La presse, 15 janvier 1993, Cahier A
[" Le haut de gamme à la japonaise vu 7050 JEAHTALON, EST PRÈS DES GALERES D'ANJOU 352-1010 Aujourd'hui: Nuageux avec neige légère Minimum-13° Maximum-7* Demain: Généralement nuageux et froid Aujourd'hui « - A3 BIODÔME Le maire Jean Doré a accueilli personnellement hier le millionnième visiteur du Biodôme, Mlle Dominique Bois, une cégépienne de Char-lesbourg, en banlieue de Québec.SP» CANADIEN 5 O NORDIQUES 3 Stephan Lebeau, Vincent Dam-phousse et Mike Keane poursuivent leur excellent travail à l'attaque, et le Canadien sort vainqueur des Nordiques sur la glace du Colisée.Sommaire Annonces classées Immobilier.C7, C8 marchandées.C8, C9 emplois.C9,C10 automobiles.C10, C11 propositions d'affaires .B4 Arts et spectacles informations.C1 à C6 ciné-horaires.C4 télé-horaires.C6 Bandes dessinées.C9 Bridge.C9 Décès.C11.C12 Économie.B1, B4 à B8 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.C7 Horoscope.C8 Inf.nationales.A8 Le monde.A10 Loteries \u2014 résultats:.A4 \u2022Mot mystère».C8 Mots croisés.C10 mm/m* DETAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, VENDREDED115 JANVIER 1993 109« ANNÉE N° 84 54 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus autorise sur NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QUÉBEC ans le crier sur les toits, le gouvernement Bourassa vient d'autoriser l'utilisation de l'inscription STOP au même titre que le terme ARRÊT, le seul légalement accepté jusque-là sur les panneaux octogones rouges au coin des rues.Dans un décret paru discrètement dans la Gazette officielle du 30 décembre dernier, le ministre des Transports, Sam Elkas, permet en effet l'utilisation du pan- Reportage haineux sur les Québécois publié en Floride ÉRIC TROTTIER Les représentants des communautés noire, juive et hispanophone de Hollywood, en Floride, s'apprêtent à dénoncer aujourd'hui un reportage haineux sur les vacanciers québécois publié dans la dernière édition de l'hebdomadaire XS et intitulé: « Ribbit, Ribbit.Ils ont repris leurs coassements; les grenouilles sont de retour».Pour la deuxième année consécutive, XS s'attarde, photos à l'appui, aux habitudes des French Ca-nadians en Floride et signale à ses lecteurs que tous les signes de la nouvelle saison des vacanciers québécois sont dans l'air: «On sent l'odeur de la crème solaire bon marché; les cousins germains de la grande baleine blanche s'affairent à stocker de la graisse en prévision de l'été prochain.Vous avez tous compris: les Québécois sont de retour.» Sur un ton pas très politically correct, le journaliste Andrew It-koff accuse les Québécois de tous les maux de la terre: leur façon de penser, de conduire une auto, leur avarice, leurs mauvaises manières, leurs vêtements kétaines, leurs sandales en plastique de chez K-Mart, leur façon de s'exprimer, bref, ils sont la «honte» de la Floride.«Voici les touristes bedonnants dégoulinant de graisse, au ventre nu, engoncés dans des maillots que même les bambins n'oseraient porter.Voyez ce speedo trois fois trop petit: c'est le gros- VOIR REPORTAGE EN A 2 ?neau STOP à compter du premier janvier 1993.L'ancien règlement daté du 24 novembre 1989 mentionnait que seul le terme ARRET pouvait être écrit dans la si-gnalisation routière.Il donnait également aux autorités gouvernementales et municipales jusqu'au 31 décembre 1992 pour rendre leurs panneaux de signalisation conformes à la réglementation.Ce changement est autorisé par STOP ¦ le ministre Elkas avant même que son collègue Claude Ryan, responsable de la politique linguistique du gouvernement, ait reçu l'avis du Conseil de la langue française à qui il vient de demander de se pencher sur la langue dans la signalisation routière.Dans sa lettre au Conseil datée du 11 décembre dernier, M.Ryan demandait à l'organisme de lui fournir d'ici à la fin de mars 1993 un avis sur l'apparente incompatibilité entre deux articles de la loi 101, soit les articles 22 et 29.L'article 22 permet le recours à une autre langue que le français dans l'affichage gouvernemental «lorsque la santé ou la sécurité publique l'exige» tandis que l'article 29 signale que dans l'affichage routier, le texte français ne peut être remplacé que par des pictogrammes.L'un ou l'autre Dans la nouvelle réglementation, le ministre Elkas précise que les panneaux déjà installés et marqués de l'inscription bilingue ARRET-STOP pourront demeurer en place après le premier janvier 1993 mais s'ils sont remplacés, ils devront l'être par des panneaux marqués d'une seule des deux inscriptions._ VOIR STOP EN A 2 Les nageuses chinoises usage | de stéroïdes FRANÇAIS Peu VEAU «A ¦i TOUCHANTES RETROUVAILLES W .je ¦ I ¦ Retrouvailles, hier soir, lors du Cala des célébrités du 25e anniversaire des Expos.Certaines plaies ne se cicatrisent jamais: \u2022Je me souviendrai toujours des yeux de Rusty (Staub) lorsqu'il a appris qu'il était échangé, ce jour d'avril 1972; a rappelé l'ancien gérant Cene Mauch.\u2022 Voir tabloïd Sports pages 7 et 8.photo roœrt majuoux.u presse Beijing et à Shangai, j'ai du croiser up million de chinois dans les rues.C'est noir de monde, à pied et à vélo.Des gens pauvres, minces comme des guêpes.Ils ga-gnent peut-être 50 $ par mois.Les desserts, ils ne.connaissent pas beaucoup ça.Et je n'ai vu personne avec de l'acné.sauf autour : de la piscine.Or, toutes les nageuses chinoises ont dé l'acné, parlent avec une voix grave, sont extrèm ment musclées.» Guylatne Cloutier, 21 ans, qui rentre de Chine, confirmait ainsi à La Presse.; hier, les propos que l'entraîneur de natation de Suède, Hans Chrunak, a confiés à l'agence de son pays, TT.En substance, Chrunak a déclaré que la Chine, force montante de ta natation féminine, construit ses sur l'usage des anabolisants et ^devrait être boycottée par les diverses fédérations nationales et les grandes compétitions.Gùylaïne, originaire de Montmagny* est championne canadieni«« à la brass membre de » equipe nau naîe du Canada depuis 1984v La jeune étudiante aux HEC a pris part aux : deux premières Coupes du ; Monde, troisr épreuves chaque fois, les 50, 100 et : 200 mètres.Elle n'a pas ga- -i g né\".Trois médailles de bronze, une quatrième place et deux cinquièmes places.Presque chaque fois, les nageuses chinoises finis- , saient premières.«Il y a toujours eu de la tricherie.Il y avait des na-geusefc dopées à Séoul, Barcelone, Étil y eh au sans doute encore aux pro%> chains feux olympiques.Je né m'en fais pas avec ça.Ça ne vaut pas ta pejne.de gâcher toutes ces années con- \" sacrées à la natation.Une vraie gagnante ce n'est pas celle qui remporte J'or une fois, et' après c'est fini, La vraie championne c'est ce! qui est constante.On se so viendra de moi parce que pendant plus de dix ans*-j'aurai représenté mon pays dans l'honneur.C'est rare à: 1$ brasse de durer si longtemps.Au Canada ça n VOIR NAGEUSES EN A 2 I V- - S Assurance-chômage : dissidence dans les rangs conservateurs MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA i le gouvernement conservateur va de l'avant avec ses restrictions au programme d'assurance-chômage, il devra faire face à l'opposition de certains de ses députés québécois.Le député conservateur de Deauce, M.Gilles Bernier, a en effet écrit mercredi dernier au ministre de l'Emploi et de l'Immigration Bernard Valcourt pour lui faire connaître son désaccord.(oint par téléphone, M.Bernier a précisé qu'il était prêt à voter contre le projet de loi si ce dernier n'était pas amendé.Son collègue de fonquière, le député Jean-Pierre Blackburn, a déjà fait connaître son opposition lors du caucus national de décembre dernier.