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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-02-26, Collections de BAnQ.

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[" ^ D l V U I fj 19 .0 ^ Q.Popular «MONTREAL- A.y 544>, rue SI-Hubert.Montréal 2 7 4-5471 Le haut de gamme à la japonaise vu 7050 ETALON, EST PRÈS DES GALERES r/ANXXJ 352-1010 i Aujourd'hui: Périodes de nuages et de soleil Minimum -15* Maximum - 9* Demain: Partiellement ensoleillé et froid détails cahier sports MONTRÉAL, VENDREDI 26 FÉVRIER 1993 109e ANNÉE N° 126 58 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine: 1.00 se* Taxe» en sus Aujourd'hui SF NORDIQUES 6 3 ISLANDERS 4 Une poussée de quatre buts vaut aux Nordiques leur sixième victoire de suite, les rapprochant à trois points seulement du Canadien.A3 TAXES La Ville de Montréal accordera un remboursement de taxes foncières pouvant atteindre 100O0 $ à tout acheteur d'une résidence neuve.Gl SECTES Pour le groupe Alliance comme pour Info-Secte, le maintien du contact avec un proche qui adhère à une secte religieuse est capital.Sommaire Annonces classées immoblilw.B10, 811, C8 m« ANDRÉ PRATTE Avec Kim Campbell comme leader, le Parti conservateur aurait sérieusement chauffé le Parti libéral si des élections avaient eu lieu cette semaine, révèle un sondage Gallup publié aujourd'hui.Selon cette enquête, Mme Campbell est la seule personne, parmi les candidats probables à la succession de Brian Mulroney, qui aurait permis aux conservateurs d'effectuer une remontée importante.Mercredi, le jour même de l'annonce du départ de M.Mulroney, Gallup a interrogé 1 153 Canadiens, dont 356 Québécois, sur leurs intentions de vote dans l'éventualité où le Parti conservateur serait 'dirigé par SONDAGE GALLLHP mmmmmm.,.mmmm; Perrin Beatty, Kim Campbell, Jean Cha-rest, Barbara McDougall ou Michael Wil-son.Les résultats nationaux obtenus par un tel sondage sont précis à 3,1 p.cent près dans 19 cas sur vingt.Si l'on ne tient compte que des personnes qui ont révélé leurs intentions, avec Kim Campbell comme chef les conservateurs auraient recueilli 37 p.cent du vote, contre 39 p.cent pour les libéraux et 14 p.cent pour le NPD.Lorsqu'on ne mentionne pas le nom du chef éverntuel du PC, les, libéraux sont loin devant avec 45 p.cent des intentions de vote, contre 25 p.cent pour les bleus.Dirigé par Mme Campbell, le PC se serait sensiblement rapproché du Parti libéral en Ontario et dans les Prairies, et aurait obtenu un meilleur score que la formation de jean Chrétien en Colombie-Britannique, province natale de la ministre.Au Québec, les conservateurs de Kim Campbell auraient obtenu la faveur de 38 p.cent des électeurs, contre 33 p.cent pour les libéraux et 22 p.cent pour le Bloc québécois.Mais il faut dire que pour des raisons difficiles à cerner, les sondages de Gallup placent souvent le parti de Lucien Bouchard beaucoup plus loin que les en- quêtes faites par des maisons québécoises.U faut souligner aussi que compte tenu du nombre de Québécois rejoints, la marge d'erreur pour les résultats provinciaux est de 5,3 p.cent.- Avec Jean Charest comme leader, le Parti conservateur n'aurait pas fait mieux que les récents sondages en termes de pourcentage du vote national.Mais il aurait été plus fort au Québec, recueillant 42 p.cent du vote, contre 31 p.cent pour les libéraux et 22 p.cent pour le Bloc québécois de Lucien Bouchard.Ailleurs au Canada, sous |ean Charest, les conservateurs auraient été écrabouillés.Comme il a été mentionné plus haut, les \" voir campbell en a 2 LE PORT EST PARALYSÉ * Î5 .«sa Les activités sont réduites au minimum dans le port de Montréal en raison de l'embâcle qui empêche les navires de venir y accoster ou d'en sortir.*£e Cicero» est au nombre des six bateaux qui sont en attente dans le port.Le temps parait très long aux armateurs, équipages et dockers.À la compagnie maritime Socanav, chaque jour d'inactivité coûte entre 10 000$ et 12 000$.\u2022 Voir nos informations en page A 3.» PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse Marcel Danis pourrait se lancer dans la course au leadership ANDRÉ PRATTE Les Orphelins de Duplessis vont déposer un recours collectif de 3,5 milliards MARTIN PELCHAT e Comité des orphelins de Duplessis s'apprête à déposer plusieurs requêtes en recours collectif, totalisant la somme record de 3,5 milliards de dollars, au nom d'anciens pensionnaires d'établissements hospitaliers administrés à l'époque par des congrégations religieuses.Le comité réclamera 800 000 $ au nom de chacun des quelque 4300 orphelins qu'il compte représenter, afin d'obtenir réparation auprès de sept communautés religieuses qui administraient ces institutions, de la fin des années 40 au début des années 60.Selon le comité, ces communautés ont failli à leurs obligations et devoirs envers les orphelins de Duplessis.Le Québec compterait en fait 5 000 orphelins de Duplessis.Mais le Curateur public du Que-bec a encore la responsabilité de 700 d'entre eux, dit l'avocat du comité.Me Robert Fauteux.Il nous a été impossible, hier, de savoir si le Curateur s'engagerait sur la même voie que le comité et intenterait un recours au nom des orphelins qu'il a à sa charge.Après huit mois de recherches, Me Fauteux se disait quant à lui prêt à procéder, dans une dizaine de jours, au dépôt de sept requêtes en recours collectif.Cette première étape vise à obtenir des tribunaux la permission d'intenter de tels recours.L'avocat des orphelins n'a pas voulu préciser le contenu des requêtes.Le comité entend cependant en livrer les détails au cours d'une conférence de presse qui aura lieu à Québec au cours de la semaine du 8 mars.Les sept communautés religieu- ses visées par les dénonciations du comité ont opposé une fin de non-recevoir aux demandes de réparation qui leur ont été faites.Ces communautés soutiennent que contrairement aux affirmations du comité, elles ont toujours respecté leurs devoirs et obligations envers les orphelins.En réponse à une mise en demeure du comité, les Soeurs de la charité de Québec, qui administraient jadis l'hôpital Saint-)ulien de Saint-Ferdinand-d'Halifax, promettaient d'ailleurs de «contester vigoureusement» toute voir orphelins en a 2 n ce début de course, le jeune ministre de l'Environnement Jean Charest est nettement le Québécois le mieux placé pour succéder à Brian Mulroney.Mais il ne sera pas nécessairement le seul Québécois en lice.Ainsi hier, alors que Benoît Bouchard semblait s'exclure de la lutte, le ministre du Travail Marcel Danis a confirmé à La Presse qu'il étudiait sérieusement la possibilité d'être candidat.«C'est à l'avantage du parti d'avoir plus d'un candidat du Québec, et cela permettra aux Québécois d'avoir plus d'influence sur le programme électoral du parti», a-t-il expliqué.Marcel Danis n'est pas très connu du grand public, mais il connaît énormément de gens au sein du Parti conservateur.Avocat, militant bleu de longue date, âgé de 49 ans, parfait bilingue, il était l'organisateur en chef de la campagne au leadership,de Joe Clark au Québec en 1983.Élu député de Verchères en 1984, il ne se vit pas confier de poste important par le premier ministre Mulroney avant le ministère du Travail, il y a deux ans.Sa récente intervention dans le conflit de travail à Natio-nair lui a valu une très bonne presse au Canada anglais.M.Danis bénéficie d'ores et déjà, semble-t-il, de l'appui de plusieurs députés.Bien que ses chances de gagner une course au leadership paraissent minces, il pourrait recevoir l'appui de vieux fidèles de l'époque de Joe Clark, de députés qui lui doivent une faveur, ou de ceux qui, pour une raison ou pour une autre, ne veulent pas appuyer |ean Charest.Car c'est certainement M.Charest qui semble partir favori au sein du caucus du Québec.Même si la grande majorité des députés sont loin d'être décidés, plusieurs manifestent une sympathie évidente pour la candidature du ministre de l'Environnement.Le député de Témiscamingue Gabriel Desjardins, lui, ne s'en cache pas: il a déjà fait savoir à M.Charest voir danis en a 2 Les danseuses ont le droit de causer avec les clients Un juge invalide un règlement de la Ville interdisant la «fraternisation» dans le bars YVES BOISVERT e n'est pas parce qu'on se déshabille qu'on perd sa liberté d'expression.Aussi, interdire aux danseuses, nues ou pas, de faire la causette avec les clients est inconstitutionnel.Voilà du moins ce qu'a conclu un juge de la Cour municipale de Montréal, hier, en déclarant invalide le règlement de la Ville qui interdit aux employés d'un bar de se mêler aux clients et de s'asseoir avec eux.Même si, en théorie, le règlement concerne tous les établissements où l'on sert des boissons alcooliques, en pratique, il était destiné aux bars de danseuses \u2014 et de danseurs.C'est en fait un règlement de «moralité publique» qui a pour but de contrer la prostitution dans les environs des bars de danseuses nues.Le règlement interdit aux employés de se mêler aux clients et à leurs supérieurs de laisser ces contacts se produire.Pierris Zoumoulakis, gérant du Wanda's Bar, dans le centre-ville, a été accusé d'avoir laissé les danseuses de cet établissement se mêler à la clientèle.En défense, l'avocat de l'accusé, Me Clément Bluteau, a plaidé l'invalidité du règlement pour trois motifs: il viole la liberté d'expression, il est trop imprécis et, finalement, il relève du droit criminel, qui est de la compétence exclusive du Parlement fédéral.Le juge Louis-Jacques Léger, de la Cour municipale, lui a donné raison.C'est la deuxième fois en moins de six mois qu'un règlement de la Ville touchant à la moralité publique est déclaré invalide.Le juge Ginette Piché, de la Cour supérieure, avait déclaré inconstitutionnel le règlement sur l'affichage erotique.La Ville en appelle dans cette affaire.Le règlement qui a été annulé hier interdit aux employés des bars (de danseuses ou autres) de parler à un client en s'assoyant à sa table, ou de parler avec lui au comptoir.Voilà une limitation de ia liberté d'expression qui est beaucoup trop large pour se justifier en vertu de la Charte des droits, tranche le juge Léger.D'autre part, rappelle le juge, «il^ n'y a de crime ou de peine qu'en conformité avec une loi qui est certaine, sans ambiguïté et non rétroactive».Or, ajoute-t-il, une personne raisonnable, devant le texte du règlement, serait dans l'impossibilité d'en déterminer le vrai sens.Que veut dire «se mêler» aux clients?Le règlement est à ce point imprécis que les employés voir droit en a 2 Sam Moutsios, copropriétaire du Wanda's Bar, boulevard de Maisonneuve ouest: «Je n'ai jamais hésité à contester ce règlement et je savais que nous allions gagner».PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse ROYAL LA FLORIDE AU DEPART DE DORVAL * fvS vv .iïssw &c Départs Places limitées selon la dis du 19 févriei)' ponibilité àulti 1695 'Achetez un d *! ; î atlCr retour pour là onde au prit regulibt e! obtenu le dcuiicme à cowstiiiu vomi j AGfNl Or VOYAGES \u2022i 28 avril 1993 Nouvelles réservations effectuées et pav^fc avant le 27 février 1993.Taxes en sus.Sôiour d'une durée maximum de 14 |ours.Prix promotionnel sujet à changement sans préavis! ornent de la réservation.Les vols de ROYAL sont nolisés par Vacances Jet USA et Sol-Vac Tours, conformément aux dispositions VARA contenues dans le règlement sur lés transporteurs aériens j A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 FEVRIER 1993 Demain dans La Presse SUITE DE LA UNE 9 « fc' t 1 i 4 * I > » 4 h ¦ I i c ¦ Plus La police autochtone ¦ Est-il possible de mettre de l'ordre dans le fouillis des polices autochtones au Ouebec?Est-il possible de normaliser l'existence de ces corps policiers sans provoquer la fermeture d'un pont ou l'apparition de barricades à l'entrée d'une réserve.Demain dans La Presse, Gerald Leblanc raconte que les politiques qui tentent d'amorcer un semblant de solution à cet épineux problème marchent sur des oeufs.Dans notre photo, le policier autochtone Anthony Hester ( accroupi ), du petit village de Nemiscau, près de la baie James.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuvc (métro Préfontaine), dc9hà 18 h; \u2022 à Chambly : parrainée par le Club Optimiste, Centre commercial.Place Chambly, bou- levard Périgny, de 15 h à 20 h 30; \u2022 à Grccnfield Park : hôpital Charles-Lemoyne, 121, boul.Taschereau (gymnase au sous-sol), de 9 h 30 à 16 h 30; \u2022 à Sainte-Madeleine : organisée par les Chevaliers de Colomb, conseil 4301, Brasiervil, 3425, boul.Laurier, de 14 h 30 à 20 h 30.Un théologien canadien refuse de se rétracter Presse Canadienne OTTAWA ¦ Menacé de mesures disciplinaires par le Vatican, un théologien d'Ottawa refuse de retirer ses propos sur l'éthique sexuelle.Dans sa réponse officielle aux critiques adressées par le Vatican au sujet de ses écrits sur le sujet, publiés en 1986, le père AndréGuindon répète que les enseignements de l'Église en matière de sexualité doivent être reformulés.Et il ajoute n'avoir jamais dit que la position de l'Église sur la sexualité était erronée.Mais il soutient qu'il estime de son devoir, en tant que théologien, de proposer des façons dont l'Église pourrait reformuler un enseignement qui «risque de devenir inacceptable aux esprits et sensibilités modernes, parce qu'ils ne pourront en saisir ni la valeur ni la pertinence».Le père Cuindon écrit que l'enseignement de l'Église sur la sexualité est trop étroit, puisqu'il se limite au rôle de la sexualité dans la stabilité du mariage et la procréation, ou- bliant de ce fait la majorité de la population nord-améri-caine, qui n'est pas mariée.Le religieux, qui est âgé de 59 ans, enseigne la théologie à l'université Saint-Paul depuis 1961, et a récemment été admis au sein de la Société royale du Canada, en reconnaissance de ses travaux.En janvier 1992, le Vatican publiait une critique affirmant que ces travaux contenaient un certain nombre de désaccords fondamentaux avec la doctrine officielle de l'Église, et que le père Guin-don approuvait tacitement les relations sexuelles pré-maritales, l'activité homosexuelle et les méthodes artificielles de contrôle des naissances \u2014 toutes, pratiques condamnées par l'Église.Le Vatican donnait alors un an au père Guindon pour éclaircir ses propos et exprimer sa volonté de rester fidèle à l'enseignement de l'Église.