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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres - Éditorial - Personnalité de la semaine - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-11-08, Collections de BAnQ.

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[" Livres r Arts et Spectacles V Éditorial ¦ -1 ¦ -\u2014t\u2014- Personnalité de la semaine LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1992 .* * .4 1 v { 4 Us se sont lancés dans la grande aventure d'un premier roman.Pourquoi?Par nécessité, répondent- chacun à sa manière.I ?MME DE MON LIT KATIA GAGNON collaboration spéciale \u2022rrvcr au* «Ktimrv dr U Ummc m 4/nqur In rt\\u d iirpM »na> NrfJ timnr Mir drflnndr » Q u ?JEAN PIERRE OANOURAND L'ULTIME REBELLION LE FEDERALISME CONTRE LES ABUS DES POLITICIENS COTIONS IX» ntCCAMI UNE VUE D'ENSEMBLE DES EFFETS DU FÉDÉRALISME SUR LA POLITIQUE.L'ECONOMIE, LA CULTURE ET LA PAIX.ÉDITIONS DU TRECARRE 192 pages 17,95s En vente en librairies ?Qui a dit que l'archéologie, ça devait être ¦ / poussiéreux Venez découvrir près de 1000 ans d'histoire de Montréal, des Amérindiens à nos jours, dans un cadre moderne et avant-gardiste, loin d'être poussiéreux.POÎNTE-À-CALLiÈRE Le musée à voyager dans le temps ! 350, placo Royale, Vieux-Montréal Renseignements : (514) 872-9150 _I- B AU STAND DE C / A M É I Q U BEST-SELLER NOEL AUDET L'EAU BLANCHE Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 GEORGES DOR DOLORES Jeudi 12 novembrede19h00à21h00 Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre del4h00à 16h00etde 19h00à21 hOO Dimanche 15 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 PAUL OHL SOLEIL NOIR Samedi 14 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Dimanche 15 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 J.-PIERRE BÉLANGER LE TIGRE BLEU Dimanche 15 novembrede13h00à14h00 LITTÉRATURE JEUNESSE YVES BEAUCHEMIN ANTOINE ET ALFRED Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de 13 h 00 à 15 h 30 J.-PIERRE BÉLANGER FEUX LE SINGE À BARBE Dimanche 15 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 PAULE DAVELUY SYLVETTE Vendredi 13 novembre de 14 h 00 à 15 h 30 lundi 16 novembre de 14 h 00 à 15 h 30 CHRISTIANE DUCHESNE VICTOR Dimanche 15 novembrede12h00à14h00 Lundi 16 novembre de 11 h 00 à 13 h 00 CÉCILE GAGNON L'HERBE QUI MURMURE Samedi 14 novembre de 20 h 00 à 21 h 30 FRANÇOIS GRAVEL GRANULITE Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de 15 h 30 à 17 h 00 JACQUES LAZURE PELLICULES- CITÉS Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 20 h 30 Mardi 17 novembr de 13 h 00 à 14 h 30 NICOLE LABELLE RUEL UN JARDINIER POUR LES HOMMES Samedi 14 novembre de13h00à14h00 et de 19h00à20h30 LOUISE LÉVESQUE ENTRE DEUX TEMPS Mardi 17 novembre de 13 h 00 à 14 h 30 MICHELE MARINEAU LA ROUTE DE CHUFA Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de 13 h 30 à 15 h 30 lundi 16 novembre de 11 h 00 à 13 h 00 CARMEN MAROIS UN DRAGON DANS LA CUISINE Dimanche 15 novembrede12h00à13h30 Mardi 17 novembre de 13 h 00 à 14 h 30 RAYMOND POU£NDER LE CADEAU D'ISAAC Jeudi 12 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre de 13 h 00 à 16 h 00 Lundi 16 novembre de 11 h 00 à 13 h 00 ?LITTÉRATURE D'AMÉRIQUE ROGER FOURNIER LE RETOUR DE SAWINNE Dimanche 15 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 FRANÇOIS GRAVEL LES BLACK STONES VOUS REVIENDRONT.Vendredi 13 novembrede17h00à19h00 FRANÇOIS JOBIN MAX