«|e me suis battu depuis huit ans pour bien des projets de loi de mon gouvernement.le pense, entre autres, au dossier constitutionnel où j'ai fait beaucoup.Mais cette fols-ci, le coeur n'y est pas», a-t-il déclaré hier lors d'une entrevue téléphonique.Lui aussi se dit prêt à voter contre le projet de loi s'il n'est pas modifié et il dit avoir l'appui de son exécutif.MM.Bernier et Blackburn s'insurgent contre les changements au programme d'assurance-chô- VOIR DISSIDENCE EN A 2 Miller achète 20 p.cent du capital actions de Molson Une transaction de 348 millions MAURICE JANNARD_ La brasserie américaine Miller Brewing va acquérir une erticipation de 20 p.cent dans capital actions des Brasseries Molson, pour la somme de 348 millions de dollars.La Miller Brewing fera également l'acquisition de l'entreprise de distribution du brasseur canadien aux États-Unis, la Molson Breweries USA.De plus, Miller se porte acquéreur des droits de mise en marché et de distribution des marques Molson aux États-Unis et s'engage à verser des redevances aux Brasseries Molson.Par cette alliance, Molson vise à s'assurer une part plus grande du marché aux États-Unis et à devenir une marque de commerce nationale majeure chez nos voisins du sud.La nouvelle a été annoncée simultanément hier dans les villes de Toronto, Milwaukee et Melbourne (Australie).La conférence de presse de Toronto était retransmise par téléphone à Montréal dans les bureaux de la société, rue Notre-Dame.Le président des Compagnies Molson Ltée, Marshall Cohen, a déclaré que l'accord allait permettre à Molson de réduire ses coûts de production, puisque le brasseur canadien pourra s'approvisionner auprès de Miller en matières premières et en produits d'emballage.Les Compagnies Molson Ltée, de Toronto, détient 50 p.cent des actions des Brasseries Molson, l'autre moitié appartenant au groupe australien Fostér's Brewing depuis la fusion Mol-son-Carling O'Keefe.Les partenaires canadien et australien cèdent chacun 10 p.cent de leurs intérêts à leur nouvel allié américain.Miller obtient aussi une représentation au conseil d'administration du brasseur canadien.Les Compagnies Molson recevra 180 millions pour les intérêts cédés.Devant les journalistes montréalais, M.André Tranchemon- VOIR MILLER EN A 2 ROYAL LA FLORIDE AU DEPART DE D0RVAL 169 ¦Acheté* un tiiiti [1 fitmûn ?u pru t*% r +/ ï \\mi*mei) 16V \u2014I-, A2» LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED115 JANVIER 1993 Demain dans La Presse SUITE DE LA UNE STOP_ Québec autorise le STOP sur les octogones rouges Un adjoint du ministre Claude Ryan, François Grenon, a expliqué hier que son patron avait autorisé le changement à titre de ministre responsable de la politique linguistique «parce que les deux termes sont français».Le dictionnaire Robert lui donne partiellement raison: le dictionnaire mentionne bel et bien le terme STOP mais précise qu'il s'agit d'un mot anglais signifiant arrêt.« Les deux sont français et les deux sont employés», a prétendu M.Grenon.Le gouvernement a voulu modifier le règlement pour enlever l'obligation, faite dans l'ancien règlement, de changer les panneaux pour le premier janvier 1993, a-t-il expliqué.Un comité de fonctionnaires du ministère des Transports s'est réuni l'an dernier pour analyser toute la question.On a notamment soupesé les implications financières du changement des panneaux pour les municipalités impliquées.Personne n'était cependant disponible au bureau du ministre des Transports Sam Elkas pour commenter la nouvelle réglemen-tation.Q m cbhieb tnjus L'interminable règne ¦ Depuis quelques années, ie gouvernement socialiste français va dune «affaire» à l'autre, des petites, des grandes, des vraies, des fausses.A deux mois des élections législatives, notre correspondant à Paris, Louis-Bernard Robitaille, raconte que la France est pénétrée dune véritable atmosphère de fin de règne.Dans une série débutant samedi, La Presse explique comment les onze ans de socialisme commencent de paraître une éternité à l'électorat français.# ¦ BRUNY SURIN : Dans la section Sports, à l'aube de la nouvelle saison d'athlétisme, Denis Arcand nous raconte Bruny Surin, quatrième meilleur sprinter au monde.Surin affronte Ben Johnson ce soir à Hamilton et dimanche au Centre Claude-Robillard.En bref NAGEUSES Les nageuses chinoises font usage de stéroïdes s'est jamais vu, une fille au sommet pendant plus de quatre ans.» Aucune n'est «propre* Pour sa part, l'entraîneur suédois Chrunak a affirmé, à Stockholm: «je doute qu'il y ait une seule Chinoise «propre» dans l'équipe».Chrunak, rentré lui aussi de Beijing et de Shangal mardi soir, précise: «Les Chinoises montrent tous les signes dûs à l'usage des anabolisants: teint terreux, musculatures lourdes, voix comme celles des anciennes Allemandes de l'Est, façon de gagner.et performances.A simplement regarder une chinoise normale, on constate que les nageuses prennent des anabolisants.» Chrunak, entraîneur national depuis 1991, mais associé à l'équipe de Suède depuis près de 20 ans, rappelle qu'au «mondial» de Perth il y a deux ans, la Chine et la Hongrie avaient été les deux seuls pays à voter contre une proposition de contrôles permanents effectués par la Fédération internationale pour détecter les ana- bolisants.Le Suédois voudrait utiliser ses nombreux contacts avec les entraîneurs nationaux des autres pays pour promouvoir le boycottage des nageuses chinoises.Le chat sort du sac «Cette déclaration, commente Guylaine Cloutier, pointe un peu plus les Chinoises.Enfin, le chat sort du sac.Ça se voit facilement autour des piscines, tout le monde en est conscient, mais jusqu'ici, personne ne le disait.» Guylaine, qui a percé l'équipe nationale à l'âge de 12 ans, vomissait hier quand La Presse l'a rejointe par téléphone.«Je suis rentrée de Chine tard mardi, après 30 heures d'avion.le vous dit que là-bas, les mets chinois ne valent pas ceux d'ici, loin de là.À Shangal, l'eau de la piscine sentait le poisson et dans les rues, c'est sale.|e dois avoir attrapé un virus, ou la grippe, ou la tourista, ou la fatigue accumulée.Aujourd'hui (hier) je devais aller à mon cours, mais je ne peux vraiment pas.C'est aussi bien que ça m'arrive maintenant et que je sois prête pour parvenir à mon sommet en février, au Championnat canadien.» La championne était accompagnée de son entraîneur Stéphane Bédard et de trois autres nageurs canadiens, le Torontois Marcel Gery, la nageuse de dos Nikki Dryden de Victoria et la sprinteu-se Andréa Nugent, de Calgary, diplômée de McGill.En Chine, Guylaine est convaincue d'avoir réalisé ses meilleurs chronos hors-saison.\u2022 Carrément impossible I » «Une Chinoise qui n'était même pas aux (eux de Barcelone a failli battre le record mondial vraiment intouchable, en piscine de 25 mètres, établi il y a longtemps par Silke Hoerner, d'Allemagne de l'Est.Celle-ci avait été convaincue de doping.«Cette Chinoise aurait progressé de sept secondes en trois mois.C'est carrément impossible!» La Québécoise, l'une des plus musclées de l'équipe canadienne, se sentait très frêle devant les Chinoises.«Je veux prendre part aux compétitions les plus relevées au monde pour m'aguerrir en vue des Jeux olympiques d'Atlanta.Mais si je commence à me mettre dans la tête qu'ils trichent, je vais être malheureuse et être tentée d'abandonner.C'est plate dans n'importe quel jeu, aux cartes comme dans le sport, de jouer avec des tricheurs et de ne jamais obtenir la victoire qu'on mérite.» Guylaine a aussi remarqué que plusieurs des Blancs établis en Chine qu'elle a rencontrés sont d'ex-Allemands de l'Est.Le Prince s'en doute Par ailleurs, soulignons que le Prince Alexandre de Mérode, président de la Commission médicale du Comité Olympique International, affirmait à Bruxelles, lundi dernier, qu'environ 10 p.cent des athlètes olympiques utilisent régulièrement des substances interdites.Il faisait allusion à l'excellente performance de la dé1 légation de la Chine qui s'est classée quatrième au tableau des médailles, aux Jeux de Barcelone.Seulement cinq des 9366 athlètes, dont un joueur de volleyball chinois, ont été reconnus positifs à Barcelone, contre dix quatre ans plus tôt à Séoul, quand Ben Johnson fut reconnu coupable.De Mérode a ajouté que tout indique que les Chinois ont trouvé le moyen de «battre» les tests de doping.