trois publireportages traitant des destinations ensoleillées à la mode cet hiver.Un cahier spécial à ne pas manquer samedi dans La Presse.PUBLIREPORTAGE 5415 A4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 Un premier dictionnaire théologique publié au Canada Si votre nom apparaît sur cette liste: M.Messier de Boucherville.n° 222461M12 M.Aznar de St-Hubert.n° 224343A02 Mmc Lavergne de St-Hubert.n° 224347L05 M.Langlois de St-Lambert.n° 224392L02 M.Poitras de St-Lambert.n° 224415P03 M.Perron de Montréal.n° 233070P00 M.Laurendeau de St-Laurent.n° 236101L00 Mm\" Boitar de Chomedey.n° 238754B01 M.Langlois de Ste-Thérèse.n° 243075L16 Mme Pariseau de Rosemère.n° 243114P03 M™ Bélanger de Dorion.n° 244014B05 M\"< Mercier de St-Hubert.n° 264165M04 Mme Hamelin de Brossard.n° 264487H00 M.Giroux de Lafontaine.n° 266501G00 M.Perron de Mercier.n° 299094P02 VOUS GAGNEZ ! Un exemplaire dédicacé du plus récent roman d'Ariette Cousture CES ENFANTS D'AILLEURS, publié aux Éditions Libre Expression et en vente dans toutes les librairies.M DES LE 2 NOVEMBRE JULES BÉLIVEAU ivers dictionnaires ont sans doute déjà vu le jour au Canada et au Québec mais jamais encore n'y avait-on publié un dictionnaire théologique.Cette lacune vient d'être comblée avec la parution du Diction nuire de théologie fondamentale, un ouvrage proprement monumental préparé sous la direction du jésuite canadien René Latourcllc, avec la collaboration de près d'une centaine de théologiens et de théologiennes oeuvrant dans 20 établissements universitaires et représentant 15 pays.Le père Latourelle, qui est originaire de Montréal mais qui a passé la plus grande partie de sa vie adulte à Rome, où il a assumé des fonctions importantes à l'Université grégorienne et à la Congrégation pontificale pour l'éducation catholique, nous avait habitués à des oeuvres colossales: une de ses dernières réalisations, Vatican II: bilan et perspectives, 25 ans après, qui contient les signatures de 67 collaborateurs, a dû être publiée en trois volumes.Cette fois, c'est en un seul volume \u2014 mais de près de 1600 pages \u2014 qu'a été publié par les Éditions Bellarmin et Le Cerf de Paris l'ouvrage du père Latourelle et de ses collaborateurs.On trouve dans ce livre 222 articles groupés autour de 35 titres différents.Ces thèmes majeurs traitent notamment de l'histoire du salut, de la révélation et de sa crédibilité, de la christologie, des rapports entre Ancien et Nouveau Testament, du mystère pascal, de l'Évangile et de l'évangéli-sation.Plusieurs thèmes nouveaux sont abordés, dont l'inculturation, la théologie de la DICTIONNAI de THEOLOGIE FONDAMENTALE Sous la direction de René Latourelle «t Rlno Fkkhella //r- BELLARMIN/GERF Parce qu'il traite de théologie fondamentale, ce dictionnaire est aussi une première mondiale.libération, le féminisme, le dialogue interreligieux et la hiérarchie des vérités.Ce dictionnaire dont les éditions italienne, espagnole, anglaise et portugaise ont déjà été ou seront prochainement publiées, consacre également, sans aucune visée polémique mais dans un esprit d'ouverture et de service, un bon nombre de pages aux grandes religieux que sont le judaïsme, le bouddhisme, l'hindouisme et la foi musulmane.Vendu au prix spécial de 99 $ Si vous êtes membre du CLUB, entrez le code suivant: 1 05739708 Sinon, composez, à Montréal, le ou, s; 1 800 sans frais, le Il est strictement interdit dt reproduire (par tout moyen) les codes du CLUB MULTI-PONTS.Seuls les partenaires autorisés peuvent les reproduire Les contrevenants seront poursuMs.1991 Le Groupe Videotron Me.\"Tous drofls réservés\" jusqu'au 31 décembre et ensuite au prix régulier de 120$, le Dictionnaire de théologie fondamentale n'est évidemment pas destiné à tous les publics.Le père Latourelle note dans son texte d'introduction que l'ouvrage s'adresse «aux étudiants des universités, des instituts supérieurs de science religieuse, aux formateurs, aux ouvriers de la pastorale; aux éveques, aux prêtres diocésains, aux laïcs, à tous ceux et à toutes celles qui sont avides de réflexion sur le sens ultime de la condition humaine».UN CHAUFFEUR DE CAMION ORDONNE DIACRE ¦ Le diocèse de Montréal ordonnera dans quelques semaines son 47e diacre permanent francophone.M.(ean-Marie Champagne, qui est chauffeur de camion à la compagnie McGill Transport.M.Champagne et son épouse Christiane, qui sont les parents de deux garçons, font partie de la communauté chrétienne Saint-Léopold, à Laval.Diplômés en animation pastorale du collège Marie-Victorin, ils ont mis sur pied dans leur ville Défi-leunesse-Myriam, un organisme visant à aider des jeunes adultes à approfondir leur foi et à devenir des témoins du message evangélique.il É S U LTAT S t q u é b Tirage du 92-10-30 NUMÉROS 802629 02629 2629 629 29 80262 802 802 LOTS 50 000 5 000 250 25 5 $ $ $ $ $ 1 000 s 100 $ 10$ Tirage du 92-10-30 NUMÉRO DECOMPOSABLE NUMÉROS 3446424 446424 46424 6424 424 24 LOTS 1 000 000 S 5 000 $ 500 $ 100 $ 25$ 5$ Tirages du 92-10-26 au 92-10-31 EUS Tirage du 92-10-30 9 10 12 16 18 22 24 25 28 36 37 42 48 49 50 55 58 60 61 Prochain tirage: 92-10-31 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 365 616 190 223 596 236 9062 0356 5652 8511 4483 4483 Tirage du 92-10-30 NUMÉROS LOTS 483229 83229 3229 229 29 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25$ 10$ T V A, Je réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.L'ordination de M.Champagne sera célébrée le 21 novembre à la paroisse Saint-Léopold de Laval, sous la présidence de Mgr |ude Saint-Antoine.LES FILLES DE SAINT-PAUL : 40 ANS AU QUEBEC ¦ Elles sont arrivées à Montréal en même temps que la télévision : en 1952.Elles étaient quatre à s'amener celte année-là par bateau depuis l'Italie: Marie-Basile, Noémic, Edwidgc et Daria.Aujourd'hui, 40 ans plus tard, la communauté religieuse des Filles de Saint-Paul compte au Québec 18 membres qui, comme leurs devancières des années 50, se consacrent à leur mission évangé-lisatrice par les moyens de communication sociale.C'est ainsi que, au fil des années, les Filles de Saint-Paul du Québec sont parvenues à mettre sur pied, entre autres choses, une maison d'édition et deux librairies: les Éditions Paulines et les librairies des Éditions Paulines de Montréal et de Saint-Jérôme.Au cours d'une fête récente organisée pour célébrer leur anniversaire en compagnie d'un certain nombre d'amis, les Filles de Saint-Paul du Québec se sont remémoré plusieurs souvenirs.Elles se sont souvenu par exemple que six jeunes Québécoises se sont jointes au groupe des religieuses européennes dès la première année de l'existence de la communauté au Québec; elles se sont souvenu aussi qu'elles ont déjà fait beaucoup de porte-à-porte dans quelques quartiers de Montréal afin de rencontrer les gens et de leur offrir la Bible et d'autres livres religieux \u2014 ce qui leur a valu ce surnom de «soeurs de la Bible».Les Filles de Saint-Paul du Québec ont évidemment fait beaucoup d'autres choses.Elles ont notamment envoyé des compagnes à Toronto, dans quelques pays d'Afrique et jusqu'au Pakistan.Et tout en conservant l'imprimé comme moyen d'evangelisation, elles se sont mises à l'enre-gistrement sonore et à l'audiovisuel.Aujourd'hui, par exemple, à la librairie des Éditions Paulines de la rue Saint-Denis à Montréal, on trouve aussi bien des livres ( 22 000 titres répertoriés et 15 000 sur les rayons) que des centaines de disques compacts, de cassettes sonores et de vidéocassettes.Galilée réhabilité ¦ |ean-Paul II a réhabilité Galilée, hier, mais a souligné que l'Inquisition, qui l'avait condamné en 1633 pour avoir soutenu la thèse de la double rotation de la Terre, ne pouvait se fonder que sur les connaissances disponibles à l'époque.Le pape, qui s'adressait aux savants et aux prix Nobel de l'Académie pontificale des sciences réunie en séance extraordinaire, a déclaré que l'erreur des théologiens d'alors était de «penser que la connaissance de la structure du monde physique était imposée par le sens littéral de l'Écriture sainte».Galilée, alors âgé de 69 ans et malade, avait été condamné en 1633 pour avoir défendu la théorie de l'astronome polonais Nicolas Copernic, selon laquelle la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil.L'Inquisition le força à se rétracter.X % I b a > Quotidiennement, jusqu'au 1er novembre 1992, nous publierons les noms de 15 abonnés, ceux-ci gagneront automatiquement le livre d'Ariette Cousture, offert par Libre Expression et La Presse.La valeur totale des prix offerts est de 5988$.Le texte des règlements est disponible à La Presse.Veuillez accorder un délai de deux semaines pour la livraison de votre prix.R É S ULTATS loto q u é b e c Liebec §49 Tirage du 92-10-31 22 28 29 30 36 47 Numéro complémentaire:.16 ventes totales: Prochain gros lot (approx.l: Prochain tirage: 92-11-04 Tirage du 92-10-Ï1 NUMÉROS 865796 65796 5796 796 96 6 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 92-10-31 44 20.46 33.47 M.52 SELECT Tirage du 92-10-51 18 27 28 36 40 42 Numéro complémentaire:.15 MISE TÔT 1 11 14 23 GAGNANTS LOTS Ventes totales: Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ 2 10 13 15 16 3£ 55 57 63 67 68 69 Prochain tirage: 92-11-02 T V A, le réseau des tirages de Loto-Ouebec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.