À défaut de quoi il s'exposait à des mesures disciplinaires, ce qui pourrait, précisait-on, lui valoir «le retrait de son droit d'enseigner en tant que théologien catholique».La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 957 1948 CAMPBELL Avec Kim Campbell, le PC serait revigoré résultats pour le Québec doivent être interprétés avec beaucoup de précautions.Mais ces données semblent indiquer que dirigé par Jean Charest ou par Kim Camb-pell, le Parti conservateur ferait perdre beaucoup de votes au Parti libéral.Avec le ministre de l'Industrie Michael Wilson ou la ministre des Affaires extérieures Barbara McDougall comme chef, les conservateurs auraient enregistré un s i i i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285*6892 Annonces olassées 285*6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou correction! lundi su vendre di de8h30a17h30 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tété* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations ~i 285-7111 | 285-7202 I 265-7306 285-7265 | 285-7320 LA PRESSE e$t oubliée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS0O3692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i i i rf ! I I score supérieur à celui des derniers sondages, 31 p.cent au lieu de 25 p.cent, mais les libéraux auraient quand même remporté les élections avec plus de 40 p.cent du vote.Enfin, dirigés par le ministre des Communications Perrin Beat-ty, le parti aurait été écrasé par le Parti libéral de Jean Chrétien comme si M.Mulroney n'avait pas démissionné.Rappelons que tous ces pourcentages ne tiennent compte que des personnes (70 p.cent de l'échantillon environ) qui ont exprimé une préférence.Gallup a aussi demandé aux Canadiens qui ils préféreraient voir devenir chef du Parti conservateur.Vingt-cinq pour cent des personnes interrogées ont choisi kim Campbell, 17 p.cent, Michael Wilson, 14 p.cent, Barbara McDougall, 7 p.cent, Perrin Beatty et 6 p.cent, Jean Charest.Trente-deux pour cent des personnes interrogées ne savaient pas quoi répondre.Il est à noter que Mme Campbell a obtenu plus d'appuis au Québec que Jean Charest (21 p.cent contre 16 p.cent).Parmi les Québécois qui expriment une préférence, une proportion surprenante de 15 p.cent aimeraient voir Barbara McDougall succéder à Brian Mulroney, tandis que 12 p.cent ont un faible pour Michael Wilson.Attention ici encore à la marge d'erreur de 5,3 p.cent! En Ontario, la ministre de la Défense fait aussi bien sinon mieux que tous les autres candidats, dont Michael Wilson, qui pourtant est originaire de Toronto.Enfin, Mme Campbell est la coqueluche des gens de la Colombie-Britannique, où elle a l'appui de 47 p.cent des répondants.?DANIS Marcel Danls pourrait se lancer dans la course au leadership qu'il l'appuierait.«Il faut penser à l'effet Clinton, explique le député, on a une occasion en or de s'engager vers le renouveau, il faut en profiter!» ^M.Charest, qui n'a que 34 ans, n'est-il pas un peu jeune pour devenir premier ministre du Canada?«Ce n'est pas sur l'âge qu'on devrait juger les candidats, mais sur leurs capacités de leader, et sur le projet de société qu'ils mettent de l'avant», répond M.Desjardins.Campbell est bien vue La candidature de la ministre de la Défense Kim Campbell est aussi bien vue par plusieurs dépu- tés québécois.Mais pour quelques-uns, il s'agirait d'un second choix, le candidat qu'on appuierait si Charest n'était pas candidat ou s'il devait se retirer pendant le congrès au leadership.Mme Campbell a l'appui du président du Conseil du trésor Gilles Loiselle, ce qui devrait lui rapporter des dividendes, au moins dans la région de Québec.Le nom de Benoit Bouchard circulait encore hier parmi les députés, mais personne ne croit que le ministre de la Santé et du Bien-être social se lancera dans la course, lui qui songe depuis longtemps déjà à quitter la politique.D'ailleurs hier matin, en entrevue au réseau CTV, M.Bouchard a semblé écarter une éventuelle candidature à la direction du parti: «Ça ne m'intéresse pas beaucoup, pas parce que ce n'est pas intéressant, mais parce que je dois d'abord déterminer si Benoît Bouchard reste en politique».Le nom de M.Bouchard circule dans un autre contexte cependant: on mentionne qu:il pourrait former équipe avec le puissant ministre albertain Don Ma-zankowski.Sa présence sur un «ticket» à l'américaine serait la seule façon de régler le plus gros problème de M.Mazankowski, son unilinguisme.Hier, les candidats potentiels cachaient mal leur intérêt.Mme Campbell, par exemple, a souligné qu'elle n'avait pas encore pris de décision, mais qu'elle était encouragée par l'appui appuis qu'elle avait reçu jusqu'à maintenant.M.Charest a indiqué qu'il n'annoncerait pas ses intentions avant quelques semaines, le temps notamment de consulter sa famille.«C'est une décision qui a beaucoup de conséquences», a souligné le député de Sherbrooke.Un scénario M.Charest détenant déjà une avance considérable, pourquoi M.Danis se lancerait-il dans la course?BOn ne peut ici que faire des conjectures.Le scénario suivant vient à l'esprit: la course se fait entre un candidat du Canada anglais et M.Charest.Le candidat anglophone n'a pas d'appuis au Québec, tout l'espace étant pris par MM.Charest et Danis.Dans le sprint final, M.Danis pourrait fournir au candidat anglophone les votes du Québec nécessaires à la victoire, et s'assurer ainsi un rôle majeur au sein du gouvernement et du parti.?ORPHELINS Les Orphelins de Duplessis vont déposer un recours collectif de 3,5 milliards procédure judiciaire qu'entreprendrait le comité.30 plaintes étudiées D'autre part, la Sûreté du Québec prévoit compléter d'ici environ un mois son enquête sur les plaintes pour mauvais traitements portées par au moins 130 anciens pensionnaires des établissements hospitaliers de Saint-Fer- dinand-d'Halifax et du Mont-Providence, à Rivière-des-Prairies.Ces événénements remonteraient aux années 1942 à 1946.Depuis cinq mois, une dizaine de policiers enquêtent sur ces allégations des orphelins.Les policiers ont rencontré 130 présumées victimes, et ils doivent en interroger 60 autres qui leur ont été désignées par des orphelins.«C'est un travail ardu que les policiers ont entrepris, ayant à rencontrer chaque personne qui est une présumée victime et en- suite à localiser et rencontrer des témoins entourant chaque cas», faisait valoir l'agent Pierre Le-marbre, porte-parole de la SQ, dans une mise à jour du dossier publiée hier.Une fois l'enquête terminée, les dossiers seront soumis en bloc aux procureurs de la Couronne, qui auront à soupeser les éléments rassemblés par les policiers et à évaluer la pertinence de procéder à des mises en accusation.Certains dossiers ont néanmoins déjà fait l'objet d'«études préliminaires» de la part des pro- cureurs, afin de vérifier si les événements allégués, qui se seraient passés il y a une cinquantaine d'années, sont sujets à une prescription du code criminel.Si tel était le cas, ils ne pourraient plus mener à des accusations.Il semble toutefois qu'une telle prescription ne s'applique pas, puisqu'il la suite de l'étude préliminaire des dossiers, les enquêteurs de la SQ ont obtenu le feu vert des procureurs pour poursuivre leurs investigations, confirment les porte-parole de la Sûreté.?Le portier Stabros et la danseuse Fawn célébraient hier au bar invalidant le règlement de la Ville qui interdit au personnel de ce Wanda's la décision du juge Louis-Jacques, de la Cour municipale, type d'étabISssments de «fraterniser» avec la clientèle.PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse DROIT Les danseuses ont le droit de causer avec les clients comme les patrons de ces établissements sont dans l'impossibilité de connaître l'étendue de leurs droits et obligations.Enfin, en faisant l'historique du règlement, le juge en vient à la conclusion qu'il en est un de «moralité publique» et qu'en fait, on voulait empêcher «toute communication pour fin de prostitution », ce qui n'est pas l'affaire des municipalités.Le règlement visait aussi à éviter la promiscuité entre les clients et le personnel des cabarets et des boîtes de nuit.Autrement dit, il avait pour but de protéger les «bonnes moeurs».En effet, c'est en février 1967, quelques mois avant l'Expo 67 \u2014 où Montréal devait recevoir un très grand nombre de touristes t, que la Ville avait adopté ce règlement.Mais, souligne le juge en citant la Cour suprême, il est fort risqué pour une municipalité de vouloir se faire la gardienne de la moralité publique à travers ses pouvoirs de réglementation.Elle peut adopter un règlement touchant à des questions de moralité publique, mais il ne doit pas avoir cela comme «objectif prépondérant».La Ville a ainsi outrepassé ses pouvoirs.La Ville a 30 jours pour en appeler de ce jugement.Tant qu'un jugement final n'aura pas été rendu, le règlement demeurera en vigueur.Des dizaines de causes où ce règlement est invoqué sont en attente en Cour municipale.?Les coûts de la Commission d'enquête sur les autochtones pourraient atteindre 40 millions 08-5 VENDREDI -i I I I j CODE DU JOUR 26 FÉVRIER 1993 { LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 HUCUETTE YOUNG de la Presse Canadienne OITA WA ¦ La Commission royale sur les peuples autochtones risque de coûter 40 millions aux contribuables canadiens.C'est ce que révèlent les estimations budgétaires déposées hier par le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle.Il s'agit sûrement de l'une des commissions les plus coûteuses de l'histoire canadienne, convient le contrôleur de la commission, Mike McNamara.Il reconnaît que la méthode de travail de la commission est coûteuse car elle sort des sentiers battus.« |e ne pense pas qu'aucune autre commission royale ait jamais visité autant de communautés comme nous l'avons fait, a admis M.McNamara.Mais pour être crédible auprès des autochtones, il faut se déplacer sur les lieux», u-t-il expliqué au cours d'un bref entretien.Sur une période de quatre ans, on prévoit que le coût des consultations publiques frisera les 20 millions.Jusqu'à posent, la commission s'est déplacée dans 72 communautés autochtones.Elle a l'intention de prendre le pouls de 110 communautés d'ici la fin de son mandat.Les témoins ont été nombreux.Quelque 1400 autochtones ont fait part de leurs commentaires à la commission.Les témoignages ont noirci 20 000 pages, a précisé M.McNamara.Pour l'année 1993-94, le budget de cette commission d'enquête s'élèvera à 14,4 millions.Le salaire et les avantages sociaux gobent une partie importante de ce budget global.En fait, les quelque 90 employés se partageront 6,4 millions en salaires et en avantages sociaux au cours de cette seule année, a bien précisé M.McNamara.Quant aux coprésidents, George Erasmus et le juge René Dus-sault, ils touchent un cachet quotidien variant entre 600$ et 750$ par jour.Les dépenses affectées aux déplacements de la commission et aux frais de communication s'élèveront à environ deux millions en 1993-94.Le budget de recherche a été établi à environ 4,5 millions, alors que les dépenses publicitaires devraient totaliser 1,2 million.Large mandat m < Créée en août 1991,Ç ,lte com- mission a été dotée d'un vaste mandat.Elle fera enquête sur l'évolution des relations entre les peuples autochtones, le gouvernement fédéral et la société canadienne en misant sur 16 sphères d'activité dont : l'autonomie gouvernementale, le statut juridique des traités, la situation des Métis et des Indiens hors réserves, la Loi sur les Indiens, l'administration de la justice et les préoccupations sociales, économiques et culturelles des autochtones.Une autre commission, soit la Commission sur les revendications particulières des autochtones, a à peine entamé ses travaux, mais elle bénéficiera d'un budget de 7,6 millions en 1993-94.Il est cependant difficile de prévoir l'ampleur de son budget global.«La commission n'a pas de délai à respecter en ce qui a trait à l'exécution complet de son mandat et, par conséquent, n'est pas en mesure de prévoir l'ensemble des coûts de ses travaux», explique un document du Conseil du Trésor.Dans renscmble, les commissions d'enquête fédérales ne sont pas bon marché.Elles ont coûté environ 43,5 millions au cours de l'exercice 1991-92 et caleront au moins 23 millions cette année.Autres commissions En 1991-92, le gouvernement fédéral avait prévu une enveloppe de 17,3 millions pour assumer les frais de fonctionnement de ses nombreuses commissions.Cependant, d'autres ont été créées, ce qui a gonflé la note à 43,5 millions.Il s'agit de la Commission royale sur le transport des voyageurs au Canada, qui a hérité d'un budget de 10,2 millions, et la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction, qui a coûté 10,2 millions \u2014 une facture qui pourrait grimper jusqu'à 24,7 millions, prévoient les estimations budgétaires.De leur côté, la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis et la Commission Spicer sur l'avenir du Canada ont tous deux reçu une enveloppe de plus de huit millions en 1991-92.Pour l'exercice 1993-94, la note des commissions d'enquête s'élèvera à environ 23 millions.La totalité de cette somme sera partagée par la Commission sur les peuples autochtones et la Commission sur les revendications particulières des autochtones. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 FEVRIER 1993 Crédit de taxes de 10000$ pour les nouveaux propriétaires au centre-ville GILLES GAUTHIER ¦ La Ville de Montréal accordera un remboursement de taxes foncières pouvant atteindre 10000$ sur trois ans à tout acheteur d'une résidence principale neuve, quel qu'en soit le prix, dans l'arrondissement Ville-Marie.Dans les autres quartiers de la ville, la remise pourra aller jusqu'à 1000$ par année, le maximum s'élevant à 2000$ sur trois ans.L'arrondissement Ville-Marie comprend le centre-ville et ses prolongements immédiats.Borné au sud par le fleuve, ses limites longent en gros les rues Amherst, Sherbrooke (vers l'ouest), Saint-Laurent (vers le nord), des Pins (vers l'ouest), l'avenue du Parc, vers le nord jusqu'à Mont-Royal, les limites d'Outremont et de Westmount et la rue Guy.Un homme qui a agressé sexuellement la fille de sa compagne est condamné à 4% ans de prison JEAN-PAUL CHARBONNEAU SAINT-JEROME I ¦ Le juge loseph Tarasofski, de la Cour du Québec, a condamné à la prison, hier, un homme et une femme qui avaient été incarcérés après s'être re-connus coupables d'avoir agressé sexuellement une adolescente, la fille de madame.L'homme écope quatre ans et demi, la femme, deux ans.j Les esprits les plus pervers ne peu-vent imaginer tout ce que cet homme a pu faire subir à Nicole (nom fictif), la \\ fille de sa concubine.Il l'a obligée, quand elle n'avait que 12 ans, à parti-ciper avec sa mère à des jeux sexuels dignes des plus mauvais films porno-graphiques, pendant que lui et le gar-çon de madame assistaient à la scène.Le garçon s'est enlevé la vie depuis.! La morale de monsieur interdisait cependant que le frère et la soeur aient i des relations sexuelles entre eux.j Quant à lui, il ne s'est privé d'aucun de ses fantasmes avec Nicole qui, grâce à I une thérapie et à une force de caractè- re extraordinaire, réussit à vivre au- ! jourd'hui une vie digne d'une jeune | femme de 24 uns.I Quant ils ont reconnu leur culpabili- j té à deux chefs d'accusation, le 29 jàn-vier dernier, au palais de justice de Saint-Jérôme, le juge Tarasofski avait \\ dit qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi répugnant en 25 ans de carrière.