«La Chine, a-t-il dit, est souvent citée comme la nation où tout est possible!» La Chine a conquis 54 médailles, dont 16 d'or, à Barcelone, pour se classer derrière les États unifiés (l'ex-Union Soviétique), les États-Unis et l'Allemagne.?Destruction de 49 000 kilos de hasch REPORTAGE Presse Canadienne QUÉBEC \u2022 ¦ Une trentaine de policiers de la Sûreté du Québec ont procédé, hier soir, à l'incinérateur de Québec, à la destruction de la plus importante quantité de hachisch jamais saisi, soit 49 863,5 kilos.Deux camins-remorques chargés au maximum ont fait route hier matin depuis Baie-Comeau sous escorte policière pour apporter la précieuse cargaison jusqu'à Québec.Les 273 barils de plastique bleu ont été culbutés dans la fosse à déchets après que des agents les eurent ouverts pour en vérifier le contenu.On se souviendra que cette imposante quantité de hachisch avait été retrouvé le 25 juillet 1991, flottant sur le Saint-Laurent au large de Rivière-au-Tonnerre.Le remorqueur Pacific Tide avait été arraisonné deux jours .plus tard avec 16 personnes à bord, dans le port de Montréal.Dix Américains, deux Hollandais et trois Philippins ont depuis été condamnés à l'emprisonnement.Échecs: un prodige de 16 ans Reuter HASTING.Angleterre ¦ Le monde des échecs vient de connaître un événement hors du commun, la victoire d'une femme \u2014 en l'occurrence line gamine hongroise de 16 ans à peine \u2014 dans un grand tournoi international.Judit Polgar, seule femme figurant parmi les cent meilleurs joueurs mondiaux, a remporté mercredi soir le tournoi de Has-tings, le plus ancien du monde et le plus important de Grande-Bretagne, en gagnant les deux parties qui l'opposaient au vainqueur du tournoi les deux années précédentes, le russe Evgeny Bareev, huitième joueur mondial.judit est devenue l'an dernier grand maître international, alors qu'elle n'avait que 15 ans et cinq mois.Le grand Bobby Fischer avait fait moins bien en le devenant à 15 ans et sept mois.Elle est la plus jeune des trois soeurs Polgar, de jeunes prodiges dont l'aînée, Zsuzsa, est également grand maître international.Reportage haineux sur les Québécois publié en Floride plein-de-bière t Et là-bas, c'est Bertha-les-grosses-fesses!» écrit Itkoff qui, avec un certain cynisme, enchaîne: «Nous plaisantons, évidemment.Les Canadiens français sont nos amis.Us améliorent notre économie grâce à tous ces concours de jeu de fer qu'ils organisent, créent de l'emploi en envahissant nos marchés aux puces, dépensent toute leur petite monnaie en louant des tentes-roulottes et en arrachant tous les spéciaux sur lesquels ils tombent.Nous les aimons.» Plus loin, il dit encore: «La prochaine fois que vous aurez envie d'emboutir une voiture portant une plaque d'immatriculation bleue et blanche, ou d'enfoncer une épingle dans le gros ballon d'un de ces ventripotents, souvenez-vous qu'il y a malgré tout pire qu'un Canadien français».Plus sérieusement» le journaliste explique par la suite que le Québécois symbolise tous ces touristes qui s'accaparent les plages de la Floride, année après année.11 rappelle aussi la controverse créée par la publication d'un premier portrait du Québécois, l'an dernier.«Nôtre éditeur, Stephen Wi$sink, avait été interviewé par plusieurs journalistes canadiens, et même par le New York Times», s'enorgueillit-il, avant de présenter le clou de ce numéro spécial: un calendrier comportant 12 photos de Québécois au physique, disons, peu enviable.Wissink a appelé hier son vis-à-vis du So/e/7 de la Floride, |ean Laurac.11 lui a expliqué qu'il ne fallait pas prendre le reportage au pied de la lettre: « It's just a joke ! », a-t-il lancé en riant.M.Laurac ne rit pas.«Nous, on trouve ça très grave, excécrable même! C'est la deuxième fois en deux ans qu'ils nous font ce coup-là; on ne peut pas laisser passer ça», a-t-il déclaré à La Presse depuis son domicile de Hollywood.«Des Elvis Gratton, il y en dans toutes les communautés.Us représentent peut-être 10 p.cent de notre population.En tenant des propos aussi haineux, XS tombe dans le racisme facile.On ne laisserait jamais passer un journal qui qualifierait les Noirs de Nig-gers, même pour faire une blague, lis sont allés beaucoup trop loin », a poursuivi M.Laurac.Il a ajouté qu'une conférence de presse doit réunir aujourd'hui à une même table des représentants des Noirs, des hispanophones, des juifs, des Québécois et des autorités municipales de Hollywood, afin de dénoncer le journal.«Même la chambre de com- Le magazine XS a préparé un calendrier spécial accompagné de \\ photos de Québécois.merce de Hollywood et le pasteur En comparaison, Le Soleil de la Jessie Jackson nous appuient!», a- Floride publie 65 000 exemplai- t-il soutenu.reSf chaque semaine, pour les Lancé il y a deux ans, XS est 300 000 à 500 000 Québécois qui publié par un quotidien de Fort se trouvent dans la région.Les Lauderdale, le Sun SentineU et a Québécois comptent pour 15 p.un tirage évalué à 44 000 exem- cent du tourisme de la Floride et plaires.Ayant le look du magazi- ont apporté un milliard de dol- ne Voir, de Montréal, il est sou- lars à l'économie de cet État l'an vent qualifié de journal marginal, dernier.?Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine), de 9 h à 18 h; \u2022 à Montréal : organisée par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction \u2014 international, église Saint-Damase (sous-sol), 7659, 20e Avenue, Montréal, de 10 h à 20 h 30.La quotidienne\tà trois chiffres\t334 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t3434 [^ABONNEMENT 285-6911 I Le service des abonnements est ouvert du lundi au i i vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé+ Vacances, Voyages Carrières et prof étalons, nominations ¦MMnnHHMMHM 285-7202 285-7306 285-7265 i i i DISSIDENCE Assurance-chômage : dissidence dans les rangs conservateurs mage annoncés par le ministre des Finances Don Mazankowski dans son exposé économique du décembre dernier.Le gouvernement entend refuser toutes prestations d'assurance-chômage aux personnes qlii quittent volontairement leur emploi «sans raison valable» et aux personnes qui sont congédiées pour mauvaise conduite.Jusqu'à présent, elles devaient attendre entre sept et douze semaines avant de recevoir des prestations réduites.Une autre mesure prévoit qu'à partir du 1er avril prochain, tous les nouveaux chômeurs recevront 57 p.cent de leur salaire assurable comparativement à 60 p.cent aujourd'hui.M.Bernier est d'accord pour que le gouvernement décourage les abus.Cependant, il trouve que le gouvernement donne trop de ouvoirs aux fonctionnaires.«Comment feront-ils pour faire la part entre un congédiement pour inconduite et l'abus d'un employeur?» demande-t-il, en rappelant que ce sont les employeurs qui inscrivent les raisons du départ sur le relevé d'emploi.M.Blackburn et lui se préoccupent des personnes qui quittent leur emploi pour échapper au harcèlement sexuel.Même si ce motif est considéré comme valable, la victime doit en faire la preuve, ce qui est très difficile, notent-t-ils.«Dénoncer exige énormément de courage et il faut comprendre la peur chez celles qui ne le font pas», écrit M.Bernier.Membre du comité parlementaire qui a étudié la première réforme de l'assurance-chômage, M.Blackburn se souvient de l'angoisse générée à l'époque par l'augmentation des pénalités.