¦i i 1 SEMI-DÉTACHE 118 900 $ T.P.8.incluse* T.V.Q.incluse* Terrain inclus* Infrastructure incluse 100 % * Informez-vous des conditions.5garantie 127, TUB Duclos-Decelles (par le bod.Marie-Victorin) APCHQ « .otf Boucherville Tél.: 641-1190 T Nos Jl abo nriés ont des avantages^ Abonnez-vous dès maintenant i k Nathalie Petrovvski LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 L'industrie forestière connaît des années difficiles, mais l'avenir s'annonce radieux CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale VILLE-MARIE ¦ Le mot d'ordre de l'industrie forestière doit être l'investissement.Investissements pour des usines plus compétitives.Pour développer de nouveaux produits à valeur ajoutée et pallier à la raréfaction de la ressource.Investissements enfin pour réduire les coûts énergétiques et solutionner les problèmes environnementaux.C'est pourquoi explique Frank Dottori, chez Tembec, nous avons investit 600 millions depuis cinq ou six ans.C'est aussi pourquoi nous avons injecté 15 millions l'an dernier dans l'achat de nouvelles technologies.De sorte que «si nous devons faire faillite un jour, et bien we will dot it in stylcl (nous le ferions avec élégance!)» Le président du Groupe Tembec, et président de l'Association canadienne des pâtes et papier (AGPP), M.Frank Dottori.a brossé, à l'issue du congrès du district de l'Outaouais de l'ACPP à Ville-Marie, un portrait à la fois rose et sombre de l'avenir de l'industrie forestière canadienne.Les usines québécoises non compétitives de papier journal (47 p.cent de la production canadienne provient du Québec) ont déjà fermé leurs portes, a-t-il dit.C'est le prix qu'elles payent pour avoir négligé les investissements dans le passé.Et l'industrie québécoise, estime-t-il, affrontera encore une quinzaine d'années de pénuries de matières premières.Conséquence du laxisme des gouvernements qui, jusqu'à l'instauration de la Loi 150 en 1987 (le nouveau régime forestier qui contraint à remplacer chaque arbre abattu sur terres publiques), «n'ont jamais forcé les compagnies à faire du reboisement».C'est pourquoi.d'après le président de Tembec, les scieurs québécois ne récoltent plus que 20 p.cent de qualité sciage et 80 p.cent de bois à pâtes dans les feuillus, tandis que les résineux sont hors de prix, trop éloignés des usines.Restent les coûts énergétiques, et nous continuerons notre «petite guerre» contre Hydro-Québec qui a haussé ses prix de 38 p.cent depuis 1984.Mais la vraie question, a-t-il assuré, c'est le coût de l'argent, les taux d'intérêt.Il y a trois ans, Tembec payait 18 p.cent d'intérêt sur un emprunt de 300 millions pour construire l'usine Temboard.Pendant ce temps, au lapon, Mitsubishi ne payait que 3 p.cent sur un projet aussi de 300 millions.Aujourd'hui, s'est-il réjoui, les gouvernements commencent à comprendre qu'il faut mettre l'accent sur les emplois et les taux d'intérêt.Un virage qui va permettre de profiter de nos avantages comparatifs par rapport à I étranger, aux plans technologiques et de la qualité de la main-d'oeuvre.Mais nous affrontons des pays comme Taiwan, qui prévoit investir 300 milliards US dans les six prochaines années pour moderniser et créer des emplois.«Le pire (les fermetures d'usines) est passé», a-t-il assuré.«Dès 1995, l'industrie canadienne des pâtes et papiers va se retrouver en tête au niveau mondial pour la performance environnementale .devant le Japon ou la Corée, nos standards sont plus serrés que n'importe où.» Nos gouvernemenit doivent comprendre, a-t-il dit, que l'industrie des pâtes et papier n'est pas une industrie du passé, mais une industrie de l'avenir.Nous représentons des ventes nettes de 20 milliards chaque année à l'étranger.Bien loin devant l'automobile ou l'agriculture.PHASE II VOUS RÊVEZ D 'UN CON DO A U SOLEIL ET D'UN SUPER INVESTISSEMENT à partir de 66 900$ US, phase I à partir de 99 900S US, phase II 2 chambres, 2 salles de bains, plus de 1100 pieds carrés incluant terrasse privée et 3 appareils ménagers, etc.Situé sur le bord du lac Clear Lake à seulement un mille de Tlntracoastal et à deux milles des magnifiques plages de Palm Beach, ù Test de la 95 et à seulement 2 milles au nord du nouvel aéroport de Palm Beach.Ce magnifique projet ultrasécuritaire de 96 condominiums est à distance de marche d'un golf d'un des plus grands centres commerciaux du sud de la Floride (ouvert 7 jours par semaine) du nouvel auditorium de Palm Beach et du camp d'entraînement des Expos.FINANCEMENT disponible ou possibilité d'utiliser vos propres REER.Aussi tennis, pavillon, piscine, salle d'exercice, terrasse et plus.Lake Place Condominiums WEST PALM BEACH FLORIDA Floride 1-800-874-6801 SOIRÉES D'INFORMATIONS À 19 H 30 LUNDI 2 NOVEMBRE Montréal, Auberge Universel 5000, rue Sherbrooke Est MARDI 3 NOVEMBRE Laval, Hôtel Sheraton 2440, autoroute des Lauren tide s MERCREDI 4 NOVEMBRE Longueuil.Hôtel Holiday Inn, métro Longueuil M'\".Ts'.PLACE AU VOYAGE PLACE BONAVENTURE DECOUVREZ plus de 70 pays et des centaines de destinations en Europe, Afrique, Asie, Orient et en Amérique du Nord.RENCONTREZ des centaines de spécialistes du voyage venus de leur pays pour vous faire connaître leurs destinations.aux spectacles, conférences et vidéos qui vous feront traverser les cinq continents.ÉCONOMISEZ en profitant des super «spécieux salon» offerts par les grossistes et des coupons rabais de 50 $ acceptés par les agences de voyages.Un événement DU 30 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE 1992 .K A I H M ; M T W U M A Tin M A S , _ i Présenté par SALON INTERNATIONAL T 0 U RI S M E VOYAGES RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX HEURES D'OUVERTURE .RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX -I- ¦ S Vendredi .10 h à 22 h Admission générale.8 S f^li*! Samedi.10 h à 22 h Etudiants et âge d'or.6 S ^T^J ^^^^^^ Dimanche.10 h à 18 h Enfants de 6 a 12 ans.2,50$ Bonaventu Les guichets fermeront 1 heure avant la fermeture du Salon.Vendredi.10 h à 22 h Admission générale.8 S Samedi.: 10 h à 22 h Étudiants et âge d'or.;.,.6 $' .' r-N \u2022____' l a r\\ I i .m rt rr «v.r> **» »- *\u2022 |« n»fr I » t* *f ÏKp ft yt rk'j* ¥* *M ËMË» photothèque L* Presse L'agrandissement de l'annexe proposé par les architectes Sawyer et Larose en novembre 1939.phototheoue lmPress* les architectes Ludger Lemieux et Paul M.Lemieux à soumettre, le 21 avril 1931, un projet d'annexé qui aurait été construit à l'est de l'hôtel de ville, donc sur l'emplacement de l'actuel édifice Chaussegros-de-Léry.Il s'agissait d'une tour d'une trentaine d'étages construite par paliers en ressaut, et qui rappelait l'édifice Empire State, à New York.Cette tour aurait été reliée à l'hôtel de ville par un passage couvert de style «château», avec échauguette, bâti au-dessus de la rue Gosford.Le premier vrai projet d'agrandissement fut élaboré à partir de 1936.Selon une esquisse publiée dans La Presse du 14 novembre 1939, les architectes Joseph Sawyer et Eugène Larose prévoyaient agrandir l'édifice en répétant dans la partie est du quadrilatère l'édifi- ¦2r.tprremtJLrrr.r_ m Le projet déposé par les architectes Lemieux et Lemieux en avril 1931.Cette annexe aurait été reliée à l'hôtel de ville par un passage au-dessus de la rue Gosford, et l'édifice aurait mesuré 215 pieds de largeur et 475 de hauteur.Le hall d'entrée de l'annexe, rue Gosford photo rene benard.u Presse ce déjà existant, et en construisant une tour centrale de sept étages dans le tiers central de l'ensemble.C'était un projet audacieux évalué à 1,4 million de dollars.