OU LE SENS DE LA VIE Samedi 14 novembre de 13 h 00 à 15 h 00 et de 19 h 00 à 21 h 00 Dimanche 15 novembre de 12 h 30 à 14 h 00 BERNARD LA MOTHE LA MAISON NATALE Samedi 14 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Dimanche 15 novembrede14h00à16h00 HELENE RIOUX CHAMBRE AVEC BAIGNOIRE 1 ~ Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 20 h 30 ?DANIEL SERNINE CHRONOREG Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 20 h 30 LANGUE ET CULTURE JEAN-CLAUDE CORBEIL ARIANE ARCHAMBAULT LE VISUEL Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de 13 h 00 à 15 h 30 MARIE-ÉVA DE VILLERS LE MULTIDICTIONNAIRE Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de13h00à15h30 DOSSIERS DOCUMENTS LOUIS FOURNIER LOUIS LABERGE: LE SYNDICALISME, C'EST MA VIE Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre de 14hOO à 16H00 LOUIS LABERGE LOUIS LABERGE: LE SYNDICALISME, C'EST MA VIE Vendredi 13 novembre de 19 h 00 à 21 h 00 Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 AUTODÉVELOPPEMENT CLAUDE RAQUETTE DES IDÉES D'AVENIR POUR UN MONDE QUI VACILLE Vendredi 13 novembre de 13 h 30 à 17 h 00 Samedi 14 novembre de 11 h 00 à 18 h 00 Dimanche 15 novembre de 13 h 00 à 21 h 30 PRESSES HEC - QUÉBEC/AMÉRIQUE LAURENT LAPIERRE IMAGINAIRE ET LEADERSHIP Samedi 14 novembre de 14 h 00 à 16 h 00 Dimanche 15 novembre de 13 h 00 à 15 h 30 » ; i t \\ s 9 ( * QUEBEC/AMERIQUE PRÉSENTE SUR LA PLACE ALCAN/HYDRO- QUÉBEC GÉNIE LINGUISTIQUE: Samedi le 14 novembre de 13 h OO à 14 h OO JEU QUESTIONNAIRE JEUNESSE: Lundi le 16 novembre de 13 h OO à 14 h OO Mardi le 17 novembre de 13 h OO à 14 h OO \\ ^ INSCRIPTION AUX STANDS DE QUÉBEC/AMÉRIQUE 10 ANS 10 PRIX 10 LIVRES À l'occasion de son 10* anniversaire, Québec/Amérique jeunesse lance un concours.Venez remplir notre questionnaire et courez la chance de gagner 10 livres de la collection jeunesse et une affiche.X < 95 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1992__ | Mes amours ma santé, mon travail, mon avenir! Mois par mois, Véronique Charpentier vous dévoile ce que vous réserve 1993.Une nouveauté! Utilisez le coupon spécial glissé dans HOROSCOPE 1993 et posez une question à Véronique: elle vous répondra gratuitement! Les Editions LOGIQUES HOROSCOPE 1993 Véronique Charpentier 255 pages - ISBN 2-89381-084-5 9,95$ Distribution exclusive: LOGID1SQUE inc.C.P.10.suce -D-.Montréal (Québec) H3K3B9 Tél.: (514) 933-2225 FAX: (514) 933-2182 M GRAND PRIX OU IIVRI Dl M ON ï Ri Al La Ville de Montréal félicite les finalistes du Grand Prix du livre de Montréal 1992 Anne Élaine Cliche La pisseuse (Triptyque) Gilles Hénault À l'écoute de l'écoumène (Hexagone) Louis-Dominique Lavigne Les petits orteils (VLB éditeur) Andrée A.Michaud Portraits d'après modèles (Leméac) Pierre Morency Lumière des oiseaux (Boréal - Seuil) La remise du Grand Prix du livre de Montréal aura lieu le mardi 10 novembre 1992 à l'hôtel de ville de Montréal.Ville de Montréal gtiérin universitaire Librairie r École des sciences ôeU gestion \u2014 Pavillon tes sciences be la gestion 335.nia Sainto-Cathertne est Montré* (Québec) TéL : (514) 284-2210 Télécopieur : (514) 284-1849 Librairie (atria «atvmttatia 168-170, rue SrinfrCatherH» est, Montréal (Québec) Tel:(514)861-6647 Télécopieur:(514)861-5307 GLACIAIRE Pierre Page Niveau universitaire Ce texte a été conçu à partir de notes colligées dans le cadre du coure Géologie du Quaternaire que l'auteur a donné à plusieurs