Éducation sexuelle! I Hier, à l'endroit de ces tristes per-son nages, le juge a lancé: «Ces enfants j sont devenus pour vous des objets ori-fices qui s'offraient à vous deux.Lui, il prétendait faire leur éducation sexuel- \\ le.Quelle fumisterie! À cette jeune fille, vous avez volé son innocence, ses j espoirs, ses rêves et sa jeunesse.Vous avez très sérieusement hypothéqué son ! avenir».j À la femme, le juge Tarasofski a dit : « Vous avez mis de côté vos devoirs de i mère pour préférer la compagnie d'un obsédé sexuel pour accomplir des actes que je qualifie de rien d'autre que de débauche».Lors de leur citation à procès, neuf chefs d'accusation d'ordre sexuel avaient été portés contre eux, mais du consentement de la Couronne ( Me Nathalie Duperron-Roy ) et de la défense ( Me Robert Lacoste ), mais sans que le juge en connaisse les raisons, sept ont été retirés.Au moment de leur procès, le couple était en liberté.Cet homme et cette femme vivaient depuis 10 ans comme si rien ne s'était jamais produit.Les crimes reprochés ont eu lieu dans les localités de Terrebonne et de Lâche-naie.Le samedi soir, les quatre jouaient au «strip poker* et les enfants étaient forcés d'écrire sur papier les actes qu'ils devaient accomplir avec les deux adultes.I Indignation j Après qu'ils eurent enregistré un I plaidoyer de culpabilité, Me Duperron-Roy avait fait savoir au juge que son collègue et elle suggéraient une peine de deux ans moins un jour pour i monsieur et une sentence suspendue pour madame, parce que Nicole vou-lait lui pardonner et revoir sa mère.Mais avant de quitter le banc ce vendredi-là, le juge Tarasofski avait ordonné leur incarcération sur-le-champ.Il avait aussi mentionné qu'il ne prononcerait pas de sentence sur le coup de la colère.I Hier, il a affirmé ne plus être fâché, mais avoir cependant un sentiment d'indignation devant cet homme et cette femme qui se tenaient la téte baissée dans le box des accusés.Leur victime les apercevait clairement de l'endroit où elle était assise avec deux amis.I Le magistrat a expliqué que le tribunal se doit de protéger les enfants et les gens âgés contre des personnes, des parents, qui seraient tentées d'abuser d'eux.Durant l'audience, dissimulant très bien ses sentiments, Nicole s'est tenue très droite sur son fauteuil.Par la suite, elle a discuté avec Me Duperron-Roy avant de quitter le palais de justice: elle s'est notamment informée de l'endroit où sa mère pourrait être déte-I nue.A l'heure actuelle, précise Isabelle Ca-drin du service de l'Habitation et de développement urbain, il y a entre 90 et 100 logements neufs en vente dans ce quartier.Trois projets de développement résidentiel que la Ville veut mettre en chantier, les faubours Saint-Laurent, Québec et des Récollets, se situent dans ce quadrilatère et les éventuels acheteurs seront admissibles au crédit de 10000$ si le programme est encore en vigueur lors de la construction.En annonçant le programme hier, le responsable de l'habitation au comité exécutif, John Gardiner, a déclaré que l'administration «voulait à long terme encourager la construction de 10000 logements au centre-ville».Ce programme remplace le «Crédit- Proprio» qui, de 1989 au 31 décembre dernier, accordait une remise de taxes de 5000$ en 5 ans à l'acquéreur d'une première résidence coûtant un maximum de 100000$ en excluant le terrain, les infrastructures et le garage.Le nombre de demandes acceptées s'est élevé à 2218 et il a coûté 11 millions à la Ville.Mme Cadrin a précisé qu'en vertu du nouveau programme, le crédit sera accordé pour une maison unifamiliale, un logement en copropriété ou dans un « plex» ou encore pour une unité d'habitation résultant de la transformation d'un immeuble non résidentiel.Le programme sera adopté par le conseil municipal au début de la semaine prochaine et entrera en vigueur au cours des jours qui suivront.Pour y être admissible, l'acquéreur devra signer l'acte d'achat chez le notaire après la date d'entrée en vigueur.La Ville pourrait toutefois accepter les transactions conclues après le 1er mars.Un acheteur qui paiera par exemple 3000$ de taxes par année au centre-ville se verra rembourser la totalité de sa facture pendant trois ans.La Ville mettra par ailleurs à la disposition des constructeurs, «à des conditions avantageuses», une banque de nouveaux terrains municipaux «pour la réalisation de 1100 nouveaux logements».Cette deuxième phase de l'opération Habiter-Montréal comprendra des terrains pour 625 unités d'habitation dans les quartiers centraux, dont ceux du faubourg Saint-Laurent, projet qui a déjà été annoncé il y a quelques semaines.Des emplacements pour environ 480 autres logements seront offerts dans Ri-vière-des-Prairies et Pointe-aux-Trem-bles.Une trouée dans l'embâcle pourrait permettre à des navires de circuler PIERRE CINGRAS ¦ La Garde côtière a réussi, hier, à tracer un chenal à travers l'embâcle empêchant les navires d'accéder ou de sortir du port de Montréal, ce qui a permis au niveau d'eau accumulée en amont de baisser légèrement.Les travaux de dégagement devaient se poursuivre toute la nuit et, en dépit du froid glacial qui était prévu ( moins 24° C), on espérait hier que le passage serait suffisamment dégagé ce matin pour permettre à quelques navires en attente à Trois-Rivières de prendre la route pour Montréal.Le premier passage s'effectue toujours de l'aval vers l'amont, explique-t-on, afin de permettre à la glace brisée par les navires de dériver librement.Au port de Montréal, on est plutôt stoique.Ce n'est pas la première fois que des navires tentent de passer et plusieurs ont dû rebrousser chemin.On attend que le chenal soit de nouveau ouvert normalement à la circulation avant de faire preuve d'optimisme.Actuellement, on compte 10 bateaux en attente à Trois-Rivières, six à Montréal, un à Contrecoeur, un à Saint-Nicolas, deux à Québec et quatre à Pointe-au-Pic, autant d'équipages qui patientent sur place depuis plusieurs jours.Pour sa part, l'équipage du pétrolier de la compagnie Socanav est à quai, à Montréal, depuis le 4 février, retenu prisonnier juste au moment où venait de décharger sa cargaison.Un mouillage qui coûte très cher.«Le temps nous paraît très long, raconte le chef des opérations chez Socanav maritime, Guy Bazinet.Chaque jour d'arrêt nous coûte de 10000$ à 12000$.Il faut payer nos 21 hommes qui doivent être prêts à lever l'ancre à tout moment.11 faut maintenir des génératrices et les bouilloires en marche.mwïmmmmmmm^ m - \"W- m «Si nous avions su que le bateau aurait été immobilisé si longtemps, l'équipage aurait été mis en congé.» Le bateau de la Socanav transporte du pétrole raffiné sur la côte est du pays.m mm ¦ .< .'¦ - \u2022V*' PHOTO CP Le brise-glace Henry Larsen travaillait d'arrache-pied hier dans la région de So-rel pour tenter de briser l'embâcle.Les policiers qui ont fait feu sur Sahadath Sheed sont en congé de maladie ÉRIC TROTTIER ¦ Les trois policiers impliqués dans la fusillade oui a fait un blessé grave, mardi après-midi, dans une maison de chambre de Saint-Henri, sont en congé de maladie pour une période indéterminée.Les agents, deux hommes et une femme, souffrent d'un traumatisme psychologique.Quant au prévenu, Sahadath Sheed, il a été atteint d'une balle à la hanche (qui est ressortie par le cou), au moment où il s'avançait vers les policiers, un couteau de cuisine à la main.Le directeur du poste 23, Pierre Vézi-na, a confirmé à La Presse hier que les trois policiers (dont l'un est sergent) ont rencontré psychologues et médecins à la suite de la fusillade.«Ils sont en congé de maladie au moins jusqu'au 1er mars.Après, les médecins réévalueront leur cas», a dit M.Vézina, en déclarant ignorer si les trois policiers seront mutés à leur retour.Il a souligné qu'une enquête interne, actuellement en cours, devait d'abord déterminer si les trois policiers ont commis des erreurs en se servant de leurs revolvers pour arrêter Sheed.«Si on constate des fautes, nous devrons les suspendre ou encore les déplacer ailleurs dans le service», a expliqué M.Vézina, en ajoutant que les médecins pourraient décider que leurs patients doivent être confinés à des tâches administratives pendant quelque temps, avant de reprendre la patrouille normale.\u2022 Deux des trois agents ont six années d'expérience dans la police.Quant au sergent, il est au service de la CUM depuis une dizaine d'années.Ils sont considérés par leur directeur comme d'excellents policiers, et ils n'avaient encore jamais tiré sur unsuspect.Quant à Sahadath Sheed, on ne sait pas s'il souffre d'un traumatisme psycho- logique, mais il se remet peu à peu de ses blessures à l'Hôpital général de Montréal.Rappelons que Sheed, qui était armé d'un couteau, avait cogné, mardi après-midi, à la porte d'un autre chambreur de son immeuble, au 4301 rue Saint-Jacques, dans l'ouest de Montréal.Affolé, le chambreur avait demandé qu'on appelle la police.Les agents du poste 23 sont arrivés sur les lieux quelques minutes plus tard.Après un quart d'heure de négociations avec Sheed,.ce dernier est sorti dans le corridor, où se trouvaient les trois policiers.Us l'ont sommé de lâcher son couteau, mais il a continué d'avancer vers eux.Quatre coups de feu ont alors été tirés.Le blessé a été transporté dans un état critique à l'hôpital, où il a été opéré d'urgence.Mercredi, il a été inculpé d'agression armée contre les policiers et son voisin.Un jeune cycliste avait passé 40 heures dans Monette V SAINT-JÉRÔME ¦ Ovide Monette a reconnu sa culpabilité, hier, au palais de justice de Saint-|érô-me à une accusation de délit de fuite portée contre lui après qu'un cycliste de 17 ans eut passé 40 heures dans un fossé.Yannick Langevin retournait chez lui, le 12 août 1991, quand il a été happé par une auto, le long de la route 117, à Val David, dans les Laurent ides.Le juge |can Beaulieu, de la Cour du Québec, fera connaître sa sentence le 4 juin.U Monette, un arpenteur géomètre de Sainte-Agathe, s'est présenté deux jours plus tard dans un garage local pour faire réparer le pare-brise de son automobile.Soupçonnant quelque chose, le garagiste avait contacté la Sûreté du Québec.Son avocat.Me Paul Gélinas.avait alors déclaré qu'il n'aurait pas à défendre Monette parce qu'il était convaincu qu'aucune accusation ne serait portée contre cette homme fort respecté dans cette partie de la région des Laurentides.Mais l'agent Philippe Ménard, du détachement de Sainte-Agathe de la SQ, était convaincu du contraire.Son enquête devait finalement lui donner raison et peu de temps après.Me Ginette Maillet,, du bureau du substitut du procureur général pour le district judiciaire de Terre-bonne, autorisait qu'une plainte de délit de fuite soit déposée contre Ovide Monette.C'est par voie de sommation qu'il a comparu devant le juge François Beau-doin le 10 décembre 1991.Ayant appris que l'accusé plaiderait coupable dès l'ouverture de son procès.Me Maillet n'avait convoqué aucun témoin.Monette est passible de deux ans de prison.Il a été permis d'apprendre que.fort heureusement, Yannick Langevin allait mieux.L'EXPRESS il a i n/i VOLS À MAIN ARMÉE ¦ Trois individus arrêtés par le groupe d'intervention et de l'unités des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont comparu, hier, au palais de justice de Saint-Jérôme, sous plusieurs chefs d'accusation relativement à des vols à main armée.Il s'agit de Michel Ki-rouac, 34 ans, Edmond Cornelis, 28 ans, et Patrick Champoux, 25 ans.L'enquête qui a conduit à l'arrestation du trio a débuté à la suite d'un vol qualifié survenu, le 29 janvier, à l'entrepôt Molson/O'Keefe de Saint-Jérôme.Un employé a été séquestré lors de ce vol où des cagou-lards ont pris la fuite avec le contenu du coffre-fort et 800 caisses de bière.Peu de temps après, un inspecteur de la Société de l'Assuran-ce-automobile du Québec a retrouvé le camion dans un fossé avec toute la marchandise volée.Ces trois suspects auraient aussi commis un hold-up avec séquestration, le 19 février, dans un centre de produit orthopédiques de la rue Paré, à Mont-Royal.Us ont été arrêtés au moment où ils s'apprêtaient à débarquer de la marchandise dans un garage de la rue Rainier, à Saint-Léonard.GREVE A LA CAFÉTÉRIA DU PALAIS ¦ Un «conflit de personnalité» entre les syndiqués et les patrons de la cafétéria du palais de justice de Montréal a dégénéré en grève.Les 19 syndiqués (cuisiniers, commis, caissières) qui gagnent entre 7$ et 8$ de l'heure, sont en grève depuis le 12 février et ce sont les cadres qui assurent le service.Les travailleurs, membres du syndicat des Teamsters (local 973), reprochent à l'employeur (CVC, propriété de Beayer Food, filiale de CARA International) de vouloir réduire les heures de travail du personnel et d'éliminer des postes (ils sont passés de 26 à 19 depuis un an).Ils acceptent une convention qui représente par ailleurs le statu quo à peu de choses près.Du côté patronal, on indique que seulement quatre personnes# verraient leur horaire réduit, mais que d'autres personnes seraient embauchées en contrepartie.De toute évidence, l'affluence a diminué à la cafétéria du palais.Selon un représentant patronal, les ventes ont diminué de 25 p.cent depuis le début de la grève.VERS UN APPEL?1 ¦ Me Francine Chartrand, procureur de la poursuite, songe fortement à interjeter appel de la sentence du juge Claude Lamoureux à l'endroit de Gilles-Urgel Saint-Denis, un inspecteur municipal de l'Estérel, dans les Laurentides.Me Chartrand avait réclamé une peine d'emprisonnement d'au moins huit mois pour Saint-Denis.Le juge Lamoureux, de la Cour du Québec, lui a imposé une amende de 5000 S.Saint-Denis a été déclaré coupable d'abus de confiance et de fausse représentation.Le directeur général de cette ville, Ronald Thé-berge, a subi un procès devant le juge Bruno Cyr, au palais de justice de Saint-lérôme, dans une affaire semblable.Il attend le verdict du tribunal.SAISIE DE 5 KILOS D'HÉROÏNE BRUNE ¦ Les douaniers de l'aéroport de Dorval ont saisi lundi 5 kilos d'héroïne brune, évaluée à 12,5 millions.La drogue qui était contenue dans une valise à double fond était transportée par un homme de 48 ans arrivé à Dorval à bord du vol Air Canada 753 en provenance de Calcutta via New York.Une accusation pour importation de stupéfiants a été portée par la GRC contre Murujesu Yogasampanthar de Montréal.6000 PÂTÉS AU BOEUF AUX DÉFAVORISÉS ¦ Afin de marquer son 25e anniversaire de fondation, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec a distribué plus de 6000 pâtés au boeuf et aux légumes à une trentaine d'organismes de Montréal qui nourrissent les personnes défavorisées et les sans-abri.Pour organiser cette «journée de partage», non seulement les élèves et les professeurs de cuisine ont-ils mis la mais à la pâte mais aussi le personnel non enseignant et les cadres.Un beau geste! DÉNEIGEZ LES ENTRÉES ET LES ISSUES DE SECOURS ¦ Le Service de la prévention des incendies de la ville de Montréal rappelle aux résidants qu'il est important de déneiger les entrées, les escaliers, les balcons et surtout les issues de secours en cas d'incendie.Maintenant que l'hiver a frappé Montréal de plein fouet, le service recommande aussi de ne pas laisser près des chaufferettes d'appoint des vêtements, des meubles, des journaux ou tout autre objet combustible.On suggère de les débrancher si vous qu'utez la maison.i A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 FÉVRIER 1995 Les couples gays n'ont pas droit aux mêmes avantages sociaux ^* * 4t* 4* ^» i '* * \" ' * ' \\ ' * \" ' .\"* La Cour suprême note que si on l'avait invitée à se prononcer sur la constitutionnalité de la loi, le jugement aurait été différent MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Telle qu'elle est écrite actuellement, la Loi sur les Droits de la personne ne reconnaît pas les couples homosexuels comme des «familles».Ils n'ont donc pas droit aux avantages sociaux prévus pour les unions hétérosexuelles.Voilà en effet ce qu'a statué la Cour suprême hier, dans une décision serrée à quatre contre trois, rédigée par le juge en chef, Antonio Lamer.Une décision qui laisse encore sans réponse beaucoup de questions sur les droits des gais aux avantages sociaux, réservés actuellement aux couples traditionnels.Le tribunal explique que si le Parlement a choisi en 1983 d'amender la Loi sur les droits de la personne pour y inclure le «statut familial» comme motif de discrimination, il a aussi délibérément décidé à ce moment-là de ne pas faire de l'orientation sexuelle un des motifs reconnus.La Cour conclut que ce choix bien précis de ne pas inclure l'orientation sexuelle doit être appliquée aux couples comme aux individus.