« Pensons-y un peu.Il faut être drôlement riche pour lâcher sa job et dire qu'on est capable d'assumer une pénalité de sept à douze semaines.Et là, au lieu de sept à douze, il n'y aura plus rien.C'est extrêmement punitif pour quelques personnes qui peuvent peut-être abuser du système.C'est prendre un canon pour tuer une mouche et la mouche, c'est le petit citoyen », ajoute M.Blackburn avec émotion.M.Bernier croit lui aussi qu'on pénalise les plus vulnérables.11 fait remarquer dans sa lettre au ministre Valcourt que la majorité des personnes qui quittent volontairement leur emploi travaillent dans des conditions difficiles et à bas salaires.Le député de Beauce estime que le ministre s'est trompé de cible.«Les élus du Parlement doivent faire des efforts pour s'attaquer aux conditions qui créent le chômage et non aux chômeurs.11 faut s'en prendre aux causes et non aux victimes», ajoute-t-il sans ambages.À cet égard, les deux députés jugent inacceptable de ramener le taux des prestations de 60 à 57 p.cent.Selon eux, cela aura un effet dévastateur sur les plus petits salariés.À leur avis, il serait préfé-' rable, pour économiser, de diminuer le salaire maximum assurable qui a été porté de 710$ $ 745$.« \u2022 Les deux députés comptent fai-» re valoir leur point de vue au cours de la réunion du cauciis du Québec et celle du caucus national conservateur qui doivent avoir lieu à la fin du mois.?MBLLER 285-7320 I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les Informations de LA PRESSE et celles des Iservices de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.I (USPS003G92) Champlain N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS 285*7272 .i i VENDREDI I 15 JANVIER 1993 j l I I CODE DU JOUR 02-5 Miller achète 20 p.cent du capital actions de Moison tagne, président de la brasserie Molson O'Keefe (filiale des Brasseries Molson), a affirmé que la transaction allait intensifier la présence de Molson aux Etats-Unis au moment où le marché canadien s'ouvrira, l'automne prochain, aux bières américaines.«Il est certain que l'arrivée des bières américaines va faire diminuer nos parts de marché au Canada, a déclaré M.Trancheraon-tagne.Mais en contrepartie, Molson pourra accroître ses ventes aux Etats-Unis et protéger ses emplois à Montréal.» D'après lui, il est trop tôt pour parler d'augmentation d'emplois dans la métropole, où la compagnie emploie 2000 personnes, soit le tiers du personnel canadien.Il faudra attendre de voir le succès de Molson aux États-Unis, a-t-il souligné.Les produits Molson vendus aux États-Unis continueront d'être fabriqués au Canada, notamment à l'usine montréalaise, qui exporte 15 p.cent de sa production sur le marché américain.M.Tranchemontagne a précisé que les marques Golden, Molson Lite et Molson Dry sont les produits de la société les plus vendus aux États-Unis.Il a indiqué que Molson détient 0,8 p.cent du marché américain, ce qui représente près de 250 millions de dollars.La compagnie envisage à long terme de porter cette pénétration à trois p.cent avec l'alliance avec Miller.Molson continuera de produire sous licence et de mettre en marché les bières Miller au Canada.De son côté, Miller s'engage à faire la promotion de la bière Molson aux États-Unis et à fournir un effort de marketing égal à celui des marques américaines majeures.Marshall Cohen a précisé qu'une bière qui détient environ un p.cent du marché américain doit investir 80 millions en dépenses de marketing.De son côté, André Tranche-montagne a souligné que les différentes taxes aux États-Unis représentent 19 p.cent du prix de vente de la bière, alors qu'au Canada cette proportion grimpe à 53 p.cent.Il estime qu'avec l'ouverture des marchés entre les deux pays, il y a une limite aux coûts de production plus élevés au Canada, et il n'exclut pas la.possibilité que la bière Molson puisse être fabriquée aux États-; Unis un jour.Selon ses dirigeants, Molson détient le premier rang au Canada ; les Brasseries Molson ont réa-lisé un bénéfice d'exploitation de 320 millions en 1992, sur des ven-i tes de 2,35 milliards.De son côté; Miller est le deuxième brasseur américain en importance, avec 22,5 p.cent du marché.Le bénéfice d exploitation de Miller eh 1991 s'est élevé à 323 millions, sur des ventes de 4,1 milliards.Miller est la propriété exclusive de la Philip Morris Corporation, la plus grande société de produits de consommation au monde, qui possède notamment Kraft General Foods.?L 1 b PKfcSSfc, MONTRÉAL, VENDREDI 15 JANVIER 1993 \u2022 A3 Deux Montréalais échappent à la mort ?Au moins six personnes perdent la vie dans l'éruption d'un volcan en Colombie MARTIN PELCHAT ¦ L'éruption du volcan colombien Gale-ras, au moment où plusieurs dizaines de scientifiques, dont deux Montréalais, se trouvaient sur ses flancs, a causé la mort d'au moins six personnes, hier après-.midi.Selon la Croix-Rouge colombienne, six autres chercheurs ont été blessés et dix autres sont portés disparus.Il semble que les victimes et les disparus se trouvaient dans le cratère au moment de l'explosion.Les deux volcanologues montréalais.John Stix, de l'Université de Mont- Le Biodôme accueille son millionième visiteur JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ La millionième personne à franchir les portes du Biodôme, notre nouveau musée des sciences naturelles, est Mlle Dominique Bois, une cégépienne de Charlesbourg, en banlieue de Québec.Le maire de Montréal, M.Jean Doré, qui l'a personnellement accueillie avec sa compagne, Louise Bernier, au cours d'une cérémonie, a dit, tout heureux, que la grande popularité du musée, auprès de la clientèle du Québec entier et d'ailleurs au monde, fait du Biodôme «l'un des atouts majeurs de la métropole du Québec et de l'est du Canada».Il s'est ainsi dit convaincu de la viabilité de la nouvelle institution.M.Doré a fait valoir, devant les < journalistes, que le musée de la civilisation d'Ôttawa-Hull, le plus populaire de tous, a accueilli \\2 million de visiteurs durant la première année de son existence; le Biodôme, lui, a atteint le cap du million en six mois d'existence seulement.L'institution, a-t-il dit, exprime le dynamisme des fondateurs et symbolise l'espoir que la jeunesse porte en elle une nouvelle symbiose avec la nature.Le prix rempoté par Mlle Bois consiste en un intéressant voyage écologiste dans la nature gaspésienne.Dominique Bois, la millionième Visiteuse.photo robejtt nadon, La Presse Le directeur de la nouvelle société qui gère le Biodôme, la Société des musées de sciences naturelles de Montréal, M.Gilles Desaul-niers, participait hier à cette cérémonie avec son président, M.Jean-Paul Gourdeau et M.Richard Bru-nelle, membre du comité exécutif de la Ville.L'un des fondateurs de ce musée, M.Pierre Bourque, directeur du Jardin botanique, était en \u2022 vacances.M.Desaulniers a appuyé les dires ' du maire.En effet, a-t-il expliqué, tout heureux lui aussi, 81 p.cent des visiteurs sont des Québécois de tout le territoire, (dont 47 p.cent de la grande rég' ^n de Montréal).Le reste, (19 p.cent) vient de l'extérieur du Québec: 7 p.cent des USA ; 7 p.cent d'Europe, principa-' lement de France; 4 p.cent de l'Ontario et un p.cent du reste du Canada.Le Biodôme, on le sait, a été construit au coût de 50 millionsS ¦ par le gouvernement du Québec à l'occasion des fêtes du 350e anniversaire.Techniquement, l'immeuble, a-t-on expliqué hier, demeure la propriété du gouvernement, mais les documents officiels éta- .blissant le transfert à la municipalité devraient se faire bientôt.Depuis l'ouverture, les frais d'opération sont à la charge de la Ville.M.Desaulniers a dit que l'important achalandage réduira le déficit d'opération de l'institution.11 a expliqué que, pour toute l'année 1993, la Société des musées espère recevoir 1,2 million de visiteurs.Dans ces conditions, les revenus seront de 6,5 millions; les dépenses de 16,5 millions.La Ville a prévu un budget d'opération de 10 millions pour 1993 pour combler le manque à gagner.Le directeur a dit que cet «autofinancement» prévu n'est donc que de 37 p.cent pour l'année prochaine; il espère porter cette proportion à 50 p.cent d'ici trois ans.téal et Anne Charland, de l'Université McGill, s'en sont tirés indemnes.