À cette somme s'ajoutait le crédit de 99444,94 $ voté par le Conseil pour l'acquisition des immeubles de la partie est du quadrilatère.Les travaux devaient commencer dès après l'engagement des surveillants de travaux, les ingénieurs Roméo Valois et lames Kearn, le 27 septembre 1939, mais ce ne fut pas le cas.De toute manière, l'expropriation des immeubles ne fut complétée que le 2 juin 1942 avec l'acquisition (au prix de 1290)9,80 $) de la propriété de Mme Aboosamra Kouri, sise à l'angle sud-ouest des rues Saint-Louis et Bonsecours.L'agrandissement se concrétisa 20 ans plus tard, à l'intérieur d'un programme dramatiquement diminué.L'agrandissement fut une conception du bureau d'architectes Crevier, Lemieux et Mercier.On peut dire qu'il est d'un terne désolant, typique de l'architecture sans âme qui prévalait dans les années 1950 et 1960.L'entreprise générale Charles Duranceau limitée débuta les travaux le 27 août 1957 eî les com- pléta le 11 avril 1960.L'entreprise avait engendré des dépenses de 2980000 $.L'agrandissement comprend un étage de plus que le bâtiment d'origine.Il mesure 104 pieds de largeur sur 164,8 pieds de profondeur rue du Champ-de-Mars (le mur de la rue Saint-Louis mesure 6 pouces de plus de longueur).La dénivellation étant moins importante (3 pieds) rue Bonsecours, la hauteur de la partie visible ne varie que de 87,5 à 90,5 pieds.En octobre 1961, la société Panzini Itée s'attaqua â la démolition systématique de l'intérieur de l'édifice de la rue Gosford, qui fut complètement rénové entre 1961 et 1963 selon des plans des architectes Crevier, Lemieux et Mercier.Les travaux réalisés par l'entreprise générale J.L.Guay limitée coûta 2,5 millions de dollars.Analyse architecturale Autant l'annexe originelle de style Beaux-Arts est intéressante au plan architectural, autant l'intégration de l'agrandissement dessiné par Crevier, Lemieux et Mercier est fort décevante.Ce bureau d'architectes a accouché d'un projet terne, sans envergure et sans imagination, qui a le seul mérite de reproduire la verticalité du bâtiment d'origine.Et comble de malheur, c'est â ce bureau d'architectes qu'on a confié la «modernisation» de la partie la plus ancienne, «modernisation» qui s'est traduite par la disparition des remarquables grilles en fer forgé des portes d'entrée (qu'on a remplacées par de vulgaires portes en aluminium), du fenê-trage à meneaux mieux assorti au style de la façade, et du magnifique hall d'entrée ionique, orné d'une verrière et des armoiries de la ville de Montréal supportées par deux chérubins.Les quatre lampadaires en bronze qui ornaient la façade sont également disparus, mais l'iconographie ne permet pas de dire s'ils furent enlevés à la même époque.La façade de la rue Gosford est remarquablement bien composée selon une ordonnance symétrique et rythmique.On y remarque quatre registres.Le premier est doté d'un revêtement de granit, se limite au premier sous-sol, et permet de mieux percevoir la dénivellation de la rue Gosford.Le deuxième comprend le rez-de-chaussée et le premier étage et se démarque par son revêtement de pierre de Grey Canyon (une pierre qui a tourné au jaune moutarde en vieillissant) à jointoiement profond.La façade de la rue Bonsecours, vue du sud-est, à l'angle des rues du Champ-de-Mars et Bonsecours.photos roocrt nadon.im Presse Le troisième comprend les trois étages supérieurs et est facile à reconnaître grâce au péristyle formé de six colonnes galbées à cannelures et à chapiteau ionique, de 36 pieds de hauteur et de 51 pouces de diamètre.Enfin, le quatrième comprend le couronnement comprenant un entablement avec frise ornée de besants et de mutules.Suivent un bandeau de denticules, la corniche à grosses denticules et un parapet séparé par des pilastres dans l'axe des colonnes ioniques.Les deux derniers registres sont également en pierre de Grey Canyon, mais à jointoiement arasé.Parmi les autres éléments intéressants de la façade, on peut souligner les trois portes d'entrée, qui ont conservé au moins leurs embrasures à arc en plein cintre délimité par une moulure décorative et des pierres rayonnantes, les grilles des fenêtres les plus basses, les pilastres doriques hauts de deux étages; les colonnes doriques qui séparent les fenêtres jumelées du dernier étage, et le bandeau d'oves et de lancettes au-dessus des fenêtres du troisième étage.Soulignons au sujet du péristyle que certains observateurs ont prêté à Marchand et Haskell l'intention de reproduire le péristyle du temple religieux qui se trouvait jadis sur cet emplacement.C'est une hypothèse pour le moins séduisante.Sauf pour les lampadaires que les architectes avaient prévus à trois branches, la façade respecte parfaitement les plans proposés.11 n'en est pas ainsi des deux murs longs, où les architectes avaient prévu des colonnes hautes de trois étages et des colonnes engagées pour séparer les travées de fenêtres des deuxième et troisième étages.Toutes ces colonnes ont été remplacées par des pilastres, ce qui a enlevé beaucoup de relief à ces longs murs.Il y a peu de choses à dire des élévations de l'agrandissement de la rue Bon-secours, bâti sur des assises en granit gris naturel, et doté d'un revêtement en calcaire de ('Indiana, sauf pour le granit rouge poli autour des trois entrées.Si ce n'était des armoiries de la Ville de Montréal au sommet de la façade de la rue Bonsecours, les architectes pourraient se vanter d'avoir dessiné un édifice sans le moindre artifice ornemental._ SOURCES: Ville de Montreal: plans de l'édifice: dos-sier «rue Gosford»; Cour des jeunes délinquants: et documents divers \u2014 Communauté urbaine de Mont* real.Service de la planification du territoire: Repertoire da,xhitecture traditionnelle \u2022 Les édifices publics; et documents divers \u2014 Articles divers de La Presse: Le temps rajeunit le vieux Montréal KM juin 1939) : L Annexe jettera dans I ombre l'hôtel de ville même 114 novembre 1939): La Cour municipale emménage dans sa 4e residence, par Jean-Pi erre Four» nier (16 avril 1960): Travaux de S2,500.0OO dans I annexe Gosford.par Raymond Masse (6 octobre 1961).\u2014 CIDEM-Communications: Vieux Montreal \u2022 Cité administrative \u2014 Bulletin de recherches his tori-pues (octobre 1939): église, théâtre, manufacture.par E.2.Massicotte \u2014 St Johns Chapel, provenance inconnue.REPÈRES Nom : annexe de l'hôtel de ville.Adresse : 775, rue Gosford.Métro : station Champ-de-Mars.L'annexe vue du nord-ouest, à l'angle des rues Saint-Louis et Gosford Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Editions La Presse et par les Editions du Méridien, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture Renseignements.Guy Pinard, au 285-7070. A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 Hgrg Denis Lavoie L u âge n'est pas un handicap, mais plutôt l'occasion de relever un défi toujours plus grand pour Arthur Cut-ncr, qui célébrera aujourd'hui son 70e anniversaire de naissance en courant un petit 70 km, n'attendant pas le jour de son anniversaire en décembre, car il ferait trop froid.Histoire de célébrer du même coup les 550e anniversaire de Montréal, des membres du YM-YWHA's Wolf Pack l'accompagneront en formant des équipes qui totaliseront des parcours de 350 km.C'est depuis deux ans, que notre futur septuagénaire est devenu coureur de fond.Il se tient en forme en fréquentant quotidiennement le YM-YWHA, les Centres communautaires juifs de Montréal, où l'on soutient que la course est une bonne manière de se libérer du stress physique et mental.Notre coureur est membre du Y depuis 1930, et du Wolf Pack qui