reprises durant la dernière décennie au Département des Sciences ds la Terra de l'Université du Québec à Montréal.Les premières versions ont servi de base au cours Environnements Quaternaires donnés par l'auteur aux sessions Hiver et Automne 1977 à l'Université ds Sherbrooke.En 1990, plusieurs notions élaborées dans le cadre du cours de deuxième cycle Stratigraphie du Quaternaire ont été ajoutées aux chapitres précédents.L'information provient des principales sources stratigraphiques publiées pour l'Est de l'Amérique et le Québec, ainsi que des textes Importants touchant b géologie glaciaire et les autres manifestations de l'englaclatlon continentale.\u2014 ISBN 2-760f 2584-X (370 p.) 39,95 $ ' Le pamphlet d'Esther Delisle: la démythification d'un monument national PIERRE VENN AT ¦ Esther Delisle est une femme tenace.Après avoir causé scandale, il y a quelques mois, lors d'un colloque sur l'oeuvre de Lionel Groulx en accusant le distingué chanoine-historien de racisme et d'antisémitisme, l'historienne récidive.Dans Le Traître et le fuif% elle af- gun\t ESSAIS - y \\mmmmmmaÊM\t \"A firme que «dès l'élaboration du mythe des origines, Groulx dérape vers un des thèmes qui nourrira son facisme: celui de la pureté de la race».Pour Esther Delisle, donc, aucun doute: Lionel Groulx, Le Devoir des années 30 et L'Action nationale étaient racistes et facis-tes.Au surplus, l'auteure s'en prend »vec véhémence, tant dans I avant-propos que dans l'épilogue, à ceux qui doutent de sa thèse (car pour tout dire, le livre d'Esther Delisle tient davantage du pamphlet ou du texte polémiste que de la thèse scientifique de doctorat), tout en se défendant bien de s'en prendre à tout le Canada français.«Groulx, l'Action nationale, les leune-Canada, Le Devoir représentent un courant idéologique minoritaire dans le Canada français des années trente.Ils diffèrent de leurs concitoyens, entre autres, par leur niveau d'instruction.Lionel Groulx est un prêtre qui enseigne l'histoire à l'Université de Montréal; les leune-Canada sont surtout des étudiants de la même université; l'Action nationale et Le Devoir s'adressent à un public averti».L'historienne rappelle, par exemple, que La Presse, non seulement n'a jamais cédé à ce courant antisémite mais qu'au contraire, elle a eu, au tournant du siècle, un rédacteur en chef juif.Iules Helbronner, qui, aux dires de l'historien du journal, Cyrille Fclteau, fut, grâce à ses chroniques et éditoriaux, dont la plupart étaient signés du pseudony- Le chanoine Groulx* me de Jean-Baptiste Gagnepetit, «un des journalistes les plus influents de son époque, non seulement dans le Québec, mais dans tout le pays».Comme le souligne Esther Delisle, «les Montréalais de ce temps n'ont pas tenu rigueur à La Presse d'avoir embauché un journaliste juif, puis de l'avoir promu rédacteur en chef, myopie ou in- conséquence que souligne rageusement Le Devoir, phare de la conscience nationale canadienne-française.La Presse, rappelle en 1934, un de ses rédacteurs, encore une fois sous un pseudonyme, se prostitue aux Juifs ».Pourquoi Esther Delisle s'est-elle ainsi lancée dans la démythification d'un monument national tel que Lionel Groulx?L'auteure y répond elle-même dans la dernière des 262 pages de son livre: «Un dernier mot: une recherche n'a d'autre but que d'assouvir la curiosité intellectuelle de celui ou celle qui l'entreprend.Si changer le monde est le principal motif de l'hurluberlu, ce désir ne le soutiendra pas au long des milliers d'heures passées a éplucher les microfilms ou à explorer les étagères des bibliothèques.Aucune vocation à la prophétie ne résiste à l'exercice.Il n'empêche qu'il m'arrive de songer que si ma recherche avait cet effet indirect et imprévu de faire en sorte qu'il n'y ait plus ni Traître ni juif au Québec, j'en éprouverais quelque satisfaction ».LE TRAITRE ET LE JUIF, Esther Delisle.L'Étincelle, 1992.