«Quelles que soient mes opinions personnelles à cet égard, j'estime que l'intention évidente du législateur a tou- jours été, avant comme au moment de la modification de la Loi sur les droits de la personne, de ne pas accorder à qui que ce soit de protection contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle», écrit le juge Lamer.Celui-ci précise que sinon, on se retrouverait dans une situation «surprenante» où les homosexuels seraient protégés quand ils sont en couple mais pas individuellement.Mais du même souffle, le tribunal précise que si la cause avait été défendue différemment, en demandant, par exemple au tribunal de se prononcer sur la constitutionnalité de la Loi sur les droits de la personne en vertu de la Charte, les résultats n'auraient pas nécessairement été les mêmes.Hier, la Cour a donc décidé que Brian Mossop, un traducteur anciennement à l'emploi du Secrétariat d'État à Toronto, n'avait pas droit à une journée de congé en juin 1985 pour accompagner l'homme qui partage sa vie aux funérailles de son père.M.Mossop arguait qu'en vertu de sa convention collective, il avait droit à ce congé comme tous ses collègues hétérosexuels avaient droit à une journée de deuil dans le cas du décès d'un parent très proche de leur compagnon ou de leur compagne.M.Mossop a porté plainte à la Commission canadienne des droits de la personne, l'organisme chargé de veiller à l'application de la Loi sur les droits de la personne, une loi qui touche tous ceux qui travaillent pour des organismes régis par des lois fédérales, les banques, les compagnies de la Couronne, etc.La Commission avait déterminé que M.Mossop avait bel et bien été victime de discrimination et c'est elle qui est allée devant les tribunaux fédéraux pour le défendre.Les juges Lamer, La Forest, Sopinka et lacobucci ont pris la décision de la majorité.Les juges L'Heureux-Dubé, Cory et McLachlin sont les dissidents.Tous les trois pensent que des couples homosexuels sont effectivement des «familles».La Cour suprême a précisé que son jugement ne disait rien sur l'absence de l'orientation sexuelle dans la liste des motifs de discrimination reconnus par la Lot sur les droits de la personne et son respect de la Charte des droits et libertés.La décision ne dit pas non plus comment la Cour définirait ce qu'est une «famille» si l'orientation sexuelle devenait un motif officiel de discrimination, comme le propose un projet de loi déposé aux Communes.Le juge Lamer précise dans son juge- ment qu'on a invité la Commission.des droits de la personne à changer son tir en cours de route pour permettre à la Cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité de la loi, ce que la commission a refusé.Hier la vice-présidente de la Commission, Michèle ralar-deau-Lindsay, a expliqué qu'on aurait eu à tout recommencer à zéro.Le juge Lamer écrit aussi Que la décision ne doit en aucun cas définir ce qui est une «famille» dans le contexte d'autres lois que la Loi sur les droits de la personne.Pour les groupes représentants les droits des homosexuels, la décision ouvre donc la porte à de nouvelles poursuites en vertu de la Charte.«On n'est pas mieux aujourd'hui qu'on l'était à 9 h hier matin mais la situation n'est pas pire non plus.Sauf qu'il nous faut reprendre nos batailles devant les tribunaux», a expliqué Anne Molgat, oui préside l'équipe de travail sur les problèmes des lesbiennes au Comité d'action sur le statut de la femme, le plus important groupe de femmes du pays.Et gais et lesbiennes comptent bien retourner se battre dans l'arène juridique.«Nous sommes extrêmement déçus parce qu'en vertu de la décision, les travailleurs gais et lesbiennes se voient encore refuser un accès égal aux avantages sociaux, alors que nous payons autant que les autres pour ces avantages.C'est une décision que nous n'accepterons jamais», a ajouté Denis LeBlanc, président de EGALE, une coalition de groupes représentant gais et lesbiennes.Pour le moment, la principale décision qui fait jurisprudence sur la question de la constitutionnalité de la Loi sur les droits de la personne demeure donc la décision de la Cour d'Appel de l'Ontario dans l'affaire Haig.La Cour y a décrété que l'orientation sexuelle devait faire partie des motifs de discrimination reconnus par la loi pour ne pas être contraire à la Charte.Le gouvernement a décidé de ne pas en appeler de cette décision.Le ministre de la lustice, Pierre Biais, a bien accueilli hier la décision dans Mossop.Selon lui, elle va dans le sens du projet de loi déposé en novembre dernier par l'ancienne ministre de la Justice, Kim Campbell.Ce projet de loi, décrié par les homosexuels, propose d'amender la Loi sur les droits de la personne pour reconnaître l'orientation sexuelle comme motif de discrimination mais ajoute du même souffle que s'il ne peut y avoir de discrimination en vertu de l'état «matrimonial» on parle bien de l'état d'un couple hétérosexuel.C'est pourquoi les gais s'y opposent.L'usage de l'anglais est en nette progression à l'Université de Montréal FRANÇOIS BERCER_ ¦ L'usage de l'anglais est en nette progression à l'Université de Montréal qui veut affermir son rôle de grande institution de recherches en Amérique du Nord.L'anglais, devenue langue universelle à l'instar du latin jadis en Occident, progresse au détriment du français à «l'université de recherche francophone par excellence» au Canada, comme se définit elle-même l'institution fondée en 1876.L'anglicisation ne touche pas que les professeurs et chercheurs qui font de plus en plus affaire avec la communauté scientifique internationale, mais aussi les employés de bureau et de soutien qui sont davantage requis de travailler en anglais.Selon la direction de l'Université de Montréal, près de 28 p.cent des postes de travail affichés l'an dernier parmi le personnel de soutien (2000 travailleurs, dont un millier de secrétaires) exigeaient la connaissance de l'anglais.En 1991, 13 p.cent des postes affichés comportaient cette exigence.Au cours des cinq dernières années, ce sont 1123 postes qui ont été affichés \u2014 soit plus de la moitié de tous les postes de bureau et de soutien \u2014 et 17 p.cent d'entre eux (193) exigeaient la connaissance de l'anglais.Excédées par la montée de l'exigence de l'anglais comme langue de travail, les représentan- ENLÈVEMENT IMMÉDIAT Aéroport international de Mirabet par ENCAN PUBLIC MARCHANDISE SAISIE PAR LES DOUANES AMÉRICAINES Liquidation immédiate d'une cargaison de tapis chinois tissés main saisie par les douanes américaines.TAPIS DE CHINE ET D'ORIENT EN LAINE ET AUTRES CARGAISONS TAPIS PERSANS DE VALEUR La collection comprend de grands tapis chinois à poils longs, Tiensien, Beijing, Bokhara, Tabriz, Kas-han, Moud, Belouch, des centaines d'autres tapis certifiés, authentiques et étiquetés.DIMANCHE 28 FÉVRIER À14 HEURES Inspection à compter de 13 h Aéroport International de Mirabel Le Château de l'aéroport salon Concorde Conditions de paiement comptant, chèque visé, Visa et MasterCard Pièce d'identité requise pour inscription AVIS: Certificat d'évaluation; pas de livraison, pour liquidation, paiement et enlèvement immédiats.Chaque pièce sera vendue une à une au plus haut enchérisseur.Marchandise dédouanée.Encan final.Lots à liquider un à un.Encanteurs / liquidateurs autorisés Global Auction Co., Toronto) Canada 10% de trais de transport et de manutention ajoutés au prix d'achat tes syndicales des employés de l'Université de Montréal ont appelé hier, en conférence de presse, la direction de l'institution à négocier une liste restreinte de postes exigeant la connaissance de l'anglais.La présidente du syndicat, affilié à la Fédération des travailleurs du Québec, Mme Sylvie Goyer, considère que la désignation du quart des postes dans la catégorie bilingue est exagérée.Selon I?syndicat, l'université impose l'exigence de l'anglais au fur et à mesure d'une nouvelle évaluation des postes des employés de soutien, évaluation entreprise depuis 1990 dans le cadre d'un programme d'équité en emploi et d'équité salariale entre les sexes.Avant la nouvelle évaluation, 30 postes (dans six fonctions) comportaient l'exigence de bilinguisme, tandis qu'il s'agit maintenant de 442 postes (dans 23 fonctions), soit le quart des quelque 1600 postes différents occupés par les 2000 employés (dont 400 sont occasionnels), selon le syndicat.La grande majorité des postes nouvellement bilingues sont occupés par des femmes.Le syndicat, dont la convention de travail est échue depuis novembre dernier, veut faire reculer l'université dans les nouvelles définitions de tâches, qui n'en sont qu'au stade de projet et doivent normalement faire l'objet de négociations partronales-syndicales.En défendant leur «droit de travailler en français», comme le stipule la Charte de la langue française, les syndiquées de l'UdeM croient qu'un commis responsable des inscriptions et des dossiers des étudiants, ou encore un concierge, par exemple, ne devraient pas être tenus de connaître l'anglais pour accomplir leur tâche.Surtout pas dans une université francophone.Disant rechercher la discussion et non la confrontation avec l'employeur, Mme Goyer s'est dit inquiète que l'UdeM perde son caractère francophone pour devenir une institution bilingue.Le syndicat a contacté fin décembre l'Office de la langue française afin de déterminer la faisabilité d'une étude technique des postes afin de vérifier la nécessité de l'anglais pour chacun d'entre eux.Mais la direction de l'UdeM n'a pas consenti à une telle étude.L'Office a déjà reçu du syndicat des employés de l'UdeM, pendant les années 1980, 34 plaintes portant sur l'exigence de l'anglais à certains postes.L'Office a statué une seule fois dans le cas d'un poste de sténo-secrétaire, en décidant que l'exigence n'était «pas justifiée».Le syndicat n'a pas exclu le recours une nouvelle fois à l'Office, qui a reçu 206 plaintes de ce type au cours des quinze dernières années, en provenance majoritairement de syndicats d'employés du secteur public et parapublic.Chez les professeurs de l'UdeM, on note une «tendance accrue» au recrutement, surtout aux États-Unis, de professeurs qui ne maîtrisent pas le français, a indiqué hier Mme Annie Méar, présidente du Syndicat général des professeurs.L'université n'était pas en mesure, hier, de fournir à La Presse des données sur l'embauche des professeurs en fonction de leur langue d'usage.Des cours se donnent en anglais aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, a dit Mme Méar en expliquant qu'il s'agit tout de même d*«exceptions», surtout dans le domaine de là recherche biomédicale.Souvent, l'université n'a pas d'autre choix que de recruter hors-Québec des sommités dans certains domaines, d'autant plus que l'institution veut affermir sa vocation internationale.Généralement, le professeur unilingue anglais est invité à prendre des cours de français, et on lui donne trois ans pour qu'il arrive à s'exprimer dans un français autrement qu'approximatif.Mais les exceptions à cette règle de trois ans sont nombreuses, selon les syndicats.L'UdeM a octroyé l'an dernier 217 doctorats, dont 15 étaient basés sur des thèses ou mémoires rédigés en anglais.À l'école Polytechnique, affiliée à l'université, 11 des 42 mémoires de doctorat acceptés étaient rédigés en anglais, soit un sur quatre.Le syndicat des employés de bureau de Polytechnique souligne d'ailleurs que 80 p.cent des postes affichés Tan dernier comportaient l'exigence de l'anglais.«Nous nous conformons à la loi 101 en ce qui concerne le français comme langue de travail», a , indiqué à La Presse M.Raymond Carbonneau, responsable des communications à l'université.Il est à noter que les universités ne sont pas tenues par la loi de mettre en place un comité ou un programme de francisation.Elles n'ont pas non plus à obtenir un certificat de francisation, comme c'est le cas de la plupart des entreprises et organismes de grande taille.Les universités doivent cependant se conformer à l'article 46 de la loi, qui interdit l'exigence de l'anglais pour un emploi, à moins que la tâche rende cette langue nécessaire.Selon l'Office de la langue française, 40 p.cent de tous les emplois offerts à Montréal, par l'intermédiaire des annonces dans les journaux, exigent la connaissance de l'anglais.Rivière-des-Prairies : différend entre une garderie et un CLSC PIERRE CINCRAS e (M9 Tirage du 93-02-24 4 5 8 10 32 39 Numéro complémentaire- 28 RÉ S U LTATS loto-québec GAGNANTS LOTS 6/6 0 2150 534,60$ 5/6+ 10 64 516.00$ 5/6 239 2159,50$ 4/6 15 475 63,90$ 3/6 299 238 10,00$ Ventes totales: 16 207 665,00$ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000,00$ Prochain tirage: 93-02-27 Tirage du 93-02-24 NUMÉROS 299803 99803 9803 803 03 3 LOTS 100000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 93-02-25 17 tirage: 93-02-26 TVA le reseau des tirages de Loto-Quebec Les modalités d'encaissement des billets gagnante peratoent mymo En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.¦ Déjà aux prises avec des problèmes financiers, une garderie sans but lucratif devra vraisemblablement quitter les locaux du CLSC Rivières-des Prairies où elle loge depuis une dizaine d'années afin de permettre au centre de loger du nouveau personnel.Les responsables de la garderie qui ont obtenu le soutien des conseillers et des députés du quartier dont le ministre Jean Corbeil, ont rencontré le conseil d'administration du CLSC cette semaine mais n'ont pu l'amener à revenir sur sa décision.Selon le porte-parole Michel Robert, 28 enfants et dix employés, sans oublier les parents, seront pénalisés par cette décision.L'expulsion doit avoir lieu le 1er avril.Les animateurs de la garderie ainsi que les enfants ont d'ailleurs occupé symboliquement un local du CLSC durant une heure hier afin de manifester publiquement leur désaccord dans cette affaire.La situation est d'autant plus déplorable, dit M.Robert, que la moitié des enfants sont de familles monoparentales et que les frais sont moins élevés à la garderie Bobino-Bobinette qu'ailleurs dans les autres garderies du quartier.Selon lui, la situation financière de l'organisme s'est nettement améliorée depuis que les employés ont accepté des diminutions de salaires «rétroactives» à l'automne dernier.La garderie a d'ailleurs fermé ses portes dans le temps des Fêtes afin de couper les dépenses.Au CLSC, on estime que les responsables de la garderie réagissent de façon exagérée dans cette affaire.«Nous ne voulons mettre personne dehors.Mais nous avons un besoin urgent de locaux.Nous sommes même prêts à faire certaines concessions.Nous sommes humains, a confié Hélène Laurin, la coordonnatrice des programmes spécifiques au CLSC.En réaménagement les lieux, il pourrait être possible de garder la moitié de ses enfants».Mme Laurin a indiqué que c'est lorsque la garderie a fermé ses portes temporairement, en décembre, que le CLSC avait pris sa décision.