«On examine les données prélevées avant de descendre dans le cratère, et toutes les données ont indiqué qu'il n'y avait pas de problème, tous les signaux de surveillance avaient indiqué que le volcan était calme», expliquait en entrevue téléphonique avec La Presse, hier soir, M.Stix, un des quatre organisateurs de la conférence à laquelle participaient ces scientifiques.«Tout le monde est en état de choc», ajoutait-il.Depuis lundi, ces scientifiques se trou- vaient à Pasto, la ville de 300000 habitants bâtie sur les bords du volcan, au sud de la Colombie.Ils planifiaient les dix prochaines années de recherche sur le Galeras, et examinaient les moyens de mieux coordonner les échanges entre les spécialistes et la population locale, a indiqué M.Stix.Le Galeras est à nouveau actif depuis 1988.La dernière éruption, avant celle d'hier, était survenue le 16 juillet dernier.Les participants à la conférence y montaient lorsque le Galeras a à nouveau rugi, vers 1 h 45, heure locale.«On a entendu un bruit, raconte Anne Charland.Sur le coup, on s'est dit: c'est peut-être un avion.Mais on a commencé à sentir des cendres et des lapilli, des petits morceaux de roche.Alors le premier réflexe, ça a été de courir.» De lourds blocs ont été projetés, ainsi que des plus petits projectiles lancés à grande vitesse; plusieurs scientifiques ont subi des brûlures.L'un d'eux a vu fondre le sac à dos qu'il portait.Mme Charland faisait partie d'un groupe de sept chercheurs.L'un d'eux était un expert japonais, «il nous a conseillé de rester près de la paroi», dit-elle.Mais au bout de trois ou quatre minutes, le volcan s'était calmé.Il y avait là un immeuble de quatre logements abritant cinq personnes.PHOTOS JEAN GOUPIL.U Presse Quatre logements soufflés par une explosion : aucun blessé ! JEAN-PAUL SOULIE ¦ Un vrai miracle! Quatre logements détruits dans le quartier Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe.Soufflés par une explosion, puis rasés par un incendie.Un enfer de quelques secondes qui n'a laissé qu'un amas de ruines fumantes, au ras du sol, avec des pompiers qui continuaient d'arroser par 15 sous zéro, hier matin.Les cinq occupants de l'immeuble, dont la propriétaire, Yvonne Cadorette, sont sortis sans une égratignure du sinistre.Le choc a été tellement violent que de se retrouver sains et saufs les a laissés un peu ahuris, souriants.Pensez donc! Pas une seule victime! Seulement un téléphone à faire pour avertir Gaston Cadorette, le propriétaire, qui est en Floride depuis deux semaines, les pieds dans le sable chaud, et qui doit rentrer aujourd'hui.Yvonne Cadorette s'était réveillée tôt, hier matin.Ses vêtements étaient prêts, elle devait aller à Montréal pour une radiographie.«Monsieur Beauchemin était venu déblayer la neige dans la cour, j'étais debout! Vers six heures et demi, il y a eu un gros 'boum', et les meubles sont tombés sur mon lit! l'ai cru à un tremblement de terre, et j'ai eu peur que le plafond me tombe dessus.Les vitres étaient cassées, le miroir aussi!» Mme Cadorette a commencé par sortir, puis elle est revenue bien vite chercher son dentier, dans la salle de bains, et c'est là qu'elle a commencé à voir des flammes.Un inconnu la sauve Dans la salle à manger de sa belle-soeur Hélène Lemonde, chez qui elle a trouvé refuge, à dix minutes de son domicile détruit, Mme Cadorette jure ses grands dieux qu'elle ne dira plus rien.Et elle poursuit son récit palpitant, avec force gestes.«Après ça, je suis sortie dans la cour, en jaquette, avec ma robe de chambre, mes petits bas et mes chaussettes.Un grand homme, fort, est arrivé, il a voulu me prendre dans ses bras.Moi je ne voulais pas, mais il m'a prise quand même.Et il m'a emmenée chez mes voisins, les Lussier ».Son sauveteur, «l'homme fort qui voulait la prendre dans ses bras», c'était René Beaudry, un ancien voisin, en visite chez son ami Maurice Perreault, de l'autre côté de la rue.Yvonne n'a jamais reconnu René.«Pas le mari de (eanne-d'Arc?Ça alors!» René Beaudry le savait bien, qu'elle ne l'avait pas reconnu.De la fenêtre de son ami Maurice, il a vu le locataire du logement a côté de celui des Cadorette, Gaston Lussier, qui couchait juste au-dessus de la fournaise, sortir en tee-shirt dans le froid glacial, tout de suite après la première explosion.«Gaston a sauté en l'air, et s'est ramassé par terre par-dessus ses meubles! Il a voulu ouvrir la porte extérieure, mais la porte n'était plus là, arrachée, elle avait traversé la rue, jusqu'à la pharmacie en face.» c Mme Yvonne Cadorette, la femme du propriétaire de l'immeuble détruit, s'est retrouvée chez sa belle-soeur, qui l'a habillée.«Avoir tant de linge, et puis d'un seul coup, plus rien! C'est pas croyableI» C'est alors que René Beaudry a vu Mme Cadorette, un peu perdue, au milieu de sa cour, les deux pieds dans la neige.Sophie Lussier est la fille du garagiste voisin.Belle maison, garage à côté.Elle a sauté de son lit à la première explosion.«Les murs de brique ont gonflé! Et tout de suite après, les vitres ont éclaté, les briques sont tombées, tout a bougé, un vrai jeu de massacre! Mais la maison était toujours debout, et c'est sans doute ce qui a sauvé tous les occupants.Gaston Lussier, qui a sauté en l'air avec ses meubles, a traversé la rue pour aller chercher du linge chez des amis.«Tout le monde a d'abord cru que c'était une auto qui avait percuté le mur d'une maison, et puis on avait encore l'électricité.Après, on était dans le noir, sans chauffage.» L'autre maison voisine est habitée par deux locataires.L'un d'eux, Mario Gad-bois, était seul à monter la garde hier, pour éviter les vols.Les pompiers avaient ouvert toutes les fenêtres, le chauffage était coupé, comme l'électricité.«Notre lit est posé par terre.Nous ayons été soulevés par la force de l'explosion,» raconte-t-il.11 a été mettre sa femme et ses deux fils à l'abri dans la famille.«Quand tout a sauté, je me suis levé, j'ai vu quelqu'un qui courait dans la rue, pas très habillé.Là j'ai perdu le fil.l'ai pris ma femme et mes deux fils et je suis parti.Mon plus vieux, oui a six ans, voulait être pompier, évidemment.le crois qu'il a changé d'idée».A l'étage, les vitres des chambres des enfants sont brisées par des débris encore dispersés au sol.«Les enfants pleuraient en sortant.Il y avait de quoi être effrayé! Le réveil a été brutal».Vers midi hier, une forte odeur de gaz flottait encore dans les logements ouverts à tous les vents.Avec les pompiers et la police locale de Saint-Hyacinthe, hier, la Sûreté du Québec menait son enquête.Un piquet d'arpenteur a été saisi, il porte un numéro qui permettra d'identifier son propriétaire.Le piquet a percé une conduite de gaz sous pression.Mais c'est sans doute quand une machine de déneigement a accroché ce piquet que la conduite a été réellement crevée.