accueille tous les coureurs intéressés à se maintenir en santé en participant à ses courses, trois fois par semaine.Renseignements: 737-6551.l'an dernier.Renseignements: Le cardinal Léger et ses oeuvres, 130, avenue de l'Épée, Outremont (Québec), H2V 9Z9.Yvon Deschamps animera, comme tous les ans, le super bazar du Chaînon, auquel participeront une trentaine d'artistes.Une grande variété d'articles seront offerts au profit de la maison qui vient en aide aux femmes en difficulté depuis 60 ans.C'est pour les vendredi 6 novembre, de 15 h à 22 h ; samedi 7 novembre, de 12 h à 21 h et dimanche 8 novembre, de 10h à 17 h, dans le sous-sol de l'église Saint-Arsène, 1025, rue Bélanger Est, angle Christophe-Colomb, à Montréal, Renseignements: 845-0151.Dîner dansant annuel de la Société chorale de Saint-Lambert, au restaurant Hélène de Champlain, dans l'île Sainte-Hélène, le vendredi 6 novembre, à 19 h.Coût: 85$.Renseignements: 466-7270 ou 762-5474.Laval accueillera, les 5, 6 et 7 novembre, le congrès de l'Association québécoise des professeurs de français, réunis au Sheraton Laval.La conférence d'ouverture sera prononcée par Jacques Tardif, de l'Université de Sherbrooke, et Cilles Vigneault lui succédera dans un spectacle prometteur.Le banquet du 25e anniversaire de cette association sera sous la présidence d'honneur de Marie Laberge, alors que la conférence de clôture sera donnée par Philippe C'est sous le thème «Entre femmes, la santé ça se partage» que le Centre de santé des femmes de Montréal tiendra sa campagne annuelle de financement à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 14 novembre.Cet organisme travaille depuis une vingtaine d'années pour redonner aux femmes et aux lesbiennes (sic) le contrôle sur leur corps et leur santé, dans le respect de leur intégrité physique, mentale et émotionnelle.C'est aussi un lieu de partage et d'entraide, où l'on parle de soins de santé propres aux femmes.Renseignements: Centre de santé des femmes, 16, boulevard Saint-Joseph Est, (Québec;), H2T 1G8.Tél.842-8903.Partageons avec les plus pauvres du monde rappelle l'organisme Le cardinal Léger et ses oeuvres, dans le cadre de sa présente campagne de souscription.On nous rapelle qu'on contribuera ainsi à réduire la famine en Ethiopie et ailleurs.Cette oeuvre, qui tenait tant au cour du cardinal Paul-Emile Léger, a permis de financer 251 projets pour 6 796 776$, importante participation des élèves Lors du lancement de la campagne de financement d'Unicef Montérégie, on a tenu à souligner l'importante participation des élèves de cette région qui ont recueilli 250 000$ l'an dernier.Cette année, ce sont les présidents et présidentes des différentes commissions scolaires de la Montérégie qui sont les présidents d'honneur.En plus des étudiants il faut citer: la coordonnatrice d'Unicef Montérégie, Cisèle Burelle; René Pilon, directeur général d'Unicef Québec; la comédienne Angèle Coutu, porte-parole d'Unicef Québec; Monique Léger, présidente d'Unicef Québec; et Jean-Charles Burelle, président d'Unicef Montérégie.Meirieu, de l'université Lumière-Lyon 11 en France.Célébration du 35e anniversaire du club Lions Montréal-Ahuntsic, le samedi 7 novembre.Pour l'occasion, il y aura dîner-dansant à compter de 18 h 30, au 7400, boulevard Saint-Laurent.Coût: 30$.Renseignements: 259-4843.Grâce au travail des responsables et du personnel des Caisses populaires du secteur Sud-Ouest de Montréal, la Fondation Anna-Laberge a pu s'enrichir de dons totalisant 27803 S, pour sa campagne de financement en vue de faire l'acquisition d'un angiographe pour le Centre hospitalier Axuia-Labecge.Question de garder bien vivante la langue française chez les francophones de la région de Cornwall, un organisme de l'endroit, le Centre Alpha, organise pour le 11 novembre, de 18 h à 23 h, un téléthon.Le but poursuivi est de sensibiliser et recruter les francophones qui ont de la difficulté à lire et écrire dans leur langue maternelle.Le téléthon se déroulera au théâtre Aultsville et sera diffusé au câble 7.Renseignements: Centre Alpha, 348, chemin Montréal, Cornwall (Ontario), K6H 1B4.Tél.(613) 932-0165.O Afin de mieux initier les élèves au plaisir de la lecture, le Groupe de recherche lecture, écriture, ordinateur nous propose un séminaire sur: «La pertinence didactique de l'utilisation du récit policier en classe de français»».C'est pour le 2 novembre, de 19 h à 21 h, au pavillon Place-Dupuy, 800, boulevard de Maisonneuve Est, local P-3715, avec Marc Lits, de l'unité de didactique du français de l'Université de Louvain en Belgique, Entrée libre.Invitation à visiter le Biodôme en évitant les longues files d'attente, en participant au dîner-bénéfice de la Fondation Yvon-Lamarre, le mardi 10 novembre, à compter de 18 h.Cette Fog-dation se consacre à la réinsertion sociale des personnes handicapées' physiques ou intellectuelles.Billetsr 75 $.Renseignements: 353-2586 ou auprès de Jean-Pierre Trudel : 599-5856.£ La Fondation Desjardins, en collaboration avec la Fédération des caisses populaires de Montréal et de l'Ouest du Québec a octroyé des bourses d'études universitaires à 84 étudiants de la région montréalaise pour un total de 127500$.Ann Sandra Franke, qui fait des études pour le doctorat en sociolo- A s d gie des services ur- * * bains à l'INRS, a reçu Franke ainsi une subvention de 25000$ pour une recherche sur le thème: «Société et environnement»».C'est avec le sourire qu'elle a accueilli cette aide financière des mains de Gérard Chabot, président de la Fondation Desjardins.« .r - « Dîner-dansant au profit de la paroisse Sainte-Louise de Marillac de Montreal, le dimanche 8 novembre, à midi, à la disco La Sauterie.Coût: 12,50$.Renseignements : 351 -0620.f m.Directeur du Salon international de l'auto de Montréal, Diane Bélair, vient d'être élue présidente de l'Association des professionnels en exposition du Québec.Elle sera assistée de: Francine Bois, du Salon du livre, comme vice-présidente; Bernard Brault, de Mendelssohn commercial Itée, comme sécrétai- Diane re; Pierrette Pouliot, oeia|r de Exposervice standard inc., trésorière et P.Robert Cha-rette, de P.R.Charette inc., président* sortant.Renseignements : Assoc iat ion des professionnels en exposition du Québec, CP.488, Brossard, J4Z 3P9.Tél.443-1570.7S lauréats Pour une cinquième année, les Caisses Desjardins de la ville de Longueuil ont offert des bourses de 500 $à21 étudiants du collège Édouard-Montpetit Pour célébrer les 25 ans du collège on a de plus récolté 21000$ en dons pour les distribuer en bourses.On retrouve donc ici 75 lauréats de bourses d'excellence, autour de la comédienne Marie-Soleil Tougas, bénéficiaire d'une bourse Desjardins en 1989, et de Cuy Bédard, coordonnateur des services aux étudiants.Les prix du livre de la Fédération canadienne des sciences sociales, soit les Prix Jean-Charles Falar-deau et Harold Adams Innis, ont été accordés respectivement à André Cellard, du département de criminologie de l'Université d'Ottawa, pour Histoire de la folie au Québec, et à Joy Parr, du département d'histoire de l'université Simon Fraser, pour Breadwinners: Women, Men and Change in Two Industrial Towns, 1880-1950.Ces prix re^ connaissent l'excellence en matière de recherche dans les sciences sociales.L'agence de publicité Groupae-tion a remporté quatre prix dans le cadre du concours national de la publicité de détail organisé par le Bureau de la télévision du Canada.C'est pour une publicité présentant en marionnettes nos ténors politiques canado-québé: cois, que cette agence a remporté ces prix.À MERCREDI * Danm M*édition «ffe f Ma C'est dans l'édition de 1942 de La Presse, qu'on peut trouver témoignage du mariage de Paul Hamon et Blondlne Lejeune.Le couple, qui a célébré, le 31 octobre, son 50e anniversaire de mariage, avait en effet tenu à faire publier dans La Presse, l'annonce de la célébration de leur mariage à l'église Saint-Stanislas de Kostka, située boulevard Saint-Joseph, à Montréal.Paul Hamon a travaillé à La Presse, pendant une dizaine d'années.11 C'est à Auteuil, le 31 octobre, que Juliette et Armand Oulmet ont commémoré le 50e anniversaire de leur mariage, qui fut célébré en 1942, à l'église Sainte-Rose de Laval.Leurs enfants et petits-enfants leur ont offert leurs voeux de bonheur en cette occasion. Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 A11 Bush compare une présidence Clinton à.l'Halloween d'après AFP et Reuter OSHKOSH resqu'au coude à coude selon les sondages avec Bill Clinton, le président George Bush a continué hier à attaquer la personnalité de son rival démocrate, affirmant qu'une présidence Clinton serait «chaque jour Halloween, l'effroi et la peur».Poux nouveaux sondages ont montré que; le président sortant était à trois points de son rival, 41 -38 p.cent pour la chaîne ABC, 42-39 pour CNN.Mais CBStNcw York Times donnaient huit points d'écart (44-3b) en faveur de M.Clinton.Le candidat indépendant Ross Perot était crédité respectivement de 18, 14 et 17 points.M.Bush a cependant dù revenir sur l'affaire de l'Irangate.Au-dessus de la petite gare de Burlington, alors que le président s'adressait à un millier de ses partisans frigorifiés, tournait un petit avion tirant cette banderole: « Iran-Contra vous hante ».« Être attaqué par Clinton sur le plan de la personnalité c'est comme être traité de moche par une grenouille», a lancé M.Bush à Oshkosh depuis la plateforme du train « Spirit of Ameri-Ceorge Bush ca »f dans lequel il parcourait le Wisconsin.Il a ajouté que l'Amérique ne pouvait prendre «le risque» d'élire mardi un «dirigeant inexpérimenté».Vendredi, M.Clinton avait réagi à la publication d'informations selon lesquelles M.Bush, alors vice-président de Ronald Reagan, avait su dès janvier 1986 qu'il y avait un marché avec l'Iran pour la vente d'armes à ce pays en échange de la libération des otages du Liban.M.Clinton avait accusé M.Bush de n'avoir «pas dit la vérité» et qu'il ne pouvait prétendre faire campagne sur la «personnalité».Hier, M.Bush a répondu que M.Clinton « tentait désespéré-.rl ment de stopper sa Bill Clinton cnute libre dans les sondages».«Dans les dernières 24 heures Clinton a paniqué.Il a peur que le pouvoir qu'il a tant désiré (.) ne lui échappe (.) Il a dit que j'étais un menteur», a déclaré M.Bush, réaffirmant qu'il n'y avait «rien de nouveau» et qu'il avait répondu à toutes les questions sur l'Irangate, s'estimant victime d'une «chasse aux sorcières de la part des démocrates».De son côté, M.Clinton, qui accélérait son marathon électoral en slalomant de la Géorgie à l'iowa via le Wisconsin et l'Ohio, courtisant les classes moyennes dans plusieurs États-clés, a demandé aux Américains de regarder au delà des attaques des derniers jours de la campagne.«Ce qui compte vraiment, ce n'est pas hier mais demain », a-t-il lancé à Decatur (Géorgie).Après que le président Bush eut récemment qualifié les propositions des démocrates de «folles», M.Clinton a affirmé: « le vais vous dire ce qui est fou, c'est un président qui dit que nous devrions le réélire alors que le chômage est en hausse, les revenus en baisse, la pauvreté en hausse, un Américain sur dix vit sur des tickets d'alimentation », a-t-il dit.Mongolfières tricolores, musique pop.Bill Clinton avait mobilisé hier midi quelque 15 000 à 20 000 personnes dans un stade de Decatur, banlieue d'Atlanta.Monté sur la tribune aux accents de « Power to the people » ( Pouvoir au peuple ), vieux succès de John Lennon hurlé par les haut-parleurs, Clinton s'est d'emblée posé en vainqueur: «Plus que trois jours», a-t-il lancé sous les applaudissements d'une foule très jeune.«|e suis un cul terreux des fins fonds», s'est-il vanté dans cet État du Sud traditionnel.Il a demandé aux Géorgiens de faire front avec lui contre George Bush, qui stigmatise régulièrement l'Arkansas, petit Etat agricole dont M.Clinton est gouverneur.«Mon actif est meilleur que celui de l'administration Bush», a-t-il ajouté en faisant jouer la fibre du Sud contre le président, issu «d'un petit État du Nord, le Maine».DÉPÊCHES AFRIQUE DU SUD Négociations ¦ Les négociations entre le gouvernement sud-africain et le Congrès national africain (ANC) vont reprendre le 22 novembre prochain, après cinq mois d'interruption.Plusieurs milliers de zoulous ont une nouvelle fois défié l'interdiction du port de leurs armes traditionnelles décidée par le président Frederik de klerk, en manifestant hier munis de (ances, de sagaies, de casse-tête et de bâtons, à travers les rues de Durban.Aucun incident QTa été signalé lors de ce défilé qui se déroulait quelques jours après une nouvelle flambée de violence dans la région, mettant aux prises des zoulous partisans de l'inkatha de Mango-suthu Buthelezi et des zoulous partisans de l'ANC (Congrès National Africain) de Nelson Mandela.ANGOLA Violents accrochages ¦ La situation s'est brutalement dégradée ces derniers jours en Angola alors que des efforts de médiation se poursuivent pour une rencontre entre le leader de l'UNITA Jonas Savimbi et le président José Eduardo Dos Santos et que le Conseil de sécurité des Nations unies a adressé une sévère mise en garde à l'UNITA.Hier, de violents accrochages entre des soldats de l'UNITA et les forces de l'ordre gouvernementales se déroulaient dans le centre de Luanda.Huambo, la deuxième ville du pays où s'est retranché Savimbi, est désormais virtuellement coupée du reste du pays, les forces de l'UNITA en contrôlant tous les accès ainsi que l'aéroport qui est fermé à tout trafic.LIBAN Cabinet Hariri ¦ Le milliardaire Rafic Hariri a formé hier le nouveau gouvernement libanais dans lequel il s'est réservé le portefeuille des Finances, nommant des techniciens aux ministères de services et des personnalités proches de la Syrie aux postes-clés.Le cabinet de l'homme d'affaires libano-saoudien est formé de 30 ministres, 15 chrétiens et 15 musulmans, dont M.Hariri.Seuls 10 ministres faisaient partie du cabinet précédent de 24 membres de Ra-chid Solh, dont Fares Boueiz, gendre du président Elias Hraoui, qui retrouve le portefeuille des Affaires étrangères.Les postes-clés comme la Défense (Moshen Dalloul, chiite), l'Intérieur (Béchara Merhej, grec-orthodoxe), et le poste de vice-premier ministre sans \u2022portefeuille (Michel Murr, grec-orthodoxe) sont confiés à des personnalités connues \u2022pour leurs bonnes relations avec Damas.PUNJAB Massacre sikh S Au moins 27 ouvriers agricoles hindous ont été massacrés par des séparatistes sikhs qui ont attaqué vendredi soir deux villages proches de Ludhiana, lia plus importante ville industrielle du Punjab (nord de l'Inde).À Silon dans le district de lugraon, trois ou quatre séparatistes sikhs ont tiré au hasard avec des fusils d'assaut AK-47 ou d'autres armes automatiques, sur les ouvriers agricoles d'une ferme privée, qu'ils avaient contraints à sortir de leur dortoir.La même scène s'est reproduite dans le village de Dobhurji, à 5 km de Silon.j GRANDE-BRETAGNE \u2022Très impopulaire 53 John Major est le Premier \u2022ministre le plus impopulaire depuis que les sondages existent et son parti est devancé de 10 u 13 points par le parti travailliste, selon deux enquêtes 'publiées par la presse du dimanche.m 'i \"¦ tÊÊÊÊ Les Turcs auraient tué 500 rebelles kurdes en Irak ) ',1 ':¦ Agence France-Presse V \u2022 V.V/.7J Cm M ¦ Une réfugiée musulmane et ses deux jeunes garçons sont en pleurs à leur arrivée à Travnik, après avoir été obligés de quitter la ville de Jajce, tombée vendredi aux mains des forces serbes.photo reuter Les canons serbes se déchaînent sur Sarajevo d'après AFP et Reuter SARAJEVO es milliers de réfugiés des environs de jajce, prise par les forces serbes, se pressaient hier sur les routes du centre de la Bosnie tandis que les canons serbes se déchaînaient sur Sarajevo, faisant au moins 16 morts.