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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-11-06, Collections de BAnQ.

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[" \u2022 9 LE PRÊT a PORTER OE L'OPTIQUE VU 7050 JEAN-TALON, EST PRÈS DES GALERES D'ANJOU 352-1010 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE U i P U I S 1 9.5 / Popular 5441, rue St-Hubcrt, Montréal 2 7 4-5471 Aujourd'hui: Nuageux, neige légère Minimum -4° Maximum 4* Demain: Nuageux à partiellement ensoleille détails cahier sports MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 18 60 PAGES, 4 CAHIERS lies de La Madeleine: 1.00 so* Taxes en sut Aujourt'hiii Haro sur les cégépiens « retardataires » La Fédération des cégeps préconise l'imposition d'un ticket modérateur A10 SHARON CARSTAIRS On affirme à Winnipeg que Sharon Carstairs, même si elle prétend abandonner de son plein gré le leadership libéral manitobain, était sur le point de se faire congédier.^2 REMORQUAGE Remorquage québécois à vos frais ne pourra en appeler du jugement de la Cour d'appel du Québec la condamnant à des amendes pour intimidation d'automobilistes.El BIRKS La bijouterie Birks procédera ce mois-ci à la vente de sept Doucet, licenciant une trentaine de personnes, et se départirait en janvier de la moitié de ses 70 succursales.s 10 DÉFI HOCKEY ucii nJC\" Les premiers résultats du key La Presse, doté d'une bourse de 25000 $ et qui a attiré 44920 participants, sont publiés aujourd'hui dans le cahier des sports.Sommaire Annonces classées immobilier.C9 à C11 marchandises.C11, C12 emplois.C12 automobiles.C13, C14 propositions d affaires.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 B6 Arts et spectacles informations.Cl à C8 clné-horalreî.C4, C5 télé-horaires C7 radio-télévision.C1 Bandes dessinées.C11 Bridge.C1 ^ Décès.C15 Économie.B1 à B9 Êtes-vous observateur?.C9 Feuilleton.C13 Horoscope.C10 Le monde.B11.B12 Loteries \u2014 résultats:.A4 «Mot mystère».C12 Mots croisés.C12 MICHÈLE OUIMET a Fédération des cégeps recommande l'imposition d'un ticket modérateur pour les «retardataires» et l'extension de la gratuité scolaire aux étudiants à temps partiel.Et les «retardataires» sont nombreux.Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, la majorité des étudiants prennent plus de temps que prévu pour obtenir leur diplôme.«Il y a des abus dans le système», a déclaré hier à La Presse Pierre Leduc, président de la Fédération des cégeps, qui regroupe les 46 collèges publics du Québec.Quel sera le montant de ces frais de scolarité?Quel retard sera accepté sans que des pénalités soient imposées?M.Leduc a refusé d'entrer dans ces détails.Pas ques- tion, a-t-il dit, de parler de plomberie.« Il faut responsabiliser les étudiants, a-t-il ajouté, et la gratuité doit être balisée.» Ces «balises» pourraient prendre différentes formes.«On peut penser, par exemple, à des frais fixes pour chaque activité qui dépasse une limite établie, ou à des frais qui croissent progressivement avec chaque activité qui excède cette limite (ticket modérateur), peut-on lire dans le mémoire de la Fédération qui sera déposé mardi à la commission parlementaire sur l'avenir des cégeps.On peut également penser à un système où le gouvernement accorde à chaque étudiant un nombre déterminé d'activités (crédits à la formation).La personne qui épuiserait tous ses crédits avant de terminer ses études devrait payer des frais de scolarité.» Par contre, les étudiants à temps partiel (inscrits à moins de quatre cours par session ) auront accès gratuitement au cégep.Actuellement, cet étudiant doit payer, en moyenne, entre 90 $ et 150 $ par cours, selon le cégep, le type et la durée du cours.Plus de 70000 adultes fréquentent un cégep.La plupart étudient à temps partiel.Les programmes La Fédération souhaite que les cégeps prennent en charge les programmes.«Actuellement, a expliqué M.Leduc, les programmes sont définis par l'État.Les collèges doivent être davantage responsables.Le ministère établirait les grands objectifs nationaux, mais ce sont les cégeps qui définiraient le contenu des cours.» Selon M.Leduc, la machine est beau- coup trop bureaucratisée.La réforme des programmes en sciences humaines a pris 13 ans.Un scandale, dit-il.En fait, les cégeps souhaitent s'aligner sur le modèle universitaire où chaque institution définit ses programmes et décerne ses diplômes, s'éloignant ainsi du secondaire où c'est le ministère de l'Éducation qui a la main haute sur les programmes, régulièrement sanctionnés par des examens nationaux.Mais ne riscjue-t-il pas d'y avoir une trop grande diversité entre les cégeps, un manque d'uniformisation chez les futurs diplô- VOIR CÉGÉPIENS EN A 2 ¦ La Chambre de commerce du Quebec suggère d'imposer des frais aux cégépiens retardataires.Page A 10 La Croix-Rouge l fïscîœr mate spâssky avoue que du sang contaminé a été distribué ANDRÉ NOËL Tout en niant sa responsabilité, la Société canadienne de la Croix-Rouge a fait des aveux bien involontaires, tard mercredi soir, dans l'affaire des produits du sang contaminés par le virus du sida et distribués dans les années 80 à des centaines d'hémophiles.Dans un communiqué, la Croix-Rouge reconnaît que des facteurs de coagulation non traités par la chaleur ont été laissés en circulation pendant plusieurs mois en 1984 et en 1985 alors qu'elle savait que ceux-ci étaient dangereux.Résultat: des hémophiles canadiens, ignorant les dangers qu'ils couraient, se «ont injectés des facteurs de coagulation contaminés par le virus du sida et sont deve nus eux-mêmes séropositifs.On estime qu'environ 1000 des 2300 hémophiles canadiens ont contracté le VIH, le virus du sida.Au Québec, la proportion est la même, soit 220 des 500 hémophiles.La Société canadienne de l'hémophilie (SCH) estime qu'il y a eu un scandale du sang au Canada, tout comme en France, où là aussi des produits de sang non traites par la chaleur ont circulé pendant des mois, au vu et au su des autorités.La Presse a publié ces allégations dans son édition de mercredi.En fin d'après-midi, le ministère fédéral de la Santé déclarait qu'elles étaient «sans fondement», mais il s'est montré inca- VOIR SANG EN A 2 ¦ En France, la collecte du sang dans les prisons a continué même après 1985.Page B10 TM : la CVMQ étend son enquête dans l'affaire des sociétés en commandite PAUL DURIVAGE La Commission des valeurs mobilières du Québec vient \u2022d'émettre des ordonnances en série visant non plus seulement \u2022deux sociétés en commandite, mais les 23 auxquelles Télé-Métropole a participé depuis 1989.Le porte-parole de la CVMQ, M.Marc Barrière, confirme que «des ordonnances ont été émises dans d'autres cas que ceux qui ont été rendus publics jusqu'à maintenant».Il se refuse cependant à préciser quelles autres productions sont visées ce qui risquerait, affirme-t-il, de nuire au déroulement de l'enquête.Selon des informations obtenues par La Presse, la CVMQ est maintenant en mesure de saisir tout document pertinent ou de forcer à comparaître tout producteur de chacune des 23 sociétés en commandite à laquelle TM ou ses filiales ont été associées.Des avis seraient bientôt signifiés aux intéressés.«L'émission d'ordonnances démontre le sérieux qu'accorde la CVMQ aux causes qui lui ont été soumises après enquête préliminaire», souligne M.Barrière.Chez TM, la porte-parole du président Mario Bertrand, Mme Claire Samson, informée des mesures prises par la CVMQ à l'égard des commandités, soutient toujours que seules deux productions ont fait l'objet de «maladresses fiscales» de la part des producteurs.Il s'agit de la So- VOIR CVMQ EN A 2 PHOTO REUTER L'Américain Bobby Fischer est venu à bout hier, à Belgrade, de son vieil adversaire Boris Spassky au terme de deux mois de lutte.Fischer, qui jouait les noirs, a gagné la 30e partie et a ainsi remporté la revanche du championnat du monde de 1972 par 10 à cinq, ainsi qu'un prix de 3,35 millions US.Selon les experts, toutefois, l'issue du tournoi était prévisible et Fischer a eu le triomphe facile.À vaincre sans péril on triomphe sans gloire.\u2022 Voir tabloid Sports page S 4 et S 13 Québec souhaite «démétropoliser» l'immigration Monique Gagnon-Tremblay veut vendre sa nouvelle politique SUZANNE COLPRQN_ «¦kJH ontréal ?C'est trop \"BwB grand.On est habitué ici; on s'arrange bien avec les Français.Et puis les Portugais n'aiment pas beaucoup changer de place.» Comme presque tous les immigrants portugais de l'Outaouais, Agostinho Da Costa vient des Açores.Il vit dans la région depuis 30 ans.Les gens de sa communauté représentent plus de 12 p.cent de la population de Hull, une ville de 60 700 habitants.Un cas exceptionnel en région.Après avoir été victime d'un accident de travail, Eugenio Pacheco ( à droite ) a décidé d'ouvrir une cordonnerie à Hull où ses enfants Joana et José travaillent maintenant.PHOTOPC mais qui pourrait bientôt servir de modèle à tout le Québec.La ministre Monique Gagnon-Tremblay des Communautés culturelles et de l'Immigration ( MCCI ) part, en effet, en tournée la semaine prochaine pour vendre sa nouvelle politique de « démet ropolisation » de l'immigration.Actuellement, près de 90 p.cent des Québécois nés à l'extérieur du Canada vivent dans la métropole.Les autres habitent les régions de Québec (3,6 p.cent), de l'Outaouais ( 1,7 p.cent) et de IT strie ( 1,2 p.cent).Par comparaison, la région de Montréal regroupe environ 44 p.cent de la population du Québec.Une vieille idée Le concept de démétropolisa-tion n'est pourtant pas une idée VOIR IMMIGRATION EN A 2 ¦ Un «blanchi» parmi les Blancs.Page A 2 i ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1992 Demain dans La Presse SUITE DE LA UNE Mus Des milliers d'enfants québécois souffrent.Ils sont mal nourris, battus, agressés, seuls.Ils échouent à l'école.Ils décrochent, sombrent dans la délinquance.Peut-on les aider?La solution, affirment tous ceux qui oeuvrent dans ce milieu, c'est la prévention.Agir avant que les problèmes ne deviennent insolubles.C'est possible.Ca se fart déjà.Dans le cahier PLUS de demain, notre journaliste Martha Gagnon raconte comment des Québécois ont mis sur pied toutes sortes de projets pour aider les jeunes et leurs parents avant qu'il ne soit trop tard.Les Idées ne manquent pas.Mais les ressources, oui.Trois pages de textes et de photos, à lire absolument, dans La Presse de samedi.En bref PLANIBUS ET INFOBUS ¦ À compter de lundi prochain, la clientèle de la STCUM disposera d'outils qui lui permettront de réduire le temps d'attente de façon significative.Dans cette quatrième vague de son plan de relance, inauguré en mars dernier, le transporteur public estime que, grâce aux Planibus (les nouveaux horaires disponibles dans les autobus) et aux Info-bus (affichés aux principaux arrêts), les usagers pourront désormais planifier leurs déplacements avec plus de précision à travers les 150 lignes d'autobus.ACCIDENT INUSITÉ ¦ Deux employés du constructeur automobile Hyundai, de Bromont, ont subi des blessures légères, hier matin, lors d'un accident de travail pour le.moins inusité : en faisant l'essai de voitures fraîchement sorties de la chaîne d'assemblage, ils sont entrés en collision frontale sur le circuit routier fermé de l'entreprise.Il semble que les deux hommes se croyaient seuls en piste au moment de l'accident.Un des conducteurs a subi une fracture à une jambe et l'autre s'en est tiré avec des contusions multiples.Centraide OBJECTIF 23 j5 millions S gjll ¦ Merci ¦ donner 14 665 911 493, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A1B6 $ LE DON DE\tCHANGER\t LES OH\tIOSE\t \t\t Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine ),de9 h à 18 h; \u2022 à Montréal : The Gazette, hall d'entrée, 245 ouest, rue Saint-Jacques, de 10 h à 16 h 30; \u2022 à Repentigny : organisée par l'Association des marchands et les Chevaliers de Colomb, conseil 7701, Place Repentigny, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Pointe-aux-Trembles : or-ganiséc par Rc-Max de La Pointe, Carrefour de la Pointe, 12675 est, rue Sherbrooke, de 10 h 30 à 20 h 30.