«La tête du piquet avait été pliée,» a expliqué hier soir le porte-parole de Gaz Métropolitain, Pierre Durand, qui a passé la journée sur les lieux.Le gaz semble s'être infiltré jusque dans l'immeuble en suivant des conduites d'eau ou d'égout.U s'est accumulé dans le sous-sol, jusqu'à ce que la concentration explosive étant atteinte, une étincelle déclenche l'explosion.Dans la ville de Saint-Hyacinthe, 40000 habitants, Gaz Métropolitain a 300 abonnés environ.La plupart sont des commerces, des entreprises ou des institutions.Vingt et un pompiers alertés à 6 heures 24 ont maîtrisé l'incendie avant 7 heures 45.Saint-Hyacinthe dispose d'un corps de policiers-pompiers de 55 membres, plus 60 pompiers à temps partiel.Le quartier Saint-Joseph où a eu lieu l'explosion d'hier s'est fusionné à la ville en 1976.Gaz Métropolitain a déjà eu affaire à une explosion à Saint-Hyacinthe, à l'hôpital Hôtel-Dieu, il y a trois ans.La dernière explosion survenue dans la région de Montréal date de mars 1990, à Dollard-des-Ormeaux, alors qu'un bungalow explosait sans faire de victimes.Là encore, des employés municipaux creusaient dans la rue et ont causé le sinistre.« Pourtant, dit Pierre Durand, Gaz Métropolitain offre gratuitement le service de localisation des lignes souterraines à tous les entrepreneurs qui le demandent.Mais contrairement à ce qui se passe aux États-Unis, ici il n'y a pas de pénalités ni de poursuites criminelles.» L'EXPRESS DU IVI ABUS DE CONFIANCE ¦ L'ingénieur René Lacroix, 53 ans, de Pointe-Claire, a comparu hier en Cour du Québec pour être accusé d'abus de confiance.Cet ancien haut fonctionnaire du ministère des Transports est accusé d'avoir usé de son influence pour que soient accordés des contrats de construction à des entreprises avec qui il partageait des profits.Jean Côté, de Masson, un ingénieur de 41 ans, qui fut lui aussi à l'emploi du ministère des Transports, est recherché par la police pour les mêmes crimes.De 1987 à 1991, Lacroix était l'administrateur responsable d'approuver tous les projets de construction sur les autoroutes à l'ouest de Montréal.Côté, lui, était le chef du département du bureau de Hull responsable des travaux de construction à partir de 1987.Les deux hommes se connaissent pour avoir travaillé ensemble à Hull.Selon les policiers, les deux hommes ont usé de leur influence pour favoriser des entreprises de construction dans lesquelles ils avaient des intérêts.REQUÊTE REFUSÉE ¦ Le juge François Beaudoin, de la Cour du Québec, a rejeté, hier, la requête de l'avocat du policier Paul-Normand Chevalier qui réclamait que le procès de son client se déroule devant 12 jurés.Suspendu de ses fonctions, ce caporal de la Sûreté du Québec, attaché à la section de lutte au crime organisé au détachement de Saint-Jérôme, est accusé de trafic et de possession de cinq kilos de cocaine.En premier lieu, représenté par Me Richard Perras, Chevalier avait informé la cour qu'il voulait un procès aux Assises.Quand il a été cité à son procès, Me Perras a fait savoir que son client avait décidé de demander un procès devant un juge seul.Par la suite.Me Perras a cédé sa place à Me Jean-Claude Hébert qui a redemandé un procès devant jury.Requête qui a été refusée.\u2022 OBJECTIONS IMPRÉVUES ¦ À la suite d'interventions imprévues des villes de Montréal et de Laval, Hydro-Québec pourait être obligée de revoir le tracé de sa future ligne de transport d'électricité traversant la rivière des Prairies atteindre Anjou.Montréal trouve que ce projet nuit aux efforts déployés pour améliorer l'image de l'Est, tandis que Laval veut absolument que la ligne soit souterraine, contrairement à la décision d'Hy-dro.ARCHAMBAULT ¦ Serge Archambault, présumé meurtrier de trois femmes, a changé d'avocat et il connaîtra le 3 février la date de son enquête préliminaire qui se déroulera au palais de justice de Saint-Jérôme.Normalement, la date aurait dû être fixée hier, mais le juge François Beaudoin, de la Cour du Québec, a accepté la requête de Me Pierre Pou-part, nouvel avocat de l'accusé.L'avocat a demandé quelques semaines pour prendre connaissance du dossier d'Archambault, qui est détenu depuis la fin novembre, soit quelques heures après la découverte du corps d'une jeune femme.CONTREBANDE DE CIGARETTES ¦ Trois individus arrêtés par la GRC dans la nuit de mercredi à jeudi, à Pointe-du-Lac, dans le cadre d'une importante saisie de cigarettes, ont pu reprendre leur liberté après avoir comparu hier au palais de justice de Trois-Rivières.Ronald Giroux, 30 ans, de Kanesatake, Kenneth Snee, 60 ans, de LaSalle, et Vincent Fazio, 37 ans, de Montréal, ont dû cependant signer un engagement personnel de 5000$ et promettre de se rapporter une fois la semaine aux bureaux de la GRC.Fazio a été arrêté de nouveau quelques instants après sa libération, par des agents de la SQ cette fois, puisqu'il était recherché sous mandat pour plusieurs milliers de dollars de contraventions impayées.Les prévenus risquent de lourdes amendes s'ils sont reconnus coupables.Le procureur fédéral a en effet indiqué que les amendes dans chacun des cas pourraient être de 71647$, soit deux fois les droits d'accise sur la quantité de tabac saisi.Les accusés étaient en possession de 104 caisses contenant 5200 cartouches de cigarettes et 1440 boites de tabac à cigarette lors de leur arrestation.\u2022 » VOL QUALIFIÉ ¦ Deux individus soupçonnés d'avoir cambriolé le bureau de poste de Lanoraie ont brièvement comparu hier au palais de justice de loliette sous des inculpations de vol qualifié et de possession d'arme prohibée.Les deux suspects, Robert Bolliger et |ean-Paul André, âgés respectivement de 28 et 29 ans, de Pointe-aux-Trembles, ont été appréhendés mercredi, dans un quartier de l'est de Montréal.Le duo serait responsable d'un vol ù main armée perpétré lundi au bureau de poste de Lanoraie.Les voleurs ont fait main basse sur une quantité de timbres estimée à environ 1000$, en plus d'une somme d'argent de 300$. A*___ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED115 JANVIER 1993 Sida: la maison Nazareth pourrait devoir fermer le 23 janvier Entre-temps, 100 malades attendent une place dans une maison d'hébergement PIERRE CINGRAS ¦ Une centaine de malades sont actuellement en attente d'une place dans la dizaine de centres d'hébergement pour les personnes atteintes du sida de la région de Montréal, autant que le nombre de patient que l'on retrouve en ce moment dans ces centres spécialisés, a indiqué hier le Comité sida aide Montréal.En dépit des besoins considérables, la maison Nazareth, située rue Seymor, non loin du Forum, doit fermer ses portes le 23 janvier faute de fonds suffisants.Ce centre d'hébergement, le seul du genre à Montréal, donne l'asile au sidéens en phase terminale qui cherchent un certain réconfort avant leur mort.La maison Nazareth accuse un déficit de l'ordre de 500000$.Fondée il y a 18 ans, ce centre s'occupait à l'origine des personnes âgées atteinte de cancer.En 1988, on décide plutôt d'offrir des services aux gens qui meurent du sida, des personnes délaissées pour la plupart.Le directeur de la maison, Dennis Hadley, explique que les dons privés ont diminué de moitié durant l'année qui a suivi ce changement de cap, une situation attribuable au fait que les donateurs, des anglophones en grande majorité, ont continué à soutenir les causes qui leur tenaient déjà à coeur, ou pour une faible part, parce qu'ils ne voulaient pas donner pour une maladie «tabou», fait-il valoir.En dépit de ce manque à gagner, les soins donnés aux sidéens se sont avérés très coûteux et il a fallu engager à temps plein qua- tre personnes.La maison peut héberger 10 malades.«Il en coûte 500$ par mois au malade mais la facture réelle se chiffre à 100$ par personne par jour.Nous ne pouvons plus boucler notre budget malgré la subvention de 49000$ de Québec.Et nos employés sont moins payés qu'ailleurs et je vis sous le seuil de la pauvreté», dit Dennis Hadley.Pourtant fait-il valoir, si on transfert les malades à l'hôpital, il en coûtera 1800$ par jour à l'État.La durée de séjour d'un patient est en moyenne de 30 jours mais il est déjà arrivé que huit sidéens meurent au cours d'une même semaine à la Maison Nazareth.