« Du monde sans tribune, rien à vendre, jamais paru à la télé ou dans les journaux.» PIERRE VENN AT ¦ Ce n'est pas tous les jours qu'un livre, un «beau livre» comme on les appelle en jargon d'édition, est lancé au Musée d'art contemporain, dans le cadre d'une exposition didactique: Art Global, 20 ans d'édition d'art.LIVRES D'ART C'est que le magnifique album Québec-Québec, que signent conjointement le journaliste-auteur Georges-Hébert Germain et le photographe Benoit Chalifour, est une véritable oeuvre d'art.Une idée de l'éditeur Ara Ker- moyan, un grand album sur le Québec, différent des autres, un «nouveau concept» intégrant des feuilles de papier Saint-Gilles à inclusions florales, plus de 150 photographies couleurs de Benoit Chalifour et 19 portraits que Georges-Hébert Germain a dressés de 19 citoyens ordinaires habitant autant de régions différentes du Québec.« Du monde sans tribune, rien à vendre, pas de salade, jamais paru à la télé ou dans les journaux», qui se sont confessés de tout et de rien, sauf de politique.Deux livres en un, somme tout, Germain et Chalifour ayant écume le Québec chacun de leur côté, sans se concerter, chacun avec leur regard.Comme l'écrit Germain, «j'en reviens jamais comme il y a des gens qui vivent tranquilles, dans de petits paysages tout douillets, jolis, sans histoire.C'est ce qu'on dirait en tout cas quand on passe.Et moi, par- tout, tout le temps, je passe.C'est l'histoire de ma vie, my job».Ce que Georges-Hébert Germain a trouvé de remarquable c'est que tous ces «n'importe qui » qu'il a confessé l'ont confes- sé eux aussi.«Très rarement, les vedettes de la chanson, des affaires, de la politique que j'ai interviewées depuis 20 ans se sont informées de moi.Mes citoyens ordinaires, toujours, tous.» Si Georges-Hébert Germain écrit bien et qu'il sait bien traduire l'amour des régions par la bouche de chacune des personnes qu'il a rencontrées, le photographe Chalifour a en quelque sorte donné son âme au livre.Des photos splendidcs de paysages surprenants, choisies parmi 3000 prises de vue.Chacune est un chef-d'oeuvre en soi.Dommage, en fait, qu'on ne puisse voir les quelque 2500 photos non publiées, certains qu'on est d'avance que la plupart auraient été, elles aussi, publiables.OUÉBEC-0UEBEC, Georges-Hébert Germain et Benoit Chalifour, co-édition d'Art Global et des Publications du Quebec.5iP Si vous êtes membre du CLUB, entrez le code suivant: à \u2022 \u2022\u2022 \u2022 V.31493478 Sinon, composez, à Montréal, le 25-1-8688 )r ou, sans frais, le 1 800 563-8688.LIVRES RÉCENTS ANCIENS-RARES ET D'AUBAINE 1 LIBRAIRE LÀ OÙ VOUS RISQUEZ LE PLUS DE TROUVER plus ds 100 000 titres sur tous les sujets 1246 rue St-Denîs ACHETONS LIVRES ENCORE UTILES TÉL:845-7307 club Afuàk poùtù .la tragédie n'était pas la sienne, la mienne ni ki vôtre (.) elle était générale et même universelle.» (p.58) L'ENVIRONNEMENT Après le succès populaire .de L'Ombre de l'épervier, Noël Audet nous offre ¦ une saga % éblouissante.Quand la légende de la Baie James rencontre le mythe amérindien! Après le succès populaire de L'Ombre de l'épervier, Noël Audel nous offre une saga éblouissante sur la conquête blanche du Nord et la résistance amérindienne.