\u2022 j ui Quotidienne\tà trois chiffres\t152 tirage d'hier\tà quatre chiffres\t7537 {\"Abonnement____ Ile itf>hc9 des Abonnements est ouvert du lundi au Vtndrt6dt7h*17h30 I RÉDACTION « PROMOTION I COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces class*** 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h SO a 17 h30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tfle.Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 i i i LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400 «Port de retour garanti.(USPS003692) ChampUln N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i i i I I VENDREDI | 6 NOVEMBRE 1992 45-5-01 I I I -I I I I _l Un « blanchi » parmi les Blancs.suzanne coifron ¦ |ean-Luc Gouvcia se définit comme «un apprivoisé, un blanchi».Depuis 1969, ce professeur d'université, originaire de Ca-bînda, une ex-enclave portugaise en Afrique, occupe un poste au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivièrcs.« |e suis passé du côté du bon ; la couleur est tombé du même coup», explique cet homme de 52 ans qui fait partie de l'infime minorité de gens issus des communautés ethniques à Trois-Ri-viêres.Les nombreuses tentatives d'orienter des immigrants dans cette région se sont avérées vaines.Les gens sont partis au bout de quelques mois, de quelques années.Les néo-québécois représentent moins d'un p.cent de la population.Selon M.Gouveia, qui a formé un groupe régional de concertation sur l'immigration, la démétropolisation de l'immigration ne peut se faire en région sans une concertation de mm PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.La Pœse Jean-Luc Gouveia s'est très bien adapté à Trois-Rivieres.plusieurs partenaires.«Il faut, soutient-il, créer un environne- ment attractif et de rétention pour les nouveaux immigrants.» Identifier les secteurs d'activité qui auraient besoin de main-d'oeuvre étrangère et fixer un objectif en terme d'immigration lui paraissent essentiels.Ce professeur mise aussi sur l'information pour faire connaître sa région.Arrivé au pays en 1960, M.Gouveia a d'abord opté pour la ville de Québec où il a complété ses études universitaires.Puis, en 1969, il a eu un choix à faire entre la capitale et Trois-Rivières.«L'Université du Québec à Trois-Rivières ( UQTR ) émergeait à ce moment-là; cela représentait un nouveau défi.La région avait en outre l'avantage d'être à mi-chemin entre Montréal et Québec et d'être petite.«Du point de vue professionnel, j'avais plus de chance de me réaliser à l'UQTR.Je me suis parfaitement bien adapté.Pas parfaitement.mais très bien.le conserve ce qui me distingue des autres, ce que j'ai de spécifique.» M.Gouveia va souvent à Montréal dans le cadre de ses activités professionnelles et so- cio-politiques.Membre du Conseil des communautés culturelles et de l'immigration, il assiste aux réunions qui se déroulent régulièrement à Montréal.Il est également membre du comité d'accueil des néo-Canadiens dans la région de Victoria-ville, Drummondville et Trois-Rivières.« Les gens de ma communauté sont bien acceptés dans la région pour deux raisons, expli-que-t-il.Ils sont éparpillés et les gens de race noire sont des professionnels qui travaillent dans l'enseignement.Ils sont bien adaptés à leur environnement et parlent français.» Près de 90 des 360 professeurs de l'UQTR sont issus des communautés culturelles, ils viennent de tous les continents et sont plus nombreux que les femmes engagées comme professeur à l'université.«Le problème, ajoute ce père de famille, ce sont les enfants de la deuxième génération, ils ne sont pas préparés à se faire demander d'où ils viennent; ils sont Québécois.L'Afrique, ce n'est plus rien pour moi, imaginez pour eux.» IMMIGRATION Quebec souhaite \u2022demetropoliser- l'Immigration nouvelle; il a fait son apparition au début des années 70.Déjà, à l'époque, on s'inquiétait de voir la très grande majorité des immigrants s'établir à Montréal.Le principal argument appuyant cette idée était de favoriser une meilleure intégration à la société d'accueil et de faciliter l'apprentissage du français.Depuis, plusieurs tentatives ont été réalisées pour inciter les immigrants à s'établir à l'extérieur de Montréal.Mais toutes ont échoué.Qu'on pense à l'expérience indochinoise, au parrainage collectif, au compagnonnage.La majorité des immigrants et des réfugiés envoyés en région se sont installés à Montréal au bout de quelques années.D'autres ont préféré quitter le Québec et le Canada.Les gouvernements fédéral et provincial déterminent encore la destination de certains immigrants en tenant compte de leur situation professionnelle.Mais le Québec limite ces régions aux endroits où existe un COFI (Centre d'orientation et de formation des immigrants).Il y en avait cinq en 1975; il en reste trois: Hull, Québec et Sherbrooke.Les personnes envoyées à l'extérieur de Montréal sont essentiellement des réfugiés célibataires qui n'ont pas d'attache dans la région.Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'ils quittent l'endroit désigné dès la fin des cours de français ou peu de temps après.Plusieurs motifs incitent les gens à partir: la difficulté de se trouver un emploi bien rémunéré, l'absence d'amis ou de parents et la méconnaissance du français.Hors de l'ordinaire Dans ce contexte, Hull sort de l'ordinaire.Comment expliquer le succès de cette ville qui a su non seulement attirer les immigrants mais les garder?Le taux de rétention des nouveaux arrivants dans la région est de 70 p.cent.«Les Portugais sont restés à Hull parce qu'ils y ont trouvé du travail dans la construction.Aujourd'hui, ils sont bien intégrés; ils ne veulent plus partir», explique Fernando Henriques, responsable du dossier des minorités ethniques à la ville de Hull.Les premiers sont arrivés il y a 50 ans.La proximité de la capitale du Canada a attiré les immigrants.On peut en effet travailler des deux côtés de la rivière des Outaouais.Mais si les règlements de la construction sont plus souples à Ottawa, les loyers y sont plus chers qu'à Hull.Le taux de chômage des immigrants portugais est de 3.4 p.cent, selon Fernando Henriques.Les Portugais, dit-il, ne touchent pratiquement jamais à l'aide sociale ni à l'assurance chômage.«Pour nous, le chômage c'est comme un ennemi qui vient nous voir.» Avec le temps, les gens de cette communauté ont quitté le vieux Hull pour aller vivre en banlieue.Actuellement, les Portugais habitent dans tous les quartiers; ils sont à Gatineau, Aylmer, Hull et dans la capitale canadienne, «il y a beaucoup d'entraide et de dynamisme dans cette communauté.C'est d'ailleurs la seule qui ait été capable de se doter d'un centre culturel qui compte plus de 450 membres», souligne François Asselin, du bureau régional du MCCI à Hull.Le centre culturel a ouvert ses portes le 15 décembre 1974.Agostinho Da Costa et deux de ses frères ont contribué à bâtir l'immeuble qui abrite maintenant une salle communautaire, un café et une église.« |e suis arrivé au Québec à 16 ans», relate Agostinho, qui vit dans un bungalow de Gatineau et travaille comme briqueteur.«Trois de mes frères étaient déjà ici.On a travaillé à Manicoua-gan et à Sept-lles dans la construction des chemins de fer.Puis, on est venu à Hull.Il y avait beaucoup de travail à Ottawa.On demeurait au Québec mais la plupart travaillaient en Ontario.» Francisco et Ricardo Da Costa, les deux frères d'Agostinho, ont immigré en 1962 et en 1966.L'année suivante, lorgina arrivait des Açores.Agosthino avait fait sa connaissance étant enfant.Tous deux habitaient la même rue du village de Mafa, à trois heures de bateau du continent.Ils se sont mariés et ont eu quatre enfants.«Notre vie, c'est ici», dit lorgina.«On vit mélangé; nos enfants mangent des mets portugais et québécois.On parle portugais à la maison, mais les enfants parlent français entre eux.» Cordonnerie Pacheco Eugenio Pacheco vient aussi du village de Mala sur l'ile de Sao Miguel aux Açores.Les jeunes hommes étaient alors nombreux à fuir la guerre dans les colonies en Afrique.«L'île était trop petite pour faire vivre tout le monde», ajoute-t-il, debout derrière le comptoir de sa coor-donnerie dans le vieux quartier de Hull.Mais depuis, la situation s'est nettement améliorée dans les Açores où il fait assez bon vivre.Plusieurs Portugais de Hull ont tenté un retour.Mais, selon |osé Henriques, au moins la moitié sont revenus.«Les enfants ne s'adaptent pas à la vie là-bas.Ils n'ont pas de racines au Portugal», explique cet homme qui s'est occupé de la communauté portugaise pour la ville de Hull pendant plusieurs années avant de prendre sa retraite l'an dernier.Quatre ans après son arrivée à Hull, M.Pacheco a eu un accident de travail.Il est tombé du 9e étage d'un immeuble en conduction: une chute de 98 pieds, «l'ai eu les côtes et les jambes fracturées à plusieurs endroits», dit-il.Cinq ans plus tard, il ouvrait sa cordonnerie.M.Pacheco possède maintenant deux magasins de chaussures.Son fils losé et une de ses filles travaillent avec lui ainsi que sa femme.«Repartir au Portugal?Mais qu'est-ce que j'irais faire là-bas?» demande-t-il.?CÉCÉPIENS Haro sur les cégep lens «retardataires* mes à travers la province?«Non, a répondu M.Leduc.Les programmes seraient définis en collaboration \u2014 et non sous la responsabilité \u2014 des universités.Les collèges ont été évacués, nous avons une place à prendre.» Un organisme externe serait chargé de l'évaluation des programmes et de la performance des collèges.Cet organisme devra être créé car il n'existe pas et il serait composé de «sages» extérieurs au réseau collégial, tels des universitaires ou des gens provenant du monde des affaires.Combien coûtera un tel organisme, à quelle fréquence devra-t-il faire le tour des cégeps, combien de gens le formeront?Là encore, M.Leduc a refusé de parler de plomberie.M.Leduc est en faveur d'une évaluation des cégeps, mais il ne prise guère l'idée d'instaurer des examens nationaux et refuse d'entendre parler d'un classement des collèges tant qu'on n'aura pas trouvé LA formule pour le faire correctement, sans distorsion aucune.La formation fondamentale Le bloc de cours obligatoires, formé du français, de la philosophie et de l'éducation physique, serait modifié et renforcé, passant de 12 à 16 cours obligatoires, et tous les étudiants, qu'ils soient inscrits au pré-universitaire ou en technique, y seraient astreints.Il y aurait des cours sur la maîtrise de la langue française, la littérature, la connaissance d'usage de la langue seconde, les valeurs éthiques et morales, les enjeux et réalités socio-économiques, la culture scientifique et technologique, les arts, l'apprentissage d'une troisième langue, la santé et l'éducation physique.La formation fondamentale serait donc renforcée.Par contre, même si les étudiants du secondaire sont souvent bien mal préparés pour affronter le cégep, il n'est pas question, a précisé M.Leduc, de mettre sur pied une session préparatoire pour les élèves faibles.Bien sûr, il y aura toujours des cours de mise à niveau, mais les collèges ne doivent pas les institutionnaliser.