«Nous espérons un miracle, dit Dennis Hadley.Cette maison répond vraiment à un besoin pour la société.Voilà un an que j'ai averti les autorités à ce sujet».Appeler à commenter la situation, le Centre québécois de coordination sur le sida a préféré référer les questions an ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté.Pour sa part, le porte-parole ministériel a soutenu que le cabinet a été avisé de cette affaire depuis quelques jours à peine.On explique que le ministère subventionne actuellement 100 places dans ces centres d'hébergement, à Montréal et à Québec, et que ce chiffre sera porté à 123 l'an prochain.On indique par ailleurs que le cas de la Maison Nazareth est typique de ces organisations bien intentionnées qui augmentent leurs services mais ne peuvent ensuite suffire à la demande créée, faute de financement.Pour aider les enfants qui ont des parents atteints du sida ¦ Le groupe Sida bénévoles Montréal mettra sur pied dans les semaines qui viennent des séances de thérapie «par le jeu» afin d'aider de jeunes enfants qui vivent avec des parents atteints par la maladie.Ce serait la première fois, dit-on, que l'on se penche sur les problèmes particuliers vécus par ces enfants âgés de moins de dix ans.Les séances de thérapie doivent se tenir deux fois par mois et seront supervisées par un travailleur social spécialisé du CLSC Ville-Marie.«On oublie souvent que le sida est très présent chez les hétérosexuels et qu'au Québec la prévalence de la maladie chez ces gens est la plus élevée au Canada.Ce qui fait que bien des enfants doivent vivre des tensions très grandes.Us ont besoin d'aide», explique Jock Newman, le président du groupe.Cette organisation qui compte surtout des anglophones existe depuis 1987.Elle s'est distinguée en aidant individuellement les sidéens à résoudre leurs problèmes quotidiens.Sida bénévoles Montréal termine aussi l'entraînement d'un groupe de bénévoles afin d'offrir un service de gardiennage pour ces enfants.« Les tabous sont parfois bien ancrés, dit M.Newman.Il arrive très souvent que les sidéens ne peuvent trouver de gardiennes pour leur enfants parce qu'ils sont atteints par la maladie.Nous tentons de les aider».Sida bénévoles Montréal obtient la plus grande partie de son financement par des soirées bénéfices qu'elle organise de temps à autre.En octobre dernier, par exemple, la soirée Black and Blue à laquelle avait collaboré l'artiste Mitsou avait permis de récolter 26000$, soit l'essentiel de son budget pour l'année 1993.itôbec Tirage du 93-01-13 3 11 16 23 24 26 Numéro complémentaire:.25 RÉSULTATS loto-qucbcc GAGNANTS LOTS 6/6 3 637 842,40$ 5/6+ 13 44158,30$ 5/6 384 1195,90$ 4/6 19 882 44,20$ 3/6 338 293 10,00$ Ventes totales: 16 022188,00$ Prochain gros lot (approxJ: 2 400 000,00$ Prochain tirage: 93-01-16 ËQtra Tirage du e 93-01-13 NUMÉROS 015487 15487 5487 487 87 7 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 93-01-14 21 23.49 54 67 68 Prochain tirage: 93-01-15 T V A, le reseau des tirages de Lbtd-Ouébec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.ATTENTION CHUTE DES PRIX ! rabais! Un événement comme ça, ça rmnt le détour! Absorbons les taxes.30 à 70% Fourrures MComber ckpia.1M.Î 440, DE MA1SONNEUVE OUEST, MONTRÉAL (314) 845-1167 Pose d'implants mammaires dans des cas spéciaux: la décision d'Ottawa plaît et.déplaît MARTHA GAGNON ¦ La décision du ministre fédéral de la Santé d'autoriser la pose d'implants mammaires en silicone dans des cas spéciaux, malgré la mesure générale d'interdiction, satisfait les chirurgiens plasticiens mais inquiète certains groupes de femmes.Les implants mammaires n'ont pas fini de susciter la controverse.Hier, le docteur Roland Charbonneau, président de l'Association des chirurgiens plasticiens, se réjouissait que le gouvernement ait ouvert la porte à des exceptions.Selon lui, il s'agit d'une attitude moins rigide que celle adoptée lors du moratoire, il y a neuf mois, qui interdisait totalement l'implantation de prothèses mammaires.«Si le ministre Bouchard nous permet de l'utiliser dans des cas spécifiques, on peut conclure que les implants ne sont pas aussi dangereux qu'on peut le croire».Selon lui, il faudra attendre encore quelques années avant que toutes les études scientifiques sur les effets du produit ne soient terminées.«Pour l'ins- tant, rien ne permet de dire que ces implants sont réellement nocifs pour la santé.C'est le ministre lui-même qui le dit.» Les groupes de protestation qui réclament la disparition totale des implants en silicone trouvent l'attitude du ministre Bouchard pour le moins contradictoire.«Comment peut-on interdire les prothèses et les autoriser dans certains cas?» se demande le groupe )e sais.Du côté de l'ACEF centre, organisme très impliqué dans le débat des prothèses, Martine La-vallée, conseillère juridique, n'est pas en désaccord avec la décision du ministre de permettre à certaines femmes d'avoir des prothèses de silicone.«Si ces femmes sont prêtes à assumer tous les risques, c'est leur responsabilité.» Elle précise toutefois qu'il est difficile pour les femmes de faire «choix éclairé étant donné qu'on ignore toujours quel est le risque réel.Dans un cas de doute, il vaut peut-être mieux s'abstenir».Par ailleurs, PACEF n'a toujours pas déposé sa demande pour intenter un recours collec- tif au nom des 14000 femmes, porteuses de la prothèse Même qui a été retirée définitivement du marché.La requête devrait être présentée en février.Les exceptions prévues par le gouvernement s'adressent aux femmes qui ont déjà entrepris une reconstruction mammaire avant le moratoire décrété par le gouvernement; à celles qui doivent remplacer une prothèse brisée ou détériorée et à celles qui ont besoin d'un implant à la suite d'une mastectomie.Ces femmes pourront faire une demande pour obtenir une prothèse en silicone.«Chaque cas sera soumis à un comité d'étude du ministère de la Santé», précise le président de l'Association des chirurgiens plasticiens.Le médecin ne pourra installer la prothèse qu'après avoir reçu l'autorisation du ministère.11 est toutefois interdit d'implanter des prothèses en silicone pour des raisons purement esthétiques.La situation est la même aux Etats-Unis.Le docteur Charbonneau estime que ces mesures d'exception touchent peut-être 200 à 300 femmes au Canada.Il s'agit dans certains cas de patientes qui doivent remplacer un implant défectueux, lequel a été posé il y a plusieurs années.