«[.]on ne s'ennuie pas une seconde dans ce roman.» Reginald Martel, (a Presse «[.]l'ouvrage d'un romancier qui maîtrise parfaitement sa langue, et Tari de conter.Les lecteurs [.] retrouveront avec plaisir sa douce ironie, sa plume très légère, ses dessins très minutieux, aux traits fins.» Marie-Claude Fortin, Revue Voir 276 pages, 19,95$ QUÉBEC/AMÉRIQUE 5 \u2022 \u2022 m : V m '< A *W I 4 A t 27,50 $ Quand un vieillard meurt, \u2022 \u2022\u2022 H c'est une bibliothèque qui brûle.; LIVRES LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1992 B7 LIVRES Seules les femmes ont compté pour moi Dany Laf errière veut donner une leçon à la religion et à la vertu haïtiennes, la base du régime dictatorial Il ATI A CAGNON ixyllaboration spéciale ¦ Dany Laferrière aime les femmes.Follement.Au point de leur consacrer des milliers de mots.Il l'a toujours avoué et ne s*en cache surtout pas dans son dernier livre.Le goût des jeunes filles.La dédicace en est éloquente: à tous les hommes de sa lignée, Dany Laferrière présente ses excuses: «Seules les femmes ont compté pour moi».Il s'est payé une véritable tranche de bonheur en écrivant ce dernier roman, qui met en scène quatre femmes.Et pas n'importe quelles femmes.Des tueuses, de ravissantes fourmis dévoreuses d'hommes, implacables, dures comme le diamant, qui n'ont pour morale que l'immoralité.« |e me demande des fois si Dieu existe vraiment.Si oui, pourquoi a-t-il donné tant de pouvoirs à une paire de fesses?» LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE On est bien loin de L'Odeur du café.Le narrateur, devenu un adolescent, a quitté la galerie de sa grand-mère pour la jungle de Port-au-Prince, où il habite avec sa mère et ses tantes.En face, «de l'autre côté du trottoir, c'est la maison de Miki.Toujours pleine de rires, de cris, de filles.Je réve du jour où j'irai au paradis, c'est-à-dire en face».Pendant trois jours, à la suite d'un incident impliquant un ton-lon-macoute, c'est chez ces femmes que.le jeune Dany trouvera refuge.À travers ce livre écrit comme un scenario de film, il découvrira l'univers de ces «filles perdues».Un énorme contraste avec son roman précédent, où la tendresse distribuée à la ronde par Da, sa grand-mère, effaçait tout le reste.A Port-au-Prince, la vie est dure pour le jeune adolescent.Les menaces sont nombreuses en ville: les tontons-macoutes sont partout, la capitale est le royaume des bordels, des maqueraux véreux, de la prostitution enfantine.in Le goût de jeunes filles! «Je me demande comment on peut bâtir un pays nouveau, en Haïti, avec toute leur amertume et leur violence.» «Pour montrer la destruction, il fallait que je dépeigne le paysage antérieur», lance l'auteur.La destruction, il l'a dépeinte sous les traits de ces filles maudites, qui, à l'inverse des femmes parmi lesquelles il a toujours vécu, rejettent la morale religieuse, font un pied-de-nez à la virginité et à la pureté dans lesquelles on enfermait les jeunes filles haïtiennes.Des féministes, «qui profitent au maximum du seul avantage, du seul atout qu'elles possèdent dans cet univers de violence: leur beauté.Et elles le négocient serré», rigole l'auteur.Dany Laferrière a voulu donner une leçon à la religion, à la vertu haïtiennes, la base du régime dictatorial, dont sa mère et ses tantes sont les dignes représentantes.