«Ça déresponsabiliserait le secondaire et allongerait inutilement le cégep», a-t-il dit.M.Leduc espère que la commission parlementaire sur l'avenir de l'enseignement collégial aura des effets d'entraînement et provoquera, à long terme, une saine remise en question du secondaire et du système universitaire.?SANG La Croix-Rouge avoue que du sang contamine a été distribué pable de répondre aux critiques précises.Puis en soirée, la Croix-Rouge a tenté, bien maladroitement, de se défendre.Dans son communiqué, elle indique qu'elle n'était pas la seule à avoir pris la décision de ne pas retirer les produits du sang non chauffés.Selon elle, des représentants de la Société canadienne de l'hémophilie \u2014 entre autres \u2014 ont participé à une conférence au sommet où cette décision a été prise.La Société canadienne de l'hémophilie a réagi vigoureusement à cette affirmation de la Croix-Rouge au cours d'une conférence de presse à Montréal, hier.«La Croix-Rouge mentionne notre implication.mais on avait seulement un rôle aviseur.Nous n'étions pas souvent convoqués, ni consultés», a affirmé Lucie Pépin, nouvelle directrice de la Société canadienne de l'hémophilie.«Les hémophiles n'ont pas été informés des risques qu'ils couraient.S'ils avaient été informés, ils auraient pu décider de prendre des produits comme les créopréci-pités (moins pratiques que les concentrés, mais par ailleurs sans danger), en attendant d'avoir des concentrés traités par la chaleur.» M.Page est par ailleurs revenu à la charge, quant au rôle joué par les Laboratoires Connaught, en Ontario, et par le gouvernement ontarien.Le gouvernement onta-rien a multiplié les pressions pour obliger la Croix-Rouge a donner tout le sang collecté gratuitement aux Laboratoires Connaught, alors propriété du gouvernement fédéral à 48 p.cent.Or, cette entreprise à but lucratif était incapable de fractionner comme il faut le plasma et de produire de bons concentrés du sang, notamment le «Facteur VIII».Résultat: Connaught a gaspillé des milliers de dons de sang.La Croix-Rouge a dû accroître ses achats de produits faits à partir de sang américain.Pourtant, tous savaient que le sang américain est moins sûr que le sang canadien, car la moitié du sang recueilli aux États-Unis est acheté auprès de pauvres gens, plus susceptibles d'être porteurs de virus comme le VIH.' « Le problème avec Connaught, j'en ai bien peur, était un problème politique et économique, a dit M.Page, hier.Les autorités politiques étaient plus intéressées à ce que le Canada ait des installations de fractionnement, ainsi que la technologie pour ce faire, plutôt que de mettre toutes ses énergies à avoir assez de plasma canadien et à faire traiter celui-ci par une compagnie américaine reconnue.?CVMO TM: la CVMO étend son enquête dans l'affaire des sociétés en commandite ciété en commandite Les grands hommes et la Société en commandite Destination Barcelone, pour lesquels la CVMQ a déjà émis des ordonnances.Toutes les autres productions auraient été réalisées selon les pratiques de l'industrie.«TM a dépensé près de 1,2 million pour compléter sa propre enquête sur les 23 sociétés en commandite, insiste Mme Samson.Nous allons maintenant attendre que les autorités gouvernementales fassent leur propre travail ».Dans une lettre adressée à TM le 1er mai, et dont La Presse avait obtenu copie.Me Gérald Tremblay, du cabinet McCarthy Té-trault, soutenait, en se basant sur un rapport d'étape des vérificateurs comptables, qu'il y avait anguille sous roche dans plusieurs des 23 sociétés en commandite.Il mettait même en doute le rôle de son client, qui aurait agi dans certains cas comme un promoteur plutôt qu'un diffuseur, ce qui constituerait une «fausse représentation ».Le rapport final d'enquête présenté par la firme Raymond, Chabot, Martin, Paré le 28 mai demeure confidentiel.La Sûreté du Québec, qui enquête parallèlement sur les sociétés en commandite de Télé-Métropole, a déjà elle même rencontré certains individus mêlés au dossier, dont certains «assez con-nus», révélait récemment La Presse.Rappelons que les sociétés en commandite finançaient, par le biais d'émissions publiques donnant droit à des déductions fiscales, la production d'émissions devant être diffusées par TM.q DE MONTREAL Un cahier spécial à ne pas manquer demain dans LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1992 A3 50$ par place de stationnement pour faire une demande d'exploitation CILIES GAUTHIER ¦ La ville de Montréal exigera dorénavant 50$ par place de stationnement pour l'étude de toute demande d'aménagement et d'exploitation d'un parking, qu'il soit résidentiel, institutionnel, commercial ou industriel.La ville remboursera la moitié des frais si la demande est refusée et gardera toute la somme si elle est acceptée.L'administration a par contre décidé que les propriétaires pourront exploiter ou utiliser le parking pour au moins cinq ans alors qu'aucune période minimale n'existait auparavant.La ville prévoit que le revenu net qu'elle tirera de cette mesure adoptée par le comité exécutif le 28 octobre s'élèvera à 251 000$.Une demande d'établir un parking de 200 places coûtera par exemple 10000$ et le remboursement se limitera à 5000$ si la demande est rejetée.Les propriétaires de terrains de stationnement dont la demande est accueillie favorablement devront en outre se procurer le permis d'exploitation habituel, dont le coût a augmenté de 100 p.cent dans le dernier budget municipal pour les parkings extérieurs et de 15 p.cent pour les parkings intérieurs.Aucun frais n'était exigé jusqu'à maintenant pour l'étude des demandes.«c Les municipalités se tournent de plus en plus vers des moyens qui visent l'utilisateur des services», a expliqué hier Renée Clermont, porte-parole du service de l'Habitation et du Développement urbain ( su du ).Un document municipal précise que «ce type de demande exige de la part des fonctionnaires du SHDU une évaluation particulière dont ne bénéficie pas l'ensemble de la population.Par équité, il est donc normal que les coûts associés à de telles demandes soient chargés aux requérants et non à l'ensemble de la collectivité».La ville prévoit recevoir quelque 180 demandes \u2014 dont une centaine du secteur commercial et industriel, 35 pour le résidentiel, 25 pour l'institutionnel et 20 pour l'exploitation commerciale d'un parking \u2014 et en refuser environ 20 p.cent.Les frais devront être payés «lors du dépôt de la demande».Vendre les pyramides olympiques: une entreprise rentable ?PIERRE GINGRAS ¦ Le Village olympique peut représenter un investissement intéressant dans la mesure où les logements pourraient être transformés en condominiums et être vendus comme tels, ont indiqué hier les principales maisons de courtage de la région de Montréal.Le conseil d'administration de la Régie des installations olympique (RIO) doit décider à sa prochaine réunion, mardi prochain, de lancer un appel d'offres public afin de vendre les deux «pyramides olympiques» qui comptent près de 1000 logements (dont 200 sont réservés à des gens à faibles revenus), des bureaux et plusieurs commerces.Ces logements se iouent à des prix variant de 350$ à J500$.' Voilà déjà plusieurs mois que la RIO avait avisé le gouvernement de son intention de se départir du Village olympique en le vendant où en le confiant à un autre organisme gouvernemental qui possède l'expertise nécessaire dans ce domaine.La location d'immeuble ne fait pas partie du mandat de la régie, avait-on alors fait valoir.À la ville de Montréal, on voit d'un oeil favorable cette éventuelle transanc-tion, même si la ville deviendrait elle-même propriétaire des édifices lors du règlement final de la dette olympique.«Nous n'avons aucun intérêt à acquérir ces immeubles, a indiqué un porte-parole du comité exécutif.Au contraire, il serait plus avantageux pour la ville de voir- un promoteur privé les acheter.Il ne resterait qu'à négocier la rétrocession du terrain.» La ville pourrait percevoir d'importants revenus de taxes sur cet immense complexe immobilier, ce qui n'est pas le cas actuellement.Mais la vente du Village est loin d'être chose faite, ont confié unanimement des représentants de La Capitale, Le Permanent, Remax et Royal Lepage.Pour la plupart d'entre eux, il existe un marché pour ce genre d'immeubles mais on s'entend pour dire que l'attrait des investisseurs serait beaucoup plus grand si les logements pouvaient être transformés en condominiums.On convient que ce changement devrait probablement s'étaler sur plusieurs années, notamment en raison des droits des locataires actuels» ce qui risque de compromettre d'autant la rentabitié de l'investissement.Actuellement, le moratoire sur la conversion de logements en condos est toujours en vigueur mais l'administration Doré doit y mettre un terme dans les mois qui viennent.Construite au coût de 102 millions, les deux pyramides ont été évaluées il y a deu \\ uns à un peu plus de 50 millions par ides évaluatcurs professionnels.Mais le ; président de la RIO, Pierre Bibeau, ne \u2022 semble pas se faire d'illusions sur le prix '.qu'on pourra obtenir.«La RIO recommanderait immédiatement au gouvernement de vendre les édifices si on nous offrait ces 50 ou 60 millions.» Cinglant revers de Remorquage québécois à vos frais en Cour suprême éric trottier ¦ La Cour suprême a refusé à la société Remorquage québécois à vos frais, hier, la permission d'en appeler d'un jugement rendu en avril dernier par la Cour d'appel du Québec, qui condamnait l'entreprise controversée à payer des amendes totalisant 83200$ pour avoir intimidé des automobilistes et avoir illégalement retenu des voitures remorquées.«Personne ne peut se faire justice soi-même; ils vont devoir trouver des méthodes de recouvrement plus civilisées», a lancé Georges-André Le vac qui, au nom de l'Office de la protection du consommateur (OPC), jubilait hier soir en apprenant la nouvelle.De son côté, l'un des deux dirigeants de Remorquage, Robert Salois, ne sem-blait pas affecté par cette défaite qui met un terme à une saga judiciaire de plus de quatre ans.«Ce n'est pas une défaite comme telle; la Cour suprême rejette ma demande, mais elle n'a pas porté de jugement sur ma cause», a indiqué Salois à La Presse.Rappelons que Remorquage à vos frais a vu le jour en 1977 à Montréal et s'est rapidement fait connaître par ses méthodes peu orthodoxes.Pour obliger les propriétaires de véhicules confisqués à payer leur «amende» sur-le-champ, l'entreprise n'hésitait pas à les intimider avec des chiens de garde fé- Robert Salois PHOTOTHEQUE IJ Pross* roces, des employés vêtus d'uniformes ayant toutes les apparences d'un habit de police, etc.La fourrière de la compagnie, située dans un quartier peu sûr, rue Marconi, avait toutes les allures d'un camp de concentration avec ses fils barbelés.Enfin, certains automobilistes ont même parfois été passés à tabac pour avoir contester leur remorquage! C'est ainsi que de nombreuses plaintes ont été portées contre Remorquage, condamné une première fois en 1988 par la Cour du Québec pour avoir rete- nu illégalement des voitures.Salois et son associé, Peter Dahmen, ayant porté la cause en appel, la Cour supérieure avait maintenu la décision la même année.Puis, en avril 1992, la Cour d'appel du Québec a stipulé à son tour que les pratiques de Remorquage étaient illégales.En rejetant la demande de l'entreprise de Robert Salois, la Cour suprême confirme en quelque sorte que Remorquage ne pourra plus retenir les véhicules jusqu'au paiement du remorquage.Robert Salois jure par ailleurs avoir corrigé ses méthodes les plus contestées.