«On nous avait alors parlé de faillite et de fermeture définitive.Dans un sens, cela tombait à point puisque nous avions besoins de locaux, dit Mme Laurin.Maintenant, il faudra que la garderie fasse des concessions».A GAGNER revi ot i/vpisciMr EN COLLABORATION AVEC Céda paatal Téléphone ( ) ?Pour êtra valida et coupon doit êtra dûment complété.r Êtes-vous propriétaire ?Locataire ?En 1993, quel genre de projet pré voyez-vous réaliser ?Aménagement extérieur ?Piscine ?Clôture ?Spa ?Portes et fenêtres ?Cuisine ?Salle de bains ?Ameublement» décoration ?Chauffage et climatisation ?Construction domiciliaire U Question d'aptitude 2X54-4* j- CKAC73AM i i \u2022 i i h révi t> t LA P I S C I M t DESCRIPTION DES PRIX J rHSONNES MÉDIRONT CHACUNE 5000$ EN BONS D'ACHAT CHEZTBÉVT.tEMPUSSEZ CE COUPON ET DÉPOSEZ-LE DANS LES BOITES rtÉVUESÀŒTETTET,SOfTAU STAND DîTREVIOUÀ L'ENTREE DU SALON NATIONAL DE L'HABITATION.Les tirages auront lieu an Stade olympique le 7 mars 1993 à 19 h.Ce concours est en vigueur du 26 février au 7 mars 1993.Les règlements complets du concours sont disponibles au bureau du Groupe Promespo, 801, rue Sherbrooke Est, 10e étage, Montréal, (Que), H2L1K7 CKAC73AM - » t M r / LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 26 FÉVRIER 1993 A5 h 1992, 30% des hold-up commis dans les banques anadiennes l'ont été sur le territoire de la CUM MARCEL LAROCHE ¦ De tous les vols qualifiés perpétrés en I992 dans les institutions bancaires à travers tout le Canada, 30% l'ont été sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal! Ainsi, sur les 1530 hold-up de banques enregistrés au pays Tan dernier, 446 ont été commis à Montréal, qui conserve toujours son titre peu enviable de capitale canadienne du vol à main armée.Ces statistiques ont été compilées par l'Association des banquiers canadiens qui évalue à 4,2 millions de$ les pertes financières directement imputables aux vols de banques commis en 1992 au Canada.Bien que ces pertes monétaires soient élevées, on y note une légère baisse en comparaison de 1991, au moment où les pertes encourues pour ce genre de crime atteignaient 4,4 millions de dollars.Au cours de la seule période s'échelonnant du 1er janvier au 25 février 1993, Montréal a connu l'un de ses pires débuts d'année depuis une bonne décennie avec 155 braquages d'institutions financières en seulement 34 jours d'activités ban-quaires.Malgré cette recrudescence marquée de hold-up, les enquêteurs de la section des vols qualifiés de la CUM ont réussi un véritable tour de force, ayant déjà élucidé jusqu'à ce jour pas moins de 125 de ces 155 attaques armées! Dans un rapport de plusieurs pages qui doit être publié le mois prochain dans le magazine spécialisé «Le Banquier», M.Michael Bal lard, vice-président et directeur de la sécurité pour l'Association des banquiers canadiens, y trace un profil détaillé, province par province, de la Pierre Sangollo répartition des vols de banques à travers le Canada au cours des 10 dernières années.On y découvre que les vols de banques ont baissé au Canada, passant de 1611 en 1991 à 1530 en 1992, soit une diminution de 5%.Cinq provinces se partagent la quasi-totalité des 1530 vols qualifiés en 1992, le reste du pays n'en comptant que 32 pour la même période.Même si le Québec remporte à nouveau la palme dans ce domaine, le total des vols (626 en 1991 comparativement à 619 en 1992) a tout de même connu une légère diminution.Bien que le Québec affiche une position assez stable au cours des dernières années, l'Ontario montre en 1992 une diminution de 9% des vols à main armée sur son territoire comparativement à 1991.Considérant que l'Ontario compte plus de deux fois le nombre de succursales bancaires que le Québec (3021 contre 1514), son coefficient de vols demeure considérablement plus bas que celui du Québec.Pour expliquer cette situation, le rapport rédigé par M.Bal lard et dont La Presse a obtenu copie hier, précise que le vol de banque est un crime propre aux grandes villes, aussi bien aux Etats-Unis, au Canada et au Québec.L'anonymat de la vie urbaine, le vaste choix des cibles et la possibilité de fuir rapidement sont autant de facteurs qui explique le phénomène du vol à main armée.Chiffres à l'appui, le rapport y fait mention que la plupart des vols de banques commis en 1992 ont eu lieu dans sept grandes villes du Canada, soit Montréal (72%), Toronto (50%), Vancouver (49%), Edmonton (50%), Calgary (46%), Winnipeg (97%) et Ottawa (12%).En chiffres absolus, Montréal détient encore son titre peu flatteur de capitale du vol à main armée avec 446 attaques en 1992.En tenant compte du pourcentage de vols par succursale (550 banques à charte dans l'île de Montréal, excluant les caisses populaires Desjardins), pratiquement une succursale de chaque banque a été attaquée au moins une fois en 1992! En 1992, environ 78% des vols à main armée au Canada ont été commis en solitaire.Environ 67% des voleurs ne portaient pas de déguisement tandis que 40% ont présenté une note écrite ordonnant à la caissière de remettre l'argent.Dans environ 45% des cas, le voleur n'a montré aucune arme.Toutefois, lorsqu'une arme fut utilisée, le pistolet fut privilégié dans 63% des cas.Des 1530 vols à main armée perpétrés au pays en 1992, 61% ont été observés par un seul employé tandis que l'on dénombre 10 personnes qui ont subi des blessures.Par ailleurs, le directeur Pierre Sangollo, officier responsable des crimes contre la personne, homicides et vols qualifiés à la police de la CUM, a déclaré hier à La Presse que cette recrudescence de hold-up était surtout imputable à des groupes d'individus, évadés de prison ou récidivistes en liberté conditionnelle.Dans le but d'enrayer cette vague sans précédent de vols à main armée qu'a connue la métropole depuis le début de l'année, le directeur Sangollo a mis sur pied une opération policière d'envergure spécialement conçue pour freiner ce fléau.Baptisé «Ad Hoc», le projet mis de l'avant le 12 janvier 1993 a recruté des ressources humaines considérables au niveau de la section des vols à main armée et des différents districts de la police de la CUM.A ces effectifs policiers sont venus se joindre un bon nombre de responsables de la sécurité des différentes institutions bancaires de l'île de Montréal, et tout particulièrement ceux de la Banque Laurentienne.Cette force de concentration n'a pas tardé à porter fruit puisqu'en l'espace de 29 jours, une bonne quinzaine d'individus ont été appréhendés par les policiers, et formellement accusés de 125 des 155 hold-up commis depuis le début de l'année sur le territoire de la CUM.En faisant le bilan fort positif de ce projet d'enquête, le directeur Sangollo a indiqué hier à La Presse que l'arrestation massive de ces individus se faisait ressentir par une diminution du nombre de braquages de banques sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Malgré les résultats encourageants obtenus au cours des derniers jours, les enquêteurs des vols qualifiés de la CUM étaient toujours au boulot hier soir, à la recherche des auteurs de six braquages de banques survenus dans la seule journée d'hier! Robert Duguay V T'as de si beaux yeux Les filles attendent, assises autour d'une table, la première à gauche en entrant, en plein dans le courant d'air, pauvres petites.Elles attendent leur tour de monter sur scène et d'y donner leur numéro, ou, mieux encore, elles attendent qu'un client les invite à danser pour lui tout seul à sa table.Vous avez dû voir ça au cinéma: la fille approche son présentoir pliant, l'installe tout près du monsieur et se dévêt avec les contorsions que vous imaginez.Ça dure le temps de « Eve-rything 1 do», ça coûte 6 $ et je préfère vous mettre en garde tout de suite, c'est très lascif.Léonard, le gérant, doit fabriquer son horaire de la semaine en tenant compte des disponibilités d'une centaine de travailleuses, toutes des «temps partiel»: «La plupart sont étudiantes à l'université, d'autres ont des enfants, ce n'est pas facile de faire plaisir à tout le monde».«Certaines filles peuvent se faire 400$ dans une journée», raconte Danny, DJ chez Wanda's depuis sept ans.«Une fois, j'ai vu un client en faire danser une à sa table pendant trois heures.Sans arrêt.Il lui avait donné quatre bilîs de 100 $, US.Au moment de partir, il lui avait aussi souhaité une heureuse St-Valentin en lui donnant un bec sur la joue.» Les policiers présents chez Wanda's ce soir-là avaient porté des accusations contre la fille en vertu du règlement 3416 qui interdit formellement aux employés d'un établissement licencié de fraterniser avec un client.«Une fille danse pour un gars pendant trois heures et il n'a pas le droit de lui faire la bise en partant.Ce n'est pas normal», affirme Danny, qui en a vu bien d'autres.En tranchant contre cette limitation de la liberté d'expression hier, le juge Léger, de la Cour municipale, a provoqué de nombreuses manifestations de joie chez Wanda's, autant sur le plancher que dans les bureaux ; même les portiers étaient de bonne humeur.«Ça commençait à être triste ici», a admis Stabros, un grand garçon plein d'entregent.\u2022 .M !»» \u2022 1 \u2022j Brrrrassez de bonnes affaires avec ces aubaines fracassantes! i> .i \u2022 \u2022 \u2022 A un prix aussi avantageux, le FAUTEUIL DE CADRE de OE L fera du brrrruit dans le marche ! 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Kmsegtenwhcon^nenrnogcii MONTRÉ Al mm a uQOQfflON SB3?.(«tcdeUnse Tel HS79J9 TeWc-73S-38ll lun - *to:9h - 18 h SoneA IOh-1/h.fenoèhi MOMTREAl UHIH 01 DEMll ?OJS.n*SfenWr Tel : 288-S170 Ttto - 2M-4938 lun -ve*.:9h- 18h Son«}.101-1*1 fwnèlei RIVfSUO UVTtf M Kïll 60S.bwt Tcv^«ou.G(«wh«ld-?c.k Tel 923-USS Tito.: 9M-4448 lu -w* 9H-I8H Sar*di 10 h - 17 h fmélefcNmi* rmnjTi (30mn*5)ov*leieseoul À.* * * M.Moutsios, un des copropriétaires du Wanda's bar, travaille dans le domaine des danseuses depuis 18 ans.Et affirme n'avoir jamais eu de trouble.avant.«La bataille dure depuis 1989, au moment où le directeur du poste 25 est venu se plaindre ici-même dans ce bureau que ses hommes passaient trop de temps au bar, raconte-t-il.Les tracas ont commencé quand je lui ai répondu que je ne possédais aucune autorité pour empêcher qui que ce soit d'entrer chez nous pourvu qu'il se conduise selon les règlements».En 91-92, Wanda's a été «enquêté» avec une régularité que M.Moutsios associe à du zèle, pour ne pas dire de gros mot comme harcèlement.«Une dizaine de policiers en uniforme qui balaient les murs avec leur lampe de poche pour vérifier si nos permis sont valides.deux, trois fois par semaine.c'est plus que du travail méticuleux.» La place, vous comprenez bien, se vidait en un rien de temps.Près de 80 accusations ont été portées contre les filles et contre les propriétaires.Une certaine morosité avait fini par s'installer parmi le personnel.On ne travaillait plus avec1 le même entrain.Tant et si bien que la clientèle commençait à aller voir ailleurs.«Beaucoup d'Américains, de Boston surtout, nous fréquentent la fin de semaine», explique Gaétan, l'autre DJ.Les soirs de hockey au Forum, il parait que la place se désemplit pas, avant et après la partie.«Non mais, c'est tellement hypocrite comme loi, poursuit Gaétan.La fille se déshabille flambant nue devant un gars mais elle n'a pas le droit de lui dire bonjour, comment ça va, et de fumer une cigarette avec.Le monde n'osait même plus se parler.» Content, Gaétan, au point où il n'a pas pu s'empêcher d'annoncer la bonne nouvelle au micro, entre deux numéros: Mesdames et messieurs, a-t-il dit en substance, avec cette victoire, le fun va revenir dans la place.«Accueillons tous ensemble la pétillante Laetitia.» Une autre belle victoire de la démocratie.Encourageons nos jeunes entrepreneurs ¦ Ils vendent un peu de tout: du lampion, du bijou, '.des boxers en soie, des ensembles serviette-gant de ; coton pour la salle de bain, des boîtes pratiques pour ranger les documents.> Us ont installé leurs kiosques au Complexe * Desjardins, vous devriez aller les encourager, ce ! sont les entrepreneurs de demain, ni plus ni moins : que l'avenir du pays (et je m'en veux de ne pas avoir pensé à leur demander ce qu'ils pensaient du .départ de M.Mulroney ).-v \u2022 Us apprennent les affaires : la conception d'un produit original et pratiquement indispensable, sa fabrication, sa mise en marché, jusqu'à la vente; et leurs livres doivent balancer au terme de l'exercice, vous pensez bien.Le projet jeune Entreprise est cautionné par des noms prestigieux de l'industrie.Etienne et ses deux associées du cégep Ahunt-sic offrent des petites poupées en bois parfumées, six essences disponibles.Us m'ont annoncé non% sans fierté que leur produit avait été retenu pour un blitz d'exportation en Belgique cet été, rien de moins.«Nous répondons à plusieurs besoins, m'a ex: pliqué Etienne.On peut placer la poupée dans la cuisine et combattre les odeurs de friture, au, bureau, sur la bibliothèque et même dans la chambre à coucher.C'est tellement agréable quand on se réveille et que ça sent bon ».Et je ne vous parle même pas de l'esthétisme de la chose.Jusqu'à 18h aujourd'hui, Etienne et ses associées vous laissent la poupée à 15$, une aubaine.«On ne veut pas faire d'argent avec ça.On essaie d'être honnêtes avec les consommateurs».Tiens, tiens.Marc-Aurel Mailloux veut faire carrière en relations publiques.Il est vice-président responsable de la vente d'un bloc-notes «écolo et écono» sur lequel, nous conseilkH-il, on peut inscrire des messages, la liste d'épicerie, ou des mots d'amour, comme ceux-ci qui font tant rire les passants: «T'as de si beaux yeux, mon lapin».«Ça s'efface avec n'importe quoi, un chiffon, un papier-mouchoir.», m'a assuré Marc-Aurel.Ceux-ci vendent des t-shirts, petit bonhomrpe et petite bonne femme les fesses à l'air.Leur entreprise s'appelle Callipyge.Décidément.1 > i » Informations nationales A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 FÉVRIER 1993 Le départ de Mulroney bouscule les stratégies électorales Pour les partis d'opposition, la grande inconnue demeure le prochain chef du Parti conservateur Le député libérai Paul Martin philippe dubuisson du bureau de La Presse Ottawa LW annonce du départ prochain de Brian Mulroney oblige les partis d'opposition à revoir leur stratégie électorale.C'est le cas autant au Québec qu'ailleurs au Canada où la rogne des électeurs était centrée sur la personne du premier ministre.Selon un sondage Gallup réalisé le jour de l'annonce de la démission de M.Mulroney, le Parti conservateur avec à sa téte la ministre de la Défense Kim Campbell obtiendrait 37 p.cent de la faveur populaire contre 39 p.cent pour les libéraux et 14 p.cent pour les néo-démocrates.Ce sondage, réalisé auprès de 1153 personnes, laisse entrevoir une campagne électorale nettement plus serrée entre libéraux et conservateurs, peu importe si ces derniers jettent leur dévolu sur Kim Campbell, favorite à la ligne de départ, Michaei Wilson, Jean Charest, Perrin Beatty ou Barbara McDougall.Chose certaine, avec ou sans Brian Mulroney à la direction du parti conservateur, les néo-démocrates d'Audrey McLaughlin n'obtiennent pas plus que 18 p.cent des intentions de vote, ce qui place ce parti loin derrière en troisième position.Selon Michaei Balagus, directeur des communications au bureau du chef néo-démocrate, le départ de Brian Mulroney ne change pas grand chose pour le NPD.