«Elle (sa mère) pense qu'on a encore affaire à des être humains.Alors que cette ville est devenue une vraie jungle», écrit-il.«À quoi leur sert le bien et la vertu, si elles ne peuvent pas sauver ce qu'elles ont de plus précieux: leur fils.Ce sont ces filles, qui représentent le mal pour ma mère et mes tantes, qui sauveront leur fils chéri », ajoute-t-il.Car Le goût des jeunes filles est un roman sur la dictature, vécue au quotidien.«Les étrangers qui arrivent à Port-au-Prince sont surpris de voir que les gens dansent, fêtent, rient.La dictature, ce n'est pas l'événement.C'est ce qui est a l'intérieur des gens qui change».Choupette, Miki, Marie-Michèle, Marie-Erna et Pasqualine foncent résolument dans cette jungle, fortes de la puissance que leur confère leur beauté.«Ah! les seins.La petite moue méprisante de la bouche.La langue rose qui court comme un esturgeon hors de l'eau.La longue courbe du dos.Les ongles rouges.Ce sont des armes autrement plus efficaces que les biceps, les muscles et la mâchoire carrée ».La violence fait partie de la vie de ces quatre filles.Des viols sont traités comme un événement banal, les insultes font partie du langage, l'interdiction de faire étalage de tout sentiment est totale.Hommes et femmes s'entredé-chirent.«C'est la plus longue guerre du monde, celle des sexes ».«l'ai toujours rêvé de faire un roman qui ferait pénétrer l'étranger dans l'univers du Port-au-Prince moderne.Chez les auteurs du tiers-monde, la modernité, c'est un sujet presque vulgaire, pas assez intéressant pour y consacrer un livre», explique Dany.«le suis un des premiers auteurs du tiers monde qui a des autos dans ses livres!».Fraîchement débarqué de l'avion, l'auteur, dont c'est le quatrième roman, parle avec ce mélange de timidité et de charme qui lui est propre, «le reviens d'Haïti, où je suis allé enterrer ma grand-mère», dit-il, la voix un peu enrouée.Une perte immense.«Mais elle sera toujours vivante pour moi».C'est la première fois depuis vingt ans qu'il retournait à Petit-Goâve.«Tout a changé.Et, de façon surprenante, pour le mieux», dit-il, dans un éclat de rire.Il n'a pas été revoir, au passage, ce qu'étaient devenues les quatre héroïnes de son dernier roman.«En vieillissant, leur monde s'est probablement écroulé.Elles ont perdu leur pouvoir, se sont intégrées.Elles sont devenues bourgeoises».Il réfléchit, appuyé sur sa main.«Mais je me demande comment on peut bâtir un pays nouveau, en Haïti, avec toute leur amertume et leur violence».mm La vie des livres PIERRE VENNAT Quand les Parisiens plagient Châtelaine ¦ Tout le monde ou presque, au Québec, connaît le magazine Châtelaine que dirige, depuis quelques années, la rédactrice en chef Micheline Lâcha nce.Si la rédaction de cet excellent magazine pour femmes n'a pas d'objection à ce que l'on apprécie son travail, bien au contraire, il n'en est pas de même lorsqu'on le plagie.Or c'est justement ce qui vient d'arriver.Dans un livre intitulé Répliques et consacré à Françoise Sagan, l'éditeur Marc Maumon, des Éditions du Quai Voltaire reprend, mot pour mot, les sept premiers paragraphes d'un article de Monique Roy, pubié dans Châtelaine en avril 1990 et intitulé Incorrigible Sagan.Furieuse, Micheline Lachance, dans une lettre à l'éditeur parisien, dont La Presse a obtenu copie, écrit: «Que vous ayez choisi de publier un Ivire selon une formule que je trouve discutable, et qui consiste à puiser à même les entretiens réalisés par des journalises de quotidiens et de magazines, sans leur en attribuer la paternité (et sans même les prévenir), passe encore.Leur nom.il est vrai, apparaît dans une espèce de fourre-tout a la fin du livre.Mais que l'éditeur, dans sa note de présentation, emprunte lui aussi a un tiers le texte qu'il signe, je trouve cela inacceptable.