«Nous ne retenons plus les autos; nous prenons plutôt les coordonnées des propriétaires remorqués et nous leur envoyons un compte.» Pour l'OPC, qui a mené cette bataille juridique contre Remorquage, la décision de la Cour suprême permettra en outre à des centaines d'automobilistes qui ont porté plainte ces dernières années de voir leur cause être enfin entendue.De même, d'autres propriétaires de voitures remorquées pourraient avoir trouvé l'arme qu'il leur fallait pour intenter un recours collectif contre Salois et Dahmen.«Ça n'empêchera pas l'expansion de mon entreprise», a conclu Robert Salois, en précisant qu'il venait tout juste de vendre une nouvelle franchise de Remorquage à vos frais, qui saisit plus de 300 véhicules par semaine dans la région de Montréal.¦ I i m M ¦ \u2014 SB m ÏY-' m 9m.m «m 885 ¦\u2022 >:\u2022 k-1 i.- \u2022vV 9tKS ¦ I Le coup d'envoi du recyclage des déchets domestiques à Montréal a été donné hier pour les résidants de Rosemont et de la Petite-Patrie, dans le stationnement du Centre Étienne-Desmartaux, rue de Bellechasse.photo jean goupil, lj p™* Montréal aussi fera la collecte des déchets domestiques dangereux WON LABERGE ¦ Après la banlieue, Montréal se lance à son tour dans la collecte des déchets domestiques dangereux.Depuis hier midi, jusqu'à samedi 16h, les résidants de Rosemont et de la Petite-Patrie peuvent se rendre dans le stationnement du Centre Étienne-Des-marteaux déposer dans une unité mobile huiles usées, batteries, pots de peinture et autres produits qu'on ne devrait jamais mettre à la poubelle.Au cours des six prochaines semaines, la collecte des déchets domestiques dangereux aura fait halte aux quatre coins de la métropole.Les villes de la banlieue membres de la Régie intermunicipale de gestion des déchets sur l'île de Montréal continueront au cours des cinq prochaines semaines la collecte commencée en septembre.Hier, au cours d'une rencontre de presse à l'usine Philip Environnement, à Montréal-Est, le maire de la ville et vice-président de la régie, M.Yvon La-brosse, a précisé qu'au moins 7000 foyers de l'île de Montréal avaient, dans les sept dernières semaines, participé à la collecte des déchets dangereux.À Montréal, l'administration municipale croit pouvoir récupérer 300 tonnes de déchets dommestiques dangereux au cours des 12 prochains mois.Environ 250 de ces 300 tonnes seront recyclées.C'est notamment le cas de la peinture, des batteries d'automobile cependant que les huiles prendront la direction des fours de Ciment Saint-Laurent.Quant aux cyanures, pesticides et médicaments, ils seront éliminés.Les villes de la Régie intermunicipa-le et la ville de Montréal ont confie la gestion des déchets dangereux à Philip Environnement.L'usine, située à Montréal-Est, emploie 50 personnes.Il en coûte approximativement 2050$ pour traiter chaque tonne de déchets domestiques dangereux.D'ici la fin de l'année, pour 18 jours de collecte, Montréal prévoit dépenser 380631$; en 1993, c'est près de 1,2 million qu'il en coûtera pour 144 jours de collecte.Ces dernières années, la collecte des déchets domestiques dangereux se faisait une fois l'an pour un coût moyen de 3450$ la tonne, a rappelé en substance le conseiller municipal montréalais Richard Brunelle, également membre du comité exécutif.En repensant la collecte des déchets dangereux comme nous l'avons fait, a-t-il ajouté, nous avons amélioré le service et réduit son coût.Les déchets domestiques dangereux sont essentiellement composés de: peinture (42,5 p.cent), huiles ( 12,5 p.cent), batteries d'automobile (10 p.cent), piles (0,4 p.cent), carburant et colles (31 p.cent).Infime hausse de 1,34% du budget de la STRSM GEORGES LA M ON ¦ C'est visiblement très heureux que le président de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal, Hugues Aubertin, maire de Boucherville, a annoncé hier devant quelques rares citoyens et journalistes que le budget pour 1993 de la STRSM ne s'accroîtra que de 1,34 p.cent.Il passe, en effet, de 1.00,1 millions à 101,4 millions.C'est une stabilisation depuis 1991.Rappelons que récemment la STRSM avait déjà présenté aux usagers une augmentation moyenne de ses tarifs locaux de 2,62 p.cent et anticipé une baisse de clientèle de trois pour cent.Pour 1993, elle prévoit une certaine stabilité de la clientèle.Ce n'est que le 18 novembre que le Conseil métropolitain du transport en commun (CMTC) fera connaître les tarifs régionaux.Le maire de Boucherville a même parlé d'un budget «à juste prix» puisque; à son avis, il répond aux attentes des usagers et des contribuables des municipalités.Un budget qui réjouira en particulier les sept villes partenaires de la STRSM dont la quote-part demeure identique à celle de l'année précédente, soit 42,11 p.cent de l'ensemble du budget.Une quote-part qui en 1989 était de 18 millions.Selon M.Aubertin, il s'agit d'« un budget qui a été vraiment scruté à la loupe».De ce budget, outre les 42,11 p.cent de la quote-part des sept partenaires, 37,41 p.cent (soit 37,8 millions) proviennent des usagers, 17,58 p.cent de subventions et 2,9 p.cent, d'autres revenus d'exploitation, A eux seuls, les traitements et avantages sociaux grugent 50 p.cent des revenus; 25,5 p.cent pour les coûts financiers, 7,3 p.cent pour les coûts des loyers, des assurances et des frais généraux.Le carburant, lui, compte pour 4,9 p.cent dans les dépenses.Dans son bilan des dernières années.le maire Aubertin a mis l'accent notamment sur l'ouverture du premier terminus intérieur régional au centre-ville de Montréal, au 1001, de LaGauchetière.Il s'agit là de «la plus importante réalisation dans le transport en commun, depuis la création du métro de Montréal en 1967».11 reste cependant que, pour la STRSM, 1993 est également une année de renégociations des conventions collectives avec les employés de bureau, d'entretien, les vendeurs de billets et les chauffeurs.On annonce déjà qu'il faudra tenir compte des conditions économiques actuelles, sans oublier qu'en matière de productivité et de rendement, «il est temps de nous comparer avantageusement à d'autres sociétés publiques ou privées».Pour 1993, on prévoit de plus l'implantation de systèmes très importants, notamment le système d'information de l'entretien des véhicules (SIEV) et celui de perception électronique.V//.VA- m L'EXPRESS DU CHASSE À L'HOMME ¦ Un individu de 24 ans a été arrêté sous le pont Mercier, près de Kahnawake, hier, après avoir été pourchassé par la police de Chà-teauguay pour une simple infraction au code de la route.L'incident est survenu vers 15h30, boulevard ! Saint-Jean-Baptiste, à Châteauguay.Deux policiers avaient d'abord re-; marqué que le pare-brise du véhi-* cule conduit par le jeune homme était éclaté.Ils ont tenté d'intercepter la voiture, mais le conducteur a plutôt accéléré, a traversé le territoire de la réserve mohawk et s'est dirigé vers le pont Mercier, en direction de Montréal.À la surprise des policiers, l'individu a stoppé son véhicule dès l'entrée du pont, est sorti et s'est caché sous la structure de métal et de béton, sur le territoire de Kahnawake.Des négociations ont alors été entreprises avec la police et le suspect a fini par se rendre, à 16h.Il semble qu'il ait voulu se suicider.Il sera inculpé de méfait aujourd'hui au palais de justice de Montréal.CHUTE DU TROISIÈME ¦ Une beuverie suivie d'une bagarre a mal tourné hier matin.Un homme de 37 ans a fait une chute du troisième étage d'un immeuble situé au 4025 est, rue Sainte-Catherine.Transporté d'urgence à l'hôpital Saint-Luc, l'individu souffrait hier soir d'une fracture du crâne et se trouvait dans un profond coma.Les médecins ne lui donnaient pas beaucoup de chances de s'en sortir.Quant à ses deux comparses, avec lesquels il a fait la féte toute la nuit avant de se battre, ils étaient interrogés en soirée au poste 52 au sujet des circonstances exactes ayant entraîné la chute de la victime.ENCORE DES CIGARETTES ¦ Les policiers de la SQ ont effectué, ces derniers jours, plusieurs autres saisies de cigarettes dans la région montréalaise.Ainsi à 4h 10, hier matin, les patrouilleurs du poste Montréal-Métro ont intercepté un véhicule de marque Buick 1983 sur la route 40, à la hauteur de l'échangeur Anjou.Le conducteur, âgé de 54 ans et résidant à Saint-Léonard, transportait vingt cartouches de cigarettes.SAISIE D'ALCOOL ¦ Les policiers ont effectué une deuxième saisie d'alcool en moins d'une semaine, mercredi soir, en Estrie.Des agents de la Sûreté municipale de Magog ont intercepté deux véhicules qui venaient de franchir la frontière à Rock Island.Ils y ont trouvé quelque 1000 contenants d'un demi-gallon d'alcool qui auraient été importés illégalement au Canada.Deux individus de Sherbrooke devront comparaître sous peu sous une accusation de trafic illégal d'alcool.LA SAA0 S'EXPLIQUE ¦ La Société d'assurance automobi- ; le du Québec tient à préciser qu'il y a déjà un an et demi qu'elle envisa- '.ge d'implanter, pour la fin de 1993, ; son projet d'un permis de conduire plastifié avec la photographie du titulaire.En mars dernier, le ministre de la Santé et des Services so- ! ciaux annonçait une disposition législative modifiant la teneur de la carte d'assurance-maladie, afin d'y '.inclure la photo du titulaire, disposition devant entrer en vigueur le mois dernier.«Il ne s'agit donc pas d'une querelle de pouvoirs entre deux organismes gouvernementaux, mais d'une recherche d'une solution visant à fournir le meilleur service possible à la clientèle», soutient la SAAQ.« COCKTAILS MOLOTOV ¦ La police de Laval recherche deux individus qui ont lancé, hier matin, deux cocktails Molotov dans la vitrine d'un nettoyeur de vêtements au 409, boulevard Label-.*: le, dans le quartier Chomedey.Les- ; policiers posséderaient une bonne description de l'auto des malfai-' teurs.Les dommages sont de l'or- ¦ dre de 10 000$.Le mobile de cet ; attentat demeure inconnu.\u2022 MAIRE RÉÉLU ¦ Ce n'est pas un mais deux conseillers que le Renouveau sorelois a fait élire dimanche au conseil mu- ; nicipal de Sorel oû le maire sortant Marcel Gauthier a été réélu.Il s'agit de Ghislaine Péloquin dans le district numéro deux, qui a obtenu une majorité de 103 voix sur Richard Gagné.Quant à Michel Cha-lifoux, du même parti, il l'a emporté sur trois autres candidats avec 155 voix de majorité aux dépens de Denis Dumont, lacques Leblanc et André Gouin.SANTÉ DES FEMMES ¦ Une exposition gratuite sur la santé des femmes, lancée hier au complexe Guy-Favreau et se terminant aujourd'hui à 15h, permet, aux femmes de mieux connaître les ' différentes facettes reliées à la santé et les ressources disponibles.Organisée en parallèle au forum sur la santé des femmes de l'Association pour la santé publique du Québec, cette exposition populaire a pour but de faire le point selon une approche globale. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1992 ¦ Steinberg veut doubler les indemnités de ses ex-employés FRANÇOIS BERCER ! ¦ La direction de ce qui reste ; de l'empire Steinberg, démantelé l'été dernier, veut majorer \\ les compensations financières : versées aux ex-employés du .géant de l'alimentation.Le millier d'employés licenciés n'ont reçu jusqu'à maintenant ] que le tiers des indemnisations ; promises.Le président de Steinberg, \u2022 t M.Michel Gaucher, a qualifié » de «retard indu» la lenteur % avec laquelle sont versés les ' compensations aux ex-em- \u2022 ployés, à partir d'un fonds spé-! cial de 15 millions de dollars ; constitué par Provigo et Mé- \u2022 tro-Richelieu, qui ont acquis avec Hudon & Daudelin ; (groupe IGA) les actifs de \u2022 Steinberg.jusqu'à maintenant, seule-; ment cinq millions ont été versés aux ex-employés, à raison ! de huit semaines de salaire ; pour les travailleurs des entrepôts (syndiqués) et douze se-! maincs pour les cadres et cm-¦ ployés de bureau du siège so-! cial.Les 488 ex-employés d'entre-; pôt se plaignent de n'avoir reçu que le minimum prescrit ! par la Loi sur les normes du travail ( huit semaines de salai-\\ rc).La direction de Steinberg a proposé le versement de seize semaines de salaire, en moyen- ne, aux ex-employés d'entrepôt, a indiqué hier le directeur des ressources humaines de Steinberg, M.Robert Lavallée.Michel Gaucher a rencontré mardi dernier l'administrateur du fonds d'indemnisation, M.lean Des Trois Maisons, pour lui faire part de son «impatience», a indiqué M.Lavallée.M.Des Trois Maisons a déclaré hier à La Presse que les compensations définitives seront déterminées vers la mi-décembre.Il a accueilli favorablement la proposition de Steinberg de doubler la mise.La proposition de Steinberg tranche avec son attitude antérieure qui consistait à s'en remettre à la Loi des normes, puisque les conventions collectives de travail ne prévoyaient rien au chapitre des indemnités de cessation d'emploi.Les syndiqués qui ont perdu leur emploi ont exercé depuis juin dernier des pressions pour obtenir de meilleures compensations.Par ailleurs, les ex-employés de quinze magasins fermés par Steinberg parce qu'ils ne trouvaient pas preneurs, n'auront pas droit au fonds d'indemnisation, a confirmé M.Des Trois Maisons.La majorité des magasins fermés avaient été franchisés entre 1989 et 1991 et leurs employés réguliers avaient alors reçu des compensations totalisant 3,4 millions, a expliqué hier M.Lavallée de Steinberg.L'université Laval et l'UO dénoncent le classement effectué par Maclean's.» ?A te conciliateur convoque les grévistes du Soleil FRANÇOIS BERCER_ a \u2022 H Les dirigeants du syndicat des journalistes du quotidien Le Soleil, de Québec, en grève depuis maintenant deux semaines, se présenteront lundi au bureau du conciliateur chargé par le gouvernement québécois de trouver une solution au conflit.Le conciliateur Roger Leçonrs a convoqué, de sa propre initiative, le syndicat et l'employeur, qu'il rencontrera à tour de rôle.Il a demandé aux parties de se rendre disponibles pour des rencontres ultérieures au cours de la semaine prochaine.La direction du journal et le syndicat ne se sont pas rencontrés depuis le 21 octobre, à la veille du déclenchement du débrayage par les journalistes, qui s'opposent à l'utilisation grandissante de pigistes par l'éditeur Unimédia.! Publié sans interruption depuis le début du conflit.Le Soleil a recours au travail de ses cadres, de pigistes et des autres employés syndiqués qui acceptent de fran- chir les lignes de piquetage.Seuls les 27 employés de soutien de la rédaction, affiliés à la CSN comme les journalistes, ont décidé de respecter les piquets de grève.Le syndicat des 96 journalistes a déposé une plainte au ministère du Travail contre l'utilisation de briseurs de grève (scabs) par le quotidien.Québec a nommé au début de la semaine l'enquêteur Pierre Roy qui devra vérifier si l'employeur contrevient ou non aux dispositions du Code du travail prohibant le personnel de remplacement lors d'un conflit.D'autre part, le syndicat des journalistes et celui des employés de soutien de la rédaction ont déposé hier en Cour supérieure une action en nullité afin de rendre illégale une modification apportée unilatéralement par l'employeur au régime de retraite des employés du Soleil.Selon les syndicats, l'employeur s'est servi de la caisse de retraite, sans le consentement obligatoire des syndicats, pour financer des retraites anticipées, dans le but de réduire les effectifs.Les Québécois sont invités à faire don de leurs vieux livres à la Bibliothèque nationale PIERRE de la Presse Canadienne M La Bibliothèque nationale du Québec a prévu deux fins de semaine pour accueillir les gens souhaitant faire don de documents (livres, revues, reproductions, affiches, disques, partitions) jugés intéressants.Les samedis et dimanches, 21, 22, 28 et 29 novembre, ces personnes pourront les apporter à l'édifice Saint-Sulpice, de la BN, rue Saint-Denis à Montréal.Suivant un critère essentiel, les pièces léguées devront avoir été publiées au Québec, sinon être relatives au Québec, précisait jeudi Philippe Sauvagcau, directeur général de la BN.; Pour l'organisme créé en 1967, par une loi de l'Assemblée législative, l'un des buts de cette collecté est de compléter ses inventai-res.Depuis l'institution du Dépôt légal en 1968, tout éditeur québécois doit fournir à la BN deux exemplaires de chaque titre publié, l'un pour la conservation l'autre pour la consultation.Pour la période 1920-67, signale M.Sauvagcau, la Bibliothèque nationale estime qu'il lui manque environ 50000 titres de ce qui est sorti au Québec.Un don pourra aussi être utile si la BN n'a plus qu'un seul exemplaire ou si l'un ctes deux est en mauvais état.S'ils ne servent pas directement a compléter les collections, les livres amassés pourront être mis en réserve, dans un but d'échange avec d'autres bilbliothèques, du Québec et d'ailleurs.' S'il s'agit de pièces d'une «certaine valeur», ajoute M.Sauvagcau, la BN pourra remettre un reçu pour fins de déduction fiscale.A l'inverse une partie de ce qu'on verra arriver sera forcément «élagué».\u2022 Documents sonores En avril 1992, la loi du Dépôt légal a été élargie et inclut les affiches, estampes, gravures, reproductions d'oeuvre d'art, cartes postales, disques et cassettes audio, logiciels, microfilms et microfiches.Grâce notamment à la bibliothèque municipale de Hull, qui les tenait de stations de radio, la BN a reçu de vastes lots de 78-tours.«Nous avons maintenant réuni près de 85 pour cent de ce qui est sorti au Québec, depuis l'apparition du disque.» La bibliothèque ne peut pour le moment qu'entreposer ces documents sonores originaux.Le transfert sur des supports plus pratiques et la création d'une éventuelle salle d'écoute sont encore éloignés.Avec les disques, la BN joue le même rôle que la Phonothèque, organisme à but non lucratif reconnu d'utilité publique par Québec et qui a établi, en 1990, un premier inventaire du patrimoine sonore collectionné au Québec.Encore sans grands moyens physiques et financiers, la Phonothèque ne s'oppose pas en principe à ce que la Bibliothèque nationale prenne entretemps sous sa garde des collections, indique son porte-parole Alain Gagnon, quitte à ce que les deux organismes s'entendent plus tard.ROBERT LEFEBVRE de la Presse Canadienne STEFOY ¦ Le classement des universités canadiennes compilé et publié par le magazine Maclean's est un «désastre sur le plan méthodologique et un mauvais travail journalistique», affirme le recteur de l'université Laval, Michel Ger-vais.Du même souffle, l'Université du Québec s'est indignée hier de cette évaluation en récusant de façon catégorique les résultats de cette enquête.«Ce n'est certainement pas de cette façon qu'on informera correctement le public canadien sur les universités», a déploré le recteur Gervais dont l'université qu'il dirige a obtenu la 14e place dans la catégorie des 15 universités offrant des programmes de doctorat et le cours de médecine.Et son collègue de l'Université du Québec, Claude Hamel, trouve très regrettable que ce travail «ait moins contribué à faire connaître la très grande richesse des universités canadiennes dans leur diversité qu'à perpétuer des rivalités et des comparaisons boiteuses qu'on croyait dépassées.» Dans un document de sept pages qu'il adresse au magazine Maclean's et qu'il a présenté hier à la presse, le recteur de l'université Laval souligne d'abord que le reportage en question démontre La signalisation routière est mal comprise des Québécois Presse Canadienne B Le ministère québécois des Transports a procédé, hier, au lancement d'une campagne d'information afin d'aider les gens à mieux comprendre certains panneaux de signalisation routière.A cette occasion, le titulaire de ce ministère, Sam Elkas, a révélé qu'une étude effectuée par des chercheurs de l'université Laval a démontré que le taux de réussite des conducteurs au chapitre de la compréhension des panneaux est de 73,3 pour cent, ce qui est inférieur à la note de passage exigé pour l'obtention du permis de conduire.L'étude a aussi mis en lumière le fait que ce sont les répondants qui ont un permis de conduire depuis plusieurs années qui sont moins aptes à connaître et à comprendre la signalisation routière.Des gens interprètent mal certains panneaux, comme par exemple celui de l'entrée interdite, ce qui peut entraîner des manoeuvres dangereuses.Un spécialiste, Guy Pa-quette, a suggéré à Québec de mener une étude pour réduire le nombre de types de panneaux de signalisation, qui dépasse les 600.Selon lui, une variété moindre permettrait d'atteindre un meilleur niveau d'intégration et de cohérence.Dans le cadre de cette campagne, le ministère diffusera des messages à la télévision durant la période du 9 novembre au 14 décembre.# Transports Québec participera aussi à diverses expositions ainsi qu'à une émission du «Club des 100 watts», dont la diffusion est prévue le 8 décembre à Radio-Québec.En outre, une série de trois dépliants portant sur les panneaux de signalisation, les signaux lumineux et les marques sur la chaussée sera diffusée dans le grand public.bfioquGbcc Tirage du 92-11-04 12 14 19 26 40 42 RE S ULTATS loto-québec LOTS 2 434 014,00$ 146040,80$ 2 384,30$ 62.80$ 10.00$ Ventes totales: 17 485 929,00$ Prochain gros lot (approx.): 2 600000,00$ Prochain tirage: 92-11 -07 GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 5 5/6 245 4/6 17 827 3/6 300064 a y Itra.Tirage du 92-11-04 NUMÉROS 987651 87651 7651 651 51 1 LOTS 100 000$ I 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ ft-ir\t\tTirage du\t \t\t»«\u2022 ¦ i«yo\t 2\t5\t7 11\t13 15\t19\t26 31\t33 37\t38\t40 46\t47 52\t58\t59 61\t68 Prochain tirage: 92-11-06 Michel Gervais, recteur de l'Université Laval.«un manque d'intérêt pour les universités francophones».Il constate que les exemples et les références de ce reportage sont pratiquement tous tirés des universités du Canada anglais ou de McGill.M.Gervais s'étonne d'autre part du classement fait à partir du critère «pourcentage de diploma-tion» en vertu duquel Maclean's classe Laval au 8e rang, alors que des études récentes du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science ainsi que du Conseil TVA, le reseau des tirages de Loto-Québec Les modjatés (TcncaftSMmcnt des bMcts gagnants parafes*!* au verso des bWets.En cas de disparité entre ce» faste et la liste offleitit, cette dernière a priorité.Claude Hamel, recteur de l'Université du Québec.des universités placent Laval en tète du réseau universitaire québécois sur les plans de la persistance dans les études et du taux de diplomation au baccalauréat.À ce chapitre, le magazine classe Laval loin derrière les universités, de Sherbrooke (2e rang), McGill (3e rang) et Montréal (4e rang).Discrimination Le recteur Gervais dénonce par ailleurs certaines critères «carré- ment discriminatoires» qui ont été retenus pour les universités québécoises, dont celui des élu-diants provenant des autres provinces qui n'çst d'aucune façorï pondéré pour tenir compte de la barrière linguistique qui défavorise les universités francophones.De plus, en ne répondant pas aux questions ayant trait à la .taille des classes, l'université Laval s'est attirée la plus basse note \u2022 à ce chapitre.M.Gervais explique .que suivant le régime des études ; en vigueur à Laval, les étudiants ' s'inscrivent à des cours et nop dans des classes et que son uni-, versité a préféré s'abstenir de répondre à cette question plutôt, que de risquer d'induire le maga-,.zinc en erreur par des chiffres douteux ou fantaisistes.Là-dessus, il se demande si devant un pareil refus de répondre d'un des fleurons du monde universitaire anglophone, comme Queen's par exemple, Maclean's aurait collé la note zéro.En conclusion, le recteur Gervais affirme que le classement du magazine Maclean's ne reflète 4 d'aucune façon la performance de l'université Laval qui est régu-lièrement mesurée par les organismes qui dispensent des subventions ainsi que par les étudiants actuels et anciens.