«Il y a très peu d'électeurs qui hésitent entre les conservateurs et nous.Notre défi est de convaincre la gauche du parti libéral d'appuyer le NPD», dit-il.Il ajoute que la participation de plus en plus importante des militants pro-vie au sein du parti libéral ainsi que la position quelque peu confuse de Jean Chrétien sur la TPS et le libre-échange devrait inciter la gauche libérale à se tourner vers le NPD.Pour le député libéral Paul Martin, co-président du comité du programme du parti, «les libéraux n'ont jamais pensé affronter Brian Mulroney lors de la prochaine campagne électorale.Nous étions convaincu de son départ.En ce sens, notre stratégie demeure la même», dit-il.Kim Campbell suyr la sellette Toutefois, conscients de l'avance de la ministre de la défense Kim Campbell alors que s'amorce la course au leadership du parti conservateur, les libéraux lui ont dirigé la plupart de leurs ques- tions au cours des derniers jours.Profitant du dépôt des crédits pour l'exercice financier 1993-1994, hier, les libéraux ont reproché à Mme Campbell l'achat des hélicoptères EH-101 au coût de 4,4 milliards sur 13 ans au moment où le gouvernement annonce des compressions.Elle sera manifestement une des cibles préférées de leurs critiques au cours des prochaines mois.Pour le député Paul Martin, la stratégie libérale demeure axée sur le bilan économique et social du gouvernement conservateur.«Peu importe qui sera le nouveau leader conservateur, il ou elle devra défendre le bilan de l'administration Mulroney.Tous les ministres ont défendu le programme économique et social de son gouvernement», dit-il.Mais sans pouvoir diriger leurs critiques directement vers Brian Mulroney sur qui était centrée la colère des électeurs, surtout à l'extérieur du Québec, les libéraux devront préciser leur programme et surtout leur position en regard de la TPS et de l'accord de libre-échange nord-américain.«Nous entendons négocier une taxe plus juste et équitable avec les provinces.Pour ce oui est du libre-échange, nous vouions comme Bill Clinton renégocier certaines choses», dit M.Martin.Le Reform Party ne pourra pas non plus compter sur le rejet du premier ministre Brian Mulroney ou sur les querelles constitutionnelles, reléguées à l'arrière-plan, pour rallier à sa cause les électeurs de l'extérieur du Québec.«Cependant, explique Steve Har-per, candidat et directeur des politiques du Reform Party, le nouveau leader conservateur n'aura pas assez de temps pour faire sa marque.» Il compte se distinguer des conservateurs en faisant campagne contre le bilinguisme officiel et le multiculturalisme ainsi qu'en, prônant l'élimination du déficit fédéral sur une période de trois.Autant du côté des libéraux, des néo-démocrates que des réformistes, on compte exploiter les divisions qui pourraient éclater au grand jour à la suite de la course au leadership conservateur.«Le départ de Brian Mulroney aidera les conservateurs, mais le parti ne pourra en profiter pleinement car il n'aura pas suffisamment de temps pour colmater les brèches.» Conscient de ce danger, le chef de cabinet du premier ministre ordonnait à son personnel cette semaine d'afficher la plus grande neutralité dans la course au leadership qui s'amorce.Jours cruciaux pour les aspirants ai conservateur qui doivent mesurer marie-claude lortie du bureau de La Presse OTTAWA Aucun candidat ne s'est encore, lancé ouvertement dans la campagne au leadership conservateur et les députés sont encore très hésitants a prendre position, mais dans les coulisses et dans la tète des candidats potentiels, tout marche déjà à cent à l'heure.Les prochains dix ou quinze jours seront'en effet les jours cruciaux où les aspirants au leadership auront à décider formellement s'ils font oui ou non le grand pas en avant en vue du congrès prévu probablement pour le week-end du 12 juin.Ils devront essayer encore une fois de mesurer leurs chances le mieux possible en multipliant les appels téléphoniques et en envoyant des émissaires en assemblées de cuisine chez les militants.Us devront aussi confirmer les engagements financiers dont ils auront besoin pour mener campagne, entreprise délicate quand on sait qu'une course peut coûter jusqu'à 2 millions de dollars.Ils devront essayer de planifier des alliances.Bref, ils devront prendre la décision cruciale en baignant dans l'imprécision et les calculs.C'est le moment béni des stratèges mais aussi la saison de leurs pires cauchemars.On dit que |ean Charest, par exemple, serait le candidat officiel du Québec dans la course.-Mais apparemment, lui-même n'a pas encore pris sa décision même si son équipe s'affaire depuis le début de l'année à chercher des appuis, à voir qui il pourrait rallier de son côté.Le député Guy Saint-Julien a affirmé hier qu'il avait été approché et qu'il avait donné son appui à M.Charest.Mais c'est le seul actuellement qui annonce ainsi sa position.Ses collègues préfèrent attendre.Attendre que leur voisin prenne une décision pour voir de quel côté penche la balance.Attendre que les canons du parti se positionnent.Bien des questions Pour l'instant, parmi les ministres, seul le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle, semble avoir commencé à se faire un nid.Hier, il ne s'est pas caché pour parler de ses affinités avec la ministre Kim Campbell, l'une des candidates potentielles les plus en vue.Le fils de M.Loiselle a déjà travaillé pour Mme Campbell et veille souvent sur elle quand elle vient au Québec.M.Loiselle, étant considéré beaucoup moins fédéraliste que M.Charest, réussirait-il à faire pencher la balance du côté de Mme Campbell en usant de son ascendant sur les conservateurs nationalistes?Ou est-ce que les militants québécois préféreront appuyer en premier lieu un candidat québécois?Et ce Jean Charest, réussira-t-il à amasser les sous dont il a besoin pour faire concurrence à des gens comme Michaei Wilson, ministre du Commerce extérieur, chéri de Bay Street?Peut-être y aura-il d'autres candidats québécois.On entend le nom de Marcel Danis, ministre du Travail, ancien allié de Clark et donc détaché de la machine Mulroney.Qu'est-ce que cela signifie?Et Benoit Bouchard, mi- nistre de la Santé, il n'a rien dit sur ses préférences.Il préfère plutôt, ces jours-ci, dire publiquement qu'il «n'écarte pas» sa propre candidature au leadership.Les deux prochaines semaines seront donc celles des calculs et du travail sur le terrain.Pendant ce temps, le parti décidera où se tiendra le congrès et quand, à une réunion du comité executif qui aura probablement lieu vers le 8 mars à Ottawa.(La réunion du comité électoral prévue pour la même date sera probablement annulée).Ce congrès, il est à peu près certain maintenant qu'il aura lieu du 10 au 12 juin, à Ottawa probablement, bien qu'il soit toujours possible que Toronto ou Montréal soient choisies.Le 11 juin, ce sera le 10e anniversaire de l'élection au leadership de M.Mulroney, on en profitera pour le célébrer.Ce comité exécutif décidera aussi qui sera membre du comité des règlements, chargé d'établir les règles pour la course au leadership.C'est notamment ce comité qui fixera, s'il y a lieu, une limite aux dépenses des candidats.Le départ de Mulroney accélérerait le processus d'accession à l'indépendance, croit Parizeau andré pépin LAC DELACE « rian Mulroney a tout fait pour retarder la souveraineté du Québec, mais il a vertement échoué, depuis l'époque du «beau risque» de René Lévesque jusqu'à l'échec final de Charlottetown, soutient le chef du Parti québécois, M.(acquêts Parizeau.Son départ, analyse Parizeau, provoquera sans aucun doute la venue d'un ou une anglophone à la tête des conservateurs, ce qui contribuera à creuser le fossé qui sépare déjà «les deux pays».«Nous allons vivre un nouveau chapitre qui va accélérer le processus menant à la souveraineté du Québec», tranche le chef du PQ.M.Parizeau dirige depuis hier un caucus de trois jours de ses députés, en vue de la reprise prochaine des travaux de l'Assemblée nationale.Il a profité de l'oc-casion pour commenter la démission du chef conservateur, à son arrivée au Manoir du Lac De-lagc, en banlieue nord de la capitale, où sont réunis les députés.Il faut rappeler que Brian Mulroney a, en quelque sorte, modifié sensiblement la carrière politique de (acques Parizeau.Mulroney est arrivé une première fois à la tête du pays en septembre 1984.Trois mois plus tard, en novembre, M.Parizeau, alors responsable des Finances dans le cabinet de René Lévesque, donnait sa démission devant le fait que son chef mettait le projet souverainiste en veilleuse pour courir «le beau risque» d'une gouvernement conservateur moins centralisateur, avec Mulroney à sa tête.Parizeau a claqué la porte du PQ pour un purgatoire de quatre ans.Il n'a pas raté l'occasion, hier, de dire à Mulroney qu'il a lamentablement échoue.« Mulroney est un homme qui a beaucoup aimé son pays, selon la conception qu'il s'en fait.Il a travaillé de bonne foi à résoudre les problèmes, avec beaucoup d'ef- Jacques Parizeau est avare d'éloges.forts, beaucoup de courage.Mais il a largement échoué», dit M.Parizeau.Une direction anglophone chez les conservateurs, poursuit M.Parizeau, ne peut qu'aider à la venue en masse de députés du Bloc québécois de Lucien Bouchard à la chambre des Communes.La campagne Le Parti québécois est d'ailleurs déjà en pleine campagne pré-électorale pour soutenir les troupes de Lucien Bouchard.Il en sera question au caucus des députés car des problèmes d'organisation se posent inévitablement avec cette jeune formation qu'est le Bloc.Les organisations péquistes de tous les comtés sont prêtes à se mettre a l'oeuvre, mais le découpage des cartes fédérale et provinciale n'étant pas les mêmes, il faut des ajustements.Un proche collaborateur de M.Parizeau, M.Yves Martin (ancien recteur de l'Université de Sherbrooke) travaille à ce dossier, en même temps qu'il tMabore, avec d'autres, un projet de manifeste politique pour le Bloc québécois.L'activité parait par ailleurs fébrile dans les coulisses du PQ où l'on travaille à la rédaction de plusieurs éclaircissement au niveau du programme pour être, dit-on, fin prêts à la réalisation de la souveraineté.M.Parizeau veut proposer, d'ici le mois prochain, de nouveaux textes qui proposeront des changements majeurs dans le domaine de l'Éducation, notamment, du développement régional, de la formation continue de la main-d'oeuvre et de la décentralisation des pouvoirs vers les municipalités.Changements Il vient d'ailleurs d'apporter des changements majeurs à son cabinet fantôme, donnant l'Éducation au député de Lac Saint-|ean, le fougueux (acques Brassard, professeur de carrière.«Il faut que ça brasse dans ce dossier, au cours des prochains mois», dit le chef (acques Parizeau.Il affirme par ailleurs qu'il ne s'agit aucunement d'une démo- a » s I « I i 4 David Peterson, ancien premier Pierre Marc Johnson, ancien ministre de l'Ontario premier ministre du Québec La « réinsertion sociale » des anciens premiers ministres parfois ardue mario fontaine que la vie de plein de gens était - liée à la sienne.PHOTO La Presse tion pour le député d'Abitibi-ouest, Français Gendron, qui pilotait ce dossier depuis de nombreuses années dans l'opposition, après avoir lui-même été ministre de l'Éducation.Gendron sera dorénavant critique en matière d'Affaires municipales, ce qui l'amènera à croiser le fer quotidiennement avec le poids lourd Claude Ryan du gouvernement Bourassa.«Les Affaires municipales, de même que le développement régional, sont des dossiers qui promettent de l'action», soutient Parizeau, ajoutant qu'il a besoin de François Gendron à ce poste.M.Parizeau refuse par ailleurs énergiquement d'émettre le moindre commentaire sur l'état de santé du premier ministre Robert Bourassa.À ce sujet, il est d'une absolue discrétion, même qu'il évite soigneusement, dans les circonstances, d'attaquer le gouvernement de front.Les travaux de l'Assemblée nationale reprendront le 16 mars prochain.Personne n'est encore en mesure de prédire si le premier ministre Robert Bourassa sera alors présent.f m 1s forment le club le plus sélect B au Canada.La plupart pratiquent le droit, voyagent à travers le monde, font beaucoup d'argent.Coup de chance, ils peuvent également avoir une vie de famille remplie et les médias les laissent relativement tranquilles.La seule exigence pour devenir membre : avoir été premier ministre.C'est dans ce cénacle que se retrouvera Brian Mulroney à compter de juin prochain, en compagnie notamment des Pierre Marc Johnson, Pierre Elliot-Trudeau, Peter Lougheed, William Davis et autres anciens dirigeants du fédéral ou des provinces.Pour un Bill Vander Zalra ou un Howard Pawley \u2014 dont on dit que leur passage du public au privé est ardu \u2014 voilà plusieurs exemples de réinsertion réussie.«Le premier matin, tu te réveilles en te disant: comme c'est agréable, la vraie vie.Plus de pression sur tes épaules, être capable de lire les journaux comme tout le monde, sans crainte de te voir écorché en une.La paix!»» commentait hier David Peterson, l'ancien maître de Queen's Park.Brian Mulroney n'aura, selon lui, aucune difficulté à se refaire une vie conforme à ses aspirations.D'autant qu'il est parti de son propre chef, contrairement à lui qui a été battu par Bob Rae à la surprise générale.M.Peterson pratique aujourd'hui le droit, enseigne à l'université, siège à une pléthore de conseils d'administration.«C'est une vie très occupée, mais autrement plus facile que celle de premier ministre, dit-il.Et pas mal plus payante!» Pierre Marc Johnson, lui, s'est senti soulagé à sa première journée de retour au privé: il est beaucoup plus difficile de quitter la vie politique que d'y entrer et la décision de partir n'est jamais facile à prendre, fait valoir l'ancien leader péquiste.Son sentiment initial fut de se sentir délesté d'un poids considérable, celui de devoir constamment décider de tout.Puis la vision en accéléré de ses réalisations s'est imposée a lui, accompagnée de la consolation «On a l'impression, quand on quitte, que tout est à plus petites dimensions, avec un impact réduit.On sent un vide dans les jours qui suivent.C'est normal d'avoir cette réaction, après avoir occupé le poste ultime que réservent nos démocraties parlementaires.Puis on redécouvre la vraie vie, les préoccupations quotidiennes.Et on jouit d'une formidable libération: celle de ne plus être constamment scruté à la loupe par les journalistes», lance en riant M.Johnson.Toujours impliqué au Centre d'éthique et de droit de l'université McGill, de plus en plus actif comme avocat, l'ancien premier ministre québécois participe en outre à de multiples colloques, forums et conférences, ici et à l'étranger.Et il ne doute pas une seconde, lui non plus, que M.Mulroney utilisera son énergie, son intelligence et son expérience pour entreprendre son nouveau virage.Il a été impossible, hier, de joindre les anciens premiers ministres de l'Alberta et de l'Ontario, Peter Lougheed et William Davis.Le premier était en tournée à Toronto, le second donnait des conférences au Texas.Pierre Elliott Trudeau limite quant à lui ses déplacements, mais continue de travailler comme avocat conseil chez Heenan Blaikie.C'est l'ancien président des conservateurs fédéraux.Peter Blaikie, qui est allé le chercher à son départ de la politique.Pourquoi ne pas réaliser un doublé en engageant aussi Brian Mulroney?«Ce serait cocasse, mais je ne crois pas qu'on lui fasse d'offre, ni quil l'accepte», répond-il en s'esclaffant.Du reste, M.Blaikie doute que Brian Mulroney retourne à la pratique du droit.«Tout dépend des individus, cxplique-t-il.Pour certains, le retour à la vie privée est très ingrat.Pour d'autres, ça se passe à merveille.M.Trudeau était plus âgé que lui et d'un caractère différent.Il n'était pas question qu'il se retrouve en train de plaider au tribunal.Il n'a pas de contacts directs avec la clientèle, mais il est très disponible pour les avocats du bureau, donne ses conseils.C'est, au sens propre, up avocat conseil.»( LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 26 FÉVRIER 1993 \u2022 A7 TEXTES ET RECHERCHE MICHELLE PROVOST DEVINETTES AFP Un naufrage meurtrier ¦ Le naufrage du ferry Neptune a causé la mort d'au moins 800 personnes à Haïti.Les Haïtiens utilisaient ce ferry comme moyen de transport pour aller de lérémie à Port-au-Prince, la capitale d'Haïti.Ils allaient vendre des animaux, des fruits et d'autres produits de leur ferme.Les bateaux qui font cette navette sont souvent surchargés et les responsables de ce genre d'embarcations n'établissent pas de liste des.passagers.Ces bateaux n'ont pas d émetteur radio, ni gilets, ni canots de sauvetage.C'est pourquoi on ne saura probablement jamais combien de personnes ont péri dans ce naufrage.Les graves problèmes politiques d'Haïti et la situation générale d'extrême pauvreté entraînent des conséquences terribles pour la sécurité de la population.Cette catastrophe est l'une des pires de l'histoire maritime récente mondiale et elle montre toute la misère d'Haïti.¦4 un enfant de deux ans assassiné ¦ Cet événement affreux s'est produit à Liverpool en Angleterre.Il a fait la manchette des médias parce que les principaux suspects sont deux enfants âgés de 10 ans.La population de Liverpool a manifesté sa rage, sa peine et son désarroi devant un geste aussi abominable.La grande question qui se pose est comment se fait-il que deux enfants puissent agir avec autant de violence?On ne connaît pas encore les circonstances exactes de ce crime, mais il suscite de nombreuses réflexions.Ainsi, pour certains, c'est la société qui est malade et qui a perdu le sens des valeurs humaines fondamentales.Les adultes ne sauraient plus transmettre aux.enfants le sens de la vie.Pour d'autres, ces deux enfants sont des cas isolés.Ils sont probablement très malheureux, inconscients, désemparés et sans famille.Ces personnes refusent de généraliser le problème de violence pour l'ensemble des enfants.Dans des situations extrêmes comme celle-ci, on entend souvent des réactions qui visent à réprimer, à punir plus sévèrement et à resserrer s le code criminel envers les | enfants.On entend aussi le ! discours de la compréhension j nécessaire et de l'aide plus que jamais essentielle à apporter aux jeunes.Un tel événement fait inévitablement réfléchir aux valeurs que nous voulons pour notre société.Avez-vous la piqûre des camps d'été?¦ L'Association des camps du Québec vient de publier son Répertoire des camps de vacances.Vous y trouverez tous les renseignements nécessaires pour vous aider à choisir votre camp.Ce guide décrit plus de 105 camps de vacances et 13 camps de jour.H donne des renseignements sur les types d'activités, les dates et les coûts des séjours.11 y a des camps pour les jeunes de tout âge dans plusieurs régions du Québec.Ils offrent différents programmes pouvant répondre à vos goûts particuliers.Que préférez-vous: le théâtre, la natation, l'équitation, l'apprentissage de l'anglais, le canot, les arts plastiques, les sciences?C'est déjà le temps d'y penser! Pour rejoindre l'Association: (514) 252r3l 13 ou 1-800-361-3586.Semaine du 14 au 21 février ¦ S La P PHOTO PIERRE McCANN.U PrtiX La télévision divertit et renseigne mais elle peut aussi rendre amorphe, naïf, paresseux, peu exigeant et violent.La violence à la télévision ssayez d'imaginer la vie quotidienne sans télévision.Difficile?Pourtant, il y a 40 ans à peine, la télévision n'existait tout simplement pas.Aujourd'hui, plusieurs adultes et de nombreux enfants passent beaucoup de temps devant la télévision, souvent plus de vingt heures par semaine.Avec la cablodistribution et la télévision interactive, ils ont maintenant un très vaste choix d'émissions.Des spécialistes en communication, en psychologie et en sociologie étudient quels effets la télévision peut avoir sur les valeurs et les comportements des gens.Selon les émissions, la télévision apporte une somme importante de renseignements, elle divertit, elle peut développer l'imagination et le sens critique.Mais elle peut aussi rendre amorphe, naïf, paresseux, peu exigeant et violent.En ce sens, plusieurs personnes croient que les émissions de télévision violentes ont une grande influence sur l'augmentation de la violence dans notre société.Ces émissions banaliseraient la violence en la rendant normale, facile et efficace pour résoudre n'importe quel petit problème.L'impact serait encore plus grand pour les enfants.Un million et demi de personnes ont signé la pétition de Valérie Larivière visant à interdire la violence à la télévision.L'Association nationale des téléspectateurs et téléspectatrices et d'autres groupes de pression sont aussi très critiques face à cette violence et ils souhaitent des actions intensives d'éducation et de contrôle.Des solutions à venir pour avril.Le ministre des Communications du Canada, Perrin Beatty, a demandé à un groupe d'experts de proposer des solutions.Comme l'a expliqué Monsieur Keith Spicer, le président du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des communications), il faut utiliser des moyens d'éducation pour changer les habitudes d'écoute des enfants.Il faut aussi que les parents aient de bons outils pour aider les enfants à choisir leurs émissions de télévision.D'autre part, il faut aussi que les producteurs d'émissions de télévision soient plus sensibles aux dangers des contenus violents.Il faut aussi que les diffuseurs proposent des grilles horaires plus respectueuses des enfants.Par exemple, on pourrait s'entendre pour présenter des émissions ayant un contenu violent seulement à partir de certaines heures, quand les enfants sont couchés.On parle de 21 h ou de 22 h 30.Le gouvernement souhaite un accord des différents intervenants pour améliorer la situation.Mais, si les changements d'attitudes ne sont pas faisables de façon volontaire, le ministre songera à imposer des mesures sévères.Attention à la censure.En voulant régler ce problème, il faut faire attention pour ne pas en créer d'autres.Ainsi, il faut protéger la liberté d'expression des artistes et il faut se méfier de faire de la censure.Un autre aspect délicat du problème consiste à définir des critères précis pour qualifier chaque émission de: «pas violente du tout», un «peu violente», «très violente», ou «extrêmement violente».\u2022 Pouvez-vous nommer des émissions que vous avez vues et que vous avez trouvé violentes?Vous entendez-vous sur vos critères et sur le degré de violence de ces émissions?Pourquoi pensez-vous que les stations de télévision diffusent des émissions présentant un contenu violent?\u2022 Pensez-vous que la violence présentée à la télévision est plus dommageable pour les enfants et les adolescents que pour les adultes?\u2022 Comment choisissez-vous vos émissions de télévision?Avez-vous besoin de la permission des adultes pour écouter telle ou telle émission ?Est-ce que votre choix dépend de l'horaire de diffusion?Les animaux vedettes du cinéma ¦ Vous êtes-vous déjà demandé d'où venaient les lions, les éléphants, les tarentules, les chats et les chiens qui sont acteurs et actrices de cinéma?D'où viennent les mouches, les oiseaux et les perroquets qui font de la publicité?Serge Dussault de La Presse a présenté un reportage sur les artisans qui soignent et dressent c^s animaux pour qu'ils puissent obtenir des «contrats de cinéma».Jean Cardinal de Beloeil fait ce métier depuis douze ans.Il peut fournir un bison, un hippopotame, un chimpanzé, un ours grizzly.Bien sûr dit-il, il ne garde pas tout ce beau monde chez lui.11 a des contacts et des amis qui font le même travail et l'essentiel, dit-il, c'est de savoir où trouver cç; animaux.Il s'occupe d'emmener les vedettes sur les plateaux de tournage et il dirige leur jeu pour que les animaux obéissent aux exigences de la caméra et du scénario.Pour réussir dans ce métier, il faut aussi respecter de nombreuses règles concernant la protection des animaux et leurs permis de séjour dans différents pays.Aux États-Unis, près de Hollywood, des artisans qui font le même travail louent leurs animaux aux nombreux producteurs de la région.Peut-on imaginer la télévision, le cinéma, la publicité sans animaux?\u2022 Combien voyez-vous d'animaux vedettes au cours dune semaine?N'oubliez pas les affiches et les photos publicitaires! Mettez en commun vos observations.¦ Nous cherchons le nom d'un événement sportif qui rassemble chaque année des milliers de personnes.1 ) Des jeunes de plusieurs pays font à cette occasion leur premier long voyage.2 ) Près de 1500 bénévoles y travaillent et plus de 50 familles hébergent les participants.3 ) Ces jeunes s'entrainent très fort et plusieurs d'entre eux rêvent de devenir des vedettes.Si vous n'avez pas encore trouvé, pensez au Cotisée de Québec.#33A\\-33d fo^poq op ihuoijbujoiui joujnoj ,rj ¦ Nous cherchons le titre d'un livre qui vient de paraître et le nom de son auteur.1 ) Toutes les municipalités, tous les députés jusqu'en 1990 et tous les premiers ministres du Québec y sont présentés.2) C'est un ouvrage de référence très pratique à consulter pour mieux connaître notre histoire.3) L'auteur a consacré six heures par jour, sept jours par semaine pendant cinq ans pour faire 15 000 entrées.Si vous n'avez pas encore trouvé, pensez au nom d'un personnage légendaire et à un autre «petit» dictionnaire.MdAoujno^ Igjad *ooqpnQ np saidcud SUIOU Sdp OJICUUOipip 3f 118 bougies ! ¦ Madame Jeanne Calment habite le sud de la France.Elle a fêté son 118e anniversaire de naissance.Elle est la personne la plus âgée de la planète.Elle a vécu en même temps que Maurice Ravel, Emile Zola et Albert Einstein.Elle a personnellement connu Vincent Van Gogh.jeanne est très en forme et son cerveau fonctionne à merveille, dit son médecin.La seule petite chose qu'elle a dû changer dans son mode de vie, c'est sa consommation fuotidienne de chocolats! Ile dit qu'elle doit sa longue vie au sourire et elle croit qu'elle mourra en riant.# Et vous?Jusqu'à quel anniversaire aimeriez-vous qu'on vous fête?Pouvez-vous donner un rendez-vous précis ( date, endroit) à vos amies et amis?¦ Le cas de Jeanne Calment m'a fait penser à chercher dans les dictionnaires de noms propres la durée de vie de certains personnages célèbres.Voici quelques résultats de mon grappillage: Maisonneuve est mort à l'âge de 64 ans, Jeanne Mance à 67 ans, Montcalm à 47 ans, Gabriel le Roy à 74 ans, René Lévesque à 65 ans, Einstein à 76 ans, Mozart à 35 ans, Félix Leclerc à 74 ans et Van Gogh à 37 ans.\u2022 Connaissez-vous ces personnages?Que pensez-vous de leurs réalisations et de la durée de leur vie?Furetez un peu dans les dictionnaires de noms propres.C'est une mine d'or pour apprendre, mais attention, il y aussi le danger de devenir de plus en plus curieux.Bons grappillages! Éducation Ch.;'/ - A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 FEVRIER 1995 nformations nationales Ottawa prévoit des dépenses de 106,7 milliards en 93-94 MICHEL HÉBERT dé la Presse Canadienne OlTA WA ¦ Cardant le cap sur sa politique d'austérité, le gouvernement fédéral compte dépenser 160,7 mil-lards en 1993-1994, une maigre hausse de 1,5 p.cent par rapport à Tan dernier, indiquent les estimations budgétaires rendues publiques hier à Ottawa.«C'est l'un des taux de croissance les plus faibles en trois décennies», a indiqué hier aux Communes le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle.Les dépenses de fonctionnement du gouvernement, y compris celles de la Défense nationale, seront réduites de 2,7 milliard d'ici la fin de l'exercice financier 1994-1995.L'impact sera plus dur cette année sur les programmes fédéraux qui seront allégés de 2,2 milliards.Quelque 850 millions seront soustraits du régime d'assurance-chômage, qui sera prochainement modifié.Les subventions versées aux or- ganismes et groupes d'intérêts totaliseront 12,7 milliards, en baisse de 67 millions par rapport à l'an dernier.Ces mesures restrictives exempteront les programmes sociaux tels le régime de pension de vieillesse, le supplément de revenu garanti et l'allocation au conjoint.Les programmes destinés aux handicapés, aux anciens combattants et aux victimes de la famine dans le monde échapperont aussi au couperet.Par contre, les fonctionnaires fédéraux ne seront pas épargnés par le programme d'austérité sur lequel sont axées les estimations budgétaires 1993-1994.Leur salaire sera gelé au cours des deux prochaines années, une réduction de 1,05 milliard de la masse salariale fédérale d'ici à la fin de 1995.Le gouvernement compte également économiser 531 millions par un ajustement des régimes de pension de ses employés.«Puisque les dépenses liées au personnel représentent environ les deux tiers des coûts de fonctionnement du gouvernement fédéral, nous devions agir sur la masse salariale», a expliqué M.Loiselle en déposant ses estimations budgétaires en Chambre.La croissance des dépenses de fonctionnement de tous les ministères reste plafonnée à 3 p.cent cette année.Toutes ces compressions des dépenses gouvernementales déboucheront sur une réduction du déficit de 34,4 à 32,6 milliards, a indiqué le président du Conseil du Trésor.Déficit Malgré cela, le déficit grève de façon spectaculaire le budget du gouvernement, en accaparant le quart des dépenses prévues cette année.Le déficit accumulé du Canada dépasse les 400 milliards.Pour assumer le fardeau de cette dette, le gouvernement fédéral devra payer cette année 39,8 milliards en intérêts, soit plus que le déficit prévu en 1993-1994.L'an dernier, les intérêts sur la dette accumulée atteignaient les 40,2 milliards, soit l'équivalent du côut des programmes d'assurance-chômage et du régime de pension de vieillesse.Les estimations budgétaires précisent que les paiements de transfert aux particuliers et aux autres paliers de gouvernements totaliseront cette année 67,5 milliards, soit 42 p.cent du budget total.Les Canadiens recevront 42,5 milliards dont la majeure partie sera versée en prestations d'assurance-chômage (20,3 milliards) et de pension de vieillesse (20,2 milliards).Quant aux gouvernements provinciaux, ils se partageront cette année en divers paiements de tranfert 28,3 milliards, soit 9,7 p.cent de plus que l'an dernier.Le paiement de la dette, les programmes sociaux et les paiements de transfert totalisent 113 milliards et constituent 70 p.cent des dépenses gouvernementales.Ce sont ni plus ni moins que des frais fixes pour le gouvernement.Pour boucler son budget, le gouvernement devra demander l'approbation du Parlement pour engager des crédits de 48,9 milliards prévus pour ses dépenses de fonctionnement et de capital en 1993-1994.Les patrons réagissent à l'ampleur du déficit, les syndicats, au gel salarial des fonctionnaires LIA LEVESOUE de la Presse Canadienne ¦ Les prévisions budgétaires du gouvernement fédéral laissent plusieurs observateurs sceptiques.Tous font valoir que traditionnellement, Ottawa s'est trompé dans ses prévisions de déficit.Du côté patronal, on est surtout décontenancé devant l'ampleur du déficit, qui reste à 32,6 milliardsS malgré les compressions de dépenses dans les ministères et les programmes.M.Richard Le Hir, de l'Association des manufacturiers, juge que «sur le plan de la symbolique, c'est encourageant», mais objecte qu'une bonne partie des prévisions budgétaires sont basées sur des hypothèses «qui sont exagérément optimistes».Ironique, il parle d'un «courant jovia-liste» au gouvernement fédéral.Par exemple, M.Le Hir cite le fait qu'Ottawa semble tenir pour acquis que les fonctionnaires fédéraux accepteront ce gel de salaire de deux ans.De même, Ottawa semble miser sur une reprise économique certaine.Pour toutes ces raisons, M.Le Hir dit faire preuve de «beaucoup de scepticisme» face à ces prévisions.Le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, décèle «un bon pas» dans le fait que les dépenses totales ne croissent que de 1,5 p.cent, mais continue de trouver «inacceptable» le déficit à 32,6 milliards.Donc, «non, ce n'est pas suffisant» de limiter la Pierre Paquette croissance des dépenses à 1,5 p.cent.Le président du CPQ déplore le fait que Québec devra rembourser 230 millions au fédéral.