« Bien sûr, le Québec est loin et vous vous êtes sans doute dit que votre «emprunt» passerait inaperçu.Ou alors, vous avez cru que nous serions flattés de figurer, même anonymement, dans votre ouvrage.Il n'en est rien.« Vous avez apprécié notre article au point de le faire vôtre, soit, mais avouez que ce procédé ne s'embarrasse pas de l'éthique professionnelle.» La Société littéraire de Laval et Brèves littéraires La Société littéraire de Laval, qui comme le dit son nom, se veut une «société branchée sur la littérature lavalloise et universelle, littérature participante et accessible pour l'éclatement de l'imaginaire», vient de lancer un autre numéro de sa revue Brèves littéraires.Celle-ci, qui se présente comme un petit volume d'une centaine de pages, est publiée quatre fois par an.Dirigée par un comité de rédaction et de lecture composé de Patrick Coppens, Jacqueline Déry Mochon et Dominique Frédizzi, Brèves littéraires, disent-ils, vise à encourager le goût des lettres et à favoriser la création sous toutes ses formes.19 auteurs y sont publiés dans ce numéro-ci.Quant à la Société littéraire de Laval, elle est ouverte à tous, écrivains et ecrivaines et ami(e) s de la littérature.On y organise ntamment des ateliers de création, en écriture avancée et écriture de science-fiction, des soirées récitals et des soupers littéraires et on y procède à des lancements.\u2022 Pour en savoir plus long, on s'adresse au: 5495 boulevard Saint-Martin ouest, Laval (Québec) H7W 3S6.Tél.: 682-2708 ou 622-7018.Nouvelle collection aux Herbes Rouges Les Éditions Herbes Rouges viennent de créer une nouvelle collection.Dirigée par Michel Morin, qui a fait beaucoup parler de lui le printemps dernier en publiant chez cet éditeur Souveraineté de l'individu, la collection portera le nom d'Essais.Selon l'éditeur, elle vise surtout à valoriser et promouvoir l'essai comme genre littéraire: elle mettra donc l'accent à la fois sur l'originalité de la pensée et la qualité de l'écriture mais se veut également ouverte à toutes les formes de réflexion sur des sujets tels que la littérature, la philosophie et la politique.Enfin, on assure qu'il s'agira d'un lieu de pensée libre, hors de tout dogmatisme et de toute idéologie.Les premiers titres paraîtront au printemps prochain et.nous promet-on.«la collection Essais misera sur le caractère individualisé de la pensée et l'audace de conception d'un auteur».; y m : Ni \"V ¦ Judith Jasmin, journaliste engagée PIERRE VENNAT ¦ «Dans un travail comme le mien, on n'a pas le droit de tricher.» ludith lasmin fut sans aucun doute l'une des plus grandes journalistes du Québec; celle qui ouvrit la porte aux femmes à la radio et la télévision d'État, dans des rôles autres que speakerine, recherchiste ou comédienne.Mais s'il faut en croire Colette Kcauchamp.qui vient de rédiger sa biographie, ce n'est pas demain qu'on en retrouvera une autre comme elle.Parce que les femmes (et les hommes) journalistes d'aujourd'hui font de « l'information », mais sans s'engager socialement, sans épouser des causes comme le faisait Judith lasmin.