« Elles peuvent se faire installer une autre prothèse en silicone ou une prothèse saline qui ne donne pas les mêmes résultats.Dans ce cas, elles devront accepter de vivre avec deux seins différents.» Le président de l'Association précise que les chirurgiens «ne vont pas se battre pour installer des prothèses en silicone.Us vont étudier chaque demande en regard des exceptions permises».Les implants mammaires représentent de 1 à 2 p.cent de leur pratique.Quant aux femmes qui désirent faire enlever leur prothèse parce qu'elles ont peur, le docteur Charbonneau pense qu'il sera possible de s'entendre avec le ministère pour défrayer les coûts de l'intervention.Mais selon lui, «peu de femmes ont demandé qu'on retire leurs prothèses pour des raisons psychologiques».Ce sont surtout celles qui éprouvent des problèmes physiques, douleurs et infections, qui se sont plaintes.Les occupants du bureau de poste de St-Clément menacent de fermer l'autoroute 20, lundi GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Les occupants du bureau de poste de Saint-Clément, petite localité située dans les terres, une cinquantaine de kilomètres à l'est de Rivière-du-Loup, menacent de fermer l'autoroute 20 à la circulation automobile, à compter de 8 h, lundi matin.Le barrage sera formé à l'ouest de Rivière-du-Loup, là où une fourche se forme pour mener au Nouveau-Brunswick, selon un porte-parole du groupe, Jacques Tremblay.Une voie de service serait toutefois maintenue ouverte pour laisser le passage libre aux véhicules d'urgence, comme les ambulances et voitures de police.Les occupants du bureau de poste, qui résistent à la fermeture de ce dernier parce qu'ils estiment que leur localité de 600 âmes s'en trouverait dévitalisée tant sur le plan économique que social, s'engagent ainsi dans une escalade de la pression qu'ils appliquent sur la société d'État pour l'amener à revenir sur sa décision.Le bureau de poste est occupé 24 heures par jour depuis le 5 décembre.Une rencontre a eu lieu lundi entre des représentants de la Société des postes, dont la responsable pour la région de Québec, Rochelle Duhaime, et le maire Roger Caron et le conseiller municipal Richard Cimon, également porte-parole des résistants.La Société des postes a alors proposé l'essai durant un an du service postal à un comptoir privé (un commerçant).Au bout de cette période, si la population est mécontente, on pourrait réévaluer ensemble le dossier.Après deux jours &i réflexion et après avoir consulté grosso-modo la population, les autorités municipales ont fait connaître leur refus.Hélène Barnard, porte-parole du service des communications, a indiqué à La Presse que la société déplorait le refus des autorités municipales de Saint-Clément à l'égard de la proposition.Pour le moment, on étudie toujours le dossier et on n'a pas pris de dispositions quant à l'occupation du bureau de poste.«On évite dans toute la mesure du possible de les expulser de force.On ne veut pas que la situation dégénère», ajou-te-t-elle.Elle souligne que le réaménagement du service postal au pays a entraîné la fermeture de 1 300 bureaux de poste, dont 150 au Québec.«Entre 94 et 98 p.cent des gens concernés se sont depuis déclarés satisfaits du service postal dont ils disposent, par le truchement de divers sondages», précise Mme Barnard.Du côté de la Sûreté du Québec, on a indiqué qu'il n'était pas question de laisser l'autoroute 20 fermée «trop longtemps».On explique que dans de tel cas, on parlemente avec les manifestants pour les amener à libérer le passage.Il y a quelques jours, le jeudi 7 janvier, des résistants de Saint-Clément avaient formé un barrage symbolique, sur la route 132, à Trois-Pistoles.On a simplement intercepté les automobilistes pour leur distribuer des tracts expliquant leur lutte.Une Dominicaine pourrait être autorisée à revenir au Canada pour défendre la cause de ses enfants ¦ Un juge de la Cour fédérale a recommandé hier au ministre de l'Immigration d'autoriser Angela Martinez, expulsée en République Dominicaine, à revenir au Canada pour défendre la cause de ses deux enfants devant le Tribunal de la jeunesse.Le juge invite le ministre à tenir compte de la situation particulière de cette mère dominicaine dont les deux enfants sont nés au Canada.Ceux-ci, âgés de 6 ans et de 14 mois, ont été confiés temporairement à leur père, Roberto Perez, un Canadien d'origine domicaine qui vit à Montréal.L'avocate de la mère, Me Diane Bélanger, explique qu'il ne s'agit que d'une recommandation qui n'engage en rien le ministre de l'Immigration.Vendredi dernier, Mme Martinez est retournée dans son pays comme le lui ordonnaient les autorités.Elle n'a pas voulu emmener avec elle ses enfants parce qu'elle craignait de vivre dans l'insécurité et de ne pouvoir subvenir à leurs besoins.Si elle revenait au Canada, elle devrait le faire à ses frais.Les auditions au Tribunal de la jeunesse ont été fixées les 20 et' 21 janviers.Par ailleurs, le père réclame la garde des enfants devant la Cour supérieure.En désespoir de cause, Mme Martinez s'est adressée au Tribunal de la jeunesse pour faire valoir que la sécurité des enfants était menacée par son départ en République Dominicaine.Pharmacien radié à vie pour avoir vendu des médicaments sans ordonnance ¦ Un pharmacien de Westmount, Jack Shore, a été radié à vie hier pour avoir vendu d'importantes quantités de médicaments sans ordonnance.Le professionnel qui a admis sa culpabilité a été visité à une dizaine de reprises par des agents infiltrés de la police de la CUM à qui il a vendu des Valium, Halcion et autres médicaments sans ordonnance.M.Shore avait été radié temporairement en avril dernier.Le directeur général de l'Ordre des pharmaciens, Alain Boisvert, expliquait hier qu'il s'agissait de la première radiation permanente imposée à un pharmacien.Le Comité de discipline s'est montré intraitable envers M.Shore qui avait déjà commis une offense semblable en 1986.A cette époque, il avait été condamné à une amende de 10000$.«Si la sanction est aussi sévère, c'est qu'il s'agit d'une récidive», dit M.Boisvert.Un autre cas semblable est actuellement à l'étude.«Heureusement, ils sont peu nombreux.» L'enquête du syndic qui a vérifié les inventaires a permis de constater que le pharmacien avait vendu illégalement des médicaments pour une valeur de 140000$ sur une période d'environ deux ans.Il devra aussi comparaître en cour le 3 février pour répondre à des accusations de vente illégale de médicaments.Vêtements de Ski Des salons de coiffure réclament l'abolition du comité paritaire de la Montégérie nent en effet d'écrire au ministre, à un moment stratégique.A la demande de Normand ¦ Des chaînes et des salons de coiffure indépendants pressent le ministre du Travail, Normand Cherry, d'abolir le comité paritaire de la Montérégie, juste avant des décisions importantes.Le «groupe des sept» salons, traînés par le comité paritaire devant le tribunal, qui les a exonérés, et des chaînes comme Vag, Inter Beauté et Continental, vien- Cherry, le comité paritaire doit en effet, avant ce soir, faire part de ses commentaires sur le rapport d'enquête accablant de 170 pages contre lui.Et par la suite, tel qu'il l'a indiqué, le ministre pourrait concrétiser son intention d'abroger le comité paritaire.2D ERNIEBS ¦OURS \\ i '-\u2022 limiter les pertes pour les con% tribuables.«Il est illogique de vouloir assurer le développement économique de Terrée Neuve en lui confiant un èlf phant blanc.Les ressources financières du gouvernement fédéral devraient plutôt conjî tribuer à doter cette province\" de projets économiquement* rentables qui assurent son dé^J veloppement à long terme dit le député Louis Plamon^ don.M.Plamondon souligne au9*« si la contradiction des politi-2 ques fédérales.D'un côté, Ot** tawa a versé 134 millions pour-' la rationalisation des chantiers maritimes du Québec.De£ l'autre, il accorde une aide î\\~* nancière dans le cadre du proa« jet Hibernia pour la construç^J tion d'une cale sèche et d'un* chantier d'assemblage à Terre: -Neuve, malgré une capacitéldéfî production qui demeure excé-; dentaire dans cette industrie dans l'ensemble du Canada.Pour M.Plamondon, ce n'est'» qu'un des exemples qui expliquent pourquoi les finances.publiques fédérales sont dans un état aussi lamentable. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED115 JANVIER 1993 A9 ou mal 3 Janvier 1993 OUVERT DIMANCHE 12hà 17h TOUS LES DETAILS SUR NOTRE FAMEUX SOLDE DE JANVIER Vol.XCI GRAND ^1 A PRIX DAMES AUBAINES POUR HOMMES NOS MAGASINS SUPERBES AUBAINES POUR HOMMES I « 1 Économisez 156* PARKAS DE DUVET 80% duret/20% plnmes ORD.325$ i$ Économisez 151* MANTEAUX EN MICROFIBRE DoGblare inorible \u2022 3646 ORD.450* 299 $ Économisez 181* MANTEAUX DE DUVET !Mdm«l/»pl! 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