À pied, en voitures, à cheval ou en charette à foin, des milliers de paysans se bousculaient avec une armée en retraite sur la route de 40 km, qui mène de Jajce à Travnik (70 km à Test de Sarajevo).Une cohue de véhicules encombrait les carrefours de Travnik, où les réfugiés s'entassaient par centaines sur les places, dans des prés, sans savoir quelle serait leur prochaine étape.De nombreux réfugiés qui ont mis entre douze heures et trois jours à atteindre Travnik, ont dit avoir eu des morts et des blessés en chemin dans des bombardements.Les forces serbes de Bosnie ont démenti avoir attaqué des civils qui fuyaient la ville de jajce tombée entre leurs mains, qualifiant les accusations du Conseil de sécurité en ce sens «d'injustifiées».Le Conseil avait exigé vendredi, dans une déclaration lue par son président, qu'il soit mis fin « immédiatement » aux tirs de mortiers contre ces civils, attribués par le commandement des forces croates aux milices serbes.Un porte-parole du Haut Commissariat des Na- tions Unies pour les Réfugiés (HCR) à Zagreb Peter Kessler a indiqué que le corridor qu'utilisent les réfugiés pour parvenir à Travnik est sous le feu constant des forces serbes.À Sarajevo, l'artillerie serbe qui surplombe la ville, est entrée en action à 10h locales et le pilonnage se poursuivait en fin d'après-midi.Seize morts au moins ont été recensés dans les différents hôpitaux de la capitale.Ces bombardements succèdent à une longue période de répit pour la capitale bosniaque.Ils ont repris alors que les Serbes de Bosnie-Herzégovine ont rejeté cette semaine un projet de constitution pour cette république, préparé par les médiateurs de la conférence internationale de Genève sur l'ex-Yougoslavie et prévoyant la création de sept à dix provinces dotées d'une large autonomie.Les Serbes contrôlent déjà 70 p.cent du territoire, alors qu'ils représentent 31 p.cent de la population.Le leader des Serbes de Bosnie-Herzégovine Radovan Karadzic a ainsi proposé hier le découpage de la république en cinq «cantons» dont un serbe, un croate et trois musulmans.Evoquant le projet constitutionnel de Genève devant le parlement de la « République serbe » (proclamée unilatéralement en Bosnie), réuni à Prijedor, M.Karadzic a précisé que les cantons musulmans, qui seraient constitués autour de Tuzla (nord), Zeni-ca (centre) et Cazin (ouest), n'auraient droit qu'à une voix dans les institutions conjointes.ANKARA inq cents «rebelles» kurdes ont été tués depuis le début de l'offensive de l'armée turque dans le nord de l'Irak, a annoncé, hier dans un communiqué, la super-préfecture de Diyarbakir (sud-est de la Turquie).Réagissant à la nouvelle de la reddition aux forces kurdes irakiennes des rebelles kurdes de Turquie réfugiés dans le nord de l'Irak, le premier ministre turc Suleyman Demirel a affirmé que son pays était décidé à ramener le calme dans le Sud-Est anatolien.Ferhat Ocalan, frère de « Apo», chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), a signé un accord vendredi avec les dirigeants des formations kurdes irakiennes sur la reddition des combattants du PKK réfugiés au nord du Kurdistan, près de la frontière turque.M.Demirel a affirmé que cette «accord de reddition ne dérangeait pas la Turquie», mais que les forces turques qui opèrent actuellement en territoire irakien (Kurdistan d'Irak) entendaient mettre fin aux troubles «qui durent depuis neuf ans et qui ont coûté la vie à 500 membres des forces de l'ordre et 300 civils depuis le début de l'année».«Nous voulons que l'effusion de sang s'arrête, et c'est la Turquie qui l'arrêtera», a aussi dit M.Demirel précisant que «l'opération des forces turques continuera jusqu'à ce qu'elle atteigne son but».Les opérations militaires turques «se poursuivent notamment dans les régions de Khaftanine, Shivi et Hakourk», nord du Kurdistan irakien au sud de la frontière turque, indique le commun i- Sué de la super-préfecture de iyarbakir responsable des treize régions sous état d'urgence du Sud-Est anatolien.Les «rebelles» kurdes «dont 500 ont été tués lors des opérations depuis le 22 octobre, ont été encerclés dans ces régions par l'armée turque qui opère dans une zone de 400 km2 du nord d'Irak», ajoute le communiqué.Une colonne blindée de 80 véhicules, composée de 22 chars M-60 de fabrication américaine, 18 transports de troupe et des camions de logistique, est ainsi entrée en Irak vendredi après-midi et se sont dirigés vers la zone des combats, a-t-on appris hier de sources dignes de foi à Zakho, dans le nord de l'Irak.C'est la première fois que des blindés turcs passent la frontière irakienne par le seul poste encore ouvert entre les deux pays.Jusqu'à présent, la «poursuite à chaud» des rebelles du PKK par l'armée turque se passait à travers la chaîne du Cudi, frontalière de la Syrie, jusqu'au Zagros iranien à plus de 2000 mètres d'altitude.Une telle pénétration turque en force ne peut avoir eu lieu si is incident qu'avec l'accord des dirigeants kurdes en dépit des dénégations de ces derniers, estime-ton de mêmes sources.L'un des principaux chefs kurdes irakiens, lalal Talabani, avait qualifié vendredi soir l'interven-; tion de l'armée turque de «violation de la souveraineté irakien-: ne» et exigé son retrait «immédiat».M.Talabani s'était étonné que cette opération soit intervenue peu après la signature à Erbil, en Irak du nord, d'un accord entre les responsables kurdes irakiens et le PKK sur la reddition de ce dernier.L'armée turque déclare avoir 20 000 hommes dans la zone frontalière turco-irakienne et coopérer sur le terrain avec les! peshmerga, ce qui a été ferme-; ment démenti par les dirigeants kurdes irakiens.L'Église catholique accuse Taylor d'avoir tué cinq religieuses \\ d'après Reuter et AFP La Russie envoie 3000 hommes combattre en Ossétie du Nord Agence France-Presse MOSCOU Quelque 3000 membres des troupes spéciales du ministère russe de l'Intérieur (OMON) ont été envoyés en Ossétie du Nord (Fédération de Russie) aujourd'hui pour combattre aux côtés des Ossètes contre les Ingou-ches, a annoncé l'agence russe R1A.Parallèlement, le Conseil de sécurité russe, l'organisme consultatif suprême de la présidence, s'est réuni d'urgence au Kremlin sous la présidence de Boris Eltsine à son retour d'Astrakhan (sud de la Russie) où il s'était rendu vendredi, pour évoquer la situation en Ossétie du nord, une république autonome caucasienne russe.De violents affrontements, qui ont fait plusieurs dizaines de morts et de blessés, selon ITAR-TASS, se déroulent depuis ven- dredi soir entre Ingouches et Ossètes dans la république.Les combats ont éclaté à la suite d'un incident armé entre combattants ingouches et forces de police ossètes à Vladikavkaz, la capitale de l'Ossétie du Nord, où le couvre-feu a été instauré.C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Boris Eltsine qu'un conflit armé se déroule à l'intérieur des frontières de la Russie.L'intervention des OMON, qui sont entrés dans plusieurs villages, prouve l'importance pour Moscou d'éviter un embrasement à toute la région russe du Caucase du Nord, déjà organisée en Confédération de peuples plus ou moins séparatistes.Le ministère de la Sécurité de l'Ossétie du Nord, cité par ITAR-TASS, a annoncé que des groupes armés venus de Tchétchénie, république indépendantiste russe voisine, se dirigeaient hier soir vers Vladikavkaz.Le ministère ossète de la Sécurité a indiqué craindre «un assaut» de la part des Ingouches.Le vice-premier ministre Gueorgui Khija, qui s'est rendu sur place à la tète d'une délégation, a déclaré à la télévision ossète que «les troupes russes avaient reçu l'ordre de s'interposer entre les belligérants et de ne pas permettre l'entrée de groupes armées tchétchènes sur le territoire de l'Ossétie du Nord », selon ITAR-TASS.11 a également demandé aux Ossètes et aux Ingouches de cesser le feu et de rendre les armes.Les Ingouches, accusés par Staline de collaboration avec les nazis, puis chassés de plusieurs territoires attribués ensuite aux Ossètes, revendiquent Vladikavkaz qu'ils considèrent comme leur «capitale historique».Les Ingouches étaient auparavant rattachés aux Tchétchènes au sein d'une république autonome soviétique de Tchétchéno-Ingouchie.MONROVIA inq religieuses américaines ont été tuées dans la banlieue de Monrovia, apparemment par les hommes du chef rebelle libérien Charles Taylor, a annoncé hier l'archevêque catholique de la ville, Mgr Michael Francis.U a dit avoir obtenu confirmation de leur mort dans la matinée mais n'a pas voulu préciser par queî canal.«C'est absolument certain mais il serait trop dangereux d'identifier notre source», a-t-il déclaré.