* * * Il annonce finalement qu'il ne répondra plus aux questionnaires de Maclean's Tan prochain si le magazine ne modifie pas sa méthodologie.mais à Sherbrooke on est satisfait Presse Canadienne SHERBROOKE ¦ Le recteur de l'université de Sherbrooke, M.Aidée Cabana, s'est dit satisfait hier de la 12e position obtenue par cette institution dans la catégorie des «grandes universités» lors de la publication du dernier palmarès de la revue MacLean's.M.Cabana a rappelé que pour apparaître dans cette catégorie, une université devait avoir une faculté de Médecine, décerner annuellement au moins 35 doctorats et compter sur d'importants fonds de recherche grâce aux organismes subventionnâmes que sont le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada, le Conseil de recherches médicales du Canada et le Conseil de recherche en sciences humaines.Il a rappelé que l'Université de Sherbrooke, fondée il y a à peine 40 ans, était la seule parmi les 15 «grandes universités» à être installée en région, alors que toutes les autres sont situées dans des capitales, des métropoles ou de grandes villes.M.Cabana a cité les cas de McGill, Toronto, Queen's, UBC et McMaster.Le recteur de l'Université de Sherbrooke considère cependant qu'un exercice comme celui de Maclean's a ses limites.Il a noté, par exemple, que la plupart des 22 critères à partir desquels sont évaluées les universités portent sur les moyens dont les établissements disposent pour former les diplômés plutôt que sur les résultats obtenus par les universités.D'ailleurs, le critère qui porte le plus sur la performance des universités est sans doute celui qui mesure la proportion des étudiants qui obtiennent un diplôme et, ici, l'Université de Sherbrooke se classe en première place au Québec et en deuxième place au Canada, derrière Toronto.Parmi les failles de l'étude de Maclean's, Aidée Cabana fait remarquer qu'elle tient compte des notes moyennes des étudiants lors de leur admission à l'université.Les universités québécoises sont défavorisées, à ce chapitre, puisque les notes sont normalisées au Québec.En ce qui touche le critère d'évaluation selon l'attrait exercé par les universités sur les étudiants des autres provinces, M.Cabana a souligné que les universités québécoises sont encore défavorisées puisque les étudiants des autres provinces ont peu tendance à rechercher une université francophone.EN DIRECT LES PLUS BEAUX MANTEAUX POUR HOMMES ET FEMMES VENDUS EN DIRECT MANTEAUX LONGS, 7/8 ET 3/4 V -1 >-.Manteau d'homme long ^ûmfv45S:$ 269,99 $ Manteau de femme long, capuchon fourrure ^èomreîS^ 369,99 $ Manteau de femme 3/4 fjarill fournil ( JCo&rSOTS 299,99 $ H 40 «60 DE RABAIS f f SUR LES PRIX DE DETAIL SUGGERES 5395, CHEMIN QUEEN MARY EN DIRECT 485-Q71B N\t \tMÉTOOPCM fTAIN W l\tRUE JEAN-TALON \tE \tCH.QUEEN MARY W WÊÈà m ¦ \u2022 Extérieur coton/ nvlon en cmr \u2022 Capuchon caché \u2022 Doublure 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Les filles ont vu leur père le couteau à la main et leur mère ensanglantée On a opéré le mauvais genou ) Presse Canadienne MARCEL LAROCHE B Un ressortissant d'origine turque, qui prétendait avoir découvert mercredi soir le corps inanimé de sa femme assassinée à coups de couteau daps son appartement du nord de Montréal, a brièvement comparu hier en Cour du Québec sous une inculpation de meurtre au premier degré.Sahin Kcser, un réfugié politique de 37 ans vivant au Québec depuis cinq ou six ans, est soupçonné par la police d'avoir poignardé à mort son épouse de 35 ans, Nuran Demi-rel-Keser, en présence de ses deux fillettes âgées de 9 et 10 ans.Le drame conjugal s'est déroulé peu après 21 h mercredi /soir, au domicile du couple Ke-Jjser qui habitait avec leurs en-« fants l'appartement 34 d'une conciergerie située au 2170, ;rue de Salaberry, dans le sec- i'si ¦f;> ; à Su.*- ¦m ai ; Sahin Keser teur Nouveau-Bordeau du quartier Ahuntsic, dans le nord-ouest de la métropole.Pour des raisons encore obscures, Sahin Keser se serait emparé d'un couteau de cuisine pour en asséner deux ou trois coups à son épouse, au moment où les deux fillettes regardaient la télévision.Frappée mortellement dans le dos et au thorax, la pauvre femme aurait eu la force de crier à ses enfants d'appeler une ambulance avant de s'affaisser sur le plancher de cuisine.À la vue de leur mère baignant dans une mare de sang, les fillettes se sont réfugiées dans l'appartement d'un voisin qui s'est empressé d'alerter la police.Les premiers policiers de la CUM accourus au domicile du couple Keser auraient été accueillis par l'homme qui aurait prétendu avoir trouvé le corps inanimé de sa femme en rentrant à la maison.Cette première version de Sahin Keser aurait cependant été contredite par les deux fillettes qui auraient aperçu leur père armé d'un couteau, au moment précis où leur mère toute ensanglantée s'est affaissée dans la cuisine.Mis en état d'arrestation, Kcser a immédiatement été écroué en attendant l'arrivée des sergents-détectives |ean-Guy Auger et Rodrigue Dion-ne, de la section des homicides de la police de la CUM.Après avoir obtenu les confidences des enfants, les policiers sont retournés dans l'appartement du couple Keser pour prendre possession d'un couteau de cuisine que le père de famille aurait utilisé pour assassiner sa femme.Keser qui est actuellement sans emploi a été inculpé hier du 62e meurtre à être commis depuis le début de l'année sur le territoire de la CUM.TROISRIVltiRF.S ¦ Une jeune gymnaste de 14 ans qui avait subi une opération au mauvais genou, en octobre 1991, intente une poursuite en dommages intérêts contre le Centre hospitalier Saint-|oseph, de Trois-Ri-vières, et l'orthopédiste Pierre Naud.Les deux parties sont poursuivies conjointement pour une somme de 247 500 $, en Cour supérieure, par Mme Ginette Gi-gnac, mère de Melissa Lambert, une jeune fille de 14 ans qui s'était fait opérer le genou gauche alors que c'est l'articulation droite qui devait passer sous le bistouri.Le directeur des services professionnels, Simon Rousseau, a préféré parler de «problématique» et de «mauvais aiguillage» plutôt que d'une erreur médicale.Se fiant au pronostic du spécialiste en médecine sportive, qui avait justifié l'intervention en déclarant que sa patiente avait le même problème aux deux genoux, le DSP avait cependant admis: «Ce n'est pas une raison pour aller à gauche lorsqu'on dit qu'on ira à droite».Le docteur Rousseau avait ensuite assuré qu'une enquête allait être menée à l'interne afin de connaître la cause de l'importante bévue.«Il y a eu un trou quelque part », avait-il ajouté en ne sachant pas à qui imputer la faute.Au personnel infirmier qui a badigeonné d'iode le genou gauche de Mélissa avant qu'elle ne fasse son entrée dans le bloc opératoire, ou au chirurgien qui est intervenu sans hésitation?-Donnez-moi 10 secondes» L'avocat de la demanderesse.Me François Vigeant, aurait préféré éviter la poursuite, a-t-il dit hier après-midi.«Nous avons épuisé tous les règlements possibles avant d'en arriver à cette alternative.Mais nous n'avons senti, de la direction du Centre hospitalier Saint-loseph, aucune intention manifeste d'indemniser ma cliente, le ne dis pas que la direction ne voulait pas payer, mais il n'y a pas eu, non plus, apparence du contraire.» En moins de «dix secondes», l'avocat démontrera que le docteur Pierre Naud a fait preuve de négligence professionnelle, soutient-il.Les expertises de deux spécialistes en orthopédie \u2014 un de Montréal et l'autre de Québec \u2014 confirmeront que la jambe gauche de Mélissa n'exigeait aucune intervention chirurgicale.D'ailleurs, le personnel de l'hôpital n'a pas procédé à une radiographie ni à une arthroscopic avant l'opération.La difficulté apparaîtra, selon lui, lorsqu'il devra justifier la nature du montant réclamé.«C'est une discussion beaucoup plus complexe, subjective.Faire de la gymnastique, ça vaut combien?», se demande Me Vigeant.«Mille, 10 000 $, I00 000 $?Moi, je ne le sais pas», a-t-il avoué.Mélissa Lambert pratiquait la gymnastique depuis l'âge de 7 ans.Aujourd'hui, elle ne peut plus pratiquer cette discipline, en plus d'être fort limitée dans l'exercice de quelque activité sportive que ce soit.«On parle d'une athlète de 14 ans qui, du jour au lendemain, n'est plus capable de s'adonner à ses activités.Si on parlait d'une joueuse d'échecs, nous n'aurions pas les mêmes chiffres», a indiqué Me Vigeant.Incendie suspect à la marina d'Oka ¦ La Sûreté du Québec enquête sur les circonstances d'un incendie d'origine suspecte survend durant la nuit d'hier au club de ; yatch de la Pointe-aux-Anglais, a Oka.Selon un porte-parole de la police, sept bateaux de plaisance ont été détruits et quatre autres ont été lourdement endommagés.Le premier bilan dressé par les enquêteurs hier faisait état de dégâts matériels de l'ordre de 400 000$.Cinquante-deux embarcations de plaisance étaient remisées en cale sèche à cet endroit pour la période hivernale.Les enquêteurs ont fouillé les décombres pendant plusieurs heures hier à la recherches d'indices pouvant permettre de déterminer la cause exacte du sinistre.Témoigiii Décès à la pourvoirie du Lac-à-la-Truite : le frigo au propane était défectueux Gravement brûlé en évitant une catastrophe CAMILLE BEAULIEU Collaboration spéciale ROUYN-NORANDA ¦ Le mauvais fonctionnement d'un vieux réfrigérateur au gaz propane de marque Servel serait à l'origine de l'intoxication à l'oxyde de carbone (CO) de six touristes américains dans la nuit du 30 au 31 mai dernier, â la pourvoirie du Lac à la Truite, près de Belleterre au Témisca-mingue.Deux des victimes, MM.Gordon King et lohn Katis, résidants de l'État de Pennsylvanie, étaient déjà décédees à l'arrivée des secours au petit matin, tandis que leurs quatre compagnons ont été sévèrement incommodés par les émanations.Le chalet numéro deux, dans lequel logeaient les six touristes, possédait divers appareils alimentés au gaz propane, dont un poêle et un réfrigérateur.