«Québec va nous le refiler et ça, c'est vous et moi qui allons le payer.» En conséquence, il appréhende une hausse prochaine des impôts ou des taxes par Québec, pour compenser cette récupération d'argent de la part d'Ottawa.Tout comme M.Le Hir, M.Dufour rappelle que traditionnellement, le fédéral s'est montré exa- Richard Le Hir gérément optimiste dans ses prévisions de déficit.Lui aussi se demande si, encore une fois, le déficit se révélera plus élevé que prévu, l'an prochain.Syndicats Du côté syndical, le président de la FTQ, Fernand Daoust, «ne voit absolument rien là-dedans qui puisse donner le moindre petit coup de pouce à une relance déjà chancelante», alors que les politiciens misent sur cette relance.«Il n'y a aucune bonne nouvelle.» Il juge même que les prévisions budgétaires font «tout à fait le contraire» en coupant à l'assu-rance-chômage et en gelant le salaire des fonctionnaires.Il craint «l'effet d'entraînement» qu'aura sur les fonctionnaires québécois et sur le secteur privé le gel des salaires des fonctionnaires fédéraux.«C'est très nocif, dangereux pour la reprise de l'économie.» À la CSN, le secrétaire général Pierre Paquette désespère de voir les politiciens prendre le problème par le bon bout.Ces crédits prouvent que le gouvernement persiste à croire que le problème réside dans la masse salariale, c'est pourquoi il gèle le salaire des fonctionnaires et coupe à l'as-surance-chômage.M.Paquette craint lui aussi les répercussions que ces prévisions budgétaires auront sur Québec.Le gel des fonctionnaires fédéraux pour deux ans «n'annonce rien de bon pour le secteur public au Québec», croit M.Paquette.Le Trésor québécois «va reprendre la balle au bond».Autre Le Mouvement action-chômage, de son côté, continue de dénoncer les compressions qui sont faites au programme d'assurance-chômage, soit 850 milllions.«Qui est-ce que ça va toucher encore?Des travailleurs à bas salaire, des femmes chefs de famille, des gens qui ont un travail précaire, des gens déjà démunis», dénonce la porte-parole, Françoise Laliberté.Le Québec doit 230 millions au fédéral Cinq autres provinces devront aussi rembourser Ottawa MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le Québec devra rembourser 230 millions reçus en trop du gouvernement fédéral depuis deux ans, indique un document du ministère des Finances rendu public hier à Ottawa.Le ministre Don Mazankows-ki exige le recouvrement de ces excédents en fonction d'une «formule généreuse de remboursement qui permettra le remboursement des sommes dues sur cinq ans ou plus».Le Québec, comme cinq autres provinces, n'aura rien à payer cette année mais devra tenir compte de ce remboursement au cours des prochaines années.En vertu du programme de péréquation, le fédéral a versé 169 millions en trop au Québec l'an dernier.D'autre part, dans le cadre du Financement des programmes établis, le gouvernement québécois a eu droit à 64,4 millions.Soustraction faite, le Québec a reçu l'an dernier 105,3 millions en trop du fédéral.Le même scénario s'était produit au cours de l'exercice financier 1991-1992 alors que le Québec a encaissé une somme excédentaire de 125 millions.Résultat: le gouvernement québécois doit au fédéral 230 millions.Il devra rembourser cette somme à raison de 46,1 millions par année à compter de 1994.Le versement d'une somme finale de 45,8 millions effacera cette dette en 1998-1999.Les paiements de péréquation sont faits en fonction d'une norme nationale établisant la richesse d'une province et de ses citoyens.Cette norme a été surestimée en 1991-1992 et plaça le Québec trop bas sous la moyenne nationale.Il a donc, de ce fait, reçu trop de fonds fédéraux.L'île-du-Prince-Édouard, le Manitoba, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écossc et Terre-Neuve sont dans la même situation.Le fédéral compte récupérer de ces provinces une somme globale de 609,6 millions au cours des prochaines années.Les autres provinces n'ont pas été affectées par la surévaluation de ces programmes de financement parce qu'elles sont considérées comme des provinces riches, a précisé un porte-parole du ministère des Finances.Conscient du déséquilibre que ces recouvrements pourraient causer aux budgets des provinces, le fédéral reportera à l'exercice financier 1994-1995 le dé- but du remboursement qu'il exige des provinces.En 1993-1994, le fédéral versera 8 milliards aux provinces en paiements de péréquation, dont 3,6 milliards ira au Québec en 1993-1994.Par ailleurs, les provinces de l'Ontario, du Nouveau-Bruns-wick, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique se partageront «immédiatement» une somme de 400 millions représentant le manque à gagner que le fédéral ne leur a pas versé depuis 1991-1992.Les populations de ces provinces avaient été sous-évaluées.Les plus récentes données démographiques ont ajouté 850 000 habitants dans ces provinces, dont 400 000 en Ontario.La correction de ces chiffres oblige donc le fédéral à ajuster en conséquence les paiements de transfert dûs à ces provinces.Projet de loi omnibus en vue du libre-échange MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OITAWA ¦ Le ministre du Commerce extérieur, Michael Wilson, a déposé, hier, le projet de loi de mise en oeuvre de l'accord de libre-échange nord-américain.Le projet de 4300 pages apporte des amendements à 29 lois fédérales, dans beaucoup de cas pour étendre au Mexique les dispositions de l'accord canado-americain.Le projet de loi omnibus, dont la plus grande partie porte sur les nouvelles grilles tarifaires, devra être étudié en comité avant d'être adopté par la Chambre des Communes et le Sénat.« \u2022 ' Lors d'un bref point de presse, M.Wilson a souhaité que l'accord signé le 17 décembre soit adopté d'ici la [fin juin, avant la tenue des prochaines élections générales.Libéjraux et néo-démo- Michael Wilson crates proposent en effet de renégocier ou d'abroger les ententes de libre-échange.Pour leur part, le Canada, les États-Unis et le Mexique voudraient que l'ALENA entre en vigueur le 1er janvier 1994.Au Mexique, raccord a été sou- mis au sénat de ce pays.Aux États-Unis, l'administration Clinton a amorcé les pourparlers avec les membres du Congrès.Au Canada, un sous-comité parlementaire tient, depuis novembre, des audiences sur le projet d'accord et son rapport est attendu pour bientôt.Quant au projet de loi, il sera soumis à un comité spécial de la Chambre des communes.Contrairement à la procédure habituelle, les parlementaires entendent former ce comité dès maintenant, sans attendre la seconde lecture et l'adoption du principe du libre-échange.Selon le leader parlementaire du gouvernement, Harvie André, cette fomule permettrait de poursuivre l'étude du projet, prorogation de la session ou non.Cette idée plaît aux libéraux, a confirmé le leader parlementaire de |ean Chrétien, David Dingwall.Un comité spécial permettra de Le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle, a déposé hier les estimations budgétaires du gouvernement.n*010 ^ débattre du principe du libre-échange et non seulement les articles du projet de loi, a expliqué la leader, Audrey McLaughlin.Par ailleurs, le ministre Wilson a rappelé que les trois pays vont entreprendre à la mi-mars la négociation d'accords additionnels dans les domaines de l'environnement et des relations de travail.Les trois gouvernements sont déjà convenu de mettre sur pied une commission nord-américaine de l'environnement.L'entrée en vigueur de l'entente créera un marché de 360 millions de personnes dont la valeur en biens et services atteint 7 billions.D'autres pays pourraient s'y joindre.Le ministre argentin de l'Économie, Domingo Cavalo, en tournée à Ottawa, a indiqué que son pays serait éventuellement intéressé à s'associer au marché commun nord-améri/ain.Points saillants des estimations budgétaires HUGUETTE VOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Voici les points saillants des estimations budgétaires pour l'exercice 1993-94 présentées par le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle.Elles reflètent l'exposé économique et financier du ministre des Finances, Don Mazankowski, annoncé le 2 décembre 1992.\u2022 Les dépenses totales du gouvernement fédéral s'élèveront à 160,7 milliards en 1993-94, soit une hausse de 1,5 p.cent par rapport à l'an dernier.\u2022 Le déficit passera de 34,4 milliards à 32,6 milliards en 1993-94.\u2022 Les paiements de transfert aux provinces totaliseront 67,5 milliards.\u2022 Le Québec devra rembourser plus de 230 millions en paiements de transfert en trop.\u2022 Le taux de croissance des dépenses fédérales sera plafonné à 1,5 p.cent en 1993-94.\u2022 Les budgets de fonctionnement des ministères seront réduits de 3 p.cent : le ministère de la Défense est l'une des principales cibles de cette mesure.\u2022 Le salaire des fonctionnaires, du premier ministre, des ministres et des députés sera gelé pour une période supplémentaire de deux ans.\u2022 Les prestations de sécurité de la vieillesse, le supplément de revenu garanti et l'allocation au conjoint, les programmes pour les personnes handicapées, les allocations et pensions des anciens combattants et l'aide aux victimes de famine ne sont pas touchés par les mesures de compression.\u2022 Le budget de l'Agence canadienne de développement international sera réduit de 7,7 p.cent, pour atteindre environ 2 milliards.\u2022 Les frais d'intérêt sur la , dette publique s'élèvent à 39,8 milliards, soit une hausse de 0,8 p.cent par rapport à 1992-93.\u2022 Le budget du Conseil privé passe de 78,3 millions à 85,6 millions.\u2022 Le budget du programme d'assurance-chômage subira\"r des compressions de 850 millions.\u2022 La Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones coûtera 16,2 millions alors que la commission sur les revendications particulières des autochtones touchera 7,6 millions de plus.\u2022 Une somme de 2,3 millions a été mise à la disposition du directeur général des élections en prévision des prochaines élections fédérales.:\u2014~n Q Û 9' 3 Mikhail Gorbatchev passera neuf jours au Canada, en mars prochain.PHOTO «UTE» Gorbatchev vient au Canada Presse Canadienne OTfA WA m L'ancien président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, passera neuf jours au Canada, en mars prochain.Au cours de ce voyage, il recevra des doctorats honorifiques, prononcera des discours et soupera en tête à tête avec l'ancien premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau.Le premier ministre actuel, Brian Mulroney, n'a pas encore indiqué s'il aura un entretien avec M.Gorbatchev, qui arrivera en terre canadienne le 24 mars.M.Mulroney pourrait en fait rencontrer plutôt le successeur et rival de M.Gobatchf >, Boris Elt- sine, durant un voyage prévu à Moscou, le mois prochain.Mais la visite du premier ministre Mulroney en Russie n'a pas encore été confirmée.M.Gorbatchev, qui a dû quitter ses fonctions quand l'URSS s'est effondrée, il y a de cela 14 mois, se rendra à Calgary, Vancouver, Montréal, Ottawa et To*.ronto.Sa visite sera pilotée par la firme de relations publiques 1-1 ïî 1 and Knowlton.d'Ottawa.MM.Trudeau et Gorbatchev partageront un repas le soir du 28 mars.L'ex-président de l'URSS rec Kim Campbell, la «Madonna canadienne» Les tabloïds britanniques s'en donnent à coeur joie STEPHEN WARD dresse Canadienne LONDRES ¦ Ton tour est passé, Brian.Cède S place à Kim Campbell, la «Madonna» de la politique canadien- Deux tabloïds britanniques y sont allés hier d'une comparaison entre la ministre canadienne de là Défense et la très osée vedette rock américaine, présentant Mme Campbell comme Tune des personnalités les plus susceptibles de succéder à Brian Mulroney au poste de premier ministre du Canada.«La Madonna canadienne en bonne voie de devenir le prochain premier ministre», titre l'Express, qui a déjà publié une photo controversée de Mme Campbell alors que celle-ci occupait le portefeuille de la Justice.Le cliché, sur lequel Mme Campbell apparaît les épaules nues, tenant une robe de magis- trat devant elle, a suscité beaucoup d'émoi au Canada, affirmait l'Express.La photo, parue dans un ouvrage récent sur les femmes canadiennes, puis reprise par les journaux canadiens, avait effectivement fait sourciller plusieurs de ses collègues.La députée néo-démocrate Lynn Hunier avait jugé la photo inappropriée et décrit Mme Campbell comme la Madonna de la politique canadienne.Ce à quoi la ministre visée avait réagi en reprochant à ses critiques de manquer d'humour.«Sérieusement, l'idée que les épaules nues d'une femme de 43 ans puissent avoir une connotation lascive, voyons donc, je suppose que je devrais le prendre comme un compliment», avait-elle déclaré.Mme Campbell, qui est âgée de 45 ans et est également la première femme ministre de la Justice, a fait adopter des lois qui ont eu pour effet de rendre plus sévères les dispositions sur le viol et le contrôle des armements, ajoute le journal.Un deuxième tabloïd, le Mail, reproduit lui aussi la même photographie, sous la manchette: «Première attraction du Canada».«Voici la pétillante politicienne blonde qui a été surnommée la.réplique canadienne de Madonna», écrit le Mail, qui a-joute que la photographie en a fait la «pin-up» nationale.Selon le Mail, de tous les candidats potentiels, c'est Mme Campbell qui aurait le plus de chances de se faire élire à la téte des conservateurs en remplacement de Brian Mulroney au congrès à la direction du parti qui aura lieu en juin.Plus sobres, d'autres journaux, comme le Financial Times, ont commenté la nouvelle du départ de M.Mulroney en le félicitant d'avoir libéralisé le commerce et réduit la taille du déficit fédéral.Crosbie : «Je ne maîtrise pas assez le français » Presse Canadienne SAINTIEAN.T.-N.¦ Le ministre fédéral des Pêcheries, John Crosbie, a déclaré qu'il ne maîtrisait pas suffisamment le français pour se lancer une nouvelle fois dans la course au leadership conservateur.«Chat échaudé craint l'eau froide, a déclaré M.Crosbie mercredi.J'aurais envisagé cette possibilité si je pouvais parler couramment les deux langues officielles du pays, mais je ne parle pas mieux français aujourd'hui qu'en 1983.Je ne recommencerai pas l'expérience.» Lors de la course à la direction du parti, en 1983, M.Crosbie était arrivé troisième.Cet échec était son second, ayant essuyé une première défaite, contre Joey Smallwood cette fois, lors de, la course au leadership libéral de Terre-Neuve, en 1968.\\ DE VRAIES VACANCES À TRAVERS LE MONDE (irâce à la formule I .oeil-Club, choisissez entre 2 (MM) destinations clans plus de 60 pays tout en étant propriétaire d'un condo à Mont-Tremblant, dans le village; < sur l'ancien Mont Plaisant.Un Investissement Immobilier à Mont- Tremblant 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