«Seuls les hommes de Taylor se trouvaient dans la région» du couvent à Gardnersvil-le, a dit Mgr Francis.L'Osservatore Romano, organe du Vatican, a précisé que quatre novices libériennes avaient également été tuées avec les cinq religieuses américaines.Dans un communiqué officiel diffusé par sa radio, le NPFL a déclaré que les soeurs avaient pu être «tuées par des troupes nigérianes» de la Force ouest-africaine d'interposition (ECOMOG) «lors d'un bombardement aérien du quartier où elles se trouvaient ».Il a également émis l'hypothèse que les cinq femmes aient pû être «emmenées à Monrovia» par r ECOMOG.Il s'agit du plus sérieux incident impliquant des missionnaires étrangers depuis le début de la guerre civile en 1989.Au moins 20 000 Libériens ont été tués en près de trois ans.À Washington, le Département d'État s'est déclaré «horrifié» par l'assassinat des religieuses et il a déclaré qu'il tenait le FNPL res-! ponsable de la sécurité des ressortissants étrangers dans les territoires qu'il contrôle.Il a également réclamé un cessez-le-feu immédiat et de nouvelles négociations.Barbara-Ann Muttra et loelle Kolmer, deux des cinq missionnaires appartenant à 1 ordre des Adorateurs du sang du Christ, étaient portées disparues depuis le 20 octobre.Les trois autres, Shirley Kolmer (cousine de la précédente), Cathleen McGuireet Agnes Mueller avaient disparu le lendemain.«Trois des soeurs ont été tuées devant la grille de leur résidence à Gardnersville.Les deux autres ont été tuées un peu plus loin », a-t-on précisé de source ecclésiastique.La banlieue de Gardnersville, où les religieuses remplissaient les fonctions d'enseignantes et d'infirmières, est passée sous contrôle du Front national patriotique du Libéria (FNPL) de Charles Taylor peu après le déclenchement de l'offensive rebelle contre Monrovia le 15 octobre.Le reste de la capitale est défendu par la force de maintien de la paix d'Afrique de l'Ouest (ECOMOG), soutenue oar deux milices hostiles au FNPLfc I I La vie animale A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 1er NOVEMBRE 1992 A tire-d'aile.fi triste fin du dindon de madame Beaudoin CINCRAS L histoire finit mal.Il a simplement suffi d'un voisin idiot, un imbécile comme il en faut probablement de temps à autre pour nous permettre d'apprécier les gens agréables.Ce n'est pas tout le monde qui apprécie les oiseaux.C'était au début du mois de mai, par un très beau samedi matin, comme dans les belles histoires, au chalet de Gilberte Beaudoin, à Saint-Émile-de-Suffolk, une petite retraite de fin de semaine qui porte justement le nom de «Aux petits oiseaux».Ici, mangeoires et bains d'oiseaux font partie du paysage et la musique d'ambiance a été confiée aux musiciens à plumes.Ce matin-là.Bob ( Bob, c'est le conjoint de Mmc Beaudoin), est en train de siroter son café lorsque que ses yeux s'écartillent comme jamais.«C'est la surprise! relate-t-elle, dans sa lettre.Un oiseau plus qu'énorme, gigantesque, sort du boisé voisin, s'approche lentement, nerveusement vers les mangeoires.Il semble très affamé et avale gloutonnement les graines que j'ai jetées sur le sol pour les bruants et les juncos.».Cette fois, pas besoin de jumelles pour identifier l'oiseau rare: c'est un dindon sauvage.D'où vient-il?On l'ignore.Il n'y a pas de dindons sauvages dans ce coin de pays.Les seuls qui résident en permanence chez nous vivent dans le sud du Québec, non loin de la frontière américaine.On sait que depuis plusieurs années, on a réintroduit le dindon dans certains États du nord-est des États-Unis et depuis, plus d'un ont immigré en territoire québécois où ils jouissent d'une certaine protection.Mais dans l'Outaouais?Tout laisse croire qu'il s'agit d'un spécimen qui s'est échappé d'une ferme cynégétique de la région.Il a fait faux bond aux chasseurs.Mais il ne s'agit là que d'une hypothèse.Le dindon au miroir Gilberte Beaudoin n'en était pas à ces préoccupations quand «son» dindon est apparu.«)e sors très très lentement sur la galerie, je lui lance du pain, des graines de tournesol, il s'éloigne un peu mais revient très rapidement et bouffe tout en un clin d'oeil.Je mets de l'eau dans le bain d'oiseau, il boit presque tout en continuant de manger.» Mais la bête continue d'être neuveuse, raconte-t-elle.Les 1 3 La vie en solitaire peut être chose difficile.Le dindon de madame Beaudoin a eu la surprise un bon matin de voir son image reflétée dans un miroir.Il croyait y voir sa belle.bruits suspects même lointains, les gestes brusques, la voix, l'incitent à retourner dans le bois tout près en faisant entendre de forts «glouglous».Mais, en fin de journée, le dindon de Mmc Beaudoin quitte les lieux pour la montagne.Se souvenant sans doute de l'histoire du petit Poucet, elle le suit à distance et sème sur son passage des grains de maïs en espérant le retour du mystérieux visiteur.Le lendemain, au petit matin, l'oiseau affiche déjà sa fidélité.Durant l'absence de nos citadins du quartier Rivières-des-Prairies, à Montréal, le dindon revient à chaque jour profiter de la nour-ritoure qu'on lui a laissé en abondance un peu partout sur le terrain.La voisine qui suit la scène avec intérêt note que l'animal reste très longtemps devant les fenêtes du sous-sol, comme obnubilé.Il fait aussi la roué, il glousse, il bécote son image et se couche tout contre les vitres.\u2022 h ' \u2022 % Le samedi suivant, des travaux autour du chalet semblent per- Stoïque, le dindon attendait paisiblement sur la galerie qu'on vienne le nourrir.Au besoin, il allait cogner à la porte pour obtenir sa pitance.turber notre dindon qui mange moins et semble malheureux.Eureka ! On installe un grand miroir sous un pin avec une bonne ration de nourriture et d'eau.Il n'en fallait pas plus:pour que le grand gallinacô reprenne gout à la vie.«Quel spççtacfe! relatcrt-elle.Les voisins et les amis vïén: nent admirer le phénomèrie.L'oiseau fait la roue, ses caroncu- > les s-injectent de sang, cette petite bosse au-dessus de son nez s'allonge brusquement et ses glouglous de plus en plus sonores se font entendre dans tout le voisinage.Il a trouvé une compagne! Il a adopté notre terrain! «Nous pouvons aussi observer ses comportements face aux enfants.Les plus petits l'attirent et il veut jouer avec eux.Il peuvent le nourrir de très près.«Le dindon vient frapper à notre porte avec son bec pour avoir sa nourriture le matin.U se penche sur la rampe de la galerie et ^ m'observe par la fenêtre.Je suis son principal pourvoyeur.Quand nous arrivons le vendredi, je n'ai qu'à brasser mon plat de graines: il accourt aussitôt, mais je ne peux jamais le toucher.» Haro sur le dindon! L'idylle se poursuit.Mais voilà qe les ratons-laveurs s'en mêlent.Us bouffent la pitance du sympathique volatile.Et au même moment, des voisins se plaignent que leurs jardins sont pillés.Haro sur le dindon ! M™c beaudoin est sceptique.Ratons-laveurs, mouffettes, écu-rêutte èt marmottes endomman-gent les jardins à chaque année a çèlt£ époque.Pourquoi s'en prendre à son protégé ?i Un vendredi, à l'arrivée de la fietî^éjfqitiiIle, le dindon rie répond plus au bruit des graines.U y a de quoi d'anormal dans Fair.' Gilberte Beaudoin est inquiète.Elle fait le tour des lieux.C'est ce qu'elle redoutait: elle découvre un immense paquet de plumes.Un coup de fusil.«La veille de la Saint-|ean, comme par hasard, un voisin braconnier, a cervelle d'oiseau, est venu le tuer dans notre cour en pré-texant qu'il avait détruit son potager», dit-elle.Non seulement le jardin n'avait-il jamais été endommagé par qui que se soit, mais le voisin s'est vanté de son exploit à tout l'entourage.Le braconnier s'est payé un lunch à la dinde.Les Beaudoin ont été privés d'un compagnon original qui était apprécié de toute la famille.Gilberte Beaudoin n'a pas porté plainte auprès des agents de conservation.