«Le brûleur (du réfrigérateur) produit une quantité importante de monoxyde de carbone», a ré- vélé hier après-midi, devant la coroner Anne-Marie David, au palais de justice de Rouyn-Noranda, le physicien Bernard Pominville du laboratoire de police scientifique.Monsieur Pominville s'est dit convaincu que les deux Américains sont décédés d'intoxication à l'oxyde de carbone, les émanations provenant du réfrigérateur, â cause d'un mauvais ajustement du cylindre extérieur sur le brûleur de l'appareil.Le réfrigérateur en question se trouvait déjà dans le chalet numéro deux lorsque le propriétaire actuel, M.Noél Thibault, s'est porté acquéreur de la pourvoirie il y a une vingtaine d'années.Les émanations d'oxyde de carbone sont générées par la combustion incomplète du gaz propane, ou de tout autre combustible.Le centre antipoison du Centre hospitalier de l'université Laval à Québec enregistre de deux à trois cents intoxications accidentelles au propane, au gaz naturel ou à l'oxyde de carbone, chaque année à travers la province.Les trois gaz tuent par asphyxie en remplaçant l'oxygène dans l'air.De plus l'oxyde de carbone sature les globules rouges du sang qui devient incapable d'assimiler l'oxygène restant.Il est donc cent fois plus nocif que les deux premiers.Enfin, faute d'odorant, les dormeurs ont peu de chances d'être alertés par la présence d'oxyde de carbone.Même éveillées, ils peuvent difficilement échapper au gaz qui paralyse les membres inférieurs.L'une des deux victimes du Lac à la Truite reposait couchée sur le ventre par terre.Enfin, d'après le témoignage du physicien Pominville, une victime qui parviendrait à s'échapper «serait tellement ivre, qu'elle ne pourrait sans doute pas appeler à l'aide».Un important contingent d'avocats participent à cette enquête du coroner à l'issue de laquelle Mme Anne-Marie David émettra ses recommandations sur l'utilisation d'équipements au gaz propane, particulièrement dans les pourvoi ries.Ayant séjourné à quelques reprises dans différents condominiums offert par FLORIDA RENTING, je me dois de féliciter cette entreprise de chez nous pour le service et la qualité réservés à sa clientèle.Après chacun de mes séjours, je reviens chez moi avec de merveilleax souvenirs.; RACHEL SIMARD ^ P.D.G.Revêtement Vulcan Inc.Et vous.Vous partez quand ?FLORIDA RENTING 98, Laurier Ouest, Montréal TÉL.: (614) 274-3803 \u2022 1 (800) 46*4332 a FAIT LE VOfiL^ryroÉO|POlTt LE CROIRE ! Presse Canadienne G RAN BY ¦ Un entrepreneur en peinture a subi de graves brûlures, hier, en déplaçant un camion qui était la proie des flammes sur le terrain d'une station-service, dans le Canton de Granby.M.lean-Pierre Fournier, 44 ans, de Granby, faisait le plein d'essence de son camion à boite fermée contenant une dizaine de barils de peinture et de solvants.Pour une raison encore inconnue, un incendie s'est déclaré dans la boite du camion.Un .employé de la station-service,* M.Andrew Winter, est aussitôt.intervenu avec un extincteur.«le suis entré dans la boîte, mais je n'ai rien pu faire à cause de la fumée et parce que les flammes devenaient de plus en plus menaçantes.Puis il y a eu comme un souffle chaud, j'ai dû sauter en bas du camion.» Craignant que les flammes n'atteignent les pompes à essence, M.Fournier a repris le volant et a conduit son poids lourd de l'autre côté de la rue, dans un parc de quartier.Au cours de sa manoeuvre, le feu a enflammé les réservoirs de gaz propane, nichés sous le camion et servant aux opérations de peinture.Quant M.Fournier est descendu de son véhicule, ses vêtements étaient léchés par les flammes.Il s'est jeté au sol, se roulant dans l'herbe.N'ayant rien perdu de la scène, le mécanicien s'est élancé à son secours.« l'ai enlevé ce que j'ai pu de ses vêtements puis je l'ai moi-même conduit à l'hôpital.Le cours de secourisme de l'Ambulances St-lean m'a finalement été très utile, j'ai pu garder mon sang-froid.Si cela ne lui a pas sauvé la vie, cela ne lui a certes pas nui», a raconté M.Winter.La victime a subi des brûlures aux deuxième et au troisième degrés aux deux jambes.Le service des incendies de Granby a dû utiliser de la mousse ignifuge pour venir à bout du sinistre.: TT~- (>\u2022 TAC\" ¦ IIIIMIIIIIIIII.111111111.IIMIIIIIIIII «4 CT2043 ?2lH STÉRÉOPHONIQUE ?Ambiophonie surround o«ogoqoooûooO\"OGOo©oooqooooo80oogo(?o©oo ^?&H$Hi Fi stéréo ?4 tètes I O ?Télécommande illuminée V MTACM ¦» .4 H» v.- HITACHI \"Offer valable jusqu'au 30 novembre 1992 pour tout achat de 399$ et plus en \" > produits HITACHI, sur approbation de crédit.\" ATELIERS ÉLECTRONIQUES sstosssasi GRANBY: 31 Évarçéttnc, 37&4M39 SAI1VT-IÎUBKKT: 3256GraiYfe-Alléc.67&-3430 \u2022 871-8407 BROSSAREfc «025 boul.Tltschcrcnu, 443-*4«8 9 O Tmchnicicns c/*» t rc m c r it i c c .Èduipez-ifous d'un TÉLÉVISEUR et d'un VIÙÊ0 stéréophoniques pour seulement 899$ et ne payez RIEN AVANT 6 MOIS! Faites la conquête de l'hiver en beauté et en confort.Fabriquées chez nous de cuir souple et ultrarésistant.Kn vente à votre magasin préféré.collège BOTTES D'HIVER POUR HOMMES ET FEMMES M »» Informations nationales A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 6 NOVEMBRE 1992 Sharon Carstairs démissionne avant d'être mise à la porte MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Ile dit qu'elle quitte le leadership libéral manitobain parce qu'après neuf ans à la tête du parti elle est «fatiguée» des trop longues heures de la vie de politicienne.À Winnipeg cependant, on dit que Sharon Carstairs, celle que tout le Canada a connu comme l'une des plus coriaces ennemies de la défunte entente constitutionnelle du lac Meech, était de toute façon en train de se faire mettre à la porte de son propre parti.Amèrement divisé par la décision presque unilatérale de Mme Carstairs de mener son parti dans la barque du NON référendaire et de devoir ainsi voguer à contre courant des instances fédérales, l'équipage libéral manitobain avait en effet décidé que les jours de Mme Carstairs étaient comptés.Une lettre avait commencé à circuler dans le caucus, parlant ouvertement de la nécessité de la voir partir.Même si à Ottawa hier midi, les Sheila Copps et Mary Clancy, figures de proue de la deputation libérale fédérale, ont Sharon Carstairs PHOTOPC dit que la décision les prenait complètement par surprise, dans les couloirs de la législature manitobaine on voyait clairement venir le coup.Les libéraux manitobains étaient mécontents.On trouvait que Mme Carstairs était partie trop vite et trop seule à l'assaut du nouvel accord de Charlotte-town pourtant appuyé par lean Chrétien et le très respecté ténor libéral fédéral manitobain, l'ancien ministre Lloyd Axworthy.L'opposition à Meech n'ayant même pas apporté les fruits électoraux escomptés, l'équipe libérale n'a vraiment pas apprécié qu'on ne le consulte à peu près pas pour cette seconde croisade.Parce que si Mme Carstairs a beaucoup fait parler d'elle durant la saga de Meech, son bagout et sa vigoureuse défense des vertus du centralisme tru-deauiste, lancée du haut de sa voix à la fois criarde et nasillarde, n'ont jamais apporté les succès aux élections que ses troupes attendaient.En effet, après avoir occupé les unes des journaux durant Meech, alliée au nouveau héros qu'était à l'époque le Ter-re-Neuvien Clyde Wells, Mme Carstairs devait encaisser une cuisante défaite aux élections de l'automne 1990 qui ont reporté au pouvoir, cette fois avec une majorité absolue, le conservateur Gary Fil-mon.La nouvelle présence libérale à la législature, établie contre toute attente en 1988 grâce aux 20 sièges remportés par les troupes de Mme Carstairs, venait, deux ans plus tard, de fondre radicalement.À l'automne 1990, les libéraux ne détenaient plus que sept sièges, et même six quand le député |im Carr s'est converti au journalisme.Du coup, on comprenait que les choix constitutionnels de la volubile Mme Carstairs n'étaient pas nécessairement synonymes de succès le jour du vote.En même temps, le parti perdait le levier politique qui lui avait permis d'exercer tant d'influence durant Meech, celui d'être l'opposition officielle d'un gouvernement minoritaire.Mme Carstairs, elle, dit que la campagne référendaire fut la campagne de sa vie, qu'il s'agissait de sauver le pays et tant pis si elle doit maintenant partir, «l'ai dit à plusieurs occasions dans le passé que le pays était plus important que Brian Mulroney; eh bien le pays est aussi plus important que Sharon Carstairs», a-t-elle dit hier en conférence de presse.Mme Carstairs affirme que sa carrière politique est bel et bien terminée, qu'elle ne se lancera pas sur le front fédéral.A Ottawa, hier.Sheila Copps, numéro deux du PLC, a tout fait pour éviter de dire si l'ennemie de Charlottetown se- rait la bienvenue chez les libéraux d'Ottawa.Mme Carstairs, qui restera député jusqu'aux prochaines élections et laissera sa place à la tète du parti dès qu'on lui aura choisi un successeur au printemps prochain, affirme qu'elle va écrire un livre sur son expérience en politique.Pour la remplacer, trois personnes sont actuellement en vue à Winnipeg, même si la course n'est pas encore officiellement lancée.Avis Grey, qui vient tout juste de gagner l'élection partielle tenue pour remplacer le député passé au journalisme, jouit de bons appuis autant chez les libéraux manitobains que fédéraux et serait une des candidates les plus favorisées.Paul Edwards, un député de 32 ans qui a gagné beaucoup de respect grâce à son travail de critique officiel du parti dans les domaines de l'environnement et de la justice, serait aussi prêt à briguer le leadership.À Winnipeg, on s'attend aussi à ce que Reg Alcock, le député critique en matière de finances, qui a été l'organisateur de la campagne de Lloyd Axworthy, se présente à la tète du parti.Québec.Le PLC prend en main la cause des candidatures féminines MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA ce n John Crosbie est un |ohn Crosbie est un John Crosbie», lance la libérale Sheila Copps, au sujet du ministre conservateur qui l'a comparée à un personnage de chanson grivoise.Pour que les femmes prennent leur place en politique, il ne sert donc à rien d'essayer de transformer ces hommes, dit-elle.11 faut plutôt prendre leur place.Et pour prendre leur place, il faut que les femmes se lancent en politique.Or, pour l'instant, chez les libéraux, seulement 15 p.cent des candidats choisis dans les quelque 80 comtés qui ont tenu leurs assemblées d'investiture sont des femmes.Alerte, ont dit les femmes libérales, on doit changer le cours des choses.Sachant que le manque de sous mais aussi de connaissances, d'information et d'encouragement sont parmi les raisons principales pour lesquelles les femmes hésitent à se lancer en politique, le Parti libéral a donc décidé de mettre sur pied un nouveau programme spécial.La campagne Judy, nommée en l'honneur de Judy Lamarsh, première femme ministre libérale, essaiera d'aider les femmes à se lancer en politique, expliquent les organisatrices, et à prendre la place des John Crosbie et Bill Kempling de ce monde.( M.Kempling est le conservateur qui a traité Mme Copps de plotte aux Communes.) Le programme comprend la mise en place de toute une structure d'aide pour les femmes qui voudraient se lancer en politique, séminaire d'organisation, sessions de formation, structure de soutien, etc.Il y aura aussi une campagne pour récolter de l'argent grâce au fonds |udy Lamarsh, qui existe depuis 1984.On ne vise pas de montants précis, parce qu'on veut simplement récolter le plus d'argent possible, sans risque d'être déçu.Aux dernières élections on a réussi à donner 850$ aux éventuelles candidates.«Pourquoi ne pas doubler ça cette fois-ci», lance Mme Copps.La mise en place de cette nouvelle initiative, a été annoncée hier midi à Ottawa, alors que l'une des leaders libérales les plus en vue au Canada, Sharon Carstairs, venait d'annoncer sa démission.Les femmes libérales ne veulent pas mettre en place de système de quotas, qu'ont essayé les néo-démocrates, parce qu'elles ne croient pas que ce soit efficace.On a opté pour l'argent, l'aide et la volonté politique des décideurs au sein du parti, dont Jean Chrétien, qui est le premier à appuyer l'initiative, selon Mmes Copps et Mary Clan-, cy \u2014 Tune des féministes les plus en vue du côté libéral des Communes qui pilote elle aussi le programme.2200 fonctionnaires fédéraux quittent l'Alliance Ils répondent ainsi aux représailles syndicales qui ont fait suite au dernier débrayage de la fonction publique PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA onséquence de la dernière grève des fonctionnaires fédéraux, un groupe de 2200 employés se desaffilient l'Alliance de la fonction publique.Ils accusent ce syndicat d'adopter un comportement trop militant et d'agir avec mépris envers les membres qui se sont prononcés contre le débrayage de septembre dernier.