\t BIOGRAPHIE\t Colette Beauchamp, d'un quart de siècle plus jeune que I u-dith lasmin, qui a en outre pratiqué le métier de journaliste pendant 25 ans, est elle-même une tenante du journalisme engagé; comme en fait foi son premier ouvrage.Le Silence des médias, paru en 1987.La | udith lasmin qu'elle décrit considérait la transparence corne essentielle.Comme les autres, disait ludith lasmin, les journalistes ont leurs opinions personnelles; les uns acceptent la guerre, d'autre pas, les uns choississent pour leurs enfants des écoles confessionnelles, d'autres veulent pour eux des écoles neutres, les uns penchent vers le conservatisme, d'autres vers le socialisme.Aux yeux de ludith lasmin, les seconds ne sont pas par essence moins aptes à traiter l'information avec rigueur.Le fait pour le public de connaître les prises de position personnelles d'un journaliste ne pose pas de problème, car elle croit à deux données fondamentales en information: l'honnète-ic des journalistes et la capacité de discernement du public.«L'objectivité pour moi, ce sont les faits, les choses à dire, les gens à faire entendre tels qu'ils sont.Quelles que soient ses idées personnelles, le journaliste doit montrer les faits qu'il a à montrer.C'est ça l'objectivité, presque la nudité du fait».À Radio-Canada, à cause de ses engagements sociaux et de son franc-parler, ludith lasmin connut des difficultés.Beau-champ écrit: «On la craint en haut lieu ; on la respecte, on ne peut pas la balayer du revers de la main.On peut cependant l'écarter de l'animation d'émissions en direct et la cantoner dans le reportage filmé.Son honnête même joue contre elle.Elle effraie par sa volonté d'aller au fond des choses, par sa manière structurée de discuter qui force l'interlocuteur à justifier son opposition par des arguments valables».Cela dit, le livre de Colette Beauchamp ne porte pas que sur ludith lasmin journaliste, mais sur la femme (décédée à 56 ans).Sur son père, militant socialiste, candidat défait du Parti de la Reconstruction durant la crise économique puis une dizaine de fois au moins pour le CCF.Colette Beauchamp parle aussi de la ludith lasmin qui s'inscrivit en chimie à l'Université de Montréal et qui rêvait de devenir médecin.Puis de la ludith lasmin actrice aux côtés de Mia Riddez.De ses amants, qui sont tous nommés, y compris le plus prestigieux de tous, René Léves-que, liaison que les biographes de l'ancien premier ministre omettent de mentionner, règle générale.JUDITH JASMIN 1916-1972: DU FEU ET DE flamme.Colette Beauchamp.Éditions du Boréal.Montréal, 1992.464 pages.24,95 S.Réjane Bougé Bernard Lamothe Michel Butler Peur de la critique, sentiment de ne pouvoir rien ajouter à l'édifice imposant de la littérature SUITE DE LA PACE B1 «Catherine, c'est une partie de moi-même, mais le personnage s'est littéralement imposé a moi», explique-t-elle.Le roman de Michel Butler tient lui aussi de la thérapie.«On a chacun une soupape, une façon de se délester de nos émotions les plus fortes.Pourtant, je n'aurais jamais pensé que j'écrirais», ex-plique-t-il.L'homme de mon lit raconte en 61 pages la solitude désespérée d'un personnage homosexuel, qui restera prisonnier de sa solitude déchirante, une critique plutôt
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