«C'était peine perdue, dit-elle.Cela ne nous aurait pas rendu notre dindon pour autant.» Crosse bète que le dindon de Mme Beaudoin.On le voit en train de boire à même le bain d'oiseau, ce qui nous donne une idée de ses dimensions.Les petits compagnons j _______£ Une assurance maladie pour chiens et chats FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale n cette période de récession, tous les budgets familiaux (chats et chiens compris) en prennent un sacré coup! Nombreux sont donc les propriétaires qui nous demandent régulièrement si leurs compagnons à poil pouvaient enfin bénéficier d'une quelconque «castonpet ».En cas d'accident (fracture, noyade, rupture d'organes,,,) ou de maladies graves (cancer, diabète, arthrose de la hanche.), la médecine vétérinaire d'aujourd'hui propose certes des soins des plus sophistiqués.Mais à des coûts qui, parfois et malheureusement, sont proportionnels au simple fait que, des «plaques à compression» par exemple, en cas de chirurgie osseuse, coûtent à l'achat, le même prix de base qu'en médecine humaine.D'autre part, un chien souffrant de lymphosarcôme devra recevoir au moins trois fois, en l'espace de quelques semaines, un médicament (genre « Adriamy-cine ») vendu en petites bouteilles de 50 mg et qui se débitent à la pharmacie dans les 300$ l'unité! L'industrie pharmaceutique ne faisant malheureusement pas la différence, quant au coût, entre le produit destiné à l'usage humain ou vétérinaire! El le technicien qui répare l'appareil de radiographie des deux ou quatre pattes chargera, sans distinction, 125$ l'heure.Discrétion, manque de budget, ou absence de volonté d'annoncer dans les médias et «en grand» leurs services, les assurances-santé animale ne sont pas évidentes à contacter pour le propriétaire intéressé.Nous en avons cependant déniché une pour vous, et sommes donc presque contraints d'en faire gratuitement l'annonce à leur place dans l'intérêt public! Cette «Castonpet» s'appelle «Pet Plan».Elle vous permet de souscrire une police d'assurance-santé animale pour votre chat ou votre chien.Et ce, depuis l'âge de 12 semaines et jusqu'à 10 ans.Deux formules sont disponibles; le «régime argent» qui coûte 15$ par mois pour les pi tous (180$ par an), et 10$ pour les minous ( 120$ par an).Le «régime or», lui, revient respectivement à 20 $ / mois, ( 240 $ / an ) et 15$/mois (180$/an).De plus, au Québec et à Terre-Neuve, la taxe de vente provinciale vient s'ajouter.Ainsi assuré, si «Max» tombe malade, tous les soins vétérinaires requis seront couverts, aussi bien pour l'hospitalisation que pour les examens.Dans le cas du «régime or» on vous remboursera jusqu'à 2000$ par maladie ou accident; 1000$ dans le «régime argent» (mais avec une franchise de 50$ par accident ou maladie).Si, d'autre part, votre réclamation dépasse les 500$ vous aurez à payer 10 p.cent du total des honoraires vétérinaires (en guise de ticket modérateur).La «Castonpet» pour éviter que Pitou finisse sur la paille.Pour être admis à ce programme, votre compagnon doit être complètement vacciné.De plus, il existe un délai dit «de carence» de 21 jours entre la signature du contrat et l'entrée en vigueur de la police.Enfin, tous les soins de routine requis pour des maladies déjà existantes et connues sont bien sûr exclus de ce programme.Au cas où Minou ou Pitou se perdrait, «Pet Plan» vous remboursera jusqu'à 300$ (régime or) ou 200$ (régime argent) pour couvrir les frais d'avis de recherche dans les petites annonces de La Presse, ainsi que la prime.En cas de perte définitive, vous serez remboursé pour le prix d'achat de votre animal jusqu'à 500$ (or) ou 300$ (argent).Toutefois, une preuve d'achat sera alors exigée.Mais il se peut aussi que vous-même tombiez malade, ou ayiez malheureusement un accident.En de telles circonstances, et pour la pension de votre compagnon, la compagnie a prévu de vous rembourser jusqu'à 800$ (régime or) ou 500$ (régime argent), L'animal pourra alors être gardé, soit dans un chenil ou un autre domicile que le vôtre (à l'exception de celui d'un membre de votre famille).L'indemnité journalière de pension est limitée à 15$ par jour maximum.Racisme Advenant que votre départ en voyage soit annulé (dans les sept jours avant vos vacances) parce que «Mirza» ou « Snoopy » doit être opéré d'urgence pour lui sauver la vie, ( torsion d'estomac, césarienne, calculs de vessie.) «Pet Plan» vous remboursera alors jusqu'à 2000$ (régime or) ou 1000$ (régime argent) quant aux «frais irrécupérables reliés à l'annulation de vos vacances».Enfin, en cas de décès de votre compagnon (suite à la maladie ou à un accident, et quel que soit son âge) il vous sera remboursé pour son prix d'achat jusqu'à 500$ ( régime or), ou 300$ ( régime argent).Il faut noter, cependant, que la garantie, en cas de décès, (sauf, à la suite d'un accident) prend fin à l'âge de 10 ans, mais que toutes les autres garanties, par contre, sont maintenues.Avec 300 000 animaux présentement assurés, «Pet Plan» est considéré comme le plus grand spécialiste en assurances pour animaux de compagnie au monde.Regrettable attitude raciste de cette compagnie d'assurance (et qui sera peut-être dénoncée un jour devant la «Commission des droits de la personne canine?»), il existe malheureusement .plusieurs races non-assurables.À savoir: le shar pei (chien chinois tout ridé), les statfordshire terriers (ou pit-bulls), les lévriers de course, ainsi que tous les chiens exerçant une activité professionnelle ou commerciale (chien de sécurité, de garde, d'attaque.) Pour plus d'informations, appelez le 1-800-661-4390.L'adresse: Assurance Pet Plan, Reed Stenhousc Limitée, 500, boul.René-Lévcsquc ouest, 11e étage, Montréal, H2Z 9Z9.d'après Associated Press Les sidéens « et leurs animaux favoris i ermettre aux malades atteints du sida de garder avec eux leur animal familier est très important.Ces personnes qui, très souvent, se sentent exclues, rejetées par les autres, abandonnées, trouvent chez ce compagnon, tout le temps présent, et qui ne se préoccupe pas de leur aspect physique, un amour inconditionnel et irremplaçable.« Leur qualité de vie en est améliorée de façon certaine et elles vivent sans doute plus longtemps», a déclaré à Montréal, à la sixième Conférence internationale sur les relations entre les hommes et les animaux, le docteur vétérinaire Ken Gcrczyka de San Francisco, président de l'association «Pets are wonderful support», (les animaux sont un formidable soutien ), qui a pour siglc PAWS, pattes en anglais, ce qui n'est pas un hasard.Créée en 1985, cette association unique au monde a commencé par fournir des aliments pour animaux dont les propriétaires malades étaient sans^ ressources: «D'autres besoins mont vite appa- rus et nous avons aussitôt organisé une assistance vétérinaire et des services: nos bénévoles vont à domicile changer la litière des chats, l'eau des aquariums et promènent les chiens.Quant un malade est hospitalisé, son compagnon est pris en charge par un membre de l'association, temporairement ou définitivement.En cas de décès du maître, l'animal est sûr d'être adopté», précise le Dr Gorczyka.L'entreprise n'était pas évidente.Les malades du sida n'ayant pas de défenses immunitaires, on a longtemps pensé qu'au contact d'un animal familier, |es risques d'attraper des zoonoses ( maladie des griffes du chat), toxoplasmo-sc, psittacose, salmonellose, etc.étaient importants.Par prudence, et aussi par méconnaissance des ces maladies transmissibles à l'homme, 90 p.cent des médecins traitants conseillaient à leurs patients atteints du sida de se débarrasser de cet animal; 5 p.cent seulement suivirent ce conseil, révèle une enquête de PAWS.«Bien que les cas de zoonoses soient nombreux chez les malades atteints du sida, on sait que l'animal de compagnie n'est pas forcément en cause.Elles peuvent avoir été transmises par des ani- maux errants, de ferme, par d'autres hommes.Beaucoup de zoonoses proviennent de l'alimentation et de l'environnement.Elle sont aussi souvent des infections latentes, réactivées, ce qui n'est pas le cas pour la toxoplas-mosc», a précisé le Dr Gorczyka qui, grâce aux campagnes d'information menées par l'association PAWS, a pu faire évoluer aujourd'hui l'attitude des médecins: 97 p.cent d'entre eux pensent que l'animal aide le malade et 76 p.cent pensent que les bénéfices apportés par ce compagnon pèsent probablement davantage que les risques de zoonoses."]
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