«Nous songions à quitter ce syndicat depuis cinq ou six ans pour diverses raisons.La grève et les mesures de représaille envers les employés qui étaient contre le débrayage ont été le point final», a déclaré à La Presse M.Paul Villeneuve, membre du comité intérimaire représentant ces 2200 employés.Ce groupe d'employés, responsables de l'achat et de l'approvisionnement au sein de divers ministères fédéraux (Approvisionnements et services.Défense nationale.Travail, etc.) se joindra à l'Institut professionnel de la fonction publique.Dans un scrutin où le taux de participation a atteint 70 p.cent, un peu plus de 85 p.cent ont voté en faveur du changement d'affiliation.Lors de la grève de septembre dernier, qui a pris fin à la suite de l'adoption d'une loi spéciale de retour au travail, plusieurs employés se sont dits victimes de menaces, d'intimidation et de harcèlement en tentant de se rendre au travail en franchissant les lignes de piquetage.La direction de l'Alliance de la fonction publique, syndicat qui regroupe quelque 180 000 fonctionnaires, soit environ 80 p.cent des employés de la fonction pu- blique fédérale, a suspendu quelque 2000 de ses membres, pour des périodes variant entre trois mois et cinq ans, pour avoir franchi les lignes de piquetage.Les syndiqués ainsi suspendus n'ont pu exprimer leur droit de vote durant les assemblées générales, ni bénéficier des rabais consentis aux membres par les compagnies d'assurance.Le syndicat a aussi cessé de les défendre dans certains cas de litige avec l'employeur, par exemple devant la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).Les membres suspendus doivent cependant continuer de verser leurs cotisations syndicales.«L'Alliance est à ce point désorganisée qu'elle a voulu suspendre des membres qui ont voté contre la grève mais qui sont demeurés à la maison et qui n'ont jamais tenté de franchir les lignes de piquetage», soutient M.Villeneuve.Il accuse aussi l'Alliance d'avoir, par le passé, tenté de «noyer» le vote des groupes d'employés qui sont contre la grève en les regroupant avec d'autres employés plus militants.Selon nos informations, d'autres groupes d'employés, réunis selon la fonction, chercheraient â quitter l'Alliance pour se joindre à l'Institut professionnel de la fonction publique, qui représente maintenant 31 000 scientifiques ou professionnels pour la plupart à l'emploi du gouvernement fédéral.Il s'agit d'employés des groupes administration et gestion du personnel.L'an dernier, les quelques 2000 vérificateurs du gouvernement fédéral ont aussi changé d'affiliation.La vice-présidente de l'Alliance, (oanne Hurens, admet que la direction du syndicat doit faire «un examen de conscience».Mais elle précise que l'Alliance ne peut laisser tomber sa politique militante envers le gouvernement.Elle accuse l'Institut professionnel de la fonction publique de «maraudage» et prévient que l'Alliance passera «à la contre-attaque».«Ils ont aussi des groupes vulnérables», dit-elle.Mme Hurens dit souhaiter bonne chance aux 2200 employés qui ont quitté l'Alliance.Mais d'un même souffle, elle rappelle à ces anciens membres ainsi qu'à l'Institut professionnel qu'ils ont tiré profit des gains obtenus par l'Alliance à la table des négociations au prix d'une longue et dure bataille.«Nous nous sommes battus pour eux et ils en ont profité», dit-elle.Le vice-président de l'Institut professionnel, Walter Walling, soutient cependant que ce syndicat ne cherche pas à prendre de l'expansion au détriment de l'Alliance.«L'expansion est un des sujets discutés à l'assemblée générale annuelle (qui se tenait hier).Mais ce n'est certainement pas une priorité et je ne crois pas que la discussion sera très longue sur ce sujet», dit M.Walling.Ce dernier explique que le groupe des 2200 employés de l'achat et de l'approvisionnement a décidé de se joindre à l'Institut en raison de sa philosophie syndicale.«Nous préférons le lobbying aux pancartes et à la grève», dit-il.Pour Mme Hurens de l'Alliance de la fonction publique, l'Institut n'est pas un syndicat mais plutôt une association de professionnels.«Le fait qu'ils aient des revenus plus élevés fait en sorte qu'ils sont plus passifs», dit-elle.Le départ de ces 2200 employés privera l'Alliance de cotisations de près d'un million de dollars annuellement, mais ne devrait pas l'affaiblir financièrement, dit un autre porte-parole.La Chambre de commerce suggère d'imposer des frais aux cégépiens retardataires NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne L QUÉBEC a Chambre de Commerce du Québec suggère l'imposition d'une «contribution financière modulée» pour les étudiants qui prolongent anormalement leur séjour d'études au cégep.Cette pénalité équivaudrait à la moitié du coût réel de leurs cours pour ceux qui ont dépassé la durée normale de leurs études de 25 pour cent et à la totalité du coût pour ceux qui ont dépassé la durée normale de 50 pour cent.«Certaines personnes abusent du système et il nous parait nécessaire de prendre les moyens pour que ces abus soient corrigés», a déclaré hier devant la commission parlementaire de l'éducation, un porte-parole de la Chambre de commerce du Québec, Jacques Girard, qui est lui-même un ancien sous-ministre de l'Education.Selon M.Girard, «des sommes significatives» pourraient ainsi être dégagées et affectées à d'autres fins à l'intérieur du réseau collégial si les étudiants complétaient leurs cours dans de meilleurs délais.Cette suggestion n'a pas soulevé de réaction de la ministre de l'Enseignement supérieur, Lucienne Robillard, mais a suscité des réserves de la part du député François Gendron, péquiste d'Abitibi-Ouest, et surtout de la Fédération étudiante collégiale du Québec.La Fédération est un organisme qui regroupe les associations des étudiants de cégeps et dont le témoignage a suivi immédiatement celui de la Chambre de commerce devant la commission parlementaire.«Les étudiants qui prennent plus de temps, ce n'est pas parce qu'ils lambinent ou qu'ils se traînent les pieds, c'est qu'ils ont pris une mauvaise orientation et qu'ils ont été obligés de changer de programme», a dit M.Gendron.Selon lui, imposer des frais de scolarité aux cégépiens qui dépassent la durée normale de leurs cours aura comme «conséquence dramatique d'en faire décrocher davantage d'étudiants».M.Gendron a fait valoir également que 70 pour cent des étudiants sont obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins.Quant à la Fédération étudiante collégiale du Québec, son président Frédéric Lapointe a plutôt suggéré qu'on agisse en récompensant certains étudiants qui terminent leurs études collégiales dans les délais prescrits.«Le gouvernement devrait établir un programme de remise sur la dette accumulée dans le régime de prêts-bourses afin d'inciter les étudiants du secteur professionnel à terminer leurs études dans les délais prescrits».Invitation à Clinton Les Innus protestent Agence France-Presse Presse Canadienne OTTAWA L~ e premier ministre canadien Brian Mulroney a lancé une invitation au président américain élu Bill Clinton à se rendre en visite au Canada, a annonce hier à Ottawa un porte-parole du bureau du premier ministre.M.Mulroney a téléphoné hier à M.Clinton pour lui transmettre directement cette invitation.Depuis plusieurs années, les présidents américains réservent traditionnellement au Canada leur première visite en tant que chef d'Etat.Les deux pays sont les plus grands partenaires commerciaux du monde.ST-iEAN, T.N.¦ es Innus du Labrador ont poursuivi leur campa-un gne contre Hydro-Terre-Neuve, hier, en enlevant les compteurs d'électricité de leurs maisons et en les faisant parvenir au siège social de la compagnie.Les Innus ont décidé de protester contre l'inondation, il y a une trentaine d'années, de leurs territoires de chasse et de leurs cimetières par les travaux hydroélectriques de Churchill Falls.Ils réclament maintenant des excuses et des indemnités.DE BENEFICIANT DE L' 1987 A 1992 W.'.V.SoiuxaMim&rède la Main-d'œuvre, délaSécvriU du revenu et 00 3 S © e CD CM O) CO CO ce CM CO CO CM CM o CO CO M CO 9 CO Octobre Octobre Octobre Octobre 87 88 89 90 Octobre Octobre 91 92 La récession fait mal ffet de la récession, le nombre de familles ayant recours à l'aide sociale a atteint le mois dernier un niveau record.En effet, selon les calculs du ministère de la Sécurité du revenu du Québec, 428000 ménages québécois ont eu droit à des prestations en octobre 1992.C'est 3500 de plus que le mois précédent, 45 000 de plus qu'en octobre 1991, et 3000 de plus que le niveau record précédent, atteint en avril 1985.En octobre 1992, le gouvernement a versé à ces 428 ménages plus de 286 millions» de dollars.I Rappelons que le gouverne-^-ment du Québec a mis en oeu-* vre au août 1989 une important te réforme de l'aide sociale.Cette réforme pousse les bénéfi-.ciaires à prendre des moyens pour retourner sur le marché du travail et vise à réduire 1er nombre de cas de fraude.Le ministre André Bourbeau estime que n'eut été de cette réforme, « le nombre d'assistés sociaux serait aujourd'hui encore plus: élevé.Une photo de Kim Campbell crée un émoi à Ottawa d'après CP OTTAWA ne photo ne montrant que les épaules dénudées de la ministre de la justice Kim Campbell cause actuellement un certain émoi sur la colline parlementaire.La photo montre Mme Campbell tenant la robe noire de sa charge devant elle, sur un ceintre, avec un rideau blanc comme toile de fond.Les épaules et la tète de la ministre sont les seules parties de son corps qui soient visibles.La député néo-démocrate Lynn Hunter a qualifié cette photo, qui parait dans un livre de portraits de Canadiennes publié par la photographe Barbara Wood ley, de «choquante», en décrivant Mme Campbell comme «la Madonna de la politique canadienne».La ministre afferme pour sa part que ses critiques n'ont aucun sens de l'humour, en préci- La photo controversée \u2022 A - ï sant qu'elle n'avait rien d'une Madonna et que de considérer les épaules nues d'une femme de 43 ans comme une source de commentaires lascifs lui semblait absolument ridicule.Le manque de ressources compromet les missions de paix Presse Canadienne TORONTO e chef de l'état-major, le général |oliii de Chastelain, a prévenu le gouvernement canadien, hier, que les Forces armées ne pourront pas poursuivre leurs missions de paix actuelles pour les Nations unies après 1993, si on n'augmente pas leurs ressources.Des officiers, a-t-il signalé à une conférence de l'Institut canadien des études stratégiques, essaient présentement d'établir combien il en coûtera si le gouvernement décide de continuer les missions de paix en 1994.Plus de 4000 militaires canadiens participent à des missions en Somalie, à Chyprés, dans l'ancienne république de Yougoslavie, au Cambodge et au Golan.Apres les réductions* projetées, les Forces canadien nés ne comprendront plus .qu'environ 14 000 militaires.J Magnifiques Isfahan format pièce, poil de chèvre et soie > Tapis anciens.Kashan, Yazd.Farahan.Heriz.Tabriz impérial et Afshar » La plus grande collection de Kashan.Mashhad.Sarouk, Naien, Bijar.etc.» Beau choix de kilims, sacs, sacoches de selles et autres pièces décoratives JUSQU'A 50% DE RABAIS SUR TOUT LE VENDREDI 6 NOVEMBRE, DE 11 H A 21 H, ET LE 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